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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 18:20

Liberté

"Il n'y a de liberté ni en dehors de la vérité ni contre elle" (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis Splendor, sur quelques questions fondamentales de l'enseignement moral de l'Église, § 96, 1993)

"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres" (Jésus-Christ, Jn 8, 31-32)

"Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action" (Pie XII, Allocution Ci riese du 6 décembre 1953.)

"La liberté pour la liberté, c'est le miroir aux alouettes. L'illusion de la liberté dans le mal, rien sans doute ne la montre mieux que Les Possédés de Dostoïevski." (Abbé de Tanouarn)


Liberté de penser

"La liberté n'est pas un « droit ». Elle ne s'octroie pas. La Liberté est un état qui se conquiert. Aussi, la « recherche de l'autonomie humaine » n'est pas une invention de la pseudo-« Renaissance », elle date de bien avant, des Grecs, tout comme des scholastiques médiévaux. Ce qui est nouveau, avec la modernité, justement, c'est que cette « autonomie humaine » est désormais détachée de toute puissance transcendante, elle n'est plus cette « liberté au service d'une liberté plus grande », elle est désormais autocentrée et devient dès lors une niche pour tous les nihilismes idéologiques qui travestiront Dieu, sous toutes les formes possibles."
Maurice Dantec in Le Point, no. 1790 Idées, jeudi, 4 janvier 2007, p. 76, Polémique, Dantec en croisade contre l'Occident maso, élisabeth Lévy  

"Le Christianisme est la religion de la Liberté (conçue comme ACTE DE VOLONTÉ PURE) illuminée par la Grâce. L'athée est "immoral" au sens où il se sépare aussi bien de la vie que de l'esprit et que, de fait, il les sépare l'un de l'autre, son "immoralité" recoupe un refus de toute transcendance (liberté surnaturelle/loi naturelle) qui serait supérieure à sa petite autonomie individuelle, un refus du Monde Créé ("tabula rasa" révolutionnaire), un refus de toute éthique articulée sur la foi. Il est tout bonnement pathétique, à l'image de l'époque." Maurice G. Dantec, via le Forum catholique.

"[L]a liberté de penser et de publier ses pensées, soustraite à toute règle, n'est pas de soi un bien dont la société ait à se féliciter; mais c'est plutôt la source et l'origine de beaucoup de maux. La liberté, cet élément de perfection pour l'homme, doit s'appliquer à ce qui est vrai et à ce qui est bon." Léon XIII, Immortale Dei, 1888   

"Il n'y a pas d'espoir pour ces sociétés qui abandonnent le culte austère de la vérité pour l'idolâtrie de l'esprit. Derrière les so­phismes viennent les révolutions, et derrière les ré­volutions les bourreaux". Donoso Cortès, Essai sur le catholicisme, etc., p. 8 et 9 cité in Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 427. 

Un prétexte au service de la Secte : "Voyez ce que la secte fait elle-même pour empêcher la vérité de désiller les yeux du peuple. Par-tout où les adeptes règnent, demandez ce que c'est aujourd'hui que cette liberté de penser, de parler & d'écrire." Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 289-291. 


Loi morale

"La loi morale vient de Dieu et trouve toujours en lui sa source." (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis splendor, 1993, § 40) 



Loi naturelle

"La loi naturelle n'est autre chose que la loi éternelle, gravée chez les êtres doués de raison et les inclinant vers l'acte et la fin qui leur conviennent, et celle-ci n'est elle-même que la raison éternelle du Dieu créateur et modérateur du monde... Supposons donc une prescription d'un pouvoir quelconque qui serait en désaccord avec les principes de la droite raison et avec les intérêts du bien public ; elle n'aurait aucune force de loi, parce que ce ne serait pas une règle de justice et qu'elle écarterait les hommes du bien pour lequel la société a été formée." (Léon XIII, Encyclique Libertas, 1888)

"Il n'existe qu'une seule raison valable de refuser l'obéissance ; c'est le cas d'un précepte manifestement contraire au droit naturel ou divin, car là où il s'agirait d'enfreindre soit la loi naturelle, soit la volonté de Dieu, le commandement et l'exécution seraient également criminels." (Léon XIII, Encyclique Diuturnum, 1881).


 
Loi salique
 
"La nation des Francs illustre, ayant Dieu pour fondateur, forte sous les armes, ferme dans les traités de paix, hardie, agile et rude au combat, depuis peu convertie à la foi catholique, libre d'hérésie." (Pierre Virion, Le Christ qui est roi de France, Tequi, Saint-Cénéré 1995, p. 173.)
 

Louis XIV
 
"Messieurs, le roi est mort!" Frédéric Ier de Prusse annonçant la mort de Louis XIV à la cour de Brandebourg.


Lumière

 
"Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). Jean-Paul II, Encyclique Veritatis Splendor, 1993, § 64.

 
Mal
 
"Le mal est religieux, la révolution est religieuse, le remède est religieux, nous ne guérirons que religieusement" (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française).
 

Monarchie
 
"Pour connaître la monarchie, voyons-la dans son être. Qu'at-elle été? Qu'a-t-elle fait? ... [L]e bienfait général que la monarchie apporte quand elle est là, puis la dépression, la dégression qui marquent les moments où elle n'est pas là. Quand ça marche, il y a le roi, quand il n'y a plus de roi, ça ne marche pas" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 78).


Mosquée de Paris
 

“Toute cette couleur dûment reconnue, il n’est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve aussi être la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie. Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. Quelqu’un me disait hier : — Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ? ”
Charles Maurras, L’Action française, du 13 juillet 1926.

 


Nationalisme intégral

"Il m'est souvent arrivé de montrer que la monarchie française était le nationalisme intégral" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 24).

"[L]a condition générale de tout ce qu'il y a de nécessaire et de légitime... : liberté religieuse, paix sociale, organisation ouvrière, affermissement et réorganisation de l'Etat et de l'Armée, des affaires extérieures et intérieures, de l'économie générale: au sens mathématique, le nationalisme intégral. ... "[L]e retour à un pouvoir personnel, assez libre au dehors, assez indépendant à l'intérieur, assez tendu et défendu devant l'avenir pour être cohérent, pour durer et savoir se tenir au-dessus des compétitions auxquelles son hérédité opposait le plus fort de tous les barrages légaux. La logique et la Pratique nous traînaient également à la monarchie... Avec ce gardien et sa succession de mâle en mâle par ordre de primogéniture, qui transmet son dépôt automatiquement, le présent et l'avenir sont liés, donc sauvegardés. L'histoire des premiers capétiens eût suffi à montrer comment le royaume de France se constituait et s'arrondissait, de père en fils, alors que l'Europe se débattait dans les compétitions du règne électif. Notre nationalisme en recevait un degré de pertinence, une force d'expansion et de percussion qui faisaient notre voix plus haute, nos coups plus assurés" (
Charles Maurras, La Contre-Révolution spontanée, H. Lardanchet, Lyon 1943, p. 146).

"Quand le règne était électif ou agité de prétentions électorales et parlementaires, qu'arrivait-il? Et lorsque, à cette élection, était, substituée l'hérédité, que donnait, que valait la substitution? Qu'en recevait le royaume?... L'effet de l'élection était d'affaiblir ou de détruire l'autorité: elle déchirait et ouvrait le royaume. L'effet de l'hérédité était d'établir une tranquilité, un ordre, une durée, ce qui permettait les accroissements. Cela s'est vu de Hugues Capet à Philippe Auguste, à Saint-Louis, à Philippe le Bel: les bons fruits de ces règnes en font conjecturer le bon principe initial" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 73).

"Un pays vraiment autonome, vraiment indépendant [on dira aujourd'hui souverain et indépendant des lobbies], et donc dans le vrai sens du mot, une nationalité complète, suppose donc le gouverment d'une royauté: le prince héréditaire, le roi qui ne dépend pas de sa popularité du moment" (
Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 104). Le roi héréditaire, non soumis aux dictats de l'opinion, au règne de l'argent, n'a pas à tenir l'oligarchie en haleine, ni "allécher l'ouvrier, éblouir le bourgeois, l'employé, la grisette" (ibid., p. 103).

"Un chef d'Etat doit être libre. Il n'est point libre, il dépend du peuple s'il est élu par le peuple. Il dépend du Parlement s'il est l'élu du Parlement et des oligarchies. Il travaille donc nécessairement à flatter, à séduire, à gagner ceux dont il dépend. Pour être réélu, il recherche la popularité immédiate plus que le bien de la nation. La presse, l'opinion, l'argent, l'administration sont ses maîtres. Il est toujours induit à trahir pour eux l'intérêt national" (, , Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 121).




Noblesse

"La noblesse d'âme aussi bien que la lucidité de l'intelligence consiste à sentir ce qu'on a reçu et à honorer ceux dont on le reçoit" (
Charles Maurras, Devant l'Allemagne éternelle, Gaulois, Germains, Latins, Chronique d'une résistance, Editions de l'Etoile, Paris 1937, p. 3).


Partis

"La France est déchirée parce que ceux qui la gouvernent ne sont pas hommes d'Etat, mais hommes de parti. Honnêtes, ils songent seulement au bien d'un parti; malhonnêtes, à remplir leurs poches. Les uns et les autres sont les ennemis de la France. La France n'est pas un parti" (Charles Maurras, La Dentelle du rempart, Choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Préface de Bernard Grasset, Editions Bernard Grasset, Mayenne 1937, p. 120)

"Les partis doivent disparaître. personne n'est jamais né membre d'un parti politique; par contre, nous sommes nés membres d'une famille; nous sommes tous voisins dans une municipalité; nous peinons tous dans l'exercice d'un travail. Or, si ce sont là nos unités naturelles, si la famille, la municipalité et la corporation sont les cadres dans lesquels nous vivons, pourquoi aurions-nous besoin de l'instrument intermédiare et pernicieux des partis qui, pour nous unir en des groupements artificiels, commencent par nous désunir dans nos réalités authentiques ?" (José Antonio Primo de Rivera in
Jacques Ploncard d'Assac, Doctrines du nationalisme, Edition du Fuseau, Meaux 1965, p. 165).

 

Patrie

"La Patrie, ce fut à l’origine le territoire de la famille, la terre du père. Le mot s’étendit à la seigneurie, et au royaume entier, le Roi étant le Père du peuple. L’ensemble des territoires sur lesquels s’exerçait l’autorité du Roi s’appelait donc ‘Patrie’" (Frantz Bunck-Brentano, L’ancienne France, le Roi, in Marquis de la Franquerie, La mission divine de la France, ESR, p 96.) "Cette famille est aimée et respectée comme la première du pays. Elle personnifie ses traditions et ses gloires. Sa prospérité et celle du pays n’en font qu’une. Elle porte en elle les espérances de l’avenir. Tous le savent et vivent en paix. (Mgr Delassus, L’esprit familial, dans la famille, dans la cité, dans l’État, p. 31, in Marquis de la Franquerie, La mission divine de la France, ESR, p 96).

"Notre patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c'est notre Foi, notre terre, notre Roi... Mais leur patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous?... Ils l'ont dans le cerveau; nous l'avons sous les pieds. Il est vieux comme le diable, le monde qu'ils disent nouveau et qu'ils veulent fonder dans l'absence de Dieu... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur.. Au jour de son procès, Charette le répétera à ses juges qui demandaient une explication: "Pour mon Dieu, mon Roi et ma Patrie " (Texte de François Athanase de Charette de la Contrie, extrait du livre de Michel de Saint Pierre, Monsieur de Charette, Chevalier du Roi, La table Ronde 1977)



Pénitence

A ses disciples qui l'interrogeaient au sujet d'une catastrophe survenue à Jérusalem : la tour de Siloë s'était écrasée sur la foule, Jésus répond : "Ces dix-huit sur lesquels est tombée la tour de Siloë et qu'elle a tués, croyez-vous qu'ils aient été plus coupables que les autres hommes qui habitent Jérusalem ? Non, je vous le dis. Mais si vous ne faites pas pénitence, VOUS PERIREZ TOUS DE LA MEME MANIERE." (Lc 13, 4-5).



Politique

"La politique est la première des charités car elle vise au bien du plus grand nombre." (Pie XI)

"Les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la "politique", à savoir à l'action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun" (Jean-Paul II, Christifideles Laici, n. 42). 



Politique "du moindre mal"

"La politique du moindre mal n'a jamais abouti qu'à conforter les acquis de la Révolution" (Gérard Saclier de la Bâtie, cité in
La Gazette royale, octobre - novembre - décembre 2006, n° 109, p. 4)



Principes

"Sachons que l’abandon des principes est la vraie cause de nos désastres» (Henri V Comte de Chambord)

"Je ne suis pas un candidat à la royauté, mais un principe de gouvernement. Si la France veut le gouvernement que je représente et qui est le seul que je lui puisse donner, alors je suis à sa disposition" (Henri V, Comte de Chambord cité dans Le Temps du 29 août 1872.)

"Le césarisme et l'anarchie nous menacent encore, parce que l'on cherche dans des questions de personnes le salut du pays, au lieu de la chercher dans les principes." (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 25 janvier 1872.)

"II est impossible de discuter avec quelqu'un qui nie les principes" (adage scolastique)

 

Profit

"Le profit [...] sous une forme intelligente, sous un aspect légal, c'est une anthropophagie". (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité).

 

Raison

"Vous qui séparez la raison et la religion, sachez que vous détruisez l'une et l'autre. La religion est la santé de la raison ; la raison est la force de la religion. La religion sans la raison devient de la superstition. La raison sans la religion devient de l'incrédulité." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, L'Unité spirituelle).


Rassemblement

"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 mars 1987)

"La vieille maison que je représente a construit l'unité de la France, roi après roi, une France à l'aise dans ses frontières naturelles comme nul autre des pays voisins » (Alphonse Duc d'Anjou et de Cadix, dans une interview à La Voix du Nord en date des 23 et 24 octobre 1983.)

Révolution française

"Allons chercher l'ennemi: si je recule, tuez-moi; si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi". Henri de La Rochejaquelein (1772-1794), vingt ans, aux paysans vendéens qui vinrent le supplier de se mettre à leur tête pour combattre l'hydre révolutionnaire.

Henri de La Rochejaquelein. Ce sous-lieutenant de cavalerie issu d'une famille de haute noblesse s'était retiré en sa terre de Clisson après la chute de la royauté (10 août 1792). L'insurrection vendéenne allait l'entraîner dans des aventures aussi héroïques que brèves.


"Les premiers quotidiens idéologiques de propagande et de masse sont ceux de la Révolution française" (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MaME, 1997).

"L'idée de la Révolution..., était profondément cosmopolite." (
Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 50).

"La Révolution a si bien compris, Monsieur, l'impossibilité d'atteindre le but de désorganisation universelle qu'elle poursuit depuis bientôt un siècle, tant que la famille chrétienne, avec son esprit, ses traditions, ses liens, ses modèles et ses règles, lui opposerait le rempart de sa constitution vieille comme le monde, qu'elle n'a cessé de porter à la famille ses plus formidables coups. C'est au cœur même de ce foyer sacré, chef d'œuvre sorti des mains de Dieu, que son infatigable persévérance cherche à faire pénétrer, sous toutes les formes et à tous les degrés, des semences de révolte, de division et de haine. L'autorité paternelle est, pour la Révolution, l'obstacle qu'il faut renverser à tout prix : symbole de l'autorité souveraine dans la société qui n'est elle-même, à vrai dire, qu'une agrégation de familles, il s'agit par tous les moyens possibles de l'amoindrir, de la déconsidérer, de l'abaisser. Avec des fils irrespectueux et des frères ennemis, la tyrannie révolutionnaire peut compter sur des citoyens façonnés pour la servitude, auxiliaires naturels de ses combinaisons et de ses plans." (Henri V, Comte de Chambord, dans sa lettre du 12 juillet 1877, adressée à Ch. de Ribbe, auteur de La vie domestique.)

"La Révolution 'française' a commencé par la déclaration des droits de l'homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu." (Louis de Bonald, Législation primitive)

"La révolution française (...) est satanique dans son essence." (Joseph De Maistre, Du Pape, 1820)

"La France sans Roi L'Etat sans Dieu ! N'est-ce pas, en effet, le mal social particulier à notre temps ! N'est-ce pas la vraie cause de nos malheurs, l'explication de tant d'évènements inexplicables, l'aberration la plus incompréhensible dans laquelle puisse tomber une nation chrétienne au nom du progrès ! (...) L'irréligion d'Etat ne profite qu'à l'irréligion générale, qu'à la ruine de toute religion et de toute société. Pour tout dire d'un seul mot : l'émancipation progressive de l'Europe de la tutelle du catholicisme, sa sortie de l'ordre divin et la substitution, en toutes choses, de la souveraineté de l'homme à la souveraineté de Dieu : voilà le caractère distinctif de l'époque moderne ; voilà ce que nous appelons la Révolution ; voilà le mal !" (Mgr Gaume, La Révolution, Gaume Frères, Paris 1856, Vol. 1, p. 7)

"Et qu'est-ce, d'ailleurs, que [...] la Révolution, sinon le droit de l'homme affranchi du contrôle de Dieu ? Et qu'est-ce qu'un tel droit, sinon le retour à la barbarie ? (...) La Révolution est la dernière barbarie." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, L'infaillibilité, Paris 1861, Nouvelles Éditions Latines, 1956, p. 29-31.)

"Dans cette Révolution Française, tout, jusqu’à ses forfaits les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été l’effet de la plus profonde scélératesse. » (Abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797)



République

"La République en France est le règne de l'étranger. L'esprit républicain désorganise la défense nationale et favorise les influences religieuses directement hostiles au catholicisme traditionnel. Il faut rendre à la France un régime qui soit français." (Charles Maurras, La Contre-Révolution spontanée, H. Lardanchet, Lyon 1943, p. 67). 

 

"Fondée sur des chimères et soutenue par l'imposture, elle [la république] conduit les peuples à leur perte et l'humanité à sa fin." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française).



"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52). 

"Il faut choisir entre la tradition de la vie et la tradition de la mort. L'attachement aux principes de la Révolution fait la garantie la plus forte de notre émiettement; mais, cet émiettement individualiste fait, à son tour, le meilleur gage de la domination de l'étranger sur nos fils et nos petits-fils" (Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 44)."Je ne suis pas d'accord avec la Constitution de 1958, qui, à l'instigation de Pierre Pfimlin, maire de Mulhouse, avait fait de la surenchère par rapport à celle de la IVème République : « La France est une République laïque (...) Elle respecte toutes les croyances » est-il indiqué. Mais la République n'a pas à respecter toutes les croyances, même si elle doit respecter tous les croyants." (Emile Poulat - Propos recueillis par l’abbé G. de Tanoüarn, Nouvelle revue Certitudes - avril-mai-juin 2003 - n°14)


Royalisme

"Le royalisme français, même aujourd'hui, n'est pas, et ne peut pas être un simple culte du souvenir; il est une espérance politique plus encore qu'une nostalgie, une doctrine (peut-être un faisceau de doctrines?), en tout cas une réserve de la France, un "recours", comme il est convenu de dire" (Guy Augé, préface de La Tradition Monarchique de Paul Watrin, Paris 1983, p. VIII). 


Royaume de France

"La France est le 'Royaume chéri et béni de Dieu dont l’exaltation est inséparable de celle de l’Église'". Alexandre III (1159-1181) : Epst. XXX t. X, Conc. Col. 1 212, in Marquis de la Franquerie, La mission divine de la France, ESR, p. 132. C’est également ce qu’affirmait Grégoire XI (1370-1371) : t. XI, Conc. Col. 367.


 

Royauté

Il est métaphysiquement impossible de rétablir la royauté telle que la concevait l'ancienne et vraie France, sans rétablir le règne de Jésus-Christ" (R.P. J.-B.J. Ayroles, S.J., Lettre du R.P. citée in extenso dans La monarchie française, t. I, p. 252.)

 

Sacrifice

"L'âme qui, au milieu des sécheresses et des délaissements, conserve toujours son attention et sa sollicitude pour servir Dieu, pourra avoir de la peine et craindre de ne pas réussir ; mais, en réalité, elle offrira à Dieu un sacrifice de très agréable odeur (Gn 8,21)." (Saint Jean de la Croix 1542-1591, carme, docteur de l'Église, Avis et maximes (121-143 in trad. Seuil 1945, p. 1199) 

 

"Une armée formidable et une nuée de barbares va fondre sur cette isle (Malte) ce sont les ennemis de Jésus-Christ : ... Heureux ceux qui, pour une si bonne cause, consommeront les premiers leur sacrifice ! Mais, pour nous en rendre dignes, allons mes chers frères, renouveler nos voeux aux pieds des autels, et que chacun puise dans le sang-même du Sauveur des hommes, et dans la pratique fidèle des sacrements, ce généreux mépris de la mort qui peut seul nous rendre invincibles." (Jean de la Valette Parisot, Grand Maître de l'Ordre de Malte, à l'occasion du grand siège de Malte en 1565).

 

"Le sacrifice est une loi de la vie. [...] Il n'y a ni grandeur, ni beauté, ni sainteté sans sacrifice. Mais le sacrifice n'est pas une vertu réservée aux héros ou aux saints. Il doit être pratiquer par tous, car il est une nécessité spécifique de la vie humaine." (Alexis Carrel, Réflexions sur la conduite de la vie)



Séparation des pouvoirs

"Un peu d'imagination! Tous les pays du monde ne sont pas condamnés jusqu'à la fin des temps à subir une bande de bavards impénitents et incompétents! [...] Or cette séparation du pouvoir central entre législatif, exécutif et judiciaire, est une invention du XVIIIe siècle (on sait ce que les inventions politiques 'géniales' et adoptées par la majorité, même de l'élite, sans analyse, nous ont apporté comme catastrophes : qu'on pense au suffrage universel 'mensonge universel' ainsi que le disait Pie IX!) Montesquieu ayant mal compris le système britannique nous infligea cette théorie si contraire à la tradition française ("le pouvoir est UN et insécable comme le point".) Le roi est juge, le roi est source de la loi (Louis XIV fit sur ce point une belle sortie au parlement de Paris) et il commande. S'il donne et casse la loi, s'il ne peut se lier, il est absous de la puissance de la loi, donc absolu. Depuis 1748, date de la parution de l'Esprit des lois, nous sommes fascinés en France et ailleurs par les principes énoncés par le baron de Montesquieu qui initié à la franc-maçonnerie en Grande-Bretagne (mai 1730) présenta, avec sa belle imagination, la constitution de ce pays comme étant la meilleure. Ce gentilhomme fut avec Jean-Jacques Rousseau (un Suisse, grand malade mental) l'un des pionniers dans l'oeuvre 'philosophique' qui intoxiqua les Français. Il est manifeste que ces deux pseudo-philosophes, délirants (comme diraient les papes), sont reconnus comme les précurseurs de Frédéric Hegel, 'père' de Karl Marx." (Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, note 93, p. 62.) 

 

Simplicité

"Parce que votre âme est extrêmement simple, mais quand vous serez parfaite, vous serez encore plus simple, plus on s'approche du bon Dieu, plus on se simplifie" (La Mère supérieure à Sainte Thérèse de Lisieux in Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte-Face, Histoire d'une âme, Manuscrits autobiographiques, Cerf, Desclée De Brouwer, Lonrai 2000, p. 152.) 


 

Socialisme

 

"Le socialisme [...] découle du libéralisme." (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité).

 


Souveraineté "nationale"

"[S]ous le nom de souveraineté nationale, on aura le régime de l'Anonymat, de l'Irresponsabilité, de l'Election, de l'Argent et de l'Etranger" (
Charles Maurras, L'Ordre et le désordre, Les idées positives et la Révolution, Les Îles d'Or Editions Self, Paris 1948, p. 52).
  

Traditions

"Une nation chrétienne ne peut impunément déchirer les pages séculaires de son histoire, rompre la châine de ses traditions, inscrire en tête de sa constitution la négation des droits de Dieu, bannir toute pensée religieuse de ses codes et de son enseignement public. Dans ces conditions, elle ne fera jamais qu'une halte dans le désordre. Elle oscillera perpétuellement entre le césarisme et l'anarchie, ces deux formes également honteuses des décadences païennes, et n'échappera pas au sort des peuples infidèles à leur mission" (Henri V, Comte de Chambord, Lettre à M. de Carayon-latour, 8 mai 1871 in Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 6.)

"Dans un monde bouleversé et inquiet qui ne sait à quoi se raccrocher, sainte Jeanne d'Arc demeure l'incarnation d'une permanence : la permanence de la tradition française." (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 11 mai 1986)

"Le Souverain, qu'il soit Roi ou Peuple, est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun Etat ne peut se passer d'un souverain. Le choix que l'on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à 1'Etat. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l'onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes "est empereur en son royaume". Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de 1'étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s'est bâtie et a prospéré. Aujourd'hui, la question est loin d'être inactuelle et il me semble que si vous m'avez demandé d'être parmi vous c'est parce que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu'ils demeurent l'expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l'Etat. Ce devoir, nous l'incarnons depuis que la France est France. Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l'héritage de la tradition." (Louis XX, Louis duc d'Anjou et de Bourbon dans un discours prononcé à Paris, le 24 septembre 1999.)

"Le naufrage de tant d'âmes donne tristement raison à cette appréhension maternelle de l'Eglise et oblige à conclure que la stabilité du territoire et l'attachement aux traditions ancestrales, indispensables à la saine intégrité de l'homme, sont aussi des éléments fondamentaux pour la communauté humaine" (Pie XII, Allocution au consistoire, 20 février 1946 in Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines, Rennes 1960, p. 30.)

"Ne l'oubliez pas ! c'est par le retour à ses traditions de Foi et d'honneur, que la grande nation (i.e. la France) un moment affaiblie, recouvrira sa puissance et sa gloire." (Henri V, Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870.)
 

Tyrannie

"Avec la Révolution en 1789, "on passe de la de la tyrannie d'un tyran débonnaire – celle du roi de France – à la véritable tyrannie, celle du monocamérisme ou celle des majorités changeantes d'une assemblée sous la pression des tribunes...." (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Paris 1996, p. 256.)


Unité du pouvoir

“Rien n’est plus propre à assurer l’unité que ce qui est un par soi” selon la formule de St Thomas, et c’est ce qui justifie le fait que le pouvoir soit exercé par un seul... de ce point de vue, le pouvoir monarchique correspond mieux aux caractères naturels de l’autorité que n’importe quelle autre forme d’institution... Le gouvernement monarchique de la cité est le meilleur parce qu’il est celui par lequel l’autorité est établie sur les bases les plus solides parce que les plus naturelles. La division du pouvoir en lui-même est la division légale de l’unité du pouvoir, loi première, ou plutôt dogme fondamental de la société : tout royaume qui s’écartera donc de cette unité sera désolé : désolé par les factions, désolé par les haines, désolé par les ambitions ; il sera désolé et détruit, car deux pouvoirs forment deux sociétés toujours en guerre l’une contre l’autre... la division du pouvoir est si peu conforme au droit naturel, qu’on la trouve très peu dans les premiers siècles, elle engendre dans la plupart des cas la disparition des sociétés qui en sont affectées."
Manifeste légitimiste. Fichier PDF


Vérité

"L’annonce de la vérité est la plus grande des charités dans l’Evangile." (Vittorio Messori, La Vérité a un nom et un visage, éditions MamE)

 

"Tout ce qui est vrai vient de l'Esprit-Saint, quel que soit celui qui l'exprime." (Saint Thomas d'Aquin)

"Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). Veritatis Splendor 64.

 

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