18 juin 2008
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"En regardant le film d’animation intitulé Persépolis, je me suis dit que, décidément, il est facile de manipuler les gens. C’est une oeuvre plastiquement réussie, aux dialogues plaisants, qui raconte la révolution islamique iranienne et ses suites. Mais le récit souffre tès vite d’un manque, d’un vide, comme s’il avait été coupé ou censuré. En effet, l’auteur est communiste, et présente le renversement du roi en 1978 comme une bonne nouvelle, un admirable soulèvement populaire comparable à octobre 1917.
... Le plus extraordinaire est que non seulement le visage de Khomeyni n’est pas montré, mis son nom même n’est pas cité! Imaginez un récit de la révolution bolchevique sans que l’on ne mentionne seulement le nom de Lénine! Pour ceux qui ont suivi ces événements, cela produit le même effet. Car ils se souviennnent (la télévision française, que dis-je, toutes les télévisions du monde en parlaient sans arrêt) que toute cette funeste révolution de 1978 a été organisée et dictée depuis la France, à Neauphle-le-château précisément, où notre République avait eu l’idée stupide d’accueillir ce fanatique et de lui laisser toute latitude de guider sa révolution.
C’est qu’en vérité, l’auteur ne veut pas avouer que les communistes ont participé à la révolution de Khomeiny, et ont été ensuite les dindons de la farce, se faisant réprimer à leur tour. Le mensonge (ici, par omission) est décidément une seconde nature chez les communistes, aliénés par leur idéologie. Il y a tout de même une vérité rappelée dans ce film (par ailleurs, je le répète, très plaisant) : sous le roi, il y avait 3.000 prisonniers politiques, ce qui, à l’époque de la Guerre froide et avec 2000 kilomètres de frontière commune avec l’URSS, pouvait se concevoir. Avec la révolution, ce sont 300.000 prisonniers politiques qui croupissaient dans les geôles iraniennes. Et cette histoire continue.
Enfin, en tout cas, au moins en France, à l’école comme dans la “culture”, le communisme n’est pas mort." Ymadeline.fr
... Le plus extraordinaire est que non seulement le visage de Khomeyni n’est pas montré, mis son nom même n’est pas cité! Imaginez un récit de la révolution bolchevique sans que l’on ne mentionne seulement le nom de Lénine! Pour ceux qui ont suivi ces événements, cela produit le même effet. Car ils se souviennnent (la télévision française, que dis-je, toutes les télévisions du monde en parlaient sans arrêt) que toute cette funeste révolution de 1978 a été organisée et dictée depuis la France, à Neauphle-le-château précisément, où notre République avait eu l’idée stupide d’accueillir ce fanatique et de lui laisser toute latitude de guider sa révolution.
C’est qu’en vérité, l’auteur ne veut pas avouer que les communistes ont participé à la révolution de Khomeiny, et ont été ensuite les dindons de la farce, se faisant réprimer à leur tour. Le mensonge (ici, par omission) est décidément une seconde nature chez les communistes, aliénés par leur idéologie. Il y a tout de même une vérité rappelée dans ce film (par ailleurs, je le répète, très plaisant) : sous le roi, il y avait 3.000 prisonniers politiques, ce qui, à l’époque de la Guerre froide et avec 2000 kilomètres de frontière commune avec l’URSS, pouvait se concevoir. Avec la révolution, ce sont 300.000 prisonniers politiques qui croupissaient dans les geôles iraniennes. Et cette histoire continue.
Enfin, en tout cas, au moins en France, à l’école comme dans la “culture”, le communisme n’est pas mort." Ymadeline.fr
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