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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 12:27
Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF

L’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques ou le Manifeste légitimiste. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude. Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés. L’édition de l’Université d’été 2015 est maintenant téléchargeable.

 

Source

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 10:35

Valeurs Actuelles a publié mardi 7 juillet une information passée quasi inaperçue dans les media. Il s'agit de propos détonants d'un haut personnage public publiés le lendemain dans Le 1 Hebdo.fr, quant à la forme du régime politique.

 

Emmanuel Macron : royaliste

L'entretien paru le 8 juillet dans le journal hebdomadaire Le 1 est consultable sur son site internet. [1]

Voici ci-dessous, l'article de Valeurs Actuelles :

 

Emmanuel Macron : royaliste !

 

Surprenant. Dans un entretien à paraître demain 8 juillet dans l’hebdomadaire Le 1, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron affirme qu’il manque à la France… un roi.

 

Macron : royaliste !

 

Dans un long entretien à paraître demain mercredi 8 juillet dans l’hebdomadaire Le 1, Emmanuel Macron évoque sans tabou son penchant royaliste. D’emblée, Macron affirme : « la démocratie est-elle forcément déceptive ? Lui est-il demandé ? Il nous manque un roi ».

 

« Le peuple français » n’a pas « fondamentalement » voulu la mort de la figure du roi

 

Et le jeune ministre de poursuivre sa démonstration : « La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même (…) il y a un processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, donc je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d'y placer d'autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps, la démocratie française ne remplit pas l'espace. On le voit bien avec l'interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant, ce qu'on attend du président de la République, c'est qu'il occupe cette fonction. Tout s'est construit sur ce malentendu ». Il y a fort à parier que le chef de l’Etat saura apprécier ces déclarations.

 

Source : Emmanuel Macron : royaliste !, Valeursactuelles.com, Mardi 07 Juillet 2015 à 19:13 (mis à jour le 07/07/2015 à 19:14)

 

Le Point a ironisé :

 

"Attention, Monsieur le Ministre : remettre en cause la forme actuelle du régime en France fait justement partie des nouveaux critères de surveillance et de mise sur écoutes déterminés dans la dernière loi renseignement !" [2]

En introduction, le 1 Hebdo.fr explique qu'il ressort de l'analyse du ministre que "le vide idéologique des partis est manifeste, à droite comme à gauche." Cette analyse est dorénavant partagée par de nombreux observateurs comme dernièrement sur Bfm-Tv, où Thierry Arnaud, a parlé d'un "aveu de faiblesse" à propos du vote obligatoire et d'une "crise de l'offre politique" qui explique les taux records d'abstention et la défiance croissante des Français envers la classe politique. C'est ce vide laissé par la république qui devra être comblé par la figure du Roi, seule capable d'incarner l'unité française.

 

Néanmoins, pour revenir aux propos d'Emmanuel Macron, ex-banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, il ne faudrait pas se laisser abuser pour autant, si l'on rapporte ceux-ci à sa loi supprimant des jours fériés catholiques Outre-Mer, loi culturelle et religieuse concernant tous les Français qui a été imposée d'en-haut en catimini et sans débat dans l'opinion... Cette manière de diriger la France n'est pas du tout conforme à la pratique politique monarchiste d'un Haut Moyen-Âge par exemple, sous Charlemagne, où la loi du roi ne pouvait pas aller contre la loi des gens et les traditions du peuple... parce que cette loi, précisément, appartenait au peuple :

 

Sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" (Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335).

 

le-peuple-de-France-laisse-eclater-sa-joie-faisant-un-trio.JPG"Le roi n'a rien d'un autocrate. Pour bien des affaires législatives ou politiques, qui ne sont pas dans le champ d'application du ban royal, la rédaction de l'assemblée paraît avoir infléchi ou déterminé la décision royale" (J. Favier, ibid., p. 303).

 

"En 792, il (le roi) évoque les nombreuses plaintes de ceux qui 'n'ont pas conservé leur loi'. Si quelqu'un dit qu'on lui a refusé le bénéfice de sa loi, écrit le roi, les missi (sorte de préfets de l'époque NdCR.) doivent bien dire que ce n'est ni la volonté ni l'ordre du roi. On punira le missus ou le comte qui aura confondu les lois. Pour limiter les contentieux, le roi prescrit que l'on fasse enquête pour savoir 'quelle est la loi de chacun, d'après son nom' !

 

"Lorsque le roi ajoute aux lois, c'est pour clarifier les ambiguïtés et combler les lacunes, non pour changer le sens de la législation" (J. Favier, ibid., p. 348.)

 

Une pratique royaliste du pouvoir s'interdirait ainsi par exemple de changer de civilisation par le haut comme a pu le déclarer et l'imposer en toute impunité une "ministre de la Justice" de la Ve république, Christiane Taubira, qui dans un entretien publié dans "Ouest France", le 7 novembre 2012, a déclaré à propos du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels qu'il s'agissait d'une "réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation" (sic) ! Ce qui est du jamais vu dans l'histoire de France, hormis lors de la Révolution dite "française".

 

Quoiqu'il en soit, le véritable royalisme aujourd'hui, un royalisme au service du peuple à l'instar de celui pratiqué par nos rois Capétiens, par exemple à Bouvines, dont on a vu que le 800e anniversaire embarrassait l'Oligarchie, s'attacherait à défendre le peuple contre la domination des Grands féodaux (ceux de l'Argent et de la finance mondialiste), dégager donc la France de l'asservissement de la dette comme financement de la vie politique partout dans le monde depuis deux siècles...

 

Notes

 

[1] « J’ai rencontré Paul Ricœur qui m’a rééduqué sur le plan philosophique », Le 1 Hebdo.fr, Entretien, N°64, 08 juillet 2015

[2] Emmanuel Macron, plus royaliste que socialiste, Par Le Point.fr, Publié le 07/07/2015 à 18:38 - Modifié le 07/07/2015 à 19:01 | Source Le Point.fr

[3] "C'est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation", a déclaré Christiane Taubira, le 7 novembre 2012, dans un entretien publié dans "Ouest France", à propos du projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 05:45
Pierre Hillard (inverti ou non ?) : Mgr Louis de Bourbon -

Ci-dessous la réponse de democratie-royale.org à Pierre Hillard qui (à partir de 35:30 dans la video META-TV) s'appuyant sur ... "des recherches sur internet" sur les sites "Geni", "site américain fondé en 2006 et qui a son siège en Californie, chapeauté par 'My heritage', site israélien, dont le siège est à Yehuda du côté de Tel Aviv" (sic), se met à dire que le Prince Louis de Bourbon (Louis XX) serait le descendant d'un rabbin hassidique..., lui-même "arrière petit-fils du fondateur du hassidisme, Baal Shem Tov". Rien que ça ! Bref..., de quoi secouer toute la sphère des autoproclamés "dissidents" ! :

 

Alors, nous y voilà. C'est le tour d'Hillard de s'en prendre à Mrg Louis de Bourbon, sur Meta TV, d'après des recherches généalogiques sur le Net... ricanant même lors de sa "prestation", en affirmant que les royalistes légitimistes ne pouvaient qu'être horrifiés par ses analyses sur le mondialisme.

 

Hillard est un sacré menteur... nous avons toujours, nous légitimistes, diffusé ses prestations, (et il le sait parfaitement, puisque nous avons été en contact pour une interview), tant qu'il nous semblait intègre. Mais le jour où pour vendre sa camelote, il a osé déclarer qu'il n’y avait que Soral (Suisse) et Piero San Giorgio (Suisse - à Tel Aviv https://www.youtube.com/watch?v=sjKmxAAF8gc ?) et un site dont il ne connaissait pas le nom des rédacteurs, qui diffusaient des informations parallèles, en France, https://youtu.be/Wden4GPY_vs?t=1484 nous nous sommes posé de sérieuses questions.

 

Nous passons sur sa vision, qui n'a vraiment rien de catholique, du peuple « la masse », des « intestins à pattes avec un tube digestif ». Ca, si ce n’est pas de la vision du peuple gnostico-talmudo-maçonnique !

 

Nous l'avions contacté en 2011 (oui, oui, il connaît parfaitement notre existence) pour lui demander son avis sur l'incidence du judaïsme de Kate Midleton. Il n'avait évidemment pas voulu répondre à cette question, en revanche, il avait fait des affirmations tout à fait calomnieuses, sans preuve, sur l'intégrité de Mgr Louis de Bourbon. Ca sentait déjà la mauvaise foi à plein nez.... et les manœuvres en coulisse. Jamais aucun fait pour étayer des accusations, uniquement des "on dit" des "petit-fils de"... des "avec un métier pareil..." parce que professeur dans une école de commerce, ça c’est la grande classe de résistant, dissident...

 

Bref, de la vieille commère.

 

Donc, Hillard est persuadé qu'un roi reviendra, pourvu que ce ne soit pas un Bourbon d'Espagne (visiblement s’asseoir sur la légitimité et les Lois Fondamentales du Royaume, ça n’écorche pas le derrière de ce petit milieu qui dissidence en cœur, pourvu qu'ils vendent, tout ce qui peut se vendre...) Ca tombe bien, Attali aussi est certain qu'un roi va revenir... à ce compte-là... qui joue à quoi ?

 

Y a-t-il urgence à vomir sur le roi légitime de France quand on est "patriote, dissident"...? Que ça leur plaise ou non, Louis est à ce jour, le roi légitime de France, tant que Dieu le voudra. Si changement de dynastie il doit y avoir, Dieu y pourvoira en temps voulu.

 

Moi je dis : « des comme ça, en temps de guerre... »

 

Et accessoirement, jeter la suspicion sur Louis XVI, est très « mode ». Il y en a même, dans ce milieu, qui prétendent qu’il était franc-maçon… Un vrai catholique qui parle de Louis XVI, c’est le pape Pie VI, qui lui aussi a été assassiné par la république. Que les autres la bouclent définitivement…http://www.democratie-royale.org/2015/04/pape-pie-vi-de-louis-xvi-et-de-la-monarchie-la-monarchie-le-meilleur-des-gouvernements.html

 

Donc, résumons la pensée de Pierrot : le dissident Hillard avoue n’avoir jamais eu aucun problème en rapport avec ses écrits, sauf de ne pas pouvoir faire de la propagande avec ses bouquins, lors des cours qu’il dispensait, mais Mgr Louis de Bourbon, dont le père a été assassiné, le frère décédé dans un « accident » de voiture dans laquelle se trouvait Louis, lui serait le complice de nos « élites »… comprenne qui pourra.

 

Puisque lancer des rumeurs, déclencher la suspicion sur l’intégrité d’un homme (parce que les faits concrets nous les attendons toujours), semble être la règle dans ce milieu, dont les attaques viennent toujours de ceux qui sont censés être les plus proches... (cherchez l'erreur, qui servent-ils ?) nous aimerions que Hillard nous donne son opinion sur la rumeur selon laquelle, il serait un inverti notoire, catho-tradi... question posée lors d’une conférence de Ploncard-d’Assac ?

 

Au passage, peut-il nous fournir sa généalogie sur 20 générations et celle de la poignée de « résistants » qui trouvent grâce à ses yeux ? Histoire de nous offrir une bonne tranche de rire... Ne parlons même pas de savoir s'ils sont en état de grâce... ou pas. Bonjour le catholique traditionnel.

 

Ah… et dans la fameuse « prestation » à la question posée à Hillard,— Comment peut-on vous joindre pour vous poser des questions , : « Je n’ai pas que ça à faire, achetez mes livres, vous aurez toutes les réponses… »

 

C’est bleufant la « dissi-résistance » !

 

Un vrai panier de crabes. Qu'ils restent entre eux à se renifler le derrière.

 

Signé : si on te le demande tu diras que tu ne le sais pas (parce que mon but ce n'est pas de vendre des bouquins, avec ma bobine dessus, à des dissidents 2.0. tout en les méprisant.)

 

http://www.democratie-royale.org/2015/06/pierre-hillard-inverti-ou-non-mgr-louis-de-bourbon.html

Pour ma part, sur Christ-Roi, tous mes lecteurs savent également toutes les videos de Pierre Hillard sur le mondialisme que j'ai pu publier depuis des années... (inutile de les recenser.) J'ai fini par ne plus le faire en 2014. Et j'ai cessé de suivre simplement Pierre Hillard non à partir du moment où cet auteur disait ne pas reconnaître le pape comme le pape (ce qui était déjà signalé), mais quand il a commencé à affirmer - contre toute évidence - en septembre 2014, que les mouvements sécessionnistes étaient le fruit d'une politique de longue date arrêtée par les mondialistes et que la régionalisation des Etats européens s'insérait dans l'objectif d'une sécession des peuples européens de leurs Etats centraux et que cet objectif était voulu par la "finance apatride et son clergé"... Sur Christ-Roi, nous avons plutôt regardé la revendication sécessionniste écossaise (par exemple...) comme un affaiblissement de l'impérialisme anglo-saxon et non comme un "objectif" de l'Oligarchie. Et c'est bien pour cela que nous avons observé tous les partis liés à cet impérialisme se liguer pour repousser la vague indépendantiste écossaise !

Contrairement donc à ce qu'a avancé Pierre Hillard en septembre 2014 sans apporter la moindre preuve - mais sans réitérer le propos à notre connaissance depuis - tout indique que l'empire anglo-saxon favorise le statu quo des Etats tels qu'ils sont aujourd'hui et ne favorise nullement leur éclatement en mouvements sécessionnistes dans le monde... L'Empire n'a pas besoin d'Etats éclatés en Europe en tous les cas, parce que les Etats européens sont déjà des Etats éclatés et des Etats vassaux des USA. Ils obéissent déjà aux directives centrales venues de Washington, l'Union Européenne a déjà détruit et démembré les Etats européens qui ont perdu leur autonomie et leur indépendance depuis longtemps (Banques centrales vassales depuis le XVIIIe siècle..., Argent-dette). Un échelon supplémentaire d'Etats "régionalisés" à l'intérieur d'Etats centralisés et/ou même d'Etats autonomes plus petits et indépendants ne ferait que compliquer la tâche de l'Oligarchie et n'a donc pour elle aucun intérêt.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 19:35
Louis de Bourbon. L'héritier des rois en Bretagne

Louis de Bourbon. L'héritier des rois en Bretagne

 

Letelegramme

29 mai 2015 à 11h28 / Propos recueillis par Bertrand Le Bagousse /

 

Le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, est en visite officielle dans le Morbihan ce week-end. Chef de la maison de Bourbon et prétendant au trône de France, sous le nom de Louis XX, il répond en exclusivité aux questions du Télégramme.

 

Vous avez la double nationalité française et espagnole. Vous avez vécu à Caracas, New York et maintenant Madrid... Vous sentez-vous encore Français ?

"Il y a certainement pour moi une sorte d’atavisme. Les dynasties européennes ont constitué d’une certaine manière une préfiguration de l’Europe. Il n’y a pour s’en souvenir qu’à consulter leur arbre généalogique. Henri III, fils du roi de France, a été roi de Pologne avant de succéder à son frère sur le trône de France. Philippe V, roi d’Espagne, s’est toujours souvenu qu’il était prince français. Par ailleurs, du fait des mesures d’exil qui ont frappé les familles royales, la vie d’expatrié est devenue courante dans nos familles. Depuis un siècle et demi, les Bourbons ont souvent été amenés à vivre au loin. Mon père était né à Rome et a fait une partie de ses études en Suisse. Mes enfants sont nés aux USA, ma fille a été baptisée à Paris et mes garçons au Vatican. Enfin, Je suis comme beaucoup de nos contemporains pour qui le monde s’est ouvert. La vie moderne amène à beaucoup se déplacer. Tel est mon cas. Ce qui est certain, c’est que nous restons tous fidèles aux origines des Bourbons, famille française depuis plus de 1.000 ans".

 

Pour les légitimistes, vous êtes l'héritier de la couronne de France sous le nom de Louis XX. Quelles sont vos relations avec la branche orléaniste, notamment Henri d'Orléans, comte de Paris, qui revendique également le titre de chef de la maison royale de France ?

"Il peut, en effet, y avoir confusion, puisque Henri d’Orléans, comte de Paris, est le descendant direct de Louis-Philippe d’Orléans devenu roi des Français lorsqu’il a usurpé, en 1830, le trône de son cousin Charles X, roi de France. Louis-Philippe a créé une nouvelle dynastie, comme Napoléon 1er en avait aussi créée une autre à l’ombre de la Révolution française. Pour moi, je descends de la branche aînée des Bourbons, celle des rois de France depuis Louis XIV. Avec mon cousin Henri d’Orléans, nous nous rencontrons régulièrement dans des cérémonies. Nous représentons deux traditions différentes. Je suis le seul héritier des rois qui ont régné sur notre pays, de Clovis à Charles X".

 

Vous sentez-vous investi d'une mission ? Quels sont vos devoirs envers vos aïeux ?

"On ne peut être le descendant direct d’une dynastie dont la destinée se confond avec l’Histoire de France sans se sentir investi d’une mission. La première est, bien évidemment, celle du souvenir et de la mémoire dont il faut toujours témoigner. Mais il me semble que par rapport aux souverains passés, j’ai aussi le devoir de montrer que leur œuvre se poursuit et que les principes qui ont fait que ce régime a tenu 800 ans, ont toujours leur place : la justice, le respect du droit naturel, l’harmonie sociale…"

 

Où en est le dossier de la réinhumation de la tête d'Henri IV ?

"Il s’agit d’un dossier auquel je suis très attaché comme sans doute beaucoup de Français pour qui Henri IV est un modèle de roi. Depuis plusieurs années, je suis dépositaire de cette précieuse relique. Une première étude accompagnée d’analyses scientifiques menées par une équipe internationale, a permis de l’authentifier. Je m’étais donc rapproché des autorités pour qu’elle soit replacée à Saint-Denis. Par la suite, certains ont mis en doute les premiers résultats. Or, en cette matière, le doute n’est pas permis. Il doit être levé. Je prends des dispositions pour qu’il en soit ainsi et que le projet de retour dans la nécropole royale puisse aboutir".

 

Vous travaillez pour gagner votre vie. Pensez-vous qu'un descendant des rois de France a sa place dans les milieux financiers ?

"Travailler pour gagner sa vie me paraît être naturel. Nous ne sommes plus au temps des listes civiles, ni à l’ère des rentiers comme au XIXe siècle. Quant à moi, je me considère plus comme chef d’entreprise que comme financier".

 

Avez-vous des relations avec les hommes politiques français ? Les trouvez-vous, dans leur ensemble, soucieux du bien commun des Français ?

"J’ai, bien évidemment, des relations avec les hommes politiques français, des élus souvent, soit à leur demande, soit à la mienne pour m’informer des problèmes actuels. Je rencontre aussi d’autres personnalités de tous les milieux, notamment économique et culturel. Ceux que je rencontre sont habituellement soucieux du bien commun. C’est d’ailleurs sans doute ce qui nous réunit, car ce souci qui était un des fondements de la royauté, vient d’une vision encore plus ancienne de la vie politique – le fameux héritage romano-chrétien – et est heureusement partagé encore de nos jours par de nombreux gouvernants. Il est à la base de la vie sociale, hier comme demain".

 

Trouvez-vous que les présidents de la République ont, par certains côtés, une conception monarchique du pouvoir ?

"L’expression est effectivement employée, mais c’est souvent ironique lorsqu’il est reproché à un président d’avoir sa cour, ou plutôt péjoratif lorsqu’on reproche à un président d’être autoritaire. Cela est donc du domaine de la polémique où je ne veux pas me placer. En revanche, je constate que certains présidents sont plus que d’autres attachés à l’Histoire de France, dans sa durée, sa grandeur et à l’œuvre millénaire de la royauté".

 

Quel regard portez-vous sur la société française d'aujourd'hui ?

"Il est double. J’observe à travers les rencontres que je fais, le courrier que je reçois, les contacts avec les uns et les autres, qu’il y a une grande inquiétude. La crise économique, avec ses conséquences en matière d’emplois, de précarité, d’investissements, est durement ressentie. La crise morale ne l’est pas moins. Les attaques contre la vie, contre la famille inquiètent. Cette crise morale se double d’une autre, identitaire, et le communautarisme est mal ressenti dans un pays qui a toujours reconnu les diversités dès lors qu’il y avait un fond commun unitaire. En revanche, il y a et, ce qui est encourageant, surtout chez les jeunes, une grande espérance. Les jeunes ne baissent pas les bras. Ils ont envie de bâtir un monde meilleur et plus harmonieux. Ils ont souvent une conscience du bien commun que n’ont pas eue les deux générations précédentes plus tournées vers le bien-être personnel et un certain égoïsme. Je ne peux qu’encourager cette espoir, car je me sens proche de cette nouvelle génération qui vit complètement au présent, mais qui reprend à sa manière ce que mon père avait qualifié un jour de « vieilles recettes » qui ont fait leur preuve…"

 

De quelles valeurs êtes-vous le garant ?

"La question est d’autant plus intéressante qu’elle n’aurait sans doute pas été posée il y a 10 ou 20 ans. La question des valeurs n’y était pas ressentie avec la même force qu’actuellement. En effet, on assiste actuellement à la perte des valeurs. La vie humaine, par exemple, n’est plus un impératif. On tue pour quelques euros, on assassine par confort. Le droit des enfants n’est plus garanti. Ainsi, face à un pouvoir qui ne défend plus l’ordre naturel, comme héritier de la dynastie capétienne, je demeure le garant des valeurs morales".

 

Le "royal baby" a fait la Une des journaux en France ces derniers temps... Existe-t-il encore une nostalgie de la monarchie parmi les Français ?

"Cette nostalgie est certaine. La rupture a été faite dans la violence et, en conséquence, dans l’inconscient de tous, elle n’est pas acceptée. Elle est vécue comme un traumatisme qui entraîne soit le déni, soit un profond attachement qui se marque de manières multiples. Pour certains, c’est l’évocation de souvenirs; pour d’autres, l’étude et la recherche, et, pour beaucoup, c’est regarder vers les autres pays qui ont conservé leur monarchie avec ce que cela sous-entend d’unité et de partage. Le roi ou la reine appartient à chacun de ses sujets. Il y a un lien charnel. C’est ainsi que se forme une communauté. Les Français le ressentent et ils ont la nostalgie de cette grande famille".

 

Selon vous, le retour d'un roi de France est-il possible un jour, ou cela relève-t-il de l'utopie ?

"En politique, tout est possible et l’utopie n’existe pas. L’histoire de la royauté nous le montre. A tous les siècles, la question aurait pu se poser. J’aime bien évoquer ce qui s’est passé au XIVe siècle avec Charles VII. Sans doute, beaucoup pouvaient alors voir une utopie dans la mission de Jeanne d’Arc …Et le roi a finalement été sacré à Reims !"

 

Quels sont vos liens avec la Bretagne et quel sens donnez-vous à votre visite dans le Morbihan ?

"Je tiens à conserver des liens avec toute la France, à travers toutes ses provinces. En Bretagne, je suis déjà venu plusieurs fois, notamment à Brest pour le lancement du porte-avions Charles-de Gaulle, et dans les départements d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, où j’ai été reçu par plusieurs municipalités et entreprises. Ces voyages sont importants pour moi pour voir sur place les problèmes qui se posent. Cette fois, je viens dans le Morbihan à l’occasion de l’évocation du roi Louis XIV, fondateur de Lorient et dont la France commémore cette année le tricentenaire de la mort. Mais au souvenir du grand roi, j’ai souhaité associer celui de l’épopée chouanne et le souvenir de tous les morts de toutes les guerres. Enfin, comme j’avais pu le faire à Brest, je viens aussi voir la base navale de Lorient, siège d’un corps d’élite, les fusiliers marins et commandos de Marine. Je n’oublie pas que je fais partie de la réserve de la Marine".

 

Vous allez rendre hommage aux combattants chouans à Brec'h. Rejoignez-vous certains historiens qui n'hésitent pas à parler de "génocide vendéen" lorsqu'ils évoquent les "guerres de l'Ouest" au sud de la Loire ?

"Ma réponse à votre question est d’autant plus claire que, malheureusement, l’actualité, avec ce que subissent les chrétiens d’Orient, permet de bien comprendre ce qui s’est passé alors. Quand deux armées s’affrontent, c’est une guerre. Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide".

 

Le programme de la visite du prince Louis de Bourbon dans le Morbihan

 

Samedi : le matin, réception au port de pêche, puis par la Marine nationale; l'après-midi, visite du Musée de la Compagnie des Indes à Port-Louis et réception par la municipalité de Lorient à la citadelle de Port-Louis; le soir, dîner de gala à Vannes.

Dimanche : à 9 h15, hommage aux combattants de la chouannerie au Champ des Martyrs à Brec’h; à 10 h 15, hommage à tous les morts pour la France au Mémorial de Sainte-Anne-d’Auray; à 11 h, grand-messe pontificale à la basilique de Sainte-Anne-d’Auray; à 15 h, cérémonie de mémoire et de fidélité au monument du comte de Chambord.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:39

 

Monseigneur le Duc d’Anjou et Madame la Duchesse d’Anjou feront une visite officielle en Morbihan, du 29 au 31 mai 2015 à l’occasion du 300ème anniversaire de la mort de Louis XIV, fondateur de la ville de L’Orient.

Le début de cette visite est consacré aux rencontres officielles: Maire de Lorient, Président de la Chambre de Commerce, Amiral commandant la Marine, Président du Conseil départemental.

A partir du samedi 30 mai après-midi, le programme est ouvert à toutes les personnes qui souhaitent s’associer à la visite de Monseigneur le Duc d’Anjou et de Madame la Duchesse d’Anjou.

 

Journée du samedi 30 mai

18h00 – Réception et dîner de gala à l’Espace Montcalm, près du port de Vannes. (Inscriptions préalables obligatoires)

 

Journée du dimanche 31 mai

09H00 - Rassemblement au Champ des Martyrs, sur la commune de Brec’h, pour un hommage rendu par le duc d’Anjou aux combattants de Quiberon et de la chouannerie.

10H15 – Cérémonie au Mémorial des bretons morts pour la France, à Sainte-Anne d’Auray 11H00 - Grand-messe pontificale à la basilique de Sainte-Anne d’Auray célébrée par Mgr Centène, évêque de Vannes. (Prévoir d’être présents avant 10h45 pour avoir des places dans la basilique).

13H00 -Déjeuner libre à Sainte-Anne d’Auray

15H00 – Cérémonie de mémoire et de fidélité au monument du Comte de Chambord.

15H30 - Présentation des associations et rencontres avec le Prince et la Princesse.

Animations et stands

17h00 – Navette possible vers la gare d’Auray

 

Source et renseignements

Louis XIV - Roi de France, 1661 - Charles Le Brun - Jean de La Varende, Louis XIV, Éditions France-Empire, Paris 1958. Château de Versailles

Louis XIV - Roi de France, 1661 - Charles Le Brun - Jean de La Varende, Louis XIV, Éditions France-Empire, Paris 1958. Château de Versailles

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 10:11
Recension des usurpations et inventions de titres par les Orléans

Une utile recension des usurpations et inventions de titres réalisées par les incorrigibles Orléans a été publiée sur Vexilla-Galliae.

 

Incorrigibles Orléans

 

Publié dans Vie des royalistes, le jeudi 26 février 2015 par Franz de Burgos

 

Les membres de la Maison d’Orléans, qui sont princes du Sang de France, disposent des titres attachés à l’apanage d’Orléans reçu de Gaston d’Orléans (moins les soustractions qu’en fit Louis XIV), de ceux reçus de Louis XIV lui-même, de ceux reçus de la « Grande Mademoiselle », fille de Gaston d’Orléans et héritière des Montpensier ou de ceux reçus de « Mademoiselle de Penthièvre », héritière des Penthièvre, qui, pour les plus importants, sont les suivants :

 

Duc d’Orléans, Duc de Chartres, Duc de Valois, Duc de Nemours, Duc de Montpensier, Dauphin d’Auvergne, Prince de Joinville, Sénéchal héréditaire de Champagne, Marquis de Coucy, Marquis de Folembray, Comte de Soissons, Comte de Dourdan, Comte de Romorantin, Baron de Beaujolais, et autres baronnies et seigneuries…

 

Cependant bien pourvus en titres prestigieux, leur souci constant fut toujours de chercher à usurper des titres retournés à la Couronne et provenant de la branche aînée des Bourbon ou de branches adjacentes : les Bourbon-Condé ou Bourbon-Conti.

 

Ainsi, Louis-Philippe d’Orléans, devenu « Louis-Philippe Ier des Français » après son usurpation du trône en 1830, titre-t-il son petit-fils, Ferdinand d’Orléans (1844–1910), « duc d’Alençon » (1), titre usurpé tenu en dernier lieu par Louis XVIII. Puis, Jean d’Orléans (1874–1940), grand-père du duc d’Orléans actuel, se faisait appeler « duc de Guise » (2), titre usurpé appartenant aux Bourbon-Condé et retourné à la Couronne à la mort du dernier des Condé en 1830.

 

Mais, fidèles à cette soif inextinguible d’usurpations, feu le duc Henri d’Orléans (1908-1999) et son fils aîné, l’actuel duc Henri d’Orléans (1933), se fit et se fait encore un devoir de perpétuer cette déplorable habitude familiale. Ainsi :

 

Henri d’Orléans (1933) est le chef actuel de la Maison d’Orléans, branche cadette de la Maison de Bourbon. Il se fait appeler « comte de Paris » (3) et « duc de France » (4). Un titre usurpé et un titre inventé. Sa titulature adéquate est Henri d’Orléans, duc d’Orléans. Il épouse en 1957 Marie Thérèse von Württemberg. Ils ont cinq enfants, dont trois fils :

 

François d’Orléans (1961), titré par son père « comte de Clermont » (5) et « Dauphin de France » (6) en 1999. Deux titres usurpés. Sa titulature adéquate est François d’Orléans, duc de Chartres (ou duc de Valois, de tradition plus ancienne).

 

Jean d’Orléans (1965), titré par son grand-père « duc de Vendôme » (7) en 1987, puis « Régent du Dauphin » (8) par son père en 1999. Un titre usurpé et un titre inventé. Il épouse Maria Philomena de Tormos. Ils ont trois enfants, dont un fils, non encore titré à ma connaissance : Gaston d’Orléans (2009)

 

Eudes d’Orléans (1968), titré par son grand-père « duc d’Angoulême » (9) en 1987. Titre usurpé. Il épouse Marie Liesse de Rohan-Chabot. Ils ont deux enfants, dont un fils, non encore titré à ma connaissance : Pierre d’Orléans (2003)

 

Henri d’Orléans a dix frères et sœurs dont huit sont actuellement encore vivants, comprenant deux frères ayant des fils et un neveu issu d’un frère décédé :

 

Jacques d’Orléans (1941), titré « duc d’Orléans » par son père. Titre régulier, mais inapproprié pour un cadet d’Orléans. Epouse en 1969, Gersande de Sabran-Pontevès. Ils ont trois enfants, dont deux fils :

 

Charles-Louis d’Orléans (1972), titré « duc de Chartres ». Titre régulier, mais inapproprié au premier fils d’un cadet d’Orléans. Epouse Ileana Manos. Ils ont cinq enfants, dont deux fils, un seul titré à ma connaissance :

 

Philippe d’Orléans (1998), titré « duc de Valois ». Titre régulier.

 

Constantin d’Orléans (2003)

 

Foulque d’Orléans (1974), titré « duc d’Aumale » et « comte d’Eu ». Deux titres réguliers.

 

Michel d’Orléans (1941), titré « comte d’Evreux » (10) par son père, titre usurpé. Epouse en 1967, Béatrice Pasquier de Franclieu. Ils ont quatre enfants, dont deux fils :

 

Charles Philippe d’Orléans (1973), titré « duc d’Anjou » (11), titre usurpé. Epouse Diana Alvares Pereira de Melo. Ils ont une fille : Isabelle d’Orléans (2012).

 

François d’Orléans (1982), titré « comte de Dreux », titre régulier.

 

Thibault d’Orléans (1948–1983), titré par son père « comte de la Marche », titre usurpé. Epouse en 1972, Marion Gordon-Orr. Ils ont deux fils :

 

Robert d’Orléans (1976), titré « comte de la Marche » par son grand-père à la mort de son père (12), titre usurpé.

 

Louis-Philippe d’Orléans (1979–1980).

 

Ce qui fait que, sur dix-huit titres relevés, dix sont usurpés, deux irrégulièrement portés et deux inventés !

 

Ainsi va la Maison d’Orléans, qui croit avancer dans le vent de l’Histoire en voguant d’usurpations en prétentions, sans voir qu’elle ne fait que dériver de Charybde en Sylla…..

 

Franz de Burgos

 

(1) Duc d’Alençon : Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, reçoit le titre en 1774. Devenant le Roi de France Louis XVIII en 1795, le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(2) Duc de Guise : Louis VI Henri de Bourbon-Condé reçoit le titre à la mort de son père Louis V Joseph de Bourbon-Condé en 1818. A sa mort subite, assassiné ?, en son château de Saint-Leu en 1830, le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(3) Comte de Paris : Othon, mort en 1032, est le dernier à avoir été nommé comte de Paris par le Roi de France Robert II, fils d’Hugues Capet. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(4) Duc de France : Titre inventé par le duc Henri d’Orléans. Inspiré de celui de « duc des Francs »l, porté par le deuxième personnage du Royaume des Francs après le Roi des Francs. Il fut porté sous les Mérovingiens et les Carolingiens par les Arnulfiens et les Robertiens, jusqu’à ce que ces deux lignages accèdent au Trône en créant la troisième Dynastie des Capétiens avec Hugues Capet en 987. Non réattribué par Roi légitime depuis !

 

(5) Comte de Clermont : Louis Henri de Bourbon reçoit le titre en 1672. A sa mort en 1677, le titre fait retour à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(6) Dauphin de France : Titre attribué à l’aîné des fils du Roi de France depuis 1349, date du Traité de Romans par lequel Humbert II du Viennois vend sa seigneurie d’Albon et du Viennois (appelé Dauphiné) au Roi de France Philippe VI de Valois, à la condition que le Dauphiné soit le fief de son fils aîné. Le premier Dauphin est Charles de Valois (futur Charles V), fils de Jean II, petit-fils de Philippe VI, en 1349. Le Dauphin actuel est Louis de France (2010), fils aîné du Roi de France Louis XX, Chef de la Maison Capétienne.

 

(7 ) Duc de Vendôme : Philippe de Vendôme, « Prieur de Vendôme », reçoit le titre à la mort de son frère Louis Joseph de Vendôme, « le Grand Vendôme » en 1712. A sa mort, en 1727, le titre retourne à la Couronne. Louis XV inclut ce titre, en 1771, dans l’apanage de Provence accordé à Louis Stanislas Xavier de France. Le titre fait retour à la Couronne quand le comte de Provence devient le Roi de France Louis XVIII, en 1795. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(8) Régent du Dauphin : Titre inventé par le duc Henri d’Orléans. Dénomination absurde, le Régent étant désigné par le Conseil Royal pour exercer la charge du Roi, en son nom, quand celui-ci est mineur, incapable ou empêché. Il ne saurait y avoir de « Régent du Dauphin », car « Dauphin » signifie que le Roi est vivant, dès lors, aucune Régence n’a lieu d’être. D’autant plus que le Roi, son père, en serait le tuteur naturel.

 

(9) Duc d’Angoulême : Louis Antoine d’Artois reçoit le titre à sa naissance en 1775. En 1824, à la mort de Louis XVIII, son père Charles Philippe de France, comte d’Artois, « Monsieur », frère du Roi, devient le Roi de France Charles X, et lui, le Dauphin de France. Le titre retourne à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(10) Comte d’Evreux : Louis Henri de la Tour d’Auvergne reçoit le titre de son père à sa naissance en 1674. A sa mort en 1753, son neveu Charles Godefroy de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1771, son fils Godefroy Charles Henri de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1792, son fils Jacques Léopold de la Tour d’Auvergne, duc de Bouillon, reçoit le titre. A sa mort en 1802, le titre fait retour à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

(11) Duc d’Anjou : Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, reçoit le titre. Devenant le Roi de France Louis XVIII en 1795, le titre retourne à la Couronne. Relevé à son profit par le Roi de France Jacques Ier en 1919. A sa mort, en 1931, le titre fait retour à la Couronne. Le titre est relevé à son profit par le Roi de France Henri VI en 1946. A sa mort en 1975, son fils aîné devient le Roi de France Alphonse II et relève le titre à son profit. A sa mort en 1989, son fils devient le Roi de France Louis XX et relève le titre à son profit. Ce titre, conservé par le Roi, n’est donc pas disponible ; qui plus est, il ne pourrait être attribué que par Louis XX.

 

(12) Comte de la Marche : Louis François Joseph de Bourbon-Conti reçoit le titre de son père Louis François de Bourbon-Conti à sa naissance en 1734. A sa mort en 1814, le titre revient à la Couronne. Non réattribué par Roi légitime depuis.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/1243-incorrigibles-orleans

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 21:45

La rédaction de Christ-Roi met en garde contre l'existence d'un compte facebook faussement attribué à Louis XX.

 

Ce site, intitulé "Louis XX" (1), est en réalité un site qui ne peut se réclamer du légitimisme (le légitimisme ne défend pas la monarchie dite "constitutionnelle" mais la monarchie traditionnelle française).

 

Il s'agit simplement d'un site de propagande homosexualiste esclavagiste administré par deux personnes (2) partisanes de l'avortement (3), du "mariage pour tous" (4) pour l'un (5), de l'"union civile" (6) pour l'autre, et de la GPA (7), totalement aligné sur la "culture de mort" (Saint Jean-Paul II).

 

Ce site a trompé certaines personnes de bonne foi qui tombant sur cette page ont pu croire que le duc d'Anjou dit "Louis XX" partageait les opinions des deux infiltrés, alors que le Prince a publiquement et notoirement pris position contre le "mariage" homosexuel (Lire : Interview de Louis XX par le Mouvement Catholique des Familles : «  LES ENFANTS ONT BESOIN D'UN PÈRE ET D'UNE MÈRE »; la « Déclaration de Louis XX sur le mariage gay »).

 

Le faux site "Louis XX" mentionne toutefois n'être pas le duc d'Anjou : "Nous sommes la page des amis du prince, pas celle du prince, et les amis disent ce qu'ils pensent." (8)

 

Sur une autre page, les deux administrateurs précisent : "RAPPEL IMPORTANT : nous l'avons écrit cent fois mais apparemment il faut le rappeler. Nous n'écrivons pas au nom du duc d'Anjou et pour ceux qui sont durs d'oreille il nous est impossible de changer le nom de la page à cause du nombre de participants. AUCUNE PAGE LOUIS XX n'est tenue par le prince." (9)

 

Accéssoirement, il est utile de préciser quelques incohérences relevées sur ce site :

 

- ce faux site facebook "Louis XX" fait la promotion de l'UMP Bruno Le Maire (10) tout en se disant "apolitique". (11)

- Il soutient "l'Hotel de Ville de Paris aux couleurs de la marche des Fiertés." (12)

- Il soutient le communautarisme LGBT (13)

- Il appose trois fleurs de lys sur le génocidaire et totalitaire drapeau bleu blanc rouge des révolutionnaires de 1789. (14)

- Il publie un article où l'on voit une image représentants des drapeaux israéliens entourant un drapeau tricolore avec le commentaire "Vive les juifs de France" (15), tout en publiant une image de la Vierge Marie à l'Enfant Jésus recouverte d'un voile aux couleurs du drapeau palestinien. (16)

- Il souhaite "l’inscription de la culture judéo chrétienne comme prédominante dans la constitution européenne" (17). 

- Il fait la promotion du politicien néerlandais sioniste, homosexuel et islamophobe, Geert Wilders (18) et dénonce l'"islamisation" de la France.

 

 

Notes

 

(1) Le site mentionne : « PAGES DES AMIS DE LOUIS DE BOURBON, Pour Une Monarchie Constitutionnelle & Moderne »

https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE?fref=nf

(2) On peut lire en commentaire de la part des deux administrateurs du faux site "Louis XX" : " Au contraire monsieur, le prince a les yeux ouverts sur le monde et ne vit pas dans une bulle. Lorsqu'il parle de mondialisation, il sait de quoi il parle. Les monarchistes d'aujourd'hui, à l'instar des deux administrateurs de cette page qui sont des chefs d'entreprise très occupés, ont les deux pieds ancrés dans la réalité. 12 janvier 2013, 06:06". Source: https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10151240639072947

(3)  "Sur cette page on aime : - […] la loi Veil […] On ne déteste pas : - […] le mariage pour tous... On n'aime pas : - [...] les grenouilles de bénitier et les bigots." Source: https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10152371073177947/?type=1

(4) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10151884431972947/?type=1

(5) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10151241947087947

(6) Evoquant les "familles homoparentales", un des adminsitrateurs se dit pour l'"union civile" :

https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10152373777667947/?type=1

(7) "Élisabeth Badinter : "Il va falloir un jour ou l'autre légaliser la GPA". Commentaire des deux administrateurs du faux site "Louis XX" : "#ElisabethBadinter : Une femme dès plus brillante !!" Source: https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10152421250587947

(8) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10151240639072947

(9) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10152426186407947

(10) "Adhérents de l'#UMP choisissez Bruno Le Maire !!! Merci pour la politique et la France..." Source: https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10152403399247947/?type=1

(11) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10151251276772947/?type=1

(12) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10152230039002947/?type=1

(13) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10151972858138244

(14) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.10150598793762947.386484.14247182946/10152392848632947/?type=1

(15) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.10151747921772947.1073741826.14247182946/10152386805462947/?type=1

(16) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.443967792946.235236.14247182946/10152363424912947/?type=1

(17) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/posts/10152224312992947

(18) https://www.facebook.com/LOUIS.XX.MONARQUE/photos/a.104367637946.95744.14247182946/10152380807412947/?type=1

 

 

. Interview de Louis XX par le Mouvement Catholique des Familles

. Déclaration de Mgr le Duc d’Anjou sur la défense du mariage naturel

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 21:25

Communiqué : Pour les Chrétiens d'Orient, osons fêter la Saint-Louis

 

Communiqué du Secrétariat Particulier de Monseigneur le duc d'Anjou

Pour les Chrétiens d'Orient, osons fêter la Saint-Louis

 

25 août fête de Saint Louis. En cette année de commémoration de la naissance du grand roi né en 1214, elle ne peut passer inaperçue ni nous laisser indifférent car l'image du roi nous ramène immanquablement à la Terre Sainte qui a tenu une grande place dans sa vie de souverain, de souverain chrétien. Or huit siècles après, cette terre se trouve toujours en guerre avec son lot de victimes et de drames vécus au quotidien par une des plus vieilles populations chrétiennes de la terre. Nous assistons à une véritable persécution qu'il faut dénoncer comme crime contre l'humanité. Les Chrétiens d'Irak qui étaient 1,5 millions il y a une trentaine d'années sont moins de 400 000. Le combat est celui, une nouvelle fois de David contre Goliath, des petits contre les géants. Mais les géants de nos jours sont armés puissamment et non moins puissamment fanatisés. Les moyens de résister sont faibles. Pourtant ne faut-il pas tout faire pour que ces Chrétiens demeurent sur leur terre ? Ils y vivent depuis toujours, depuis le début de l'ère chrétienne, c'est-à-dire bien avant que l'Islam n'y soit venu.

 

Saint Louis le saint de la justice, du bien commun et de la famille, est aussi celui d'un dialogue méditerranéen. S'il est plus que connu en France où les cérémonies organisées à l'occasion du 8ème centenaire de sa naissance et de son baptême sont nombreuses, il l'est aussi de la Tunisie à l'Egypte en passant par Chypre et il est encore largement honoré au Liban.

 

Saint Louis, le premier, accorda la protection de la France aux peuples chrétiens d'Orient. Depuis, de François 1er à Napoléon III tous les souverains honorèrent cette promesse. La République n'y fut pas insensible même si parfois sa position manque de vigueur. Toutefois la voix de la France n'est plus aussi forte qu'auparavant et beaucoup de « bruits de fond » empêchent qu'elle soit bien audible. Ces peuples martyrs manquent de protecteurs.

 

Pourtant la situation des Chrétiens d'Orient demande à ce que l'on parle en leur nom. Le Pape François l'a fait fermement et courageusement il y a quelques jours. Plusieurs évêques et cardinaux français sont partis sur le terrain et ont montré par l'exemple et la prière que les chrétiens d'occident, que les fils de Saint Louis étaient à leur côté. Mais cette présence, ces prières doivent être soutenues et amplifiées. C'est à nous, nations chrétiennes dans un monde plus ou moins préservé, de rappeler qu'il y a des valeurs essentielles avec lesquelles les politiques ne peuvent transiger. Celles de la vie tout d'abord, de la vie respectée de la conception à la mort ; celles, ensuite, d'une société sachant s'élever au-dessus des seuls matérialismes et hédonismes comme vient encore de la rappeler le Pape François à Séoul ; celles, enfin, du respect mutuel entre croyants.

 

Le message chrétien dont la France a longtemps été le porte-parole est celui de la primauté du droit sur la force. La force du conquérant ne peut rien contre les droits de ceux qui ont toujours été là et qui se sont toujours reconnus comme chrétiens.

 

Cette présence chrétienne dans le cœur du Moyen-Orient, dans le berceau de la civilisation née en Mésopotamie, est une richesse pour toute l'humanité. Que serait celle-ci si l'uniformité régnait, si l'uniformité de la brutalité régnait ? Le message de Saint-Louis encourage à préserver cette richesse. Lui qui savait pardonner à ses ennemis, et a toujours mis toute son énergie en avant pour que la chrétienté puisse vivre sur la Terre Sainte. C'est la vigueur de sa foi et de ses vertus de chrétien qui ont fait que même prisonnier, ses ennemis l'ont estimé. C'est ainsi qu'il est saint et que huit siècles après il est toujours honoré.

 

Aîné des descendants de Saint Louis, je lance donc un appel en faveur des chrétiens du Moyen-Orient afin que la paix leur soit donnée, afin qu'ils puissent vivre sur leur terre et continuer à témoigner qu'au-delà de la violence des hommes, il y a place pour la charité, la justice, le droit. C'est cela la paix de Dieu. Le message malgré les siècles demeure. Le Pape François le prêche partout dans le monde. Il appartient à tous les hommes de bonne volonté de le diffuser et de faire vivre ces valeurs en redonnant du sens à leur vie. Pour les Chrétiens d'Orient, face aux persécutions et à l'exil forcé, il y a urgence. Telle est la prière que nous pouvons adresser à Dieu, par l'intercession de Saint-Louis en sa fête le 25 aout.

 

Louis, duc d'Anjou

Aout 2014

 

Source: http://www.institutducdanjou.fr/fr/le-prince/282-communique-pour-les-chretiens-dorient-osons-feter-la-saint-louis.html

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 12:43

armes_bourbon

Communiqué du Secrétariat Particulier de Monseigneur le duc d'Anjou

8e centenaire de la victoire de Bouvines

Le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, aîné des descendants du Roi Philippe Auguste, a été invité par Monsieur Alain Bernard, maire de Bouvines, aux cérémonies officielles de commémoration de la bataille de Bouvines, le dimanche 27 juillet 2014.

En présence des représentants de l'Etat et de la Région, le Prince assistera à 10 heures à la messe, célébrée par Monseigneur Ulrich, archevêque de Lille, en l'Église Saint Pierre de Bouvines, II se joindra ensuite à un moment de recueillement devant le monument commémoratif avant de participer à la réception prévue dans le parc du château

Monseigneur le duc d'Anjou se rendra au concert donné l'après-midi,

Les adhérents et sympathisants de l'Institut Duc d'Anjou sont invités à se joindre à cet événement.

 

Source: http://www.institutducdanjou.fr/fr/le-prince/280-communique-bouvines-le-27-juillet-2014.html

 

Merci à Dominique pour le lien

 

 

. Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 19:53
A l’occasion du 10e anniversaire de la dépose du coeur de Louis XVII à la basilique Saint-Denis hier, une messe votive de saint Louis était célébrée à 19h00 à Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris pour le jeune roi par S. Exc. Mgr Jean-Louis Bruguès, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine, en présence de Mgr le Prince Louis, duc d’Anjou. À 20h30, une gerbe a été déposée à l’emplacement de la Tour du Temple où décéda Louis XVII, le 12 juin 1795. Après ce dépôt, un dîner, organisé par l’Institut Duc d'Anjou, rassemblait de nombreuses personnes autour du Prince, de Mgr Bruguès et de M. l’abbé Xavier Snoëk, curé de Sainte-Élisabeth de Hongrie. Au cours de ce dîner, Mgr le Prince Louis a prononcé le discours ci-après.

 
Allocution de Louis XX à Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris
jeudi 12 juin 2014.

 

Excellence,
Monsieur le Curé,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

À l’issue de ces deux cérémonies, vous avez souhaité que soit organisé un dîner pour terminer cette journée par une rencontre amicale, soyez-en remerciés. C’est une nouvelle occasion de me retrouver parmi vous tous, fidèles qui m’entourez depuis de si longues années et nous sommes très honorés que Monseigneur Bruguès ait pu se joindre à nous.

Je salue nos amis venus d’Amérique, où je serai au mois d’août pour commémorer saint Louis et la création de la ville de Saint-Louis du Missouri, il y a 250 ans par le roi Louis XV.

La soirée que nous vivons est solennelle puisque nous nous retrouvons autour du souvenir de saint Louis et de Louis XVII. Le Saint, roi à 12 ans et l’enfant roi, Martyr à 10 ans. Quel symbole ! L’un et l’autre, brutalement sortis de l’enfance et confrontés au meilleur et au pire.

Avec saint Louis, dont est commémoré cette année, un peu partout en France et dans le monde, le 8e centenaire de la naissance, nous comprenons mieux ce qu’apporte à la royauté la religion vécue jusqu’à la sainteté. Elle a permis à Louis IX d’accomplir sa tâche de souverain en mettant toujours en avant les principes évangéliques que lui avait inculqués sa mère, Blanche de Castille. Être le roi de la justice ; celui de la paix entre les grandes principautés féodales ; celui de la protection des petits et des faibles ; enfin, celui de la charité qui s’est traduite par ses préoccupations sociales en œuvrant autant pour créer des hôpitaux que pour assurer aux veuves et aux orphelins des moyens de subsistance. Son souvenir est tel que, huit siècles après, il demeure un modèle honoré dans de nombreuses villes comme j’ai pu le constater tant à Poissy qu’à Aigues-Mortes ou à Paris, alors que ce sont des dizaines de villes qui ont programmé des commémorations cette année.
Louis-XVII.jpgAvec Louis XVII, nous plongeons dans un autre versant de la nature humaine, celle de la face honteuse d’une humanité qui a perdu tout sens des valeurs au point de laisser mourir un enfant de 10 ans dont le seul crime était d’être un fils de roi et son successeur légitime.

Mais, malheureusement, si Louis XVII reste un symbole de l’enfance sacrifiée, ne faut-il pas reconnaître que son sacrifice n’a, à vue humaine, rien changé. L’actualité montre que les enfants sont toujours les innocentes victimes de la folie, de l’égoïsme ou de la perversion des adultes. Des enfants-soldats aux victimes des actes pédophiles, les enfants martyrs se comptent en milliers, en millions comme si bien souvent les adultes faisaient payer aux plus petits et aux plus faibles leur propre incapacité à agir pour le bien commun.
L’exact opposé du message multi-séculaire de saint Louis !

Alors comment ne pas être amené à réfléchir ?
Y a-t-il un lien entre ce passé et notre avenir ?
Il est dans la question des valeurs. Quelle société voulons-nous ? Cette question est celle de chacun d’entre nous. La question de la crise morale, que nos sociétés traversent, est souvent évoquée en France, mais aussi dans d’autres pays européens et notamment par le Saint-Père. Cette crise morale est celle de la perte de sens de nos sociétés. Nous avons su être à la pointe des progrès technologiques et scientifiques. Nous savons aller sur Mars ; nous pouvons voir l’infiniment petit. Les découvertes médicales nous étonnent chaque jour un peu plus. L’homme est capable de grandes choses ! C’est la face saint Louis, Bouvines, François 1er, Louis XV et Louis XVI...

Et pourtant, notre société est confrontée au doute, au désenchantement qui frappe les plus jeunes, au découragement qui frappe les plus âgés.
La différence se trouve dans le sens que nous donnons à la vie, à toute la vie. Dès qu’on la détourne du Bien commun et des devoirs que chacun a vis-à-vis de ses prochains et de ceux qui le suivront, la société tombe dans tous les pièges et dans tous les excès. Telle est la rançon des époques qui perdent le sens des valeurs. Souvenons-nous, en effet, que le martyre de Louis XVII ne fut pas un acte isolé - une erreur de l’histoire - mais qu’il accompagna le génocide des 500 000 Vendéens, les prisons de la Terreur et les nombreux guillotinés, et qu’il précéda les guerres qui firent plus d’un million de victimes et laissèrent la France exsangue. Spirale du malheur !

Que voulons-nous pour demain ?
Telle est la question que tous les rois se sont toujours posée. Quel est notre devoir, le vôtre, comme le mien ? Quelle est notre mission ? Pourquoi maintenons-nous une tradition ? En un mot, quel sens donnons-nous à la royauté en ce XXIe siècle ?
Je le dis souvent, il ne s’agit pas de regretter quelque époque passée qui, quoique nous fassions, ne reviendra pas. Il convient d’aller vers l’avenir. D’aider à le construire comme le roi Louis IX l’a fait.

C’est ce que l’on attend de toutes les royautés. En Europe, c’est le régime de nombreux états et pour certains, nous savons combien il est important. Dans les pays qui l’ont abandonné, les crises succèdent aux crises et surtout, les peuples payent un lourd tribut comme en Iran, en Lybie, en Afghanistan. En 1989, lorsqu’il s’est agi de faire la transition entre le régime communiste et le monde libéral, plusieurs états avaient pensé à restaurer les antiques maisons royales, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie. Il est sans doute regrettable que cela n’ait pas été réalisé, la transition aurait sans doute été facilitée. Les rois ont l’avantage de pouvoir symboliser leur pays, à travers toutes ses diversités et chacun peut s’y rattacher comme dans une famille tous les membres partagent les mêmes ancêtres.
Mon devoir est donc de maintenir la flamme de l’espoir. Mais j’ai besoin, autour de moi, de personnes qui s’engagent, de jeunes et de moins jeunes qui ne soient pas des nostalgiques, mais qui aient envie de changer la société pour la faire progresser. C’est tous ensemble que nous réussirons.

Alors, voyez-vous, si je dis cela, aujourd’hui parmi vous, c’est parce que souvent m’est posée la question sur ce que je fais. Il est vrai qu’il n’est pas simple d’être l’héritier de la tradition royale française et l’héritier de la tradition de saint Louis. Cet héritage, je l’assume. J’essaie d’appliquer dans ma vie familiale et professionnelle ces principes fondateurs. J’aimerais faire mieux pour l’enfance malheureuse en particulier et dans d’autres domaines aussi. Avec tous et notamment ceux de ma génération, prenons des initiatives. Tel est le devoir de l’héritier des Bourbons, de l’aîné des Capétiens.
Merci.

Louis, duc d’Anjou

 

Sources:

 

(1) http://www.uclf.org/page47.html

(2) http://www.viveleroy.fr/?+Allocution-de-Louis-XX-a-Sainte+

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 12:34

Compte-rendu de la procession à Paris samedi 17 mai 2014 en hommage au 800e anniversaire de la naissance de Saint-Louis.


 

 

Reportage réalisé par Vexilla Galliae lors de la procession en hommage à Saint Louis, à Paris, le samedi 17 mai 2014.

 

Présence de Monseigneur Louis de Bourbon, duc d'Anjou, héritier légitime du trône de France.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/divers/829-reportage-commemoration-en-hommage-a-saint-louis

 

 

 

Reportage TV-Libertés

 

http://img.over-blog.com/500x708/0/51/99/49/Mai-2014/Saint-Louis--800e-anniversaire-de-la-naissance-Affiche-proc.jpgSamedi 17 mai, l'association "Oriflamme" ayant pour objet le soutien à l'expression d'une culture chrétienne populaire organisait une grande procession à Paris. Il s'agissait de célébrer et de commémorer le roi de France Louis IX ou Saint-Louis, dont on fête le 800e anniversaire de la naissance cette année. Environ deux mille personnes se sont rendus à pieds de l'église saint Eugène sainte Cécile à Notre-Dame. Six paroisses de Paris et d'Île de France se sont associées à ce pélerinage.

 

Dans le cortège, trois ordres chevaleresques, les chevaliers teutoniques, l'ordre hospitalier de Malte, ainsi que l'ordre du Saint-Sépulcre. Le duc d'Anjou, héritier du trône de France pour les légitimistes était aussi dans le cortège. Les Parisiens ont pu assister à une procession religieuse à la fois festive et fervente animée par la fanfare royale d'Hanzinne, la schola Sainte-Cécile, et le Choeur Montjoie Saint-Denis. Et devant Notre-Dame, les deux prétendants au trône, le comte de Paris pour les Orléanistes et le chef de la Maison de Bourbon se sont salués. C'est la première fois que les représentants des branches royales rivales se sont affichés ensemble à une manifestation publique. Ils ont tenu à entrer en même temps dans la cathédrale.

Les fidèles ont pu se recueillir sur les reliques de Saint-Louis et celles de la Passion du Christ. Un clou de la crucifixion, un morceau de la Croix et la Couronne du Christ étaient exposés.

 

 

. Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

. Message de Louis XX aux Français le 25 janvier 2014 : le Prince rappelle la figure de Saint Louis, Roi de justice, le devoir de défendre les faibles, et redit sa "disponibilité" pour la France

. Entretien intégral du prince Louis de Bourbon par Stéphane Bern (Le Figaro du 24 avril 2014)

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:47

Dans un entretien à La Provence dimanche, le prince Louis de Bourbon se dit "prêt à servir la France". Il défend un modèle d'Etat minime : "un contrôle minime mais efficace exercé par le minimum d'État qu'est la royauté" et montre un intérêt pour le "système de protection sociale (de la France) que Saint Louis aurait sûrement soutenu". Une royauté "construite sur du réel, c'est-à-dire, au départ, une famille, des fiefs, des communes, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, etc. Tout un tissu social travaillant chacun pour soi et pour le bien de tous". Un système qui "donnait ainsi beaucoup de libertés aux individus".

 

Louis-XX.jpg

 

Louis de Bourbon : "Je suis prêt à servir la France"


 

Marseille / Publié le Dimanche 27/04/2014 à 05H17

 

L'héritier du trône de France était à Aigues-Mortes pour célébrer Saint Louis

 

Si la France était encore une monarchie, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, serait notre souverain sous le nom de Louis XX. Le prince, qui s'est rendu vendredi à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis, a accepté de répondre aux questions de La Provence.

Monseigneur, vous vous êtes rendu, vendredi, à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis. Que représente ce roi, majeur dans notre histoire, pour vous ? Et pourquoi célébrer sa naissance, qui est aussi le jour de votre quarantième anniversaire, à Aigues-Mortes ?
Louis de Bourbon : C'est vrai que la concordance des dates et des prénoms est amusante : Saint Louis est né le 25 avril 1214, je suis né 760 ans plus tard et nos épouses se prénomment Marguerite... Mais plus sérieusement, oui, il m'a paru important de venir à Aigues-Mortes à l'occasion du 800e anniversaire de Saint Louis. J'ai accepté cette invitation des autorités civiles et religieuses car honorer ce saint roi, bon époux et bon père de famille, est tout un symbole. Il fonda cette cité en 1240, ouvrant à la France une porte sur la Méditerranée qui ne s'est jamais refermée depuis. Roi réformateur, bâtisseur, juste, il était très aimé car il avait grand souci du faible. Tout cela est présent à Aigues-Mortes, mais j'irai cette année dans d'autres lieux, tant en France qu'à l'étranger, à commencer par le Grau-du-Roi pour la restauration d'un reliquaire.

Alors que notre pays semble de plus en plus divisé, quel serait, selon vous, l'intérêt d'une restauration de la monarchie ?
Louis de Bourbon : L'avantage de la royauté, c'est précisément de faire l'union. D'ailleurs, ce fut tout au long de l'Histoire le leitmotiv de nos rois : unir, rassembler, lutter contre les intérêts particuliers au profit de l'intérêt général. Un roi, par nature, est au-dessus de tous les partis. Il est au service de tous. Au service de son pays et c'est naturellement qu'il mettra tout en oeuvre pour le transmettre à son successeur en bonne santé. C'est la concordance commune d'intérêts qui est l'un des secrets de la réussite du système, et cela est unique et irremplaçable.

Peut-on encore concilier modernité et monarchie, notamment en ce qui concerne les problèmes de société ?
Louis de Bourbon : Déjà, on peut constater que des monarchies existent en Europe et, en général, les pays concernés révèlent une adaptation plus dynamique, tant sur le plan social qu'économique. La France est très attachée à son système de protection sociale que Saint Louis aurait sûrement soutenu, lui qui, à l'époque, créait les grands hôpitaux et les premiers fonds de retraite pour les soldats. Mais pour garder cette protection, il faut être vigilant et lucide. Rien n'est pire que l'utopie. La royauté, elle, s'est construite sur du réel, c'est-à-dire, au départ, une famille, des fiefs, des communes, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, etc. Tout un tissu social travaillant chacun pour soi et pour le bien de tous, grâce à un contrôle minime mais efficace exercé par le minimum d'État qu'est la royauté. Ce système donnait ainsi beaucoup de libertés aux individus. Où en sommes-nous avec les libertés ?

Dans la France actuelle, quel rôle entendez-vous jouer ?
Louis de Bourbon : Un rôle à la fois discret et concret. Les autorités, tant civiles que religieuses, qui m'ont invité savent très bien qui je suis et c'est bien en tant qu'aîné de la Maison de Bourbon, descendant direct de Saint Louis, que je suis venu à Aigues-Mortes. Les choses sont claires et je suis très heureux de pouvoir incarner cet attachement profond des Français à leur Histoire. Chaque année, le programme des Célébrations nationales présente beaucoup d'occasions d'évoquer ce lien si particulier qui existait entre le Roi et son peuple, un lien à la fois charnel et spirituel, là encore quelque chose d'irremplaçable. Que vous dire d'autre ? J'existe, je suis là et si je peux un jour oeuvrer plus concrètement pour la France, je prendrai mes responsabilités. J'ai aujourd'hui 40 ans, trois enfants, une vie active, je sens bien que ma génération et celle qui suit attendent un changement profond et pacifique.

 

Source: http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/2855596/louis-de-bourbon-je-suis-pret-a-servir-la-france.html

 

 

 

. Les avantages de la monarchie

. La constitution de la France monarchique

. Le rêve égalitaire et libéral, racines du mal totalitaire détruisant le réel : les princes des nuées ou l'"art royal"

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 13:08

À l'occasion du 800ème anniversaire de la naissance de Saint Louis, le 25 avril 1214, le Prince Louis de Bourbon, dans un entretien au Figaro du 24 avril 2014, donne un espoir aux Français.

 

Entretien intégral du prince Louis de Bourbon par Stéphane Bern (Le Figaro du 24 avril 2014)

 

Louis de Bourbon : « Le message de Saint-Louis est bien actuel »

Il y a 800 ans, naissait Louis IX. Né le même jour que lui, un 25 avril, son descendant nous parle de l’héritage laissé par celui qui est entré dans l’histoire sous le nom de Saint Louis.

La France va célébrer, ce vendredi, le 800ème anniversaire de la naissance de Louis IX, Saint Louis pour l’histoire. Un timbre commémoratif, une exposition à Poissy, où il est né le 25 avril 1214, des concerts à la Sainte-Chapelle de Paris vont accompagner cet évènement. Tandis que le prince Jean de France, duc de Vendôme, rendra un hommage à la chapelle Saint-Louis de Dreux, nécropole de la famille d’Orléans, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, participera aux cérémonies organisées à Aigues-Mortes, d’où le roi partit pour les Croisades. A cette occasion, l’aîné des Capétiens s’est confié en exclusivité au Figaro.

LE FIGARO. – Que représente pour vous cette date du 25 avril ?

LOUIS DE BOURBON.Une date importante ! Celle de mon anniversaire, mais surtout celle de la naissance et du baptême de Saint Louis, dont nous fêtons, en 2014 le 800ème anniversaire. En effet, nous sommes nés tous les deux le 25 avril, de sorte que 760 ans, jour pour jour, nous séparent. J’ai souhaité cette année solenniser spécialement cette date. C’est mon saint protecteur, comme il est aussi celui de la France et, plus largement, de tous ceux qui sont préoccupés par le bien commun. Cette date est donc à la fois émouvante et importante.

Pourquoi avoir souhaité marquer l’anniversaire de Saint Louis, ici, à Aigues-Mortes ?

Beaucoup de villes commémorent cette année la naissance de Saint Louis. En mars, je suis allé à Poissy, qui était associée à un très beau triduum de vénération de la sainte couronne d’épines, organisé par les diocèses de Versailles et de Paris. Pour le 25 avril, j’ai souhaité un geste fort, et il m’a semblé qu’être, en ce jour, à Aigues-Mortes était symbolique. Aigues-Mortes est une ville importante de l’histoire de France, dont l’image est totalement attachée au souvenir de Saint Louis, qui l’a fait bâtir en 1240 pour donner au royaume une porte sur la Méditerranée. Par la suite, il lui a octroyé une des premières chartes communales ouvrant la voie à une profonde réforme des institutions. Cela a permis d’affranchir les villes du pouvoir des féodaux. Le roi y est venu plusieurs fois, et la ville est toujours fidèle au souvenir de Saint Louis, qu’elle fête chaque 25 août. Que le chef de la maison capétienne y vienne est une occasion de rendre hommage à cette fidélité. C’est d’ailleurs ici qu’en 1992, j’ai effectué un de mes premiers déplacements de chef de maison, successeur des rois de France, en venant y déposer solennellement des reliques du saint roi. En 2014, je tenais à y revenir aussi, car j’ai le souci de ne pas associer les commémorations du 800ème anniversaire de Saint Louis aux seules grandes villes, mais à l’ensemble des cités – quelle que soit leur taille – où les rois ont laissé une trace. Les rois, en particulier Louis IX, ont toujours été de grands voyageurs, laissant le souvenir de leur passage de ville en ville.

Né le même jour que Saint Louis et portant son prénom, quels liens filiaux et sentimentaux entretenez-vous avec cette figure historique ?

Au-delà du prénom qui nous relie et qui est celui de la majorité des rois de France depuis Clovis, dont Louis n’est qu’une déformation, il y a cette similitude dans nos dates de naissance. Je ne peux qu’y voir un encouragement à regarder le souvenir de mon aïeul comme un modèle. Le roi Louis IX fut à la fois un grand souverain sachant réformer son Etat et imposer la paix, un  mari et un père de famille exemplaire et ce fut aussi un grand saint. Cette triple qualité n’est pas très courante. Bel et lourd héritage, car comment pourrait-on l’égaler ? Saint Louis est un modèle et je partage avec lui quelques liens intimes. D’abord, nos épouses portent le même prénom, Marguerite. Ensuite, le roi Louis à sa naissance n’était pas le successeur, puisqu’il avait un frère aîné, Philippe, mort alors qu’il avait à peine une dizaine d’année. Avec la mort de mon frère aîné, François, j’ai vécu le même deuil. Enfin, Saint Louis est devenu roi à 12 ans, et j’en avais à peine plus grand quand je suis devenu chef de famille.

Que retenez-vous de Saint Louis après huit siècles d’histoire ?

Les trois qualités que je viens de signaler : un bon mari et un excellent père de famille ; un souverain reconnu par tous ses contemporains ; et un saint. Il me semble que ces trois vertus sont toujours actuelles dans notre monde en pleine mutation où la jeunesse est inquiète. La société contemporaine manque de repères et se replie sur elle-même. J’ai été frappé de voir, ces dernières années, que l’abstention domine dans les élections, même au niveau le plus local. Comment peut-on s’abstenir de la vie sociale ? Voilà quelque chose que Louis IX n’aurait pas compris ! Nos contemporains ne croient malheureusement plus dans leurs institutions et préfèrent l’individualisme à l’ouverture aux autres. Ils manquent de confiance en l’avenir. Pourtant, la petite lueur de l’espérance n’est pas éteinte.

Saint Louis peut-il servir d’exemple pour ranimer cette espérance ?

Pourquoi pas ? Le roi est souvent présenté comme celui qui rend la justice sous le chêne de Vincennes. Belle image. Cette aspiration n’est-elle pas toujours celle de notre temps ? Les gouvernements doivent être les garants de la justice et de l’intérêt général. Ce message est bien actuel. Saint Louis demeure l’un des fondateurs de la France et de ses institutions. Il faut s’en souvenir au moment où, comme au XIIIème siècle, un cycle historique s’achève, pour ouvrir de nouvelles pages de notre histoire commune. Mais ces pages ne peuvent s’écrire qu’en respectant les valeurs qui ont toujours fait la grandeur de la France. Le respect du beau, du vrai et du bien et, comme le rappelle notamment le pape François, il faut remettre l’homme au centre de l’action politique.

Quel sens voulez-vous donner à votre 40ème anniversaire ?

Le 40ème anniversaire est toujours un tournant important. Milieu de la vie, c’est l’époque où tout homme se pose le problème de sa destinée et du sens de son existence. Cet anniversaire correspond au moment où l’on peut véritablement s’affirmer. Deviens ce que tu es ! A notre époque, la génération des quadras aspire à prendre toutes ses responsabilités.

Quel rôle peut encore jouer la monarchie en France ? N’est-elle pas une nostalgie regardée avec sympathie, mais sans avenir, par les Français ?

Avec ma position d’héritier de l’une des plus vieilles dynasties d’Europe, j’ai du mal à parler de la royauté en termes nostalgiques. Pour moi, elle est beaucoup plus concrète. En observant les huit siècles de monarchie ininterrompue, j’ai plutôt envie de parler d’une continuité. Ce régime a fait ses preuves et il y a deux manières de le regarder. Ceux qui parlent de nostalgie se retournent vers le passé et essayent d’y voir un âge d’or qui serait meilleur que le présent. Ce n’est pas ma manière de voir. Ceux qui ont fait la royauté française, c’est-à-dire les rois et les Français, eux, n’étaient pas des nostalgiques. Ils ont toujours cherché à aller de l’avant. A faire progresser leur pays. A l’agrandir, à lui donner la première place en Europe, à faire triompher ses lettres et ses industries, ses arts et sa langue. La royauté « à la française », comme Saint Louis nous le rappelle, est avant tout un esprit, une volonté d’agir, guidée par la foi, qui donne les principes, et la raison, qui permet de rester dans le réel. Cet esprit est celui de l’unité contre la division, de la vérité contre le scepticisme qui mine nos sociétés, d’un sens de l’aventure commune contre les individualismes, d’un monde qui respecte l’homme de sa conception à sa mort plus que l’argent, d’une société qui protège la famille.

Quelle place entendez-vous occuper aujourd’hui ?

A la suite de mes aïeux, je suis là pour continuer à donner cette envie, de faire mieux demain qu’aujourd’hui. Rappeler que l’espoir peut animer notre société, que les jeunes y ont toute leur place et que l’on compte sur leurs idées et leur énergie, qu’ils doivent avoir confiance dans l’avenir. Certes, cela n’est peut-être pas facile, mais est-ce que cela le fut à Bouvines que l’on commémore aussi en 2014, ou après la guerre de Cent Ans ou celles de religions, quand il a fallu reconstruire un royaume ruiné ? Personnellement, parce que j’ai 40 ans, parce que j’ai une famille et trois enfants, bien plus que d’une quelconque nostalgie, j’ai envie d’un lendemain et d’un avenir.

Source : Le Figaro du 24 avril 2014 – propos recueillis par Stéphane Bern

 

http://www.vexilla-galliae.fr/images/fevrier2014/entretien5.jpg

 

via: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/communication-des-princes/799-entretien-integral-du-prince-louis-de-bourbon-par-stephane-bern-le-figaro-du-24-avril-2014

 

 

Note de Christ-Roi. « J’ai été frappé de voir, ces dernières années, déclare le prince Louis de Bourbon, que l’abstention domine dans les élections, même au niveau le plus local. Comment peut-on s’abstenir de la vie sociale ? Voilà quelque chose que Louis IX n’aurait pas compris ! Nos contemporains ne croient malheureusement plus dans leurs institutions et préfèrent l’individualisme à l’ouverture aux autres. Ils manquent de confiance en l’avenir. Pourtant, la petite lueur de l’espérance n’est pas éteinte. »

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/9c/Henri_dArtois_by_Adeodata_Malatesta.jpg/220px-Henri_dArtois_by_Adeodata_Malatesta.jpgL'abstention constatée par le prince Louis de Bourbon n'est pas nécessairement négative : "l'abstention (lors des consultations électorales) n'est pas un défaut d'affirmation ; elle est au contraire une affirmation et une protestation éclatante. C'est s'affirmer, c'est protester que de dire au pouvoir : les royalistes ne veulent pas se prêter à vos mensonges ; ils ne veulent pas avoir l'air de prendre au sérieux vos prétendues institutions ; ils ne veulent pas, en acceptant une lutte trop inégale, ajouter l'apparence d'une opposition vaincue à votre facile triomphe... Croyez-le bien : lorsque le moment sera venu, l'abstention d'aujourd'hui deviendra pour les royalistes un titre et une recommandation de plus devant leurs concitoyens... Mais j'en suis convaincu, la protestation incessante par l'abstention publique, telle est la vraie mission des royalistes, sous un régime monstrueux qui semble contrarier à plaisir les instincts et les besoins de la France, qui remplace le sentiment moral par le cynisme, la liberté par l'intimidation électorale..." (Henri V, Comte de Chambord, 22 septembre 1861.)


http://www.viveleroy.fr/IMG/arton71.jpgCe qui est clair c'est que, pour de multiples raisons, on a échoué depuis deux siècles à restaurer durablement la monarchie par la voie des élections (Cf. " Principe du moteur de la Révolution" sur le site Vive le Roy). D'où l'abstention du peuple constatée par le prince Louis de Bourbon, à qui on pourrait reprocher de ne pas pousser son avantage plus avant. 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 08:42

 

 

armes_bourbon

Communiqué du secrétariat particulier de monseigneur le duc d'Anjou le 23 avril 2014

 

Monseigneur le duc d'Anjou et Madame la duchesse d'Anjou, invités par le clergé et les autorités municipales, assisteront à Aigues-Mortes, le 25 avril, jour anniversaire de la naissance et du baptême du Roi Saint Louis, à une Messe pontificale célébrée par Monseigneur Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès en l'église Notre Dame des Sablons à 19 heures.

 

Les adhérents et sympathisants de l'Institut Duc d'Anjou qui le peuvent seront les bienvenus à cette cérémonie religieuse.

 

 

Source: http://www.institutducdanjou.fr/fr/le-prince/271-communique-aigues-mortes-le-25-avril-2014.html

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 22:37

Dans le cadre des commémorations nationales du 8ème centenaire de la naissance de Saint-Louis, l’association Oriflamme* organise une grande procession à Paris, le samedi 17 mai 2014 en présence du chef de la Maison Royale de France,

 

le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Trois paroisses se sont associées à cette procession :

La paroisse Saint-Louis en l’Ile (Paris 4ème) – Abbé de Cagny

La paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème) – Abbé Snoëk

La paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris 9ème) – Abbé Faure

La procession partira à 13h30 de l’église Saint-Eugène (Paris 9ème) vers la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour une ostension de la Sainte Couronne d’épines et des reliques de Saint-Louis. Une statue de Saint-Louis, portée sur brancard, constituera le centre de cette procession, où figureront chœurs, bannières, troupes médiévales et ensembles musicaux.

Venez nombreux et en famille pour cet évènement exceptionnel.

Vexilla Galliae

* lien association Oriflamme : Association oriflamme

Programme du 17 mai 2014 

13h30 : Départ de la procession

Lieu : 6 rue Sainte-Cécile – Parvis de l'église Saint-Eugène - Paris 9ème

Métro : Bonne Nouvelle

13h30-15h30 : Parcours à travers les rues de Paris

15h30-17h30 : Ostension des reliques de la Passion et de celles de Saint-Louis

Accueil par Monseigneur Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris

 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/789-samedi-17-mai-2014-procession-en-l-honneur-de-saint-louis-avec-la-presence-du-prince-louis

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:46

Conférence : Alain Soral et Mathias Cardet à... par ER_Paysdelaloire

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Comprendre-l-antiracisme-Conference-d-Alain-Soral-et-Mathias-Cardet-a-Nantes-24168.html

 

Dans une conférence donnée à Nantes avec Mathias Cardet, le 15 février, sur le thème  "Comprendre l’antiracisme", Alain Soral évoque (à partir de 11 minutes 40) la possibilité d'une refondation monarchique après avoir ciblé un des inconvénients principaux de la démocratie : sa dérive oligarchique (c'est-à-dire l'accaparement des structures du pouvoir par une minorité).

Alain Soral présente notamment l'argument royaliste que le roi, déjà riche, n'a pas besoin de s'enrichir, mais pense à gouverner la France. (Lire : Les avantages de la monarchie)

 

Revoil-Genod-Pharamond.jpg


"La question se pose non seulement de lutter contre le pouvoir actuel, mais si à un moment donné on arrivait à reprendre la main par des voies électorales (NdCR. Ceci nous le savons n'a jamais pu être possible en deux siècles) ou par des voies plus ou moins insurrectionnelles il faudra refaire une constituante, et refonder de a à z notre système d'organisation politique pour se rapprocher peut-être d'une démocratie plus authentique. Ou alors accepter un régime traditionaliste de type oligarchique à l'ancienne et de refonder une monarchie, avec une religion d'Etat.

 

On peut aussi y penser en disant finalement la démocratie étant impossible. Moi aujourd'hui quand je parle avec un royaliste, il  ya vingt ans je me foutais de leur gueule, aujourd'hui je fais un peu moins le malin. Je me dis finalement quand on voit ce que c'est la dérive de la fausse démocratie depuis 1789, est-ce que finalement le Roi de France c'était plus mal ou moins mal. Ils étaient à la limite plus patriotes et ils étaient pas là pour s'enrichir : ils avaient déjà tout le pognon. Donc on peut se poser des tas de questions...

 

acquis-1789.jpg

 

Mais ce qui est sûr c'est qu'il faudra refonder entièrement par une Constituante, et par des 'Etats généraux' - Marion Sigaut est plus spécialiste que moi -, il faudra tout refonder de a à z.

 

Parce que si on dit on gagne les élections, et on gagne tout le système de ce qu'on appelle la démocratie représentative, on la laisse en place, la démocratie représentative est là pour que le peuple ne soit jamais représenté, en réalité.

 

 

Note de Christ-Roi. Afin déviter les massacres révolutionnaires de 1789, si restauration monarchique il devait y avoir - la république gouverne mal mais se défend bien... -, contrairement à elle, nous devrons éviter tout esprit revanchard, nous tenir éloigné de toute désignation de l'"ennemi", mais au contraire être dans le rassemblement et l'union.

 

Le processus de "radicalisation cumulative du discours" (expression de Hans Mommsen, Le National-socialisme et la société allemande, Fondation de la Maison des sciences de l'homme, Paris 1997, p. 67-99) qui conduit aux massacres révolutionnaires a bien été décrit par l'historien Patrice Gueniffey dans ses ouvrages comme La politique de la Terreur  ou  Histoires de la Révolution et de l'empire.

 

 

. Et après la révolte ? Louis XX, Roi de France, réunit les Français, la République les divise !

. 50% des Français pour le retour du Roi ?

. Des impôts dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

. Comprendre les Lumières : aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier (Marion Sigaut)

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:50

50 % des Français jugent "bon" d'avoir à la tête de l'Etat "un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections" — en clair : une monarchie ou une dictature (CEVIPOF) : un sondage du CEVIPOF censuré et passé sous silence total dans l'ensemble des medias couchés et alignés... Une info déjà publié sur Christ-Roi, et rediffusée aujourd'hui sur Vexilla-Galliae :

 

 

http://www.vexilla-galliae.fr/images/cinquantepourcentsdesfrancaismini.jpg50% des Français pour le retour du Roy ?

 

Publié dans Politique | le samedi 15 février 2014 | par Philippe Cléry

 

« Une défiance farouche » : tel est le titre du millésime 2013 du Baromètre de la confiance politique réalisé depuis quelques années maintenant par le CEVIPOF, le centre d'études politiques de Sciences Po, en collaboration avec OpinionWay. Les résultats alarmants de ce sondage effectué dans les règles de l'art devrait, a priori, ne surprendre que la classe politico-oligarchique de notre pays qui se pense légitimée dans ses envies de pouvoir par cette fameuse volonté générale émanant du vote de la France d'en bas. Les conclusions de cette étude sur l'exaspération évidente des Français vis-à-vis du système républicain actuel ne peut surprendre, au contraire, le citoyen lambda.

 

 

 

"une bonne partie de ce baromètre a été en effet censurée."

 

 

 

Les quelques exemples en images accompagnant cet article et tirés de cette étude sont suffisamment explicites pour pouvoir se passer de commentaires. Tous les travers républicains que nous dénonçons, nous, royalistes légitimistes, y sont présents : inefficacité de la démocratie « de masse » tromperie du clivage gauche-droite, clivage d’apparence bien utile à l’oligarchie dominante pour mieux régner, danger pour la préservation de notre civilisation du mondialisme favorisé par le système républicain, économie trop contrôlée par l’État.

 

Tout ceci aboutit à une méfiance et une morosité populaire générales. Quoi de plus étonnant ?

 

Un point très intéressant à relever : les institutions politiques de proximité (conseils municipaux, régionaux, généraux) inspirent bien plus de confiance que les institutions centralisatrices de plus grande échelle (assemblées, union européenne, gouvernement). Nous pouvons y voir une confirmation du rejet des institutions et administrations centralisées, jacobines, hégémoniques, voire internationalistes ou mondialistes. Nostalgie des Provinces décentralisées du Royaume de France ? Le peuple ressent tout simplement le besoin logique et naturel de responsables politiques directement proches de leurs problèmes, au détriment de toute cette administration centrale républicaine lourde et inefficace.

 

Mais là n'est pas le meilleur. Il y a, en effet, une belle cerise sur ce gâteau d'opinion publique. Une cerise qui, apparemment, n'était pas du goût de tout le monde : une bonne partie de ce baromètre a été en effet censurée.

 

Et c'est une première depuis sa création il y a 5 ans.

 

Le magazine Valeurs Actuelles a heureusement pu se procurer l'étude dans son intégralité, avant son passage dans les bureaux de la censure d'Etat. Voici donc cette cerise au goût si amer pour Marianne :

 

« avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections »

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître – d’où, sans doute, la censure de cette question par le CEVIPOF, pas moins de 50% des Français jugent « très bon » ou « assez bon » un système politique consistant à « avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » – en clair : une monarchie ou une dictature



Photo : L’OLIGARCHIE FRANÇAISE & ET SA SOIF D’ARGENT« Régime politique dans lequel la souveraineté appartient à un petit groupe de personnes, à une classe restreinte et privilégiée. » (du grec oligarkhia « commandement de quelques-uns ») – Le Petit Robert de la Langue Française. Le problème se posait déjà sous l’ère Sarkozy : les conflits d’intérêts surgissent et compromettent par exemple le rôle sain des médias comme « contre-pouvoir » (ce qu’ils ne sont plus depuis longtemps) dès lors qu’un président a comme amis proches les quatre puissantes personnalités qui détiennent l’écrasante majorité des médias, Lagardère, Dassault, Bouygues et Bolloré. Conflit d’intérêts : celui du président de la république est théoriquement de défendre les intérêts supérieurs de la France et du peuple français ; celui d’un grand groupe est de faire du profit. Par conséquent, quand on sait que Dassault est aussi un groupe d’armement, Bouygues un groupe de BTP et que Bolloré dispose du premier réseau de logistique intégrée dans 41 pays d’Afrique, du Maroc à l’Afrique du sud (Bolloré Africa Logistics), on ne peut que mieux comprendre l’orientation néocoloniale des politiques nationales (faites en notre nom bien sûr) et la partialité de médias qui défendent des intérêts économiques plutôt que d’informer ou d’élever le niveau de conscience et d’esprit critique du citoyen.Mais le conflit d’intérêt est beaucoup plus largement répandu lorsque l’on compte le nombre de politiques impliqués dans des organisations privées. Où se trouve l’intérêt général et le Bien Commun lorsque l’on travaille à l’enrichissement d’une grande entreprise, qui peut influencer la sphère du politique, donc les votes parlementaires ? Ouvrir son cabinet de consulting pour un ancien ministre ou même pour un député en exercice semble être une véritable mode : quelques exemples.# François Fillon a créé sa société « 2F Conseil », alors que l’article 146-1 du code électoral lui interdisait cette création une fois élu. Entreprise dont l’existence a été découverte par Rue89, qui en a publié sur son site les statuts :http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2012/08/extraitsstatuts2fconseil.pdf# Rachida Dati a fait de même avec « La Bourdonnais consultant » : « une structure qui devrait permettre à Rachida Dati, désormais député européenne, de faire profiter de son expérience les grandes entreprises ou le cabinet d’avocats américain Wilkie Farr & Gallagher pour lesquelles elle a déjà commencé à effectuer quelques missions. » (Paris Match du 23 juillet 2009).# Christian Jacob possède « CJCSE » (Christian Jacob Conseil et Stratégie en Entreprise). «

Considérant, pour 40% d’entre eux, que « les démocraties ne savent pas bien maintenir l’ordre », le besoin d’autorité au sommet de l’État est tel que 12% des Français vont jusqu’à souhaiter que «l’armée dirige le pays » ! » [http://valeursactuelles.com/tous-clignotants-au-rouge]

 

La moitié de nos concitoyens aurait donc le souhait de voir un « homme fort » à la tête de notre pays. Un homme fort, débarrassé des contraintes des parlements et du jeu électoral, ayant ainsi une autorité politique réelle à même de se libérer de toute querelle de partis. Besoin d’autorité mis particulièrement en valeur par ces quelques 12% de sondés prêts à voir notre pays confié à un gouvernement militaire !

 

Besoin d’ordre, enfin, besoin on ne peut plus légitime dans toute société civilisée, revendication mettant au passage à mal la démocratie de masse, jugée par 40% incapable de maintenir cet ordre nécessaire.

 

Quelle claque pour la république française, vantant unilatéralement « le gouvernement par le peuple et pour le peuple », sans jamais la moindre honte du mensonge ! Quel revers pour la classe politique républicaine dans son ensemble, elle qui cherche en permanence une légitimité bien faible et passagère dans une démocratie de plus en plus contestée par le peuple ! Et quelle lueur d’espoir pour nous, légitimistes, fiers porteurs de l’espoir d’une Royauté française restaurée dans toute sa légitimité, son autorité et sa bienfaisance !

 

Réjouissons-nous : le bon sens populaire est assez fort pour résister aux idéologies républicaines. Nous en avons là une nouvelle preuve flagrante. Ce bon sens commun à la plupart des hommes réclame tout naturellement une autorité pleinement effective et légitime au gouvernement du pays. Louis XVI nous le rappelle fort bien : « Gouverner les hommes n’est point les asservir. C’est pour conserver la liberté des hommes, qu’il a été nécessaire que les hommes fussent gouvernés : c’est donc par les lois générales, et non par les volontés particulières et arbitraires que les peuples doivent être gouvernés. » Ou encore : « La raison suffit seule pour nous convaincre que les souverains furent donnés aux peuples, et non les peuples aux souverains. L'autorité suprême n'est que le droit de gouverner ; et gouverner, ce n’est pas jouir, c'est faire jouir les autres ; c'est assurer, c'est maintenir contre la licence de la multitude les droits qui appartiennent à chaque individu. »

 

Travaillons sans relâche à faire redécouvrir les vertus de la Royauté légitime à nos concitoyens. Le bon sens, qui transparait dans cette étude d’opinion, et ce malgré la censure, fera du retour du Roy une nécessité logique, naturelle et vitale pour la majorité des Français.

 

Philippe Cléry

 

Lien vers l’étude d’opinion, version « politiquement correcte » : ici

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/700-50-des-francais-pour-le-retour-du-roy

 

Note de Christ-Roi. Après une coupure de plus d'un siècle et demi (le dernier "roi des Français" Louis-Philippe abdiqua en 1848 et encore ce fut un roi révolutionnaire et "libéral"... dont personne ne voulait...), il s'agirait plus aujourd'hui de faire une ré-instauration qu'une restauration, revenir sur les principes qui ont fait la France et notamment l'élection du roi par le peuple de temps immémoriaux...

 

http://img.over-blog.com/600x463/2/43/14/66/Francs/Revoil-Genod-Pharamond.jpg

 

Au berceau de la royauté française, comme du temps de nos ancêtres les Gaulois,

"le Roi franc était à l'origine élevé sur le Pavois. [...] 

( Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, lonrai 2013, p. 36-37.)

 

Une fois sacré, le roi aura une descendance, son fils aîné sera son successeur, la France aura à nouveau une destinée et un avenir, la Couronne se transmettra par hérédité, alors nous entrerons proprement dit dans une nouvelle légitimité dynastique.


 

. Et après la révolte ? Louis XX, Roi de France, réunit les Français, la République les divise !

. La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 09:00
LES ENFANTS ONT BESOIN D'UN PÈRE ET D'UNE MÈRE

 

 

Le Prince Louis a accordé récemment un entretien au Mouvement Catholique des Familles. Au sujet de la loi Taubira, le successeur légitime des rois de France rappelle cette évidence ancrée dans la loi naturelle : « les enfants ont besoin d’un père et d’une mère. C’est incontournable. Pourquoi légaliser un système qui produit l’absence, le manque de l’un des deux ? Le deuil d’un des parents. » Nous remercions le MCF de nous permettre de reprendre cette interview tant il est vrai que le combat de ce mouvement et le combat légitimiste présentent un même souci de réaliser l’unité dans la connaissance du réel. Nous partageons aussi cette certitude que le rétablissement d’une société traditionnelle ne peut se concevoir que par la prière, la reconquête intellectuelle et le combat culturel.

 

Entretien de Famille d’Abord avec Mgr le Prince Louis, duc d’Anjou, Chef de la Maison de Bourbon

 

 

MCF — Monseigneur, pourriez-vous pour nos lecteurs, vous présenter, vous et votre famille ?


Louis XX — Mariés depuis 2004, nous avons trois enfants, Eugénie, l’aînée née en 2007 et deux garçons, des jumeaux nés en 2010, Louis duc de Bourgogne et Alphonse duc de Berry. Personnellement je suis très attaché à la famille et à ce qu’elle représente. J’ai connu dans mon enfance plusieurs épreuves notamment avec la mort de mon frère et, cinq ans plus tard, celle de mon père, j’avais alors quatorze ans. C’est à ce moment que, du fait de ma position dynastique d’aîné de la Maison de Bourbon, je suis devenu le successeur légitime des rois de France. Quel héritage pour un jeune adolescent ! Vous pouvez imaginer combien ces années furent difficiles sur le plan personnel. Un de mes recours fut bien évidement la famille qui me restait, jusqu’au moment où j’ai fondé la mienne. Avec mon épouse, la Princesse Marguerite, nous sommes très attachés à protéger nos enfants à qui nous voulons transmettre à la fois notre amour et le sens des valeurs et des responsabilités.

MCF — Monseigneur, dès janvier 2013 vous avez pris position pour la défense de la famille traditionnelle en publiant un texte contre le projet de loi alors en cours de discussion et depuis malheureusement voté et promulgué malgré la forte opposition ; quelle réflexion pouvez-vous faire ?

Louis XX — La première est une grande tristesse. Notre pays avait l’occasion de jouer un rôle majeur sur cette question en devenant le défenseur de la famille face aux attaques auxquelles elle doit faire face tant en France que dans de nombreux pays. Quel beau rôle c’eut été là. Il lui a été refusé.

Je me suis élevé contre ce qui se passait alors qu’habituellement, compte tenu de ma position, je m’efforce de rester en dehors du débat politique quotidien. Or, ce qui était en train de se passer était d’une toute autre nature. Avec cette loi la famille qui était en France, comme dans la quasi-totalité des sociétés humaines, le socle de la société, devenait un produit artificiel et modulable, soumis aux caprices de lois de circonstances.

MCF — Votre message a été assez peu relayé ? Pourquoi ?

Louis XX — Mon message a été, sans doute, intégré au sein de l’énorme vague de protestation, et c’est très bien. Dans mon message, j’en appelai à la prudence et au respect des enfants. Ne pas bousculer ce qui fait les fondements de la société humaine. Les hommes politiques ont refusé cette prudence alors que bien souvent ils font appel au principe de précaution. Ils n’avaient pas à faire entrer la France dans une option dont chacun comprend bien qu’elle va au-delà d’une simple mesure législative, mais qu’il s’agit d’un véritable changement de civilisation. Les Français ne voulaient pas d’une rupture de l’ordre naturel, pas d’une rupture anthropologique. D’ores et déjà, nous voyons les conséquences de l’adoption de cette loi avec la promotion de l’idéologie du genre et la gestation pour autrui qui commencent à poindre.

Cette vague s’est transformée en une déferlante. De très nombreuses voix se sont élevées et la presse les a souvent relayées en offrant ses colonnes aux opposants, mais le gouvernement n’a pas voulu les entendre et les a même travesties. Il devra un jour s’en expliquer. L’histoire nous a appris qu’il y avait toujours un moment où il fallait assumer ses erreurs.

MCF — Les familles françaises se sont levées nombreuses pour s’opposer à la dénaturation du mariage, que vous inspirent ces campagnes de protestation ?

Louis XX — Je les ai trouvées admirables. Ces millions de personnes dans la rue, ces familles, ces parents et grands-parents, ces enfants, tous ont voulu montrer leur attachement à la famille traditionnelle, creuset de la société. Famille où, en se partageant les responsabilités entre un papa et une maman, les enfants sont élevés et éduqués pour que la société puisse se perpétuer. Ces familles représentent la vie. Ce fut un mouvement spontané et c’est en cela qu’il est grand, et qu’à mon sens il va se poursuivre. Il s’est accompagné d’un réveil des consciences et d’une redécouverte du réalisme contre la tentation idéologique qui a empoisonné le XXe siècle. Ce que les familles ont semé le printemps dernier, finira par éclore.

MCF — Quelles priorités vous semblent devoir être posées en matière de politique familiale ?

Louis XX — La première est d’assurer une politique économique et sociale soucieuse de l’intérêt des familles. S’y ajoute, compte tenu des évolutions actuelles, celle de la garantie du droit des enfants. Les enfants ne sont pas des choses, des objets dont l’État ou les adultes peuvent disposer selon leur bon vouloir, à leur guise. Les discours entendus autour de « droit à l’enfant » sont particulièrement choquants. Tous les parents ne peuvent être que déconcertés par cela. Chacun imagine ce qui pourrait arriver à ses propres enfants s’ils devaient devenir orphelins.

Les enfants ont besoin d’un père et d’une mère. C’est incontournable. Pourquoi légaliser un système qui produit l’absence, le manque de l’un des deux ? Le deuil d’un des parents.

Dans un autre contexte, au XIXe siècle, ce sont les députés légitimistes qui s’opposèrent au travail des enfants et firent voter les premières lois sociales. De nos jours ce sont les familles qui imposeront par leur sagesse, leur ténacité et leur sens du devoir la nécessaire abrogation de la loi sur le mariage pour tous tout en maintenant, bien évidemment, le respect dû à chaque individu.

MCF — Pour vous, Monseigneur, qui menez la vie d’un expatrié et vivez hors de France, quel regard cette expérience vous permet-elle d’avoir sur le monde et la société en général ?

Louis XX — Effectivement comme beaucoup de nos contemporains je vis un peu « hors frontières ». Cela me permet d’avoir un regard plus vaste, plus critique parfois. Je peux comparer. Je peux analyser. Je constate qu’il y a des pays qui ont soif d’avenir et qui pour cela, s’engagent dans des voies de progrès et d’amélioration, en se fixant des objectifs communs. Cela fut longtemps le cas de la France et de l’Europe en général, pour qui gouverner et prévoir étaient synonymes. Ce l’est actuellement, par exemple, pour quelques pays d’Amérique latine, continent que je connais bien, et c’est grâce à leur dynamisme que certains peuvent maintenant relayer la vieille Europe et donner au monde un Pape. D’un autre côté il y a des pays qui stagnent car ils n’ont plus de projets. Ceux qui refusent la vie en font partie…

MCF — Mais alors seriez-vous pessimiste pour la France ?

Louis XX — Absolument pas. La France a, heureusement pour elle, une longue tradition de grand pays, de pays civilisateur. Elle a donc, par sa culture et ses acquis, des ressorts en elle-même. Je crois aux talents des hommes et des femmes qui y vivent et notamment à ceux des jeunes qui, ces derniers mois, ont fait preuve d’une étonnante maturité. La France a connu par le passé déjà, des époques où elle n’a pas été à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre de la fille aînée de l’Église, des époques où elle s’est plus ou moins perdue, où elle a renié ses valeurs héritées du christianisme, mais chaque fois elle a su se ressaisir et les périodes qui ont suivi, ont été grandes. Souvenons-nous du pays qu’a trouvé Jeanne d’Arc. La France d’alors, occupée, livrée aux puissances étrangères avec ses lois fondamentales bafouées, a su reprendre, appuyée à la fois sur sa dynastie et sur l’énergie de ses habitants, le cours glorieux de son histoire et s’imposer comme une des toutes premières nations européennes pour plusieurs siècles. C’est souvent en touchant le fond que l’on peut rebondir. Les manifestations de l’an passé témoignent de forces vives très toniques, pleines d’espoir et de promesses pour demain. Cette loi aura, au moins, permis un réveil des consciences.

 

Le combat du Mouvement Catholique de Familles

 

Une société de plus en plus hostile à la famille

L’obstination du pouvoir politique à promulguer des lois contre-nature, avec la connivence d’une opposition fallacieuse, a mis en pleine lumière les objectifs réels de la démocratie dite française : éradiquer les racines résiduelles de chrétienté.

Notre apparente impuissance cependant, l’échec des protestations, en dépit de leur ampleur, de leurs multiples formes et de leur persévérance, doit nous ramener à la conviction que « ce genre de démon ne peut s’en aller que par la prière et le jeûne ». Vaines donc les actions qui ne sont soutenues par une vie intérieure intense ! Subsiste cependant l’obligation du devoir d’état, d’agir chacun selon son état.

Que ferons-nous, familles catholiques, face à ce déferlement ?

Le MCF fédère les familles en un front solide
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Famille d’Abord
La revue du Mouvement Catholique des Familles

Que faire ? disait déjà le pape Pie XII lors du congrès de l’Union internationale des associations pour la protection des droits de la Famille le 20 septembre 1949, Ce que nous ne cessons de recommander sans relâche est d’unir entre elles les familles en un front solide.

Créé en 2001 par un noyau de familles originaires de la région Lyonnaise, le MCF comprend aujourd’hui plus de 1000 familles réparties sur toute la France, unies par une charte pour défendre et promouvoir la famille, cellule mère de la société.

L’association a une finalité politique et sociale et n’est donc pas un mouvement de spiritualité. Elle organise un congrès annuel, édite un bulletin associatif Famille d’abord et une revue pour jeunes enfants La Malle aux Mille Trésors, développe diverses activités d’entraide et propose aux familles de constituer localement des cercles d’étude et d’action.

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La Malle aux Milles Trésors
La revue passionnante de tous les enfants
Le MCF prône le retour au réel

Que faire, nous qui savons détenir les germes de restauration d’une société chrétienne ? Gustave Thibon nous l’indique, dans Le retour au réel, publié en 1943, alors que la France est sous occupation allemande :

Qui que vous soyez, vous portez dans votre âme et vous tenez dans vos mains une parcelle de la vie de la France et du monde. Vous avez une famille, une profession, un milieu social : c’est là le terrain qui vous est commis et où nul ne peut tenir votre place, c’est là que votre idéal doit fleurir.

L’occupation que nous subissons aujourd’hui est d’abord idéologique ; elle ne vise pas seulement le corps, mais l’âme. Au plus fort de cette tempête, accrochons-nous au réel, à ce dont nous sommes responsables !

Ne nous alarmons pas des chênes déracinés, mais considérons le taillis qui reverdit ; ne cherchons pas à retenir la maison lézardée qui s’écroule parce qu’édifiée sur le sable, mais occupons-nous de reconstruire sur le roc ! C’est le rôle de la famille, c’est le rôle des familles, à condition de se fédérer pour se soutenir et se fortifier, car chacune, seule, est trop fragile pour assumer pleinement son rôle. Pas de familles solides sans formation, de la mémoire, de l’intelligence et de la volonté ! Se former en vue du mariage, se former pour mieux éduquer, se former enfin pour rayonner dans son milieu naturel, dans sa profession, et assumer, pour le bien commun, les responsabilités que la Providence met ou mettra à notre portée.



VLR

Source: http://www.viveleroy.fr/?Interview-de-Louis-XX-par-le

 

 

. Et après la révolte ? Louis XX, Roi de France, réunit les Français, la République les divise !

. Déclaration de Mgr le Duc d’Anjou sur la défense du mariage

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:45
Redonnons à la France un véritable hymne ! Dieu sauve le Roi à nouveau !

En ces moments de Résistance, nous conseillons à tous de cesser d'entonner ce chant horrible qu'est la "Marseillaise" qui n'est rien d'autre que le chant des oligarques mondialistes... destructeurs, pilleurs intéressés de la France, qui se partagent le pouvoir entre eux depuis 1791 et ont inventé la république dite française en 1792.

Puisons là où se trouve la force de notre nation, dans notre patrimoine musical royal français, un patrimoine qui, jusqu'ici, a inspiré les grandes nations européennes qui y ont trouvé la source pour réaliser leur propre hymne ! Redonnons donc à la France le rang qu'elle a perdu avec la Marseillaise et l'odieuse Marianne Femen sur les timbres "français" ! Dieu sauve le Roi à nouveau !

Grand Dieu sauve le Roi (Lully - 1686) - monarchie française

Paroles originales de la version française écrite par Madame de Brinon, supérieure des Demoiselles de Saint-Cyr. Musique de Lully (1686) :

 

 

Grand Dieu sauve le Roi !

Longs jours à notre Roi !

Vive le Roi

À lui la victoire

Bonheur et gloire

 

Qu'il ait un règne heureux

Et l'appui des Cieux

 

Que Dieu sauve le Roi

Que Dieu venge le Roi

Vive le Roi !

 

Que toujours Glorieux

Louis Victorieux

Voye ses ennemis

Toujours soumis

 

Que Dieu sauve le Roi !

Que Dieu venge le Roi !

Vive le Roi

 

 

Source :

http://www.lovapourrier.com/god-save-the-queen-lhymne-national-anglais-est-dorigine-francaise

 

Paroles (1795) :

 

De notre jeune Roi prends pitié Dieu puissant,
Dieu bienfaisant !
Contre les oppresseurs que ton bras foudroyant
Signale son pouvoir ; c'est l'effroi du méchant.

C'est le fils de Louis, c'est le sang de Henri,
Ce sang chéri
Que ces titres sacrés t'intéressent pour lui,
Dieu juste, des bons Rois tu dois être l'appui.

Il est infortuné ce jeune et faible Roi,
Tu sais pourquoi
Il est fils de ces Rois, protecteurs de ta loi,
Protège un tel enfant, venge le, venge toi.

Grand Dieu, du haut des Cieux écoute tes sujets,
Les vrais Français,
Dans leurs justes douleurs, exauce leurs souhaits
Sauve le Roi, la France et leur donne la paix.

 

 

 

 

"Grand Dieu sauve le Roy" de Lully (1686) fut ensuite adapté pâr Haendelqui l'orchestra pour en faire un hymne royal adopté par plusieurs monarchies d'Europe : le "God save the queen" ou "king" selon les règnes, actuel hymne britannique; le God save the tsar pour la Russie; et en Allemagne, "Gott erhalte Franz den Kaiser" ("Dieu sauve l'Empereur Franz"), adapté par Haydn en 1797, hymne tant de l'empereur du saint Empire romain germanique, dans la version originale "Gott, schütze Unser Kaiser !", que du Roi de Prusse, de l'Empereur d'Autriche-Hongrie, pays où il était chanté quotidiennement par tous les écoliers jusqu'en 1918..., plus souvent connu aujourd'hui comme Chant des Allemands (dans sa version de 1841, surtout pour la première ligne de son premier couplet, "Deutschland, Deutschland über alles" ("l'Allemagne au-dessus de tout")...

 

Angleterre :

 

 

 

Note de Christ-Roi. La video ci-dessus n'est pas une video de soutien à la monarchie britannique de Hanovre Saxe-Cobourg, alliée de la franc-maçonnerie universelle, qui non contente d'avoir décapité Louis XVI usurpe de surcroît notre hymne.

 

Russie tsariste : 

 

Photos (couleur) d'époque : Exposition de 150 photos de Prokudin-Gorski (musée Zadkine)

 

 

 

 

 

 

Saint Empire romain germanique, royaume de Prusse, empire d'Autriche-Hongrie, Allemagne, etc. :

 

 

 

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/11/Visit_of_Louis_XIV_at_Saint_Cyr.jpg/800px-Visit_of_Louis_XIV_at_Saint_Cyr.jpgL'ancêtre du « God save the King » est le chant « Grand Dieu sauve le Roi », composé en 1686 par Mme de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis (futur lycée militaire de Saint-Cyr) pour l'inauguration de son établissement en septembre par le roi. Pour les paroles, elle s'inspira du motet traditionnel, tiré du dernier verset du psaume XIX de David, « Domine, salvum fac Regem et exaudi nos in die qua invocaverimus te », inclus dans les Te Deum de longue date sur différentes musiques, comme dans celui de Marc-Antoine Charpentier. L'hymne de Saint Cyr ayant été exécuté en novembre de la même année, Jean-Baptiste Lully le reprit dans son  Te deum, composé en 1687.

 


Traduit en latin « Domine, salvum fac Regem », devint l'hymne royal français jusqu'en 1792, date de la dissolution de la monarchie par l'Oligarchie.

 

 

 

  Royaume de France
(496-1791)

Hymne : Domine salvum fac regem (Dieu sauve le Roy)
 
 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 12:07

http://www.institutducdanjou.fr/images/stories/conference/2013-12-19_mercredis-de-l-ida_A5.png?v=1

 

L'Institut duc d'Anjou, Vexilla Galliae et le Centre d'Etudes Historique sont heureux de vous convier à la conférence du

 

Jeudi 19 décembre 2013 à 20h00

 

Regards sur le Traité d’Utrecht, trois siècles après

 

avec

 

Daniel de Montplaisir, historien

 

et

 

Franck Bouscau, professeur des Facultés de Droit

 

Maisons des ingénieurs - 15, rue Cortambert, 75016 Paris

 

 

 

 

 

Source: http://www.institutducdanjou.fr/fr/mercredis-de-lida/259-mercredis-de-lida--regards-sur-le-traite-dutrecht-trois-siecles-apres.html

 

 

. "Le pouvoir royal est un pouvoir neutre" (Benjamin Constant)

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 23:44

L’héraldique capétienne : la branche aînée de la maison de Bourbon (1ère partie)

 

lundi 4 novembre 2013 | par Jean-Yves Pons

Les armoiries, système emblématique  sans égal, sont nées en France dans la première moitié du XIIème siècle, puis se sont rapidement étendues au reste de l’Europe et, finalement, très au-delà. Il est facile de s’en convaincre en recherchant les armoiries des différents Etats du monde et en observant l’importance de l’influence du système héraldique initial. Ce qui nous permet de souligner d’emblée l’ahurissant paradoxe qui fait de la France le seul pays occidental qui n’a plus d’armoiries d’Etat depuis septembre 1870 et les débuts de la Troisième République. Nous aurons bientôt à exposer cela en détail et à pointer du doigt cette face volontairement cachée de l’identité de la France.

Auparavant, il nous semble nécessaire de fournir quelques précisions sur les armoiries des dynastes capétiens contemporains.

Par dynastes capétiens, il faut entendre tous les princes issus par mâles d’Hugues Capet, par lignes légitimes c’est-à-dire résultant d’unions matrimoniales consacrées par le sacrement du mariage (excluant donc de fait non seulement les enfants adultérins mais aussi ceux qui ont été conçus ou sont nés avant le mariage de leurs parents).

Tous ces dynastes descendent aujourd’hui, après extinction des autres branches (Dreux et Courtenay), de Louis XIII. Ils forment une seule et unique maison, divisée en plusieurs branches, et que Louis XIV nomma officiellement en février 1662 (Traité de Montmartre) l’auguste maison de Bourbon, après qu’elle a été appelée, à partir de la fin du XIIIème siècle, maison du roi de France ou maison de France. L’Almanach royal de 1830 (sous le règne de Charles X) groupait d’ailleurs sous cette appellation, et dans l’ordre de primogéniture, tous les dynastes de France, d’Espagne, des Deux-Siciles et de Lucques (pour Parme). C’est ainsi que l’on peut affirmer, sans qu’aucune contradiction ne soit possible (les textes venant à l’appui de cette affirmation sont nombreux et irréfutables), qu’il n’a jamais existé de maisons nationales indépendantes. L’interdépendance fut, au contraire, constante depuis Louis XIV et les exemples qui le démontrent sont légion (des attributions respectives des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit dans un sens comme de la Toison d’or dans l’autre, selon les règles d’usage vis-à-vis des fils de France et des infants d’Espagne, aux pactes de famille successifs, malgré des relations rendues parfois conflictuelles par la situation  politique européenne sous la régence de Philippe d’Orléans ou le règne de Louis XV). Jusqu’à l’appel de Louis XVI à son cousin Charles IV d’Espagne en octobre 1789 ("J’ai choisi Votre Majesté comme chef de la seconde branche pour déposer en vos mains la protestation solennelle que j’élève contre tous les actes contraires à l’autorité royale qui m’ont été arrachés par la force depuis le 15 juillet…") ou la protestation de Charles X en avril 1830 contre la pragmatique de Ferdinand VII qui changeait la loi successorale en Espagne (et même si l’on admet aujourd’hui que cette décision de Ferdinand VII, en faveur de sa fille Isabelle, est l’un des éléments essentiels qui ont rendu caduques les renonciations d’Utrecht !).

Ainsi définie, la maison de Bourbon comprend deux branches et quelques lignes. Nous allons en présenter les armoiries pleines ainsi que les brisures lorsqu’elles existent, ce qui permettra facilement de situer chaque dynaste et de mieux comprendre leur rang au sein de cette illustre maison. Nous y découvrirons, s’il en était besoin, pourquoi Gérard de Nerval a pu écrire : "Le blason est la clé de l’Histoire". Mais à l’appui de cette phrase poétique nous citerons Hervé Pinoteau, toujours très pragmatique en la matière : "Les capétiens naissent, se marient, meurent, accèdent à des souverainetés (Luxembourg, Espagne), manifestent des prétentions, des droits… bref, vivent. Pour s’y retrouver au milieu de cette forêt, le blason est souvent un excellent aide-mémoire : il indique, enseigne, manifeste et même, en quelque sorte, déclare la guerre aux blasons identiques illégitimement portés. Par les tristes temps qui sont les nôtres, alors que la Révolution universelle semble maîtresse du terrain, le blason comme l’ordre de chevalerie (le véritable, pas celui de contrebande, et Dieu sait s’il y a de faux ordres !) ou encore le titre, sont à peu près les seuls signes d’identité, de droit et parfois de volonté, cette qualité étant rare chez les dynastes; on a souvent remarqué que ce sont ceux qui ont les droits les plus contestables qui sont les plus explicites dans l’exposé de leurs motifs. Il faut donc rester la tête froide devant les dynastes trop bavards, devant un "consensus" souvent truqué depuis longtemps… ; revenons aux sources, au droit, à l’histoire des nations et au service du Juge d’arme céleste."


PREMIERE BRANCHE OU BRANCHE AINEE.

 

Elle est issue de Philippe de France, duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV, après qu’il est devenu Philippe V roi d’Espagne, en 1700. Elle est l’aînée depuis l’extinction de la branche restée française, issue de Louis, duc de Bourgogne, dauphin de Viennois et petit-fils aussi de Louis XIV, à la mort de Henri V, comte de Chambord, le 24 août 1883.

Son chef de nom et d’armes est aujourd’hui Monseigneur Louis-Alphonse de Bourbon (né le 25 avril 1974, soit 760 ans jour pour jour après Saint-Louis), second fils du prince Alphonse, duc d’Anjou et de Cadix, décédé en 1989, qui était lui-même le fils aîné du prince Jacques-Henri, duc d’Anjou et de Ségovie (décédé en 1975) dont le père n’était autre que le dernier roi d’Espagne avant la guerre civile, Alphonse XIII. Jusqu’à la disparition du dernier représentant de la branche aînée espagnole, dite carliste, en 1936 (qui avait relevé les pleines armes de France après la mort du comte de Chambord), Alphonse XIII portait ce que l’on appelle "les petites armes d’Espagne" (écartelé de Castille, de Leon, d’Aragon et de Navarre, enté en pointe de Granade) avec, sur le tout, un écusson d’azur à trois fleurs de lys d’or, à la bordure de gueules (d’Anjou moderne, issu de Philippe V).

(Armoiries d’Alphonse XIII, avant 1936 – dessin Arnaud Bunel)

Après 1936, Alphonse XIII, devenu le nouveau chef de nom et d’armes de la maison de Bourbon, retira la bordure de gueules ainsi que le permettent les règles héraldiques. Il porta donc les pleines armes de France sur le tout de ses armes d’Espagne.

(Et après 1936)

Son fils aîné Jacques-Henri, duc d’Anjou et de Ségovie, qui avait renoncé au trône d’Espagne pour des raisons de santé, choisit une composition différente (officiellement réglée en 1969) et porta un écu parti de France et d’Espagne, timbré de la couronne royale de France (fermée et fleurdelisée), entouré des colliers de la Toison d’or, de Saint-Michel et du Saint-Esprit (par ordre d’ancienneté), tenu par deux anges en robe blanche, aux ailes multicolores et surmonté d’un sacré-cœur de Jésus de gueules navré d’or au centre d’un cœur de Marie d’azur dont il est séparé par un filet d’or, ensemble placé sur un soleil d’or à 12 rais droits et 12 rais ondés.

Le prince Alphonse, duc d’Anjou et de Cadix, porta les mêmes armes que son père mais son secrétariat n’utilisait en réalité qu’un écu d’azur à trois fleurs de lys d’or avec couronne royale française et colliers des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit (donc sans armoiries d’Espagne).

Ce sont aujourd’hui les armoiries de Monseigneur le prince Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, ou pleines armes de France.

Les règles en la matière sont formelles : nul n’est autorisé, en dehors de lui, à les porter sauf à devenir, en droit, un usurpateur. Le problème s’est d’ailleurs posé lorsque le prince Henri d’Orléans, alors comte de Clermont, intenta un procès au prince Alphonse, duc d’Anjou et de Cadix, devant le Tribunal de grande instance de Paris au motif de lui faire interdire de porter le titre de duc d’Anjou et les pleines armes de France. Le jugement fut rendu le 21 décembre 1988 et le prince Henri d’Orléans fut débouté de sa requête, le Tribunal précisant que ni lui ni sa famille ne pouvaient établir qu’ils possédaient un droit sur le titre de duc d’Anjou, pas plus qu’ils ne pouvaient faire interdire le port des pleines armes de France à la branche aînée des Bourbon (rappelant en passant que, conformément à l’usage dans les branches cadettes, la famille d’Orléans avait toujours porté, même au temps du roi Louis-Philippe, les armes de France brisées d’un lambel d’argent).

Fort mécontent de cette décision rendu au nom du peuple français, le prince Henri d’Orléans en fit appel devant la Cour d’Appel de Paris. L’arrêt de la Cour (22 novembre 1989) fut identique.

De guerre las, le prince Henri d’Orléans renonça à se pourvoir en cassation. En d’autres termes, l’héraldique avait eu raison de prétentions dynastiques infondées et de "séquelles d’un conformisme de salon" puisque, comme le rappelait Hervé Pinoteau : "Hors de toute réclamation d’un trône, de toute affirmation politique, le chef de maison s’est donc vu reconnaître la possession d’un signe relatif à une tradition multiséculaire, celle qui va du baptême de Clovis à la prise d’Alger".

Disons un mot cependant du titre de duc d’Anjou. Le prince Jacques-Henri de Bourbon, fils aîné du roi Alphonse XIII et grand-père de Monseigneur le prince Louis-Alphonse, fut le premier à relever ce titre, en mars 1946, après qu’il eut été épisodiquement utilisé par quelques princes de la ligne carliste et à l’instigation des milieux traditionalistes et légitimistes français. Son fils aîné, le prince Alphonse de Bourbon, déjà duc de Cadix (décret du chef de l’Etat espagnol du 22 novembre 1972), releva le titre de duc d’Anjou après la mort de son père, le 3 août 1975. En vérité, le titre de duc d’Anjou qui avait été attribué par Louis XIV à Philippe de France, deuxième fils du Grand Dauphin (après Bourgogne et avant Berry), est un titre de cadet. Il revint à la couronne en 1700, après que le duc d’Anjou fut devenu roi d’Espagne sous le nom de Philippe V. Il fut d’ailleurs attribué au futur Louis XV, avant qu’il ne devienne dauphin (1710-1712) puis à un fils de celui-ci qui mourut très jeune (1730-1733). Le futur Louis XVIII, d’abord titré comte de Provence, reçut plus tard (1771) le titre de duc d’Anjou qui fit de nouveau retour à la couronne en 1795 lorsque Louis XVIII, alors en exil, succéda à son neveu Louis XVII, mort au Temple. Ce titre n’a donc pu être transmis par Philippe V à sa descendance mais, étant de fait revenu à la couronne dans sa branche aînée, il fut repris par la ligne traditionaliste espagnole comme rappelant le roi Philippe V. Il ne s’agit donc que d’un titre de courtoisie ou d’attente. En revanche, il est clair et indiscutable en droit que l’attribution de quelque titre que ce soit appartenant à la couronne ne peut relever que du chef de maison et, en aucun cas, d’un autre prince, fut-il regardé comme prétendant par certains. La désignation du prince Charles-Philippe d’Orléans comme duc d’Anjou par son oncle le prince Henri d’Orléans, comte de Paris, (8 décembre 2004) n’est donc pas recevable.

Monseigneur le prince Louis-Alphonse de Bourbon a épousé le 6 novembre 2004 Maria-Margarita Vargas y Santaella (née le 21 octobre 1983). Selon la tradition héraldique, toutes les princesses épouses de capétiens portent les armes de leur époux auxquelles elles peuvent associer les leurs. Aucun règlement spécifique d’armoiries ne semble intervenu publiquement en ce qui concerne la princesse Marie-Marguerite mais nous pouvons simplement noter que les Vargas portent, tant dans leurs branches d’Espagne que dans celles d’Amérique latine, un écu d’argent à trois faces ondées d’azur.

Le prince Louis-Alphonse et la princesse Marie-Marguerite de Bourbon ont eu une fille, la princesse Eugénie (prénom de l’épouse du roi Alphonse XIII), née le 5 mars 2007 puis deux garçons jumeaux, nés le 28 mai 2010. Le premier de ces fils, le prince Louis, dauphin de France (ou de Viennois selon l’antique usage), a été titré duc de Bourgogne. Le second, le prince Alphonse, a été titré duc de Berry. Le choix de ces titres est particulièrement significatif. En effet, celui de duc de Bourgogne revient traditionnellement au dauphin de France ou à son fils aîné depuis 1682 (ce fut le cas de l’aîné des enfants du Grand dauphin -frère aîné de Philippe V d’Espagne- puis de l’aîné des enfants de Louis XVI, Louis-Joseph-Xavier). Le titre de duc de Berry est titre de cadet, comme le fut Charles, troisième fils du Grand dauphin et Charles-Ferdinand, fils du roi Charles X et père du comte de Chambord. Un règlement d’armoiries est intervenu pour ces deux jeunes princes.

Le prince Louis de Bourbon, duc de Bourgogne, porte désormais et comme tous les dauphins de France avant lui, un écu écartelé, aux 1 et 4 d’azur à trois fleurs de lys d’or, aux 2 et 3 d’or au dauphin d’azur, crêté, oreillé et barbeté de gueules, autrement dit : écartelé de France et du Dauphiné de Viennois.  Il faut y ajouter la couronne delphinale (fermée par 4 dauphins), les colliers des ordres et les anges déjà décrits. Rappelons que cette disposition héraldique remonte au traité de Villeneuve-les-Avignon entre le roi Philippe VI de Valois et Humbert II de la Tour du Pin, dauphin de Viennois, signé le 23 février 1343 et attribuant le Dauphiné de Viennois, alors fief de l’Empire, au fils aîné du roi. Le premier dauphin de France fut le fils aîné de Jean II le bon, le futur Charles V.

Le prince Alphonse de Bourbon, duc de Berry, porte d’azur à trois fleurs de lys d’or, à la bordure crénelée de gueules. En effet, à partir de Louis XV les fils et petits-fils de France ont d’abord écartelé de France et de leur apanage avant de prendre une bordure de gueules modifiée (la bordure de gueules d’Anjou étant utilisée par les Bourbons d’Espagne, de Sicile et de Parme), dentelée ou crénelée. Ce fut le cas du comte d’Artois et de son fils cadet François-Ferdinand puis du duc de Bordeaux, futur comte de Chambord. La boucle est bouclée…

Notons à ce propos que les brisures des capétiens directs comme celles des Valois et des premiers Bourbons furent nombreuses et, pour certains, complexes. Un excellent résumé en est fait dans un ouvrage d’Ottfried Neubecker intitulé "Le grand livre de l’Héraldique" (1). Mais à partir de Louis XIII le système fut très nettement et judicieusement simplifié : seuls ont subsisté la bordure de gueules dont nous venons de parler et le lambel d’argent dont nous reparlerons. La première fut la brisure de la branche aînée de Bourbon (avec ses éventuelles sur-brisures), le second celle de la branche cadette d’Orléans. Un exemple particulièrement démonstratif peut en être donné avec les armoiries du frère cadet du prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix. Ce prince, prénommé Charles-Gonzalve (né le 5 juin 1937 et mort le  27 mai 2000, sans enfant), fut titré duc d’Aquitaine par son père le 21 septembre 1972. Il porta alors un écu écartelé, aux 1 et 4 d’azur à trois fleurs de lys d’or, à la bordure engrêlée (ligne de bordure découpée en petites dents arrondies, les pointes dirigées vers l’extérieur) de gueules, aux 2 et 3 de gueules au léopard d’or, armé et lampassé d’azur. L’écu est timbré de la couronne ouverte à 8 fleurs de lys (des fils de France), entourée des colliers des ordres et tenu par deux anges. Dans cet écu, la bordure engrêlée des 1er et 4ème quartiers ne figure pas les armes de la province du Berry, comme certains pourraient le penser ; elle est une sur-brisure de la bordure d’Anjou (dite de Bourbon en Espagne). En quelques signes tout est dit !

En marge de l’héraldique proprement dite, c’est-à-dire des armes des princes de la première branche de la maison de Bourbon, il nous faut faire un bref rappel des ordres de chevalerie (dits ordres du Roi) qui leurs sont associés.

Le premier est l’ordre de Saint-Michel (dit autrefois "ordre et aimable compagnie de monsieur Saint-Michel"), fondé par le roi Louis XI en 1469, en réplique à la Toison d’or des ducs capétiens de Bourgogne. Illustre à ses débuts, Saint-Michel a fini par souffrir de son effacement à la fin du XVIème siècle derrière l’ordre du Saint-Esprit (dit autrefois "ordre et milice du benoît Saint-Esprit"), fondé par le roi Henri III en 1578 et dont le prestige ne cessa de grandir avec le temps. Il est vrai que les règles d’attribution du premier furent très tôt assez anarchiques alors que celles du second restèrent très strictes. Dès le XVIIIème siècle, Saint-Michel devint un simple ordre de Mérite. Quoi qu’il en soit, le roi de France se titrait chef et souverain grand-maître des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, Saint-Michel passant toujours en premier comme étant le plus ancien. Les chevaliers du Saint-Esprit devaient d’ailleurs, avant de recevoir celui-ci, être reçus chevaliers de Saint-Michel (d’où le titre de "chevaliers des ordres du Roi"). Le roi, comme les chevaliers, devaient également placer le collier de Saint-Michel au plus près de l’écu et celui du Saint-Esprit à l’extérieur. C’est ainsi d’ailleurs qu’ils figurent autour des armoiries que nous venons de décrire. A ce jour le chef et souverain grand-maître des ordres est Monseigneur le prince Louis-Alphonse de Bourbon, comme aîné de tous les capétiens et chef de la maison de Bourbon.

Jean-Yves Pons

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/533-l-heraldique-capetienne-la-branche-ainee-de-la-maison-de-bourbon-1ere-partie

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:54

 

 

L’Institut duc d’Anjou et Vexilla Galliae sont heureux de vous convier à la conférence du

 

Mercredi 25 septembre 2013 à 20h00

 

placée sous le haut patronage de Monseigneur le prince Louis, duc d'Anjou

 

 

 

La crise des institutions : monarchie ou VIème république ?

 

Avec la présence de :

 

Olivier Tournafond – Professeur à l’Université de Paris XII

 

Yvan Blot – Haut fonctionnaire et essayiste

 

Maison des ingénieurs ETP

 

15, Rue Cortambert

 

75016 Paris

 

Métro : ligne 6 ou 9 Trocadéro ou Rue de la pompe

 

RER : Boulainvilliers

 

Bus: 63, 32, 22

 

Parking possible au 78 rue de Passy

 

Participation aux frais : 7 euros ou 5 euros (étudiants, chômeurs, écclésiastiques)

 

Contact : secgal@institutducdanjou.fr

 

 

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/456-institut-duc-d-anjou-vexilla-galliae-conference-du-25-septembre-2013

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:03

 

Monsieur l'abbé Christian Philippe Chanut est décédé, ce samedi 17 août à 14h45, après une longue et douloureuse maladie.

 

Monsieur l'abbé Christian-Philippe Chanut

Âgé de 65 ans, aumônier du Mémorial de France à Saint-Denys, M. l'abbé Chanut avait été très proche de Mgr le Prince Alphonse jusqu'à sa mort. Le 9 février 1989, il avait prononcé l'homélie, lors de la messe de requiem, qu'il avait, lui-même, célébrée en la basilique Saint-Denis, pour le repos de l'âme du regretté prince. (1)


Docteur en histoire et en théologie, il mena unvie remplie. Curé de Saulx-les-Chartreux (diocèse d'Evry), pendant 22 ans, puis de Milly-la-Forêt. Il intervenait aussi comme historien. Aumônier du Mémorial de France à Saint-Denis, et du Prince Alphonse, il fût un pilier de la légitimité depuis 35 ans.

Il fût notamment présent sur la tombe encore ouverte du Prince Alphonse après la messe, pour dire la prière issue de la liturgie des rois de France. Puis il prononça l'éloge funèbre du Prince Alphonse à Saint-Denis. On lui doit aussi ce message bouleversant et mémorable lors de la déposition du coeur de Louis XVII à la basilique Saint-Denis en juin 2000. (2)

 

 

Ses obsèques seront célébrées par S. Exc. Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry, le jeudi 22 août 2013, à 10h00, en l'église Notre-Dame de l'Assomption de Milly-la-Forêt (91490).

 

Sources :

 

(1) Monarchie Info

(2) http://www.institutducdanjou.fr/fr/actualites-diverses/247-deces-de-monsieur-labbe-christian-philippe-chanut.html

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 13:20

 

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/wp-content/uploads/2010/11/franceroyale.jpgJeudi 25 avril 2013 : Anniversaire de Mgr le duc d'Anjou

 

Messe (rit extraordinaire) célébrée à son intention à 18h30 en l'église St-Germain l'Auxerrois, paroisse des Rois de France, 2 place du Louvre, Paris 1er, organisée par l'IMB.

 

Source: Monarchie Info du 10 avril

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 11:07

Pierre Dortiguier « La décadence spirituelle de l'Ancien Régime » (Conférence Egalité et Réconciliation, Toulon, 2 février 2013)

 

 

Au XVIIIe siècle, la noblesse dégénérée en noblesse de robe ou de cours, a détruit la monarchie de l'intérieur. Pierre Dortiguier expose la dégradation spirituelle de l'Ancien Régime : la Révolution française vue sous cet angle n'est que la continuation logique de cette dégration.

 

Pierre Dortiguier expose l'idée que le roi "intermédiaire entre le peuple et Dieu" est une représentation du peuple. Il explique que dans l'idée platonicienne, pour avoir un bon gouvernement, quelque régime que ce soit d'ailleurs, et notamment pour avoir une monarchie, il faut d'abord un enrichissement intérieur (l'illumination chrétienne), il faut un roi en nous pour reconnaitre un roi à l'extérieur. Il faut bien sûr également, et en priorité, que le roi ait lui-même la foi et l'illumination intérieure, sinon le "roi intermédiaire entre le peuple et Dieu" n'a plus de sens.

 

NdCR. Si on développe cette idée, et malgré les déclarations du ministre de l'Intérieur franc-maçon Vincent Peillon sur la restauration de l'enseignement moral à l'école, le fait que gouvernement républicain moderne ait éliminé le droit divin, implique qu'il ne peut plus apporter au peuple qu'un horizon matériel et plus aucun enrichissement spirituel intérieur. D'où les problèmes rencontrés aujourd'hui par l'"Eduction nationale" pour donner aux élèves une éducation morale.

 

- La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

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