9 décembre 2008
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Travail dominical : 6 curés de paroisses des hauts de seine répondent à Devedjian.
Afin de semer la zizanie dans le camp des partisans du repos dominical, Patrick DEVIDJIAN, avait ironisé de manière un peu perverse:
« Si l'on prend le problème sur le plan religieux, les chrétiens ne travaillent pas le dimanche, les juifs ne travaillent pas le samedi et les musulmans ne travaillent pas le vendredi. Pourvu que les bouddhistes ne s'en mêlent pas »… Faisant mine d’ignorer superbement, au nom de la laîcité, plusieurs siècles de tradition chrétienne mais aussi tentant d’entraîner le débat sur un terrain uniquement religieux.
Suite à ces propos, 6 curés des paroisses catholiques situées sur le territoire de sa circonscription (la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine) lui écrivent une lettre ouverte.
"1) Il nous semble complètement illusoire de prétendre que, si la loi que vous défendez passe, les gens auront le choix, en tout cas pas les salariés les plus précaires… Encore une fois, ce sont les petits et les faibles qui vont payer pour le confort des autres. Les prêtres de paroisse que nous sommes rencontrent bien des personnes inquiètes par la perspective de cette libéralisation du travail le dimanche, en particulier ceux qui, sur votre circonscription, travaillent dans les grands centres commerciaux comme Vélizy 2. N’est-il pas temps de les écouter un peu ?
2) La crise financière actuelle montre que promouvoir les fondements d’une société uniquement sur des critères de rationalité économique mène à la catastrophe. Or, comme le dit avec pertinence le cardinal Barbarin dans une tribune libre du Monde en date du 2 décembre dernier, la seule justification apportée à votre projet de loi est le « gagner plus ». N’y-a-t-il donc que cette finalité-là dans la vie ?
3) Il nous semble que le rôle du législateur n’est pas de suivre passivement les comportements individuels, mais d’avoir le courage de donner un horizon de sens pour le vivre ensemble qui structure la société. Dans cet horizon de sens, qui va bien au-delà de certaines revendications confessionnelles, que faites-vous de la nécessité pour chacun de disposer d’un jour pour passer du temps en famille (et, ce, d’autant plus où à une époque tellement d’entre elles sont éclatées…), pour nouer des relations sociales et amicales, pour se cultiver, faire du sport, etc. ? [...].
4) Enfin, sur un autre plan, la vision que vous semblez avoir sur la laïcité [...] nous semble bien étriquée et plus forcément en phase avec celle, beaucoup plus généreuse, de ‘laïcité ouverte’ à laquelle aime se référer notre Président de la République depuis son élection."
Comme le proclamait le Christ, ce n’est pas ceux qui crient « Seigneur Seigneur » qui hériteront du Royaume des Cieux mais ceux qui accomplissent sa volonté.
Outre le fait qu’ils considèrent les chrétiens comme des moutons tout juste bon à mettre un bulletin dans l’ urne et qu’ils instrumentalisent la religion comme l’ont fait tous les cyniques sans foi ni loi, Monsieur SARKOZY et ses comparses, n’hésitent pas dans les faits à contredire leurs belles pétitions de principe.
Bernanos en avait fait le titre d’un de ses romans : «L’imposture ».
Source: Europae Gentes
Afin de semer la zizanie dans le camp des partisans du repos dominical, Patrick DEVIDJIAN, avait ironisé de manière un peu perverse:
« Si l'on prend le problème sur le plan religieux, les chrétiens ne travaillent pas le dimanche, les juifs ne travaillent pas le samedi et les musulmans ne travaillent pas le vendredi. Pourvu que les bouddhistes ne s'en mêlent pas »… Faisant mine d’ignorer superbement, au nom de la laîcité, plusieurs siècles de tradition chrétienne mais aussi tentant d’entraîner le débat sur un terrain uniquement religieux.
Suite à ces propos, 6 curés des paroisses catholiques situées sur le territoire de sa circonscription (la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine) lui écrivent une lettre ouverte.
"1) Il nous semble complètement illusoire de prétendre que, si la loi que vous défendez passe, les gens auront le choix, en tout cas pas les salariés les plus précaires… Encore une fois, ce sont les petits et les faibles qui vont payer pour le confort des autres. Les prêtres de paroisse que nous sommes rencontrent bien des personnes inquiètes par la perspective de cette libéralisation du travail le dimanche, en particulier ceux qui, sur votre circonscription, travaillent dans les grands centres commerciaux comme Vélizy 2. N’est-il pas temps de les écouter un peu ?
2) La crise financière actuelle montre que promouvoir les fondements d’une société uniquement sur des critères de rationalité économique mène à la catastrophe. Or, comme le dit avec pertinence le cardinal Barbarin dans une tribune libre du Monde en date du 2 décembre dernier, la seule justification apportée à votre projet de loi est le « gagner plus ». N’y-a-t-il donc que cette finalité-là dans la vie ?
3) Il nous semble que le rôle du législateur n’est pas de suivre passivement les comportements individuels, mais d’avoir le courage de donner un horizon de sens pour le vivre ensemble qui structure la société. Dans cet horizon de sens, qui va bien au-delà de certaines revendications confessionnelles, que faites-vous de la nécessité pour chacun de disposer d’un jour pour passer du temps en famille (et, ce, d’autant plus où à une époque tellement d’entre elles sont éclatées…), pour nouer des relations sociales et amicales, pour se cultiver, faire du sport, etc. ? [...].
4) Enfin, sur un autre plan, la vision que vous semblez avoir sur la laïcité [...] nous semble bien étriquée et plus forcément en phase avec celle, beaucoup plus généreuse, de ‘laïcité ouverte’ à laquelle aime se référer notre Président de la République depuis son élection."
Comme le proclamait le Christ, ce n’est pas ceux qui crient « Seigneur Seigneur » qui hériteront du Royaume des Cieux mais ceux qui accomplissent sa volonté.
Outre le fait qu’ils considèrent les chrétiens comme des moutons tout juste bon à mettre un bulletin dans l’ urne et qu’ils instrumentalisent la religion comme l’ont fait tous les cyniques sans foi ni loi, Monsieur SARKOZY et ses comparses, n’hésitent pas dans les faits à contredire leurs belles pétitions de principe.
Bernanos en avait fait le titre d’un de ses romans : «L’imposture ».
Source: Europae Gentes
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