Le droit de critiquer la charia (loi musulmane) et le sort des femmes dans les pays qui l'appliquent a été l'occasion d'une vive escarmouche entre pays musulmans et occidentaux devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU réuni à Genève. Les foudres de l'Egypte, du Pakistan et de l'Iran se sont abattues sur un orateur lisant une déclaration conjointe des ONG Association for World Education (AWE) et International Humanist and Ethical Union (IHEU) qui dénonçait la lapidation des femmes adultères et le mariage des filles dès l'âge de 9 ans, pratiqués dans les pays "qui appliquent la charia".
Une critique de la lapidation des femmes adultères ou du mariage des filles dès 9 ans dans la charia est légitime et même opportune. Mais dans le monde entier?
La charia, l'islam a-t-il des droits? Il faut distinguer, dans nos pays et dans le monde. Ce que ne fait pas le "Conseil des droits de l'homme de l'ONU". Et pour cause...
La lapidation des femmes adultères, le mariage des filles dès 9 ans, sont-ils des "droits"? Le pape Pie XII a répondu. Il suffit de se pencher sur l'enseignement de l'Eglise pour connaitre la réponse... "Ce qui ne correspond ni à la vérité ni à la norme morale n'a objectivement aucun droit ni à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action" (Pie XII, Allocution Ci riese, 6 décembre 1953). Dans un pays chrétien, dans nos pays européens, l'enseignement de l'Eglise est formel, la charia n'a aucun droit. Il est donc légitime de critiquer des pratiques barbares et rétrogrades. La tolérance peut accorder aux mahométans le droit de culte, mais nous conservons bien évidemment le droit de critiquer ce qui ne correspond chez nous ni à la vérité ni à la norme morale, ni plus généralement à nos valeurs.
Maintenant dans le monde. Dans les pays musulmans, comment imposer nos normes morales? Pour quoi les imposer? Au nom de quoi? Cela devient compliqué... Surtout quand chez nous, nous sommes nous-mêmes incapables de faire respecter nos propres droits nationaux et sommes parfois, réduits comme en Angleterre, à légitimer l'octroi du droit coranique dans certains territoires. En somme, nous avons des élites qui prétendent imposer aux pays musulmans les valeurs européennes tout en organisant l'islamisation et la coranisation des rapports sociaux chez nous (dernier exemple en date, l'annulation du mariage parce que la fiancée n'était pas vierge).
Ces gens sont incapables de faire respecter nos propres droits nationaux chez nous, mais prétendent imposer nos valeurs aux pays musulmans.
Que de contradictions! Comment expliquer ce paradoxe? En fait, ce qui importe à l'hyper-classe mondialisée, ce sont des "droits de l'homme" façon hallal. Ils se moquent de l'islamisation (et a fortiori de la déchristianisation...) si l'islam épouse les "droits de l'homme". Un monde entier soumis à la nouvelle religion matérialiste "libérale" et à son Evangile, la "déclaration des droits de l'homme". Voilà ce qui compte pour eux. Et aussi certainement, la préservation de leur porte-monnaie.
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