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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 09:54

Novopress.info, Entretien de Bruno Gollnisch

Bruno Gollnisch condamné en appel à trois mois de prison avec sursis et 5000 euros d'amende pour avoir soutenu en 2004 qu'"aucun historien sérieux n'adhère intégralement aux conclusions du Procès de Nuremberg", la police de la pensée a encore frappé. 

Bruno Gollnisch explique d'abord que cette phrase était relative au "massacre de Katyn" dont le tribunal et la Cour d'appel prétendent qu'il n'a pas été imputé aux Allemands au cours du Procès de Nuremberg, "ce qui est faux historiquement : il leur a été imputé sur la base des documents soviétiques". Or, l'on sait aujourd'hui, et les Russes l'ont reconnu que c'était les soviétiques qui avaient assassiné 11.000 officiers polonais d'une balle dans la nuque.. 

La Cour d'appel ose dire ensuite que en ayant proféré ce propos, Bruno Gollnisch "porte atteinte à l'autorité du jugement" - sacré apparemment - "de Nuremberg". On en déduit donc cette conclusion, que pour ne pas porter atteinte à l'autorité de Nuremberg, il faut continuer de proférer le mensonge selon lequel ce crime a été fait par les Allemands, alors que chacun sait aujourd'hui, et a reconnu après 50 ans de mensonges, qu'il a été le fait des soviétiques. 

L'impression qui ressort de cette condamnation en appel de Bruno Gollnisch, c'est qu'aujourd'hui, ne pas être un hérétique n'est plus suffisant, il faut désormais, très concrètement, prouver sa dévotion. "Il faut, dit Bruno Gollnisch, affirmer des 'vérités' mais qui ne sont pas précisées"... Par exemple, Bruno Gollnisch a fait valoir devant le tribunal que à aucun moment la citation du Parquet, ni dans le courant de la procédure, ni le jugement de première instance ne disaient clairement - et pour cause - quel crime contre l'humanité imputé à quel accusé figurant dans le jugement de Nuremberg,  aurait contesté Bruno Gollnisch ! C'est la moindre des choses que l'on dise à Bruno Gollnisch qu'il est accusé de "contestation de crime contre l'humanité" parce qu'il a contesté tel crime  pour lequel tel jour telle personne a été condamnée". Le tribunal et la Cour s'assoient sur ce principe du droit en disant que "c'est du domaine de l'évidence"... 

Bruno Gollnisch précise d'autre part que comme il a déclaré que "n'y aurait-il eu qu'une seule personne morte en déportation pour raison raciale, c'eut été déjà un crime contre l'humanité", on lui dit que cette réflexion est provocative et qu'elle vise à minorer le nombre de mort... Mais on ne dit pas à Bruno Gollnisch, à quel nombre de mort il est tenu d'adhérer. Bruno Gollnisch pense alors très justement qu'il "faudrait rédiger une profession de foi, parce que sous l'
Inquisition médiévale, très décriée", comme vous le savez, "au moins on savait que telle proposition était hérétique, on savait qu'on était tenu d'adhérer à la proposition selon laquelle la Trinité consubstantielle est indivisible, Père, Fils et Saint-Esprit. Si on s'en écartait on était hérétique. Mais là,  c'est encore mieux, c'est une hérésie à partir de 'vérités' qui ne sont pas formulées ! C'est évidemment tout à fait totalitaire"... 

Est-on donc encore dans un Etat de droit ? 

"Non, certainement pas", répond Bruno Gollnisch. "Nous ne sommes plus du tout les champions de la liberté d'expression. Les Français ignorent qu'ils ne sont plus dans un pays de liberté

... La multiplication des lois mémorielles, des lois censées combattre le racisme, l'antisémitisme, des lois censées combattre l'homophobie, interdisent successivement aujourd'hui toute discussion sérieuse sur certains sujets historiques, toute discussion sérieuse sur la politique d'immigration, toute discussion sérieuse en matière de moeurs et de morale, tout cela sous peine des foudres de loi.

Je me pouvois dès aujourd'hui en cassation."

                                                 ***

Sur le thème de l'imposture de la "liberté" au pays des droits de l'homme, lire :

Le mensonge de la "Liberté" : la corruption et la destruction même de la liberté par les libéraux
 

                                                                 ***

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. vendredi 29 février 2008
Crimes Soviétiques : jugements Français


Communiqué de Presse de Bruno GOLLNISCH

La Cour d’Appel de Lyon vient de confirmer la condamnation prononcée à mon encontre par le Tribunal de Grande Instance.

J’aurais contesté le jugement de Nuremberg, notamment en affirmant que l’assassinat de milliers d’officiers polonais à Katyn était à mettre sur le compte des soviétiques, qui l’ont depuis reconnu, et non sur celui des Allemands. J’en déduis donc que, pour ne pas risquer de porter atteinte à l’autorité de Nuremberg, il faut continuer à prétendre que les Allemands sont responsables de ce crime.

Je serais également coupable d’avoir demandé que la discussion soit libre sur ces sujets, sur lesquels, selon la Cour, plus aucun débat ne saurait avoir lieu. Je suggère donc le licenciement de tous les historiens qui, sur fonds publics, travaillent encore sur ces questions qui n’en sont pas.

En matière de contestation de jugement, je suis cependant mieux traité que le célèbre écrivain Emile Zola qui fut condamné à un an de prison ferme, pour avoir contesté la condamnation du capitaine Dreyfus. Et j’ai un motif d’espoir : l’histoire a donné raison à Emile Zola, dont beaucoup de rues de France portent le nom, plutôt qu’à ses juges tombés dans l’oubli.

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