8 juin 1795 "Mort de Louis XVII au Temple. Son oncle, le comte de Provence, devient Louis XVIII".
(Alfred Fierro, Chronologie la Révolution jour par jour in Jean Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 378).
En 1794, Louis-Charles fut enfermé au secret dans une chambre obscure, au Temple, sans hygiène ni secours, pendant six mois. Son état de santé se dégrada, il fut rongé par la gale et vécut accroupi. Sa nourriture lui était servie à travers un guichet et personne ne lui parla ni ne lui rendit visite. Chez cet enfant de 9 ans, ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé. Louis XVII mourut dans des conditions épouvantables, des suites de mauvais traitements infligés par ses gardiens (alcoolisé à outrance par le cordonnier Simon), emmuré pendant six mois, dans un cachot infesté par la vermine. Il mourut probablement d'une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795, à 10 ans et après bientôt 3 ans de captivité. (Wikipedia)
"Il était dans un lit qu'on n'avait pas remué pendant plus de six mois, et qu'il n'avait plus la force de faire; les puces et les punaises le couvraient, son linge et sa personne en étaient pleins. On ne l'a pas changé de chemise et de bas pendant plus d'un an; ses ordures restaient aussi dans sa chambre; jamais personne ne les a emportées pendant tout ce temps. Sa fenêtre, fermée avec des barreaux, n'était jamais ouverte" (Marie-Thérèse Charlotte de France, Mémoire sur la captivité des princes et princesses ses parents depuis le 10 août 1792 jusqu'à la mort de son frère, in Journal de ce qui s'est passé à la tour du Temple, Le Temps retrouvé, Mercure de France, Mesnil-sur-l'Estrée 2006, p. 190).
Louis-Charles "arrive à la prison du Temple le 12 août 1792, à l'âge de sept ans. Il va passer trois ans dans cette forteresse rébarbative et bien peu ensoleillée. Durant ce séjour, la tuberculose osseuse... va l'emporter." (Jean Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 957).
"Le cœur de Louis XVII changea plusieurs fois de main à titre de relique avant d'être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, lieu où ont été enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Une étude historique, conduite par l'historien Philippe Delorme, conjointement à des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de la KU Leuven en Belgique, et par le docteur Berndt Brinkmann de l'université allemande de Muenster, ont démontré en 2000, qu'il appartient bien à un descendant de Marie-Antoinette. Comme, de son côté, l'enquête historique confirme que ce cœur est bien celui que le docteur Philippe-Jean Pelletan a " soustrait " sur le cadavre de l'enfant mort au Temple le 8 juin 1795, ces deux informations - signature génétique et " traçabilité " historique - permettent de conclure qu'il s'agit bien du cœur de Louis XVII. Cette conclusion réhabilitant du même coup les témoignages de contemporains recueillis par l'historien Beauchesne. Cette authenticité démontrée, l'urne funéraire contenant le cœur a été placée, le 8 juin 2004, dans la chapelle des Bourbons de la basilique Saint-Denis, lors d'une cérémonie rassemblant des membres de la famille de Bourbon et diverses personnalités.
Malgré cela, certains continuent de vouloir démontrer la survivance du prince à l'épisode du Temple mais pour la plupart des spécialistes, l'analyse ADN du cœur, conjuguée avec l'enquête menée sur son origine et les péripéties de son histoire, est suffisante pour attester de la mort du prince au Temple. C'est en particulier le cas du professeur Jean Tulard, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques" (Wikipedia)
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