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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 11:55

Dans un article du Figaro du 29/01/2008, une tribune est donnée au franc-maçon Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France et au père dominicain Philippe Verdin, sur le thème de la "laïcité" républicaine. Le franc-maçon explique que la religion est "l'opium du peuple" en reprenant le mot du communiste Karl Marx... 

Le père Verdin répond que le discours de Sarkozy s'insère au contraire dans une aspiration du peuple à 60, 70% pour une autre conception de la laïcité, plus ouverte sur le fait religieux.Le président serait "au diapason des Français". Ce qui est une certitude dans ce monde déboussolé. "« L'homme ne vit pas simplement de pain », disent les Evangiles. On imagine mal Nicolas Sarkozy et les curés de 2008 vouloir embrigader qui que ce soit. Mais de quoi vit-on aujourd'hui, et quelle est l'espérance ? Des dizaines de millions de gens sont morts au cours du dernier siècle à cause des idéologies sans Dieu. Elles se sont effondrées. Que reste-t-il ? 60 à 70 % de nos concitoyens estiment que les questions religieuses les intéressent, ou les font vivre. Il est légitime que le président de la République s'en soucie. C'est un problème de fond. Les religions sont essentielles, elles structurent et contribuent au lien social."

Quillardet réplique :"Votre foi vous appartient, elle est votre jardin secret."

"Une spiritualité sans Dieu !" rétorque le père Verdin. "Il faudra que vous m'expliquiez ce curieux concept. Quand vous dites que la religion est uniquement un « jardin secret », je le récuse. Elle concerne mille domaines de la vie sociale. En outre, la laïcité à la française est spécifique. Nos voisins européens vivent très bien sans cette laïcité timorée."

Le père Verdin aurait pu tout aussi bien expliquer que la "laïcité" républicaine est l'opium de peuple... "[L]e retour du religieux. Que cela plaise ou non aux francs-maçons, c'est un fait. L'une des passions de Jean-Paul II comme de Benoît XVI est l'articulation de la foi et de la raison, dans la tradition de saint Augustin. C'est cela, le grand défi. Beaucoup de Français qui n'ont pas obligatoirement grandi dans une éducation chrétienne, juive, ou musulmane, tout d'un coup y reviennent. Pourquoi ? Parce que l'interprétation de la philosophie des Lumières s'est épuisée."

Quillardet se défend en disant: "la République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte, tout en garantissant l'exercice de ceux-ci dans le cadre de la liberté de conscience." Le père aurait pu lui répondre en lui parlant de la confiscation des biens du clergé en 1906..., l'obligation pour le clergé de se constituer en "associations cultuelles" (ce qu'elle a toujours refusé): où est la liberté religieuse prônée par les "républicains"? 

Aujourd'hui, les pharisiens de la république sentent le terrain s'effondrer sous leurs pieds du fait de l'islamisation qui les dépasse. La république souhaite conserver le terrain, elle prône une "laïcité ouverte" et propose à nouveau les "associations cultuelles" afin de financer la construction des mosquées et garder ainsi la mainmise sur les religions. De fait l'Eglise de France serait un peu plus marginalisée... Ce qui n'est pas "laïcité", mais césarisme gnostique de droit occulte relativiste à but de déchristianisation de la France...

 

Le franc-maçon Quillardet l'avoue dans cet article du Figaro, en ces termes: "La laïcité n'a nul besoin d'adjectif dans la mesure où elle est au-dessus." Au-dessus des religions..., elle les dirige comme une déesse tutélaire... La laïcité dans ce pays n'est donc qu'un prétexte pour décatholiciser la France, l'islamisation un moyen pour parvenir à ce but.

Comme remède dans un monde en perte de repères - l'équerre et le compas relativistes ayant détruit la boussole - qui ne parvient pas (plus) à créer du lien social, je propose que l'on reconnaisse le christianisme comme religion historique de notre pays. Ce n'est pas la "laïcité" qui est "au-dessus", n'en déplaise aux francs-maçons, c'est le christianisme. La croix dans une salle de classe est par exemple la meilleure garantie de la laïcité entendue comme distinction du temporel et du spirituel (qui n'existe dans aucune autre civilisation), et donc le christianisme est le meilleur garant des droits de l'homme et de la démocratie. Après libre à chacun de croire ou non..., d'être adepte d'une idole ou pas... Mais la France est chrétienne. Le christianisme est au-dessus, la Constitution de notre nation depuis 496. Pour reprendre la formule "Je suis royaliste parce que catholique", tout authentique patriote nationaliste doit se dire catholique parce que nationaliste ! Et inversement, un catholique doit se dire patriote parce que catholique. Toutes les religions ne se valent pas. Ne serait-ce déjà que pour une seule bonne raison : le catholicisme a construit la France ! Pas l'islam !  Il mérite à ce titre de (re)devenir religion d'Etat. 

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