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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 12:08

En donnant toujours plus d'argent à la Grèce, l'Europe entretient le régime de crise dans lequel elle s'est installée. De toute façon, les marchés financiers ne se soucient plus de savoir si l'Europe peut sauver des pays en difficulté mais si elle peut générer suffisamment de croissance pour rembourser ses dettes. Aujourd'hui, le constat est clair : les trajectoires de la dette publique et de la croissance économique nominale ne sont plus compatibles. Autrement dit, se pose la question de la capacité de certains pays développés à faire face à leurs engagements financiers.

De ce point de vue, à moyen ou long termes, les Etats-Unis, l'Angleterre et la France ne sont pas à l'abri également d'une mauvaise surprise. S'ils n'affichent pas des taux de croissance annuels compris entre 6% et 8% ou plus envisageable, s'ils ne réduisent pas leurs dettes de manière plus drastique, ils rejoindront les pays en périphériques (en difficulté financière).

 

[...] Etant donné les incertitudes en Europe et aux Etats-Unis, nous sommes d'un optimisme prudent et recommandons une protection des portefeuilles. C'est ainsi que, bien que nous soyons en crise d'endettement dans les Etats, nous couvrons notre exposition aux actions avec des obligations d'état allemandes pour les portefeuilles en euros, et américaines pour ceux en dollars, car elles jouent un rôle d'actif refuge.

 

Source: Entretien au Figaro de Christophe Donay, chef stratège de Pictet & Cie, http://www.lefigaro.fr/sicav/2011/06/10/04006-20110610ARTFIG00484-la-france-pourrait-rejoindre-les-pays-peripheriques.php

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