CATHOLICA — Dans la ligne de l’« herméneutique de la réforme » les réponses de la Congrégation pour la doctrine de la Foi de juillet 2007 ont précisé que l’enseignement du Concile n’avait pas changé la doctrine antérieure sur la nature de l’Eglise. Comment expliquer qu’une telle assertion ait été reçue avec une inégale faveur, et considérée par beaucoup comme un retour à la doctrine d’un passé que l’on croyait révolu ?
Mgr BASIL MEEKING —
"...Après sa première phase et une fois combattu par saint Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les séminaires et universités.
La plupart des catholiques le croyaient disparu jusqu’à ce qu’il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II et sa mise en œuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de gens dans l’Eglise, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens. Cela a donné naissance à un climat dans lequel l’Eglise n’est plus, en pratique, comprise comme un mystère tel que l’a décrit la Constitution sur l’Eglise Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux nécessités du temps. Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce sanctifiante."
(Mgr Basil MEEKING, extrait d'un entretien publié dans la revue, Catholica n. 100, via le Forum catholique)
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