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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 12:21

Dans une tribune publiée hier, via son site Egalité & Réconciliation, Alain Soral affirme son "soutien à Le Pen le relaps", pousse la doxa républicaine dans ses retranchements. Ce faisant, il jette un pavé dans la marre. Il ose réclamer la libre pensée et le droit au relativisme sur le détail!

"Au nom, dit-il (comme autrefois nous disions, derrière Sainte Jheanne d'Arc, en Nom Dieu), du droit à la libre pensée face à ceux qui croient et veulent nous obliger à croire, je réclame le droit, pour Jean-Marie Le Pen, de considérer la chambre à gaz comme « un point de détail de la seconde guerre mondiale », comme tant d'autres se donnent le droit de chier sur la croix". Houla! Qu'a-t-il donc dit là?!

Cette logique est imparable. J'avais moi-même parlé, vendredi 25 avril, de "Le Pen, jugé relaps par la religion citoyenne", de "délit de blasphème contre la religion de la shoah", d'"inquisition citoyenne & libertés d'opinion, d'expression, à sens unique au pays des droits de l'homme".

Si je me félicite de la logique des propos de Soral sur le "détail", je doute en revanche de leur pleine efficacité d'un point de vue rationnel, tactique, et même éthique, pour représenter au mieux l'identité nationale française tout en cautionnant la doxa "libérale" républicaine qui, précisément, a corrompu et dissous la France (légalisation du blasphème, "libre pensée", "liberté de la presse", abolition de la censure...) Doxa qui fait qu'aujourd'hui les symboles les plus sacrés de notre pays, sont tournés en ridicule, jetés dans la boue. Et que l'on vienne pas me parler de "dictature"..., la république sait très bien, elle aussi, se servir de la contrainte, de la censure et de la criminalisation quand ça l'arrange (la preuve!) "La république gouverne mal, mais elle sait se défendre"...

Alain Finkielkraut, autour de la "liberté d'expression", a justement dit "un homme ça s'empêche, l'inhibition, c'est la civilisation". Cela vaut à mon sens pour nombres de faits sociétaux, et notamment pour tous les génocides. Du point de vue éthique, parler de droit à relativiser un génocide ne me semble pas être un procédé moral. En revanche, le droit à la souffrance et à la mémoire ne doit pas non plus être un droit à la souffrance unique. D'autres peuples ont connu des génocides, à commencer par les Vendéens.

Je crains qu'Alain Soral - maheureusement - n'ait pas saisi la nature foncièrement hypocrite, cathophobe de la "république" (res publica, la chose de tous paraît-il...) dite "française", dont le mépris de la Croix est comme une marque de fabrique depuis l'origine et les catholiques des citoyens de seconde zone dès le départ (la République née dans un bain de sang catholique; une persécution qui n'a toujours pas cessé avec aujourd'hui l'apparition de droits préférentiels aux étrangers sous l'appellation de "discrimination positive"... promotion et propulsion au plus haut niveau de l'Etat de personnages politiques "parce qu'issus de la minorité"...), et que dans cette cathophobie foncière (De Maistre disait : "la Révolution française est satanique dans son essence"), la "libre pensée" n'est qu'un prétexte et une arme de combat antifrançaise et "citoyenne"... Un jeu de dupes. L'anti-France couronnée.

La liberté? oui. Pour qui?! Rappelons la sentence révolutionnaire: "pas de liberté pour les ennemis de la Liberté". Qui fixent les limites de la "liberté"?... Autant se déclarer anti-républicain et fier si l'on veut passer pour un authentique résistant, et rester invaincu sur son territoire.

Mais Soral a le mérite de signaler les contradictions de la doxa théodémocrate qui prétend instaurer le règne de la "Liberté (avec un grand L), alors qu'elle "chie sur la Croix" et que, dans le même temps, elle criminalise le mauvais relativisme..., celui du détail. La monarchie, au moins, n'avait pas l'hypocrite prétention d'apporter la "Liberté"... et le "bonheur" aux Français.

Personnellement, je rappellerai la position catholique et française : nous attendons toujours que le système "citoyen" reconnaisse le génocide vendéen, nous attendons qu'il cesse de le nier. On pourra ensuite commencer à dialoguer... 

Il y a double crime de cette République dite "française" :
- un, le crime de génocide contre les Vendéens, le crime de la naissance d'un régime dit "libéral" sur l'assassinat et l'extermination d'une partie de sa population.
- deux, le crime contre la mémoire, un mémoricide (Reynald Secher, Le génocide franco-français), un déni de génocide... Toutes les propositions de loi demandant cette reconnaissance ont été balayées, rejetées, puis couvertes du sceau du silence médiatique.

 

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