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Christ Roi

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 15:40

Le rabbin du Kotel déplore la venue du pape au Mur des lamentations. Dans un entretien au Jerusalem Post du 17 mars, Shmuel Rabinovitch, rabbin du Kotel (Mur des lamentations) a déclaré qu’« il n’était pas approprié de s’approcher du Kotel avec des symboles religieux, y compris une croix ».
Il estime, en effet, que « les croix sont un symbole qui blessent les sentiments des juifs ». Or, le 12 mai prochain, Benoît XVI doit se rendre au Mur des lamentations à l’occasion de sa visite en Terre Sainte, en compagnie des grands rabbins d’Israël. En novembre 2007, Shmuel Rabinovitch avait exigé qu’un groupe d’évêques autrichiens conduits par le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, cachent leur croix pectorale avant de pénétrer dans l’enceinte du Mur des lamentations. Ils s’étaient alors retirés.

Le secrétaire général du Conseil central des Juifs d’Allemagne, Stephan J. Kramer, a vivement critiqué la position du rabbin. Si la controverse devait amener l’annulation de la visite du pape au Mur des lamentations, les intérêts de la politique étrangère d’Israël seraient gravement touchés, a-t-il déclaré à l’agence KNA.


Par ailleurs, des rabbins fondamentalistes font pression sur le gouvernement israélien pour qu’il ne fasse aucune concession diplomatique au Saint-Siège sur la question des impôts concernant les biens de l’Eglise en Terre Sainte. Il doit être rappelé, écrivent ces rabbins du "Sanhédrin moderne", « que le Vatican, en tant que la plus importante Eglise chrétienne, est responsable de l’héritage de Rome qui a conquis Jérusalem, exilé les Juifs et détruit leur pays ».

Ce tribunal rabbinique autoproclamé, composé de 71 rabbins, affirme dans une lettre ouverte adressée au président de l’Etat d’Israël, au nouveau Premier ministre, Benyamin Netanyahu, au Premier ministre sortant, Ehud Olmert, et aux ministres et membres de la Knesset, que « toutes les Eglises qui existent aujourd’hui dans le pays d’Israël sont le résultat de la destruction des Juifs il y a 1.900 ans, de l’élimination des Juifs de leur pays et de leur exil que le christianisme souhaite éternel ».

Signée notamment par le rabbin Yoel Schwartz, chef du Sanhédrin, la lettre met en garde le gouvernement israélien contre toute tentative de signer un accord avec le Saint-Siège. Les rabbins fondamentalistes déclarent que l’Etat d’Israël garantit la liberté de culte à toute religion à l’exception des Juifs sur leur site le plus sacré, le Mont du Temple, c’est-à-dire l’Esplanade des Mosquées, sur laquelle sont bâties les Mosquées El-Aqsa et Dôme du Rocher. Le Sanhédrin déplore que là les Juifs n’ont pas droit à une liberté religieuse minimale. « L’Etat d’Israël contredit ainsi le but pour lequel il fut établi, et cela mine ses propres fondations ».
Ces rabbins affirment qu’au contraire l’Etat d’Israël fait des « efforts spéciaux » pour transférer ses biens nationaux, religieux et spirituels « aux fils d’étrangers ». Ils regrettent les tentatives d’empêcher la « souveraineté juive exclusive » sur le « Mont du Temple » (où se trouve le troisième lieu saint de l’islam, après La Mecque et Médine) et les « demandes infondées des nations étrangères de prendre possession du pays d’Israël ». Ils dénoncent dans la même lettre les tentatives de signer des accords avec l’Eglise catholique sur ses propriétés sur le Mont Sion, la vieille ville de Jérusalem, le Lac de Tibériade, et d’autres lieux saints. Ils rappellent au gouvernement de l’Etat d’Israël qu’il doit absolument « actualiser la souveraineté juive à Jérusalem, la cité de Dieu, la ville royale, la capitale d’Israël, le cœur du monde ». 
Le Sanhédrin salue le fait que Shmuel Rabinovitz, le rabbin du Kotel (Mur des lamentations), a fait preuve d’un comportement admirable, à leurs yeux, en refusant d’interrompre la prière juive au Mur occidental durant la prochaine visite à Jérusalem du pape Benoît XVI. « La réconciliation rapide avec le pape après une série de déclarations malheureuses qu’il a faites contre nous ne fait pas honneur au peuple d’Israël. Toutes les autorités politiques et les autorités de la Torah (…) doivent exprimer leur désapprobation des tendances catholiques ‘restaurationistes’ qui visent à annuler l’autorité souveraine de l’Etat d’Israël et le statut du peuple juif, du peuple d’Israël, sur la terre d’Israël, sa Terre sainte ».

Pour les rabbins signataires de cette lettre ouverte, le gouvernement israélien n’est pas autorisé à transférer à des « agents et pouvoirs politiques et religieux étrangers » des terrains et des édifices en Israël. Raison pour laquelle, poursuivent-ils, tous les documents qui ont été signés par des autorités israéliennes avec le Vatican sont nuls et non avenus « et le Vatican ne devrait pas croire qu’il les conservera ». « Continuer de chercher des faveurs aux yeux de l’Eglise en signant des accords illégaux pourrait finir (…) dans des guerres religieuses dévastatrices partout dans le monde », concluent-ils. date : 2/5/2009 Dici.org

Benoît XVI se rendra en Terre Sainte du 11 au 15 mai. Il est nécessaire de prendre connaissance du contexte politique et religieux dans lequel s’inscrira sa visite. Le poids des fondamentalistes dans la société israélienne, le rôle des ultranationalistes au gouvernement, les accords juridiques et financiers jamais conclus entre le Vatican et Israël depuis la reconnaissance en 1993 de l’Etat hébreu par le Saint-Siège, la polémique autour du prétendu silence de Pie XII face à l’holocauste, tout cela sur fond de conflit israélo-palestinien, telle est la situation que le pape trouvera dans deux semaines.
date : 2/5/2009 Dici.org

Pour comprendre cette polémique, il faut savoir que depuis plus de 15 ans déjà le Vatican et Israël négocient sur les problèmes fiscaux qui auraient dû être résolus après l’Accord fondamental ("Fundamental Agreement"), signé le 30 décembre 1993, qui a permis l’établissement de relations diplomatiques entre les deux Etats. Depuis cette date, les négociateurs cherchent à parvenir à un accord sur toutes les questions en suspens relatives aux propriétés et aux impôts, afin que l’Eglise bénéficie d’une sécurité juridique et fiscale lui permettant de mener à bien sa mission.

Lorsque le Saint-Siège a établi des relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël en 1993, Jean-Paul II avait opté - en geste de bonne volonté - pour la proposition d’un "Accord fondamental" suivi de négociations plus détaillées sur les questions pratiques. L’objet de ces âpres négociations porte sur la sécurité des propriétés religieuses de l’Eglise catholique en Israël et la confirmation des exonérations fiscales historiques dont l’Eglise jouissait au moment de la naissance de l’Etat d’Israël. A l’étude depuis une quinzaine d’années, cet accord juridique et financier n’a pas encore été trouvé.
Concernant la question des taxes et impôts, ce sont jusqu’à présent les Accords de Mytilène (1901), passés à l’époque avec l’Empire ottoman, qui protégent les institutions chrétiennes. Israël ne veut pas les renouveler, car ils exemptent de tout impôt et de toute taxe l’Eglise en Terre Sainte. C’est pourquoi depuis l’occupation des territoires palestiniens en 1967, les institutions chrétiennes reçoivent de l’Etat d’Israël des factures. D’entente avec le Saint-Siège, ces institutions sursoient pour le moment au paiement, en attendant que l’affaire soit réglée. Les taxes versées par les communautés chrétiennes ne sont pas nécessaires à l’économie d’Israël, mais elles compromettraient certainement la survie des institutions chrétiennes en Terre Sainte, si elles devaient être un jour payées.

Dans ce contexte, il faut lire avec prudence la déclaration de la commission bilatérale de travail entre le Saint-Siège et l’Etat d’Israël en vue de la conclusion d’un accord juridico-financier, réunie à Jérusalem le 23 avril dernier. Dans un communiqué publié à la fois par l’Ambassade d’Israël près le Saint-Siège et par le Bureau de presse du Saint-Siège, les participants ont encore une fois souhaité « trouver un accord le plus tôt possible », un peu plus de deux semaines avant la visite de Benoît XVI. Intervenue dans « un climat de grande cordialité et d’esprit de compréhension », cette nouvelle réunion a été l’occasion d’étudier un rapport proposé par un groupe de travail, a indiqué le communiqué sans plus de précisions. Alors que cette rencontre du 23 avril devait être la dernière avant l’arrivée de Benoît XVI, la commission bilatérale se retrouvera en réunion plénière au ministère israélien des Affaires étrangères le 30 avril. date : 2/5/2009 Dici.org

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