Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:00

« La crise financière révèle plus profondément une crise spirituelle et un ordre erroné des valeurs », diagnostiquent les évêques européens. Ils prônent un changement de style de vie et en appellent à la responsabilité des chrétiens.

C’est ce qu’indique le communiqué final de l’assemblée plénière d’automne de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) qui s’est tenue du 12 au 14 novembre à Bruxelles. Une assemblée marquée par l’arrivée du Père Piotr Mazurkiewicz comme nouveau secrétaire général.

« Le sens et la valeur du travail humain sont passés à l’arrière-plan dans la recherche générale du profit », ont regretté les évêques.

Mgr Adrianus Van Luyn, Président de la COMECE, a appelé à ne pas sous-estimer la portée de cette crise : « Celui qui voit la cause de la crise financière uniquement dans un manque de transparence et d’imputabilité juridique, ne voit sans doute pas que c’est bien plus notre modèle de société lui-même qui est en question. Un modèle économique qui se base sur la consommation continue et sans limites de ressources limitées, va dans la mauvaise direction. » Il a estimé que la cause plus profonde de la crise financière se situait dans « un ordre erroné des valeurs. »

Les évêques de la COMECE ont reçu le rapport « Une réflexion chrétienne sur le changement climatique » rédigé par le groupe d’experts qu’ils avaient mis en place en novembre 2007. Les évêques ont pris note des conclusions du rapport : le changement climatique est une question de survie pour une grande partie de l’humanité ; un leadership politique fort ainsi que, plus profondément, une réflexion et un débat éthique sont nécessaires pour convaincre les esprits mais aussi les cœurs des citoyens à se distancer du mode de vie prédominant, trop centré sur la consommation et notamment sur une consommation énergétique disproportionnée.

Dans ce même esprit, ils ont appelé au respect du repos dominical comme base du modèle social européen et facteur de réconciliation entre travail et vie familiale. Ces dernières années, le dimanche a été mis à mal dans les législations de nombreux Etats membres, à la faveur d’une vision politique libérale et consumériste. Dans le contexte de la crise économique actuelle, les évêques de la COMECE appellent les députés européens à prendre leurs responsabilités et à inscrire le dimanche comme jour de repos dans la Directive Temps de travail qui sera votée à la mi-décembre au Parlement européen.

Partager cet article
Repost0

commentaires