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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 12:53
Alliance Royale

Date de rédaction ou de modification : 27 janvier

Le libéralisme sans frein que les mondialistes veulent imposer à l’échelle planétaire a pour corollaire le développement, dans chaque pays, du modèle anglo-saxon en lieu et place du modèle rhénan. Le modèle anglo-saxon se caractérise par la priorité donnée au court terme, ce qui a conduit les banques américaines à accorder des prêts à des personnes non solvables. D’où la crise des « subprimes ». La même logique conduit la Réserve Fédérale américaine à accroître inconsidérément la masse monétaire, ce qui n’est possible que tant que tous les pays qui commercent avec les Etats-Unis continuent à stocker des dollars.

Le modèle rhénan, au contraire, se caractérise par la priorité donnée au long terme. C’est ce modèle qui a permis à l’Allemagne, aux pays scandinaves et au Japon de connaître d’excellentes performances à la fois économiques et sociales pendant les quarante ans qui ont suivi la deuxième guerre mondiale. Contrairement au modèle anglo-saxon qui laisse chaque entreprise agir selon son libre-arbitre, le modèle rhénan s’appuie sur la cohésion sociale, qui se traduit par une collaboration permanente entre les entreprises et les banques d’une part, entre le patronat et le salariat d’autre part. Le modèle rhénan a bien fonctionné tant que les pays considérés étaient protégés par des barrières douanières. Lorsque les entreprises avaient besoin d’argent, elles s’adressaient naturellement aux banques qui leur attribuaient les crédits nécessaires à leur développement. La libéralisation de la circulation des marchandises et des capitaux a conduit les entreprises à se détourner des banques pour s’alimenter auprès du marché monétaire, jugé moins onéreux. La collaboration entre banques et entreprises était rompue.

Roosevelt avait coutume de dire qu’en politique le hasard n’existe pas. Si le modèle rhénan a été aboli, c’est évidemment parce qu’il avait des ennemis : les multinationales. Ce sont elles qui ont intérêt à la suppression de toutes les barrières douanières, sachant très bien qu’elles vont ainsi détruire tout le tissu industriel construit au cours de nombreuses décennies. C’est ce qui s’est passé en France avec la destruction quasi complète du textile français, la fermeture de Moulinex et de bien d’autres entreprises.

Cette politique n’est pas seulement économique. Elle s’insère dans un projet mondialiste qui consiste à détruire tous les Etats pour que ne subsiste qu’un gouvernement mondial. C’est pourquoi les mondialistes n’ont pas peur d’un nouveau krach boursier. Au contraire ils le souhaitent puisqu’il contribuera à éliminer les résistances nationales qui s’opposent à cette marche vers un gouvernement mondial. Tous les économistes savent que ce krach boursier, qui sera d’une ampleur bien supérieure au krach de 1929, est inéluctable. En effet le développement des Etats-Unis ne peut se faire indéfiniment par la fuite en avant, en comptant sur la bonne volonté du reste du monde pour leur faire crédit.

L’Alliance Royale préconise une vision des échanges internationaux basée sur la doctrine sociale de l’Eglise. C’est le principe de subsidiarité qui doit régir l’organisation des échanges. Ceci conduit à rejoindre la position de Maurice Allais, qui recommande que le monde soit divisé en espaces économiques régionaux regroupant des pays selon une double proximité, géographique et en niveau de revenus. C’est pourquoi il est urgent que la Communauté Européenne réinstaure la « préférence communautaire ».

Le principe de subsidiarité conduit aussi à choisir le modèle rhénan comme modèle de développement de chaque pays, ce qui est conforme à la nécessité de préserver l’identité de chaque Etat, c’est-à-dire la souveraineté nationale.

Ce n’est pas ce que fait Nicolas Sarkozy qui avait promis, dans ses discours électoraux, de se battre pour le retour à la préférence nationale et qui fait tout le contraire. Il avait aussi promis de respecter le rejet du projet de constitution européenne par la majorité des français et nous sommes à la veille du vote par le parlement réuni en Congrès de l’abandon de la souveraineté nationale. Et l’Alliance royale constate avec tristesse que les grands partis, qu’ils soient de droite ou de gauche, sont prêts à trahir le 4 février prochain la volonté de la majorité des français.

Le drame de la République c’est que personne ne se sent vraiment responsable. C’est pourquoi, à chaque fois que la France (comme d’autres républiques) a connu de grandes crises, telles que 1939, 1958 et 1968, le peuple français s’est trouvé face à une vacance du pouvoir. Une nouvelle grande crise s’annonce. Nous n’y ferons face qu’avec le retour du roi de France.

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