Une perle d'endoctrinement maçonnique, cet article du très "libéral" Figaro: "Si vous êtes vraiment de gauche, votez Sarkozy !"
Le Figaro Publié le 27 avril 2007
Par Alain Boyer, professeur de philosophie politique, université de Paris-IV (Sorbonne).
... Prenons les valeurs républicaines, liberté, égalité, fraternité, et laïcité. Les penseurs de gauche ont fait remarquer aux libéraux (les penseurs de gauche étaient déjà des libéraux au XIXe siècle, donc aujourd'hui le "choix" se fait entre "libéraux" de "droite" et libéraux de gauche) qu'elles ne pouvaient demeurer formelles : la liberté du renard libre dans le poulailler libre n'est pas défendable. Il faut promouvoir des libertés juridiques et réelles, des pouvoirs effectifs d'agir selon son « plan de vie », comme disait le philosophe (libéral de gauche) John Rawls.
La fraternité ne doit pas être seulement verbale, mais impliquer une réelle solidarité. Les individus qui par leur chance, leurs efforts et leurs talents ont acquis plus de liberté et de ressources que d'autres moins chanceux contribuent ainsi par leur action innovatrice, leurs prises de risques et, bien sûr, leurs contributions fiscales (raisonnables) à améliorer en fin de compte le sort des plus défavorisés.
L'Etat doit par le Droit jouer un rôle essentiel dans la mise en pratique des droits de l'homme de 1789 (qui ne sont que la "négation formelle des Droits de Dieu", Cardinal Pie), « la liberté, la sûreté, la propriété et le droit de résister à l'oppression ».
Mais il est absurde que son action trop paternaliste aboutisse à tuer la liberté d'entreprendre et celle de choisir, fondements de la seule économie qui fonctionne, l'économie de marché Aux excès paternalistes et fiscaux de l'Etat-Providence, Rawls préférait l'idée d'une « démocratie de propriétaires » (comme Léon Gambetta et Charles de Gaulle), par où la participation de chacun à l'appropriation des moyens de production (grâce à l'actionnariat, la co-propriété) rendrait possible l'amélioration du sort et de la dignité des « plus mal lotis », alors qu'une politique égalitariste radicale conduirait à la pauvreté de tous.
... Les hommes et les femmes politiques de progrès (mot magique de la franc-maçonnerie) sont ceux qui ont cessé de prendre les électeurs pour des idiots économiques - cessant de faire comme s'il suffisait de « faire payer les riches », de s'endetter et de moins travailler - et se donnent les moyens de promouvoir réellement la liberté, l'égalité et la solidarité.
Quant aux émotifs qui méprisent les « calculs » et la « rentabilité », rappelons cette phrase de l'économiste marxiste Charles Bettelheim, citée naguère par Michel Rocard : « Quand on cesse de compter, c'est la peine des hommes que l'on cesse de compter ». Même si l'on peut en critiquer certains aspects, seul le programme économique de Nicolas Sarkozy, comme l'était celui, très proche, de François Bayrou, semble en mesure de promouvoir à long terme les valeurs du progrès social, de la protection et de la liberté. La démarche d'hommes de gauche comme Christian Blanc et Eric Besson n'est donc pas une trahison de leurs valeurs.
Français, encore un effort pour promouvoir les valeurs de gauche !
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