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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 07:06
"La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine...

La parole latine « con-solatio », consolation, l'exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n'est plus solitude. La capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être personnel, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte ; alors règnent la violence et le mensonge...

... À la foi chrétienne, dans l'histoire de l'humanité, revient justement ce mérite d'avoir suscité dans l'homme d'une manière nouvelle et à une profondeur nouvelle la capacité de souffrir de la sorte, qui est décisive pour son humanité. La foi chrétienne nous a montré que vérité, justice, amour ne sont pas simplement des idéaux, mais des réalités de très grande densité. Elle nous a montré en effet que Dieu -- la Vérité et l'Amour en personne -- a voulu souffrir pour nous et avec nous. " (Benoît XVI, Encyclique Spe Salvi, § 38-39, trad. Libreria Editrice Vaticana,  
Commentaire du jour).

                                                                       ***



Il n'y a pas d'autres explications à la souffrance sur terre que la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ.
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commentaires

j-paul 15/05/2009 10:26

oui le plus fort se doit de protéger le plus faible, c'est la loi de la chevalerie chrétienne, règle de Saint Bernard.