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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 20:49
Ukraine: Alexandre Kolomïets, un haut gradé de l'armée passe du côté des insurgés du Donbass

Vent de panique ce lundi sur Kiev: un haut gradé de l'armée ukrainienne est passé du côté de la république populaire autoproclamée de Donetsk (DNR), de plus, il ne s'agit pas d'un simple général, mais d'un ancien assistant du ministre ukrainien de la Défense.

 

Source et suite

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 20:40

En dépit d'une étude de l'institut autrichien de recherches économiques Wifo avançant que les sanctions européennes contre la Russie vont nous coûter plus de 2 millions d'emplois et 100 milliards d'euros de richesses produites..., les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont pris la décision de prolonger les sanctions contre la Russie jusqu'au 31 janvier 2016 :

Sanctions antirusses prolongées: Moscou dévoile sa riposte

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a proposé de proroger l'embargo sur les produits alimentaires en provenance des pays ayant imposé des sanctions contre Moscou sur fond de crise ukrainienne.

 

Plus tôt dans la journée de lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont pris la décision de prolonger les sanctions contre la Russie jusqu'au 31 janvier 2016.

 

Selon la porte-parole du Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Maja Kocijancic, cette décision a pour objectif de pousser la Russie "à respecter les accords de Minsk" destinés à mettre fin aux hostilités dans le Donbass ukrainien.

 

Le premier ministre russe a également ordonné de définir les catégories de marchandises et d’objets de transactions commerciales visés par les mesures restrictives russes.

 

Dans une interview accordée la semaine dernière au Wall Street Journal, le conseiller du président russe Andreï Belooussov a déclaré que Moscou et l'Occident avaient atteint un "équilibre" concernant les sanctions, et que cet équilibre serait "maintenu" dans un avenir proche.

 

D'après le conseiller du Kremlin, la Russie n'a pas l'intention d'adopter de nouvelles mesures de riposte face aux sanctions occidentales.

 

Auparavant, Moscou a à plusieurs reprises menacé d'étendre son embargo sur les produits alimentaires occidentaux, introduit en août 2014 en réponse aux sanctions imposées à l'encontre de Moscou en réaction à la crise ukrainienne et à l'intégration de la Crimée à la Fédération de Russie.

 

Intervenant vendredi 19 juin dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, le dirigeant russe Vladimir Poutine a affirmé que les pertes économiques subies par les pays européens en raison de l'embargo russe s'étaient chiffrées à 100 milliards de dollars.

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 20:24

Le MiG‬-41, le nouvel intercepteur russe à longue portée capable de voler à Mach 4,3 (soit environ 4 500 km/h), devrait disposer de moyens aériens capables de réagir rapidement à la violation de l'espace aérospatial aux frontières lointaines:

L'avion russe ‪‎MiG‬-41: un secret militaire bien gardé

Le futur avion russe d'interception à longue portée, le MiG-41, est l'un des projets les plus secrets de l'industrie militaire russe. Quelques informations ont tout de même circulé à son sujet sur internet depuis un an.

 

La base de la défense antiaérienne russe est aujourd'hui assurée par le chasseur d'interception MiG-31 conçu à partir d'un autre appareil légendaire, le MiG-25. Le MiG-31 apparaît à la fin des années 1970 pour être lancé en production de série au milieu des années 1980. Après la destruction de l'URSS en 1991, l'armée de l'air de la Russie et celle du Kazakhstan en ont hérité. Ces deux États postsoviétiques n'ont pas vendu leurs intercepteurs, qui volent encore aujourd'hui. La Russie avait lancé un remplacement massif des composants de ses MiG, ce qui a décuplé les performances de l'appareil dans l'élimination des cibles aériennes. Il a été décidé que l'armée de l'air russe posséderait plus de 100 MiG-31, et que l'avion pourrait même être lancé en série à un niveau technologique supérieur comme son prédécesseur MiG-25, en se transformant de facto en un nouveau projet. C'est ici que le mystérieux MiG-41 passe au premier plan.

 

MiG élaborait déjà un nouvel intercepteur à longue portée dans le cadre du "projet 701" ou "MDP", dans les années 1990-1992. L'appareil en question, de 62 tonnes ne ressemblait pas du tout à la gamme MiG25/MiG-31, et de par ses performances aurait pu devenir l'avion intercepteur de cinquième génération le pus puissant: les ingénieurs comptaient porter son autonomie jusqu'à 7 000 km à vitesse de croisière supersonique de Mach 2,2 (environ 2 300 km/h). La vitesse maximale de l'appareil ne devait pas dépasser 2 500 km/h.

 

Aujourd'hui, personne ne se souvient du projet 701 et la vitesse maximale annoncée du MiG-41 indique qu'il s'agit très probablement d'une évolution de la gamme MiG-31. Si les MiG-25 et MiG-31 les plus puissants pouvaient atteindre Mach 3-3,2, il est prévu de pousser le MiG-41 jusqu'à Mach 4,3 (soit environ 4 500 km/h). Le fait est que les USA travaillent activement sur des drones d'attaque hypersoniques, qu'il sera nécessaire d'intercepter. La vitesse de ces appareils est très élevée et l'arsenal russe de défense antiaérienne et antimissile, hormis les S-500 sol-air balayant jusqu'à 150 km d'altitude, doit disposer également de moyens aériens capables de réagir rapidement à la violation de l'espace aérospatial aux frontières lointaines.

 

Les militaires ne s'empressent pas de dévoiler le projet baptisé MiG-41. En rassemblant le peu d'informations partielles dans les médias, on peut dresser la chronologie suivante: les MiG-31 modernisés serviront jusqu'en 2028, quand ils commenceront à céder la place à un appareil plus moderne et spécial. Quant à l'aspect visuel du nouvel intercepteur, nous pourrions en prendre connaissance entre 2017 et 2020, quand les ingénieurs présenteront leur projet au ministère russe de la Défense.

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 17:32
La Russie doit se défendre si elle est menacée, "l'Otan arrive à nos frontières"

Trois jours après la révélation, par le quotidien américain «the New York Times», d'un projet à l'étude au Pentagone (le ministère américain de la Défense) de déploiement d'armes lourdes dans des pays d'Europe de l'Est, la Russie a annoncé mardi le renforcement de sa force de frappe nucléaire (déploiement de "plus de 40 nouveaux missiles balistiques intercontinentaux" et mise en service dans l'année d'un nouveau sous-marin lanceur d'ogives nucléaires, le "Vladimir Monomaque".) [1]

Vladimir Poutine a donc annoncé mardi le renforcement de la force de frappe nucléaire russe [2] en réponse au projet américain d'installation d'armes lourdes en Europe de l'est (notamment des chars de combat) [3], ce qui a déclenché la colère de l'Otan qui fustige une décision "dangereuse".

La Russie doit se défendre avec "ses forces armées et sa force de frappe" si elle est "menacée", car "l'Otan arrive" à ses frontières, a déclaré mardi le président russe Vladimir Poutine. [4]

"Si quelqu'un place sous la menace certains de nos territoires, nous devons pointer nos forces armées et notre force de frappe vers les territoires d'où vient la menace", a dit M. Poutine lors d'une rencontre près de Moscou avec son homologue finlandais Sauli Niinisto. "Dès qu'une menace surgit dans un Etat voisin, la Russie doit réagir de façon appropriée et mettre en oeuvre sa défense de façon a neutraliser cette menace", a expliqué le président russe.

 

Vladimir Poutine a annoncé mardi le renforcement de la force de frappe nucléaire russe en réponse au projet américain d'installation d'armes lourdes en Europe de l'est, déclenchant la colère de l'Otan qui fustige une décision "dangereuse". "C'est l'Otan qui arrive à nos frontières et non pas nous qui allons quelque part", a-t-il ajouté. Il a toutefois souligné qu'il fallait relativiser les activités de l'Otan. "Il ne faut rien exagérer", a-t-il dit. "Bien sûr, nous allons analyser tout cela de près, mais pour l'instant je ne vois rien de particulièrement alarmant". "Ce sont plutôt des signaux politiques qui sont adressés à la Russie et à ses alliés", a-t-il estimé.

Jeudi (11 juin NDLR.), Moscou avait déjà mis en garde Washington contre le déploiement de missiles américains de courte et moyenne portée en Europe, qu'elle interprète comme étant dirigé avant tout contre elle. L'installation de ces missiles mènerait à "la destruction totale par la partie américaine du régime établi par le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), avec toutes les conséquences qui en découlent", avait averti son ministère des Affaires étrangères. [5]

Selon la nouvelle doctrine militaire entérinée fin 2014 par Vladimir Poutine, l'expansion de l'Otan est une menace pour la sécurité de la Russie.[6]

 

Notes

 

[1] Russie : Poutine renforce son arsenal nucléaire face à l'Otan, Le Parisien, 17 Juin 2015, 06h45 | MAJ : 17 Juin 2015, 11h29

[2] Russie. Poutine sort les griffes : "l'Otan arrive à nos frontières", Ouest-France, 16 juin

[3] États-Unis. Le Pentagone veut stocker des armes lourdes en Europe, Ouest-France, 14 juin

[4] La Russie doit se défendre si elle est menacée, "l'Otan arrive à nos frontières", La Libre.be, Belga Publié le mardi 16 juin 2015 à 22h39 - Mis à jour le mardi 16 juin 2015 à 22h40

[5] Sous-marin et missiles nucléaires : Poutine face aux Etats-Unis et à l'Otan, L' Obs, Publié le 17-06-2015 à 06h27Mis à jour à 07h13

[6] Poutine renforce son arsenal nucléaire face aux Etats-Unis, le JDD, 17 juin 2015

La Russie doit se défendre si elle est menacée, "l'Otan arrive à nos frontières"
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 15:54

Bel humour de la part des Russes :

La Russie propose son aide aux USA pour retrouver des vidéos d’exploration lunaire

Sputniknews

(mis à jour 16:55 16.06.2015)

Le représentant du Comité d'enquête russe a ironisé sur l’ingérence des Etats-Unis dans les affaires de la FIFA, en proposant son aide pour retrouver la vidéo perdue d’une expédition sur la Lune.

 

Les enquêteurs russes sont prêts à aider leurs collègues américains à résoudre le problème d'une vidéo perdue, a estimé mardi le représentant officiel du Comité d'enquête russe, Vladimir Markine, lors d'une interview pour le quotidien russe Izvestia.

 

"On peut les aider en lançant une enquête internationale sur une pellicule disparue, celle qui avait été effectuée par des astronautes sur la Lune. Ou bien sur les 400 kilos prélevés sur la Lune, que personne n’a jamais vus. Non, nous n’affirmons pas que le vol n'a pas eu lieu et que tout a été tourné dans un studio. Simplement, tous ces matériaux scientifiques et même culturels constituent un héritage et leurs disparition constitue une perte pour nous tous", a lancé M.Markine.

 

Il y a quelques années, la NASA a déclaré avoir perdu la version d'une vidéo d'une célèbre expédition de Neil Armstrong, premier homme à avoir posé le pied sur la Lune.

 

Cette réaction ironique constitue une réaction à l’intervention des Américains dans les récentes affaires liées au football et à la FIFA.

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:58
Vers une guerre américaine en Europe de l’Est ?

Dimanche 13 juin, un article du New York Times, signé MM. Schmidt et Meyers, nous annonce que les USA vont envoyer 5.000 hommes et 1.500 chars en Europe orientale. Et nos drôles d’expliquer qu’il faut mettre fin à l’agression russe en Europe, car les Russes vont en effet envahir la Pologne et les pays baltes (en attendant le Portugal et le Maroc?). Le nombre impressionnant de commentaires diffusés permet, pour une fois, de connaître l’opinion de nos chers Américains : un tiers est pour la guerre, un tiers pleurniche, un dernier tiers proche de nous dénonce le caractère aberrant et criminel de la position états-unienne. On se doute que ce ne sont pas ces naïfs qui feront reculer Bush frères & fils, Clinton-femme et Obama, le fidèle disciple de Brzeziński, le Polonais qui voulait anéantir la Russie...

... Hillary Clinton dit que Poutine est Hitler, et Jeb Bush qu’il est un butor. On aura l’un ou l’autre au pouvoir en Amérique en 2016...

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:22

En visite en Italie le 10 juin, Vladimir Poutine s'est arrêté à l'Expo-2015 de Milan où il a tenu une conférence de presse conjointe avec Mateo Renzi. Ses propos se sont concentrés sur le G7, la crise migratoire méditerranéenne et le conflit ukrainien.

L’Italie éprouve de plus en plus de problèmes avec l’afflux de migrants provenant des côtes libyennes. Selon le président russe, la situation actuelle en Libye provient l’intervention militaire de l’OTAN. «La désintégration de l’Etat libyen est la conséquence de l’intervention militaire en 2011», a estimé Vladimir Poutine.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:02
L'héritage bolchévique en Russie et en Ukraine

Xavier Moreau, auteur de La Nouvelle Grande Russie (Editions Ellipses) explique le 2 juin pour Stratpol.com que la "soit-disant réhabilitation de Staline dans l'histoire russe" par Vladimir Poutine est une vision tout à fait fausse parce que :

"tout d'abord Vladimir Poutine a toujours eu une vision extrêmement claire là-dessus. Cette position a été confortée par une série de décisions et d'actes extrêmement significatifs.

Ainsi,

"on se souvient de la présence du Premier ministre Vladimir Poutine, à l'époque (7 avril 2010 à Smolensk) avec son homologue polonais Donald Tusk à Katyn pour commémorer le massacre épouvantable des officiers polonais par les Bolchéviques.

On se souvient également que ce sont Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev qui ont mis en place le 30 octobre de chaque année une "Journée de commémoration des Victimes du bolchévisme" et des victimes du Goulag.

Plus intéressant encore, il y a véritablement un renouveau à attendre dans la manière dont les Russes vont raconter leur histoire puisque pour l'"Université d'été pour les Jeunes" (été 2014) Vladimir Poutine n'a pas hésité à dire que les Bolchéviques étaient des traîtres puisque sans eux, la Russie aurait fait partie des vainqueurs en 1918 :

 

"Nous avons une position tournée vers l'intérêt national. Nous avons aussi une opposition dite 'hors du système'. Ce n'est pas non plus un bloc unique, il y a des gens différents, il y a des patriotes et il y a aussi des gens, et je ne voudrais pas choquer les gens de gauche qui se trouvent peut-être au sein de cet auditoire, mais durant la Première Guerre Mondiale les Bolchéviques souhaitaient la défaite de leur patrie. Et quand les héroïques soldats et officiers russes versaient leur sang sur le front de la Première Guerre Mondiale, certains secouaient la Russie de l'intérieur, et la déstabilisèrent si bien que l'Etat russe s'écroula, et se déclara vaincu, vis-à-vis du pays vaincu! Ce qui est absurde, mais cela s'est produit. C'est une trahison totale de l'intérêt national !", avait alors déclaré Vladimir Poutine.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 21:41

Le ministère russe de la Défense a demandé au Pentagone d’expliquer la déclaration du chef d’état-major américain, Martin Dempsey, selon laquelle Washington envisage de déployer des missiles de croisière en Europe en réponse aux "violations" par Moscou du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).

Selon le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov, un déploiement de ces armes sur le continent européen équivaudrait à la sortie des Etats-Unis du Traité FNI.

"Pour obtenir des explications officielles, nous avons adressé — par des canaux militaires et diplomatiques — une demande aux autorités américaines dans laquelle nous les avons invité à présenter la position du Pentagone concernant les déclarations qui auraient été faites par le chef d'état-major des armées états-uniennes, le général Martin Dempsey", a indiqué mardi Anatoli Antonov lors d'une rencontre avec des journalistes.

Selon le vice-ministre, la position des Etats-Unis, qui accusent la Russie de violer le Traité FNI tout en projetant de déployer leurs missiles en Europe, pourrait avoir des conséquences très graves.

"On a l'impression que les Etats-Unis utilisent le sujet des «violations russes» du Traité comme prétexte pour entreprendre leurs propres démarches militaires, soit disant «de riposte», et renforcer ainsi le «leadership» américain. Cette menace est un mythe entretenu obstinément par Washington au mépris de faits évidents", a affirmé M. Antonov.

Selon lui, une telle approche risque d'avoir des conséquences très graves.

"Je tiens à attirer l'attention de la partie américaine sur les conséquences très graves que cette ligne politique pourrait avoir pour la stabilité et la sécurité internationales dans le contexte de l'application du Traité FNI", a conclu le vice-ministre russe de la Défense.

D'après le président de la commission de la Défense et la Sécurité du sénat russe, Viktor Ozerov, Washington n'a, jusqu'à présent, fourni aucune preuve de la violation de ce document par Moscou.

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 13:04
Sergueï Glaziev : La guerre hybride et le contrôle sur la Russie

Les 15 et 16 mai 2015, le Magazine Realnoe Vremia a publié en deux parties le compte rendu de l’intervention-fleuve de Sergueï Glaziev [conseillier économique de Vladimir Poutine, NDLR.] lors d’une vidéoconférence à l’occasion d’un séminaire de cadres du parti Russie Unie, sur les «Perspectives de développement économique de la Russie sous le régime des sanctions». Le texte ci-dessous est la traduction d’un extrait de cette intervention. Il porte sur la guerre menée actuellement contre la Russie et indique la ressource qui peut permettre de remporter cette guerre.

 

Aujourd’hui, la forme même des activités militaires entre pays, que les spécialistes ont déjà baptisée guerre hybride, diffère radicalement de celle des guerres que nous avons menées jusqu’ici, en ce que la force militaire n’intervient qu’en dernière instance, lorsque l’adversaire est déjà vaincu et qu’il reste à le punir. Mais pour vaincre l’adversaire, il est indispensable de créer le chaos.

Ainsi, cette technologie des révolutions oranges, technologie de manipulation de la conscience est une manifestation contemporaine de la démarche technologique liée au nouvel environnement technologique et à sa capacité d’agir au moyen de l’information sur la conscience collective. Sous nos yeux, elle a plongé le Proche Orient dans le chaos et est ensuite arrivée jusqu’à nous.

S’appuyant sur une base élaborée pendant deux décennies, les Américains sont parvenus, littéralement en deux ans, grâce aux méthodes de la guerre psychologique et informationnelle, à une manipulation massive de la conscience collective, imposant dans celle-ci des images cognitives destructrices, poussant non seulement l’Ukraine dans le chaos, mais transformant également le peuple ukrainien en quelque chose de tout à fait inhabituel pour nous et à tout le moins stupéfiant de point de vue de la mythologie qui a jeté son emprise sur les esprits.

Ici, nous sommes confrontés à une manifestation complètement archaïque de la conscience, dans le cadre de laquelle les gens sont prêts à recourir à la violence et à commettre des crimes. Ces formes archaïques de la conscience collective sont engendrées par le système qui a manipulé celle-ci, en vue de créer un chaos duquel émergera un ordre nécessaire au commanditaire, en l’occurrence, les Américains.

Ceux-ci ont besoin d’un poste avancé leur permettant de poursuivre leur agression contre la Russie. Concrètement, ils transforment une partie du Monde russe en un monde anti-Russie, c’est-à-dire ce que ne parvinrent pas à réaliser les Allemands à la fin du XIXe siècle, les Autrichiens lors de la Première Guerre Mondiale, et de nouveau les Allemands ensuite. Et cela, malgré que le nazisme en Ukraine a toujours été un phénomène marginal et qu’à l’époque du pouvoir soviétique, personne ne voulait parler l’Ukrainien, être ukrainien. Et même pendant les années de guerre, les hitlériens ne purent prendre appui que sur un groupe marginal de gens, constitué de «déclassés» louant leur supériorité idéologique sur les Russes, mais s’agenouillant devant les Européens de façon de façon à affirmer leur autonomie vis-à-vis de la force même qui s’opposait à eux.

Aujourd’hui, cette technologie de manipulation des masses constitue un exemple d’application du nouvel environnement technologique en politique, dans la lutte pour diriger le monde, pour préserver une hégémonie dans le monde globalisé, qui se déroule aujourd’hui entre l’Amérique et l’Asie. Il s’agit également d’une lutte pour le contrôle de la périphérie car la lutte directe entre deux hégémons est très risquée. Dès lors, ceux-ci commencent par une lutte pour la périphérie : l’ancien leader essaie de renforcer sa puissance en prenant le contrôle de sa périphérie. Et depuis le début des années ’90, nous faisons partie de la périphérie du système financier américain. Ils ne veulent pas que nous sortions de cette situation et utilisent toutes les possibilités de manipulation de notre système financier et économique, afin de servir leurs intérêts. Et dans une situation de tension politique et militaire de niveau moyen, cette manipulation augmente radicalement : les américains ont absolument besoin de prendre le contrôle de la Russie, pas tant pour y engranger des bénéfices que pour priver la Chine de la possibilité d’avoir à sa disposition les richesses naturelles de la Russie. Le contrôle sur la Russie garantit automatiquement le contrôle sur l’Asie Centrale, qui revêt également une importance stratégique dans la lutte entre Américains et Chinois. Et le déclenchement d’une guerre en Europe représente un moyen de renforcer le contrôle sur celle-ci. La lutte se déroule sur de nombreux fronts.

Aujourd’hui, le capital humain est essentiel.

(…) En principe notre situation n’est pas aussi mauvaise qu’elle puisse paraître. La Russie demeure le pays le plus riche au monde en termes de richesse nationale par habitant. Nous dépassons tous les autres, y compris les États-Unis. Notre problème consiste en ce que la base de cette richesse, c’est notre potentiel de ressources naturelles. Dans les autres pays, sa part s’élève à 4% environ, et dans notre économie, elle atteint 40%. Mais ce qui s’appelle capital fixe, fonds d’exploitation, et appareil de production, garantissant le développement économique, cela représente chez nous au plus 10% de la structure de la richesse nationale. Dans les pays avancés, cela d’élève à 20%.

Mais aujourd’hui, l’essentiel est le capital humain. Au début des années ’60 du siècle dernier, les investissements dans la personne, dans l’enseignement, les sciences et la culture commencèrent à dépasser en valeur absolue les investissements dans le «matériel». Et après la transition vers le régime technologique de l’information et des communications, de «l’économie du savoir», cette tendance se renforça nettement. Voici 60 ou 70 ans, après la guerre, nous sommes passés sur une voie de développement nouvelle ; le progrès technique devint le facteur principal de croissance économique. Aujourd’hui, environ 90% de l’augmentation du revenu national et du produit intérieur brut proviennent du progrès technique et des nouvelles technologies, augmentant l’efficacité et permettant de s’approprier de nouvelles possibilités. On débouche ainsi sur la constatation selon laquelle la richesse nationale essentielle, c’est le capital humain. Et de ce point de vue, nous sommes moyens, notre situation n’est pas désespérée, néanmoins, les autres pays disposent d’une part de développement du capital humain supérieure à la nôtre. La raison principale réside en ce que notre capital humain ne croît pas suite à la vive diminution du financement des sciences et de l’enseignement opérée dès le début des années ’90. Si on examine la structure des dépenses budgétaires, on constate que nous portons ces «taches de naissance» issues de la dégradation des années ’90. Notre part des dépenses consacrées à l’enseignement est 1,5 fois inférieure à la moyenne mondiale, et le tableau est identique en matière de soins de santé. Si l’on compare avec les pays développés, notre part des dépenses consacrées à la croissance de notre capital humain est de deux fois inférieure. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons plus nous permettre d’essayer de réaliser des économies sur le compte de notre capital humain. Sa croissance est essentielle.

Source via russiesujetgeopolitique.ru

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:54

Les oligarques criminels atlantistes ont eu la peau d'Alexei Mozgovoi:

Repose en paix Alexei Mozgovoi

Posted on 24. May 2015

Rest in peace, Alexey Mozgovoi

Article original

 

Traduction Christ-Roi

Posté le 24 mai 2015

Repose en paix Alexey Mozgovoi

 

Alexei Mozgovoi était l'un des symboles de Nouvelle-Russie, il a combattu pour la justice et pour le peuple de l'Ukraine, il a combattu contre les oligarques ukrainiens criminels et contre la dictature corrompue, diabolique et meurtrière à Kiev. Alexei Mozgovoi a lutté pour un monde meilleur pour toutes les personnes de la société ukrainienne.

Le Bureau du Procureur général de la République populaire de Lougansk a rapporté qu'Alexei Mozgovoy a été assassiné à la suite d'une attaque armée. Alexei Mozgovoy avec six autres personnes ont été tués le 23 mai, comme il est rapporté. Leur voiture a sauté sur une mine terrestre, puis a été abattu d'un tir de mitrailleuse.

Dans sa vidéo du 2 Février, 2015, Alexei Mozgovoi expliquait les vraies raisons du conflit et expliquait ce pour quoi les gens de Nouvelle-Russie se battent, appelant les Ukrainiens et les gens de tous les pays à joindre la lutte contre les soi-disant "élites", qui sont , en fait, de simples criminels.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 21:17
Russie isolée ???

Russie isolée ???

Succès russes selon Jacques Sapir

 

RT en français, 19 mai 2015 13:09

 

D’un point de vue diplomatique, la récente visite du Secrétaire d’Etat américain, John Kerry à Sotchi le 12 mai a signifié qu’Obama avait pris acte de l’échec de sa politique d’isolement de la Russie. Non seulement cette politique n’a ni freiné ni déstabilisé la politique Russe, mais elle a même renforcé les liens entre ce pays, la Chine et l’Inde. En Europe aussi, la présence de chefs d’Etat européens aux cérémonies du 9 mai a été importante. La présence à Moscou pour ces cérémonies du 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme, des présidents de la Bosnie, de la Macédoine mais aussi de la Serbie (dont les troupes ont défilé sur la Place Rouge) et de la République Tchèque ainsi que de la Slovaquie, montre que dans les Balkans, et pas seulement dans les Balkans, les amis de la Russie sont nombreux.

 

Il convient de noter, d’ailleurs, qu’en juillet que les pays de l’Union européenne devront revoter sur les « sanctions » vis-à-vis de la Russie. Une opposition de la Grèce et de Chypre, opposition qui pourrait être soutenue par la Hongrie et la Slovaquie, aboutirait en effet à la fin de ces sanctions qui doivent être votées à l’unanimité des membres de l’UE. Notons, enfin, que les gouvernements russes et chinois se sont payés le luxe de faire des manœuvres navales communes en Mer Noire et en Mer Egée dans les premiers jours de mai 2015. Histoire, visiblement, d’enfoncer le clou et de rappeler qu’il n’y a pas que les Etats-Unis et l’OTAN qui peuvent «montrer leurs muscles» dans la région.

 

Source : russeurope.hypotheses.org

via http://francais.rt.com/opinions/2468-sapir-obama-%C3%A9chec-politique-isolement-russie

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 09:23
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass

Pour préserver leur mode de vie et leur vie, les contre-révolutionnaires du Donbass luttent contre l'Empire :

"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
Drapeaux du Tsar Nicolas II et de Saint Georges

Drapeaux du Tsar Nicolas II et de Saint Georges

"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass
"C'est Donbass" : chanson de contre-révolutionnaires du Donbass

L'alliance du droit divin et du pouvoir temporel contre les forces du Mal, l'Argent-Roi et le Nouvel Ordre mondial :

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 22:33
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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 20:49

Au Donbass les accords de « paix » Minsk 2 ne seront qu'une seconde trêve. On laisse à d'autres le soin de raconter au jour le jour cette drôle de trève... En dépit du cessez-le-feu négocié à Minsk en février, une nette intensification des combats a été constatée dans la nuit de samedi 2 à dimanche 3 mai dans l'est du pays.

Le porte-parole de l’état-major ukrainien, Serhij Danilenko, qualifie la situation de « tendue ». Selon lui, les forces russes et rebelles ont violé le cessez-le-feu 28 fois, en ayant recours à l’artillerie lourde et aux missiles Grad à plusieurs reprises, dans la nuit de samedi à dimanche.

L’utilisation de canons de 122 millimètres a été constatée à proximité de plusieurs villages de la région de Donetsk, alors que l’accord de Minsk prévoyait le retrait des armes de calibre supérieur à 100 millimètres. Selon le chef de la police régionale, Viatcheslav Abroskine, un civil a été tué à Mariinka, à 6 km de Donetsk, suite à des tirs rebelles visant un poste de contrôle de l'armée ukrainienne.

De l’autre côté du front, pour la première fois depuis plusieurs semaines, la mairie de Donetsk a fait état de tirs visant la ville, ayant touché surtout les quartiers proches des ruines de l’aéroport de Donetsk, qui reste l’un des points chauds du conflit.

Un responsable séparatiste, Denis Pouchiline, a dénoncé des « provocations » de l'armée ukrainienne et affirmé que les forces rebelles mises en état d'alerte avaient « failli reprendre les hostilités d'envergure », rapporte le site internet séparatiste officiel, qui fait également état de six blessés parmi les rebelles. [1]

L'appel manifeste de Alexei Mozgovoi aux ukrainiens

Le commandant en chef des forces de la République Populaire de Lougansk, Alexei Mozgovoi, dans un émouvant appel filmé mis en ligne le 2 février 2015, appelle les ukrainiens à se libérer du joug des fascistes de Kiev et de construire avec eux, entre slaves et orthodoxes un pays de justice et d'égalité, libéré des oligarques et de l'accaparement des ressources vitales par quelques uns.

video via http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/europe-de-l-est-caucase-veillee-d-166882

 

Extrait :

 

"Nous sommes prêts à libérer non seulement Kiev mais aussi le reste de l'Ukraine. La libérer pour créer une nouvelle société, une société où les hommes ont le droit à l'autodétermination.

Notre but est de se débarrasser des oligarques, du 'grand business' qui ruinent notre pays pour leurs intérêts et qui oublient que tout appartient au peuple.

Un autre but est de construire un système équitable, qui donne à toutes les parties de la population les mêmes conditions et les mêmes possibilités, qui donne à l'être humain la première place.

[...] Nous appelons tous les Slaves à se tenir debout côte à côte pour notre foi, pour nos traditions et pour notre histoire et pour notre force spirituelle invincible.

[...] Ces choses indispensables au peuple ont été intentionnellement dévoyées dans l'intérêt des oligarques. Notre but premier est la création d'une éducation gratuite pour toutes les parties de la population et pas juste pour quelques-uns, le développement d'un système de santé gratuite et de qualité pour tous. Encore une fois, j'insiste : pour TOUS. Pour chaque être humain, et pas pour quelques-uns. Pas juste pour l'élite. Donner à nos anciens une vie sûre et digne. Et nous savons ce qui doit être fait en premier.

[...] Pour nous, le principe selon lequel les ressources naturelles appartiennent au peuple passe avant tout. C'est pourquoi sera liquidé le schema criminel qui impose des prix exorbitants à de l'énergie privée appartenant à des oligarques. Pour que le prix des factures (eau, électricité, gaz) devienne stable et réaliste. Croyez-moi, c'est possible, c'est réaliste. Nous avons simplement besoin de volonté pour le faire. Votre volonté. Et cela sera ainsi." (Fin de citation)

Notes

 

[1] Intensification des combats dans l'est de l'Ukraine, Par RFI, Publié le 04-05-2015 Modifié le 04-05-2015 à 11:37

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:41
Nicolas Maduro, Président vénézuélien

Nicolas Maduro, Président vénézuélien

Réponse russe à l'ingérence américaine en Ukraine :

 

Le ministre de la défense vénézuélienne Vladimir Padrino Lopez a déclaré que l'armée de la nation mène des exercices massifs de défense aérienne et d'artillerie impliquant des troupes et du matériel russe.

L'armée vénézuélienne mène des exercices massifs de défense aérienne et d'artillerie impliquant les troupes et le matériel russes, a déclaré samedi le Ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.

Les exercices de guerre de 10 jours ont été ordonnés par le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui a parlé de la pression en provenance des États-Unis auparavant ce mois-ci.

Le gouvernement vénézuélien a été préoccupé par le nouvel ordre exécutif du président américain Barack Obama, publié lundi [9 mars NDLR], qui a décrit le pays sud-américain comme "une menace inhabituelle et extraordinaire" pour la sécurité nationale américaine et la politique étrangère.

Environ 10 000 soldats vénézuéliens participent aux exercices militaires massifs, qui impliquent également des équipages chinois, selon le site Web de Noticias24 Venezuela.

La Russie poursuit activement la coopération de défense avec les pays d'Amérique du Sud, qui comprend des ventes d'armes, la construction d'installations d'entretien et de ravitaillement de la marine, ainsi que l'utilisation occasionnelle de bases aériennes locales pour accueillir des bombardiers stratégiques russes sur des missions mondiales de patrouille.

 

Source: http://sputniknews.com/military/20150314/1019503447.html

 

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:22
Ukraine: les Etats-Unis, les vrais meneurs du coup d'Etat, selon Poutine

 

Ukraine: les Etats-Unis, les vrais meneurs du coup d'Etat, selon Poutine

 

Sputnik, 13:11 15.03.2015(mis à jour 13:21 15.03.2015)

 

Moscou était parfaitement au courant des menées US en Ukraine

 

La Russie a été au courant que c'étaient les Etats-Unis qui étaient les vrais meneurs du coup d'Etat en Ukraine, quoique l'opposition dans ce pays ait été formellement soutenue par l'Europe, a déclaré dimanche le président russe Vladimir Poutine.

 

"Formellement, l'opposition était soutenue avant tout par les Européens, mais nous savions, pas simplement se rendions compte, mais savions que c'étaient nos partenaires américains et nos amis qui étaient les vrais meneurs. C'étaient eux qui préparaient des unités armées", a indiqué le chef de l'Etat russe dans un commentaire au film "Crimée: la voie vers la Patrie".

 

La formation d'unités armées se déroulait notamment sur le territoire de la Pologne et de la Lituanie, selon le président russe.

 

"Comment nos partenaires ont-ils agi? Ils ont contribué à perpétrer un coup d'Etat. C'est-à-dire ils ont commencé à agir en position de force. Je ne pense pas que ce soit la meilleure solution pour les affaires", a ajouté le président russe.

 

Source: http://fr.sputniknews.com/international/20150315/1015179591.html#ixzz3UWki54kJ

 

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 14:58
Le nouveau char russe Armata

Source: Russia’s new Armata tank on Army 2015, RT, Published time: February 21, 2015 14:43, via http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://rt.com/news/234363-armata-tracked-armored-platform/&prev=search

 

Essai de traduction Christ-Roi

 

Les troupes russes reçoivent les versions bêta de blindés à chenilles d'avenir qui pourrait ouvrir la voie dans des tanks et des armes de terre conventionnelles de 5e génération, lourd APC, l'artillerie et lance-missiles d'agression éventuellement entièrement robotisé sur véhicule blindé.

Après cinq ans de développement, la recherche et Production Corporation Uralvagonzavod a finalisé la fabrication du premier lot de chars Armata et les transporteurs de personnel lourds. Ils ont été inclus en 2015 pour la défense de la Russie, a déclaré TASS.

Selon les témoignages, 20 unités ont déjà été fabriquées et délivrées aux troupes pour la formation pratique.

Les caractéristiques exactes et l'apparence de l'arme restent classées, mais les nouveaux véhicules sont sur le point de prendre part à la fête de la Parade de la Victoire sur la Place Rouge, le 9 mai de cette année.

Une meilleure chance de voir ces véhicules de combat d'innovation du futur pourraient être donnée à des experts et au public lors de l'Expo Russie Arms 2015 (9-12 septembre Nizhniy Tagil).

Le blindé à chenilles Armata aurait combiné et assimilé tous les développements et les innovations majeures de la dernière décennie dans la conception de véhicules de combat et leur construction.

Le véhicule leader de la nouvelle version (T-14) arbore une tourelle sans pilote commandée à distance armée d'un nouveau canon 125 mm 2A82-1M de marque. Son énergie initiale est supérieure à un des chars considérés comme les meilleurs des canons de la planète: le char allemand Leopard-2 Rheinmetall au canon de 120 mm.

Le calibre de 125mm du canon améliore de 15 à 20% la précision et la dispersion angulaire du feu roulant s'est améliorée de 1,7 fois.

 

Selon les médias russes, le char Armata pourrait également voir l'arrivée d'un spécimen de canon de 152 mm, soit le canon le plus puissant jamais monté sur un char de combat.

La tourelle du char autorisera également un sous-canon de calibre de 30 mm pouvant traiter différents objectifs, y compris des cibles aériennes volant à basse altitude, comme des avions d'attaque et des hélicoptères.

Une mitrailleuse lourde 12,5 mm montée sur la tourelle serait capable de contrer des projectiles, tels que les missiles anti-chars. Elle est capable de neutraliser des projectiles allant à des vitesses jusqu'à 3000 mètres / seconde.

L'équipage du char est bien enfermé dans une capsule blindée à couches multiples séparée du conteneur à munitions. Le véhicule est entièrement informatisé et a seulement besoin de deux militaires pour le faire fonctionner. Chacun peut également déployer les systèmes d'armes du char.

La version Armata aurait une transmission électrique entièrement mécanisée, propulsée par un moteur diesel 1200 HP.

Dans son plan, le véhicule blindé Armata a le potentiel de se transformer en un véhicule de combat entièrement robotisé.

Selon des estimations préliminaires, 2300 unités sont nécessaires pour l'armée russe.

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Add. 15/05/2015, 00:14. Le char Armata recevra un nouveau canon puissant, Sputnik, 14.05.2015

Le char Armata T-14, qui a participé le 9 mai  à la Parade de la Victoire sur la place Rouge à Moscou, sera doté d'un canon de 152 mm capable de tirer des obus puissants, a annoncé Dmitri Rogozine dans une interview au quotidien Izvestia. http://fr.sputniknews.com/defense/20150514/1016079826.html#ixzz3a9b7nw8u

Le char Armata T-14, qui a participé le 9 mai à la Parade de la Victoire sur la place Rouge à Moscou, sera doté d'un canon de 152 mm capable de tirer des obus puissants, a annoncé Dmitri Rogozine dans une interview au quotidien Izvestia. http://fr.sputniknews.com/defense/20150514/1016079826.html#ixzz3a9b7nw8u

Char de nouvelle génération, le T-14 Armata possède une tourelle inhabitée qui recevra à l'avenir un puissant canon de 152 mm conçu pour des obus capables de percer un blindage d'acier d'un mètre d'épaisseur, a confié jeudi [14 mai Ndlr.] le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine.

 

Ce qui distingue le T-14 des véhicules similaires, ce sont une tourelle inhabitée et une capsule blindée pour l'équipage séparée des munitions. Ce schéma améliore sensiblement la protection des tankistes et augmente leurs chances de rester vivants même en cas d'explosion des munitions.

 

La structure de la tourelle constitue un autre trait distinctif du char. Cette dernière est formée de tôles blindées soudées sous différents angles. Avec un revêtement spécial, une telle structure réduit substantiellement la signature thermique et radar du véhicule.

 

La tourelle est en outre équipée de nouveaux systèmes de protection dynamique. Les chenilles et les parties latérales de la coque sont également dotées d'une puissante protection dynamique.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 11:22

Dans le cadre d'un sommet qualifié de "sommet de la dernière chance", Vladimir Poutine, Petro Porochenko, François Hollande et Angela Merkel se sont retrouvés hier soir à Minsk, capitale biélorusse, dans le cadre des "négociations de paix" sous forme d'ultimatum à la Russie.

 

Petro Porochenko est arrivé le premier à Minsk, Vladimir Poutine, le dernier. Tous deux se sont serré la main sans chaleur, tandis que la photo de groupe prenait l'allure d'une corvée. Quelques heures auparavant, le chef de l'État ukrainien avait menacé de «casser la gueule» militairement à son adversaire russe si aucun accord ne devait être trouvé dans la capitale biélorusse. (1)

 

Ce matin, après quatorze heures de négociations, il n'y avait "pas encore de bonnes nouvelles" de se mettre d'accord sur un plan de paix en Ukraine, a annoncé le chef d'Etat ukrainien Petro Porochenko. "Malheureusement, il n'y a pas encore de bonnes nouvelles. Pour l'instant, il n'y a aucune nouvelle. L'espoir existe toujours", a-t-il expliqué. Il a ajouté qu'il y avait "des conditions" posées par les Russes "inacceptables". (2)

 

Puis, après seize heures de négociations, le président russe Vladimir Poutine a annoncé que les dirigeants ukrainien, russe, allemand et français se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu à partir du 15 février à minuit et le retrait des armes lourdes le long de la ligne de front. «On a réussi à trouver un accord sur l'essentiel», s'est félicité Vladimir Poutine à l'issue de seize heures de négociations. L'accord porte sur un cessez-le-feu en vigueur dès dimanche, et sur le retrait des belligérants et de leurs armes lourdes permettant la création d'une zone tampon élargie. (3)

 

Un accord a été trouvé sur un retrait des armes lourdes et l'Ukraine devra réformer sa Constitution « pour respecter les droits des habitants de l'Est » (4), selon M. Poutine. François Hollande a confirmé « un accord sur le cessez-le-feu et un règlement politique global ».

M. Porochenko a précisé que l'accord ne concédait pas l'autonomie des régions tenues par les séparatistes, ni ne mentionnait une « fédéralisation » du pays. Ces régions sont aujourd'hui de facto coupées de l'Ukraine, ruinées par la guerre, et leur survie financière n'est assurée ni par l'Ukraine ni par la Russie. L'Ukraine s'est s'engagée dans une réforme constitutionnelle sur le statut de ces régions. L'accord mentionne également, selon lui, la possibilité pour l'Ukraine de reprendre le contrôle de la frontière dans les régions de Donetsk et Louhansk.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a annoncé qu'un retrait des armes lourdes et des troupes commencerait deux jours après le cessez-le feu, et se poursuivrait sur un délai de quatorze jours. Il doit permettre l'instauration d'une zone tampon démilitarisée de 50 à 70 km entre les belligérants (contre 30 km selon le précédent accord). Les Ukrainiens doivent se retirer à partir de la ligne de front actuelle alors que les insurgés doivent, eux, se retirer derrière la ligne de front du mois de septembre.

Vladimir Poutine a noté, à l'issue des négociations, qu'une ville de l'Est restait un point de désaccord entre lui et M. Porochenko. Debaltseve, un nœud ferroviaire et routier situé à mi-chemin de Donetsk et Louhansk, tenu par l'armée ukrainienne, est actuellement encerclé par les séparatistes. Des combats y ont lieu depuis des mois, et ont redoublé d'intensité ces dernières semaines. Selon M. Poutine, les forces ukrainiennes qui défendent la ville doivent se rendre. Les séparatistes ont deux jours et demi pour la prendre avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Avant même la signature de l'accord, le Fond monétaire international a annoncé avoir proposé à l'Ukraine un nouveau prêt de 15,5 milliards d'euros sur quatre ans, en échange de réformes. L'économie ukrainienne frôle actuellement la faillite. Ce nouveau prêt va donner de l'air aux autorités pour lancer des négociations plus larges avec leurs créanciers privés sur un possible allégement de la dette, qui dépasse les 73 % du PIB.

La chancelière allemande, Angela Merkel, voit dans l'accord de jeudi « un espoir », a fait savoir son bureau, mais elle souligne qu'elle ne se fait « aucune illusion » sur cet accord, précisant qu'il demeure encore « de gros obstacles » à surmonter avant d'arriver à une solution au conflit.

 

Le 7 février dernier, à Tulle pour la pose de la première pierre d'un cinéma, François Hollande avait évoqué les négociations de paix avec la Russie sur l'Ukraine.

 

"Je pense que c'est une des dernières chances. (...) Si nous ne parvenons pas à trouver un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario: il a un nom, il s'appelle la guerre", avait-il déclaré. (5)

 

Jeudi 5 février, tout en écartant toute livraison d'armes aux forces ukrainiennes à la différence des Etats-Unis, François Hollande avait pour la première fois parlé de guerre :

 

"Nous sommes dans la guerre et dans une guerre qui peut être totale. [...] On est passé en quelques mois de ce qui était un différend à un conflit et d'un conflit à la guerre."

 

Interrogé sur une éventuelle livraison d'armes aux forces ukrainiennes à l'heure où le débat était lancé aux Etats-Unis, il avait répondu :

 

"La France ne rentre pas dans le débat de la fourniture des armes".

Il a par ailleurs répété que la France n'était pas favorable à l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan. (6)

 

Curieuse démocratie où parmi les principaux concernés par les "négociations de paix", les représentants élus des Républiques populaires de l’Est de l’Ukraine n’ont pas été conviés. Préalable minimum, les négociateurs de paix ont donc admis que le gouvernement de Kiev devait réformer sa Constitution « pour respecter les droits des habitants de l'Est ». C'est une reconnaissance tacite des autorités élues le 2 novembre 2014 dans l'est de l'Ukraine dans les républiques de Donetsk et Lougansk.

 

Le gouvernement ukrainien insistait sur les termes des accords signés à Minsk en septembre. Mais il n'avait pas lui-même respecté ces accords puisqu'il continua ensuite de bombarder Donetsk et profita de la trêve pour renforcer l'opération armée dans l'est de l'Ukraine et lancé une nouvelle offensive. Ce à quoi les insurgés avaient répondu par une contre-offensive victorieuse, spécialement au cours du mois de janvier 2014 où ils se sont emparés de 500 km2 de territoires supplémentaires. Le sommet de Minsk a donc imposé le retrait des armes lourdes à la junte de Kiev.

 

Le but affiché de ce sommet de Minsk était d'obtenir un cessez-le-feu, un retrait des armes lourdes, pour mettre fin aux combats. Le but caché était d'empêcher les insurgés de gagner davantage de terrain et de mettre une telle raclée à l'armée ukrainienne que le gouvernement de Kiev n'eut plus rien à négocier. Les élites européennes se moquent des 5 500 morts. En avril 2014, elles ont donné au président dit "ukrainien", Porochenko, un permis de tuer avec l'"opération de police" dite "anti-terroriste".

 

Le Figaro explique :

 

"Parce qu'ils craignent que la situation sur le terrain ne dégénère en guerre totale, parce qu'ils ont compris que les sanctions n'avaient pas atteint leur but politique - un recul de l'offensive prorusse en Ukraine -, François Hollande et Angela Merkel, au nom de l'Europe, ont saisi la perche du Kremlin." (7)

 

Et précise que le président russe voudrait "rétablir son influence sur l'ancien espace soviétique" (sic).

 

On peut s'interroger sur ceux qui établissent des influences militaires en Europe de l'est, à la frontière de la Russie (et dans le monde entier) en créant toujours plus de bases militaires de l'OTAN, tandis que la Russie ne fait que développer des régions russophones dans le cadre de contrats de développements. C'est un peu comme si les Russes reprochaient aux Américains de nouer des relations privilégiées avec le Canada.

 

Or, détacher l'Ukraine de l'Empire russe est une obsession américaine, théorisée il y a déjà quelques années par le brillant stratège et ancien conseiller à la sécurité de Jimmy Carter d'origine polonaise, Zbigniew Brzrezinski, dans Le grand échiquier. Sans l'Ukraine, la Russie cesse d'être un Empire. Elle cesse d'être une menace pour l'hégémonie des États-Unis.

 

L'Europe est si démilitarisée qu'elle ne peut plus envisager une guerre conventionnelle contre la Russie. Souhaitée par certains faucons démocrate ou républicain, la livraison d'arme à une armée ukrainienne à la dérive ne ferait qu'attiser l'agressivité russe et mènerait à une escalade dangereuse pour nos armées. Celles-ci sont réduites à quelques corps expéditionnaires chargés de prêcher les droits de l'Homme en Afrique et dans des contrées exotiques. Elles ne sont pas faites pour soutenir le combat frontal imaginé dans les années 80. L'armée rouge a vieilli au début des années 90 mais, depuis quinze ans, ses budgets ne cessent d'augmenter quand les nôtres s'évaporent. Bâties pour des conflits asymétriques, nos armées européennes sont incapables d'aligner un volume de force comparable à l'armée russe. (8) Dans un conflit direct avec l'armée russe, l'armée française tiendrait 48 heures. Et l'armée allemande encore moins, même si elle a du stock. Dans ces conditions, les menaces de François Hollande étaient ridicules. A moins de jouer les supplétifs du Pentagone. Ce qui à ce jour ne semble pas la direction prise.

 

Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés
Sommet de Minsk: le retrait des armes lourdes et la réforme de la constitution ukrainienne ont été actés

Le 9 février, le président russe, en partance pour une visite officielle de deux jours au Caire avait précisé sa pensée :

« Il est évident que la crise continuera tant que les Ukrainiens ne se seront pas mis d’accord entre eux », affirma Vladimir Poutine dans un entretien au quotidien égyptien Al-Ahram, publié lundi 9 février.

Il exhorta les autorités de Kiev à « trouver un langage commun et à parvenir à un accord avec toutes les forces politiques » du pays, autrement dit à reconnaître les combattants séparatistes du Donbass comme une composante politique à part entière. Sans cela, rien ne se fera, a-t-il assuré. (9) Ce qui est logique.

 

Or jusqu'ici, et c'est là la nouveauté du Sommet de Minsk, les autorités ukrainiennes de Kiev étaient autistes. Elles ne voulaient pas entendre parlé d'autonomie ni même de fédéralisation pour les régions de l'est et du sud-est de l'Ukraine. Auparavant, avant l'opération dite "anti-terroriste" d'avril 2014, elles avaient même interdit l'usage du russe dans ces régions.

 

Du point de vue économique, si on lit entre les lignes la déclaration mardi 10 février, de François Hollande (à propos de l'économie française touchée par les sanctions), la question de la suspension des sanctions occidentales contre la Russie serait sur la table, :

«nous avons aussi avantage à ce que, sur le plan économique, il puisse y avoir une reprise forte des échanges (avec la Russie NDLR.) et c’est toute la question de l’avenir des sanctions». (10)

A rebours de la position européenne, on attend la réponse du président américain Barack qui envisageait de livrer des armes à Kiev... Une initiative à laquelle John Kerry, secrétaire d’Etat, le sénateur John McCain, et d'autres faucons étaient favorables, mais qui aurait été considéré par Moscou, comme un « acte de guerre ».

 

Alors qu'Angela Merkel avait dénoncé le non-respect par Moscou des accords d'Helsinki sur l'inviolabilité des frontières en Europe, Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères russe, eut des paroles fortes et critiqua les Etats-Unis, qui, selon lui, ne respectaient pas les traités de non-prolifération de missiles intercontinentaux. Il expliqua que :

 

L'Union européenne « a soutenu un coup d'Etat » en Ukraine, qui a débouché sur le départ du président Ianoukovitch.

Il dénonça également « l'épuration ethnique » à laquelle se livrerait l'actuel gouvernement ukrainien et a reproché à l'Occident de ne pas réagir à « l'éradication des juifs et des Russes » à laquelle on assisterait, selon lui, en Ukraine. (11)

 

En septembre 2014, pendant que le président dit "ukrainien" Porochenko recevait d'Obama l'ordre de poursuivre les tactiques répressives en même temps qu'il signait la "paix de Minsk", l'Union européenne ratifiait l'accord d'association UE-Ukraine, le 16 septembre, lors de la session du parlement européen à Strasbourg. (12)

 

Le coup d'Etat à kiev, soutenu et financé par les Occidentaux, a unilatéralement renversé l'ex président Ianoukovitch en février 2014. Le nouveau gouvernement atlantiste compatible lança l'opération dite "anti-terroristes" en avril 2014.

Le 2 mai, 38 russophones étaient brûlées vifs à Odessa.

Le 9 mai, des personnes étaient abattues à bout portant en pleine rue à Marioupol (région de Donetsk).

L'"opération de police" engendra un conflit militaire meurtrier avec l'insurrection armée des habitants de l'est de l'Ukraine. L'armée ukrainienne a été coupable de crimes de guerre (tirs interdits de bombes au phosphore blanc par l'armée ukrainienne contre les populations civiles, usages de véhicules sanitaires et d'ambulances dans le cadre d'opérations militaire). 

 

Selon les dernières informations de l'Onu, ce conflit a fait plus de 5 300 victimes civiles. (13) Près d'un million de personnes ont dû quitter leurs foyers depuis, a rapporté l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Au total, cinq millions de personnes ont été touchées par le conflit.

 

Notes

 

(1) Ukraine : pas encore d'accord ce jeudi matin, Le Figaro, Par Pierre Avril, Mis à jour le 12/02/2015 à 09:41, Publié le 11/02/2015 à 20:50, http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/11/01003-20150211ARTFIG00468-l-avenir-de-l-ukraine-en-debat-a-minsk.php

(2) Ukraine : "pas encore de bonnes nouvelles", Par LeFigaro.fr avec AFP, Mis à jour le 12/02/2015 à 08:48, Publié le 12/02/2015 à 08:27, http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/12/97001-20150212FILWWW00064-ukraine-pas-encore-de-bonnes-nouvelles.php

(3) Accord sur un cessez-le-feu en Ukraine, Le Figaro, Mis à jour le 12/02/2015 à 11:07, Publié le 12/02/2015 à 10:12 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/12/97001-20150212FILWWW00095-ukraine-poutine-annonce-un-accord-sur-un-cessez-le-feu.php

(4) Ukraine : un accord de paix a été trouvé à Minsk, Le Monde.fr avec AFP | 12.02.2015 à 02h44 • Mis à jour le 12.02.2015 à 11h04, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/12/ukraine-une-longue-nuit-de-negociations-a-minsk_4574684_3214.html

(5) Ukraine: "une des dernières chances" de trouver un accord, sinon c'est la "guerre" (Hollande), Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 07/02/2015 à 11:20, Publié le 07/02/2015 à 11:12 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/07/97001-20150207FILWWW00038-ukraine-c-est-une-des-dernieres-chances-de-trouver-un-accord-sinon-c-est-la-guerre-hollande.php

(6) Ukraine : face au risque de "guerre totale", Hollande s'invite à Kiev et à Moscou, (video) Lci.tf1.fr , le 05 février 2015 à 12h04 , mis à jour le 05 février 2015 à 12h11. http://lci.tf1.fr/politique/ukraine-face-au-risque-de-guerre-totale-hollande-s-invite-a-kiev-8559522.html

(7) Sommet de Minsk : les pièges à déminer pour un accord, Mis à jour le 11/02/2015 à 08:31, Publié le 10/02/2015 à 19:59, http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/10/01003-20150210ARTFIG00391-les-pieges-a-deminer-pour-un-accord-a-minsk.php

(8) Ukraine : non, Poutine ne veut pas reconquérir l'Europe de l'Est, Figaro Vox, Par Hadrien Desuin, Publié le 11/02/2015 à 18:36, http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/02/11/31002-20150211ARTFIG00384-ukraine-non-poutine-ne-veut-pas-reconquerir-l-europe-de-l-est.php

(9) Moscou pose ses conditions avant le sommet de Minsk, Le Monde | 09.02.2015 à 10h22 • Mis à jour le 09.02.2015 à 10h50, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/09/moscou-pose-ses-conditions-avant-le-sommet-de-minsk_4572564_3214.html#7QkrUCpomiQZJoiq.99

(10) http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204149878511-le-sommet-de-minsk-devrait-geler-le-conflit-en-ukraine-1091983.php

(11) Ukraine : peu d'espoir que les négociations de paix aboutissent, Le Monde.fr, 07.02.2015 à 11h47, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/07/ukraine-merkel-estime-qu-il-n-est-pas-certain-que-les-negociations-de-paix-aboutissent_4572025_3214.html

(12) L’Ukraine et l’UE ratifient un accord d'association « historique », Le Monde | 16.09.2014 à 16h20 Mis à jour le 16.09.2014 à 16h44 | Par Claire Gatinois, http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/16/l-ukraine-et-l-ue-ratifient-un-accord-d-association-historique_4488496_3214.html

(13) http://fr.sputniknews.com/international/20150205/1014386889.html#ixzz3QtG87Amw

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 12:50
L'Union européenne c'est la paix ? Ukraine:  risque de "guerre totale" (François Hollande)

Les Européens s'inquiètaient des avancées sur le terrain des insurgés de Nouvelle-Russie, qui rendaient peu à peu obsolète la ligne de démarcation tracée lors des accords de Minsk, en septembre 2014. Ils craignaient que la nouvelle dégradation de la situation sur le terrain pour les forces kiéviennes ne devint incontrôlable. La chancelière allemande a implicitement reconnu devant des députés CDU-CSU l'échec de l'approche qui mêlait sanctions et négociations.

François Hollande, Angela Merkel et Vladimir Poutine se sont rencontrés à Moscou hier soir, 6 février. Les négociations ont duré près de cinq heures. Sur le fond, aucune percée n'est apparente. Les accords de Minsk de cessez-le-feu et de règlement pacifique du conflit, signés le 5 septembre dernier, et dont la majorité des douze points n'ont jamais été respectés par les signataires, continuent à servir de base aux négociations. (1)

Le président russe, en partance pour Sotchi, dans le sud de la Russie, la chancelière allemande, pour Munich, et son homologue français, pour Paris, ont laissé le soin au porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, de lire devant la presse une courte déclaration. « Les discussions ont été constructives et substantielles », a déclaré ce dernier, et pourraient aboutir à « un possible document commun » qui intégrerait les propositions du couple franco-allemand. (2)

Selon Le Figaro, l'initiative serait venue de Vladimir Poutine. Les Ukrainiens auraient été mis «devant le fait accompli», prévenus «au dernier moment» de l'existence d'un texte travaillé pendant plusieurs jours entre le couple franco-allemand et Vladimir Poutine. (3)

Lors de sa conférence de presse à Paris hier, François Hollande a déclaré que «la France ne participe pas à l’armement de l’Ukraine. La France est contre le fait que l’Ukraine intègre l’Otan». (4)

Une autre perche russe, pour l'instant encore secrète, aurait débloqué la discussion au début de la semaine et conduit la chancelière à faire enfin le voyage. Depuis plusieurs mois, Angela Merkel a durci son discours vis-à-vis de Vladimir Poutine, à qui elle aurait retiré sa confiance. Selon une source diplomatique, la dernière rencontre internationale prévue à Astana, au Kazakhstan, le 15 janvier, avait été annulée à l'initiative de l'Allemagne. «La France pensait qu'il fallait de toute façon y aller, pour maintenir le dialogue avec la Russie, même en l'absence de résultats», poursuit cette source. Si Merkel accepte de faire le voyage de Moscou, c'est qu'elle est relativement optimiste.

Les Russes, comme les Européens, craignaient que le débat sur la livraison d'armes à l'Ukraine gagnât en importance, ramenât les États-Unis dans le tableau et fît voler en éclats la prétendue unité européenne face au Kremlin. Car si la France et l'Allemagne sont très réticentes à armer Kiev, d'autres pays européens, notamment à l'est, pourraient franchir le pas.

«Depuis les accords de Normandie en juin 2014, Vladimir Poutine est très content d'avoir mis la Maison-Blanche hors jeu dans la négociation et de ne plus avoir comme interlocuteur que Porochenko et le couple Merkel-Hollande. L'Union européenne a le même intérêt à s'imposer comme le seul interlocuteur privilégié du Kremlin», commente un haut responsable européen. Vladimir Poutine aurait aussi obtenu des dirigeants européens «l'assurance» que l'Ukraine ne rentrera pas dans l'Otan.

La mesure du succès d'Angela Merkel et de François Hollande n'en reste pas moins liée au respect du protocole de Minsk de septembre 2014. Selon de premières informations, le plan de paix franco-allemand prévoirait la neutralité de l'Ukraine et une solution fédérale gelant le conflit dans l'est du pays.

 

Bogdan Bezpalko, directeur adjoint du Centre des études ukrainiennes et biélorusses à l'Université d’État Lomonossov de Moscou, a estimé avant-hier que la visite à Moscou du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel constituait "des manœuvres tactiques visant à redresser la situation provoquée par une puissante contre-offensive des insurgés". Il a supposé qu'on montrera une "forte aspiration à la paix, à la médiation, à la préservation de la vie, mais de facto il s'agira simplement d'une pression sur les insurgés par le biais de Moscou".

 

En déplacement ce matin à Tulle pour la pose de la première pierre d'un cinéma, François Hollande a évoqué les négociations de paix avec la Russie sur l'Ukraine. "Je pense que c'est une des dernières chances. (...) Si nous ne parvenons pas à trouver un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario: il a un nom, il s'appelle la guerre", a-t-il déclaré. (5) Jeudi 5 février, tout en écartant pour l'heure toute livraison d'armes aux forces ukrainiennes à la différence des Etats-Unis, François Hollande avait pour la première fois parlé de guerre : "Nous sommes dans la guerre et dans une guerre qui peut être totale. [...] "On est passé en quelques mois de ce qui était un différend à un conflit et d'un conflit à la guerre." Interrogé sur une éventuelle livraison d'armes aux forces ukrainiennes à l'heure où débat est lancé aux Etats-Unis, il a répondu : "La France ne rentre pas dans le débat de la fourniture des armes". Il a par ailleurs répété que la France n'était pas favorable à l'entrée de l'Ukraine dans l'Otan. (6)

 

Les autorités ukrainiennes ont lancé en avril 2014 une opération militaire dans le sud-est ukrainien contre les habitants de la région révoltés par le coup d’État de février 2014. Selon les dernières informations de l'Onu, ce conflit a déjà fait plus de 5 300 victimes civiles. Depuis le 9 janvier l'intensité des bombardements sur la région a augmenté, de même que le nombre de victimes. (7)

 

Le coup d'Etat à kiev soutenu et financé par les Occidentaux, a unilatéralement renversé l'ex président Ianoukovitch en février 2014. Le nouveau gouvernement atlantiste compatible a aussitôt déclaré les régions insoumises de l'est de l'Ukraine, qui ne reconnaissaient par le putsch (et souhaitaient à ce moment une fédéralisation de l'Ukraine et non encore une séparation), de "terroristes". Il a lancé en avril 2014 l'opération dite "antiterroriste". Le 2 mai, 38 russophones étaient brûlées vifs à Odessa. Le 9 mai, des personnes étaient abattues par ames à feu en plein rue à Marioupol (région de Donestk).  Cette opération a engendré un conflit militaire en Europe meurtrier (tirs interdits de bombes au phosphore blanc par l'armée ukrainienne contre les populations civiles). Les assauts de l'armée ukrainienne ont fait plus de 2500 civils tués selon des chiffres de l'ONU publiés en septembre 2014.

 

Serguei Lavrov, ministre des affaires étrangères russe, a laissé peu d'espoir quant à un accord prochain. Alors qu'Angela Merkel avait dénoncé le non-respect par Moscou des accords d'Helsinki sur l'inviolabilité des frontières en Europe, Sergueï Lavrov a critiqué les Etats-Unis, qui, selon lui, ne respectent pas les traités de non-prolifération de missiles intercontinentaux. M. Lavrov juge que l'Union européenne « a soutenu un coup d'Etat » en Ukraine, qui a débouché sur le départ du président Ianoukovitch. Il a également dénoncé « l'épuration ethnique » à laquelle se livrerait l'actuel gouvernement ukrainien et a reproché à l'Occident de ne pas réagir à « l'éradication des juifs et des Russes » à laquelle on assisterait, selon lui, en Ukraine. (8)

 

Pendant que le président dit "ukrainien" Porochenko recevait d'Obama l'ordre de poursuivre les tactiques répressives en même temps qu'il signait le 5 septembre la "paix de Minsk", l'Union européenne ratifiait l'accord d'association UE-Ukraine le 16 septembre, lors de la session du parlement européen à Strasbourg. (9)

 

Depuis le début du conflit en avril 2014, près d'un million de personnes ont dû quitter leurs foyers depuis, rapporte l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Au total, cinq millions de personnes ont été touchées par le conflit.

 

Notes

 

(1) Ukraine : dialogue «constructif» sur un projet de plan de paix, Le Figaro, par Pierre Avril, Mis à jour le 07/02/2015 à 00:06, Publié le 06/02/2015 à 19:53 http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/06/01003-20150206ARTFIG00370-hollande-et-merkel-en-mission-de-paix-au-kremlin.php

(1) Mission inachevée pour la paix en Ukraine, Le Monde | 07.02.2015 à 10h06 • Mis à jour le 07.02.2015 à 10h57, http://www.lemonde.fr/international/article/2015/02/07/mission-inachevee-pour-la-paix-en-ukraine_4571914_3210.html

(3) http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/05/01003-20150205ARTFIG00451-hollande-et-merkel-en-emissaires-de-paix.php

(4) http://fr.sputniknews.com/international/20150205/1014369543.html

(5) Ukraine: "une des dernières chances" de trouver un accord, sinon c'est la "guerre" (Hollande), Le Figaro.fr avec AFP, Mis à jour le 07/02/2015 à 11:20, Publié le 07/02/2015 à 11:12 http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/07/97001-20150207FILWWW00038-ukraine-c-est-une-des-dernieres-chances-de-trouver-un-accord-sinon-c-est-la-guerre-hollande.php

(6) Ukraine : face au risque de "guerre totale", Hollande s'invite à Kiev et à Moscou, (video) Lci.tf1.fr , le 05 février 2015 à 12h04 , mis à jour le 05 février 2015 à 12h11. http://lci.tf1.fr/politique/ukraine-face-au-risque-de-guerre-totale-hollande-s-invite-a-kiev-8559522.html

(7) http://fr.sputniknews.com/international/20150205/1014386889.html#ixzz3QtG87Amw

(8) Ukraine : peu d'espoir que les négociations de paix aboutissent, Le Monde.fr, 07.02.2015 à 11h47, http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/07/ukraine-merkel-estime-qu-il-n-est-pas-certain-que-les-negociations-de-paix-aboutissent_4572025_3214.html

(9) L’Ukraine et l’UE ratifient un accord d'association « historique », Le Monde | 16.09.2014 à 16h20 Mis à jour le 16.09.2014 à 16h44 | Par Claire Gatinois, http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/09/16/l-ukraine-et-l-ue-ratifient-un-accord-d-association-historique_4488496_3214.html

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 20:50
Ukraine : Les indépendantistes rejettent les "pourpalers de paix" de Minsk recherchés par Kiev

Les pourparlers de paix entre Kiev et les séparatistes prorusses, avec la participation de la Russie et de l'OSCE, qui avaient débuté samedi à Minsk avec devaient conclure une trêve contraignante (1). Il se sont terminés sans accord.

Les pourparlers de paix se sont achevés ce soir sans l'accord de cessez-le-feu espéré par les Occidentaux.

L'émissaire de la république de Donetsk Denis Pouchiline a reproché à Kiev d'"insister sur la ligne de partage établie en septembre" par les accords de Minsk alors que les séparatistes ont considérablement gagné du terrain depuis.

Les forces indépentantistes avaent lancé une contre-attaque le 22 janvier (2) suite à une offensive des troupes kiéviennes et notamment des unités de réserve ordonnée par le président ukrainien Porochenko le 20 janvier (3).

La veille, le 19 janvier, le boucher de Kiev rejeta le nouveau plan de paix de Vladimir Poutine et relança l'offensive contre les indépendantistes. (4)

Jusque-là, au 12 janvier, la ligne de front n'avait absolument pas bougé. (5)

Le président ukrainien Porochenko était à la marche républicaine du 11 janvier à Paris

Le président ukrainien Porochenko était à la marche républicaine du 11 janvier à Paris

Ces derniers jours, les présidents russe Vladimir Poutine, français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel avaient dit espérer, lors d'un entretien téléphonique, la conclusion d'un "cessez-le-feu rapide".

Ce samedi 31 janvier, l'armée ukrainienne a déploré la mort de 15 soldats en 24 heures, l'un des pires bilans journaliers depuis le début du conflit il y a neuf mois qui a fait plus de 5.000 morts. La veille, au moins 24 personnes dont 19 civils ont péri dans l'Est.

Selon l'armée ukrainienne, les combats faisaient rage samedi aux abords de la ville stratégique de Debaltseve, sur la route reliant Donetsk à Lougansk. Un responsable militaire séparatiste, Edouard Bassourine, a pour sa part affirmé que les rebelles avaient "encerclé" les forces ukrainiennes, soit 8.000 hommes au total, présentes à Debaltseve.

Plusieurs médias ukrainiens comparent la bataille de Debaltseve à la "tragédie" d'Ilovaïsk, quand, en août, des troupes kiéviennes ont été encerclées par les indépendantistes et plus de 100 militaires ont été tués.

L'armée ukrainienne a fait état samedi de combats à Vougleguirsk, dont la conquête par les rebelles signifierait un encerclement quasi-total de Debaltseve.

Alors que le coup d'Etat américain en Ukraine est de mieux en mieux connu, dans un entretien avec l'hebdomadaire ukrainien Dzerkalo Tyjnia paru samedi, l'ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine Geoffrey Pyatt a souligné que les Etats-Unis n'avaient "pas épuisé tous les moyens pour faire payer à la Russie le prix" pour son rôle dans le conflit ukrainien (sic). 

L'Union européenne a de son côté accru cette semaine la pression sur la Russie, en prorogeant de six mois les sanctions. (6)

Un "document contraignant sur un cessez-le-feu immédiat et le retrait des armes lourdes de la ligne de contact" aurait dû être signé à Minsk qui avait déjà été le lieu de la conclusion des premiers accords de paix en septembre 2014.

 

Notes

 

(1) Ukraine: pourparlers entre Kiev et séparatistes, Le Figaro avec Afp, Mis à jour , Publié http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/01/31/97001-20150131FILWWW00100-ukraine-pourparlers-entre-kiev-et-separatistes.php

(2) http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-attaques-massives-des-forces-independantistes

(3) http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-kiev-fait-monter-en-ligne-ses-reserves

(4) http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-combats-acharnes-dans-peski-et-vers-avdeevka-secteur-de-donetsk

(5) http://www.nationspresse.info/mondialisme/atlantisme/ukraine-donbass-la-treve-est-morte-kiev-pilonne-les-populations-sans-defense

(6) http://www.ladepeche.fr/article/2015/01/31/2040941-ukraine-debut-pourpalers-paix-minsk-entre-kiev-separatistes.html

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 17:21
Un député ukrainien avait révélé à l’avance le complot américain du coup d’Etat – Vidéo et transcription

TRANSCRIPTION :

 
- Le député Oleg Tsarov a la parole! 
 
Honorables collègues,
Honorable Vladimir Vasilievitch,
 
Dans mon rôle en tant que représentant du peuple ukrainien, des militants de l’organisation se sont adressés à moi et m’ont fourni des preuves claires que sur notre territoire, avec le soutien et la participation directe de l’ambassade américaine à Kiev le projet « TechCamp » est mis en place en vertu duquel des préparatifs sont en cours pour une guerre civile en Ukraine. 
 
Le projet « TechCamp » prépare des spécialistes pour une guerre de l’information utilisant les médias modernes pour discréditer les institutions étatiques et des révolutionnaires potentiels pour organiser des manifestations et le renversement de l’État de droit. 
 
Le projet est actuellement supervisé et sous la responsabilité de l’ambassadeur américain en Ukraine: Geoffrey R. Pyatt. 
 
Après ma conversation avec l’organisation « Volya », j’ai appris qu’ils ont réussi à accéder aux installations du projet  » TechCamp » en se faisant passer pour une équipe de spécialistes de l’informatique.À leur grande surprise, des séances d’information sur les particularités de l’utilisation des médias modernes ont eu lieu.
 
Des instructeurs américains leur ont expliqué comment les réseaux sociaux et les technologies de l’Internet peuvent être utilisés pour la manipulation ciblée de l’opinion publique ainsi que pour activer le potentiel de protestation et pour provoquer des troubles violents sur le territoire de l’Ukraine par la radicalisation de la population et le déclenchement de luttes intestines.
 
Les instructeurs américains montrent des exemples d’utilisation réussie des réseaux sociaux pour organiser des manifestations en Égypte, Tunisie et Libye.

 

Les représentants de « TechCamp » délivrent actuellement des conférences à travers toute l’Ukraine.

Un total de cinq événements ont eu lieu jusqu’à présent.

Environ 300 personnes ont été formées comme agents, et sont maintenant actifs dans toute l’Ukraine.

La dernière conférence « TechCamp » a eu lieu les 14 et 15 Novembre 2013 en plein cœur de Kiev sur le territoire de l’ambassade des États-Unis!

Vous me dites quel pays dans le monde permettrait à une ONG de fonctionner à l’ambassade des États-Unis? C’est irrespectueux envers le gouvernement ukrainien et envers le peuple ukrainien !

Je lance un appel aux autorités constitutionnelles de l’Ukraine avec la question suivante:

Est-il concevable que des représentants de l’ambassade des États-Unis organisent les Conférences « TechCamp » en abusant ainsi de leur mission diplomatique ?

Laissez-le parler!

continuez!

La Résolution de l’ONU du 21 Décembre 1965 réglemente le caractère inadmissible de toute ingérence dans les affaires intérieures d’un État de façon à protéger son indépendance et sa souveraineté conformément aux paragraphes un, deux et cinq.

Je vous demande de considérer cela comme une requête de mener une enquête sur cette affaire.

Merci!

Source -
 
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 14:29

Ces dernières semaines, certains hauts responsables européens ont émis des déclarations contradictoires concernant plusieurs épisodes de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, le premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a affirmé que "l'Allemagne nazie avait été envahie par l'URSS".

 

Le ministre polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a déclaré que le camp de la mort d'Auschwitz avait été libéré "par des Ukrainiens et non par des Russes".

 

Vladimir Poutine a dénoncé ces tentatives de réécrire l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

 

"Vous êtes au courant des déclarations absurdes, voire honteuses, de certains de nos adversaires, auxquelles ils recourent pour contenir la Russie et réécrire l'histoire. Nous devons certes y résister et nous opposer à ce flux de mensonges flagrants, de falsifications et de déformations des faits historiques", a indiqué le chef du Kremlin lors d'une réunion avec les dirigeants des régions russes.

 

Source : Sputnik, 13:32 29.01.2015 (mis à jour 13:56 29.01.2015) http://fr.sputniknews.com/international/20150129/1014179393.html

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:40

Signe éloquent des tensions entre la Russie et l’Occident et de l’indépendance croissante de Moscou, Vladimir Poutine n'a pas assisté mardi 27 janvier au 70e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz (Pologne) par l’Armée Rouge (27 janvier 1945). (1) Pour l'occasion, une cérémonie officielle, Journée Internationale de commémoration de l’Holocauste, a été organisée durant laquelle 42 pays furent représentés, dont la France. Elle fut suivie en direct à partir de 14 heures sur France 2. (2)

 

Dans son message adressé à tous les participants à la cérémonie, le Président de la Fédération de Russie a notamment souligné :

 

« L’Holocauste a été l’une des pages les plus tragiques et les plus honteuses de l’histoire humaine. Des millions de personnes innocentes ont été victimes des nazis, ont vécu l’enfer des camps de la mort et ont été fusillés, torturés, et sont morts de faim et de maladie. L’Armée Rouge a mis un terme à ces atrocités et à cette barbarie impitoyable et a sauvé non seulement le peuple juif, mais également les autres peuples d’Europe et du monde.

 

Nous devons toujours garder fermement à l’esprit que toute tentative de réécrire l’histoire et la contribution de notre pays à la grande victoire reviendrait à justifier les crimes du nazisme et ouvrirait la porte à la réémergence de cette idéologie meurtrière. Oublier les leçons de notre passé commun pourrait conduire à une répétition de ces terribles tragédies. Il est donc de notre devoir de défendre la vérité sur les événements de la Seconde Guerre mondiale et de défendre les réalisations, la dignité et la réputation de ceux qui vivent et de ceux qui ne sont plus.

 

C’est notre devoir et c’est une question d’honneur auprès des générations à venir. »

 

Les commémorations se firent sans Vladimir Poutine. (3) Le président russe a annoncé jeudi (22 janvier NDLR.) qu'il ne souhaitait pas participer aux cérémonies, affirmant qu'il n'a pas été officiellement invité par le musée du camp d'Auschwitz. La Russie fut donc représentée par le chef de l'administration présidentielle, Sergueï Ivanov. (4)

 

En fait, aucune invitation officielle n'a été envoyée, les dirigeants qui souhaitaient se rendre à la cérémonie ont été appelés à se faire connaître. "Il y a eu une lettre du directeur du musée (d'Auschwitz) adressée à l'ambassadeur (de Russie en Pologne, NDRL) qui annonçait que ces cérémonies auraient lieu et que si on voulait y participer, il fallait faire savoir qui pourrait venir", a déclaré Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à Moscou. "Une invitation de ce genre ne prévoit pas de réponse obligatoire", a ajouté le chef de la diplomatie russe.

 

Sources

 

(1) http://sayed7asan.blogspot.com/2015/01/message-de-vladimir-poutine-loccasion.html

(2) http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/auschwitz/direct-suivez-les-ceremonies-du-70e-anniversaire-de-la-liberation-d-auschwitz_807411.html

(3) http://www.bfmtv.com/international/poutine-grand-absent-des-ceremonies-du-70e-anniversaire-de-la-liberation-d-auschwitz-858899.html

(3) http://www.bfmtv.com/societe/le-monde-commemore-le-70e-anniversaire-de-la-liberation-d-auschwitz-859593.html

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:22

«Sur l’Ukraine, l’Europe s’est complètement trompée»

Selon Hélène Carrère d’Encausse, l’Europe s’est trompée sur toute la ligne dans la gestion de la crise ukrainienne et de ses relations avec la Russie.

L’historienne française spécialiste de la Russie, Hélène Carrère d’Encausse, était de passage à Genève ce mardi. Invitée par le Centre européen de culture, la Société des membres de la légion d’honneur et le Cercle français de Genève, elle a évoqué les conséquences de la crise ukrainienne. Connue pour sa liberté de parole et son indépendance d’esprit, l’académicienne n’a pas mâché ses mots.

Faut-il s’inquiéter de la reprise des combats autour de l’aéroport de Donetsk? Jusqu’où cela peut-il aller?

L’enjeu, ce n’est pas l’aéroport de Donetsk. Derrière l’assaut lancé par le gouvernement ukrainien et le président Porochenko, il y a surtout le désir de voir les Occidentaux et l’OTAN s’investir plus loin en prétextant une intervention russe.

Que doit faire l’Europe pour sortir de cette impasse? A quel moment s’est-elle trompée?

Depuis la révolution orange de 2004, l’Europe s’est complètement trompée. La Commission européenne a mal travaillé. Elle a été incapable de comprendre la situation. Elle n’a jamais tenu compte des éléments réels. Elle a traité avec l’Ukraine mais pas avec la Russie. Au fil des ans, cela s’est aggravé. Le partenariat oriental qui excluait les Russes a été une très mauvaise affaire. Quand Vladimir Poutine a dit, il y a quelques jours, qu’il respectait et reconnaissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine, l’Europe aurait dû se réveiller. C’était une déclaration fondamentale. Personne n’a bougé.

Que fallait-il faire?

C’était le moment de faire un geste en levant quelques sanctions. Au lieu de cela, on est resté sur la même ligne. Je crois que François Hollande a compris que la Commission européenne n’avait fait que des sottises. C’est à lui, et accessoirement à la chancelière Angela Merkel, de reprendre la main. Il avait déjà commencé à le faire lors de la commémoration du débarquement en Normandie le 6 juin dernier mais il n’avait pas été soutenu. Il faut relancer une médiation conduite par la France et l’Allemagne. Et surtout, que les Etats-Unis ne s’en mêlent pas.

Quelle est la marge de manœuvre de Vladimir Poutine?

Il n’en a presque pas. Il réagit à ce qui se passe en tirant parti des circonstances. D’un côté, il y a les sanctions. De l’autre côté, il y a des russophones en Ukraine orientale qui lui demandent assistance. Il ne peut pas laisser tomber ces gens, même son opinion publique ne lui pardonnerait pas. Voilà le problème. C’est pour cela qu’il attend un geste des Occidentaux. Une négociation ça se fait à deux. Il a dit qu’il ne toucherait pas à la territorialité de l’Ukraine. Il est obligé d’attendre que le président Porochenko reconnaisse qu’il ne peut pas entrer dans l’OTAN. Il faut trouver un statut pour l’Ukraine orientale.

Source: «Sur l’Ukraine, l’Europe s’est complètement trompée», Tribune de Genêve, 20.01.2015

http://www.tdg.ch/monde/europe/Sur-l-Ukraine--lEurope-sest-completement-trompee/story/11092422

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