13 septembre 2007
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Le Figaro, ÉRIC DECOUTY. Publié le 13 septembre 2007
DEPUIS plusieurs semaines, Dominique de Villepin répétait à l'envi aux journalistes qu'il ferait des révélations aux juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy. Hier, à la veille de son audition, ses avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossolet, ont déposé au cabinet des magistrats un mémoire de vingt-trois pages, accompagné d'une vingtaine d'annexes, qui pourrait bien raviver les polémiques politiques autour de l'affaire Clearstream.
Dans ce document-communiqué, Dominique de Villepin s'en prend directement à Nicolas Sarkozy. « Ce dossier peut être considéré comme privatisé au profit d'une seule partie civile », écrit ainsi l'ancien premier ministre, qui revient sur l'ambiguïté de la situation du président de la République garant de l'indépendance de la justice et partie civile (voir ci-dessous). Il insiste encore sur le fait que Nicolas Sarkozy était informé très tôt des dessous du dossier Clearstream, contrairement à ce qu'il a toujours affirmé.
Le deuxième point de la note de Dominique de Villepin s'efforce de démontrer que l'origine du dossier est industrielle et non pas politique. Il vise directement les luttes internes qui animaient en 2003-2004 la vie interne à EADS. Mais là encore, l'ancien chef du gouvernement n'épargne pas Nicolas Sarkozy. Si celui-ci « a été une cible, écrit-il, ce n'est pas une cible politique, mais une cible industrielle, du fait de son influence personnelle au sein du groupe Lagardère ».
DEPUIS plusieurs semaines, Dominique de Villepin répétait à l'envi aux journalistes qu'il ferait des révélations aux juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy. Hier, à la veille de son audition, ses avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossolet, ont déposé au cabinet des magistrats un mémoire de vingt-trois pages, accompagné d'une vingtaine d'annexes, qui pourrait bien raviver les polémiques politiques autour de l'affaire Clearstream.
Dans ce document-communiqué, Dominique de Villepin s'en prend directement à Nicolas Sarkozy. « Ce dossier peut être considéré comme privatisé au profit d'une seule partie civile », écrit ainsi l'ancien premier ministre, qui revient sur l'ambiguïté de la situation du président de la République garant de l'indépendance de la justice et partie civile (voir ci-dessous). Il insiste encore sur le fait que Nicolas Sarkozy était informé très tôt des dessous du dossier Clearstream, contrairement à ce qu'il a toujours affirmé.
Le deuxième point de la note de Dominique de Villepin s'efforce de démontrer que l'origine du dossier est industrielle et non pas politique. Il vise directement les luttes internes qui animaient en 2003-2004 la vie interne à EADS. Mais là encore, l'ancien chef du gouvernement n'épargne pas Nicolas Sarkozy. Si celui-ci « a été une cible, écrit-il, ce n'est pas une cible politique, mais une cible industrielle, du fait de son influence personnelle au sein du groupe Lagardère ».
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