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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 15:06

En cette fête du Sacré-Coeur, le Forum catholique rappelle la mémoire de Charles XI qui consacra sa personne, sa famille et le royaume de France au divin Coeur de Jésus; Charles Marie des Douleurs Jean Isidore Joseph François Quirin Antoine Michel Gabriel Raphaël de Bourbon, qui portait le titre de courtoisie de « duc de Madrid », aîné des Capétiens et chef de la maison de France sous le nom de Charles XI, est né à Ljubljana le 30 mars 1848, et décédé à l'hôtel Excelsior à Varèse (Lombardie) le 18 juillet 1909.

Il était le fils aîné du prince Jean de Bourbon (1822-1887), infant d'Espagne puis comte de Montizón, et de son épouse la princesse Marie-Béatrice de Habsbourg-Lorraine-Este (1824-1906), fille de François IV, duc souverain de Modène.

Le 4 février 1867 dans la chapelle du château de Frohsdorf (Autriche), le prince Charles épousa la princesse Marguerite de Parme (1847-1893), fille aînée de Charles III (1823-1854), duc souverain de Parme, et de son épouse la princesse Louise Marie Thérèse d'Artois (1819-1864). 

Devenu veuf le prince Charles se remaria le 28 avril 1894 à Prague, dans la chapelle du primat de Bohême, avec la princesse Marie Berthe de Rohan (1860-1945), seule fille du prince Arthur de Rohan (1826-1885) (de la branche de Guémené) et de son épouse la comtesse Gabrielle de Waldstein (1827-1890). (La princesse Marie Berthe de Rohan était la grand-tante de l'actuel duc de Bouillon et de Montbazon, le prince Charles Alain de Rohan (1934-).)

Du premier mariage naquirent cinq enfants :

la princesse Blanche d'Espagne (1868-1949), qui épousa le prince Léopold Salvator de Habsbourg-Toscane (1863-1931), de la maison de Lorraine
le prince Jacques (1870-1931), « duc d'Anjou et de Madrid »
la princesse Elvire (1871-1929)
la princesse Béatrice (1874-1961), qui épousa Fabrizio Massimo (1868-1944), prince de Roviano. La princesse Béatrice héritera du château de Frohsdorf à la mort de son frère en 1931.
la princesse Alice (1876-1975), qui épousa le prince Frédéric de Schönburg Waldenburg, chef de la maison de Schönburg Waldenburg (1872-1910), puis se remaria avec le général Lino del Prete (1877-1956)
Au décès de son père le 18 novembre 1887, le prince Charles devint l'aîné des descendants d'Hugues Capet, de saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV. Les légitimistes français le reconnurent alors comme roi de France et de Navarre sous le nom de Charles XI.
Il est inhumé à Trieste, dans la cathédrale Saint-Just.Son drapeau orné du Sacré Coeur fait la une du bulletin d'une paroisse de Lyon en juin 2007.
lien

Consécration par Charles XI de sa personne, sa famille et du Royaume de France au Sacré-Coeur de Jésus, le14 mars 1884

Drapeau brodé par les soeurs de Paray le Monial en 1883, pour la consécration faite par Charles XI de sa famille et de la France au Sacré Coeur, le jour de Noël 1884, dans la chapelle provisoire dressée pendant la construction de la basilique du Sacré Coeur de Montmartre à Paris. 

" Moi, Louis Charles de Bourbon, fidèle au voeu de mon aïeul Louis XVI, le roi-martyr, je déclare que, de mon plein gré, je renouvelle et confirme le changement déjà fait des armes de notre Maison. Je veux que le Sacré-Coeur brille dans notre écusson, qu'il soit brodé sur nos étendards.
Je consacre ma personne, ma famille et le royaume de France à ce divin Coeur"
Charles
14.03.1884


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CHARLES DE BOURBON
A LA NATION FRANÇAISE



Français,

En présence des nouveaux attentats de la Révolution, j'ai le devoir de vous signaler les maux qui nous menacent et les moyens de les éviter.
Depuis un an, je parcours toutes vos provinces, cherchant à me rendre compte par moi-même de vos souffrances et de vos besoins.

Ce qui compromet notre avenir national, ce n'est ni la crise commerciale, ni l'abandon de l'agriculture, ni la ruine de l'industrie. Ces souffrances matérielles, fort graves sans doute, ne sont que l'effet passager d'une politique aussi criminelle qu'insensée.

La prospérité revient toujours avec un gouvernement qui sait trouver dans la foi catholique la lumière qui éclaire ses décisions et la force qui les exécute.

Un Roi qui aime son Dieu et son peuple est toujours invincible.

Une Nation qui aime son Dieu et son Roi est presque toujours prospère.

Mais ce qui me fait redouter le péril qui s'annonce, c'est le mépris de l'autorité et l'affaissement des caractères.

Habituées à ne voir au pouvoir que des aventuriers sans honneur ni probité, les générations nouvelles ont perdu ce respect profond qu'avaient nos pères pour ceux à qui Dieu a confié la lourde charge de gouverner les peuples.

Trompées par les illusions d'un libéralisme hypocrite, elles ont oublié que la grande politique s'inspire toujours des enseignements infaillibles du vicaire de Jésus-Christ.

Enervées par les fausses doctrines, elles parlent de conciliation quand il faudrait prendre l'épée et monter à cheval.

Français,

Prenez garde. Inspirée quelquefois par la sagesse, la conciliation n’est souvent qu'un sentiment de lâcheté ou l'aveu d’une incurable faiblesse. 

Sous prétexte de prudence et de conciliation, on a tout laissé faire.

Les associations religieuses ont été dissoutes.

L'enseignement chrétien anéanti.

La liberté du père de famille outragée et méconnue.

L'indépendance de l’Eglise sacrifiée aux haines de la démagogie.

La morale et la religion tournées en ridicule par des publications obscènes et des caricatures indignes.

Le budget des cultes, sans cesse diminué, vient de subir, ces jours-ci, une nouvelle atteinte qui compromet les intérêts chrétiens.

Enfin, les absurdités du parlementarisme inquiètent le patriotisme et jettent la confusion dans les esprits.

Encore un pas dans cette voie et c'en est fait du salut de la France.

Français,

En adhérant pleinement aux enseignements infaillibles de la Papauté, la France retrouvera ses grandeurs passées et rentrera dans sa vocation de fille aînée de l'Eglise. 

Je montre la voie à tous en déclarant que le Syllabus, la Bulle Humanum genus et les autres actes pontificaux indiquent ce que les peuples doivent croire et ce que les rois doivent pratiquer.

Obéir à l'Eglise et lutter contre la Révolution, voilà le salut.

Pour faire exécuter ce programme, il faut une autorité légitime, n'ayant aucune attache avec la Révolution et ne relevant que de son Dieu et de son droit.

Fils aîné de Louis XVII, petit-fils du Roi martyr et gardien d'un dépôt sacré, je ne saurais pactiser avec la Révolution, ni abdiquer aucun droit.

Par ma naissance, je suis votre roi.

Si je viens à mourir en travaillant à votre régénération ou en combattant à votre tête, mes héritiers légitimes seront les enfants de mon frère Charles-Edmond, décédé le 29 octobre 1883.

Mon frère Adelbert et ses fils ne viennent qu'après eux.

Je veille sur l'éducation de mon successeur. Il sera le digne fils de Saint Louis ; je vous en donne ma parole d'honnête homme et de chrétien.

Cette nombreuse descendance de Louis XVI, consacrée au Sacré-Cœur de Jésus, assure l'avenir de la Monarchie.

Cet avenir est à nous parce que nous voulons être à Dieu.

CHARLES.
Paray-le-Monial, 16 décembre 1884.
lien 

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Quelques déclarations de ce Prince

Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution”. 

En 1870, il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l’avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes. Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :  
Il me paraît extraordinaire qu’un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l’objet est l’Alsace acquise par mes ancêtres.   

 Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte-Anne d’Auray :

Il n’y a que deux politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s’agite. Au milieu, il n’y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l’usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s’éteindra qu’avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV.

Charles XI fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République française une mesure d’exil, en 1881. Mesure prise à la suite d’une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l’École Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :

La Vraie France, berceau de ma famille, et que j’aime ardemment, n’est pas responsable des actes de son gouvernement”.

Le 21 janvier 1893, pour le 100e anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau.

D’une façon incompréhensible, le Prince encouragea le ralliement préconisé par Léon XIII. Cette position conduira à ce qu’on a appelé le «schisme sévillan». Au moment de la Séparation de l’Église et de l’État, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :  
Comme l’aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J’élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation”.

Il continuait : “
Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale dont, par ma naissance, c’est-à-dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime.

Charles XI mourut le 18 juillet 1909.

Source: Manifeste légitimiste (Fichier PDF) 

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