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Christ Roi

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 08:01

Dans un entretien avec Médias-Presse-Info à Paris le vendredi 11 juillet 2014, le professeur Roberto de Mattei évoque «une situation schismatique d'un point de vue de la praxis plutôt qu'hérétique dans les formulations doctrinales », «un changement dans la pastorale qui à son tour va changer la doctrine» :


«D'un point de vue théorique, il n'y a pas eu (avec le concile Vatican II, Ndlr.) un renversement de principe doctrinal. C'est-à-dire que ce qui s'est passé depuis le concile, c'est plutôt une révolution dans la praxis, c'est-à-dire dans la pratique concrète. Par exemple concernant le problème des divorcés remariés, ce qui se passe ce n'est pas encore une théorisation, une formulation de la possibilité de donner les sacrements aux divorcés remariés, mais c'est le fait que dans la grande partie de l'Eglise occidentale et européenne, les évêques, les conférences épiscopales mêmes autorisent dans les faits cette pratique. Donc, c'est une révolution, une situation que je dirais schismatique d'un point de vue de la praxis plutôt qu'hérétique dans les formulations doctrinales.»

 

Le professeur évoque des cas précis de cette révolution dans la praxis :

 

«En Allemagne, en Suisse, et dans d'autres pays, il y a des prêtres qui cohabitent, convivent ouvertement, publiquement avec des femmes, avec le soutien même de leurs fidèles. Il y a des divorcés qui font bénir leur mariage par des prêtres. Il y a la contraception qui est très largement tolérée, les soit-disant mariages homosexuels qui sont encouragés.»

 

 

«Le pape François plusieurs fois a dit "moi je ne veux pas mettre en discussion les valeurs non-nogociables, la doctrine, mais ce que l'on doit changer c'est l'attitude pastorale, c'est la pratique."» «Mais, explique le professeur Mattei, si vous mettez à part la doctrine, si vous ignorez la doctrine, ce qui arrive en fait, c'est un changement dans la pastorale qui à son tour va changer la doctrine. »

 

 

 

 

 

Roberto de Mattei est un spécialiste des questions vaticanes. Professeur d’Histoire moderne et d’Histoire du Christianisme à l’Université Européenne de Rome, il y dirige le département des Sciences Historiques. Il est aussi le Président de la Fondation Lépante, dont le siège est à Rome, et dirige la revue mensuelle Radici Cristiane ainsi que l’agence d’information Correspondance européenne.

De passage à Paris, le Professeur Roberto de Mattei a accepté de répondre aux questions de Médias Presse Info. 

 

Source: http://medias-presse.info/vers-un-schisme-dans-leglise-catholique-en-raison-dune-alteration-de-la-doctrine-entretien-exclusif-avec-roberto-de-mattei-video/12752

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 10:14

Selon Sandro Magister, le Pape François fait son autocritique et corrige trois erreurs : premièrement, il minimise le succès de l’interview qu’il avait accordée à Scalfari et avait été publié par « La Reppublica », deuxièmement il rectifie ses jugements sur le concile Vatican II et troisièmement enfin, il prend ses distances par rapport aux courants progressistes qui l’ont le plus applaudi jusqu’à présent. Source : ACTUALITE DU 22/11/2013

 

 

Le pape fait lui aussi son autocritique. Et il corrige trois erreurs

 

Il abaisse le "rating" de l’interview qu’il a accordée à Scalfari. Il rectifie ses jugements sur le concile Vatican II. Il prend ses distances par rapport aux courants progressistes qui l’ont le plus applaudi jusqu’à présent. Mais les médias ne parlent pas de son changement

 

par Sandro Magister

 

En l’espace de quelques jours, le pape François a corrigé ou fait corriger quelques éléments significatifs de son image publique. Au moins trois.

Le premier concerne l’entretien qu’il a eu avec Eugenio Scalfari et qui a été mis par écrit dans le journal "La Repubblica" du 1er octobre par ce champion de la pensée athée.

Cette retranscription de l’entretien a effectivement provoqué un étonnement assez généralisé, en raison de certaines affirmations mises dans la bouche de François qui paraissaient plus conformes à la pensée laïque dominante qu’à la doctrine catholique. Celle-ci, par exemple :

"Chacun de nous a sa propre vision du bien et du mal et il doit choisir de suivre le bien et de combattre le mal tels qu’il les conçoit".

En même temps, cependant, le père Federico Lombardi a immédiatement confirmé que l'interview était "fidèle à la pensée" du pape et "digne de foi dans son sens général".

Ce n’est pas tout. Quelques heures après sa publication dans "La Repubblica", l'interview a été reproduite intégralement à la fois dans "L'Osservatore Romano" et sur le site web officiel du Saint-Siège, de la même façon que les autres discours et documents du pape.

De là est née l'idée que Jorge Mario Bergoglio avait choisi volontairement, en cette occasion comme en d’autres, la forme d’expression de l’entretien comme nouvelle modalité de son magistère, capable d’atteindre le grand public de manière plus efficace.

Mais, au cours des semaines qui ont suivi, le pape a dû se rendre compte du risque que comportait également cette forme d’expression. Ce risque était que le magistère de l’Église soit rabaissé au niveau d’une simple opinion offerte à la libre confrontation.

Et il en est résulté la décision, prise le 15 novembre, de faire disparaître du site du Saint-Siège le texte de l’entretien avec Scalfari.

"En le retirant – a expliqué le père Lombardi – on a fait une mise au point quant à la nature de ce texte. Il y avait une équivoque et un débat à propos de sa valeur".

Par ailleurs Scalfari, interviewé le 21 novembre dans les locaux romains de la presse étrangère, a révélé d’autres détails de cette affaire.

Il a dit que le pape, à la fin de leur entretien, avait consenti à ce que celui-ci soit rendu public. Et lorsque Scalfari lui avait proposé de lui en envoyer le texte préalablement, il avait répondu : "Je crois que ce serait une perte de temps, je vous fais confiance".

Le fondateur de "La Repubblica" a en effet envoyé au pape son texte, accompagné d’une lettre dans laquelle il disait notamment :

"Tenez compte du fait que je n’ai pas rapporté certaines choses que vous m’avez dites. Et que vous n’avez pas tenu certains des propos que je vous attribue. Mais je les ai écrits pour que le lecteur comprenne qui vous êtes"

Deux jours plus tard – toujours si l’on s’en tient à ce qu’a raconté Scalfari – le secrétaire du pape, Alfred Xuereb, a téléphoné pour donner le feu vert pour la publication. Qui a eu lieu le lendemain.

Scalfari a fait le commentaire suivant : "Je suis tout disposé à croire que le pape n’est pas d’accord avec certaines des choses que j’ai écrites en les lui attribuant, mais je crois aussi qu’il considère que, dites par un non croyant, elles sont importantes pour lui et pour l’action qui est la sienne".

*

Mais l’interview, calibrée et très étudiée, que le pape François a accordée à la revue "La Civiltà Cattolica" – et qui a été publiée le 19 septembre dans seize revues de la Compagnie de Jésus rédigées en onze langues – a été elle aussi incluse, ces jours derniers, dans le chantier des choses à corriger.

Sur un point clé : l'interprétation du concile Vatican II.

On l’a compris en prenant connaissance d’un passage de la lettre autographe écrite par François à l’archevêque Agostino Marchetto à l’occasion de la présentation d’un ouvrage écrit en son honneur, le 12 novembre, dans le cadre solennel du Capitole. Et cette lettre, le pape a voulu qu’elle soit lue en public.

Ce passage est le suivant :

"Cet amour [pour l’Église], vous l’avez manifesté de bien des manières, y compris en corrigeant telle erreur ou telle imprécision de ma part – et je vous en remercie du fond du cœur – mais il s’est surtout manifesté dans toute sa pureté dans les études que vous avez consacrées au concile Vatican II. Je vous l’ai dit un jour, cher Monseigneur Marchetto, et je veux le répéter aujourd’hui : je vous considère comme le meilleur herméneute du concile Vatican II".

Affirmer que Marchetto est "le meilleur herméneute" du concile, voilà qui est déjà assez spectaculaire. Marchetto est en effet, depuis toujours, l’homme qui a critiqué le plus implacablement cette "école de Bologne" – fondée par Giuseppe Dossetti et Giuseppe Alberigo et dirigée aujourd’hui par le professeur Alberto Melloni – qui détient le monopole mondial de l'interprétation de Vatican II selon une optique progressiste.

L'herméneutique du concile soutenue par Marchetto est la même que celle de Benoît XVI : il ne s’agit pas d’une "rupture" et d’un "nouveau début", mais d’une "réforme dans la continuité de l'unique sujet Église". Et cette herméneutique-là, le pape François a voulu montrer qu’il la faisait sienne, en manifestant aussi hautement son approbation à Marchetto.

Mais si l’on relit le passage succinct que François consacre à Vatican II dans l’interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica", l'impression que l’on en retire est différente. "Oui, il y a des lignes d’herméneutique de continuité et de discontinuité", concède le pape. "Cependant – ajoute-t-il – une chose est claire" : Vatican II a été "un service au peuple" qui consiste en "une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine".

À trois reprises, dans les quelques lignes de l'interview qui sont consacrées au concile, Bergoglio en définit l’essence en ces termes, qu’il applique également à la réforme de la liturgie.

Un tel jugement au sujet de l’événement grandiose qu’a été le concile a tout de suite paru très sommaire à beaucoup de gens, à tel point qu’Antonio Spadaro lui-même, le directeur de "La Civiltà Cattolica" qui a réalisé cette interview du pape, a avoué qu’il avait été stupéfait au moment où il avait transcrit ce que François venait de lui dire de vive voix.

Toutefois, pendant ce temps-là, ce jugement a continué à recueillir une large approbation.

C’est ainsi que, le 14 novembre, lorsqu’il a reçu le pape François venu lui rendre visite au Quirinal, le président de la république italienne Giorgio Napolitano l’a remercié justement d’avoir fait "vibrer l’esprit du concile Vatican II en tant que 'relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine'", en citant précisément ses propres paroles.

Et le pape a également été applaudi pour ces mêmes propos – c’est un autre exemple – par le numéro un des liturgistes italiens, Andrea Grillo, professeur à l’Institut Pontifical Saint-Anselme. Selon celui-ci, François aurait enfin inauguré la véritable et définitive "herméneutique" du concile, après avoir "placé tout de suite au second plan cette diatribe à propos de la 'continuité' et de la 'discontinuité' qui a pendant longtemps porté préjudice – et souvent paralysé totalement – toute herméneutique efficace de Vatican II".

Ce n’est en effet un secret pour personne que le "service au peuple" et la relecture de l’Évangile "actualisée dans l'aujourd’hui" sont des concepts chers à ceux qui donnent des interprétations progressistes du concile et en particulier à "l’école de Bologne", qui a fait état à maintes reprises de l’enthousiasme que lui inspirait ce pape.

Mais il s’est évidemment trouvé quelqu’un pour faire remarquer personnellement au pape Bergoglio que réduire le concile à de tels concepts était pour le moins "imprécis", sinon "erroné".

Et c’est justement Marchetto qui a franchi ce pas. Il y a depuis longtemps, entre lui et Bergoglio, une grande confiance et une estime réciproque. À Rome, Marchetto habite à la maison du clergé de la via della Scrofa, où il occupe la chambre 204, voisine de la chambre 203 où logeait celui qui était alors l’archevêque de Buenos Aires lorsqu’il venait à Rome.

Le pape François a non seulement écouté mais également accepté les critiques formulées par son ami. Au point de remercier celui-ci, dans la lettre qu’il a fait lire le 12 novembre, de l’avoir aidé "en corrigeant telle erreur ou telle imprécision de ma part ".

Il est à présumer que, à l’avenir, François s’exprimera à propos du concile autrement qu’il ne l’a fait dans l'interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica" et davantage en ligne avec l'herméneutique de Benoît XVI. À la grande déception de "l’école de Bologne".

*

La troisième correction est en cohérence avec les deux précédentes. Elle concerne l’estampille "progressiste" que le pape François s’est vu attribuer au cours de ces premiers mois de son pontificat.

Il y a un mois, le 17 octobre, Bergoglio avait paru confirmer une fois de plus ce profil lorsque, dans son homélie matinale à la maison Sainte-Marthe, il avait eu des mots cinglants contre les chrétiens qui transforment la foi en une "idéologie moraliste", entièrement faite de "prescriptions sans bonté".

Mais un mois plus tard, le 18 novembre, lors d’une autre homélie matinale, le pape a fait entendre une musique toute différente.

Ce jour-là, la révolte des Macchabées contre les puissances dominantes de leur époque lui a servi de point de départ pour critiquer avec une très grande sévérité ce “progressisme adolescent”, que l’on trouve aussi chez les catholiques et qui est disposé à se soumettre à “l’uniformité hégémonique” de la “pensée unique, fruit de la mondanité”.

Il n’est pas vrai, a affirmé François, que "face à n’importe quelle décision il soit bon d’avancer en tout état de cause, au lieu de rester fidèle à ses traditions". À force de négocier à propos de tout, on en arrive à ce que les valeurs soient tellement vidées de leur sens qu’elles ne sont plus que des “valeurs nominales, dépourvues de réalité”. On finit même par négocier "ce qui est essentiel à notre être, la fidélité au Seigneur".

La pensée unique qui domine le monde – a continué le pape – légalise même “les condamnations à mort”, même “les sacrifices humains”. “Mais est-ce que vous pensez – a-t-il demandé – que l’on n’en fait plus, aujourd’hui, des sacrifices humains ? On en fait beaucoup, beaucoup ! Et il existe des lois qui les protègent”.

Difficile de ne pas voir, dans ce cri de douleur poussé par le pape François, les innombrables vies humaines supprimées à leur origine du fait de l’avortement ou détruites par l'euthanasie.

À l’appui de sa protestation contre la progression de “cet esprit de mondanité qui conduit à l’apostasie”, le pape a cité l’une de ses lectures préférées : “Le Maître de la terre”, un roman “prophétique” écrit au début du XXe siècle par Robert H. Benson, un prêtre anglican qui était fils d’un archevêque de Canterbury et qui se convertit au catholicisme.

À l’exception de quelques rares publications catholiques, les médias du monde entier ont passé sous silence cette homélie du pape François. Elle est en effet en contradiction spectaculaire avec les schémas progressistes, ou même révolutionnaires, qui sont généralement utilisés pour le décrire.

Mais maintenant il en est aux actes. Et il s’y tient.

Par une curieuse coïncidence, Pietro Parolin, le nouveau secrétaire d’état, a également pris part à la messe au cours de laquelle le pape François a prononcé cette homélie. C’était son premier jour de service effectif à la curie romaine.

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L'interview accordée à Eugenio Scalfari par le pape François qui a été retirée du site du Vatican :

> Le pape à Scalfari: voici comment je vais changer l'Église

L'interview du pape dans "La Civiltà Cattolica" :

> Interview du pape François


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Le passage de l'interview accordée par le pape à "La Civiltà Cattolica" qui concerne le concile :

« Qu’a réalisé le concile Vatican II ? Que s’est-il passé ? », lui demandé-je à la lumière des déclarations précédentes, imaginant une réponse longue et articulée. J’ai plutôt eu l’impression que le pape considère le concile comme un fait si indiscutable qu’il n’est pas nécessaire d’en parler trop longuement, sous peine d’en réduire l’importance.
« Vatican II a été une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Ses fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de la réforme liturgique a été un service du peuple en tant que relecture de l’Évangile à partir d’une situation historique concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou de discontinuité ; pourtant une chose est claire : la manière de lire l’Évangile en l’actualisant, qui a été propre au Concile, est absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières, comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du pape Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le risque d’idéologisation du Vetus Ordo, son instrumentalisation ».

(Le pape François a également corrigé le tir à propos de la question qui est abordée dans ces dernières lignes. Recevant, le 31 octobre, le cardinal Darío Castrillón Hoyos, il lui a affirmé "ne pas avoir de problèmes avec le rite romain extraordinaire et avec ceux qui le pratiquent, selon l’esprit indiqué dans le motu proprio 'Summorum Pontificum' de Benoît XVI").

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La lettre que le pape François a adressée à l’archevêque Agostino Marchetto :

Caro Mons. Marchetto,
Con queste righe desidero farmi a Lei vicino e unirmi all’atto di presentazione del libro : “Primato pontificio ed episcopato. Dal primo millennio al Concilio ecumenico Vaticano II”. Le chiedo che mi senta spiritualmente presente.
La tematica del libro è un omaggio all’amore che Ella porta alla Chiesa, un amore leale e al tempo stesso poetico. La lealtà e la poesia non sono oggetto di commercio : non si comprano né si vendono, sono semplicemente virtù radicate in un cuore di figlio che sente la Chiesa come Madre ; o per essere più preciso, e dirlo con ”aria” ignaziana di famiglia, come “la Santa Madre Chiesa gerarchica”.
Questo amore Lei lo ha manifestato in molti modi, incluso correggendo un errore o imprecisione da parte mia  – e di ciò La ringrazio di cuore – ma soprattutto si é manifestato in tutta la sua purezza negli studi fatti sul Concilio Vaticano II.
Una volta Le ho detto, caro Mons. Marchetto, e oggi desidero ripeterlo, che La considero il migliore ermeneuta del Concilio Vaticano II. So che è un dono di Dio, ma so anche che Ella lo ha fatto fruttificare.
Le sono grato per tutto il bene che Lei ci fa con la sua testimonianza di amore alla Chiesa e chiedo al Signore che ne sia ricompensato abbondantemente.
Le chiedo per favore che non si dimentichi di pregare per me.?Che Gesù La benedica e la Vergine Santa La protegga.
Fraternamente,
Francesco
Vaticano 7 Ottobre 2013

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Le commentaire enthousiaste du liturgiste Andrea Grillo à propos des jugements que le pape François a portés sur le concile dans l’interview accordée à "La Civiltà Cattolica" :

> All'inizio del Concilio, la liturgia

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L’un des auteurs de l’"Histoire du concile Vatican II" rédigée par "l’école de Bologne" et sévèrement critiquée par l'archevêque Agostino Marchetto – celui que le pape François a qualifié de "meilleur herméneute" du concile – est une grande figure de la hiérarchie catholique mondiale, Luis Antonio Gokim Tagle.

Tagle en a en effet rédigé, étant alors un simple prêtre, un chapitre clé, intitulé “La tempête de novembre : la ‘semaine noire’”, du quatrième volume, publié en 1999. Ce chapitre a été défini par Marchetto, dans un ouvrage où il critique sévèrement les travaux historiques de l’école de Bologne ("Le concile Vatican II. Contrepoint pour son histoire", publié par la Libreria Editrice Vaticana en 2005), comme "une étude certes riche et même approfondie, mais pas équilibrée", écrite en "langage journalistique" et ici ou là "dépourvue de cette dose d’objectivité que l’on attend du véritable historien".

Les critiques de Marchetto n’ont en tout cas pas empêché Tagle, évêque d’Imus depuis 2001, de devenir d’abord archevêque de Manille en 2011 et aujourd’hui cardinal.

__________


L'homélie prononcée le 18 novembre par le pape à la maison Sainte-Marthe, d’après le compte-rendu qu’en a fait "L'Osservatore Romano" :

> La fedeltà a Dio non si negozia

 

 

Source: http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350668?fr=y 

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 09:25
Dans un entretien au blog "L"homme nouveau", le père Michel Viot, auteur du livre " Dieu et l'Etat, Signification de la fête du Christ Roi", explique l'encyclique Quas Primas du pape Pie XI sur le Christ Roi à l'aune des principaux textes de Vatican II qui traitent de cette question. Une réponse équilibrée aux enjeux éthiques et sociétaux du monde d’aujourd’hui, ainsi qu'un plaidoyer argumenté en faveur de la laïcité réelle.


Faut-il faire son deuil de la notion de chrétienté ?

 

Sur le blog du bi-mensuel « L’Homme Nouveau », sous la signature de son rédacteur en chef, Philippe Maxence :

Dieu_et_l'État-Viot.jpg« Président de l’Association « Écouter avec l’Église », le père Michel Viot organise le 24 novembre prochain un colloque sur le thème : « Fête du Christ-Roi, faut-il faire son deuil de la notion de chrétienté ». Nous avons profité de cette occasion pour lui poser plusieurs questions à ce sujet et évoquer avec lui son dernier livre, Dieu et à l’État (Via Romana, 82 p., 9 €).  

Vous organisez un colloque le 24 novembre qui porte sur la chrétienté. Pourquoi ?

Parce que je me refuse à être syndic de faillite et que je crois non seulement au retour à la chrétienté mais aussi à cette nécessité. Je ne donnerai que deux exemples mais pourrais en fournir d’autres. La doctrine sociale de l’Église n’est envisageable qu’entre pays chrétiens et dans un monde à majorité chrétienne. Et deuxième exemple, seule la chrétienté peut s’opposer à l’islam radical dans l’intérêt des chrétiens, des juifs et des musulmans modérés qui sont encore en majorité dans notre pays, mais pour combien de temps ?

Vous évoquez également « la menace de l’instauration d’une fausse démocratie qui va inaugurer un système totalitaire » Que voulez-vous dire exactement ?

Sans être un idolâtre des sondages, force est de constater que le gouvernement comme sa majorité parlementaire ne sont plus soutenus que par une minorité de Français. La dégradation morale du monde politique qui a commencé bien avant l’arrivée de ce gouvernement, est cependant passée avec lui à une vitesse supérieure. S’il est nécessaire de mentir un peu quand on dirige un pays, tout comme dans la finance, il ne faut pas exagérer. Sinon on fait du Madoff ! Et c’est l’impasse. Prison dans un cas. Règles démocratiques impossibles à suivre, en particulier pour une alternance avec des opposants non indemnes, eux aussi, de mensonges, dans l’autre cas. Et sur ce point particulier, je pense très précisément aux questions économiques et sociales. On trouve alors des dérivatifs propres à semer le trouble dans tous les camps, la loi Taubira et les projets « scolaires » de monsieur le ministre Vincent Peillon, par exemple. Dans les deux cas on utilise des moyens de régime totalitaire comme le refus de prendre en compte la liberté de conscience et l’embrigadement des enfants par l’école appelée à jouer un rôle quasi messianique. Monsieur Peillon est sur cette question d’une franchise absolue dans son livre La Révolution française n’est pas terminée paru en 2008. Il va même jusqu’à parler de transsubstantiation des élèves pour les élever au rang de citoyens ! C’est bien le langage de Robespierre qui s’y connaissait en matière de démocratie totalitaire. Le mépris de la liberté de conscience est de par sa nature même appelé à s’accentuer et à se multiplier.

 

À ce colloque, plusieurs personnalités prendront la parole. Qui sont-elles ?

– Abbé Guillaume de Tanoüarn, Docteur en philosophie, membre de l’Institut du Bon Pasteur, directeur du Centre Saint-Paul sur « Le Christ Roi de nos consciences » ;

– Jean-François Chemain, Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, diplômé d’études approfondies de Droit international, agrégé et Docteur en Histoire, professeur d’Histoire-Géographie en ZEP sur « Une autre histoire de la laïcité » ;

– Guillaume de Thieulloy, Docteur en études politiques, directeur de publication de Nouvelles de France et deL’Observatoire de la Christianophobie sur : « Aujourd’hui la chrétienté » ;

– Nicolas Warembourg, Professeur agrégé des Facultés de droit, sur : « La Royauté selon Ponce Pilate, procurateur romain ».


Vous venez de publier un livre consacré à Dieu et à l’État (Via Romana, 82 p., 9 €), et plus spécifiquement à la fête du Christ-Roi. Quelle lecture faites-vous de Quas Primas ?

Une lecture historico-critique, tout comme pour la Bible. Mon avertissement au lecteur, page 8, l’explique. Cela dit, le fond de cette encyclique demeure d’actualité. Un chrétien se doit de travailler au règne du Christ dès ce monde. S’il peut accepter aujourd’hui un État laïc, ce ne peut être que dans le sens de neutre sur le plan religieux, ne privilégiant pas de religion mais ne se mêlant pas de ce qui les regarde. Je reprendrai une partie de citation de Benoît XVI dans son allocution au Président de la République italienne en 2005. Après avoir reconnu la légitimité d’une saine laïcité de l’État (ce qui suppose qu’il peut en exister une malsaine comme actuellement en France) et accepté des réalités temporelles avec les normes qui leur sont propres, le pape précise « sans exclure toutefois les références éthiques qui trouvent leur fondement ultime dans la religion ».

Un État incapable d’accepter cette mise au point de notre pape émérite prouverait son incapacité à être laïc et justifierait la revendication chrétienne d’avoir un État plus respectueux de sa religion sans pour autant en faire la religion officielle. Pour être encore plus précis à souhaiter le modèle de Constantin avec l’édit de Milan de 313 et non celui de Théodose avec l’édit de Thessalonique en 380. Voir l’excellente étude de Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon « La laïcité une idée chrétienne », dans La Religion dans la République laïque, Téqui, 2005, pages 65 à 78.


Vous dédiez ce livre à Benoît XVI « restaurateur de la fête du Christ-Roi ». Mais où et quand Benoît XVI a-t-il restauré cette fête qui n’a pas disparu du calendrier réformé, même si elle a perdu son sens immédiatement social pour une compréhension plus eschatologique, comme le montre son déplacement à la fin du calendrier liturgique et les transformations apportées aux hymnes de cette fête ?


 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/84/Christ_Pantocrator_in_the_.jpg/392px-Christ_Pantocrator_in_the_.jpgBenoît XVI a toujours combattu l’idée d’une rupture doctrinale dans l’Église catholique avec le concile Vatican II. Ce dernier a surtout développé une doctrine du Christ-Roi renvoyant aux fins dernières, à l’eschatologie comme vous le dites justement dans votre question. Le Concile n’a pas pour autant ignoré  Quas Primas. Je le rappelle dans les pages 55 à 63 de ma brochure en citant des textes conciliaires. Je cite le paragraphe 11 de  Dignitatis humanæ et  Gaudium et spes en son paragraphe 39. Cela dit, je reconnais que l’on n’a pas tenu assez compte de cette « continuité » dans l’Église quand on prêchait le Christ-Roi. Que Benoît XVI, le pape de la continuité, ait choisi cette fête pour clore l’Année de la foi 2012-2013 ne peut que signifier le lien indissoluble entre Quas Primas et Vatican II et redonner à cette fête toute sa plénitude et par conséquent la restaurer. Il faudrait bien sûr tirer les conclusions qui s’imposent pour les hymnes, paroles et musique. Il existe encore de bons poètes et musiciens chrétiens qui ne pourraient qu’être inspirés par cette fête restaurée. Miracle de l’Église !


Comment conciliez-vous le droit à la liberté religieuse de Vatican II avec les exigences politiques et sociales contenues dans Quas Primas ?


Votre dernière question est la plus difficile et demanderait un très long développement. Pour être aussi clair que possible, je me dois de dire en préalable que l’on a abusé de ce texte tant chez ses détracteurs que chez ceux qui prétendaient le défendre. Dès le paragraphe 1, il est clairement dit que la question est posée et développée dans le cadre très précis des relations des individus avec la société, et de ce fait ce sont les États qui sont visés. Le Concile ne prône pas la liberté religieuse au sein de l’Église catholique. Chaque catholique est tenu d’obéir au magistère. Et en rappelant le combat de Pie XI pour la liberté des consciences et non pas la liberté de la conscience comme il aimait à le rappeler, Dignitatis humanæ peut et doit être lue dans la continuité de l’enseignement de ce grand pape. Voir page 23 de ma brochure une citation de Pie XI de l’encyclique du 29 juin 1931 Non abbiamo bisogno, rédigée en italien contre les prétentions du régime fasciste à embrigader la jeunesse. Le pape parle de liberté des consciences contre ce totalitarisme et peut-être aurons-nous à utiliser ce texte contre Vincent Peillon à moins que le Pape François ne produise une encyclique en françaisDignitatis humanæ dit la même chose au paragraphe 3 :

« C’est donc faire injure à la personne humaine et à l’ordre même établi par Dieu pour les êtres humains que de refuser à l’homme le libre exercice de la religion sur le plan de la société, dès lors que l’ordre public juste est sauvegardé ».


Le deuxième chapitre concernant la liberté religieuse à la lumière de la révélation ne signifie pas non plus que l’Église admet le droit à l’erreur. Enseignant la vérité qui est en Jésus-Christ seul elle ne peut bien évidemment reconnaître aucun droit à l’erreur. Elle réprouve simplement la contrainte en demandant de prendre pour modèle Jésus et ses apôtres. La coercition qu’elle ne s’autorise pas, elle ne la demande pas non plus à l’État afin d’éviter tout abus. Le texte conciliaire exprime avec d’autres mots ce que voulait le cardinal Pie que l’on peut considérer comme un père spirituel de  Quas Primas. Pour lui, dans les années 1870, le rétablissement du règne du Christ en rendant sa primauté à la religion catholique en France ne voulait pas dire qu’il fallait interdire les autres cultes.


Je cite une de ses conclusions sur ce sujet page 52 de ma brochure « les autres cultes jouiront de toutes les garanties assurées par la foi ». Et non pas la loi, remarquez la différence ! C’est dans la foi chrétienne elle-même qu’il fonde la tolérance, tout comme Louis XVI en 1787. Alors que Napoléon Ier la fondait lui, sur son indifférence religieuse. Sur ce point capital Dignitatis humanæ est fidèle au cardinal Pie que l’on ne saurait taxer de modernisme ! Et c’est cette pensée qui, je le répète, inspirera  Quas Primas .

J’invite aussi à relire le paragraphe 15 de la déclaration conciliaire qui replace très clairement la revendication de la liberté religieuse dans la confrontation avec certains États. Ce texte fut signé par Paul VI le 7 décembre 1965 et le rideau de fer existait toujours.

 


Source via: http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2013/11/09/faut-il-faire-son-deuil-de-la-notion-de-chretiente-5217221.html

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4f/Second_Vatican_Council_by_Lothar_Wolleh_005.jpg/600px-Second_Vatican_Council_by_Lothar_Wolleh_005.jpg

Le IIe Concile du Vatican

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 13:11

Dans le cadre d'un "dialogue" judéo-chrétien renouvelé et renforcé, le pape François défend des pratiques religieuses "bien établies" comme la circoncision et l'abattage casher.

 

Le Pape a souhaité aux Juifs du monde entier une douce et paisible année 5774, appelant à renforcer le dialogue entre les communautés religieuses du monde et s'est opposé à l'intégrisme quelle que soit la foi revendiquée.

 

Lors de sa première audience privée accordée à un dirigeant juif international depuis son élection, François a demandé au président Ronald S. Lauder du Congrès juif mondial (CJM) de transmettre son message de Nouvel An aux communautés juives à travers le monde. Des vœux présentés en hébreu par les mots « Shana Tova », « bonne année ».
 

Lors de leur réunion informelle au Vatican, Lauder et le Pape ont parlé de la situation en Syrie et ont décidé de dénoncer les attaques contre les minorités religieuses dans la région, tels que les chrétiens coptes en Egypte et les tendances à restreindre les pratiques religieuses bien établies telles que la circoncision.  

 

Le pape a exprimé spécifiquement sa préoccupation pour les interdictions d'abattage casher en Pologne et demandé au cardinal Kurt Koch, président de la Commission pour les relations avec les Juifs, d'enquêter et d’organiser une réunion dès la semaine prochaine.


De nouvelles assurances d’un dialogue judéo-chrétien renouvelé et renforcé

François a réitéré une déclaration faite en Juin dernier répétant qu’ «un chrétien ne peut pas être un antisémite» et a déclaré que «pour être bon chrétien, il est nécessaire de comprendre l'histoire et les traditions juives. » Il a ajouté que les juifs et les chrétiens partagent les mêmes racines et que le dialogue est la clé pour bâtir un avenir commun. Se référant au conflit en Syrie, le pape a dénoncé l’inacceptable massacre d'êtres humains et appelé «les dirigeants mondiaux à tout faire pour éviter la guerre. »


A l’issue de l’audience, Ronald S. Lauder a salué le pape pour son engagement indéfectible au service du dialogue et a déclaré que «le pontificat de François a non seulement relancé l'Eglise catholique, mais aussi donné un nouvel élan aux relations avec le judaïsme. Jamais ces 2000 dernières années les relations entre l'Eglise catholique et le peuple juif n’ont été si bonnes. L’œuvre des papes successifs au cours des cinquante dernières décennies a contribué à surmonter beaucoup de préjugés. Cela nous permet maintenant de travailler ensemble pour défendre la liberté religieuse partout où elle est menacée et quelle que soit la communauté affectée ».

 

Source: http://www.news.va/fr/news/le-dialogue-judeo-chretien-renouvele-et-renforce

 

Note de Christ-Roi.

 

1° En quoi le pape, se préoccupe-t-il des interdictions d'abattage casher ou des "tendances à restreindre les pratiques religieuses bien établies telles que la ciconcision" (sic), au point de demander d'enquêter et d'organiser une réunion au sujet d'une religion qui n'est pas la sienne, et de pratiques religieuses obsolètes depuis l'avènement du Christ qui a dit  :"Vous laissez de côté le commandement de Dieu et vous vous attachez à la tradition des hommes" (Evangile selon Saint Marc, 7, 8) ?

Le pape François défendra-t-il au nom des mêmes principes libéraux de défense des "pratiques religieuses bien établies" et de la "liberté religieuse", l'excision des jeunes filles en islam, les sacrifices humains et les crimes rituels à caractère fétichiste en Afrique, comme aujourd'hui encore l'a dénoncé la conférence épiscopale catholique du Gabon en mai 2012 (?) Comment ne pas voir les limites d'une telle "liberté" ?

3° Le Concile de Jérusalem en 49 ap. Jésus-Christ, a tranché la question et rejeté les traditions et les pratiques juives, il y a deux mille ans :

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51ECPTR660L._.jpg« Les pharisiens qui n'acceptaient pas Jésus ... se rapprochèrent donc des "judéo-chrétiens" et des premiers gnostiques pour contrer les développements du christianisme à l'intérieur de l'Eglise... Ils tentèrent un coup de force au concile de Jérusalem en 49, où l'on vit des "chrétiens de la secte des pharisiens" défendre la thèse de la circoncision des gentils... "Pierre au nom des Apôtres, Jacques au nom des anciens tranchent en faveur de Paul. ... Cette décisison capitale marque la rupture du christianisme et de la communauté juive, qui va aller en s'accusant dans les années suivantes » (Cardinal Jean DANIELOU, L'Église des premiers temps, des origines à la fin du IIIe s., Points Histoire, Tours 1999, p. 38.)

«pour être bon chrétien, il est nécessaire de comprendre l'histoire et les traditions juives.»

... Ah bon, c'est dans le catéchisme de l'Eglise catholique ? Depuis quand ? Et si on connaissait d'abord notre histoire religieuse, nos saints et nos propres Mystères ?

"Personne ne coud une pièce d'étoffe neuve à un vieux vêtement; sinon le morceau neuf qu'on ajoute tire sur le vieux vêtement et la déchirure est pire. Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; sinon, le vin fera éclater les outres et l'on perd à la fois le vin et les outres; mais à vin nouveau, outres neuves." (Evangile selon saint Marc 2, 21-22.)

«Le Pape a souhaité aux Juifs du monde entier une douce et paisible année 5774» (sic) Les autorités juives souhaitent-elles chaque année un joyeux Noël et une bonne année aux chrétiens ? On a jamais entendu cette chose-là. On a l'impression que le "dialogue" judéo-chrétien est toujours à sens unique.

 

 

. Histoire et actualité du satanisme : Les évêques du Gabon contre les sacrifices humains

. Pour en finir avec l'expression "judéo-christianisme"

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 14:00

 

JMJ 2013 : l'épiscopat brésilien singe les sectes évangélistes pour enrayer le départ des catholiques

 

L'esprit du Concile Vatican II a connu une nouvelle concrétisation à l'échelon mondial : lors des premières JMJ (Journées mondiales de la Jeunesse) sous l'autorité du pape François l'épiscopat brésilien s'est donné en spectacle de façon lamentable.

 

Croyant pouvoir stopper l'hémorragie de leurs fidèles qui désertent leurs églises en masse depuis "l'ouverture de l'Eglise au monde", les cardinaux, les archevêques et les évêques brésiliens se sont mis à singer les sectes évangélistes dans des cérémonies délirantes, où le ridicule le dispute au scandaleux.

 

On les voit dans cette vidéo en train de se trémousser (certains apparaissent d’ailleurs comme très mal à l’aise) comme leurs jeunes fidèles, plus assidus dans les "christotèques" - boîte de nuits pour chrétiens avec prêtres "DJ" (Disque Jockey) - que dans leurs églises.

 

C’est une folle illusion de penser que cette démagogie liturgique, attentatoire à la dignité de Notre Seigneur et à celle de la Sainte Eglise, permettra aux jeunes de retrouver le chemin de la pratique religieuse.

 

Dans le même temps, nous apprenons que le pape François vient de faire publier un décret, signé du 11 juillet 2013 [1], qui retire la possibilité aux prêtres des Frères Franciscains de l'Immaculée de célébrer selon la "forme extraordinaire" :

 

"En plus de ce qui est indiqué ci-dessus, le Saint Père François a décidé que tous les religieux de la congrégation des Frères Franciscains de l'Immaculée sont tenus de célébrer la liturgie selon le rite ordinaire et que, éventuellement, l'usage de la forme extraordinaire (Vetus Ordo) devra être explicitement autorisée par les autorités compétentes, pour tous les religieux et/ou communautés qui en feront la demande".

 

La Porte Latine

 

Source - video : http://www.laportelatine.org/mediatheque/videotheque/laportelatine/eveques_singeant_les_evangelistes_bresil_1307.php

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 07:57

Nous nous demandions ces derniers jours, sans l'exprimer ici, si la renonciation du pape Benoît XVI n'annonçait pas en fait un accord Rome-FSSPX signé au dernier moment ?... Un ultime accord permettant à Benoît XVI de se retirer en beauté, le devoir accompli. Cette hypothèse semble se dessiner. Loué soit Jésus-Christ. Le Saint-Esprit souffle et éclaire les consciences pour l'unité et le bien de toute l'Eglise en Christ ! 


Jean-Marie Guénois écrit sur son blog :

F"[...] il se trouve que ce dossier qui semblait perdu pourrait marquer les tous derniers jours du pontificat de Benoît XVI. Des discussions, ultimes, sont en cours entre Rome et Ecône... Jusqu'au bout le Pape tente de trouver un accord. J'ai moi-même écris après l'annonce de la démission de ce Pape le 11 février que ce dossier des négociations avec la Fraternité Saint Pie X fondée par Mgr Marcel Lefebvre s'annonçait comme l'un des « échecs » du pontificat. Si ce n'est son échec majeur : Benoît XVI a accepté toutes les requêtes de la Fraternité : réhabilitation de la messe selon l'ancien rite, levée des excommunications, proposition d'un accord doctrinal. Il y a mis tout son cœur de pasteur éperdu de l'unité du troupeau. Jamais un Pape n'avait consacré autant de labeur personnel à un dossier si particulier au risque d'être totalement incompris. Il a d'ailleurs subi une infamie mondiale lors de l'affaire Williamson.

Cette négociation, souvent considérée en Italie ou dans l'Eglise universelle comme une « question française » ne l'est pas en réalité. Elle est l'un des symboles du pontificat. Ce qui pourrait advenir ou échouer dans les jours qui viennent est donc très important à l'échelle de l'Eglise catholique. S'il fallait en effet résumer en un mot le pontificat de Benoît XVI ce serait : réhabilitation de la foi et de l'identité catholique. Une image résume le tout. Les JMJ de Madrid ont vu, lors de la veillée et avant la tempête et le déluge qui s'est soudain levé, non pas le show d'un Pape devant plus d'un million de jeunes, mais un incroyable silence de prière devant une hostie consacrée... avec un Pape, à genoux, au premier rang. Dans la vision catholique, donc, l'adoration de... Dieu puisque l'Eglise considère que le Christ est « réellement présent » dans l'hostie consacrée sous « l'apparence » du pain.  [...]

Une autre façon de le dire, plus ramassée, serait la suivante - elle est sans aucune acrimonie pour les protestants : le pontificat de Benoît XVI a comme « dé-protestantisé » l'Eglise catholique. Au grand dam de l'aile progressiste. Mais c'est bien cette réalité objective qui fait grincer des dents.

Il faut avoir cela à l'esprit pour mieux comprendre la portée des discussions avec les Lefebvristes, même de dernières minutes. Benoît XVI, théologien, a « re-catholicisé » l'Eglise. Il n'y a pas grand-chose à dire de plus. S'il a confié cet été, à son biographe, Peter Seewald, qu'il avait le sentiment d'avoir accompli sa mission, c'est en ce sens là. Il a effectivement redressé la barre. Son cap était l'essentiel de la foi catholique. Il a mis fin aux approximations et expérimentations de la période post conciliaire. C'est pour cela qu'il a toujours vu d'un œil favorable la fraternité Saint Pie X. Il ne l'a voit pas comme une tribu d'irréductibles, ou comme une conservatoire. Il ne se braque pas devant l'agressivité de certains à son égard. Il regarde ces prêtres et cette œuvre comme un lieu où l'essentiel de la foi catholique est vécue. Certains bondiront en lisant cela mais c'est le sens de la lettre de Mgr di Noia, publiée dans une note précédente.

Par conséquent Benoît XVI n'a jamais trouvé normal que ces gens qui partagent « l'essentiel » soient rejetés alors que beaucoup de prêtres, de théologiens et d'évêques, pourtant catholiques patentés, ne reconnaissent pas - ils ont de ce point de vue une théologie philo-protestante - cette « présence réelle » du Christ dans l'Eucharistie.

Bien sur il y a aussi les questions doctrinales et des approches très conflictuelles du Concile Vatican II. Mais il est capital de comprendre cette convergence sur l'essentiel de la foi : Benoît XVI ne veux pas réintégrer la Fraternité Saint Pie X pour « régler » un problème comme le ferait un manager. Il pense qu'elle a sa place dans le corps très large de l'Eglise et un rôle important à y jouer. Qu'elle joue déjà du reste sans qu'elle ne s'en rende compte.

[...] Une lettre datée du 8 janvier et signée du cardinal Müller [en fait, seulement Mgr, NDMJ], Préfet de la Doctrine de la foi et Mgr Di Noia, donc président et vice-président de la commission Ecclesia Dei, chargée des relations avec les Lefebvristes, a été adressée à Mgr Fellay. Rome lui propose avant que la renonciation de Benoît XVI ne soit effective le 28 février, de signer un dernier accord et de devenir une prélature qui lui donnerait une dépendance de Rome mais une indépendance vis-à-vis des évêques. Cette lettre demande une réponse pour le 22 février, jour de la fête de la chaire de Saint Pierre, une date très symbolique puisqu'elle fête le fondement de l'Eglise. [...]

Mgr Fellay ne s'attendait pas à la démission du Pape et pensait avoir du temps mais il n'en a plus. Même pas celui de consulter le chapitre de sa congrégation alors qu'il lui avait promis de ne pas passer un accord avec le Pape sans le consulter. Mgr Fellay sait donc que l'occasion est unique. [...] Mgr Fellay est donc devant une immense responsabilité. Va-t-il être celui qui par peur des ultras, ils le quitteront de toute façon, va refuser une dernière main tendue par ce Pape qui, d'une certaine manière, a mis spirituellement sa démission en jeu aussi pour cet accord ? Sinon que signifieraient ce courrier et ces échanges en cours à une semaine de la fin de pontificat ? [...]"



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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/da/Papa_Benedetto.jpg/140px-Papa_Benedetto.jpgDans un discours-testament devant plus de mille prêtres et religieux du diocèse de Rome, Benoît XVI, parlant pendant 35 minutes sans notes de son expérience du concile Vatican II, a dénoncé aujourd'hui, "les séminaires et les couvents vides, la liturgie banalisée" de l'après-concile Vatican, la vision "profane et politique" du concile donnée par les medias.

 

 

 

 Benoît XVI a estimé que les grandes orientations données par le Concile Vatican II n'avaient pas été complètement "réalisées". Il a appelé à "un vrai renouveau" de l'Eglise catholique. "Nous devons travailler pour que le vrai Concile se réalise et rénove vraiment l'Eglise", a-t-il déclaré.

Dénonçant "les séminaires vides, la liturgie banalisée de l'après-concile" (1), le pape, qui démissionnera le 28 février, a a estimé que les médias réunis à Rome à cette époque avaient alors tenu leur "propre concile", donnant une vision avant tout profane et politique de ce moment spirituel. Le Concile (assemblée des évêques du monde) qui est parvenu directement au peuple est le concile des médias et non celui des pères (synodaux) (...) : le concile (aux yeux des Journalistes) était une lutte de pouvoir entre différents courants dans l'Eglise". "Nous savons à quel point ce concile des médias a été accessible à tous (...) et a créé de nombreux problèmes : (...) des séminaires et des couvents fermés, une liturgie banalisée, et le vrai concile a eu du mal à se concrétiser, à se réaliser. Le concile virtuel était plus fort que le concile réel. 50 ans après le concile, il me semble que nous voyons que ce concile virtuel se perd et que le vrai concile apparaît avec toute sa force spirituelle". (2)

 

Le Saint-Père a exhorté les catholiques à "travailler pour que le vrai Concile se réalise et rénove vraiment l'Eglise. Le vrai Concile avec toute sa force spirituelle doit encore apparaître". (3)

 

Il a rappelé les nombreuses rencontres qu'il fit au Concile en tant qu'expert en théologie du cardinal de Cologne Joseph Frings, l'un des prélats qui voulaient le plus changer l'Eglise à l'époque.

 «Nous sommes allés au Concile [1962-1965] avec joie et aussi avec enthousiasme. Les épiscopats français, allemand, belge et hollandais étaient les plus préparés, avec des intentions bien précises. Dans la première phase du Concile, c'était eux qui indiquaient la route à suivre», a déclaré le Saint-Père.

 

A propos de la Déclaration "Nostra Aetate" (un des documents du Concile) sur les relations de l'Eglise avec les autres religions, Benoît XVI a déclaré : "dès le début, nos amis juifs étaient présents et ils ont dit, surtout à nous autres Allemands, que l'Eglise devait dire quelque chose sur l'Ancien Testament, sur le peuple juif, après les événements tristes du nazisme. Ils ont dit que même s'il est clair que l'Eglise n'est pas responsable de la Shoah, c'était en grande partie des chrétiens qui ont perpétré ces crimes. (...) Même si on sait bien que les vrais croyants ont résisté" au nazisme. ... "La relation avec le monde du peuple antique de Dieu devait être reflétée (dans "Nostra Aetate"). Les évêques des pays arabes ne voulaient pas de cela parce qu'ils craignaient un soutien à l'Etat d'Israël. (Ils ont dit) si vous voulez, parlez aussi de l'Islam. Nous, à ce moment-là, nous n'avons pas tellement compris, c'est maintenant que nous voyons combien c'était nécessaire".


Parlant de façon très claire et très libre, le pape a retracé le déroulement des séances initiales du Concile au cours desquelles les pères synodaux, particulièrement allemands, français et néerlandais, s'étaient rebellés contre des textes préparés à l'avance pour exiger de les rediscuter en clamant : "Nous sommes l'Eglise". Aujourd'hui "Nous sommes l'Eglise" est devenu paradoxalement le nom choisi par un mouvement de contestation interne germanophone qui critique le pape.(4)

 

Jugé parmi les plus imaginatifs parmi les experts, Joseph Ratzinger défendit toujours ensuite "un renouvellement de l'Eglise dans la continuité", contre ceux qui voyaient le Concile comme une rupture, voire une révolution et l'abandon de traditions millénaires.

En tant que gardien du dogme pendant 24 ans de Jean Paul II, il a combattu ce qu'il considérait comme des dérives liturgiques et théologiques, telle que l'option marxisante de la Théologie de la Libération en Amérique Latine. Une ligne qu'il a continué à suivre après son accession à la papauté en 2005. (5)


Le Saint-Père a exhorté les catholiques à "travailler pour que le vrai Concile se réalise et rénove vraiment l'Eglise. Le vrai Concile avec toute sa force spirituelle doit encore apparaître".

 

Benoît XVI a fait savoir qu'il ne participerait pas au conclave qui désignera son successeur, un choix dans lequel il ne veut pas s'impliquer personnellement. (6)


Il apparaîtra encore deux fois devant des foules : il célèbrera l'Angelus dimanche de la fenêtre de son appartement, et fera ses adieux le 27 au cours d'une audience générale sur la place Saint-Pierre. Le 28, il cessera d'être pape à 19H00 GMT.

 

http://actu.voila.fr/actualites/documents/2013/02/14/les-propos-de-benoit-xvi-sur-le-concile-et-le-dialogue-avec-les-juifs_5124157.html

 

Source :

 

(1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/02/14/97001-20130214FILWWW00534-pape-appel-a-un-vrai-renouveau.php

(2) http://actu.voila.fr/actualites/documents/2013/02/14/les-propos-de-benoit-xvi-sur-le-concile-et-le-dialogue-avec-les-juifs_5124157.html

(3) http://www.lacote.ch/fr/dossiers/detail/pages/articles/index.php?idIndex=2631&idContent=1120483&idArticle=1121908

(4) http://actu.orange.fr/monde/avant-de-se-retirer-du-monde-benoit-xvi-appelle-a-un-vrai-renouveau-de-l-eglise-afp_1356084.html

(5) http://actu.orange.fr/monde/le-pape-benoit-xvi-appelle-a-un-vrai-renouveau-de-l-eglise-afp_1356084.html

(6) http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/02/14/demissionnaire-benoit-xvi-appelle-a-un-vrai-renouveau-de-l-eglise_1832813_3224.html

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 22:13

Le théologien Radaelli identifie presque deux églises dont l'une avec les Tarditionnalistes est restée fidèle au dogmes et est pleinement catholique et l'autre (avec le pape) qui doit se soumettre de nouveau au Ciel. Il envisage une réconciliation possible à deux conditions :

  • - que Rome garantisse aux lefebvristes le droit de célébrer la messe et les sacrements uniquement selon le rite de saint Pie V ;

 

  • - et que l'obéissance demandée envers Vatican II soit ramenée dans les limites de son langage "faux-pastoral" et donc susceptible de faire l’objet de critiques et de réserves.


Il rajoute toutefois deux autres demandes nécessaires et liées à ces conditions :

  • - la première, formulée au mois de décembre 2011 par Athanasius Schneider, l’évêque d’Astana au Kazakhstan, est la publication, par le pape, d’une sorte de nouveau "Syllabus" frappant d’anathème toutes "les erreurs actuelles" ;

 

  • - la seconde, qui a déjà été proposée par le théologien Brunero Gherardini au magistère suprême de l’Église, est celle d’une "révision des documents conciliaires et magistériels du dernier demi-siècle", qui devrait être effectuée "à la lumière de la Tradition".




VOICI L'ARTICLE DE SANDRO MAGISTER :



Un représentant de pointe du camp traditionaliste dicte les conditions nécessaires pour mettre fin au schisme. Il y en a quatre, mais trois d'entre elles paraissent impossibles à réaliser. Les critiques que le père Divo Barsotti adressait au concile Vatican II


Dans son nouveau livre, qui est sous presse ces jours-ci, le professeur Enrico Maria Radaelli – philosophe, théologien et disciple préféré de l’un des plus grands penseurs catholiques traditionalistes du XXe siècle, le Suisse Romano Amerio (1905-1997) – cite trois passages des carnets inédits du père Divo Barsotti (1914-2006).

Dans les passages en question, ce mystique et maître spirituel génial et estimé – qui fut appelé, en 1971, à prêcher les exercices de Carême devant le pape et la curie romaine – exprimait de fortes critiques contre le concile Vatican II.

Le père Barsotti écrivait ceci :

"Je suis perplexe en ce qui concerne le concile : la pléthore de documents, leur longueur, souvent leur langage, me font peur. Ce sont des documents qui témoignent d’une sûreté tout humaine plutôt que d’une fermeté simple de la foi. Mais ce qui m’indigne surtout, c’est le comportement des théologiens".

"Le concile et l'exercice suprême du magistère ne sont justifiés que par une nécessité suprême. La gravité impressionnante de la situation actuelle de l’Église ne pourrait-elle pas découler justement du fait que l’on a voulu, avec légèreté, provoquer et tenter le Seigneur ? Peut-être a-t-on voulu contraindre Dieu à parler alors que cette nécessité suprême n’existait pas ? Peut-être en est-il ainsi ? Pour justifier un concile qui a voulu rénover toutes choses, il fallait affirmer que tout allait mal, ce qui est fait sans cesse sinon par les évêques, en tout cas par les théologiens".

"Rien ne me paraît plus grave, contre la sainteté de Dieu, que la présomption des clercs qui croient, avec un orgueil qui est seulement diabolique, qu’ils peuvent manipuler la vérité, qui veulent renouveler l’Église et sauver le monde sans se renouveler eux-mêmes. Dans toute l’histoire de l’Église il n’y a rien de comparable au dernier concile, dans lequel l'épiscopat catholique a cru pouvoir renouveler toutes choses en n’obéissant qu’à son orgueil, sans s’efforcer à la sainteté, en une opposition si patente à la loi de l’évangile qui nous impose de croire que l'humanité du Christ a été l’instrument de la toute-puissance de l'amour qui sauve, dans sa mort
".


Il y a, dans ces affirmations du père Barsotti, deux éléments qui sont impressionnants.

Tout d’abord, ces critiques proviennent d’un homme à la vision théologale profonde, ayant une réputation de sainteté, très obéissant envers l’Église.

Et, en second lieu, les critiques ne s’adressent pas aux déviations de l’après-concile, mais au concile en soi.

Ces deux impressions, on les ressent aussi à la lecture du nouveau livre de Radaelli, intitulé : "Il domani - terribile o radioso ? - del dogma" ["Les lendemains - terribles ou radieux ? - du dogme"].

D’après Radaelli, la crise actuelle de l’Église est la conséquence non pas d’une application erronée du concile, mais d’un péché originel commis par le concile lui-même.

Ce péché originel serait l'abandon du langage dogmatique – précisément celui de tous les conciles précédents, avec l’affirmation de la vérité et la condamnation des erreurs – et son remplacement par un vague et nouveau langage "pastoral".

D’aucuns disent – et Radaelli le fait remarquer – que, même parmi les chercheurs de tendance progressiste, on reconnaît dans le langage pastoral une nouveauté décisive et qualifiante du dernier concile. C’est ce qu’a soutenu récemment, par exemple, le jésuite John O'Malley dans son ouvrage à succès "L’événement Vatican II".

Mais alors qu’O'Malley et les progressistes portent un jugement tout à fait positif sur le nouveau langage adopté par le concile, Radaelli, Roberto de Mattei et d’autres représentants importants de la pensée traditionaliste stigmatisent – comme Romano Amerio l’avait déjà fait précédemment – le langage pastoral dans lequel ils voient la racine de tous les maux.

Selon ces derniers, en effet, le concile aurait prétendu – abusivement – que l’obéissance due à l'enseignement dogmatique de l’Église l’était également au langage pastoral, élevant ainsi au niveau d’indiscutable "super-dogme" des affirmations et des argumentations dépourvues d’une véritable base dogmatique, à propos desquelles il serait au contraire légitime et nécessaire d’émettre des critiques et des réserves.

De ces deux langages opposés, le dogmatique et le pastoral, Radaelli voit découler et se séparer "presque deux Églises".

Dans la première, celle des traditionalistes les plus cohérents, il inclut également les lefebvristes, pleinement "catholiques pour ce qui est de la doctrine et du rite" et "obéissants au dogme", en dépit de leur désobéissance au pape qui leur a valu d’être excommuniés pendant 25 ans. Cette Église est celle qui, précisément en raison de sa fidélité au dogme, "rejette Vatican II en tant qu’assemblée en rupture totale avec la Tradition".

À la seconde Église il attribue tous les autres, c’est-à-dire la quasi-totalité des évêques, des prêtres et des fidèles, y compris le pape actuel. C’est cette Église qui a renoncé au langage dogmatique et qui "se fait en tous points fille de Vatican II, dont elle proclame – et cela y compris au niveau du trône le plus élevé, mais sans jamais en donner les preuves – qu’il est en totale continuité avec l’Église préconciliaire, même si c’est dans le cadre d’une certaine réforme".

Comment Radaelli pense-t-il que cette opposition puisse être résolue ? À son avis "ce n’est pas le modèle de l’Église obéissante au dogme qui doit recommencer à se soumettre au pape", mais "c’est plutôt le modèle obéissant au pape qui doit recommencer à se soumettre au dogme".

Pour dire les choses autrement :

"Ce n’est pas Ecône [c’est-à-dire la communauté des lefebvristes - ndlr] qui doit se soumettre à Rome, c’est Rome qui doit se soumettre au Ciel : toutes les difficultés existant entre Ecône et Rome ne seront résolues qu’après le retour de l’Église à son propre langage dogmatique".

Radaelli présuppose, pour que cet objectif soit atteint, deux points :

- que Rome garantisse aux lefebvristes le droit de célébrer la messe et les sacrements uniquement selon le rite de saint Pie V ;

- et que l'obéissance demandée envers Vatican II soit ramenée dans les limites de son langage "faux-pastoral" et donc susceptible de faire l’objet de critiques et de réserves.

Mais avant d’en arriver là – ajoute Radaelli – il faudra également que deux autres demandes soient exaucées :

- la première, formulée au mois de décembre 2011 (décembre 2010 et non 2011, NdCR.) par Athanasius Schneider, l’évêque d’Astana au Kazakhstan, est la publication, par le pape, d’une sorte de nouveau "Syllabus" frappant d’anathème toutes "les erreurs actuelles" ;

- la seconde, qui a déjà été proposée par le théologien Brunero Gherardini au magistère suprême de l’Église, est celle d’une "révision des documents conciliaires et magistériels du dernier demi-siècle", qui devrait être effectuée "à la lumière de la Tradition".

Les choses étant présentées ainsi, il y a donc lieu de penser que la réconciliation entre les lefebvristes et l’Église de Rome est tout sauf facile et proche. Comme le prouve le fait que les négociations entre les deux parties sont dans une impasse, situation qui dure maintenant depuis plusieurs mois.

Mais le fossé s’élargit également avec ceux des traditionalistes qui sont restés en communion avec l’Église, de Radaelli à de Mattei et à Gherardini. Ils ne cachent plus la déception que leur inspire le pontificat de Benoît XVI, en qui ils avaient mis certaines espérances. À leur avis, seul un net retour du magistère du pape et des évêques aux déclarations dogmatiques pourra remettre l’Église dans le droit chemin, avec, comme conséquence, la correction de toutes les erreurs propagées par le langage pastoral du concile.

Erreurs dont Radaelli dresse la liste de la manière suivante dans une page de son livre, en les qualifiant de "véritables hérésies" :

"Ecclésiologie, collégialité, source unique de la Révélation, œcuménisme, syncrétisme, irénisme (en particulier envers le protestantisme, l’islam et le judaïsme), transformation de la 'doctrine du remplacement' de la Synagogue par l’Église en 'doctrine des deux saluts parallèles', anthropocentrisme, perte des réalités ultimes (ainsi que des limbes et de l’enfer), de la théodicée correcte (d’où résulte beaucoup d’athéisme comme 'fuite pour échapper à un Père méchant'), du sens du péché et de la grâce, dédogmatisation liturgique, aniconologie, renversement de la liberté religieuse, en plus de la 'dislocation de la divine Monotriade' par laquelle la liberté détrône la vérité".



Radaelli conclut son livre par un appel à "déposer les armes" adressé à la fois aux "frères novateurs" et aux "frères traditionnistes" (comme il préfère les appeler, plutôt que "traditionalistes").

Mais, si l’on va au fond des choses, il paraît identifier, en fin de compte, la pacification souhaitée avec une victoire complète des lefebvristes et de ceux qui, comme eux, se considèrent comme les derniers et uniques défenseurs du dogme

Sandro Magister

 via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=704457

 

- Intervention de Monseigneur Athanasius Schneider (4ème Rencontre pour l'Unité catholique – 15 janvier 2012)

- Vatican II : Mgr Schneider demande au Pape un nouveau Syllabus (17 décembre 2010)

- Le  concile Vatican II contesté par Mgr. Brunero Gherardini (janvier 2010)

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 14:03

http://www.laportelatine.org/mediatheque/audiotheque/fellay_sermon.jpgLe 11 novembre 2012, Mgr Bernard Fellay a célébré la messe en l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris. Au cours dun sermon, il est revenu sur ces "quelques mois de souffrances, de troubles et de tourments chez nous", déclaré que nous en étions "au même point que Mgr Lefebvre en 1974" et posé la question de savoir "où Rome voyait dans le concile Vatican II la continuité ? A Assise ? Dans le baiser du coran ? Dans la suppression des Etats catholiques ?"

 

 

Extrait:

C’est le mystère de la Croix. Lorsque Jésus est sur la Croix, la Foi nous oblige à professer qu’Il est Dieu, qu’Il est Tout-Puissant, qu’Il est éternel et immortel. Il ne peut pas mourir ; Il ne peut pas souffrir. Dieu est infiniment parfait. Il est impossible que Dieu souffre. Et Jésus, sur la Croix est Dieu. La Foi nous le dit. Et nous sommes obligés de l’accepter, totalement, sans aucune diminution. Mais en même temps, l’expérience humaine nous dit que ce même Jésus souffre et même, Il meurt. Au pied de la Croix, seuls sont dans la vérité ceux qui maintiennent les deux, même si cela semble contradictoire. Et l’on voit à travers toute l’histoire de l’Eglise ce même problème ; la grande majorité va s’en tenir à ce que nous dit la connaissance humaine et conclure : « Donc il n’est pas Dieu. Il est vraiment mort. Il est mort et enterré. C’est fini. » C’est la plus grande partie des ennemis de l’Eglise, des athées, des hérétiques, et des modernistes qui se cachent dans l’Eglise qui font croire qu’ils ont la foi alors qu’ils ne l’ont pas. On distinguera habilement un Christ de l’Histoire, celui-là c’est le Christ réel et on le dira mort et jamais ressuscité et un soi-disant Christ de la Foi, celui auquel l’Eglise nous obligerait de croire et, pour Lui, on invente une résurrection. C’est absolument faux. Ce n’est pas juste. Il est vraiment ressuscité. Figurez-vous que d’autres hérétiques, au contraire, ont insisté pour dire : « Mais oui, Il est Dieu. Donc cette mort, ces souffrances, ce ne sont que des apparences. Il n’est pas vraiment mort. » Cette erreur s’est aussi trouvée, mais moins répandue.

Aujourd’hui, par rapport à l’Eglise, c’est le même problème. Pour rester dans la vérité, il faut garder ces deux données, les données de la Foi et aussi les données de la constatation de la raison. Ce Concile a voulu se mettre en harmonie avec le monde. Il a fait rentrer le monde dans l’Eglise et maintenant nous avons le désastre. Et toutes ces réformes qui ont été faites à partir du Concile, ont été faites par les autorités pour cela. Aujourd’hui, on nous parle de continuité, mais où est-elle ? A Assise ? Dans le baiser du Coran ? Dans la suppression des Etats catholiques ? Où est cette continuité ? Et donc, nous continuons tout simplement, bien chers Frères, sans rien changer, jusqu’au moment où le Bon Dieu voudra… Cela ne veut pas dire qu’il faut rester inactif. Tous les jours, nous avons ce devoir de gagner les âmes. Et nous savons bien que la solution viendra du Bon Dieu, et on peut même le dire, par la Sainte Vierge. On peut le dire, c’est une évidence de notre temps, signifiée par ces apparitions, belles, magnifiques, Notre Dame de La Salette, Notre Dame de Fatima, qui annoncent cette époque, douloureuse, terrible. Rome deviendra le siège de l’Antéchrist, Rome perdra la foi... c’est ce qui a été dit à La Salette. L’Eglise sera éclipsée. Ce ne sont pas des petites paroles. On a vraiment l’impression que c’est maintenant que l’on vit cela.

Il ne faut pas s’affoler. C’est terrifiant, oui, mais il faut donc d’autant plus se réfugier près de la Sainte Vierge, près de son Cœur Immaculé. C’est le message de Fatima : Dieu veut donner au monde cette dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ce n’est pas pour rien ! Demandons dans toutes nos prières, à chaque Messe, cette grâce de la fidélité, de ne rien lâcher, coûte que coûte. Et que le Bon Dieu nous protège et nous guide, jusqu’au Ciel. Ainsi soit-il.

Mgr Bernard Fellay, Paris le 11 novembre 2012, Sermon à Saint-Nicolas

Source: http://www.laportelatine.org/mediatheque/sermonsecrits/fellay_st_nicolas_121111/fellay_st_nicolas_121111.php

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- Le Saint-Siège décatholicise lui-même le Liechtenstein ! Quelles conséquences ?

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 18:44

http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/11/Lichtenstein-500x281.jpg

La principauté du Liechtenstein et le Saint-Siège ont achevé les négociations en vue d’un nouveau concordat sur les relations Eglise-Etat. La signature de l’accord devrait intervenir au début décembre, communique le gouvernement du Liechtenstein.

 

Le parlement de la Principauté débat de cet accord lors d’une séance extraordinaire convoquée le 15 novembre 2012. Le point principal de ce nouvel accord est que la religion catholique n’est plus définie comme Eglise nationale. Cette modification constitutionnelle ouvre la voie à l’égalité des religions. Elle signifie aussi que l’Eglise catholique abandonne les privilèges liés à son statut de religion d’Etat.

 

La nouvelle réglementation doit codifier notamment la question de l’enseignement de la religion dans les écoles ainsi que celle du financement des communautés reconnues. Le gouvernement de la principauté propose l’introduction d’un impôt ecclésiastique pour les religions reconnues.

 

Source: http://info.catho.be/2012/11/15/le-catholicisme-ne-sera-plus-leglise-nationale-au-liechtenstein/

via http://royaume-de-france.clicforum.com/t1079-Le-catholicisme-ne-sera-plus-religion-d-etat-au-Lichtenstein.htm#p9648

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Note de Christroi. Cette initiative vient-elle de l'Eglise ou du Liechtenstein?

 

L'article de le dit pas, mais cette façon de faire pour un Etat d'être neutre en fait de religion, s'inscrit dans le fil de ce qui a été demandé par le Saint-Siège lui-même au lendemain du Concile Vatican II, comme en Italie en 1984 (renégociation du concordat italien de 1929, notamment sur la base des déclarations conciliaires sur la liberté religieuse et les relations entre l'Eglise et l'Etat : Gaudium et spes, n°76; Dignitatis humanae ), pour décider que la religion catholique ne serait plus la religion reconnue publiquement par l'Etat.

 

Ceci n'a pourtant pas été demandé ainsi par le texte même du concile Vatican II, qui n'a pas proprement demandé que les Etats ne soient plus déclarés catholiques. Tout semble se passer en fait comme si les nouveaux textes du Concile Vatican II avaient été conçus au départ, par leur rédaction ambiguë et ambivalente, comme des mines devant exploser en temps voulu via des interprétations hétérodoxes.

 

En Italie, la décatholicisation de l'Etat avait été demandée par le Saint-Siège et non pas par l'Etat italien, alors Etat socialiste. On est alors en droit de se demander pourquoi l'Eglise a condamné le communisme athée dans l'encyclique de Pie XI "Divini Redemptoris" (1937) si c'est concrètement pour faire la même chose que les bolchéviques ?

 

De même en Espagne, dans tous les Etats catholiques de l'Amérique du Sud, en Irlande, les cantons catholiques suisses, c'est le Saint-Siège qui a demandé à tous ces gouvernements de ne plus avoir de religion d'Etat catholique ! Là encore, pourquoi dans ces conditions pour l'Eglise dénoncer les totalitarismes et continuer d'annoncer l'Evangile si c'est pour mettre la lumière sous le boisseau et construire un monde sans Dieu ?

 

Cette manière de faire est étonnante et nous laisse perplexes. Lorsqu'on considère en effet que dans les autres Etats (non catholiques), les religions protestante ou musulmane restent religions d'Etat, on se demande pour quelle raison seule la religion catholique devrait être exclue et ne plus être religion d'Etat ? Les Etats protestants européens, membres de la zone euro, n'ont pas changé, eux. En Hollande, Angleterre, Norvège, Suède, Danemark, c'est toujours le protestantisme qui est reconnu religion publique dans ces Etats.

 

Au moment où un ministre de la république dite française (Vincent Peillon) déclare que la franc-maçonnerie est la religion de la république, il faudrait se résoudre à voir notre religion ainsi exclue ?

 

Alors même que les textes de l'Eglise demandent une "saine collaboration" (Gaudium et spes, n° 76) cette élimination du christianisme de la sphère publique entraînera bien sûr tôt ou tard, en temps voulu, l'abolition du calendrier chrétien avec ses fêtes, ses jours fériés, ses commémorations au profit d'autres religions non chrétiennes... Voire la création de toutes pièces de nouvelles fêtes de la religion laïque maçonnique.

 

http://www.gloria.tv/thumbnail/2009-08/media-32032-2.jpgUne autre question mérite d'être posée : comment le Saint-Siège compte-t-il articuler ce nouveau découronnement du Christ au Liechtenstein avec l'enseignement de la lettre encyclique du pape Pie XI "Quas Primas" (1925), réclamant qu'un culte public soit rendu à Jésus-Christ ? Et notamment ces passages :

 

- "1. ... ce débordement de maux sur l'univers provenait de ce que la plupart des hommes avaient écarté Jésus-Christ et sa loi très sainte des habitudes de leur vie individuelle aussi bien que de leur vie familiale et de leur vie publique.

... jamais ne pourrait luire une ferme espérance de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur"

 

- "13. ... Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les Etats; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. ... 

  ... Il est l'unique auteur, pour l'Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur: " La cité ne tient pas son bonheur d'une autre source que les particuliers, vu qu'une cité n'est pas autre chose qu'un ensemble de particuliers unis en société (32). " Les chefs d'Etat ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale."

 

- "14. ... ce que Nous écrivions alors n'a perdu dans le temps présent ni de son actualité ni de son à-propos: "Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tenant plus son origine de Dieu mais des hommes, il arriva que... les bases mêmes de l'autorité furent renversées dès lors qu'on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d'obéir pour les autres. Inéluctablement, il s'en est suivi un ébranlement de la société humaine tout entière, désormais privée de soutien et d'appui solides (33)."

 

- "16. Oh! qui dira le bonheur de l'humanité si tous, individus, familles, Etats, se laissaient gouverner par le Christ!"

- "20. Au terme de cette Lettre, Nous voudrions encore, Vénérables Frères, vous exposer brièvement les fruits que Nous Nous promettons et que Nous espérons fermement, tant pour l'Eglise et la société civile que pour chacun des fidèles, de ce culte public rendu au Christ-Roi".

 

- "21. Les Etats, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles".

 

(Source: Pie XI, Quas Primas, 1925 http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_11121925_quas-primas_fr.html )

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- Mgr Lefebvre : Ils l'ont découronné

 

Rediff.


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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 22:27

Rome, 22 mai 2012 (Apic) Le cardinal Walter Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des sciences historiques, a affirmé le 21 mai que la déclaration Nostra Aetate (1965, ndlr) qui a marqué un tournant décisif dans les relations entre les juifs et l’Eglise catholique, n’avait pas un caractère “contraignant“ du point de vue doctrinal. Il intervenait devant la presse à l’occasion de la présentation du livre Les "clés" de Benoît XVI pour interpréter le Concile Vatican II, dont il est l’un des co-auteurs.

 

Interpellé par les journalistes, le cardinal Brandmüller a ainsi affirmé que la déclaration Nostra Aetate, l’un des grands documents du Concile Vatican II (1962-1965), qui reconnaît notamment le lien particulier qui unit juifs et chrétiens, n’avait pas de caractère doctrinal “contraignant“.

 

Source: http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&na=0,0,0,0,f&ki=231888 via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=633773

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 10:09
Extraits de trois sources différentes :
 
Lundi 16 avril 2012, Benoît XVI aura 85 ans, et la réconciliation, orchestrée par ses soins, avec les disciples de Mgr Lefebvre, est presque un miracle.
 
Benoît XVI pourrait laisser l'image du pape de la réconciliation des catholiques dans l'histoire de l'église et de Rome.
 
En effet, Rome et Écône sont sur le point de sceller un accord, qui se traduira par la réintégration de tous les catholiques traditionalistes au sein de l'église romaine.
 
Pour Mgr Bernard Fellay (Ndlr. Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X), joint par téléphone, "la signature d'un document fixant les relations entre le Saint-Siège et les disciples de Mgr Lefebvre est une question de jours....." (1)
 
 Le Vatican attend la réponse de Mgr Bernard Fellay, le chef de fil des lefebvristes. Sitôt reçue à Rome - «c'est une affaire de jours et non plus de semaines», indique-t-on au Vatican -, elle sera «aussitôt» analysée. Si elle est conforme aux attentes, le Saint-Siège annoncera très vite un accord historique avec cette branche de fidèles, connus sous le nom d'«intégristes».
 
 Les uns derrières les autres, Benoît XVI a abattu, de toute son autorité de pape, les obstacles qui empêchaient une pleine réconciliation avec les disciples de Mgr Marcel Lefebvre.
 
 Et si un accord final est annoncé dans les jours qui viennent, l'essentiel du travail a déjà été fourni par ce pape.
- Rétablissement en 2007 - comme rite «extraordinaire» dans l'Église catholique - de la messe dite en latin, c'est-à-dire, selon le missel de Jean XXIII en vigueur avant le concile Vatican II.
- Levée des excommunications, en 2009, qui frappaient les quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre.
- Lancement des discussions doctrinales entre le Saint-Siège et la fraternité Saint Pie X, la même année, à propos du concile Vatican II.

L'échec apparent de ces dernières, il y a un an, avait donné l'impression d'un échec total de la négociation. (2)

 

En Australie, le théologien John Lamont montre qu'une réconciliation est possible. La partie en cours entre le Saint-Siège et la communauté fondée par l'archevêque Marcel Lefebvre a atteint son point culminant lorsque la congrégation pour la doctrine de la foi a remis aux lefebvristes, le 14 septembre 2011, un "préambule doctrinal" constituant la "base fondamentale pour parvenir à la pleine réconciliation". Et elle s’est poursuivie par l'acceptation en partie seulement de ce préambule par les lefebvristes, acceptation que Rome considère comme "pas suffisante" pour réparer la "fracture".

 

Le coup de sifflet final a été donné le 16 mars dernier, sous la forme d’un communiqué émis par le Saint-Siège. Mais, le même jour, les prolongations ont commencé et elles pourraient durer encore longtemps. Dans ce même communiqué du 16 mars, Rome a offert aux lefebvristes la possibilité d’une nouvelle réponse. Celle que l’on attend d’un jour à l’autre.

 

Mais quelle est exactement la cause doctrinale de la division ? Et comment se fait-il qu’il y ait une fracture entre Rome et les lefebvristes en raison de leur refus de quelques doctrines du concile Vatican II alors que, dans le même temps, d’autres courants catholiques de signe opposé continuent à vivre au sein de l’Église sans qu’on les dérange, bien qu’ils rejettent, eux aussi, des enseignements capitaux de ce même concile ?

Ce sont ces deux questions qui constituent le point de départ de la note de John R.T. Lamont que l’on pourra lire ci-dessous.

L'auteur, qui a obtenu une licence en philosophie à Oxford et une en théologie à Ottawa avec le grand théologien dominicain Jean-Marie Tillard, vit en Australie et enseigne à Sydney à l'Institut Catholique et à l'Université Notre-Dame, avec mandat canonique du diocèse pour l’enseignement de la théologie.

Il a publié plusieurs livres et essais, y compris dans des publications non spécialisées comme la revue américaine "First Things".

Un article de lui, paru ces jours-ci dans le dernier numéro de la revue internationale "Divinitas" dirigée par Mgr Brunero Gherardini, traite de la manière d’interpréter l'enseignement du concile en matière de liberté religieuse : "Pour une lecture pieuse de Vatican II au sujet de la liberté religieuse", Divinitas vol. 55, 2012/1, pp. 70-92.

La note qui suit (Ndlr. Extraits) a été écrite par John R.T. Lamont spécialement pour www.chiesa.

__________



LES QUESTIONS D’UN THÉOLOGIEN

par John R.T. Lamont



... Les sujets de la discussion concernent non pas les détails pratiques du règlement d’une situation canonique – qui aurait bien évidemment bénéficié de la confidentialité – mais des matières de foi et de doctrine, qui concernent non seulement les parties impliquées mais aussi tous les fidèles catholiques. Cependant, assez de choses ont été dites en public à propos de la position de la FSSPX pour qu’il soit possible d’évaluer la situation. Deux éléments doivent être pris en considération ici : d’une part la fracture entre le Saint-Siège et la FSSPX qui a été produite par les problèmes doctrinaux en discussion et d’autre part la nature de ces mêmes problèmes doctrinaux.

Dans une réponse à une étude de Fernando Ocáriz qui portait sur l'autorité doctrinale du concile Vatican II, l’abbé Jean-Michel Gleize de la FSSPX a établi une liste des éléments de ce concile qui sont considérés comme inacceptables par la FSSPX :

"Sur quatre points au moins, les enseignements du concile Vatican II sont tellement en contradiction logique avec les déclarations du magistère traditionnel antérieur qu’il est impossible de les interpréter dans la ligne des autres enseignements déjà contenus dans les documents antérieurs du magistère de l’Église. Vatican II a donc rompu l’unité du magistère, dans la mesure où il a rompu avec l'unité de son objet.

"Ces quatre points sont les suivants.

"La doctrine de la liberté religieuse, telle qu’elle exprimée au n. 2 de la déclaration 'Dignitatis humanæ', contredit les enseignements de Grégoire XVI dans 'Mirari vos' et ceux de Pie IX dans 'Quanta cura', ainsi que ceux de Léon XIII dans 'Immortale Dei' et ceux de Pie XI dans 'Quas primas'.

"La doctrine de l’Église, telle qu’elle est exprimée au n. 8 de la constitution 'Lumen gentium', contredit les enseignements de Pie XII dans 'Mystici corporis' et dans 'Humani generis'.

"La doctrine relative à l'œcuménisme, telle qu’elle est exprimée au n. 8 de 'Lumen gentium' et au n. 3 du décret 'Unitatis redintegratio', contredit les enseignements de Pie IX dans les propositions 16 et 17 du 'Syllabus', ceux de Léon XIII dans 'Satis cognitum' et ceux de Pie XI dans 'Mortalium animos'.

"La doctrine de la collégialité, telle qu’elle est exprimée au n. 22 de la constitution 'Lumen gentium', y compris le n. 3 de la 'Nota prævia', contredit les enseignements du concile Vatican I sur l'unicité du sujet du pouvoir suprême dans l’Église et la constitution 'Pater æternus'".

L’abbé Gleize a participé à la discussion doctrinale entre la FSSPX et les autorités romaines et c’est également le cas d’Ocáriz. On peut raisonnablement considérer les affirmations citées comme une description des points doctrinaux sur lesquels la FSSPX n’entend pas transiger et qui ont été considérés par le Saint-Siège comme l’inévitable origine de la fracture.


Vatican II comme motif de la fracture ?


La première question qui se présente à un théologien à propos de la position de la FSSPX concerne le problème de l'autorité du concile Vatican II. L'article d’Ocáriz auquel a répondu l’abbé Gleize avait été publié dans le numéro de "L'Osservatore Romano" en date du 2 décembre 2011. Cet article semble soutenir que la base de la fracture relevée par le Saint-Siège est un rejet de l'autorité de Vatican II. Mais cette thèse est difficile à comprendre pour tous ceux qui connaissent à la fois la position théologique de la FSSPX et le climat de l'opinion théologique au sein de l’Église catholique. L’abbé Gleize mentionne seulement quatre points du volumineux enseignement de Vatican II. La FSSPX ne rejette pas Vatican II dans son intégralité : bien au contraire, l’évêque Fellay a affirmé que 95 % des enseignements de celui-ci sont acceptés par la Fraternité. Ce qui veut dire que la FSSPX est plus fidèle aux enseignements de Vatican II qu’une bonne partie du clergé et de la hiérarchie de l’Église catholique.

Examinons les affirmations suivantes de ce Concile :

"Dei Verbum" 11 :

"Notre sainte Mère l’Église, de par la foi apostolique, tient pour sacrés et canoniques tous les livres tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, puisque, rédigés sous l’inspiration de l’Esprit Saint (cf. Jn 20, 31 ; 2 Tm 3, 16 ; 2 P 1, 19-21 ; 3, 15-16), ils ont Dieu pour auteur et qu’ils ont été transmis comme tels à l’Église elle-même. Pour composer ces livres sacrés, Dieu a choisi des hommes auxquels il a eu recours dans le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens, pour que, lui-même agissant en eux et par eux, ils missent par écrit, en vrais auteurs, tout ce qui était conforme à son désir, et cela seulement".

"Dei Verbum" 19 :

"Les quatre Évangiles, dont l'Église affirme sans hésiter l’historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, durant sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné pour leur salut éternel, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel (cf. Ac 1, 1- 2)".

"Lumen gentium" 3 :

"Toutes les fois que le sacrifice de la croix par lequel le Christ notre pâque a été immolé se célèbre sur l’autel, l’œuvre de notre Rédemption s’opère".

"Lumen gentium" 8 :

"Cette société organisée hiérarchiquement d’une part et le corps mystique d’autre part, l’ensemble discernable aux yeux et la communauté spirituelle, l’Église terrestre et l’Église enrichie des biens célestes ne doivent pas être considérées comme deux choses, elles constituent au contraire une seule réalité complexe, faite d’un double élément humain et divin".

"Lumen gentium" 10 :

"Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ. Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire, dans le rôle du Christ, le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au nom du peuple tout entier ; les fidèles eux, de par le sacerdoce royal qui est le leur, concourent à l’offrande de l’Eucharistie et exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâces, le témoignage d’une vie sainte, leur renoncement et leur charité effective".

"Lumen gentium" 14 :

"Appuyé sur la Sainte Écriture et sur la Tradition, le Concile enseigne que cette Église en marche sur la terre est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est médiateur et voie de salut : or, il nous devient présent en son Corps qui est l’Église ; et en nous enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême (cf. Mc 16, 16 ; Jn 3, 5), c’est la nécessité de l’Église elle-même, dans laquelle les hommes entrent par la porte du baptême, qu’il nous a confirmée en même temps".

"Gaudium et spes" 48 :

"C’est par sa nature même que l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation qui, tel un sommet, en constituent le couronnement".

"Gaudium et spes" 51 :

"La vie doit être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception : l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables".

La grande majorité des théologiens des institutions catholiques d’Europe, d’Amérique du nord, d’Asie et d’Australie tend à rejeter la totalité ou la majeure partie de ces enseignements. Ces théologiens sont suivis par la majorité des ordres religieux et par une partie significative des évêques de ces régions. Il serait difficile, par exemple, de trouver un jésuite enseignant la théologie dans n’importe quelle institution jésuite qui accepte ne serait-ce qu’un seul de ces enseignements. Les textes cités ne sont qu’une sélection des enseignements de Vatican II qui sont rejetés par ces groupes ; et l’on pourrait en augmenter beaucoup le nombre.

Et bien, ces enseignements font justement partie de ces 95 % de Vatican II que la FSSPX accepte. Et, à la différence des 5 % de ce concile qui sont rejetés par la FSSPX, les enseignements cités ci-dessus sont centraux pour la foi et pour la morale catholiques et ils incluent certains des enseignements fondamentaux du Christ lui-même.

La première question que le communiqué du Saint-Siège pose à un théologien est donc : pourquoi le rejet d’une petite partie des enseignements de Vatican II par la FSSPX donne-t-il lieu à une fracture entre la Fraternité et le Saint-Siège, alors que le rejet d’enseignements de Vatican II beaucoup plus nombreux et plus importants par d’autres groupes au sein de l’Église n’empêche pas ces groupes de garder tranquillement leur place et de rester en possession d’une pleine situation canonique ? Le rejet de l'autorité de Vatican II par la FSSPX ne peut pas être la réponse à cette question. En réalité la FSSPX montre davantage de respect pour l'autorité de Vatican II que la plupart des ordres religieux qui existent dans l’Église.

Il est intéressant de noter que les textes de Vatican II qui sont rejetés par la FSSPX sont acceptés par ces groupes qui, au sein de l’Église, rejettent d’autres enseignements de ce concile. On pourrait donc supposer que ce sont précisément ces textes spécifiques – concernant la liberté religieuse, l’Église, l'œcuménisme, la collégialité – qui posent un problème. La fracture entre le Saint-Siège et la FSSPX naît parce que la Fraternité rejette ces éléments particuliers de Vatican II, pas parce que le Saint-Siège entend défendre Vatican II en bloc. En revanche il n’y a pas de fracture avec des groupes n’appartenant pas à la Fraternité qui rejettent une part beaucoup plus grande de Vatican II parce que ces groupes acceptent ces éléments particuliers. Mais, si c’est le cas, la première question se pose simplement, de nouveau, avec plus de force. (3)

 


 

Sources:

 

(1) http://www.suite101.fr/news/catholiques--la-reconciliation-des-disciples-decone-et-de-rome-a34247#ixzz1rziXlASg

(2) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/04/13/01016-20120413ARTFIG00626-rome-et-econe-sur-le-point-de-sceller-un-accord.php

(3) http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350219?fr=y

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:59

Vous recevez ou recevrez peut-être un courrier électronique envoyé par la « CCBF » et signé d'un certain Thierry Jaillet.
Derrière ce sigle se cache un groupe qui se dit « catholique » alors qu’il ne l’est pas : la « Conférence Catholique des Baptisé(e)s de France ».
Cette « Conférence » n’a en effet aucun mandat pour représenter l’Eglise catholique ou parler en son nom.
La CCBF, qui cherche des adhérents et réclame une cotisation de 30 à 50€, se propose de « préparer l’anniversaire de Vatican II ». En réalité, il s’agira surtout de « discuter » le Concile pour en gauchir les enseignements sur la base du très célèbre et très dévastateur « esprit du Concile » dont se prévalent des prêtres qui s’opposent au Magistère, appellent à la désobéissance et réclament la « démocratie » en pastorale aussi bien paroissiale que diocésaine.


Sur le site internet de la C(C)BF, on apprend d’ailleurs ce que revendiquent les prêtres se situant dans le sillage de ce mouvement : « ils prônent l’accueil des divorcés remariés aux sacrements, l’ordination des femmes, refusent des regroupements paroissiaux qui font du prêtre un distributeur anonyme de sacrements, revendiquent le droit des baptisés à célébrer l’Eucharistie, le partage des responsabilités et des décisions avec les laïcs… » Malheureusement, ces prêtres n'ont pas même le courage qu'avait Martin Luther qui, lui, a quitté l'Eglise quand il ne s'est plus senti en accord avec ses enseignements ; eux préfèrent rester "dans" l'Eglise pour la démolir de l'intérieur. Et aussi parce que hors de cette Eglise qu'ils contestent, personne ne prêterait la moindre attention à leurs élucubrations.

 

Source: http://www.proliturgia.org/

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Add. Christroi, 25.04.2012.

 

19/4/12 : Le Saint-Siège rappelle que la « Conférence catholique des Baptisé(e)s de France » n’est en rien « catholique ».

  

Cette « Conférence » ne représente qu’elle même et ce qu’elle déclare, enseigne ou revendique ne peut pas être tenu pour conforme à la foi proclamée par l’Eglise. Il serait important que les évêques diocésains rappellent ce point d'une façon qui écarte définitivement le doute et interdise aux représentant(e)s de la "Conférence" de prendre pied dans les paroisses.

 

 

Source: http://www.proliturgia.org/

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 10:04

Si ce n'est pas une revanche de l'histoire cela y ressemble. Le cinquantième anniversaire du Concile Vatican II qui va être célébré dans l'Eglise catholique en 2012 pourrait paradoxalement marquer le crépuscule de..."l'esprit du Concile" qui fut pourtant sa grande promesse.

Cet "esprit du Concile", c'était "l'ouverture" de l'Eglise catholique au monde et aux autres religions. "L'esprit du Concile", c'était "La" signature du Concile Vatican II, son caractère propre. Il fut le moteur de ce que l'on a appelé le "progressisme" dans l'Eglise depuis un demi siècle.

Un récent débat sur "les derniers Mohicans" (Ndlr. progressistes et modernistes en voie de disparition) animés par Mgr Daucourt évêque de Nanterre donne une illustration assez juste de cet état d'esprit et de ses limites.

Pourtant, une sorte de fermeture de l'ouverture se profile. ...Il suffit d'étudier, pour le réaliser, la "note avec indications pastorales pour l'Année de la foi" qui a été publiée, à Rome, le samedi 7 janvier, par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ce texte donne la ligne de "l'année de la foi", lancée par Benoît XVI. 

Cette année spéciale est destinée à revigorer la foi des catholiques dans le monde. Elle sera d'ailleurs inaugurée le 11 octobre 2012... jour anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. Ce qui n'est pas anodin.

 

 ...On peut toujours sous estimer la valeur de cette "note" qui n'a pas l'autorité d'une encyclique. Ce qui est vrai sur un plan technique. Mais cette "note" est toutefois beaucoup plus qu'une note car elle n'est rien d'autre que la mise en forme programmatique d'une politique que Benoît XVI avait annoncée dès 2005. La politique de son pontificat.

Neuf mois après son élection il avait donné, comme ligne d'action, une "interprétation" du Concile Vatican II non plus selon "l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture"  mais selon "l'herméneutique de la réforme", c'est-à-dire, "en continuité" avec la grande tradition de l'Eglise.

Ce n'est plus un voeu pieux mais un programme désormais organisé qui a pour objet de réaliser une réforme interne de l'Eglise, lente mais certaineIl remet à l'heure les pendules doctrinales dans l'Eglise catholique. Et siffle la fin d'une certaine "récréation doctrinale" où tout et son contraire était possible dans la grande maison catholique.

... Certains y voient un simple retour de balancier, il s'agit plutôt d'un axe stratégique : L'Eglise catholique commence à réagir à son déclin occidental. Le nouveau concistoire qui verra la création de 22 nouveaux cardinaux le 18 février prochain, confirme cette orientation.

Si "l'esprit du Concile" se meurt, serait-ce "l'esprit catholique" qui revient ? 

 

Jean-Marie Guénois le 12 janvier 2012 18h30

 

Source: http://blog.lefigaro.fr/religioblog/2012/01/fin-de-la-recreation-doctrinal.html

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 13:59

concile_2Dans le prochain Courrier de Rome (n°350 – décembre 2011), l’abbé Jean-Michel Gleize, professeur d’ecclésiologie à Ecône, répond à l’article de Mgr Fernando Ocariz paru dans LOsservatore Romano du 2 décembre 2011 (lire DICI n°246 du 09/12/11). Tous deux ont participé aux entretiens doctrinaux sur Vatican II, à Rome, d’octobre 2009 à avril 2011.

Avec l’aimable autorisation du Courrier de Rome, DICI est heureux de pouvoir présenter à ses lecteurs des extraits significatifs de cette remarquable étude intitulée Une question cruciale.

(…) On pourrait sans doute se féliciter de voir enfin un théologien du Saint-Siège introduire toutes ces nuances, et opposer ainsi un déni des plus formels, quoiqu’implicite, à toutes les présentations unilatérales qui ont jusqu’ici présenté le concile Vatican II dans une optique maximaliste, comme un dogme absolument intouchable, « plus important encore que celui de Nicée ». Cependant, aussi séduisante soit-elle dans les nuances et les distinctions qu’elle apporte, une pareille analyse véhicule dans sa racine un postulat qui est loin d’être évident. L’étude de Mgr Ocariz évite ainsi de répondre à la question cruciale, qui reste encore pendante entre la Fraternité Saint-Pie X et le Saint-Siège. Plus exactement, la réponse à cette question semble si bien aller de soi aux yeux du prélat de l’Opus Dei que tout se passe comme s’il n’avait jamais été nécessaire de l’aborder. Ou comme si le débat ne devait jamais avoir lieu.

Celui-ci s’impose pourtant plus que jamais. Il est en effet loin d’être évident que le dernier Concile puisse s’imposer, en tout et pour tout, aux yeux des catholiques comme l’exercice d’un véritable magistère, réclamant leur adhésion aux différents niveaux indiqués. Si l’on se rappelle en effet la définition traditionnelle du magistère, on est bien obligé de constater que les procédés de Vatican II ne s’y conforment guère. D’autant moins que cette nouveauté intégrale du 21e concile œcuménique s’explique profondément en raison de présupposés absolument inédits. (…)

Le fait de Vatican II : des enseignements nouveaux contraires à la Tradition

 

Au moins sur quatre points, les enseignements du concile Vatican II sont évidemment en contradiction logique avec les énoncés du magistère traditionnel antérieur, de sorte qu’il est impossible de les interpréter en conformité avec les autres enseignements déjà contenus dans les documents antérieurs du magistère ecclésiastique. Vatican II a donc rompu l’unité du magistère, dans la mesure même où il a rompu l’unité de son objet.

Ces quatre points sont les suivants. La doctrine sur la liberté religieuse, telle qu’elle s’exprime dans le n° 2 de la Déclaration Dignitatis humanæ contredit les enseignements de Grégoire XVI dans Mirari vos et de Pie IX dans Quanta cura ainsi que ceux du pape Léon XIII dans Immortale Dei et ceux du pape Pie XI dans Quas primas. La doctrine sur l’Eglise, telle qu’elle s’exprime dans le n° 8 de la constitution Lumen gentium contredit les enseignements du pape Pie XII dans Mystici corporis et Humani generis. La doctrine sur l’œcuménisme, telle qu’elle s’exprime dans le n° 8 de Lumen gentium et le n° 3 du décret Unitatis redintegratio contredit les enseignements du pape Pie IX dans les propositions 16 et 17 du Syllabus, ceux de Léon XIII dans Satis cognitum, et ceux du pape Pie XI dans Mortalium animos. La doctrine sur la collégialité telle qu’elle s’exprime dans le n° 22 de la constitution Lumen gentium, y compris le n° 3 de la Nota prœvia, contredit les enseignements du concile Vatican I sur l’unicité du sujet du pouvoir suprême dans l’Eglise, dans la constitution Pastor æternus. (…)

Une nouvelle problématique

 

En conformité avec le Discours de Benoit XVI à la Curie Romaine, le 22 décembre 2005, Mgr Ocariz pose le principe d’une « interprétation unitaire », d’après lequel les textes du concile Vatican II et les documents magistériels précédents doivent s’éclairer mutuellement. L’interprétation des nouveautés enseignées par le concile Vatican II doit donc repousser, comme le dit Benoît XVI, « l’herméneutique de la discontinuité par rapport à la Tradition, tandis qu’elle doit affirmer l’herméneutique de la réforme, du renouveau dans la continuité ». Il y a là un nouveau vocabulaire qui exprime clairement une nouvelle problématique. Celle-ci inspire tout le propos de Mgr Ocariz. « Une caractéristique essentielle du magistère », écrit-il, « est sa continuité et son homogénéité dans le temps ».

Si on parle de « continuité » ou de « rupture », cela devrait s’entendre, au sens traditionnel, d’une continuité ou d’une rupture objective, c’est-à-dire par rapport à l’objet de la prédication de l’Eglise. Cela équivaudrait à parler de l’ensemble des vérités révélées telles que le magistère de l’Eglise les conserve et les expose, tout en leur donnant la même signification, et sans que la prédication présente puisse contredire la prédication passée. La rupture consisterait à porter atteinte au caractère immuable de la Tradition objective et serait alors synonyme de contradiction logique entre deux énoncés dont les significations respectives ne pourraient se vérifier simultanément.

Mais il faut se rendre à l’évidence et reconnaître que le mot « continuité » n’a pas du tout ce sens traditionnel dans le discours actuel des hommes d’Eglise. On y parle précisément de continuité à propos d’un sujet qui évolue au cours du temps. Il ne s’agit pas de la continuité d’un objet, celle du dogme ou de la doctrine, que le magistère de l’Eglise proposerait aujourd’hui, en lui donnant le même sens que jadis. Il s’agit de la continuité de l’unique sujet Eglise. Benoît XVI parle d’ailleurs exactement non de la continuité mais « du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné ; c’est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l’unique sujet du Peuple de Dieu en marche ». A l’inverse, ajoute-t-il aussitôt, « l’herméneutique de la discontinuité risque de finir par une rupture entre Eglise préconciliaire et Eglise post-conciliaire ». Cela signifie que la rupture doit se situer au même niveau : c’est une rupture entre deux sujets, au sens où l’Eglise, l’unique sujet du Peuple de Dieu, ne serait plus la même avant et après le Concile. (…)

Le nœud du dilemme

 

Dans la logique de Vatican II et du Discours de 2005, l’objet est en tant que tel relatif au sujet. Dans la logique de Vatican I, et de tout l’enseignement traditionnel de l’Eglise, le sujet est en tant que tel relatif à l’objet. Ces deux logiques sont inconciliables.

Le magistère, à quelque époque qu’il soit, doit rester l’organe du dépôt de la foi. Il se dénature dans la mesure même où il altère ce dépôt. Il est faux que des principes divinement révélés et explicités par le magistère antérieur ne s’imposeraient plus nécessairement, sous prétexte que le sujet-Eglise les vit différemment à travers la contingence de l’histoire, ou que le Peuple de Dieu se trouve conduit à établir une relation nouvelle entre sa foi et le monde moderne. Des principes que l’on applique en matière contingente (comme ceux qui fondent toute la doctrine sociale de l’Eglise) ne sont pas contingents. Sans doute, l’immutabilité substantielle de la vérité révélée n’est pas absolue, car l’expression conceptuelle et verbale de cette vérité peut gagner en précision. Mais ce progrès n’entraîne aucune remise en cause du sens de la vérité, qui devient seulement plus explicite dans sa formulation. Les principes restent nécessaires, quelles que soient les différentes formes concrètes de leur application. Cette distinction entre principes et formes concrètes s’avère factice en ce qui concerne la doctrine sociale de l’Eglise, et c’est en vain que Benoît XVI y recourt dans son Discours de 2005 pour légitimer la déclaration Dignitatis humanæ.

Pour en revenir à Vatican II, la question fondamentale est de savoir quel est le principe premier qui doit servir de règle ultime à l’activité du magistère. Est-ce le donné objectif de la révélation divine, telle qu’il s’exprime dans sa substance définitive à travers le magistère du Christ et des apôtres, auquel le magistère ecclésiastique ne fait que succéder ? Est-ce l’expérience communautaire du Peuple de Dieu, dépositaire (et pas seulement destinataire) du don de la Vérité en tant que porteur du sens de la foi ? Dans le premier cas, le magistère ecclésiastique est l’organe de la Tradition et il dépend comme de sa règle objective du magistère divino-apostolique ; la question est alors de savoir si les enseignements objectifs du concile Vatican II sont ceux d’un magistère constant et d’une Tradition immuable. Dans le second cas, le magistère ecclésiastique est le porte-parole fédérateur de la conscience commune du Peuple de Dieu, chargé d’établir la cohésion spatio-temporelle de l’expression du sensus fidei ; Vatican II est alors pour le sujet-Eglise le moyen d’exprimer en langage conceptuel son sensus fidei, vécu et réactualisé dans le respect des contingences de l’époque moderne.

Herméneutique et réinterprétation

 

Aux yeux de Mgr Ocariz, les enseignements de Vatican II représentent des nouveautés, « au sens où ils explicitent des aspects nouveaux, non encore formulés par le magistère, mais qui, au plan doctrinal, ne contredisent pas les documents magistériels précédents ». La juste exégèse des textes du Concile présupposerait donc apparemment le principe de non-contra- diction. Apparence trompeuse, puisque la non-contradiction n’a plus du tout le même sens que jusqu’ici.

Le magistère de l’Eglise a toujours entendu ce principe dans le sens d’une absence de contradiction logique entre deux énoncés objectifs. La contradiction logique est une opposition qui a lieu entre deux propositions dont l’une affirme et l’autre nie le même prédicat du même sujet. Le principe de non-contradiction exige que si cette opposition a lieu, les deux propositions ne puissent être vraies en même temps. Ce principe est une loi de l’intelligence et il ne fait qu’exprimer l’unité de son objet. La foi se définissant comme une adhésion intellectuelle à la vérité proposée par Dieu, elle vérifie ce principe. L’unité objective de la foi correspond elle aussi à une absence de contradiction dans les énoncés dogmatiques.

L’herméneutique de Benoît XVI entend désormais ce principe dans un sens non plus objectif mais subjectif, non plus intellectualiste mais volontariste. L’absence de contradiction est synonyme de continuité, au niveau du sujet. La contradiction est synonyme de rupture, au même niveau. Le principe de continuité n’exige pas d’abord et avant tout l’unité de la vérité. Il exige d’abord et avant tout l’unité du sujet qui se développe et grandit au cours du temps. C’est l’unité du Peuple de Dieu, tel qu’il vit dans le moment présent, dans le monde de ce temps, pour reprendre l’intitulé suggestif de la constitution pastorale Gaudium et spes. Unité qui s’exprime à travers la seule parole autorisée du magistère présent, précisément en tant que présent. Mgr Ocariz le souligne : « Une interprétation authentique des textes conciliaires ne peut être faite que par le magistère même de l’Eglise. C’est pourquoi le travail théologique d’interprétation des passages qui, dans les textes conciliaires, suscitent des interrogations ou semblent présenter des difficultés, doit avant tout tenir compte du sens dans lequel les interventions successives du magistère ont entendu ces passages. » Ne nous y trompons pas : ce magistère qui doit servir de règle d’interprétation est le nouveau magistère de ce temps, tel qu’issu de Vatican II. Ce n’est pas le magistère de toujours. Comme on l’a justement fait remarquer, Vatican II doit se comprendre à la lumière de Vatican II, réinterprétant dans sa propre logique de continuité subjective et vitale tous les enseignements du magistère constant.

Le magistère de l’Eglise ne s’est jamais compromis jusqu’ici dans une telle pétition de principe. Il s’est toujours voulu fidèle à sa mission de conserver le dépôt. Sa principale justification a toujours été d’en référer aux témoignages de la Tradition objective, unanime et constante. Son expression a toujours été celle de l’unité de la vérité. (…)

Voilà pourquoi nul ne saurait se satisfaire aujourd’hui de soi-disant « espaces de liberté théologique », au sein même de la contradiction introduite par Vatican II. Le désir profond de tout catholique fidèle aux promesses de son baptême est d’adhérer en toute soumission filiale aux enseignements du magistère de toujours. La même piété exige aussi, avec une urgence grandissante, de remédier aux graves déficiences qui paralysent l’exercice de ce magistère depuis le dernier Concile. C’est dans ce but que la Fraternité Saint-Pie X souhaite encore et plus que jamais une authentique réforme, au sens où il s’agit pour l’Eglise de rester fidèle à elle-même, de demeurer ce qu’elle est dans l’unité de sa foi, et de conserver ainsi sa forme d’origine, dans la fidélité à la mission reçue du Christ. Intus reformari. (Source : Courrier de Rome – Les passages soulignés en gras sont de la rédaction – DICI n°247 du 23/12/11)

Texte intégral de l’étude de l’abbé Gleize, avec une soixantaine de notes infrapaginales, dans le Courrier de Rome n°350 (3 €) : B.P. 10156 – 78001 Versailles Cedex.

Texte intégral de l’étude de l’abbé Gleize en italien (avec l’aimable autorisation du Courrier de Rome et du site du district d’ltalie de la FSSPX)

 

Source: http://www.dici.org/documents/debat-sur-le-concile-vatican-ii-labbe-gleize-repond-a-mgr-ocariz/

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:06

Disputationes Theologicae a demandé à Mgr Brunero Gherardini une contribution sur la notion de Magistère authentique et sur ses éventuelles limites. L’illustre professeur émérite de l’Université du Pape, doyen de la faculté de théologie, qui est déjà intervenu dans ces colonnes pour qualifier l’enseignement constitué par le Concile Vatican II, apporte maintenant avec plus d’ampleur, de manière agile et profonde, certaines précisions, en attirant l’attention sur des distinctions souvent omises. Un tel rappel est en consonance avec ce qui avait été relevé au sujet de la liberté religieuse au cours des années Soixante-dix par S. Exc. Mgr De Castro Mayer, à l’époque Ordinaire de Campos,  dans la conclusion de l’étude théologique sur la liberté religieuse envoyée à SS le Pape Paul VI (qui ne l’a pas condamnée) : il y a un cas spécifique dans lequel un enseignement n’est pas obligeant en conscience, tout en étant un acte de Magistère authentique, c’est lorsqu’il y a une dissonance par rapport à ce que l’Eglise a déjà longuement enseigné.  

 

Eglise-Tradition-Magistère

 

par Mgr. Brunero Gherardini

 

            La grande célébration cinquantenaire a commencé. On n’en est pas encore au tam-tam, mais on le perçoit dans l’air. Le cinquantenaire de Vatican II donnera libre cours à ce que l’on pourra inventer de plus grandiloquent en matière de jugements élogieux. De la sobriété qui avait été demandée comme moment de réflexion et d’analyse pour une évaluation critique et plus approfondie de l’événement conciliaire, on ne voit même pas l’ombre. Déjà on procède en roue libre en disant et en répétant ce que l’on dit et répète depuis cinquante ans : Vatican II est le point culminant de la Tradition, voire-même sa synthèse. Des congrès internationaux sur le plus grand et le plus significatif parmi tous les Conciles œcuméniques sont déjà programmés ; d’autres, de plus ou moins grande portée, le seront chemin faisant, et sur le sujet, les publications augmentent de jour en jour. L’Osservatore Romano, bien sûr, n’est pas en reste et insiste surtout sur l’adhésion due au Magistère (2/12/2011, p. 6): Vatican II est un acte du Magistère, donc… La raison avancée est que tout acte du Magistère est à recevoir comme venant des Pasteurs qui, en raison de la succession apostolique, parlent avec le charisme de vérité (D.V. 8), avec l’autorité du Christ (L.G. 25), à la lumière de l’Esprit Saint (ibid.).

 

            Mis à part le fait de prouver le Magistère de Vatican II par Vatican II, ce qui autrefois s’appelait petitio principii, il semble évident qu’une telle façon de procéder part de la prémisse d’un Magistère considéré comme absolu, sujet indépendant de tout et de tous, sauf de la succession apostolique et de l’assistance du Saint Esprit. Or, si la succession apostolique est garantie par le critère de la légitimité de l’ordination sacrée, il apparaît en revanche plus difficile d’établir un critère qui garantisse aussi clairement l’intervention du Saint Esprit dans les termes évoqués.

 

            Une chose, entre autre, est hors de discussion : rien au monde, réceptacle des choses crées, n’a le don de l’absolu. Tout est en mouvement, dans un circuit d’interdépendances réciproques, et donc tout est dépendant ; tout a eu un commencement, tout aura une fin: “Mutantur enim – disait le grand Augustin – ergo creata sunt”. L’Eglise ne fait pas exception ; sa Tradition et son Magistère non plus. Certes elles sont des réalités sublimes, situées au sommet de l’échelle de toutes les valeurs qui appartiennent à l’ordre créé, douées de qualités qui donnent le vertige ; mais elles resteront toujours des “réalités pénultièmes”. L’eschaton, la réalité ultime, c’est Dieu et Lui seul. On recourt souvent à un langage qui bouleverse ce donné de fait, et on accorde à ces sublimes réalités une portée et une signification au-delà de leurs confins : on les absolutise. La conséquence est qu’on les exproprie de leur statut ontique, on en fait un présupposé irréel, ce qui leur fait perdre leurs grandeurs de “réalité pénultième”.

 

            Immergée dans le mouvement trinitaire qui est à l’origine de sa structure, l’Eglise est et opère dans le temps comme sacrement de salut. Le théandrisme, qui en fait une continuation mystérique du Christ, ne se discute pas ; ses propriétés constitutives (unité, sainteté, catholicité et apostolicité) non plus, ni même sa structure et son service ; mais tout cela reste à l’intérieur d’une réalité de ce monde qui, en tant que telle, a la charge d’être le médiateur sacramentel de la présence divine. Restant une réalité de ce monde, elle exclut par définition l’absolu.

 

            Et cela à tel point qu’elle s’identifie dans sa Tradition, de laquelle elle puise la continuité avec elle-même, à laquelle elle doit son souffle vital, et par laquelle elle est assurée que son « hier » devient toujours son « aujourd’hui » pour préparer son « demain ». La Tradition donc, lui donne le mouvement intérieur qui la pousse vers le futur, en sauvegardant son présent et son passé. Mais la Tradition elle-même n’est pas un absolu: elle a commencé avec l’Eglise, elle finira avec elle. Seul Dieu demeure.

 

            L’Eglise exerce un véritable contrôle sur la Tradition: un discernement qui distingue l’authentique du non authentique. Elle le fait avec un instrument, auquel « le charisme de vérité » ne fait pas défaut, pourvu qu’il ne se laisse pas prendre la main par la tentation de l’absolu. Cet instrument c’est le Magistère, dont sont titulaires le Pape, en tant que successeur du premier Pape (l’apôtre saint Pierre) sur la chaire romaine ; et les évêques en tant que successeurs des Douze dans le ministère ou service de l’Eglise, partout où ils en sont l’expression locale. Rappeler les distinctions du Magistère – solennel, s’il est du Concile œcuménique ou du Pape, quand l’un ou l’autre définit des vérités de foi ou de morale ; ordinaire, s’il est du Pape dans son activité spécifique, ou des évêques dans leur ensemble et en communion avec le Pape – est chose superflue ; bien plus important est de préciser dans quelles limites « le charisme de la vérité » est garanti au Magistère.

 

            Il faut dire avant tout que le Magistère n’est pas une super-église qui imposerait ses jugements et ses comportements à l’Eglise elle-même, ni une caste privilégiée au-dessus du peuple de Dieu, une sorte de pouvoir fort auquel on aurait le devoir d’obéir et un point c’est tout. C’est un service, une diakonìa, mais c’est aussi une charge à accomplir, un munus, le munus docendi, qui ne peut ni ne doit prendre le pas sur l’Eglise, de laquelle il naît et pour laquelle il œuvre. Du point de vue subjectif, il coïncide avec l’Eglise enseignante (le Pape et les évêques qui lui sont unis), en tant que celle-ci propose officiellement la Foi. Du point de vue opératif, il est l’instrument par lequel cette fonction est accomplie.

 

            Trop souvent cependant, on fait de l’instrument une valeur en soi, indépendante, et on fait appel à lui pour trancher toute discussion dès sa naissance, comme s’il était au-dessus de l’Eglise et comme s’il n’y avait pas devant lui le poids énorme de la Tradition à accueillir interpréter et retransmettre dans son intégrité et sa fidélité. C’est précisément là qu’apparaissent avec évidence les limites qui le sauvegardent de l’éléphantiasis et de la tentation absolutiste.

 

Il n’y a pas lieu de s’arrêter sur la première de ces limites, la succession apostolique. Il ne devrait être difficile pour personne d’en démontrer au cas par cas la légitimité, et donc la succession dans la possession du charisme propre aux Apôtres qui en découle. Il faut par contre dire quelques mots sur la deuxième, c'est-à-dire sur l’assistance du Saint-Esprit. Le procédé expéditif aujourd’hui établi est plus ou moins le suivant : le Christ a promis aux Apôtres, et donc à leurs successeurs, c'est-à-dire à l’Eglise enseignante, l’envoi du Saint-Esprit et son assistance pour un exercice du munus docendi dans la vérité ; l’erreur serait ainsi évitée dès le départ. Certes le Christ a fait une telle promesse, mais il a aussi indiqué les conditions de son accomplissement. Or ce qui se passe, c’est que dans cette manière de se réclamer de la promesse on entrevoit une grave adultération de celle-ci : ou on ne rapporte pas les paroles du Christ, ou dans le cas où elles seraient citées on ne leur donne pas la signification qu’elles ont. Voyons de quoi il s’agit.

 

            La promesse est relatée surtout par deux textes du quatrième évangéliste: Jo 14,16.26 et 16,13-14. Déjà dans le premier, l’une des limites que nous avons mentionnées ressort avec une extrême clarté: Jésus en effet ne s’arrête pas à la promesse de “L’Esprit de la vérité” – que l’on remarque cet italique, dû à l’article « spécificatif » thV, que plus haut et plus bas on continue à traduire « de », comme si la vérité était un attribut optionnel du Saint-Esprit, alors que c’est Lui qui la personnifie –, mais Il en annonce la fonction : ramener à la mémoire tout ce que Lui, Jésus, avait enseigné avant. Il s’agit donc d’une assistance conservative de la vérité révélée, et non pas d’une intégration en elle de vérités autres ou différentes de celles qui furent révélées, ni de vérités présumées telles.

 

            Le second des deux textes de S. Jean, en confirmant le premier, descend à des précisions ultérieures : l’Esprit-Saint en effet, “vous conduira à la vérité toute entière” ; même aux  vérités dont Jésus  ne parle pas en ce moment, parce qu’elles sont encore hors de portée des siens (16,12). En faisant cela, l’Esprit “ne parlera pas de lui-même, mais il redira tout ce qu’il a entendu […] il reprendra ce qui vient de moi et il vous le communiquera”. Il n’y aura donc pas d’autres révélations. L’unique Révélation se clôt avec ceux auxquels Jésus est en train de parler à ce moment-là. Ses paroles se présentent avec une signification univoque, qui regarde l’enseignement imparti par lui et seulement cet enseignement. Ce langage, n’est ni crypté ni chiffré, mais limpide comme le soleil. On pourrait soulever une objection sur la perspective d’apparente nouveauté en relation à ce dont Jésus ne parle pas maintenant, et qui sera annoncé par l’Esprit-Saint, mais la délimitation de son assistance à une action de guide vers la possession de toute la vérité révélée par le Christ exclut toute nouveauté substantielle. Si des nouveautés doivent émerger, il s’agira de significations nouvelles et non de vérités nouvelles ; d’où le très juste “eodem sensu eademque sententia” de S. Vincent de Lérins. Bref, la prétention d’accrocher à l’assistance du Saint-Esprit n’importe quel bruit, je veux dire n’importe quelle nouveauté, et spécialement celles qui veulent redimensionner l’Eglise aux mesures de la culture dominante et de la soi-disant dignité de la personne humaine, non seulement une telle prétention est un bouleversement structurel de l’Eglise elle-même, mais elle est aussi un formidable rejet des textes indiqués plus haut.

 

            Et ce n’est pas tout. La limite de l’intervention magistérielle est aussi dans sa formulation technique même. Pour qu’elle soit vraiment magistérielle, en sens définitoire ou non, il faut que l’intervention recoure à un formulaire désormais consacré, duquel émerge sans aucune incertitude la volonté de parler en tant que « Pasteur et Docteur de tous les chrétiens en matière de Foi et de Morale, en vertu de son Autorité apostolique » si celui qui parle est le Pape ; ou qu’émerge avec pareille certitude, de la part d’un Concile œcuménique par exemple, à travers les formules habituelles de l’assertion dogmatique, la volonté des Pères conciliaires de lier la Foi chrétienne avec la Révélation divine et sa transmission ininterrompue. En absence de telles prémisses, on ne pourra parler de Magistère qu’au sens large: chaque parole du Pape, écrite ou prononcée, n’est pas forcément du Magistère ; et il faut en dire autant des Conciles œcuméniques, parmi lesquels un bon nombre ne parlèrent pas du dogme, ou n’en parlèrent pas exclusivement ; parfois même certains greffèrent le dogme dans un contexte de diatribes internes et de litiges personnels ou de partis, et une prétention magistérielle à l’intérieur d’un pareil contexte serait absurde. Encore à présent un Concile d’indiscutable importance dogmatico-christologique comme le fut celui de Chalcédoine, qui a dépensé la plupart de son temps dans une honteuse lutte de personnalisme, de préséances, de dépositions et de réhabilitations, suscite une impression nettement négative; ce n’est pas en cela que Chalcédoine est un dogme. De même que la parole du Pape n’en est pas un, quand il déclare de manière privée que « Paul n’entendait pas l’Eglise comme institution, comme organisation, mais comme organisme vivant, dans lequel tous opèrent l’un pour l’autre et l’un avec l’autre , en étant tous unis à partir du Christ » ; c’est exactement le contraire qui est vrai, et l’on sait que la première forme institutionnelle, justement pour favoriser l’organisme vivant, a été structurée par Paul de façon pyramidale ; l’apôtre au sommet, et après les episcopoi-presbuteroi, les hgoumenoi, les proistamenoi, les nouqetounteV, les diakonoi: il s’agit de distinctions de charges et d’offices non encore exactement définis, mais elles sont déjà les distinctions d’un organisme institutionnalisé. Même en ce cas, que cela soit bien clair, l’attitude du chrétien est celle du respect et, au moins en ligne de principe, de l’adhésion. Mais si  la conscience d’un croyant ne peut pas donner son adhésion à l’affirmation exposée ci-dessus, cela ne comporte pas une rébellion contre le Pape ou une négation de son Magistère : cela signifie seulement que cette affirmation n’est pas du Magistère.

 

            En conclusion revenons maintenant à Vatican II pour nous prononcer si possible de manière définitive sur son appartenance ou non à la Tradition et sur sa qualité magistérielle. Sur cette dernière la question ne se pose pas, et ces laudatores qui ne se fatiguent jamais depuis cinquante ans de soutenir l’identité magistérielle de Vatican II, perdent leur temps et font perdre le leur aux autres : personne ne le nie. Cependant vues leurs exubérances acritiques, un problème se pose quant à la qualité : de quel Magistère s’agit-il? L’article de “L’ Osservatore Romano” que j’ai cité plus haut, parle de Magistère doctrinal: et qui l’a jamais nié? Même une affirmation purement pastorale peut être doctrinale, dans le sens où elle appartient à une doctrine donnée. Mais celui qui dirait doctrinale dans le sens de dogmatique, se tromperait : aucun dogme n’est à l’actif de Vatican II, lequel s’il a une valeur dogmatique, ne l’a que par mode de reflet, là où il se réfère à des dogmes précédemment définis. Bref le magistère de Vatican II, comme on le dit et le redit à tous ceux qui ont des oreilles pour entendre, est un Magistère solennel et suprême. Plus problématique est sa continuité avec la Tradition : non qu’il ne l’ait pas affirmée ; mais parce que, surtout dans les points clés où il était nécessaire qu’une telle continuité fût évidente, cette assertion est restée sans démonstration.

 

(traduction française Yvain Cartier)

 

Source: http://disputationes.over-blog.com/article-mgr-gherardini-sur-l-importance-et-les-limites-du-magistere-authentique-91627919.html

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 22:06

Dans un entretien à Dici.org, le Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie-X, Mgr Bernard Fellay, expose l'avancement des discussions Rome-FSSPX sur le préambule doctrinal que le cardinal Levada lui remit le 14 septembre dernier et entouré d'un secret aussi bien de la part de la Congration de la foi que de la Fraternité Saint-Pie X.

 

"Du côté de Rome, explique Mgr Bernard Fellay, la discrétion s’impose aussi, car ce texte – même en l’état actuel qui nécessite de nombreux éclaircissements – risque fort de susciter l’opposition des progressistes qui n’admettent pas la simple idée d’une discussion sur le Concile (NdCR. Vatican II) , parce qu’ils considèrent que ce concile pastoral est indiscutable ou « non-négociable », comme s’il s’agissait d’un concile dogmatique.

...

Ces entretiens ont permis à nos théologiens d’exposer sans détours les points principaux du Concile qui font difficulté à la lumière de la Tradition de l’Eglise. Parallèlement et peut-être grâce à ces entretiens théologiques, pendant ces deux dernières années, d’autres voix que les nôtres se sont fait entendre, formulant des critiques qui rejoignent les nôtres sur le Concile. Ainsi Mgr Brunero Gherardini, dans son ouvrage Vatican II, le débat qui n’a pas eu lieu, a insisté sur les différents degrés d’autorité des documents conciliaires et sur le « contre-esprit » qui s’est glissé dans le concile Vatican II dès le début. Egalement Mgr Athanasius Schneider a eu le courage de demander, lors d’un congrès à Rome fin 2010, un Syllabus condamnant les erreurs d’interprétation du Concile. Dans le même esprit, l’historien Roberto de Mattei a bien montré les influences contraires exercées sur le Concile, dans son dernier livre Vatican II, une histoire jamais écrite. Il faudrait citer aussi la Supplique adressée à Benoît XVI par ces intellectuels catholiques italiens qui réclament un examen approfondi du Concile.

Toutes ces initiatives, toutes ces interventions manifestent clairement que la Fraternité Saint-Pie X n’est plus seule à voir les problèmes doctrinaux que pose Vatican II. Ce mouvement s’étend et il ne s’arrêtera plus.

 

...

 

L’opposition des évêques

Mais même si la Fraternité Saint-Pie X obtenait de Rome un statut canonique, elle ne pourrait malgré tout offrir aucune solution sur le terrain, car les évêques s’y opposeraient, comme ils l’ont fait pour le Motu Proprio sur la messe traditionnelle.

Cette opposition des évêques vis-à-vis de Rome s’est exprimée de façon sourde mais efficace à l’égard du Motu Proprio sur la messe tridentine, et elle continue de se manifester obstinément de la part de certains évêques à propos du pro multis du canon de la messe, que Benoît XVI, conformément à la doctrine catholique, veut voir traduit par « pour beaucoup » et non plus par « pour tous », comme dans la plupart des liturgies en langue vernaculaire. En effet, certaines conférences épiscopales persistent à maintenir cette traduction fausse, encore tout récemment en Italie.

Ainsi le pape lui-même fait l’expérience de cette dissidence de plusieurs conférences épiscopales, sur ce sujet et sur beaucoup d’autres, ce qui peut lui permettre de comprendre aisément l’opposition farouche que la Fraternité Saint-Pie X rencontrera indubitablement de la part des évêques dans leurs diocèses. On dit Benoît XVI personnellement désireux d’une solution canonique ; il lui faudra aussi vouloir prendre les moyens qui la rendront réellement efficace.

 

Menzingen, le 28 novembre 2011

(Source : FSSPX/MG – DICI du 28/11/11)"

 

Source: http://www.dici.org/actualites/entretien-avec-mgr-bernard-fellay-superieur-general-de-la-fraternite-saint-pie-x-la-fraternite-saint-pie-x-et-le-preambule-doctrinal/

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:01

Selon Enrico Morini, professeur d’Histoire du christianisme et des Eglises à l’Université de Bologne, le Concile Vatican II s’est mis « dans la perspective de la continuité la plus absolue avec la tradition du premier millénaire, selon une "périodisation" qui n’est pas purement mathématique mais qui porte sur le fond des choses, le premier millénaire d’histoire de l’Eglise étant celui de l’Eglise des sept Conciles, de l’Eglise encore indivise […]. En promouvant le renouvellement de l’Eglise le Concile [Vatican II] n’a pas cherché à introduire quelque chose de nouveau – comme le désirent et le craignent respectivement les progressistes et les conservateurs – mais à retourner à ce qui s’est perdu. »

Source: http://www.proliturgia.org/

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Question de Christroi : Si pour se rapprocher de la tradition du premier millénaire, on s'éloigne de la tradition du second, comment expliquer mille ans d'errance de la tradition du second ? 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 22:59

Le Pape Benoît XVI a annoncé la tenue d’une « Année de la Foi » qui débutera le 11 octobre 2012 – 50e anniversaire de l’ouverture du concile œcuménique Vatican II – et qui s’achèvera le 24 novembre 2013, solennité du Christ Roi de l’Univers. (Voir notre étude sur la page « articles de fond ».)
Les motivations, les finalités et les lignes directrices de cette « Année de la Foi » ont été exposées une Lettre Apostolique qui vient d'être publiée (http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/motu_proprio/documents/hf_ben-xvi_motu-proprio_20111011_porta-fidei_fr.html
) et dans laquelle le Souverain Pontife déclare :

 

"Il est nécessaire [que les documents conciliaires] soient lus de manière appropriée, qu’ils soient connus et assimilés, comme des textes qualifiés et normatifs du Magistère, à l’intérieur de la Tradition de l’Eglise… Je sens plus que jamais le devoir d’indiquer le Concile comme la grande grâce dont l’Eglise a bénéficié au vingtième siècle : il nous offre une boussole fiable pour nous orienter sur le chemin du siècle qui commence. (...) J’entends redire avec force [comme l'a fait le Bx Jean-Paul II] tout ce que j’ai eu à dire à propos du Concile quelques mois après mon élection comme Successeur de Pierre : « Si nous le lisons et le recevons guidés par une juste herméneutique, il peut être et devenir toujours davantage une grande force pour le renouveau, toujours nécessaire, de l’Eglise ». "

 

Source: http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/motu_proprio/documents/hf_ben-xvi_motu-proprio_20111011_porta-fidei_fr.html via http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/styled-5/debut.htm

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 13:58

Dans une dépêche intitulée "Intégristes: les propositions du Vatican", Le Figaro rapporte que le Saint-Siège a proposé aujourd'hui, en la fête de la Croix glorieuse, à la Fraternité intégriste Saint-Pie X un document "doctrinal" à accepter rapidement, afin d'aboutir à une "une "réconciliation éventuelle et souhaitée" avec Rome, selon le communiqué.

La rencontre de deux heures et demie a eu lieu à huis clos au Vatican entre Mgr Bernard Fellay, le supérieur de la Fraternité, et le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans un "climat cordial et correct", a dit le père Lombardi, porte-parole du Saint-Siège.

Une "prélature personnelle" pourrait être créée, de préférence à un "ordinariat" proposé en 2009 aux Anglicans dissidents, a expliqué le père Lombardi. Mgr Fellay n'a en revanche pas rencontré le pape qui donnait l'audience générale hebdomadaire à proximité du lieu de la réunion, a-t-il précisé. (1)

Une prélature personnelle, contrairement à l'ordinariat, a suggéré le Père Lombardi, réfère directement au Pape et non aux évêques locaux. (2)

 

Le site d'informations du Saint-Siège rapporte que "compte tenu des préoccupations et des instances présentées par la Fraternité sacerdotale saint Pie X à propos du respect de l’intégrité de la foi catholique face à l’herméneutique de la rupture du Concile Vatican II à l’égard de la Tradition – herméneutique mentionnée par le Pape Benoît XVI dans son Discours à la Curie romaine en date du 22 décembre 2005 –, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi prend pour base fondamentale de la pleine réconciliation avec le Siège apostolique l’acceptation du Préambule doctrinal qui a été remis au cours de la rencontre du 14 septembre 2011. Ce préambule énonce certains des principes doctrinaux et des critères d’interprétation de la doctrine catholique nécessaires pour garantir la fidélité au Magistère de l’Église et au sentire cum Ecclesia, tout en laissant ouvertes à une légitime discussion l’étude et l’explication théologique d’expressions ou de formulations particulières présentes dans les textes du Concile Vatican II et du Magistère qui a suivi. Au cours de la même réunion ont été proposés quelques éléments en vue d’une solution canonique pour la Fraternité sacerdotale saint Pie X, qui suivrait la réconciliation éventuelle et espérée." (3)

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/14/97001-20110914FILWWW00565-integristes-les-propositions-du-vatican.php

(2) http://www.lefigaro.fr/international/2011/09/14/01003-20110914ARTFIG00582-rome-tend-la-main-aux-integristes.php

(3) http://press.catholica.va/news_services/bulletin/news/28010.php?index=28010&lang=fr#TESTO%20IN%20LINGUA%20FRANCESE

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Rendons grâce à Dieu et continuons de prier pour le succès des discussions doctrinales Rome-FSSPX.



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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:24

Cinq années se sont écoulées depuis la fondation de l’Institut du Bon-Pasteur. Pour les amateurs de chiffres, la jeune communauté internationale compte à ce jour 25 prêtres – le plus récent ordonné à St Eloi le 25 juin par SE le cardinal Castrillon-Hoyos – et autant de séminaristes venus de divers pays (France, Brésil, Pologne, Italie…) qui reçoivent leur formation à Courtalain, dans le diocèse de Chartres.

Sans détours, comme à son habitude, M. l’abbé Philippe Laguérie a bien voulu répondre à quelques questions sur la position théologique et liturgique de l’Institut du Bon-Pasteur et sur sa situation présente dans le paysage ecclésial.


  56 Ordinations30

  Ordinations à Saint-Eloi par S. Em. le card. Castrillon Hoyos, le 25 juin 2011

 

Disputationes Theologicae : Monsieur l’abbé, deux des piliers de votre Institut approuvé par le Saint Siège en 2006 sont bien connus : usage exclusif des livres liturgiques de 1962  (Statuts et Décret d’érection), engagement à l’étude critique constructive des points de doctrine qui, dans le texte du concile Vatican II ou dans la liturgie, paraissent difficilement conciliables avec la Tradition (Acte d’adhésion des premiers membres). Cinq ans après, Rome a édicté des précisions magistérielles et juridiques : votre position a-t-elle évoluée ? 

Abbé Philippe Laguérie : Notre position théologique et liturgique fondamentale approuvée par le Saint-Siège en 2006 n’a pas changé depuis notre fondation, fort heureusement. Mais elle a dû prendre en compte, bien sûr, toutes les précisions magistérielles romaines postérieures, avec la joie que vous savez. Tant, sur le plan générique, du discours du pape du 25 décembre 2005 devant la Curie que, sur le plan spécifique, par exemple, de la déclaration du 16 juillet 2007 (l’herméneutique du « Subsistit in ») que j’ai saluée avec enthousiasme (cf. mon blog, blog.institutdubonpasteur.org, 25/07/2007). Quant à la loi liturgique, nous avons reçu comme une bénédiction pour l’Eglise le Motu Proprio du 7 juillet 2007, que vient renforcer l’Instruction Universae Ecclesiae du 13 mai 2011.

 

Disp. Th. : Comment donc recevez-vous aujourd’hui le concile Vatican II ?

Ab. Ph. L. : C’est simple : nous recevons le texte de tous les conciles, et notamment du concile Vatican II, selon les normes définies par l’Eglise. Les théologiens savent quelles sont ces normes, rappelées dans Lumen Gentium n° 25, et ce qu’elles signifient[1].


Disp. Th. : Pouvez-vous expliciter ces « normes » ?

Ab. Ph. L. : L’IBP reçoit fidèlement les normes du Magistère de l’Eglise. Elles sont traditionnelles. Pour simplifier, l’adhésion à un document du Magistère, même non infaillible, venant de l’autorité suprême, suppose non seulement le respect qui lui est dû, mais requière en outre une herméneutique de conformité avec la Tradition quant à son interprétation. Cette adhésion due recouvre, par nature, des degrés d’assentiment variable, selon la forme revêtue par le Magistère : définitions infaillibles ou non, magistère ordinaire universel ou non, magistère solennel ou non, etc. ; ou pour résumer, selon que l’Eglise veut obliger ou non tous les fidèles à un assentiment ou une obéissance de foi. Pour Vatican II, on sait qu’il s’agit d’un concile pastoral non contraignant pour la foi (sauf sur les points antérieurement définis), dont la réception authentique est encore en cours ou à venir, comme l’a si bien exprimé S. E. le cardinal Ricard à Lourdes en 2006.

 

Disp. Th. : N’y a-t-il pas une difficulté, si recevoir le concile, c’est donner son adhésion à un texte dont le sens authentique n’est pas encore fixé ?

C’est en effet la difficulté à laquelle le pape ouvre une voie de résolution. Le sens (certifié par Rome en  conformité avec la Tradition) de l’ensemble des textes n’est pas encore totalement connu, car il n’a pas été déterminé en chaque point par l’Autorité Suprême ; la réception du sens authentique du concile reste par conséquent, elle aussi, en suspend sur ces points non élucidés qui ont paru induire une rupture. C’est ce que signifie : « La réception authentique est encore à venir ». Une liberté respectueuse est  donc laissée pour interroger de façon critique et non polémique le texte de ce magistère nouveau, voire en proposer une reformulation en continuité avec la Tradition. C’est ce qu’a fait le Saint-Père dans la déclaration précitée (signée du cardinal Lévada) sur le fameux « subsistit in » de Lumen Gentium ch. I, §8. Il n’est plus permis à un catholique de penser que cette expression ne désigne pas l’être et même la permanence dans l’être entre l’Eglise du Christ et l’Eglise Catholique. Et par notre acte d’adhésion fondateur, nous nous sommes engagés, bien modestement mais résolument à travailler dans ce sens.

 

Disp. Th. : Quelle est votre position quant à « l’herméneutique de rupture » des textes conciliaires, blâmée par le discours du Saint Père du 22 décembre 2005 ?

Ab. Ph. L. : Comme l’ont dit et publié à l’époque plusieurs d’entre nous, conformément à ce discours de Benoît XVI à la Curie (22/12/2005), nous rejetons fermement, à propos des textes du concile Vatican II, « l’herméneutique de la rupture » et le faux « esprit du concile ». Ces postures dialectiques ont majoré l’importance et l’autorité du concile, comme un « super dogme » qui serait « Plus important que celui de Nicée » qui définit l’identité de nature entre le Père et le Fils, autrement dit la divinité du Christ ! Elles ont causé des dégâts considérables dans de grandes parties de l’Eglise, avec des interprétations théologiques (faux dialogue interreligieux, refondation de l’Eglise du concile, fausse ecclésiologie, fausse collégialité, fausses théologies de la célébration, de la libération, de la liberté religieuse, etc.) contraires au Magistère et à l’orthodoxie. Avec parfois des réactions symétriques chez les plus ardents défenseurs de l’orthodoxie… Le chapitre 1 de « Lumen Gentium » est composé pour deux-tiers de citations du Nouveau Testament ! Dans sa foi, chaque théologien, chaque fidèle a le droit et le devoir de lire paisiblement dans la « continuité » de la Tradition les textes magistériels de l’autorité suprême, ceux du passé comme ceux à venir. C’est la grande libération du fameux 22 décembre 2005…

 

Disp. Th. : Qu’est-ce que ce discours de Benoît XVI vous inspire ? A-t-il modifié votre position sur Vatican II ?

Ab. Ph. L. : Ce texte libérateur du Pape Benoît XVI est un discours de réforme audacieuse, qui ramène  le texte du concile et son avenir à leurs justes proportions théologiques. Il est antérieur à notre fondation et  n’a donc en rien changé la position de notre Institut. C’est plutôt notre Institut qui s’est appuyé sur ce texte magistral. Au fond, le Saint Père invite les théologiens et tous les fidèles à repenser leur attitude par rapport au texte de Vatican II : d’un côté, à ne plus en faire le texte fondateur d’une nouvelle église. Mais pas davantage à en faire un prétexte de rejet global, polémique et systématique, qui serait en rupture avec l’autorité du Saint Père. Personne ne peut nier ou rejeter ce texte : il est là, historique, magistériel. Tant que le sens conforme à la Tradition n’est pas donné d’en haut en tous points, ce concile reste, certes, un texte du Magistère à recevoir, mais sujet à tant d’interrogations interprétatives qu’il est prudent de ne le recevoir qu’au rythme de l’interprétation authentique. Voilà 45 ans que les théologiens les plus divers proposent des interprétations possibles et contradictoires du sens de « Dignitatis Humanae »  sur la liberté religieuse. Idem pour « l’Unité spirituelle du genre humain » souvent citée et jamais définie. Etc.…

 

Disp. Th. : Où vous situez-vous exactement entre ces deux postures symétriques ?

Ab. Ph. L. : Je m’efforce de voir les choses d’un peu plus haut, à l’invitation du Saint-Père. Le « mérite », si l’on peut dire, de l’évènement Vatican II me paraît celui-ci : poser aujourd’hui, avec le recul du temps, les problématiques essentielles de la modernité à la foi traditionnelle, (Même si ces problématiques sont parfois complètement obsolètes : le Net n’existait pas en 1962 et la mondialisation donnée comme inéluctable facteur de paix sur les § 83 à 90 de « Lumen Gentium » a carrément échoué !) Comme disait S.E. le Cardinal Ricard à Lourdes (Cf. sup) « Il faut relire (Vatican II) à nouveaux frais et en retenir ce qui peut l’être ». Il y a du pain sur la planche. Mais attention, le texte touche parfois aux dogmes de l’Eglise, comme en témoignent les trois premières encycliques du Pape Jean-Paul II. Par l’interprétation authentique, par « L’herméneutique de réforme » du texte, qu’il s’agit de relire désormais dans la continuité avec la Tradition, le concile est remis à sa place théologique : non plus un super dogme, mais un texte magistériel composite, rappelant ici la tradition, ouvrant là un espace de recherche, n’obligeant jamais la foi (hormis les points déjà définis) ; mais présentant de sérieuses difficultés d’interprétation : dépassé en certaines parties, soumis sur d’autres à des interrogations critiques fondamentales, ou qui induisent, par les ambiguïtés du texte, des ruptures herméneutiques béantes ; mais qui ouvrent par là même des problématiques passionnantes au Magistère futur. Pour conclure sur ce point, « l’herméneutique de continuité ou de réforme », qui consiste à rechercher un sens au texte en conformité avec la Tradition, vise à réformer, sinon le texte, en tout cas son interprétation et par là même son sens, son importance et sa réception.


cardinaux saint éloi

 


Disp. Th. : Sur la question liturgique, comment votre Institut a-t-il reçu l’Instruction Universae Ecclesiae du 13 mai 2007 ?

Ab. Ph. L. : Nous recevons cette Instruction du cardinal Levada comme un document de droit liturgique positif. Il vient à point nommé, pour confirmer, préciser et faire appliquer la loi liturgique universelle posée par le Motu Proprio Summorum Pontificum, rétablissant le droit – jamais abrogé légitimement – du missel de Jean XXIII. C’est un bon document dont nous voyons déjà quelques fruits concernant l’IBP : en France, des évêques nous ont confié sans difficulté deux missions, et ont accepté une nouvelle implantation dans leur diocèse depuis cette Instruction. Alors qu’auparavant, tout semblait plus difficile.

 

Disp. Th. : Concernant le paragraphe 19 de cette instruction, l’encre a coulé dans la presse (par ex. La Croix) : certains ont voulu y voir une semonce contre certaines communautés traditionnelles…

Ab. Ph. L. : Ces gens feraient bien de relire d’abord le §2 et le §3 de l’Instruction, qui cite le Motu Proprio : « chaque Église particulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue ». Cette Instruction entend rappeler que la communion des églises locales suppose l’obéissance à la loi liturgique universelle édictée par Rome, et donc au Motu proprio, justement, que beaucoup rechignent à appliquer.

 

Disp. Th. : Mais n’êtes-vous pas concerné par ce paragraphe 19 ?

Ab. Ph. L. : Tout comme l’ensemble de l’Instruction Universae Ecclesiae, ce paragraphe 19 ne pose aucune difficulté. Supposer d’ailleurs qu’il concerne l’I.B.P. alors qu’il vise d’autres communautés serait une galéjade. Dois-je vous le citer ? « Que les fidèles du Christ qui réclament la célébration selon la forme extraordinaire ne prêtent pas leur concours ou ne donnent pas leur nom aux associations qui attaquent (Impugnent) la validité ou légitimité du Saint-Sacrifice de la messe selon la forme ordinaire, ou encore ne soient hostiles (Sint infensae), de quelque manière, au Souverain Pontife Romain, Pasteur de l’Eglise Universelle ». Puisqu’il s’agit du droit liturgique universel en vigueur, l’IBP atteste la validité théologique et la légitimité canonique des célébrations de la messe et des sacrements dans la "forme ordinaire", conformément à ce paragraphe 19. Ce paragraphe ne porte pas non plus atteinte à notre acte d’adhésion fondateur, qui nous engage encore, de façon constructive, dans le nouveau mouvement liturgique, en vue d’enrichissements possibles du missel de Paul VI souhaités par Benoît XVI lui-même, suivi par un cardinal Burke ou un Mgr Bux.

 

Disp. Th. : Pourquoi alors ne pas célébrer la "forme ordinaire" ?

Ab. Ph. L. : Si on les reçoit dans l’esprit de l’Eglise, à la lumière du Droit Canon et du Motu Proprio Summorum Pontificum, nos constitutions approuvées par Rome sont très claires. Le décret d’érection de l’Institut du Bon-Pasteur confère à ses membres « le droit de célébrer vraiment comme leur rite propre la Sainte Liturgie en usant des livres liturgiques codifiés par le Bx Jean XXIII en 1962 » (ibidem ; cf. Statuts de l’IBP, Ar.1 §2). Ce droit propre de l’IBP implique l’observance du canon 846 §2 : « Le ministre célèbrera les sacrements selon son rite propre ». Cette disposition générale englobe le missel, le rituel et le pontifical de 1962, ainsi que le bréviaire (Décret d’érection ; Statuts, art.1 §2 ; confirmé par Universae Ecclesiae, §35 ; §§28-32). Ainsi, le charisme propre de l’Institut du Bon-Pasteur garantit concrètement pour ses membres la liberté et le droit d’adhérer à la "forme extraordinaire", qui sont offerts à l’Eglise entière par le Motu Proprio. Et puisque « la forme extraordinaire doit être conservée avec l’honneur qui lui est due » (Universae Ecclesiae, §6), puisque qu’encore le Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI certifie la légitimité du missel de 1962 « jamais abrogé », ce droit propre pour l’IBP est légitime.

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Disp.Th. : Quel est alors votre contact avec les célébrations dans la "forme ordinaire" ? 

Ab. Ph. L. : De par son charisme propre, les membres de l’IBP célèbrent la liturgie ou y assistent selon l’usage de la "forme extraordinaire". Par rapport à l’assistance selon la "forme ordinaire", notre Institut est soumis au Droit Canon et au Motu Proprio – en tenant compte de la lettre et de l’esprit de nos statuts – et se contente d’en exiger l’observance. Les membres de l’IBP ont donc la liberté d’agir selon la loi générale étant saufs le droit propre (Décret d’érection et CIC c. 846) et la fidélité au caractère propre de l’Institut (CIC c. 578). Dans les diocèses où ils sont missionnés, il est pour eux notamment convenable, selon les exigences démontrées du bien commun, d'accepter les invitations des évêques à être présent aux moments significatifs de la vie du diocèse, par exemple les messes d’ordinations et chrismales qui réunissent autour de son évêque le presbyterium de l’église locale, mais aussi tel pèlerinage, des débats théologiques sur des problèmes actuels…, et surtout des agapes fraternelles entre prêtres ! L’Institut ne « réglemente » en rien au-delà de ses statuts, du droit de l’Eglise et de son Magistère, tout simplement parce qu’il est une œuvre d’Eglise. Fort heureusement d’ailleurs, puisque « l’Esprit vivifie et la lettre tue ». La fidélité à l’Eglise est aussi une question d’esprit. Le pape Benoît XVI a rendu à tous cette « glorieuse liberté des enfants de Dieu », cette « faculté de se mouvoir dans le bien », comme l’appelait le pape Léon XIII.

 

Disp.Th. : Merci pour cet entretien, M. l’abbé.  Une question supplémentaire : quelles sont vos perspectives pour l’Institut ?

Ab. Ph. L. : Au plan concret, les projets en cours exigent, de soi, la plus grande discrétion. En attendant de pouvoir vous en dire plus, Je puis seulement vous annoncer l’installation prochaine d’une maison générale formée. Au cœur de l’Eglise, les services sont variés et il n’en est pas de petit. De la paroisse personnelle à l’aumônerie de malades, en passant par les écoles, les simples missions paroissiales ou les remplacements de confrères…, l’Institut du Bon-Pasteur s’y engage volontiers, selon ses possibilités et se développe humblement, mais sûrement.

 

Disp.Th. : Observez-vous une évolution du contexte ?

Ab. Ph. L. : Les choses évoluent de façon évidente, trop lentement ou trop vite selon les points de vue. Peu importe, « ça tourne », comme disait Galilée de la terre, que d’aucuns avaient arrêtée à leur guise. L’abondance de la moisson, les contacts personnels qui se multiplient, l’écoute nouvelle des évêques qui répondent à la demande, les avancées romaines (en particulier le document Universae Ecclesiae qui établit la Commission Ecclésia Dei comme « juge »  de l’application du Motu Proprio)… Tout concourt à une mutation des esprits et des cœurs qui ouvre le champ à la liturgie traditionnelle, via les « Instituts spécialisés » (comme les appelaient le Cardinal Castrillon-Hoyos), qu’on le veuille ou non. Les années 70 sont bien mortes et les années 90 s’en vont aussi…

 

Disp.Th. : Et les obstacles, les difficultés ? 

Ab. Ph. L. : J’en profite pour rectifier une erreur aussi répandue que funeste. On veut croire que les réticences à notre égard (qui proviennent surtout des inévitables tiraillements internes de notre fondation et non point du positionnement doctrinal de l’Institut, au contraire, comme me le rappelait Mgr Pozzo il y a quelques jours), me mettraient dans l’embarras pour placer des prêtres que nous aurions en surnombre. C’est complètement faux ! Aucun de nous n’est au chômage, je vous prie de le croire et, à la vérité, je ne puis pourvoir à toutes les nécessités, à l’étranger comme en France. La formation sacerdotale, prunelle de nos yeux, et œuvre silencieuse de longue portée, suppose un investissement de nombreux prêtres professeurs  à plein temps (actuellement quatre résidents pour six années d’études). Je reporte des missions, bien malgré moi, pour des prêtres qu’on me demande. Nous serions deux fois plus nombreux que la tâche ne manquerait point.

 

Disp.Th. : M. l’abbé, merci, un mot pour la fin ?

Ab. Ph. L. : Si l’urgence reste de former de bons prêtres, alors confions à la Providence le soin de remplir notre séminaire de belles et nombreuses vocations. L’avenir est là, et non de gémir sur les malheurs des temps. L’Institut du Bon-Pasteur est vraiment une œuvre providentielle et, unique en son genre. Impossible sans le discours du 22 décembre 2005 qui la précède de quelques mois, elle anticipe cependant de quelques mois encore sur la restauration liturgique du Motu Proprio. Merci au pape et à l’Eglise de ce cadeau magnifique qui nous place si près du centre de l’histoire et du cœur de l’Eglise…      



[1] Pour le concile, cf. Concile Vatican II, Lumen Gentium n° 25 ; Cal Periclès Felici, Secrétaire général de ce concile en 1965 ; Code de droit canonique CIC 1983, c. 749, 1-3 ; c. 752 ; Jean-Paul II, Ad Tuendam Fidem, 1998, etc.

 

Source: http://disputationes.over-blog.com/article-entretien-avec-m-l-abbe-philippe-laguerie-moderateur-general-de-l-institut-du-bon-pasteur-80517644.html

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 09:52

Les discussions doctrinales entre Rome et Ecône (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X) sont terminées.

 

L'issue, n'est pas connue.

 

Ces conversations ... ont réuni, depuis octobre 2009 et selon la volonté du pape, une commission de théologiens des deux horizons pour dresser un inventaire méticuleux et argumenté des points d'accord et des questions en litige, essentiellement à propos du Concile Vatican II.

 

 Mais cette "phase" de travail, selon plusieurs sources autorisées et concordantes, est considérée comme accomplie. "Les contacts continuent. Nous arrivons probablement à la fin d'une phase de discussions" avait d'ailleurs laissé entendre, le 1er juin dernier, à Libreville (Gabon), Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité Saint Pie X (successeur direct de Mgr Marcel Lefebvre, et l'un des quatre évêques dont Benoît XVI a levé l'excommunication le 21 janvier 2009).

 

Un rapport, document de synthèse de ces discussions, a été rédigé qui constate ... des points de concordances sur l'interprétation à donner aux textes du Concile Vatican II.

 

La seule question est maintenant l'issue de ces conversations. Ou plutôt, comment continuer à gérer ce long divorce, consommé le 30 juin 1988 par l'ordination illicite de quatre évêques par Mgr Marcel Lefebvre.

 

Source: http://blog.lefigaro.fr/religioblog/2011/06/les-discussions-doctrinales-en.html

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 15:43

Le blog de Christophe Saint-Placide "Summorum Pontificum" annonce : "Le moment décisif pour la Fraternité Saint Pie-X est imminent : intention de prière pour l’Octave de la Pentecôte". Il s'agit d'une traduction d'un texte en italien publié sur le site Messa in Latino.

Extraits :

 

 Ce matin le célèbre blog Messa in Latino a publié en italien un texte important concernant la Fraternité Saint-Pie X ainsi qu’un appel à la prière qui peut – et devrait – être repris par tous les catholiques et notamment les pèlerins des pèlerinages de la Pentecôte. En voici une proposition de traduction.

 

 Le moment décisif pour la Fraternité Saint Pie-X est imminent : intention de prière pour l’Octave de la Pentecôte

 

Pentecôte 2011 : sur la base des informations que nous avons pu recueillir, tout indique que l’on est arrivé, en ce mois de juin 2011, au moment le plus cruciale pour les rapports entre la FSSPX et Rome depuis le début du pontificat de Benoît XVI.

 

[...] Le Pape va sans doute proposer à Mgr Fellay la constitution d’un Ordinariat, pour régulariser la situation de la FSSPX et de ses communautés alliées, tout en lui laissant la pleine (et indispensable, compte tenu de ce que sont certains épiscopats) autonomie vis-à-vis des évêques diocésains. Des membres d’une communauté Ecclesia Dei ont pu préciser que cette proposition canonique sera faite au cours du présent mois de juin à Mgr Fellay.

 

Source: http://blog.messainlatino.it/2011/06/il-momento-decisivo-per-la-fsspx-e.html traduction via http://www.summorum-pontificum.fr/informations/le-moment-decisif-pour-la-fraternite-saint-pie-x-est-imminent-intention-de-priere-pour-l%e2%80%99octave-de-la-pentecote

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:29

Le Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, Mgr Pozzo a répondu aux questions des Nouvelles de France dans le cadre d'un entretien sur les intentions de Benoît XVI envers la messe traditionnelle et la Fraternité Saint Pie X. Extraits.

 

Le contenu des discussions qui ont lieu entre Rome et la Fraternité Saint Pie X est secret, mais sur quels points portent-elles et de quelle manière se déroulent-elles ?

Le nœud essentiel est de caractère doctrinal. Pour parvenir à une vraie réconciliation, il faut dépasser certains problèmes doctrinaux qui sont à la base de la fracture actuelle. Dans les colloques en cours, il y a confrontation d’arguments entre les experts choisis par la Fraternité Saint Pie X et les experts choisis par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. A la fin, on rédige des synthèses conclusives qui résument les positions exprimées par les deux parties. Les thèmes discutés sont connus : le primat et la collégialité épiscopale ; le rapport entre l’Église catholique et les confessions chrétiennes non catholiques ; la liberté religieuse ; le Missel de Paul VI. Au terme des colloques, on soumettra les résultats des discussions aux instances autorisées respectives pour une évaluation d’ensemble.

Il ne semble pas concevable qu’il puisse y avoir une remise en cause du Concile Vatican II. Alors sur quoi peuvent porter ces discussions ? Sur une meilleure compréhension de celui-ci ?

Il s’agit de la clarification de points venant préciser la signification exacte de l’enseignement du Concile. C’est ce que le Saint-Père a commencé à faire le 22 décembre 2005 en comprenant le Concile dans une herméneutique du renouvellement dans la continuité. Toutefois, il y a certaines objections de la Fraternité saint Pie X qui ont du sens, car il y a eu une interprétation de rupture. L’objectif est de montrer qu’il faut interpréter le Concile dans la continuité de la Tradition de l’Église.

 

Source: Entretien exclusif "Nouvelles de France" avec Mgr Pozzo, Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, http://www.ndf.fr/la-une/08-06-2011/entretien-avec-mgr-pozzo-secretaire-de-la-commission-pontificale-ecclesia-dei

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 13:46

Notre excellent confrère Sandro Magister poursuit ses études sur la réception de Vatican II avec un passionnant débat autour de la question de la liberté religieuse, opposant Dom Basile Valuet (défenseur de la continuité entre Dignitatis humanae et l’enseignement antérieur), Mgr Gherardini et Roberto de Mattei (qui nient cette continuité et contestent l’autorité doctrinale de DH) et le P. Rhonheimer (dont la thèse me semble plus compliquée à comprendre mais qui affirme, si je comprends bien, qu’avec DH, l’Eglise a approfondi son patrimoine traditionnel qui avait été partiellement occulté par l’enseignement des Papes du XIXe siècle).

« Distinguons trois positions différentes concernant la personne humaine (singulière ou collective). Par « erreur », nous entendons bien sûr ce que l’Église catholique déclare être une erreur :
[A] L’homme a la permission morale d’adhérer à l’erreur.
[B] L’homme a le droit d’adhérer à l’erreur.
[C] L’homme a le droit à l’immunité de contrainte extérieure, même s’il est dans l’erreur.
La proposition A, condamnée, bien sûr, de tout temps, en particulier au début du Syllabus, résume l’indifférentisme religieux. — B résume la thèse de la liberté de conscience et des cultes (LCC), condamnée aussi, à la fin du Syllabus. — C résume la doctrine de Vatican II.
A implique B, qui implique C. Mais C n’implique ni B ni A. Les rationalistes tiennent A et B. Le Lamennais de 1831, lui, ne soutenait pas A (ce qu’il fera en 1834), mais B, considérée comme essentielle à la constitution correcte de la société. C’est pour B qu’il fut condamné (infailliblement) par « Mirari vos ».
« Quanta cura », préparée bien avant 1863 pour condamner A et B, ne condamna pas les discours de Malines de Montalembert, lequel ne soutenait pas A, ni même B en théorie, mais estimait cependant dans la pratique devoir s’accommoder d’une société organisée sur B, parce qu’elle rendait possible C. Le Saint-Siège fit expliquer par Curci, en 1863, un an avant « Quanta cura » et le « Syllabus », que cette position d’hypothèse était acceptable. Léon XIII condamna encore A et B ; il affirma comme déjà Pie IX la possibilité de tolérer la situation concrète de B. Mais, 1er pape à avoir distingué la LCC idéologique européenne (B) et la LR pragmatique américaine (C), dans « Longinqua Oceani », en 1895, il déclara que C, situation bonne, n’était pas la meilleure dans l’absolu.
6. Que s’est-il passé ensuite ? L’État moderne dont parle le Saint-Père en 2005 a évolué de la conception de la LCC (B), à une conception autre de la liberté (C). De son côté, le magistère, dès « Libertas », a su distinguer progressivement de B la revendication de C. Et ainsi, le magistère a fini par se retrouver d’accord avec l’État moderne sur la LR (cf. les explications données en « Dignitatis humanae » 1), bien que reste condamnée la LCC (B) condamnée par Pie IX (il n’y a pas de droit à l’erreur), et pas seulement A. Il y a discontinuité sur la liberté dont on parle, non sur la doctrine : nous sommes donc d’accord.
Autre chose de très important a changé aussi : le fait que le droit à la LR (au sens C) ait été reconnu de manière inter-confessionnelle et internationale après la 2e guerre impliquait que l’expansion d’une religion autre que la religion dominante dans une société donnée ne constituait plus ipso facto un danger pour l’ordre public. De ce fait, la nécessité pour l’Église d’avoir un bras séculier chargé de réprimer « ipso facto » l’erreur religieuse n’existait plus. La situation antérieure était moins parfaite. Mais comme le remarque le Prof. Stefano Ceccanti, on pouvait comprendre que l’Église fît appel à un État catholique pour se défendre. La commission de rédaction de « Dignitatis humanae » a précisé que l’exigence, parfois prévue dans les concordats, de réprimer les confessions non catholiques, était due aux circonstances (A.S. III/VIII, 463-464).
Lorsque l’Allemagne et la France étaient en guerre, fait extrêmement déplorable, le droit naturel permettait aux armées de se tirer dessus. Mais dès l’armistice, il devient contraire au droit naturel de se tirer dessus. De Théodose à 1948, on a appliqué entre les confessions religieuses le « droit de la guerre ». Avec la reconnaissance mutuelle du droit à la LR, disparaît le droit « per se » à la coercition du bras séculier. Il me semble que je vous rejoins ici ? « Dignitatis humanae » énonce un principe englobant toutes les situations : là où une erreur religieuse ne nuit pas à l’ordre public juste, l’État n’a pas à la réprimer, mais si elle nuit à l’ordre public juste, l’État peut et parfois doit la réprimer.
7. Les papes du XIXe ont condamné le droit affirmatif (B), et non le droit négatif de Vatican II (C). »

 

Source: http://www.osservatore-vaticano.org/relations-avec-les-etats/retour-a-la-question-de-la-liberte-religieuse

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