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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 11:17
Via altermedia

Il est loin le temps de la baguette à deux francs. Déjà cinq centimes de hausse en 2006, probablement autant pour cette rentrée 2007. La barre des 1 euros sera bientôt atteinte et elle n’est pas qu’un symbole… C’est toute la filière des farines qui est touchée : le prix du paquet de pâtes devrait grimper de 10%. Le lait, le cacao, le jambon vont augmenter dans des proportions équivalentes. Danone et Nestlé avancent une hausse générale de 2,5% pour l’ensemble de leurs produits. « Il est dommage qu’on ne répercute pas aussi les baisses » remarque François Carlier de l’« UFC-Que choisir ». La base de notre alimentation est en crise…

Les spécialistes louvoient, parlent d’une question de « perception » puis osent quelques explications : demande accrue de l’Inde et de la Chine, accidents climatiques, notamment la sécheresse australienne. Ils avouent aussi, du bout des lèvres, la responsabilité des bio-carburants. Autant de surfaces cultivées, de maïs notamment, qui sortent du circuit agro-alimentaire pour celui de l’énergie. Cette politique est souhaitée, encouragée et organisée par Washington. Au Mexique, lié aux Etats-Unis par le traité de libre échange (TLC) de 1994, le prix de la tortilla a augmenté de moitié, provoquant des émeutes début 2007. L’éthanol a déjà affamé le paysan mexicain, il s’attaque désormais aux ménages français et européens.

Au-delà de ce jeu de dominos à l’échelle du monde, c’est une véritable crise de confiance qui s’installe, prospérant sur le doute et le mensonge. Déjà en avril dernier l’INSEE avait refusé de publier ses chiffres du chômage. La baisse avancée par le gouvernement s’appuyait autant sur les radiations que sur les créations d’emplois. L’OCDE vient d’annoncer que la croissance espérée de 2,8% ne serait pas au rendez-vous. Le gouvernement Sarkozy comptait pourtant sur cette « euphorie », là encore on discute les chiffres. Si on ne peut soigner le mal, on peut toujours casser le thermomètre… Suite »

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