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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 13:05
 monarchie royalisme,légitimité,louis xx,identité,lois fondamentales,révolution,contre-révolution

Mais où allons-nous ? C'est la question que me posait dernièrement un « Français » complètement assommé par les contradictions  républicaines  récurrentes, un « Français » comme on en croise de plus en plus souvent. Ne sachant plus à quel parti politique se vouer, ni à qui accorder sa confiance et ses espérances.


Question intéressante qui nous oblige à jeter un regard sur nous-mêmes. L'expérience, le temps aidant enfin à comprendre que l'on ne peut bâtir éperdument des châteaux de cartes, si l'on veut faire du solide. En politique comme en religion quand on s'appelle « LA FRANCE », il y a des vérités auxquelles tôt où tard il faut bien revenir, si on ne veut être sans fin le « hochet » des idéologies républicaines et révolutionnaires. Pauvre France profondément égarée et meurtrie qui ne sait plus d'où elle vient, qui elle est, et où elle va...

 

Telle est aujourd'hui l'état de santé de notre pauvre patrie devenue amnésique, après avoir été arrachée autrefois par la sauvagerie et la violence à son Dieu et à son Roy.


monarchie royalisme,légitimité,louis xx,identité,lois fondamentales,révolution,contre-révolutionAidons, avec beaucoup de charité et de patience les Français « cherchant », à ouvrir progressivement les yeux. Ils doivent finir par reconnaître qu'ils ont été trompés. Voilà comment certains trop timidement encore, reviennent au principe Monarchique. En effet comment ne pas voir aujourd'hui, après tant de mécomptes et d'essais infructueux, que la Monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire et consacrée par le temps, peut seule rendre au pays, avec un gouvernement régulier et stable : son identité, ses racines, ses valeurs, sa culture, ses traditions, sa foi catholique et sa couronne Royale... Et puis, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts nationaux, cet accord nécessaire d'une autorité forte et d'une liberté sage


Depuis 1789, les nouveaux maîtres de la France, n'ont eu de cesse que de chercher à faire oublier aux Français ce qu'ils devaient à leur Dieu et au Roy. Ils ont tout fait, tout tenté pour enlever à la France sa Foi religieuse et sa Foi politique. Nos nobles traditions de fidélité à l'Eglise et de fidélité à la Monarchie ont été tournées en dérision. La puissante machine révolutionnaire a persuadé les Français qu'ils pouvaient être fidèles où infidèles, être chrétiens où athées, monarchistes où républicains... Mais voilà que la providence, qui a ses moments marqués, semble dire aujourd'hui plus que jamais :


« Français, vous êtes trompés !!! »


C'est à force de souffrances et de guerres idéologiques, que les plus éclairés finissent par entendre et par comprendre cette grande voix.


Dieu parle au monde et à la France par les événements. Ceux de ces deux derniers siècles sont tellement éloquents, les châtiments ont été si terribles... Que l'unique espoir de la renaissance de notre patrie et le redressement de notre peuple, ne se trouve que dans le retour à la Monarchie Française Légitime. Le retour à une souveraineté, fruit d'une action contre-révolutionnaire reposant sur des principes Monarchistes et Chrétiens. 


Le fils de Saint-Louis, le chef de la maison de Bourbon, est notre Roy légitime, le Roy que Dieu à daigné nous réserver. Tel est, devant la France Louis XX, chef de la maison Royale de Bourbon, héritier légitime de la couronne de Saint-Louis, d'Henri IV et de Louis XIV. Tenant ses droits de sa naissance et de l'authentique tradition politique Française, que nulle violence révolutionnaire n'avait le droit de renverser.

 

Louis XX est roi de France, non en vertu de cette escroquerie qui porte le nom de "volonté générale", mais en vertu de l'ordre établi de Dieu. Roy de France d'après la loi de Dieu, et d'après les plus vénérables et ineffaçables traditions Catholiques et Françaises.


Reny_F


http://beaudricourt.hautetfort.com/archive/2011/03/10/mais-ou-allons-nous.html


via http://www.democratie-royale.org/article-mais-ou-allons-nous-74618650.html

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 01:16

http://img93.xooimage.com/files/8/a/0/6a00d83451619c69e...0d-800wi-3afc44f.jpg

 

Source : (image) http://royaume-de-france.clicforum.com/t1209-D%C3%A9claration-de-Monseigneur-Louis-XX.htm#p11165


Communiqué officiel : http://www.institutducdanjou.fr/images/documents/discours/2013-01-08_manifeste-de-mgr-le-duc-d-anjou_au-sujet-du-mariage-pour-tous.pdf

 

Déclaration de Mgr le Duc d'Anjou

 

http://www.bvoltaire.fr/media/2013/01/bourbon.jpgMadame, Mademoiselle, Monsieur,


mes chers compatriotes.

 

Le monde politique s’est saisi d’un sujet remettant en cause l’institution universelle et intemporelle qu’est la Famille, ce qui constitue une menace aux fondements mêmes de notre société. L’humanité tout entière et, en particulier, notre histoire commune, celle de la France, s’est bâtie sur le seul socle familial. Mille ans de notre histoire reposent sur une famille dont je suis l’héritier, le fils aîné, et que j’ai l’immense charge de représenter auprès de vous.

 

Or, certains souhaitent que l’institution du mariage, sur laquelle repose toute la structure familiale, soit banalisée au point de l’étendre aux personnes du même sexe et, par voie de conséquence, de permettre l’adoption et donc la filiation d’enfants résultants de cette union.

 

De tout temps, l’homme et la femme se sont unis, naturellement, pour concevoir et élever des enfants. Que serions-nous si nos parents, nos aïeux n’avaient pas suivi ce processus naturel, institutionnalisé et sacralisé ensuite par le mariage chrétien ? Comment accepter d’établir un droit à l’enfant au risque d’aller à l’encontre des droits de l’enfant ?

 

Nos hommes politiques ne peuvent prendre la responsabilité de redéfinir les lois immémoriales de la nature humaine. Certes, nous devons nous adapter continuellement aux évolutions de notre société mais certains principes immuables tels que l’union d’un homme et d’une femme pour fonder une famille et éduquer des enfants ne peuvent être remis en cause.

 

Nous avons le devoir de nous manifester auprès des responsables politiques qui souhaitent traiter ces questions d’une extrême gravité pour leur faire part de nos réflexions et de nos craintes. Il n’est nullement question de stigmatiser la communauté homosexuelle, dont je sais qu’elle est loin d’être unanime sur la question du mariage pour des personnes de même sexe, de l’adoption des enfants par ces derniers et de leur filiation. Il faut, au contraire, l’écouter tout en s’assurant que la cellule familiale n’est pas menacée. Je refuse que cette discussion soit traitée sous un angle politicien ou idéologique. La défense de l’institution du mariage entre un homme et une femme est un sujet de civilisation que la France doit aborder sans passion.

 

La vision de mes aïeux, et notamment celle d’Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV ou encore de Louis XIV, était de construire, dans l’intérêt de tous, une Nation française qui rayonnerait pendant des siècles. Elle ne s’arrêtait pas aux intérêts particuliers susceptibles de compromettre ses valeurs fondatrices. Mon regretté père, le prince Alphonse, dans la lignée duquel je m’inscris, disait qu’il « ne saurait y avoir dans quelque société que ce soit de permanence et de continuité sans le respect des droits fondamentaux de la Famille qui est la cellule de base de toute société constituée selon l’ordre naturel et chrétien. Il appartient à chacun d’y réfléchir. Puisse la miséricorde divine pourvoir à cette utile méditation pour que chacun se reprenne à espérer. »

 

J’appelle donc aujourd’hui, hors de toute position politique partisane, tous les Français à défendre les valeurs si chèrement défendues pendant des siècles par nos aînés et à faire connaître leur soutien aux défenseurs de la Famille et des droits de l’enfant. Il en va de notre avenir. Les Français doivent montrer l’exemple aux autres nations.

 

Louis de Bourbon, le 8 janvier 2013

 

Sources :

 

http://www.bvoltaire.fr/louisdebourbon/declaration-de-mgr-le-duc-danjou,8088
http://www.institutducdanjou.fr/fr/discours/219-manifeste-de-mgr-le-duc-danjou-au-sujet-du-mariage-pour-tous.html

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:55

http://news.bbcimg.co.uk/media/images/65031000/jpg/_65031032_65031031.jpgUn lecteur nous informe qu'une messe chantée de requiem en mémoire de S.M. le Roi Louis XVI aura lieu le lundi 21 janvier à 19h30 en l'église Saint-Etienne de Mulhouse dans la forme extraordinaire du rit romain.

 

Le monarque fut tué par la guillotine maçonnique le 21 janvier 1793.

 

Merci à F.

 

- Le testament politique de Louis XVI retrouvé : "Français,... méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi" (Louis XVI)

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 18:39

Légende : Une couronne sous un nom = roi de France

 

Généalogie mérovingienne :

http://2.bp.blogspot.com/-Wabu6guglXI/UNhVhbL6-UI/AAAAAAAAAHY/KrK5W1BY88I/s1600/Merovingiens.jpg

 

 

Généalogie carolingienne :

 

http://1.bp.blogspot.com/-KH8yC97mjo4/UNhVzSQCR8I/AAAAAAAAAHg/xd2rDzDYZX4/s1600/Carolingiens.jpg

 

 

 

Généalogie des Capétiens :

 

http://1.bp.blogspot.com/-0x8x54GF-pE/UNhWFeFQqSI/AAAAAAAAAHo/aDTjkiueuGA/s1600/Capetiens.jpg

 

Généalogie des Valois :

 

http://3.bp.blogspot.com/-QgreEdAj7WE/UNhWdIwiOqI/AAAAAAAAAHw/OHLbi0RA4Zc/s1600/Valois.jpg

 

 

Les Bourbons

 

Schéma de la succession des rois de France d'Henri IV à Louis XX

http://1.bp.blogspot.com/-W3ST5utiTjE/UNhZ1AufnXI/AAAAAAAAAIM/FypX_LiF2dQ/s1600/Schema_Hors-serie_A3.jpg

  • Source : http://legitimiste-var.blogspot.fr/2012/12/genealogie-des-bourbons_24.html

 

- "Francia" : les origines de la France

- Histoire du peuple français

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:27

INTERVIEW - Pour monseigneur le duc d'Anjou, le prince Louis de Bourbon, prétendant au trône de France, la basilique de Saint-Denis est aussi un «lieu pédagogique».

 

LE FIGARO. - La rénovation de la basilique va-t-elle dans le bon sens?

 

http://www.institutducdanjou.fr/images/stories/portrait/portrait-prince-lefigaro-22-11-2012.jpgMgr le duc d'ANJOU. - Comme chef de la maison de Bourbon et aîné des capétiens, je suis très satisfait des travaux annoncés. Mon souhait le plus cher est que ce lieu de mémoire de la France soit à la fois un lieu de recueillement, puisque des morts y reposent, mais aussi un lieu pédagogique où chacun pourra aller à la rencontre de notre histoire. La nécropole permet d'être en contact direct avec ces grands noms de l'histoire que sont Dagobert, du Guesclin, Henri IV, Louis XIV, Louis XVI ou Marie-Antoinette. Quand vous pensez que Napoléon avait prévu d'en faire aussi sa dernière demeure! Au-delà de tout clivage politique, je désire que cette grande fresque de l'histoire de France puisse être valorisée comme il convient. Certains trouveront toujours à redire parce que ce sont les rois qui ont fait la France qui y reposent. Là, ce n'est pas seulement l'héritier de mille ans d'histoire de France qui parle, mais aussi le Français à qui l'histoire de ce lieu appartient. Je souhaite apporter plus encore mon concours pour que, tous ensemble, nous acceptions notre histoire, des moments les plus fastes aux plus sombres.

 

Les travaux actuels sont-ils suffisants?

 

Il faut aller encore plus loin. À l'image des autres nécropoles européennes où, sous chaque dalle, sous chaque gisant sont installés pour l'éternité des restes humains, je voudrais qu'à Saint-Denis, chaque reste identifiable puisse être replacé dans son tombeau. Pour l'instant, tout est entassé dans des caveaux, parfois de façon inconvenante, même si je sais que les services du ministère de la Culture ont déjà beaucoup fait pour y remédier.

 

Pédagogiquement, est-ce si important?

 

Savoir que Henri IV ou Dagobert est sous telle dalle ou dans tel tombeau, c'est du concret tant pour un enfant que pour un adulte. Chaque petit Français a besoin de comprendre, c'est-à-dire de s'approprier notre histoire de France pour construire l'histoire de demain. La basilique est un formidable livre ouvert. Chaque page, chaque tombeau relate une époque.

 

Quand la tête d'Henri IV sera-t-elle réinhumée?

 

Pour l'instant, la tête est dans un lieu sûr en France qui lui assure de bonnes conditions de conservation. Comme elle a disparu de la basilique, il y a plus de 200 ans, il est important que son retour se déroule dans le consensus hors de tout clivage. Le temps compte moins à mes yeux que l'apaisement qui peut en résulter. Henri IV est un roi apprécié par tous, patrimoine national, il appartient à la France. Il a pacifié le pays après les guerres de religion, pourquoi n'y contribuerait-il pas aujourd'hui, de façon symbolique? 

 

Source : http://www.lefigaro.fr/culture/2012/11/22/03004-20121122ARTFIG00390-la-basilique-de-saint-denis-est-un-livre-d-histoire.php

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2c/Saint-Denis_-_Basilique_-_Ext%C3%A9rieur_fa%C3%A7ade_ouest.JPG/230px-Saint-Denis_-_Basilique_-_Ext%C3%A9rieur_fa%C3%A7ade_ouest.JPGDans son édition du 22 novembre 2012, le Figaro a publié un entretien avec Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, chef de la maison de Bourbon, à propos de la campagne de restauration dont va profiter la Basilique Saint Denis qui abrite la nécropole des rois et reines de France.

 

Unique en son genre, la nécropole royale de Saint Denis, a la particularité d'être à la fois la plus importante mais également la plus ancienne nécropole royale en Europe. La plupart des rois ayant régné en France y reposent depuis Dagobert Ier (629-639), à l'exception de Philippe Ier (1060-1108), Louis XI (1461-1483), ainsi que Charles X (1824-1830), Louis XIX (1775-1844) et Henri V (1820-1883) qui reposent aujourd'hui dans la crypte du couvent franciscain de Castagnavizza, à Goritz, en Italie.

 

Bien que saccagés pendant la révolution française, les caveaux des rois ont été restauré à la demande de Louis XVIII qui fut le dernier à y être inhumé. La Basilique a depuis bénéficié de nombreuses campagnes de restauration au cours du XIXe siècle. Celle lancée en 2009 concerne principalement la façade sud et sa rosace (il en coûtera près de 15 millions d'euros) et la façade principale (pour près de 3 millions d'euros). Le ministère de la Culture a pour sa part débloqué une aide de 1,8 million d'euros. Ainsi, depuis le mois d'août, un échafaudage habille la Basilique pour un gigantesque chantier de plus de trois ans, entièrement financé par l'Etat, à hauteur de 3 millions d'euros.

 

Les travaux entrepris pour la sauvegarde de la Basilique de Saint Denis, touchent tout particulièrement Monseigneur le duc d'Anjou dont les aïeux reposent dans la nécropole, témoins silencieux et immuables de la grandeur de la France.

 

Source: http://www.institutducdanjou.fr/fr/le-prince/212-l-la-basilique-de-saint-denis-est-un-livre-dhistoire-r.html

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 16:55

Quand le comte de Paris, via un courrier au magazine Point de Vue, s'en prend à S.A.R. le prince Louis Alphonse de Bourbon (vous noterez au passage une belle erreur dans le titre de Monseigneur). Il faut le voir (lire) pour le croire :



Petit rappel du site Démocratie Royale quant au service militaire du duc d'Anjou :

 

Citation:
"Bien que souhaitant effectuer son service militaire en France, et face au refus des autorités, Louis XX, comme avant lui son Père, Alphonse II, intègre l’Armée de l’Air le 14 décembre 1998, sur la base d’hélicoptères d’Armilla, près de Grenade, où il suit une formation militaire, qu’il a toujours souhaité compléter, en intégrant la Marine française."

Et :

 

Citation:
"Monseigneur le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou est l’aîné des Capétiens et le successeur légitime des rois de France. Chef de la Maison de Bourbon, il descend en ligne directe d’Henri IV premier roi de la branche des Bourbon. Dix générations le relient également directement à Louis XIV. De nationalité française, il possède également la nationalité espagnole."

 

Source: http://royaume-de-france.clicforum.com/t1018-Le-comte-de-Paris-s-en-prend-a-Monseigneur.htm

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Note de Christ-Roi. Rappelons qu'en France, de temps immémoriaux, on n'hérite pas de la personne qu'on assassine.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 17:08

 

 

 

Monseigneur et Madame ont présenté les ducs de Bourgogne et de Berry lors de la réception organisée par l’Institut Duc d’Anjou en l’hôtel des Invalides, le 30 juin.

Cette réception exceptionnelle a rassemblé quatre cent participants dans les salons du Gouverneur Militaire

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 14:36

Comment un régime né dans un bain de sang peut-il être légitime ? 

 

 Ce message est adressé à tous ceux qui s’offusquent des massacres et de crimes contre l’humanité à travers le monde. ... 

A ces gens là je veux dire : regardez la république dite française et pouvez vous me dire dans les yeux qu’elle est légitime après avoir commis des atrocités autant, voir plus barbare que ce que l’on voit actuellement ? Ces massacres qui ont proportionnellement fait plus de morts en France que durant la seconde guerre mondiale !

 

 

Source

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- Génocide par substitution: programmé par le Grand Orient de France, discuté dans les "clubs de réflexion" et loges maçonniques, appliqué par le gouvernement de la "république française"

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 19:02

Nicolas Sarkozy peut être heureux ce soir, lui qui a initié l'"ouverture à gauche" et la "discrimination positive". Le voilà comblé ! François Hollande a été élu aujourd'hui président de la république dite "française". Avec le nouveau président socialiste, la pyramide maçonnique prend un échelon supplémentaire vers l'oeil "illuminé". Après la passation de pouvoir "émouvante" d'un Nicolas Sarkozy passant le relai d'une manière lisse en félicitant son adversaire, un Hollande représentant le revers d'une même pièce, lui répondant par un "salut républicain", nous allons vivre la "République absolue" à plein régime ! 

 

Il y avait l'"Ancien Régime", il y aura dorénavant la République absolue qui tournera à plein régime. Les "citoyens" seront classés par catégories, mis dans des cases, classés par chiffres, lettres et numéros, selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion.

 

Le socialisme concrétisera la division des citoyens. Le tout au nom de bases en apparence "humanistes", au nom des faux principes "républicains" et autres fausses "valeurs", tels que le "rassemblement", la "justice", la "démocratie", la "lutte contre le racisme et les inégalités" et autres bonnes paroles qui dans le cadre des institutions républicaines ne peuvent que conduire à leur contraire. Seuls les naïfs et les démocrates seront trompés.

 

Nous aurons le remplacement de la communauté nationale par une classe fermée et haineuse, le regroupement des personnes par cases, classes et catégories et non le groupement des personnes au sein d'une Patrie et d'un nation commune. Le seul lien entre les personnes sera le vague sentiment d'appartenance à une république déjà "universelle". Mais les personnes seront en réalité enfermées dans des cases d'où elles ne pourront pas sortir. C'est cela le socialisme, la république depuis 1789, la suppression de la liberté et le génocide des Français. Mais, ne pourrait-on pas dire qu'un des grands ordonnateurs et planificateurs de cette "république absolue de plein régime", est Nicolas Sarközy et la (fausse) "droite" (la droite d'affaires et d'argent) qui pendant cinq ans, de 2007 à 2012, ont organisé la "discrimination positive", le métissage obligatoire, la division et la discrimination raciste et haineuse des citoyens en fonction de leurs origines, sexes ou autres ?

 

Nous aurons la poursuite de l'agenda politique des pro-N.O.M. avec des frontières françaises toujours plus abattues, plus d'Europe, plus de mondialisme, plus d'immigration, et donc plus de pauvreté, plus de chômage, et moins de liberté, moins de souveraineté pour les Français et la France. L'UMPS au pouvoir, la loi de 1973 et les oligarches ont encore de beaux jours devant eux.  

 

Si l'on comprend que la haine et son conducteur le "suffrage universel" font tourner la République absolue à plein régime via le système des partis politiques, et le mécanisme du "moindre mal", on entrevoit les remèdes qui mettront fin à cette division et rétablira la communauté nationale :

 

(1) la restauration de la monarchie héréditaire qui a construit la France (élimine les querelles de successions et la division des citoyens tous les cinq ou quatre ans).

 

(2) la suppression du cycle maudit de la posture victimaire culpablisation-indemnisation, revendiqué par chaque communauté. 

 

(3) la suppression des "partis politiques" et des élections présidentielle et législatives.

 

Vive le Christ-Roi, vive le Roi, vive la France. 

 

 

- République absolue et nihilisme d'Etat : les moyens d'en sortir

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 14:27

Nouvelle video de Neochouannerie : restaurons la monarchie - Légitimisme : la République c'est deux siècles ponctués de dérives dictatoriales.

 

 

 

- Mettre de l'amour entre les personnes et cesser de voter

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 11:34

Assemblées politiques avant 1789 : comment le peuple français était associé aux décisions gouvernementales.

 

(D’après « Revue de Lille », paru en 1890)

 

On croit assez généralement que, du 5 mai 1789, jour de la réunion des États-Généraux à Versailles et qui déboucha sur la suppression des trois ordres ainsi que l’avènement d’une Assemblée constituante, date la participation du peuple français à son gouvernement. Or, tandis que dès les temps les plus reculés, la Gaule se dotait d’assemblées délibérant sur les intérêts généraux des diverses cités, la France mérovingienne, puis celle de Charlemagne et de Saint-Louis, associa le peuple dans les décisions gouvernementales, avant la constitution effective des États-Généraux dès 1302.

Les siècles qui nous ont précédés n’étaient pas dépourvus d’institutions libres, et les souverains appelaient leurs sujets à défendre leurs intérêts et à se prononcer sur les propres affaires. Assurément, ce droit ne s’exerçait pas dans les mêmes conditions que de nos jours, mais il n’était pas moins réel. « En France, a dit Mme de Staël, la liberté est ancienne, c’est le despotisme qui est nouveau. » Les mots sont souvent trompeurs ; ils expriment moins ce qui est, que ce que l’on veut faire croire, et le mot de probité se trouve plus souvent sur les lèvres des fripons, que sur celles des honnêtes gens. On ne le voit pas moins prodigué dans la langue politique.

Le pouvoir n’a jamais été absolu en France, même lorsque ses excès étaient les plus grands. Au moment où François Ier terminait ses édits par cette formule qui semblait tout autoriser : « Car tel est notre bon plaisir », il avait à compter avec l’Église, les grands, les provinces, les villes, les communautés, les corporations, les Etats particuliers, les parlements. Son « bon plaisir » n’était pas assurément aussi libre qu’il l’aurait voulu, et il dut plus d’une fois s’incliner devant des droits d’autant plus respectables, qu’ils n’avaient pas la force pour appui.

Ce qui nous trompe dans nos jugements sur le passé, c’est que nous le ramenons violemment aux conditions du présent. L’homme est le même dans tous les temps, et ses besoins, comme ses aspirations, ne changent pas. Mais le milieu dans lequel il vit suscite des exigences auparavant inconnues, et impose des obligations nouvelles. Caton se plaignait un jour, à Rome, d’être jugé par des gens d’un autre âge. C’était dire qu’il se trouvait mal jugé. L’injustice nous devient ainsi familière, et nous sommes prompts à condamner ceux dont les pensées et les sentiments ne s’accordent pas avec les nôtres, sans prendre la peine d’examiner si les temps, les lieux, les hommes, les circonstances n’autorisaient pas des vues, des opinions et des institutions différentes. En étudiant le rôle des assemblées politiques dans le passé, nous devrons donc reconnaître qu’il n’était pas, qu’il ne pouvait pas être le même que de nos jours, parce que les conditions sociales avaient d’autres exigences. En constatant leurs bienfaits, nous rendrons hommage au principe dont elles sont l’expression. En signalant leurs fautes et les dangers qui en ont été la conséquence, nous serons contraints de nous tenir également en garde contre des louanges et un blâme excessifs.

Réunion de druides
Réunion de druides

Les Grecs et les Romains ne connaissaient pas le régime représentatif. Le peuple tout entier prenait part, dans la mesure et avec les tempéraments indiqués par la législation, au gouvernement. Il délibérait, votait, ordonnait, faisait des lois. Les magistrats étaient ses délégués, mais ils n’avaient la charge ni de faire connaître ses désirs, ni d’exprimer ses volontés. Leur mission était de gouverner et d’administrer.

La Gaule eut, dès les temps les plus reculés, des assemblées qui délibéraient sur les intérêts généraux des diverses cités dont se formait la nation. Sous la domination des Druides, sous l’aristocratie qui lui succéda, dans l’état mixte qui vint après et qui dura jusqu’à la conquête par les Romains, les assemblées se continuèrent. Avec des caractères et à des degrés différents, elles maintenaient le principe de la participation de tous au gouvernement, soit par eux-mêmes, soit par des délégués. César, impitoyable tant qu’il trouva devant lui une résistance armée, traita généreusement la Gaule épuisée et soumise. Il respecta ses usages, conserva ses lois, convoqua ses conventus ou assemblées nationales, appela au Sénat ses principaux citoyens, dans les légions ses soldats, et voulut faire d’elle une seconde Italie. De tous ces bienfaits, le plus grand est celui qui lui permettait de s’occuper d’elle-même.

Auguste, à peine maître du pouvoir (27 av. J. C.), réunit à Narbonne les représentants de la Gaule et soumit à leurs délibérations les objets qui les intéressaient. Sous ses successeurs, au milieu même des excès du despotisme impérial, cette liberté ne fut pas atteinte. La Narbonnaise demeura la province privilégiée, et si la partie située sur la rive gauche du Rhône méridional, eut trois assemblées périodiques, à Nîmes, à Narbonne et à Toulouse, les autres provinces ne furent pas privées de ce souvenir de leur antique liberté, de cette garantie de leurs intérêts, ou de cette consolation dans leur assujettissement. Arles, Vienne, Autun, Trèves, virent les gouverneurs réunir autour d’eux des fonctionnaires, des curiales et des propriétaires à qui ils promirent des réformes, et de qui ils obtinrent des ressources que la décadence de l’empire rendait de jour en jour plus nécessaires, mais plus difficiles à recueillir.

La constitution par laquelle Honorius appelait, en 418, à Arles, les représentants des sept provinces, montre le double élément qui entrait dans l’Assemblée, l’importance des objets soumis à ses délibérations, et par dessus tout, le respect pour une vieille liberté. L’invasion germanique ne rompit pas cette tradition. Les Germains avaient des assemblées, et Tacite en a déterminé, avec sa lumineuse précision, tous les caractères. « Les chefs, dit-il dans Mœurs des Germains, délibèrent sur les petites choses, la nation tout entière sur celles de grande importance. Cependant, celles mêmes dont la décision appartient au peuple, sont discutées d’abord par les chefs. Ils s’assemblent, à moins d’empêchements inattendus et soudains, à certains jours (...) Ils siègent tous armés. Le silence est commandé par les prêtres, qui ont le droit de répression.

« Bientôt, le roi ou le prince, selon son âge, sa nation, sa gloire militaire, son éloquence, se fait écouter, bien plus par le pouvoir de la persuasion, que par celui du commandement. Si la proposition déplaît aux Germains réunis, ils témoignent leur dédain par des frémissements. Si elle leur convient, ils frappent leurs framées. Louer par le choc des armes, c’est le plus honorable des assentiments. On peut aussi accuser devant ces assemblées, et y déférer les affaires criminelles (...) On y élit les chefs qui doivent rendre la justice dans les cantons et les villages. On adjoint à chacun d’eux cent assesseurs tirés du peuple, qui forment leur conseil et augmentent leur autorité. Ils ne traitent qu’en armes les affaires publiques et les affaires privées. »

Ce que les Germains avaient chez eux, ils le portèrent dans leur établissement au-delà du Rhin, et vainqueurs, ils n’abandonnèrent certainement pas leurs plus chères prérogatives. Ces usages se mêlèrent, comme les autres, avec ceux des Gaulois soumis par les Romains.

La France mérovingienne eut des assemblées dont le caractère et le but ne différèrent pas essentiellement de ce que la Gaule avait observé pendant des siècles, et de ce que l’invasion lui apportait. Elles furent composées de guerriers, l’élite de la nation, car porter les armes était un privilège, et chez les Germains, « nul ne pouvait être armé que si la cité l’en avait jugé digne », explique encore Tacite. Il en fut toujours ainsi en France, et sous Charlemagne l’Ost ne reçut que ceux qui possédaient une ou plusieurs manses. Indépendamment des réunions que rendaient nécessaires les circonstances exceptionnelles, il y avait des réunions annuelles au mois de mars. Les guerriers n’y furent bientôt plus seuls. S’ils étaient la force, d’autres étaient la lumière et l’autorité. Les évêques et les abbés des monastères prirent place à côté des guerriers, et bien que la nation ait toujours conservé pour les armes le respect qu’elles inspirent, l’influence des hommes de l’Église s’établit sans peine et s’accrut rapidement parce qu’elle était bienfaisante.

Elle ne se manifestait pas seulement dans les champs de mars et dans les champs de mai, assemblées guerrières et administratives. Elle avait un terrain où elle régnait en souveraine, et où elle concentrait ses efforts. Réunis dans des conciles, les évêques décidaient les questions de foi, de mœurs, de discipline. Ils condamnaient les hérésies toujours ingénieuses et tenaces, les abus toujours prompts et insaisissables. Ils donnaient à la société la sécurité extérieure et la tranquillité morale dont elle a besoin. Ils substituaient l’autorité à la force et organisaient un monde nouveau avec les débris et sur les ruines du monde ancien. La justice et la vérité dominaient l’arbitraire et l’erreur, la vie remplaçait la mort.

Pour cette œuvre difficile et multiple, un seul élément social n’aurait pas suffi. La force eût risqué de dégénérer en violence, et l’Église se heurtant à l’ignorance et aux passions, fût restée impuissante. Pour organiser le monde nouveau, faire sortir la civilisation de la barbarie et l’ordre du désordre, le pouvoir civil et le pouvoir religieux devaient unir leurs efforts. Voilà pourquoi, pendant plusieurs siècles, les évêques appelèrent auprès d’eux ceux qui formaient l’aristocratie sociale. L’Église avait l’initiative des institutions ; pénétrés de son esprit, les grands appliquaient aux abus anciens et aux besoins nouveaux, des réformes qu’imposait la justice et que tempérait la charité. La force morale servait de guide à la force matérielle, et, grâce à ce concours, la société put sortir du chaos où l’avaient jetée la corruption romaine et la brutalité des barbares.

Les Conciles restèrent toujours distincts des assemblées des champs de mars et des champs de mai. Toutes les questions sur lesquelles ils avaient à se prononcer, étaient de la compétence des membres du clergé, mais il fallait, pour l’exécution, recourir à ceux qui disposaient de la force. Voilà pourquoi les seigneurs laïques siégèrent pendant longtemps à côté des évêques et des abbés, et jouèrent un rôle qui ne nous étonne que parce que nous ne nous rendons pas compte des conditions particulières d’existence de la société du Moyen Age, et des exigences de tout état social. Pour les mêmes raisons, mais en sens inverse, et dans une plus large proportion, les membres du clergé eurent leur place marquée dans les assemblées politiques. De l’accord harmonique de ces pouvoirs résultaient l’influence bienfaisante de l’esprit religieux, le progrès de la société civile, l’adoucissement des mœurs, la protection des faibles et la substitution du règne du droit à celui de la force.

Il y eut 15 conciles dans la Gaule au IVe siècle, 25 au Ve, 54 au VIe, 20 au VIIe, et 7 dans la première moitié du VIIIe. Nous n’avons pas tous les canons de ces assemblées provinciales, ni toutes les décisions des réunions moins importantes que tenaient dans une ville épiscopale, des membres d’un ordre inférieur dans l’Église et dans l’État, mais il est permis d’affirmer, d’après ce que nous connaissons, qu’il n’y eut pas une question relative aux personnes, à la conscience, aux intérêts et à l’ordre public, qui n’ait été portée, librement discutée et résolue, de la manière la plus sage et la plus conforme à la justice et à la charité.

Au-dessous des conciles étaient les plaids. L’autorité royale cherchait à multiplier les concours et les appuis. Elle convoquait des évêques, des abbés, des seigneurs, des juges, des bons hommes, et leur déléguait le soin de se prononcer sur ce qu’elle ne pouvait ou ne voulait pas décider elle-même. C’est ainsi que dans les plaids étaient discutées et résolues les questions relatives à l’état des personnes, aux contestations sur la propriété, et aux actes criminels. Les plaids étaient des tribunaux plutôt que des assemblées politiques, mais ils touchaient à l’organisation sociale et à l’action administrative, en appliquant les principes proclamés dans des assemblées dont l’autorité était plus haute et plus générale. Ils établissaient par la sagesse et l’accord de leurs décisions, une jurisprudence, et maintenaient l’harmonie de tous les éléments sociaux. Les peuples ont surtout besoin de justice, et s’ils respectent les décisions et les actes des souverains, ils ne sont pas moins disposés à s’incliner devant ceux des corps plus rapprochés d’eux, quand ils ne peuvent mettre en doute ni leur intégrité, ni leurs lumières.

Charlemagne présente ses premiers Capitulaires
Charlemagne présente ses premiers Capitulaires
à l’assemblée des Francs en 779
Il y avait encore d’autres assemblées qui ne se réunissaient pas périodiquement, et qui devaient prononcer sur des faits déterminés, intéressant des personnes d’un ordre social supérieur. Les hommes qui pouvaient, à tout moment et à tout propos, en appeler à leur épée, avaient besoin de voir au-dessus d’eux un tribunal dont ils ne pouvaient récuser l’autorité. Ils formaient une cour des pairs, où chacun avait sa place, et où chacun trouvait des juges. Ces assemblées ne bornaient pas leur action et leur compétence à des actes criminels. Elles se prononçaient sur des questions multiples qui résultaient des conditions incertaines d’un état en formation, et la féodalité y trouva un frein, en même temps qu’un principe d’organisation et de force.

Ainsi, les vassaux eurent leurs tribunaux comme l’Église avait les siens, et ceux dont l’état social était inférieur ne tardèrent pas à être jugés par leurs pairs (de là est née l’institution du jury que nous avons, plus tard, empruntée à l’Angleterre, et qui existait « de toute antiquité en France » d’après un document de 1224. Un règlement de Bernard de Combret, évêque d’Albi, en 1269, fixe à vingt au moins le nombre des prohomes chargés de se prononcer sur la culpabilité des malfaiteurs). Les décisions ne s’appliquaient pas uniquement à des cas particuliers, et il en résultait, non pas seulement une jurisprudence, mais une véritable législation, à laquelle les rois étaient étrangers, et qui mettait de l’ordre et de la régularité dans une société qu’il fallait arracher à la confusion et à l’anarchie.

Sous Charlemagne et ses successeurs, il y eut deux assemblées par an, au printemps et à l’automne. « On y réglait, dit Hincmar, archevêque de Reims, les affaires générales de tout le royaume ; aucun événement, si ce n’est une nécessité impérieuse et universelle, ne faisait changer ce qui y avait été arrêté. Dans cette assemblée, se réunissaient tous les grands, ecclésiastiques ou laïques, les premiers pour prendre et arrêter les décisions, les seconds pour recevoir ces décisions, en délibérer et les confirmer, non par un consentement irréfléchi, mais par leur opinion et l’adhésion de leur conscience. L’autre assemblée, où l’on recevait les dons généraux du royaume, était composée des premiers de l’assemblée du printemps et des principaux conseillers : on y traitait des affaires de l’année suivante et de celles qui étaient survenues depuis l’année précédente, et auxquelles il fallait immédiatement pourvoir. »

Hincmar cite, parmi ces affaires, les trêves conclues par les gouverneurs des provinces, la guerre et la paix ce qui sauvegardait le présent ou préparait l’avenir, les satisfactions à donner aux seigneurs, la sécurité à garantir aux faibles, la direction à imprimer à l’esprit public, tout cela était arrêté du consentement des assistants et tenu secret jusqu’à l’assemblée générale. La décision était ensuite exécutée, de concert entre tous les membres de l’assemblée, et par les ordres du roi. « Les conseillers laïques ou ecclésiastiques, ajoute Hincmar, étaient choisis parmi les hommes reconnus capables pour ces fonctions, remplis de la crainte de Dieu et animés d’une fidélité inébranlable, au point de ne rien mettre au-dessus des intérêts du roi et du royaume, si ce n’est la vie éternelle. » Il ne dit pas par qui le choix était fait, mais les conditions qu’il indique sont une garantie de compétence et de justice que les peuples seraient heureux, dans tous les temps, de trouver chez ceux qui doivent s’occuper de leurs affaires.

Le chapelain et le chambellan assistaient à ces assemblées, ainsi que quelques officiers du palais. C’est de là que sont sortis les articles des Capitulaires. Le roi se rendait à l’Assemblée quand elle en exprimait le désir. Le résultat des délibérations était mis alors sous ses yeux, et, « avec la sagesse qu’il avait reçue de Dieu, il adoptait les résolutions auxquelles tous obéissaient. » Ces résolutions étaient proclamées par un héraut et portées à la connaissance du peuple réuni autour de l’Assemblée. Les applaudissements du peuple étaient le signe de son assentiment. C’est dans un Capitulaire que se trouve exprimée la condition de la loi qui est faite « par l’autorité du roi et le consentement populaire. » Elle était ainsi « l’expression de la volonté générale parce qu’elle devait être conforme aux principes éternels de la vérité et de la justice. » Le droit donné aux missi dominici, inspecteurs et enquêteurs qui parcouraient le royaume, de choisir les échevins, les avocats, les notaires, de changer les vicomtes et de proposer les comtes et les gouverneurs, semble indiquer que les membres des assemblées devaient leur rôle au pouvoir central, à l’exception des évêques et des abbés, qui le tenaient de leur dignité.

L’usage des assemblées, associées plutôt aux mesures législatives ou financières qu’à l’exercice du pouvoir ne se perdit pas sous les successeurs de Charlemagne. Les conditions n’étaient pas les mêmes, et les rapports entre le peuple et les souverains subirent des modifications considérables. La royauté s’affaiblissait de jour en jour et le traité de Verdun de 843, en faisant trois parts de l’empire de Charlemagne, ne donna ni plus d’unité, ni plus de force à ce qui, désormais dans des limites plus étroites, devait constituer la France. La féodalité, en affirmant ses droits reconnus, augmentait ses prétentions, et les assemblées autorisées par le roi ou formées sous son assentiment, furent trop souvent dirigées contre lui.

La participation de ces assemblées au changement de dynastie et à l’avènement des Capétiens est manifeste. Il n’est pas vraisemblable pourtant que les seigneurs aient, de leur propre initiative, élevé au trône l’un d’eux, Hugues Capet, ni que la reconnaissance de son nouveau titre ait été acceptée par eux avec empressement. Ils s’inclinèrent devant le plus ambitieux, le plus habile, le plus fort, devant celui dont les ancêtres avaient rendu d’éclatants services, mais ils se promirent bien de se trouver réunis pour mettre des bornes à son pouvoir. C’est ce qu’ils firent dans des assemblées d’où sortirent des révoltes, et cette lutte qui devait durer des siècles rendit d’abord sinon impossible, du moins difficile, toute participation du pays à la création de la loi et à la direction politique.

En présence d’ennemis aussi redoutables, la royauté chercha des appuis. Elle les trouva dans les communes, dont elle favorisa la constitution et l’expansion. La Commune s’administrait elle-même par ses délégués, et associait ainsi chacun de ses membres à la gestion de ses affaires. En rapport avec le roi, dont elle avait besoin et qui comptait sur elle pour affaiblir l’ennemi commun, la féodalité, elle ne tarda pas à prendre part aux intérêts généraux. C’était pour elle un avantage, et pour le roi une force. Sous saint Louis, les Établissements furent délibérés et amendés, non pas seulement par le Conseil et par les magistrats formant ce parlement ambulatoire auquel il avait confié les causes dont il ne pouvait connaître lui-même, mais encore par les barons, devenus plus souples après une ligue impuissante, et par les prud’hommes des bonnes villes unis aux seigneurs ecclésiastiques. C’est ce qu’on appelait « le grand Conseil des sages hommes et de bons clercs. » Ce conseil prit une forme définitive lorsqu’il eut été convoqué, en 1302, sous le nom d’Etats-Généraux.

Le parlement vécut et agit à côté des États-Généraux avec des attributions différentes, puisqu’il avait été créé pour rendre la justice, mais en s’élevant peu à peu à un rôle politique. Il avait reçu la mission d’enregistrer les édits royaux, et de leur donner ainsi force de loi. Il s’enhardit, au milieu des troubles, sous les rois faibles, à faire des remontrances, à retarder ou à refuser l’enregistrement, à formuler des déclarations, à rendre des arrêts sur des questions qui ne le concernaient pas, et prétendit « s’entremettre utilement des affaires publiques, et y avoir été appelé par les rois. » C’était un frein à l’autorité royale, une représentation permanente du pays, et, bien que ce fut une usurpation, bien que les prétentions aient été souvent exorbitantes et funestes, il n’en faut pas moins considérer le parlement de Paris, comme un intermédiaire utile entre le souverain et ses sujets, et le représentant de la tradition nationale auprès de ceux qui pouvaient la méconnaître.

États-Généraux de 1506
États-Généraux de 1506

Les rois avaient souvent choisi ceux à qui ils voulaient demander des conseils, ou qu’ils associaient, dans une certaine mesure, à l’exercice de leur pouvoir. Ils ne renoncèrent pas à ce privilège ou à cet expédient, lorsque les États-Généraux eurent été constitués en 1302 avec les trois ordres. On voit naître, aussitôt après, l’idée d’une convocation périodique. Mais cette convocation était une grande affaire, qui présentait toujours des difficultés et souvent des dangers. Les rois ne voulaient pas d’une surveillance ininterrompue, ils redoutaient une intervention trop curieuse dans les questions de politique, d’administration et de finances, mais ils tenaient à rester en communication avec les différentes classes de la société, et à les faire concourir au gouvernement. Ils choisirent des représentants du clergé, de la noblesse et des communes, et leur soumirent tout ce qui aurait pu faire le sujet des délibérations des États-Généraux. Ils étaient ainsi assurés d’un concours plus dévoué, et n’avaient à craindre ni prétentions, ni empiétements.

On ne sait pas à quelle époque précise ces assemblées de notables furent convoquées pour la première fois, avec des représentants de toutes les classes de la société. Les rois avaient intérêt à se trouver en communication avec leurs sujets, et comme l’opinion publique a toujours eu une grande force, ils ont dû chercher de bonne heure à la former par ceux qu’ils honoraient en les appelant dans leurs conseils. La première convocation qui ait laissé des traces, est celle de Tours en 1470, par Louis XI. Ce prince si jaloux de son autorité et si défiant à l’égard de la féodalité, ne se serait pas volontiers mis en tutelle sous les États-Généraux — on le vit quand il les convoqua — mais les Notables devaient servir à l’accomplissement de ses projets, et il eut recours à eux. Les deux dernières sont de 1787 et de 1788.

Le pouvoir royal s’est trouvé ainsi limité, pendant plusieurs siècles, par l’état social, les mœurs, des libertés particulières et des Assemblées différentes dans leur composition et leur caractère. Il eut souvent a lutter pour faire prévaloir ses vues et imposer ses volontés, mais généralement le concours empressé ne lui manqua pas. Ceux qui composaient ces Assemblées étaient, pour la plupart, directement ou indirectement sous sa main. Après 1302, les États-Généraux furent convoqués dans des circonstances graves et pour des besoins pressants. Ils furent le produit de l’élection, et ils se sentirent indispensables ; aussi les rois les trouvèrent rarement dociles.

Jusqu’à la fin du XIIIe siècle, les revenus du domaine royal avaient suffi à l’exercice du pouvoir. L’Église avait ses propriétés, la justice était rendue par le roi et les seigneurs, les communes s’administraient elles-mêmes, et les frais de la guerre étaient supportés par ceux qui la faisaient. Mais lorsque l’autorité royale se fut affirmée par les enquêteurs royaux de Saint-Louis, qui visitaient tous les fiefs pour recueillir les doléances du peuple, lorsque la distribution de la justice eut été confiée à des prévôts ou à des baillis institués par le roi, il fallut pourvoir au salaire de ces magistrats, et de ceux que la nécessité imposait, plus nombreux de jour en jour. Le roi dut dès lors recourir à ceux qui ne connaissaient d’autres charges que celles qui venaient des Seigneurs. La tradition de la fiscalité romaine, si ingénieusement tenace, et dont nous trouvons les traces jusqu’au XIIe siècle, était perdue. La nécessité politique la fit revivre et lui donna des perfectionnements rapides auxquels les peuples n’eurent garde d’applaudir.

L’impôt est légitime, parce qu’il est le paiement des services rendus à chacun par ceux qui détiennent le pouvoir, et la condition essentielle de la sécurité publique. Mais il paraît toujours lourd à ceux qui doivent le payer, car s’il prend habituellement une partie du superflu, il touche quelquefois au nécessaire. On ne saurait dire quels sont ceux qui le supportent le plus impatiemment. Aussi, ceux qui ont la mission glorieuse et difficile de conduire les peuples, doivent-ils n’y toucher qu’avec une extrême circonspection et une rigoureuse justice. Faire des dépenses qui ne sont pas nécessaires, satisfaire des cupidités particulières sur le trésor, former des sacrifices imposés à tous, autoriser par négligence ou par complicité des malversations et des vols, ce sont des crimes que la conscience publique n’absout pas, lors même qu’ils ne sont l’objet d’aucune répression judiciaire.

C’est ce qui explique l’importance attachée aux taxes par toutes les assemblées, et l’appel fait aux trois ordres par la royauté lorsqu’elle se trouva obligée de recourir à l’impôt pour remplir les nouvelles obligations que lui imposaient les transformations politiques et sociales accomplies. Le principe : « Nulle taxe n’est légitime si elle n’est consentie », n’était pas encore formulé, mais les rois lui rendaient hommage puisque, pour se procurer de l’argent et le demander à l’impôt, ils convoquaient les représentants de la nation.

Les questions financières ne furent pas les seules soumises aux États-Généraux, mais elles occupent le premier rang. Les événements politiques en firent surgir d’autres, et les États s’y montrèrent souvent dévoués au roi et au pays, quelquefois trop préoccupés de leur prépondérance, et en de trop nombreuses circonstances, plus disposés à profiter des embarras ou des malheurs de la royauté pour la dominer, que pour venir à son aide. En 1302, les trois Ordres furent convoqués pour la première fois. Philippe IV avait à créer le budget de la royauté par l’établissement de subsides permanents. Il avait surtout à soutenir la participation de la nation à sa lutte contre la Papauté. Il obtint tout ce qu’il demandait, sans qu’il soit possible de croire que ce fut par de bons moyens.

En 1308, il soumit aux États-Généraux la question des Templiers, qu’ils tranchèrent dans un sens conforme à sa volonté. En 1313, il leur demanda de nouveaux subsides. La refonte des monnaies, la spoliation des Juifs et des Lombards, les décimes levés sur le clergé, les impôts nouvellement établis n’avaient pas été suffisants. Il fallait renouveler les taxes anciennes et en créer de nouvelles. Les États-Généraux, en prenant la responsabilité de ces nouvelles charges, dont ils avaient reconnu la nécessité, se montraient un instrument utile et docile entre les mains de la royauté. En 1317, ils eurent à se prononcer sur une question constitutionnelle. Louis X avait laissé, en mourant, une fille que les princes du sang voulaient, au mépris de l’interprétation jusqu’alors donnée à la loi salique, faire monter sur le trône. Les Etats, organes de la nation, déclarèrent que la couronne, comme l’héritage des terres de la conquête, ne pouvait échoir qu’aux mâles. La fille de Louis X fut exclue, et le second fils de Philippe IV, frère du roi défunt, fut proclamé.

La même décision fut prise en 1328, malgré les prétentions d’Edouard III, roi d’Angleterre, qui revendiquait le titre de roi de France, en vertu des droits de sa mère Isabelle, fille de Philippe IV. L’application de la loi sauva la France de la domination de l’Angleterre ; elle ne put empêcher une guerre qui dura plus de cent ans, fut marquée par d’épouvantables défaites, et aurait fini par l’anéantissement de notre indépendance, sans l’avènement de Jeanne d’Arc qui restaura Charles VII sur le trône de France. Les Etats-Généraux de 1338, dont l’existence est contestée, auraient, d’après certains historiens, formulé les premiers la maxime : « Les rois ne lèveront aucuns deniers extraordinaires sur le peuple, sans l’octroi des Trois-Etats, et ils en prêteront le serment à leur sacre. »

En 1356, au moment où la trêve expire entre la France et l’Angleterre, les Etats votent trente mille hommes d’armes, pour lesquels ils fournissent, par jour, cinquante mille livres. Les Communes entretenaient elles-mêmes leurs milices. La gabelle, ou taxe sur le sel, et une imposition de huit deniers sur tous les comestibles devaient faire face à ces dépenses. Mais les États prétendirent désigner les commissaires chargés de lever l’impôt, et d’en surveiller l’emploi, qui ne devait pas être détourné de la guerre. Ils fixèrent à un an leur prochaine réunion. Les doléances furent impératives. Ils ne voulaient plus de fausse monnaie et demandaient la suppression du droit de gîte ou de chevauchée, droit rationnel lorsque le roi n’avait que le produit de son domaine, droit excessif, dès qu’on lui fournissait le moyen de pourvoir aux besoins de l’Etat. Ils proclamaient le droit de résistance armée contre ceux qui renouvelaient de pareilles prétentions, et réclamaient des réformes pour la police des tribunaux et les entraves mises au commerce.

C’est ainsi que l’on parlait avant la funeste bataille de Poitiers, dans laquelle périt une grande partie de la noblesse et où le roi Jean II le Bon fut fait prisonnier. Quelle devait être l’attitude, quel devait être le langage des Etats, après ce désastre qui frappa la France de terreur ? Huit cents députés se réunirent. La moitié représentait les villes, les autres appartenaient en grand nombre à l’Eglise, parce qu’il « restait en France peu de nobles à qui on pût avoir recours », rapporte Froissart. Il fallait trouver de l’argent pour continuer la guerre et délivrer le roi.

L’ennemi était au cœur du royaume. Les Etats le rendirent témoin d’une tentative de révolution qui augmentait sa force. Sous l’inspiration d’Etienne Marcel, qui profita des malheurs de la France pour conquérir une popularité destinée d’abord à seconder une ambition personnelle, et mise ensuite au service de Charles le Mauvais, dont la main criminelle prétendait saisir le sceptre de saint Louis, ils commencèrent par demander la réforme du royaume. C’était un acte d’accusation qui ne pouvait aboutir à rien, une difficulté pour les négociations relatives à la liberté du roi, et une usurpation du pouvoir en présence de l’ennemi. Déjà une commission de cinquante membres prenait l’administration et réunissait les trois ordres en un seul. Il n’y avait plus d’esprit public pour condamner ces attentats, et le dauphin, qui n’avait pas été héroïque à Poitiers, semblait incapable de résister.

États-Généraux de 1614
États-Généraux de 1614

Le dauphin temporisa pour envoyer demander des instructions à son père, prisonnier à Bordeaux. La réponse se fit attendre. Les Etats n’osaient passer outre, et leur audace même se tournait contre eux. Le peuple s’impatientait, les murmures de désapprobation s’accentuaient et les divisions, habilement fomentées, finirent par rendre les réunions impossibles. On se sépara et le dauphin resta le maître. L’année suivante, une nouvelle convocation amena les mêmes prétentions et les mêmes troubles. Le Dauphin avait pourtant enlevé tout prétexte à ceux qui voulaient sérieusement la suppression des abus, en renouvelant la grande ordonnance de réforme publiée en 1355 par son père. Son application eut été un grand bienfait. Mais était-elle possible lorsqu’il fallait négocier et tenir partout tête à l’ennemi ? Les États ne parurent pas y attacher une grande importance. S’ils avaient eu quelque souci des intérêts du peuple, ils ne tardèrent pas à le subordonner à leur désir de dominer, et l’amour des réformes n’était pas autre chose que l’amour du pouvoir.

En 1359, les États rejetèrent le traité qui délivrait le roi, comme trop onéreux pour le royaume. En 1369, tout avait changé. Le Dauphin était devenu Charles V, et ce roi qui avait fait l’apprentissage de son noble et rude métier, au milieu des épreuves les plus douloureuses, relevait la France par son habileté et sa sagesse. Les États lui accordèrent tout ce qu’il demanda gabelle, quatre livres par feu pour la guerre, trente sous sur les campagnes, un droit sur les vins, proportionnel à leur qualité. La France redevenait grande et puissante. Seize années suffirent pour accomplir cette oeuvre de relèvement social, qui montre ce que peut un souverain, quand il a la plénitude de son pouvoir, le sentiment profond de son droit, et au cœur, l’amour de son peuple.

En 1380, là France retomba sous une régence. Les États refusèrent les subsides et prétendirent ramener les impôts au taux de Philippe le Bel, oubliant qu’on n’avait qu’une trêve avec l’Angleterre, que l’argent avait perdu de sa valeur, et que les libertés, franchises et privilèges, dont ils réclamaient le maintien n’avaient été accordés qu’en échange des charges financières qu’ils repoussaient. Les Assemblées ne se sont jamais piquées de logique. Celle de 1380 a une large part de responsabilité dans les désordres qui marquèrent les premières années de ce règne si long et si fatal à la France. En 1420, les États ratifièrent le honteux traité de Troyes fait par une reine criminelle, et par lequel un roi insensé reconnaissait le roi d’Angleterre pour roi de France, et déclarait la guerre à son propre fils, dont il avait abandonné le droit. Ce n’est pas dans une Assemblée des États-Généraux, mais dans une réunion dont il avait choisi les membres, que Charles VII fit accepter la taille perpétuelle, mesure excellente, qui devait assurer une armée permanente, et la pragmatique sanction, dont le principe était une révolte, et dont l’application fut si funeste à l’Église de France.

En 1468, un roi qu’un obstacle ne détournait jamais de son but, convoqua les États, après avoir laissé toute liberté à l’élection, mais indiqué les candidats agréables. Ils lui accordèrent tout ce qu’il demandait : « les gens d’Église par prières, oraisons et biens temporels, et la noblesse et le peuple de leurs corps et de leurs biens, jusqu’à la mort inclusivement. » Louis XI ne se crut cependant tenu à aucune reconnaissance à leur égard. En 1483, Charles VIII fut averti par Me Jean Rely, chanoine de l’église de Paris, orateur des Trois Ordres, qu’il lui appartenait de relever le peuple de l’oppression, et que l’argent demandé pour les gens de guerre, en manière de don, l’était pour deux ans, et pas davantage. Ce langage hautain s’explique. Le vieux roi Louis XI venait d’être remplacé par un enfant.

Le 15 janvier 1484, la question suivante fut posée aux Etats : « A qui appartient l’autorité suprême ? » Un représentant de la noblesse de Bourgogne, Philippe Pot, répondit : « Il faut reconnaître une autorité supérieure, souveraine, en qui réside le pouvoir, et qui peut le déléguer. Cette autorité est celle du peuple, ou des Etats-Généraux, composés de ses élus », rapporte Olivier Masselin dans États-Généraux. Ces idées ne portèrent pas immédiatement leurs fruits. La réforme religieuse du siècle suivant devait les répandre et les exagérer. La taille, que l’on voulait supprimer, fut maintenue avec cette réserve « que la nation ne pouvait être imposée sans son consentement. » La régente accepta l’impôt, mais ne tint pas compte de la réserve et, sur sa demande, le parlement prorogea la levée de ce subside.

A cause du nombre des votants, mais aussi afin de montrer qu’ils étaient les maîtres, les États changèrent l’ordre ancien des délibérations. Ils se divisèrent en commissions. Chacune rédigeait un cahier, le portait à l’assemblée, en soutenait les conclusions, et, de ces cahiers particuliers, on formait un cahier général. Le vote avait lieu, non par ordre, mais par tête, et il fallait pour l’adoption, l’unanimité des suffrages. En 1506, le royaume était heureux sous le gouvernement paternel de Louis XII. Les États, d’accord avec lui, annulèrent les traités de Blois, par lesquels il avait fiancé sa fille Claude à Charles d’Autriche, en lui assurant des avantages territoriaux. Il vit trop tard les conséquences de cette faute, et il chargea les États de la réparer. Ne reconnaissant pas au roi le droit de disposer de sa famille, sans l’aveu de la nation, ils cassèrent les stipulations de Blois « comme contrevenant au premier serment solennel fait par lui à Reims, qui est de faire toute chose que connaîtra être au bien, sûreté et conservation du royaume, sans consentir ni permettre la diminution d’icelui. » (Ordonnances des rois de France) C’est dans cette assemblée que Louis XII reçut le titre de Père du peuple, « le plus saint nom qu’on puisse donner à un prince, car nommer un roi Père du peuple, est moins faire son éloge, que l’appeler par son vrai nom et faire sa définition », explique La Bruyère dans Du Souverain.

Les États-Généraux jouèrent plus tard un rôle déterminant lors des guerres de religion qui ensanglantèrent le royaume et illustrèrent, une fois encore, le rapport de force constant entre eux et le pouvoir royal. Lorsqu’ils se réunirent notamment à Blois le 16 octobre 1588, au milieu des circonstances les plus graves, le trône avait pour héritier présomptif un prince que la religion éloignait et que l’Édit d’Union venait de déclarer incapable de régner, et que les États le repoussaient. La journée des barricades ayant anéanti le pouvoir de Henri III à Paris, les États, après lui avoir enlevé les ressources les plus nécessaires, déclarèrent qu’ils « avaient tout pouvoir, et que le roi ne devait qu’exécuter leurs volontés. » En réponse, le roi fit assassiner le duc de Guise et le cardinal son frère, puis il dispersa les États. Mais les crimes ne sont jamais une solution, et le danger resta le même pour lui. Frappé le 1er août 1589 par Jacques Clément, il expira le lendemain, en désignant comme son successeur celui dont la France catholique reconnaissait le droit, mais qu’elle repoussait à cause de l’hérésie, Henri IV.

Convoqués lors de la majorité de Louis XIII en 1614, les États-généraux ne le furent plus ensuite que sous Louis XVI, en 1787 et 1788, puis le 5 mai 1789, qui marqua le début de la période révolutionnaire

 

Source: http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article5698

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 21:45
France 2 a consacré samedi 4 février 2012 24 minutes aux royalistes français du XXIe siècle.
 
Lieux du reportage : Reims, Paris, Basilique royale de Saint-Denis le 21 janvier 2012, la Biennale blanche à Montfermeil (93) où Patrick de Villenoisy déclara officiellement sa candidature le 17 septembre 2012, Montmagny (Val d’Oise), le village lorrain de Beaufremont.
 
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Merci à Dominique

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:34
Cet enregistrement a été fait par des journalistes à Angoulême, mais il a été fait au pied levé, ceux-ci n’ayant pas prévenu Patrick de Villenoisy, candidat d’Alliance royale, de leur intention.

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 18:21

Le compte officiel Twitter de l'Alliance Royale a été lancé ! Venez nombreux nous soutenir sur ce réseau ! Transmettez l'information autour de vous !  

 

http://twitter.com/​Alliance_Royale

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Merci à Dominique

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:00

A l'occasion du sixentième anniversaire de la naissance de Sainte Jeanne d'Arc, née dans la nuit du 5 au 6 janvier 1412 à Domrémy (Lorraine), rappelons-nous cette leçon que la Patronne secondaire de la France, nous donna en libérant Orléans, le 8 mai 1429 :

Vive le Christ, qui est le Roi des Francs !

Sainte Jeanne d'Arc

La première mission de Jeanne fut de sacrer le dauphin légitime "Roi de France" à Reims. 

À 13 ans, Jeanne entendit les voix de sainte Catherine d'Alexandrie, sainte Marguerite d'Antioche et de l'archange saint-Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le Royaume de France de l'envahisseur, et de conduire le dauphin sur le trône.

 

  Jeanne entend les voix de saint Michel et sainte Catherine, par Hermann Anton Stilke (1803-1860)

 

Jeanne d'Arc : sa vocation, sa mission et sa mort d'après la légende

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:21

Voici une brève analyse historique, mettant en relief tous les mensonges que l'école républicaine a enseigné et enseigne encore et toujours sur l'Ancien Régime et la misère ouvrière. A travers des analyses historiques par des historiens de renom, cette vidéo vous dévoilera un aspect méconnu des qualités de vie au Moyen-Âge ainsi que les conditions de travail et des ouvriers de l'époque. Sans oublier aussi la naissance du prolétariat et de la misère ouvrière depuis la révolution française et sa fameuse loi Le Chapelier interdisant les corporations, et la naissance du libéralisme économique qui en fut la conséquence et qui engendrera à son tour le socialo-marxisme.

TOUT CE QUE L'EDUCATION NATIONALE NE VOUS ENSEIGNERA JAMAIS ET POUR CAUSE...

Source: http://www.democratie-royale.org/article-la-republique-a-menti-g-a-r-91879317.html

 

 

 

. Le mensonge pour tous (14 juin 2013)
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 23:09

LE PLUS. Quinquennats successifs, bipartisme, crise sociale, le régime républicain connaît des difficultés pour permettre au président de le République une politique à long terme. A mi-chemin entre la monarchie et la république démocratique, le candidat de l'Alliance-royale Patrick de Villenoisy affirme vouloir réconcilier les Français avec leur pays.

 

Par Patrick de Villenoisy Candidat de l'Alliance Royale

 

Les royalistes ont créé en 2001 un mouvement politique : l’Alliance-royale. Absents du terrain politique depuis des lustres, ils considèrent être les seuls à pouvoir apporter de vrais réponses aux défis de ce début de XXIème siècle. J’ai été désigné pour porter les couleurs de l’Alliance-royale et ai décidé de placer cette campagne sous le slogan : réconcilier les Français.

 

La salle du trône au château de Fontainebleau - FlickR CC dalpera

 La salle du trône au château de Fontainebleau 

 

Face à la situation de notre pays, la grande question est de savoir si nous pouvons faire l’économie du retour à la royauté en réformant les institutions de la Ve république, en passant à une VIe république : en tout cas en se privant des énormes avantages de l’institution monarchique.

 

Un équilibre entre la monarchie et la république démocratique

 

Le premier constat que nous faisons est de considérer que dans notre pays, la démocratie est confisquée par le régime des partis. En d’autres termes, un député à l’Assemblée nationale est plus souvent enclin à voter en fonction de la consigne de vote du parti plutôt qu’en fonction du bien commun. La démocratie fonctionne donc fort mal chez nous et nous pensons que le retour à la royauté serait la seule solution pour apporter à la France un avantage déterminant dans le concert des nations.

 

Nous avons donc élaboré une plateforme politique dont on pourrait dire qu’elle propose à nos concitoyens une institution qui tirerait la quintessence des avantages de la monarchie et de notre république démocratique. Cette institution politique n’a donc pas d’équivalent ni dans le passé, ni dans les monarchies qui nous entourent. Elle est la meilleure réponse aux attentes des Français. Elle est la seule réponse moderne et efficace.

 

Pour l’essentiel, elle reprend la constitution de la Ve république en substituant un roi à l’actuel président de la république et en lui attribuant des pouvoirs similaires à quelques modifications près. Nous avons publié un livre bleu qui explique en détail ces points.

 

Un changement radical des institutions

 

Je le disais lors de l'annonce de ma candidature, le temps est venu de proposer à nos concitoyens un changement radical de nos institutions. Les grands systèmes égalitaires sont en effet condamnés et les Français en seront de plus en plus conscients : avec l’émergence d’internet, des réseaux sociaux se fera jour une exigence de vérité que le régime républicain n’autorise pas.

 

En effet, au nom des vieux principes révolutionnaires, se sont édifiées des institutions qui n’ont désormais pour véritable objectif que de se survivre à elles-mêmes. Elles résisteront bec et ongles, joueront des innombrables ressources du syndicalisme et du clientélisme. Elles feront de l’égalité un bouclier, de l’anathème une arme, de l’immobilisme une stratégie. Il en a résulté un discrédit parfois injuste du personnel politique confronté à l’impossibilité de réformer en profondeur notre société.

 

L’un des principaux avantage de la royauté est qu’elle dispose du temps. Nos élus n’ont que des mandats de 5 ans : insuffisant pour porter une politique à long terme. Jean Dutourd, notre regretté académicien royaliste disait :

 

"L'inconvénient est que le président n'est pas héréditaire...; Il n'est pas le symbole de la patrie, mais de la division. Avec un roi qui est le fils de son père et le petit fils de son grand père, on évite ce genre de fureur civile. Le roi n'est pas l'élu du peuple à un moment de son histoire, mais l'élu des siècles. Son pouvoir repose sur quelque chose de beaucoup plus solide qu'une lubie du suffrage universel; il s'appuie sur ce qu'il y a de plus solide au monde : une coutume. La royauté a un côté paternel qui est exactement approprié à la fonction, et qui ne se trouve nulle part ailleurs, même pas dans une monarchie déguisée en république comme celles que nous avons. Le roi est un père, sinon éternel, du moins permanent."

 

Il analysait cette division en montrant que ce qui est décourageant dans les démocraties, où l'on vit sous le régime des partis, c'est que les leçons toutes simples sont toujours perdues. Il ne s'agit pas d'être raisonnable, c'est-à-dire d'œuvrer en commun pour le bien de la nation, mais de mettre des bâtons dans les roues à l'ennemi. Cette guerre ou cette guérilla perpétuelle fait du régime démocratique l'un des plus lourds et des plus lents que l'on ait inventé. Peut-être aussi l'un des plus immoraux, vu qu'il n'y est question, en fin de compte, que de conquérir le pouvoir afin d'accomplir soi-même ce qu'on a empêché les autres de faire.

 

L'élection présidentielle, cette guerre civile

 

D’où mon thème de campagne : réconcilier les Français, les réconcilier avec leur histoire, les réconcilier entre eux. Une élection présidentielle est une sorte de guerre civile où il est question pendant un an de diviser les Français en deux camps, c’est-à-dire de détruire la cohésion sociale que le président élu doit reconstruire dès son élection faite. Quelle perte de temps. Les Français le savent maintenant, nos hommes politiques ont eu l’impéritie de nous livrer pieds et points liés entre les mains des marchés. Rompant avec le principe selon lequel gouverner c’est prévoir, ils ont acheté la paix sociale à crédit par manque flagrant de courage politique.

 

Si notre pays s’est déjà endetté gravement dans le passé, c’est la première fois qu’il le fait en temps de paix. Cette période électorale que nous pourrions éviter est précisément ce que les marchés détestent le plus : une période d’incertitude. Une période aussi d’attentisme économique : les entreprises n’embauchent plus, n’investissent plus, les entreprises étrangères qui pourraient venir s’implanter chez nous diffèrent le projet. Tout le monde attend le résultat de l’élection pour prendre les décisions. Quelles sont les conséquences en terme d’emplois, de pertes de recettes pour l’Etat ? Mesure-t-on l’avantage économique que la royauté conférerait à notre pays ?

 

Il faut le dire à nos concitoyens, nous n’avons plus les moyens de ces pertes de temps, d’argent, d’emplois.

 

Je voudrais aussi dire un mot d’un sujet dont les Français s’inquiètent, que les politiques dénoncent (surtout en période électorale) mais auquel ils n’apportent aucune solution définitive : la montée de l’islamisme en France. Notre régime a érigé la laïcité en véritable religion. Les royalistes sont les seuls à pouvoir apporter une réponse à ce problème souvent invoqué : le retour à une France chrétienne qui renouerait avec sa mission de fille aînée de l’église. Certes, chez nous il y a séparation de l’église et de l’Etat, mais le seul fait que nous professions à nouveau notre religion suffirait à résoudre le problème.

 

Le roi, un arbitre impartial

 

Nous voulons donc appuyer la politique sur le socle de la durée, de la cohésion sociale retrouvée et préservée, sur la fierté que nous confère notre histoire, notre religion. Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. 

 

Nous avons vu dernièrement le pouvoir en place s’émouvoir de la fraude sociale. Ce n’est qu’une conséquence parmi beaucoup d’autres de la baisse de la morale. Oui, la crise est certes financière mais avant tout elle est morale. On pourrait même dire que la crise financière n’est qu’une des conséquences de la crise morale. Là encore, le régime dans lequel nous sommes ne peut que constater mais est incapable de remédier. Pourtant, il sait de longue date que cette crise existe. Relisez en 1969 ce qu’en disait le président Georges Pompidou :

 

"Notre civilisation traverse une crise spirituelle. Les mutations économiques, l'accélération du progrès scientifique et technique, l'ébranlement des croyances et des contraintes traditionnelles, le bouleversement des mœurs, tout contribue à entraîner la société dans une course éperdue vers le progrès matériel, progrès dont on n'aperçoit pas les limites mais dont il apparaît qu'il développe les besoins plus encore qu'il ne les satisfait et ne fournit aucune réponse aux aspirations profondes d'une humanité désorientée. Le monde a besoin d'une renaissance et aucun de ceux qui détiennent des responsabilités, qu'elles soient politiques, économiques, sociales, intellectuelles ou proprement spirituelles; n'a le droit de penser qu'il n'est pas concerné."

 

Parmi les grands avantages que représente le roi c’est aussi d’être un arbitre indépendant et impartial. Nos concitoyens le savent, il va falloir réformer notre société. Je suis certain qu’ils consentiront à faire les efforts nécessaires pour autant qu’on les leur explique et qu’ils aient le sentiment qu’ils se feront dans un esprit de justice sociale.

 

La France est un grand pays qui possède un droit de véto au conseil de sécurité, la force nucléaire, de deuxième réseau diplomatique du monde, le second territoire maritime qui nous donne l’occasion d’être présents sur les océans du monde. Nos atouts restent considérables, notre savoir faire est reconnu, le travail des Français est performant : tout cela, nous le devons non pas aux hommes politiques mais malgré eux, malgré les battons dans les roues que représente notre système politique obsolète, dépassé et qu’il est urgent de réformer par le retour du roi.

 

Source: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/221330;je-suis-candidat-a-l-election-presidentielle-pour-retablir-la-royaute.html

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Merci à Dominique

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 20:16

Réflexions philosophiques, par Patrick de Villenoisy

Est considéré comme sacré ce qui a rapport au religieux, au divin, par opposition au profane (Larousse 1994).

L'enseignement des papes montre si l'on écoute Pie XII que de la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes ... D'où ce devoir sacré, pour tout chrétien de créer des conditions sociales capables de rendre à tous possible et aisée une vie digne de l'homme et du chrétien.

On voit donc que la politique est plus que les autres un art sacré, celui de conduire les peuples vers leur destin éternel. Dans ce domaine, le chef qui manque à sa mission compromet, en même temps que sa personne éphémère, le principe éternel qu'il représente.

Il y a une mystique du chef et Gustave Thibon parle de "grandeurs d'établissement" en relatant que : "pour X et moi, notre snobisme concerne l'aristocratie : la rencontre d'un Habsbourg ou d'un Bourbon, par exemple, nous emplit de je ne sais quel tremblement ébloui, celle d'un président de la République nous laisse absolument froids. Pourquoi cet enthousiasme sélectif ? J'y vois deux raisons. La première c'est qu'un nom historique évoque les époques où la puissance terrestre s'auréolait d'un reflet du sacré, d'une allégeance divine (l'Oint du Seigneur, la Sacrée Majestée, etc) - confusion de Dieu et de César, certes, mais quelque chose de Dieu passait tout de même à travers César, le Gros Animal baignait dans une lumière presque extra-terrestre : il occupait le haut du monde comme un rêve dit le poète de je ne sais quel monarque. La seconde est que l'aristocratie actuelle inspire le respect parce qu'elle a perdu l'épaisse réalité de la puissance temporelle pour n'en conserver que l'impondérable auréole, de sorte qu'on vénère en elle un passé déjà émigré vers l'éternel".

Mais en réalité chaque homme a un caractère sacré pour le chrétien et c'est ainsi qu'autrefois on a pu dire que, même dans le foyer le plus modeste, le père était roi des enfants; et au sommet le roi était le père des pères. Saint-Paul traitait magnifiquement du caractère sacré de l'autorité paternelle : "C'est pourquoi je fléchis le genou devant le Père, de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom". Il y a donc des choses qui étaient tabou car peut-il y avoir encore du sacré là où il n'y a plus de tabou ?

Pour Simone Weil, "le vocabulaire du courant de pensée dit personnaliste est erroné. La personne n'est pas ce qui, en nous, a droit au respect. Ce qui est sacré, bien loin que ce soit la personne, c'est ce qui, dans un être humain, est impersonnel... La vérité, la beauté habitent le domaine des choses impersonnelles et anonymes. La perfection est impersonnelle. La personne en nous, c'est la porte de l'erreur et du péché. Ce qui confirme  ma répulsion presque viscérale devant toutes les déclamations sur " l'éminente dignité de la personne humaine". Reste la question suivante : si ce qui rend un être sacré, c'est sa participation à ces réalités impersonnelles que sont la vérité, la beauté, l'amour, etc... pourquoi cette participation est-elle accordée à certaines personnes et refusées à d'autres ? On débouche ainsi sur un personnalisme au second degré : le caractère sacré de la personne humaine tient à sa faculté de s'effacer devant l'impersonnel et, en fonction même de cette transparence, de conférer à l'impersonnel la saveur et le magnétisme qui émanent d'un être unique entre tous". Elle dit encore, "la fonction la plus haute de la culture - au sens le plus large du mot qui inclut les sciences et les techniques - est de réduire (ne pas confondre avec minimiser) le divin et le sacré à ce noyau infinitésimal - reflet de l'infini dans le fini - qui, par sa transcendance même, échappe aux limites de toute culture".

Gustave Thibon se pose donc la question de savoir si aucune amélioration n'est possible pour l'homme ? Il répond : si, à condition de rester fidèle à ce principe que la perfection humaine réside dans le rapport exact de la finitude à l'infini, du relatif (le relié) à l'absolu (le délié) - le sacrilège étant de distendre ou de rompre ce lien, la "connexion sacrée" de Marc Aurèle. - Le vrai progrès consiste donc à rétablir ce rapport, c'est-à-dire à réduire le plus possible l'excentricité de la gravitation de notre âme autour du centre divin. Travail de mise au point aussi indéfini que le faux progrès et ses mirages, mais ayant, au lieu du néant, la perfection pour asymptote...

Et je ne comprends rien à l'être de mon être,
Tant de dieux ennemis se le sont disputé. (Maurras)

Il suffit, pour trouver la paix, de se donner à un seul de ces dieux et de regarder les autres avec une indifférence dévalorisante. Quelque chose d'analogue à l'élection amoureuse, puis à la fidélité conjugale : la femme éternelle, c'est la mienne, et je ne regarde plus les autres, sinon pour les comparer, à leur détriment, à l'élue et à l'unique. On y perd en lucidité, on y gagne en profondeur. Pas de fidélité sans œillères : la pensée libre est aussi volage que l'amour libre...

En fait on a, ou l'on a pas le sens de la hiérarchie des valeurs, et l'on ne discute pas avec ceux qui la nient car pour nous hiérarchique veut dire : où l'origine du commandement est sacrée.

En effet, où va-t-on si l'on nie nos valeurs chrétiennes ? L'hérésie perturbatrice, qui d'un côté, nie le péché originel, affirmant de l'autre que l'homme n'a pas besoin d'une direction divine, cette hérésie conduit d'abord à affirmer la souveraineté de l'intelligence, ensuite à affirmer la souveraineté de la volonté, et enfin à affirmer la souveraineté des passions, trois souverainetés perturbatrices. En dernière analyse et en dernier résultat, toutes ces erreurs, dans leur variété presque infinie, se résolvent en une seule, laquelle consiste en ce qu'on a méconnu et faussé l'ordre hiérarchique, immuable de soi, que Dieu a mis dans les choses. Cet ordre établit la supériorité hiérarchique de tout ce qui est surnaturel sur tout ce qui est naturel et, par conséquent, la supériorité hiérarchique de la foi sur la raison, de la grâce sur le libre arbitre, de la providence divine sur la liberté humaine, de l'Eglise sur l'Etat, et, pour tout dire à la fois et en un seul mot, la supériorité de Dieu sur l'homme.

Celui qui refuse un maître hors de lui-même n'est plus le maître de lui-même. La fin de l'homme, en effet, fait bloc avec l'essence de l'homme, et il n'est pas possible de supprimer la première sans déchirer la seconde. Comment un être qui n'est plus un avec sa source pourrait-il rester un en lui-même ?

"Que se passe-t-il en effet, nous disent Claude Rousseau et Claude Polin,  si l'on se donne une société où les hommes sont réunis non plus tellement parce qu'ils discernent, plus ou moins confusément, une valeur à la sociabilité comme telle, mais plus simplement, et en quelque sorte plus cyniquement, par l'utilité particulière que chacun y trouve pour la poursuite de ses intérêts particuliers ? Si l'on se donne une société où, pour parler comme Jean-jacques Rousseau, chacun s'unissant à tous veuille pourtant demeurer aussi libre qu'auparavant, où l'on n'accepte jamais aucune des contraintes de la vie commune qu'autant qu'elle soit compensée par l'avantage qu'on en retire; si l'on se donne, en un mot, une société où chaque citoyen est proclamé être souverain, de telle sorte qu'il n'y ait plus de principes de valeurs ou d'idées qui soient sacrés à moins que la volonté de tous les ait proclamés tels ? La réponse coule de source : Tout règlement, valable pour tous c'est-à-dire imposable à tous, va inéluctablement paraître receler une menace pour la liberté de l'individu, et le politique comme tel constituer le lieu et le principe générateur de toutes ces menaces. Le politique est condamné à être un mal, auquel on ne va cesser de chercher à porter remède".

On voit bien qu'aucun acte du pouvoir politique, aucun exercice de ses fonctions régaliennes ne satisfera personne s'il n'est pas dominé par le respect d'idées auxquelles tous souscrivent nécessairement parce qu'ils savent au fond d'eux-mêmes qu'elles ne sont au service de personne en particulier. C'est trop clair. Il faut une justice à la justice. On peut certes nier l'existence de normes éternelles, mais à la condition de comprendre que l'on condamne alors l'existence sociale à n'être au mieux qu'une trêve, au pire la continuation de la guerre, mais par d'autres moyens (Dans quelle mesure un monde fait par l'homme est-il un monde fait pour l'homme ?). Ces normes éternelles, ces principes pour le chrétien existent, ils furent révélés aux hommes, comme il était naturel qu'ils le soient, si l'on veut qu'ils soient sacrés, c'est-à-dire s'il leur faut être indiscutables, n'être pas seulement le produit d'une convention entre les hommes.

Le phénomène et la question ne sont pas nouveaux et dans les sociétés les plus anciennes ils se sont posés : quelles sont en effet les origines de l'onction royale :

La consécration du roi est sans doute d'origine préhistorique à en juger par sa diffusion sur tous les points du globe. Nous la trouvons dans les trois groupes de sociétés humaines : celui du Pacifique et de l'Amérique, puis celui de l'Inde, et, enfin, celui de la Babylonie, de l'Egypte et d'Israël. On trouve dans chacun d'eux ce que les sociologues appellent un rite de passage. L'individu se transforme en personne morale. Sous les formes symboliques de la liturgie on voit apparaître un sacrifice et une résurrection, signifiant que le roi meurt en tant qu'individu et renaît en tant qu'âme commune de son peuple. Il reçoit successivement une lustration d'eau, figure du baptême, puis une onction et, enfin, les insignes de la royauté. Dans le second groupe, celui de l'Inde, c'est une lustration d'eau parfumée qui est faite sur le roi lors de son avènement. La notion du sacrifice est au contraire essentielle dans les pays du troisième groupe : Babylonie, Egypte et Israël. Là s'est élaboré le symbolisme de l'onction royale qui tient aux racines mêmes de l'institution monarchique. C'est par lui que l'autorité devient légitime, indiscutée et que, s'élevant au-dessus de toute contestation, elle peut s'affermir et étendre de plus en plus ses prérogatives. Dans les religions primitives de l'Egypte, de Babylonie et de Canaan, les rituels reproduisent le même thème général, "un drame où les prêtres et les membres de la famille royale représentent la mort et la résurrection du roi qui est en même temps le Dieu". De la monarchie assyrienne nous avons conservé un rituel de consécration qui semble dater du XIIIème siècle avant notre ère, et où l'ordre des cérémonies rappelle celui qui fut suivi en Occident. Le roi, venant du palais, pénètre dans le temple, monte sur une estrade et se prosterne.

Plus tard, la question est donc de la légitimité du pouvoir et on a eu dans l'histoire plusieurs conceptions, celle de l'empire qui commence à dépérir au XIIIème siècle avec la nouvelle philosophie. C'est l'aristotélisme qui s'impose alors dans les milieux intellectuels occidentaux avec une conception du pouvoir politique contraire à celle de l'Empire et d'ailleurs à toutes les royautés antérieures au Moyen âge. Cette conception était basée sur la notion d'Etat contre la notion d'Empire et de Royauté. L'Empire était fondé en Dieu; l'Etat selon l'aristotélisme, est fondé dans l'ordre naturel humain, l'homme étant, par nature, zôon politikon.  L'aristotélisme et la philosophie scolastique sont à l'origine de la laïcisation progressive du pouvoir temporel sans parler de l'influence croissante du Droit Romain qui devait donner naissance au phénomène des Légistes d'Ancien Régime. Mais le Droit romain aurait pu être compris dans un tout autre esprit - à preuve ce qui se passa à Bizance - si son étude ne s'était pas développée dans l'atmosphère de l'aristotélisme politique. Saint Thomas d'Aquin lui-même n'a pas bien vu comment sa politique inspirée d'Aristote battait en brèche la doctrine très orthodoxe qu'il avait définie en tant que théologien. Si l'on s'était tenu à la référence à Platon, on aurait probablement évité le rationalisme en philosophie et le pragmatisme de l'empire en politique. Bref, le jeu combiné de ces diverses causes devait battre en brèche, dès le XIIIème siècle et surtout à partir du XIVème siècle, la conception orthodoxe du pouvoir temporel en Europe et la notion de chrétienté unitaire. L'érosion fut lente et surtout en France la royauté garda longtemps son caractère sacré.

Le rite du sacre chez nous est très précis : l'Archevêque prend la couronne et la porte à lui seul au-dessus de la tête du roi sans la poser. Aussitôt, les onze autres pairs y mettent la main pour la soutenir. Le sens de ce rite a été exposé dans un mémoire produit en 1341 par Jean de Montfort contre Charles de Blois : " Les pairs, y lit-on, sont comme les pierres précieuses de la couronne et ils font partie de la personne du roi. Dans le couronnement ils mettent la main à la couronne... parce qu'ils doivent juger avec le roi". Tel est le sens constitutionnel. Il s'y ajoute un sens spirituel que confèrent les pairs ecclésiastiques. L'Archevêque dit : "recevez cette couronne du royaume, que nos mains, bien qu'indignes, posent sur votre tête, afin que vous n'ignoriez pas que par elle vous participez à notre ministère. Ainsi, de même que dans l'ordre intérieur nous sommes reconnus les pasteurs et les directeurs des âmes, vous, dans l'ordre extérieur, vous soyez le défenseur de l'Eglise de Dieu contre toutes les adversités... Ainsi vous serez glorifié sans fin avec le rédempteur et sauveur Jésus-Christ dont nous croyons que vous portez le nom (étant oint) et vous tenez la place"

Il existe suffisamment de livres sur la question du sacre pour que nous ne l'évoquions pas plus avant sauf pour dire un mot du symbolisme des trois habits royaux qui est très riche : Tout d'abord, ils sont en rapport direct avec le caractère sacerdotal conféré au roi par l'onction; en effet, ils sont les attributs des trois degrés du sacerdoce : la tunique, du sous-diaconat; la dalmatique, du diaconat; le manteau, de la prêtrise. Les trois vêtements sont réunis sur une statue de Charles Le Chauve conservée à Saint-Denis. Le plus important de ces habits est, sans contredit, le manteau dont les travaux des érudits disent qu'il dérive de celui du Grand-Prêtre d'Israël qui était de couleur hyacinthe, violette ou bleue, bordé de grenades et de clochettes.

La sacralité inhérente à la fonction royale se manifeste dans l'énoncé de son objet même qui est essentiellement d'assurer aux hommes la justice, la paix et l'abondance. Or, qui prétendra sérieusement que ces biens puissent être accordés à l'homme sans que celui-ci l'obtienne de la bienveillance de Dieu ? La justice véritable, la paix véritable et une abondance de biens qui ne soient pas artificielles, ne sont réalisées que dans la conformité à la loi divine. Le problème est que l'on n'envisage plus actuellement la Loi divine que sous son aspect moral; aspect certes très important mais qui n'est pas le seul. La tendance à n'envisager que le côté moral est la conséquence de l'individualisme qui a créé un fossé non seulement entre l'individu et ses semblables, mais encore entre les hommes et le monde. Or la Loi divine embrasse tout le créé et par conséquent, l'action humaine, si l'on veut qu'elle soit réellement correcte et bénéfique, doit s'insérer dans le mécanisme total de la nature de façon à se conformer totalement à la Loi divine sous tous ses aspects. C'est pourquoi, dans les sociétés traditionnelles, tous les actes de la vie, si humbles soient-ils, sont mis en quelque sorte "en résonance" avec l'univers, et ce par le jeu des symboles. A fortiori en va-t-il de même pour les actes capitaux que sont le culte divin et le gouvernement des hommes.

C'est le sentiment de la présence divine dans le roi qui était réellement le lien de la société.  Par le sacre, le roi devenait l'expression visible, en même temps que l'instrument, de l'union de Dieu avec son peuple; et c'est par là qu'il réalisait l'intégration de la communauté. On a dit que le roi formait avec son peuple une "corporation", c'est à dire une communauté vraiment organique. Par le sacre le roi "mourait" comme individu pour renaître comme Homme communautaire, s'intégrant chacun des membres de la communauté. Cela doit se comprendre à la lumière de la doctrine théologique du "Corps Mystique" : de même que, sur le plan spirituel, tous les fidèles sont un dans le Christ, formant avec Lui un seul Corps, de même, sur le plan temporel, ils sont un dans le roi, "image du Christ" sur terre. Le roi, le fils aîné de l'Eglise, s'intègre toute la communauté, il récapitule son peuple, comme le Christ "Premier-né de la Création", récapitule tout l'univers.

Les capétiens avaient réalisé la haute synthèse de l'amour chrétien réciproque et de la suprême sagesse de se donner au peuple; car le roi, sa famille et ses biens étaient la propriété de la nation qui pouvait ainsi les aimer naturellement et qui les a chérit des siècles durant. Notre esprit moderne étroitement logique ne comprend plus la possibilité de se soumettre au prince dont on est propriétaire; il a oublié qu'entre l'obéissance et la propriété, il y avait le sacre. Et c'est précisément lorsque le sacre eut perdu de sa valeur transcendante et que le pouvoir fut considéré avec la froideur d'un simple contrat, que le peuple propriétaire commença à demander des comptes à ses princes.

Sous l'ancienne France, le pouvoir était considéré comme d'origine divine et revêtait en conséquence un caractère religieux et sacré. Il était exercé par une seule personne, mais dans certaines limites fixées par la loi.

En gros, on peut distinguer deux conceptions faites de deux séries d'idées, d'ailleurs liées et mêlées à des degrés divers. Le prince apparaît, tantôt comme semblable à ces nombreux êtres doués de dons divins qu'on appelle les mamina, dieux ou "esprits", comme une espèce de dieu visible, émanation ou incarnation divine, dieu-homme ou homme-dieu; tantôt comme le mandataire de la Divinité, le dépositaire et l'exécuteur de Sa Volonté, inférieur à Elle, choisi par Elle, certes, mais aussi jugé par Elle. Ces deux conceptions peuvent se définir, la première, la royauté divine, la seconde, la royauté par la grâce divine.

La conception doctrinale qui éclaire toute la constitution de l'ancienne France considérait que la nation choisit la royauté et Dieu investit le roi, porte parole de la royauté, du pouvoir de gouverner la nation. Le roi ne doit donc jamais perdre de vue qu'il tient d'une part sa dignité de la nation, d'autre part son autorité de Dieu. Rien ne doit donc être plus sacré aux nations que la constitution primitive et fondamentale des états disait Fénelon et Bossuet considérait qu'il y a des lois fondamentales qu'on ne peut changer... C'est principalement de ces lois fondamentales qu'il est écrit qu'en les violant, on ébranle tous les fondements de la terre, après quoi il ne reste plus que la chute des empires.

Sous le règne de Louis le Débonnaire, le concile tenu à Paris en 829 proclame par exemple : "Aucun roi ne doit dire qu'il tient son royaume de ses ancêtres, mais il doit croire humblement qu'il le tient en vérité de ce Dieu qui a dit : c'est de moi que viennent la prudence et la force, par moi règnent les rois... Quant à ceux qui croient que les royaumes de ce monde leur viennent de leurs ancêtres, ils sont semblables à ceux que Dieu réprouve en ces termes, par la voix du prophète : ils ont régné par eux-mêmes et non par moi, ils ont été princes et je ne l'ai pas su."

On peut donc s'en tenir à la définition très large, conforme à l'enseignement traditionnel, en disant qu'est sacrée toute royauté qui se reconnaît comme exerçant un mandat céleste confirmé par un acte de l'autorité spirituelle et des rites appropriés.

Si on reconnaît au roi une autorité suprême, elle ne lui est pas reconnue comme un bien qu'il possède, mais accordée pour remplir une fonction qui le dépasse, et dont il faut qu'un autre que lui soit témoin et le juge. Cette double logique fit mûrir un admirable système politique, ou du moins son idéal. Il fallait qu'il existât une autorité suprême, qui passât celle de chaque homme, et pourtant il était impossible qu'elle appartînt à un homme. Il apparut que l'on satisferait à ces deux conditions contradictoires en distinguant deux formes de pouvoir; en instituant au temporel un pouvoir qui fût sacré, et pourtant subordonné; et en instituant un autre pouvoir, qui fût supérieur au premier, mais, parce que la souveraineté réelle ne peut appartenir qu'à Dieu, ne fût pourtant pas non plus souverain : ce qu'on obtint en lui confirmant une compétence exclusivement spirituelle.

C'est qu'il n'est point d'institution humaine en mesure d'imposer à toutes les nations une sorte de code international adapté à notre époque, analogue à celui qui régissait au Moyen-Age cette véritable société des nations qui s'appelait la Chrétienté. Elle aussi a vu commettre, en fait, beaucoup trop d'injustices; du moins, la valeur sacrée du droit demeurait incontestée, règle sûre d'après laquelle les nations avaient à rendre leurs comptes.

La question du droit est d'ailleurs essentielle car l'autorité sans les libertés n'est plus qu'une tyrannie et les libertés sans l'autorité, une anarchie. En vérité, nous dit Vincent Cordonnier dans "Le Roi Existe au-dessus de nos guerres civiles", "là où la dialectique oppose artificiellement la thèse à l'antithèse, il y a complémentarité et symphonie. Encore faut-il un chef d'orchestre et ce n'est pas la synthèse, mais la transcendance du sacré. Et dans tous les ordres, il existe un sacré : en biologie, c'est la vie; dans la société, c'est le bien commun; dans la métaphysique, c'est l'être; dans la religion, c'est la transcendance divine; et en politique c'est la monarchie. Enlevez la transcendance sacrée, l'Eglise devient cléricale, la monarchie tyrannique et la justice arbitraire".

En conclusion on voit bien que dans une société, l'équilibre est nécessaire entre les interdits et les transgressions. Or, une société profane, rationalisée, où le pouvoir est ligoté par une constitution écrite et qui ne connaît que des interdits (ou des tabous tout-puissants) est dans l'impossibilité de tolérer, encore moins de créer des transgressions; elle est par essence totalitaire. Au contraire, le monde sacré peut tolérer et conjurer les transgressions et celles-ci doivent être accordées par le pouvoir : "Le monde profane est celui des interdits, le monde sacré s'ouvre à des transgressions limitées" (Battaille). Pour que le pouvoir puisse être à l'origine à la fois des interdits et des transgressions, il faut qu'il transcende les liens de la loi, donc qu'il soit absolu - mais non totalitaire - c'est-à-dire sacré.

On me dit qu'il faut expliciter cette conclusion et je suppose montrer que la religion catholique est la source de la liberté et de la tolérance, qu'en dehors d'un pouvoir qui trouve sa source dans cette religion on ne peut trouver que des pouvoirs humains et donc totalitaires.

Cela peut aussi se démontrer par cette raison que "dans une société il n'y a que deux répressions possibles : l'une intérieure, l'autre extérieure; la répression religieuse et le répression politique. Elles sont de telle nature que, lorsque le thermomètre religieux s'élève, le thermomètre de la répression politique baisse, et que réciproquement, lorsque le thermomètre religieux baisse, le thermomètre politique, la répression politique, la tyrannie monte. C'est une loi de l'humanité, une loi de l'histoire". (Donoso Cortes). C'est surtout une loi qui tient compte de la réalité de la nature humaine car si nous pouvions tous être des saints cette loi n'aurait plus de raison d'être.

 

Source: http://www.allianceroyale.fr/articles/doctrine/245-retour-sur-le-mot-l-sacre-r

 

Merci à Dominique

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:18

Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à notre reine Marie-Marguerite.

 

Marie-Marguerite

La Princesse Marie-Marguerite

 

 

Je disais : " Quand viendra la reine que j'attends

 

Je disais : " Quand viendra la reine que j'attends,
La grande fiancée aux mains victorieuses,
Je trouverai des paroles mystérieuses,
Des mots couleur de ciel, d'aurore et de printemps.

" Et, comme réveillé d'un sommeil de cent ans
Par le baiser de ses lèvres impérieuses,
Pour dire nos amours pâles et merveilleuses
Je chanterai d'antiques hymnes éclatants. "

Et te voici ! Je tiens tes deux mains adorées,
Sus pouvoir proclamer en des chansons sacrées
La gloire de ton corps et de ton coeur charmant.

Mais près de toi, muet de voluptés étranges,
Je garde dans mon coeur silencieusement
Mon amour trop profond pour s'épandre en louanges.

 

Éphraïm MIKHAËL   (1866-1890)

 
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 22:07

Pierre Hillard - De la famille à la Nation en... par _PhiX_

La mondialisation est souvent confondue avec le mondialisme. Hors la mondialisation n'est pas le mondialisme. La mondialisation traduit l'exigence d'échanges en tous genres en fonction de l'évolution technique. C'est une chose normale en fonction du degré de l'évolution de la technique.  Le mondialisme est une toute autre chose, c'est une philosophie qui consite à voir le genre humain d'une manière indifférenciée, à l'unifier sous des règles communes, à le standardiser, et à imposer des normes qui cassent les traditions, les caractéristiques du monde tel qu'on le connait. Le but: faire du monde un tout indifférencié, une humanité mélangée, métissée.

 

Source: http://www.democratie-royale.org/article-pierre-hillard-je-ne-crois-pas-en-la-democratie-86893357.html

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 23:00

Lettre d'adieu de Marie- Antoinette

 

Extrait de la lettre d'adieu de la reine Marie-Antoinette à sa belle soeur, madame Elisabeth, écrite le 16 octobre 1793 à 4h et demie du matin, quelques heures avant son exécution.

 

 

- Marie-Antoinette: quelques vérités historiques

- 16 octobre 1793 Exécution de Marie-Antoinette

- Propagande : "S'ils ne mangent pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !"

- 14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:50

Louis de Bourbon : «Henri IV doit retrouver la nécropole royale à Saint-Denis»

 

Source: http://www.leparisien.fr/__null__/louis-de-bourbon-henri-iv-doit-retrouver-la-necropole-royale-a-saint-denis-08-10-2011-1644778.php

 

En 1793, durant la Terreur, la tête d’Henri IV, monarque qui reposait, depuis 1610, dans dans la nécropole royable de Saint-Denis, a été séparée de son corps par les révolutionnaires. En décembre dernier, après bien des décennies de pérégrinations, le crâne, retrouvé deux ans plus tôt chez un octogénaire, a été authentifié par une équipe de scientifiques et d’historiens orchestrée par le médecin légiste Philippe Charlier.

Le chef actuel de la maison de Bourbon, Louis de Bourbon, duc d’Anjou et aîné des descendants d’Henri IV, en est aujourd’hui le «dépositaire».

 

Pour ce banquier franco-espagnol âgé de 37 ans qui vit à Madrid, Henri IV, ou plutôt ce qu’il en reste, «doit retrouver la nécropole royale à Saint-Denis». «Monseigneur» nous annonce qu’il a sollicité en ce sens le président de la République.

 

Pourquoi estimez-vous qu’il est juste qu’Henri IV retrouve la nécropole royale à Saint-Denis?

Si je suis dépositaire aujourd’hui de cette tête, c’est par la volonté de son découvreur qui pendant 50 ans a cherché à l’identifier. Il a souhaité me la confier parce que je suis le porteur d’un héritage important : celui des rois de France. J’assume cet héritage et j’ai écouté cet homme modeste qui, avec l’humilité des gens de provinces, m’a dit qu’il désirait rendre hommage au « Bon Roi Henri ». Je souhaite aussi respecter sa volonté.

Saint-Denis étant la nécropole royale, je pense qu’il n’y a pas de meilleur emplacement pour enterrer un roi de France. C’est un roi qui fut aimé des Français, qui se préoccupa beaucoup de leur qualité de vie et qui contribua de façon conséquente au développement de la France. Il est donc parfaitement légitime de le ré-inhumer à Saint Denis.

C’est pour vous une sorte de «retour» à la maison...

Le terme «retour» est pour moi important car à sa mort, il fut inhumé dans la nécropole, puis son cercueil, comme de trop nombreux autres, furent l’objet de profanations inqualifiables et enfin, son chef fut volé. Il est normal qu’il repose maintenant en paix là où reposent les autres membres de ma famille. Ce n’est ni une pièce de musée, ni un reste archéologique. C’est une partie de la dépouille d’un homme, d’un chef d’Etat. Il mérite le respect.

Quelles sont les démarches à accomplir pour que votre vœu devienne réalité?

Une fois la tête authentifiée, j’ai sollicité, comme aîné de ma Maison, héritier moral et premier descendant de ce grand roi, l’Etat en la personne du Président de la République. Henri IV est en effet un personnage important de l’Histoire de France et de surcroit un chef d’Etat. La nécropole royale est placée sous la responsabilité du chef de l’Etat et du ministère de la Culture, je me devais donc de leur demander l’autorisation de faire ré-inhumer le roi Henri IV. Je suis très sensible à la question de l’unité et je sais combien aujourd’hui il est essentiel d’avoir l’unité entre les Français. Henri IV a réconcilié les partis en guerre. C’est un très bon exemple de chef d’Etat qui a vu en premier lieu l’intérêt supérieur de la Nation avant les conflits personnels et partisans.

Vous voyez dans votre démarche des vertus de réconciliation...

Les profanations et la période de la Terreur restent ancrées dans la mémoire collective avec une douleur inconsciente mais pourtant bien réelle. Pour moi, la réconciliation, c’est aussi faire que l’aîné des descendants des rois de France et le président de la République française aillent d’un même élan redonner à ce grand roi l’éternel repos qu’il mérite. J’aimerais que des élèves des écoles puissent être présents car c’est notre mémoire, notre patrimoine collectif.

Est-ce que cela doit donner lieu à une cérémonie, à l’instar de celle organisée en 2004 en la mémoire de Louis XVII?

Je pense effectivement qu’Henri IV mérite une cérémonie officielle. Le cœur de Louis XVII fut enterré officiellement. A la mort de Louis XVI, il est devenu de droit Roi de France même s’il n’a pas régné. Henri IV fut roi et régna, il mérite bien les honneurs de la France et je le répète, c’est une bonne occasion de réconcilier les Français avec une période trouble de notre histoire. Nous avons besoin de cohésion nationale. La découverte de la tête du roi Henri IV est un formidable clin d’œil de l’Histoire pour notre monde actuel. Cela ne souffre aucune contestation ni querelle par respect pour ce qu’Henri IV a fait pour notre pays. Son retour à la nécropole royale de Saint Denis doit dépasser les questions partisanes pour le bien de la France.

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 12:59
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 12:53


 

Commémoration de la mort de la Reine Marie-Antoinette

* 14, 15 et 16 octobre en Autriche

Renseignements précis sur le site de l'IMB
Télécharger le Programme officiel
Télécharger le Bulletin d'inscription

* 15 octobre en la Basilique Royale de Saint-Denys
À midi, messe demandée par le
Mémorial de France à Saint-Denys

  

- 16 octobre 1793 Exécution de Marie-Antoinette

- Propagande : "S'ils ne mangent pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !"

- Marie-Antoinette: quelques vérités historiques

14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

 

Monarchie Info

Édition du 8 octobre  2011


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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 15:09

Au Liechtenstein, le Prince règne conjointement avec le peuple. Avec 53% des votants s’exprimant contre l’initiative dépénalisant l’avortement, on a pu constater dimanche 18 septembre que l’un et l’autre savait s’entendre.

Dans ce petit Etat de 160 km², le Prince, le peuple, le gouvernement et l’Eglise, les 4 piliers de ce territoire, se sont tous prononcés contre la dépénalisation de l’avortement.

L’article 2 de la Constitution du Liechtenstein, qui énonce clairement « la puissance de l’État est incarnée par le Prince régnant et par le Peuple et doit être exercée conjointement », est on ne peut mieux illustré par le résultat du vote de dimanche.

Le Prince Aloïs avait annoncé qu’il mettrait son veto si l’initiative était adoptée. Dimanche, le peuple et le Prince ont parlé d’une seule voix. Déjà en 2003, le Prince régnant annonçait qu’il partirait si la réforme constitutionnelle étendant ses pouvoirs n’était pas adoptée. Résultat ? 64% des Liechtensteinois ont soutenu leur Prince. « Alois de Liechtenstein ira contre l’avis de son peuple », avait titré il y a quelques semaines l’agence de presse APIC. N’en déplaise à l’APIC, au Liechtenstein, l’avis du peuple et celui du Prince concordent bien souvent.

 

Source: http://www.ndf.fr/nouvelles-deurope/19-09-2011/liechtenstein-prince-et-peuple-contre-lavortement

 

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