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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 12:54
http://www.coordination-defense-de-versailles.fr/page90.html

NON AU CHOC DES CULTURES A VERSAILLES !  
NON AUX " SACRILEGES " DU PATRIMOINE FRANÇAIS !
NON A LA CONTREFACON DES ŒUVRES DE L'ESPRIT !

Jusqu'à quand les Français vont-il supporter le saccage de l'Orangerie de Versailles, le néo-vandalisme spéculatif des appartements royaux du château et l'enseignement du mépris de leur symbole national ?

Avec l'annonce de l'exposition sacrilège " Jeff Koons Versailles ", la limite symbolique de l'intolérable vient d'être franchie au nom d'une nouvelle politique culturelle qui sous couvert de choc des cultures ridiculise nos chefs d'œuvres, autorise la dérision de nos valeurs les plus sacrées,  porte ainsi gravement atteinte au rayonnement de Versailles, de l'art Français, et outrage la majesté du symbole de l'unité nationale que constitue ce lieu consensuel sans égal, chargé d'histoire et portant le triple sceau du siège de la royauté ( à son zénith), du haut lieu de la représentation nationale depuis 1870 (le Congrès) et la présence du Président de la république lui-même ( à la Lanterne). Sans oublier le drapeau de l'Union européenne désormais affiché aux grilles du Château !  

Au nom de la Coordination de défense de Versailles, des valeurs les plus sacrées de notre patrimoine et de notre identité, comme du respect de la morale publique, de la loi et du Code de la propriété intellectuelle, il a donc été demandé au Ministre de la Culture de faire cesser immédiatement le scandale marketing de l'exposition " Jeff Koons Versailles " qui doit être interdite sans délai. Loin l'éloigner l'angoisse, comme il le prétend, Koons la provoque !

L'art, l'argent, la démocratie, tels sont les trois raisons d'interdire la mascarade de dérision que constitue l'exposition " Jeff Koons Versailles " - se qualifiant elle-même de " clownesque et pleines d'allusions sexuelles ".   


Tout l'art de la dérision a été de jeter au visage des français, comme un camouflet, un défi méprisant, l'image du homard ketchup suspendu par moquerie, tel un hareng, à la place du lustre historique dans le salon de Mars, dieu de la guerre, haut lieu des appartements royaux.

Tout l'art de la dérision scénique devrait consister à faire trôner l'auto-portrait du nouveau roi-soleil Koons, en marbre, dans le salon " divin " du Dieu-Soleil Apollon, alors que le portrait de Louis XIV ne sera qu'en inox et dans la simple chambre " humaine " du roi. La lune dans la galerie des glaces devrait éclipser le soleil. Et suprême outrage à la mémoire de Marie-Antoinette, la dérision de la reine consisterait à orner sa chambre d'un grand vase de fleurs " empoisonnées " - les fleurs du mal… - puisque ce bouquet de 140 fleurs, " très sexuelles et fertiles ", nous prévient malicieusement Jeff Koons, proviennent de sa galerie de photos pornographiques " Made in heaven " (lire " enfer ").

Quel homme d'honneur oserait offrir à une femme qu'il respecte un bouquet de fleurs tiré d'une poubelle ? Et ici n'y a-t-il pas, moralement et symboliquement, plus salissant qu'une poubelle ?
Sinon pourquoi cacher l'origine " made in heaven " de l'objet sulfureux ?

La grille de lecture de l'exposition est des plus claires puisque c'est un homard qui doit trôner dans le salon de Mars, un policier et un ours dans le salon de la guerre, la lune dans le palais du roi-soleil, etc.  Tel est le procédé binaire et quasi mécanique.

Tout le jeu d'inversion ( en langue anglaise !) du parcours des 16 objets - dont le " Split Rocker " apparaît comme le cheval de Troie avancé sous les murs du château à investir -, est donc fait sur ce modèle de substitution systématique du fictif à l'authentique, du saccage des canons de l'esthétique à l'harmonie  du classique français, de Jeff Koons 1er à Louis XIV : de la laideur, du mépris et de l'insignifiance, à la place de la beauté, de la dignité et du sens.

Au vu de cette véritable déclaration de guerre, il est aisé de comprendre que  la violence éprouvée par nos concitoyens de tous bords se soit traduite par  des mots "  orduriers ", venus à la bouche immédiatement pour qualifier cette atteinte à leurs valeurs intimes.

Que, de toutes parts, en l'absence totale de relais institutionnel, ce ne soit qu'un cri d'indignation et de colère pour demander que cesse, enfin, le scandale de l'exposition " Jeff Koons Versailles ", présentée par la presse comme " une première historique " devant faire de cet artiste - ayant été longtemps trader à wall street avant de se lancer dans l'art " en tant que vecteur privilégié de merchandising " et ex-mari de l'actrice porno Ilona Anna Staller, dite Cicciolina  - " le Roi-Soleil de Versailles " " jusqu'au 14 décembre ".

Que l'arrogance d'une telle opération marketing soit ressentie par tant et tant de Français comme une véritable souillure de ce que notre patrimoine et notre identité ont de plus sacré, en partage avec tous les Européens, depuis le XVIIIème siècle, et avec tous les admirateurs et donateurs du monde entier.

Qu'au titre de ses statuts, du Code de la Propriété intellectuelle et de la  Mission de tutelle du Ministère de la culture, l'Union Nationale des Ecrivains de France lui ait demandé dans sa lettre ouverte du 16 juillet, " de faire cesser au plus vite le scandale et le trouble public manifeste que constitue ce projet d'exposition, n'hésitant pas à vandaliser les appartements royaux, pris comme piédestal d'un art balloon-spéculatif au profit narcissique de son mécène-investisseur principal et au détriment du rayonnement d'excellence de l'art et de l'artisanat français.

Si la France est le pays le plus visité au monde, c'est en raison de son inestimable patrimoine historique, scientifique, spirituel, littéraire et artistique. Assurément, dans sa cohérence - politique, religieuse, artisanale et de promotion économique - le château de Versailles est l'œuvre architecturale mémorable UNIQUE la plus belle et  universellement reconnue, depuis trois siècles, comme le summum de l'art classique français voire de l'art absolu.

Nul ne saurait nier que le château de Versailles et ses jardins sont une œuvre de l'esprit (Art. L. 112-2, 7° du CPI), que Louis XIV est l'auteur incontesté de cette œuvre sans pareille et que, comme tel, il bénéficie des droits attachés à la défense des œuvres de l'esprit, à la propriété incorporelle, définie à l'article L. 111-1, " qui est indépendante de la propriété de l'objet matériel " (Art. L. 111-3). D'où il résulte pour l'acquéreur ou le détenteur, en l'espèce l'Etat, le devoir de respecter ou de faire respecter l'œuvre, sa représentation et sa divulgation. "

" Juridiquement, le droit et le devoir de défendre l'œuvre de l'esprit sont exercés par les descendants, les héritiers et, au titre de l'article. L. 121.3, en cas d'abus notoire, par le Ministre chargé de la culture. A cet égard nous nous étonnons tous du procédé décisionnel de cette exposition donnant satisfaction au trio d'un mécène-spéculateur, d'un artiste à bulle spéculative et d'un ancien Ministre de la République ayant été conseiller du premier et Directeur du Palazzo Grassi à Venise.

Alors, pourquoi MM. Pinault, Aillagon et Koons n'organisent-ils pas leur exposition au musée d'art contemporain, à Beaubourg ou à la Défense, dans son cadre architectural " naturel ", sinon parce qu'ils savent que l'art-gadget Koons, y passerait totalement inaperçu ?

En vérité, il n'y aurait nulle bulle spéculative à attendre sans l'effet d'annonce du dit " choc des cultures ",  de ce néo-vandalisme spéculatif dont le ressort sadique joue de l'angoisse résultant du sacrilège du beau et du patrimoine français, au détriment du rayonnement de la France, de la promotion de son savoir-faire et du luxe français, dont le Comité Colbert et notre économie (notamment touristique) ont tant besoin, dans le contexte de déliquescence de la décision, politique, culturelle et économique, dont l'exposition Koons est justement l'illustration.

Quel scandale que d'imposer aux touristes ayant rendez-vous avec Louis XIV, modèle d'une politique culturelle au service de la France, de se trouver nez-nez avec sa marionnette l'apprenti roi-soleil Koons, véritable " contre modèle " d'une politique cynique d'instrumentalisation de la France et de son patrimoine au profit d'un petit nombre de nantis ou de spéculateurs !

Il n'est pas concevable qu'un petit nombre de spéculateurs joue, dans cette galerie des glaces où furent proclamés l'Empire allemand et le Kaiser Guillaume 1er, à consacrer un " roi-soleil " de dérision ridiculisant ce que nous avons de plus sacré, nos valeurs d'excellence constituant un des rares " consensus " persistant au nom de cette admiration du beau et de perfection qui ne saurait se commander.  A chacun son lieu d'élection. Ne cesse-t-on pas  de se lamenter sur la perte des repères ? Versailles doit rester ce sanctuaire étranger au " choc des cultures " que voudrait importer chez nous ceux qui n'ont rien d'admirable à proposer de leur propre fond. "

C'est dans cet esprit de valeur partagée qu'avant d'envisager tout autre moyen, il a d'abord été fait appel au Ministre de la Culture, Madame Christine Albanel, qui a présidé l'Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles, pour lui demander de faire réviser l'autorisation de cette exposition - qui constitue un véritable " meurtre " de notre patrimoine artistique qu'elle a mission de protéger ; qui viole le respect dû à notre l'art et aux œuvres de l'esprit ; qui outrage tous les Français de cœur ou de nationalité - et qui à ce titre doit être interdite comme attentatoire à la foi en la décision publique rendue " au nom du peuple français " et à nos valeurs les plus sacrées.

A cet égard, il est pour le moins étrange que les étrangers, notamment les " American Friends of Versailles " aient à nous donner des leçons de respect de notre joyau national et mondial, sur leur site, en ces termes flamboyants :

" Les arts sont le prisme à travers lequel nous considérons notre histoire et souvent le prisme à travers lequel nous voyons notre avenir. Versailles est une histoire vivante dont les enseignements continuent d'inspirer les artistes et les écrivains, musiciens et hommes d'Etat des siècles après ses murs se soient tus aux affaires d'Etat qui ont engendré tant de beauté et d'émotion. Pour ceux qui ont la chance d'avoir visité le château et sa source d'inspiration, il est évident que Versailles n'est pas une leçon que l'on peut tirer en un seul volume. Même aujourd'hui ses secrets et sa beauté continuent à se révéler eux-mêmes.

Le patronage des arts est une perpétuelle obligation de toute société et tout comme nous vous encourageons à soutenir votre musée local ou orchestre ou groupe de danse, nous vous invitons à donner à Versailles pour aider à maintenir un chef-d'œuvre du monde culturel, etc. À Versailles, la France a créé un chef d'œuvre durable qui est susceptible de ne jamais plus se reproduire. " (Catharine Hamilton)

Paradoxalement, par sa violence provocatrice, cette exposition d'un " artiste " new-yorkais,  considérée par les Français attachés à Versailles comme une véritable souillure de leur patrimoine héréditaire, risque d'être cause d'une mauvaise image des " américains " leur apparaissant désormais arrogants au point de vouloir " squatter " (vandaliser) leur joyau national et mondial à des fins spéculatives et par dessus tout d'oser sacrer un roi-bouffon de dérision à la place du Roi soleil Louis XIV.

Dans ces conditions, l'art étant le miroir de l'âme d'un peuple, le réceptacle de son génie et le véhicule de sa sensibilité la plus profonde, nul ne saurait s'étonner aujourd'hui que tant et tant de Français, comme d'étrangers - instruit de l'intrusion prochaine de la vedette new-yorkaise des enchères de Londres dans le Saint des Saints des appartements royaux de Versailles - ressentent soudain cette atteinte à l'honneur de leur patrimoine moral le plus sacré comme une affront intolérable à leurs représentations symboliques - identitaires, culturelle et politique -, une violation de leur identité et un véritable crime contre la nation.

Pour écarter cette vision inacceptable, chacun doit donc tirer au plus vite les conséquences du sacrilège de l'exposition " Jeff Koons Versailles " au profit d'un art " étranger " qui ne peut que scandaliser les étrangers venus admirer Versailles "  histoire vivante dont les enseignements continuent d'inspirer les artistes et les écrivains, musiciens et hommes d'Etat ".

Déjà, depuis le lancement de l'affaire par les Nouvelles de Versailles, puis par le Parisien, les agences de presse étrangères Reuters, DPA et Belga, notamment, la nouvelle a franchi le Rhin et s'est répandue en Europe. La presse est très concernée par ce scandale, en particulier par son rapport à l'argent et à la démocratie. En cette fin de mois d'août, comme le rapportent les sources proches de la Marie de Versailles " Ca bouge beaucoup " ! On entend même parler d'actions de fauchage anti-OGM, à l'image de José Bové. Lire  " Œuvres génétiquement modifiées " !

Du côté du public, la vue du homard de Koons dans les Appartements royaux a mis la population en état de choc. Le public veut comprendre et considère qu'on lui cache l'information. A mesure qu'il réalise le sacrilège du patrimoine, il se sens plus intimement bafoué et veut en savoir plus.

C'est pour recueillir, dévoiler les tenants et les aboutissants de ce scandale et diffuser l'information que le site Coordination-défense-de-versailles.fr a été créé en vue d'obtenir l'interdiction de cette exposition scrilège. Que chacun participe à ce succès en collectant et répercutant l'information, en se mobilisant et en organisant les actions qui s'imposent.

iC’est pour recueillir, dévoiler les tenants et les aboutissants de ce scandale et diffuser l’information, que le site Coordination-défense-de-versailles.fr a été créé en vue d’obtenir l’interdiction de cette exposition sacrilège. Que chacun participe à ce succès en collectant et répercutant l’information, en se mobilisant et en organisant les actions qui s’imposent.

 
Cinq actions sont au calendrier de la Coordination, auxquelles chaque contribution peut se rattacher  :
 
1)     Publier et diffuser la lettre ouverte au Ministre de la Culture – ministère de tutelle de Etablissement public - lui demandant de faire réviser l’autorisation de cette exposition illicite à plus d’un titre ;
 
2)     Lancer la Défense de Versailles » sur les trois axes de l’art, de l’argent et de la démocratie ; contribuer à une débat de qualité démontrant la gravité de l’« Exposition Jeff Koons », dans toute son ampleur et sa finalité ;
 
3)     Relayer la campagne de signatures soutenant la pétition et faire connaître ou susciter les prises de positions symboliques ;
 
4)     Etudier avec les parties concernées les possibilités d’action judiciaire ad hoc, notamment au titre du CPI, moyen adapté selon des personnalités liés au patrimoine en conviennent désormais ;
 
5)     Contribuer à la mobilisation et à l’extension du mouvement de résistance culturelle.

 
Si, dans cet esprit d’appel à la Résistance culturelle  - répondant à cette guerre ouverte, à Versailles, contre l’Intelligence, l’Art et les Œuvres de l’esprit -,  chacun entreprend de se mobiliser à la mesure de l’agression ressentie pour refuser ce néo-vandalisme spéculatif qui, sous couvert de « choc des cultures », entretient un rapport sulfureux avec l’argent et à la démocratie, nul ne saurait douter, au vu de l’acquis depuis un mois et à l’image de la précédente interdiction de l’exposition Lacroix, que l’interdiction de l’exposition « Jeff  Koons Versailles » soit désormais à la portée de la main.
 
Mais il ne faudrait surtout pas oublier qu'il ne s'agit ici nullement de censurer mais, au contraire, de lutter contre la "censure intrusive" d'une contre-représentation de l'art français (universel), pour libérer le langage de l'Art. Qu'au delà de cette première bataille emblématique, c'est sur le plan des idées - de l'Art, de l'Argent et de la Démocratie - que doit se jouer cette "Guerre de représentation symbolique" totale.

Que c’est en haine du Beau, du Vrai et du Bien, hérités des Grecs, qu’elle s'étend chaque jour d'avantage sous les masques de dérision culturelle les plus bariolés - faussement "modernes", enfantins ou naïfs, suivants les circonstances - pour nier nos valeurs les plus sacrées représentés dans l'Art universel.

                                                                                                            ***

Chateau de Versailles
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