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Christ Roi

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:03

CITE DU VATICAN, 4 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a reçu aujourd'hui les membres de l'Académie des sciences sociales au terme de leur XV session plénière présidée par Mme Mary Ann Glendon. "L'Académie -a dit le Pape- après avoir examiné les rapports entre la doctrine sociale de l'Eglise et le travail, la démocratie, la globalisation, la solidarité et la subsidiarité, s'est concentrée, cette fois, sur la question de la dignité de la personne et des droits de l'homme, point de rencontre de la doctrine sociale de l'Eglise et de la société actuelle... L'Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, ... sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu" et "partagent ainsi une caractéristique commune qui les unit et qui exige un respect universel". De même, l'Eglise a toujours enseigné que "l'ordre éthique et politique qui gouverne les relations entre les personnes trouve ses racines dans la structure même de l'être humain".

L'époque moderne, "par une prise de conscience sur les droits de l'homme et sur leur universalité...a contribué à faire naître l'idée que le message du Christ proclamant que Dieu aime tout homme et toute femme et que tout être humain est appelé à aimer Dieu librement, démontre que toutes et tous, indépendamment de leur condition sociale ou culturelle, sont libres par nature". Le Pape a ensuite rappelé que vers le milieu du siècle dernier et après les catastrophes des deux guerres mondiales et des idéologies totalitaristes, la communauté internationale s'est dotée d'un "nouveau système de droit international basé sur les droits de l'homme", et comment Paul VI et Jean-Paul II "affirmaient justement que le droit à la vie et à la liberté de conscience et de religion sont au centre des droits qui découlent de cette même nature humaine...

... Strictement parlant, ces droits ne sont pas des vérités de la foi bien qu'ils soient reconnaissables, apparaissant ainsi en pleine lumière, dans le message du Christ qui manifeste pleinement l'homme à lui-même (Gaudium et Spes). Ils en reçoivent une confirmation ultérieure par la foi. La raison en est que des hommes et des femmes, vivant et agissant dans un monde physique comme des êtres spirituels, perçoivent la présence d'un 'logos' qui les rend capables de distinguer non seulement le vrai du faux, mais aussi le bien du mal, le meilleur du pire, la justice de l'injustice...

... Notre attention se porte alors sur quelques problèmes sociaux plus critiques de ces dernières décennies, comme une prise de conscience accrue suite à la globalisation et à la crise économique actuelle, d'un terrible contraste entre une égale attribution des droits et l'inégal accès aux moyens d'en profiter. Pour les chrétiens qui prient Dieu en disant: Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, c'est une tragédie honteuse qu'un cinquième de l'humanité souffre encore aujourd'hui de la faim... Pour garantir un approvisionnement adéquat des aliments, de même que pour la protection des ressources vitales que sont l'eau et l'énergie, il faut que tous les dirigeants internationaux manifestent leur promptitude à travailler de bonne foi, en respectant la loi naturelle et en encourageant la solidarité et la subsidiarité avec les régions et les peuples les plus pauvres de la planète, ainsi qu'une stratégie plus efficace pour éliminer les inégalités sociales entre les pays et les sociétés et pour l'accroissement mondial de la sécurité".
 
ACAD/DROITS DE L'HOMME/GLENDON VIS 090504 (690)

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 09:04

Au sujet d'une petite crotte de La Vie, ici :

"Mgr Williamson nie que le peuple juif soit le peuple élu de Dieu, renouant avec la vieille théorie de la « substitution », selon laquelle l'Eglise a pris la place d'Israël comme peuple élu de Dieu, une vision explicitement rejetée par Jean Paul II puis Benoît XVI."


Note 1 du
décret Optamam Totius du très Saint Concile Vatican II (site du Vatican): Le Christ a voulu que le progrès de tout le peuple de Dieu dépende principalement du ministère des prêtres. Cela ressort des paroles par lesquelles Notre-Seigneur a constitué les apôtres ainsi que leurs successeurs et coopérateurs, hérauts de l'Évangile, chefs du nouveau peuple élu et dispensateurs des mystères de Dieu. Cela est encore confirmé par les paroles des Pères et des saints. ainsi que les documents répétés des souverains pontifes. Cf. en premier lieu: S. Pie X. exhortation au clergé Haerent animo, 4 août 1908, S. Pii X, Acta IV, pp. 237- 264. -- Pie XI, encycl. Ad Catholici Sacerdotii, 20 déc. 1935: AAS, XXVIII (1936), surtout pp. 37-52. -- Pie XII, exhortation apostolique Menti Nostrae, 23 sept. 1950: AAS, XLII (1950), pp. 657-702. -- Jean XXIII, encycl. Sacerdotii Nostri Prirnordia, ler août 1959: AAS LI (1959), pp. 545-579. -- Paul VI, lettre apostolique Summi Dei Verbum. 4 nov. 1963: AAS, LV (1963), pp. 979-995.

Benoît XVI,
Audience générale du 19 octobre 2005, paragraphe 3. (site du Vatican): Nous pensons que le peuple élu, le peuple de Dieu, c'est à présent nous.

Via
Le Forum catholique

Après ce rappel, que vont dire les Juifs intégristes, les sionistes politiques et les judaïsants? Et oui, le peuple élu, à présent, et depuis 2000 ans, c'est nous.

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc, et semper : et in saecula saeculurum. Amen.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 08:07

Dans un communiqué du 12 mars 2009, le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X indique qu'il souhaite considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène."

Suite à la Lettre du pape aux évêques, rendue publique le 12 mars, Mgr Fellay remercie "vivement le Saint Père d’avoir replacé le débat à la hauteur où il doit se tenir, celle de la foi." Il dit partager "pleinement son souci prioritaire de la prédication 'à notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter'".

"La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X assure Benoît XVI de sa volonté d’aborder les entretiens doctrinaux reconnus comme « nécessaires » par le Décret du 21 janvier, ajoute-t-il, avec le désir de servir la Vérité révélée qui est la première charité à manifester à l’égard de tous les hommes, chrétiens ou pas."

Enfin il assure le pape "de sa prière afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse confirmer tous ses frères. (cf. Luc 22,32)".

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:42

Sur leur site internet, les moines Bénédictins de Bellaigue publient une remarquable petite étude de Vatican II très facile de lecture. Donc accéssible à tout le monde. 

Les moines expriment différentes observations générales qui recoupent celles faites de longue date par la
Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dont Benoît XVI vient de réhabiliter les quatre évêques excommuniés par Jean-Paul II, et pour qui le concile Vatican II est pastoral et non dogmatique, et doit donc pouvoir être discuté dans ses points litigieux.

Vatican II constitue "un concile à part, tout à fait atypique, qui ne peut donc être considéré comme un Concile Oecuménique de l'Eglise catholique à part entière et doué de l'infaillibilité des autes conciles oecuméniques". (Chapitre "
La doctrine")

"C'est le premier Concile Oecuménique de l'histoire de l'Eglise qui opère cette distinction et se présente comme pastoral et non pas dogmatique. ... Les parties "dogmatiques" du Concile ne visent qu'à exprimer la doctrine dans un nouveau langage découlant de la pastorale." (chapitre "
Pastoral et non dogmatique")

"[L]e Concile renonce à l'infaillibilité." (chapitre "
La doctrine")

"Les documents présentent des textes contradictoires et sont ambivalents . C'est qu'ils sont dynamiquement chargés, de manière à maintenir suffisemment de tradition pour être acceptés par les conservateurs, et de manière à rester ouverts à des interprétations progressives et progressistes." (chapitre "
La pastorale: l'attitude face au monde")

"[D]ans sa réalité concrète le Concile est avant tout un processus de transformation de l'Eglise, un processus qui doit se poursuivre, épouser et faire épouser à l'Eglise l'évolution du monde. ... [U]n courant de pensée très actif et organisé à l'intérieur même de l'Eglise, depuis la fin du siècle dernier.

... Ce courant, qui vise à réconcilier l'Eglise avec les idéologies du monde moderne, a été stigmatisé par le Pape saint Pie X dans l'
encyclique "Pascendi": "Une tactique des modernistes (ainsi les appelle-t-on communément et avec beaucoup de raison), tactique en vérité fort insidieuse, est de ne jamais exposer leurs doctrines méthodiquement et dans leur ensemble, mais de les fragmenter en quelque sorte et des les éparpiller çà et là, ce qui prête à les faire juger ondoyants et indécis, quand leurs idées, au contraire, sont parfaitement arrêtées et consistantes ." Ce courant de pensée s'est maintenu et développé de manière plus ou moins insidieuse jusqu'à Vatican II. Il y eut une influence décisive et mena une action concertée avec des complicités parmi les plus hautes autorités de l'Eglise." (chapitre "La pastorale: l'attitude face au monde")


Dans Vatican II "la Tradition est vivante et évolutive. ... L'unité de la foi est donc évolutive et sociologique."

Or, "la Révélation n'est pas un fruit de la conscience. Elle n'est pas une orientation pratique, encore moins politique. ... [Elle ne change pas en fonction de l'évolution du monde...]

La "Révélation est objective et immuable. Le Magistère de l'Eglise conserve intact et immuable cette unique Révélation qui est contenue dans les Ecritures et la tradition non écrite. Si la Tradition est vivante c'est à la manière d'un organisme vivant qui reste identique à lui même, non pas comme le conçoit l'évolutionisme qui refuse la permanence essentielle des natures. Enfin cette Tradition est une doctrine qui dit ce qui existe, et non pas d'abord une morale ou une pratique, encore moins une politique." (chapitre "
La foi")

Les moines Bénédictins expliquent que cette conception de la foi dans Vatican II est "en contradiction flagrante avec la doctrine de l'Eglise catholique, et même des autres Eglises chrétiennes. L'Eglise n'a pas à se réconcilier avec la pensée moderne." (chapitre "
La foi")

http://www.bellaigue.com/index.html

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 22:24

Avec le retrait par Benoît XVI de l'excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre, retrait dont la publication officielle est attendue les jours prochains, nous assistons à un retour de Rome à sa Tradition.

Au moins deux gestes forts ont été posés par le Saint-Père.

1- Le
Motu proprio du 07/07/2007 libéralise la messe traditionnelle (messe tridentine) sous le nom de "rite extraordinaire", sans que l'évêque du diocèse ne puisse plus pratiquement s'y opposer, et reconnait que cette messe n'avait jamais été interdite.

2- La création de l'
Institut du Bon Pasteur dans ses statuts indique que "[d] ’un point de vue doctrinal, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l’Institut, autant qu'il est en eux, sont engagés par une « critique sérieuse et constructive » du concile Vatican II, pour permettre au Siège Apostolique d’en donner l'interprétation authentique."

Désormais, Rome admet que des catholiques puissent faire une "critique sérieuse et constructive" du concile Vatican II, et donne à des traditionalistes issus de la
Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, actuellement membres de l'Institut du Bon Pasteur, la mission de faire cette critique.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 08:48

Le pape Benoît XVI confirme les propos du cardinal Renato Martino sur les "droits de l'homme", dont l'approche 'individualiste' ampute la nature de l'homme, le prive de sa dimension de transcendance.
Benoît XVI explique que les droits de l'homme trouvent leur fondement en Dieu créateur. Privés de cette base éthique, ils demeurent fragiles.

Afp La Croix, 10/12/2008 19:57

Le pape Benoît XVI a déclaré mercredi qu"un long chemin reste à faire" pour le plein respect des idéaux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

"[L]a loi naturelle, inscrite par Dieu dans la conscience humaine, est un dénominateur commun à tous les hommes et à tous les peuples".

Les droit de l'homme sont "en dernière instance fondés en Dieu créateur qui a donné à chacun conscience et liberté", et "si l'on fait abstraction de cette solide base éthique, ils demeurent fragiles parce que privés d'une base solide", a-t-il a jouté.

[L]e numéro deux du Vatican, le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone a souligné que l'Eglise catholique avait "toujours défendu le principe de l'indivisibilité des droits de l'homme".

Un autre prélat, le cardinal Renato Martino a critiqué une conception individualiste des droits de l'homme, "transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de sa transcendance".



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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:11

Le cardinal Renato Martino a-t-il lu Christ-Roi? J'écrivais en effet le 6 novembre: "En réduisant l'homme à sa bouche et à son ventre, elle - la vision républicaine de l'homme et des "droits de l'homme" - en présente une vision déformée et amputée réduite à la dimension matérielle..."

Le Monde Afp
10.12.08 | 19h49

Un prélat du Vatican a distingué mercredi les droits de l'homme, qui incluraient sa relation à Dieu, et les "droits de l'individu" qui en feraient abstraction, au moment où la France milite au nom des droits de l'homme pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité.

Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a estimé que la "vision catholique" des droits de l'homme intègrait "la totalité des dimensions constitutives de la personne humaine" et notamment "sa relation à Dieu".

Selon le prélat, il existe au contraire une conception "individualiste" où "la revendication des droits de l'homme s'est transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de transcendance".

Le cardinal Martino s'exprimait lors d'une soirée présidée par le pape Benoît XVI en l'honneur du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.

Dans un éditorial consacré à cet anniversaire, le journal du Vatican L'Osservatore Romano daté du 10 décembre a une nouvelle fois critiqué une initiative française visant à faire adopter à l'ONU un appel pour la dépénalisation de l'homosexualité.

La secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme Rama Yade a annoncé mercredi qu'elle allait "à la fin du mois (...) lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité". "Une soixantaine d'Etats vont nous rejoindre", a-t-elle précisé.

Selon le journal du Vatican, l'appel français vise à bannir la répression de l'homosexualité, un objectif légitime à ses yeux, mais aussi les "discriminations" et les "préjugés" concernant les homosexuels, risquant ainsi de transformer en "droits à respecter" le mariage, l'adoption ou la procréation assistée pour les homosexuels.

Le Vatican, qui condamne les unions homosexuelles, avait déjà exprimé ses réticences face au projet français, évoqué depuis plusieurs mois par Rama Yade mais dont le texte n'a pas été rendu public.

Le cardinal Martino n'a pas fait explicitement référence au projet français.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, qui s'exprimait après lui, a jugé que les droits de l'homme ne devaient pas être confondus "avec de simples besoins contingents souvent limités".

Il a estimé que la Déclaration définit les droits de l'homme à partir de "la dignité commune à tout être humain", et "sans faire partir la demande de droits dans toutes les directions".

Le cardinal Bertone a ajouté que l'Eglise catholique "a toujours défendu le principe de l'indivisibilité des droits de l'homme".

"Quand le droit à la vie et à la liberté religieuse sont moins respectés, le respect pour les autres droits vacille", a-t-il poursuivi.

                                                    ***

Sur le même sujet:

Contre-Lumières. Ebauche d'un programme politique fédérateur

Le libéralisme doit se rouvrir à Dieu, explique Benoît XVI

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 19:03

Le Pape Benoît XVI a récemment apporté quelques précisions au « dialogue des religions » dont feraient bien de s’inspirer quelques catholiques bordelais. Il y explique que le « dialogue des religions » est « impossible » puisqu’il impliquerait de « mettre sa propre foi entre parenthèses ». Le dialogue entre religions "au sens strict" est impossible mais le dialogue sur leurs implications culturelles est aujourd'hui "particulièrement urgent", affirme le pape Benoît XVI. Benoît XVI réitère dans ce texte sa réticence à engager un dialogue proprement théologique avec les non chrétiens. Le pape s'exprime dans une brève lettre au parlementaire de droite Marcello Pera que ce dernier publie en préface de son livre "Pourquoi nous devons nous dire chrétiens".(Le Figaro, AFP 25/11/2008)

Assurément certains catholiques, pour ne pas les nommer, Georges Gousse et d’autres dont l’ancien curé de Cenon (le père Girardeau) n’ont pas encore mis leur logiciel à jour.

 

Non seulement ceux-ci se complaisent dans une soumission à l’Islam, mais ils font la promotion d’intégristes proches des Frères musulmans. Georges Gousse est correspondant diocésain pour les relations avec l’Islam. Dans une interview donnée au bulletin diocésain l’Aquitaine en novembre 2008, il déclare non seulement avoir monté des associations avec l’AMG ( Musulmans de Gironde, affiliés à l’UOIF dont les membres déclarent «Le Coran est notre Constitution»), présidée par Tareq Oubrou, mais aussi avoir soutenu avec le curé de Cenon (banlieue de Bordeaux) l’implantation d’une mosquée « contre les voisins et les commerçants soutenus par des militants d’extrême droite ».
Bien entendu il raconte dans la même interview les amitiés construites en empêchant des expulsions, sa lutte contre les a-priori…

Dans le même numéro de l’Aquitaine, la propagande en faveur de l’islam continue. On y apprend que le père Michel Lafon faisait le ramadan « pour être en communion avec les musulmans » et qu’il ne cherche pas à convertir les musulmans : « Si c’est si pressant de baptiser et d’annoncer la bonne nouvelle… qu’est-ce que le Christ a fait pendant trente ans ? ».
Il s’ensuit une longue interview de Marwan El Backour, Président libanais du Conseil Régional du culte musulman.

Dans cette revue, tout est choquant. La phrase du pape devient alors pleine de sagesse. En effet un certain nombre de catholiques au contact des musulmans mettent leur foi entre parenthèses. Que vous soyez catholiques ou non, je vous laisse tirer vos conclusions, mais décidément la phrase de Voltaire est toujours d’actualité : “Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge !”

Louis Forestier pour Novopress Aquitaine

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 11:29

CATHOLICA — Dans la ligne de l’« herméneutique de la réforme » les réponses de la Congrégation pour la doctrine de la Foi de juillet 2007 ont précisé que l’enseignement du Concile n’avait pas changé la doctrine antérieure sur la nature de l’Eglise. Comment expliquer qu’une telle assertion ait été reçue avec une inégale faveur, et considérée par beaucoup comme un retour à la doctrine d’un passé que l’on croyait révolu ?

Mgr BASIL MEEKING —
"...Après sa première phase et une fois
combattu par saint Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les séminaires et universités.

La plupart des catholiques le croyaient disparu jusqu’à ce qu’il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II
et sa mise en œuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de gens dans l’Eglise, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens. Cela a donné naissance à un climat dans lequel l’Eglise n’est plus, en pratique, comprise comme un mystère tel que l’a décrit la Constitution sur l’Eglise Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux nécessités du temps. Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce sanctifiante."

(Mgr Basil MEEKING, extrait d'un entretien publié dans la revue, Catholica n. 100, via
le Forum catholique)

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 17:26

Dépêche Afp, ROME, 23 juin 2008 :

"Le Vatican
a renoncé à exiger de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X la reconnaissance du concile Vatican II pour passer l'éponge sur le schisme provoqué il y a vingt ans par ce mouvement catholique intégriste fondé par Mgr Lefebvre, selon un vaticaniste italien.

Les cinq conditions posées dans une lettre du Vatican aux Lefebvristes concerneraient la reconnaissance de l'autorité du pape et l'engagement à ne rien dire contre l'Eglise, mais ne feraient aucune allusion au concile Vatican II, a assuré mardi le vaticaniste de Il Giornale, Andrea Tornielli, sur son blog (http://blog.ilgiornale.it/tornielli).

Jusqu'à présent le Vatican exigeait la reconnaissance des enseignements du concile Vatican II (liberté religieuse, oecuménisme) et de la réforme liturgique qui a suivi pour lever l'excommunication qui a frappé en 1988 les adeptes de Mgr Marcel Lefebvre.

Andrea Tornielli avait révélé lundi des tractations en cours entre le Vatican et le supérieur de la fraternité Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay. Il assurait cependant que les conditions posées par le Vatican, et toujours refusées par les Lefebvristes, restaient inchangées.

Mais mardi le journaliste, généralement bien informé sur les milieux intégristes, indique avoir pu prendre connaissance de la lettre qui ne fait aucune mention explicite ni de Vatican II, ni de la nouvelle liturgie.

Le pape Benoît XVI avait repris le dialogue avec les intégristes quelques mois à peine après le début de son pontificat.

Il avait reçu Mgr Fellay en août 2005. En juin 2007, il a publié un décret pour autoriser largement la célébration de la messe ancienne en latin dite "tridentine" considérée comme la seule valide par la fraternité Saint Pie X."


                                                                    ***

Notons comme d'habitude le ton méprisant de l'Afp au sujet des 'intégristes' et la désinformation employée pour discréditer la fraternité Saint Pie X. La fraternité Saint Pie X reconnait l'autorité du pape. Elle ne considère pas la messe tridentine comme 'la seule valide'. Elle considère qu'il y a une protestantisation de la nouvelle messe et en dénonce les dangers si elle s'oriente définitivement dans le sens de la réforme (abus liturgiques, fantaisies, innovations, inventions de toutes pièces des rubriques, oublis d'autres, etc.)

Dans un de ses sermons,
Mgr Lefebvre, le fondateur de la fraternité Saint Pie X, a dit : "La Très Sainte Messe est dénaturée, elle est devenue équivoque, ambiguë. Les protestants peuvent la dire, les catholiques peuvent la dire. A ce propos, je n'ai jamais dit, et je n'ai jamais suivi ceux qui ont dit que toutes les Messes nouvelles sont des messes invalides. Je n'ai jamais dit une chose comme celle-là, mais je crois qu'il en effet très dangereux de s'habituer à suivre la Messe nouvelle, parce qu'elle ne représente plus notre catéchisme de toujours, parcequ'il y a des notions qui sont devenues protestantes, il y a des idées protestantes qui ont été introduites dans la nouvelle messe. Tous les sacrements ont été d'une certaine manière dénaturés" (Mgr Lefebvre, Sermons historiques, Lettre préface de Mgr Fellay, Les Classiques retrouvés, Editions Servir, éd. 2001, p. 126-127). 

Comparez ce que dit Mgr Lefebvre et ce que dit aujourd'hui le pape Benoît XVI dans sa
lettre aux évêques accompagnant son Motu proprio au sujet de la nouvelle Messe: "(le nouveau Missel) finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise."
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:23

Des tractations sont en cours entre le Vatican et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par l'évêque schismatique Marcel Lefebvre, pour mettre fin à une brouille vieille de vingt ans, affirme lundi le quotidien italien Il Giornale.

Selon ce journal, l'actuel supérieur de la fraternité Mgr Bernard Fellay a récemment rencontré au Vatican le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission ad-hoc "Ecclesia Dei", qui lui a remis une lettre posant cinq conditions au retour du mouvement intégriste dans "la pleine communion" de l'Eglise.

Les Lefebvristes doivent donner leur réponse d'ici le 28 juin, assure Il Giornale.

Comme par le passé, les conditions posées par le Vatican seraient notamment l'acceptation par le mouvement intégriste des enseignements du concile Vatican II (liberté religieuse, oecuménisme) et de la réforme liturgique qui a suivi.

Ces conditions ont toujours été rejetées par les Lefebvristes, adeptes de la messe "tridentine" en latin et convaincus que l'Eglise catholique court à sa perte en se compromettant avec les idées modernistes de liberté.

Cependant, relève Il Giornale, le Vatican estime que les conditions pour mettre fin au schisme de 1988 n'ont jamais été aussi bonnes, alors que le pape a fait plusieurs pas significatifs en leur direction.

Après avoir autorisé sans restriction la célébration de la messe tridentine (remontant au concile de Trente, 1545-1563), Benoît XVI a en effet introduit plusieurs éléments de la liturgie ancienne dans les célébrations qu'il préside.

Le dernier en date a été de distribuer la communion aux fidèles à genoux devant lui.

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 09:26

Benoît XVI a été reçu vendredi aux Nations unies par le secrétaire général, Ban Ki-moon, avec qui il a eu un entretien en tête-à-tête d’environ un quart d’heure.
Benoît XVI a rappelé aux Etats leur devoir de protéger leurs populations victimes de violations des droits de l’Homme.
Le pape a estimé que "la promotion des droits de l'homme demeure la stratégie la plus efficace pour éliminer les inégalités entre pays et entre groupes sociaux". (
Afp)
Benoit XVI s’est aussi attaché à défendre le droit à la liberté religieuse. "Il n’est donc pas imaginable que des croyants doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes - de leur foi - afin d’être des citoyens actifs" a-t-il dit. (
news.catholique.org)
Devant les représentants des 192 États membres de l'ONU, il a souligné que ces derniers ne devaient pas oublier et surtout nier les droits de Dieu. Il a ainsi insisté sur l'indivisibilité de la loi naturelle» et des principes qui régissent les droits de l'homme. ... Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l'homme et présente dans les diverses cultures et civilisations», a-t-il ainsi expliqué. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste» , a-t-il mis en garde. Un leitmotiv chez le Pape pour qui la grande variété des points de vue ne peut pas être un motif pour oublier que ce ne sont pas les droits seulement qui sont universels, mais également la personne humaine, sujet de ces droits».
Pour le Pape, les droits de l'homme ne peuvent pas faire l'économie de la dimension religieuse» de l'homme et donc inclure le droit à la liberté religieuse». (
Le Figaro, 18.04.2008).
[I]l a plaidé pour une solidarité mondiale, déplorant que le multilatéralisme reste "subordonné aux décisions d’un petit nombre". ... Evoquant "le paradoxe évident d’un consensus multilatéral qui continue à être en crise parce qu’il est encore subordonné aux décisions d’un petit nombre", il a affirmé que "les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d’actions communes". (
news.catholique.org)
"Les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d'actions communes", a-t-il dit, énumérant "les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités (...) la protection de l'environnement, des ressources et du climat".
Benoît XVI s'est inquiété "de la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisées", "en violation évidente de l'ordre de la création" et "en contradiction avec le caractère sacré de la vie". (
Afp)
... En fin d'après-midi le pape s'est rendu à la synagogue de l'East Park de New York pour présenter ses voeux à la communauté juive de New York avant Pessah. Benoît XVI a été accueilli par le rabbin Arthur Schneier, un survivant de la Shoah qui milite pour le rapprochement entre les religions.
C'est la troisième visite d'un pape dans une synagogue, après Jean Paul II à Rome et Benoît XVI à Cologne." (
Afp)

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 12:20

Benoît XVI profite de son voyage aux Etats-Unis pour expliquer la vision catholique des "droits de l'homme" conçus comme "droits humains fondamentaux". Il explique la vision catholique de la "liberté", conçue comme "appel à la responsabilité personnelle", condamne la "logique relativiste" mais défend son existence comme "multilatéralisme, condition indispensable à l'équilibre du monde".

"Depuis l'aube de la République, la quête de liberté de l'Amérique a été guidée par la conviction que les principes du gouvernement politique et de la vie sociale sont intimement liés à un ordre moral subordonné au Dieu créateur. Les rédacteurs des textes fondateurs de cette nation ont mis en avant cette conviction quand ils ont proclamé « l'évidente vérité » que tous les hommes sont créés égaux et dotés de droits inaliénables enracinés dans les lois de la nature et du Dieu de la nature. Le cours de l'histoire des Etats-Unis démontre les difficultés, les luttes et la grande résolution intellectuelle et morale nécessaires pour façonner une société qui a fidèlement intégré ces nobles principes. Dans ce processus, qui a forgé l'âme de la Nation, les croyances religieuses ont été une constante inspiration et une force directrice, par exemple dans la lutte contre l'esclavage et dans le mouvement des droits civiques. À notre époque, particulièrement dans les moments de crise, les Américains continuent à trouver leur force dans leur engagement pour ce patrimoine d'aspirations et d'idéaux partagés.
Historiquement, les catholiques, mais aussi tous les croyants, ont trouvé ici la liberté de prier Dieu en accord avec ce que leur dictait leur conscience, tout en étant, dans le même temps, acceptés comme une partie de la communauté politique dans laquelle chaque personne et chaque groupe peut faire entendre sa voix.
... La liberté n’est pas seulement un don, mais aussi un appel à la responsabilité personnelle. Les Américains le savent par expérience – presque chaque ville de ce pays possède ses monuments qui rendent hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la défense de la liberté, soit sur leur propre terre, soit à l’étranger. La défense de la liberté appelle à cultiver la vertu, l’autodiscipline, le sacrifice pour le bien commun et un sens de la responsabilité envers les plus démunis." (Benoît XVI, Dieu bénisse l'Amérique, 16 avril 2008).
"Le président américain et le pape "ont réaffirmé leur rejet total du terrorisme ainsi que de la manipulation de la religion pour justifier des actes immoraux ou violents contre des innocents", selon un communiqué commun publié à l'issue de leur entretien à la Maison Blanche.

"Ils ont également évoqué la nécessité de lutter contre le terrorisme par des moyens appropriés respectant la personne humaine et ses droits", ... laissant entendre que le pape a exprimé à George Bush sa condamnation du recours à la torture pour obtenir des informations auprès de détenus de Guantanamo ou en Irak." (Romandie.com)
"Benoît XVI est le troisième pape à être reçu au siège de l'organisation internationale, après Paul VI et Jean Paul II. Alors que l'ONU célèbre le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le discours de Benoît XVI "sera centré sur ce thème et surtout sur l'unité et l'indivisibilité des droits humains fondamentaux", a récemment indiqué le secrétaire d'Etat du Vatican, Tarcisio Bertone.
Le pape interpellera la communauté internationale sur la nécessité de fonder les droits de l'Homme "sur la justice et l'éthique", et "sur ses obligations de protéger les droits des plus faibles", a ajouté ce proche collaborateur du chef de l'Eglise catholique. Benoît XVI accorde aux questions éthiques une place prioritaire dans son message.
...Mais dans l'enceinte de l'ONU, on peut s'attendre à ce qu'il passe en revue les grands défis auquel est confronté l'humanité, des guerres et tensions qui mettent en péril la sécurité mondiale au réchauffement de la planète ou à l'accroissement des inégalités, avance un diplomate. Benoît XVI s'est récemment montré sévère envers l'ONU, accusée de pratiquer une "logique relativiste" conduisant à privilégier le consensus sur la vérité. Mais il défend son existence, attaché au multilatéralisme qu'il considère comme une condition indispensable à l'équilibre du monde." (Afp)

                                               ***
Autour de la liberté, effort sur soi, liberté-conquête :
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Ce pour quoi on se bat : la survie de deux mille ans de civilisation occidentale européenne
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Le sens métaphysique de la Révolution

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 08:25

AFP, 08/03/2008 15:14

Le pape Benoît XVI a dénoncé samedi le phénomène de la sécularisation qui "dénature de l'intérieur la foi chrétienne", et qui via "l'hédonisme" et "le consumérisme" se manifeste "au sein même de l'Eglise" et vient "nuire à la vie ecclésiale".

"La sécularisation envahit tous les aspects de la vie quotidienne et permet le développement d'une mentalité dans laquelle Dieu est rendu absent, en partie ou en totalité, de l'existence et de la conscience humaine", a déclaré le pape devant l'assemblée plénière du conseil pontifical pour la Culture.

Cette sécularisation "n'est pas seulement une menace extérieure pour les croyants, mais elle se manifeste déjà depuis quelque temps au sein même de l'Eglise", a souligné Benoît XVI dans un discours communiqué par le Vatican.

"Elle dénature de l'intérieur et en profondeur la foi chrétienne, et, en conséquence, le style de vie et le comportement quotidien des croyants", a-t-il ajouté.

Le pape a notamment dénoncé "la mentalité hédoniste et consumériste prédominante qui favorise, chez les croyants comme chez leurs guides, une dérive vers la superficialité et un égocentrisme qui nuit à la vie ecclésiale".

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 17:43

C'est aujourd'hui une "conception positive du droit" qui domine, "selon laquelle "l'humanité, la société, voire une majorité de citoyens est la source ultime du droit. Et il ne s'agit plus de la recherche du bien, mais de celle du pouvoir, d'un équilibre de pouvoirs. Le relativisme éthique est à la base de cette tendance, dans lequel voient une des conditions base de la démocratie, le relativisme garantissant selon eux la tolérance et le respect de tous. S'il en était ainsi, la majorité du moment serait source unique du droit, alors que l'histoire démontre que les majorités peuvent se tromper"...


AC/LOI MORALE NATURELL/COM-TI VIS 071005 (580) via Le Forum catholique

Autre source: Le pape présente la loi naturelle comme le fondement de la démocratie (Zenit.org)

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 09:15

Zenit.org

Explications de Mgr Angelo Amato

 

ROME, Mardi 10 juillet 2007 (ZENIT.org) –« Eviter les interprétations erronées et réductrices » de l’enseignement de Vatican II sur la nature de l’Eglise, c’est, explique le secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Mgr Angelo Amato, à Radio Vatican, le but de ce nouveau document intitulé « Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine sur l’Eglise », accompagné d’un commentaire officiel (cf. ci-dessous in « Documents » pour les deux textes dans leur traduction officielle en français).

Le document est particulièrement important pour le dialogue œcuménique et s'attache à préciser le sens théologique du verbe « subsister » dans l’expression de Lumen Gentium: « Elle est l'unique Eglise du Christ que, dans le Symbole, nous reconnaissons comme une, sainte, catholique et apostolique, que notre Sauveur, après sa résurrection remit à Pierre pour qu'il la paisse (Jn 21, 17). C'est elle que le même Pierre et les autres Apôtres furent chargés par lui de répandre et de guider (cf. MI 28, 18 ss), elle enfin qu'il établit pour toujours 'colonne et soutien de la vérité' (I Tim. 3, 15). Cette Eglise, constituée et organisée en ce monde comme une communauté, subsiste dans ('subsistit in') l'Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui, encore que, hors de cet ensemble, on trouve plusieurs éléments de sanctification et de vérité qui, en tant que dons propres à l'Eglise du Christ, invitent à l'unité catholique » (n. 8).

« Face à des interprétations erronées ou réductrices de la doctrine conciliaire, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi entend rappeler la signification authentique de l’expression 'subsistit in' qui se trouve dans la constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen Gentium ».

Pour ce qui est du terme « réponses » dans le titre du document, Mgr Amato précise: « C’est un genre qui n’implique pas des argumentations très articulées, propres par exemple, aux Instructions et aux Notes doctrinales. Dans notre cas, au contraire, il s’agit de quelques réponses brèves aux doutes relatifs à la correcte interprétation du concile. Concrètement, ce sont 5 questions et 5 réponses synthétiques qui se limitent à rappeler le magistère pour offrir une parole sûre en la matière ».

« La première question, résume Mgr Amato est de savoir si le concile œcuménique Vatican II a changé la doctrine antérieure sur l’Eglise. La congrégation répond en affirmant que le concile œcuménique Vatican II n’a pas voulu changer et n’a pas, de fait, changé cette doctrine, mais il a seulement voulu la développer, l’approfondir et l’exposer plus amplement, comme l’affirme avec clarté Jean XXIII au début du concile: 'Le concile (…) veut transmettre la doctrine catholique de façon pure et intègre, sans atténuation ni déformation' ».

Pour ce qui est de l’expression « subsiste », Mgr Amato explique: « La réponse de la congrégation cite le concile, et dit que le Christ a constitué sur la terre une seule Eglise : 'Cette Eglise (…) subsiste dans l’Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui'. La subsistance indique la continuité pérenne, historique, et la permanence de tous les éléments institués par le Christ dans l’Eglise catholique, dans laquelle concrètement se trouve l’Eglise du Christ sur cette terre ».

« D’aucuns, poursuit Mgr Amato, ont vu là un changement radical de l’enseignement sur l’Eglise. En réalité l’expression 'subsiste dans' réaffirme la pleine identité de l’Eglise du Christ avec l’Eglise catholique, et ne change pas la doctrine catholique sur l’Eglise. Mais elle exprime plus clairement comment, en dehors de l’Eglise, il n’y a pas de vide ecclésial, mais que l’on trouve de 'nombreux éléments de sanctification et de vérité', 'qui, en tant que dons propres de l’Eglise du Christ, poussent à l’unité catholique ».

... Pour ce qui concerne les communautés chrétiennes issues de la Réforme du XVIème siècle, Mgr Amato reconnaît une « blessure beaucoup plus profonde »: « Surgies après un millénaire et demi de tradition catholique, ces communautés n’ont pas conservé la succession apostolique dans le sacrement de l’Ordre, se privant ainsi d’un élément constitutif essentiel de l’Eglise. A cause du manque de sacerdoce ministériel, ces communautés n’ont pas conservé la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique. C’est pourquoi, selon la doctrine catholique, elles ne peuvent pas être appelées 'Eglises' au sens propre ».

... En conclusion, en éliminant les interprétations erronées sur l’Eglise, les 'responsa' contribuent à renforcer le dialogue œcuménique, qui, en plus de l’ouverture aux interlocuteurs, doit encore sauvegarder l’identité de la foi catholique. Ce n’est qu'ainsi que l’on pourra arriver à l’unité de tous les chrétiens en un 'seul troupeau et un seul pasteur' (Jn 10, 16) et guérir les blessures qui empêchent encore à l’Eglise catholique la réalisation plénière de son universalité dans l’histoire ».

 

© Innovative Media, Inc.

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 15:25

10/07/2007 16:08 

CITE DU VATICAN, 10 juil 2007 (
AFP) - Benoît XVI impose à l'Eglise une interprétation conservatrice de Vatican II



Avec la réhabilitation de la messe en latin et un nouveau texte restrictif du Vatican sur l'oecuménisme, le pape Benoît XVI a donné en quelques jours deux signes de sa volonté d'imposer à l'Eglise catholique une interprétation conservatrice du concile Vatican II.
Pour le pape allemand, ce grand évènement (1962-1965) qui a marqué le 20ème siècle s'inscrit dans la "continuité" de l'histoire de l'Eglise et n'a pas constitué la "rupture" que certains voulaient y voir.
Le Vatican a donc rappelé mardi que les efforts de réconciliation avec les autres confessions chrétiennes ("oecuménisme") entrepris depuis le concile par l'Eglise catholique ne doivent pas être inteprétés comme le signe que celle-ci renonce à sa prétention d'être "la seule et véritable Eglise du Christ".
Les autres Eglises, issues des différents schismes qui ont marqué les 2.000 ans d'histoire du christianisme, possèdent certes "des éléments de sanctification et de vérité", reconnaît le document du Vatican, mais de façon imparfaite et "déficiente".

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 14:25

Via le Salon Beige

CITE DU VATICAN, 30 JUI 2007 (VIS). L Pape a reçu ce matin les Evêques de Porto Rico qui ont conclu leur visite Ad Limina.

Parlant du domaine social portoricain, le Pape a averti que "la diffusion d'une mentalité inspirée d'un certain laïcisme, plus ou moins consciemment, porte petit à petit à déprécier ou ignorer le sacré, reléguant ainsi la foi à la sphère strictement privée. C'est pour cela, qu'une juste conception de la liberté religieuse n'est pas compatible avec cette idéologie, qui parfois se présente comme la seule voix de la rationalité". 

Un autre "objectif permanent" a t'il dit, est la famille qui "est mise en danger par les nombreux dangers du monde moderne comme le matérialisme dominant" ou "le manque de stabilité et de fidélité du couple". D'où "la nécessité de développer une pastorale de la famille incisive, qui aide les époux chrétiens à assumer les valeurs fondamentales du Sacrement reçu".

"L'indifférence religieuse déjà mentionnée et la tentation d'une facile permissivité morale, ainsi que l'ignorance de la tradition chrétienne influencent beaucoup les nouvelles générations. La jeunesse a le droit d'être éduquée dans la foi. C'est pour cela que la complète éducation des jeunes doit comprendre l'enseignement religieux, même à l'école".

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 17:02

Bonne nouvelle, le nouvel évêque de Minneapolis est excellent : Mgr John Nienstedt. Il paraît que lors d’une toute récente assemblée de ses prêtres, il a annoncé que l’époque du modernisme triomphant est finie, qu’il compte rétablir le catholicisme dans son évêché, et que ceux à qui cela déplaît sont invités à déguerpir. L’hebdomadaire catho progressiste, évidemment (National Catholic Reporter), pleure très fort, ce qui est bon signe. Autres indices de la restauration Nienstedt [Source] Via le Forum catholique

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