Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 12:33

Quelques belles remarques ont été faites sur la monarchie d'Ancien Régime et celle du Moyen-Âge, en France, dans l'émission de Christine Kelly, sur la chaîne C News, dans l'émission "Facealinfo" du lundi au jeudi à 19h. 

À propos de la date du 6 février 1778, date où fut signé à Versailles avec Louis XVI le "traité d'alliance franco-américaine", l'émission de Christine Kelly rappelle ce traité célébrant l'amitié entre les États-Unis et la France. 

Les développements intéressants sont ceux d'Éric Zemmour sur Philippe II Auguste en réponse à l'économiste libéral Jean-Marc Daniel, partisan du modèle anglo-saxon, et ceux de Marc Menant, journaliste CNews, sur Louis XVI et Beaumarchais, faisant une description baroque merveilleuse de cette société d'Ancien Régime qui vit la France être à l'origine de la puissance américaine.

Extraits

 

Marc Menant :

 

"Il est vrai que ce sont les circonstances et le destin qui l'avaient désigné (Louis XVI). Il n'avait jamais ambitionné de se retrouver sur le trône. Et cet homme-là (Louis XVI) était un compagnon des livres, était un compagnon de la sciences. Il s'émerveillait dans cette époque où à chaque instant il y avait une trouvaille, à chaque instant on voyait le monde sortir de la terre pour s'ouvrir toutes les conquêtes du progrès. Et bien, lui, il cherchait les expériences. Cela le rendait peut-être taciturne. Au point que cet homme-là (Louis XVI) ne parlait pas beaucoup. Quand il arrivait au conseil des ministres, c'était le silence le plus absolu, l'oeil rêveur. Et à ses côtés, son vieux maître, Maurepas, qui était là, lui susurrait quelques mots à l'oreille, et il prenait la décision. 

 

Alors là, en ce jour-là 6 février 1778, était-ce Maurepas ? Que nenni.

 

[- Pourtant il en a fait faire des bêtises, Maurepas, interjette Éric Zemmour (Maurepas destitué en 1749 par Louis XV, fut rappelé par Louis XVI. Mal conseillé par Maurepas, Louis XVI congédia Maupéou et Terray, à l'origine du "coup de majesté" de 1770, et restaura les Parlements et leur puissance de blocage des réformes (notamment d'égalité devant l'impôt...), au nom de la défense des privilèges.) NdCR.]

 

- Oui, on est d'accord, poursuit Marc Menant. Mais cela fait quatre ans qu'il est donc à la tête de notre nation. Et en coulisses, il y a un homme qui s'active, [...] monsieur Pierre-Augustin Caron (de Beaumarchais). [...] Son père est horloger. Et à 21 ans, il invente la montre révolutionnaire, celle qui marche à la seconde près. Et cela va lui valoir d'être nommé horloger du roi; on est sous Louis XV. [...] Louis XV remarque ce personnage et le délègue comme espion à Londres, et le voilà à l'affût de toutes informations, sa plume qui s'agite, et c'est comme cela qu'il apprend ce qui se trame là-bas États-Unis, qui ne sont pas encore les États-Unis, mais qui vont le devenir. Et c'est ainsi qu'il alerte le roi (Louis XVI) et qu'il lui dit qu'il faut prendre des initiatives. Et lui-même investit des sommes énormes. Il achète des armes, il achète des bateaux, il paye des équipages, il fait en sorte qu'il y ait des hommes qui puissent mener la troupe, parce que ceux qui se rebellent (en Amérique), ce ne sont pas des militaires, et donc il faut les former. Et c'est lui qui paye tout cela à 9/10e et il demande 1/10e au roi. Et c'est comme cela que Louis XVI qui succède à son grand-père se retrouve en connivence avec Beaumarchais. Il le maintient en place. Et quand Beaumarchais lui dit voilà l'accord, il faut le signer, Louis XVI n'hésite pas une seconde."

 

Lire: Les réformes de Louis XVI, qui le premier, employa l'expression de "justice sociale"

Un peu plus loin dans cette émission, un passage intéressant est à noter sur l'opposition entre le modèle universaliste égalitariste français et le modèle oligarchique anglo-saxon.

 

Jean-Marc Daniel, défenseur du libéralisme anglo-saxon, affirme qu'"effectivement, ils (les Anglais) se sont opposés à tous les projets européens qui étaient des projets impérialistes; ils se sont opposés à Philippe II, ils se sont opposés à Louis XIV, ils se sont opposés à Napoléon. Et je pense qu'ils ont eu raison parce qu'ils s'y sont opposés au nom d'une vision de la vie."

 

"Si on revient à la Magna Carta (1215) de Jean sans Terre, poursuit Jean-Marc Daniel, il y a trois idées force dans cette charte. Il y a l'habeas corpus : personne ne peut contester que c'est un progrès de la démocratie, de la liberté de l'homme, le fait que les impôts doivent être contrôlés par des représentants du peuple (principe du consentement à l'impôt qui existait également chez nous sous les Valois pendant les troubles de la Guerre de Cents ans lors des Etats généraux du royaume. Ndlr.), et la troisième chose, il était marqué que les marchands en Angleterre n'auraient pas de péage à payer. C'est-à-dire que le fondement de la civilisation britannique c'est la démocratie, le respect de la liberté et la liberté de commerce. Et c'est un projet qui s'est opposé à Philippe II, à tout un tas de gens, qui, au contraire, avaient un projet liberticide et qui était un projet de régression sur le plan économique.

 

Note du blog Christ-Roi. Or, « aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe. » (Théodore Zeldin, Histoire des passions françaises, 1848-1945, tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.)

 

Lire : Les Plantagenêt et l'influence française en Angleterre...

 

Et un peu plus loin dans l'émission, Jean-marc Daniel ajoute : "Il vaut mieux les Anglais à Philippe II ou Napoléon Ier." Ce à quoi s'oppose Éric Zemmour,  qui répond : "Et bien non, et c'est cela la différence entre nous. Moi je préfère Napoléon, parce que c'est la France qui domine. Et pas l'Angleterre. [...] Vous, vous pensez d'abord à l'individu, moi je pense d'abord à la nation. Je suis plus gaullien que vous."

 

Voici le texte de la réponse magnifique d'Éric Zemmour (à partir de la 36e minute) qui corrige l'économiste :

 

"Deux points, un historique, et un aujourd'hui.

Le roi Philippe II Auguste après la bataille de Bouvines (27 juillet 1214)

Nous refaisons la vieille querelle qui a été faite au XVIIIe siècle, entre Voltaire et Rousseau, et Rousseau expliquant très bien que les Anglais votent un jour et que le reste du temps ils sont tyrannisés par une aristocratie inégalitaire qui domine le pays. En vérité, ce n'est pas la démocratie qu'a inventé l'Angleterre, c'est l'oligarchie ! Et l'oligarchie anglaise, effectivement, vous avez raison de le noter, n'a jamais supporter les tendances égalitaristes françaises...

 

Lire en 2014 : "Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie"...

 

Et c'est cela la vérité : sous couvert de 'liberté' (habeas corpus de 1215), ils (les barons anglais) ont fait passé leurs intérêts de commerçants et leurs intérêts particuliers d'aristocratie, qui ne supportaient pas les discours égalitaires et la domination de la France sur l'Europe.

 

[NdCR. La Magna carta britannique de 1215 n'a pas été écrite par le peuple mais par les barons, qui sous couvert de défendre le peuple ne défendaient en réalité que leurs intérêts oligarchiques, exactement comme nos parlementaires d'Ancien Régime qui s'opposèrent pendant un siècle (jusqu'en 1789) aux tentatives royales de réforme de l'impôt pour plus d'égalité].

 

Deuxièmement, pour aujourd'hui. C'est de l'Acte unique (1986) que naît la catastrophe. À partir de ce moment-là on est rentré dans des systèmes globaux de libre-échange - on l'appelle la mondialisation aujourd'hui, l'OMC, d'ailleurs c'est ce qui permet à l'Angleterre de dire (après le Brexit) qu'elle va pouvoir aisément commercer en-dehors de l'Europe, et elle a raison là-dessus.

 

Alors vous dites, cela a amélioré le pouvoir d'achat des gens. Oui, mais à quel prix ? Au prix des industries qui ont été détruites du fait des délocalisations dans les pays d'Asie (au prix d'un environnement qui a été détruit également. Ndlr.). Les gens peuvent payer moins cher les produits en grandes surfaces. Oui, mais leurs produits sont mauvais pour la santé, et en plus ils ont perdu leur boulot ! Quel résultat ! Mais, c'est un choix. Vous avez raison, avec l'Angleterre, c'est toujours le même choix, vous avez le choix entre la liberté et l'oligarchie ou un régime plus égalitaire. C'est toujours le même discussion éternelle !" (Fin de citation)

 

Cf. Voir l'impasse des droits de l'homme" de 1789 : la contradiction entre la liberté et l'égalité.

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 20:22

Professeur Didier Raoult, une épidémie de coronavirus fait l'actualité en Chine. Doit-on craindre quelque chose ?

Interrogé par Yanis Roussel, étudiant en thèse de science à l'IHU Méditerranée Infection, le Professeur Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection, répond ainsi à la question :

 

"Vous savez, c'est un monde de fous. Moi ce qui se passe, le fait que des gens soient morts de coronavirus en Chine, je ne me sens pas tellement concerné. Pour vous dire la vérité, on estime qu'il y a entre six et sept morts par les coronavirus qui circulent en Europe par an, à Marseille. Comme on soigne à peu près 1% de la population, cela veut dire qu'il y en a environ probablement 600 par an qui sont morts en France. Personne n'en parle ! 

 

"Là, on vient d'avoir une réunion sur le virus respiratoire syncytial, qui tue en moyenne depuis quelques années 19 personnes par an. Ce qui veut dire qu'il y a vraisemblablement 1900 personnes qui en meurent par an en France, et dont personne ne parlent. Et donc le monde est devenu complètement fou. C'est-à-dire qu'il se passe un truc où il y a trois morts, cela fait une affaire mondiale, l'OMS s'en mêle, cela passe à la radio, à la télévision. S'il y a un bus qui tombe au Pérou, on va dire que les accidents de la route tuent de plus en plus. Tout cela est fou. Il n'y a plus aucune lucidité. Et alors, en particulier pour les maladies infectieuses, parce que les maladies infectieuses sont des maladies d'écosystème, vous n'avez pas les mêmes  maladies dans les zones inter-tropicales humides, s'il y a des moustiques ou s'il n'y en a pas. Ainsi, pendant l'hiver il n'y a pas de moustiques et les maladies transmises par les moustiques sont des maladies d'importation qui peuvent donner quelques cas secondaires mais qui ne s'implantent pas. Si vous ne touchez pas le sang de gens morts d'Ebola, la chance que vous attrapiez Ebola est proche de zéro. Or, l'on ressort Ebola tous les quatre cinq ans... Et donc si à chaque fois qu'il y a une maladie dans le monde on se demande si en France on va avoir la même chose, cela devient complètement délirant. On ne peut pas s'occuper des maladies qui existent et on regarde ce qui se passe en Chine ! 

 

"Ce qui se passe actuellement en Chine, c'est tellement dérisoire que cela en est hallucinant ! Il n'y a plus aucune connexion entre l'information et la réalité du risque. C'est totalement délirant.

 

"[...] Les débuts de la grande dérive de l'OMS cela a été quand une chinoise spécialiste de la grippe aviaire qui est arrivée à la tête de l'OMS et qui essayé de persuader le monde entier que la grippe aviaire, pour lesquels il y avait eu des cas chinois attrapés auprès des oiseaux, était devenue une maladie inter-humaine, qui allait décimer la population, et qui a été amplifié. Tout le monde était devenu fous, les gens en Europe disaient qu'on allait mourir par millions. 

 

"C'est juste du délire. Les gens n'ont pas de quoi s'occuper et vont alors chercher en Chine de quoi avoir peur parce qu'ils n'arrivent pas à regarder ce dont ils pourraient avoir peur en restant en France. Voilà. Ce n'est pas sérieux."

 

(Fin de citation)

 

Merci beaucoup au professeur Raoult pour ces précisions.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 10:38

On lit souvent que l'Inquisition fut l'un des chapitres les plus terribles et sanglants de l'histoire occidentale ; que Pie XII, dit « le pape d'Hitler », était antisémite ; que l'obscurantisme a freiné la science jusqu'à l'arrivée des Lumières ; et que les croisades furent le premier exemple de l'avidité occidentale. Ces affirmations sont pourtant sans fondements historiques. Dans cet ouvrage, l'éminent professeur de sociologie des religions Rodney Stark démontre que certaines idées fermement établies - surtout lorsque l'Église entre en scène - sont en réalité des mythes. Il s'attaque aux légendes noires de l'histoire de l'Église et explique de quelles façons elles se sont substituées à la réalité des faits. Un livre passionnant, écrit « non pour défendre l'Église, mais pour défendre l'Histoire ».

AUTEUR Rodney Stark a enseigné la sociologie et les religions comparées à l'Université de Washington (Seattle) jusqu'en 2004. Il est désormais professeur de sciences sociales à l'Université Baylor au Texas. Traduit dans le monde entier, il est l'auteur du best-seller L'essor du christianisme (Excelsis, 2013).

Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques (Salvator, Paris 2019)

"N'étant pas moi-même catholique romain, je n'ai pas écrit ce livre pour défendre l'Église, mais pour défendre l'Histoire". C'est par ces mots que Rodney STARK, sociologue des religions protestant américain présente en introduction (disponible en lecture libre sur "amazon") son ouvrage "Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques" (éd. Salvator, Paris 2019).

 

Dans l'introduction, l'auteur, par ailleurs auteur de l'ouvrage "Le triomphe de la raison : pourquoi la réussite du modèle occidental est le fruit du christianisme" (traduction de Gérard Hocmard, Paris, Presses de la Renaissance, 2007), explique les raisons de la rédaction du livre "Faux témoignages" :

 

"Au cours de la rédaction de plusieurs ouvrages sur l'histoire médiévale et sur les origines du christianisme, je suis fréquemment tombé sur de graves distorsions liées à l'anticatholicisme évident, les auteurs exprimant souvent explicitement leur haine de l'Église. Ayant rédigé, dans ces livres antérieurs, des notes critiques sur nombre des exemples cités plus haut, j'ai fini par considérer que le problème posé par ces réactions anticatholiques de savants de renommée est trop important et ses conséquences trop envahissantes pour qu'on puisse se contenter de les réfuter ponctuellement. C'est pourquoi j'ai commencé à rassembler, à réviser et à substantiellement étendre mes notes antérieures et à en rajouter de nouvelles sans toutefois tenter de 'disculper' l'histoire de l'Église. J'ai longuement écrit sur des thèmes comme la corruption du clergé, les agressions brutales d''hérétiques', et sur des méfaits et manquements plus récents de l'Église, comme le fait de couvrir des prêtres pédophiles ou la promotion mal avisée de la théologie de la libération. mais quelle que soit l'importance qu'on accorde à ces aspects négatifs de l'histoire de l'Église, cela ne justifie pas les exagérations extrêmes, les fausses accusations et les fraudes évidentes auxquelles seront consacrés les chapitres à suivre.

 

"[...] J'avoue que lorsque j'ai rencontré pour la première fois l'assertion selon laquelle l'Inquisition espagnole, non seulement aurait répandu peu de sang, mais aurait été une force majeure à l'appui de la modération et de la justice, je l'ai rejetée spontanément comme une variante de d'un révisionnisme excentrique. [...] Mais après un examen approfondi, j'ai découvert avec stupéfaction que, parmi d'autres choses, c'était l'Inquisition qui avait empêché que ne se répande en Espagne et en Italie la fureur meurtrière liée à la sorcellerie qui sévissait partout dans toute l'Europe des XVIe et XVIIIe siècles, et qu'au lieu de brûler eux-mêmes les sorcières, les inquisiteurs avaient fait pendre certains de ceux qui les avaient condamnées au feu.

 

"[...] J'ai si largement documenté mes conclusions que chacun peut les vérifier. [...] Chaque chapitre proposera une brève bibliographie des principaux contributeurs." 

Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques (Salvator, Paris 2019)

Table des chapitres avec quelques extraits :

 

1. Les péchés d'antisémitisme

L'invention de l'antisémitisme

Conflit religieux précoce

L'Église et les attaques antisémites

Musulmans et Juifs

Le onzième commandement

Le "Pape d'Hitler"

Conclusion

"L'Église catholique romaine a une histoire longue et honorable d'opposition résolue aux attaques contre les juifs. Et le pape Pie XII s'est montré tout à fait à la hauteur de cette tradition."

 

 

 

2. Les évangiles supprimés

Conclusion

"Aujourd'hui, le pendant moderne des évangiles gnostiques sont des oeuvres de fiction qui entendent être prises pour des présentations de faits réels, tel le roman Da Vinci Code, un réquisitoire cinglant contre une conspiration de l'Église catholique romaine afin de supprimer la vérité sur Jésus."

 

3. La persécution des païens tolérants

Constantin reconsidéré

La folie de Julien

Le déclin du paganisme

Assimilation

Conclusion

"L'Église n'a pas tiré profit de son statut officiel pour éradiquer le paganisme, tout comme les empereurs ne s'y prêtèrent pas au nom de la nouvelle foi. C'est la raison pour laquelle le paganisme a survécu sans trop d'ennuis durant des siècles après la conversion de Constantin, et n'a sombré que lentement dans l'obscurité, tout en réussissant à créer des niches au sein du christianisme pour quelques-unes de ses traditions.

 

4. Le "sombre Moyen Âge"

Le Mythe du sombre Moyen Âge

Les progrès de la technologie

Le progrès moral

Les progrès dans la culture savante

Le mythe de la "Renaissance"

Le mythe des "Lumières" séculières

Théologie, raison et progrès

Conclusion

"[L]es termes de "sombre Moyen Âge", de "Renaissance", de "Lumières" et d'"Âge de la Raison" [...] [i]l s'agit là de grandes époques historiques qui n'ont jamais vraiment existé comme telles.

 

5. Les croisades en quête de terres, de butin et de convertis

Les provocations

Aspects économiques des croisades

Pourquoi s'engagèrent-ils?

Le royaume des croisés

Les "crimes de guerre" des croisés

Redécouvrir les croisades

Conclusion

"Les croisades furent donc bel et bien provoquées. Elles ne constituèrent pas le premier volet du colonialisme européen et ne furent pas non plus menées en vue de conquérir des terres, de rapporter du butin ou de pratiquer des conversions. Les croisés n'étaient pas des barbares qui persécutèrent des musulmans cultivés. Les croisades ne sont donc pas une tache indélébile dans l'histoire de l'Église catholique et il n'y a pas lieu de s'en excuser."

 

6. Les monstres de l'Inquisition

Le nombre de morts

La torture

La sorcellerie

L'hérésie

La sexualité

Autodafés de livres

Conclusion

 

7. Les hérésies scientifiques

La quête du savoir

Théologie et philosophie naturelle

L'invention des universités

En route vers la "révolution" scientifique

Robert Grossetete (1168-1253)

Albert le Grand (vers 1200-1280)

Roger Bacon (1214-1294)

Guillaume d'Ockam (1295-1349)

Nicole d'Oresme (1325-1382)

Nicola de Cues (1401-1464)

Nicolas Copernic (1473-1543)

La science devient majeure

Scientifiques "éclairés"

Protestantisme

Pourquoi l'Angleterre?

Les origines religieuses de la science

Alors qu'en est-il de Galilée ?

Conclusion

 

8. La bénédiction de l'esclavage

L'opposition papale à l'esclavage

Codes pour le traitement des esclaves

La civilisation jésuite / indienne

Conclusion

 

9. Un saint autoritarisme

Deux Églises

Sur les dirigeants de ce monde

Les philosophes des "Lumières" et la gauche antireligieuse

Les révolutionnaires français et l'Église (1789-1799)

Vers une Russie sans Dieu

La guerre civile espagnole

Conclusion

"Il est tout simplement faux que l'Église s'oppose à la liberté et à la démocratie. Elle tend plutôt à lutter contre les tyrans, en particulier quand ceux-ci tentent de la détruire."

 

10. La modernité protestante

Réforme et libertés

Max Weber et le capitalisme

Le capitalisme

L'essor du "capitalisme religieux"

Les vertus du travail et de la sobriété

Capitalisme et progrès théologique

Les cités-États capitalistes

Conclusion

 

Post-scriptum

Bibliographie et conseils de lecture

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 22:11
Source: Par Yann Contegat, le 23 novembre 2019 https://dailygeekshow.com/deforestation-record-amazonie-2019/

Source: Par Yann Contegat, le 23 novembre 2019 https://dailygeekshow.com/deforestation-record-amazonie-2019/

"Le gouvernement Bolsonaro est en train de jeter à la poubelle tout ce qui a été fait ces dernières années"

 

En 2019, la déforestation de l’Amazonie brésilienne a atteint son plus haut niveau annuel depuis dix ans selon de nouvelles données officielles, qui soulignent le terrible impact de la politique environnementale du gouvernement Bolsonaro.

 

9 762 kilomètres carrés de forêt détruits

D’août 2018 à juillet 2019, la déforestation de l’Amazonie brésilienne a atteint 9 762 kilomètres carrés, ce qui représente le taux le plus haut depuis une décennie et une augmentation de 29,5 % par rapport à l’année précédente, d’après les chiffres publiés en début de semaine par l’Institut national de recherches spatiales brésilien. L’arrivée au pouvoir en janvier 2019 de Jair Bolsonaro, fervent climatosceptique désireux de « dynamiser » l’Amazonie en l’ouvrant notamment aux activités minières et agricoles, n’est évidemment pas étrangère à ce phénomène.

 

Pour retrouver trace d’une telle déforestation, il faut remonter à la période s’étalant d’août 2007 à juillet 2008, où quelque 12 911 kilomètres carrés de forêt avaient été détruits au Brésil. Si la déforestation avait diminué les années suivantes, elle semble être repartie de plus belle cette année, avec une augmentation de 93 % entre janvier et septembre par rapport à 2018 (avec une hausse significative constatée à partir du mois de juin), selon les données publiées par l’Institut national de recherches spatiales.

 

Le point de non-retour bientôt franchi

Selon Cristiane Mazzetti, supervisant les activités de Greenpeace au Brésil : « Le gouvernement Bolsonaro est en train de jeter à la poubelle tout ce qui a été fait ces dernières années en matière de protection de l’environnement. » Tandis que Mauricio Voivodic, dirigeant la branche brésilienne du Fonds mondial pour la nature (WWF), estime que « près de 20 % de l’Amazonie a déjà été dévastée » et que « le point de non-retour sera franchi » lorsque cette dernière « se transformera en savane ».

 

2019 a également été marquée par un important accroissement des foyers d’incendie en Amazonie brésilienne, avec un grand nombre d’agriculteurs pratiquant le brûlis sur les zones déboisées afin de pouvoir y établir leurs cultures. Selon les données satellite dévoilées par l’Institut national de recherches spatiales, il y a eu quasiment autant de feux de forêt entre janvier et septembre de cette année (66 750 incendies) que sur l’ensemble de l’année précédente (68 345).

 

Les ONG pointent du doigt la réduction des moyens destinés à la lutte contre la déforestation depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Bolsonaro et son inaction face aux incendies qui déciment l’Amazonie.

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 10:11

Une récente cérémonie au Vatican, le 4 octobre dernier, lors de l'ouverture du synode en Amazonie, a montré une représentation de la divinité locale "Pachamama" et a soulevé dans l'Eglise un scandale qui n'est pas encore retombé, évoquant le paganisme, l'hérésie et le panthéisme.  

 

Sur ce blog, nous avons eu tendance à donner sans doute trop largement écho aux personnes portant un regard négatif sur cette cérémonie. Nous nous en excusons.

 

Dès le 6 octobre, en effet, un laïc et médecin catholique, Pedro Gabriel, MD, né et résidant au Portugal, qui  travaille actuellement dans un hôpital public portugais, écrivain de romans catholiques à saveur tolkiénite, et lecteur de paroisse, dans un article très bien rédigé pour le site anglophone "Where Peter is", intitulé "Paganisme au Vatican? L'herméneutique de la suspicion à son apogée", apporte un regard différent, de ce que l'on a pu lire jusqu'ici. Vous en trouverez ci-dessous une traduction. Nous avons pu intégrer des liens dans cette traduction qui ne se trouvent pas dans l'article original.

Source: https://wherepeteris.com/paganism-in-the-vatican-hermeneutic-of-suspicion-at-its-peak/

Source: https://wherepeteris.com/paganism-in-the-vatican-hermeneutic-of-suspicion-at-its-peak/

Le vendredi 4 octobre, une cérémonie s'est déroulée dans les jardins du Vatican en vue du Synode sur l'Amazone. Cette cérémonie n'a pas été organisée par le Vatican lui-même, mais par l'ordre des frères mineurs, le mouvement catholique mondial pour le climat et le réseau ecclésial panamazonien. Ici se trouve le communiqué de presse du Vatican, (du 1er octobre) publié avant la cérémonie. Une vidéo de l'ensemble du service est visible ci-dessous.

Le point culminant de la cérémonie, comme l'indique le communiqué de presse du Vatican, a été la plantation d'un arbre vert d'Assise (voir dans la vidéo de 1:03:00 à 1:09:00), considérée comme "un signe visible d'écologie intégrale" destiné à consacrer le prochain Synode à la protection et à l’intercession de saint François. Il y avait aussi la prière et la prédication, ainsi qu'un segment très intéressant et émouvant où la terre de l'Amazonie et d'autres endroits sur la planète (symbolisant une foule de problèmes sociaux dans le monde entier) était ajoutée à l'endroit où l'arbre allait être planté.

 

Les détracteurs du pape sur les médias sociaux ont toutefois choisi de concentrer leur attention sur un segment de 5 minutes au début de la cérémonie, au cours duquel certains dirigeants autochtones effectuent un rituel (voir la vidéo de 07h00 à 12h40) qu'ils interprètent comme étant d'origine païenne.

 

Y a-t-il du vrai dans cette affirmation?

 

Le contexte

 

Avant l'élection de François, l'idée qu'une semence de Vérité résidait dans chaque religion et culture du monde a été présentée par les apologistes comme une notion parfaitement orthodoxe. Le Concile Vatican II a mentionné, dans son décret Ad Gentes n° 11, les semina verbi ("semences du Verbe") cachée dans d'autres traditions nationales et religieuses. Je me souviens de l'époque où les médias catholiques ont fait la promotion de "L'homme éternel" de Chesterton comme l'une des plus excellentes recommandations de livres pour les catholiques : un livre qui a pris grand soin de classer les religions en 4 types - religion de Dieu, des dieux, des démons et des philosophes ; seul le troisième étant totalement irrécupérable. Tout comme je me souviens avec tendresse lorsque des vidéos comme celle-ci étaient partagées, en utilisant la vérité partielle contenue dans chaque religion comme argument pour l'existence de Dieu.

Tout cela, et de nombreux autres enseignements catholiques qui étaient constitutifs du mouvement apologétique quand je grandissais dans ma foi (comme la doctrine des circonstances atténuantes ou le consentement de l’esprit et de la volonté dus aux enseignements du Pape en matière de foi et de morale, même les non-infaillibles,) ont été oubliés depuis l'élection du pape François. Le dégoût croissant pour ce pontife a poussé de nombreux apologistes, autrefois fidèles, à cultiver quelque chose de complètement différent: une "herméneutique du soupçon".

Selon cette herméneutique, chaque acte et chaque parole du pontife doit être examiné avec la lentille interprétative suivante : il essaie de saper le dépôt de la foi, directement ou indirectement. Année après année, ils ont consacré tout leur temps à faire tourner chaque acte du Pape dans la pire lumière possible, à tel point qu'on s'émerveille de ce "miracle inversé" où un seul homme (surtout celui qui est couvert par la promesse de Jésus que les portes de l'enfer ne prévaudront pas, et qui, selon Donum Veritatis, reçoit une assistance divine même pour promulguer la discipline dans l'Église) puisse tout faire mal et ne jamais rien faire de bien.

Pour un certain secteur de notre Église, en particulier en Occident, cette propagande constante et incessante a façonné leur perception du pontife actuel de manière indélébile, de sorte qu’ils acceptent maintenant ces distorsions de manière non critique. Et chaque nouvelle action du pape est suivie d'une nouvelle interprétation qui consolide de plus en plus leur vision. Sur ce site Web, nous nous sommes consacrés à réfuter leurs accusations, tout en étant parfaitement conscients que la loi de Brandolini nous place dans une position désavantageuse. Cependant, pour les personnes touchées par l'herméneutique du soupçon, les faits ne suffiront pas. Toute tentative de contextualiser leurs revendications et de les réfuter sera considérée comme une activité en vrille, la même activité qu’ils ont mené sans relâche depuis des années. S'il est prouvé que le pape n'a pas fait ce dont il a été accusé, alors les poteaux de but seront déplacés: le pape ne l'a pas fait, mais il était volontairement ambigu pour donner l'impression qu'il l'avait fait. Le pape est suspect et les soupçons deviennent des revendications non falsifiables. C'est ainsi que fonctionne l'herméneutique de la suspicion.

 

C'est important, car les promoteurs de cette herméneutique ont déjà préparé le terrain pour le Synode de l'Amazonie, préparant leur public au tour qu'ils allait donner au cours des trois prochaines semaines. Ils ont construit un récit autour de ce synode: c'est un instrument de promotion du paganisme et de l'hérésie. Il y a eu des croisades de prière et de jeûne et même des exorcismes pour empêcher que les prétendues erreurs du document de travail du Synode (qui n'est pas magistériel et ne vise qu'à diriger la discussion) soient approuvées. Puisque le Synode n'est qu'un organe consultatif qui conseille le Pape, qui prendra la décision finale et rédigera ou approuvera le document final sur le sujet, on se demande comment ces craintes peuvent être fondées, à moins qu'ils ne croient pas que François soit digne de confiance pour filtrer les hérésies et les hétérodoxies.

 

La controverse autour de la cérémonie du 4 octobre est le produit de cette herméneutique du soupçon. Plus que cela, c'est un exemple classique de mise en action de l'herméneutique de la suspicion. Le fait que beaucoup aient déjà commencé à lire les actions de François comme une validation de leur récit à un stade aussi précoce est un signe inquiétant de temps difficiles à venir (mais malheureusement, pas surprenant.) En ce sens, il nous incombe de nous en occuper.

 

Le reste de cet article a deux objectifs: 1) dissiper les fausses déclarations concernant la cérémonie; et 2) montrer comment les reportages des médias, même issus de sources qui ne sont peut-être pas directement impliquées dans la construction de cette culture de l'herméneutique de la suspicion, sont utilisés pour attiser le feu de cette vision pernicieuse du monde.

 

Les prétendues idoles païennes

L’accusation principale portée contre la cérémonie est qu’il s’agit d’un "rituel païen" et qui ne devrait pas avoir sa place au Vatican. Premièrement, cette cérémonie n'était pas une messe, où évidemment aucun paganisme ne devrait être permis. Outre sa mission catholique, le Vatican possède en effet une richesse d'art païen dans sa collection.

Cela dit, on peut affirmer qu'il est très différent pour le Vatican de collectionner et d'exposer de l'art païen et d'accueillir un rituel païen, en particulier devant le pape. C'est une évaluation juste. Mais était-ce un rituel païen au départ?

L'Agence catholique de presse (ANC) a d'abord rapporté que "les gens se tenaient par la main et s'inclinaient devant des images sculptées de femmes enceintes". Et ailleurs, ils "s'agenouillaient et s'inclinaient en cercle autour des images de deux femmes enceintes à moitié nues". Une capture d'écran du texte original peut être vue ci-dessous.

 

 

 

Cette formulation semble laisser place à l'interprétation pour ce qui est de l'identité des femmes enceintes.

Plus loin dans l'article, cette lacune identitaire (que les journalistes le veuillent ou non) est complétée par des informations supplémentaires: « Les participants ont chanté et se sont tenus la main en dansant en cercle autour des images, dans une danse ressemblant au pago a la tierra , «offre traditionnelle à la Terre nourricière commune aux peuples autochtones de certaines régions d’Amérique du Sud. “

 

Plus loin dans l'article, cette lacune identitaire est (que les journalistes l'aient voulu ou non) est complétée par des informations supplémentaires : "Les participants ont chanté et se sont tenus la main en dansant en cercle autour des images, dans une danse ressemblant au 'pago a la tierra', une offrande traditionnelle à la Terre nourricière commune aux peuples autochtones de certaines parties de l'Amérique du Sud."

 

À partir de ce moment, de nombreuses personnes sur les médias sociaux qui adhéraient à l'herméneutique de la suspicion étaient irréversiblement convaincues qu'il s'agissait d'un rituel païen dirigé vers la Terre nourricière et que les statues de femmes enceintes étaient des idoles de la fertilité. Plus tard, ils ont trouvé une confirmation de leur soupçon dans la légende d’une photo de Getty Images:

 

 

Pourtant, ce point de vue ne résiste pas à l'examen minutieux. Le rituel est précédé de discours en italien qui n'ont que de la terminologie chrétienne. Le reste de la cérémonie est également parfaitement chrétien. Faut-il croire qu'il y a eu un rituel païen inséré au milieu d'un service de prière catholique, sans aucune mention du changement brusque du contexte religieux, sans introduction aux prétendues déesses de la fertilité, sans aucune explication ? L'explication la plus raisonnable, étant donné le contexte, est que ce rituel était également chrétien.

 

Plus tard, une des statues a été apportée par l'une des femmes indigènes au Pape pour sa bénédiction. La statue est ensuite annoncée (en espagnol ou en portugais fortement accentué) comme "Notre-Dame de l’Amazone, [inaudible] de l'Église" (visible de 13h20 à 13h35 dans la vidéo). 

 

L'identité de la statue en tant que Notre-Dame de l'Amazonie est renforcée par un tweet du journaliste du Vatican Christopher Lamb, où une représentation similaire de Marie est présentée dans une chapelle catholique. Son tweet peut être vu ci-dessous :

 

 

Ceci explique qu'il ne s'agit pas de l'idole d'une déesse de la fertilité, mais d'une icône de Notre-Dame. En d'autres termes, le personnage n'est pas païen, mais catholique. Étant donné le précédent de notre iconographie, je pense qu'on peut supposer que la représentation de deux femmes enceintes dans laquelle l'une d'entre elles est Notre-Dame est une représentation de la Visitation.

 

Plus tard dans la journée, l’agence de presse catholique a modifié l’article en le révisant pour indiquer: «Les gens se tenaient la main et se prosternaient devant des images sculptées de femmes enceintes, dont l'une représenterait la Bienheureuse Vierge Marie". Ils ont également inséré un nouveau paragraphe plus tard dans l'article:

 

 

Je pense qu'un changement aussi important dans l'article, en particulier compte tenu de la controverse suscitée par l'idole païenne qui aurait provoqué son apparition, n'aurait pas dû être fait discrètement, mais aurait dû figurer clairement et clairement au début de l'article. Certes, CNA note à la fin de l'article qu'il a été mis à jour, mais il ne dit pas où et comment. Dans l'intérêt de la vérité, je pense que CNA a la responsabilité d'essayer de dissiper les interprétations erronées que son article a contribué à créer, en faisant preuve de plus de force et de précision dans ses informations actualisées.

De plus, la mention du "pago de tierra" n’était pas utile et doit être clarifiée. Dire qu'une danse "ressemble" à un "pago de tierra" est une évaluation subjective et ne doit être évoqué que si le "pago de tierra" est explicitement mentionné par les organisateurs en relation avec le rituel. Peut-être est-ce la cas, mais sinon, j'exhorte CNA à supprimer la référence au "pago de tierra", mention hors sujet et potentiellement trompeuse.

Quoi qu'il en soit, il est déjà établi que l'une des statues est Notre Dame, et les deux femmes enceintes sont très probablement une représentation de la Visitation. Beaucoup de gens continuent à marteler qu'il s'agit d'une pratique idolâtre, puisque les participants se prosternaient devant des statues. Bien sûr, les catholiques en particulier, et les apologistes en particulier, disent qu'il n'y a rien de mal à s'incliner devant une statue de Notre Dame, et qu'il y a une différence entre l'adoration (latria) et la vénération (dulia). (Note du blog Christ-Roi. On pourra également faire mention de Juan Diego, l'indigène catholique à qui Notre-Dame de Guadalupe apparut en 1531, apparition devant laquelle l'indigène se prosterna )

 

L'homme phallique

Lorsqu’ils seront confrontés aux faits ci-dessus, beaucoup de ceux qui ont souscrit à l'herméneutique de la suspicion s’adresseront à une autre statue, présumée et apparemment représentant un homme menteur en érection. De telles représentations sont typiques des cultes païens de fertilité et de nombreux contre-apologistes ont essayé de lier les deux femmes enceintes à l'homme phallique comme une sorte de triade de fertilité.

 

 

Cette affirmation pose deux problèmes. Premièrement, le prétendu "homme phallique" n’occupe pas une position centrale dans le mandala comme le font les deux femmes enceintes. Je pense qu'il n'est pas exact de lier les trois statues comme si elles ne formaient qu'un seul ensemble.

 

Deuxièmement, et plus important encore, cette accusation s’écroule d'elle-même, puisque ce n’est pas du tout un homme phallique. Ce n’est nul autre que Michael Voris qui a attiré notre attention sur ce point:

 

 

Que la protubérance soit un bras et non un pénis, cela se voit clairement dans la vidéo à 06:43. Quelques secondes auparavant, un frère mentionne que le centre du mandala contient divers symboles, dont ce qui semble être le mot italien pour "martyr". Ce personnage, couché , la main tendue vers le ciel, serait-il la représentation d'un des martyrs? Je ne peux pas le dire, mais c'est une possibilité.

 

Quoi qu'il en soit, cette figure n'occupe pas le centre. Il semble que le peuple s'incline devant la représentation de Notre Dame. Non seulement c'est plausible, mais il est beaucoup plus charitable de l'interpréter ainsi plutôt que d'accuser les autres d'"hérésie" ou de "paganisme" pour s'être engagé dans un rituel qu'on ne comprend pas.

 

La pertinence de la représentation

Après avoir montré la preuve accablante que la statue est en fait une représentation de Notre-Dame, certains ont à nouveau déplacé les poteaux de but et ont commencé à remettre en question le caractère approprié de la représentation. Ils prétendent qu'il est blasphématoire de dépeindre la Vierge Marie comme une femme nue.

Il convient de mentionner que le but de la représentation n'est pas de montrer Marie nue, mais de la montrer en tant qu'indigène d'Amazonie. L’Église catholique a une tradition vénérable de représenter Jésus et Marie de manière à faire écho auprès des fidèles qui prient et adorent.

 

 

La Vierge Marie est ici représentée en Amazonienne. Sa nudité est la même nudité tribale que les peuples de l’Amazonie. Certains pourraient insister sur le fait qu'il est toujours inapproprié de représenter la Vierge Marie de cette manière. Cela fait écho à la même critique que Michel-Ange reçut, il y a des siècles, lors de la peinture de la chapelle Sixtine. Même s'il a peint une Vierge Marie entièrement vêtue, toutes les autres figures, y compris Jésus et les saints, ont été peintes complètement nues: un scandale à l'époque. Représenter Catherine d’Alexandrie et les apôtres nus n’était pas non plus considéré comme approprié par beaucoup à l’époque.

 

 

En regardant la statue, il ne m'est pas évident que la nudité de Mary soit exposée de manière à mettre en valeur son corps de manière inappropriée. L'icône est très représentative et avec très peu de détails. Elle est agenouillée d'une manière respectueuse et le centre d'attention est son bébé, qui se présente comme si son ventre était translucide.

 

[Note du Blog Christ-RoiLe 24 avril 2007 à la basilique Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, après la décision du conseil municipal de cette ville de légaliser l'avortement jusque-là interdit, un nouveau miracle est survenu. À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non-nés, l'assistance de la basilique se demandait ce qu'attendait d'elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe. Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l'ayate de Tepeyac exposé et vénéré dans la Basilique, l'image de la Vierge a commencé à s'effacer pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d'un embryon.]

 

 

Certains critiques ont tenté d'attirer l'attention sur les seins de la statue. Je ne pense pas qu'ils soient représentés de manière inappropriée, et j'attire également l'attention sur le fait que les représentations nues de la Vierge Marie sont aussi très traditionnelles et ne sont pas considérées comme inappropriées.

 

 

Charges de syncrétisme

Depuis que toutes leurs accusations se sont écroulées sous le poids des faits, les partisans de l'herméneutique de la suspicion se sont réfugiés en disant: "C'était peut-être une statue de Marie, mais c'est toujours faux, car ce n'est pas du catholicisme, mais du syncrétisme." Le syncrétisme est un mot vague qu’ils peuvent apposer sur cette cérémonie pour en finir. Mais est-ce vraiment le cas?

Nous devons distinguer entre syncrétisme et l'inculturation. La Commission théologique internationale a publié en 1988 un document sur la foi et l'inculturation dans lequel il est indiqué comment, même si le catholicisme contient des vérités qui transcendent toutes les cultures, le christianisme s'est établi dans l'histoire et est donc soumis aux cultures. À savoir, le christianisme primitif a subi une inculturation des milieux juif et gréco-romain. En ce qui concerne l'inculturation de la foi dans les religions non chrétiennes, la Commission a déclaré:

 

"Depuis ses origines, l’Église a rencontré à de nombreux égards la question de la pluralité des religions (…). Compte tenu de la grande place de la religion dans la culture, une Église locale ou particulière implantée dans un milieu socioculturel non chrétien doit prendre sérieusement en compte éléments religieux de ce milieu. De plus, cette préoccupation devrait être en accord avec la profondeur et la vitalité de ces éléments religieux."

 

Quelques années auparavant, le pape Saint Jean-Paul II avait publié son exhortation apostolique Sapientia Christiana, dans laquelle il faisait d'importantes distinctions:

 

"En outre, son exposition [de la Révélation divine] doit être telle que, sans aucun changement de vérité, il y ait une adaptation à la nature et au caractère de chaque culture, en tenant particulièrement compte de la philosophie et de la sagesse de divers peuples. Cependant, tout syncrétisme et tout type de faux particularisme doivent être exclus.

 

"Les valeurs positives dans les différentes cultures et philosophies doivent être recherchées, examinées avec soin et reprises. Cependant, les systèmes et méthodes incompatibles avec la foi chrétienne ne doivent pas être acceptés."

 

Pouvons-nous vraiment dire que cette cérémonie a dépassé l’adaptation à la nature et au caractère de la culture autochtone amazonienne et a plutôt transformé la vérité? Pouvons-nous dire que ce rituel n'a pas repris les valeurs positives de leur culture et de leur philosophie et a adopté des méthodes incompatibles avec la foi chrétienne?

Si quelqu'un dit cela, c'est alors à cette personne de fournir des preuves irréfutables. "Ceci est évidemment païen" ou "cela ne me semble pas catholique", cela ne suffit pas. Elle trahit plutôt une vision du catholicisme qui confond notre religion avec une certaine expression de celle-ci, typique de la culture occidentale. Certes, historiquement, la culture occidentale et européenne a dominé le catholicisme. Mais cela ne signifie pas que c'est la seule expression possible, ou que les expressions de catholicisme non occidentales ou non européennes ne sont pas légitimes.

Au contraire: "catholique" signifie "universel". Il n’y a rien de plus catholique que de transmettre l’Évangile, un message qui transcende les cultures et s’adapte à toutes les cultures de l’univers, en les façonnant conformément aux principes chrétiens. "Cela ne me semble pas catholique", face à une cérémonie légitimement inculturée, est l’une des choses les moins catholiques à dire, si nous prenons au sérieux l’étymologie du mot "catholique".

Il n'y a aucune preuve que cette cérémonie ait été une expression de syncrétisme. Ce que nous savons, c’est que les gens se sont prosternés devant une image de Notre-Dame et que le reste de la cérémonie était imprégné de messages et d’un langage chrétiens. Pour moi, rien ne prouve qu'il s'agisse d'une tentative de rendre le paganisme égal au christianisme, mais d'inculturer les aspects de la culture indigène amazonienne (qui aurait pu être partiellement influencée par son passé païen), tout en restant complètement chrétien. Les accusations de syncrétisme sont totalement dénuées de fondement et servent de sortie de secours pour sauver la face.

 

L'anneau noir

L'article du CNA mentionne également qu'une des femmes indigènes se sont approchées du Saint-Père et lui ont offert un "anneau noir". Cela n'a pas attiré autant d'attention que le rituel prétendument païen, mais certaines personnes se sont concentrées dessus pour consolider le récit.

 

 

Nous ne savons pas réellement si c'était un anneau de tucum ou non. CNA dit que "cela semble" en être un. Deuxièmement, nous devons nous rappeler que le fait que le Saint-Père reçoive un don ne signifie pas qu’il l’approuve.

Cependant, s’il s’agit d’un anneau de tucum et que le pape n’a rien contre ce cadeau (deux hypothèses plausibles à mon avis), il faut se demander: était-ce une si mauvaise chose?

CNA associe l'anneau tucum à la théologie de la libération. Cependant, l'anneau de tucum précède la théologie de la libération. Pendant la période coloniale (comme aujourd'hui), les bagues en or symbolisaient le mariage et l'engagement. Les esclaves afro-brésiliens et les autochtones, incapables de se payer ces bagues en or, ont commencé à sculpter des bagues fabriquées dans le sombre palmier "tucum". Finalement, il est devenu un symbole de leur culture commune, de leur fraternité et de leur résistance contre ceux qui les opprimaient. Plus tard, en plus d'être associé à la théologie de la libération, il est également devenu un symbole de causes sociales et un engagement envers les pauvres.

La bague a été offerte par une femme autochtone à un pape qui, malgré une propagande répandue, n'est pas marxiste, mais s'engage sérieusement pour les pauvres. Encore une fois, j'estime que l'association avec la théologie de la libération était inutile et que l'explication la plus raisonnable est que l'anneau de tucum était présenté comme un symbole de l'engagement du pape François envers le peuple amazonien.

 

Les remarques absentes du pape

De nombreuses personnes ont également tiré des conclusions sur la réponse du pape à cette cérémonie. À la clôture du service, après que les organisateurs eurent annoncé que le pape ferait quelques remarques finales (vers 1 h 09 min), il a simplement prié le Notre Père sans faire aucune autre déclaration. Certains ont supposé que le pape essayait juste de sortir de là en craignant d'être associé à un tel rituel.

Cela pourrait très bien être le cas, mais ceci est une hypothèse. Il existe de nombreuses autres explications possibles: manque de temps, tendance du pape à improviser, même sa santé. D'autres organes de presse ont mentionné que le pape semblait fatigué, assis devant un soleil brûlant à midi . En fait, la voix du pape pendant le Notre Père est très enrouée (cf. 01:09:07).

De nombreux problèmes ont déjà été causés en complétant le vide d'informations par des hypothèses. Nous ne devons pas nécessairement considérer cet acte du pape comme une condamnation ou une répudiation de la cérémonie. En attendant des éclaircissements supplémentaires de la part du Saint-Siège, nous devrions nous abstenir de tout jugement.

 

Conclusions

Comme d'habitude, le récit construit par l'herméneutique de la suspicion ne tient pas avec le temps qui passe et de nouveaux faits le dissipent peu à peu. Malheureusement, nous avons vu à quel point il était facile pour ces herméneutes d'assumer une cérémonie simple et de créer, en quelques heures, un compte-rendu complet des événements susceptibles de suivre leur vision du monde, qui est ensuite devenue virale. Nous devrions nous attendre à d'autres choses de ce genre, à mesure que le Synode de l'Amazonie continue de se dérouler.

Nous ne pouvons pas réfuter toutes leurs accusations en temps réel; ils sont inévitablement accablants. À chaque nouveau commentateur, de nouvelles accusations sont formulées ex nihilo au fur et à mesure qu’il se trouve un sujet à débattre, en se basant sur son opinion non informée de la situation, qui est ensuite facilement partagée sans discernement par toute personne ayant les mêmes idées. Plusieurs fois, la vérité met du temps à faire surface. Les faits ne sont souvent perceptibles qu'une fois la poussière retombée. D'ici là, beaucoup de gens seront déjà convaincus et fermés à la vérité et aux faits à mesure qu'ils se présenteront.

Cet article est basé sur ma vision de l’ensemble de la cérémonie (y compris ma connaissance de l’italien, de l’espagnol et du portugais) et sur des conversations avec de nombreuses personnes plus informées que moi sur ce qui s’est passé. Cependant, je ne suis toujours pas au courant de nombreux détails. En tant qu'occidental, une grande partie de la culture qui a façonné ce rituel m'a peut-être échappé. De nouvelles informations peuvent émerger et prouver que certains de ces points sont erronés. Je suis ouvert à la correction, tant que cela est fait avec des sources primaires et par des personnes impartiales en quête de vérité, et non de validation d'un récit idéologique préconçu.

J'ai déjà sous-entendu l'une des principales conclusions de cet article: ne sautez pas aux conclusions. L'herméneutique de la suspicion s'intensifiera dans les prochains jours. Ne désespérez pas, même si les arguments avancés par les catastrophistes semblent irréfutables. Vous n'avez pas besoin de vous faire une opinion sur tout et vous n'avez pas besoin de le faire en temps réel ou très rapidement. Attendez que la poussière se dépose et essayez d'écouter des sources faisant autorité ou principales, avant de vous décider. Surtout, sachez qu'il y a une campagne visant à saper le Saint-Père, dirigée par des personnes qui déforment chacune de ses actions et de ses paroles de la pire des manières. La désinformation est inévitable à votre porte, alors procédez avec prudence.

Ma deuxième conclusion est un appel aux médias, en particulier aux médias catholiques. Je vous exhorte à prendre en compte le contexte et à faire preuve de responsabilité dans la manière dont vous rapportez ces événements. Essayez de ne pas faire d'associations lâches et essayez de ne pas combler les lacunes d'informations par des suppositions, peu importe à quel point vous les trouvez fondées. Essayez de vous en tenir à ce qui est objectif (dans cette histoire, il y avait beaucoup de choses sur la cérémonie qui auraient pu être rapportées et qui ont simplement été passées sous silence en faveur d'un segment de 5 minutes). Si vous constatez une erreur ou une imprécision qui aurait alimenté l’herméneutique de la suspicion, n’ayez pas peur de vous excuser ou de vous rétracter. Si vous mettez à jour, faites-le d'une manière perceptible. Ce n'est pas seulement la réputation du Saint-Père qui est en jeu, mais également son engagement envers la vérité.

Dans ce contexte particulier, CNA a déclaré que "les organisateurs de l'événement n'avaient pas expliqué pourquoi la danse avait été exécutée (…) ni ce qu'elle symbolisait". Je pense qu'il serait intéressant de poursuivre dans cette voie et d'essayer de comprendre les détails. de cette cérémonie et la signification des symboles des personnes qui l’ont arrangée et y ont participé.

Note du blog Christ-Roi. L'article original du 6 octobre de Pedro Gabriel a été actualisé par l'auteur ici.

 

Extraits :

 

"Une simple recherche Google montre qu’il existe au moins une chapelle appelée Notre-Dame de l’Amazone ('Nossa Senhora da Amazônia') dans une zone missionnaire à Manaus, au Brésil. Il n'est pas invraisemblable qu'il puisse exister d'autres expressions de cette dévotion dans la région panamazonienne qui, en raison de leur éloignement, ne possèdent aucune expression en ligne. [...] L'image vêtue de Notre-Dame de l'Amazone dans la chapelle de Manaus a été conçue en 2011, dans le cadre d'un concours approuvé par le Vatican. [...] Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’une image de Notre-Dame de l’Amazone, créée par le peuple amazonien lui-même, ne puisse qu’émerger. Il n’est pas non plus inattendu que cette image représente la Vierge en tant qu’indigène au sens propre du terme. Cela devait également contester les idées occidentales sur la manière dont Marie devrait être représentée, d'autant plus que les peuples autochtones d'Amazonie ont une vision culturelle différente de la nudité qui n'entraîne pas nécessairement la concupiscence ou l'immodestie.

 

[Mise à jour: Catholic News Agency a publié un article de presse selon lequel un responsable des communications au Vatican a nié que ce personnage fût la Vierge Marie; Cependant, si vous lisez l'intégralité de l' article de presse et que vous regardez la vidéo complète de l'échange , vous pouvez le voir et je cite: « Ruffini a déclaré que l'interprétation était son opinion personnelle et qu'il ne parlait pas en tant que chef du Vatican. communications ou communications synodales. ”Il a ensuite poursuivi en disant ce que“ il pensait ”que cela voulait dire. Fr. Costa, qui est censé avoir nié qu'il s'agisse de la Vierge Marie, a déclaré qu '«il n'a même pas vu la statue» et ne semblait pas très certain de cette réponse.

 

Il est intéressant de noter que le Dr Ruffini a également déclaré: 'Je crois que d'essayer de voir des symboles païens ou de voir… du mal, ce n'est pas le cas.' Mais les critiques utilisent ses mots pour valider le récit, selon lequel c’est païen.

 

[...] Autre critique

Il y avait d'autres voix qui essayaient de contourner l'interprétation de la femme autochtone de son propre rituel, afin de faire avancer le leur.

 

Le frère Alexis Bugnolo, qui se présente comme ayant un baccalauréat en anthropologie, fait partie de ces personnes. Dans un texte publié en ligne, il a confirmé que l'image était une idole de Pachamama et qu'elle suscitait la vénération de la latria .

 

Il n'explique pas comment il en est arrivé à cette conclusion et ne cite aucune référence ou preuve susceptible de valider ses prétentions. Il affiche simplement ses lettres de créance et continue ensuite d'affirmer gratuitement ses conclusions. Ce n'est pas une façon savante de faire les choses. Surtout que nous pouvons voir clairement qu'il s'agit d'une source biaisée et probablement peu fiable, car la majeure partie de son article est consacrée non pas à prouver que cette image est Pachamama, mais à expliquer que s'il était un évêque, il déclarerait le pape. excommunié.

 

Bien sûr, aucun anthropologue, aussi savant que soit son érudit, ne peut prétendre être un conférencier aux cultures qu’il étudie sur la signification réelle de leurs rituels et de leurs pratiques. En d'autres termes, si la femme autochtone qui a présidé le rituel dit que la statue est Notre-Dame, son interprétation fait plus autorité que celle de n'importe quel universitaire.

 

LifeSiteNews , de son côté, utilisait un type de tour de passe-passe différent. Ils ont interviewé un véritable chef de tribu, Jonas Marcolino Macuxi, qui a affirmé que le rituel était païen .

 

LifeSiteNews , bien sûr, n’est pas une source fiable. Ils ont contribué à créer la même mentalité d '"herméneutique de la suspicion" à laquelle j'avais mis en garde dans mon précédent article. Ils tournent constamment les actes et les paroles du pape de manière défavorable. Pour présenter leur mode de fonctionnement (et leur désir désespéré de trouver des excuses pour critiquer le pape), il suffit de renvoyer à cet article .

 

Il est impossible d'ignorer le fait que ce chef de tribu a été interviewé dans le cadre d'une conférence parrainée par Tradition, Family and Property, une organisation de droite et traditionaliste qui a été à l'avant-garde de la résistance au Synode en Amazonie .

 

Il n’est pas surprenant que Jonas ait décrit les indigènes de cette cérémonie comme manipulés par des religieux de gauche du clergé de la théologie de la libération, ou qu’il validerait le récit que LifeSiteNews voulait promouvoir. Néanmoins, il y a d'autres faits extrêmement importants qui ne peuvent être ignorés. Tout d'abord, ce chef de tribu n'est pas catholique, mais évangélique. Il serait intéressant de lui demander s’il considère comme une idolâtrie une vénération quelconque envers Notre-Dame (même des expressions catholiques non controversées comme Notre-Dame de Fatima). Deuxièmement, contrairement à ce que dit le traducteur dans la vidéo, le chef ne dit pas que le rituel était «païen». Il n’utilise jamais cette expression. Il peut l’impliquer en disant que c’est «primitif» et que certains éléments (comme l’utilisation de la fumée pour éloigner les esprits) ne sont plus pratiqués par sa tribu et rappellent les chamanes anciens. Néanmoins, des expressions telles que «c'est 100% païen» sont ajoutées par le traducteur et non par le chef. La principale préoccupation de Jonas semble concerner les objets fumants, et non l'image de Notre-Dame. Peut-être qu'en tant qu'évangélique, il ne peut pas croire qu'il existe une manière chrétienne d'utiliser ces objets anciens, mais les catholiques ont des choses telles que des brûleurs d'encens. Je ne considère pas que ces objets soient incapables d'avoir un but cérémoniel chrétien une fois que les indigènes se sont convertis au catholicisme.

 

Les paroles de la femme indigène

Tandis que ces sources faisaient tourner le récit qui était accepté sans discernement par ceux qui voient ce qui se passe dans l’Église aujourd’hui à travers le regard de l'herméneutique de la suspicion, je recevais de plus en plus de confirmations comme quoi l’image était bien Notre-Dame de l’Amazone.

 

La première s'est produite lors d'un échange sur Twitter avec une autre source de langue portugaise qui, à l'époque, faisait avancer avec force l'idée qu'il s'agissait d'une cérémonie païenne. Après une discussion avec moi, elle a concédé que la femme autochtone avait vraiment présenté la statue au pape comme 'Notre-Dame de l'Amazone.'

 

Bien que j'admire l'honnêteté intellectuelle de Catholic Sat, je ne suis pas d'accord avec sa traduction dans son intégralité. Premièrement, il est nécessaire de souligner que la femme ne parle pas en portugais mais en espagnol. Bien entendu, cela ne change rien, car les similitudes entre les deux langues permettent à la plupart des lusophones de comprendre intuitivement l'espagnol.

 

Cependant, malgré tout, certaines pièces sont assourdies par les clics des caméras. Je ne peux pas personnellement confirmer que l'autre personne a dit « Avé Maria » ou que la femme a dit plus tard « Donnez-le au pape, à l'Église ».

 

Par ailleurs, je ne pense pas que la femme dise « l’épouse de l’Église » (« noiva da Igreja » en portugais ou « novia de la Iglesia » en espagnol). Cela ne correspond tout simplement pas aux syllabes et aux voyelles qu'elle prononce. La seule chose qui soit claire, c'est qu'elle a dit «… de l'Église » («… de la Iglesia »).

 

J'ai écouté le clip plusieurs fois, en essayant de donner un sens à la partie inaudible. J'ai essayé de faire correspondre les mots les plus probables: reine (« reina »), patronne (« patrona »), mère (« madre »)… aucun ne semble être correct. Cela pourrait être « prier pour l’Eglise » (« ruega por la Iglesia »), mais malheureusement, nous avons déjà établi qu’elle disait «… de l’Église » («… de la Iglesia ») et non «… pour l’Église » ( “… Por la Iglesia “). L'expression « priez de l' Église » est une formulation maladroite.

 

Après l'avoir écouté plusieurs fois, la traduction qui semble plus plausible (et qui a été confirmée par une amie hispanophone) est qu'elle dit "Nuestra Señora de la Amazonia, con el huevo de la Iglesia". Qui se traduit par "Notre-Dame de l'Amazonie, avec l'œuf de l'Église."

 

Cependant, cette traduction est provisoire. Peut-être une autre personne hispanophone pourrait-elle parvenir à une formulation plus précise. Une chose est cependant certaine: la femme a présenté la statue au pape comme « Notre Dame de l’Amazone, [inaudible] de l’Église ».

 

Autre confirmation

Alors que le débat faisait rage, la personne au centre de la controverse ne resta pas silencieuse. Le 7 octobre, il a de nouveau été aperçu, cette fois dans la basilique Saint-Pierre.

 

 

Si l'insertion d'un rituel païen dans une cérémonie autrement chrétienne était déjà étrange, il serait encore plus étrange d'introduire une idole païenne dans la basilique. Bien sûr, pour les herméneutes de la suspicion, cela ne faisait que renforcer leurs soupçons sur la gravité des problèmes. Pour une personne raisonnable, cela montre à quel point il est plus plausible que l'image représente Notre-Dame et ne soit pas une idole païenne.

Il semble également que le personnage se trouve maintenant dans l'église de Santa Maria in Transpontina. Cela correspond à ce que Christopher Lamb avait déjà signalé dans un tweet que j’ai noté comme renforçant les preuves en faveur de l’état de Notre-Dame de l’Amazone.

Dans ce lien, il est possible de voir une vidéo d'un service célébré dans l'église de Santa Maria in Transpontina (il est à noter que je ne suis pas le créateur de cette vidéo et que je ne l'ai pas montée): 28 secondes plus tard marque, il est possible de voir l'image. À la 49ème seconde, nous voyons beaucoup de gens se tenir la main autour de l'image et prier Avé Maria.

Nous pouvons également constater que, comme lors de la cérémonie dans les jardins du Vatican, ce service est organisé dans un contexte profondément chrétien et non païen. À 33 secondes, nous voyons une jeune fille assise dans le même canot que la nôtre. En plus d'elle, une femme d'âge moyen (qui dirige manifestement l'activité) demande « Quem seer arriscar agora? ”(“ Qui veut prendre le risque maintenant? “). Plus tard, à la 37e seconde, la fille est élevée avec le canoë, tandis que la femme d'âge moyen dit: « Olhe gente, Jesus está chamando. Está chamando forte. Agora há muita gente escorte o chamado de Jesus "(" Regardez les gars, Jésus appelle. Il appelle très fort. Maintenant, beaucoup de gens entendront l'appel de Jésus "). C'est une activité chrétienne, probablement liée à l'appel de Dieu. La jeune femme répond à l'appel de Jésus et s'assied dans le même canot où l'image de Notre-Dame était auparavant (Notre-Dame étant le modèle de tous ceux qui répondent à l'appel de Dieu.)

Enfin, le 10 octobre, la journaliste Melissa Blutz, correspondante de Rome Reports, a fait ce que j'avais suggéré dans mon précédent article. Elle a interviewé l'un des organisateurs de la cérémonie du jardin du Vatican: le p. Carrasco Rojas, un prêtre missionnaire pour les peuples autochtones au Pérou. Il a dit:

 

"Ils ont sculpté dans le bois l'image d'une Mère Bénie enceinte. Elle est la Vierge et nous l’avons appelée Notre-Dame de l’Amazone. Elle représente l'Amazonie, car qu'est-ce que l'Amazone? L'Amazonie est une femme, elle est une femme, elle a un visage féminin. Pourquoi? Parce que la terre est une mère, la terre donne la vie. C'est donc l'Amazone."

 

S'il vous plaît notez que même si la figure représente l'Amazonie, c'est la Vierge, la Mère Bénie. Ceci est conforme à l'original espagnol, où le Père utilise le terme de manière non équivoque, montrant que ce n'est pas n'importe quelle vierge, mais la Vierge. Quoi qu'il en soit, il est présenté à nouveau comme Notre-Dame de l'Amazone.

 

Conclusions

Une semaine après la controverse, les gens sont toujours à la recherche de moyens pour tenter de présenter l'image comme païenne. Tout cela aurait dû cesser à partir du moment où il fut établi que la femme indigène qui avait présenté la statue au Saint-Père avait déclaré qu'il s'agissait de Notre-Dame de l'Amazone. Elle devait le savoir. Cependant, cette réponse n'était pas compatible avec le récit mis en place par les herméneutes de la suspicion. Ils continuent de s'accrocher aux opinions d'autres personnes: évêques, anthropologues ou chefs de tribus lors de conférences organisées par des organisations de droite. Ils ne se reposeront pas jusqu'à ce qu'ils obtiennent la réponse qu'ils veulent.

Cependant, plus nous nous rapprochons des sources réelles, plus il devient clair que les personnes impliquées dans la cérémonie des Jardins du Vatican voient l'image comme Notre-Dame. Bien sûr, il comporte des significations symboliques associées supplémentaires (l'Amazone, la féminité, la maternité), mais nous ne pouvons pas exclure le sens marial de l'image, ni ne pouvons nier que c'est le sens qui lui est associé le plus systématiquement. Nous ne pouvons certainement pas prétendre que l’image est Pachamama, quand ce nom n’a pas été prononcé par eux, même une fois.

Le fait que tant de personnes se couvrent les oreilles et refusent d’entendre ce que les organisateurs de la manifestation ont à dire à propos de la manifestation qu’ils ont organisée est révélateur. Le fait que beaucoup de gens refusent de croire la femme indigène qui a présenté l'image au pape en tant que Notre Dame de l'Amazonie - préférant des explications alternatives idéologiques d'autres personnes qui n'ont contribué d'aucune façon au rituel - montre combien ce Synode est important et nécessaire. Comme François l'a dit à maintes reprises, l'un des principaux objectifs du Synode est d'écouter le peuple amazonien. Les idéologues ne les écoutent pas, si sûrs d'eux-mêmes qu'ils saisissent exactement tout ce qui se passe.

Il n'est pas nécessaire de dire aux peuples autochtones que leur rituel était païen, alors qu'ils ne le considèrent manifestement pas comme tel. Il ne serait pas non plus plausible de supposer qu'ils avaient été invités à accomplir un rituel païen devant le pape, au milieu d'une cérémonie ailleurs chrétienne, sans même une explication de ce qu'ils faisaient. Ils se considèrent comme chrétiens. Nous devrions les croire. Et nous devrions les croire quand ils nous parlent de leur culture et de leurs rituels. Ils n'ont pas besoin de personnes extérieures qui ne connaissent absolument pas leur culture pour leur dire que l'image est "clairement païenne". S'ils disent que c'est Notre-Dame de l'Amazone, c'est notre-Dame de l'Amazone. Point final.

Malheureusement, pour le moment, les opinions sont déjà cristallisées et nous ne pouvons rien y faire. Ceux qui, contre toute évidence, continuent de croire que c’était un rituel païen continueront de le croire et trouveront de nouvelles façons de justifier leur notion préconçue. Parce qu'il ne s'agit pas de la vérité des faits, il s'agit d'avoir une autre raison de critiquer le pape François.

Même s'il y avait un soupçon de doute, nous devrions utiliser l'interprétation la plus charitable. En l'absence de preuve concrète qu'il y a quelque chose qui cloche dans ce qui a été accompli dans les jardins du Vatican, nous devrions supposer qu'il s'agissait d'une cérémonie chrétienne, faite avec l'accompagnement de l'Église et sans aucun élément incompatible avec la foi catholique. Crier "c'est clairement païen" ou "c'est clairement syncrétique", sans aucune preuve, ne suffit tout simplement pas. Cela peut être très pratique pour une certaine vision du monde, mais au final, ce n’est pas correct. En les accusant de paganisme, ils portent potentiellement (et probablement) de faux témoignages contre eux.

Plus grave encore, ils utilisent ces peuples autochtones comme accessoires dans une guerre culturelle. Ils ne doivent pas être considérés comme tels, car ils ne sont pas des accessoires: ce sont des personnes, dotées de la dignité humaine par leur Créateur. Ils sont frères et sœurs en Christ et méritent notre respect. Et le respect commence par l'écoute. Le pape François comprend cela. Suivons ses traces et continuons à prier et à œuvrer pour la conclusion fructueuse de ce synode si nécessaire.

 

Notre-Dame de l'Amazone, priez pour nous.

Dans un nouvel article du 10 novembre dernier, intitulé "Pachamama, la pièce manquante du Puzzle, Pedro Gabriel ajoute les informations suivante :

 

[...] les diverses précisions apportées par les représentants de REPAM et par le service de presse du Vatican: « Nous avons déjà répété à plusieurs reprises ici que ces statues représentaient la vie, la fertilité, la Terre nourricière. “

 

Les voix officielles du synode n'attribuaient aucune signification religieuse aux figures sculptées. En fait, comme je l'ai abondamment documenté, ils ont invoqué invariablement et à plusieurs reprises une signification païenne. Cependant, ils ont en effet identifié les statues avec «Mère Terre», en tant que représentation de la vie, de la nature et de la fertilité. Par conséquent, leurs mentions de Pachamama doivent être interprétées dans ce sens.

 

Quelle est la force pour cela? Cela signifie-t-il que le terme «Pachamama» peut être utilisé de manière orthodoxe?

 

Un peu de contexte

Si les sources officielles de REPAM ne considèrent pas la Terre nourricière comme une déesse païenne, pourquoi mentionnent-elles la Terre nourricière? Pourquoi voient-ils la «Terre mère» comme un concept louable à utiliser en premier lieu?

 

D'après mes recherches, l'utilisation de «Mère Terre» par REPAM découle de deux influences majeures.

 

Le premier de cette influence est le cantique des créatures de saint François d'Assise, nommé dans la langue originale sous le nom de Laudato Si ' (d'où le pape François a nommé son influente encyclique ). Dans ce cantique, le saint chante:

 

«Loué sois-tu, mon Seigneur,

à travers notre soeur, notre mère la Terre ,

qui nous soutient et nous dirige

apportant toutes sortes de fruits

et des fleurs et des herbes colorées.

 

Bien entendu, cet usage de la Terre nourricière est orthodoxe, sinon saint François d'Assise n'aurait pas été canonisé, mais anathématisé.

 

La deuxième influence est le mouvement environnementaliste. En Amérique latine, des pressions juridiques majeures ont été prises en vue de conférer à la Terre nourricière le caractère juridique que la loi lui confère en tant que sujet d'intérêt public collectif.

[Note du blog Christ-Roi. En 2007, Benoît XVI plaçait enfin l'environnement au coeur des priorités catholiques (Hervé Yannou, Correspondant du Figaro au Vatican, Publié le 13 septembre 2007). Au cours des mille dernières années, l'Occident chrétien a en effet perdu son lien spirituel avec la nature. Il n'existe qu'un seul saint un peu écologiste : François d'Assise. C'est une exception. Les docteurs de l'Église sont restés quasi muets sur la question. La notion de respect de la Création a été presque totalement perdue au XVIIIe siècle, à la suite de Descartes, qui présentait l'homme comme « le maître et le possesseur de la nature ». Dès lors, la société moderne n'y a plus vu une oeuvre de Dieu à préserver, mais un milieu exploitable par l'homme capable de se substituer à son créateur. Les théologiens ne traitèrent donc pas du rapport de l'homme à son milieu. Au point que certains militants écologistes ont pu avancer l'idée que le saccage de la Terre était lié à la mentalité judéo-chrétienne. Ils défendaient la thèse que si l'homme détruisait son écosystème, c'était parce que la Bible affirmait qu'il devait dominer le reste du monde vivant. Pour y répondre, Jean-Paul II commença donc à développer une réflexion catholique sur l'écologie. Reprenant ces arguments, il voulut montrer que dans la Bible, le sort de l'homme et celui de la nature sont intimement liés. Dans le jardin d'Éden, l'homme vivait en paix avec Dieu et en harmonie avec son environnement. Après qu'Ève eut mangé la pomme, l'homme perdit d'une part la connaissance de Dieu et d'autre part l'équilibre avec la nature. Tout se détractait déjà. « Maudit soit le sol à cause de Toi ! À force de peines, tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l'herbe des champs », lança Dieu au couple pécheur en le chassant du Paradis terrestre (Genèse, 3, 17-18). Le destin entre l'homme et la Terre existait donc bien. En 1985, le pape polonais marqua son engagement en faveur de la préservation de l'environnement en expliquant à des jeunes réunis à Viterbe, au nord de Rome, que Dieu avait remis entre les mains de l'homme la maîtrise et la gérance de la Terre, créée pour lui, mais pas sa possession. Par la suite, il devait appeler les chrétiens à « une conversion écologique » et signer en 2002, à Venise, avec le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomé Ier, une déclaration commune pour la sauvegarde de la Création qui n'eut alors que très peu d'échos. Avec Benoît XVI, ce discours a pris une autre ampleur. Il y a certes la destruction de l'environnement, mais surtout les manipulations génétiques et embryonnaires. Loin du recours aux énergies alternatives, Benoît XVI insiste sur le fond même du respect de l'oeuvre de Dieu : celui de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle.]

 

Depuis l'Équateur en 2008, et plus particulièrement depuis la Bolivie (où a été écrite la loi sur les droits de la Terre nourricière dans un cadre juridique), de nombreuses autres initiatives juridiques similaires ont été lancées dans d'autres pays, y compris dans certaines juridictions des États-Unis. Ces initiatives utilisent comme point de départ la vision sacrée des autochtones sur la Terre nourricière / Pachamama, mais sa signification religieuse a été "réduite afin de pouvoir être utilisée comme un outil politique et écologique pour aider à sauver l'environnement".

 

Il convient également de noter l’un des concepts clés fréquemment associés à ces initiatives environnementalistes de Pachamama: l’éthique autochtone du "Bien vivre".

 

Cette deuxième influence peut être plus problématique, car certaines des initiatives dérivent d'éco-idéologies de gauche incompatibles avec le catholicisme. Cependant, même s'ils peuvent être problématiques, ils ne le sont pas nécessairement. La doctrine sociale de l'Église s'est toujours préoccupée des problèmes environnementaux depuis au moins saint Jean Paul II. Et accorder le statut de personne morale à la Terre nourricière n'est pas plus gênant d'un point de vue catholique que de l'accorder à des entreprises. Il ne s'agit donc pas tant de savoir si ces initiatives sont mauvaises en soi, mais si elles sont ordonnées à juste titre selon les principes catholiques.

 

Remarquez, ces deux influences ne sont pas contradictoires, puisque saint François d’Assise a été correctement qualifié de saint patron de l’écologie.

 

[...] Pour les peuples de Living Well, la Terre est Pachamama, Mère de la vie, notre mère. Nous sommes nés d'elle et nous avons besoin d'elle pour vivre. La grande invitation est la suivante: vivre et socialiser dans des relations harmonieuses avec la Terre, ce qui exige des relations de coopération entre nous: personnes, communautés, peuples, hommes. Et vivons nos relations avec Dieu dans ces relations de coopération entre nous et dans les relations harmonieuses avec la Terre.

 

Tout est interconnecté, et Dieu s'est fait l'un de nous pour révéler qu'il est présent dans toutes ces relations

 

[...] Comment les catholiques doivent-ils agir à leur égard dans le contexte de l'appel du pape François à se rendre dans les périphéries? C'est le thème principal de l'article d'où provient cette citation.

 

En ce sens, je pense que notre contributeur David Lafferty a été très perspicace en essayant de contextualiser cette controverse à la lumière de l’encyclique papale Laudato Si '. Certaines des références REPAM à Pachamama mentionnées ci-dessus tentent d'établir une connexion avec Laudato Si ' (voir ici et ici ). En outre, il convient de noter comment le document final du Synode s'appelle « Amazonie: nouveaux chemins pour une église et une écologie intégrale ». La présentation de rituels païens aux gens n'est pas le point central, ni de REPAM, ni Synode. L'objectif (ou plutôt l'un des objectifs) est la relation appropriée entre l'homme et la nature dans le contexte d'une destruction généralisée de l'environnement. Les références à la Terre Mère / Pachamama doivent être comprises dans ce contexte.

 

En ce qui concerne l'influence de saint François d'Assise, REPAM est lié à une thèse de maîtrise en théologie sur le cantique des créatures, écrite par le p. Manuel Reales et défendu à l'Université pontificale javérienne de Bogotá. Le passage pertinent relatif à Pachamama est le suivant:

 

"Para os povos do Bem Viver, a Terra é Pachamama, Mãe da vida, nossa mãe. E nós somos nascido dela e dela precisamos para viver… O grande convite é este: viver e conviver com relações harmoniosas com a Terra, o que exige relações de cooperação entre nós: pessoas, comunidades, povos, humanidade… E viver nossas relações com Deus nestas relações de cooperação entre nós e nas relações harmoniosas com a Terra…

Tudo está interrelacionado, e Deus mesmo se fez um de nós para revelar que está presente em todas estas relações…

 

(ma traduction)

 

"Une chose très particulière chez François d'Assise, c'est quand il appelle la terre, non seulement une sœur, mais aussi une mère. Cela signifie que c'est la terre qui soutient la survie des êtres humains, ce qui signifie que l'homme n'est pas autosuffisant : "Nous ne pouvons vivre que si la terre vit". Nous devons revenir dans les bras de la Pachamama avec la conscience tranquille de notre transcendance."  

 

[...] Il apparaît que les trois organisateurs de l'événement (REPAM, le Mouvement catholique mondial pour le climat et l'Ordre des Frères Mineurs) ont publié une déclaration, précisément le jour de la cérémonie, expliquant son sens. Pourquoi cela n'a pas été découvert et diffusé plus tôt par les médias est absolument inexplicable. Pourtant, voici le lien vers la déclaration. Elle se penche uniquement sur la cérémonie de plantation d'arbres, qui a constitué la majeure partie de l'événement. Mais il y a aussi un lien vers un message d'Ednamar de Oliveira Viana, la femme indigène qui a présidé l'activité et qui a présenté la statue controversée au pape comme "Notre-Dame de l'Amazone". Le message dit:

 

"Planter, c'est avoir de l'espoir.  C'est croire en une vie croissante et féconde pour satisfaire la faim de la création de la Terre-Mère.  Le Synode plante cet arbre, l'arrose et le cultive, afin que les peuples amazoniens soient entendus et respectés dans leurs coutumes et traditions, en expérimentant le mystère de la divinité présente dans la terre amazonienne... Le planter au Jardin du Vatican est un symbole qui invite l'Eglise à s'engager encore plus pour les peuples des forêts et pour l'humanité entière.  Mais c'est aussi la dénonciation de ceux qui détruisent notre maison commune par cupidité à la recherche de leur propre profit."

 

Les lecteurs de LifeSiteNews sont rapidement passé à la conclusion que cela prouvait en quelque sorte que la cérémonie était païenne. Comment en sont-ils arrivés à cette conclusion, je ne le sais pas. Tout d'abord, cela n'avait aucun lien direct avec la figure en bois sculpté. C'était une explication du rituel de plantation. Deuxièmement, il est vrai qu'elle mentionne la Terre Mère, mais je ne vois aucune indication qu'elle le fait comme si elle était une déesse païenne. Il n'y a aucune référence à Pachamama, à moins que nous prenions la traduction littérale de celui-ci comme Terre Mère (mais, comme je l'ai démontré ci-dessus, ne signifie pas qu'il est considéré comme une déesse païenne, mais est utilisé dans le contexte même de la défense de l'environnement).

 

[...] Cette référence à la Terre nourricière ne se fait pas dans le vide. Elle a été réalisée dans le cadre d'une activité organisée par le REPAM, qui a nié toute interprétation païenne de l'événement, mais a utilisé "Mère Terre / Pachamama" de manière cohérente et cohérente comme symbole de vie et de fertilité dans la tradition du Cantique des Créatures de saint François d'Assise, du Laudato Si' et des mouvements populaires en faveur d'une écologie intégrale. La déclaration d'Ednamar semble également mentionner la Terre nourricière en relation avec les préoccupations environnementales, tout comme le reste du REPAM.  Cela explique aussi les clarifications continues du Bureau de presse du Vatican, qui nie également tout élément païen, mais fait référence à la statue comme symbole de vie, de fertilité, de Mère Terre.

 

[...] Il n'y a, à l'heure actuelle, aucune preuve en faveur de l'hypothèse "Une déesse païenne a été vénérée au Vatican". Il y a, en fait, plusieurs démentis officiels de cette thèse, tant par REPAM que par le Vatican. Cela me rappelle les controverses protestantes fondamentalistes autour de l'usage du mot Lucifer dans un certain hymne catholique pour faire référence à Jésus. De la même manière, Pachamama est un terme chargé qui peut être utilisé de manière orthodoxe par ceux qui l'utilisent réellement, et a été mal interprété pour prouver que quelque chose de démoniaque était sous les pieds par des gens qui en étaient déjà arrivés à cette conclusion. Et je pense que nous avons maintenant une meilleure idée de ce que pourrait être la provenance possible (bien que non prouvée) du terme "Pachamama", tel que le comprennent les catholiques de la région amazonienne.

Enfin, dans un article du 1er novembre intitulé "Représentations du paganisme au Vatican: que pouvons-nous apprendre d'elles?", Pedro Gabriel est revenu sur les figures païennes au Vatican, en ces termes : 

 

Au cours du mois d'octobre, j'ai écrit plusieurs articles sur la controverse entourant les statues indigènes exposées lors de la cérémonie aux jardins du Vatican lors du début du synode sur l'Amazonie. Cette controverse reposait sur l'idée qu'il était inacceptable de manifester le paganisme au Vatican, cœur géographique de l'Église catholique. Bien sûr, l'affirmation selon laquelle cette figure est païenne ne tient pas debout, comme je l'ai clairement démontré dans plusieurs articles récents.

 

Cependant, l'idée qu'il n'y ait aucune manifestation de paganisme au Vatican est fausse. Non, je ne parle pas de statues païennes dans les musées du Vatican. Même si ceux-ci sont situés à l'intérieur du Vatican, ils existent dans un contexte purement profane. Ils sont là à des fins historiques, touristiques et culturelles et non à des fins religieuses.

 

Ce dont je parle, ce sont de véritables figures païennes représentées dans des églises où des cérémonies et des liturgies catholiques ont lieu régulièrement. Des figures qui, bien que païennes, ont un message catéchétique pour les fidèles. Puisque ces représentations existent au Vatican, que pouvons-nous apprendre d’elles? Pouvons-nous appliquer cette connaissance aux controverses autour du Synode Amazonien, vis-à-vis de l'inculturation et du syncrétisme?

 

En abordant la controverse autour de la nudité d'une figure sculptée, j'ai mentionné que la chapelle Sixtine représentait Jésus et de nombreux saints complètement nus (voir la figure ci-dessous).

"Pachamama" : Un autre regard sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican

Au moment de l'achèvement de la fresque, cela provoqua beaucoup de scandale. Le maître des cérémonies papales aurait déclaré que de telles représentations étaient plus adaptées aux "bains publics et tavernes" qu'à un "lieu sacré" comme la chapelle Sixtine. Cette rhétorique est à l'image de celle utilisée ces dernières semaines. Il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil. Néanmoins, de nos jours, cette scène de "bains publics et de tavernes" dans la chapelle Sixtine est considérée comme l'une des expressions les plus sublimes du génie humain de tous les temps et compte comme l'un des joyaux de la couronne des collections du Vatican.

Cependant, je ne souhaite pas m'attarder sur cet argument ici. Cet exemple sert simplement à expliquer l'inspiration pour cet article, car c'est en considérant la Chapelle Sixtine qu'une autre référence artistique m'est venue à l'esprit. Si nous nous éloignons de la fresque du Jugement dernier et que nous levons les yeux, nous verrons le magnifique plafond, également peint par Michel-Ange. Au lieu de nous concentrer sur les scènes principales, passons aux périphéries, aux pendentifs qui soutiennent et encadrent ces scènes principales.

 

 

Autour du centre, nous pouvons voir douze figures, représentant douze prophètes du monde antique.

Sept d'entre elles sont des personnages bibliques masculins de l'Ancien Testament: Esaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Jonas, Joël et Zacharie.

Les cinq autres sont des femmes… appelées sibylles.

Qui sont les sibylles? Elles ne sont ni chrétiennes ni juives. C'étaient des prophétesses païennes du monde antique, avant la naissance du Christ.

Pourquoi sont-elles ici? Toutes les sources que j'ai consultées à ce sujet sont cohérentes: il s'agit de montrer que Jésus n'est pas venu uniquement pour les Juifs, mais aussi pour les Gentils. C'est une expression de l'universalité (c'est-à-dire de la catholicité) de notre religion et de la rédemption de Jésus-Christ. Selon la mentalité médiévale et renaissance, beaucoup de déclarations des sibylles pourraient être interprétées comme prédisant la venue du Christ. En ce sens, la présence des sibylles montre que le désir du Messie ne se limitait pas au peuple élu, mais s'étendait également aux peuples qui, à une époque, erraient dans l'ombre du paganisme, incapables de séparer le vrai Dieu de leur compréhension imparfaite (quand elle n'est pas carrément erronée et mauvaise) de la réalité métaphysique.

Cette belle catéchèse, cependant, peut être noyée si nous nous en tenons trop fermement à certains faits indéniables: même si certaines prédictions de la Sibylle pouvaient être interprétées comme une préfiguration du christianisme, elles étaient complètement païennes. La Sybille que je connais le mieux (et qui est également représentée sur la chapelle Sixtine) est la Sibylle de Delphes, de l’Oracle de Delphes. Elle a prononcé des révélations divines au nom d'Apollon (un des dieux païens du même panthéon que les Manichéens ont rejeté et contre lequel ils sont allés à la guerre et ont subi le martyre). Elle s'assiérait sur un endroit rempli de vapeurs descendant de la terre, ce qui l'inciterait à prophétiser - selon certaines sources, en induisant un état d'esprit altéré. La sibylle n’a peut-être pas dansé nue avec une coiffe à plumes et ne portait pas de maquillage pour le visage, mais il s’agit toujours d’une pratique chamanique. Les critiques papaux d’aujourd’hui, en dehors du contexte, n'hésiteraient pas à qualifier la sibylle de Delphes de démoniaque.

 

Sybille delphique - Chapelle Sixtine

 

Et pourtant, le peu de choses qu'elle contenait de bon a été christianisé, de sorte qu'elle a pu être représentée dans l'un des lieux les plus sacrés du Vatican, sans aucun scandale. En fait, la présence des Sibylles parmi les prophètes de l'Ancien Testament n'a pas causé autant de scandale que la nudité des saints, car ce genre de représentations était courant tout au long de la Renaissance et même au Moyen Âge.

 

[Il existe une tradition de représentations orthodoxes de la Terre nourricière dans l'Église, ainsi que d'expressions orthodoxes inculturées de Pachamama, qui ne sont ni païennes ni des idolâtries. Dans son essai intitulé 'Non la Mère Terre n'est pas païenne. Mon dernier mot sur la fausse controverse des idoles de la Pachamama du Vatican", Eric Giunta montre la riche tradition orthodoxe, qui remonte à l'époque médiévale, de représenter la Terre Mère / la Nature dans les églises.

 

L'Église Montculo de La Paz en Bolivie présente la Terre-Mère comme une création de Dieu. Père Ivan Bravo, Vicaire de la paroisse Montículo à La Paz.

 

Et dans un addendum à son essai (traduction automatique google) Eric Giunta, docteur en droit de l'Université de l'état de Floride, et membre du barreau de Floride, par ailleurs critique du pontificat de François, mentionne des expressions légitimes d'inculturation en Amérique du Sud, où se mêlent les figures de Pachamama et de la Vierge Marie. Contrairement à certains anthropologues de salon qui ont pesé sur cette question en affichant simplement leurs références, Eric Giunta fournit en fait de nombreuses citations et une bibliographie scientifique à son article. Lire aussi  "Semences dispersées : le catholicisme et la pachamama", Bolivian Express. "Pachamama était considérée comme une mère fertile à cause de la terre fertile. Et quelle est la figure catholique qui ressemble le plus à une mère attentionnée ? La Vierge Marie." NdCR.]

 

Je le répète : non seulement la présence des Sibylles était communément représentée, mais elles étaient généralement représentées dans les scènes avec les prophètes de l'Ancien Testament, sans aucune distinction entre eux.

C'est parce que nous représentons les sibylles, pas à cause de ce qu'elles ont de mal, mais à cause de ce qu'elles ont de bon. C'est la différence entre l'inculturation et le syncrétisme. Le syncrétisme reviendrait à prétendre que les sibylles devraient être représentés sur un pied d'égalité avec les prophètes et que, par conséquent, tout ce qu'elles prophétiseraient, dirigé vers le Christ ou non, aurait la même valeur que les livres inerrants et inspirés que les prophètes ont écrits. Ce n'est pas le cas. Nous ne les rapportons que relativement à ce qui peut être légitimement lié au christianisme.

Ceci est similaire à la christianisation d'un autre motif artistique commun avec une signification très similaire à celle des sibylles: les mages d'Orient. Ils ont été tellement christianisés qu'ils ont joué un rôle essentiel dans le récit de la jeunesse de Matthieu dans le Nouveau Testament. Les chrétiens les voient comme une préfiguration de ce qui se passera dans le futur: que le monde entier, et pas seulement les Juifs, reconnaisse Jésus-Christ comme le Messie. Voici comment on se souvient des mages. On ne se souvient pas d'eux pour s'être engagés dans des pratiques astrologiques que nous considérons superstitieuses et antichrétiennes. Je me demande ce qu'un Juif chrétien respectueux de la loi aurait pensé à inclure cet épisode dans le Canon des Écritures, parallèlement aux interdictions lévitiques de Lev 19:26 et 20:27.

Bien entendu, ces exemples ne sont pas des parallèles exacts entre la cérémonie du jardin du Vatican et la chapelle Sixtine Sibylle. Je signale simplement que le simple fait de posséder un caractère ou un symbole d'origine païenne et de le représenter dans un contexte religieux ne le rend pas faux, syncrétique ou idolâtre. De tels symboles et représentations peuvent faire partie de la catéchèse chrétienne - tout comme les sibylles - et le plus important est de savoir si une telle catéchèse est cohérente avec le message chrétien.

C'est pourquoi nous devons nous garder de tirer des conclusions irréfléchies. Les limites de ce qui est légitime ou non ne sont peut-être pas aussi nettes qu'elles le semblent. La prudence est primordiale. Pour savoir si quelque chose est compatible avec le catholicisme ou non (inculturation ou syncrétisme), il est important de savoir quel message est transmis. En ce sens, il ne suffit pas de dire que la chapelle Sixtine présente des prophétesses païennes aux côtés de prophètes de l'Ancien Testament. Nous devons savoir pourquoi ils sont là. Une fois que nous avons compris cela, nous pouvons reconnaître le message chrétien qu’ils essaient de transmettre. Ce faisant, les soupçons excessifs de paganisme au Vatican sont levés, à moins que de tels soupçons ne servent à rien.

C'est pourquoi il est important d'écouter les indigènes qui représentent le personnage controversé avant de les condamner. C'est pour cette raison que nous ne devrions pas passer au crible leurs actions et supprimer leurs mots à la recherche de références païennes avant de comprendre réellement tout ce qu'ils nous disent. C'est pourquoi le Synode en Amazonie était important: avant de condamner, voire de corriger, nous devons écouter. Car comment pouvons-nous condamner ou corriger ce que nous ne comprenons pas? Nous devrions également nous rappeler l’importance d’écouter l’autorité magistrale sur ces questions; le pape et les évêques enseignant en communion avec lui. Si le pape affirme clairement qu'un symbole a été utilisé sans intention idolâtre (même s'il ne l'a pas déclaré de manière officielle), les catholiques devraient respecter et prendre en compte sa position.

Les Sibylles païennes et les saints nus ont pris une place d'honneur sur le siège apostolique du catholicisme. Au cours des siècles, ils ont assisté à des messes sacrées, des cérémonies solennelles et des élections de papes. Ils donnent gloire au noyau de vérité qui est présent dans le cœur de chaque homme. Ceux qui faisaient des pratiques quasi-chamaniques prêchent maintenant des vérités chrétiennes que nul ne peut nier sans risquer de perdre son âme: Dieu aime tout le genre humain et que celui-ci aspire à Dieu, même imparfaitement. Il y a quelque chose que nous pouvons apprendre de ces références païennes au Vatican. Et si nous pouvons le faire au Vatican, nous pouvons le faire aussi en Amazonie et partout ailleurs.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 08:27
Un combat commun aux catholiques et écolos : la pilule

Plus que jamais, pensons en effet à nos sols et notre eau qui sont pollués par la prise de ce pesticide pour les enfants à naître.

 

Vous ne boirez bientôt plus n'importe quelle eau par hasard...

 

Or, la pilule est rejetée comme tout ce que nous mangeons en finissant dans les toilettes. Cela retourne nécessairement polluer notre eau.

 

Jérôme Lejeune, généticien, a été récompensé par la plus grande distinction scientifique mondiale et s'est opposé à la pilule : www.youtube.com/watch

Il a défendu la famille, nous prévenant qu'on essaierait de nous faire croire qu'on baillonnerait la science en mentant à notre sujet.

 

Jusqu'à 5 fois plus de déchets autorisés depuis 2011 en France dans l'eau du robinet : www.sain-et-naturel.com/5-fois-plus-de-…

 

Parmi ceux-ci, on y retrouve des déchets de médicaments et la pilule qui ne soigne rien du tout mais est un pesticide humain comme l'a déclaré le professeur Lejeune !

 

Voir encore : www.parismatch.com/…/Pesticides-dech…

Un combat commun aux catholiques et écolos : la pilule

 

Source: Gloria.Tv

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 19:49
Incendie de Lubrizol à Rouen : "Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache". Une chercheuse à l'INSERM rompt le silence

INTERVIEW. « Les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache », à Rouen

Sociologue de la santé, Annie Thébaud-Mony ne décolère après l'incendie de Lubrizol à Rouen, jeudi 26 septembre. Elle alerte sur les conséquences de la catastrophe industrielle.

Publié le 27 Sep 19 à 16:35

Sociologue de la santé et directrice honoraire de la santé, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26 septembre 2019 à Rouen.

Sociologue de la santé et directrice de recherche honoraire à l’Inserm, Annie Thébaud-Mony alerte sur les dangers liés à la toxicité différée liée au panache de fumée, jeudi 26 septembre 2019 à Rouen. (©R-T/76actu)

Annie Thébaud-Mony est sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et spécialiste des maladies professionnelles et environnementales. Elle a, à plusieurs reprises, dénoncé à travers ses travaux « l’impunité des crimes industriels ». Au lendemain de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, elle soutient que « les gens ont raison d’avoir peur s’ils étaient sous le panache. Les dangers liés à la toxicité différée et ses conséquences doivent être pris en compte et un suivi médical strict doit être mis en place ».

 

Lire aussi : Forte odeur, suie : au lendemain de l’incendie de Lubrizol à Rouen, la préfecture peine à rassurer

 

« La combustion redouble la toxicité »

76actu : Au lendemain de l’incendie de Lubrizol à Rouen, la peur gagne les habitants de la ville. Les gens ont-ils raison d’avoir peur ?

Annie Thébaud-Mony : Oui, il faut être inquiet. Lubrizol est un site Seveso seuil haut, ça veut dire qu’il y a des produits toxiques. Et quand on brûle ce type de produits, la combustion redouble la toxicité.

 

L’incendie est terminé, les résultats d’analyses communiqués par la préfecture se veulent rassurants… Vous n’y croyez pas ?

Le préfet a pris soin hier [jeudi 26 septembre 2019, ndlr] d’avoir un discours rassurant parce que le danger imminent a effectivement été écarté : ils ont évité le pire. Mais ce n’est pas parce que la toxicité immédiate est écartée qu’il ne faut pas évoquer la toxicité différée. Les autorités savent très bien que ce nuage qui est passé au-dessus de Rouen est chargé en poussière hautement toxique qui est au minimum cancérogène.

 

On n’a toujours pas le détail de ce qui est parti en fumée, mais on sait que lorsque ça brûle il y a des hydrocarbures, ceux-là mêmes qui se trouvent dans le tabac. Quant aux suies, quand il déclare que les résultats d’analyses sont globalement satisfaisants, il faut insister sur le fait que les suies sont intrinsèquement cancérogènes également.

 

Qui doit, selon vous, s’inquiéter de cette toxicité différée ?

Tous les gens qui se sont retrouvés sous le panache. On a limité les dégâts et c’est fort heureux en fermant les écoles, mais selon moi, le confinement des gens n’a pas été suffisant. Il fallait mettre les locaux en surpression et faire en sorte de ne rien laisser passer dans les maisons ou les bâtiments dans lesquels les gens travaillaient. Je ne comprends pas, vu ce qui s’est passé, qu’on n’ait pas tout simplement dit aux gens de ne pas être dans le périmètre du panache.

 

Lire aussi : Au lendemain de l’incendie à Lubrizol, les locaux de France 3 Normandie évacués à Rouen

 

« Un vrai risque de développer des cancers »

Que risquent les gens selon vous ?

Je ne vais pas cacher la vérité. Il faut que les gens sachent que s’ils ont respiré ou été en contact avec cette fumée alors il y a un vrai risque de développer des cancers sur le plus ou moins long terme.

 

Que conseillez-vous aux personnes qui sont sorties hier et qui ont donc inhalé ces fumées ?

Il faut qu’il y ait un suivi médical strict de ces personnes et pas seulement des gens dits sensibles. Il faut que toutes les personnes se mobilisent pour exiger ce suivi. Selon moi, et je milite pour cela, ce devrait être à Lubrizol, qui connaît très bien les risques liés aux produits qu’ils manipulent, ou à l’État qui se doit de les évaluer, de le prendre en charge. Lubrizol avait déjà été épinglé et avait écopé d’une peine d’amende ridicule de 4 000 euros !

 

Je ne comprends pas que ce que je demande depuis des années, à savoir la tenue d’un registre de suivi de progression des cancers dans des secteurs qui ont connu une telle catastrophe industrielle, ne soit toujours pas pratiqué !

 

Le préfet a indiqué que les gens pouvaient eux-mêmes nettoyer en se protégeant avec des gants et des masques les suies qui sont retombées. Hier, il indiquait que la fermeture des écoles ce jour n’était pas liée à un danger mais un souci de commodité. Là encore vous êtes sceptique ?

Oui. Et j’insiste auprès des parents ou des enseignants, il faut obtenir les garanties que tout a bien été nettoyé avant de retourner en classe. Et pour cela il faut encore des analyses. On ne peut pas être certain qu’il n’y a plus rien dans l’atmosphère aujourd’hui. Il n’y a que les prélèvements faits avec une bonne cartographie sur plusieurs niveaux, à hauteur de poussette et à hauteur d’homme, qui peuvent indiquer qu’il n’y a pas de danger.

 

Lire aussi : Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : 51 personnes prises en charge dans les hôpitaux et cliniques

 

Les conseils aux familles

Hier, la Métropole de Rouen indiquait que l’eau était potable. Qu’en est-il des conséquences sur la nappe phréatique ?

Il y en aura, c’est certain. Lubrizol peut être comparée à la catastrophe industrielle de 1984 à Bhopal (Inde). Et encore aujourd’hui, la nappe phréatique là-bas pose souci. Les particules de suie qui ont imprégné la terre contiennent des molécules toxiques. Des pollutions de l’eau vont être relevées, c’est certain.

 

Que conseillez-vous à une famille qui vit dans le périmètre du panache de fumée ?

Il faut nettoyer l’intérieur des maisons de façon très importante. Pensez qu’il s’agissait de fumée et de suie et donc que cela peut s’infiltrer très facilement et partout. Il faut également nettoyer les ventilations, c’est très important. Il faut veiller absolument à ce que les enfants se lavent les mains et le visage très régulièrement. Il ne faut pas entrer dans les maisons avec ses chaussures.

 

Enfin, je sais que cela peut paraître compliqué, mais il faut demander des analyses à des laboratoires spécialisés pour vérifier qu’il n’y a aucune pollution inhérente à ce panache chez vous. Je sais bien que mon discours peut effrayer mais je suis chercheuse et indignée que cette catastrophe sanitaire ne soit pas prise dans sa juste gravité.

 

Source: Actu Normandie

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 07:15
Des archéologues israéliens disent avoir trouvé la maison des apôtres Pierre et André

Source: Israël: des archéologues disent avoir trouvé le lieu où est né Saint-Pierre

Bfmtv, 19/07/2019 à 19h24

 

Dans la région de la Galilée, des archéologues israéliens ont annoncé ce vendredi avoir découvert une église, assurant qu'elle a été érigée sur le lieu de l'ancienne maison des apôtres Pierre et André.

Des archéologues israéliens ont déclaré vendredi avoir découvert une église dans la région de la Galilée, assurant qu'elle a été érigée sur le lieu de l'ancienne maison des apôtres Pierre et André.

 

Cette église byzantine a été retrouvée à El Araj, entre les lieux bibliques Capharnaüm et Kursi, a annoncé Mordechaï Aviam, qui a dirigé les fouilles archéologiques. Selon lui, il s'agirait de Bethsaïda, un village de pêcheurs où Pierre et son frère André sont nés, selon l'Evangile de Jean.

 

Saint-Pierre, ancien pêcheur, est considéré par la religion chrétienne comme l'un des premiers disciples de Jésus. Pour l'Eglise catholique, il est le premier pape.

 

L'église correspond à une description faite en 725

L'église découverte correspond à la description qu'en fait l'archevêque bavarois Willibald, lors de son voyage à Bethsaïda en 725: il avait alors indiqué qu'une église avait été construite sur le lieu où avaient vécu Pierre et André, selon Mordechaï Aviam.

 

"Entre Capharnaüm et Kursi, il n'y a qu'un seul endroit que ce visiteur du VIIIe siècle décrit comme église", souligne Mordechaï Aviam. "Et nous avons découvert" cette église.

 

"Nous n'avons mis au jour qu'un tiers de l'église, voire un peu moins, mais il s'agit bien d'une église, nous en sommes sûrs", a déclaré Mordechaï Aviam. "La structure est celle d'une église, les dates (de construction, ndlr) sont de l'époque byzantine, les mosaïques au sol sont typiques" de la période.

 

Les fouilles, qui ont commencé il y a deux ans, ont permis de découvrir un village romain, avec de "la poterie, des pièces de monnaie, de la vaisselle en pierre dure caractéristique des foyers juifs au Ier siècle", a dit Mordechaï Aviam.

 

D'autres sites pourraient également correspondre

D'autres sites pourraient être identifiés comme le lieu de naissance de Saint-Pierre. A deux kilomètres d'El Araj, le site d'e-Tell fait ainsi l'objet de fouilles depuis 1987, ce qui a permis de découvrir les ruines d'un ancien temple romain.

 

Pour le professeur américain R. Steven Notley, associé aux fouilles à El Araj, il faut continuer les recherches avant d'établir avec certitude qu'El Araj est bien Bethsaïda.

 

"Trouver une inscription (...) décrivant en mémoire de qui (l'église) a été construite" serait une bonne façon de s'en assurer, a-t-il déclaré au journal israélien Haaretz.

 

 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 08:05

Le canular des personnes dits "en état végétatif" "sans conscience" est maintenant prouvé par la science. Le neurologue anglais, de renommée mondiale Adrian Owen, qui parle "en tant qu'athée", a déniché la conscience chez des personnes plongées dans des "états végétatifs", considérés comme "irréversibles", et il a aussi trouvé un moyen de dialoguer avec elles.

Comas : Le neurologue qui "dialogue avec les états végétatifs"

Le neurologue qui "dialogue avec les états végétatifs"

 

Le neurologue de renommée mondiale Adrian Owen entre dans le débat sur les personnes dans un état «végétatif» et le fait d'un point de vue purement scientifique. «J'en parle en athée et seulement sur la base de ce que nous détectons expérimentalement à travers des examens et des instruments qui n'existaient pas il y a dix ans», dit-il à Avvenire. Et il promet: bientôt nous pourrons en savoir beaucoup plus. Et à propos de l'histoire de Giulia, racontée à Avvenire par sa mère Maura et le neurophysiatre Antonio De Tanti [ndt: une jeune italienne qui s'est «réveillée» après 7 ans d'état végétatif irréversible], il déclare: «C'est une histoire importante. De telles histoires, aujourd'hui nombreuses, montrent tout ce qu'il nous faut encore découvrir et à quel point il faut être prudents, dans ces temps de dérive euthanasique».

 

----

 

«Prudence, lorsqu'on détache les sondes aux personnes en 'état végétatif' pour les faire mourir. Et je dis cela en tant qu'athée. Il est scientifiquement prouvé que chaque individu porte en lui un niveau personnel de conscience qui n'est pas fixe, qui n'est pas un état mais un mouvement, qui fluctue, s'améliore et s'aggrave».

 

Celui qui s'exprime ainsi, c'est Adrian Owen, professeur au Brain and Mind Institute de la Western University canadienne, célèbre comme «le neurologue qui dialogue avec les patients en état végétatif», invité à Milan par la Société italienne de neuroéthique.

Au cours de l'IRMF [imagerie par résonance magnétique fonctionnelle], en effet, il a demandé à des patients en apparence privés de conscience d'imaginer qu'ils jouent au tennis ou marchent dans leur propre maison, et dans le cerveau d'un patient sur cinq, les mêmes zones qui entrent en action chez les personnes en bonne santé étaient activées. Non seulement il avait déniché la conscience chez des personnes considérées comme «irréversibles», mais il avait aussi trouvé un moyen de dialoguer avec eux: si tu veux dire oui, imagine la partie de tenis, si tu veux dire non, imagine la pièce.

 

Des diagnostics erronés condamnent donc de nombreux patients à ne pas recevoir le bon traitement, simplement parce qu'ils ne savent pas comment nous dire «je suis là».

 

40% de diagnostics d'état végétatif sont faux. Ensuite, il y a un autre mystérieux 20%, que même le meilleur expert au monde, avec les outils que nous avons aujourd'hui, décrirait comme un état végétatif. Mais la bonne nouvelle, c'est que nous sommes en train de créer de nouveaux outils qui nous permettront de lire ces situations.

 

Cela a-t-il encore un sens de parler d'état végétatif ?

 

Absolument pas. Pour aucune catégorie de patients, je ne peux parler d'état «permanent», «persistant» ou «irréversible», la situation fluctue. Au cours des dix dernières années, nous avons fait de grands progrès, grâce à l'IRMF, le neurologue peut aujourd'hui lire dans l'esprit des patients qui conservent des traces de réactivité, et le changement historique sera le retour du choix dans les mains du patient: dans les cas où une activité cérébrale même minime est détectée, il pourra s'exprimer sur sa santé mais aussi sur ses autres désirs. Les différents interprètes - conjoints, médecins, juges - ne peuvent pas savoir quelle est sa véritable volonté actuelle.

 

Avez-vous déjà demandé à ces patients s'ils apprécient leur vie ?

 

Je n'ai posé la question qu'au premier avec lequel j'ai communiqué, mais c'était la seule question qui n'a pas eu un oui ou un non clair: ce n'est pas une question minime, la réponse peut être "oui à condition que vous me soulagiez de ma douleur" ou "oui à condition que je ne sois pas laissé seul"... J'ai décidé de ne plus poser cette question tant que nous ne disposerons pas d'instruments de dialogue plus précis. Mon collègue Steven Laureys, cependant, a demandé aux personnes atteintes du Locked-in syndrome (apparemment inconscientes, elles ne font que bouger leurs paupières) et les résultats montrent que leur qualité de vie est considérée satisfaisante.

 

Avez-vous plus de chance de vous réveiller dans la famille qu'à l'hôpital ?

 

L'environnement familial stimule la conscience de ces personnes et est une source de grande énergie: qu'elles soient à la maison ou à l'hôpital, tous ceux qui se sont réveillés avaient une présence très forte de leurs proches à leurs côtés.

 

Comment réagissent les membres de la famille lorsque votre équipe peut dialoguer avec leurs proches, qui étaient auparavant considérés comme inconscients ?

 

Ils nous demandent de leur communiquer ce qui s'est passé après l'accident ou l'anévrisme, la naissance d'un petit-enfant, un mariage... Les questions que nous posons, en revanche, servent à sonder scientifiquement leur réactivité et à améliorer leur vie: s'ils veulent entendre de la musique ou voir du rugby, s'ils se sentent en sécurité, s'ils ont mal, s'ils se souviennent de l'accident.

 

En ces temps de dérive euthanasique, ce sont des découvertes très importantes du point de vue éthique...

 

Sans aucun doute. Nous savons maintenant qu'il n'y a pas de catégories fixes, comme l'écrivent les journaux, mais des états variables aux évolutions imprévisibles.

 

Avvenire (26 mai 2019)

Traduction "Benoît-et-moi"

Gloria.tv

Comas : Le neurologue qui "dialogue avec les états végétatifs"
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 22:10

La revue « Nature » publie son « Index 2019 », qui passe en revue la hiérarchie mondiale de la recherche scientifique. Si le CNRS y reste bien classé, la France a connu un déclin marqué en 2018. 

 

Source: Le Monde.

La France recule dans le classement mondial de la science
Partager cet article
Repost0
24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 16:15

Dans une conférence donnée au Centre d'Études et de Prospective sur la Science (CEP) à Issy-les-Moulineaux le 16 mars 2019, l'historienne Marion Sigaut dresse l'état des lieux d'une évolution calamiteuse de l'école et de l'instruction en France depuis la Révolution.

 

Extraits

 

"Au siècle de Louis XIV et de Louis XV des écoles de village étaient prises en charge par les communautés des habitants. Les habitants achetaient ou construisaient ou louaient la maison d'école. Les parents apportaient une contribution pour leurs enfants et la communauté suppléait ceux qui ne pouvaient assumer la totalité. L'existence de ces écoles est attestée depuis le Moyen-Âge, c'est-à-dire que ce n'est pas une nouveauté du siècle de Louis XIV. Et à cette époque les curés choisissait des clercs pour faire la classe, mais au XVIe siècle, c'est-à-dire la fin du Moyen-Âge, ce que l'on appelle la 'Renaissance', un ambassadeur vénitien déclara qu'il n'y avait personne en France qui ne savait lire et écrire. C'est bien évidemment exagéré, mais c'est quand même éclairant sur l'impression que pouvait donner sur un voyageur étranger l'état des écoles en France. On disait que escoles et collèges étaient répandus par toutes les villes et villages du Royaume. Le clergé surveillait que les précepteurs ne demandaient pas de prix exagérés et que leurs enseignements soient bons. L'Église voulait aussi surveiller, je cite, la qualité des comédies, tragédies, dialogues ou colloques oraisons qu'on y représentait. Imaginez-vous la richesse de ce qu'on offrait aux écoles.

 

"Les guerres civiles (guerres de religion et Fronde) avaient dégradé le réseau des écoles primaires qui ne se relevèrent qu'au XVIIe siècle. Louis XIV, qui voulait éradiquer le protestantisme, encouragea le renouveau des petites écoles. Le 13 décembre 1698, Louis XIV décrète: 'Enjoignez à tous, pères, mères et tuteurs qui sont chargés de l'éducation des enfants et nommément de ceux dont les pères et mères ont fait profession de la religion prétendue réforme (c'est-à-dire le protestantisme) de les envoyer aux dites écoles et catéchismes jusqu'à l'âge de quatorze ans. C'est une façon (pour lutter contre le protestantisme) de déclarer l'école obligatoire.

 

"Louis XIV prescrit aux communautés, de s'imposer pour pourvoir à la subsistance des maîtres et des maîtresses et fixa leur salaire à cent cinquante livres par an pour les hommes et cent livres par an pour les femmes. Cette dépense devint obligatoire à partir de ce moment-là.

 

"En 1724, nous sommes sous Louis XV, un an après la fin de la Régence, une déclaration réitère les prescriptions de Louis XIV. Il est alors décidé de relever les noms des enfants qui ne vont pas à l'école et de faire poursuivre les parents pour les obliger de les envoyer à l'école, sachant que si c'est une question financière, la communauté pourvoira.

 

"Les curés sont enjoints par leur hiérarchie de prêcher l'école en chaire, l'école est indispensable à la jeunesse. Il les exhorte à ouvrir et à faire fonctionner des écoles ouvertes à tous, riches et pauvres.

 

"[...] Il est impensable qu'on impose aux parents un maître dont ils ne veulent pas.  Ce sont les habitants qui fixent les honoraires du directeur d'école. Ce sont eux qui nomment le maître d'école en assemblée générale de village jusqu'à la Révolution... Et c'est là que cela va s'effondrer, je vous expliquerai comment.

 

"On peut faire appel à candidatures par voies ou d'affiches ou de journal dans la ville la plus proche.

 

"En ville, les candidats sont examinés par un curé ou les notables qui testent leurs connaissances devant un jury réunis dans l'église, et on les fait chanter, paraît-il aussi. Au village, on demande au curé ou au maître sortant de se charger de cet examen.

 

"Le village vote à haute-voix. C'est l'assemblée générale.

 

"La nomination fait l'objet d'un acte devant notaire. On a recruté un recteur d'école, on va passer un contrat, dont les termes sont débattus par les habitants. Il n'y a pas un contrat-type. Chaque village a décidé de son contrat avec son instituteur.

 

"L'école fonctionnait essentiellement en hiver. Le matin, la messe, c'est une école chrétienne, nous sommes en France. On apprend la lecture, l'écriture, et l'arithmétique, le calcul. Lire, écrire, compter. Et on apprend le latin. Et on fait copier des textes latins sur des pages blanches. Les élèves doivent savoir véritablement écrire. On leur fait copier des textes sur des pages. Et la demande est très forte de la part de la population du village d'apprendre à lire des vieux manuscrits, parce que dans les vieux textes qui sont conservés dans chaque paroisse, il y a les contrats passés avec le Seigneur, c'est-à-dire les droits de la communauté. Et quand on ne sait pas lire, on peut se faire avoir. Or, on apprend à lire à ces enfants, dans l'espoir qu'ils puissent se faire les défenseurs de la communauté en cas d'abus contre la communauté. Aujourd'hui on appellerait cela la paléographie, à l'époque on appelait cela savoir lire les anciennes chartes de la communauté.

 

"Le paiement des gages du recteur d'école était assuré par les parents qui payaient en fonction de leurs moyens. C'est l'Assemblée (du village) qui décidait qui paye quoi et combien. Aucune injonction ne venait de plus haut. Dans certains pays on pouvait payer en nature (oeufs, oies, pains, ce qu'on pouvait apporter au recteur d'école). 

 

"De toutes façons le maître était payé la somme qui a été fixée par le roi. Le roi a fixé un salaire minimum. Le roi a voulu qu'on ne puisse pas mal payé les recteurs d'école.

 

"Or période scolaire, le maître se rendait utile à d'autres occupations qui étaient à sa portée. Il n'était plus payé mais il pouvait faire autre chose.

 

"Les instituteurs du doyenné étaient rassemblés une ou deux fois par an pour mise à niveau et instruction de leurs devoirs. Il était impensable qu'un instituteur ou qu'un recteur d'école fasse sa petite affaire de son côté sans mise à niveau et contrôles. Ils étaient interrogés par les évêques qui faisaient des tournées et interrogeaient aussi les enfants. C'est l'équivalent de l'Inspection d'Académie. S'il y avait des plaintes contre les directeurs d'école, on pouvait les révoquer. Les maisons d'école étaient soit données par les seigneurs, soit données par les curés, ou quelques personnes généreuses. Certaines étaient fournies par la fabrique, c'est-à-dire l'assemblée qui gère les biens de l'église. La majorité était l'affaire de la communauté et de ses seules ressources.

 

"[....] Donc l'éducation était l'affaire des parents, l'affaire de la religion et l'affaire de la communauté.

 

"Dans le département de l'Aube, en 1789, 72% des hommes savaient lire.

 

"À l'époque des Lumières, qui commence avec l'Encyclopédie à la fin des années 1740, on commence à entendre des récriminations contre la multiplicité des écoles publiques et gratuites qui nuisent à l'agriculture.

 

"[...] La critique contre la gratuité et le nombre d'école montre combien l'instruction était répandue dans le petit peuple. Les attaques sont conjuguées entre le mouvement des Lumières et les jansénistes. C'est un fait. On les retrouve la main dans la main dans tout ce qui a sapé l'autorité de l'Église et du roi, c'est-à-dire les jansénistes depuis qu'ils existent et les francs-maçons ou "Lumières", puisqu'on peut dire que c'est la même chose, depuis qu'ils existent également.

 

"Le janséniste La Chalotais, tombeur des jésuites (c'est lui qui a réussi à faire interdire les Jésuites, dont le rôle principal était l'éducation et l'instruction gratuite pour tous) publie en 1762 un Essai d'Éducation nationale. Écoutez ce qu'il dit : 'N'y a-t-il pas trop d'écrivains, trop d'Académies, trop de collèges ? Autrefois, il était difficile d'être savant faute de livres, maintenant la multitude des livres empêche de l'être. Il n'y a jamais autant d'étudiants dans le royaume où tout le monde se plaint de la dépopulation.' Plus les gens savent lire, moins ils font d'enfants ! Ah bon ?!...'Le peuple même veut étudier. Des laboureurs, des artisans envoient leurs enfants dans les collèges des petites villes où il en coûte peu pour vivre. Parce que aux collèges des petites villes, les paysans pouvaient apporter leur nourriture à leurs enfants. En multipliant les collèges dans les petites villes, il y avait véritablement moyen d'apporter l'enseignement secondaire aux paysans. 'Quand ils ont fait de mauvaises études qui ne leur ont appris qu'à dédaigner la profession de leurs pères, ils se jettent dans les cloîtres (ce qui est une façon de dire qu'on ne devient clerc que quand on a raté : encore une calomnie). Dans l'état ecclésiastique ils prennent des offices de justice et deviennent souvent des sujets nuisibles à la société. Les frères de la doctrine chrétienne qu'on appelle 'ignorantins' sont survenus pour achever de tout perdre, ils apprennent à lire et à écrire à des gens qui n'eussent dû apprendre qu'à dessiner et à manier le rabot et la lime, mais qui ne veulent plus le faire. Le bien de la société demande que les connaissances du peuples ne s'étendent pas plus loin que ses occupations. Tout homme qui voit au-delà de son triste métier ne s'en acquittera jamais avec courage et avec patience.' Si ce n'est pas de la haine du peuple, en tout cas c'est de la haine de l'éducation pour le peuple ! Clairement.

 

"Une des lettres de Voltaire du 4 mai 1762, concernant le texte de L'Essai l'Éducation nationale de La Chalotais est classée avec cette mention : 'Très belle lettre d'envoi de son ouvrage contre la constitution des Jésuites et le fanatisme qu'elle renferme et contre la barbarie de l'éducation française.' La barbarie : apprendre à lire et à compter aux enfants du peuple, c'est de la barbarie... Voltaire applaudit à tout rompre: 'Je vous remercie, écrit-il à La Chalotais, de proscrire l'étude chez les laboureurs. Moi qui cultive la terre (alors Voltaire qui cultive la terre, imaginons ! C'est l'époque où quand vous êtes propriétaire d'un terrain vous vous dites 'laboureur'. C'est cela la catastrophe, c'est que tous les bourgeois qui ont investi dans la terre prétendent parler pour l'agriculture), je vous présente requête pour avoir des manœuvres et non des clercs tonsurés. Il est à propos que le peuple soit guidé, mais non pas qu'il soit instruit : il n'est pas digne de l'être.' (Voltaire) 

 

"En 1766, Voltaire écrit à son ami Damilaville: 'Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire : il mourrait de faim avant de devenir philosophe. Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous aviez comme moi une terre, si vous aviez des charrues, vous seriez de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. (Voltaire)

 

"Savez-vous que Rousseau, Jean-Jacques - vous savez, celui qui a abandonné ses enfants qui a écrit un traité sur l'éducation ! -, en 1761, il a écrit dans La Nouvelle Héloïse 'n'instruisez pas l'enfant du villageois car il ne lui convient pas d'être instruit.'

 

"En 1774, les 'Lumières' arrivent au pouvoir et réussissent à imposer l'économie de marché en lieu et place de l'économie morale sous la protection du roi. (Cela a fait l'objet de plusieurs de mes conférences). Turgot a convaincu Louis XVI de laisser filer le prix du blé, donc du pain du peuple, 'pour le bien de tous' : Majesté, quand le pain sera trop cher, ce n'est pas grave..., cela s'arrangera. 

 

Lire : La souffrance ouvrière sous la république

 

"Le problème de Turgot, c'est que le peuple n'est pas d'accord. Turgot a écrit : 'Le roi met sous les yeux de ses sujets leurs véritables intérêts.' C'est-à-dire qu'en imposant le libéralisme, le roi présente à ses sujets leurs véritables intérêts. Le peuple ne sait pas quels sont ses intérêts : il faut qu'on lui montre... '[...] Et entend prévenir ou calmer les inquiétudes que le peuple conçoit si aisément sur cette matière, et que la seule instruction peut dissiper.' On va expliquer au peuple ce qui est bon pour lui, et s'il n'est pas d'accord, on va l'éduquer... Et bien voilà le programme (des 'Lumières') ! On peut s'attendre au pire, et il va arriver.

 

"En 1783 (on approche de la catastrophe) paraissent des Vues patriotiques sur l'éducation du peuple, d'un certain Louis Philipon de la Madelaine. Au chapitre intitulé 'Dangers des écoles répandues dans les bourgs et villages', il dit : 'On se plaint que les campagnes manquent de bras, et que le nombre des artisans déminue, que la classe des vagabonds augmente, n'en cherchons la cause que dans cette multitude d'écoles dont fourmillent nos bourgs et nos villages. Il n'y a pas de hameau qui n'ait son grammairien et que fait-il d'autre que de semer parmi les manœuvres, les artisans et les laboureurs le dégoût de leurs professions. Je le dis hardiment : il n'y aura jamais de bonne éducation pour le peuple si l'on ne commence à faire disparaître du milieu des bourgs et des campagnes ces recteurs d'école qui dépeuplent nos champs et nos ateliers.' On appelle cela : les 'Lumières' !  

 

 

La Révolution

 

"Le Roi Louis XVI accepte de renoncer à fixer le prix des subsistances, qu'on appelait la taxation, au profit du libre marché et de la loi de l'offre et de la demande. La France va sortir du monde du Bien commun pour entrer dans le monde du profit.

 

"[...] On a écrasé l'infâme (selon le mot de Voltaire 'Écrasez l'infâme'). D'un seul coup d'un seul, la Révolution a asséché tous le services publics gratuits.

 

"Le 1er mai 1775 (petit retour en arrière), Turgot avait déjà condamné les enfants au travail en appauvrissant dramatiquement les pères de famille. Va-t-on encore instruire les enfants, mais avec quoi ?

 

"En avril 1792, la Révolution a avancé. Le franc-maçon Condorcet remet à la Législative un projet intitulé 'Organisation générale de l'Instruction publique'. Condorcet, c'est un libéral, ami de Turgot, qui veut qu'on enseigne le libéralisme qui ne passe pas spontanément. (Dans la mentalité des 'Lumières'), il faut comprendre une chose, le peuple est bête. Quand le peuple ne veut pas quelque chose c'est parce qu'on la lui a mal expliquée. Cela, ça marche à tous les coups. On nous le refait (encore aujourd'hui) en permanence (le fameux 'il faut faire de la pédagogie'... Ndlr.).

 

"Le 18 décembre 1792, pendant le procès du Roi, Jean-Baptiste Leclerc, du comité d'instruction publique de la Convention, déclare : 'Au moyen de l'Instruction commune, vous déjouez toutes les passions funestes au Bien public et vous dérobez le coeur des enfants à l'aristocratie des parents, à leur orgueil et à leur fanatisme.Donc il est dorénavant bien clair que l'école va consister à retirer les enfants à l'influence délétère de leurs parents ! On est exactement à l'inverse de ce qu'a été tout l'esprit de l'instruction pendant les siècles de royauté.

 

"À propos du terme aristocratie, il faut savoir qu'à partir de 1789, le bien c'est patriote et mauvais c'est aristocrate.

 

"[...] Que disent les révolutionnaires de l'éducation ?

 

"Danton dit : 'Mon fils ne m'appartient pas, il est à la république.'

"Le 12 décembre 1793, Danton déclare: 'Il est temps de rétablir ce grand principe qu'on semble méconnaître que les enfants appartiennent à la république avant d'appartenir à leurs parents; [...] Nous devons dire aux parents: nous ne vous les arrachons pas vos enfants, mais vous ne pouvez les soustraire à l'influence nationale.' Mais si on les arrachait, ce serait quoi la différence ?

 

"[...] Le 7 mai 1794, Robespierre écrit : 'La Patrie a seule le droit d'élever ses enfants, elle ne peut confier ce dépôt à l'orgueil des familles ni aux préjugés des particuliers.' Tout ce que vous pensez, chers amis, n'est que préjugé si vous n'êtes pas d'accord avec eux...

 

"Le 1er juin 1794, Bertrand Barrère déclare : 'Les enfants appartiennent à la famille générale, à la république, avant d'appartenir aux familles particulières.'

 

"Et bien en avril 2013, Laurence Rossignol (sénatrice, porte-parole du PS. Ndlr.) déclarait : 'Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents.'

 

Laissons là l'histoire, parlons de l'école du mondialisme

 

"En mai 2010, l'UNESCO a publié les principes directeurs sur l'éducation sexuelle destiné à tous les professionnels de l'enseignement du monde. 

 

"C'est l'UNESCO, il s'agit d'une politique mondiale, c'est valable pour la planète entière et il est impensable de penser pouvoir s'y soustraire, même si ce n'est (théoriquement) pas contraignant.

 

"'Il faut, disent-ils, aux enfants une éducation sexuelle avant qu'ils soient sexuellement actifs, et leur donner des informations scientifiquement précises.' Voilà donc maintenant ce dont on va s'occuper. On va apprendre le sexe aux enfants. C'est cela maintenant l''éducation'. Et à partir de 3 ans vous n'avez plus les moyens de vous y opposer.

 

"Qu'est-ce que des informations scientifiquement précises concernant l'éducation sexuelle? Il n'existe pas de 'science de la sexualité' hormis les délires pervers d'un certain Kinsey. Vous avez un livre excellent de mon amie Judith Reisman, que je vous recommande de lire, en sachant que c'est extrêmement pénible.

 

Lire : 

 

Le scandale de la théorie du genre : les "travaux" d'Alfred Kinsey et la Fondation Rockefeller

Marion Sigaut – Les droits sexuels, la destruction programmée de l'enfance et de la famille

 

"Kinsey a inventé la pseudo science sexuelle. Il était un pervers et un escroc. Il n'existe pas de science de la sexologie, hors de Kinsey, qui n'a jamais été validée par aucun comité scientifique indépendant. Nous sommes là en pleine perversion à l'échelle de la planète.

 

"Quelques idées maîtresses et autres principes directeurs que l'on inculquera aux enfants d'après l'UNESCO

 

"On va apprendre aux enfants que chaque individu a le droit de prendre ses propres décisions.' Qu'est-ce que cela vient faire dans une éducation sexuelle ? En quel honneur d'abord, et où est l'autorité des parents là-dedans ?

 

"'Les parents et autres membres de la famille guident et orientent leurs enfants dans leurs décisions. Le rôle des parents est de guider et d'orienter, pas de décider. On évacue l'autorité parentale. Et on parle d'éducation sexuelle, pas d'autres choses.

 

"'Des adultes de confiance peuvent être sources d'aides et de soutien.' C'est qui les adultes de confiance ? Quelle garantie a-t-on qu'un 'adulte de confiance' ne soit pas un subordonneur, un pédophile ? Et qui va choisir ? C'est l'enfant ? Oui, puisqu'il n'a pas de papa ni de maman. L'enfant a le 'droit' de prendre ses propres décisions.

 

"Entre cinq et huit ans on aborde ce qu'est un abus sexuel.' On explique qu'il existe des pratiques positives et des pratiques néfastes, à cinq ans. 

 

Un 'abus sexuel', c'est un attouchement incorrect ou une relation sexuelle non-désirée ? Il y aurait donc de srelations sexuelles désirées et correctes à cinq ans ? On introduit ici l'idée que si l'enfant est d'accord, il n'y aura pas d'abus. Cinq ans...

 

'Toute personne, sans considération de son état de santé, de sa religion, de son origine, de sa race, de sa situation matrimoniale peut élever un enfant, lui donner l'amour auquel il la droit.' Il a le droit d'éduquer son enfant, ou celui d'un autre ? Ce n'est pas dit là. On est en train d'inculquer aux enfants que l'adoption est un droit, donc que chaque personne sans distinction possède un droit sur les enfants des autres... Les vôtres, mesdames et messieurs. Les vôtres.

 

"'Il existe des personnes qui ne sont pas capables de s'occuper des enfants.' Alors tout le monde a droit, mais il y en a qui n'en sont pas capables. On peut donc les retirer et les donner à d'autres. Et puisque les enfants appartiennent à la république ?

 

"L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié également en 2010 les Standards pour l'éducation sexuelle en Europe. C'est la même année, mais ce n'est pas le même texte.

 

Préambule."'Il faut donner l'éducation sexuelle notamment dans les écoles, ce qui n'est pas toujours aisé. La démarche rencontre souvent des résistances motivées le plus souvent par des peurs et des préjugés'. Alors quand vous n'êtes pas d'accord, c'est parce que vous avez des préjugés... On l'a déjà dit, mais bis repetita. Si vous n'êtes pas d'accord qu'on enseigne l'éducation sexuelle de cette manière-là à vos enfants, c'est que vous avez peur et que vous avez des préjugés ! C'est comme les gens qui avaient peur que le prix du pain soit prohibitif... Vous avez peur et vous avez des préjugés. Donc on va vous y obliger puisque vous n'êtes pas d'accord. Cela c'est le principe, quand le peuple n'est pas d'accord, on le force. 

"'Pour être suffisamment valorisée, l'éducation sexuelle devrait devenir une branche d'examen.' On a déjà des examens en biologie. On va faire passer des examens en quoi ? En masturbation, en changement de sexe, en pose de préservatif ? Cela a déjà a eu lieu. On fait poser des préservatifs dans des écoles, sur des objets en plastique. Et moi j'ai le témoignage d'une fille qui quand elle l'a fait à treize ans, elle était morte de honte, car les garçons hurlaient dans la classe. Évidemment puisque l'enseignement est mixte... Tout va bien !

 

"La psychologie, et plus spécialement la psychologiquement du développement montre que les enfants naissent sexués.' Alors si c'est pour dire qu'il y a garçon et fille, on le savait déjà. Mais ce n'est pas cela que ça veut dire. Cela veut dire que les enfants naissent sexuels. Et qui a dit que 'les enfants naissent sexuels' ? Alfred Kinsey. Il est l'alpha et l'omega de toutes ces horreurs. Kinsey a dit: 'Children are sexuals from birth', 'les enfants sont sexuels dès la naissance', et il l'atteste par un tableau qui a été publié dans ses ouvrages et que Judith Reisman a démonté. Il a violé et fait violé des centaines d'enfants par des pédophiles et à chaque hurlement il écrivait : 'orgasme'. Et c'est cela qui sert de référence pour dire que les enfants naissent sexuels dès la naissance !

 

"On veut réduire la sexualité au plaisir qu'on y trouve et évacuer le reste. Fort de ces grands principes on conclut que l'éducation commence dès la naissance. Alors c'est quoi ?

 

[...] De quoi parle-t-on ici si ce 'nest de vagabondage sexuel comme d'une activité de loisir. A-t-on pensé quelque part à dire qu'on peut avoir une relation sexuelle par amour ? Je ne vous parle même pas pour fonder une famille. Nulle part l'amour n'est mentionné.

 

"'L'éducation sexuelle est fondé sur l'égalité des sexes, l'autodétermination et l'acceptation de la diversité.' L'égalité des sexes, est-ce pour les hommes le droit d'avorter et pour les femmes le pouvoir d'avoir des problèmes de prostate ? Et la diversité, c'est quoi ? C'est la diversité des migrants et des autochtones, des homos et des hétéros ? Et bien oui, c'est cela la 'diversité'. C'est le monde de fous dans lequel on est en train de nous faire tomber.

 

"'L'éducation sexuelle est basée sur des informations précises et scientifiquement étayées.' Bis repetita, il n'y a rien à part Kinsey.

 

"'Les objectifs de l'éducation sexuelle sont de favoriser le respect de la diversité sexuelle.' Cela veut dire que toutes les perversions sexuelles vont être considérées comme se valant les unes les autres. Un ne pas discriminer, deux, égalité pour tous.

 

"... 'et les différences entre sexes, ainsi que la prise de conscience de l'identité sexualle et des rôles sexuellement attribués au genre.' Vous n'êtes pas une dame ou un monsieur, vous êtes simplement une dame qui a choisi d'être une dame et un monsieur qui a choisi d'être un monsieur. Ce qui est la négation du simple bon sens. Nous sommes nés homme ou femme avec les chromosomes afférents et rien n'a jamais changé en la matière.

 

"Donc, la diversité sexuelle c'est l'introduction de l'homosexualité dans les cours de sexualité à l'école. Or, qu'on le veuille ou non l'homosexualité ne représente et n'a jamais représenté au-delà de 5% de la population. C'est moins de 5% et on va présenter cela comme la norme.

 

"Les différences entre les sexes n'ont pas besoin d'être enseignées à l'école, qui est là pour enseigner les savoirs. Et les rôles associés aux genres, c'est la théorie du genre. or, aucune caution scientifique sérieuse n'a  jamais cautionné cette théorie. C'est juste un délire.

 

"'Favoriser le développement psychosexuel des individus en apprenant à exprimer des sentiments et des besoins, à mener une vie sexuelle agréable et à développer sa propre identité sexuelle et ses propres rôles de genre.' Voilà le programme de l'OMS. L'école est-elle là pour apprendre aux jeunes à mener une vie sexuelle agréable ? Pour vous, non, pour moi, non, pour eux, oui.

 

"Et c'est quoi développer ses propres rôles de genre ?

 

"Pour avoir un impact positif, l'éducation sexuelle doit d'abord avoir sa place attitrée dans les programmes scolaires et être traitée de manière approfondie tout au long de la scolarité.' Alors maintenant, on ne sait plus ni lire ni écrire, on ne sait pas que la France existait avant 1789. Mais on va devenir incollables sur le sexe.

 

"Entre 4 et 6 ans, qu'allons-nous apprendre aux enfants ? On les renseigne sur 'la reproduction humaine, la consolidation de leur identité sexuelle', à quatre ans... On va consolider leur identité sexuelle. On va leur apprendre la masturbation, le plaisir, et la satisfaction à se toucher. Alors Marlène Schiappa quand elle lançait un appel l'été dernier en disant 'non, il n'est pas question d'enseigner la masturbation à l'école' n'a pas lu les programmes. Et bien moi je les ai lus et j'ai écrit un petit livre 'Les droits sexuels', il y a toutes les références dedans.

 

"On va entre 4 et six ans, les différentes conceptions de la famille. Ce n'est définitivement plus papa et maman. Il y a différentes conceptions, il y a papa et papa, maman et maman, et puis papa et papa et papa, et oui pourquoi s'arrêter à deux ?... A quel titre ?

 

"On va leur apprendre des relations entre personnes de même sexe et les différentes normes en matière de sexualité. Alors si ce n'est pas la promotion de l'homosexualité et de toutes les perversions ?

 

"Et on va leur enseigner la conscience de pouvoir choisir 'Mon corps m'appartient.' J'ai reçu le témoignage d'un papa qui a pris son enfant sur les genoux après l'école et qui lui a dit : 'Papa, mon corps m'appartient.'

 

"Le corolaire de mon corps m'appartient, c'est j'ai le droit de dire non, mais le corolaire de j'ai le droit de dire non, c'est de dire j'ai le droit de dire oui.

 

"Je vais m'arrêter là. C'est de l'anti-éducation. L'école de la république, obligatoire désormais à partir de 3 ans, a totalement inversé les valeurs et a volé leurs enfants à leurs parents. Et il est temps de réagir parce que maintenant la loi est contre vous.

 

"[...] Je crois que le code civil est encore avec les parents. Il faut le faire valoir. Vous avez l'autorité parentale. Ces cours sont d'authentiques attentats à la pudeur. L'attentat à la pudeur est encore valable en France. Mais en face, vous avez le diable... Vous ne devez pas agir seuls. Il faut lancer des actions collectives. Je sais que François Billot de Lochner a commencé. Il faut lancer des actions collectives, en plainte pour attentat à la pudeur et détournement de mineur."

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 07:03

À l’époque de la Grèce antique, des savants affirmaient déjà que la Terre était ronde, sans aucun accès à la technologie. Comment ont-ils fait ? On attribue en général l'idée de la sphéricité de la Terre à l'école pythagoricienne ou à Parménide dès le vie siècle av. J.-C. La Terre était déjà considérée comme sphérique par Platon (Ve siècle av. J.-C.) et par Aristote (IVe siècle av. J.-C.) (Jean-René Roy, L'Astronomie et son histoire, 1982, p. 96).

La plus ancienne estimation de la circonférence de la Terre qui nous soit connue est rapportée par Aristote (De Caelo, Liv. II, chap. 14.) et s'élève à 400 000 stades (~ 60 000 km).

Au IIIe siècle av. J.-C., Eratosthène déduisit la circonférence de la Terre (ou méridien terrestre) d'une manière purement géométrique (Jean-René Roy, L'astronomie et son histoire, Presses de l'Université du Québec, 1982, p. 98). Il établit que la circonférence de la Terre était aux environs de 40.000 kms, soit à quelques kilomètres près de la circonférence exacte de la Terre.

Comment les Grecs ont su que la Terre était ronde ?

Comment les Grecs ont su que la Terre était ronde ? 

 

Il a suffi d'un simple bâton...

 

PYTHAGORE ET ARISTOTE PENSAIENT DÉJÀ QUE LA TERRE ÉTAIT RONDE

Pythagore et Aristote sont des noms qui nous sont familiers. L’un est considéré comme un spécialiste des mathématiques, l’autre comme un philosophe qui a beaucoup apporté à cette discipline. Toutefois, leur savoir dépassait les sphères de la philosophie et des mathématiques. En effet, tous deux s’étaient intéressés à la forme de la planète Terre.

 

Pythagore était le premier à émettre une hypothèse sur le sujet : en 500 avant J.-C., il pensait que la Terre avait une forme sphérique. Pourquoi ? Eh bien, il se trouve que le mathématicien ne s’est basé sur aucun fait précis. Il trouvait juste que la sphère était la plus parfaite des formes.

 

Pour sa part, Aristote était le premier philosophe grec à vouloir prouver que la Terre était ronde. Il a même écrit un livre intitulé « On the Heavens », en l’an 350 avant J.-C., dans lequel il exposait plusieurs éléments de preuve attestant que la Terre était ronde. Il déclara notamment que lors d’une éclipse lunaire, on pouvait voir l’ombre de la Terre sur la Lune. Or, cette ombre était toujours ronde peu importe l’orientation de la Terre.

 

Le philosophe ajouta que les étoiles étaient à des points différents en fonction de l’endroit d’où on les observait. Par exemple, si on voyait des étoiles en Egypte, on n’en voyait pas à Chypre alors que ces deux lieux ne sont séparés que par 1.000 kilomètres. Selon Aristote, cela prouve bien que non seulement la forme de la Terre est ronde mais qu’en plus, c’est une sphère de petite taille puisque dans le cas contraire, la distance entre les lieux ne serait pas aussi apparente quand on observe les étoiles.

 

ERATOSTHÈNE IRA JUSQU’À METTRE UN CHIFFRE SUR LA CIRCONFÉRENCE DE LA TERRE

 

Eratosthène de Cyrène est un astronome, géographe, philosophe et mathématicien grec qui a vécu au troisième siècle avant J.-C. Ce savant avait un objectif : cartographier le monde entier. Cela ne pouvait se faire sans connaître la taille de la Terre.

 

A l’époque, Eratosthène entendit parler de l’existence d’un puits particulier dans la ville de Syène. Au solstice d’été, et à midi, la lumière du soleil éclairait tout le fond du puits sans le moindre point d’ombre. Partant de ce fait, Eratosthène eut alors l’idée de vérifier si c’était aussi le cas à Alexandrie. Il plaça un bâton debout sur le sol à midi en plein solstice d’été et remarqua que le bâton présentait une ombre, d’un angle de 7,2 degrés.

 

En se basant sur ce premier chiffre, Eratosthène décida d’engager ce que l’on appelle des « bematists », des marcheurs professionnels pouvant a priori mesurer des distances avec précision avec leurs pas, pour mesurer la distance entre la ville de Syène et celle d’Alexandrie. Il apparut que la distance entre les deux lieux était d’environ 5.000 stades, l’unité de mesure de l’époque (entre 800 et 900 kilomètres). Fort de ces chiffres, Eratosthène commença alors à effectuer des calculs et, au bout de ceux-ci, il établit que la circonférence de la Terre était aux environs de 40.000 kilomètres.

 

Eratosthène tomba à quelques kilomètres près de la circonférence exacte de la Terre

Comment les Grecs ont su que la Terre était ronde ?
Comment les Grecs ont su que la Terre était ronde ?

Sources : 1,2

Partager cet article
Repost0
25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 10:45

"Toutes les sept minutes aux États-Unis un en enfant est diagnostiqué autiste."

 
 

Le film Vaxxed est proposé gratuitement par ses distributeurs jusqu’au 24 mai 2018. [Mais il est apparemment toujours visible aujourd'hui. NdCR.]

 

Le fim a été sous-titré en français.

 

Voici le lien vers le film



Ce film a été réalisé par le Dr Andy Wakefield.

 

Je vous parlerai plus en détail de ce médecin courageux dans une prochaine lettre. Un portrait assez complet a été dressé par la journaliste Vera Shara sur son blog. Mais c’est en anglais…

Le film, à mes yeux, a deux grands mérites : • il donne une nouvelle preuve des collusions qui existent entre les agences de santé et Big pharma. La conséquence directe est que les résultats des études peuvent être sciemment manipulés. • il montre le visage des victimes de la vaccination. Car statistiquement, il y a peu de victimes de la vaccination, officiellement en tout cas.

 

Mais ces victimes existent. Les voir exprimer leur quotidien et leur détresse permet de mieux comprendre : • La violence de l’obligation vaccinale, voire des campagnes de vaccination pour les familles victimes des vaccins. • Qu’il y aura toujours des personnes “antivaccins” quoi qu'en pensent les autorités sanitaires. Comment voulez-vous que des parents qui ont vu leur vie devenir un cauchemar après la vaccination de leur petit, gardent confiance dans les vaccins ? Leur enfant marchait, traversait leur salon à quatre pattes, commençait à dire quelques mots. Le lendemain du vaccin ou quelques jours plus tard, à l’issue d’un choc anaphylactique, l’enfant a perdu toute vigueur, ses yeux sont dans le vague. Il ne parvient plus à se lever, lorsqu’il s’y essaye, il perd l’équilibre. Sa vie a basculé. Celle de ses parents aussi. Au désespoir de voir leur tout petit souffrir, s’ajoute une insupportable culpabilité.

 

Ce film a changé mon regard sur les vaccins et ceux qui s’y opposent. Quelle que soit votre position sur le sujet, regardez-le. Ce film est un tour de force.

 

Cela est d’autant plus vrai que depuis sa sortie, il a été régulièrement censuré. Dans toutes les salles où il a été diffusé, il a créé un tumulte. Comme une vérité qui dérange…

 

Je me devais de vous faire passer l’information.

 

Bien à vous,

 

Augustin de Livois

 

Blog Le Nul sans Lui

Synopsis du documentaire

 

En 2013, le docteur Brian Hooker, biologiste, reçoit l’appel d’un scientifique haut placé au Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC, Centers for Disease Control and Prevention) qui a mené l’étude de cette agence en 2004 sur le vaccin ROR et son lien avec l’autisme.

Le scientifique, Dr William Thompson, a avoué que le CDC avait mis de côté des données cruciales dans la version finale du rapport, qui démontrait une relation de cause à effet entre le vaccin ROR et l’autisme.

 

Pendant plusieurs mois, le Dr Hooker a enregistré les conversations téléphoniques avec le Dr Thompson, lui indiquant les données confidentielles détruites par ses collègues du CDC.

Le Dr Hooker enregistre l’aide du Dr Andrew Wakefield, le gastroentérologue britannique faussement accusé d’avoir initié le mouvement anti-vaccination, lorsqu’il a été le premier à rapporter le lien éventuel entre le ROR et l’autisme en 1998.

 

Wakefield réalise ce documentaire, dans la continuité de ses efforts pour parler de la santé des enfants, qui enquête sur la « couverture » écoeurante mise en place par l’agence gouvernementale chargée de la santé des Américains.

 

Les interviews avec des insiders de l’industrie pharmaceutique, des médecins, des politiciens et des parents d’enfants qui ont reçu le vaccin dénoncent une manipulation inquiétante qui a contribué à l’augmentation de l’autisme, potentiellement l’épidémie la plus catastrophique de notre ère.

 

Sources: Page du film "Vaxxed : From Cover-Up to Catastrophe" - Vimeo 

Note du blog Christ-Roi. Comme l'explique le film, ce qui compte pour l'industrie pharmaceutique et les dirigeants ce n'est pas la santé des enfants, c'est la réussite financière des programmes vaccinaux ! 

 

Seules sont rendues publiques des études scientifiques à grand renforts de campagnes de vaccinations contre la rougeole, tendant à prouver qu'il n'y a aucun lien entre le fait de vacciner les enfants en bas âges et l'augmentation exponentielle des cas d'autisme. Les témoignages publics de parents expliquant l'autisme de leur enfant suite à vaccination sont simplement ignorés.

 

Toujours aucune enquête de santé publique n'est menée, nulle part dans le monde à ce jour, sur les raisons de l'augmentation exponentielle, depuis les années 1990, de l'autisme parmi les enfants vaccinés, ou de maladies dégénératives chez les personnes âgées.

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 17:55

Quand les explications d'un scientifique entrent en parfaite syntonie avec les trésors de la sagesse et de l'éducation chrétienne :

Vivre selon son bon plaisir, l'évitement des difficultés de la vie n'est pas la meilleure solution. Didier Pleux, psychologue clinicien, psychothérapeute, docteur en psychologie du développement, directeur de l’Institut français de thérapie cognitive, auteur de référence pour les sujets d’éducation, l'explique dans son dernier livre "Le Complexe de Thétis. Se faire plaisir, apprendre à vivre", aux éditions Odile Jacob.

"Le Complexe de Thétis, Se faire plaisir, apprendre à vivre", Didier Pleux, éd. Odile Jacob

Présentation du livre aux éditions Odile Jacob :

 

"Vivre selon son bon plaisir, cela n’est pas possible, cela n’est pas la vie.

En voulant à tout prix rendre la vie facile à nos enfants, nous ne leur apprenons pas à affronter la réalité.

En évitant toujours ce qui pourrait nous contrarier, que l’on soit adolescent ou adulte, on souffre de la moindre difficulté.

Psychothérapeute, observateur des nouvelles pathologies du quotidien, Didier Pleux développe dans ce livre ce qu’il nomme le complexe de Thétis, ou comment accepter ce qui est déplaisant pour savoir l’équilibrer avec l’agréable. Équilibre qui contribue à former des êtres humains épanouis et adaptés, plus forts face à la réalité, de véritables résilients aux aléas de la vie."

Note du blog Christ-Roi. Les explications de Didier Pleux entrent en parfaite syntonie avec les trésors de la sagesse et de l'éducation chrétienne : "L'imitation de Jésus-Christ", l'apprentissage du renoncement, l'acceptation des croix de cette vie ("accepter ce qui est déplaisant"), la pénitence, l'offrande à Dieu de tout ce qui peut nous arriver en bien comme en mal, est la voie unitive par excellence.

Inversement, "vivre selon son bon plaisir", le culte de l'homme-roi qui s'auto-engendre et s'auto-crée sans aucun respect pour les commandements de Dieu (Décalogue) provient de la tentation du démon au jardin d'Eden (Genèse 3) et ne peut donc être la meilleure solution. Tout au contraire !

Rappelons-le ici, on l'a vu avec Karl Van der Eyken, Serge Abad-Gallardo et Jean-Claude Lozac'Hmeur, cette façon de s'extraire des commandements divins en prétendant y trouver une "libération" et une "illumination" (sic) fait partie de l'"initiation" diabolique franc-maçonnique. Ce n'est pas un hasard !

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 14:59
Du mercure dans les lacs des Pyrénées !

Une étude du CNRS explique comment on a pu retrouver des traces de mercure dans trois de nos lacs de montagne.

 

Le mercure marin ayant pour origine la nourriture utilisée en pisciculture peut se retrouver dans les lacs de haute montagne alevinés en truites élevées en plaine. C’est que vient de publier une équipe pluridisciplinaire toulousaine (CNRS-Université de Toulouse) associée à un biogéochimiste de l’IPREM (CNRS-Université de Pau) dans la revue Scientific Report.

 

Le mercure (Hg) est un contaminant prioritaire au niveau international, de par ses effets néfastes cardiovasculaires et neurotoxiques. Les poissons d’eau de mer, ainsi que le mercure qu'ils ont accumulé, sont pressés en granulé et utilisés pour nourrir les alevins dans les fermes piscicoles. Les alevins sont à leur tour introduits dans des lacs d'eau douce où ils peuvent facilement devenir la proie de prédateurs tels que les poissons de plus grande taille ou les humains.

 

Sophia V. Hansson et ses collègues du CNRS, de l'Université de Toulouse et de l'Université de Pau ont découvert qu'une partie du mercure présent dans les truites capturées dans trois lacs des Pyrénées françaises situés dans le secteur d'Auzat en Ariège provient en réalité de l'océan.

 

Ce mercure marin est intégré par les truites via les granulés fournis aux alevins dans les fermes piscicoles. Les alevins sont transportés en altitude pour empoissonner les lacs de montagne et apportent ainsi avec eux le mercure d’origine marine.

 

Source : République des Pyrénées

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 03:12

Une recherche du Cern (Conseil européen pour la recherche nucléaire) conclut scientifiquement à l'existence de Dieu :

L'Univers sans Dieu ne doit pas exister, suggère une recherche du CERN

L'Univers sans Dieu ne devrait pas exister, suggère la recherche du CERN

Les preuves renforcent la théorie de 2009 du dieu hypercosmique

Kit Daniels | Infowars.com - Octobre 26, 2017

 

Les chercheurs du CERN sont déconcertés par la façon dont la matière a prospéré dans l'univers primitif alors qu'elle aurait dû être détruite par l'antimatière, une découverte qui évoque une théorie selon laquelle l'univers est contrôlé par un monde mystérieux situé hors de l'espace et du temps.

 

Les chercheurs ont fait une percée technologique en comparant le magnétisme d'un antiproton à celui d'un proton en utilisant une nouvelle technique 350 fois plus précise que la mesure prise en janvier.

 

Mais ils ont constaté que, malgré la percée, il n'y avait pas de différence entre les deux, ce qui signifie que la matière et l'antimatière auraient dû se détruire il y a des éternités , empêchant l'existence de l'univers.

 

Pourtant, évidemment, ce n'est pas ce qui est arrivé.

 

"Toutes nos observations trouvent une symétrie complète entre la matière et l'antimatière, ce qui explique pourquoi l'univers ne devrait pas réellement exister", a déclaré Christian Smorra, responsable de la recherche. "Une asymétrie doit exister ici quelque part mais nous ne comprenons tout simplement pas où se trouve la différence."

 

"Quelle est la source de la rupture de symétrie?"

 

Peut-être que les lois physiques de l'univers sont dirigées par quelque chose - ou quelqu'un - en dehors de l'univers; en d'autres termes, l'univers n'est pas la "réalité de base" mais plutôt un niveau d'existence contenu dans une autre superstructure inconnue à l'homme.

 

Ceci est lié précisément au point de vue du défunt physicien français Bernard d'Espagnat, qui théorisait autrefois que la science n'offre qu'une vision "voilée" d'une réalité sous-jacente à laquelle la science ne peut accéder.

 

"D'Espagnat a compris également l'importance philosophique de ces nouvelles perspectives basées sur la physique dans la nature de la réalité", écrit la Fondation du Prix Templeton, qui a récompensé d'Espagnat en 2009. "Une grande partie de ce qu'il appelle la 'réalité voilée' est une réalité cachée mais ultime au-delà du temps, de l'espace, de la matière et de l'énergie - des concepts contestés par la physique quantique comme de simples apparences".

 

"Depuis lors, ses écrits et conférences sur des questions fondamentales telles que 'Quelle information la science nous donne-t-elle vraiment?' ont provoqué des débats parmi les scientifiques et les philosophes. "

 

D'Espagnat croyait que l'humanité pouvait apercevoir une partie de la réalité sous le voile, mais finalement elle resterait un mystère infini et éternel.

 

C'est en fait un concept que les jeunes joueurs de Minecraft peuvent comprendre; ils habitent le monde de Minecraft, mais en tant que joueurs dans le jeu, ils ne voient jamais le code source - la superstructure - exécuter le programme.

 

Et ironiquement, cela a des similitudes avec certaines des philosophies d'Emmanuel Kant, qui a suggéré que la moralité "fuit" dans notre réalité d'un autre royaume.

 

Il est intéressant de noter que le directeur général du CERN, Fabiola Gianotti, a rencontré en secret les plus hautes élites du monde lors de la conférence de Bilberberg en juin, laissant entendre que les chercheurs du CERN ont fait des découvertes susceptibles d'altérer la civilisation humaine pour toujours.

 

Facebook: https://www.facebook.com/RealKitDaniels

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 14:07

 

"A en croire l'imaginaire populaire il semblerait qu'au 'Moyen Âge', cette longue période rustre, sale et inculte, paraît-il, les hommes pensaient que la terre était plate. Vraiment ?

 

Pourtant, dès le Ve siècle avant notre ère, des savants grecs avaient déjà montré la rotondité de la terre.

 

Eratosthène

Eratosthène (v. -276 – Alexandrie, Égypte, v. -194), scientifique grec, sera le premier à en calculer la circonférence deux siècles plus tard. Avec une marge d'erreur de 20% certes, mais pour les connaissances de l'époque, admirons la prouesse !

 

Dès le VIIe siècle, à l'apparition des premières mappemondes, ils utilisaient déjà les termes de globes, de sphères pour la désigner.

 

D'où vient le terme 'mappemonde' ? A l'origine, le mot mappa désignait une étoffe, une serviette, une nappe. A partir du IXe siècle, on allait passer de la désignation du support à celle du contenu : la mappemonde allait être le support graphique représentant le monde.

 

Au XIIe siècle, les croisades allaient aider à répandre la pensée des savants grecs dans toute l'Occident, grâce à la traduction des textes en latin.

 

De fait, au 'Moyen Âge', la notion de sphéricité de la terre ne faisait aucun doute. D'ailleurs, Charlemagne -pour signifier son pouvoir sur le monde-  tenait un globe terrestre dans sa main et non un disque.

Au Moyen-Age, les hommes pensaient-ils vraiment que la Terre était plate ?

Joannes de Sacrobosco, mathématicien et astronome, écrit à Paris en 1224 le "Traité de la Sphère". Cet ouvrage majeur se diffusera dans toute la Chrétienté. L'Eglise n'y trouva rien à redire.

 

Plus tard, le navigateur Christophe Colomb allait hériter de toutes ces découvertes scientifiques anciennes pour mener à bien son expédition. Il n'aura d'ailleurs pas à convaincre les théologiens de la Cour d'Espagne de la rotondité de la terre, mais simplement de la faisabilité du voyage. Isabelle Ière de Castille, dite 'la catholique', le financera, même si elle ne crut pas beaucoup en son succès.

 

Quant à Galilée, dont on pense encore qu'il fut à l'origine de la découverte de la forme sphérique de la terre, il n'a jamais été condamné par l'Eglise pour avoir affirmé que la terre était ronde, mais pour avoir remis en question la théorie du géocentrisme. Galilée défendait l'héliocentrisme, à savoir que la terre tourne autour du soleil, ce qui était fort juste. Condamné à la prison, le pape allègera tout de suite sa peine en résidence surveillée, puis il finira sa peine chez lui à Florence : il n'ira donc pas en prison et continuera à percevoir des revenus ecclésiastiques que le pape lui avait octroyés.

 

Mais d'où vient donc cette simplification des faits, cette hostilité envers 1000 ans de notre histoire ? La réponse vient du côté des auteurs de la 'Renaissance' repris par des historiens du XIXe siècle. Pour mettre en valeur une 'Renaissance' éclaboussée par la connaissance et un XIXe siècle tellement civilisé, il fallait pour cela mépriser ce 'Moyen Âge' sous influence religieuse forcément néfaste. Ah! Elle a bon dos la religion!"

Partager cet article
Repost0
20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:41

Les archéologues disent qu'ils n'ont pas encore trouvé la preuve archéologique directe de Jésus-Christ, mais ils s'en rapprochent chaque jour davantage...

 

Voici une présentation des découvertes.

 

En 1962, on a retrouvé une plaque du IIIème siècle avant J.C, gravée en hébreu et portant le nom du village de Nazareth...

 

En 1888, la piscine de Bethesda, dite la "piscine aux 5 portiques" décrite dans l'évangile de S. Jean lorsque est racontée la guérison du paralytique, a été retrouvée à l’endroit situé par S. Jérôme en 372 et S. Eusèbe en 332.

 

Source: http://www.livescience.com/39661-biblical-era-town-discovered-sea-of-galilee.htmlEn 1961, on a prouvé l'existence de Ponce Pilate, le préfet romain qui a condamné Jésus à mort, en retrouvant une plaque comportant son nom et son titre... dans les ruines de Césarée maritime.

 

En 2013, la ville des temps bibliques "Dalmanoutha", mentionnée dans l'Evangile selon saint Marc (Mc 8:10) a été retrouvée par une équipe de l'Université de Reading (Royaume-Uni). C'est le lieu de la Mer de Galilée (ou "Lac de Tibériade") située à plus de 200 m au-dessous du niveau de la mer et traversée par le fleuve Jourdain. C'est également le lieu du baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste, et où le Christ navigua avec ses disciples après le miracle de la multiplication des pains. En 1986, le lieu où le bateau appelé "barque de Pierre" ou "barque de Jésus a été retrouvé est le lieu de l'ancienne Dalmanoutha découverte en 2013.

 

Aujourd'hui, voici la découverte d'une cage funéraire de calcaire décorée de façon intime, appartenant à un descendant du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans la livraison de Jésus à Ponce Pilate...

De nouvelles découvertes archéologiques sur la vie à l'époque de Jésus

Ustensiles de cuisine, bijoux, ossuaires avec des inscriptions hébraïques... Des dizaines d'objets datant du Ier siècle retrouvés dans la région de Jérusalem et en Galilée permettent aux historiens de mieux comprendre la vie au temps de Jésus-Christ. [1]

 

Que sait-on exactement de Jésus? Des dizaines d'objets datant du Ier siècle présentés, dimanche 19 mars, par l'autorité des antiquités israéliennes font partie des découvertes archéologiques récentes qui rendent plus compréhensibles aux historiens la vie à l'époque de Jésus-Christ, selon un responsable.

 

Parmi les objets découverts dans la région de Jérusalem et en Galilée, où, selon la tradition, Jésus a vécu, figurent des vases, des ustensiles de cuisine, des bijoux, des restes de pressoir à vin, des ossuaires avec des inscriptions hébraïques et des clous ayant servi à des crucifixions.

 

«Maintenant nous pouvons décrire de façon très précise la vie quotidienne de cette époque, de la naissance, à travers les habitudes alimentaires, les voyages effectués, et jusqu'à la mort avec les rites funéraires», explique à l'AFP Gideon Avni, directeur de la division archéologique des Antiquités israéliennes.

 

«Ces 20 dernières années, nous avons fait un bond dans la compréhension du mode de vie de Jésus et de ses contemporains», indique-t-il. «Chaque semaine, de nouveaux éléments sont découverts et permettent de mieux connaître cette période». Ainsi, «nous retrouvons sur des ossuaires des noms de personnalités connues grâce aux textes de cette époque», dit le professeur Avni.

[2]

[2]

En avant de Pâques, l'autorité d'antiquités d'Israël a ouvert dimanche son vaste entrepôt aux journalistes pour un coup d'oeil sur les artefacts déterrés du temps de Jésus. Les experts disent qu'ils n'ont pas encore trouvé la preuve archéologique directe de Jésus-Christ, mais ces dernières années ont trouvé une richesse de matériel qui aide à remplir la compréhension des historiens de la façon dont Jésus peut avoir vécu et est mort.

 

"Il y a de bonnes nouvelles", a déclaré Gideon Avni, chef de la division archéologique de l'Autorité des antiquités d'Israël. "Aujourd'hui, nous pouvons reconstituer très exactement beaucoup, de nombreux aspects de la vie quotidienne du temps du Christ."

 

Israël est l'un des endroits les plus fouillés de la planète. Quelque 300 fouilles ont lieu chaque année.

 

Environ 40 000 artefacts sont déterrés chaque année en Israël. Un tiers de toutes les antiquités trouvées attestent de l'ancienne présence chrétienne en Terre Sainte, déclare Avni. Les historiens savent maintenant combien de temps il a fallu pour voyager entre les villes et les villages où Jésus a prêché, et à quoi ressemblaient ces endroits à l'époque.

 

Avni a déclaré que la connaissance de la période a avancé au cours des 20 dernières années. "Nous pouvons reconstituer précisément ce à quoi ressemblait le pays", a t-il dit.

 

Dans un entrepôt lumineux de 5 000 mètres carrés rempli de piles de cruches anciennes et de poteries, ce que l'Autorité des Antiquités appelle sa grotte "Ali Baba" des anciens trésors, les fonctionnaires ont présenté sur une simple table blanche les découvertes du temps de Jésus.

 

Il y avait des gobelets et des plats de calcaire bien conservés, largement utilisés par les Juifs en Terre Sainte à l'époque dans le cadre de leur stricte pratique afin d'assurer la pureté rituelle de leur nourriture. Il y avait une cage funéraire de calcaire décorée de façon intime, appartenant à un descendant du grand prêtre Caïphe, connu dans le Nouveau Testament pour son implication dans la livraison de Jésus aux autorités romaines qui l'ont crucifié. Dans les temps anciens, les familles recueillent les os du défunt et les placent dans des boîtes appelées ossuaires.

Christ devant Caïphe (de Matthias Stom)

Christ devant Caïphe (de Matthias Stom)

Ils ont également présenté une réplique d'un artefact majeur situé au musée israélien de Jérusalem - un os de talon percé d'un clou de fer avec des fragments en bois à chaque extrémité, découvert dans une boîte de sépulture juive du nord de Jérusalem datant du 1er siècle après J.-C. C'est jusqu'à ce jour la seule preuve trouvée d'une victime de crucifixion romaine enterrée selon la coutume juive. Cela a aidé les archéologues à reconstruire comment l'homme était crucifié, avec ses pieds cloués sur les côtés de la croix. Avni a dit que Jésus peut avoir été crucifié de la même manière, contrairement à la façon dont la crucifixion est représentée dans l'art chrétien traditionnel.

 

A côté des boîtes de carton marquée "os" de Bethsaïda du Nouveau Testament, un énorme bloc de pierre était posé sur une caisse en bois sur le plancher de l'entrepôt. La pierre porte une description taillée apparente du deuxième Temple juif, a été découverte en 2009 sur le site d'une ancienne synagogue des rives de la mer de Galilée. Les archéologues ont suggéré que Jésus aurait prêché dans la synagogue.

 

Avni a dit qu'il n'y a aucune raison de croire que Jésus n'existait pas simplement parce que les archéologues n'ont pas trouvé de preuve physique de lui. "Il faut se rappeler que le Christ était l'un parmi plus d'un million de personnes vivant en cette période en Terre Sainte", a t-il dit.

Yisca Harani, une érudite israélienne du christianisme, a déclaré que le manque de preuve physique de Jésus est un "mystère trivial".

 

"Pourquoi attendre dans l'antiquité qu'il y ait des preuves de son existence?" Demande Harani. "C'est la réalité de la vie humaine, que soit des dirigeants, soit des militaires ont leur mémoire inscrite dans la pierre et des artefacts."

 

Elle a dit que ce qui restait de Jésus "sont ses paroles". [3]

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Source: https://apnews.com/2922e74d3ebb4c83bd80eb128b4fbb47

Sources:

 

[1] De nouvelles découvertes archéologiques sur la vie à l'époque de Jésus, Par lefigaro.fr , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 20/03/2017 à 11:22 Publié le 20/03/2017 à 11:15

[2] Israël : des découvertes archéologiques éclairent sur la vie à l'époque de Jésus, Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox, Mis à jour le 19/03/2017 à 17H24, publié le 19/03/2017 à 17H23

[3] In an Israeli warehouse, clues about Jesus' life and death, APNews, By Daniel Estrin

Partager cet article
Repost0
7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:49
L'erreur évolutionniste
Philippe Lauria, Le Chaînon manqué, Pourquoi la théorie de l'évolution est une croyance, éd. Tatamis, 2015

Philippe Lauria, Le Chaînon manqué, Pourquoi la théorie de l'évolution est une croyance, éd. Tatamis, 2015

Qu'est-ce que l'évolutionnisme ? Une simple conception du monde, une philosophie de la nature actuellement dépassée. Existe-t-il une alternative sérieuse à l'explication des origines de l'homme ?
Comment récuser la transformation des espèces ? Et le Big bang ? Et la génétique ? Et les dinosaures ?
Comment croire en l'existence d'Adam et Eve ou à l'Arche de Noé ?
Va-t-on abandonner la science pour revenir à des mythes ?! Cet essai rappelle les graves limites du darwinisme et les raisons sérieuses en faveur de la création.
En effet, les recherches en astrophysique, en géologie ou en paléontologie amènent à rejeter, tant la lecture littéraliste que la lecture moderniste de la Bible.
Après la lecture de ce livre, on se reconnaîtra peut-être créationniste sans passer pour un demeuré.  


L'auteur : docteur en philosophie, auditeur de l'Institut des Hautes études de Défense Nationale (IHEDN), est aussi l'auteur de Cantor et le transfini, mathématique et ontologie, L'Harmattan, 2004 ; Christ-Roi, politique et religion, Cep, 2006 ; Le Dieu caché, Michel Onfray éclairé par Blaise Pascal, Cep 2006 et La religion sans épines (éd. Tatamis, 2014).

 

Source: Présentation du livre sur Chiré.fr

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 13:40

Mis à jour le 18/03/2020.

Approbation des statuts de la Société de Jésus : Ignace de Loyola reçoit la bulle Regimini militantis Ecclesiæ des mains du pape Paul III.

Approbation des statuts de la Société de Jésus : Ignace de Loyola reçoit la bulle Regimini militantis Ecclesiæ des mains du pape Paul III.

 "Il y avait vingt-cinq ans à peine que Luther avait proclamé sa révolte contre la foi, et déjà, aux immenses progrès de la réformation, l'Église romaine paraissait sur le penchant de sa ruine; elle ne se défendait plus; elle était comme résignée à sa défaite.

"[...] Ignace de Loyola, gentilhomme du Guipuzcoa, en fut le fondateur. [...] À quarante ans, il vint à Paris se mettre sur les bancs de l'Université pour y apprendre la grammaire; il s'y lia avec plusieurs Espagnols qui se soumirent à son ascétisme exalté, tels que François-Xavier, Lainès, Salmeron, et avec eux il fit les plans les plus extraordinaires pour le salut de l'Eglise.

"[...] Un jour ces enthousiastes se réunirent dans l'église de Montmartre, et là firent le serment, entre les mains de l'un d'eux, de garder les voeux de pauvreté et de chasteté, de consacrer leur vie à secourir les chrétiens et d'offrir au pape leurs personnes pour être employées comme il le voudrait (1536). Ce fut l'origine de la compagnie de Jésus, ainsi nommée par Loyola, parce qu'elle était formée de soldats qui faisaient la guerre à Satan; l'ordre qu'il avait en pensée n'était qu'une chevalerie destinée à la défense de la foi. Deux ans après, Ignace était prêtre. [...] Il alla à Rome avec ses compagnons et fit voeu d'obéissance. L'obéissance, selon lui, était la vertu suprême; et il ajouta à ce voeu celui de 'faire en tout temps ce qu'ordonnera le pape, de parcourir le monde, d'aller prêcher chez les infidèles, sans objection, sans salaire et sans retard.' Ainsi, à l'esprit de révolte qui animait toute l'Europe, il opposait l'obéissance absolue; à l'esprit d'examen, l'abnégation complète; à l'anarchie de discipline du protestantisme, une hiérarchie inflexible. Ce fut le chef d'oeuvre de Loyola : il avait trouvé la pierre fondamentale de la restauration catholique; la Société de Jésus était fondée (1540, 27 sept.) 

"[...] Les jésuites seront les mathématiciens, les astronomes, les mécaniciens les plus savants de l'Europe. [...] Jamais société religieuse ne s'est élevée avec plus de rapidité, n'a eu une plus éclatante destinée, n'a été gouvernée avec plus d'habileté et de persévérance, plus de souplesse et d'opiniâtreté; nulle n'a compté de plus grands talents, n'a rendu de plus grands services, n'a paru plus dangereuse aux gouvernements politiques, ne s'est attiré plus de haines. [...] En moins de cinquante ans, les jésuites instruisaient la jeunesse dans toute l'Europe, étaient les confesseurs des rois, gouvernaient les cours, prêchaient les peuples, se mêlaient à tout, guerres, traités, révolutions; ils avaient restauré le catholicisme en Allemagne, en France, en Italie, ramené le clergé à l'orthodoxie, consolidé le trône ébranlé de saint Pierre, fondé des missions dans l'Inde, à la Chine, en Amérique, enfin associé leurs travaux à tous les progrès de la science." [1]

Au Concile de Trente, les jésuites (Jacques Lainez, Alfonso Salmeron) affirmèrent contre les protestants que la faute du péché originel n'avait pas complétement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et que les mérites du Christ et son amour pouvaient apporter cette "justification inhérente" qui permet d'espérer une pleine participation à la divinité du Fils.

Au Concile de Trente, les jésuites (Jacques Lainez, Alfonso Salmeron) affirmèrent contre les protestants que la faute du péché originel n'avait pas complétement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et que les mérites du Christ et son amour pouvaient apporter cette "justification inhérente" qui permet d'espérer une pleine participation à la divinité du Fils.

Expansion de la Compagnie de Jésus et conceptions

 

Fondée par Saint Ignace de Loyola, la Compagnie de Jésus témoigna en Europe et plus encore en Asie ou en Amérique d'un respect pour les peuples et leurs cultures qui n'avait d'égal nulle part ailleurs. En 1541, saint François-Xavier s'embarquait pour les Indes; en 1548, les jésuites débarquait au Maroc. En 1549, ils s'installaient au Brésil. En 1555, Jules III désignait plusieurs pères pour aller créer une hiérarchie catholique en Éthiopie. Ignace de Loyola leur conseillait de se faire éthiopiens avec les Éthiopiens.

Au Japonen 1563, quinze ans après le départ de François-Xavier, la communauté catholique japonaise comptait 150 000 membres. Mais le christianisme sera interdit par le shogun Tokugawa Ieyasu en 1614.

En Chine. Les jésuites qui utilisent la science comme un instrument de mission porteront la lunette astronomique mise au point par Galilée jusqu'en Chine. 

En 1583, les pères Ruggieri et Ricci arrivaient en Chine à Tchao-Keou, où ils gagnèrent Nankin puis Pékin, possédaient une vaste culture encyclopédique; ils étaient à l'avant-garde de leur époque pour les connaissances mathématiques, astronomiques et cosmologiques. Ils parlaient et écrivaient le chinois. Ils se rendirent compte de la valeur humaine du confucianisme, religion de l'empereur et de l'élite du pays. Ils s'efforcèrent d'intégrer au christianisme un certain nombre de concepts confucéens de telle sorte que la révélation chrétienne pusse devenir une réalité intellectuelle pour cette élite.

Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira

Portrait de Matteo Ricci par le frère chinois Emmanuel Pereira

Demeuré seul Ricci s'avança très loin dans cette voie, particulièrement dans le domaine de la liturgie qui est par excellence celui des symboles. Ayant adopté un nom chinois, il s'habillait à la manière des mandarins dont il respectait strictement les usages. Ricci dessina des mappemondes qui firent connaître aux Chinois le reste du monde, traduisit en chinois des livres de philosophie, de mathématiques et d'astronomie. Sa rencontre avec les proches de l'empereur fut à l'origine de l'essor de l'horlogerie moderne en Chine. Les ouvrages de Ricci aidèrent à faire progresser la cartographie chinoise, participant à la popularisation de la représentation de la Terre comme étant une sphère. [Timothy Brook (trad. Odile Demange), Sous l’œil des dragons : La Chine des dynasties Yuan et Ming, Paris, Payot, 2012, p. 233-237] Le lettré mathématicien et astronome Xu Guangqi dont Ricci devint grand ami, se convertit au christianisme et fut baptisé en 1603 sous le nom de Paul. Il traduira en chinois de nombreux ouvrages scientifiques occidentaux, principalement en astronomie et mathématiques (notamment les Éléments d'Euclide). 

Ses connaissances scientifiques et techniques lui valurent les faveurs de l'empereur et une influence si grande à la cour que lorsqu'il mourut en 1610 à Pékin, on lui fit des funérailles nationales. 

Le Pere Ferdinand Verbiest.gif

Les jésuites, ses successeurs eurent la même ligne de conduite. Vers 1670, le jésuite flamand Ferdinand Verbiest devint président du tribunal mathématique. C'est lui qui modernisa l'observatoire de Pékin et fit traduire en chinois saint Thomas d'Aquin. Les jésuites brilleront également en médecine et obtiendront en 1692, après avoir guéri l'empreur Kang Hsi avec de l'écorce de quinquina ("l'écorce des jésuites"), l'autorisation de prêcher publiquement dans tout le pays. Vers 1700, il y avait plus de 300 000 Chinois baptisés et l'embryon d'un clergé indigène.

 

Les idées de Johannes Kepler et de Galilée pénétrèrent lentement en Chine grâce au jésuite polonais Michał Piotr Boym (1612–1659) en 1627 et au traité d'Adam Schall von Bell en 1640. Les travaux de Boym incluront une traduction du texte se trouvant sur la stèle nestorienne découverte dans Sian (Xi'an) en 1625, qui témoigne de la présence du christianisme nestorien dans la Chine du VIIIe siècle. Cette traduction est publiée dans le China illustrata d'Athanasius KircherJusqu'en 1680, cent soixante jésuites avaient réussi à atteindre la Chine pour y exercer leur activité. Or ils étaient partis six centsVers 1700, il y avait plus de 300 000 Chinois baptisés et l'embryon d'un clergé indigène. Cela marque un échange unique et sans précédent de connaissances scientifiques entre deux civilisations, unique parce qu'il s'est déroulé sur un pied d'égalité.

Aux Indes entre 1606 et 1656.

Robert de Nobili, missionnaire jésuite parmi les brahmes d'Inde du Sud

Robert de Nobili, missionnaire jésuite parmi les brahmes d'Inde du Sud

Roberto de Nobili (1577-1656) était admis à Maduré dans la caste supérieure des brahmanes. Connaissant le sanskrit et le tamoul, il abandonna jusqu'à son nom pour se faire appeler Tatuva Podapar Suami, "le maître des 96 perfections du sage".

 

En 1609, 70 brahmanes de la province se convertirent au catholicisme sans avoir le sentiment d'être infidèles à l'enseignement des vedas ni renoncer à leurs pratiques rituelles (bains, encensement au santal, etc.)

A Lisbonne, le tribunal de l'Inquisition saisi de l'affaire par les adversaires de la Compagnie, donna raison à de Nobili.

Le pape Grégoire XV confirma le jugement et décida qu'il y aurait désormais plusieurs rites (c'est par impropriété de terme qu'on les a qualifiés de "rites malabars" au lieu de rites de Maduré).

Malheureusement, en 1780 en Chine, à la mort du père Martial Cibot, l'un des derniers jésuites qui survécurent quelques années en Chine après la destruction de leur ordre en 1773, la pénétration du christianisme avait été totalement interrompue dans les milieux lettrés du fait de l'interdiction par Rome en 1739 des rites locaux indiens malabars et chinois quelques années plus tard. Il faudra attendre 1942 pour que Pie XII, se référant explicitement à l'autorisation de Paul V en 1615, permît à nouveau de célébrer la messe en langue littéraire chinoise !

Actuellement les contacts de la Compagnie de Jésus avec la Chine continentale restent sporadiques.

Au Paraguay et en Uruguay en Amérique latine, entre 1600 et 1725, la confusion est complète entre les pouvoirs religieux et civil. La politique est en fait dirigée de Madrid par le Conseil des Indes. La confusion du spirituel et du temporel, grave dans son principe et dans ses effets, recèle néanmoins ici quelques avantages. Les jésuites, en effet, ont reçu de Madrid la charge d'administrer les régions que n'habitaient pas encore les Blancs. Ils y jouissaient d'une large autonomie à laquelle ils devraient bientôt renoncer si les colons espagnols s'installaient. Or l'expérience leur montra les conséquences fâcheuses du contact entre indigènes et colons. Ces derniers, par leur racisme et leur avidité au gain, donnaient le plus mauvais exemple et ne provoquaient que ressentiment. Tout poussa donc les évangélisateurs à perpétuer un isolement si favorable à leur dessein. Ainsi fondent-ils en 1610 le tout premier village chrétien composé uniquement d'Indiens guaranis, la "réduction" de Saint-Ignace. En 1700, il y aura trente réductions d'environ 3000 à 4000 habitants. Ces villages où les Européens n'étaient donc pas admis étaient tous constitués sur le même modèle : l'église et la résidence des pères était construite au centre; autour étaient installées l'école et les bâtiments sociaux, puis venait le cercle des habitations (une par famille), enfin, à la périphérie, il y avait les ateliers. Au-delà, les terres labourables étaient propriété collective. Le maire, indigène, était élu par les habitants. La justice était rendue par les jésuites, la peine la plus grave étant l'expulsion du village.

Le supérieur Antonio Ruiz de Montoya explique en 1609 qu'en fondant cette République, les jésuites voulaient christianiser et 'civiliser' les indiens pour qu'ils puissent être des sujets libres de la Couronne, égaux aux Espagnols. [...] La République, [...] son existence même offensait de nombreux officiels coloniaux et planteurs et leur offrait une occasion [...] d'exproprier les autochtones.

Ces petites républiques guaranis formaient un véritable État jésuite, à la fois collectiviste et théocratique. Elles prospérèrent jusqu'au jour où un accord conclu entre l'Espagne et le Portugal fera passer treize des plus importantes réductions sous l'autorité fort peu libérale du gouvernement de Lisbonne. 

Les jésuites réussirent à devancer et court-circuiter leurs opposants durant bien plus d'un siècle, avant que les choses ne se gâtent.

La chute de la République débuta en 1750 lorsque les Portugais et les Espagnols signèrent un nouveau traité qui prévoyait la redistribution du territoire de l'Amérique du Sud selon des frontières naturelles. Les sept réductions tombèrent du même coup sous la juridiction portugaise.

La rébellion indienne qui suivra l'emprise maladroite des fonctionnaires portugais sera imputée aux jésuites. Quant aux réductions demeurées sous la tutelle espagnole, elles tomberont après la dissolution de la Compagnie de Jésus en des mains peu scrupuleuses qui les exploiteront sans vergogne et l'aventure se terminera misérablement.

Apprenant la mort de leur pasteur, Antonio Ruiz de Montoya, le 11 avril 1652, les Guaranis envoyèrent une quarantaine de porteurs à Lima pour en ramener la dépouille mortelle à la Réduction de Loreto (en Argentine actuelle) pour y être enterré parmi les siens.

"Faisant valoir de faux témoignages concernant des conspirations jésuites contre les deux couronnes, l'opposition eut gain de cause : en 1754, l'Espagne envoya ses troupes à partir de l'Ouest contre les sept Réductions, et les Portugais à partir de l'Est. [...] Bien que les jésuites n'aient pas pris part aux batailles, on les accusa de traîtrise et ils furent bannis des territoires portugais et espagnols en 1758. Bientôt d'autres complots contre eux réussirent en Espagne. Tous les membres de l'ordre furent arrêtés en 1767 et déportés vers les États pontificaux. [...] Mais ce n'est que l'année suivante que les troupes espagnoles s'avancèrent contre les trente-trois Réductions restantes et en chassèrent les jésuites sans aucun ménagement : les pères âgés et malades furent liés à dos d'âne et transportés par-delà les montagnes par mauvais temps, nombre d'entre eux y trouvèrent la mort. Ainsi, les jésuites furent expulsés du continent américain. Bientôt en ruine, leur République fut pillée par les autorités civiles. Découragés par la maltraitance dont ils faisaient l'objet et par la perte des pères en robe noire, les Guaranis survivants partirent à la dérive." (Rodney STARK, Faux Témoignages, Pour en finir avec les préjugés anticatholiques, Salvator, Paris 2019, p. 201-202.) "La disparition des réductions jésuites marquera aussi la disparition des Indiens Guarani. [...]

 

Les jésuites partirent en mission également en Turquie, au Moyen-Orient.

 

Au Canada et en Amérique du Nord de 1634 à 1760 : c'est notamment les Saints Martyrs Canadiens, missionaires († 1642/1649), Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de la Lande, Patrons du Canada.

 

La Compagnie utilisait les cultures locales pour donner à l'Évangile et à la foi un support, une expression, un langage qui soient compris des populations. Cet effort pour intégrer au christianisme des civilisations exotiques (que reprend saint François-Xavier) avait été jadis celui de l'Eglise palestinienne à l'égard de Rome ou celui des premiers évangélisateurs de la Gaule, saint Martin, saint Hilaire qui firent construire des lieux de culte catholiques sur d'anciens sanctuaires druidiques.

 

La concordance du libre-arbitre avec les dons de la grâce (Luis Molina)

 

Au XVIe siècle, la Compagnie de Jésus arrivait dans un contexte où les conceptions luthérienne et calvinienne du péché originel faisaient prévaloir l'idée que la faute initiale de l'humanité (péché originel) avait totalement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et vicié toutes ses entreprises à la base. Luther affirmait que nul homme ne pouvait être "juste" aux yeux de Dieu. Même baptisé et élu, disait-il, un chrétien conserve sa tare fondamentale de pécheur. Au contraire de cette position, les Jésuites (Jacques LainezAlfonso Salmeron, Luis Molina) affirmaient que la faute du péché originel n'avait pas complétement détruit dans l'homme la faculté du libre arbitre et que les mérites du Christ et son amour pouvaient apporter cette "justification inhérente" qui permet d'espérer une pleine participation à la divinité du Fils. Sous l'influence directe de saint Ignace de Loyola, l'humanité recevait une promesse inouïe de divinisation par la voie même du Concile de Trente (1542-1563) qui proclama que tout homme, fût-il non baptisé, avait la possibilité d'agir sans déplaire à Dieu.

Pendant le Concile de Trente, de Lainez et Salmeron au belge Lessius en 1587, et aux espagnols Molina, Banez ou Escobar, cible préférée de Pascal, les jésuites s'efforcèrent d'affirmer la prééminence de la liberté humaine contre des doctrines, souvent défendues par l'ordre rival des Dominicains, qui tendaient à subordonner au bon vouloir divin l'exercice du libre arbitre humain. Ces débats nous font maintenant l'impression d'un dialogue de sourds car les interlocuteurs ne parlaient pas de la même chose. Les jésuites, bien entendu, ne mettaient pas en question la toute-puissance de Dieu comme on les en accusait, ni le "néant" de la créature réduite à elle-même. Ils se contentaient de reconnaître implicitement ce qu'admettent aujourd'hui la plupart des théologiens, à savoir que cette toute-puissance ne s'exerce que dans le sens de l'Amour infini. L'homme, certes, ne peut se sauver que par la grâce de Dieu, mais cette grâce ne lui est jamais refusée. Dans le mécanisme du salut, c'est donc la volonté de l'homme qui est "souveraine" : elle, seule, peut faire obstacle à un Dieu qui ne se refuse pas (en enfer, il n'y a que des volontaires, pourrait-on résumer).

 

La doctrine inverse (défendue par les protestants et les jansénistes), qui subordonnait au bon vouloir divin l'exercice du libre arbitre aurait pu être le rappel d'une vérité évidente dans l'ordre de l'ontologie. Mais elle n'avait de sens que si elle supposait un Dieu qui ne veut pas le salut de tous les hommes. La logique de cette doctrine conduira les jansénistes à défendre contre les jésuites la thèse de la prédestination.

 

Les conceptions jansénistes ne pouvaient être que méfiantes, voire hostile à l'égard des cultures locales et profanes alors que les conceptions jésuites sur le libre arbitre et la "justification" portaient la marque foncièrement prophétique, accueillante et optimiste de la Compagnie de Jésus. Cette porte ouverte sur l'humanité non chrétienne permit à la Compagnie d'adopter des coutumes, des symboles et même des liturgies que l'on considérait jusqu'alors comme païennes, c'est-à-dire foncièrement mauvaises.

 

Au XVII et XVIIIe siècles, les jésuites, plus que les Dominicains, ont eu un rôle important pour faire stopper la chasse aux sorcières, en invitant à mieux distinguer possessions et maladies mentales et en rappelant que le diable n'a pas tout pouvoir. [2]

 

Cette audace fit adopter à la Compagnie (dans la liturgie) les langues et les coutumes exotiques de ces peuples et qu'elle appliqua à la confession pour l'appréciation des cas de conscience (casuistique) faillit lui coûter la vie. En 1773, le pape Clément XIV, cédant à la pression des Bourbons de France, d'Espagne et de Naples, décidera de suspendre ses activités pour des motifs qui n'avaient rien à voir avec la Foi (voir plus bas).

 

Pendant plus de deux siècles, le jansénisme a profondément marqué le catholicisme français. Son rigorisme a été repris et adopté par le clergé qui a écarté des sacrements une grande partie des croyants et arraché de leur esprit la figure du Christ miséricordieux au profit d'un Dieu vengeur. La confession a été le lieu de ce véritable drame qui a éloigné les uns de la religion et a stérilement culpabilisé les autres. La question du délai ou du refus de l'absolution a constitué l'enjeu de ce que l'on a appelé improprement la querelle du laxisme; des millions d'hommes et de femmes en ont été les victimes.

 

C'est l'assemblée du clergé dominée par Bossuet et réunie à Saint-Germain-en-Laye, qui, en 1700, orienta l'église gallicane vers un rigorisme qui, sur le plan de la fréquentation des sacrements, n'avait rien à envier à celui de Port-Royal.

 

Bossuet, tout en rejetant la doctrine janséniste, n'hésitait pas à en approuver la rigueur envers les pécheurs. Si le régime de l'absolution refusée, ou différée (quelques fois pendant plusieurs années) s'est implanté, c'est à lui et à l'assemblée de clergé gallican qu'on le doit. Sous leur influence, les évêques de France et les confesseurs refuseront l'absolution à des pécheurs repentants et "en progrès", parce que la sincérité de leur contrition n'est pas certaine. Le délai d'absolution était encore recommandé par les manuels des séminaires au milieu du XIXe siècle. On devra attendre 1832 et la publication par l'abbé Thomas Gousset (futur cardinal) d'une Justification de la Théologie morale de saint Alphonse de Liguori (fondateur de l'ordre des Rédemptoristes) pour que le clergé de France commence à en revenir à une tradition évangélique, qui se matérialisera plus tard dans la recommandation de la pratique fréquente de l'Eucharistie. C'est Thomas Gousset, alors professeur au séminaire de Besançon, qui s'attaquera d'une manière décisive aux doctrines rigoristes et permettra leur reflux. C'est aux pécheurs récidivistes les plus enfoncés dans leurs faiblesses qu'il faut rendre facile l'accès à la confession, un "aliment pour les faibles" dira le pape jésuite François dans son Exhortation évangélique Evangelii Gaudium, n°47 (sur le fondement de saint Ambroise, De sacramentis, IV, 6, 28 : PL 16, 464 ; SC 25, 87 : « Je dois toujours le recevoir pour que toujours il remette mes péchés. Moi qui pèche toujours, je dois avoir toujours un remède » ; IV, 5, 24 : PL 16, 463 ; SC 25, 116 : « Celui qui a mangé la manne est mort ; celui qui aura mangé ce corps obtiendra la rémission de ses péchés ». saint Cyrille d’Alexandrie, In Joh. Evang. IV, 2 : PG 73, 584-585 : « Je me suis examiné et je me suis reconnu indigne. À ceux qui parlent ainsi je dis : et quand serez-vous dignes ? Quand vous présenterez-vous alors devant le Christ ? Et si vos péchés vous empêchent de vous approcher et si vous ne cessez jamais de tomber – qui connaît ses délits ?, dit le psaume – demeurerez-vous sans prendre part à la sanctification qui vivifie pour l’éternité ?).

Au XIXe siècle, le point de vue de saint Alphonse de Liguori et du cardinal Gousset était celui des jésuites au XVIIe. Ce point de vue allait exactement à l'encontre de la morale janséniste et gallicane du clergé français. C'était la faculté pour le confesseur de tenir compte des situations; de ne pas décourager le repentir par une exigence qui serait conforme aux principes moraux, mais inapplicable. C'est faire confiance au discernement humain et à la miséricorde divine; en deux mots : à la raison et à la grâce. Cette voie était celle d'Ignace de Loyola et ce sera l'un des mérites des jésuites que d'avoir contribué à la rouvrir à la suite d'Alphonse de Liguori et contre l'école des moralistes religieux français du XVIIIe siècle.

 

Leurs adversaires au XVIIe siècle trouvèrent en Blaise Pascal un polémiste de génie qui sut faire descendre le débat du plan théologique où il se situait au niveau de la morale pratique, domaine dans lequel la Compagnie était beaucoup plus vulnérable pour avoir voulu donner forme écrite et systématiser ce qui ressortissait à la seule conscience du confesseur. Le succès des Lettres à un Provincial contribua à imposer dans l'esprit public une caricature du jésuite qui n'est pas encore totalement effacée.

 

Rôle des jésuites dans l'éducation et l'enseignement

 

Le jésuite Pierre Canisius organisa la défense de l'Eglise par le livre et l'école. Chacun des grands collèges créés par lui devint un centre de résistance aux thèses luthériennes et calvinistes. Canisius n'avait à son arrivée en Allemagne en 1550 que deux compagnons pour le seconder. Près de mille deux cents jésuites y exerçaient leur activité trente ans plus tard. Et dans toute l'Europe, suivant une ligne stratégique qui traversait le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, la Hongrie et la Pologne, furent fondés les universités et les collèges de la Contre-Réforme.

 

"Le triomphe de la papauté, a estimé l'historien anglais Macaulay, a été dû principalement à un grand reflux de l'opinion publique... Cinquante ans après la séparation des luthériens, a-t-il écrit, le catholicisme pouvait à peine se maintenir sur les rives de la Méditerranée. Cinquante ans plus tard, le protestantisme pouvait à peine se maintenir sur les rives de la Baltique."

 

Ce résultat fut en grande partie l'oeuvre de la Compagnie de Jésus, de ses collèges, de ses prédicateurs, de ses théologiens.

 

Dès 1590, les jésuites consacraient plus des trois quarts de leur activité à la formation des jeunes. L'accent était mis sur les humanités gréco-latines parce qu'elles constituaient alors la culture de l'honnête homme. Diverses congrégations plus ou moins liées à la Compagnie permettaient à celle-ci d'étendre son influence au-delà de la sphère universitaire. Charles Borromée, auteur du fameux catéchisme connu sous le nom de Catéchisme du Concile de Trente (1566), fut un de leurs membres et contribua à l'installation des jésuites dans les cantons catholiques de Suisse. C'est sur son insistance que le pape Clément XIII ordonna à la Compagnie de fonder des collèges à Lucerne et à Fribourg (en Suisse).

 

Un tel développement et une telle influence devait fatalement inquiéter les pouvoirs régnants et la Compagnie aura longtemps à souffrir de leur méfiance.

 

Pourtant, dès l'origine, elle tentera de se prémunir contre l'hostilité des princes en interdisant formellement à ses membres de se mêler de la politique intérieure des pays.. L'auteur de cette consigne, le père Claudio Aquaviva, cinquième général de l'ordre (1581), ira même plus loin en conseillant au pape de se soumettre aux injonctions de la République de Venise qui exigeait l'expulsion des jésuites comme condition de sa fidélité aux Saint-Siège.

 

En France, les jésuites, comme serviteurs de la papauté ne pouvaient qu'être suspects aux yeux du Parlement gallican et de la Sorbonne. Néanmoins, vers 1610, au nombre de 1400 environ, ils possédaient déjà trente-six collèges, l'un des plus célèbres étant celui de La Flèche où sera formé Descartes.

 

Rôle des Jésuites dans la défense de "l'unité du peuple français et pour l'extension du pouvoir monarchique"

 

On trouve dans l'ouvrage "Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions", de Pierre Lafue quelques développements instructifs sur le rôle positif des Jésuites dans la défense de "l'unité du peuple français et pour l'extension du pouvoir monarchique" contre les Gallicans et les Jansénistes au XVIIIe siècle.

 

Ainsi, "lors de la réaction des ordres privilégiés, ont-ils été l'objet de l'hostilité de nombreux prélats - particulièrement des 6 cardinaux jansénistes dont le Cardinal de Noailles, archevêque de Paris, est le chef relativement modéré. En outre, l'Université et le Parlement se sont prononcés contre les partisans de l'ultramontanisme (les jésuites NDLR.).

 

... La coalition formée contre eux va toutefois demeurer assez longtemps impuissante par suite de l'attitude du roi qui leur sait gré, non seulement de fournir des confesseurs à toute sa famille, mais encore de désavouer la coterie parlementaire dressée contre le trône qui a tenté d'imposer la loi commune en matière d'impôt." [3]

 

 

La Compagnie de Jésus, cible de la franc-maçonnerie

 

C'est au Portugal que le marquis de Pombal [franc-maçon] mène l'assaut en premier [en 1759]. [...] [L]es jésuites sont accusés de comploter contre le roi et expulsés du Portugal en 1759 tandis que Gabriel Malagrida, ancien missionnaire au Brésil et figure de premier plan, est brûlé à l'âge de 71 ans.. [...] En 1767, les jésuites sont expulsés par les Bourbons d'Espagne. Les décisions portugaises et espagnoles d'appliquent aussi en Amérique.

[...] En France, le Parlement de Paris, qui a gardé des sympathies jansénistes [et franc-maçonnes], lance une campagne qui obtient en 1763 de Louis XV l'interdiction des jésuites, également bannis de l'empire des Habsbourg en 1768." [4]

"La présomption d'une conjuration tendant à culbuter et anéantir l'ordre des jésuites fut soumise à Louis XV par un mémoire que le Dauphin lui remit dans le courant de juin 1760 et que ce prince tenait lui-même d'un conseiller au parlement de Paris", écrit Michel Antoine dans sa biographie de Louis XV. "Ce document mettait en cause le duc de Choiseul en révélant que dès le mois de décembre 1759, ce ministre, dans des conversations avec plusieurs membres du parlement, leur avait assuré que les jésuites étaient perdus dans l'esprit du Roi, que le gouvernement était résolu à éteindre leur société, mais que c'était au parlement à donner l'impulsion à la chose. [...] [S]i le mémoire remis à Louis XV par le dauphin n'attestait pas la réalité d'une conjuration antijésuite, il faudrait alors reconnaître à son auteur le don de prophétie (D. Van Kley).

"[...] Plusieurs faits isolés mais concordants, apparaissent dès les premiers mois de 1760, comme autant  d'indices de la réalisation d'un plan soigneusement concerté tendant d'une part à dénigrer et décrier ces religieux aux yeux du public et, d'autre part, à accoutumer celui-ci à les voir traînés devant les tribunaux." (Michel Antoine, Louis XV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 780-781.[5]

 

Le Principal ministre de Louis XV entre 1758 et 1770, le comte de Choiseul, "allié des magistrats, fera alors pression pour obtenir l'expulsion des Jésuites." [6] Choiseul était franc-maçon, "Vénérable de la Loge Les Enfants de la Gloire" en 1761. [7]

 

Tout en se disant "l'artisan du renouveau français et de la revanche contre l'Angleterre" [8], cet esprit des Ténèbres qui s'illustrait dans la destruction méthodique de la Nouvelle-France (Amérique française), était lié aux "philosophes" [9], et il était le complice des Parlements dans leur obstruction au roi... [10]

 

Les jésuites subirent ainsi les attaques conjuguées des jansénistes, des gallicans, des parlementaires et des "philosophes" de l’"Encyclopédie".

 

Le 6 août 1761, le parlement de Paris ordonna que les écrits de 23 jésuites dont Bellarmin, Toledo et Lessius fussent bannis comme "contraires à la morale et nuisibles à la jeunesse". Interdiction leur fut faite de recevoir des novices. Dans les villes où existaient d’autres écoles, les collèges jésuites durent fermer le 1er octobre 1761, et ailleurs ils furent fermés en avril 1762. Louis XV, favorable aux jésuites, intervint plusieurs fois, temporisa et obtint quelques délais. Cela tourna au conflit politique entre le parlement et le roi. Des compromis successifs, tous à tendance gallicane (pratiquement une séparation vis-à-vis de Rome), furent proposés aux jésuites et furent rejetés comme inacceptables.

 

Défiant le roi, le parlement de Paris, le 6 août 1762, déclara que la Compagnie de Jésus "nuit à l’ordre civil, viole la loi naturelle, détruit la religion et la moralité, corrompt la jeunesse" et la bannit de France. Certains parlements régionaux (comme celui de Flandre) refusèrent d’emboiter le pas ; la plupart temporisèrent. Le roi, de nouveau, obtint un délai. Mais malgré l'intervention du pape Clément XIII, pape de 1758 à 1769 qui défendit vigoureusement la Compagnie de Jésus, il dut finalement s’incliner tout en mitigeant les mesures prises. En novembre 1764, Louis XV édicta ce qui devint la mesure pour toute la France : la Compagnie de Jésus était proscrite en France, et ses biens étaient confisqués. Les jésuites furent cependant autorisés à y demeurer comme "bons et fidèles sujets", sous l’autorité des évêques. Les jésuites anglais de Saint-Omer durent également partir : ils s’installèrent dans les Pays-Bas méridionaux (alors autrichiens).

 

Si l’exécution de l’édit royal se passa moins dramatiquement qu’au Portugal les conséquences en furent tout aussi graves. L’enseignement en France fut désorganisé, de nombreux jésuites ayant choisi de partir en exil. Outremer, les missions des jésuites français furent confiées aux pères de Missions étrangères de Paris, mais ils ne suffisaient pas à la tâche. De nombreux postes furent fermés.

 

L'alliance de circonstance entre jansénistes, gallicans et philosophes des Lumières eut raison des jésuites. En 1761, dans une lettre à Voltaire, D’Alembert écrivit : "Que la canaille janséniste nous débarrasse des polissons jésuites. Ne fais rien pour empêcher que ces araignées se dévorent les unes les autres". En 1763 il triompha : "Les jésuites étaient les troupes régulières et disciplinées luttant sous l’étendard de la Superstition […] Les jansénistes ne sont que des cosaques dont la Raison va vite se débarrasser maintenant qu’ils doivent se battre seuls."

C'est l’"affaire Lavalette" (scandale financier à la suite de la banqueroute du prêtre jésuite Antoine Lavalette) qui contraignit Louis XV à interdire la Compagnie et à la bannir de France en 1763-1764, en fermant ses deux cents collèges. Déjà chassés du Portugal en 1759 par le ministre portugais franc-maçon, le marquis de Pombal, ils le furent encore d'Espagne en 1767 et du duché de Parme et de Plaisance en 1768. Cependant le roi Stanislas, avant 1766, les accueillit dans son duché de Lorraine, resté théoriquement indépendant du royaume de France.

 

Supérieur des Missions Françaises de l'Amérique du Sud en 1754, mais avec un ordre explicite d'arrêter toute entreprise commerciale, le Père Antoine Lavalette ignora cet ordre et poursuivit sa compagnie commerciale. Quelque temps plus tard, il emprunta pour acheter des terres. Or une épidémie en 1756 décima les ouvriers qui devaient les défricher et les mettre en culture pour exploiter la canne à sucre puis plusieurs de ses navires furent saisis par les pirates anglais à leur retour en Europe. La guerre de Sept Ans interrompant le trafic de sa maison de commerce avec la métropole, cette dernière fit faillite qui s'élevait à deux millions quatre cent mille livres. Deux de ses créanciers, de gros négociants marseillais, Gouffre et Lionci, poursuivirent La Valette devant le parlement à Aix qui le condamna. Le provincial des Jésuites fit appel, l'affaire remonta au Parlement de Paris. Ce dernier sous prétexte de se prononcer sur cette simple faillite, ordonna aux Jésuites de déposer au greffe un exemplaire des Constitutions de leur ordre et prononça un arrêt le 6 août 1762 qui déclarait la Compagnie de Jésus "inadmissible par sa nature dans tout État policé". [11]

 

Fritz Hochwälder a popularisé leur tragédie dans sa pièce Sur la terre comme au Ciel, véritable drame de l'obéissance. Les jésuites étaient soupçonnés à juste titre de fidélité romaine. La soumission ne leur épargna pas le bannissement qui précédera de peu la dissolution de la Compagnie !

 

L'opposition des cours européennes fut si forte que le pape Clément XIV en vint, le 21 juillet 1773, à supprimer la Compagnie de Jésus partout dans le monde ; c'est le bref Dominus ac Redemptor, qui dit que la Compagnie a souvent été sévèrement critiquée (mais ne dit pas si ces critiques étaient justifiées ou pas).

 

Leur salut viendra de l'Est. En Russie, la tsarine orthodoxe Catherine II interdit la promulgation de la bulle papale, et en Prusse le roi protestant Frédéric II fit de même, heureux de marquer sa désapprobation au Pape, tout en profitant de l'aubaine que constituaient tous ces savants et ces professeurs pour organiser l'enseignement et la recherche dans ses États.

 

En France, les maisons d'éducation des Jésuites furent fermées, et cette victoire fut représentée audacieusement par les partisans de l'opposition à la monarchie comme une mesure 'libérale'...[12]

Dans sa lutte pour la domination politique, l'oligarchie parlementaire s'appuyait sur la secte des Jansénistes, grâce à laquelle elle s'est emparée de l'opinion publique, qui sans cela n'eût sans doute pas été abusée par son faux libéralisme.

 

La calomnie joua son rôle. On réédita de prétendus statuts secrets, Monita Privata Societatis Jesu, imprimés à Cracovie en 1614. Ce document republié sous le titre Monita Secreta, voulait prouver les visées temporelles (pouvoir, domination) de la Compagnie de Jésus. Il s'agissait d'un faux dont l'auteur était un ex-jésuite polonais, Jérôme Zahorowski. [13]

 

Au XVIIIe siècle toute la magistrature était devenue janséniste. C'est cette secte religieuse, alliée de la franc-maçonnerie qui empêchera toute saine réforme de l'Etat royal et obstruera la volonté du roi d'établir l'égalité devant l'impôt et sera à l'origine de la Révolution dite française.

 

Lire : La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

 

La politique de la Compagnie au-delà des mers fit éclater la crise. Les jésuites ayant toujours défendu les droits et valeurs des civilisations indigènes sur les territoires de leurs missions, leur attitude, combattue par les protestants et les jansénistes, provoqua la haine des colons, commerçants ou négriers des possessions d'Asie, d'Afrique et d'Amérique, et n'avait pas été complètement comprise par Rome.

 

Restauration de la Compagnie et nouveaux ennuis

 

Après les guerres napoléoniennes, le climat politique changea. Les monarques qui avaient expulsé les Jésuites n'étaient plus au pouvoir. Le pape Pie VII procèda à la restauration universelle de la Compagnie en promulguant le décret Sollicitudo omnium ecclesiarum (en français: la sollicitude pour toutes les Églises) du 7 août 1814.

 

Pie VII avait d'abord discrètement approuvé son existence en Russie (bref Catholicae fidei du 7 mars 1801) et dans le royaume de Naples en 1804.

 

Le 7 août 1814, le pape Pie VII célébra une messe solennelle dans l'église du Gesù à Rome où se trouve le tombeau de saint Ignace, le fondateur de la Compagnie de Jésus. Ensuite, il fit lire la bulle qui autorisait à nouveau l'existence de l'Ordre dans le monde entier. En même temps, il nomma le supérieur des jésuites de Russie, Tadeusz Brzozowski, "Supérieur général de la Compagnie de Jésus". La Bulle fut promulguée le lendemain, le 8 août.

 

En 1828 néanmoins, Charles X expulsa les jésuites. De 1835 à 1845, la Compagnie se développa jusqu'à ce que Louis-Philippe et la Deuxième république leur imposent de nouvelles épreuves. Le Second empire et les tout débuts de la Troisième république seront une période plus heureuse.

 

En 1880, lorsque Jules Ferry ordonna le 29 mars la "dissolution et l'évacuation" des collèges que la Compagnie de Jésus "occupe sur la surface du territoire de la République", ceux-ci étaient au nombre de 29.. Ils enseignaient près de 11 000 élèves et réunissaient 815 professeurs.

 

Le conservatisme des jésuites était l'objet des quolibets des polémistes et des attaques d'un Edgar Quinet ou d'un Jules Michelet qui dénonçaient le "jésuitisme" et s'en prenaient aux visées "secrètes" de la Compagnie.

 

Précisons simplement que les Constitutions de l'Ordre, dont le document définitif n'a été promulgué qu'en 1594, ont subi de nombreuses modifications car la souplesse est une marque de la Compagnie qui a toujours su rester maîtresse de sa règle fondamentale, notamment par des décrets qui vinrent périodiquement en corriger les archaïsmes. Les Constitutions ne devaient pas être considérées comme une loi figée. Chaque congrégation avait le pouvoir de modifier les Constitutions, de les compléter et même de les abroger... Cette charte est donc loin d'avoir le caractère sacré d'autres documents du même genre, par exemple les Constitutions d'Anderson, qui fondent les loges maçonniques.

 

Bien des adversaires de bonne foi ignorent encore, par exemple, que "les Constitutions n'obligent pas sous peine de péché." Autrement dit, leur violation par un jésuite n'est pas en soi une faute aux yeux de Dieu. Cette disposition relativise considérablement les règles de l'Ordre, y compris, évidemment, celles qui impliqueraient les visées "secrètes" de la Compagnie...

 

Aujourd'hui: les attaques et les calomnies contre les Jésuites continuent

 

La Compagnie de Jésus est accusée d'être à l'origine du Nouvel ordre mondial.., au prétexte qu'un ex-jésuite fonda l'ordre maçonnique des Illuminati.

 

Or, Adam Weishaupt, le fondateur des Illuminati, était né dans une famille juive le 6 février de 1748 à Ingolstadt. Converti, il devint jésuite. Il tomba dans la pratique de la sorcellerie et se sépara de l'Eglise. Professeur de droit à l'Université d'Ingolstadt en Allemagne, il fut accepté dans la franc-maçonnerie en 1778; mais il avait créé deux ans plus tôt l'ordre occulte des Illuminati, les Illuminés, ceux qui ont la lumière, ceux qui savent (Illuminisme) en copiant certains statuts des Jésuites. Il croyait être appelé à "régénérer" l'humanité. L'Abbé Barruel, prêtre jésuite, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798), indique que "dans les jours où ce conspirateur (Weishaupt) conçut ses projets (+) il ne connaissait point encore l'objet de la Franc-Maçonnerie: il savait seulement que les Francs-Maçons tenaient des assemblées secrètes: il les voyait unis par un lien mystérieux, se connaissant pour frères à certains signes, à certaines paroles, de quelque nation & de quelque religion qu'ils fussent..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 13) Weishaupt recruta à Weimar, le duc Charles-Auguste (Eschylus), Goethe (Abaris), Herder (Damasus pontifex), Shardt (Appollonis), von Fritsh (Werner), le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha, le baron de Dalberg, le duc Ferdinand de Brunswick, le comte (futur prince) de Metternich.

 

De nos jours, les attaques et des diffamations faites par la franc-maçonnerie contre les jésuites continuent par tous les moyens (Exemple: média, musiques).

Les jésuites

Sources

 

[1] Théophile LAVALLÉE, Histoire des Français, Depuis les temps des gaulois jusqu'à nos jours, tome deuxième, Les Valois, J. Hetzel, Libraire-éditeur, Charpentier Libraire-éditeur, Paris 1844, pp. 329-334

[2] Jean-Baptiste GOLFIER, Tactiques du diable et délivrances, Artège-Lethielleux, 2018, p. 114 

[3] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, Nouvelle Librairie de France, tome 3, Paris 1960, p. 36, 37

[4] Thomas TANASE, Histoire de la papauté d'Occident, Gallimard, Folio Inédit Histoire 2019, p. 334

[5] Michel ANTOINE, Louis XV, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989, p. 780-781

[6] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, ibid., p. 37

[7] Sur l'appartenance maçonnique de Choiseul : Grande Loge Suisse Alpina http://www.freimaurerei.ch/f/alpina/artikel/artikel-2006-4-01.php

[8] Choiseul avait "en réalité, par calcul personnel,[...] laissé la crise morale et institutionnelle se développer jusqu'à mettre le royaume en péril" : Pierre PLUCHON, Histoire de la colonisation française, tome 1er, Le Premier empire colonial, Des origines à la Restauration, Fayard, Saint-Amand-Montrond 1996, p. 294.

[9] Pierre GAXOTTE de l'Académie française, Le siècle de Louis XV, Texto, Paris 2015, p . 295

[10] Choiseul "de coeur avec les Parlements et presque leur complice" in P. GAXOTTE, ibid., p. 343

[11] François RIBADEAU DUMAS, Grandeur et misère des Jésuites, Dervy, 1994, p. 262

[12] Histoire du Peuple français, De la Régence aux trois Révolutions, Pierre LAFUE, ibid., p. 37

[13] Alain GUICHARD, Les Jésuites, Club français du livre, Editions Grasset et Fesquelle, Ligugé 1974, p. 70

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 11:52
L'avenir à l'ère de Tesla

Savez-vous qu'en 1899, alors que la technologie automobile ainsi que la maîtrise de l’électricité n’en étaient qu’à leurs balbutiements, ce fut cette année-là qu’une voiture électrique, la « Jamais contente », en forme de torpille sur roues, établi le record de vitesse ? La vitesse atteinte fut de 105,98 km/h, le 29 avril 1899 à Achères. C’était la toute première voiture à franchir les 100km/h, et elle était électrique !

 

Avec l’évolution logique des technologies au fil des années, on imagine parfaitement le genre de voitures électriques dont nous aurions pu bénéficier alors, si les constructeurs et les financiers avaient misé sur la motorisation électrique plutôt que le moteur à combustion interne. On aurait des voitures 100% électriques non polluantes et ayant les mêmes capacités que nos véhicules diesel ou à essence actuel. C’était sans compter le pétrole ! Il était plus facile de s’enrichir avec cette matière première indispensable pour les moteurs à combustion, plutôt que de se soucier d’écologie ou d’énergie propre, pour un avenir plus sain !

 

Nikola Tesla a découvert la radio avant Edison, le courant alternatif, la lampe à pastille de carbone, les bases de la robotique, la commande à distance. Il a expérimenté un navire télécommandé, décrit l'avion à décollage et atterrissage vertical, la fusée, élaboré le concept du microscope électronique, détecté la force de résonance des vibrations harmoniques, le principe du radar, la radiodiffusion mondiale, imaginé et réalisé les premiers essais de la transmission d'énergie électrique sans fil, l'onde stationnaire...


C’est au cours de la conférence « Experiments with Alternating Currents of High Frequency » du 20 mai 1891 à l’université Columbia de New York que Tesla envisage pour la première fois le concept d’énergie libre :

 

« Dans quelques générations nos machines seront animées grâce à une énergie disponible en tous points de l’univers.[…] [En effet,] dans l’espace, il existe une forme d’énergie. Est-elle statique ou cinétique ? Si elle est statique, toutes nos recherches auront été vaines. Si elle est cinétique – et nous savons qu’elle l’est –, ce n’est qu’une question de temps, et l’humanité mettra en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. »

 

Imaginons un peu ce qu’aurait pu être le monde actuel si l’énergie libre avait été utilisée comme Tesla l’aurait voulu. On aurait eu un vingtième siècle bien plus propre que celui que l’on nous a imposé. Jamais nous n’aurions connu la pollution liée au dégagement des pots d’échappement. Nous n’aurions pas connu non plus ces guerres incessantes pour le pétrole, ni connu ces désastreuses marées noires issues des naufrages des pétroliers. Nous n’aurions pas connu non plus les désastres de Tchernobyl et Fukushima dont les conséquences dureront encore pour des siècles. Les océans, les rivières et les forêts ne seraient plus menacés d’être à nouveau contaminés par des déchets radioactifs, des pollutions de pétrole ou des pluies acides. Jamais nous n’aurions connu également tous ces pylônes à hautes tensions qui cicatrisent nos paysages en rejetant leur pollution électromagnétique.

Partager cet article
Repost0
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:54
Des chercheurs réussissent à cryogéniser le cerveau d'un lapin. Implications

La percée a été annoncée mardi 9 février par la fondation pour la préservation du cerveau (BPF). Cette association avait lancé, il y a cinq ans, un concours à destination des chercheurs en neurosciences: arriver à cryogéniser de manière parfaite et sur le long terme un cerveau d'un petit mammifère.

 

L'équipe qui a gagné ce concours s'appelle 21CM (médecine du 21e siècle) et est dirigée par un diplômé récent du MIT, Robert McIntyre, rappelle Popular Science. Les chercheurs ont réussi à maintenir le cerveau d'un lapin à -135 degrés Celsius qui devrait donc pouvoir être préservé pendant des siècles.

 

La communauté scientifique travaille sur la cryogénisation depuis des années, mais le cerveau congelé était jusqu'alors invariablement dégradé. 21CM a utilisé un nouveau procédé bien particulier. Avant de cryogéniser l'organe, ils ont injecté un élément chimique, le glutaraldéhyde. Ce produit toxique est utilisé comme décontaminant ou encore pour le tannage du cuir. Le rapport avec le cerveau? Les chercheurs ont découvert que le glutaraldéhyde se répand très rapidement et stoppe la décomposition du cerveau. Plus exactement, il fixe les protéines dans le système vasculaire du cerveau.

 

Une fois l'organe stabilisé, il ne reste plus qu'à le cryogéniser dans une grosse cuve, qui fait penser à celle utilisée dans Star Wars.

 

Le procédé technique a été décrit dans une étude publiée récemment par la revue Science. La fondation a ensuite examiné en détail le cerveau cryogénisé, afin de voir s'il était bien préservé.

 

Grâce à un microscope électronique, l'organe a été passé en revue et les résultats sont très positifs: tous les neurones et les synapses (les connexions entre les neurones) sont intacts et visibles. 21CM a même réussi à cryogénisé un cerveau de porc, mais celui-ci n'a pas été étudié par la fondation.

 

Copier le cerveau (et avant cela, mieux le comprendre)

 

Les implications d'une telle découverte sont potentiellement nombreuses. Interrogé par Popular Science, Robert McIntyre rappelle que l'augmentation de la mémoire est égale à celle de la taille de nos synapses. Ainsi, si l'on préserve le "connectome" (le plan de nos connexions neuronales), on conserve théoriquement toute la mémoire.

 

Ainsi, même si le cerveau cryogénisé est devenu inutilisable, il serait possible, dans un futur lointain, de "copier coller" ses informations dans un nouveau cerveau. "Nous savons que le cerveau cryogénisé peut être concervé pendant des siècles en parfait état. Imaginez la technologie dont nous disposons actuellement, mais un million de fois plus puissante. Ce n'est pas absurde", assure le chercheur.

 

Derrière cet objectif de long terme fantastique et effrayant, la découverte aura d'autres implications plus concrètes dans les années à venir. Le fait d'arriver à conserver un cerveau en parfait état permettra de mieux comprendre sa structure et ses détails, comme la formation de plaques neurales, liées à la maladie d'Alzheimer, rappelle le site. Cela pourrait aussi aider les chercheurs en intelligence artificielle, qui travaillent justement à "copier" le cerveau et créer des réseaux de neurones artificiels. Qui serviront peut-être un jour d'hôte à la mémoire conservée de cerveaux cryogénisés...

 

Source: Des chercheurs ont réussi à cryogéniser le cerveau d'un lapin, Le HuffPost | Par Grégory Rozières, Publication: 11/02/2016 07h09 CET Mis à jour: 11/02/2016 07h09

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 05:43
Un millier de scientifiques mettent en garde contre les robots-tueurs

Un millier d’experts ont publié une lettre ouverte dénonçant les dérives militaires de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Issus des quatre coins du monde, ils appellent l’ONU à légiférer d’urgence, pour la sécurité de tous.

Dans les domaines de la santé et de la sécurité, les évolutions et performances liées à l'intelligence artificielle sont certainement à encourager. Mais dans bien d'autres domaines, cette forme d'intelligence peut rapidement conduire à des dérives dangereuses que l'homme lui-même ne sera peut-être plus capable de freiner.

C'est le cas de la sphère militaire où l'utilisation de la technologie par des groupes terroristes ou par des dictateurs est devenue monnaie courante. Face à cette évolution, environ 1 000 éminents chercheurs et experts en robotique et intelligence artificielle (IA) ont publié lundi 27 juillet une lettre ouverte appelant l'ONU à interdire les armes offensives autonomes, mieux connues sous le nom de "killer robots" ou "robots-tueurs".

Quand il n'y a plus d'humanité

Cette lettre a été rendue publique à Buenos Aires, où se tient jusqu'au 31 juillet la Conférence internationale sur l'intelligence artificielle (IJCAI). Dans une interview accordée à l'AFP, l'un des signataires, l'expert britannique Toby Walsh, met en garde contre l'utilisation mal intentionnée de la technologie et l'absence de raisonnement et de sentiments humains dans les processus qui régissent les robots. "La différence entre les armes autonomes et les drones que nous avons vus en Irak et ailleurs c'est qu'il n'y a pas d'humain dans le processus (de décision). Un drone, vous avez derrière un soldat américain quelque part, parfois aux États-Unis, qui le guide avec un joystick, qui prend la décision de tuer quelqu'un ou pas. Là, nous avons un ordinateur ayant le pouvoir de vie ou de mort", fait remarquer le scientifique anglais.

Dans la lettre ouverte, il est en effet précisé qu'à ce stade, les robots-tueurs sont capables "de sélectionner et de combattre des cibles sans intervention humaine". Un comportement qui, selon M. Walsh, peut révolutionner, pour le pire et dans un futur dangereusement proche, la manière dont les hommes se font la guerre. Il y a d'abord eu l'invention de l'arme à feu, rappelle l'expert. Ensuite, l'arme nucléaire est considérée comme la seconde révolution en matière d'armement. L'IA et les robots-tueurs constituent une troisième révolution qu'il faut arrêter, sinon encadrer, rapidement. "La plupart des pays disposent de cette technologie", confie l'expert membre de l'Association pour le développement de l'intelligence artificielle (AAAI), citant entre autres les États-Unis et la Chine. "C'est une technologie qui est connue et il faut éviter qu'elle tombe entre les mains de terroristes ou de groupes armés."

 

Une législation à à adopter d'urgence

 

Toby Walsh encourage l'ONU à légiférer le plus rapidement possible car les éventuelles dérives militaires que peut engendrer l'IA sont à nos portes. "Nous soutenons la demande d'interdiction pour éviter une course à l'armement", martèle-t-il. "Il y a des arguments légaux, éthiques, politiques et techniques. Ce ne sont pas des décisions faciles à prendre, elles requièrent de l'éthique, mais il faut une législation pour l'encadrer."

Il dénonce également la faille quant à la responsabilité légale de cette arme. "Il n'y a pas de cadre légal en place" qui permette de juger le responsable dans le cas où l'armement tue une personne innocente. "Est-ce le fabricant ? Est-ce le programmateur ? Celui qui a allumé la machine ?", s'interroge le scientifique britannique. Les signataires exhortent l'ONU à passer à l'action. Ils plaident pour l'interdiction des armes autonomes offensives pour que davantage de sécurité soit assurée pour chacun d'entre nous.

Parmi le millier de scientifiques ayant signé la lettre ouverte adressée à l'ONU, on retrouve notamment le PDG de SpaceX et Tesla, Elon Musk, le physicien Stephen Hawking, le co-fondateur d'Apple Steve Wozniak, le co-fondateur de Skype Jaan Talinn et le linguiste et activiste Noam Chomsky.

sources: InfoCatho.be

via Aleteia

Partager cet article
Repost0
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 12:22
Elle trouve un traitement contre la maladie d’Alzheimer à partir d’un ingrédient naturel

Elle trouve un traitement contre la maladie d’Alzheimer à partir d’un ingrédient naturel

 

Par Mathieu Doutreligne publié le 16/06/2015 -

 

Maladie d'Alzheimer, et s'il existait un traitement ?

 

Voici une découverte étonnante qui pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer de la manière la plus naturelle qui soit. Mary Newport est une médecin américaine qui a trouvé de façon inattendue un traitement contre cette maladie et les pertes de mémoire, alors que son mari commençait à développer des signes à un âge précoce.

 

L’histoire de Mary Newport et de son mari atteint d’Alzheimer

 

Mary Newport est médecin aux États-Unis. Alors que Steve, son mari, développe prématurément la maladie d’Alzheimer, elle lui trouve une thérapie alternative à base d’acides gras à chaîne moyenne qui lui permet d’inverser le développement de la maladie et de retrouver certaines facultés perdues.

 

À 51 ans, Steve développe les premiers signes de la maladie d’Alzheimer. Mary Newsport nous explique : “La maladie d’Alzheimer est terrible. Steve pouvait passer plusieurs heures à chercher quelque chose dans le garage, sans savoir quoi exactement.”

Lors de ses recherches pour aider Steve, elle fait une découverte qui va changer le cours des choses. Avec son accord, elle décide de tenter une nouvelle expérience en intégrant des acides gras spécifiques dans son menu.

 

Quand son mari a pris environ deux cuillères à soupe d huile de noix de coco (une source des acides gras) au petit déjeuner avant de passer le test de l’horloge (voir ci-dessous), les résultats ont été spectaculaires. Alors, aidé par sa femme, son état à continuer à progresser conjointement à sa consommation quotidienne d’huile de noix de coco enrichie avec de l’huile de triglycérides.

 

 

Après plusieurs semaines, les résultats sont surprenants. Sa mémoire s’améliore, il retrouve sa personnalité, reprend ses activités et peut de nouveau interagir avec son environnement, sa famille, ses amis.

 

L’apparition de la maladie

 

Pour comprendre comment combattre la maladie d’Alzheimer, il faut commencer à comprendre comment le cerveau fonctionne. Le glucose en est son principal carburant. Ce sucre issu de l’alimentation est transformé en énergie par l’insuline.

 

La science a récemment découvert que le cerveau produit sa propre insuline pour effectuer la transformation du glucose dans le sang. Si la production d’insuline baisse, l’énergie du cerveau baisse également.

 

Les patients souffrant d’Alzheimer ont des parties de leur cerveau qui reçoivent de moins en moins d’énergie, car la production d’insuline baisse. Ces parties ont faim et fonctionnent de moins en moins bien, ce qui amène des pertes progressives de mémoire, de la parole, de motricité et graduellement finit par la mort.

 

Les personnes diabétiques ont 65% plus de chance de développer la maladie d’Alzheimer. Même si les mécanismes restent à déterminer, un lien existent entre ces maladies liées à l’insulino-résistance.

 

L’élément révolutionnaire

 

L’intérêt de l’utilisation d’huile de noix de coco pour prévenir d’Alzheimer vient de sa composition. Cette huile contient approximativement 66% de triglycérides à chaîne moyenne (TCM). Explications.

 

Bien que le cerveau consomme principalement du glucose pour fonctionner, il peut également utiliser d’autres sources d’énergie comme les corps cétonés, cétoniques ou cétoacides.

 

Ces corps cétonés sont un carburant alternatif au glucose pour le cerveau. Ils sont produits pas l’organise lorsqu’ils transforment des graisses en énergie. C’est le cas lors de la digestion de l’huile de noix de coco. D’ailleurs, l’une des principales sources de corps cétonés sont les TCM.

 

Lors de la digestion, contrairement aux triglycérides à chaîne longue, les TCM sont directement envoyés dans le foie. Ces graisses sont transformées en cétones, libérées dans le sang et peuvent alimenter le cerveau. Les cétones sont en réalité l’aliment préféré des patients d’Alzheimer dû au fait que les zones malades sont incapables d’absorber le glucose par une résistance ou un manque d’insuline. En ayant accès aux cétoacides, les cellules malades du cerveau restent en vie et continuent à fonctionner.

 

Conseils d’utilisation pour une cure de coco

 

Un traitement d’huile de coco ou TCM doit commencer par de faibles doses et des prises faites systématiquement durant le repas pour faciliter sa digestion. Il vous faudra plusieurs semaines avant d’atteindre la consommation recommandée de 4 cuillères à soupe par jour, soit 40 grammes de triglycérides à chaîne moyenne.

 

L’absorption est conseillée le matin pour des raisons de digestion, car il faut un minimum de trois heures pour que l’huile soit convertie en cétones et atteigne le cerveau.

 

Mary et Steve Newport lors d'une interview pour TheOnlyFredSmith

 

Causes et précautions

 

Bien que la recherche évolue, rien n’est encore prouvé concernant les causes d’Alzheimer. Il faut continuer à vivre en prenant ses précautions.

 

“Personne n’a encore prouvé que notre vie toxique était un facteur de développement, mais quelque part, tout le monde s’en doute. Tous ces produits qui n’existaient pas dans notre régime alimentaire il y a encore cent ans ont une influence sur notre santé. Je pense notamment aux additifs, aux conservateurs, aux pesticides. Tout ce phénomène est très récent et ce n’est peut-être que le début” nous avoue Mary Newport.

 

Traitements et complément alimentaire existants

 

Gardez en tête que le meilleur traitement contre Alzheimer reste la prévention. La résistance à l’insuline étant l’une des plus importantes causes de lésions cérébrales qui peut induire des dégénérescence prématurée, il faut éviter la surconsommation des aliments riches en hydrate de carbone et prendre certaines autres habitudes qui réduisent les risques : optimiser son taux de vitamine D en évitant les coups de soleil l’été et en sortant régulièrement dehors l’hiver, consommer régulièrement des omégas 3 d’origine animale, continuer à avoir une activité physique qui peut être aussi simple qu’une marche régulière, éviter le mercure et l’aluminium, stimuler sa réflexion par des activités mentales et une soif de toujours apprendre davantage.

 

Outre l’huile de noix de coco vierge et non hydrogénée qu’on trouve en magasin bio, d’autres traitements existent. Il existe un complément alimentaire CETOGEN à base de TCM issus de l’huile de noix de coco pour améliorer la mémoire et les fonctions cognitives. C’est un produit unique en Europe basé sur un concept nouveau pour les fonctions psychologiques et cognitives. Il est composé d’acides gras, extraits de l’huile de coco et de vitamine B12. Les acides gras triglycérides possèdent des propriétés intéressantes dans la prévention d’Alzheimer en plus d’être une source d’énergie rapidement disponible pour l’organisme, particulièrement pour le cerveau et le système nerveux. La vitamine B12, contribue au bon fonctionnement du système nerveux, au métabolisme énergétique normal et à des fonctions psychologiques normales.

 

Les explications qui précèdent sont tirées d’une interview du Dr Mary T. Newport par Mathieu Doutreligne pour Bio à la Une lors de sa venue en France le 20 mai 2015.

 

Grâce à la consommation d’huile de noix de coco enrichie, Steve a pu continuer à vivre plusieurs années après avoir été diagnostiqué d’Alzheimer en 2008.

 

Maladie d'Alzheimer - Et s'il existait un traitement ? est paru aux éditions Josette Lyon. Le livre présente l'histoire du sursis de Steve dans la spirale de la maladie d'Alzheimer, ainsi que des conseils pratiques, diététiques pour appliquer cette méthode révolutionnaire au jour le jour.

 

Source

Partager cet article
Repost0
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 12:09
Pesticides : le champignon qui pourrait dévorer Monsanto

 

Pesticides : le champignon qui pourrait dévorer Monsanto

Un chercheur américain assure détenir un brevet au potentiel extraordinaire : grâce à un champignon spécial, il peut supprimer les insectes nuisibles à l'agriculture et ainsi remplacer les insecticides chimiques et OGM.

Voici un brevet qui pourrait résoudre le plus gros problème que rencontre l'agriculture mondiale à l'heure actuelle : la question des pesticides. Le chercheur Paul Stamets a mis au point une technique inédite et entièrement naturelle qui permettrait de neutraliser les insectes prédateurs grâce à un simple champignon.

 

La méthode du mycologue Paul Stamets est simple : modifier un champignon « entomopathogène » (qui détruit les insectes) afin qu’il ne produise plus de spores. Les insectes sont alors attirés par le champignon qu'ils ingurgitent. La réaction est surprenante : le champignon apparaît à l’intérieur même de l'insecte jusqu'à l'absorber complètement.

 

Une épine dans le pied de Monsanto

Bien que Paul Stamets soit un mycologue mondialement reconnu, son brevet déposé en 2006 est passé relativement inaperçu. Pourtant, selon le docteur en science du très sérieux National college of natural medicine de Portland (Oregon, États-Unis), le potentiel de ce bio-insecticide serait illimité : « Cela pourrait réorganiser totalement l'industrie des pesticides dans le monde », s'est-il exclamé. En effet, son champignon dévoreur d'insectes serait applicable à plus de 200 000 espèces d'insectes et permettrait donc à terme de remplacer efficacement les actuels insecticides chimiques utilisés en masse à travers le monde. Il pourrait tout particulièrement rendre complètement obsolète l'OGM de Monsanto, le mon 810, étudié pour rendre les plantes capables de se défendre seules contre les insectes. Monsanto devrait alors revoir la production du pesticide complèmentaire Roundup de Monsanto jugé hautement toxique pour l'environnement et les consommateurs. La découverte de Paul Stamets, si elle était proposée aux agriculteurs, pourrait alors mettre en danger les quelque 16 milliards de dollars (chiffres 2014) générés annuellement par la multinationale américaine.

 

 

Source: http://www.aleteia.org/fr/science/article/le-champignon-qui-pourrait-devorer-monsanto-5781952791576576

 

 

Partager cet article
Repost0