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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 13:40

Les idées royalistes sont éminemment modernes, ne serait-ce que par les qualités bénéfiques que la monarchie conférerait à l’Etat :

  • unité,
  • continuité,
  • indépendance,
  • responsabilité,
  • légitimité, etc.
Unité, mémoire et tradition

L'unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable, est indispensable pour garantir l’indépendance nationale.

La démocratie "moderne" divise pour régner en entretetenant un état permanent de division et de guerre civile

Dans une démocratie les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes.

"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 Mmars 1987)

"Défendre la vérité ce n'est pas diviser mais unir (...). Ce n'est que sur la vérité que les choses valables peuvent s'édifier, ce n'est que par la vérité que les Français retrouveront cette unité patiemment construite et soudainement abolie voici deux siècles. (...) Puissent, par le triomphe de la vérité, les Français s'aimer de nouveau les uns les autres pour que vive la France !" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1988).

"Ne l'oubliez pas ; c'est par le retour à ses traditions de Foi et d'honneur, que la grande nation (i.e. la France) un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870).[1]

"Il n'existe pas deux voies: c'est de revenir au principe qui, au cinquième siècle, a fait la France.

"A un peuple précipité hors de sa voie, arraché à ses traditions et qui meurt, on ne peut rendre du sang, de la vie, du patriotisme, de l'élan, qu'en le ramenant, en le rattachant de nouveau à son principe. [...] Car où se trouve le principe générateur de l'unité, là se trouve le renouvellement de la patrie française!" ( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 50, 52)

  "Un Roi a fait la France, un Roi la refera!" 
Identité

"L'identité nationale passe aussi et sûrement par cette mémoire du temps passé, ponctuée par des anniversaires qu'il faudrait commémorer dignement" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1989) [2]

La monarchie est le régime politique qu'il faut à la France parce que c'est son régime naturel.

Le roi fédère autour de sa personne et agrège des populations autour de ce qu'il représente: la nation et la patrie.

La France est née catholique et monarchique (voir le Testament de Saint Rémi et les malédictions attachées en cas d'infidélité). Ses ennemis pourront épiloguer et chicaner; ils ne pourront jamais effacer le baptême de Clovis, baptême de la France.

C'est pourquoi par exemple, la mémoire de ce grand roi est oubliée, les livres le concernant, mis de côté, son histoire, passée à la trappe dans les manuels scolaires...

Mais la vérité ne change pas et les faits historiques sont tétus...

Continuité

Les successions paisibles, conséquences du principe héréditaire dans la dévolution du pouvoir, évitent à la France de connaître des révolutions meurtrières et des guerres fratricides...

Ainsi des objectifs à long terme peuvent-ils être atteints.

La continuité du pouvoir monarchique durant huit siècles contraste avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles.

Indépendance

La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages.

Le régime électif est ainsi obligé de centraliser l’administration du pays. Il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.

Dégagé des soucis électoraux, le roi serait en situation d'être un arbitre.

Responsabilité

Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités et les scrutins.

Légitimité

La monarchie reconnaît Dieu comme la source du pouvoir.

C'est un régime politique sain qui s’exerce en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent.

La monarchie diminue les risques de corruption du pouvoir du fait même que le roi est sûr de son pouvoir. Il n'a pas besoin de se corrompre dans de basses manigances pour l'obtenir...

L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion...

Moralité

Dans la monarchie, les manoeuvres électorales que l'on rencontre dans la démocratie sont absentes. La moralité s'en trouve sauve.

Voici le programme gouvernemental que le comte de Chambord proposait aux Français :

"Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous (i.e. les Français), un gouvernement vraiment national, ayant le droit pour base, l'honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870) [3]

"Gouverner ne consiste pas à flatter les passions des peuples, mais à s'appuyer sur leurs vertus" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 9 octobre 1870) [4]

Représentation

La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son plus haut degré de civilisation.

La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.

Le monarque mieux que quiconque représente la France et la France de toujours...

L’histoire confirme ces simples vérités historiques.

Le bilan des régimes démocratiques, Républiques ou Empire, est autrement lourd : morts par milliers, cinq invasions depuis 1792 (1792,1813,1870,1914,1940), instabilité constitutionnelle, luttes intestines, révolutions, affaiblissement général de la France.

Les royalistes travaillent donc à changer les institutions politiques. Ayant condamné le régime républicain, ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils s’efforcent de la restaurer.

[Voir aussi "Démocratie, les deux types de représentation politique"]

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