Le document de travail préparé pour le débat sur la « responsabilité de protéger », que l’Assemblée générale des Nations unies célèbre cette semaine à New York, consacre un paragraphe au discours que Benoît XVI a prononcé devant l’Assemblée générale de l’ONU le 18 2008.
Pour ce débat, consacré aux victimes des conflits et à la responsabilité des Etats et de l’ONU de défendre la population, l’assemblée a voulu prendre en considération, parmi d’autres, la pensée de Benoît XVI sur la nécessité que la communauté internationale défende ces droits.
Dans le discours du souverain pontife auquel il est fait référence dans le document de travail, Benoît XVI soulignait que la responsabilité de protéger est la base morale pour le droit d’un gouvernement à exercer l’autorité.
Le pape indiquait alors que le respect de la souveraineté des autres Etats ne consiste pas seulement dans le principe de non-ingérence mais, en positif, s’introduit aussi dans le contexte des catégories politiques de subsidiarité, de solidarité et de fraternité.
Ce jeudi à Radio Vatican l’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à New York, Mgr Celestino Migliore, a dit que le pape a souligné que la souveraineté, considérée du point de vue de la protection, montre mieux la double responsabilité qui revient à chaque Etat : la responsabilité externe de respecter la souveraineté des autres Etats et celle, interne, de garantir la dignité et les droits de tous les individus dans l’Etat. Benoît XVI avait rappelé, à l’époque, que dans la communauté internationale, comme dans une famille, les membres les plus forts doivent prendre soin des plus faibles.
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