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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 17:02

Les évènements sonnent la fin de la récréation pour les gauchistes. Dans un article du Monde on apprend que des collégiens ont écrit à leur inspecteur académique... On peut y voir un évènement historique, car pour la première fois depuis mai 68, des collégiens, incités par des professeurs qui semblent soudainement touchés d'une frayeur insurmontable..., parviennent à franchirent les barrages des gardes rouges de la déséducation nationale, mettent des mots sur la situation de l'école en "France" et écrivent à leur rectorat. Et que demandent-ils ces jeunes? Ils demandent "plus d'autorité!!" Ces lettres constituent bel et bien une innovation historique et un progrès pour la liberté : la fin du soixante-huitardisme débilitant et décadent, la fin du calamiteux "il est interdit d'interdire". Même si le cadavre bouge encore...

Le Monde,  Des mots de collégiens sonnent l'alarme, 19.04.08

 "Bonjour, commence-t-elle, j'ai l'honneur de m'adresser à vous pour vous faire part des conditions dans lesquelles nous, tous les élèves de ce collège, travaillions." ... "Des élèves à l'intérieur et à l'extérieur du collège s'amusent à jetter des bouteilles remplies d'acide, des poubelles, des oeufs, des tomates... sur les élèves", raconte la jeune fille, décrite comme une excellente élève par ses professeurs. "Et encore ce n'est pas tout !, poursuit-elle. Nous ne sommes pas en sécurité ! Il y a des agressions physique et verbale. Dans ce collège, des élèves s'amusent à interrompre les cours d'autres élèves (...)
. D'autres sèchent leurs cours et trainent dans les couloirs, se mèttent à crié comme des sauvages. D'autres saute la grille."

"RÉAGISSEZ-VITE, MR L'INSPECTEUR"


Une soixantaine d'élèves de 4e et 3e du collège ont écrit à l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis pour l'alerter sur la situation de leur établissement. Des lettres souvent émouvantes - les plus longues font une page et demie, les plus courtes deux lignes. Des lettres qui traduisent leur désarroi et leur souffrance face à la violence ordinaire d'un collège "sensible" de la banlieue parisienne.

Des lettres d'adolescents traumatisés par les derniers débordements dont ils ont été témoins : mardi 8 avril, une dizaine de jeunes se sont présentés devant l'établissement. D'abord pour "faire un blocus" - sans doute pour copier les lycéens qui protestent contre la baisse des moyens et les réformes portées par le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos.

Mais la situation dégénère. Avec des poubelles, ils tentent d'enfoncer le portail. Puis ils jettent dans la cour de récréation des bouteilles contenant de l'acide et de l'aluminium - un mélange explosif dont la recette circule sur Internet. "Deux bouteilles ont explosé. Ça a fait un bruit énorme et de la fumée blanche", raconte un enseignant. Profitant de la confusion, les assaillants montent à l'étage, jettent des oeufs dans les salles de classe. En plein cours. Devant des collégiens médusés et effrayés.

"Ils portaient des capuches mais on en a reconnu une partie : la plupart étaient d'anciens élèves, exclus définitivement de l'établissement", témoigne une enseignante, Alexandra Bonvalot. Les professeurs choisissent de "débrayer" et de réunir les élèves dans la cour. Préviennent les parents. Un professeur de français, Emmanuel Tridant, 38 ans, propose de faire réagir les collégiens en leur demandant d'écrire à l'inspecteur d'académie.

... Des gréves et des agressions perpetuel envahissent notre quotidien". D'autres évoquent les bagarres collectives : "Certain élève se font cafouiller", écrit un élève de 4e, en précisant que cela signifie "tapé 1 éleve a plusieure". "Les conditions de travaille sont désespérable", ajoutent deux élèves de 3e, néologisme involontaire à l'appui.

Charlotte, aussi en 3e, exprime son "ral bol" et son impatience. "Réagissez vite s'il vous plaît Mr l'Inspecteur pour trouver des solutions à tout ces problèmes."
"J'aimerais que il y a la police
(à côté de l'entrée)", explique un 4e. "Nous exigeons des grille fermé, des porte blindé et une tenue classe pour montrer une bonne image pour l'année prochaine dans le collège", écrivent Karim et Christophe.

Un 4e pense que "les éducateurs devrait être plus sévèr en vers les élèves". Tous veulent des contrôles plus efficaces à l'entrée pour limiter les entrées intempestives d'adolescents extérieurs. Jenny a le dernier mot. Elle qui pense à son avenir, à son brevet, à son bac, sait ce qu'il faut. Deux mots en bas de sa feuille à gros carreaux, sans une rature, écrite d'un seul trait, d'un seul souffle : "Plus d'autorité !"

                                          ***
"Plus d'autorités" : les faits rattrapent et enterrent les idéologues soixante-huitards! Enfin!

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