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Christ Roi

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 09:18

ROME, Vendredi 5 décembre 2008 (ZENIT.org) - Benoît XVI a écrit une lettre au philosophe et sénateur italien Marcello Pera pour le remercier de la contribution apportée par son dernier livre, où il montre que la base du libéralisme se trouve dans la relation de la personne avec Dieu.

... « Dans une logique indéniable, reconnaît le pape dans sa lettre, vous montrez que le libéralisme perd sa base et se détruit lui-même s’il abandonne ce fondement ».

« Votre analyse sur ce que peuvent être l’Europe et une Constitution européenne où l’Europe ne se transformerait pas en une réalité cosmopolite, mais trouverait, à partir de son fondement chrétien libéral, sa propre identité est d’une importance capitale », ajoute-t-il.

L’œuvre du philosophe, souligne-t-il, « explique très clairement qu’un dialogue interreligieux au sens strict du terme est impossible, alors que le dialogue entre les cultures, qui approfondit les conséquences culturelles de la décision religieuse de fond, se révèle beaucoup plus urgent ».

« Alors que dans le premier cas un vrai dialogue n’est pas possible sans mettre entre parenthèses sa propre foi, il faut affronter dans le débat public les conséquences culturelles des décisions religieuses de fond », explique-t-il.

Selon Benoît XVI, Marcello Pera « montre que le libéralisme, sans cesser d’être un libéralisme mais au contraire, pour être fidèle à soi-même, peut renvoyer à une doctrine du bien, en particulier à la doctrine chrétienne qui lui est congénère, offrant ainsi vraiment une contribution au dépassement de la crise ».

Dans un entretien accordé à Radio Vatican le 28 novembre, Marcello Pera a confié ses espoirs que Benoît XVI aide le libéralisme à trouver ses racines. « Ce n’est pas un hasard, ce pape est le pape du dialogue interculturel, autrement dit de ce dialogue qui doit mettre en évidence quels sont les droits fondamentaux de l’homme qui doivent être acceptés par tous », ajoute-t-il.

Le philosophe italien a aussi expliqué les motifs pour lesquels le libéralisme est parfois devenu antichrétien.

« Pour ce qui est de l’Europe en particulier, il y a une explication historique, a-t-il souligné. ...« Certains Etats nationaux, l’Italie et la France, se sont ... constitués comme Etats-nations en s’opposant, en entrant en conflit avec l’Eglise catholique ».

«... [S]i nous passons de l’anticléricalisme à l’antichristianisme, ce qui équivaudrait à une apostasie du christianisme, nous perdons les qualités mêmes, les vérités mêmes, les fondements mêmes de ces libertés et de ces droits sur lesquels se fondent nos Etats libéraux ». [C'est ce que disait il y a plus de deux siècles, en 1791, le libéral et contre-révolutionnaire britannique Edmund Burke dans ses Réflexions sur la Révolution française contre les soit-disant "libéraux" de France tournant le dos et écrasant toutes les gloires qui ont fait la France... Comme l'écrivait Charles Maurras: "le libéralisme supprime en fait toutes les libertés. Libéralisme égale despotisme"]

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commentaires

L
Cette lettre est très malheureuse. Elle montre bien à quel point le Saint-Père peut être libéral et moderniste: "la base du libéralisme se trouve dans la relation de la personne avec Dieu", ce sont les Lamennais, Montalembert, Dupanloup, Broglie et consort qui semblent s'exprimer par la voix du Pape. Il s'agit encore et toujours de nous faire croire que les catholiques libéraux ont su saisir en précurseurs ce que toute l'Eglise antéconciliaire, papes en tête, a injustement condamné; en bref, que la vraie Foi est indissociable du libéralisme, aujourd'hui.C'est un crève-coeur de plus pour tout catholique authentique. Prions pour le Saint-Père et faisons pénitence. 
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S
le pape déclare trop, et le libéralisme c'est l'anesthésie de l'intelligence spéculative. D'ailleurs, ça dort.
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I
L'identité de l'Europe est helleno-chrétienne, quelque soit le régime dans laquelle elle évolue ...Mais qu'est-ce que notre Saint Père veut dire par "libéralisme" ? Difficile d'en dégager une définition ...Si le libéralisme est lié à la définition de Don Félix Sarda y Salvany, alors il est totalement antinomique avec la chrétienté ... C'est l'ennemi absolu à l'heure actuelle .. :
Qu'est-ce que le libéralisme ?
Dans l'ordre des idées, c'est un ensemble d'idées fausses, et, dans l'ordre des faits, c'est un ensemble de faits criminels, conséquences pratiques de ces idées.
Dans l'ordre des idées, le libéralisme est l'ensemble de ce que l'on appelle principes libéraux, avec les conséquences qui en découlent logiquement. Les principes libéraux sont : la souveraineté absolue de l'individu, dans une entière indépendance de Dieu et de son autorité ; la souveraineté absolue de la société, dans une entière indépendance de ce qui ne procède pas d'elle-même ; la souveraineté nationale, c'est-à-dire le droit reconnu au peuple de faire des lois et de se gouverner, dans l'indépendance absolue de tout autre critère que celui de sa propre volonté exprimée d'abord par le suffrage et ensuite par la majorité parlementaire ; la liberté de penser sans aucun frein, ni en politique, ni en morale, ni en religion ; la liberté de la presse, absolue ou insuffisamment limitée, et la liberté d'association toute aussi étendue.
Tels sont les principes libéraux dans leur radicalisme le plus cru.
Leur fond commun est le rationalisme individuel, le rationalisme politique et le rationalisme social, d'où découlent et dérivent : la liberté des cultes, plus ou moins restreinte ; la suprématie de l'État dans ses rapports avec l'Église ; l'enseignement laïque ou indépendant, n'ayant aucun lien avec la religion ; le mariage légitimé et sanctionné par l'intervention unique de l'État. Son dernier mot, celui qui en est le résumé et la synthèse, c'est la sécularisation, c'est-à-dire la non-intervention de la religion dans les actes de la vie publique, quels qu'ils soient, véritable athéisme social qui est la dernière conséquence du libéralisme.
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