Remèdes à la tyrannie
Du point de vue de la doctrine sociale de l'Eglise, l'oeuvre de saint Thomas donne, de manière très systématique, les principes essentiels dont s'inspirent les encycliques de Léon XIII, qui, constituent la base de l'enseignement social de l'Église depuis un siècle.
St. Thomas d'Aquin aborde le thème de la légitimité d'une résistance active et du recours à une action violente contre le tyran. Il se livre à une critique sévère des régimes tyranniques qu'il caractérise par leur mépris du bien commun de la cité auquel les tyrans préfèrent leurs propres avantages.
Les conditions du tyrannicide sont longuement examinées. St. Thomas déclare que le tyrannicide est inconforme avec la doctrine des apôtres, que ce n’est pas une initiative privée, « mais l’initiative publique qui doit s’attaquer à la cruauté des tyrans ». Les initiatives privées sont à éviter car elles pourraient entraîner plus de mal que de bien. La solution, c’est d’un coté le peuple qui peut faire une rupture du lien d’allégeance ; de l’autre coté c’est l’église qui peut intervenir (inspiration théocratique).
A l'heure où l'Eglise catholique en France (en France car ce n'est pas le cas ailleurs, en Espagne, Italie, Amérique, etc.) se couche devant la culture de mort (appel au dialogue, refus systématique de s'associer aux manifestations et contre-manifs pro-vie, etc.), le droit naturel et la loi naturelle piétinés, l'option du peuple faisant une rupture du lien d’allégeance devient envisageable.
Les évêques de l'Église catholique en France se réunissent en Assemblée plénière du 31 mars au 3 avril 2009 à Lourdes. L'Église catholique en France aura-t-elle un train de retard?
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