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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 18:44
10/07/2007 18:14
 
ROME, 10 juil 2007 (AFP) - L'Eglise se durcit pour reconquérir l'Europe (philosophe)

Le philosophe athée Paolo Flores D'Arcais, directeur de la revue italienne MicroMega qui a publiquement débattu en 2000 avec le futur Benoît XVI, estime que le "durcissement" de l'Eglise catholique fait partie de sa "stratégie de reconquête intellectuelle" de l'Europe.

 Q - Pourquoi dénoncez-vous une fermeture au débat du Vatican ?
R - "Il existe en Italie une tradition de la controverse intellectuelle. En 2000, l'année du jubilé chrétien, le cardinal Joseph Ratzinger, qui est aujourd'hui pape, avait publiquement débattu avec moi sur l'existence de Dieu. Il y a eu des occasions de controverse avec d'autres cardinaux. Mais aujourd'hui, j'ai la nette impression que l'Eglise se soustrait à la confrontation critique. Un exemple: cette année pour le festival de philosophie de Rome, une initiative qui attire un très vaste public, aucun prélat n'a répondu à notre invitation. Il y a peu, si on ne les avait pas invités, ils auraient dénoncé un extrémisme laïciste".
Q - Comment l'expliquez-vous?
R - "Le Vatican développe aujourd'hui une stratégie cohérente de reconquête intellectuelle de l'Europe, contre ce que Ratzinger appelle "le relativisme" des sociétés modernes, conséquence de l'esprit des Lumières. Le pape vit comme un désastre, comme une menace grave pour la société, cette prétention de l'homme à l'autonomie par rapport au divin. Et l'Italie est la base de cette reconquête car elle est le maillon faible de la sécularisation: l'Eglise y garde de nombreux relais, comme on peut le voir en politique. En Espagne le choc est frontal entre l'Eglise et la politique laïque de José Luis Zapatero. En France, laïque par tradition, les choses sont beaucoup plus difficiles pour l'Eglise".
Q - L'Eglise a-t-elle des chances de regagner le terrain perdu?
R - "Ratzinger pense que l'Europe a une chance de se sauver si elle renoue avec son identité chrétienne. Non pas pour combattre l'islam, comme on le pense souvent: le fameux discours de Ratisbonne qui a provoqué une telle émotion dans le monde musulman n'était pas dirigé contre l'islam, il proposait au contraire une sorte d'alliance sacrée des religions contre le "nihilisme" issu des Lumières. Mais dans cette alliance, la religion chrétienne est vue comme détenant l'entière vérité alors que les autres ne représenteraient que des vérités partielles. Et l'islam s'est senti mis en cause par ce discours parce qu'il a la même prétention à la primauté de la vérité.
Cette stratégie de reconquête peut s'appuyer sur la crise des démocraties occidentales qui n'ont pas rempli leurs promesses, ainsi que sur l'insécurité mondiale et sur l'effondrement des grands espoirs idéologiques".
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 15:43

La Gazette royale, dans son n° 109, indique que L’Union des Cercles Légitimistes de France ouvre un nouveau site internet : www.uclf.org

"Sans interférer en rien avec les initiatives, déjà prises en ce domaine, ce nouveau site a l’ambition de devenir

“le site de tous les Cercles” et une référence “légitimiste” en France.

Le site www.monarchie-fr.org” continue de fonctionner, sa vocation étant, désormais, d’enrichir, développer et de tenir à jour la “bibliothèque virtuelle” déjà constituée."

(
La Gazette royale, octobre, novembre, décembre 2006, n° 109, p. 4).

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 16:22
Via le Salon Beige

Commentaire d'Yves Daoudal :

"Dans les soirées électorales à la télévision, il y avait un grand absent : le score de l’abstention. Personne n’en parlait. Il s’agit pourtant d’un nouveau record : 40,01%. Les abstentionnistes sont donc très largement devant l’UMP, qui a recueilli moins de 27% des voix des citoyens, et devant le PS, qui en a recueilli moins de 25%." 

"Cette situation devrait interpeller les commentateurs et faire l’objet d’interrogations sur le fonctionnement de notre démocratie. Il n’en est rien. Tout le monde se comporte comme s’il était normal que la « représentation nationale » ne représente que 6 Français sur 10." 

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10 juin 2007 7 10 /06 /juin /2007 13:57

Hormis le vote "Alliance Royale", l'abstention est aujourd'hui la meilleure occasion et la manière la plus efficace pour nous d'exercer notre devoir civique. Geste plus fécond pour l'avenir, il envoie un signal clair, certain et lisible à l'oligarchie en place qui nous élimine méthodiquement au nom des intérêts économiques et d'argent d'une petite clique... Il constitue surtout le droit et je dirais même le devoir de résistance à l'oppression (article 35 de la Déclarattion des Droits de l'Homme...)

LEMONDE.FR avec AFP
| 10.06.07 | 13h48, "A la mi-journée, le taux de participation s'élève à 22,56%", indique que "Le taux de participation au premier tour des élections législatives s'élevait, à la mi-journée, à 22,56 % en métropole, soit un chiffre légèrement supérieur à celui du premier tour du scrutin législatif en 2002 (19,61 %), et inférieur à celui du premier tour de l'élection présidentielle de 2007 (31,21 %). 

A midi, les départements les plus "civiques" avaient été le Maine-et-Loire, la Haute-Loire (31,15 %), la Haute-Corse (30,56 %), l'Aude (30,20 %) et l'Ardèche (30,07 %). Dans une grande majorité des départements, la participation s'inscrivait en hausse par rapport il y a cinq ans, parfois dans des proportions importantes. Ainsi, dans le Sud-Est, elle progressait de quelque 7 points dans les Alpes de Haute-Provence, la Haute-Corse, ou l'Hérault, de près de 5 points dans les Bouches-du-Rhône ou les Alpes-Maritimes. Dans l'Ouest, même tendance avec des hausses spectaculaires en Maine-et-Loire où 31,40 % des électeurs avaient voté (+14), en Indre-et-Loire (+9), dans le Finistère, dans l'Orne, et dans la Sarthe,

Dans une vingtaine de départements, la participation était toutefois moindre qu'en 2002, une baisse dépassant rarement les deux points, si ce n'est dans les Deux-Sèvres, le département de Ségolène Royal, où elle était de 3,5 points (23,01 % de participation).

La région parisienne et la capitale, où les bureaux ferment à 20 heures, avaient très peu voté à midi, et dans tous les départements d'Ile-de-France, hormis les Hauts de Seine, moins qu'en 2002. Le taux de participation n'était que de 12,5 % dans le Val de Marne, 13,29 % en Val d'Oise, 14,76 % en Seine-St-Denis, 15,04 % en Seine-et-Marne, 15,06 % en Essonne, 15,71 % dans les Hauts-de-Seine et 16,22 % à Paris.

Samedi, en Guadeloupe, l'abstention s'élevait à près de 66 %, en Martinique, 65 % et en Guyane, 60 %. Les Français des DOM-TOM ont voté un jour avant ceux de la métropole mais à Paris comme dans les DOM-TOM, les résultats ne seront connus qu'à partir de dimanche soir 20 heures.

Depuis 1988, le taux de participation aux législatives a toujours été inférieur à 70 %. A la mi-journée, il avait été de 19,7 % en 2002, de 22,65 % en 1997, de 21,41 % en 1993 et de 22,25 % en 1988. Traditionnellement plus élevée aux législatives que lors de la présidentielle, l'abstention devrait, encore une fois, être nettement supérieure aux 16 % enregistrés lors du scrutin présidentiel.

Elle donnera la mesure d'une possible démobilisation des électeurs. 

Le Figaro, "Législatives : 22,56% de participation à midi", Publié le 10 juin 2007, mentionne quant à lui que "A la mi-journée, les Français ont été moins nombreux à se rendre aux urnes pour choisir leurs 577 députés que pour l’élection présidentielle."
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 16:05

Un ouvrage que tous les nationalistes doivent connaître: le Manifeste politique et social du colonel  Pierre Chateau-Jobert (1912-2005). Je mets en ligne quelques extraits, afin de porter à la connaissance de tous, des faits qui, aujourd'hui encore continuent d'être soigneusement cachés par le Système.

"Si le peuple voulait prendre conscience de ce qui se trame contre lui il se demanderait, devant l'imminence du danger, comment on a pu en arriver là sans qu'il s'en aperçoive. Il serait effrayé de la malignité d'un adversaire qui, depuis des siècles, prépare 'à petits pas' l'asservissement de l'humanité.

... Ces deux conception, communisme et libéralisme technocratique, aboutissent l'une et l'autre à une exploitation de l'homme en lui refusant le respect de ses droits.

Ce mal, depuis longtemps, a pour nom la "Révolution". ... en France, le "Système" se remplace par lui-même à tous les changements de gouvernement ou de République. Ce système inexorablement mène la France à sa perte: une France déjà réduite à son 'hexagone' métropolitain, qui lui-même sera bientôt désintégré dans un ensemble plus grand; une France dans laquelle les Français ont perdu la liberté de s'exprimer et bientôt la
liberté de penser; une France dans laquelle les Français sont prêts pour l'esclavage.

... Ainsi le Français, par exemple, ne connaît qu'une Révolution: celle de 1789, dont il n'est pas peu fier parce qu'on lui a toujours caché l'origine et le véritable but du renversement de l'ordre existant.

Il ne fait pas de doute que cette révolution a entraîné nombre d'hommes de bonne foi qui se félicitèrent d'une
'déclaration des droits de l'homme' et d'un renversement des princes régnants pour faire place à des républiques. Mais, dépassant le contexte du moment, cette révolution apparaît bien comme l'expression d'une force voulant rejeter tous les aspects d'un ordre subordonné à la morale [Exemple: déclaration de Jacques Chirac au Journal du Dimanche, avril 1995  : "non à une loi morale qui primerait la loi civile"]. Et là est le véritable objectif de la 'Révolution'. Trompés par d'habiles propos, les hommes crurent que les idées révolutionnaires leur apportaient des notions toutes nouvelles: la liberté, l'égalité, la fraternité (alors que, depuis des siècles, nombre d'autorités spirituelles s'efforçaient d'en faire prendre une conscience très exacte et, celle-là non déformée). [Lire La corruption de la liberté par les libéraux].

L'idée de révolution est alors devenue synonyme de 'progrès' civilisateur; cette idée a franchi les frontières et les peuples s'y sont laissé prendre, alors qu'en réalité, derrière ces apparences, se trouvaient sapés les principes de morale, d'autorité, de responsabilité, qui sont les seules vraies garanties contre les abus des puissants.

Ce ne sont pas les peuples qui gagnaient, ce sont ces puissances qui maintenant s'appellent communisme ou capitalisme d'Etat, celui-ci n'ayant qu'un but: le profit, celui-là qu'un dessein: l'asservissement des hommes fondus en une masse où l'individu ne compte plus.

Selon une tactique maintenant bien connue, c'est l'homme lui-même qui a été incité à réaliser, et dans l'enthousiasme, les premières 'victoires' qui sont en réalité celles de ses ennemis.

... Est 'Révolution' tout ce qui va contre l'ordre naturel et qui, en particulier, s'oppose à la dignité de l'homme, à ses droits, et à l'exercice de ses devoirs en tant qu'homme mais aussi en tant que membre d'une société ou d'une nation.

... Ce travail est un manifeste car la documentation utilisée est cimentée par un esprit de combat. Et ce travail a été fait moins pour lui-même que pour définir la base de ce combat: Il faut démasquer la Révolution partout où elle se niche, et notamment dans les gouvernements qui officiellement l'ignorent. Il faut substituer du Contrerévolutionnaire à tout ce qui gangréné par la Révolution.

La France... Pour elle c'est le temps d'une honte devenue insupportable: Qu'un certain clergé progressiste pactise avec l'ennemi, que l'armée se déculotte pour mieux se faire fouetter, que le peuple soit maintenu dans une ignorance totale du drame que vit le pays, que les gouvernants et la presse tournent en dérision la vérité, que la France soit trahie et qu'on lui demande de dire merci, voilà qu'il suffit.

Il faut en arriver à décrasser le pays de sa pourriture morale principalement sous son aspect politique. Cela exige des solutions de force. Et d'abord, c'écarter de nos rangs, ceux qui ont des attaches avec certaines sectes, certains réseaux ou partis favorisant le jeu de la subversion.

... Le Manifeste établit la base commune acceptable pour tous et sur laquelle doit se faire l'unité du mouvement. Il définit une conception de l'homme et une conception de la société. Il réfute les argumentations révolutionnaires. Ils 'accroche à ce qu'il y a de plus élevé. On est POUR ou on est CONTRE la Révolution. Il n'y a pas de moyen de tricher.

LA LOI NATURELLE, FONDEMENT DE LA DOCTRINE POLITIQUE ET SOCIALE

Le fondement de la doctrine repose sur la LOI NATURELLE.

Vivant dans un monde donné, l'homme n'est pas indépendant visà-vis de ce monde; il n'est pas indépendant vis-à-vis de la nature de ce monde. S'il veut vivre, toutes ses activités doivent respecter la loi naturelle qui le pousse, par exemple, à s'organiser en société: il peut transgresser cette loi pendant un temps sans en apercevoir imméditament les conséquences. Mias celles-ci se manifestent toujours. ... L'homme ou la société peuvent repousser un temps la loi naturelle et se croire indépendants; mais en fin de compte ils y perdront une sécurité, une quiétude, un bonheur qui s'offre à eux.

... L'acceptation de la loi naturelle doit amener au respect d'un ORDRE NATUREL, lequel met toutes choses à leurs places. L'ordre naturel est celui qui découle de la nature des choses, telles qu'elles ont été créées. Cet ordre naturel n'est pas à créer ou à imaginer. Il existe. Il est la manifestation de la loi naturelle dans le monde. Il est l'Ordre des phénomènes physiques, biologiques, physiologiques, etc. mais aussi l'Ordre intelelctuel, psychologique, familial, social, économique, politique, etc. Certains hommes peuvent user de leur liberté pour le nier ou s'efforcer de le détruire, par suite d'une véritable perversion de l'intelligence; mais il existera toujours et sera d'ailleurs toujours inscrit confusément au coeur même de l'homme.

... L'ordre naturel, c'est l'état auquel doit tendre le monde pour assurer à l'homme le développement le meilleur, le plus ample, et le plus facile de ses facultés, de ses aspirations légitimes, de ses intérêts temporels et spirituels. L'ordre naturel comme la loi naturelle, comprend un principe spirituel
[Principe spirituel que la révolution s'acharne à extirper de la nature de l'homme].

Cette base d'accord entre tous a pour fondement la Loi naturelle. Très ferme dans ses principes essentiels, très souple dans ses applciations, elle est vraie en tout temps, en tous lieux. Elle nous apporte:

- Une conception de l'homme;

- Une conception de l'économie scoiale;

- Une conception de la communauté humaine."

(Pierre Chateau-Jobert, Manifeste politique et social, Diffusion de la Pensée française, Chiré-en-Montreuil 1973).

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 09:14
Heureuse initiative du président du Front national, Jean-Marie Le Pen prône l'abstention au deuxième tour. Un catholique ne peut de toute façon voter ni pour Ségolène Royal ni pour Nicolas Sarközy, les deux prônant la culture de mort (voir l’abstention envisagée par Benoît XVI pour d’impérieux motifs moraux et les "points non négociables" selon Benoît XVI).
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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 11:07

Catholiques en campagne, 28-03-2007

Ségolène Royal fait chanter la marseillaise et déclare que l’identité n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite. Nicolas Sarkozy veut faire de l’identité un ministère mais réduit l'identité de notre pays à la "citoyenneté républicaine" excluant de ce fait, Louis XIV, François Ier et Jeanne d'Arc. Son condisciple Philippe Douste-Blazy note pour sa part que le "Maghreb fait pleinement parti de l'identité française".

Identité !

Le terme était autrefois le domaine réservé de Le Pen. Il était interdit de s'interroger sur le destin de la nation française. Elle devait être multiraciale, multiculturelle et multiconfessionnelle forcément, sous peine d'être raciste et xénophobe.

Aujourd'hui, l'identité nationale revient à la mode, à la faveur des élections. L’heure est surtout venue de nous rappeler qui nous sommes, et d’en éprouver de la fierté. Car ce sont avant tout des questions d’ordre culturel et religieux que nous pose l’immigration.

"Il ne faut pas se payer de mots. C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne" rappelait le général de Gaulle.

Parce qu’elles n’a voulu qu’"intégrer" et non "assimiler", la société française se désintègre. Les communautés ethniques prennent le pas sur la communauté nationale. La société multiethnique est devenue multiconflictuelle.

Car comment assimiler un étranger au vide ? Comment lui donner envie de devenir ce qui s'est évanoui ? Voire de ce qu’on a renié à coup de repentance ? On a interdit au peuple français de défendre "son identité ", mais encouragé toutes les autres identités du monde à se défendre, qu'elles soient kosovars, palestiniennes, tibétaines ou baltes.

Ce qui maintiendra unie notre nation, c’est la transmission et le partage d’un socle solide de valeurs communes. Il nous faut retourner à la souche, et pour cela nous replonger dans notre histoire millénaire de fille aînée de l’Église. C’est là, au cœur de cette identité chrétienne qui a fait naître et grandir notre peuple, et que nous avons depuis trop de temps enfouie, que se trouvent les ressources fécondes de notre rayonnement à la face des nations et de notre générosité envers l’étranger.
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 22:25

Via le Salon Beige

Eric Zemmour dans Le Figaro (De Gaulle, Jaurès et l'identité française, Publié le 15 mars 2007) reprend la phrase de de Gaulle définissant l'identité française: « Il ne faut pas se payer de mots. C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

"Ces propos seraient sans doute qualifiés « d'ignobles » par Ségolène Royal ; et de « dangereux » par François Bayrou"...

Et Zemmour de s'interroger fort justement sur le vide de l'identité française laissé par la république : "Il est, depuis trente ans, interdit de s'interroger sur le destin de la nation française. Multiraciale, multiculturelle, multiconfessionnelle, forcément, sous peine d'être raciste et xénophobe. Mais comment peut-on assimiler un étranger au vide ? Comment lui donner envie de devenir ce qui s'est évanoui ? [L'aporie "républicaine" et "laïque" dans toute sa splendeur !  Un grand bravo - une fois n'est pas coutume - à Eric Zemmour pour cette découverte!] La gauche interdit au peuple français de défendre «son identité», mais encourage toutes les autres identités du monde à se défendre, qu'elles soient kosovars, palestiniennes, tibétaines ou baltes. La droite, souvent, ne veut pas voir que sa vision du capitalisme, qu'elle juge si archaïque, fait aussi partie de l'identité française."

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 13:40

Les idées royalistes sont éminemment modernes, ne serait-ce que par les qualités bénéfiques que la monarchie conférerait à l’Etat :

  • unité,
  • continuité,
  • indépendance,
  • responsabilité,
  • légitimité, etc.
Unité, mémoire et tradition

L'unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable, est indispensable pour garantir l’indépendance nationale.

La démocratie "moderne" divise pour régner en entretetenant un état permanent de division et de guerre civile

Dans une démocratie les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes.

"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 Mmars 1987)

"Défendre la vérité ce n'est pas diviser mais unir (...). Ce n'est que sur la vérité que les choses valables peuvent s'édifier, ce n'est que par la vérité que les Français retrouveront cette unité patiemment construite et soudainement abolie voici deux siècles. (...) Puissent, par le triomphe de la vérité, les Français s'aimer de nouveau les uns les autres pour que vive la France !" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1988).

"Ne l'oubliez pas ; c'est par le retour à ses traditions de Foi et d'honneur, que la grande nation (i.e. la France) un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870).[1]

"Il n'existe pas deux voies: c'est de revenir au principe qui, au cinquième siècle, a fait la France.

"A un peuple précipité hors de sa voie, arraché à ses traditions et qui meurt, on ne peut rendre du sang, de la vie, du patriotisme, de l'élan, qu'en le ramenant, en le rattachant de nouveau à son principe. [...] Car où se trouve le principe générateur de l'unité, là se trouve le renouvellement de la patrie française!" ( Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille, dans la cité et dans l'Etat, Société Saint-Augustin, Desclée De Brouwer, Lille 1910, réédité aux ESR, p. 50, 52)

  "Un Roi a fait la France, un Roi la refera!" 
Identité

"L'identité nationale passe aussi et sûrement par cette mémoire du temps passé, ponctuée par des anniversaires qu'il faudrait commémorer dignement" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1989) [2]

La monarchie est le régime politique qu'il faut à la France parce que c'est son régime naturel.

Le roi fédère autour de sa personne et agrège des populations autour de ce qu'il représente: la nation et la patrie.

La France est née catholique et monarchique (voir le Testament de Saint Rémi et les malédictions attachées en cas d'infidélité). Ses ennemis pourront épiloguer et chicaner; ils ne pourront jamais effacer le baptême de Clovis, baptême de la France.

C'est pourquoi par exemple, la mémoire de ce grand roi est oubliée, les livres le concernant, mis de côté, son histoire, passée à la trappe dans les manuels scolaires...

Mais la vérité ne change pas et les faits historiques sont tétus...

Continuité

Les successions paisibles, conséquences du principe héréditaire dans la dévolution du pouvoir, évitent à la France de connaître des révolutions meurtrières et des guerres fratricides...

Ainsi des objectifs à long terme peuvent-ils être atteints.

La continuité du pouvoir monarchique durant huit siècles contraste avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles.

Indépendance

La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages.

Le régime électif est ainsi obligé de centraliser l’administration du pays. Il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.

Dégagé des soucis électoraux, le roi serait en situation d'être un arbitre.

Responsabilité

Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités et les scrutins.

Légitimité

La monarchie reconnaît Dieu comme la source du pouvoir.

C'est un régime politique sain qui s’exerce en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent.

La monarchie diminue les risques de corruption du pouvoir du fait même que le roi est sûr de son pouvoir. Il n'a pas besoin de se corrompre dans de basses manigances pour l'obtenir...

L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion...

Moralité

Dans la monarchie, les manoeuvres électorales que l'on rencontre dans la démocratie sont absentes. La moralité s'en trouve sauve.

Voici le programme gouvernemental que le comte de Chambord proposait aux Français :

"Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous (i.e. les Français), un gouvernement vraiment national, ayant le droit pour base, l'honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870) [3]

"Gouverner ne consiste pas à flatter les passions des peuples, mais à s'appuyer sur leurs vertus" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 9 octobre 1870) [4]

Représentation

La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son plus haut degré de civilisation.

La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.

Le monarque mieux que quiconque représente la France et la France de toujours...

L’histoire confirme ces simples vérités historiques.

Le bilan des régimes démocratiques, Républiques ou Empire, est autrement lourd : morts par milliers, cinq invasions depuis 1792 (1792,1813,1870,1914,1940), instabilité constitutionnelle, luttes intestines, révolutions, affaiblissement général de la France.

Les royalistes travaillent donc à changer les institutions politiques. Ayant condamné le régime républicain, ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils s’efforcent de la restaurer.

[Voir aussi "Démocratie, les deux types de représentation politique"]

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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 10:54
"Pour résoudre les problèmes de la France, 65 % des Français sont favorables à "un gouvernement d'union, avec des personnalités de bords politiques différents et rassemblées sur un projet commun", selon un sondage LH2 pour 20 Minutes et RMC, rendu public vendredi 16 mars. A peine plus d'un tiers des personnes interrogées (34 %) préfèrent un gouvernement issu d'un même parti politique, avec des choix politiques bien différenciés." (Le Monde, 65 % des Français favorables à un gouvernement d'union, 16.03.07)
 
"Parmi les tenants d’une union nationale, on trouve plus de sympathisants PS (68%) qu’UMP (52%)" (Le Figaro, Les Français séduits par un gouvernement d’union, Publié le 16 mars 2007)

"Dans cette enquête réalisée les 9 et 10 mars auprès de mille personnes, pour moderniser la vie politique française, une part importante des sondés (43 % ) est favorable à une implication plus importante des experts issus du monde de l'entreprise, quel que soit leur bord." (Le Monde, 65 % des Français favorables à un gouvernement d'union, 16.03.07)

"Ils ne sont que 17% à estimer que les hommes politiques devraient s’impliquer plus dans cette tâche [Ce qui signifie a contrario, désavoeu cinglant pour la "démocratie", qu'il y a plus de 80% des Français qui souhaitent que la vie politique ne soit plus tenue par les hommes politiques], et 13% à juger les experts issus de «la haute fonction publique» à même de faire avancer cette entreprise de modernisation." (Le Figaro, Les Français séduits par un gouvernement d’union, Publié le 16 mars 2007)

"Analysant les résultats de cette enquête, François Miquet-Marty, le directeur des études politiques de LH2, évoque "le discrédit qui frappe la gauche et la droite". "Les Français ne les jugent pas capables de conduire des réformes efficaces. On connaît aussi la crise de confiance à l'égard des partis politiques en tant qu'organisations", poursuit-il, cité par le quotidien gratuit." (Le Monde, 65 % des Français favorables à un gouvernement d'union, 16.03.07)

 
Encore un petit effort et un peu de cohérence et la solution monarchique sera envisagée.
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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 21:53

Faire-part du duc d'Anjou, Aîné de la Maison de Bourbon (fichier PDF)

Le Forum catholique

General
Le : 08/03/2007
Communiqué de presse : Naissance de la Princesse Eugénie de Bourbon

Monsieur le duc de Bauffremont, Président de l’Institut de la Maison de Bourbon, est heureux de faire part de la naissance de la Princesse Eugénie de Bourbon, fille du Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, Chef de la Maison de Bourbon, et de la Princesse Marie-Marguerite, Madame la Duchesse d’Anjou.

Selon le communiqué du secrétariat de Monseigneur le Duc d’Anjou la Princesse Eugénie « est née le 5 mars 2007, à 18 h 02, à Miami (Floride-USA). Elle pèse 3,7 kg et mesure 52 cm ».
La Princesse Eugénie et sa Mère, Madame la Duchesse d’Anjou se portent bien.

Monseigneur le Duc d’Anjou, fils de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, Duc d’Anjou et de Cadix, aîné des descendants de rois de France, est chef de la maison de Bourbon depuis le 30 janvier 1989.
Marié en novembre 2004, le couple princier partage son temps entre la France et le Venezuela où le Prince exerce ses fonctions dans le secteur financier international.

Le prénom d’Eugénie a été donné à la Princesse en souvenir de l’arrière Grand-Mère du Prince Louis, la reine Victoire-Eugénie, épouse du Roi Alphonse XIII, chef de l’auguste Maison de Bourbon de 1936 à 1941.
Dans les prochains jours l’Institut de la Maison de Bourbon, fera célébrer un Te Deum d’action de grâces pour la naissance de la Princesse Eugénie.

Source :
Institut de la Maison de Bourbon

Deo Gratias ! Vive le Roi et vive la France ! Et longue vie a notre nouvelle petite princesse !

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 10:46

Alliance Royale

Un sondage BVA commandé par l’Alliance Royale révèle que 20% des personnes interrogées pourraient voter pour un candidat royaliste au premier tour et que 17% seraient favorables à ce que la fonction de Chef de l’État soit assumée par un Roi. Ceci confirme que le royalisme compte bien en France, au-delà de sa représentation politique actuelle !

Ce sondage est publié dans France Soir du 8 mars.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 14:58

Vox Galliae

Selon le Baromètre politique français (2006-2007) réalisé par l'Ifop pour le ministère de l'Intérieur et le Cevipof (Sciences Po) en vue des élections de 2007, les français témoignant d'un certain réalisme en rupture totale du discours des élites.

Cette imposante étude, menée auprès de 5.240 personnes, s'attache à décrire l'état d'esprit des Français et leurs attentes à quelques semaines de l'élection présidentielle. Les résultats de la 3e vague de ce baromètre ont été rendus publics samedi, après celles du printemps et de l'automne 2006.

On y apprend que 63% des Français ne font confiance ni à la droite ni à la gauche pour redresser le pays.

53% des français ne se font guère d'illusion par rapport aux résultats des élections et ne pensent pas que cela "améliorera" la situation du pays. Si 19% disent faire confiance à la gauche pour gouverner le pays et 17% à la droite, ils sont surtout 63% à n'avoir confiance ni dans l'une ni dans l'autre. Il est vrai que depuis 40 ans que la gauche et la droite se partagent le pouvoir, la situation n'a jamais cessé de se dégrader.

65% des français se disent ainsi pessimistes quant à l'évolution de la situation économique dans les six prochains mois,

De même, la perception d'un chômage en hausse continue de progresser : ils sont ainsi 39% à l'affirmer contre 30% à l'automne. 31% le voient stable (+1) et 29% (-10) seulement en diminution. Une évolution qui montre bien la rupture du peuple et des élites. Le vécu du peuple pouvait-il longtemps être trompé par les manipulations statistiques du gouvernement qui prétend à la baisse du chômage quand en vérité l'ANPE procède à des radiations massives pour truquer les chiffres.

Concernant l'insécurité, à aussi les manipulations statistiques se heurtent au vécu des français, dont 53% la considèrent en hausse contre 45% à l'automne. Elle est restée stable pour 38% (-4) et a diminué pour seulement 9% (sans doute résidents de Neuilly où pour un vol de scooter on procède à des analyse ADN).

Concernant enfin l'immigration, 61% considèrent que les difficultés à s'intégrer viennent "avant tout des personnes d'origine étrangère qui ne s'en donnent pas les moyens" , loin là aussi des discours officiels sur les soi-disant "discriminations" que subiraient les uns ou les autres, en vérité repliés sur des attitudes communautaristes qui ne peuvent que les conduire qu'à s'exclure d'eux mêmes du reste de la société...

Il est amusant de constater que le Nouvel Observateur, adepte de la méthode Coué, préfère noter dans cette enquête un regain d'intérêt pour la politique...

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2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 11:19

Nous reproduisons ici le programme de l'Alliance Royale en soulignant ce qui semble le plus important. Ce qui nous paraît criticable : ses propositions disent ne pas rompre avec la démocratie et proposent en somme une variante de régime parlementaire. Mais reconnaissons-le, nous y trouvons avec joie une disparition des partis politiques, associations idéologiques qui divisent les Français. Nous y trouvons une représentation sincère appelée "démocratie équitable" selon quatre collèges (salariés, entrepreneurs, collectivités, familles). Nous relevons une ambiguïté sur la souveraineté. On ne sait pas trop quelle est cette souveraineté. Est-ce la souveraineté du Roi ou la souveraineté du "peuple" ? Si c'est cette dernière qui l'emporte, nous n'aurons pas fait l'ombre d'un progrès, mais nous reproduirons une nouvelle fois l'erreur révolutionnaire qui aura fait chuter tant de gouvernements dans des révolutions sanglantes : la "souveraineté populaire est une hérésie" (Charles Maignen), l'origine du pouvoir se trouve en Dieu, non en l'homme. Au-dessus des lois civiles, il y a une morale naturelle, une loi divine, le Décalogue, qu'il s'agit de respecter sous peine de tomber dans la tyrannie... Cela devra donc être précisé.

 

... Nous prenons date au plus tôt devant nos concitoyens sur un programme ambitieux : mettre en place des institutions politiques monarchiques et engager des réformes de la société favorables au bien commun.

Les valeurs royales

La dignité des personnes

Nous mettons au cœur de nos convictions la dignité de la personne humaine, de sa conception à sa mort, en considérant que tout homme a une vocation spirituelle et ne peut, de ce fait, se résumer à sa fonction sociale ou économique. Nous sommes particulièrement attentifs aux plus faibles, enfants, vieillards, malades, pauvres, exclus, dont la dignité doit être, pour cette raison, particulièrement protégée.

La famille

Cette dignité des personnes s’acquiert et se développe essentiellement au sein de la famille, qui constitue le cadre naturel dans lequel les enfants, avenir du pays, peuvent pleinement se construire et développer leurs vocations propres. L’institution royale est la mieux à même de porter et de développer ces valeurs, l’une des principales fonctions royales étant précisément d’exercer le rôle d’un chef de famille.

Le patrimoine

Selon cette conception, notre pays apparaîtra plus encore comme le patrimoine commun de tous les Français, constituant, particulièrement pour les plus démunis, un cadre politique familier, protecteur et pertinent, un environnement culturel et naturel. Nous sommes fiers de notre pays qui s’est forgé, pour l’essentiel, sous le règne de nos rois, contrairement à ce que prétendent les thèses républicaines. Nous aimons la France, avec son patrimoine humain et naturel si riche et si varié. Nous aurons à cœur de le préserver, de le développe, et de le transmettre aux générations futures comme nous l’avons nous mêmes reçu en héritage.

La liberté

La liberté fait partie de ce patrimoine. Ce sont les libertés concrètes des Français, de leurs familles, de leurs associations et entreprises, de leurs régions, et dont l’Etat ne devrait être que le serviteur. C’est aussi la liberté politique, qui se manifeste dans nos sociétés modernes par la représentation démocratique, mais qui ne peut exister vraiment que sous l’arbitrage impartial de l’institution monarchique. C’est enfin la liberté de la France elle-même, cette souveraineté si chèrement acquise par les générations qui nous ont précédés et qui nous permet de vivre en paix et de prospérer.

L’unité

Mais la France n’est pas un bloc monolithique comme le voudrait la république. Elle est faite de personnes, de corps sociaux et de régions aux particularismes variés, unis par une culture commune mais prompts à la querelle. Seule la royauté peut non seulement préserver leurs identités, mais en plus les réconcilier autour d’une personne quand la république les divise en partis et en idéologies. La solidarité, la cohésion, voilà la force d’une nation. La France a besoin de retrouver cette unité fondatrice qui lui permettra de faire face aux grands défis de ce siècle.

Un projet politique moderne pour la France qui rélève la tête

Refonder la société française

Il nous appartient à nous, Français d’aujourd’hui, de construire notre pays : son harmonie, sa prospérité et son avenir. Personne ne le fera à notre place. Il y va de notre bonheur, de celui de nos enfants, de celui des générations futures, et de tous ceux qui, de par le monde, aiment la France et lui font confiance.

Cette belle entreprise ne peut exister que si un certain nombre de conditions sont réalisées. Il faut un pays libre, respecté à l’extérieur comme à l’intérieur, uni et solidaire, politiquement stable et capable de transmettre à ses enfants son patrimoine culturel et naturel. Il faut un pays où les libertés publiques, la paix civile et la dignité des plus faibles sont protégées, où la loi et la justice sont indépendantes des pressions partisanes.

Ce sont nos intérêts les plus fondamentaux que nous résumons ainsi : la souveraineté, la cohésion et la continuité de la France.

Or la république est à contre sens. Elle laisse dilapider l’héritage culturel et humain des Français, elle les divise par des querelles idéologiques partisanes, elle ne donne plus d’espérance à nos enfants, elle prépare par son impéritie des jours sombres et risque finalement de tomber dans la dictature ou l’anarchie. La république est en faillite.

Voilà pourquoi, devant ce désastre, nous appelons une refondation politique, pour que le pouvoir politique puisse enfin mener des actions justes et durables, pleinement orientées vers le bien commun et la pérennité de notre pays. Bien entendu, cette refondation s’appuiera sur la réaffirmation de l’institution royale. Seule une monarchie peut permettre à la France de prospérer, de vivre en harmonie et de préparer son avenir, parce que le Roi est par nature délié des querelles partisanes, incontesté dans sa nomination et soucieux de transmettre intact son héritage.

Ainsi, le Roi devient le représentant de notre pays, une figure emblématique que nous appelons de tous nos vœux. Mais cela ne suffira pas. Sans prérogatives et sans moyens de les exercer, le Roi n’est pas un véritable souverain. C’est pourquoi nous voulons une réforme des institutions politiques ordonnées autour du principe monarchique. Nous les présentons dans ce programme.

Malheureusement, cela ne suffira toujours pas. La France est malade. Or il est nécessaire de créer un contexte favorable pour que les institutions trouvent leur assise, et pour que la société française s’oriente résolument dans la voie de l’avenir. La refondation politique ne fera donc pas l’économie de grandes réformes de la société, que nous présentons également.

Ainsi, notre programme politique aux élections présidentielles consiste à mettre en place progressivement cette refondation. Quand le temps sera venu, dans un processus qui impliquera nécessairement les Français, le Roi se substituera au Chef de l’Etat.

La royauté entre continuité et rupture

Nos propositions ne font pas table rase. La monarchie n’a d’ailleurs jamais rompu avec un contexte social et politique préexistant, ce qui lui a permis de perdurer sans heurts et d’évoluer au fil des siècles.

Voilà pourquoi l’Alliance veut repartir de constitution de la V° République, dont l’idée fondatrice était saine : restaurer l’autorité régalienne en la personne du président de la république, en finir avec le parlementarisme et, selon le mot de Robert Schumann, avec « les courants d’opinions de l’assemblée nationale ». Bien sûr, la V° République a échoué, avec son président qui n’est qu’un homme de parti, mais le système est en place. Nous insistons donc sur la continuité de nos propositions avec l’organisation politique telle que nous la connaissons aujourd’hui. Elles en retiennent ce qu’elles ont de meilleur, mais en leur donnant du sens : le Chef de l’État devient le Roi. 

Nos propositions ne rompent pas non plus avec la démocratie, mode habituel de désignation des représentants dans nos sociétés modernes, mais elles soulignent la nécessité de représenter les Français de façon plus équitable.

A contrario, nos propositions sont bien en rupture avec la république, dans laquelle s’affrontent des partis politiques dans des querelles idéologiques et qui laisse à une administration incontrôlée la réalité du pouvoir. Nous nous prononçons en particulier pour une limitation drastique du pouvoir politique des partis que la philosophe Simone Weil qualifiait de « machines à fabriquer de la passion collective ».

Qui est le Roi ?

Qu’on se le dise : notre mouvement n’a pas pour vocation à désigner la personne du Roi. Cela ne se fera pas sans les Français. Nous voulons d’abord convaincre les Français sur la nécessité d’un Roi.

L’institution royale : principe et clef de voûte

A l’exemple de nombreuses monarchies européennes, nous estimons que la France a besoin de se retrouver dans une personne qui transcende les querelles partisanes et qui donne dans le monde l’image d’un pays uni. Le Roi est donc d’abord et fondamentalement le représentant de la France, en qui vise à se personnifier le pays.

Mais, le Roi est aussi le garant des intérêts fondamentaux de notre pays : sa liberté, son unité et sa continuité. Cela constitue le domaine régalien dans lequel il exerce son autorité.

La fonction royale dans le nouveau contexte institutionnel

Très concrètement, dans la réforme des institutions que nous proposons, le Roi est le principe et la clef de voûte :
  Chef de l’Etat, il nomme le premier ministre et fixe au gouvernement les orientations politiques d’intérêt régalien ;
  Chef de la diplomatie et des armées, il signe les traités et décide de l’engagement des forces militaires ;
  Chef de la magistrature, il est le recours juridictionnel suprême, nomme le Garde des Sceaux, arbitre les institutions et promulgue les lois.

D’une manière générale, le Roi intervient de plein droit dès que les intérêts régaliens sont en jeu, et dispose pour cela d’institutions régaliennes, le Haut conseil et le Ministère d’État, que nous décrivons dans ce programme.

En revanche, le Roi n’intervient pas de façon ordinaire dans la politique publique, qui relève de la représentation parlementaire et donc de la démocratie. Le domaine des affaires publiques concerne, dans les grandes lignes, le service public, la politique civile et les grands projets de développement, et constitue l’essentiel de la vie politique ordinaire.

Il est urgent de faire cette distinction entre régalien et public, ce que la république est incapable de comprendre. Lorsqu’on lui parle de « pouvoir régalien » ou de « domaine public », elle entend toujours la même chose « l’appareil de l’État ». C’est ce qui la rend totalitaire.

Quelles institutions pour la France ?

Si le Roi exerce son autorité régalienne, il laisse au Premier ministre, entouré de ministres compétents, le soin de gouverner.

Le Gouvernement

Comme dans l’actuelle constitution, le Gouvernement définit et conduit la politique de la France au niveau national ;

  Il présente sa politique générale au Parlement, lui soumet ses projets de loi et son budget ;
  Il relève exclusivement du Roi dans son domaine de compétence régalienne, de qui il reçoit ses directives ;
  Le Premier ministre, nommé par le Roi, dirige l’action du Gouvernement. Il désigne les ministres, sauf le Garde des Sceaux et le Ministre d’État, nommés par le Roi.

La politique du Gouvernement est à la fois régalienne et publique, ces deux domaines, bien que distincts, étant étroitement imbriqués. Cependant, la politique du Gouvernement ne peut être censurée par le Parlement que dans le domaine de compétence de ce dernier, c’est-à-dire exclusivement celui de la politique publique. C’est une différence importante entre la monarchie et la république. Les ministres, les députés et les partis républicains, sous prétexte qu’ils sont soit-disant « représentants de la Nation », s’estiment compétents pour traiter des affaires régaliennes. La république met ainsi aux enchères électorales les intérêts fondamentaux de la France.

Voilà pourquoi nous proposons que le gouvernement soumette sa politique régalienne au Roi, seul capable de la censurer pour ce qui relève de sa compétence : la souveraineté, la cohésion et la continuité de la France.

Bien sûr, en juste retour, le Parlement est capable d’infléchir la politique régalienne ne serait-ce que par le vote du budget. Il serait en effet injuste, voir impossible, de dépenser les deniers des Français, même en politique régalienne, sans prendre la peine de les convaincre, et avec eux le Parlement qui les représente. La politique régalienne coûte cher, en particulier les investissements et les opérations militaires. Là aussi, la république fausse le jeu, puisque, toujours en campagne électorale, ses gouvernants, y compris le Chef de l’État, sacrifient dans les budgets l’intérêt électoral à court terme.

Le Ministère d’État

Le Ministère d’État est une instance à créer. Il répond à un besoin urgent de coordonner les actions stratégiques.
  Ministère de mission, il planifie et conduit la politique stratégique de la France. Il agit sous l’autorité du gouvernement ;
  à sa tête, le ministre d’État, nommé par le Roi, participe aux travaux du gouvernement ;
  il assiste le Roi dans ses décisions de chef des armées et de chef de la diplomatie ;
  ilpeut être saisi directement par lui pour toute question d’ordre stratégique.

C’est par la stratégie que l’on assure la souveraineté de la France, c’est-à-dire sa liberté face aux pressions, menaces et chantages. C’est par la stratégie que l’on fait face à la nouvelle donne géopolitique du XXIème siècle. C’est par la stratégie que l’on choisit et conclut des Alliances, parce que, qu’on le veuille ou non, aucun pays n’est jamais indépendant.

La stratégie comporte trois volets essentiels : assurer les approvisionnements stratégiques en provenance de l’intérieur comme de l’extérieur, en particulier l’énergie, les matières premières et les produits alimentaires, préserver des débouchés commerciaux pour les secteurs économiques considérés comme essentiels pour l’emploi, le maintien des savoir-faire ou la prospérité économique, et garantir la sécurité nationale, celle des institutions, du territoire, des frontières, des installations et ressortissants à l’étranger, et des approvisionnements.

Ainsi, le ministère d’État intervient non seulement dans le domaine militaire et diplomatique, mais en général dans tout ce qui intéresse la souveraineté nationale : industrie, transport, etc.

Or la stratégie est une grande perdante de la république.

Tout le monde sait bien qu’elle est de plus en plus complexe : la question énergétique, par exemple, concerne l’industrie, la logistique, les forces armées, la police, la diplomatie, la recherche, la formation professionnelle, les finances, etc. Mais elle est menée en ordre dispersé, dans des directions et des cabinets ministériels éparpillés.

En créant le Ministère d’État, nous voulons redonner à la France une véritable capacité stratégique.

Il va sans dire que cela n’a pas de sens en république. La stratégie demande une vision à long terme, parfois sur plusieurs générations. Aucun gouvernant de la république ne prendra les problèmes à bras le corps s’il n’y voit pas un intérêt électoral à court terme. Songeons simplement qu’il y aura au moins cinq mandats présidentiels d’ici la grande crise mondiale du pétrole ! Sans parler bien sûr de l’environnement !

Le Haut conseil

Le Haut conseil est aussi une instance à créer. Il répond à la nécessité de donner au Roi une institution qui lui soit propre.
  Le Haut conseil est une cour de haute justice. Il instruit et juge au nom du Roi les affaires relevant de la justice régalienne. Il prépare les décisions juridictionnelles du Roi, en particulier la grâce royale.
  Le Haut conseil est une chancellerie. Il relit les lois selon les intérêts fondamentaux de la France, et en prépare la promulgation par le Roi. Il prépare la signature des traités et des engagements militaires par le Roi.
  Le Haut conseil assiste le Roi dans les orientations régaliennes qu’il pourra donner au Gouvernement dans tous les domaines relevant de sa compétence.
  Les membres du Haut conseil sont nommés par le Roi.
  Le Garde des Sceaux préside le Haut Conseil. Ministre de la Justice, il participe aux travaux du gouvernement. En cas d’incapacité du Roi, il assure la continuité de l’autorité régalienne.
  Le Conseil de la magistrature est placé sous la tutelle du Haut Conseil afin de garantir l’indépendance des magistrats.

Le Haut Conseil est l’institution régalienne par excellence. Il est bien entendu amené à suivre les affaires stratégiques puisqu’il prépare la ratification des traités par le Roi. Mais, à la fois cour de justice, chancellerie, et conseil privé du Roi, il répond, de part sa nature, au besoin d’instruire les affaires et de relire les lois qui concernent en premier chef la cohésion nationale, la préservation du patrimoine et le fonctionnement des institutions.

Il se trouve que la question de la cohésion nationale est, dans notre république, aussi préoccupante que celle de la souveraineté. La cohésion fait la force des nations. Or la république est, par nature, un système qui divise par les querelles idéologiques entre partis, et qui n’envisage la cohésion nationale que comme une adhésion idéologique à des « valeurs » qui ne cessent d’évoluer au fil du temps. Mais un pays est vraiment solidaire et uni lorsque ses membres ont le sentiment d’appartenir au même corps, auquel ils apportent ce qu’ils peuvent, et dont ils attendent en retour la protection et le respect. Il n’y a pas de cohésion sans identité culturelle. Il n’y a pas non plus de cohésion sans paix civile. Il n’y a pas enfin de cohésion sans respect de la dignité et de la liberté des personnes, et en particulier des plus faibles que sont les handicapés, les enfants non désirés et les vieillards, dont la société actuelle se débarrasse si facilement. Par ailleurs, la continuité de la France, et en particulier la transmission de son patrimoine, est tout aussi préoccupante. La république est par nature un système qui dilapide, et qui choisira toujours le succès électoral au détriment de la préservation du patrimoine culturel et naturel de la France.

Quant au fonctionnement des institutions, il y a aujourd’hui un vide. Les « affaires d’État » sont laissées à la diligence de magistrats livrés à eux-mêmes, lesquels subissent pourtant des pressions de toutes sortes, en particulier lorsque des intérêts partisans sont en jeu et que le débat s’enflamme à l’Assemblée nationale.

Le Haut Conseil est là pour redonner de la sagesse dans notre pays, et dégager des passions partisanes et des jeux électoraux les intérêts fondamentaux de notre pays que son sa souveraineté, sa cohésion et sa continuité.

Le Parlement

Nous proposons une réforme fondamental du Parlement.

L’Assemblée nationale représente les corps sociaux et les collectivités locales :
  quatre collèges (salariés, entrepreneurs, collectivités, familles) élisent chacun un député par département, devenu la circonscription électorale ;
  ces députés sont élus sur le mode du mandat impératif. Ils siègent à la fois au conseil régional et à l’Assemblée national afin d’assurer la continuité de la représentation publique ;
  les sénateurs, quant à eux, sont élus au suffrage universel proportionnel, afin de représenter les principales tendances idéologiques de la France ;
  comme dans l’actuelle constitution, le Parlement vote les lois, examine et éventuellement censure l’action du gouvernement, mais il ne le fait que dans le domaine de la politique publique ;
  le rapport entre les deux chambres, prévu par la Constitution de la Ve République, est maintenu.

Nous comptons mettre en place cette réforme du mode de désignation du corps législatif, afin de pratiquer ce que nous appelons, la démocratie équitable. Pour faire face à l’actuelle non-représentativité de l’assemblée nationale (4 fois plus de fonctionnaires que dans l’ensemble de la société, 3 fois moins d’employés, 10 fois moins d’ouvriers non qualifiés, pas de familles représentées), et pour mettre fin au régime idéologique des partis, nous voulons que la représentation des grands corps constitutifs de la nation soit assurée en priorité. Nous avons retenus quatre collèges électoraux qui, pour nous, représentent le mieux l’ensemble de la société française : celui des salariés, celui regroupant les entrepreneurs, les commerçants et les professions libérales, celui des collectivités locales, et enfin celui des familles.

Par son mandat impératif, chaque député sera le représentant du collège de son département et sera personnellement responsable des intérêts de ce collège auprès de la région et auprès du Premier ministre et du Roi. Les députés ne seront plus les représentants de concepts abstraits (élus de la « Nation ») mais de réalités concrètes. Nous mettons ainsi un terme à la déresponsabilisation de la représentation parlementaire.

Mais, par ce système, nous cassons aussi le régime des partis : les députés devront avant tout répondre de leurs actes devant des électeurs et non pas devant les consignes d’un hypothétique parti. D’ailleurs, ceux-ci pourront difficilement se recréer à l’assemblée, car les députés siégeront par régions et par collèges, quelle que soit leur idéologie.

Par cette réforme, nous rendons les députés au peuple, nous recentrons l’assemblée nationale vers les problèmes concrets de tous les jours, et nous assurons une représentation plus juste et équitable du peuple. Nous réalisons un vieux rêve royal : donner une représentation réelle au peuple de France.

Suite

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 12:50

Yves-Marie Adeline, le candidat royaliste, a répondu aux questions de Vox Galliae lors d'un entretien video sortant de la langue de buis habituelle et des discours rebattus, qui espérons-le, passionnera l'observateur politique. Il pourra y apprendre notamment (video n° 7) que l'Alliance Royale est le seul parti politique français à être consacré au Sacré-Coeur.

Président de l'Alliance Royale, Yves-Marie Adeline a décidé, courageusement, de porter les valeurs du royalisme à l'élection présidentielle de 2007. Auteur d’une quinzaine de livres, il s'est fait surtout remarquer par ses travaux politiques, en particulier un traité qui a renouvelé la pensée royaliste : Le Pouvoir légitime (1997) et deux titres qui analysent les rapports entre la gauche et la droite dans notre régime : La Droite piégée (1996) et La Droite où l’on n’arrive jamais (2000). Il a récemment publié Le Royalisme en questions (2003).

L'entretien concerne sa vision des rapports gauche-droite développée dans La droite piégée, mais aussi son expérience politique, riche en anecdotes croustillantes, et son combat actuel pour le royalisme et le développement de son parti Alliance Royale.

Partie 1: Expérience politique auprès de la droite classique.

Partie 2: Réflexions autour de la légalisation de l'avortement et de la répression des anti-IVG

Partie 3: Collaborateurde M. Le Chevaillier (FN) à Toulon.

Partie 4: Yves-Marie Adeline expose sa théorie de la "droite piégée". *

Partie 5: Les propositions de réforme sur le législatif.

Partie 6: Propositions d'Yves-Marie Adeline pour réformer les institutions.

Partie 7: Réflexions sur le risque de diabolisation du royalisme et les différences de conception avec Charles Maurras.

Partie 8: Réflexions d'Yves-Marie Adeline sur les présidentielles 2007.

Partie 9: Les objectifs de l'Alliance Royale.

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