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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 07:52
Après la capitulation de l'empereur à Sedan le 1er septembre 1870, le 4 septembre 1870, donc trois jours après... (la réaction est ultra-rapide),  Gambetta (l'auteur du blasphème "le cléricalisme, voilà l'ennemi"), accompagné du franc-maçon fanatique Jules Ferry, du juif Adolphe Crémieux, de Jules Favre et de Jules Grévy..., se rend à l’Hôtel de Ville de Paris, prononce la déchéance de la dynastie, proclame la constitution d'un gouvernement de Défense nationale pour organiser la résistance à Bismark, proclame (d'autorité... sans mandat du peuple pour ce-faire…) l’instauration de la République. C'est un nouveau coup de force des "républicains" après ceux de 1848 et 1792 que nous payons encore aujourd'hui.... 

Cet exemple est frappant, il prouve que dans un contexte de troubles ou de guerres, le régime politique, faible, est facilement renversable par un noyau de personnes réactives et à la décision arrêtée et longuement réfléchie, ne s'embarrassant pas de considérations démocratiques. Ces personnes doivent être emmenées et dirigées par un porte-parole charismatique.

"La déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, allait détruire les illusions de l'empereur. Certains républicains se hasardent à souhaiter qu'une prompte défaite consacre la ruine du régime et hâte l'avènement de la République. C'est ainsi que Le Rappel écrit noir sur blanc : «Le danger le plus sérieux, c'est celui de la victoire. L'Empire fait le mort. Les Prussiens battus, il ressuscitera». Ce journal appartient aux fils de Victor Hugo - lequel est en exil à Jersey -. La défaite de Sedan comble au-delà de toute espérance les voeux de ces drôles de patriotes..." (Source:
Herodote.net)

"Cette idéologie fut assez entière et assez logique pour souhaiter passionément la défaite de la France dans le guerre de 1870. Ses voeux furent exaucés. Un nouveau régime s'établit. Il avait pour origine une défaite. Il avait pour promoteurs des hommes qui avait souhaité cette défaite de leur patrie, parce qu'une certaine idée politique leur paraissait plus importante que la patrie. Il eut pour base le principe qu'au-dessus de la nation il existe une idée plus importante que la nation elle-même et à laquelle la nation peut être sacrifiée.... Dès lors l'idéologie s'installait dans le régime lui-même" (
Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept couleurs, Montargis 1956, p. 64).
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