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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 06:42
Jean-Marie Le Pen, Discours à l'occasion du meeting de Paris, samedi 02 juin 2007

Vous avez voulu la
rupture avec Chirac ?
Ouvrez les yeux !

"Onze ministres sur seize sont d'anciens chiraquiens, dont le premier ministre lui-même, monsieur Fillon, (membre des gouvernements Raffarin entre 2002 et 2005), et bien sûr monsieur Juppé (le calamiteux premier ministre de Chirac en 1995, condamné en 2004 par la justice).

Les 365 députés de l'UMP qui ont soutenu Chirac et ses premiers ministres sont dans leur quasi totalité candidats à leur réélection. Les reconduire reviendrait à donner quitus à Chirac pour sa gestion du pays entre 2002 et 2007 :
un Etat encore plus endetté, (64 % du produit intérieur brut contre 58 %), avec toujours plus d'impôts et de charges, (les prélèvements obligatoires représentent désormais 44 % du PIB) ;
un taux de chômage parmi les plus élevé d'Europe (8 % selon les chiffres officiels, le double dans la réalité), un pouvoir d'achat réel en régression, sept millions de personnes vivant avec moins de sept cents euros par mois ;
près de cinq cent mille étrangers arrivés chaque année légalement ou non dans notre pays, soit deux millions et demi d'immigrés en plus depuis 2002 ;

plus de douze millions de crimes et de délits commis en 2006 selon l'Office national de la délinquance, quarante-cinq mille voitures incendiées chaque année.

Ce bilan de l'UMP, monsieur Fillon lui-même l'a condamné en affirmant que l'insécurité s'était aggravée dans les dernières années. Mais qui était alors chargé de la sécurité ? Si ce n'est le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Certainement un homonyme du nouveau président de la République.

Le 6 mai vous avez voté contre les socialistes ?
Ouvrez les yeux !


Le nouveau gouvernement comprend quatre socialistes, parmi lesquels deux noms symbolisent la gauche la plus conformiste qui soit.

Le premier, monsieur Jouyet, est un énarque, un ami du couple Hollande-Royal, l'ancien directeur de cabinet de monsieur Delors quand il présidait la Commission européenne. C'est à cet euro-technocrate que monsieur Sarkozy a confié le secrétariat d'Etat aux affaires européennes.

Le second est Kouchner, qui est passé par tous les ponts aux ânes de la gauche contemporaine : président de l'Union des étudiants communistes quand le parti applaudissait à la construction du mur de Berlin en 1961, soixante-huitard ensuite, il s'est reconverti dans "l'humanitaire " dans les années 70. Ministre de Mitterrand, il est devenu en 1992 sur les côtes de Somalie le porteur de riz le plus célèbre. C'est à ce " tiers-mondiste, tiers-mondain ", mais 100 % mondialiste qu'a été confié le ministère des affaires étrangères.

A ce propos le 29 mai 2005, vous avez voté contre la Constitution européenne ? Ouvrez les yeux !

Pour la première fois, la photographie officielle du président de la République comporte un drapeau européen.

En 1981, ses adversaires avaient qualifié le président Giscard d'Estaing de petit télégraphiste de Moscou, parce qu'il était le dirigeant occidental le plus complaisant à l'égard de l'Union soviétique, allant jusqu'à Varsovie s'enquérir des exigences de Léonid Brejnev.
Sarkozy est lui le petit télégraphiste de Bruxelles.

Aussitôt entré en fonction, il s'est empressé d'aller à Berlin, puis à Bruxelles, rassurer le chancelier allemand, madame Merkel, et le président de la Commission européenne, le Portugais Barroso.
Ils peuvent lui faire confiance : la volonté du peuple français ne sera pas respectée. Par tous les moyens, même légaux, monsieur Sarkozy imposera aux Français un texte qu'ils ont rejeté par référendum.

Son traité européen dit simplifié a aussi reçu l'aval du chef du gouvernement italien de gauche, Romano Prodi, l'ancien président de la Commission européenne, car ce texte reprend les principales dispositions de la Constitution européenne enlevant à la France les derniers éléments de sa souveraineté et qui sont notamment :
  •  
  • La reconnaissance à l'Union européenne de la personnalité juridique. L'Europe de Bruxelles ayant alors le statut international à part entière d'un Etat, les pays membres perdront leur statut d'Etat souverain.
  • La création d'un ministre des affaires étrangères européen, qui à terme enlèvera à notre pays son siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
  • La suppression de la règle de l'unanimité. Un Etat ne pourra plus opposer son droit de veto à une décision qu'il estime contraire à ses intérêts. Ainsi les Français ne pourront plus s'opposer à la suppression de la politique agricole commune, voulue désormais par une majorité des 27 pays membres.


Vous refusez l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ? Ouvrez les yeux !

Le chef de l'Etat a accepté l'ouverture le 26 juin de trois nouveaux chapitres de négociation nécessaires à l'adhésion de la Turquie. Pourquoi ? C'était pourtant peut-être la dernière occasion pour la France d'empêcher une telle adhésion.
Demain, si le traité européen proposé par monsieur Sarkozy entre en application, notre pays n'aura plus la possibilité juridique d'opposer son veto à ce projet.

En réalité monsieur Sarkozy est favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Grâce à ce tour de bonneteau, il pourra s'abriter derrière un vote majoritaire des partenaires européens de la France et, ainsi, ne pas endosser devant l'opinion française la responsabilité d'une telle décision. Le disciple de Chirac a dépassé le maître, qui lui avait promis en 1995 un référendum sur la monnaie unique européenne. Mais nous le savons, chez ces gens-là " les promesses n'engagent que ceux à qui elles sont faites ", selon l'expression de monsieur Pasqua.

Il n'est donc pas étonnant que les partisans avérés du lobby euro-turc occupent des postes clés dans le nouveau gouvernement : le premier ministre lui-même, Fillon, qui, dans un entretien donné à Libération le 26 octobre 2004, se prononçait en faveur de l'adhésion de la Turquie, le numéro deux du gouvernement, monsieur Juppé et, bien sûr, le ministre des affaires étrangères Kouchner et le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jouyet.

Sarkozy d'ailleurs ne se contente pas de la Turquie. L'Union euro-méditerranéenne qu'il veut créer avec tous les pays riverains de la Méditerranée, sur le modèle de l'actuelle Union européenne sans frontières, permettra non seulement aux Turcs, mais aux Algériens et à tous les ressortissants des pays d'Afrique du Nord et du Levant de s'installer librement en France.

Vous vouliez en finir avec les vieilles lunes soixante-huitardes ?
Ouvrez les yeux !


Outre Kouchner, plusieurs ministres portent les contre-valeurs de soixante-huit qui, depuis bientôt quarante ans, détruisent les fondements de notre civilisation :

Madame Bachelot, l'ancien porte-parole de la campagne de Chirac en 2002, favorable au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par de tels couples. A ce propos, il n'y a pas de ministre de la famille. Cela n'est certainement pas un oubli.

Madame Pecresse, ministre de l'enseignement supérieur, favorable à la recherche sur les embryons humains, étape décisive dans l'avènement du Meilleur des Mondes, dans lequel l'homme aura perdu toute dignité.
Madame Albanel, ministre de la Culture, qui a voulu imposer l'année dernière dans la chapelle royale du château de Versailles une manifestation profanatoire intitulée "Magie noire pour mariage blanc ", soulevant l'indignation non seulement de l'évêque mais aussi du maire de Versailles. Même le mirobolant Jack Lang n'avait pas osé. A ce propos, ses amis socialistes affirment qu'il ferait partie de la seconde fournée de ralliés au sarkozysme. Quoi qu'il en soit, le choix de madame Albanel montre que l'invocation par monsieur Sarkozy des deux mille ans de Chrétienté n'était qu'un discours de campagne destiné à tromper les électeurs catholiques.

... Pour connaître les intentions du nouveau pouvoir, il est donc nécessaire de savoir quel sens le nouveau chef de l'Etat donne à cette notion d'identité nationale.

La France voulue par monsieur Sarkozy ne constituerait plus un peuple, mais serait un ensemble de territoires habités par des communautés ethniques, religieuses, voire sexuelles. Dans cet ensemble qui n'aurait plus de français que le nom, les nouveaux arrivants bénéficieraient d'un traitement de faveur destiné à favoriser leur intégration. C'est la discrimination "positive" c'est-à-dire la préférence étrangère.

Cette conception dit-on, monsieur Sarkozy l'aurait importée des Etats-Unis. Ce n'est pas tout à fait exact. Notre président de la République admire, c'est vrai l'Amérique. Mais il a quarante ans de retard.
Son Amérique est morte. C'était celle des années 60, quand se mettait en place en effet la discrimination "positive", appelée là-bas "l'affirmative action", l'Amérique des beatniks pacifistes qui crachaient sur leur drapeau. Cette Amérique-là allait inspirer en France les soixante-huitards. Aujourd'hui elle inspire encore monsieur Sarkozy, au moment où les Américains ayant pris conscience de la nocivité et de l'injustice d'un tel système mettent fin à la discrimination positive.

C'est au nom de cette discrimination positive que l'UMP veut favoriser l'Islam aux dépens des autres religions, et notamment aux dépens de celle qui constitue un élément essentiel de l'identité de notre nation : le christianisme. Croyantes ou non, toutes les personnes de bonne foi l'admettent :

les racines chrétiennes de la France sont une évidence, marquée notamment par les figures historiques de Clovis, baptisé en 496, de saint Louis, de sainte Jeanne d'Arc. S'épanouissant dans notre héritage culturel gréco-latin, ces racines ont assuré le rayonnement de la civilisation française.

Les valeurs traditionnelles de notre société, même sécularisée, prennent leur source dans le christianisme. La liberté, l'égalité, la fraternité qui constituent la devise de la République française sont des principes d'inspiration chrétienne. Ainsi la morale enseignée autrefois par " les hussards noirs de la République ", chers à Charles Péguy, n'était guère différente de celle transmise par les prêtres.

La
laïcité elle-même prend sa source dans la réponse faite par le Christ au pharisien lui demandant s'il fallait payer l'impôt à César "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu". Refusant la confusion en vigueur dans les régimes islamistes [ou dans les césarismes], elle établit, non pas une séparation hermétique comme le voudraient certains esprits bornés, mais une distinction équilibrée entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.

Ces principes qui fondent l'identité française, monsieur Sarkozy les bafoue. Ministre de l'intérieur, il a fait entrer dans nos institutions les associations islamistes en créant le Conseil français du culte musulman. Il est relayé dans nos villes par les maires UMP qui tentent de financer avec l'argent des contribuables locaux la construction de mosquées. Le Front National ayant obtenu dans les municipalités où il a des élus l'annulation de ces procédures qui violent la loi de 1905, le nouveau gouvernement essaiera de changer la loi. 

"La France, rappelait le général de Gaulle cité par Alain Peyrefitte, est avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ". 

(Fin de citation).

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