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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 13:30


Voici une video essentielle où le talmudiste Jacques Attali, conscience grise de Sarkozy, l'auteur pour la France du rapport Attali (cyniquement intitulé "Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française : 300 décisions pour changer la France"), explique "c'est quoi aujourd'hui être juif en France et dans le monde" (Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain, Jacques Attali, économiste, Paris, mars 2007).
Attali dévoile sa conception talmudique-sioniste, ethnique et racialiste, de l'identité juive au travers de son inquiétude de la disparition de la communauté juive "en tant que peuple".
Ce qui est intéressant, c'est de constater le double jeu d'Attali, selon que l'on se place du point de vue de la France ou selon le point de vue d'Israël.
Dans son
rapport, Attali préconise à Sarkozy l'immigration comme solution à la "libération de l'économie française", et de l'autre, pour Israël, préconise l'exact inverse et fait montre d'une inquiétude quant au nombre de la "population juive par rapport aux populations environnantes, qui sont elles-mêmes de plus en plus nombreuses dans la région" et, sur la scène mondiale, l'inquiétude face à "des peuples aussi sophistiqués que sont les Chinois et les Indiens".
Il est donc frappant que nous soyons sous la férule d'un personnage qui, selon les pays envisagés (France ou Israël), prônent deux politiques radicalement différentes.
Tout d'abord, pour Attali, cela reste une question "presque évidente": "nous sommes juifs, nous savons que nous avons un rôle historique particulier que nous avons joué au moins depuis 3000 ans… Ce rôle est inscrit dans l'histoire de l'humanité".

Seulement, Attali soulève une inquiétude, celle du "cauchemar de la disparition du peuple juif": "se poser la question si le peuple juif survivra au XXIe siècle, en tant que peuple", car "rien n'est éternel dans l'histoire humaine, et la meilleure façon de résister à une menace, c'est de la connaître".
"Se pose en Israël la question en Israël de la population juive par rapport aux populations environnante" (4:00 au curseur).
Autre question: "toutes les communautés juives du monde disparaissent ou décroissent, soit en nombre absolus, soit en nombre relatifs, sauf quelques-unes, étranges, la communauté juive allemande, la communauté juive australienne, ou quelques autres." (2:47)
"Donc la probabilité que la communauté juive représente une part décroissante de l'espèce humaine, est une évidence, accélérée par ce phénomène … de l'assimilation par les mariages mixtes" (3:26)
"Il y a donc un processus d'assimilation et de disparition hors de l'Etat d'Israël considérable" (3:50)
Autre problème, "en Israël proprement dit (3:58), se pose la question de la population juive par rapport aux populations environnantes, qui sont elles-mêmes de plus en plus nombreuses dans la région, et qui à l'échelle de cinquante ans, seront non seulement plus nombreuses dans l'ensemble palestinien que dans l'ensemble israélien et à l'échelle de soixante ou soixante-dix ans plus nombreuses sur le territoire israélien en population non-juive qu'en population juive. Donc nous avons clairement à affronter le fait que la population juive est de plus en plus minoritaire, faible, et en voie de disparaître".
D'où la question d'Attali: "qu'est-ce qu'une identité d'un peuple dont la trace numérique dans l'histoire disparaît, et dont la présence sur un sol, sur un territoire, se réduit de plus en plus à une population dont la conception est celle d'une nation qui a à défendre son intérêt en tant que nation et qui le défend sans véritablement se poser la question du destin d'un peuple à vocation universelle, mais seulement comme nation…"
"Cette identité où est-elle aujourd'hui?" (5:05)
Attali exprime la crainte du peuple juif devant "la montée et l'arrivée sur la scène mondiale de peuples aussi sophistiqués que les peuples chinois et indiens" (6:45)
"Pourquoi jusqu'à aujourd'hui le peuple juif a-t-il été capable de survivre", selon Attali? (6:55)
Attali répond (on touche ici au cœur du discours) : "parce que l'obsession du peuple juif, cela a été et cela reste de transmettre. L'obsession c'est de transmettre. J'ai toujours été frappé par cette définition talmudique qui dit qu'à la question 'qu'est-ce qu'être un juif', la première réponse, c'est d'avoir un père juif, la seconde réponse, c'est d'avoir une mère juive, la troisième réponse, mais pas du tout, c'est d'avoir des enfants juifs". 

                                                   ***
Or, je pose cette question à mes lecteurs: pour la France à présent, qu'a fait la communauté juive en France si ce n'est de rompre la chaîne de la transmission pour les Français? (lois républicaines de laïcisation puis d'immigration).

Le discours d'Attali indique parfaitement l'ambivalence du projet d'Attali, pour la France et pour Israël. D'un côté (rapport Attali-Attila), pour la France, détruire l'identité française et le peuple français(promotion d'une immigration massive, remplacement de la population sur une trentaine d'années, ultra-libéralisme sauvage, "égalitarisme", "démocratie", "tolérance", "ouverture", etc.) et de l'autre, pour Israël, défense de l'identité juive coûte que coûte (la transmission talmudique), défense de "la population juive par rapport aux populations environnantes, qui sont elles-mêmes de plus en plus nombreuses dans la région", et "sur la scène mondiale", défense du peuple juif par rapport aux "peuples aussi sophistiqués que les peuples chinois et indiens"...
Attali-Sarkozy. Deux poids deux mesures.

Le rapport Attali, France 3
Il faut "faciliter l'immigration face aux pénuries de main d'oeuvre",
"ouvrir à la concurrence certaines professions,
ouvrir nos frontières,
faire venir + d'étudiants étrangers et + d'étudiants étrangers
L'Etat doit être "plus efficace et compétitif", il faut libérer le commerce..." 
Rapport Attali / Discours Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain, Paris, mars 2007 selon que l'on se place du point de vue de la France ou selon le point de vue d'Israël...

Marine Le Pen: la commission Jacques ATTALI - ATTILA
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