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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 15:27

En réponse à la manifestation satanique organisée par la ville de Clisson en juin, la "fête de l'enfer" avec des subventions du conseil régional Pays de Loire et du conseil général de Loire-Atlantique, signe de la Providence, le Saint-Père, lors de la messe de Pentecôte au Vatican, dimanche 31 mai, rappelle quelques bases de la doctrine catholique et dénonce "les images qui mettent en scène le plaisir, la violence et le mépris pour l'homme et la femme", auxquelles la société semble s'être "habituée".
"Tout comme il existe une pollution de l'atmosphère qui empoisonne l'environnement et les êtres vivants, il existe aussi une pollution du coeur et de l'esprit qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle"
, a dit Benoît XVI. "De la même façon qu'il ne faut pas s'habituer aux poisons de l'air, il faudrait en faire autant pour ce qui corrompt l'esprit", a-t-il ensuite ajouté.
"On dit que cela est la liberté, sans reconnaître que tout cela pollue, intoxique l'âme, surtout celle des nouvelles générations, et finit par conditionner la liberté elle-même". Gloire à Dieu de nous avoir donné un si grand pape.


Source : Le pape Benoît XVI s'en prend à "la pollution de l'esprit" dans les sociétés modernes

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 06:59

Mis à jour le 28/12/2019.

Saint Grégoire VII, l'un des plus grands Papes que Jésus-Christ ait donnés à Son Église, fut au XIe siècle, l'homme providentiel destiné à combattre tous les grands abus de cette époque si troublée ("réforme grégorienne") : les empiètements des empereurs d'Allemagne, la vente des dignités ecclésiastiques, la contagion des mauvaises moeurs du clergé et dans le peuple. Il fut un homme fort instruit, très vertueux, surtout un grand caractère.

Il se réclamait de son grand prédécesseur saint Grégoire Ier († 604.)

Rome, la Romanitas, un principe universel porté d'abord au temps des Césars par un empire, avant que la papauté ne s'en fasse la dépositaire au nom de l'Église catholique ("universelle" en grec). Mais ce que l'on dit moins c'est que cet ensemble de valeurs universelles héritées de la pensée gréco-romaine et de la Bible ne nous pas été transmis, à travers les siècles, sans difficultés. Les empereurs ont d'abord endossé la dignité du Souverain pontificat (pontifex maximus). Dans toutes les civilisations antiques, la religion et l'État ne font qu'un. 

La papauté est devenue presque malgré elle, de manière accidentelle, un pouvoir impliqué dans les querelles de ce monde. Tout débuta avec Jésus : "Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu" (Mt 22,21). C'est la papauté qui permit ensuite la distinction et l'autonomie des deux pouvoirs temporel et spirituel jusqu'ici intriqués, notamment avec Grégoire VII, et avant lui, avec Gélase Ier, qui écrivit à l'empereur Anastase au Ve siècle une lettre pour le réprimander en 494, lui précisant une idée vieille de deux siècles (à partir du moment où Constantin a commencé à convoquer des conciles), selon laquelle les empereurs ne peuvent pas faire le dogme et décider pour l'Église.


Hildebrand (tel était le nom de famille de notre réformateur Grégoire VII) eut pour père un charpentier de Toscane.

Il était encore enfant, sans aucune connaissance des lettres, lorsque, jouant dans l'atelier de son père, il forma avec des débris de bois ces mots du Psalmiste, présage de l'autorité que plus tard il devait exercer dans le monde : Dominabitur a mare usque ad mare : "Sa domination s'étendra d'un océan à l'autre."

Après une première éducation chrétienne, le jeune Hildebrand acheva de se former et de se préparer à la mission que Dieu lui réservait, dans le célèbre monastère de Cluny, foyer de sainteté et de science qui fournit alors tant de grands hommes.

Outre, le choix des évêques ou la convocation des conciles, "l'empereur germanique passe par-dessus le peuple romain et les notables pour nommer directement les papes.

De même, "le roi et les grands estimaient pouvoir investir les évêques dans leur charge, [...] parce que la fonction épiscopale restait conçue [...] comme un prolongement naturel du pouvoir du princeps." (Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 281.)

 

"[...] Le parti réformateur autour d'Hildebrand et de Pierre Damien fait nommer l'évêque de Florence, qui prend le nom de Nicolas II. Celui-ci convoque un synode au Latran en 1059, qui aboutit au décret In nomine Domini : dorénavant, l'élection des papes sera réservée aux cardinaux, c'est-à-dire aux titulaires des principales églises romaines, constituant ainsi ce qui va devenir le Sacré-Collège. L'élection des papes sera de la sorte dégagée autant que possible des influences extérieures, celle des empereurs comme celle des grandes familles et des partis romains." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 135, 146.)

 

Grégoire VII, Pape

Le courage avec lequel, simple moine, il osa dire au Pape Léon IX (1048-1054) que son élection n'était pas canonique fut l'occasion de son élévation aux plus hautes dignités de l'Église. Ce saint Pape avait été élu par l'empereur d'Allemagne ; mais son élection fut ratifiée ensuite par le clergé et le peuple de Rome. En 1049, charmé de la franchise d'Hildebrand, Léon IX le fit venir près de lui et le regarda comme son meilleur conseiller pendant les cinq ans de ce pontificat. Après la mort de Léon IX, quatre Papes successifs lui conservèrent une pleine confiance. Hildebrand continua à servir Victor II (1055-1057), puis Étienne IX (1057-1058). À la mort de ce dernier, ses conseils firent désigner Nicolas II (1059-1061) et avec le cardinal Humbert et le moine ermite Pierre Damien, il inspira le décret de 1059 sur la liberté de l'élection pontificale. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 275-276.)

 

"Pendant toutes ces années, l'homme clé de la Curie romaine est le cardinal Hildebrand, qui devient en 1073 le pape Grégoire VII. Avec lui, la lutte pour la 'liberté' de l'Église permet au pape d'affirmer son droit d'intervention canonique dans une mesure jamais atteinte. Il va jusqu'à s'en prendre au contrôle impérial sur les églises, ce qui l'amène à un conflit ouvert avec l'empereur Henri IV: c'est ce que l'on a appelé la 'Querelle des Investitures'. Le pape interdit l'investiture laïque, notamment par l'empereur, des évêques et des principaux titulaires de charges ecclésiastiques. [...] Henri IV décide de réunir son clergé pour déposer Grégoire VII en 1075. Celui-ci répond en excommuniant l'empereur et en déliant ses sujets du serment d'obéissance." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 148.)

 

La réforme grégorienne

 

"Hildebrand n'apportait pas sur le trône de Pierre une doctrine toute élaborée. Intelligent et instruit ce n'était pas un intellectuel spéculatif, mais beaucoup plus un homme d'action.

"En dehors de l'Écriture, l'Ancien Testament surtout, il connaissait très bien le droit canon, un peu les Pères. Par là, il se rattachait plus à la mentalité clunisienne qu'à la tradition dialectique.

"Au cardinal Humbert et à Pierre Damien il avait emprunté nombre d'idées essentielles. Au premier, la volonté d'indépendance absolue de la papauté, au second, celle de gouverner seul. (En 1057, Humbert publie l'Adversus simoniacos, Contre les simoniaques, dans lequel il rappelle que dans la coopération entre empire et sacerdoce c'est l'Église, âme du corps ecclésial dont le roi est la tête, qui détermine ce qu'il faut faire. Il reconnaît que le roi prend part à l'élection des prélats, mais souligne que cela ne signifie pas qu'il lui revient de les choisir et encore moins de les investir...)

"Grégoire considérait que l'essentiel de sa tâche était de rétablir l''ordre juste' qui, selon saint Augustin, était la condition même de l'installation du royaume de Dieu sur terre.

La justice étant la vertu qui rend à chacun ce qui lui appartient..., "le maître mot de son vocabulaire fut [...] justitia.

"L'établissement de la justice sur la terre devait produire la paix.

"Les thèmes grégoriens n'avaient rien de très original; on les retrouve six siècles avant chez saint Augustin." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 277.) 

 

"La réforme [...] met l'accent sur la purification morale et disciplinaire du clergé. [...] [U]ne rupture se dessine au fur et à mesure que la papauté s'émancipe de la tutelle impériale sous les pontificats d'Étienne IX (1057-1059) et Nicolas II (1059-1061). La décision de confier aux cardinaux l'élection du pape, en 1059, enlève à l'empereur le choix du souverain pontife; elle marque un tournant majeur.

[...] Il y a [...] au fondement de l'exigence réformatrice une conscience accrue du péché, vécu sur un plan d'abord ecclésiologique. [...] La réforme se pense comme un retour aux origines, à la 'forme primitive de l'Église' (Ecclesiae primitivae forma), à la communauté des apôtres évoquée dans les Évangiles ou le livre des Actes." (Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 265-266.)

En effet, au IVe siècle, l'empereur Constantin se convertissant, il fit des évêques 'de hauts dignitaires, sur un pied d'égalité avec les sénateurs les plus aisés' (DUFY, 1997, 27). [...] Les postes ecclésiastiques [...] furent bientôt pris d'assaut par les fils de l'aristocratie, dont certains étaient nommés évêques avant même d'avoir été baptisés. Par la suite, l'accès une position importante au sein de l'Église fut principalement une question d'influence, de marchandage et, à l'occasion, d'hérédité. La simonie devint la règle: on assista à un trafic complexe et onéreux des postes ecclésiastiques, comprenant non seulement la vente de positions éminentes comme celle d'évêque, mais aussi celle de modestes fonctions paroissiales." (Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Salvator, Paris 2019, p. 209.)

De nombreux conciles à partir du IVe siècle avaient condamné la simonie et déposer les clercs impliqués; seules les offrandes spontanées des fidèles étaient acceptées. Au Haut Moyen-Âge, on dénonçait surtout la simonie-achat dans les élections épiscopales et les ordinations (conciles mérovingiens d'Orléans en 533, 549, Clermont en 535, Paris en 614; Grégoire le Grand, Isidore de Séville, etc.).

Les pratiques simoniaques semblent particulièrement développées du IXe siècle au XIe siècle, et touchent toutes les fonctions religieuses. Le trafic des évêchés et des abbayes apparaît le plus scandaleux et certains souverains en tirent des revenus (Rodolphe II de Bourgogne 912-937, Henri Ier de France 1031-1060, Otton III 983-1002, Conrad II 1027-1039, Henri IV 1054-1105, etc.) ("SIMONIE" dans Dictionnaire du Moyen-Âge, sous la direction de Claude GAUVARD, Alain de LIBERA, Michel ZINK, Quadrige Puf, Paris 2002, p. 1335-1336.)

"Cette connivence de la féodalité occidentale et du clergé simoniaque et incontinent fit toucher du doigt à Grégoire VII la source profonde du mal, l'investiture laïque qui, avec elle, avait introduit dans le clergé le goût de l'argent et des femmes." (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 279.)

"L'action des réformateurs pèse surtout sur les prêtres, auxquels il s'agit d'imposer le célibat et la chasteté, seuls en mensure de leur conférer la pureté nécessaire à l'exercice de leur fonction. [...] La situation était plus délicate dans les campagnes où le concubinage des prêtres était largement pratiqué et toléré. Il était fréquent que les prêtres aient des enfants et il arrivait même que la cure d'une paroisse se transmette de père en fils. [...] [L]'efficacité du programme grégorien reste impossible à mesurer. Mais [...] les réformateurs sont bel et bien parvenus à créer chez de nombreux clercs un sentiment de culpabilité et à imposer un nouveau modèle." (Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 308-309.)

"Au fondement des principes grégoriens figure la séparation entre clercs et laïcs. [...] [C]ette conception implique [...] la désacralisation de tous les pouvoirs laïques. [...] [E]lle inspire, à la fin du XIIe siècle, les théories ministérielles de la royauté d'un Thomas Becket ou d'un Jean de Salisbury. [...] Animés de ces principes, les réformateurs considèrent que l'ensemble des fonctions, des biens, des lieux et des droits définis comme ecclésiastiques ou considérés comme tels doivent être attribués, possédés et exercés par les clercs eux-mêmes, de manière autonome. [...] La désignation des évêques doit revenir au 'clergé et au peuple' de chaque cité épiscopale, bientôt incarnés par le collège des chanoines de la cathédrale, ou de manière exceptionnelle à la papauté ou à ses représentants; la désignation des abbés doit quant à elle revenir au chapitre de l'abbaye ou à l'évêque selon les lieux et les circonstances. L'investiture des évêques [...] par un laïc, fût-il roi, est dénoncée avec vigueur.

"[...] Une telle redéfinition de l'Église et de sa place [...] représente une complète rupture par rapport à la tradition carolingienne. [...] À ce titre aussi la réforme 'grégorienne' apparaît comme une révolution culturelle." (Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 264-268.)

"Grégoire VII [...] condamna l'investiture laïque lors des synodes de 1075-1078 et 1080, excommuniant les contrevenants." (Dictionnaire du Moyen-Âge, sous la direction de Claude GAUVARD, Alain de LIBERA, Michel ZINK, Quadrige Puf, Paris 2002, p. 1336.)

Dans le domaine des miracles, "Grégoire VII, [...] se montre favorable au renforcement des contrôles des faits jugés 'miraculeux'." (Patrick SBALCHIERO, Enquête sur les miracles dans l'Église catholique, Artège, Paris 2019, p. 67.)

"Au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle, les évêques mendiants pourront se généraliser. Il y aura des cardinaux, voire des papes dominicains et franciscains." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 182.)

"Au Concile de Trente (1551-1552; 1562-1563), l'Église interdit définitivement la simonie, c'est-à-dire la vente de fonctions ecclésiastiques, [et] imposa le célibat des prêtres." (Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Salvator, Paris 2019, p. 252.) "Le concile insiste [...] sur la réforme du clergé afin de mettre fin aux abus les plus criants de la Renaissance." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 285.)

 

"La vision pontificale est mise en forme dans un document célèbre, les Dictatus Papae, une liste de points à défendre.

. Puisque l'Église romaine a été fondée par le Seigneur seul (article premier),

. seul le pontife romain peut être considéré comme universel (article 2),

. ce qui lui donne le droit de déposer ou absoudre tous les évêques (article 3),

. tandis que ses légats sont au-dessus de tous les évêques (article 4).

. Toutes les charges ecclésiastiques dépendent du pontife, qui, seul, peut redécouper les diocèses, nommer, déposer ou transférer les évêques, convoquer les conciles ou même 'proclamer de nouvelles lois selon les besoins du temps' (article 3-7 et 13-17).

. Le pape ne peut être jugé par personne (article 19),

. mais il peut juger n'importe quelle église (article 21).

. [...] Le titre de 'pape' lui est désormais réservé (article 11), parce que sa dignité est unique au monde. L'Église ne Rome n'a jamais erré et n'errera jamais, tandis que le pontife romain est 'sanctifié par les mérites de saint Pierre.'

Toute Église en désaccord avec Rome ne peut être catholique.

[...] Le monde, voué au péché, ne peut être libéré du mal que par l'obéissance au Christ; or, celle-ci ne peut que consister à suivre l'autorité de l'Église, c'est-à-dire du pape.

[...] [L]es pouvoirs laïcs ont leur autonomie, de la même manière que le corps a son autonomie par rapport à l'âme; mais c'est quand même l'âme qui doit fournir ses règles de comportement au corps et le contrôler. [...] En ce sens, la réforme grégorienne ne propose pas une théocratie [...] : le pape ne prétend pas se substituer aux pouvoirs laïcs.

 

"La réforme grégorienne va [...] en fait bien au-delà de la simple 'liberté' ou de la volonté de dégager les Églises des jeux politiques et de la corruption. La papauté grégorienne, [...] veut rompre avec les conceptions sacrées du pouvoir monarchique, ou avec l'association organique des empereurs avec leurs évêques. [...] Ce faisant, la réforme grégorienne commence à poser en des termes nouveaux la question des rapports entre pouvoir laïc et pouvoir religieux. Elle amorce à terme, [...] une forme de séparation avec les pouvoirs politiques et une laïcisation de ces derniers.(Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 146-150.)

 

"La réforme grégorienne fut une révolution qui agita l'Église durant un siècle et remit totalement en causes ses rapports avec le système politique.

"[...] Ainsi, bien avant la séparation de 1905, le principe de l'autonomie des pouvoirs séculier et spirituel était acquis, et ce en raison de l'insistance de la papauté." (L'Église en procès, La Réponse des historiens, sous la direction de Jean Sévillia, Tallandier, Le Figaro, Paris 2019, p. 80.)

 

L'abondante législation est confirmée par le premier concile oecuménique de Latran en 1123. La simonie perdit de son acuité au XIIe siècle. Mais, paradoxalement, "du XIIIe au XVIe siècle, c'est sous la plume des opposants à la monarchie pontificale que revient de manière récurrente l'accusation de simonie au sujet de la vente des indulgences" (Dictionnaire du Moyen-Âge, sous la direction de Claude GAUVARD, Alain de LIBERA, Michel ZINK, Quadrige Puf, Paris 2002, p. 1336), expression de la protestation luthérienne, l'évolution du concept et de la pratique de la pénitence ayant vu progresser l'idée d'une tarification des peines imposées en ce monde, aux confessés repentants.

 

"Dans l'empire, les évêques allemands conscients de l'importance politique que leur conféraient la nomination impériale et le rôle d'évêques-fonctionnaires, tenaient à conserver le statu quo... Ces prélats proches du trône..., ne voulaient pas renoncer à leur pouvoir politique. Grégoire VII eut donc à lutter à la fois contre l'empereur et, à quelques exceptions près, contre l'épiscopat allemand. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 281.)

 

La croisade. "Grégoire VII avait pensé organiser une campagne pour aider Byzance contre les Turcs, avec l'idée de faire revenir Constantinople dans le giron romain." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 153)

 

Le roi des Romains Henri IV agenouillé devant Mathilde de Toscane en présence de l'abbé Hugues de Cluny, miniature de la Vita Mathildis (xiie siècle).

La pénitence de Canossa (1077)

 

"Au départ, les projets grandioses de Grégoire VII ne donnent que peu de résultats. Dans un premier temps Henri IV, grâce à l'intercession de la puissante comtesse de Toscane, Mathilde, semble faire amende honorable. En janvier 1077, l'empereur vient en tenue de pénitent, pieds nus dans la neige devant les murailles de la citadelle de Canossa en Italie du nord, où s'est réfugié le pape. [...] Canossa ne peut qu'obliger le pape à pardonner et se réconcilier. [...] Cependant l'affrontement ne cesse pas, et Henri IV ne tarde pas à réaffirmer son indépendance. Grégoire VII l'excommunie de nouveau en 1080, mais cette fois-ci, Henri IV qui a éliminé ses adversaires peut descendre en Italie et occuper Rome où il installe un antipape. Grégoire VII doit s'enfuir de Rome sous la protection des troupes normandes, qui en profitent pour piller la ville." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 151-152)

 

Henri à Canossa, toile d'Eduard Schwoiser, 1862.

L'absolution de Canossa montre l'impossibilité pour le roi d'être prince et prêtre à la fois.

 

"[L]es Dictatus Papae ont indiqué ce qui fera la force de l'institution pontificale : une vision portée par une administration, un droit et une diplomatie. La scène de l'humiliation vécue par l'empereur à Canossa, [...] devient un symbole puissant : le pouvoir impérial a bien reconnu et mis en scène l'autorité des papes." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 152.)

 

Yves de Chartres

"En France, ... [a]près de longues négociations, Philippe Ier et les grands du royaume renoncèrent à l'investiture laïque par la crosse et l'anneau en 1098. Mais ils conservèrent le droit d'agrément à l'élection canonique, et continuèrent d'investir les prélats du temporel de leur église, en échange du serment de fidélité. Cet accommodement [...] devait servir à l'élaboration du concordat de Worms, [...] conçu par Yves de Chartres, [...] canoniste (1010-1116) qui lutta avec énergie pour le triomphe de la réforme. [...] Sa thèse distinguait fortement les deux pouvoirs spirituel et temporel, ce qui séparait les deux investitures, l'une ecclésiastique pour la fonction spirituelle, l'autre laïque pour le gouvernement temporel et les biens (regalia ou temporalia) liés à la fonction épiscopale. Dans l'esprit d'Yves de Chartres, les difficultés [...] devaient être résolues par la collaboration active des deux pouvoirs. [...] Au milieu du XIIe siècle, dans ce domaine, la réforme grégorienne avait triomphé en France.

En Angleterre, l'évolution fut moins favorable. [...] Le souverain (Guillaume le Roux, fils de Guillaume le Conquérant) poursuivit de sa vindicte Anselme, le nouvel archevêque de Cantorbéry, partisan de la réforme, qui dut se réfugier auprès d'Urbain II en 1097. Mais Henri Ier Beauclerc, frère de Guillaume le Roux, conclut un accord avec l'archevêque en 1105. Henri Ier renonça à l'investiture par la crosse et l'anneau et Anselme accepta le serment de vassalité. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 286-287.)


Grégoire VII fut atteint d'une maladie qui le réduisit à la dernière extrémité. La Sainte Vierge lui apparut et lui demanda s'il avait assez souffert : "Glorieuse Dame, répondit-il, c'est à vous d'en juger." La Vierge le toucha de la main et disparut. Le Pontife était guéri et put célébrer la Sainte Messe le lendemain en présence de tout le peuple consolé.

Grégoire, un an avant sa mort, dut fuir en exil à Salerne; il prédit le triomphe de son Église et rendit son âme à Dieu, le 25 mai 1085, en prononçant ces mots : "J'ai aimé la justice et j'ai haï l'iniquité; c'est pour cela que je meurs en exil."

 

Au concordat de Worms signé avec l'empereur germanique le 23 septembre 1122, selon le précédent inspiré d'Yves de Chartres, l'investiture épiscopale est scindée en deux. L'empereur renonçait à la cérémonie par la crosse et l'anneau et s'engageait à laisser librement se dérouler les élections épiscopales. En échange, le pape accordait à l'empereur ou à son mandataire le droit d'être présent à l'élection, et en cas de contestation, d'arbitrer en faveur du candidat le plus digne. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 291.) L'original de l'acte de l'empereur Henri V est conservé aujourd'hui aux archives du Vatican. 

"Le concordat de Worms et le premier concile oecuménique du Latran mettaient un terme définitif au fonctionnement du césaropapisme." (J. CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, ibid., p. 293), hérité de l'empire romain.

Néanmoins, la querelle des investitures rebondira en Angleterre sous le règne d'Henri II Plantagenêt (1154-1189) qui voulut exercer le plus strictement possible la tutelle royale sur l'Église d'Angleterre. Le nouvel archevêque de Cantorbéry, l'ami du roi et ancien chancelier du royaume, Thomas Becket, s'éleva contre les prétentions d'Henri II et fut obligé de s'exiler en 1164. Rentré en Angleterre en 1170, il sera assassiné dans sa cathédrale par quatre chevaliers croyant exécuter le voeu secret du roi. Le pape prononça aussitôt l'excommunication contre les meurtriers et canonisa Thomas comme martyr en 1173. Henri II s'humiliera publiquement auprès du tombeau du saint. Son attitude sera ici à rapprocher de celle d'Henri IV d'Allemagne à Canossa. Sous Jean sans Terre (1199-1216), celui-ci refusa de reconnaître l'élection du cardinal Etienne de Langton, au siège primatial de Cantorbéry. Après avoir interdit ce royaume (1208), le pape excommunia le souverain en 1209. Devant la menace de la déposition, Jean capitula, craignant que son seigneur pour les fiefs normands et aquitains, le roi de France Philippe Auguste, ne fût chargé d'exécuter la sentence. (J. CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, ibid., p. 309.)

La querelle des investitures rebondit également sous l'empereur germanique Frédéric Barberousse (1155-1190) qui reprit l'habitude de disposer des évêchés. La lutte entamée marquera l'apogée de la querelle du Sacerdoce et de l'empire. Le pape Alexandre III (1159-1181) fut obligé de se réfugier en France. En 1167, Barberousse s'emparera de Rome et pillera la ville, après avoir attaqué Saint-Pierre au feu grégeois et massacré, sur le tombeau même de l'Apôtre, ceux qui résistaient. La lourde défaite qu'il subit le 29 mai 1176 à Legnano devant les troupes de la Ligue lombarde l'obligera à composer en 1177 et, par la paix de Venise, à reconnaître Alexandre III, en abandonnant son dernier antipape et en renonçant à se mêler de l'élection pontificale. Alexandre III sera ramené à Rome par les troupes allemandes en 1178. (Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 302.) Barberousse mourra le 10 juin 1190, durant la croisade, noyé dans un petit fleuve de Cilicie, le Sélef, dans les valons du Taurus, aux portes de la Syrie.

 

En France, la collaboration des deux pouvoirs spirituel et temporel, dans le respect de l'indépendance mutuelle caractérisera au XIIIe siècle la royauté chrétienne de saint Louis. Ainsi, s'affirmera dans l'Occident chrétien une monarchie, absolument indépendante du pape au temporel, qui poursuivra aussi bien que la papauté les exigences de la justice et de la paix. 

 

"Les siècles de la féodalité, longtemps définis comme des siècles de fer', correspondent en réalité au moment du 'décollage' européen." (Jean-Louis Biget, Préface dans Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 10.)

 

"[...] À partir du milieu du XI siècle, la rupture grégorienne, mais aussi l'essor urbain, l'affirmation de la seigneurie castrale et les transformations des campagnes ouvrent la voie à l'émergence de nouveaux horizons politiques [...], dont le regain de puissance du roi et l'épanouissement de la culture chevaleresque constituent les aspects significatifs." (Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019, p. 22.) 

L'ordre créé par la réforme grégorienne ne sera fondamentalement remis en question que huit siècles plus tard, par les révolutionnaires français, réactualisant la confusion antique du politique et du spirituel, avec "la constitution civile du clergé du 12 juillet 1790" qui "instaure une désignation aux charges ecclésiastiques par le vote des citoyens. Les religieux deviendront des fonctionnaires de l'État. Les évêques seront consacrés sans intervention du pape." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 337-338.) On revient au césaropapisme le plus antichrétien.

Paradoxalement au XXe siècle, c'est la papauté elle-même qui reviendra sur la réforme grégorienne, avec "un concile très occidental, dont le tempo sera donné par un épiscopat nord-européen, pour ne pas dire carolingien", qui "voit arriver à maturité [...] la nouvelle théologie, très critique envers l'incapacité du monde curial romain à se rendre compte des défis posés par l'areligiosité du monde contemporain", et qui "adopte le 21 novembre 1964 la constitution Lumen gentium, qui pose les principes fondamentaux de ce que sera l'enseignement du concile."

[...] "[C]omme tous ses fidèles ont été régénérés par le Saint-Esprit, ils sont tous appelés à un 'sacerdoce commun'. [...] En d'autres termes, cette constitution cherche à revenir sur la séparation entre clercs et laïcs progressivement montée en puissance depuis la réforme grégorienne, pour affirmer au contraire la participation de tous dans un rapport d'égalité à la vie de l'Église. " (Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 422-429.) 

Jean XXIII, dans l'encyclique Pacem in terris, le 11 avril 1963, dit "explicitement que les États sont dépassés et incapables d'assurer le bien commun, et appelle "à la constitution d'une autorité publique de compétence universelle", dont les rapports avec les États, "les citoyens, les familles et les corps intermédiaires doivent être régis par le principe de subsidiarité", un avenir préfiguré par les Nations-Unies et la Déclaration universelle des droits de l'homme. Tous les catholiques sont appelés à s'engager pour cette tâche." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté, ibid., p. 425.)

"La constitution Gaudium et spes, [...] reprend les principes de Pacem in terris ou du discours à l'ONU de Paul VI. (Thomas TANASE, Histoire de la papauté, ibid., p. 430.)

"L'encyclique Populorum progressio de 1967 complétera Gaudium et spes", avec un "un idéal ecclésial fait désormais d'engagements, de mobilisations et de participation de tous." (Thomas TANASE, Histoire de la papauté, ibid., p. 431.)

En confondant clercs et laïcs (le "sacerdoce commun" de LG 34), en associant étroitement tous les croyants à la vie politique, en s'engageant résolument pour un modèle global qui sert de base au nouvel ordre international, cette nouvelle orientation revenant sur mille ans de distinction des clercs et des laïcs de la réforme grégorienne est-elle la plus adaptée pour précisément lutter contre "l'areligiosité" du monde contemporain? C'est cela, la question qui demeure.

 

****

Sources : (1) Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour; (2) Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019 ; (3) Florian MAZEL, 888-1180 Féodalités, Histoire de France, sous la direction de Joël Cornette, Folio, Gallimard, Trebaseleghe, Italie 2019.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:03

CITE DU VATICAN, 4 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a reçu aujourd'hui les membres de l'Académie des sciences sociales au terme de leur XV session plénière présidée par Mme Mary Ann Glendon. "L'Académie -a dit le Pape- après avoir examiné les rapports entre la doctrine sociale de l'Eglise et le travail, la démocratie, la globalisation, la solidarité et la subsidiarité, s'est concentrée, cette fois, sur la question de la dignité de la personne et des droits de l'homme, point de rencontre de la doctrine sociale de l'Eglise et de la société actuelle... L'Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, ... sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu" et "partagent ainsi une caractéristique commune qui les unit et qui exige un respect universel". De même, l'Eglise a toujours enseigné que "l'ordre éthique et politique qui gouverne les relations entre les personnes trouve ses racines dans la structure même de l'être humain".

L'époque moderne, "par une prise de conscience sur les droits de l'homme et sur leur universalité...a contribué à faire naître l'idée que le message du Christ proclamant que Dieu aime tout homme et toute femme et que tout être humain est appelé à aimer Dieu librement, démontre que toutes et tous, indépendamment de leur condition sociale ou culturelle, sont libres par nature". Le Pape a ensuite rappelé que vers le milieu du siècle dernier et après les catastrophes des deux guerres mondiales et des idéologies totalitaristes, la communauté internationale s'est dotée d'un "nouveau système de droit international basé sur les droits de l'homme", et comment Paul VI et Jean-Paul II "affirmaient justement que le droit à la vie et à la liberté de conscience et de religion sont au centre des droits qui découlent de cette même nature humaine...

... Strictement parlant, ces droits ne sont pas des vérités de la foi bien qu'ils soient reconnaissables, apparaissant ainsi en pleine lumière, dans le message du Christ qui manifeste pleinement l'homme à lui-même (Gaudium et Spes). Ils en reçoivent une confirmation ultérieure par la foi. La raison en est que des hommes et des femmes, vivant et agissant dans un monde physique comme des êtres spirituels, perçoivent la présence d'un 'logos' qui les rend capables de distinguer non seulement le vrai du faux, mais aussi le bien du mal, le meilleur du pire, la justice de l'injustice...

... Notre attention se porte alors sur quelques problèmes sociaux plus critiques de ces dernières décennies, comme une prise de conscience accrue suite à la globalisation et à la crise économique actuelle, d'un terrible contraste entre une égale attribution des droits et l'inégal accès aux moyens d'en profiter. Pour les chrétiens qui prient Dieu en disant: Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, c'est une tragédie honteuse qu'un cinquième de l'humanité souffre encore aujourd'hui de la faim... Pour garantir un approvisionnement adéquat des aliments, de même que pour la protection des ressources vitales que sont l'eau et l'énergie, il faut que tous les dirigeants internationaux manifestent leur promptitude à travailler de bonne foi, en respectant la loi naturelle et en encourageant la solidarité et la subsidiarité avec les régions et les peuples les plus pauvres de la planète, ainsi qu'une stratégie plus efficace pour éliminer les inégalités sociales entre les pays et les sociétés et pour l'accroissement mondial de la sécurité".
 
ACAD/DROITS DE L'HOMME/GLENDON VIS 090504 (690)

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 09:04

Au sujet d'une petite crotte de La Vie, ici :

"Mgr Williamson nie que le peuple juif soit le peuple élu de Dieu, renouant avec la vieille théorie de la « substitution », selon laquelle l'Eglise a pris la place d'Israël comme peuple élu de Dieu, une vision explicitement rejetée par Jean Paul II puis Benoît XVI."


Note 1 du
décret Optamam Totius du très Saint Concile Vatican II (site du Vatican): Le Christ a voulu que le progrès de tout le peuple de Dieu dépende principalement du ministère des prêtres. Cela ressort des paroles par lesquelles Notre-Seigneur a constitué les apôtres ainsi que leurs successeurs et coopérateurs, hérauts de l'Évangile, chefs du nouveau peuple élu et dispensateurs des mystères de Dieu. Cela est encore confirmé par les paroles des Pères et des saints. ainsi que les documents répétés des souverains pontifes. Cf. en premier lieu: S. Pie X. exhortation au clergé Haerent animo, 4 août 1908, S. Pii X, Acta IV, pp. 237- 264. -- Pie XI, encycl. Ad Catholici Sacerdotii, 20 déc. 1935: AAS, XXVIII (1936), surtout pp. 37-52. -- Pie XII, exhortation apostolique Menti Nostrae, 23 sept. 1950: AAS, XLII (1950), pp. 657-702. -- Jean XXIII, encycl. Sacerdotii Nostri Prirnordia, ler août 1959: AAS LI (1959), pp. 545-579. -- Paul VI, lettre apostolique Summi Dei Verbum. 4 nov. 1963: AAS, LV (1963), pp. 979-995.

Benoît XVI,
Audience générale du 19 octobre 2005, paragraphe 3. (site du Vatican): Nous pensons que le peuple élu, le peuple de Dieu, c'est à présent nous.

Via
Le Forum catholique

Après ce rappel, que vont dire les Juifs intégristes, les sionistes politiques et les judaïsants? Et oui, le peuple élu, à présent, et depuis 2000 ans, c'est nous.

Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc, et semper : et in saecula saeculurum. Amen.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 08:07

Dans un communiqué du 12 mars 2009, le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X indique qu'il souhaite considérer le Concile Vatican II et l’enseignement post-conciliaire à la lumière de cette Tradition que saint Vincent de Lérins a définie comme « ce qui a été cru toujours, partout et par tous » (Commonitorium), sans rupture et dans un développement parfaitement homogène."

Suite à la Lettre du pape aux évêques, rendue publique le 12 mars, Mgr Fellay remercie "vivement le Saint Père d’avoir replacé le débat à la hauteur où il doit se tenir, celle de la foi." Il dit partager "pleinement son souci prioritaire de la prédication 'à notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s’éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s’alimenter'".

"La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X assure Benoît XVI de sa volonté d’aborder les entretiens doctrinaux reconnus comme « nécessaires » par le Décret du 21 janvier, ajoute-t-il, avec le désir de servir la Vérité révélée qui est la première charité à manifester à l’égard de tous les hommes, chrétiens ou pas."

Enfin il assure le pape "de sa prière afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse confirmer tous ses frères. (cf. Luc 22,32)".

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 09:42

Sur leur site internet, les moines Bénédictins de Bellaigue publient une remarquable petite étude de Vatican II très facile de lecture. Donc accéssible à tout le monde. 

Les moines expriment différentes observations générales qui recoupent celles faites de longue date par la
Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dont Benoît XVI vient de réhabiliter les quatre évêques excommuniés par Jean-Paul II, et pour qui le concile Vatican II est pastoral et non dogmatique, et doit donc pouvoir être discuté dans ses points litigieux.

Vatican II constitue "un concile à part, tout à fait atypique, qui ne peut donc être considéré comme un Concile Oecuménique de l'Eglise catholique à part entière et doué de l'infaillibilité des autes conciles oecuméniques". (Chapitre "
La doctrine")

"C'est le premier Concile Oecuménique de l'histoire de l'Eglise qui opère cette distinction et se présente comme pastoral et non pas dogmatique. ... Les parties "dogmatiques" du Concile ne visent qu'à exprimer la doctrine dans un nouveau langage découlant de la pastorale." (chapitre "
Pastoral et non dogmatique")

"[L]e Concile renonce à l'infaillibilité." (chapitre "
La doctrine")

"Les documents présentent des textes contradictoires et sont ambivalents . C'est qu'ils sont dynamiquement chargés, de manière à maintenir suffisemment de tradition pour être acceptés par les conservateurs, et de manière à rester ouverts à des interprétations progressives et progressistes." (chapitre "
La pastorale: l'attitude face au monde")

"[D]ans sa réalité concrète le Concile est avant tout un processus de transformation de l'Eglise, un processus qui doit se poursuivre, épouser et faire épouser à l'Eglise l'évolution du monde. ... [U]n courant de pensée très actif et organisé à l'intérieur même de l'Eglise, depuis la fin du siècle dernier.

... Ce courant, qui vise à réconcilier l'Eglise avec les idéologies du monde moderne, a été stigmatisé par le Pape saint Pie X dans l'
encyclique "Pascendi": "Une tactique des modernistes (ainsi les appelle-t-on communément et avec beaucoup de raison), tactique en vérité fort insidieuse, est de ne jamais exposer leurs doctrines méthodiquement et dans leur ensemble, mais de les fragmenter en quelque sorte et des les éparpiller çà et là, ce qui prête à les faire juger ondoyants et indécis, quand leurs idées, au contraire, sont parfaitement arrêtées et consistantes ." Ce courant de pensée s'est maintenu et développé de manière plus ou moins insidieuse jusqu'à Vatican II. Il y eut une influence décisive et mena une action concertée avec des complicités parmi les plus hautes autorités de l'Eglise." (chapitre "La pastorale: l'attitude face au monde")


Dans Vatican II "la Tradition est vivante et évolutive. ... L'unité de la foi est donc évolutive et sociologique."

Or, "la Révélation n'est pas un fruit de la conscience. Elle n'est pas une orientation pratique, encore moins politique. ... [Elle ne change pas en fonction de l'évolution du monde...]

La "Révélation est objective et immuable. Le Magistère de l'Eglise conserve intact et immuable cette unique Révélation qui est contenue dans les Ecritures et la tradition non écrite. Si la Tradition est vivante c'est à la manière d'un organisme vivant qui reste identique à lui même, non pas comme le conçoit l'évolutionisme qui refuse la permanence essentielle des natures. Enfin cette Tradition est une doctrine qui dit ce qui existe, et non pas d'abord une morale ou une pratique, encore moins une politique." (chapitre "
La foi")

Les moines Bénédictins expliquent que cette conception de la foi dans Vatican II est "en contradiction flagrante avec la doctrine de l'Eglise catholique, et même des autres Eglises chrétiennes. L'Eglise n'a pas à se réconcilier avec la pensée moderne." (chapitre "
La foi")

http://www.bellaigue.com/index.html

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 22:24

Avec le retrait par Benoît XVI de l'excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre, retrait dont la publication officielle est attendue les jours prochains, nous assistons à un retour de Rome à sa Tradition.

Au moins deux gestes forts ont été posés par le Saint-Père.

1- Le
Motu proprio du 07/07/2007 libéralise la messe traditionnelle (messe tridentine) sous le nom de "rite extraordinaire", sans que l'évêque du diocèse ne puisse plus pratiquement s'y opposer, et reconnait que cette messe n'avait jamais été interdite.

2- La création de l'
Institut du Bon Pasteur dans ses statuts indique que "[d] ’un point de vue doctrinal, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l’Institut, autant qu'il est en eux, sont engagés par une « critique sérieuse et constructive » du concile Vatican II, pour permettre au Siège Apostolique d’en donner l'interprétation authentique."

Désormais, Rome admet que des catholiques puissent faire une "critique sérieuse et constructive" du concile Vatican II, et donne à des traditionalistes issus de la
Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, actuellement membres de l'Institut du Bon Pasteur, la mission de faire cette critique.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 08:48

Le pape Benoît XVI confirme les propos du cardinal Renato Martino sur les "droits de l'homme", dont l'approche 'individualiste' ampute la nature de l'homme, le prive de sa dimension de transcendance.
Benoît XVI explique que les droits de l'homme trouvent leur fondement en Dieu créateur. Privés de cette base éthique, ils demeurent fragiles.

Afp La Croix, 10/12/2008 19:57

Le pape Benoît XVI a déclaré mercredi qu"un long chemin reste à faire" pour le plein respect des idéaux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

"[L]a loi naturelle, inscrite par Dieu dans la conscience humaine, est un dénominateur commun à tous les hommes et à tous les peuples".

Les droit de l'homme sont "en dernière instance fondés en Dieu créateur qui a donné à chacun conscience et liberté", et "si l'on fait abstraction de cette solide base éthique, ils demeurent fragiles parce que privés d'une base solide", a-t-il a jouté.

[L]e numéro deux du Vatican, le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone a souligné que l'Eglise catholique avait "toujours défendu le principe de l'indivisibilité des droits de l'homme".

Un autre prélat, le cardinal Renato Martino a critiqué une conception individualiste des droits de l'homme, "transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de sa transcendance".



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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 20:11

Le cardinal Renato Martino a-t-il lu Christ-Roi? J'écrivais en effet le 6 novembre: "En réduisant l'homme à sa bouche et à son ventre, elle - la vision républicaine de l'homme et des "droits de l'homme" - en présente une vision déformée et amputée réduite à la dimension matérielle..."

Le Monde Afp
10.12.08 | 19h49

Un prélat du Vatican a distingué mercredi les droits de l'homme, qui incluraient sa relation à Dieu, et les "droits de l'individu" qui en feraient abstraction, au moment où la France milite au nom des droits de l'homme pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité.

Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a estimé que la "vision catholique" des droits de l'homme intègrait "la totalité des dimensions constitutives de la personne humaine" et notamment "sa relation à Dieu".

Selon le prélat, il existe au contraire une conception "individualiste" où "la revendication des droits de l'homme s'est transformée en affirmation des droits de l'individu plus que de la personne, c'est-à-dire de l'être humain amputé de sa dimension sociale et privé de transcendance".

Le cardinal Martino s'exprimait lors d'une soirée présidée par le pape Benoît XVI en l'honneur du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme.

Dans un éditorial consacré à cet anniversaire, le journal du Vatican L'Osservatore Romano daté du 10 décembre a une nouvelle fois critiqué une initiative française visant à faire adopter à l'ONU un appel pour la dépénalisation de l'homosexualité.

La secrétaire d'Etat française aux droits de l'homme Rama Yade a annoncé mercredi qu'elle allait "à la fin du mois (...) lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité". "Une soixantaine d'Etats vont nous rejoindre", a-t-elle précisé.

Selon le journal du Vatican, l'appel français vise à bannir la répression de l'homosexualité, un objectif légitime à ses yeux, mais aussi les "discriminations" et les "préjugés" concernant les homosexuels, risquant ainsi de transformer en "droits à respecter" le mariage, l'adoption ou la procréation assistée pour les homosexuels.

Le Vatican, qui condamne les unions homosexuelles, avait déjà exprimé ses réticences face au projet français, évoqué depuis plusieurs mois par Rama Yade mais dont le texte n'a pas été rendu public.

Le cardinal Martino n'a pas fait explicitement référence au projet français.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, qui s'exprimait après lui, a jugé que les droits de l'homme ne devaient pas être confondus "avec de simples besoins contingents souvent limités".

Il a estimé que la Déclaration définit les droits de l'homme à partir de "la dignité commune à tout être humain", et "sans faire partir la demande de droits dans toutes les directions".

Le cardinal Bertone a ajouté que l'Eglise catholique "a toujours défendu le principe de l'indivisibilité des droits de l'homme".

"Quand le droit à la vie et à la liberté religieuse sont moins respectés, le respect pour les autres droits vacille", a-t-il poursuivi.

                                                    ***

Sur le même sujet:

Contre-Lumières. Ebauche d'un programme politique fédérateur

Le libéralisme doit se rouvrir à Dieu, explique Benoît XVI

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 19:03

Le Pape Benoît XVI a récemment apporté quelques précisions au « dialogue des religions » dont feraient bien de s’inspirer quelques catholiques bordelais. Il y explique que le « dialogue des religions » est « impossible » puisqu’il impliquerait de « mettre sa propre foi entre parenthèses ». Le dialogue entre religions "au sens strict" est impossible mais le dialogue sur leurs implications culturelles est aujourd'hui "particulièrement urgent", affirme le pape Benoît XVI. Benoît XVI réitère dans ce texte sa réticence à engager un dialogue proprement théologique avec les non chrétiens. Le pape s'exprime dans une brève lettre au parlementaire de droite Marcello Pera que ce dernier publie en préface de son livre "Pourquoi nous devons nous dire chrétiens".(Le Figaro, AFP 25/11/2008)

Assurément certains catholiques, pour ne pas les nommer, Georges Gousse et d’autres dont l’ancien curé de Cenon (le père Girardeau) n’ont pas encore mis leur logiciel à jour.

 

Non seulement ceux-ci se complaisent dans une soumission à l’Islam, mais ils font la promotion d’intégristes proches des Frères musulmans. Georges Gousse est correspondant diocésain pour les relations avec l’Islam. Dans une interview donnée au bulletin diocésain l’Aquitaine en novembre 2008, il déclare non seulement avoir monté des associations avec l’AMG ( Musulmans de Gironde, affiliés à l’UOIF dont les membres déclarent «Le Coran est notre Constitution»), présidée par Tareq Oubrou, mais aussi avoir soutenu avec le curé de Cenon (banlieue de Bordeaux) l’implantation d’une mosquée « contre les voisins et les commerçants soutenus par des militants d’extrême droite ».
Bien entendu il raconte dans la même interview les amitiés construites en empêchant des expulsions, sa lutte contre les a-priori…

Dans le même numéro de l’Aquitaine, la propagande en faveur de l’islam continue. On y apprend que le père Michel Lafon faisait le ramadan « pour être en communion avec les musulmans » et qu’il ne cherche pas à convertir les musulmans : « Si c’est si pressant de baptiser et d’annoncer la bonne nouvelle… qu’est-ce que le Christ a fait pendant trente ans ? ».
Il s’ensuit une longue interview de Marwan El Backour, Président libanais du Conseil Régional du culte musulman.

Dans cette revue, tout est choquant. La phrase du pape devient alors pleine de sagesse. En effet un certain nombre de catholiques au contact des musulmans mettent leur foi entre parenthèses. Que vous soyez catholiques ou non, je vous laisse tirer vos conclusions, mais décidément la phrase de Voltaire est toujours d’actualité : “Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge !”

Louis Forestier pour Novopress Aquitaine

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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 11:29

CATHOLICA — Dans la ligne de l’« herméneutique de la réforme » les réponses de la Congrégation pour la doctrine de la Foi de juillet 2007 ont précisé que l’enseignement du Concile n’avait pas changé la doctrine antérieure sur la nature de l’Eglise. Comment expliquer qu’une telle assertion ait été reçue avec une inégale faveur, et considérée par beaucoup comme un retour à la doctrine d’un passé que l’on croyait révolu ?

Mgr BASIL MEEKING —
"...Après sa première phase et une fois
combattu par saint Pie X, le modernisme est entré dans la clandestinité, notamment dans les séminaires et universités.

La plupart des catholiques le croyaient disparu jusqu’à ce qu’il réapparaisse grâce aux occasions offertes par Vatican II
et sa mise en œuvre. Il a alors affecté un éventail beaucoup plus large de gens dans l’Eglise, des théologiens et des enseignants, bien entendu, mais aussi plus largement des prêtres de paroisses et des paroissiens. Cela a donné naissance à un climat dans lequel l’Eglise n’est plus, en pratique, comprise comme un mystère tel que l’a décrit la Constitution sur l’Eglise Lumen Gentium, mais bien plutôt comme une constitution humaine qui doit être modelée et remodelée par ceux qui la composent pour répondre aux nécessités du temps. Peu de place reste à la Tradition, et les esprits tendent à se fermer à la Révélation, à la foi, au surnaturel et aux effets divinisants de la grâce sanctifiante."

(Mgr Basil MEEKING, extrait d'un entretien publié dans la revue, Catholica n. 100, via
le Forum catholique)

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 17:26

Dépêche Afp, ROME, 23 juin 2008 :

"Le Vatican
a renoncé à exiger de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X la reconnaissance du concile Vatican II pour passer l'éponge sur le schisme provoqué il y a vingt ans par ce mouvement catholique intégriste fondé par Mgr Lefebvre, selon un vaticaniste italien.

Les cinq conditions posées dans une lettre du Vatican aux Lefebvristes concerneraient la reconnaissance de l'autorité du pape et l'engagement à ne rien dire contre l'Eglise, mais ne feraient aucune allusion au concile Vatican II, a assuré mardi le vaticaniste de Il Giornale, Andrea Tornielli, sur son blog (http://blog.ilgiornale.it/tornielli).

Jusqu'à présent le Vatican exigeait la reconnaissance des enseignements du concile Vatican II (liberté religieuse, oecuménisme) et de la réforme liturgique qui a suivi pour lever l'excommunication qui a frappé en 1988 les adeptes de Mgr Marcel Lefebvre.

Andrea Tornielli avait révélé lundi des tractations en cours entre le Vatican et le supérieur de la fraternité Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay. Il assurait cependant que les conditions posées par le Vatican, et toujours refusées par les Lefebvristes, restaient inchangées.

Mais mardi le journaliste, généralement bien informé sur les milieux intégristes, indique avoir pu prendre connaissance de la lettre qui ne fait aucune mention explicite ni de Vatican II, ni de la nouvelle liturgie.

Le pape Benoît XVI avait repris le dialogue avec les intégristes quelques mois à peine après le début de son pontificat.

Il avait reçu Mgr Fellay en août 2005. En juin 2007, il a publié un décret pour autoriser largement la célébration de la messe ancienne en latin dite "tridentine" considérée comme la seule valide par la fraternité Saint Pie X."


                                                                    ***

Notons comme d'habitude le ton méprisant de l'Afp au sujet des 'intégristes' et la désinformation employée pour discréditer la fraternité Saint Pie X. La fraternité Saint Pie X reconnait l'autorité du pape. Elle ne considère pas la messe tridentine comme 'la seule valide'. Elle considère qu'il y a une protestantisation de la nouvelle messe et en dénonce les dangers si elle s'oriente définitivement dans le sens de la réforme (abus liturgiques, fantaisies, innovations, inventions de toutes pièces des rubriques, oublis d'autres, etc.)

Dans un de ses sermons,
Mgr Lefebvre, le fondateur de la fraternité Saint Pie X, a dit : "La Très Sainte Messe est dénaturée, elle est devenue équivoque, ambiguë. Les protestants peuvent la dire, les catholiques peuvent la dire. A ce propos, je n'ai jamais dit, et je n'ai jamais suivi ceux qui ont dit que toutes les Messes nouvelles sont des messes invalides. Je n'ai jamais dit une chose comme celle-là, mais je crois qu'il en effet très dangereux de s'habituer à suivre la Messe nouvelle, parce qu'elle ne représente plus notre catéchisme de toujours, parcequ'il y a des notions qui sont devenues protestantes, il y a des idées protestantes qui ont été introduites dans la nouvelle messe. Tous les sacrements ont été d'une certaine manière dénaturés" (Mgr Lefebvre, Sermons historiques, Lettre préface de Mgr Fellay, Les Classiques retrouvés, Editions Servir, éd. 2001, p. 126-127). 

Comparez ce que dit Mgr Lefebvre et ce que dit aujourd'hui le pape Benoît XVI dans sa
lettre aux évêques accompagnant son Motu proprio au sujet de la nouvelle Messe: "(le nouveau Missel) finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable. Je parle d’expérience, parce que j’ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j’ai constaté combien les déformations arbitraires de la Liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l’Eglise."
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:23

Des tractations sont en cours entre le Vatican et la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, fondée par l'évêque schismatique Marcel Lefebvre, pour mettre fin à une brouille vieille de vingt ans, affirme lundi le quotidien italien Il Giornale.

Selon ce journal, l'actuel supérieur de la fraternité Mgr Bernard Fellay a récemment rencontré au Vatican le cardinal Dario Castrillon Hoyos, président de la Commission ad-hoc "Ecclesia Dei", qui lui a remis une lettre posant cinq conditions au retour du mouvement intégriste dans "la pleine communion" de l'Eglise.

Les Lefebvristes doivent donner leur réponse d'ici le 28 juin, assure Il Giornale.

Comme par le passé, les conditions posées par le Vatican seraient notamment l'acceptation par le mouvement intégriste des enseignements du concile Vatican II (liberté religieuse, oecuménisme) et de la réforme liturgique qui a suivi.

Ces conditions ont toujours été rejetées par les Lefebvristes, adeptes de la messe "tridentine" en latin et convaincus que l'Eglise catholique court à sa perte en se compromettant avec les idées modernistes de liberté.

Cependant, relève Il Giornale, le Vatican estime que les conditions pour mettre fin au schisme de 1988 n'ont jamais été aussi bonnes, alors que le pape a fait plusieurs pas significatifs en leur direction.

Après avoir autorisé sans restriction la célébration de la messe tridentine (remontant au concile de Trente, 1545-1563), Benoît XVI a en effet introduit plusieurs éléments de la liturgie ancienne dans les célébrations qu'il préside.

Le dernier en date a été de distribuer la communion aux fidèles à genoux devant lui.

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 09:26

Benoît XVI a été reçu vendredi aux Nations unies par le secrétaire général, Ban Ki-moon, avec qui il a eu un entretien en tête-à-tête d’environ un quart d’heure.
Benoît XVI a rappelé aux Etats leur devoir de protéger leurs populations victimes de violations des droits de l’Homme.
Le pape a estimé que "la promotion des droits de l'homme demeure la stratégie la plus efficace pour éliminer les inégalités entre pays et entre groupes sociaux". (
Afp)
Benoit XVI s’est aussi attaché à défendre le droit à la liberté religieuse. "Il n’est donc pas imaginable que des croyants doivent se priver d’une partie d’eux-mêmes - de leur foi - afin d’être des citoyens actifs" a-t-il dit. (
news.catholique.org)
Devant les représentants des 192 États membres de l'ONU, il a souligné que ces derniers ne devaient pas oublier et surtout nier les droits de Dieu. Il a ainsi insisté sur l'indivisibilité de la loi naturelle» et des principes qui régissent les droits de l'homme. ... Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l'homme et présente dans les diverses cultures et civilisations», a-t-il ainsi expliqué. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste» , a-t-il mis en garde. Un leitmotiv chez le Pape pour qui la grande variété des points de vue ne peut pas être un motif pour oublier que ce ne sont pas les droits seulement qui sont universels, mais également la personne humaine, sujet de ces droits».
Pour le Pape, les droits de l'homme ne peuvent pas faire l'économie de la dimension religieuse» de l'homme et donc inclure le droit à la liberté religieuse». (
Le Figaro, 18.04.2008).
[I]l a plaidé pour une solidarité mondiale, déplorant que le multilatéralisme reste "subordonné aux décisions d’un petit nombre". ... Evoquant "le paradoxe évident d’un consensus multilatéral qui continue à être en crise parce qu’il est encore subordonné aux décisions d’un petit nombre", il a affirmé que "les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d’actions communes". (
news.catholique.org)
"Les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d'actions communes", a-t-il dit, énumérant "les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités (...) la protection de l'environnement, des ressources et du climat".
Benoît XVI s'est inquiété "de la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisées", "en violation évidente de l'ordre de la création" et "en contradiction avec le caractère sacré de la vie". (
Afp)
... En fin d'après-midi le pape s'est rendu à la synagogue de l'East Park de New York pour présenter ses voeux à la communauté juive de New York avant Pessah. Benoît XVI a été accueilli par le rabbin Arthur Schneier, un survivant de la Shoah qui milite pour le rapprochement entre les religions.
C'est la troisième visite d'un pape dans une synagogue, après Jean Paul II à Rome et Benoît XVI à Cologne." (
Afp)

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 12:20

Benoît XVI profite de son voyage aux Etats-Unis pour expliquer la vision catholique des "droits de l'homme" conçus comme "droits humains fondamentaux". Il explique la vision catholique de la "liberté", conçue comme "appel à la responsabilité personnelle", condamne la "logique relativiste" mais défend son existence comme "multilatéralisme, condition indispensable à l'équilibre du monde".

"Depuis l'aube de la République, la quête de liberté de l'Amérique a été guidée par la conviction que les principes du gouvernement politique et de la vie sociale sont intimement liés à un ordre moral subordonné au Dieu créateur. Les rédacteurs des textes fondateurs de cette nation ont mis en avant cette conviction quand ils ont proclamé « l'évidente vérité » que tous les hommes sont créés égaux et dotés de droits inaliénables enracinés dans les lois de la nature et du Dieu de la nature. Le cours de l'histoire des Etats-Unis démontre les difficultés, les luttes et la grande résolution intellectuelle et morale nécessaires pour façonner une société qui a fidèlement intégré ces nobles principes. Dans ce processus, qui a forgé l'âme de la Nation, les croyances religieuses ont été une constante inspiration et une force directrice, par exemple dans la lutte contre l'esclavage et dans le mouvement des droits civiques. À notre époque, particulièrement dans les moments de crise, les Américains continuent à trouver leur force dans leur engagement pour ce patrimoine d'aspirations et d'idéaux partagés.
Historiquement, les catholiques, mais aussi tous les croyants, ont trouvé ici la liberté de prier Dieu en accord avec ce que leur dictait leur conscience, tout en étant, dans le même temps, acceptés comme une partie de la communauté politique dans laquelle chaque personne et chaque groupe peut faire entendre sa voix.
... La liberté n’est pas seulement un don, mais aussi un appel à la responsabilité personnelle. Les Américains le savent par expérience – presque chaque ville de ce pays possède ses monuments qui rendent hommage à ceux qui ont sacrifié leur vie pour la défense de la liberté, soit sur leur propre terre, soit à l’étranger. La défense de la liberté appelle à cultiver la vertu, l’autodiscipline, le sacrifice pour le bien commun et un sens de la responsabilité envers les plus démunis." (Benoît XVI, Dieu bénisse l'Amérique, 16 avril 2008).
"Le président américain et le pape "ont réaffirmé leur rejet total du terrorisme ainsi que de la manipulation de la religion pour justifier des actes immoraux ou violents contre des innocents", selon un communiqué commun publié à l'issue de leur entretien à la Maison Blanche.

"Ils ont également évoqué la nécessité de lutter contre le terrorisme par des moyens appropriés respectant la personne humaine et ses droits", ... laissant entendre que le pape a exprimé à George Bush sa condamnation du recours à la torture pour obtenir des informations auprès de détenus de Guantanamo ou en Irak." (Romandie.com)
"Benoît XVI est le troisième pape à être reçu au siège de l'organisation internationale, après Paul VI et Jean Paul II. Alors que l'ONU célèbre le 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le discours de Benoît XVI "sera centré sur ce thème et surtout sur l'unité et l'indivisibilité des droits humains fondamentaux", a récemment indiqué le secrétaire d'Etat du Vatican, Tarcisio Bertone.
Le pape interpellera la communauté internationale sur la nécessité de fonder les droits de l'Homme "sur la justice et l'éthique", et "sur ses obligations de protéger les droits des plus faibles", a ajouté ce proche collaborateur du chef de l'Eglise catholique. Benoît XVI accorde aux questions éthiques une place prioritaire dans son message.
...Mais dans l'enceinte de l'ONU, on peut s'attendre à ce qu'il passe en revue les grands défis auquel est confronté l'humanité, des guerres et tensions qui mettent en péril la sécurité mondiale au réchauffement de la planète ou à l'accroissement des inégalités, avance un diplomate. Benoît XVI s'est récemment montré sévère envers l'ONU, accusée de pratiquer une "logique relativiste" conduisant à privilégier le consensus sur la vérité. Mais il défend son existence, attaché au multilatéralisme qu'il considère comme une condition indispensable à l'équilibre du monde." (Afp)

                                               ***
Autour de la liberté, effort sur soi, liberté-conquête :
*
Ce pour quoi on se bat : la survie de deux mille ans de civilisation occidentale européenne
*
Le sens métaphysique de la Révolution

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 08:25

AFP, 08/03/2008 15:14

Le pape Benoît XVI a dénoncé samedi le phénomène de la sécularisation qui "dénature de l'intérieur la foi chrétienne", et qui via "l'hédonisme" et "le consumérisme" se manifeste "au sein même de l'Eglise" et vient "nuire à la vie ecclésiale".

"La sécularisation envahit tous les aspects de la vie quotidienne et permet le développement d'une mentalité dans laquelle Dieu est rendu absent, en partie ou en totalité, de l'existence et de la conscience humaine", a déclaré le pape devant l'assemblée plénière du conseil pontifical pour la Culture.

Cette sécularisation "n'est pas seulement une menace extérieure pour les croyants, mais elle se manifeste déjà depuis quelque temps au sein même de l'Eglise", a souligné Benoît XVI dans un discours communiqué par le Vatican.

"Elle dénature de l'intérieur et en profondeur la foi chrétienne, et, en conséquence, le style de vie et le comportement quotidien des croyants", a-t-il ajouté.

Le pape a notamment dénoncé "la mentalité hédoniste et consumériste prédominante qui favorise, chez les croyants comme chez leurs guides, une dérive vers la superficialité et un égocentrisme qui nuit à la vie ecclésiale".

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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 17:43

C'est aujourd'hui une "conception positive du droit" qui domine, "selon laquelle "l'humanité, la société, voire une majorité de citoyens est la source ultime du droit. Et il ne s'agit plus de la recherche du bien, mais de celle du pouvoir, d'un équilibre de pouvoirs. Le relativisme éthique est à la base de cette tendance, dans lequel voient une des conditions base de la démocratie, le relativisme garantissant selon eux la tolérance et le respect de tous. S'il en était ainsi, la majorité du moment serait source unique du droit, alors que l'histoire démontre que les majorités peuvent se tromper"...


AC/LOI MORALE NATURELL/COM-TI VIS 071005 (580) via Le Forum catholique

Autre source: Le pape présente la loi naturelle comme le fondement de la démocratie (Zenit.org)

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 09:15

Zenit.org

Explications de Mgr Angelo Amato

 

ROME, Mardi 10 juillet 2007 (ZENIT.org) –« Eviter les interprétations erronées et réductrices » de l’enseignement de Vatican II sur la nature de l’Eglise, c’est, explique le secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, Mgr Angelo Amato, à Radio Vatican, le but de ce nouveau document intitulé « Réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine sur l’Eglise », accompagné d’un commentaire officiel (cf. ci-dessous in « Documents » pour les deux textes dans leur traduction officielle en français).

Le document est particulièrement important pour le dialogue œcuménique et s'attache à préciser le sens théologique du verbe « subsister » dans l’expression de Lumen Gentium: « Elle est l'unique Eglise du Christ que, dans le Symbole, nous reconnaissons comme une, sainte, catholique et apostolique, que notre Sauveur, après sa résurrection remit à Pierre pour qu'il la paisse (Jn 21, 17). C'est elle que le même Pierre et les autres Apôtres furent chargés par lui de répandre et de guider (cf. MI 28, 18 ss), elle enfin qu'il établit pour toujours 'colonne et soutien de la vérité' (I Tim. 3, 15). Cette Eglise, constituée et organisée en ce monde comme une communauté, subsiste dans ('subsistit in') l'Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui, encore que, hors de cet ensemble, on trouve plusieurs éléments de sanctification et de vérité qui, en tant que dons propres à l'Eglise du Christ, invitent à l'unité catholique » (n. 8).

« Face à des interprétations erronées ou réductrices de la doctrine conciliaire, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi entend rappeler la signification authentique de l’expression 'subsistit in' qui se trouve dans la constitution dogmatique sur l’Eglise, Lumen Gentium ».

Pour ce qui est du terme « réponses » dans le titre du document, Mgr Amato précise: « C’est un genre qui n’implique pas des argumentations très articulées, propres par exemple, aux Instructions et aux Notes doctrinales. Dans notre cas, au contraire, il s’agit de quelques réponses brèves aux doutes relatifs à la correcte interprétation du concile. Concrètement, ce sont 5 questions et 5 réponses synthétiques qui se limitent à rappeler le magistère pour offrir une parole sûre en la matière ».

« La première question, résume Mgr Amato est de savoir si le concile œcuménique Vatican II a changé la doctrine antérieure sur l’Eglise. La congrégation répond en affirmant que le concile œcuménique Vatican II n’a pas voulu changer et n’a pas, de fait, changé cette doctrine, mais il a seulement voulu la développer, l’approfondir et l’exposer plus amplement, comme l’affirme avec clarté Jean XXIII au début du concile: 'Le concile (…) veut transmettre la doctrine catholique de façon pure et intègre, sans atténuation ni déformation' ».

Pour ce qui est de l’expression « subsiste », Mgr Amato explique: « La réponse de la congrégation cite le concile, et dit que le Christ a constitué sur la terre une seule Eglise : 'Cette Eglise (…) subsiste dans l’Eglise catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui'. La subsistance indique la continuité pérenne, historique, et la permanence de tous les éléments institués par le Christ dans l’Eglise catholique, dans laquelle concrètement se trouve l’Eglise du Christ sur cette terre ».

« D’aucuns, poursuit Mgr Amato, ont vu là un changement radical de l’enseignement sur l’Eglise. En réalité l’expression 'subsiste dans' réaffirme la pleine identité de l’Eglise du Christ avec l’Eglise catholique, et ne change pas la doctrine catholique sur l’Eglise. Mais elle exprime plus clairement comment, en dehors de l’Eglise, il n’y a pas de vide ecclésial, mais que l’on trouve de 'nombreux éléments de sanctification et de vérité', 'qui, en tant que dons propres de l’Eglise du Christ, poussent à l’unité catholique ».

... Pour ce qui concerne les communautés chrétiennes issues de la Réforme du XVIème siècle, Mgr Amato reconnaît une « blessure beaucoup plus profonde »: « Surgies après un millénaire et demi de tradition catholique, ces communautés n’ont pas conservé la succession apostolique dans le sacrement de l’Ordre, se privant ainsi d’un élément constitutif essentiel de l’Eglise. A cause du manque de sacerdoce ministériel, ces communautés n’ont pas conservé la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique. C’est pourquoi, selon la doctrine catholique, elles ne peuvent pas être appelées 'Eglises' au sens propre ».

... En conclusion, en éliminant les interprétations erronées sur l’Eglise, les 'responsa' contribuent à renforcer le dialogue œcuménique, qui, en plus de l’ouverture aux interlocuteurs, doit encore sauvegarder l’identité de la foi catholique. Ce n’est qu'ainsi que l’on pourra arriver à l’unité de tous les chrétiens en un 'seul troupeau et un seul pasteur' (Jn 10, 16) et guérir les blessures qui empêchent encore à l’Eglise catholique la réalisation plénière de son universalité dans l’histoire ».

 

© Innovative Media, Inc.

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 15:25

10/07/2007 16:08 

CITE DU VATICAN, 10 juil 2007 (
AFP) - Benoît XVI impose à l'Eglise une interprétation conservatrice de Vatican II



Avec la réhabilitation de la messe en latin et un nouveau texte restrictif du Vatican sur l'oecuménisme, le pape Benoît XVI a donné en quelques jours deux signes de sa volonté d'imposer à l'Eglise catholique une interprétation conservatrice du concile Vatican II.
Pour le pape allemand, ce grand évènement (1962-1965) qui a marqué le 20ème siècle s'inscrit dans la "continuité" de l'histoire de l'Eglise et n'a pas constitué la "rupture" que certains voulaient y voir.
Le Vatican a donc rappelé mardi que les efforts de réconciliation avec les autres confessions chrétiennes ("oecuménisme") entrepris depuis le concile par l'Eglise catholique ne doivent pas être inteprétés comme le signe que celle-ci renonce à sa prétention d'être "la seule et véritable Eglise du Christ".
Les autres Eglises, issues des différents schismes qui ont marqué les 2.000 ans d'histoire du christianisme, possèdent certes "des éléments de sanctification et de vérité", reconnaît le document du Vatican, mais de façon imparfaite et "déficiente".

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 14:25

Via le Salon Beige

CITE DU VATICAN, 30 JUI 2007 (VIS). L Pape a reçu ce matin les Evêques de Porto Rico qui ont conclu leur visite Ad Limina.

Parlant du domaine social portoricain, le Pape a averti que "la diffusion d'une mentalité inspirée d'un certain laïcisme, plus ou moins consciemment, porte petit à petit à déprécier ou ignorer le sacré, reléguant ainsi la foi à la sphère strictement privée. C'est pour cela, qu'une juste conception de la liberté religieuse n'est pas compatible avec cette idéologie, qui parfois se présente comme la seule voix de la rationalité". 

Un autre "objectif permanent" a t'il dit, est la famille qui "est mise en danger par les nombreux dangers du monde moderne comme le matérialisme dominant" ou "le manque de stabilité et de fidélité du couple". D'où "la nécessité de développer une pastorale de la famille incisive, qui aide les époux chrétiens à assumer les valeurs fondamentales du Sacrement reçu".

"L'indifférence religieuse déjà mentionnée et la tentation d'une facile permissivité morale, ainsi que l'ignorance de la tradition chrétienne influencent beaucoup les nouvelles générations. La jeunesse a le droit d'être éduquée dans la foi. C'est pour cela que la complète éducation des jeunes doit comprendre l'enseignement religieux, même à l'école".

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 17:02

Bonne nouvelle, le nouvel évêque de Minneapolis est excellent : Mgr John Nienstedt. Il paraît que lors d’une toute récente assemblée de ses prêtres, il a annoncé que l’époque du modernisme triomphant est finie, qu’il compte rétablir le catholicisme dans son évêché, et que ceux à qui cela déplaît sont invités à déguerpir. L’hebdomadaire catho progressiste, évidemment (National Catholic Reporter), pleure très fort, ce qui est bon signe. Autres indices de la restauration Nienstedt [Source] Via le Forum catholique

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