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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 15:44

Un échafaudage de chantier noyé sous un flot constamment renouvelé de mousse de produit vaisselle : ce n’est pas un accident industriel, mais Bouquet final de Michel Blazy, “œuvre” que l’on pouvait découvrir jusqu’au 15 juillet dernier au Collège des Bernardins, un lieu créé par le diocèse de Paris dans le but de dialoguer avec la modernité.

En fournissant un parfait exemple de ce que l’art contemporain offre de plus creux, de plus prétentieux et de plus nul, l’installation de Michel Blazy, qui se veut une réflexion sur la fragilité et la brièveté de la vie, prouve une nouvelle fois que la conception qu’ont du dialogue certains cercles de l’Église ressemble furieusement à ce qu’on appelle dans d’autres institutions une capitulation en rase campagne.

"Bouquet final", de Michel BlazyCe “dialogue” à sens unique, qui a conduit à l’invasion progressive des églises et des sacristies par des œuvres non seulement étrangères au message chrétien, mais souvent attachées à le détourner ou à le subvertir, Aude de Kerros en retrace l’historique, la stratégie et les enjeux dans un livre essentiel, Sacré art contemporain. Tout son mérite est de montrer que la question n’a rien d’anecdotique et dépasse largement l’irritation légitime qu’éprouve le visiteur ou le fidèle en voyant des objets incongrus squatter des lieux où ils n’ont rien à faire : ce qui est en jeu, c’est la fidélité de l’Église à sa mission de signe de contradiction et rien de moins que sa volonté de défendre sa vision du sacré face à la conception frelatée dont toute une partie de l’art contemporain s’est faite porteuse.

Dans une conférence prononcée en 2011 dans le cadre du Parvis des gentils, Jean Clair rappelait que l’Église, traditionnellement, voyait dans la beauté une œuvre de Dieu et une preuve de sa tendresse. Par le biais de cet art sacré qui couvre encore aujourd’hui la moitié des murs de nos musées, le catholicisme a su admirablement célébrer ces noces de la Beauté et de la Vérité. Mais, depuis les années 1960, constatait l’historien de l’art, l’Église, en allant au-devant de l’art contemporain le plus radical, donnait l’impression de « pactiser avec ses ennemis » : en privilégiant un art de l’abstraction, elle oubliait qu’elle représente une religion de l’Incarnation et se livrait en holocauste à un nouvel iconoclasme ; pire, en s’abandonnant à un art pour lequel la beauté n’est qu’une notion rétrograde, elle tournait le dos à la splendeur de Dieu : « Un Dieu sans la présence du Beau est plus incompréhensible qu’un Beau sans la présence de Dieu », conclut tristement Jean Clair.

Mais, Aude de Kerros nous en avertit, l’art contemporain ne se contente pas d’ignorer le message du catholicisme : il lui impose le sien, au nom d’une conception du “sacré” qui joue sur l’ambiguïté des mots pour le subvertir. Dans le cadre des conférences de carême 2008, le ponte de l’art contemporain Jean de Loisy s’était fait une joie de citer sous les voûtes de Notre-Dame de Paris un texte d’Allen Ginsberg proclamant que « tout est sacré », y compris, Dieu nous pardonne, « la queue et le trou du cul » : dire que tout est sacré, c’est naturellement proclamer que plus rien ne l’est. Quand l’art contemporain investit une église avec la prétention d’y illustrer le sacré ou le spirituel, c’est au nom de définitions nouvelles de ces mots qui n’ont plus rien à voir avec celles dont le christianisme est le témoin : pour l’art contemporain, le sacré n’est plus l’exploration de ce qui nous relie à l’éternité, c’est au contraire une terreur profonde devant le néant, la souffrance, la mort ; le spirituel n’est plus l’expérience vécue de la transcendance, mais au contraire la contemplation désolée de la finitude et de l’immanence.

Au nom de l’accueil de la modernité ou par passivité devant les pressions de l’État, l’Église a trop souvent écarté les artistes chrétiens ou défendant une conception classique de la beauté pour laisser la place aux tenants d’un nihilisme désespéré, trop contents d’occuper un terrain qu’on leur abandonne : « Aujourd’hui, dit l’auteur de la pièce à scandale Sur le concept du visage du fils de Dieu, Romeo Castellucci, la religion a perdu sa capacité de poser des questions et l’art a pris sa place. » Il est grand temps que les chrétiens prennent enfin conscience que, dans l’art également, le combat fait rage entre la culture de vie et la culture de mort.

 

Laurent Dandrieu, rédacteur en chef adjoint à Valeurs actuelles

 

Sacré art contemporain, d’Aude de Kerros, éditions Jean-Cyrille Godefroy, 224 pages, 18,50 €.

 

Source: http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/canul%E2%80%99art-sacr%C3%A920120821.html

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 11:22

"Je me suis trompé pendant trente ans" : le Mea culpa du socialiste Gilles Demailly (maire d'Amiens)

 

Un socialiste finit par reconnaitre que face à des groupes violents, quelques individus employant l'action violente, il faut répondre par la répression. C'est Bachar el Assad qui va être content !

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:44

 

Selon une étude américaine, la chimiothérapie peut pousser les cellules saines à produire une protéine qui alimente la tumeur et entraîne une résistance au traitement.

 

La chimiothérapie anti-cancer peut endommager des cellules saines et les pousser à produire une protéine qui alimente la tumeur et entraîne une résistance au traitement, selon une étude qui vient d'être publiée. Il s'agit d'un nouveau mécanisme découvert "de manière complètement inattendue" par des chercheurs américains, travaillant sur la résistance à la chimiothérapie observée dans des cancers métastasés du sein, de la prostate, du poumon et du colon.

 

Source et suite : http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/cancer-la-chimiotherapie-pourrait-etre-contre-productive_1146744.html

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 11:45

Annie Thébaud-Mony, spécialistes des cancers professionnels, entend ainsi dénoncer l'impunité des «crimes industriels». «Ce n'est pas un geste contre Cécile Duflot», précise-t-elle.

 

Parmi la trentaine de Légions d'honneur décernées le 14 juillet par la ministre du Logement Cécile Duflot, une au moins n'a pas trouvé preneur. La chercheuse Annie Thébaud-Mony, spécialiste des cancers professionnels, a refusé cette distinction pour dénoncer l' «indifférence» qui touche la santé au travail et l'impunité des «crimes industriels». Si elle assure que «ce n'est pas un geste contre Cécile Duflot», la directrice de recherche honoraire à l'Inserm a demandé à la ministre, dans une lettre rendue publique samedi, d'agir pour «la remise en cause de l'impunité qui, jusqu'à ce jour, protège les responsables de crimes industriels».

 

La présidente de l'association Henri Pézerat, qui œuvre pour la promotion des luttes sociales concernant la santé des personnes en lien avec le travail et l'environnement, regrette que la situation économique occulte la dégradation des conditions de travail et dénonce «l'accumulation des impasses environnementales, en matière d'amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques.»

Le transfert des risques vers les plus pauvres dénoncé

 

«Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité», écrit-elle en accompagnement de sa lettre à la ministre datée du 31 juillet. «Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d'autrui, y compris en matière pénale», poursuit-elle.

 

Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France, une association de lutte contre l'amiante, évoque par ailleurs «la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets)» . La chercheuse, qui estime que sa carrière a été «bloquée pendant dix ans», plaide pour qu'enfin la recherche sur l'exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s'y adonnent cessent d'être maintenus dans un statut précaire.

 

Ci-dessous une vidéo de 2012 dans laquelle Annie Thébaud-Mony évoque la sous-estimation chronique du nombre de cancers professionnels:

 

 

 

 

 

Source: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/08/05/18765-chercheuse-refuse-legion-dhonneur

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 10:52

Troyes- Marcel attendait de la justice qu'elle le soutienne, il affronte celle qui renonce.
Depuis ce jour du 19 juillet, ce viel homme et son épouse ne trouvent plus le sommeil. Depuis ces quelques lignes apposées au bas d'une page, symboles d'une justice qui ferme les yeux sur les violences subies et le traumatisme enduré. « Les preuves ne sont pas suffisantes pour que l'affaire soit jugée au tribunal. »
Marcel attendait de la considération, du respect. Il attendait d'être entouré, entendu, défendu. Il a reçu le signe d'une justice qui renonce à poursuivre. « Les faits ou les circonstances des faits dont vous vous êtes plaint n'ont pu être clairement établis par l'enquête. »
Nous sommes le 5 mars, vers 16 h. Marcel marche au bras de sa femme à proximité de la Fnac. Il se déplace lentement tant le handicap dont il souffre l'atteint. Il suffit de regarder cet homme âgé de 86 ans pour ne rien ignorer de sa vulnérabilité. « Sans raison apparente, un jeune excité fonce sur moi et m'agresse d'un coup de tête au visage. »
Marcel tombe, il sera blessé au niveau de l'arcade sourcillière et fera valoir quatre jours d'interruption temporaire totale (ITT). Sur place, un témoin confirme les déclarations du vieil homme. Il décrit lui aussi un geste volontaire.
Choquée, Georgette se presse au secours de son mari, parle de bousculade, de plusieurs jeunes gens.

 

... « Les jours passent mais le traumatisme reste. Depuis, nous évitons la foule, nous ne sortons plus à la nuit tombée. Nous n'arrivons plus à nous sortir cette histoire de la tête. » C'était difficile, c'est devenu insupportable. Depuis cet avis de classement sans suite, la colère se mêle à un sentiment d'abandon. « Je n'ai jamais rien demandé. À 18 ans, je me suis engagé pour que ces jeunes puissent vivre librement. Aujourd'hui que j'en appelle à la justice pour me rendre justice, on me tourne le dos. »
À ses côtés, Georgette s'effondre alors qu'il tente de contenir son émotion. « Pour ces hommes qui rédigent ces bouts de papier, mon histoire ce n'est pas grand-chose. Mais notre vie ne sera plus jamais la même. »

 

 

 

Source

: http://www.lest-eclair.fr/article/faits-divers-%E2%80%93-justice/marcel-86-ans-je-veux-etre-reconnu-comme-victim

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 23:43

Phénomène peu connu car peu médiatisé mais numériquement équivalent au phénomène dit des femmes battues.

 

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 21:55

 

La présence d'un père investi dans les premiers mois de la vie réduirait les risques de troubles du comportement chez l'enfant.

 

Après des siècles d'attention portée essentiellement aux liens entre la mère et son bébé, la psychologie expérimentale serait-elle enfin en train de reconnaître une place aux pères dès les premiers mois de leur enfant? Jusqu'à présent, les études se concentraient sur les différences d'attitudes entre la mère et le père. On avait constaté que ces derniers étaient plus engagés dans des activités ludiques avec leur enfant, plus stimulants physiquement, mais aussi moins prévisibles. Pour la première fois, une recherche vient de démontrer l'influence des interactions entre le nourrisson et son père sur les troubles comportementaux observables chez l'enfant plus âgé.

 

C'est la Wellcome Trust, la plus importante fondation britannique engagée dans la biomédecine, qui a financé cette étude menée par des chercheurs de l'Université d'Oxford. Ceux-ci ont observé 192 familles recrutées dans deux maternités de Grande-Bretagne pour déterminer ce lien. Le Dr Paul Ramchandani, qui a dirigé ces travaux, a notamment évalué dans chaque foyer les interactions père/nourrisson lorsque ce dernier avait 3 mois, et les a comparées avec le comportement relevé par les mères chez ce bébé à l'âge de 12 mois.

 

«Nous avons découvert que les nourrissons dont les pères étaient plus engagés dans leurs relations avec eux évoluaient mieux et avaient par la suite moins de problèmes comportementaux, explique le Dr Paul Ramchandani. À l'opposé, les enfants dont le père était distant, perdu dans ses pensées, ou capable de moins d'interactions, avaient tendance à présenter plus de troubles».

Attirer l'attention

 

L'un des intérêts majeurs de cette étude est aussi de prouver que cette influence du père est plus forte sur les bébés garçons que sur les filles, ce qui laisse supposer que les nourrissons mâles sont plus sensibles à l'impact paternel dans leur tout premier âge.

 

Pour expliquer le lien entre cette carence paternelle et les troubles comportementaux de l'enfant, les chercheurs avancent certaines hypothèses: d'abord, le manque d‘engagement du père pourrait être le reflet d'autres problèmes familiaux, notamment d'une mauvaise relation avec la partenaire qui rendrait plus difficile le lien avec l'enfant ; il pourrait y avoir ensuite un plus grand manque de supervision et d'attention chez le père dont l'enfant présente de plus en plus de désordres comportementaux. L'autre hypothèse est que ces comportements sont en réalité une tentative de la part du bébé d'attirer des réactions paternelles pour répondre à un manque précoce d'engagement.

 

Pour le Dr Paul Ramchandani, rappeler l'importance de ces tout premiers liens dans l'évolution des enfants est faire oeuvre de salut public: on sait que les troubles comportementaux du petit enfant peuvent amener celui-ci à l'échec scolaire, à la délinquance, à l'isolement social dans l'adolescence mais aussi à l'âge adulte. Reconnaissant qu'élever un enfant n'est pas une «tâche facile», le chercheur espère que ses travaux encourageront l'aide précoce à apporter aux parents en difficulté.

 

Source: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/07/27/18702-lien-pere-enfant-important-premiers-mois

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 22:59

Constat d'échec pour la politique de la ville

 

Un rapport de la Cour des comptes pointe du doigt la gestion chaotique de la rénovation urbaine ces dix dernières années. Cette dernière n'a pas permis de réduire les inégalités dans les quartiers sensibles. 

 

 

La Cour des comptes vient de rendre un rapport établissant un constat sévère sur la politique de la ville de ces dix dernières années. Le Programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé en 2003 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, n'a «pas atteint ses objectifs» selon l'institution. Les disparités socio-économiques entre les zones urbaines sensibles et le reste de l'habitat français sont ainsi restées stables, quand elles ne se sont pas renforcées.

 

Au niveau local, la Cour dénonce le manque de contrôle des associations aidées par des crédits publics, dont les crédits sont accordés «sans engagements sur les objectifs». Sans surprise, des crédits sont donc accordés à des petites structures ayant des projets identiques «pour des résultats souvent peu lisibles».

 

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/07/17/01016-20120717ARTFIG00570-constat-d-echec-pour-la-politique-de-la-ville.php

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 20:40

Un chat, disparu il y a 16 ans a été retrouvé en Bavière (Allemagne). Le chat roux a été ramassé par une famille dans les bois qui l’a ensuite transmis dans un refuge.

L'animal semble très épuisé, et les membres du refuge ont constaté qu’il est très vieux.

Le tatouage avec un numéro sur son oreille a permis d’identifier grâce à une base spéciale qu’il s’appelle Poldi et qu’il a disparu en 1996 dans la banlieue de Munich.

La propriétaire du chat, contactée par le refuge, s’est dite étonnée et heureuse d’avoir retrouvé le chat.

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 11:20

"Les "Amis des Fraternités Notre-Dame de l'Etoile" est une association crée en 2010 par des laïcs de la paroisse de Chatillon-sur-Indre dans le Berry. Elle permet à des jeunes garçons trisomiques de vivre en fraternité au sein d'une famille d'accueil agréée pour grandir humainement et spirituellement. Temps de travail, temps de détente et temps de prière rythment les journées de la fraternité. Explications en images et en musique..." http://fr.gloria.tv/?media=231417

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:32

Les taxes foncières ne cessent d'augmenter depuis 5 ans. Elles ont bondi de près de 22% en moyenne en cinq ans, entre 2005 et 2010. C'est à Paris que la progression a été la plus forte (+72%).

 

Soit quasiment trois fois plus vite que l'inflation (hausse de 8% des prix à la consommation entre 2005 et 2010). C'est à Paris que la progression a été la plus forte (+71,97%) entre 2005 et 2010. Parmi les grandes villes, Rennes (+34,94%) et Saint-Denis (+30,93%) sont les seules où la hausse a dépassé la barre des 30%. Les plus faibles augmentations ont eu lieu à Fort-de-France (+11,13%), Nîmes (+11,41%), Angers (+13,69%), Orléans (+13,91%) et Bordeaux (+14,44%).

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 22:16

Des survivants de l'Holocauste ont demandé mercredi l'aide du Congrès américain pour leur permettre de réclamer réparation à la SNCF pour son rôle dans la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. (Source: http://lci.tf1.fr/filnews/monde/usa-des-survivants-de-l-holocauste-reclament-le-droit-de-poursuivre-6827096.html)

 

En décembre 2010, 17 fausses victimes juives de la Shoah, dont 6 membres de l'O.N.G "Claims Conference", ont été inculpées pour avoir détourné 4 milliards de dollars (des poches des Allemands) et escroquerie à la Shoah. 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:34

Avec les robots guerriers, la guerre va changer de visage

 

Les experts militaires évoquent une véritable "révolution". La robotisation du champ de bataille s'accélère. La technologie est mûre pour bouleverser la guerre : car la perspective, désormais à portée, est celle d'une automatisation de l'usage de la force, de l'acte de tuer. Seraient balayées les lois de l'écrivain Isaac Asimov exigeant qu'un robot ne puisse porter atteinte à un être humain et doive obéir aux ordres qu'il lui donne. Les démocraties l'accepteront-elles ? Les milieux de la défense sont, eux, déjà en plein débat, comme en ont témoigné les militaires, chercheurs et industriels qui se sont réunis pour un colloque international aux Ecoles de Saint-Cyr, les jeudi 9 et vendredi 10 novembre, à Coëtquidan (Morbihan).

 

Une ligne jaune vient d'être franchie en France, comme elle fut plus récemment aux Etats-Unis ou en Israël. Sans oser le dire, les armées ont, en 2011, admis le principe du robot armé, du robot tueur, voire du robot suicide. Le langage employé, "robots effecteurs", témoigne d'un embarras moral. Il ne s'agit plus seulement de donner la mort à distance, ce que font déjà de nombreux soldats, pilotes de chasse, opérateurs de drones ou de missiles guidés.

 

 L'armée de terre a ainsi dévoilé jeudi son "objectif d'état-major", premier document public sur le sujet. Il envisage l'usage de robots autonomes à l'horizon 2035. Pour les militaires, c'est demain. L'objectif affiché n'est pas, pour l'heure, de remplacer le combattant. On veut "mieux le protéger. En limitant les pertes, les robots faciliteront l'acceptation des conflits dans la durée", justifie l'état-major.

Quelles sont les priorités ? "Améliorer le renseignement de contact, améliorer le traitement du danger des mines et explosifs, renforcer les capacités de destruction du combattant, l'alléger." Elles se déclinent en matériels, que la défense décidera d'acheter ou non d'ici peu : microrobots caméra de 5 kg comme ceux déjà employés par le GIGN ; mini-robots de 50 kg capables de détecter des snipper et d'exploser un obstacle ; pantins permettant de robotiser le premier véhicule d'une colonne blindée, etc. "Cela fait vingt ans que nous réfléchissons à la robotisation, maintenant il faut mettre le pied dedans, ce qui n'empêche pas de réfléchir à long terme", explique le colonel Eric Ozanne, de l'état-major des armées.

L'affaire divise. Selon les uns, les armées n'ont pas d'autre choix que de se lancer dans la robotisation, et réfléchiront en marchant à ses usages. Selon les autres, il faut, pendant qu'il est encore temps, poser en préalable un cadre intellectuel et éthique. "Les décideurs veulent-ils la robotique parce que c'est la dernière mode, ou ont-ils une vraie vision ? Savent-ils que le monde que nous allons accueillir va bien au-delà de leur imagination ?", s'inquiète le général Michel Yakovleff, adjoint du commandant suprême pour l'Europe de l'OTAN. Ce haut gradé invite à relire les ouvrages de science-fiction qui nous ont alertés sur les dangers de la déshumanisation. "Tout ce qui déshumanise la guerre est une abomination", ajoute-t-il. Une fois les robots mis au point pour tuer de façon autonome, "les barrières morales tomberont si nous sommes menacés. Or, à l'arrivée, c'est le soldat qui devra gérer les conséquences des actes du chien de guerre qu'on lui aura donné".

Des matériels, d'observation ou d'agression, sont déjà dans les forces. Les équipements américains et israéliens dominent, mais des PME françaises, animées de jeunes ingénieurs inventifs, veulent convaincre la défense de leur passer des marchés. Cinquante pays sont lancés dans la bataille de la robotisation militaire.

Dans les airs, les engins télécommandés se généralisent en devenant de plus en plus autonomes. L'histoire a débuté au Vietnam pour les drones américains. Leur nombre est passé de 50 en l'an 2000 à 7 000 en 2010. Ils ont accompli un tiers des frappes en profondeur conduites dans les opérations militaires en cours, a rappelé le colonel Eugene Ressler, professeur à l'académie militaire de Wespoint. En mer, même chose. "En France, la marine nationale s'attend à une généralisation des robots au point que les centres de commandement des drones deviendront des cibles", note Christian Malis, professeur associé à Saint-Cyr.

Dans les armées de terre, le consensus s'est scellé dans les années 1990 : les robots accompliront les tâches "ennuyeuses, dangereuses ou sales". L'armée américaine comptait 162 robots terrestres en 2004 ; et 3 659 en 2010. Les progrès ont été plus lents. Mais nul n'est plus choqué d'évoquer la perspective d'employer des machines semblables au Goliath, le mini tank suicide de l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale.

Les robots terrestres conservent de nombreuses limites : lenteur, faible autonomie en énergie, liaisons erratiques, vulnérabilité aux intempéries... Les engins démineurs restent incapables de creuser pour détruire un explosif enfoui et éviter ainsi d'exposer la vie d'un homme. "60 % des robots reviennent d'opérations en pièces", souligne ainsi le colonel Matthias Habermann, officier référent de la Bundeswehr. "Parce que les missions militaires restent trop complexes pour les robots, la décision n'est pas encore prise d'en équiper l'armée allemande au-delà de ses forces spéciales", a-t-il précisé.

Les scientifiques assurent que ces lacunes seront très vite surmontées. "Les robots auront la mobilité de nos fantassins", assure le colonel Earl Powers, du Laboratoire de combat des Marines américains. "Au niveau tactique, ils seront partout : nous travaillons sur l'idée que chaque unité de fantassins aura ses drones de reconnaissance, d'armement, de port de munitions et de logistique, d'évacuation des blessés". "Nous allons avoir des surprises à l'avenir, prévient pour sa part le colonel Ressler. Nous programmons des robots qui pourront entrer dans un bâtiment et engager le feu de manière plus précise qu'un fantassin." Selon ce cadre, "il faut préparer nos officiers à cette révolution (...), le principal étant de leur donner des valeurs".

Le général Yakovleff, de l'OTAN, "ne croit pas" au robot "tueur", mais voit de façon assez précise le rôle du "capteur" ou du "serviteur". Pour lui, "les robots opéreront en essaim, ce qui exige des algorithmes capables de les faire fonctionner de façon collective ; ils seront mono-capteurs, portables ; ils ressembleront plus aux animaux qu'on le pense, et se déplaceront à des vitesses tactiques comparables au chien". Pour ce haut responsable militaire, il faut "un robot pour un homme", pour que celui-ci reste le responsable.

Les chercheurs travaillent sur la façon dont les machines peuvent se coordonner entre elles autant qu'avec l'homme. Jeffrey Bradshaw, de l'Institute for Human and Machine Cognition de Floride, évoque "un travail d'équipe". Mais quelle vitesse de décision accorder à la machine pour que l'homme puisse continuer d'intervenir ?

En 1139, le deuxième Concile de Latran avait interdit les arbalètes car elles n'étaient pas certaines d'atteindre leur cible sans risquer de tuer un innocent. En 2011, l'on sait que les algorithmes les plus sophistiqués aboutissent à des décisions aberrantes, comme l'ont montré ceux utilisés pour réguler les marchés financiers.

Les robots pulvérisent les lois de la guerre, avertit Noël Sharkey, professeur d'intelligence artificielle à l'Université de Sheffield (Royaume-Uni). "Les robots, même capables de discriminer une cible, n'ont pas de bon sens. Ils sont incapables d'appliquer les règles de proportionnalité de l'usage de la force. Ils ne sont pas responsables, souligne-t-il. Avec des drones qui volent à Mach 22 comme on les expérimente, les êtres humains ne peuvent plus être dans la boucle pour prendre des décisions !"

Les militaires soulèvent de très nombreuses questions éthiques. "Si on attaque mon robot, vais-je tirer dans la foule pour le défendre ?, questionne le général Yakovleff. Va-t-on bâtir des escadrons de la mort de robots pour détruire ceux du camp adverse en se disant que si un homme reste à proximité, on tirera aussi ?"

Il faut d'urgence établir un cadre, défend le commandant Mark Hagerott, de la US Naval Academy, en raison de la pression économique - les robots sont moins chers que les hommes - et de l'inertie des progrès scientifiques - on ne peut revenir en arrière une fois que la technologie est là. "Face au développement massif de robots capables de déployer une force létale, il faut une prohibition."

 

Nathalie Guibert

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 23:58
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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 23:59

Près de 2 millions de Français ont choisi de renoncer au petit écran.

 

Ils ont renoncé à regarder la télé

Flick'r/ Futureatlas.com

Un jour, on arrête. Les enfants s'en passent très bien. Les parents recommencent à lire.  

Depuis cet été, Eric n'a pas replongé. Il se sent bien, moins fatigué, soulagé presque: il ne regarde plus la télé. Lui, l'accro de la famille, scotché à la lucarne les soirs de matchs... Le quadra parisien s'est lancé dans la rénovation de son appartement, sans penser à la suite: plus de prise, plus de télé. Pour sa femme, ce ne fut pas un choc, elle ne la supportait pas. Ses deux ados s'en passent très bien, ils ont investi dans un lecteur DVD. Mais lui? "Je n'y pense plus. J'ai recommencé à lire." 

Chaque année, d'anciens JT-dépendants et autres séries-addicts décrochent aussi de leur canapé pour de nouvelles aventures. Comme Eric, près de 2 millions de Français ont zappé la télé et affirment s'en porter beaucoup mieux. Ils ne forment certes pas une majorité - plus de 97% de la population se grise encore des oeillades de Claire Chazal, entre autres, et près de quatre heures par jour en moyenne. Mais le temps passé devant le poste a diminué l'année dernière, chez les préados et les jeunes adultes notamment. Mieux, les abstinents ne se cachent plus, ils assument leur exotisme, jusqu'à partager leur expérience hors du commun via Facebook, des blogs ou des forums. 

Pour la première fois, un chercheur, Bertrand Bergier, s'est penché sur les raisons de leur abstinence volontaire. Première surprise de son livre, Pas très cathodique. Enquête au pays des "sans-télé" (éditions Erès, 2010), ces ascètes ne sont pas des idéologues, ou des snobs; encore moins des marginaux. La plupart ont même biberonné aux dessins animés. Beaucoup sont d'anciens aficionados des chaînes hertziennes ou câblées. Enseignants, ouvriers, cadres, célibataires ou en couple, hommes, femmes, jeunes et vieux, ils ont viré leur cuti sans vraiment s'en rendre compte... 

Poser le ficus sur la télé et l'arroser un peu trop

"Leur revirement est motivé par des raisons diverses, contradictoires et le plus souvent accidentelles", explique Bertrand Bergier, professeur à l'université catholique de l'Ouest. De fait, la grande majorité des sevrés cathodiques n'ont pas choisi les motifs ni l'heure de la rupture. Certains ont renoncé à la fiction du dimanche soir parce qu'ils n'aimaient "pas assez" la télé, trop occupés ailleurs. D'autres parce qu'ils l'aimaient trop, "saturés de documentaires animaliers", confesse un pénitent dans la trentaine. D'autres, encore, poussés par un proche. C'est la "stratégie de la plante verte" utilisée par l'épouse excédée: elle décide un beau jour de poser le ficus sur la télé familiale, l'arrose généreusement, jusqu'à griller tous les fusibles. 

Alexandre, 23 ans, n'a pas attendu la scène de ménage pour jeter sa télécommande: il refuse haut et fort cet "instrument de manipulation mentale". Mais même pour les plus rebelles à l'emprise cathodique, l'élément déclencheur de la séparation est rarement prémédité. C'est, lors d'un ultime déménagement, le carton trop lourd qui rejoint la cave, le grenier ou la rue. L'ex-conjoint parti avec l'unique poste de la maison. Le nouveau qui préfère vivre sans. Voire une panne impromptue, un vol, un incendie qui provoque la pause finalement salutaire. Plus de la moitié des "no télé" ne sont d'ailleurs pas orthodoxes. Ils ne s'interdisent pas de la regarder chez des amis, en vacances ou à l'hôtel. Beaucoup sont même abonnés à Télérama, "histoire de rester dans le match", confie Pauline, deux enfants. Quelques-uns repiquent bien sûr, quand d'autres s'épanouissent en véritables cénobites. Un point commun les rassemble: pendant leur cure de désintox, tous prétendent profiter, mieux que personne, de leur temps de cerveau disponible.

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 22:59

Selon un étude de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Berne, les suicides sont, en Suisse, moins fréquents chez les catholiques que chez les protestants.

Ce sont les gens dits «sans confession» qui se suicident le plus souvent. Selon l'étude, la religion «est une force sociale importante».

L'étude se base sur le rencensement de 2000 qui fournit des données sur plus de 3 millions de personnes de 35 à 94 ans.

Pour les personnes sans confession, 39 suicides ont été enregistrés pour 100'000 habitants mais seulement 29 pour les protestants et 20 pour les catholiques.

Selon les auteurs dont l'étude a été publiée dans le «International Journal of Epidemiology» , la religion est une force sociale importante. Le catholicisme interdit le suicide comme le suicide assisté, lequel est pourtant légal sous certaines conditions. Les relations entre suicide et religion en Suisse avaient été étudiées déjà par le sociologue français Emile Durkheim à la fin du XIXe siècle. Déjà, les catholiques se suicidaient moins souvent que les protestants.

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 10:48

Le fléau de la solitude s'empare des Français

 

Selon une étude de la Fondation de France, la famille ne joue plus son rôle de soupape de sécurité et le travail ne favorise pas forcément des relations humaines de qualité. Conséquence : l'isolement est le lot quotidien de 4 millions de Français.

Parmi les 4 millions de Français déclarant se sentir seuls, 56% imputent leur mal-être à une rupture familiale, selon une étude de la Fondation de France révélée jeudi par Le Parisien. Le facteur famille a la particularité de transcender les âges : perte du conjoint pour les plus âgés et rupture sentimentale voire divorce pour les plus jeunes.

Complexes à cerner, les «nouvelles solitudes» - selon la formule de la psychiatre Marie-France Hirigoyen, prennent une forme pour le moins paradoxale. Paradoxe tout d'abord d'une «société de l'hypercommunication, qui nous abreuve de messages d'informations mais où le mode de communication virtuel prend le pas sur les échanges intimes», explique-t-elle.

 

«Les femmes sont de plus en plus exigeantes»

 

En contrepartie, l'univers professionnel est loin d'être un brise-glace : 20% des personnes interrogées n'ont pas de relations sociales avec leurs collègues. En cause : la pression psychologique exercée sur les travailleurs. Alors que «le collègue devient facilement un rival», la généralisation des open spaces n'a pas amélioré la donne. Comble de l'ironie, c'est dans «cet espace ouvert censé inviter à l'échange qu'il ne faut pas parler pour ne pas gêner et que l'on communique par l'Intranet ou par messages en allant à l'essentiel. Le temps des palabres est révolu», résume la spécialiste.

Paradoxe enfin du rapport au célibat. Si les femmes sont plus nombreuses à demander le divorce, elles constituent aussi le plus gros bataillon de solitaires. 40% des femmes de 35-49 ans souffriraient d'isolement, contre 28% des hommes du même âge, selon un sondage TNS Sofres réalisé pour le journal La Croix. «Les femmes sont de plus en plus exigeantes, confirme Marie-France Hirigoyen. Elles veulent un compagnon, mais ne veulent pas forcément vivre le quotidien du couple.» Leur profil-type ? Celui de la citadine active qu'Alain Souchon avait déjà croqué dans sa chanson «Ultramoderne solitude», où se rendre «boulevard Haussmann à cinq heures» suffit à s'en faire une idée.

La solitude, une fatalité ? «Très souvent, les patients que je reçois se comportent de manière passive», concède la psychiatre. Pour inverser la tendance, elle a un credo : s'occuper des autres. «Ils se plaignent que l'on n'aille pas vers eux mais ils ne vont pas vers les autres», observe-t-elle.

 

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/01/01016-20100701ARTFIG00575-le-fleau-de-la-solitude-s-empare-des-francais.php

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 04:54

De 700 à 800 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté calmement samedi à Saint-Jean-de-Luz à l'appel du comité de défense des prisonniers basques Askatasuna contre le "harcèlement" dont seraient "victimes" les jeunes Basques.

Dans le cortège, une banderole en basque affirmait que "la répression n'est pas la bonne voie" et l'autre demandait la libération de deux jeunes militants basques interpellés fin mars dans le cadre d'une enquête sur des attentats perpétrés en France par des autonomistes basques contre des cibles touristiques ou immobilières.

 

"Ces derniers mois, ce n'est plus une exception d'être convoqué, arrêté et placé en garde à vue", a expliqué Aurore, une manifestante qui dénonce "ces arrestations à tout vent".

 

Askatasuna, qui "exige" la remise en liberté immédiate de Mattin Olzomendi et Peio Irigoyen, deux jeunes militants incarcérés il y a quelques jours, dénonce "les rafles qui se multiplient et tentent de stopper tout projet politique, social et culturel au Pays basque".

 

Sources : 1, 2   

 

Toutes les autres minorités, Juifs, Africains, homosexuels ont le droit de se développer et bénéficient de larges subventions pour ce faire sauf toutes les cultures locales enracinées depuis des centaines d'années dans ce pays, qui elles sont brimées, leurs représentants emprisonnés... Deux poids deux mesures, un hasard sûrement...

 

Notons toutefois que l'organisation armée basque indépendantiste Askatasuna (Euskadi Ta Askatasuna, sigle ETA pour « Pays basque et liberté » en basque, prononcé [ˈɛːta]) est mal placée pour parler au nom des Basques vu son inspiration socialo-marxiste... Tout ce qu'il y a de plus conforme au système idéologique "libéral" issu des idées de 1789. Dans ces conditions, j'ai envie de leur dire : faut pas vous étonner ! ...

 

Rappelons qu'en 1789, après un accueil favorable des députés basques pour la dite "Assemblée nationale", ceux-ci en déchanté aussitôt, ainsi que l'opinion publique basque favorable jusque-là au processus "révolutionnaire". Celle-ci "vécut l'imposition du nouveau découpage départemental comme une grave atteinte à ses inspirations profondes. Plus d'un témoignages d'archives locales, dans la mesure où elles ont été conservées, abondent dans ce sens." Les Basques n'obtinrent pas en effet un découpage départemental à l'échelle de leur pays.

 

L'automne 1790 vit s'évanouir les derniers espoirs des aspirations des Basques en matière de géographie administratives. Le sentiment général fut celui de la désillusion face à "l'attitude d'incompréhension et de surdité adoptée par l'"Assemblée nationale"... En effet, à partir de l'été 1790, beaucoup de registres de délibérations locales "ne contiennent plus que l'enregistrement ou la copie des décrets de l'Assemblée nationale. Ainsi à Saint-Jean-de-Luz, la dernière mention de réunion du corps municipal date du 14 décembre 1790. Ensuite, le registre ne contient que les décrets de l'Assemblée nationale jusqu'au 9 octobre 1793. Les communautés locales s'étaient transformées en organe d'enregistrement et de transcription des décrets de l'Assemblée nationale."

 

(Source : Manex, GOYHENETCHE, Histoire générale du Pays Basque, La révolution de 1789, tome IV, Elkar, Donoastia 2002, p. 203, 206, 217).

 

- U.E., répétition de 1789 : la démocratie européenne sans les peuples et contre les peuples

- PAYS BASQUE - Les Plus Beaux Villages du Labourd

- 1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie

- Compostelle / passa calle St jean pied de Port aout 2007

- Les acquis de 1789

- Saint Antoine de Padoue le saint que l'on invoque pour retrouver les objets perdus

- Le mensonge de la "Liberté" : la corruption et la destruction même de la liberté par les libéraux

- La ville de San Sebastian, Pays Basque espagnol

- La collusion de la gauche et de la (fausse) droite

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:50

Les tabous de l'intégration

Merci à Reconquista

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 20:25

Jusqu’ici, les polémiques autour de cette méthode, quoique alarmantes, étaient de nature surtout académique (b). Aux arguments qui s’opposaient, on pouvait toujours reprocher de ne raisonner que sur des faits de laboratoire et des idées théoriques : il leur manquait l’éloquence du résultat. La méthode globale étant une méthode d’enseignement de la lecture, la question est simple et claire : apprend-on mieux à lire avec elle qu’avec la méthode syllabique employée jusqu’alors ?

Un verdict accablant

Le verdict, le voici : il est accablant.

La méthode globale fut introduite aux Etats-Unis au cours des années 30.

Les pédagogues américains, soucieux de juger de l’arbre à ses fruits, procédèrent alors dans leurs écoles à des bilans statistiques avec, notamment, le test d’intelligence de Binet-Stanford. Ce test comportant des épreuves standard de lecture, on possède, dûment chiffrés, les résultats obtenus dans les écoles primaires américaines à cette époque. Il suffit, pour comparer, de faire subir maintenant aux élèves des mêmes écoles primaires exactement le même test.

Ce qui vient d’être fait en Californie. Résultat : les enfants américains de 1970 lisent à douze ans comme les enfants américains de 1937 à dix ans. Il s’agit, soulignons-le, d’une moyenne, non de cas particuliers choisis en vue d’une démonstration quelconque.

Les éducateurs américains ont voulu être sûrs que la cause de cet effondrement était bien la méthode globale. Ils ont donc procédé à une enquête approfondie sur les circonstances et concomitances de l’effondrement constaté. Leurs expériences ont mis en relief deux catégories de concomitances :

1. L’influence de la télévision. Les enfants, jadis, avaient envie d’apprendre à lire parce qu’ils avaient envie de lire. La télévision satisfait leur goût de l’imaginaire sans leur demander aucun effort.

2. La psychanalyse freudienne vulgarisée dans les familles par des best-sellers comme le livre du docteur Spock [1] où l’on explique aux parents que l’enfant est horriblement menacé de « traumatismes » et de « complexes » si on lui impose le moindre effort ou la moindre contrainte. (On sait que les Européens sont toujours choqués par les manières des petits Américains et le laisser-aller où ils grandissent.)

Ces deux causes suffisent-elles à expliquer la dramatique progression de l’analphabétisation dans le pays le plus avancé du monde ?

Remarquons d’abord que la méthode globale agit dans le même sens que ces deux causes. Comme la télévision, elle tend à remplacer l’abstraction de l’analyse syllabique par l’image ; et comme la psychanalyse, elle flatte les tendances de l’enfant à la vision synthétique et sa répugnance à l’analyse. En fait, les trois causes concourent à un même effet, celui d’enfoncer l’enfant dans sa condition infantile en retardant ses premiers contacts avec les structures rationnelles. Elles encouragent ses tendances à la subjectivité et à l’irrationalisme.

Reviendrons-nous à l’idéogramme ?

Cependant, ceci n’est qu’un raisonnement « a priori ». La preuve expérimentale, bien plus convaincante, a été administrée par un psychologue de l’Université de Pennsylvanie, le docteur Paul Rozin. Rozin a tout simplement appris à des enfants profondément dyslexiques la lecture du chinois, ou plus exactement de l’anglais écrit en chinois (c ). Le chinois, comme on sait, est idéographique, c’est-à-dire qu’il écrit l’idée, non le son. Et sa lecture est par excellence une lecture globale. Les enfants y sont très bien arrivés. Mais leur dyslexie s’est montrée irréductible à l’égard de l’anglais enseigné par la méthode globale. La conclusion est évidente : cette méthode est un leurre et le restera tant que l’on écrira l’anglais (et toutes les langues occidentales) avec un alphabet.

Si l’on renonce à la méthode syllabique, il faut donc revenir à l’idéogramme : allons, un petit effort, messieurs les Réformateurs, il ne s’agit que d’un retour de trois mille ans en arrière, aux hiéroglyphes égyptiens et aux cunéiformes babyloniens.

Au fait, quelqu’un de ces réformateurs s’est-il demandé pourquoi les civilisations les plus primitives ont toujours commencé par la méthode globale et progressé ensuite vers la méthode syllabique. Et pourquoi l’invention de l’alphabet avantagea tellement les Sémites et les Grecs que leurs civilisations respectives ont ensemble conquis l’univers ? Mais il ne sert à rien de poser ces questions et mille autres semblables. La méthode globale, comme l’enseignement des ensembles, c’est l’expression d’une mentalité. Et cela ne se discute pas.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:24

Au Texas, un proxénète noir a mal pris le fait que quelqu’un lui demande d’arrêter de molester l’une de ses « filles ». Furieux, il veut s’en prendre à cet homme…



… tombant sur un karateka de bon niveau…

via
Contre-Info

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 06:47
A l'attention de : L'Assemblée nationale française

A diffuser le plus largement possible :

Les citoyens suisses viennent tout juste d'approuver l'initiative proposant d'interdire la construction de minarets,

La modification constitutionelle française du 23 juillet 2008 prévoit l'introduction de référendum d'initiative populaire.
La loi devant définitivement permettre ce type de référendum doit intervenir sous l'actuelle session parlementaire.

Pour qu'un tel référendum puisse avoir lieu, une loi doit être présentée par voie parlementaire puis soutenue par un cinquième des parlementaires (184 parlementaires), et par un dixième des électeurs (4,4 millions de Français).

Cette pétition a pour but de sensibiliser les parlementaires, pour un référendum d'initiative populaire sur la construction de mosquées en France.

Donner la voix au peuple et plus seulement à ses représentants sur des points si sensibles est une réelle avancée démocratique, montrons que le peuple se sent réellement concerné par ses nouveaux pouvoirs !

Lien vers le texte :
http://pourunevotationcitoyenneenfrance.hautetfort.com/

Signez la pétition
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:58
En août dernier, nous avions parlé du chien de 3 ans incendié par un jeune barbare de 16 ans et sa complice dans le village d'Espira de l'Agly (Pyrénées-Orientales), aspergé d'essence et immolé. Nous apprenons que le doberman nain a subi un greffe de la peau et a pu être sauvé. Le sort de Mambo a ému la France entière. Des plaques rosâtres couvrent plus de 50% de son corps: ces blessures témoignent de la cruauté dont il a été victime.


Le coupable passera devant la justice le 14 décembre prochain. Sa compagne, une femme âgée de 22 ans, a déjà été condamnée par le Tribunal de Perpignan à 6 mois de prison ferme. Un jugement exemplaire dans une affaire devenue le symbole de la maltraitance des animaux.

Le fait divers a provoqué une vive émotion en France. La société de protection des animaux d'Espira de l'Agly a reçu plus de 20'000 euros de dons par solidarité avec Mambo.
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 12:24

Illustration de la phrase de Brigitte Bardot sur Rtl le 13 août, "on retourne vers une barbarie que je trouve atroce".

Pyrénées-Orientales : Un jeune barbare met le feu à un chien errant
Mambo a été aspergé d’essence et brûlé vif. Les auteurs de ce crime seront jugés en décembre.
Aspergé d’essence à deux reprises puis enflammé c’est le cruel scénario qui s’est noué la semaine dernière sur la place du village d’Espira-de-L’Agly prés de Perpignan (Pyrénées-Orientales). La victime ? Un petit chien abandonné, errant qui cherchait la compagnie des hommes au mauvais moment, au mauvais endroit, en pleine nuit de désœuvrement d’une bande de jeunes.
Après avoir siphonné le réservoir d’une mobylette, à deux reprises, un jeune de 17 ans est passé à l’action au briquet. Une fille d’une vingtaine d’années est allée récupérer le chien et lui a livré. Le chien s’est enfui, en torche vivante dans la nuit étouffante du village. Brûlé au troisième degré sur plus de 50 % du corps, les chairs à vif. Le chien a été recueilli au petit matin prés de la mairie, puis soigné au dispensaire de la SPA de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Au village le caractère sauvage, barbare de cet acte et l’indignation des amis des animaux ont fini par faire craquer les témoins de ce « cruel amusement ». Et les langues ont fini par désigner le coupable, un jeune défavorablement connu des gendarmes pour différents petits larcins. Les habitants et les militants de la SPA ont manifesté leur indignation lundi matin en brandissant des photos insoutenables de ce chien brûlé par la bêtise humaine.
« Ce sont des esprits criminels qui ont fait cela. C’était un chien gentil, pas agressif du tout. Il allait vers les gens. Il cherchait de l’affection » se désole une habitante écœurée. « C’est un acte de salopards. Il doit être très sévèrement puni. La commune paie les frais médicaux pour soigner le chien. Mais nous présenterons la facture à la famille. Ici les chiens font partie de notre vie quotidienne » explique Gérard Bile le maire outré qui a déposé plainte dans la foulée de la procédure initiée par la SPA. Pendant ce temps, Mambo, c’est le nom qu’on lui a donné, survit difficilement au dispensaire SPA sous perfusion de morphine, avec les pansements sous anesthésie. Les vétérinaires et les bénévoles se relaient à son chevet, lui apportent soins et affection.Et Banny Goyzé, une habitante d’Espira s’est portée volontaire pour adopter Mambo, chien martyr.

Suite
La Dépêche.fr

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 17:45
L'ex-égérie du cinéma français, qui se fait de plus en plus rare dans les medias, vient de faire sur RTL le 13 août une sortie fracassantecontre le sinistre de l'agriculture et plus largement contre le gouverne-ment. Bien loin des usages "républicains" et médiatiques habituels...

Brigitte Bardot : "
C'est de pire en pire... En 1973 quand j'ai commencé à m'occuper de protection animale en laissant tomber le cinéma, il n'y avait pas autant d'horreurs et autant d'abandons. Puisque cette année on abandonne non seulement les chiens et les chats comme d'habitude et en plus grande quantité, mais on abandonne des chevaux, des vaches, des chèvres, des animaux de ferme, c'est devenu absolument ingérable.

Je pense que les gens en ont rien à foutre, l'animal pour eux est une distraction ou un jouet. (...) A l'époque on abandonnait pas des chevaux, des vaches ou des chèvres, on abandonnait beaucoup moins de chiens et de chats... Maintenant il nous en arrive des paquets par les pays de l'Est qui passent comme des petits pains en douanes. Des petits animaux qui crèvent avec des faux certificats vendus dans les animaleries (...)
 C'est une horreur. Et puis je vais vous dire, si on avait un ministre de l’Agriculture qui ne soit pas un zozo de merde comme on en a depuis des années, un vrai mec qui sache ce que c’est qu’un animal, on n’en serait pas là. Mais on a des playboys à la noix de coco qui ne pensent qu’à leur nombril. Il faudrait vraiment mettre au Gouvernement un ministre de l’Agriculture qui soit digne de ce nom. (...) Or, depuis des années, on n’a que des connards qui n'y comprennent que dalle (...) qui ne pensent qu’à leur nombril et à leur promotion personnelle. Il faudrait des mecs qui soient des agriculteurs".

Quant au reste des sinistres, elle a expliqué en avoir "ras-le-bol d’avoir un Gouvernement aussi mou et aussi inutile”... Et pour finir : "On retourne vers une barbarie que je trouve atroce". Tellement vrai...

A écouter sur Rtl.fr. Via Le Figaro, Bardot traite Le Maire de "connard"
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