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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 12:48
 
    Au cours de mes lectures de la semaine, je suis tombé par hasard sur deux vieilles interviews de Jacques Attali, une de mai 1992, l’autre de mars 1997, qui éclairent sur sa vision de la colonisation islamique de l’Europe contemporaine.
 
    L’une, retrouvée dans une citation d’un livre du journaliste Jean-Pierre Cohen, ancien de Minute, est ahurissante. Attali explique que l’Europe ne doit absolument pas s’affirmer par son identité chrétienne, sans quoi elle sera responsable d’un choc des civilisation menant à la guerre civile. Ni plus ni moins :
    « La France doit-elle se contenter d’accepter sur son sol les travailleurs européens ou assumer sa dimension musulmane ? Là est sans doute la principale question masquée par ce débat (ndlr : sur l’immigration), le vrai choix géopolitique. Si la France et l’Europe décidaient de s’affirmer comme un club chrétien, elles devraient se préparer à l’affrontement avec un milliard d’hommes, à une véritable « guerre de civilisations ». Avec en prime, en France, une guerre civile » Jacques Attali, Le Monde du 19 mars 1997
    L’Algérie, le Maroc, la Tunisie ainsi que les pays de la péninsule arabique ont décidé- il y a 30 ans déjà -de se constituer en club musulman au sein de l’OCI. Est-ce pour autant que  800 millions de chrétiens à travers le monde ont décidé de leur déclarer la guerre ? Absurde.
    L’ autre citation de l’intellectuel qui émerveille la gauche (et le Président), je l’ai trouvé dans  le fac-simile d’une conférence de Michel de Jaeghere, directeur des hors séries du Figaro, et auteur de Enquêtes sur la christianophobie.
     Attali, le 12 mai 1992 dans Le Monde, lors de la commémoration de la victoire de 1492 sur la colonisation islamique en Espagne, se félicitait qu’enfin, après cinq siècles, l’Europe s’ouvre à nouveaux aux zélateurs d’Allah :
« En 1492, l’Europe s’est fermée à l’est ( ndlr :comprendre au sud) et tournée vers l’ouest en essayant d’expulser d’elle tout ce qui n’était pas chrétien. Aujourd’hui, assez largement, le contraire se prépare. Une parenthèse de cinq siècles se ferme. L’Europe occidentale s’ouvre à son passé »
   En bon mondialiste favorable à la « gouvernance mondiale », le sans-patrie fustigeait les frontières dans le même article :
    « En 1492, comme aujourd’hui, le problème politique majeur est celui de la frontière, le choix entre nation et unité. On parle partout de marché et de démocratie comme si c’était des évidences parallèles, sans voir que l’économie de marché n’a pas besoin de frontière- la frontière interdit le développement de l’économie de marché et condamne au dirigisme économique- (…) Pour que la démocratie ne soit pas un frein au développement, elle doit être sans frontières, sinon on aura la frontière sans la démocratie »
    On ne voit pas bien en quoi des frontières servant de filtre pour les personnes empêcheraient les biens de circuler. Sur la question de la démocratie qui réussit sans frontières, on regardera le résultat de l’Europe de Bruxelles et on en tirera d’autres conclusions.
   Aussi, Attali, pour remédier à la « haine de l’étranger » (comprendre le refus de l’africanisation et de l’islamisation d’une Europe chrétienne depuis 1500 ans) a sa solution : le droit de vote des étrangers ! Vous croyez que ça ne ferait qu’empirer les choses. Et bien c’est normal, moi aussi, c’est du bon sens.
   Enfin, voilà les propos de l’illuminé de Mitterrand :
  «  Partout en Europe, surgit la haine de l’étranger, de l’autre, responsable de nos malheurs…il faudra donc entrer dans les détails, penser et décrire les institutions concrètes en organisant, par exemple, le droit de vote des non-citoyens ou le droit d’ingérence, ou le droit de vote des générations ultérieures »
« le droit de vote des générations ultérieures » vous avez bien lu ! Pratique, le Système choisira les tendances de vote des français du futur pour contrecarrer les mal votants.J’aurai, à titre personnel, préféré le droit de vote des générations antérieures. Mon grand père, résistant anti-nazi (de droite) dans le Var occupé, puis, plongé 4 ans dans l’enfer de l’Indochine contre le Vietminh, avant de finir au deuxième bureau, n’aurait, lui, pas voté « l’ouverture à gauche ».
 Joachim Véliocas, Octobre 2007.

                                                           ***
Commentaires

On ne voit pas bien en quoi des frontières servant de filtre pour les personnes empêcheraient les biens de circuler.__

Parce que, dans la logique libérale, la personne est un bien, une marchandise, et à ce titre, cette valeur (qui doit être la plus basse possible bien évidemment) doit pouvoir être à la disposition du marché afin de maximiser la performance des entreprises.
Voilà pourquoi l'effacement des frontiéres, donc de la politique, est une priorité pour les libéraux (de droite, comme de gauche).

Ecrit par : Three piglets | 22.10.2007

                                                               ***

Lire aussi:

Immigration : le réel interdit, par Eric Zemmour ("Les antiracistes ont avec la finance internationale un point commun essentiel : le refus des frontières")

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