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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:49

Devant la résistance pacifique mais déterminée des partisans des référendums dans l'Est de l'Ukraine, l'agent de Goldman Sachs en Ukraine  Arsène Iatseniouk , fait marche arrière.

 

http://cdn.rt.com/files/news/25/13/00/00/donetsk.si.jpg

Les partisans de fédéralisation de l'Ukraine transportant des sacs de sable pour construire des barricades autour du bâtiment de l'administration régionale de Donetsk, le 10 avril 2014.

 

 

Kiev backpedals on referendums after deadline to stop protest expires

 

Temps de publication: Avril 11 , 2014 09:52
Edité temps : Avril 11 , 2014 10:50

 

Traduction Christ-Roi

 

Volte-face de Kiev sur l'organisation des référendums après expiration du délai pour arrêter la protestation

 

À l'expiration du délai fixé par Kiev pour que les manifestants dans l'est de l'Ukraine quittent les bâtiments saisis, le Premier ministre nommé par le parlement Arsène Iatseniouk a promis de faire passer une loi permettant des référendums régionaux dans le pays.

La tenue de référendums sur le statut de leurs régions respectives a été parmi les principales exigences des militants anti-Maida , qui ont repris un certain nombre de bâtiments gouvernementaux dans l'est de l'Ukraine cette semaine.

La législation ukrainienne ne permet pas actuellement aux régions à organiser des référendums de séparation du reste du pays, qui était un des principaux arguments de Kiev au sujet du référendum déclaré illégal le mois dernier en Crimée, qui a pris fin avec la sécession de la péninsule de l'Ukraine et sa jonction à la Russie.

S'exprimant à Donetsk, une des régions des manifestations anti-Kiev,
Iatseniouk a déclaré que son gouvernement veut une plus grande autonomie pour les régions ukrainiennes, y compris la suppression des bureaux des gouverneurs centraux.

Il a parlé à l'expiration du délai de 48 heures qu'il avait donné de Kiev aux manifestants pour libérer les bâtiments saisis. Auparavant, les autorités centrales avaient menacé de recourir à la force, y compris de l'armée et même menacé leurs adversaires comme des terroristes, à moins qu'ils se retirent des bâtiments.

 

http://rt.com/files/news/25/13/00/00/yatsenuk.jpg

 Arsène Iatseniouk 

 

Le volte-face (de  Iatseniouk NdCR.) vient après que l'unité d'élite "Alpha" ait refusé d'obéir à un ordre d'assiéger les bâtiments tenus par les manifestant. Lors d'une assemblée de responsables de l'application de la loi à Donetsk, l'un des commandants Alpha a déclaré que lui et ses hommes étaient une force destinée au sauvetage des otages et à la lutte contre le terrorisme et qu'il agira seulement en conformité avec la loi, selon les médias locaux.

La déclaration de défi intervient venait quelques jours après que le siège par la police d'un bâtiment tenu par des manifestants à Kharkov, se soit terminé par des dizaines de militants arrêtés. Jeudi (10 avril NdCR.), un lieutenant-colonel de police locale s'est adressé aux médias en affirmant que lui et d'autres officiers avaient été trompés par les autorités de Kiev. Il affirma qu'ils avaient été envoyés pour reprendre le contrôle du bâtiment, sous prétexte qu'il était tenu par des bandits armés dangereux. En fait, les manifestants avaient seulement improvisé des clubs et n'avient offert aucune résistance aux troupes.

 

L'officier, Andrey Chuikov, a déclaré qu'il ne prendrait plus d'ordres "criminels" et a annoncé sa démission de la police, ajoutant qu'il serait licencié de toute façon par ses supérieurs pour avoir parlé à la presse.

 

Le mécontentement des nouvelles autorités de Kiev, qui couvait en Ukraine orientale et du sud pendant des semaines, s'est intensifié lundi (7 avril, NdCR.) lorsque les manifestants dans plusieurs villes ont commencé à prendre le contrôle des bâtiments gouvernementaux. Des manifestations ont eu lieu dans les villes de Donetsk, Kharkov et Lugansk, tandis que les petites actions de protestation et des affrontements ont été signalés à Odessa et de Nikolaïev.

 

http://rt.com/files/news/25/13/00/00/donetsk-1.jpg

Les manifestants pro-russes tiennent des pancartes lors de leur rassemblement devant le bâtiment de l'administration régionale orientale dans la ville ukrainienne de Donetsk le 10 Avril 2014

 

Les militants de  Donetsk militants gardent le contrôle du bâtiment de l'administration régionale et ont construit trois lignes de barricades pour se défendre d'un possible siège. Ils ont déclaré la région de Donetsk, qui abrite environ un dixième de la population de l'Ukraine, une "république populaire" et ont demandé un référendum sur son futur statut futur. Ils ont également déclaré former une "armée populaire", en réponse aux menaces de violence formulées par Kiev.

 

Les négociations entre les militants et les autorités autoproclamées de Kiev étaient maintenues jeudi et vendredi matin. Ils essaient de conclure un accord pour désamorcer la tension, qui comprend une sorte de patrouilles conjointes formées par la police et les militants de Donetsk et un possible déplacement des manifestants à un bâtiment voisin.

 

À Lugansk, les militants maintiennent leur contrôle sur un bureau du Service de sécurité ukrainien. Ils ont également interdit l'accès à une base des troupes du ministère de l'Intérieur, dans la nuit de jeudi à vendredi, affirmant que cela empêcherait leur déploiement pour des mesures de répression de la protestation. Bien plus tard, le blocus a été levé.

 

Pendant ce temps à Kharkov, où la police a pris mardi un bâtiment de l'administration régionale et où plus de 50 militants ont été mis en garde à vue, les protestations ne semblent pas se calmer. Jeudi soir, plusieurs centaines de personnes ont formé un piquet de grève devant le bâtiment, malgré une interdiction du tribunal pour le faire. Une marche de protestation massive est prévue dimanche.


 


Source: http://rt.com/news/ukraine-protest-deadline-expires-856/

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 13:49

 

Moscou plaide pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine

 

16:32 11/04/2014

MOSCOU, 11 avril - RIA Novosti

 

La Russie n'envisage pas d'intégrer le sud-est de l'Ukraine, une telle démarche étant contraire à ses intérêts, a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"Nous ne le voulons pas et ne pouvons le vouloir. Cela serait contraire aux intérêts vitaux de la Fédération de Russie (…). Nous souhaitons que l'Ukraine maintienne son intégrité dans ses frontières actuelles, mais que les droits des régions soient intégralement respectés", a indiqué M.Lavrov sur la chaîne de télévision Rossia.

 

Et d'ajouter que Moscou employait le terme de fédération pour désigner ce qui pourrait résoudre tous les problèmes de ses proches voisins, frères et amis.

 

"Mais nous n'insistons pas sur ce terme. C'est au peuple ukrainien d'en décider", a conclu le chef de la diplomatie russe.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140411/200954338.html

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 22:54

Les photos de l'Otan présentant aujourd'ui des troupes russes le long de la frontière ukrainienne ont été faites en août 2013, selon l'état-major général des forces armées russes :

 

 

Ukraine/troupes russes: les photos de l'Otan faites en août 2013 (Moscou)

 

Les photos satellite de l'Otan montrant des troupes russes massées à la frontière ukrainienne

 

21:09 10/04/2014

MOSCOU, 10 avril - RIA Novosti

 

Les photos satellite de l'Otan montrant des troupes russes massées à la frontière ukrainienne ont été faites en août 2013, a annoncé jeudi à RIA Novosti un officier haut placé de l'état-major général des forces armées russes.

 

"Sur les photos publiées par l'Otan, on voit des troupes de la Région militaire sud en train de participer aux manœuvres tenues l'été dernier, y compris à proximité des frontières ukrainiennes", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

 

Il commentait ainsi la mise en ligne sur le site de l'Otan de photos satellite censées démontrer que la Russie aurait déployé des effectifs supplémentaires forts de 30.000 à 40.000 hommes le long de sa frontière avec l'Ukraine.

 

A l'été 2013, l'armée russe a réellement effectué des manœuvres dans la Région militaire sud, y compris des exercices de troupes d'artillerie, ainsi que l'exercice international d'envergure Fraternité d'armes 2013 dont une étape s'est déroulée au mois d'août.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140410/200948853.html

 

 

L'Otan publie des photos de "troupes russes" proches de l'Ukraine

 

La Voix de la Russie, Aujourd'hui, 21:47


L'Otan publie des photos de "troupes russes" proches de l'Ukraine

 

 

L'Otan a publié jeudi une quinzaine de photos satellite affirmant qu'elles représentent des unités militaires russes massées à la frontière ukrainienne.

 

"L'Etat-major des Troupes alliées en Europe (SHAPE) a diffusé jeudi 10 avril plusieurs images satellite aux médias européens, qui montrent les lieux et les types d'unités militaires que l'Otan observe le long de la frontière russo-ukrainienne. L'Otan estiment que la Russie a déployé des effectifs forts de 35.000 à 40.000 hommes près de la frontière ukrainienne", est-il indiqué dans un communiqué de l'Alliance.

 

L'Otan affirme que les photos représentant des chasseurs et hélicoptères stationnés sur l'aérodrome de Primorsko-Akhtarsk, "une brigade de l'Armée de l'air ou des troupes spéciales" à Elsk, des blindés à Kouzminki, un bataillon d'artillerie aux environs de Novotcherkassk et des hélicoptères parqués dans les champs près de Belgorod.

 

"Selon le général de brigade Gary Deakin, directeur du Centre de la gestion de crise (CCOMC) au quartier général de l'Otan à Mons (Belgique), des unités russes sont arrivées dans la région et se concentrent près de la frontière sans organiser d'exercices", note le commandement de l'Alliance.

 

Dans le même temps, le ministère russe des Affaires étrangères a récemment déclaré qu'un groupe de militaires ukrainiens, qui a inspecté les régions frontalières russes, n'y ont pas découvert d'activités militaires majeures.

 

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a indiqué fin février dernier que les exercices d'envergure russes organisées dans l'ouest et au centre du pays n'étaient pas liés avec la situation en Ukraine.

 

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_04_10/LOtan-publie-des-photos-de-troupes-russes-proches-de-lUkraine-6623/

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 14:41

La junte de Kiev issue du coup d'Etat a fait un ultimatum aux manifestants civils de l'Est de l'Ukraine et menace de leur envoyer l'armée...

 

 

 

Image from colonelcassad.livejournal.com

 

Le bras de fer entre le gouvernement et les manifestants s'intensifie à 24h de l'expiration de l'ultimatum de Kiev

 

Publié le 9 avril 2014 21:57
Edité le 10 avril 10 , 2014 07:28

 

Source: http://rt.com/news/kiev-forces-eastern-ukraine-512/

 

Traduction Christ-Roi.

 

À 24 heures de l'expiration de l'ultimatum de Kiev pour utiliser la force contre les manifestants anti-gouvernementaux qui occupent des bâtiments dans l'est de l'Ukraine, on signale des chars autour de la ville de Donetsk. Plusieurs habitants auraient été blessés en essayant d'arrêter le convoi.

Un témoin a confirmé les informations sur les forces militaires arrivant dans la ville, dans une interview à RT.
 

"À 14 heures environ, nous avons reçu l'information que du matériel militaire était arrivé à notre station de train local. Nous y sommes allés et avons vu APC, des véhicules militaires et des troupes. La ville entière était rassemblée à proximité. Les soldats ont essayé de commencer à se déplacer, et les gens ont essayé d'arrêter les véhicules", a déclaré Lioudmila.

Elle a également pris note de la dure réponse de l'armée lorsque les habitants ont tenté de les arrêter.

"Les soldats ont tordu les bras de retraités, il y avait deux hommes qui se tenaient là et [les soldats] dans leurs chars ont roulé sur ​​leurs pieds. J'ai été tiré vers l'arrière par les mineurs de charbon locaux tandis que j'essayais d'arrêter les véhicules. Ils ne regardent même pas qui était en face d'eux. Les hommes ont commencé à crier d'arrêter après eux, disant qu'il y avait des filles et des femmes en face d'eux, mais ils ne s'en soucient pas".

 

 

 

 

Selon un décret signé par le chef du putsch imposé, Aleksandre Tourtchinov, le bâtiment de l'administration locale à Donetsk et le territoire environnant est une "importante installation gouvernementale, objet d'une protection de l'Etat."

  Le décret est entré en vigueur dès sa signature et Tourtchinov a déjà donné des ordres aux services ukrainiens de sécurité de l'État appropriés, rapporte l'agence Itar-Tass.

Agissant en ministre de l'Intérieur de l'Ukraine, Arsen Avakov a déclaré plus tôt mercredi 9 avril qu'un "groupe de force de police spéciale" était déjà arrivé
des régions occidentales de l'Ukraine à Donetsk, Lougansk et Kharkov, et était prêt à les prendre sous contrôle dans les 48 heures sous recours à la force, si nécessaire.
Barricades around the Donetsk regional administration, seized by protesters (RIA Novosti)

 

Les bâtiments de structures de pouvoir dans les villes de l'Est de Donetsk et Lugansk restent sous contrôle des manifestants. Alors que jusqu'ici il n'y a eu aucune tentative pour reconquérir les bâtiments occupés, les militants continuent de construire des barricades, se préparant à une éventuelle attaque par les forces expédiées d'autres régions de l'Ukraine.

Les gens brûlent des feux de joie pour rester au chaud devant les barricades en chantant des chansons pour se maintenir éveillés, avec des drapeaux russes et régionaux en arrière-plan. Beaucoup de femmes et de personnes âgées parmi eux dans le centre de la ville.

"Nous serons en service toute la nuit, parce que l'agression pourrait commencer à tout moment", a déclaré un des militants à RIA Novosti. Des milliers d'autres personnes sont prêtes à se lever contre les attaquants lors du premier appel de ceux qui montent la garde autour du périmètre. Plusieurs fois au cours des derniers jours quelques militants se sont réunis pour former leur réponse aux situations d'urgence.

Les militants s'attendent à l'opération militaire qui aura lieu
simultanément durant la nuit à Donetsk et Lugansk. L'administration locale à Kharkov a déjà été pris d'assaut mardi par des hommes armés, sans insignes et des agents d'application de la loi masqués, après la police locale de Kharkov ait refusé de répondre aux ordres de Kiev.

 

 

Source: http://rt.com/news/kiev-forces-eastern-ukraine-512/

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:22

 

Manifeste en Kharkiv

 

Mercenaires US en Ukraine: risque de dérapage (ex-congressiste américain)

 

 

14:31 09/04/2014

WASHINGTON, 9 avril – RIA Novosti

 

La présence de mercenaires étrangers en Ukraine est inadmissible, le personnel des compagnies militaires privées risquant de provoquer un conflit armé, a déclaré Dennis Kucinich, ex-congressiste et ancien candidat à la présidentielle américaine dans une interview accordée à RIA Novosti.

"Nous avons vu en Irak comment les forces de sécurité privées pouvaient devenir incontrôlables. Dans une situation politique ou militaire tendue, c'est extrêmement dangereux parce qu'ils tirent profit de l'expansion du conflit. Ils pourraient déclencher une guerre et en profiter", a déclaré Dennis Kucinich.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/94/Kucinich_june07.JPG/220px-Kucinich_june07.JPG

Dennis Kucinich, membre du Parti démocrate,

ancien maire de Cleveland de 1977 à 1979 et représentant du dixième district de l'Ohio à la chambre des représentants des États-Unis de 1997 à 2013.


Plus tôt, le ministère russe des Affaires étrangères s'est dit préoccupé par l'accumulation dans l'est de l'Ukraine de forces supplémentaires de l'armée ukrainienne, dont des représentants de la compagnie Greystone Ltd., des unités des forces intérieures et de la garde nationale, ainsi que des combattants du groupuscule armé Secteur droit.

L'ex-congressiste s'est dit catégoriquement opposé à la participation de ces compagnies militaires privées où que ce soit. "Si les oligarques souhaitent les engager pour leur propre protection, ils en ont le droit. Mais si un Etat fait entrer des armées privées, c'est une sorte de produit inflammable parce qu'il n'existe aucun moyen de les contrôler. Les armées privées poursuivent leurs propres intérêts", a-t-il souligné.

L'ex-congressiste souligne qu'on ignore les sources de financement exactes de ces unités. "On sait que l'argent reçu aujourd'hui par l'Ukraine provient uniquement du FMI. Alors qui finance ces armées privées?", s'interroge Dennis Kucinich.

Greystone Ltd. est une société privée enregistrée à la Barbade qui recrute des citoyens de divers pays. Le site de la compagnie indique qu'elle met à disposition "les meilleurs militaires du monde entier" capables de servir n'importe où dans le monde.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140409/200935258.html

 

 

 

. Nommé premier ministre par le putsch, Arseni Yatseniouk est un ancien employé de Goldman Sachs

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 16:34

"En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang. ...Inconsciemment ou sciemment les Etats-Unis ouvrent la voie au génocide et au nettoyage ethnique"...


(Aijaz Ahmad)

 

L'histoire bégaie. Le recours au coup d'Etat sous la direction de nazis comme une toute nouvelle étape de la promotion de la "démocratie" par l'Amérique et l'UE par le biais de l'extrême-droite; La montée des gouvernements néo-nazis en Europe avec le soutien et l'appui des Etats-Unis et de l'UE... On n'est pas loin du "complot qui n'existe pas"... et de la réédition des "heures les plus sombres de notre histoire" au profit des mêmes... "Ordo ab chao"....

 

Le Capitole des États-Unis

 

En Ukraine, Washington réunit les conditions pour un bain de sang (expert)

 

16:20 07/04/2014

NEW DELHI, 7 avril – RIA Novosti

 

Cherchant à faire de l'Ukraine un avant-poste militaire près des frontières russes, les Etats-Unis cherchent à encercler la Russie stratégiquement; dans le même temps leur "flirt" avec les mouvements fascistes en Ukraine est susceptible d'entraîner une guerre fratricide selon le scénario yougoslave, écrit l'expert politique et philosophe indien Aijaz Ahmad dans un article publié sur le site de la plus grande revue politique du pays Frontline.

 

Coup d'Etat euro-nazi

 

"Le coup d'Etat euro-nazi à Kiev en février 2014 financé par les Etats-Unis et la réintégration de la péninsule de Crimée à la Russie, qui a suivi en mars, marquent un tournant dans l'ère postsoviétique. Après la grande propagande de la doctrine l'"Axe asiatique" du président Barack Obama, qui visait à encercler la Chine, on assiste à un tournant rapide accompagné de violence sur l'"Axe européen" de l'Amérique destiné à achever au plus vite l'encerclement de la Russie et la suppression d'une zone tampon cruciale entre la Russie et le réseau de bases de l'Otan, qui s'introduit sur le territoire de l'ex-Pacte de Varsovie et, dans certains cas, de l'ex-URSS", écrit Aijaz Ahmad dans un article intitulé "Le grand jeu en Europe".

 

Selon le politologue, l'Ukraine est une sorte de zone frontalière partagée par ces deux civilisations "à l'instar de la région serbo-croate en ex-Yougoslavie".

 

"Nous savons comment la Croatie avec sa majorité catholique a été poussée à se séparer de la Serbie orthodoxe, ce qui a entraîné des massacres partout, voire un génocide. En s'efforçant de transformer l'Ukraine en un avant-poste pour déployer des bases de l'Otan afin de contrer la Russie, inconsciemment ou sciemment les Etats-Unis ouvrent la voie au génocide et au nettoyage ethnique. Par le passé, ils ont déjà formé une armée internationale de jihadistes en Afghanistan pour contrer le communisme; nous en ressentons encore les conséquences à travers le monde. Mais qu'arriverait-il si un équivalent d'Afghanistan faisait son apparition dans un pays crucial géographiquement situé entre l'Orient et l'Occident?", s'interroge l'auteur.

 

Effondrement économique

 

Aijaz Ahmad doute que l'assistance économique occidentale promise aidera réellement l'Ukraine. D'après lui, au cours des deux dernières décennies les subventions russes pour les achats pétrogaziers de l'Ukraine s'élèvent à 200 milliards de dollars, sans compter les prêts et le soutien financier de la Russie non seulement pour aider l'Ukraine, mais également pour y assurer la neutralité. De son côté, l'Occident propose des sommes et des crédits du FMI largement inférieurs en échange de l'accord de l'Ukraine pour instaurer le même régime d'austérité que celui qui a été imposé à la Lettonie, la Slovaquie, la Grèce et d'autres pays.

 

"L'économie ukrainienne serait aujourd'hui en ruines sans la générosité de la Russie. Le régime d'austérité imposé par le FMI à l'économie effondrée et la militarisation sous l'égide de l'Otan pour une confrontation directe avec la Russie est un mélange explosif qui pourrait entraîner une guerre civile, une guerre régionale et on ne sait quoi encore dans un pays où 70% de la population s'oppose à l'adhésion à l'Otan, selon un récent sondage de Gallup", écrit l'expert.

 

De plus, les conséquences des mesures du FMI provoqueraient des cataclysmes aux retombées imprévisibles, estime Aijaz Ahmad.

 

Les bons et les mauvais radicaux

 

Aijaz Ahmad explique qu'il existe de "bons" et de "mauvais" radicaux aux yeux de l'Occident.

 

Ukraine-Crimée.2jpg"Il n'est plus à la mode de se qualifier de "nazi" ou de "fasciste". Faisant partie du paysage politique de l'Europe, ils se font appeler "nationalistes", et les médias les appellent "nationalistes de droite", "extrémistes", "xénophobes" et ainsi de suite. Cependant, la rose sent la rose, peu importe le nom qu'on lui donne. Les successeurs des fascistes ont largement participé à la mise en place de gouvernements dans plusieurs pays postsocialistes tels que la Croatie, la Hongrie et la Slovénie. Cependant, l'Ukraine est le premier pays européen à avoir au gouvernement au moins trois mouvements politiques qui s'identifient ouvertement à l'héritage nazi et qui contrôlent la sécurité de l'Etat sous le patronat non dissimulé des Etats-Unis et avec le consentement absolu de l'Union européenne. Cette marche de néonazis vers les plus hautes fonctions dans un pays européen crucial avec le soutien total des Etats occidentaux sera un élixir enivrant pour les partis fascisants à travers l'Europe", écrit Ahmad.

 

Il considère le recours au "coup d'Etat sous la direction de nazis" comme une toute nouvelle étape de la promotion de la démocratie par l'Amérique par le biais de l'extrême-droite. On constate des parallèles historiques à cela.

 

"Nous avons vu de "bons jihadistes" dans la campagne antisoviétique en Afghanistan ; de "bons miliciens narcoterroristes" qui se battaient contre la gauche au Salvador, au Nicaragua et en Amérique Latine ; de "bons terroristes d'Al-Qaïda" en Syrie. Cette fois, nous avons de "bons nazis" en pleine Europe", écrit le philosophe.

 

Les Etats-Unis ont annoncé à plusieurs reprises que les accusations de fascisme portées contre les partisans de la "révolution" ukrainienne n'étaient qu'une étiquette collée par leurs opposants politiques, écrit Ahmad. Néanmoins, les faits ne laissent pas l'ombre d'un doute: les principales forces impliquées dans le coup d'Etat ukrainien – le parti nationaliste Svoboda (Liberté) et l'association d'organisations nationalistes radicales Secteur droit – sont des organisations fascisantes. Svoboda était initialement appelé Parti social-nationaliste d'Ukraine. De plus, ses leaders déclaraient avoir hérité des idées de Stepan Bandera, fondateurs de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), qui avait coopéré avec les occupants allemands, rappelle le politologue.

 

Selon lui, la "haine extrême de tout ce qui se rapporte à la Russie" émanant des nouvelles autorités de Kiev signifie qu'un tiers des Ukrainiens ou plus vivent aujourd'hui dans la peur et songent même à la réalisation du scénario criméen. L'unique alternative au conflit est la fédéralisation de l'Ukraine avec l'octroi de larges pouvoirs aux gouvernements régionaux, affirme Ahmad.

 

Diabolisation du gouvernement russe

 

Depuis Joseph Staline, aucun dirigeant russe n'avait été aussi diabolisé en Occident que l'est aujourd'hui Vladimir Poutine, écrit l'expert. D'après ce dernier, les Etats-Unis peuvent utiliser dans les circonstances actuelles le mensonge sur l'"invasion russe en Ukraine" pour faire passer la Russie comme une menace militaire pour ses voisins, ce qui justifierait une augmentation conséquente de la présence militaire américaine non seulement en Europe, mais aussi en Asie centrale. De plus, les USA, dont la propagande rangera Poutine aux côtés des personnalités telles que Staline, l'ayatollah Khomeini, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi et Bachar al-Assad, œuvrera pour organiser une "révolution de couleur" en Russie au nom de la "démocratie" et contre la "dictature" et la corruption.

 

La Russie et la Chine

 

Ahmad souligne également l'importance du soutien accordé à la Russie par la Chine et l'Inde dans le cadre de la situation en Crimée.

 

"Une alliance stratégique étroite entre la Russie et la Chine pourrait tout à fait être l'une des issues positives du fiasco ukrainien des USA", écrit l'expert en soulignant qu'une telle alliance pourrait avoir des conséquences "fatales" pour l'"empire américain", car la Russie possède les plus grandes réserves naturelles et la Chine détient le plus grand nombre de liquidités. Les actions de Washington aussi bien contre la Russie que contre la Chine ne feront qu'accélérer la formation de leur union, affirme l'expert.

 

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140407/200920611.html

 

 

Ordo ab chao: "on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne ne pourra s'y opposer"…

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. Ordo ab chao. Le G7 se sert de la crise pour créer "un nouvel ordre économique mondial" (14 février 2009)

. Ordo ab chao: Guerres et paix

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:12

Le kosovo ne cesse de revenir "dans la gueule" des Occidentaux. Donetsk (est de l'Ukraine) pourrait organiser un référendum sur le rattachement à la Russie le 11 mai prochain.

Les putschistes de Kiev, en interdisant la langue russe en tant que seconde langue nationale, en ukrainisant à outrance (c'est-à-dire en germanisant) en attendant l'otanisation pure et simple, ont eux-mêmes préparé la sécession de l'Ukraine de l'Est, comme ils ont engendré la déclaration d'indépendance de la Crimée et de Sébastopol et leur demande de rattachement à la Russie par référendum.

Les Russes d'Ukraine veulent être russes et ne veulent surtout pas de l'Occident décadent... C'est pleinement leur droit. Il s'agit du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", droit à l'autodétermination, un principe qui avait été proclamé par les forces alliées pendant la Iere Guerre mondiale en vue de démembrer les deux derniers empires austro-hondrois et russe... (monarchies catholique des Habsbourg et orthodoxe des Romanov... réunissant de nombreuses communautés religieuses et ethnies différentes) tout en refusant son application là où cela ne l'arrangeait pas (Autriche-Hongrie germanophone-république allemande de Weimar, Irlande)... et réaffirmé après la Seconde Guerre mondiale dans la Charte des Nations unies de 1945. 

De telle sorte qu'en Crimée, peut-être bientôt à Donetsk, est de l'Ukraine (?), ces peuples russophones demandant l'exercice de leur droit à l'autodétermination et leur rattachement à la Russie, l'Occident marche sur ses propres principes. Les principes qui ont servi à l'Occident décadent maçonnisé à démanteler l'Europe chrétienne (catholique et orthodoxe) sont en train de lui revenir "dans la gueule".

 

Ukraine: Donetsk pourrait organiser un référendum sur le rattachement à la Russie

Ukraine: Donetsk pourrait organiser un référendum sur le rattachement à la Russie

 

16:07 07/04/2014

DONETSK, 7 avril - RIA Novosti

 

Le Conseil populaire de la région de Donetsk (est de l'Ukraine), institué lundi, a annoncé l'intention de créer la république de Donetsk et d'entrer au sein de la Fédération de Russie après un référendum sur cette question qui sera organisé au plus tard le 11 mai prochain.

 

"La république populaire de Donetsk est créée dans les frontières administratives de la région de Donetsk. La décision sur cette question entrera en vigueur immédiatement après le référendum (sur l'indépendance de la région vis-à-vis de l'Ukraine et son rattachement à la Russie, ndlr)", stipule le communiqué du Conseil populaire, dont la lecture a été donnée dans les locaux de l'administration régionale, occupés dimanche par des partisans de la fédéralisation de l'Ukraine.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140407/200920399.html

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 07:01

Les manifestants du Maidan avaient le droit de manifester contre Ianoukovitch et de le renverser avec l'aval, l'appui et le soutien de l'Occident, tandis que l'inverse, ceux qui sont contre le coup d'Etat et pour le maintien du régime Ianoukovitch pro-russe, n'auraient pas le droit de manifester. Couvre-feu pour eux... Cela devient comique.

Un couvre-feu est entré en vigueur sur la place d’Indépendance à Kiev  

 

Un couvre-feu est entré en vigueur sur la place d’Indépendance à Kiev

 

La Voix de la Russie  Hier, 20:28

 

Tout rassemblement et mouvement est interdit sur le Maidan Nezalejnosti (place de l’Indépendance) dans la capitale ukrainienne entre 1 heure et 5 heures du matin, selon les autorités municipales. Les patrouilles vont procéder aux contrôles aléatoires pendant ces heures.

 

Selon les médias, ces limitations ont été introduites par la fameuse « Rada des centaines du Maidan », composée des dirigeants des groupes semi-armés, qui se sont créés pendant les affrontements avec la police à Kiev.

 

La « Rada des centaines » a adopté une série de «Lignes directrices du comportement sur le territoire du Maidan ». Selon ces règles, tous les événements qui se déroulent dans ce secteur doivent être coordonnés avec « l’état-major du commandant du Maidan ».

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_04_06/Un-couvre-feu-est-entre-en-vigueur-sur-la-place-d-Independance-a-Kiev-2387/

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 14:15

 

Ukraine: les meurtres au Maïdan perpétrés par l'opposition (ex-directeur du SBU)

 

Ukraine: les meurtres au Maïdan perpétrés par l'opposition (ex-directeur du SBU)

 

16:10 05/04/2014

MOSCOU, 5 avril - RIA Novosti

 

Les meurtres au Maïdan lors des troubles à Kiev ayant été perpétrés par les membres de l'opposition, l'Europe aura bientôt honte de les avoir soutenus, a déclaré samedi aux journalistes l'ex-directeur du Service de sécurité ukrainien (SBU) Alexandre Iakimenko.

 

"Les meurtres de manifestants du Maïdan, tous les meurtres ont été perpétrés par les opposants eux-mêmes. Bientôt, l'Europe aura honte pour les actions de personnes qu'elle a soutenues. Le temps finira par mettre tous les points sur les i", a indiqué l'ex-responsable.

 

Il a ajouté que les actuelles autorités ukrainiennes n'avaient pas envie d'enquêter sur la mort de policiers.

"Il est évident que cela les intéresse le moins du monde. C'est le Maïdan qui veut savoir les noms de ceux qui assassinaient ses partisans et on essaie actuellement de trouver n'importe qui que l'on pourrait sacrifier pour justifier es assassinats", a souligné l'ex-directeur du SBU

 

En février dernier, lors des troubles à Kiev, des tireurs d'élite embusqués ont tiré à la fois sur les manifestants et les policiers sur la place de l'Indépendance, berceau de la contestation ukrainienne qui a débouché sur un changement de pouvoir dans la capitale ukrainienne. Le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet a révélé lors d'une conversation avec la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton que ces tireurs d'élite auraient été enrôlés par l'opposition.

 

Au total, plus de 100 personnes ont trouvé la mort dans les violences à Kiev.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140405/200913271.html

 

Le 2 avril, le site Les-crises.fr a reproduit l'interview de Stephen Cohen, "l'américain qui a osé plaider la cause de Poutine", un "universitaire avec les croyances généralement progressistes" (les progressistes aux Etats-Unis sont l'équivalent de l'"extrême droite" en France!), dans NewsWeek, par Zoë Schlange. Stephen Cohen y explique pourquoi ce qui s'est passé à Kiev est un "coup d'Etat" :

 

Stephen Cohen :"[N]ous savons maintenant que [la secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires européennes et eurasiennes au Département d'État des États-Unis] Victoria Nuland complotait pour renverser le gouvernement, parce que nous avons l’enregistrement où elle indique à l’ambassadeur américain, voici comment nous allons former un nouveau gouvernement.

 

C’est ce qu’on appelle un coup d’Etat. Yanukoyvch avait été élu légalement. Tout le monde dit que cette élection était juste.

 

... Mais permettez-moi de tourner ça autrement. Disons que le Tea Party déclare qu’Obama a violé la loi américaine et la Constitution avec Obamacare. Ils encerclent la Maison Blanche. Ils jettent des bombes incendiaires sur les gardes de sécurité de la Maison Blanche. Obama fuit et le Tea Party place Ted Cruz à la la tête de la Maison Blanche. Dirons-nous que c’est de la démocratie ?


Alors à quel titre est-ce de la démocratie en Ukraine ? D’ailleurs pourquoi ne pouvaient-ils pas attendre ? La prochaine élection présidentielle était dans un an. Pourquoi Washington et l’UE ne disent pas, nous sommes des démocraties ; ce n’est pas la façon dont nous procédons. Manifestez pacifiquement autant que vous voulez, mais ne jetez pas de bombes incendiaires sur les policiers, car si vous faites ça dans n’importe quelle capitale démocratique, nous ouvririons le feu.

 

Regardez ce qu’ils ont fait à Londres. Regardez ce qu’ils ont fait en Grèce. Regardez ce que nous avons fait à Occupy [Wall Street]. Ces gens-là n’étaient même pas violents, nous les avons matraqués et gazés avec des bombes à poivre. C’est ce que nous faisons."

 

(Stephen Cohen, professeur émérite à Princeton et NYU, qui s’est trouvé ces derniers temps en bien étrange compagnie. Source: http://www.les-crises.fr/americain-ose-plaider-poutine/ )

 

 

. Coup d'Etat / Snipers de Kiev: Le ministre russe des Affaires étrangères contredit les affirmations de Kiev

. Les snipers de Kiev tiraient depuis un bâtiment contrôlé par les forces Maidan de Kiev (chef de la sécurité Ex-Ukraine)

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 16:12

http://img.over-blog.com/400x257/0/51/99/49/Images-2014/snipersMaidan.jpg

 

Les autorités de Kiev issues du coup d'Etat ont bien été formées à l'école de l'inversion accusatoire largement pratiquée en Occident. Les snipers de Kiev seraient russes... (BFM-Tv, publié à 12h36, mis à jour à 14h36), des agents du FSB, services secrets russes. Sous-entendu non dit: la Russie a tiré profit du coup d'Etat à Kiev; Poutine est derrière les snipers... Peu importe que des videos montrent que les tirs provenaient d'un bâtiment contrôlé par les forces Maidan de Kiev... Peu importe que dans une conversation téléphonique produite par Russia Today, un ministre estonien, Urmas Paet, a expliqué à Catherine Ashton que les snipers de la place Maidan tiraient sur les deux camps et qu’ils appartenaient à la nouvelle coalition. Peu importe que les nouvelles autorités de Kiev soit pro-UE et que l'Otan envisage de faire des manoeuvres militaires en Ukraine à partir du mois prochain...

 

Les medias collabos relaient aujourd'hui largement la "nouvelle" provenant directement de Kiev : dépêche Afp Le Figaro publiée aujourd'hui à 12h14, mis à jour à 16h37; Dna.fr à 13h08;  L'Alsace.fr à 13h08; Liberation.fr à 13h39; Ladepeche.fr 13h39 ; Rfi.fr à 17h09 ; Lesoir.be ; Lavoixdunord.fr ; France24.com; etc.

 

Depuis février 2014, aucun article de contre-enquête sur les assassinats commandités par les USA et l'UE... Aucune discussion, aucun dialogue, mais des titres d'articles publiés aujourd'hui tous en même temps, à sens unique, une version unique de l'histoire. Voilà comment est produite l'information en Zone France occupée...


 

. Ukraine : le coup d'Etat fomenté par les USA et l'UE (ex-agent américain) (Mis à jour)

. Poutine parle des nationalistes russophobes, néo-nazis et antisémites qui ont fait le "coup d'Etat" en Ukraine

. Les snipers de Kiev tiraient depuis un bâtiment contrôlé par les forces Maidan de Kiev (chef de la sécurité Ex-Ukraine)

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:52

Dès le mois prochain, l’OTAN et l’Union Européenne vont faire des manoeuvres militaires dans l’Ouest de l’Ukraine et en Mer Noire. On aimerait connaitre la réaction des Etats-Unis si Poutine déclarait qu'en mai prochain il organisait une présence militaire et économique russe aux frontières directes des Etats-Unis, au Canada et au Mexique par exemple ?

 

Otan.jpg

 

Le Parlement ukrainien approuve les manoeuvres avec l'Otan et l'UE

 

(ats / 01.04.2014 13h25)

 

L'Otan ne peut pas confirmer le retrait annoncé de troupes russes massées ces derniers jours à la frontière avec l'Ukraine. "Ce n'est pas ce que nous constatons", a affirmé mardi son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. [NdCR. L’administration Obama a besoin d’une victoire, fût-elle symbolique. Elle s’est donc inventée une armée invisible à la frontière ukrainienne. Peu importe que les avions français dans le cadre du traité ciel ouvert aient survolé les frontières russes et n’aient rien décelé d’anormal. Source: Xavier Moreau http://www.realpolitik.tv/2014/04/republique-bananiere-dukraine-episode-8/ ]

 

Cette déclaration survient alors que le Parlement ukrainien a approuvé mardi la tenue de manoeuvres militaires conjointes avec les pays de l'Otan et de l'Union européenne entre mai et octobre sur son territoire, y compris dans les eaux de la mer Noire. Un rapprochement avec l'organisation atlantique est considéré comme une ligne rouge par la Russie.

 

Le texte a été approuvé par 235 députés, aucun élu n'a voté contre. "C'est une bonne occasion pour développer nos forces armées", a déclaré le ministre de la Défense Mikhaïlo Koval.

 

Ces manoeuvres, auxquelles doivent participer 7000 hommes de 17 pays, doivent avoir lieu notamment dans l'Ouest de l'Ukraine mais aussi en mer Noire, à proximité immédiate de la Crimée où est basée la flotte russe.

 

http://www.romandie.com/news/Le-Parlement-ukrainien-approuve-les-manoeuvres-avec-lOtan-et-lUE/463938.rom

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 09:23

Vladimir-Poutine.jpg

 

Vladimir Poutine est-il le plus grand dirigeant de notre temps ?

 

(Posted by Marucha : 2014-03-30) http://marucha.wordpress.com/2014/03/30/czy-wladimir-putin-jest-najwiekszym-przywodca-naszych-czasow/

 

Merci à Domremy pour la traduction

 

Source : Bilzerian Report

 

 

http://thebilzerianreport.com

 

 

 

De nombreux citoyens de l’Ouest ont une opinion négative concernant Vladimir Poutine, résultant de la partialité des informations que leurs délivrent les medias occidentaux . Si l’on en croit ce que disent les medias U.S. ils sont amenés à croire que Poutine est un dictateur tyrannique adoubé par sa famille - alors qu’en réalité il est né dans une famille ouvrière et qu’il est plus soutenu par ses concitoyens que ne le sont tous les autres dirigeants occidentaux.

 

 

 

En huit ans de gouvernement Poutine l’économie russe a progressé chaque année au point que le Produit Intérieur Brut s’est accru de 70%. Durant cette période les investissements ont augmenté de 125%, la production de 76%, et le seuil de pauvreté a diminué de 50%. Le salaire moyen en Russie est passé de 80 à 640 dollars par mois et la classe moyenne s’est accrue passant de 8 millions à 55 millions de sujets.

 

 

 

Les analystes économiques nous indiquent que l’accès à de pareils résultats économiques trouve sa source dans un fort « macromanagement », un afflux de capital, une réforme de la politique fiscale ainsi que l’accroissement mondial du prix de l’énergie  La Russie est un grand exportateur de pétrole brut et de gaz).

 

 

 

Poutine de façon intelligente a fait retour à l’énergie nucléaire et a positionné la Russie comme une superpuissance énergétique dont l’Europe est dépendante. Il a puissamment investi dans les infrastructures russes et notamment dans les pipe-lines. Parmi ses autres réalisations il faut citer l’introduction du taux uniforme d’impot à 13%, ainsi que la baisse d’impot pour les sociétés passant de 35 à 24%. Ceci ayant pour résultat que Poutine a trouvé un incroyable soutien dans le peuple russe en obtenant sa seconde réélection avec un score de 71% des votants en sa faveur .

 

Ces réalisations de Poutine s’avèrent encore plus impressionnantes quand nous réalisons qu’il a eu à faire à l’un des gangs les plus menaçants du monde.

 

Nous avons nommé la « mafia russe » dirigée par les biens connus gangster-milliardaires qui profitent de leur double nationalité dans les pays ne pratiquant pas l’extradition (comme par ex. Israël) pour échapper à la justice et qui est responsable des esclavages sexuels, du trafic des armes, du trafic des drogues, - en plus de la corruption démentielle qui a infesté la Russie lors de la chute de l’Union Soviétique.

 

De multiples fois Poutine a risqué sa vie afin de s’opposer à ces gansters mais il a pu en fin de compte amener un grand nombre de ces bandits devant la justice. Malgré celà dans les prisons russes nous trouvons moins d’incarcérations qu’aux U.S.A.

 

Les medias américains ne cessent de questionner l’intégrité des élections en Russie. Hors personne n’a pu présenter une quelconque preuve de tricherie électorale concernant Poutine – alors qu’existent de solides preuves concernant des tricherie commises par le Parti Républicain à l’encontre du candidat Ron Paul.

 

Quand Obama a obtenu son « prix Nobel de la Paix » tout en tenant en main les ficelles conduisant à la guerre en Irak et en Afghanistan – guerres que nul n’a déclarées - Poutine utilisait toutes ses influences pour s’opposer et empêcher les guerres illégales, autrement dit l’invasion des pays étrangers.

 

En 2003 les puissances occidentales ont utilisé toutes leurs influences pour envahir sans cause l’Irak au prétexte de possession d’armes de destruction massive par ce pays. Cette guerre a amené la hausse du prix du pétrole ainsi que le massacre de un million (1 000 000) de civils Irakiens innocents. Quelques personnes lucides des Nations Unis à l’instar de la Russie de Poutine se sont opposées fermement à l’invasion de l’Irak tout en exprimant des doutes quand à la véracité des preuves matérielles présentées par les leaders rivaux de Saddam Hussein. Poutine a essayé d’empecher la guerre désastreuse contre l’Irak en mettant son veto lors des résolutions de l’O.N.U mais l’AIPAC, -le puissant lobby israélo-américain- a convaincu les politiciens américains d’attaquer l’Irak sans le soutien de l’O.N.U.

 

Comme pour l’Irak Poutine s’est vigoureusement opposé à l’intervention en Libye qui s’est, elle aussi, révélée être une catastrophe humanitaire. La Libye est passé du statut de pays conforme aux lois internationales à une nation en déroute gouvernée par des éléments les plus radicaux. Ses infrastructures ont été en grande partie détruites et les atteintes aux droits humains sont de loin pires qu’ils ne l’ont jamais été du temps de Kadhafi.

 

Maintenant le lobby israélo-américain et les medias de masse poussent à d’autres guerres non-déclarées en Syrie et en Iran. Encore deux guerres qui amèneraient à d’importantes hausses du coût du pétrole et à la régression de la déjà fragile économie mondiale.

 

Pour Poutine l’accroissement du prix du pétrole – principale marchandise d’exportation russe - serait une aubaine. Mais Poutine prend plus en compte, dans ce cas, les conséquences humanitaires de pareilles guerres que le profit financier pour sa nation. C’est pourquoi il a utilisé son droit de veto au Conseil de Sécurité pour bloquer l’attaque contre la Syrie. Les medias américains assoiffés de sang ont immédiatement condamné Poutine l’accusant d’être un « obstructionniste » entamant une seconde guerre froide. Poutine quand à lui s’est tenu au dessus des roquets belliqueux et n’a fait qu’enseigner aux américains qu’ils devraient freiner le prurit qui les pousse à entamer sans cesse de nouvelles guerres.

 

La lucidité de Poutine dans les affaires économiques, ses décisions justes en matière de politique étrangère, le caractère humanitaire de la conduite de sa politique sont des choses dont le monde entier devrait le féliciter.

 

Si les présidents américains pouvaient respecter la liberté et la souveraineté des autres nations comme le fait Vladimir Poutine notre planète serait – et de loin - bien plus paisible.

 

http://thebilzerianreport.com/is-vladimir-putin-the-greatest-leader-of-our-time/ via http://marucha.wordpress.com/2014/03/30/czy-wladimir-putin-jest-najwiekszym-przywodca-naszych-czasow/

 

 

. Vladimir Poutine proposé pour le prix Nobel de la paix

. Poutine détrône Obama de son statut d'homme le plus puissant du monde

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 10:52

 

Ianoukovitch appelle à organiser un référendum  

 

 

La Voix de la Russie Aujourd'hui, 13:33

Ianoukovitch appelle à organiser un référendum

 

Viktor Ianoukovitch a proposé d'organiser en Ukraine un référendum national sur le statut de chaque région. Il a également demandé de l’inclure au sein du Parti des Régions.

 

« En tant que président du pays, j’appelle chaque citoyen ukrainien raisonnable – ne permettez pas les imposteurs de vous laisser faire ! Exigez l’organisation du référendum sur le statut de chaque région en Ukraine », a indiquéM. Ianoukovitch.

 

Selon lui, les changements anticonstitutionnels « excluent la possibilité de la tenue des élections honnêtes ».

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_28/Ianoukovitch-appelle-a-organiser-un-referendum-6748/

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 19:50

 

Les groupes américains de cartes bancaires Visa et MasterCard ont arrêté sans préavis, le 21 mars, de fournir leur service de paiement aux clients de plusieurs banques russes, après l'annonce la veille de sanctions par Washington.

 

La banque Rossia visée par les sanctions américaines, annonça le même jour dans un communiqué que Visa et Mastercard avaient "sans préavis arrêté de fournir ses services de paiement aux clients de la banque". Sa filiale à 100%, Sobinbank, était aussi touchée.

 

La banque SMP, contrôlée par les frères Arkadi et Boris Rotenberg, dont les noms ont été ajoutés à la liste des personnes visées par les sanctions américaines, a aussi annoncé que les retraits de ses clients détenant des cartes Visa et Mastercard étaient bloqués. Ses clients ne pouvaient retirer d'argent avec leurs cartes que dans des distributeurs, et ne pouvaient plus effectuer d'achats avec leurs cartes.

 

Le 20 mars, le président américain Barack Obama a annoncé que la liste des personnalités russes touchées par des sanctions était allongée et comprenait désormais des oligarques et banquiers proches de Vladimir Poutine, dont Guennadi Timtchenko, Arkadi Rotenberg et Iouri Kovaltchouk, président de la banque Rossia et considéré comme "le banquier personnel des hauts responsables en Russie, y compris de Vladimir Poutine". Aux termes de ces sanctions, leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis étaient désormais gelés et ils ne devaient plus pouvoir entrer en affaires avec des ressortissants ou entreprises américaines.

La banque elle-même était aussi visée par les nouvelles sanctions.

 

Poutine : la Russie créera un système de paiement national  

 

Un système de paiement national sera créé en Russie, a déclaré aujourd'hui le président Vladimir Poutine.

 

« De tels systèmes fonctionnent, avec succès d'ailleurs, dans les pays comme le Japon et la Chine. Ils étaient créés initialement comme des systèmes uniquement nationaux, ortientés sur leur marché, sur leur territoire et sur leur population, tandis qu'à présent ils gagnent en popularité », a-t-il dit lors d'une rencontre avec les membres du Conseil de la Fédération. M. Poutine a ajouté que le système japonais, national à ses débuts, fonctionne déjà dans 200 pays.

 

La Russie va créer une alternative à Mastercard et Visa


Vladimir Poutine a déclaré, ce jeudi 27 mars, que la Russie allait se doter de son propre système de paiement électronique comme alternative aux systèmes de Visa et Mastercard.

 

"Nous devons défendre nos intérêts et nous le ferons", a déclaré Vladimir Poutine à des membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) dans des propos retransmis par la télévision russe.

 

Vladimir Poutine a jugé "regrettable" la manière de procéder des groupes américains. "Je pense que cela ne (les) mènera qu'à la perte de certains segments du marché, un marché très lucratif", a-t-il déclaré.

 

Plus tôt dans la journée, la présidente de la banque centrale de Russie, Elvira Nabioullina, et le ministre des Finances Anton Silouanov avaient aussi appelé à la création d'un tel système.

"Nous devons créer un système qui assure sans accroc les paiements internes", avait ainsi déclaré Elvira Nabioullina, citée par l'agence Ria Novosti, indiquant qu'environ 95% des paiements par carte en Russie se faisaient via des systèmes étrangers.

Anton Silouanov a pour sa part souligné qu'il n'était pas question pour l'heure de renoncer à Visa et Mastercard. "Nous pensons qu'il n'y a pas de raison sérieuse de dire que nous allons renoncer aux systèmes de paiement actuels, en premier lieu Visa et Mastercard. Mais parallèlement nous commençons à accorder plus d'attention à la création de notre propre système", a-t-il dit, cité par Interfax.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 07:08

 

Berlin critique la violence des propos de Timochenko sur les Russes

Berlin critique la violence des propos de Timochenko sur les Russes

 

La Voix de la Russie, 26 mars, 21:21

 

L'Allemagne a estimé mercredi (26 mars, NdCR.) que l'ancienne Premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko avait franchi une ligne jaune en appelant à « l'anéantissement » des Russes, dans une conversation enregistrée et diffusée sur internet.

 

« Malgré toute l'opposition que l'on peut avoir à l'égard des actions russes en Crimée et toutes les différences d'opinion, même les plus importantes, il y a des lignes à ne pas franchir dans ce qu'on dit ou pense, et les images violentes, les fantasmes de violence dépassent largement ces lignes », a déploré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert

 

Sur un enregistrement audio diffusé sur internet, Mme Timochenko, personnalité controversée en Ukraine et en Russie qui avait été libérée de prison le mois dernier, affirme qu'il faut « fusiller » les Russes d'Ukraine « avec des armes nucléaires ».

 

Dans une partie de la conversation dont elle ne conteste pas l'authenticité, Mme Timochenko dit en outre qu'elle va « utiliser tous ses contacts, soulever le monde entier, pour qu'il ne reste de la Russie pas même un champ brûlé ».

 

Mme Timochenko a reconnu que c'était bien sa voix sur l'enregistrement. L'ex-leader de la Révolution orange de 2004 a été enregistrée lors d'une conversation avec un proche, le député du Parti des régions Nestor Choufritch.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_26/Berlin-critique-la-violence-des-propos-de-Timochenko-sur-les-Russes-9596/

 

 

. Ioulia Timochenko veut tuer les Russes d'Ukraine "à l'arme nucléaire"

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:36

 

La Grande-Bretagne envisage les achats directs du gaz russe  

 

La Grande-Bretagne envisage les achats directs du gaz russe

 

La Grande-Bretagne se propose de réaliser des achats directs du gaz russe alors que les dirigeants des pays de l'Union européenne menacent Moscou de nouvelles sanctions.

 

Sa plus grande société énergétique Centrica, propriétaire de British Gaz, commencera les importations du gaz russe à partir du mois d'octobre prochain.

 

La production de gaz en Grande-Bretagne diminue annuellement de 7 %. A l'heure actuelle le pays n'importe pas le gaz directement en provenance de Russie, cependant le gaz russe y est livré via l'Allemagne et d'autres pays européens.

 

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_26/La-Grande-Bretagne-envisage-les-achats-directs-du-gaz-russe-2078/

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 10:54

Dans une conversation téléphonique avec l'ex-secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale et de défense d'Ukraine Nestor Choufritch, Ioulia Timochenko, dont 85 comptes bancaires ont été découverts à Londres, dit qu'il est temps de "prendre les armes", et de tuer ces "maudits russes" "à l'arme nucléaire" ! La fuite de l'appel téléphonique se situe le 18 Mars, quelques heures après que le traité d'adhésion de la Crimée et Sébastopol ait été signé au Kremlin.

 

Qu'en pense Hollande qui disait que son "ennemi" était "la finance" ?

 

 

 

Ukraine: Timochenko reconnaît avoir menacé la Russie et les Russes

 

12:35 25/03/2014

MOSCOU, 25 mars - RIA Novosti

 

L'ex-première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko a reconnu mardi sur Twitter avoir proféré des menaces contre les Russes et la Russie dans un entretien téléphonique avec l'ex-secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale et de défense d'Ukraine Nestor Choufritch.

 

"Cette conversation a eu lieu", a indiqué Mme Timochenko sur son compte Twitter. Elle a également présenté ses excuses pour les mots obscènes employés.

 

Selon l'enregistrement de la conversation en russe disponible sur YouTube et rediffusé par la chaîne de télévision russe RT, Mme Timochenko dit:

 

"Je suis prête à prendre un fusil d'assaut et à aller tirer sur ce bâtard en pleine tête (...), il faut prendre les armes et aller tuer ces "katsap" [surnom péjoratif des Russes en Ukraine]" après que son interlocuteur évoque la situation en Crimée.

 

"Je ferai tout mon possible, je mobiliserai le monde entier dès que je pourrai pour qu'il ne reste de cette Russie qu'un champ brûlé ", ajoute Mme Timochenko.

 

M. Choufrich se demande quel sera le sort des huit millions de Russes vivant en Ukraine "Ils sont marginalisés", dit-il. "Il faut les tuer à l'arme nucléaire", réagit Mme Timochenko.

 

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140325/200805518.html

 

 

Time to grab guns and kill damn Russians – Tymoshenko in leaked tape

 

Published time: March 24, 2014 16:06

Edited time: March 25, 2014 04:14

 

Source: http://rt.com/news/tymoshenko-calls-destroy-russia-917/

 

Traduction Christ-Roi.

 

Le temps de prendre les armes et tuer les maudits Russes - Timochenko dans une fuite téléphonique

 

Les Ukrainiens doivent prendre les armes contre les Russes afin qu'une terre brûlée par exemple par du vitriol ne soit pas même laissée à la Russie, a déclaré l'ancienne Première ministre Ioulia Timochenko dans un appel téléphonique en ligne.

 

Timochenko a confirmé l'authenticité de la conversation sur Twitter, tout en affirmant qu'une section où on l'entend appeler à l'abattage nucléaire de huit millions de Russes qui restent sur ​​le territoire ukrainien a été édité.

 

Elle a tweeté

 

"La conversation a eu lieu, mais l'abattage des '8 millions de Russes en Ukraine pièce' est un montage. En fait , je l'ai dit les Russes en Ukraine - sont Ukrainiens. Bonjour FSB :) Désolé pour le langage obscène".

 

L'ancien Premier ministre ukrainien n'a pas précisé si elle voulait exactement à l'arme nucléaire.

 

Розмова була , але про 8 млн росіян в Україні - монтаж . Насправді сказала : росіяни в Україні - це українці.Привіт ФСБ :) Вибачте за нецензурне

 

- Юлія Тимошенко ( @ YuliaTymoshenko ) 24 Mars , 2014

 

La conversation téléphonique avec Nestor Shufrych , ancien secrétaire adjoint du Conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine, a été chargée sur YouTube lundi par l'utilisateur Sergiy Vechirko.

 

Le service de presse de Shufrych contredit catégoriquement Timochenko, dénonçant la bande comme un faux. "La conversation n'a pas eu lieu", selon le communiqué de presse cité par korrespondent.net.

La fuite de l'appel téléphonique se situe le 18 Mars, quelques heures après que le traité d'adhésion de la Crimée et Sébastopol ait été signé au Kremlin.

 

Alors que Shufrych a été "juste choqué", Timochenko a été exaspéré par les résultats du référendum de Crimée.

 

"C'est vraiment au-delà de toutes les frontières . Il est temps que nous saisissons nos armes et tuer aller tuer ces maudits Russes avec leur chef", dit Mme Timochenko.

 

L'ex Première ministre a déclaré que si elle était en charge "il n'y aurait pas de f *** ing manière qu'ils obtiennent alors la Crimée."

 

Shufrych fait le constat que l'Ukraine "n'a pas de potentiel de force" pour garder la Crimée.

 

Mais Timochenko, qui prévoit d'organiser l'élection présidentielle en Ukraine, a exprimé sa confiance qu'elle aurait trouverait "un moyen de tuer ces *****. "

 

"J'espère que je serai en mesure d'obtenir l'implication de toutes mes relations. Et je vais utiliser tous mes moyens pour impliquer le monde entier de sorte que il ne restera pas même une terre brûlée en Russie ", a-t-elle promis.

 

En dépit de son incapacité suite à une hernie discale l'ex -Première ministre souligne qu'elle est prête à "saisir une mitrailleuse et tirer que ces ********* dans la tête."

 

http://rt.com/files/news/24/1c/d0/00/ty-1.jpg

 

Timochenko a pris le pouvoir comme un personnage clé dans la Révolution orange pro-européenne en 2004, devenant Premier ministre ukrainien de 2007 à 2010.

 

Elle a été emprisonnée en 2012, sous la présidence de Viktor Ianoukovitch, après avoir été jugée coupable d'abus d'autorité en signant un contrat de fourniture de gaz et de transit avec la Russie.

 

L'accord aurait coûté à la compagnie nationale de pétrole et de gaz ukrainienne Naftogaz, environ 170 millions de dollars US.

 

Timochenko purgé une partie de sa peine de sept ans en prison avant d'être transférée à un hôpital de Kharkov.

 

Elle a été libérée immédiatement après le coup d'Etat qui a renversé Kiev Ianoukovitch.

 

Ce n'est pas le premier scandale de fuite téléphonique depuis le début de la crise ukrainienne en Novembre dernier.

 

En Février, une bande a été révélée dans laquelle le sous-secrétaire d'État pour l'Europe, Victoria Nuland, a déclaré: "F ** k l'UE", lors d'une discussion avec l'ambassadeur des États-Unis dans le pays, Geoffrey Pyatt, au sujet de la formation du futur gouvernement ukrainien.

 

Et au début de mars un autre est celui de la conversation téléphonique entre la ched des Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, et le ministre estonien des Affaires étrangères, Urmas Paet, qui a été rendu public. Dans sa discussion avec Ashton, Paet a souligné qu'il y avait des soupçons que les tireurs d'élite à Kiev, qui ont tiré sur les manifestants et la police à Kiev, pouvaient avoir été embauchés par les dirigeants Maidan.


 

Add. Christ-Roi, 27 mars 2014, 07:04. Berlin critique la violence des propos de Timochenko sur les Russes

 

La Voix de la Russie, 26 mars, 21:21

 

L'Allemagne a estimé mercredi (26 mars, NdCR.) que l'ancienne Premier ministre ukrainienne Ioulia Timochenko avait franchi une ligne jaune en appelant à « l'anéantissement » des Russes, dans une conversation enregistrée et diffusée sur internet.

 

« Malgré toute l'opposition que l'on peut avoir à l'égard des actions russes en Crimée et toutes les différences d'opinion, même les plus importantes, il y a des lignes à ne pas franchir dans ce qu'on dit ou pense, et les images violentes, les fantasmes de violence dépassent largement ces lignes », a déploré le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert

 

Sur un enregistrement audio diffusé sur internet, Mme Timochenko, personnalité controversée en Ukraine et en Russie qui avait été libérée de prison le mois dernier, affirme qu'il faut « fusiller » les Russes d'Ukraine « avec des armes nucléaires ».

 

Dans une partie de la conversation dont elle ne conteste pas l'authenticité, Mme Timochenko dit en outre qu'elle va « utiliser tous ses contacts, soulever le monde entier, pour qu'il ne reste de la Russie pas même un champ brûlé ».

 

Mme Timochenko a reconnu que c'était bien sa voix sur l'enregistrement. L'ex-leader de la Révolution orange de 2004 a été enregistrée lors d'une conversation avec un proche, le député du Parti des régions Nestor Choufritch.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_26/Berlin-critique-la-violence-des-propos-de-Timochenko-sur-les-Russes-9596/

 

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 08:55

Discours de Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie

 

Moscou, 18 mars 2014

 

Publié le : dimanche 23 mars

 

 

Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.

 

 

 

Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

 

Chers amis,

 

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

 

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

 

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

 

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

 

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

 

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

 

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

 

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

 

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

 

Chers collègues,

 

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXe siècle.

 

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

 

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

 

Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créé à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

 

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

 

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

 

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

 

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

 

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

 

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

 

Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

 

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur ​​la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

 

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

 

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

 

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

 

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

 

Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

 

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite : « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance. » Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

 

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instruction. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

 

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

 

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

 

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

 

Chers collègues,

 

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

 

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

 

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

 

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

 

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

 

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose : « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

 

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

 

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

 

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

 

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

 

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

 

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

 

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

 

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

 

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

 

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

 

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

 

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

 

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

 

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

 

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

 

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

 

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

 

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

 

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

 

Chers collègues,

 

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

 

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

 

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

 

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

 

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

 

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)

 

 

 

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Discours-de-Vladimir-Poutine-sur-l-integration-de-la-Crimee-a-la-Federation-de-Russie-24245.html

 

 

 

 

 

Discours de Vladimir Poutine à la Fédération : la Russie ne sera pas un pion dans le jeu de l'OTAN

 

Mardi dernier, le 18 mars, le Président Poutine s’est adressé à la Fédération de Russie, dans un discours solennel devant tous les représentants politiques, administratifs, militaires et civils de son pays.
Pendant 50 minutes, il a expliqué la genèse de la crise ukrainienne et les raisons qui ont motivé la fédération de Russie d’accueillir en son sein la république autonome de Crimée.
Ce discours, personne n’a pu le lire ou l’entendre en France. Comme pour son adresse aux Américains, lors du règlement de la crise syrienne par la diplomatie russe. Aucune radio, aucun journal, aucune télévision française ne s’est donné la peine de reproduire in extenso ce discours. Vous aviez eu droit à la retransmission en direct de l’investiture de Barack Obama, mais pas des discours historiques de Vladimir Poutine alors même que la diplomatie française, par la voix de Laurent Fabius, engage la France dans une guerre ouverte avec le plus grand pays du monde, partenaire historique et naturel d’une Europe indépendante.
Ce discours, nous l’avons sous-titré pour vous, et publié sur notre chaîne « Tout images ». En intégralité.
Pour faire comprendre la position de la Russie sur les évènements en Crimée, Vladimir Poutine est revenu sur la prise du pouvoir par les armes à Kiew, par des groupuscules ayant confisqué les manifestations de la Place Maïdan.
 
Vidéo - 14‘11’’ – 16’07’’
 
Les exactions contre les Russophones ont démarré dès le premier jour de la prise du pouvoir par les ultra-nationalistes. Interdiction du russe, enlèvements des élus russophiles, menaces de mort et meurtres. Alors même que le Président russe s’exprimait à la télévision, le directeur de la première chaîne ukrainienne a été contraint sous la menace, de démissionner, par des miliciens de Pravy Secktor, pour avoir osé diffuser ce discours ! Les habitants de Crimée étaient donc en droit de se protéger. Vladimir Poutine a rappelé que le référendum, organisé par les institutions élues et légales de Crimée, était conforme au droit international.
 
Vidéo – 20’08’’ – 22’46’’
 
Le président de la Fédération de Russie a poursuivi son discours par une mise en garde, ferme et sans appel, contre les manœuvres de l’OTAN et de Washington. La Russie ne sera pas un pion.
 
Vidéo – 25’15’’ – 32’07’’
 
Parfaitement conscient de la partie de bras de fer qui s’engage et fort d’une côte de popularité exceptionnelle, avec 75% de soutien dans son peuple, Vladimir Poutine a accueilli sereinement la Crimée et Sébastopol au sein de la Fédération de Russie.
 
Vidéo – 39’57’’ – 42’22’’
 
La Crimée est donc redevenue une terre russe, après une parenthèse sans importance de 60 ans dans son histoire millénaire. La Russie n’a pas cédé aux manœuvres de l’OTAN et une fois de plus, sans verser une seule goutte de sang, elle a défendu le droit international et fait respecter ses droits, son rang et son indépendance. 

 

Source: http://www.prorussia.tv/Discours-de-Vladimir-Poutine-a-la-Federation-la-Russie-ne-sera-pas-un-pion-dans-le-jeu-de-l-OTAN_v835.html

 

 

. Le "précédent" du Kosovo revient pour la troisième fois "dans la gueule" des Occidentaux

. Le Parlement de Crimée adopte l'indépendance, la junte de Kiev le menace de dissolution (11 mars 2014)

. La Crimée envisage d'adopter le rouble et demande son rattachement à la Russi (6 mars 2014)

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 17:17
Alors que les Occidentaux ont menacé depuis début mars de sanctionner la Russie à cause de la situation en Crimée, et ont sont passés à l'acte, et alors que Poutine a décidé hier qu'il n'y aurait pas pour le moment de mesures de riposte pour le moment, l'Union européenne se permet d'accuser aujourd'hui la Russie de "violer les obligations de l'OMC" !
C'est comme la "violation du droit international" : alors que les Occidentaux violent le droit international constamment et déstabilise le monde économiquement et politiquement, ne cessent de marcher sur leurs propres principes, ils accusent les autres et ici, la Russie.

L’UE accuse la Russie de violer les obligations de l'OMC  

 

La Voix de la Russie, Aujourd'hui, 16:52

 

L’UE accuse la Russie de violer les obligations de l'OMC

 

Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht a accusé la Russie de ne pas respecter ses obligations envers l'Organisation mondiale du commerce. Il a déclaré qu'il y avait un « nombre infini d'exemples ».

 

De Gucht a également déclaré que la Russie n'est pas une « grandes économies », sauf pour son secteur minier. Il a qualifié l'Ossétie du Sud d’un « trou noir » et a accusé la Russie de déstabilisation en Géorgie.

 

Le représentant l'UE a également indiqué que la Russie avait empêché la conclusion d'un accord commercial entre l'Union européenne et l'Arménie, en menaçant Erevan qu'il perdrait le soutien de Moscou dans le conflit du Haut-Karabakh s’il signe une entente avec l'Europe.

 

Source: http://french.ruvr.ru/news/2014_03_23/L-UE-accuse-la-Russie-de-violer-les-obligations-de-lOMC-7883/

 

 

Pour rappel, Washington a décidé lundi 17 mars  d'adopter des sanctions à l'encontre de hauts responsables russes en raison de la situation autour de la Crimée. Jeudi 20 mars, les Etats-Unis ont ajouté à la liste de personnes sanctionnées les noms de 20 fonctionnaires, hommes d'affaires et parlementaires russes. Le même jour, l'Union européenne a annoncé avoir dressé une liste de 33 personnalités russes  frappées par des interdictions de séjour et des gels d'avoirs. Cette liste est "assez proche" de celle des Etats-Unis, selon le président français François Hollande.

 

Vendredi 21 mars, lors du sommet de l'UE à Bruxelles, le président américain Barack Obama a menacé la Russie de sanctions économiques. L'UE compte adopter des mesures identiques mais la principale intrigue du sommet - l'adoption éventuelle de sanctions économiques - devrait trouver sa conclusion aujourd'hui. Les experts sont convaincus qu'il est pratiquement impossible pour les pays de l'UE de s'entendre à ce sujet.

 

Des banques russes touchées par les sanctions économiques de l'Occident

 

La société Visa a cessé de fournir des services de paiement aux clients de quatre banques russes suite à l'imposition de sanctions américaines à l'encontre de Moscou, rapporte l'agence Prime citant un porte-parole du bureau russe de Visa.

"Se conformant à la législation américaine, la société Visa International Service Association cesse de fournir ses services à ces organisations", a fait savoir l'interlocuteur de l'agence.

Jeudi 20 mars, le chef de la Maison Blanche Barack Obama a annoncé l'adoption de nouvelles sanctions contre la Russie suite à l'intégration de la Crimée à la Russie. Les sanctions ont frappé entre autres la banque Rossia, 15e banque de Russie en 2013, selon l'agence de notation russe Expert.

Selon le porte-parole de Visa, parmi les institutions visées par ces mesures figurent trois autres banques russes, dont SMP Bank, Sobinbank et Ivestkapitalbank.

 

Dans la nuit de jeudi à vendredi 21 mars, l'Union européenne ajouta 12 noms sur sa liste de responsables sanctionnés pour le rattachement de la Crimée à la Russie, déclara François Hollande. "Il y aura 33 personnalités sur cette liste", annonça-t-il à l'issue de la première journée du sommet européen à Bruxelles. "Il faut que la Russie comprenne qu'elle ne peut pas continuer et qu'elle doit trouver le chemin du dialogue". Selon lui, la Commission européenne a été chargée de préparer de "possibles mesures ciblées" visant l'économie nationale russe.

Lundi 17 mars, l'UE avait publié une première liste de 21 personnalités, dont le premier ministre de Crimée et le commandant de la Flotte russe de la Mer Noire. Hollande indiqua que la nouvelle liste, qui devait être dévoilée vendredi (21 mars NdCR.), "est assez proche de celle des Etats-Unis"...

 

En réponse à la « liste noire » établie par la Maison-Blanche, et aux sanctions économiques, si la Russie s'est bien gardée d’introduire des sanctions économiques contre les États-Unis, la Russie a en revanche publié hier une liste d'hommes politiques et de fonctionnaires américains désormais interdits d’entrée en Russie, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères. La liste comprend des assistants de Barack Obama et certains congressistes et sénateurs connus pour leurs prises de position antirusses, dont le sénateur républicain John McCain et le président de la chambre des représentants John Boehner.

 

M. Boehner s’est plus d’une fois permis de tenir des propos désobligeants tant à l’égard de la Russie que du président Poutine. De nombreux politologues ont estimé que l’homme politique américain avait outrepassé les règles de politesse qui existent dans les relations internationales. C’est aussi l’opinion du conseiller de l’Académie russe des sciences Vilen Ivanov : « La russophobie est le mot qui caractérise le mieux tout ce qu’il fait ces derniers temps. Toutes ses déclarations et prises de position étaient l’expression même du ressentiment qu’il nourrit envers la Russie et de la volonté de la discréditer dans le monde. »

 

Un autre John, cette fois McCain, se distingue par une critique au moins aussi virulente adressée à Moscou. Plus encore, ce sénateur républicain est également connu pour ses menaces directes. Il avait par exemple promis à la Russie « le scénario libyen » et au président russe « le sort de Mouammar Kadhafi ». M. McCain cherche ainsi à se faire une popularité douteuse, estime Andreï Sidorov, directeur de la chaire des organisations internationales et des processus politiques mondiaux. « Le sénateur McCain fait partie de l’aile d’extrême-droite des néoconservateurs. C’est un ancien de la guerre du Vietnam qui avait été abattu au-dessus de Hanoï par un missile russe. C’est sans doute pour cela qu’il nourrit un ressentiment à l’égard de la Russie. D’un autre côté, comme c’est un piètre législateur, il entretient sa popularité en faisant de la rhétorique antirusse. Cette position lui permet d’attirer une partie de l’électorat républicain. »

 

En même temps, la Russie se gardera bien d’introduire des sanctions économiques contre les États-Unis, a déclaré le président Poutine à la réunion du Conseil de Sécurité. Que Moscou ait pris une position plus modérée témoigne de sa sagesse, poursuit Vilen Ivanov : « Si nous renonçons à une réponse symétrique, c’est aussi une manifestation de notre sagesse parce que dans la situation actuelle, cela ne contribuerait pas à assainir la situation internationale. C’est sans doute aussi la preuve que nous considérons les sanctions comme un ultime recours. En même temps, nous refusons d’appliquer la loi du Talion, ce qui montre que nous ne prenons pas les sanctions actuelles très au sérieux. » source: http://french.ruvr.ru/2014_03_22/Le-MAE-russe-renvoie-la-balle-aux-Etats-Unis-0758/

 

Le président Obama a signé entre-temps un décret permettant d'appliquer des sanctions pour frapper les secteurs-clés de l’économie russe. Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachévitch a dit en réponse que l’introduction des sanctions antirusse obligerait la Russie à prendre « des mesures appropriées » à chaque démarche inamicale.

 

 

 

. Sanctions US: pas de mesures de riposte pour le moment (Poutine, 21 mars 2014)

. Sanctions contre la Russie: la France a beaucoup à perdre (Nicolas Doze)

. Sanctions contre les entreprises russes : la stabilité mondiale menacée (experts)

. Ukraine / Crimée : en direct le 4 mars. Les sanctions contre la Russie pourraient aboutir à une catastrophe économique pour l'union européenne

. Snowden: un sénateur US prépare des sanctions contre Moscou (27 juin 2013)

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 20:25

 

 

Pour ERTV, Xavier Moreau revient sur la situation en Ukraine, à la fois sur les aspects économiques et sécuritaire. Extrait : 

 

"Le gouvernement de Maïdan a donné le statut de héros aux voyous qui ont attaqué les Berkhouts (forces spéciales ukrainiennes du gouvernement renversé NdCR.). Ce qui fait qu'il faudra expliquer aux enfants de ces Berkhouts que leur père a été assassiné par un 'héros de l'Ukraine'. Aujourd'hui c'est cela la situation. Et cette responsabilité c'est l'Union européenne qui la prend".

 

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Xavier-Moreau-sur-la-situation-en-Ukraine-24199.html

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 17:03

Poutine décide de s'abstenir de toute mesure de rétorsion contre les sanctions occidentales. Astucieux, il continue de gagner sans combattre. Par son patient et minutieux travail d'isolement médiatique de l'Occident qui aux yeux du monde prône une politique de sanctions, suspend sa coopération militaire, et passe pour un danger pour la paix, un facteur de déstabilisation dans le monde, Poutine passe de son côté pour un grand homme d'Etat pacificateur et respectueux des droits des nations, il se rend invincible...

 

Vladimir Poutine

 

Sanctions US: pas de mesures de riposte pour le moment (Poutine)

 

14:26 21/03/2014

MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti

 

La Russie s'abstiendra pour le moment de riposter aux Etats-Unis en décrétant des sanctions contre ce pays, ainsi que d'instaurer un régime de visas avec l'Ukraine, a déclaré le président Vladimir Poutine lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe.

 

En ce qui concerne les sanctions américaines et l'instauration du régime de visas par l'Ukraine, "je pense que nous devons pour l'instant nous abstenir de toute mesure de rétorsion", a indiqué M. Poutine.

 

"Cela concerne en premier lieu le régime des visas avec l'Ukraine, car si nous instituons ce régime nous ferons du tort à des millions d'Ukrainiens innocents qui vivent modestement et qui travaillent en Russie pour gagner des sommes modiques permettant de faire vivre leurs familles", a affirmé le chef de l'Etat.

 

"Il ne faut pas le faire", a-t-il conclu.

 

Lors de cette réunion, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé que Kiev faisait des déclarations contradictoires concernant ses futures relations avec Moscou.

 

"A cette occasion, ils [les Ukrainiens] ont fait savoir qu'ils allaient interrompre ou suspendre leur participation à la Communauté des Etats indépendants et qu'ils envisageaient d'introduire des visas d'entrée pour les Russes", a indiqué M. Lavrov.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140321/200778811.html

 

 

La Russie prône la coopération et non des sanctions (Kremlin)

 

La Russie prône la coopération et non des sanctions (Kremlin)

 

17:49 21/03/2014

MOSCOU, 21 mars - RIA Novosti

 

La Russie ne recherche pas la confrontation et n'invente pas des sanctions, mais prône au contraire le développement de la coopération avec l'Occident, a déclaré vendredi lors d'une conférence de presse Dmitri Peskov, porte-parole du président russe. 

 

"Nous ne recherchons pas la confrontation et ne sommes pas à l'origine de cet échange de sanctions. Qui plus est, nous déplorons que nos partenaires aient recours à des sanctions qui sont, à notre avis, absolument inadmissibles. A chaque fois, nous y répondrons en conséquence, mais nous sommes toujours pour la promotion de notre coopération", a indiqué M. Peskov. 


Et de répéter que la Russie était intéressée à cette coopération. 

Lundi (17 mars NdCR.), Washington a décidé d'adopter des sanctions à l'encontre de hauts responsables russes en raison de la situation autour de la Crimée, tandis que les chefs de diplomatie des pays membres de l'UE ont convenu de lancer des sanctions contre les officiels russes et ukrainiens coupables, selon eux, de "miner l'intégrité territoriale de l'Ukraine". Jeudi (20 mars NdCR.), les Etats-Unis ont ajouté à la liste de personnes sanctionnées les noms de 20 fonctionnaires, hommes d'affaires et parlementaires russes. Le même jour, l'Union européenne a annoncé avoir dressé une liste de 33 personnalités russes  frappées par des interdictions de séjour et des gels d'avoirs. Cette liste est "assez proche" de celle des Etats-Unis, selon le président français François Hollande. 

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe que la Russie s'abstiendrait pour le moment de riposter aux Etats-Unis en décrétant des sanctions contre ce pays, ainsi que d'instaurer un régime de visas avec l'Ukraine pour entre autres ne pas faire du tort à des millions d'Ukrainiens innocents qui vivent modestement et qui travaillent en Russie pour gagner des sommes modiques permettant de faire vivre leurs familles.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140321/200781890.html

 

 

Sanctions contre les entreprises russes: la stabilité mondiale menacée (experts)

 

Sanctions contre les entreprises russes: la stabilité mondiale menacée (experts)

 

17:01 21/03/2014

MOSCOU, 21 mars – RIA Novosti

 

Les sanctions contre le secteur banquier et les entreprises russes menacent la stabiilté économique mondiale et sont avant tout dangereuses pour nombre de pays européens qui reçoivent leurs revenus principaux grâce aux clients et aux entrepreneurs russes, estiment les experts russes.

Les Etats-Unis ont décidé lundi (17 mars NdCR.) d'adopter des sanctions contre certains hauts fonctionnaires russes, et les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont convenu d'adopter des mesures visant des personnalités russes et ukrainiennes qu'ils considèrent responsables d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine. 20 hauts fonctionnaires, hommes d'affaires et députés russes supplémentaires ont été inscrits à la liste américaine jeudi, ainsi que la banque Rossia. Les systèmes de paiement internationaux Visa et MasterCard ont cessé d'effectuer les opérations pour les clients de cette banque sans préavis.


Mise à sac des relations marchandes


Alexandre Bretchalov, président de l'association russe des moyennes et petites entreprises "Pilier de la Russie", pense que les sanctions contre la banque Rossia mettent en péril la stabilité économique mondiale.


"Si nous régulons l'économie par la politique, alors ce ne sont plus des doubles-standards mais une menace à la sécurité, la stabilité politique et surtout un risque économique. J'espère qu'il s'agit d'un malentendu et que les acteurs du marché réagiront correctement à la situation, qu'ils cesseront des démarches nuisibles et reviendront au format habituel des relations marchandes et économiques", a-t-il déclaré à RIA Novosti.


Alexandre Bretchalov s’est dit surpris par les agissements des Etats-Unis, qui se présentent comme les idéologues des relations marchandes mais mettent aujourd'hui à sac leurs fondements.


Un mauvais service pour l'Europe


Seln Dmitri Birioukov, membre de la Chambre civile russe, les actions des USA sont comparables à celles d'une personne entrant avec une torche allumée dans une poudrière.

 

"Ils ne tiennent pas compte du fait que la Russie est profondément intégrée à l'économie européenne, tout en était autosuffisante. Ils essaient de nous effrayer avec l'Irak, l'Iran et d'autres pays émergents. Je pense que cela n'aura aucun impact sur le secteur bancaire. La poursuite de l'escalade des relations nuirait aux pays occidentaux", pense Dmitri Birioukov.


"Quand on regarde les pays qui parlent le plus des sanctions, tels que la Pologne ou la Lettonie, ils oublient qu'ils reçoivent davantage d'argent de la part des clients russes qu'européens... Aujourd'hui, l'Europe ressemble à une ancienne mine navale dont on ignore quels processus se passent à l'intérieur, mais qui peut encore exploser. La situation avec la Grèce ou avec l'Espagne n'a pas été réglée, on ignore quelle étincelle mettra le feu à ces foins", fait-il remarquer.


Sergueï Katyrine, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie russe, a également ajouté que les sanctions toucheraient avant tout les pays européens car cette destination est très populaire auprès des touristes russes, qui se demandent aujourd'hui où ils partiront en vacances cet été.

 

"Je pene que ceux qui travaillent dans le secteur touristique en tireront des conclusions. Les Américains n'ont pas causé beaucoup de tort à eux-mêmes car le flux touristique entre la Russie et les USA est faible, en revanche c'est un grand coup pour les Européens", a-t-il déclaré à RIA Novosti.


Sergueï Katyrine a ajouté qu'il n'avait pas réussi aujourd'hui à utiliser à l'étranger sa carte bancaire Rossia et s'est retrouvé dans une situation désagréable. Cependant, la banque trouvera un moyen pour utiliser d'autres modes de paiement. "Que faire pour les clients ? Je pense que la banque s'occupe actuellement de la situation et donnera des explications aux clients... Du moins, personne ne perdra son argent, c'est garanti", a souligné Sergueï Katyrine.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140321/200781298.html

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:55

La France suspend sa coopération militaire avec la Russie

 

Par lefigaro.fr lefigaro.fr Mis à jour le 21/03/2014 à 16:37 Publié le 21/03/2014 à 15:25

 

Après l'annexion de la Crimée par Moscou, ce geste est une «preuve de coopération et de solidarité» avec les pays d'Europe de l'Est, selon François Hollande.

 

Fin des échanges entre les états-majors, annulation des exercices communs avec les États-Unis et le Royaume-Uni, prévus en avril... La France suspend sa coopération militaire avec Moscou en raison de la crise en Ukraine et de l'annexion de la Crimée par la Russie, un moyen selon Paris de rassurer les pays d'Europe de l'Est.

 

«Nous avons décidé d'interrompre toute coopération militaire avec la Russie, c'est la suite de la décision qu'a prise le président de la République de renoncer à la réunion qui devait avoir lieu mercredi dernier entre (le ministre des Affaires étrangères) Laurent Fabius et moi-même et nos homologues russes», a déclaré ce vendredi Jean-Yves Le Drian. «Il n'y a plus d'escale de bateau, plus d'échange d'état-majors, il n'y a plus d'exercices en commun parce que nous condamnons ce qui s'est passé», a-t-il expliqué. «On ne peut pas à la fois condamner une annexion militaire et continuer a coopérer, ce n'est pas possible.» (NdCR. Dans ce cas-là il ferait bien par commencer par condamner comme annexion le rattachement de Nice et de la Savoie à la France suite à deux référendums en 1860, le rattachement de Mayotte à la France en 1974 alors que les Comores ont adopté leur indépendance par référendum)

 

Lors de la conférence de presse de clôture du Conseil européen, François Hollande a assuré que cette action est une «preuve de coopération et de solidarité» avec les alliés de la France et «sûrement pas» une escalade militaire avec la Russie.

 

Jean-Yves Le Drian effectue ce vendredi un voyage éclair dans les pays Baltes et en Pologne pour les rassurer. «Je suis venu apporter de la part du président de la République un message de solidarité et de fermeté», a-t-il déclaré. «La crise que traverse le continent européen est la plus grave depuis la fin de la Guerre froide et l'occupation de la Russie en Crimée menace les fondements de la paix et de la sécurité en Europe», a ajouté le ministre.


Des avions de chasse français en Lituanie

 

La France, a-t-il précisé, «a entendu l'appel de ses alliés» et est prête à envoyer quatre avions de chasse en Lituanie si l'Otan décide de renforcer sa mission de protection et de surveillance de l'espace aérien des États Baltes. Depuis 2004, les pays de l'Alliance Atlantique fournissent à tour de rôle, tous les quatre mois, des avions de chasse dans le cadre de la mission de «police du ciel» des pays Baltes. Face à l'amplification de la crise en Ukraine, l'Otan a décidé la semaine dernière d'effectuer des surveillances aériennes au-dessus de la Pologne et de la Roumanie. «Nous sommes disponibles pour effecteur des vols réguliers d'Awacs français au dessus de la Pologne et de la Roumanie à partir de notre base d'Avord en France», a fait savoir Jean-Yves Le Drian.

 

Dans l'entourage du ministre, on indique que ces contributions potentielles visent à «montrer aux États alliés que s'il se passe quelque chose, on est prêt à les soutenir». «C'est un message adressé a la Russie», ajoute-t-on, tout en soulignant que «les Russes n'ont pas manifesté une activité particulière depuis 15 jours» concernant les pays Baltes.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/21/01003-20140321ARTFIG00230-la-france-suspend-sa-cooperation-militaire-avec-la-russie.php

 

 

Ukraine: Berlin gèle sa coopération militaire avec Moscou

 

Ukraine: Berlin gèle sa coopération militaire avec Moscou

 

17:59 21/03/2014

BERLIN, 21 mars - RIA Novosti

 

Le gouvernement allemand a décidé de suspendre jusqu'à fin avril sa coopération militaire avec la Russie en réponse à la position adoptée par Moscou sur le conflit en Ukraine, ont annoncé vendredi les médias allemands, citant le ministère de la Défense.

 

Berlin a annoncé mercredi dernier avoir suspendu la coopération du conglomérat industriel Rheinmetall AG avec la Russie. Un des plus grands producteurs d'armements et de matériel de guerre en Europe, cette société construit, sur la base d'un contrat avec le ministère russe de la Défense, un centre de formation militaire dans les environs de Nijni Novgorod (Volga). Les travaux doivent s'achever cette année.

 

Le centre est conçu pour dispenser une formation à 30.000 soldats par an. Le montant du contrat s'élève à environ 100 millions d'euros.

 

Le ministère allemand de l'Economie et de l'Energie affirme que les autorités de la République fédérale n'avaliseront aucune transaction portant sur la vente d'armements à la Russie.

 

Source : http://fr.ria.ru/world/20140321/200782097.html

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 13:47
Une excellente analyse de la crise ukrainienne envisagée des points de vue des occidentaux et de la Russie est présentée par Jean-Paul Pougala sur le site La Voix de la Russie sous l'angle de l'ouvrage du célèbre stratège chinois Sun Tzu (VIe siècle av. J.-C.). L'auteur montre qu'une nouvelle fois, le président russe a su déjouer tous les pièges tendus par l'Occident, pour avoir actuellement toutes les cartes en main et gagner la guerre sans combattre.
En prenant un peu de recul, le géant occidental me fait penser à un gros lourdaud dans une cours de récréation qui vient chercher des ennuis et se battre contre un élève plus chétif, mais plus astucieux, et se prend une raclée monumentale...
Bonne lecture à tous.


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Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 1)

 

Et si la stratégie russe à l’égard de la Crimée était directement issue de « L'art de la guerre », célèbre ouvrage de stratégie militaire écrit par Sun Tzu, général chinois du VIe siècle av. J.-C. ? Jean-Paul Pougala, enseignant en Géostratégie Africaine à l'Institut Supérieur de Management ISMA à Douala, au Cameroun, livre son analyse, que nous reproduisons ici avec son autorisation.

 

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Statue de Sun Tzu à Yurihama, Tottori, Japon

 

Qu'est-ce qu'on enseigne dans les écoles de stratégie militaire ? Installez-vous bien dans votre fauteuil. Je vais vous amener avec moi dans un voyage sur les bancs d'une école de stratégie militaire comme si vous y étiez. Nous allons étudier la crise ukrainienne en nous servant d'un livre de stratégie militaire largement utilisé dans la formation des militaires russes et chinois. Mais aussi dans certaines écoles de commerce dans le monde. Ce livre s'appelle : « L'art de la guerre » écrit par le penseur et stratège militaire chinois Sun Tzu (544–496 avant notre ère). L'idée centrale du modèle de stratégie militaire de Sun Tzu est d'utiliser la ruse pour amener l'ennemi à déposer les armes et se rendre avant même d'avoir commencé à combattre. En d'autres termes, pour Sun Tzu, le meilleur stratège militaire est celui qui gagne une guerre sans avoir besoin de la combattre, tout simplement en jouant sur la ruse, les bluffs, les fausses informations distillées au bon moment pour désorienter l'ennemi, en donnant de faux espoirs à l'ennemi au début des hostilités avant de le désillusionner complètement à la fin. Analysons maintenant la crise ukrainienne en étude de cas, comme on le fait dans les écoles militaires. Nous allons nous servir des 10 principales stratégies préconisées par  Sun Tzu pour gagner une guerre sans combattre, pour savoir, en Ukraine, qui a le plus de chance de gagner le bras de fer en cours entre les Etats Unis d'Amérique et la Russie.

 

1 - « Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité. » Lorsque vous avez identifié les projets de l'ennemi, pour vous battre, vous devez constamment lui donner l'impression d'aller à contre-courant de l'attitude belliqueuse qu'il attendrait de vous en pareille circonstance. Ainsi, vous devez savoir vous rendre invisible dans votre contre-offensive, savoir mentir et surtout, ne donner à l'ennemi aucune chance de vous situer ou de situer votre vraie réaction face à son intention guerrière, que vous devez constamment feindre de ne pas savoir. Dans ce dossier, l'objectif des Occidentaux est celle de partir d'un Accord d'association entre l'Ukraine et l'Union Européenne pour (…) faire adhérer l'Ukraine à l'OTAN afin de la couper complètement de la Russie et donc, de ne plus renouveler la location de la base marine de Sébastopol en Crimée à l'armée de la marine russe, c'est-à-dire, de priver la Russie de toute possibilité d'intervention rapide en mer Méditerranée en cas de guerre avec l'OTAN, comme lors des récentes opérations d'intimidation dans les ports syriens, lorsque le président français Hollande voulait bombarder le pays et les Egyptiens lorsqu'à la chute du président Morsi, les Etats-Unis d’Amérique menaçaient l'Egypte de sanction sur les fournitures militaires.

 

Le président Ianoukovitch a feint de ne rien comprendre quant aux conséquences néfastes de la signature de l’Accord d'association. Et s'est arrêté à la dernière minute. Et c'est à ce moment que les Occidentaux entrent en jeu (NdCR. La crise politique a en effet éclaté en Ukraine fin novembre 2013, lorsque les autorités en place ont annoncé suspendre le processus d'association avec l'Union européenne. Cette décision a provoqué de vastes manifestations antigouvernementales à travers le pays qui ont dégénéré en affrontements meurtriers avec les forces de l'ordre. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la capitale, Kiev, où près de 100 personnes ont été tuées et plus d'un millier d'autres blessées. Source), en inventant la révolution populaire. Selon la télévision Euronews, une conversation interceptée entre le ministre estonien des Affaires étrangères Urmas Paet et madame Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, les 88 morts de la place de l'indépendance ne sont pas l'œuvre du président Ianoukovitch mais des paramilitaires de l'opposition, commandités par les membres de l'actuelle coalition au pouvoir à Kiev pour porter un coup fatal à la présidence hostile à l'Union Européenne et à l'OTAN. Mais comment en est-on si sûr ? Voici à propos, ce que déclare Euronews : « Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’EuroMaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces de police anti-émeute et les opposants. » Total : 88 morts.

 

Devant tout cela, la Russie sait tout ce qui se passe, mais fait semblant d'être invisible, inaudible, absente. Et laisse faire. Et pour cela, c'est la deuxième stratégie de Sun Tzu qui va nous apporter plus d'éclaircissement sur le comportement du président Poutine de Russie dans cette crise.

 

2 - « Une armée victorieuse l’est avant même de livrer bataille. Une armée vaincue se lance d’abord dans la bataille et ensuite recherche la victoire. » Selon ce principe, Sun Tzu nous explique qu'en guerre, on n'attaque que lorsqu'on est certain de gagner. Sinon, on attend le temps qu'il faudra que la situation tourne à notre avantage.

 

Sur la place Maïdan de Kiev, la capitale de l'Ukraine, ont défilé durant la révolte de nombreux politiciens occidentaux, comme le Sénateur américain MacCain le 15 décembre 2013, pour soutenir et encourager la foule en colère, une colère bien entretenue et guidée. Le 19 février, les manifestants dits pacifistes vont lancer un assaut sur la police. A la fin des émeutes, il y a 26 morts dont neuf policiers. Et voici ce que déclare le président Obama depuis le Mexique où il se trouve en visite officielle : « Je veux être très clair, nous allons observer de près les développements des prochains jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement ukrainien qu'il fasse montre de retenue, qu'il n'ait pas recours à la violence face à des manifestants pacifiques ». Plus tard dans l'avion de retour du Mexique, selon une dépêche AP, c'est au tour de Ben Rhodes, conseiller spécial du président Obama de faire un point de presse dans Air Force One pour affirmer ceci : « Nous sommes opposés à la violence, d'où qu'elle vienne, mais c'est le gouvernement qui doit retirer les membres de la police anti-émeute, décréter une trêve et entamer des discussions dignes de foi avec l'opposition (...) Il est évident que les Ukrainiens estiment que leur gouvernement ne répond pas à leurs aspirations légitimes à l'heure actuelle ».

 

Ces 3 personnalités américaines sont dès lors déjà entrées dans le piège : ils ont clairement choisi leur camp. Par leurs actions et leurs propos, ils ont signé sans se rendre compte la paternité des manifestations sur la place de l'Indépendance à Kiev. Cette signature sera ensuite utilisée par la Russie pour discréditer les interlocuteurs occidentaux dans la suite des évènements qui semblent complètement imprévus par les deux camps, mais jusqu'à quel point ? Nous allons voir dans la prochaine stratégie qui privilégie le résultat final recherché aux multiples pseudos victoires temporaires.

 

3 - « Pour le bon stratège, l’essentiel est dans la victoire, non pas dans les opérations prolongées ». C'est à dire que pour un bon stratège militaire, ce qui compte ce sont les éléments pris dans leur globalité, c'est le résultat final de l'ensemble des opérations et non des petites victoires sporadiques au quotidien. Nous sommes partis des objectifs des uns et des autres : à terme, l'Occident veut l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, afin de priver la Russie de son accès à la Méditerranée. La Crimée est en effet le seul accès de la Russie en mer chaude.

 

Ailleurs, au Nord, c'est la mer froide et si l'Occident déclenche une guerre contre la Russie en hiver, tous ses bateaux sont bloqués dans des eaux gelées de la Baltique ou de la mer du Nord. Ce serait donc une défaite même avant de combattre.

 

Dans les opérations qui vont se succéder à Kiev jusqu'au renversement du président, c'est l'Occident qui semble avoir les meilleures cartes en main, puisque c'est lui qui dicte le tempo des événements, jusqu'au choix des nouveaux dirigeants, reconnus à la vitesse de la lumière. Même s'ils viennent à peine de renverser un gouvernement démocratiquement choisi par le peuple, qu'importe, la démocratie est un gros mensonge qui vit au dépend de ceux qui y croient. Surtout que les élections normales étaient prévues dans un an. Et dans les négociations, le président Ianoukovitch avait accepté d'anticiper ces élections. Et cela n'a pas suffi au tempo occidental qui l'a fait renverser en à peine 24h après la signature de cet accord avec l'opposition. Là, c'est l'Occident qui s'installe dans les opérations prolongées. Moscou est muet.

 

Le président Poutine est coincé à Sotchi pour les Jeux Olympiques d'hiver. C'est la suite des évènements qui nous fera comprendre que ce mutisme était bien calculé.

 

4 - « Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer en lui faisant miroiter une opportunité s’assure la supériorité. » Pour Sun Tzu, vous devez toujours pousser l'ennemi dans une plus forte mobilité, afin de l'orienter vers là où vous voulez le conduire, pour le finir. Le 6 Février 2014, c'est la secrétaire d'Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, qui arrive à Kiev et rencontre les trois principaux dirigeants de l'opposition ukrainienne : Oleg Tiagnibok, Vitali Klitchko et Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier Ministre par la suite. Le lendemain, dans un entretien au quotidien Kommersant Ukraine, le conseiller spécial du président Poutine, Sergueï Glaziev déclare : « Autant que nous sachions, Madame Victoria Nuland a menacé les oligarques ukrainiens de les placer sur une liste noire américaine si le président Ianoukovitch ne cède pas le pouvoir à l'opposition. Cela n'a rien à voir avec le droit international. (...) Il semble que les Etats-Unis misent sur un coup d'Etat. (...) les Américains dépensent 20 millions de dollars par semaine pour financer l'opposition et les rebelles, y compris pour les armer ».

 

Pour commenter la visite du sénateur américain McCain sur la place de l'indépendance le 15 décembre 2013, Alexeï Pouchkov, député au Parlement russe (la Douma) déclare au quotidien ukrainien Kievski Telegraf ceci : « Les représentants de l'Union européenne et des Etats-Unis sont directement impliqués dans le bras de fer politique en Ukraine. (...) Veulent-ils y établir un nouveau régime colonial ? » Ayant poussé les Occidentaux à être plus mobiles et à se rendre plusieurs fois à Kiev, alors qu'ils ne bougent pas d'un millimètre depuis Moscou, ils arrivent à contraindre les Américains à choisir une priorité : le changement de pouvoir à Kiev. C'est dans ce piège que les Russes vont les y conduire.

 

5 - « Le bon stratège est si subtil qu’il n’a plus de forme visible. Le bon stratège est si discret qu’il en est inaudible. Ainsi il se rend maître du destin de l’ennemi. ». Le bon stratège doit être insaisissable pour l’ennemi. Il doit communiquer le moins possible et pratiquer la rétention de l'information. Et lorsqu'il communique, c'est pour transmettre à l'ennemi une information inexploitable ou fausse.

 

Lorsque le président Poutine fait la seule conférence de presse, le 5 mars (le jour où il est proposé pour le prix Nobel de la Paix par le célèbre institut. NdCR.), il jure qu'il n'a pas de troupes en Crimée. Vu de l'Occident, il s'agit d'un mensonge (Ce n'était qu'à moitié vrai: Poutine avait bien des troupes russes en Crimée au 5 mars, mais en toute légalité puisque en vertu du traité de partition russo-ukrainien déterminant le sort des bases militaires et des navires russes en Crimée signé en 1977 et prolongé en 2010, la Russie était autorisée à avoir jusqu'à 25.000 soldats, 24 systèmes d'artillerie (d'un calibre inférieur à 100 mm), 132 véhicules blindés et 22 avions militaires, sur le territoire de la péninsule. La flotte russe de la mer Noire était autorisée à rester en Crimée jusqu'en 2042. Moscou règlait chaque année une dette de 97,75 à Kiev pour le droit d'utiliser les eaux ukrainiennes et les fréquences radio, et pour compenser l'impact environnemental de la flotte de la mer Noire.  Source en anglais (dernier paragraphe) : http://rt.com/news/kharkov-gun-attack-denounced-842/ ). Mais à bien y regarder, le président Poutine leur fournit une information capitale qui n'est pas comprise par les stratèges occidentaux.

 

 

A Paris, on a transformé une conférence dédiée au Liban à une conférence de sanctions contre la Russie si elle n'est pas suffisamment gentille et retirer ses militaires de la Crimée pour rentrer dans leur base.

 

Le lendemain à Rome, on a transformé une conférence pour parler du chaos laissé par l'OTAN en Libye, en un débat pour expliquer à l'opinion publique européenne que l'Europe comptait quand même quelque chose.

 

On a continué d'organiser des conférences inutiles, à aller et venir entre les capitales européennes et Kiev, alors que le barycentre de la crise s'était déplacé depuis des lustres de Kiev en Crimée. Même un mini-sommet extraordinaire sur l'Ukraine est organisé à Bruxelles le 6 mars 2014. C'est en pleine réunion. La dépêche tombe sur les téléscripteurs à 12h de Bruxelles qui dit que le Parlement de la Crimée a voté à l'unanimité le rattachement de la Crimée à la Russie et qu'un référendum pour valider ce choix sera organisé à peine 10 jours plus tard (trop tard pour réagir maintenant pour les Occidentaux. NdCR.).

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_18/Gagner-la-guerre-sans-combattre-selon-Sun-Tzu-l-exemple-de-la-Russie-en-Crimee-partie-1-9787/

 

 

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 2)  

 

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 2)

 

Suite de l’analyse (première partie accessible ici) de Jean-Paul Pougala, enseignant en Géostratégie Africaine à l'Institut Supérieur de Management (ISMA) au Cameroun, sur la stratégie de la Russie en Crimée vue à la lumière du célèbre ouvrage de stratégie militaire, « l’Art de la guerre » de Sun Tzu.

 

6 - « Remporter 100 victoires après 100 batailles n’est pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans combat. » Un bon stratège n'est pas violent, il n'humilie pas son adversaire. Il amène son adversaire à se transformer pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n'a plus besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes, mais sans les contraindre à quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases ne pouvaient plus être libres d'entrer et de sortir. Il fallait alors choisir : ou attendre que les événements à Kiev permettent de déloger les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les façons, ils n'étaient pas attaqués. Au même moment, sans même attendre le référendum, à l'aéroport de Simferopol et de Sébastopol, tous les vols pour Kiev ont été dès le vote du parlement de Crimée, programmés comme des vols internationaux. La monnaie ukrainienne a été progressivement sortie de la circulation et remplacée par le rouble russe. C'est la première fois dans l'histoire qu'on assiste à un sans faute dans l'application des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les Etats-Unis n'y ont vu que du feu.

 

7 - « Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi. » Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de l'ennemi. Ainsi, il devient d'abord invincible. Mais cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un bon stratège doit savoir attendre le moment où ses ennemis sont affaiblis pour passer à l'action et leur donner le coup de grâce. La Russie sait que l'opération en elle-même va drastiquement affaiblir le coté occidental dans la suite des opérations.

 

Poutine a déstabilisé pendant longtemps ses adversaires incapables de prendre des initiatives novatrices (Il les a surpris longtemps par son inaction au point qu'ils n'ont pas su comment réagir au bon moment, lorsque l'annonce de l'organisation d'un referendum par le parlement de Crimée les prit de court.  On se demandait alors comment les Occidentaux se débrouilleraient pour contester ce vote... NdCR.). Le président Obama a annoncé une série de sanctions d'abord sur les visas.

 

En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce moment, c'est le président russe qui est le seul maître du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce qu'il veut, quand il veut et comme il l'entend. Le pire est que les gesticulations des occidentaux trahissent au fond leur impuissance.

 

D'abord parce qu'ils n'ont pas d'argent pour mener la moindre guerre contre une puissance comme la Russie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par exemple, selon une information publiée par le journal économique français Challenges du 7 mars 2014, à la seule menace du président Obama de geler les avoir russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars des comptes bancaires détenus aux Etats-Unis vers la Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d'opérations, si elle continue dans le moyen terme, peut causer un véritable séisme bancaire et financier aux Etats-Unis. C'est la classique histoire de l'arroseur arrosé.

 

Toujours vendredi 7 mars 2014, c'est l'Agence Bloomberg qui fait d'autres analyses et prévisions. Selon elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu'à la même date, 24 pays avaient déposé dans les banques russes la somme de 242 milliards de dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu'à 160 milliards de dollars d'argent russe. Et la Russie peut geler jusqu'à 242 milliards de dollars d'argent des Occidentaux. Selon Bloomberg, celui qui a plus à y perdre serait la France, dont les banques ont investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les Etats-Unis, dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars. Le pire nous vient du conseiller du président russe Sergueï Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg : «  En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d'autres monnaies et de créer son propre système de paiement. (...) Si les Etats-Unis gèlent les avoirs d'entreprises publiques et d'investisseurs privés russes, Moscou recommandera à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées, amèneront la Russie à renoncer au remboursement des prêts octroyés par les banques américaines ». La messe est dite. La Russie est invincible et a même identifié le point de faiblesse de l'ennemi.

 

Et là nous arrivons à l'autre stratégie de Sun Tzu.

 

8 - « Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi. » Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l'ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses parties non protégées. Et pour des replis stratégiques, il faut se mettre dans les coins qui échappent au contrôle ou à la connaissance de l'ennemi.

 

Depuis la guerre éclair du mois d'Août 2008 contre l'allié des Etats-Unis d’Amérique, la Géorgie de Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de l'Occident.

 

9 - « Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières. ». Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies aux situations nouvelles. Ce n'est pas parce qu'une solution a marché hier qu'elle marchera toujours. Si on répète les tactiques victorieuses du passé, on court le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura passé du temps à étudier et à faire face à votre stratégie. Pour un bon stratège, chaque situation est unique et mérite une stratégie unique. Alors que les Américains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de répéter en Ukraine ses tactiques sur la Géorgie. Car il est évident que si en Géorgie, les alliés américains, n’étaient pas préparés, rien ne dit qu'une nouvelle fois, on les trouverait aussi passifs parce que surpris. En effet, on nous annonce que les F16 américains sont partis vers les ciels estoniens et polonais.

 

Aujourd'hui, personne ne sait quelle stratégie Poutine a préparé pour les régions russophones de l'Est de l'Ukraine.

 

10 - « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer 100 batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles. » Le bon stratège doit toujours avoir en tête trois soucis : bien maîtriser l'environnement, le terrain de la bataille, connaître l'ennemi dans ses détails et se connaître lui-même pour surtout desceller avant l'ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des stratèges des services secrets russes, il faut bien parler plusieurs langues donc l'anglais. Au même moment, tous les textes et communications entre les membres du FSB sont exclusivement codés en russe. A la CIA, il existe un département Russie qui ne peut pas faire le poids face à l'imposante stratégie russe de maîtrise de l'anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre les Américains dans leurs plus petits détails. Il existe aussi un réseau composé par des Russes américains qui, avec le passeport US, accèdent à tous les postes de l'administration américaine.

 

C'est ce qui explique que pour le président russe, on a l'impression que rien de ce que dit son homologue américain ne le surprend ou ne l'émeut. Sur le plan de l'environnement, la Russie, c'est 17 millions de km2, les USA, la moitié. Alors que les Américains en Russie sont concentrés dans quelques grandes villes de l'Ouest, les Russes aux Etats-Unis d’Amérique sont répartis sur tout son territoire. Ils sont devenus des Américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou d'étudier leurs comportements pour savoir tout des Américains. Pour revenir à l’Ukraine, les zones qui intéressent la Russie sont les régions où l’on parle russe, où les populations sont russes, donc avec une parfaite maîtrise même sociologique de la part de la Russie. Ce qui n'est pas le cas des USA qui en Ukraine comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours l'impression de s'engager sur des éventuels théâtres de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n'importe où sur la planète comme s'il s'agissait d'un jeu vidéo où il suffirait de remplacer une carte par une autre et continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement ruiné les Etats-Unis d'Amérique.

 

Et le président Poutine a bien compris que de l'autre côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd'hui. Au final, devant le désarroi du président américain avec ses menaces rhétoriques et sa totale incapacité à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s'il y a un maître du monde aujourd'hui sur le plan de stratégie militaire, ce maître s'appelle Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les Etats-Unis d’Amérique, il connait bien le terrain, l'Ukraine et il connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux moyens militaires du pays, depuis la guerre en Libye. Le président Obama, de son côté, donne l'impression de ne comprendre ni son homologue russe, de ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon, il n'aurait pas suggéré à ceux qu'ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre ses propres faiblesses, d'un pays ruiné et qui ne pourra rien offrir à 47 pays africains qu'on invite à Washington, juste pour mimer les rencontres tous les deux ans entre les dirigeants africains et chinois.

 

 

 

Quelles leçons pour l’Afrique ?

 

Le 22 Janvier 2014 dernier, la Maison Blanche, par communiqué, nous annonce que le président Obama a invité à Washington 47 chefs d'Etat Africains. Il a pris soin d'en exclure trois, la Centrafrique, l’Egypte et la Guinée Bissau, accusés d'être arrivés au pouvoir sans passer par les urnes, mais par des coups d'Etat. Comment expliquer qu'en Ukraine, c'est plutôt l'administration américaine qui tente de forcer la main à la Russie pour reconnaître le nouveau pouvoir à Kiev, lui aussi issu d'un coup d'Etat ? Un coup d'Etat en Europe est-il différent d'un coup d'Etat en Afrique ? Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Les Occidentaux applaudissent. La Serbie porte l'affaire à la Cour Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire des Nations-Unies, qui tranche et valide la sécession du Kosovo par sa décision du 22 juillet 2010 en ces termes : « La déclaration d'indépendance du Kosovo n'a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel ». En revanche, la CIJ ajoute qu'elle n'est « pas tenue par la question qui lui est posée de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance. La Cour n'est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d'Etat ».

 

Le ministre français des Affaires étrangères d’alors Bernard Kouchner va se féliciter de la décision de la CIJ en ces termes : « L'indépendance du Kosovo est irréversible (...) Cet avis affirme clairement que la déclaration d'indépendance du Kosovo n'est contraire ni au droit international, ni à la résolution 1244, comme la France l'avait toujours soutenu, et je m'en réjouis ». Question : Pourquoi l'Occident se réjouit d'alimenter les sécessions au Kosovo, au Sud Soudan, et fait semblant de jouer aux fervents défenseurs du droit international et de l'intangibilité des frontières pour l'Ukraine ? En quoi la Crimée en Ukraine est différente du Sud Soudan ou du Kosovo? La réponse est que cette équation à géométrie variable est le fond de commerce de certains pays, les mêmes qui se sont arrogés le droit de faire les gendarmes du monde pour partager les bons et les mauvais points aux candidats naïfs à la démocratie, pour bien les spolier. Contrairement à ce qui se passe régulièrement en Afrique, de l'Erythrée au Sud Soudan, la Russie n'a pas aidé la Crimée à déclarer son indépendance, mais plutôt à la rejoindre dans un ensemble déjà grand. Toute nouvelle indépendance affaiblit le pays qui perd un morceau de sa terre. Mais fragilise aussi le nouvel Etat non viable.

 

Les mêmes qui se battent aujourd'hui contre l'éclatement de l'Ukraine sont les mêmes qui œuvrent en sous-main pour démembrer le Mali, ce sont les mêmes qui financent les rebellions dans l'Est de la RDC pour demain créer une nouvelle république dans le Kivu.

 

La Russie n'a pas fini de surprendre les Américains. Quel message voulaient envoyer les Russes aux Américains lorsqu'ils ont fait coïncider la date de la fin des Jeux Paralympiques d'hiver de Sotchi le 16 mars 2014 et le référendum pour valider l'annexion de la Crimée à la Russie ?

 

A la différence de la Russie, les Africains sont grossièrement prévisibles dans toutes leurs stratégies par leurs ennemis occidentaux. Encore faut-il qu'ils soient capables de comprendre que l'Occident est l'ennemi de l'Afrique. Il existe en Afrique un vrai retard culturel et intellectuel de la population, pour déjà être capable de comprendre qu'il lui faut instaurer un rapport de force avec l'Occident dans lequel ses propres points de vue seraient pris en considération. Mais on ne peut pas y parvenir dans un rapport classique de mendicité institutionnalisée où celui qui tend la main pour recevoir est toujours celui qui obéit à l'autre.

 

Voilà pourquoi il n'existe à ce jour dans aucun pays africain un seul projet sérieux pour espionner l'Occident. Les africains croient par erreur qu'ils sont les amis des européens et ne se posent jamais la question de savoir comment ils sont vus aux yeux des européens : de simples esclaves, même si très lettrés. Les chaines de télévision en Occident pourrons donner l'impression de haïr le président Poutine ou la Russie, mais il reste un élément que personne ne peut mettre en doute, quelque soient leurs relations dans le futur, ils sont condamnés à respecter la Russie. Ils ont déjà commencé à le faire, pour preuve, la façon dont tous tergiversent pour des pseudo-sanctions qui n'arrivent jamais.

 

Et c'est dans ce rapport de respect que je suis paradoxalement optimiste pour le futur des relations entre ces deux ennemis d'aujourd'hui. Je ne peux pas en dire de même pour l'Afrique. Pour qu'on nous respecte, nous devons cesser de tendre la main, c'est une condition incontournable avant même de parler de stratégie militaire ou d'espionnage des européens par les africains.

 

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_19/Gagner-la-guerre-sans-combattre-selon-Sun-Tzu-l-exemple-de-la-Russie-en-Crimee-Partie-2-7050/

 

 

 

 

 

L'apport de Sun Tzu dans la pensée stratégique moderne, présenté Pierre Fayard, docteur en science de l'information, également professeur d'Aïkido.

 

La première traduction de L'Art de la guerre de Sun Tzu en français a été faite au XVIIIe siècle par un jésuite français, avant la Révolution.

 

L'ouvrage avait déjà été traduit en japonais depuis quelques siècles. Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour sa traduction en russe et seulement début du XXe pour l'être en allemand et en anglais.

 

Pierre Fayard explique que l'ouvrage est cité énormément aux Etats-Unis, bien qu'il s'agisse d'une pensée et d'une culture statégique pratiquement à l'opposé de la pensée stratégique spontanée des Etats-Unis.

 

Un autre traité de statégie, "Le traité des 36 stratagèmes", est fondé sur l'usage du paradoxe et du monitoring de la pensée de l'autre, une pensée de l'adaptation.

 

L'actualité de Sun Tzu est une pensée stratégique qui a été remise au goût du jour après les deux grandes guerres industrielles et mondiales avec les manoeuvres indirectes et les manipulations britanniques (Laurence d'Arabie, Churchill). L'arme nucléaire pouvant pulvériser la planète, il a fallu trouvé autre chose et c'est là que Sun Tzu intervient de façon astucieuse. Les Américains inventent l'intelligence sociale, c'est-à-dire comment on va utiliser l'autre en s'associant avec lui pour le faire servir à nos propres fins. Et c'est là qu'on a une des caractéristiques de Sun Tzu : l'autre, même s'il est un ennemi, ce n'est pas pour autant que je ne peux pas m'en servir. Ce n'est pas pour autant qu'il ne peut pas m'être utile pour que je gagne ou pour que je réalise mes objectifs. On a la matrice du jeu de go là derrière.

 

Quelle est la première tâche du général ? Se rendre invincible. Ce n'est pas d'avoir des gros biscotos ou beaucoup d'armes. C'est se rendre invincible. Comment se rendre invincible ? On se rend invincible en créant de très bonnes relations à l'intérieur d'un royaume, d'une unité, d'une entreprise. C'est cela qui crée l'invincibilité parce qu'à partir de là on ne peut pas être déstabilisé.

 

Deuxième tâche du général ? Espérer des opportunités de victoire en utilisant les erreurs de l'adversaire. Par exemple: un adversaire qui ne sait pas se rendre invincible. (Sur le referendum en Crimée, les Occidentaux n'ont pas su se rendre invincible, et ont perdu pieds. Leurs manigances, mensonges directs, arrivisme, les coupent progressivement de l'assentiment des peuples pendant que dans le même temps Vladimir Poutine et la Russie se rendent populaires dans le monde par la sobriété de la politique affichée et le respect du droit international. NdCR.)


Dans la stratégie de Sun Tzu, on ne doit pas chercher à s'opposer à l'autre.

 

S'opposer cela coûte cher. Une culture centrale en Chine, c'est l'économie. Comment je vais avoir beaucoup en dépensant peu. Et à la limite, comment je vais rien dépenser pour avoir beaucouo: c'est encore mieux.

 

Il s'agit de percer l'esprit de l'adversaire. Et en jouant à l'intérieur de son esprit. En jouant sur ses contradictions. Et aussi en épousant les conditions.

 

Pierre Fayard explique qu'"il ne faut pas penser que Sun Tzu c'est la bible de la stratégie". Si on disait cela on serait complètement inféodé, ce qui n'est pas le but, ce n'est pas le principe de liberté d'actions. Sun Tzu est une stimulation. Il s'agit de voir en quoi ce qu'il propose apporte quelque chose de nouveau, quelque chose qu'on ignorait.

 

Les théories sur les guerres coloniales telles qu'elles se sont développées, notamment chez Lyautey ou Gallieni, on peut dire que c'est du Sun Tzu quelque part. Lyautey disant on ne prend pas une place de la même manière si on veut ouvrir un marché le lendemain. Il disait : "une colonisation réussie, c'est une administration qui marche". C'est du Sun Tzu. L'opposant d'hier est englobé dans une cohérence, une logique où il retrouve son intérêt. L'autre peut être un ennemi, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne peut pas me servir.

 

 

 

 

. L'Anschluss était dans Mein Kampf, le contrôle de l'Ukraine est dans "Le Grand Echiquier" (R. Chamagne)

. Un navire de guerre américain en mer Noire au moment où la Crimée se prépare à un référendum (8 mars 2014)

. Ukraine / Crimée, évènements du 6 mars : La Crimée envisage d'adopter le rouble et demande son rattachement à la Russie, Réactions des Occidentaux

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:04

 

Tirs de sniper en Crimée: des néonazis seraient impliqués (parlement)

 

Tirs de sniper en Crimée: des néonazis seraient impliqués (parlement)

 

21:39 20/03/2014

SIMFEROPOL, 20 mars - RIA Novosti

 

Des combattants du groupe ultranationaliste ukrainien Pravy Sektor (Secteur droit) seraient derrière les tirs de snipers qui ont fait mardi deux morts et des blessés à Simferopol, en Crimée, a annoncé jeudi Vladimir Konstantinov, président du parlement criméen.

 

"Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait de combattants de Pravy Sektor", a indiqué M. Konstantinov.

 

Le premier ministre de Crimée Sergueï Aksenov a déclaré jeudi que plusieurs personnes avaient été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur les tirs de snipers à Simferopol.

 

Dmitri Iaroch, chef du groupe ultranationaliste Pravy Sektor, fait objet d'un mandat de recherche internationale lancé par la Russie pour appels publics au terrorisme.

 

Selon le ministère criméen de l'Intérieur, parmi les victimes des tirs de mardi figurent un combattant des Forces d'autodéfense de Crimée et un militaire. Le ministère a qualifié mercredi les tirs de provocation.

 

Source: http://fr.ria.ru/politique/20140320/200773654.html

 

 

Ukraine: l'arbitraire se poursuit (Moscou)

16:51 20/03/2014

MOSCOU, 20 mars - RIA Novosti

 

L'arbitraire règne toujours en Ukraine, alors que des nationalistes radicaux et extrémistes de tout bord servant d'appui au nouveau pouvoir se livrent à des excès, a indiqué jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

"La décision historique sur la réunification de la Crimée avec la Russie survient sur fond d'événements tragiques en Ukraine. Dans ce pays frère pour la Russie, un coup d'Etat a été réalisé avec un soutien extérieur. Le pays est toujours en proie à l'arbitraire, alors que nationalistes radicaux, antisémites et extrémistes de tout bord, appuis du nouveau pouvoir, se livrent chaque jour à des excès", a déclaré le ministre devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement russe).

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140320/200770911.html

 

 

. Crimée : Kiev autorise les soldats ukrainiens à tirer

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:36

 

http://fr.ria.ru/images/20076/22/200762230.jpg

 

Crimée: le chef de la Flotte russe met en garde contre toute violence

 

16:28 19/03/2014

SIMFEROPOL (Crimée), 19 mars - RIA Novosti

 

Le commandant de la Flotte russe de la mer Noire, l'amiral Alexandre Vitko, a mis en garde la Marine ukrainienne contre tout acte de violence en Crimée, a annoncé mercredi l'agence d'information Kryminform.

 

"Ce qui s'est passé hier à Simféropol constitue, sans nul doute, une provocation. A en juger d'après la signature, nous avons affaire à un sniper, comme à Maïdan. Deux personnes ont été tuées. Il n'en reste pas moins que les têtes chaudes au sein de la direction actuelle ukrainienne ont autorisé l'emploi des armes. Je tiens à prévenir ces personnes et, en premier lieu le personnel des forces navales ukrainiennes: que Dieu vous garde d'utiliser ne serait-ce qu'un lance-pierres", a déclaré M. Vitko.

 

Deux personnes - un combattant des forces d'autodéfense de la Crimée et un militaire ukrainien - ont été abattues mardi à Simferopol par un sniper embusqué. Cet épisode, qualifié par les autorités criméennes de provocation, n'est pas sans rappeler les snipers ayant tiré sur les manifestants et les policiers lors des troubles sur la place de l'Indépendance à Kiev.

 

Source: http://fr.ria.ru/world/20140319/200762177.html

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