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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 15:47
Dans un précédent article publié sur son blog en février, le président de l'Alliance Royale Yves-Marie Adeline, qui se présentait à l’élection municipale de Paris dans le 7ème arrondissement, indiquait que s'il devait obtenir un résultat de l'ordre de 0,50% il arrêterait tout. À 0,96% (résultat définitif), va-t-il tout arrêté?

Je me pose la question parce que je ne suis pas certain de l'opportunité du combat pour la liberté et l'indépendance de la France avec les armes de la Révolution. On l'a vu en 2002 et en 2007 pour le front national, parti d'ailleurs dorénavant condamné à disparaître en dessous des 5%, l'infiltration marxiste et égalitariste en son sein (mouvement "Egalité et Réconciliation" d'Alain Soral) ayant fini de repousser son électorat traditionnel. 

Je ne suis pas certain que nous parvenions à instaurer la Monarchie par le vote ni même à un quelconque résultat tangible d'amélioration des droits et des libertés. Ce point a été bien vu par Dominique Decherf, docteur en droit, ambassadeur et écrivain, dans le
Le Livre noir de la Révolution française (Cerf, Paris 2008, p. 697) : "il ne faut pas lutter contre la révolution avec les moyens de la révolution : la contre-révolution emprunte trop à la révolution pour pouvoir la concurrencer. Elle aggrave la révolution." 

L'"arme démocratique", tenue par les adeptes de la religion républicaine, ne peut fonctionner que dans le cadre des partis d'établissement qui ont prouvé leurs inféodation : tous les autres partis, ou mouvements sont soit diabolisés, soit ignorés, soit même marginalisés, dicrédités d'avance aux yeux d'une masse gavée par une propagande quotidienne dès le plus jeune âge.

Dans ces conditions, ce qui fait notre dangerosité, notre opposition et notre résistance frontale à la nouvelle religion démocratique et républicaine, c'est notre positionnement sur la liberté (au sens de la philosophie classique et chrétienne qui fut le soubassement de la construction européenne jusqu'au XVIIIe siècle) et la vérité qui sont toujours chrétiennes. Et certainement pas l'appartenance à un parti prétendument anti-système, révolutionnaire ou "subversif"... Ni le vote d'ailleurs ! Le vote n'est qu'un organe d'un tout au service de notre asservissement au grand marché mondial et à la société cosmopolite sans frontières chère à nos "philosophes" du XVIIIe siècle, l'entretien actif et permanent du système destructeur et négateur de nos libertés. Le vote, c'est non seulement une absurdité, un mensonge et une imposture (lire Jacques Heers, Un homme un vote, Editions du Rocher, 2007), mais c'est aussi l'institution de l'orgueil humain, la prétention au pouvoir et à la souveraineté de l'homme. Le vote est dans tous les cas contre-productif. Anti-civique, il est une dispersion de nos forces en vains combats et conduit paradoxalement à la négation de la société. Aujourd'hui rempir son devoir civique, c'est s'abstenir. Il faut le dire et le répéter autour de soi. Car pendant que les gens vont voter, le système nous remplace gentiment, oeuvre de la Révolution oblige...

D'où l'urgence d'une "révolution de la liberté" (G. Bernanos), l'urgence d'un appel pour sauver la liberté, un appel pour sauver le peuple français et la France. Quand un gouvernement cesse d'être légitime, l'obéissance cesse d'être légitime. Quand un gouvernement commence-t-il à devenir illégitime? Un gouvernement qui nie le droit naturel, impose une morale "laïque" contre l'ordre naturel, ce gouvernement cesse d'être contraignant. C'était le mot de Chirac "Pas de loi morale au-dessus de la loi civile". Cette absolutisation de la loi civile, loi de la "volonté générale", devient une forme de tyrannie, une absolutisation de la démocratie. 

"Aucune barrière, ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", et ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée"" (Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 14).

"Les dons de Dieu étant sans repentance, il n'appartient à personne, depuis l'onction de Clovis, de faire que la France ne soit pas ou plus un royaume. Cela, Péguy le savait, tout comme sa Jeanne d'Arc : en l'absence temporaire de l'héritier ou du lieutenant, le Christ demeure mystérieusement "le vrai roi de France" (Rémi Soulié,
Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 712).
 
De même que la Révolution a inauguré un système politique fondé sur la violence et le sang (génocide vendéen) et construit sur le mensonge (Liberté & Egalité), de même la contre-révolution sera-t-elle chrétienne et évangélique. De Maistre avait dit que la Contre-Révolution ne serait point une révolution contraire, mais "le contraire de la Révolution", c'est-à-dire qu'elle nous ferait entrer dans des voies opposées à celles qui nous ont conduit où nous sommes. (Donc "foi espérance et charité" plutôt que le triptyque moderne "liberté égalité fraternité").

Et
Bonald "eut le courage de dire en 1830 : "Ce n'est pas une Restauration qu'il faudrait, mais une RENOVATION. Et renovabis faciem terrae, une rénovation religieuse du monde entier." (Mgr Delassus, Le Problème de l'Heure présente, Antagonisme de deux civilisations, tome II, La Révovation et ses conditions, Editions Saint-Rémi, p. 30-31).

Lire aussi : "Les enseignements de l'élection présidentielle 2007"
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 09:05
"[L]e totalitarisme est fils aîné de la Révolution française. C'est un régime neuf qui ne se classe pas dans la typographie aristotélicienne. Rien de commun avec la tyrannie : son ressort le plus notoire est même de lutter contre cette dernière. La tyrannie suppose le pouvoir d'un seul qui ramène tout à son bien particulier, c'est-à-dire à son arbitraire. ... Le totalitarisme, au contraire, c'est l'idéologie au pouvoir. Nul tyran ne lui est nécessaire. Il prétend s'appuyer sur des bases scientifiques. Il déclare n'avoir pour fin que le bonheur des masses. Vérité et bonté absolues sont avec lui, cette vérité fût-elle celle du relativisme, et sa bonté, celle de la tolérance. Aussi celui qui le contrarie jette sur soi l'arrêt de mort.

La terreur totalitaire ... procède de la planification d'un paradis terrestre [négation de la Chute]. Ce qui la motive, c'est cette pitié qui pousse à en finir pour toujours avec le mal [mythe rousseausite, Contrat social de Rousseau]. Ce qui la rend féroce, c'est de rendre effectif le pathétique "Plus jamais ça !". ... Le totalitarisme ne se présente jamais qu'en agitant l'épouvantail du totalitarisme d'hier ou d'en face. Son mal essentiel est de prétendre produire le bien total. Son problème majeur est de vouloir donner la solution : "Toute tentative pour résoudre la question sociale par des voies politiques mène à la terreur" (
Hannah Arendt, Essai sur la Révolution, 1963, trad. Michel Chrestien, Paris, Gallimard, coll. Tel, p. 161).

Ce qui est emblématiquement vrai pour la "question juive". L'émancipation fut le prélude de l'extermination. Son effet, constate Arendt, fut seulement de rendre le juif plus "voyant" et de redoubler son statut de paria : pas entièrement assimilé à la nation française, et désormais étranger à ses propres traditions, il se trouve dans cette posture contradictoire d'avoir à "être et ne pas être un juif" (H. Arendt, La tradition cachée, VIII, Paris, Christian Bourgeois, 1993, p. 129). Comment ne deviendrait-il pas la figure de l'hypocrisie ? ... L'avenir a prouvé la mortelle ambiguïté du mot lancé par Clermont-Tonnerre en 1789 : "rien aux Juifs en tant que nation, tout aux Juifs en tant qu'individus". Cette émancipation fonde l'antisémitisme moderne, révolutionnaire et peut-être républicain : le juif en tant que juif, c'est-à-dire son appartenance à un peuple incompréhensible [Le même raisonnement est fait pour les musulmans qui doivent s'assimiler, mais aussi pour les Français eux-mêmes...] doit disparaître
. Il faut qu'il s'assimile. Et s'il n'y parvient pas (les circonstance s'arrangent toujours pour l'en empêcher), s'il persiste dans l'irrationalisme d'une surnaturelle élection, il se met lui-même hors jeu. Il devient le parasite de l'universel et l'adversaire de l'égalité." (Fabrice Hadjadj, La terreur par la pitié : Hannah Arendt et la Révolution, in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 743-744).

"L'essence profondément tragique d'une approche individualiste du judaïsme, explique le philosophe Michaël Bar Zvi, est à l'origine de tous les malentendus modernes sur la 'question juive'. 

Projeter les Juifs dans cet universalisme moderne en le coupant de ses fondements nationaux [processus également à l'oeuvre contre les Français] allait s'avérer la source tragique du renouveau d'une haine antique à l'égard des fils d'Israël, ou bientôt des Israélites.

L'émancipation des Juifs à partir de la Révolution s'accompagne de deux fléaux jusqu'alors inconnus... : l'assimilation et l'antisémitisme moderne. L'acquisition de droits et de devoirs implique des changements de comportement et d'aspect. Désormais le judaïsme va se décliner sur les modes de l'identité et de la communauté et non plus sur ceux de la nation et de l'appartenance. ... L'esprit des Lumières revendique une société humaine universelle fondée sur l'égalité et sur ce que l'on appelle une 'fraternelle alliance', venant se substituer à l'ancienne alliance, ... établir la fraternité entre tous les peuples. ... La régénération du juif est sa dissolution dans une totalité abstraite [Le même discours est à l'oeuvre à l'encontre des Français sommés d'accepter la "discrimination positive", la "France plurielle", le métissage, le "vivre ensemble", la société multiculturelle, la "France d'après", etc.]. 


... L'attitude de l'empereur est pour le moins ambiguë, car à côté de la fameuse proclamation de 1799 où il s'érige en précurseur du sionisme politique, il ne cesse de manifester une grande suspiscion à l'égard de la communauté juive et de ses dirigeants... [I]l rassemble, en 1807, le "Grand Sanhédrin", du nom de l'aéropage de rabbins qui statuait à l'époque du Talmud sur l'application de la loi. Le but de cette réunion est de soumettre toutes les lois religieuses à l'autorité de l'Etat [dès lors, où est la "liberté religieuse" ?] ... Seuls certains juifs allemands, déjà préparés par le mouvement intellectuel des Lumières, la Haskala, acceptèrent l'émancipation avec enthousiasme. 

Les milieux juifs orthodoxes rejetaient l'émancipation annonciatrice pour eux de la déjudaïsation, car elle s'inscrivait dans une vaste entreprise de sécularisation inhérente à la modernité. 

... S'assimiler sur le plan politique prend la forme d'une adhésion à une conception du monde rejetant la tradition au profit de l'esprit de réforme. Le processus d'assimilation accompagne en politique l'idée du progrès, qui sera le moteur des théories universalistes du XIXe siècle."
 
... Le phénomène de l'antisémitisme moderne... si l'on s'interroge sur ses fondements, on ne peut pas faire l'économie du lien avec la philosophie des Lumières. Arthur Hertzberg, dans son livre The French Enlightenment and the Jews montre que l'antisémitisme moderne n'est pas une réaction à la Révolution mais en est une partie intégrante et qu'il doit plus à la doctrine de Voltaire, d'Holbach ou Marat qu'à la théologie chrétienne..." (Michaël Bar Zvi, Les Juifs et la Révolution française, in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 403-407).

À noter que le processus de fabrication de l'antisémitisme dans l'Etat moderne est semblable au processus d'isolation puis de discrimination des français de souche eux-mêmes qui doivent s'assimiler. Ce n'est plus les étrangers que l'on assimile, ce sont les Français qui sont sommés de s'assimiler. Si l'on veut donc s'éviter un nouvel holocauste (celui des Français ), il faudrait repenser l'assimilationisme comme solution républicaine, repenser l'idéologie égalitaire républicaine. Dans une France laïcisée, déchristianisée, le communautarisme des Français devient notre seul recours. C'est aussi le constat de Jean Raspail dans son éditorial La Patrie trahie par la république, au Figaro n° 18619, le 17 juin 2004, dans la série "Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui?" 
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 07:54
A un moment où l'on parle de "pouvoir d'achat" à cause de la flambée des prix, je voudrais rappeler que le capitalisme que le système met en place n'est pas un capitalisme national enraciné dans les réalités des sociétés et inspiré par la doctrine sociale de l'Eglise, mais un capitalisme cosmopolite , vagabond, marchand et d'inspiration "libérale" protestante

Le blog conservateur explique la différence entre le capitalisme protestant et le capitalisme catholique. Contrairement à ce que la doxa prétend dans toutes les écoles de la "république", le capitalisme n'est pas "une invention du protestantisme" (Max Weber) et le catholicisme n'a pas une sainte "horreur de l'argent". "Les outils du capitalisme sont nés pour la plupart dans des pays catholiques, la comptabilité à Venise, les techniques de la banque moderne à Florence ou Pise, la première société par action en France (Moulins de la Daurade de Toulouse au XIII ème siècle). ... La première révolution industrielle, celle du Moyen-Age, se caractérise par le développement de la machine outil permettant le gain de productivité. ... La France de Louis XVI était engagée dans la course de la révolution industrielle déjà perceptible en cette fin de XVIII ème siècle. La ruine entraînée par la révolution et son avatar, l'Empire, renversa durablement la donne." ... 

"[L]a thèse de Weber est très exagérée, et occulte de nombreuses données fortuites (évoquées ci-dessus) qui ont donné presque par hasard l'avantage aux protestants. Peut être peut-on synthétiser en parlant d'une prédisposition protestante à une certaine forme de capitalisme un peu datée (Si l'esprit d'enrichissement à existé de tout temps, l'accumulation austère du triste protestant apparaît bien datée. Cela fait tellement XIX ème siècle !)
Le protestantisme n'aurait pas donné naissance au capitalisme mais à un des visages du capitalisme.

Il est à la mode d'entendre des cathos repentants évoquer ce vieux bagage papiste que serait le mépris de l'argent
. C'est une idée à combattre, ... Elle casse notre confiance, et participe à nous distancier de notre religion. Cela n'est pas juste ! Jetons aux orties ces vieux discours ringards et bâtissons un capitalisme plus efficient et plus humain." (Le blog conservateur)
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 18:25

"La démocratie moderne est la forme historique de la décadence de l'Etat" (Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, I, § 472).

Friedrich Nietzsche, en 1882. 

 

[L]es phénomènes de massacre de masse liés à la concentration de tous les pouvoirs dans les mains d'une seule caste proclamant l'égalité par principe, sont exactement contemporains du triomphe des lumineuses idées des "Lumières" et de l'avènement de l'instinct démocratique dont les destinées sont, Nietzsche l'a bien montré, soit le nivellement esclavagiste de l'abrutissement maximal, soit le totalitarisme socialiste (ibid., § 473). 

Hormis ce double destin catastrophique de la victoire démocratique en Europe (le totalitarisme d'un côté, l'avachissement général de l'autre), destin que Nietzsche prédit en des termes très clairs, la mise au pinacle de l'égalité moderne n'a pas pour seule conséquence de provoquer l'importante injustice qui met la grandeur hors la loi et impose le nivellement en faisant de la médiocrité une règle... et de la beauté une agression..., elle fait également perdre le sens de ce qui pour Nietzsche demeure le fondement de toute pensée, de tout art, de toute culture : le rang. "Il est un mot qui résonne désagréablement dans une époque de 'droits égaux pour tous' : c'est la hiérarchie" (La Volonté de puissance, III, § 701).

L'instinct démocratique déclare la guerre au rang, à la hiérarchie, les faibles veulent détruire ce qu'ils ne peuvent saisir, ce qui les humilie. ... Terrible conséquence de l''égalité' : finalement chacun se croit le droit de toucher à tous les problèmes. Tout sens du rang a disparu" (ibid., § 238). ... [A] la fin de cet instinct, est la médiocrité. ... Et précisément, la médiocrité, c'est la ruine. ... L'instinct démocratique produit un ordre où la ruine règne soit à l'état de grégarisation générale, dans l'attentat permanent qui est commis contre la grandeur, soit à l'état de totalitarisme, car la démocratie établit une relativisme théorique, dont l'ampleur devient telle que ce qu'elle disait tenter de fuir, la loi du plus fort, s'instaure en elle : ... un désordre au sein duquel le besoin d'autorité se fait sentir, et c'est alors que le plus fort parmi les faibles grégarisés, c'est-à-dire par définition le plus infâme, devient susceptible de l'emporter sur les autres et d'établir son propre règne. ... C'est pourquoi selon Nietzsche, les enjeux sont clairs : "Il faut que les hommes supérieurs déclarent la guerre à la masse. Partout les médiocres se rassemblent pour devenir les maîtres. Tout ce qui amollit, tout ce qui adoucit, tout ce qui favorise le 'peuple' ou les valeurs 'féminines' agit en faveur du suffrage universel, c'est-à-dire de la domination de l'homme vil" (ibid., § 693).

Nietzsche refuse cette attitude de déni qui est celle de l'esprit de la Révolution pour lequel il faut faire immédiatement table rase au passé. "Nous n'avons pas le droit d'anéantir [le passé] par décret ni d'en supprimer un seul morceau" (ibid., § 278). Ainsi Nietzsche n'hésite-t-il pas, à l'encontre des images que ses lecteurs superficiels transmettent de sa pensée, à réhabiliter l'individualité jésuite contre celle de l'homme des Lumières : "On parle de la malice de l'art infâme des Jésuites, sans considérer quelle violence contre soi-même s'impose individuellement chaque jésuite..., instruments aussi admirables de victoire sur soi-même, d'infatigabilité, de dévouement" (ibid., § 55. Contrairement à l'instinct démocratique, le christianisme, en proclamant l'égalité des hommes devant Dieu, ne nie pas leur singularité et chaque homme est voulu en cette singularité et ce qu'il a de meilleur, par Dieu même. ... En cela le christianisme fait naître chaque homme au sens de la hiérarchie et des supériorités, il engage à aller quérir l'égalité véritable par-delà toute forme de nivellement, en se dépassant soi-même vers une forme infiniment supérieure. Le christianisme apparaît ainsi comme une forme de vie ascendante).

Le penseur déplore qu'advienne avec le règne démocratique la fin des forces contenues dans le sentiment religieux et dans l'exercice de l'intelligence. La théorie nietzschéenne est transparente : dans la perspective révolutionnaire qui est celle de 1789... pratiquant la politique de la table rase..., le retour au passé est inévitable, mais ce retour au passé l'est à la faveur de zone sombre de l'être humain, ... à la faveur de ce qui gît au coeur de l'humanité livrée à sa bassesse et que tentent de masquer les déclarations de droits qui mettent en avant la prétendue bonté de la race humaine - à la faveur de la sauvagerie et de la barbarie des époques primitives. ... [O]n finit comme les révolutionnaires de 1789 par retrouver dans leur cas le passé le plus noir et le plus opaque, celui qui, de viols d'innocentes (Ex: la princesse de Lamballes) en cannibalisme (Georges-François de Montmollin dont le coeur fut dévoré par des fédérés), d'ambulantes expositions de bustes sanguinolents en brandissements de gonades, exprime au nom des "droits de l'homme" les instincts les plus immondes. 

L'esprit de la table rase après avoir créé le totalitarisme en répandant terreur et
barbarie, se perd dans un autre totalitarisme, cette médiocrité insatiable et infatuée en quoi s'adule, se déroule et se consume l'instinct démocratique qui ne produit plus rien de grand ni de mémorable.

L'athée grégaire se situe aux antipodes de la pensée nietzschéenne : l'athée grégaire, c'est celui qui périt, démocratique et laïc, de ne pas avoir de Dieu, celui qui par faiblesse ne peut avoir de Dieu, celui qui ne sait pas avoir la force de déposer sa propre bassesse et d'obéir à ce qui est supérieur, celui qui ne sait plus vénérer. Cet homme, Nietzsche l'appelle "l'être humain le plus laid", celui qui prétend punir Dieu d'être le suprême témoin de sa faiblesse, cette faiblesse dont il est entendu que cet homme ne veut en aucun cas se débarrasser, lui qui établit le règne démocratique et laïc, ennemi de la religion, pour conserver précisément toutes ses laideurs. ... L'existence de Dieu est insupportable et intolérable au médiocre qui invente l'athéisme et la
laïcité, soit l'indifférence individuelle et l'athéisme d'Etat, pour s'épargner comme il peut la confrontation, pourtant inévitable, avec la grandeur qui le dépasse. 

Le but principal de l'art de la politique devrait être la durée, qui l'emporte sur tout autre qualité. Ce n'est que dans une grande durée sûrement fondée et assurée qu'une constante évolution et une inoculation ennoblissante sont en somme possibles" (Humain, trop humain, I, § 224). ... Et à la question : "Quel est le meilleur gouvernement?", Nietzsche répondait avec Goethe : "celui qui nous apprend à nous gouverner nous-mêmes" (Goethe, Maximes et réflexions, 99). Malheureusement, l'instinct démocratique propre à la Révolution française pervertit intégralement cette vérité dictée par la raison et la sagesse. 

Nietzsche réclame avec ironie, au nom du droit idiosyncrasique qui s'installe, un droit à la liberté pour le grand homme : s'il est vrai en effet que chacun a le droit à la liberté, alors, que certains, les individus authentiques, les individus de force belle et de noble puissance, aient logiquement droit de conserver et de vivre en la vraie liberté des aristocrates de l'esprit, de l'art et de la pensée. L'homme supérieur a le droit de s'extraire du tissu démocratique. Le droit d'extraction est même désormais pour Nietzsche un devoir en toutes circonstances.

Si le droit d'extraction est malaisément reconnu à l'homme supérieur, comme lorsqu'on culpabilise un homme de pas aller voter et que le système devient à ce point tyrannique qu'il montre bien qu'il n'y a pas démocratie mais plus fondamentalement démocratisme idéologique, ... les idéaux prétendument désintéressés proclamés par les républicains et démocrates lorsqu'ils prononcent leurs éloges convenus sur la "liberté", le "droit", l'"égalité", etc., sont en réalité le masque d'un instinct caché qui, depuis le départ, tente de triompher d'un ennemi dont le surgissement l'irrite. 

L'instinct démocratique qui impose le démocratisme n'est pas un idéal désintéressé, bien au contraire; il est commandé par le bas intérêt que les médiocres ont au nivellement. L'instinct démocratique étant depuis toujours celui du grégaire dirigé contre la grandeur et la
noblesse de l'esprit libre à la créativité conquérante, ne supporte pas le spectacle de ce qui lui résiste.

Le solitaire nietzschéen vit la liberté hors du règne démocratique. Il y a exigence à ne pas se commettre avec ce règne pour que le mot "liberté" garde encore un sens. Si l'aristocrate, l'esprit libre, se commet avec le monde, c'est pour en extraire les moyens de sa subsistance et mieux s'extraire ainsi de toute dépendance à son égard... "Les hommes d'esprit libre par exemple se déclareront volontiers satisfaits d'un petit emploi ou d'une fortune qui suffit juste à leur existence, car ils s'arrangeront pour vivre de manière qu'un grand changement dans la fortune publique, et même une révolution de l'ordre politique, ne soit pas en même temps la ruine de leur vie" (Humain, trop humain, § 291).

D'obéir aussi à soi-même, c'est-à-dire à la supériorité d'un noble et puissant instinct directeur autour duquel s'ordonne le chaos que l'on porte en soi, cette capacité d'obéir est la marque d'une esprit supérieur qu'on ne trouve guère, pour Nietzsche, dans la populace, à qui "il manque la noble attitude dans l'obéissance qui est un legs des conditions féodales et qui dans le climat de notre civilisation ne veut plus s'accroître" (Humain, trop humain, § 440).

A cette obéissance, signe de la force, la démocratie moderne substitue l'abrutissement, l'hypnose, celle du "dernier homme". ... Le but de l'Etat démocratique moderne est de réaliser ce que veut l'instinct démocratique ... et ce que veut l'instinct démocratique, c'est le triomphe de la faiblesse contre la force créatrice, c'est-à-dire l'établissement d'un règne d'avachissement sur les pulsions les plus basses à partir de la base théorique et pratique constituée par le nivellement égalitaire. 

La description nietzschéenne de la psychologie de l'homme d'Etat est saisissante : là où le souverain d'Ancien Régime était contraint par la hauteur du but spirituel supérieur en qui la volonté de puissance et celle de son peuple entier s'accroissaient, le
potentat contemporain est esclave de ses instincts populaciers en qui une force de faiblesse est à l'oeuvre, et sans l'intensité pathologique desquels il ne serait pas parvenu aux fins de ses ambitions; il impose ainsi la tyrannie de son propre esclavage à un peuple d'esclaves livrés à la servilité d'une volonté décadente en qui la vie créatrice et la volonté de se dépasser vers les hauteurs sont éteintes. La revendication démocratique coupe l'humanité de sa vocation à l'accroissement et au dépassement de soi, c'est-à-dire, pour Nietzsche, de sa liberté [liberté-effort, liberté-conquête, NdCR.].

L'Etat démocratie mène à la désagrégation de la société, une désagrégation par extinction des individualités et par effondrement de ces dernières en des figures de personnalité tellement appauvries que le désir n'habite plus en elles et que le nihilisme passif, une sorte de bouddhisme anhistorique à l'occidentale, se charge de les domestiquer sans qu'aucune intervention ait à avoir lieu parmi cette planétaire tribu d'esclaves sans relief, sans révoltes, sans créativité, sans ressources et sans âme que sont les "derniers hommes". 

On appelle cela le règne de la "liberté". Mais comme le rappelle Goethe, "personne n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être" (Goethe, Maximes et Réflexions, 1116), et elle n'est certes pas libre cette humanité incapable de se dépasser elle-même et à si peu de frais satisfaite d'être ainsi mécaniquement livrée à ses propres tares.

On fait croire à la possibilité d'un choix individuel quand il n'y a que concours obligatoire à un ordre qui s'établit avec ou sans vous, et que l'instinct démocratique a désormais dressé. Nietzsche prédit déjà : "Les hommes et les partis varieront trop vite, se précipiteront trop férocement les uns les autres jusqu'au bas de la montagne, à peine parvenus à son sommet. À toutes les mesures qui seront prises par un tel gouvernement fera défaut toute garantie de durée; on reculera devant les entreprises qui devraient avoir, durant des dizaines, des centaines d'années, une croissance paisible pour avoir le temps de mûrir leurs fruits. Personne ne ressentira plus à l'égard d'une loi d'autre devoir que de s'incliner momentanément devant la force qui a porté cette loi : mais aussitôt on entreprendra de la saper par une force nouvelle, une nouvelle majorité à former" (Humain, trop humain, § 472). De ce jeu stérile et ridicule où rien ne naît que vides et luttes à courte haleine, il ne peut rien sortir de grand, puisque c'est précisément la petitesse qui est à la source de cet ordre niveleur autocentré...

L'aristocrate véritable dérange au sens suprême, et non par de faciles provocations; il dérange par essence : son détachement intégral et sa marginalité authentique, ... lorsqu'elle laisse deviner son invisibilité et l'exercice plénier de la liberté de son esprit politique et de sa caste, sont intolérables à l'instinct démocratico-niveleur qui s'en obsède: "Ils pensent beaucoup à toi en leur âme étroite - tu leur es toujours un motif de suspiscion" (Ainsi parlait Zarathoustra, p. 69).
 
Malgré l'indifférence aristocratique et la mansuétude de l'esprit libre, ce dernier demeure un ennemi pour l'instinct démocratique. ... leur âme étroite pense : "Tout ce qui existe de grand est coupable. Même si tu leur es indulgent, ils se sentent encore méprisés par toi; et ils te rendent les bienfaits par des méfaits cachés. Ta fierté muette n'est jamais à leur goût" (ibid., p. 70-71). En quoi apparaissent de manière toujours plus crue la crispation dogmatique de l'instinct démocratique et son origine autocratique fondamentale.

Mais que la volonté de puissance soit appauvrie chez certains au point de produire des formes aussi dégénérées de civilisation que celles que nous ont léguées les médiocres idéologues de la Révolution française auxquels il est urgent d'opposer l'aristocratisme d'un esprit vraiment libre, que l'instinct du troupeau l'emporte sur la grandeur, c'est en cela pour Nietzsche que la situation mondiale devient dramatique, à tel point qu'il parvient à se demander si "la décadence prochaine de la civilisation terrestre dans son ensemble pourrait amener un enlaidissement bien plus grand et enfin un abêtissement de l'homme jusqu'à la nature simiesque" (Humain, trop humain, I, § 247).

(Paul-Augustin d'Orcan in Le Livre noir de la Révolution française, Cerf, Paris 2008, p. 631-656).

 

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 12:02
L’Alliance royale s’associe à la Marche pour la vie organisée comme chaque année par le collectif 30 ans ça suffit. Elle invite ses adhérents et sympathisants à y participer, dimanche 20 janvier 2008. Départ à 14H30 de la place de la République à Paris.
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:48

Marine Le Pen a tenu une conférence de presse sur le thème :"SARKOZY – ATTALI : une déclaration de guerre à la France".

Lire "La relance de la croissance par l'immigration" (Commission Attila...)

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 00:40
Rmc.info via Dailymotion

Zemmour: "Je pense que à la place de la mythologie nationale français on a mis une mythologie anti-raciste, internationaliste. Deux causes: 1- les trotskystes qui essaient de trouver un biais révolutionnaire. 2- Des progressistes qui pensaient qu'ils avaient échoué – puisque le communisme avait échoué - à changer l'Homme avec un grand H, et qui inconsciemment se sont dit he bien "on va changer les hommes", c'est-à-dire on va changer la population" … On passera sur l'habileté tactique de Mitterrand qui organise le débat autour de "l'anti-racisme".
 
Quelle claque il leur met. Bravo monsieur Zemmour et merci.
 
Savoir que la substitution de population qu'évoque Zemmour est un des projets de la franc-maçonnerie pour la France et que Zemmour préfère appuyer là où ca fait mal plutôt que de partir dans des explications qui lui seraient aussitôt opposées comme hérétiques par les zélateurs de la répoubelle.
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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 12:06
Alterinfo

Par Mike Whitney, le 5 décembre 2006


Dimanche, Russie Unie, le parti de Poutine à remporté la victoire des élections législatives du pays avec 63 pour cent des voix. Russie Unie contrôle maintenant 306 des 450 sièges de la Douma, une majorité écrasante. Le scrutin était un référendum sur le leadership de Poutine et il s'est transformé en raz-de-marée. Maintenant, il est certain que, même si Poutine démissionne de la présidence l'année prochaine, comme prévu, il sera l'acteur dominant de la politique russe dans un avenir prévisible.


On peut dire que Vladimir Poutine est le plus populaire leader de l'histoire russe, même si vous ne le saurez jamais en lisant les médias occidentaux. Selon une récente enquête réalisée par le Wall Street Journal, en novembre 2007 la cote de popularité personnelle de Poutine atteignait 85 pour cent, ce qui faisait de lui le plus populaire chef d'État du monde aujourd'hui. La popularité de Poutine découle de nombreux facteurs. Il est personnellement habile et charismatique. Il est farouchement nationaliste et a travaillé sans relâche à améliorer la vie des Russes et à rétablir l'ancienne grandeur du pays. Il a tiré de la misère plus de 20 millions de Russes, amélioré l'éducation, les soins de santé et le système de pension (partiellement), nationalisé les industries, abaissé le chômage, augmenté la fabrication et les exportations, revigoré les marchés russes, renforcé le rouble, élevé le niveau de vie, réduit la corruption gouvernementale, emprisonnés ou exilés les oligarques vénaux, et accumulé 450 milliards de dollars de réserves.


La Russie n'est plus à prendre comme après la chute de l'Union Soviétique. Poutine a mis fin à tout cela. Il a reconsidéré le contrôle sur les vastes ressources du pays, et il les a utiliser pour améliorer la vie de son propre peuple. C'est un vrai changement depuis les années 90, quand l'alcoolique Eltsine dirigeait la Russie dans le désastre économique en suivant les édits néolibéraux de Washington et en vendant les bijoux de la couronne de Russie au oligarques rapaces. Poutine a remis la maison de Russie en ordre ; stabilisé le rouble, renforcé les alliances économique et militaires dans la région, et a éliminé la corporation des gangsters qui ont volé les biens nationaux de Russie pour quelques sous. Les oligarques sont tous maintenant soit en prison soit enfuis du pays. La Russie n'est plus à vendre.


La Russie est, une fois encore, une grande puissance mondiale et une source vitale d'hydrocarbures. C'est une étoile qui monte régulièrement tout comme les États-Unis ont commencé à décliner. Cela peut expliquer pourquoi Poutine est détesté par l'Occident. Freud pourrait appeler ça l'envie du pétrole, mais c'est plus profond. Poutine a dessiné un plan de changement social en conflit avec les principes fondamentaux du néolibéralisme, principes qui régissent la politique étrangère des États-Unis. Il n'est pas membre de la fraternité de la corporation bancaires, qui croit que les richesses du monde devraient être divisées entre eux sans se soucier de la souffrance ni de la destruction qu'ils peuvent provoquer. Poutine est focalisé sur la primauté de la Russie ; le bien-être de la Russie, la souveraineté de la Russie et la place de la Russie dans le monde. Il n'est pas mondialiste.


C'est pourquoi l'administration Bush a encerclé la Russie avec des bases militaires, renversé les régimes voisins avec ses révolutions de couleurs codées (organisées par des ONG et des services de renseignement des États-Unis), est intervenue dans les élections de Russie et a menacé de déployer un système d'armes nucléaires (prétendument défensif) en Europe de l'Est. La Russie est perçue comme un rival potentiel aux ambitions impériales des États-Unis et elle doit être contenue ou renversée.


Dans les premières années de sa présidence, on pensait que Poutine se conformerait aux demandes de l'Occident et accepterait un rôle subalterne dans le système central US-UE-Israël. Mais ce n'est pas arrivé. Poutine a obstinément défendu l'indépendance de la Russie et résisté à l'intégration dans le système dominant.


Le triomphalisme qui a déferlé sur Washington après la chute du Mur de Berlin a été remplacé par la crainte palpable du pouvoir grandissant de la Russie avec le prix du pétrole qui continuera à monter. La tectonique des plaques du pouvoir géopolitiques se déplace progressivement vers l'est. C'est pourquoi les États-Unis prennent part au Grand Jeu et tente de s'enraciner en Eurasie. Pourtant, il est facile d'imaginer un scénario dans lequel l'accès des États-Unis aux dernières grandes réserves de pétrole et de gaz naturel de la planète, les trois billions de barils de pétrole et de gaz naturel localisés dans le Bassin Caspien, soit complètement bloqué par la résurgence de la superpuissance russe.


Le plus puissant des groupes de réflexion de Washington, le Council on Foreign Relations (conseil sur les relations étrangères ou CFR), a reconnu ce problème et décidé dès le début l'entier remaniement de la politique étasunienne vis-à-vis de la Russie.


* * * * * *


John Edwards et Jack Kemp ont été nommés pour diriger un groupe de travail du CFR qui concocte des prétextes d'attaques tout azimut contre Poutine. C'est là qu'a été inaugurée l'idée d'un Poutine faisant « reculer la démocratie. » Dans leur article Russia's Wrong Direction (Mauvaise direction de la Russie), Edwards et Kemp déclarent que le « partenariat stratégique » avec la Russie n'est plus possible. Ils affirment que le gouvernement est devenu de plus en plus autoritaire et que la société est de moins en moins « ouverte et pluraliste. »


Kemp et Edwards ont fourni les fondements idéologiques sur lesquels a été entièrement construite campagne de relations publiques contre Poutine. Et c'est vraiment une campagne impressionnante. La recherche sur Google News montre environ 1.400 articles de divers services d'information sur Poutine. Pratiquement tous contiennent exactement la même rhétorique, les mêmes slogans, les mêmes fausses affirmations, les mêmes calomnies. Sur 1.400 articles, il est même impossible d'en trouver un qui diverge un tant soit peu des thèmes originaires du Conseil sur les Relations Étrangères.


Il est intéressant de voir jusqu'à quel point les médias sont devenus le porte-voix de la propagande de la sécurité nationale. La cote de popularité personnelle de Poutine confirme son énorme renommée, et pourtant les médias continuent à le traiter comme si c'était un tyran. C'est absolument incongru.


Dans la plupart des articles, Poutine est traité d'« anti-démocrate, » une accusation qui n'est jamais dirigée contre la famille royale saoudienne, même si les femmes n'ont pas le droit de conduire, doivent être entièrement couvertes tout le temps, et peuvent être lapidées à mort si elles sont jugées infidèles. De même, en Arabie Saoudite, la décapitation est toujours la peine privilégiée pour les crimes capitaux.


Quand Abdullah le Roi saoudien visites les États-Unis, il n'est pas accablé de mépris pour les traitement répressifs de son régime sur son peuple. Il est plutôt récompensé par des photos flatteuses de lui et George Bush, flânant bras dessus bras dessous à travers la sauge de Crawford.


Pourquoi calomnie-t-on Poutine en disant qu'il fait « reculer la démocratie » quand le client étasunien, Mikhail Saakashvili, déclare arbitrairement la loi martiale et déploie ses Robot-cops brandissant leur matraque pour battre les manifestants avant de les traîner inanimés dans le goulag de Géorgie ? Les images de la sanglante répression de Saakashvili sont parues dans la presse étrangère, mais pas aux États-Unis. Les médias ont plutôt tous focalisé leurs caméras sur Garry Kasparov (auteur contribuant au Wall Street Journal et de la droite timbrée), alors qu'il était emmené menotté en taule à Moscou pour avoir manifesté sans autorisation.


* * * * * *


Le vrai crime de Poutine c'est qu'il sert les intérêts nationaux de la Russie plutôt que les intérêts du Capitaux mondial. Il rejette aussi le modèle mondial « unipolaire » de Washington. Comme il l'a dit à Munich :


Le monde unipolaire se réfère à un monde dans lequel il y a un maître, un souverain, un centre d'autorité, un centre de force, un centre de prise de décision. Au bout du compte c'est pernicieux non seulement pour tous ceux qui sont dans le système, mais aussi pour le souverain lui-même parce que ça se détruit de l'intérieur.


Ce qui est même encore plus important, c'est que le modèle lui-même est défectueux parce que par principe il n'y a et il ne peut y avoir de base morale pour la civilisation moderne.

Il a ajouté :


Nous constatons de plus en plus de mépris pour les principes fondamentaux du droit international... Nous assistons à un presque incontrôlable usage excessif de la force, de la force militaire, dans les relations internationales, force qui plonge le monde dans un abîme de conflits permanents. Je suis convaincu que nous avons atteint le moment décisif où il faut sérieusement réfléchir à l'architecture de la sécurité mondiale.

Bien dit, Vladimir.


Poutine n'est pas un saint, mais il ne mérite pas la raclée qu'il obtient des médias occidentaux.

Suite "Et un dernier mot sur Garry Kasparov"

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 10:41
Il est curieux de constater une certaine proximité entre la situation de l'Europe du XXIe siècle où grondent les différentes revendications d'indépendance (Kosovo, Pays Basque, Corse, Ecosse, etc., voir l'article du Salon Beige) et celle du haut Moyen-Âge qui vit une période de troubles et de décomposition totale

Or, "la seule source d'unité, la seule force demeurée vive, a été précisément le noyau familial, à partir duquel s'est peu à peu constitué l'unité française. La famille, et sa base domaniale, ont été ainsi, en raison des circonstances, le point de départ de notre nation." (Régine Pernoud, Lumière du Moyen Âge, Grasset, Paris 1981, p. 13). 

Le parallèle entre ces deux situations peut être pour nous comme un élément d'espoir, une nouvelle perspective pour entrevoir la renaissance de la vraie France autour de ses éléments identitaires traditionnels, paralysée et empêchée par l'appareil maçonnique libéral républicain euromondialiste. 

Puisque aujourd'hui, les Etats sont tous au service de la mondialisation libérale, il faut se méfier de l'opinion suivant laquelle la poussée régionaliste à laquelle nous assistons serait "liée selon Jean-Yves Camus aux "modalités de la construction européenne et de la mondialisation libérale" (cité in
Le Salon Beige). 

M'est avis que les revendications nationales-régionalistes seraient plutôt un vrai danger pour les mondialistes. Des entitées nationales autonomes, qu'est-ce?  C'est la multiplication d'entités locales autonomes, indépendantes, un "retour au Moyen Âge" (!), phrase que l'on a entendu combien de fois? Une "nouvelle féodalité"? (!), en tous les cas, autant de freins au processus du N.O.M. ... C'est aussi la reconnaissance réelle du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes au service des peuples (!) et non plus au service de la Secte comme en 1918 où il s'agissait de démanteler les derniers empires chrétiens. Dans tout ce qu'on lit ou entend, il faut donc se méfier, être très méfiant et prendre ses distances. Parfois opérer l'exact contraire pour se rapprocher de la vérité qu'on veut nous cacher. 

Je prends l'exemple de la Belgique. Vouloir à toute force son unité, pensez-y, c'est aussi vouloir la continuité d'un Etat lié de toutes ses fibres à la construction de la démocrature européenne et à la mondialisation libérale. En 1830, la catholique et libérale Belgique acclama un roi protestant et franc-maçon.

Régine Pernoud rappelle qu'au Moyen Âge, la société ne reposait plus comme dans l'antiquité romaine sur la conception étatiste mais sur "ce fait d'ordre biologique et moral à la fois, que tous les indivus qui composent une même famille sont unis par la chair et par le sang, que leurs intérêts sont solidaires, et que rien n'est plus respectable que l'affection qui naturellement les anime les uns envers les autres. 

Dès le Xe siècle, la société...  présente pour trait essentiel la notion de solidarité familiale, issue des coutumes barbares, germaniques ou nordiques. ... L'histoire de la féodalité n'est autre que celles des principales lignées. Et qu'est-ce, somme toute, que l'histoire du pouvoir royal du Xe au XIVe siècle? Celle d'un lignage, qui s'établit grâce à sa renommée de courage, à la valeur dont ses ancêtres avaient fait la preuve: beaucoup plus qu'un homme, c'est une famille que les barons placèrent à leur tête... en la personne d'Huges Capet. ..." (ibid., p. 11-14). 

La constructions de super-Etats tous inféodés au N.O.M. n'est pas pour moi un avenir. Je préfère mille fois l'éclatement des vieux Etats-nations, tous issus de la "
Renaissance", de la Réforme et de la Révolution... que la préservation à toute force de leurs chimérique unité dans un intérêt qui n'est pas le mien. Finalement, le processus mondialiste peut être une chance pour nous, mais pas dans le sens où l'entendent nos ennemis.
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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 12:34
Je voudrais démystifier un article come4news qui s'il énonce quelques vérités politiquement incorrectes car "antisémites" et donc blasphématoires... justiciables des "tribunaux", n'en énonce pas moins une conclusion confondante de naïveté.

Je cite: "[S]ur 100 personnes passant à la TV Française, 50 sont des Juifs sionistes, 30 des néosionistes non Juifs, et 20 d'origine diverse. C'est grave pour la démocratie ! Il faut exiger l'égalité républicaine...au nom de l'équité, tout simplement ! 

La France n’est plus un pays libre ; c’est un état totalitaire... [U]n groupe a fait main basse sur la télévision, et sur de nombreux médias, les accaparant au détriment de la pluralité républicaine. En clair, cela signifie que les Français ne peuvent plus se faire leur opinion librement sur une question donnée. A leur insu, la réponse leur est imposée, à sens unique. Ce scandale, il faut le dénoncer, j’appelle les internautes à faire circuler cet article, ou mieux, à le reproduire dans leur blog ou sur leur site. Il y va de la liberté, de la démocratie. L’enjeu, finalement, n’est pas seulement national, il est mondial. Internautes, mobilisons-nous pour sauver la liberté d’information et donc la démocratie" [
Suite come4news]

Si le fond est vrai, indéniable, la conclusion est plutôt confondante de naïveté. 

En effet, le "libéralisme", la "liberté" & la "démocratie" sont les facettes d'une même idéologie sectaire que la même communauté cherche par tous moyens et toute force à imposer au monde depuis deux siècles.  "La devise 'Liberté, égalité, fraternité'. La secte la fait retentir partout, elle a obtenu de la faire inscrire sur les édifices publics, sur les monnaies, sur tous les actes de l'autorité législative et civile. Cette formule dit le franc-maçon Malapert dans un de ses discours aux loges (Chaîne d'Union, 1874, p. 85), fut précisée vers le milieu du siècle dernier (XVIIIe) par Saint-Martin [fondateur juif de l'illuminisme français]. Tous les ateliers l'ont acceptée, et les grands hommes de la Révolution en ont fait la devise de la République française. 'Liberté, égalité, fraternité, ces trois mots disposés dans cet ordre, dit le F-M Malapert, indiquent ce que doit être une société bien réglée', ce qu'elle sera, lorsque le contrat social sera arrivé à ses dernières conséquences, aura porté ses derniers fruits.
Weishaupt (juif allemand fondateur de l'Illuminisme) et les siens ont dit ouvertement ce qu'ils prétendent tirer de cette formule (Liberté, Egalité) : d'abord l'abolition de la religion et de toute autorité civile, puis l'abolition de toute hiérarchie sociale et de toute propriété" (Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions Pamphiliennes 1999, p. 256).

L'appel de l'article ci-dessus à se mobiliser pour sauver "la liberté" d’information et donc "la démocratie" doit être relayé, mais nuancé et expliqué avec l'historique des notions de "libéralisme", "liberté" et de "démocratie". Par contre, il est certain que la même Secte, la même Communauté, après s'être servi de la presse et de la "liberté de penser" (entre guillemets!) pour exciter furieusement les passions utiles à ses desseins, avait prévu de longue date de la noyauter et de la museller définitivement.

Au final, je reformulerai l'appel ainsi : "Internautes, mobilisons-nous pour sauver les libertés (au pluriel), le Roi vite!"

Lire aussi:

- Weishaupt et les sites anti-conspirationnistes
-
L'imposture de la devise "Liberté Egalité Fraternité" 
-
La franc-maçonnerie et le projet de domination mondiale du Pouvoir occulte
-
Liberté, Egalité, Fraternité... ou la mort!
-
Le mensonge de la "Liberté" : la corruption de la liberté par les libéraux 
-
L'imposture démocratique
-
Le pouvoir de l'argent dans nos démocraties  
-
1789 Une aristocratie en chasse une autre, naissance de la bourgeoisie d'affaires et de l'Argent-Roi, la ploutocratie
- Une "liberté de penser" à sens unique au service de la Secte
- La monarchie française d’Ancien Régime était bien plus 'parlementaire' que ne l’est notre régime néo-présidentiel actuel
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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 12:01
Il aura fallu attendre une tragédie, le viol et le meutre horrible d'une femme d'un officier de marine pour que le gouvernement Prodi réagisse enfin et décrète l'expulsion immédiate des immigrés délinquants. Âmes sensibles s'abstenir de la lecture de cet article du Figaro. Les collabos vont payer cher leurs trahisons le jour de la libération. Les Italiens, eux, perdent patience.

"Le Conseil des ministres a promulgué un décret d'application immédiate donnant pleins pouvoirs aux préfets pour organiser le rapatriement des sujets violents.
 
DES CENTAINES de Roumains devraient bientôt être expulsés pour motif d'ordre public. Les préfets sont chargés d'exécuter les mesures d'éloignement, qui devraient commencer dans les tout prochains jours. Elles concernent les ressortissants immigrés posant un problème de sécurité.  

Tout est parti d'un fait divers brutal qui a suscité une profonde horreur en Italie. Mardi, vers 20 h 45, Giovanna Reggiani (47 ans), épouse d'un capitaine de vaisseau occupant de hautes fonctions à l'amirauté, était agressée à sa descente de train au retour de Rome. Les abords de la gare de banlieue où a eu lieu l'agression, à Tor di Quinto, en font un lieu sordide, mal éclairé, avec une méchante route défoncée qui longe un campement de Tsiganes. L'un d'eux, Nicolae Romulus Mailat (24 ans), venu en Italie après avoir purgé trois ans de prison dans son pays, l'a sauvagement attaquée, dévalisée, rouée de coups et emmenée dans sa baraque pour la violer avant de jeter son corps dénudé dans un ravin proche. C'est une femme tsigane témoin de la scène qui a alerté un conducteur d'autobus. Les policiers ont retrouvé le sac et les effets personnels de Giovanna dans la baraque. Nicolae avait le visage couvert du sang et des griffures d'ongles de sa victime. Giovanna est morte jeudi soir après deux jours de coma.
 
Le premier à réagir a été Walter Veltroni. Prenant de court le gouvernement, le leader du Parti démocratique a convoqué à la hâte, mercredi en début d'après-midi, une conférence de presse pour réclamer le rapatriement forcé des éléments violents : « Je le répète depuis des mois. Avec la législation en vigueur, ni la police ni les maires ne peuvent faire face à l'urgence. »
  
« Il faut des mesures d'urgence, sous peine de rester impuissants », a lancé Walter Veltroni. Mercredi, le Conseil des ministres a promulgué un décret d'application immédiate donnant pleins pouvoirs aux préfets pour organiser les expulsions des sujets violents. Dans la foulée, le chef de l'État, Giorgio Napolitano, a ratifié le décret promulgué hier au Journal officiel. Pour le chef de la police, Antonio Manganelli, des milliers de Roumains et de Roms sont passibles d'expulsion. Les premières mesures de rapatriement forcé devraient en concernaient 1 500." (Le Figaro, Rome veut expulser les immigrés délinquants, 03 novembre 2007).

Dans le même temps, en réplique au viol, Bafweb indique: "
Viol: Les Romains se jettent sur les Roumains": "Sans doute fatigués de l’impuissance de la gausce en matière d’immigration une dizaine d’Italiens cagoulés ont agressé des ressortissants roumains avec des bâtons. -> 

"Voilà ce qui arrive à coup sûr quand on en prend aucune mesure préventive. Et la première mesure à prendre c’est l’arrêt de l’immigration de peuplement et le droit d’expulser séance tenante les criminels étrangers".

Add. Dépêche AFP - Italie: crainte d'une vendetta anti-Roumains après une agression mortelle, 03/11/2007 13:40
"Trois Roumains - âgés de 29, 34 et 47 ans - ont été attaqués à coups de bâtons, de couteaux et de barres de fer par un groupe de huit à dix hommes, encagoulés et casqués, vendredi soir dans le parking d'un supermarché du sud-est de la ville où des étrangers ont l'habitude de bivouaquer.
Les blessés, dont l'un grièvement, sont au nombre de trois … Les agresseurs, qui ont réussi à s'enfuir, sont italiens, selon les témoignages recueillis par les carabiniers. Tous les médias font le lien entre cette attaque et l'agression mortelle dont a été victime une femme de 47 ans ans mardi à Rome. ... La presse évoque une "expédition punitive".
"Nous devons empêcher que ce tigre terrible, qu'est la haine xénophobe, la bête raciste, sorte de sa cage", a déclaré le ministre de l'Intérieur dans l'interview à La Repubblica, pour justifier l'adoption en urgence mercredi d'un décret facilitant l'expulsion d'étrangers". 

Questions: qui a permis que sorte cette "bête raciste" en créant l'immigration-invasion? Qui a créé ce "racisme"?... Et à qui profite le crime?... 
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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 08:23
« RÉAFFIRMONS la primauté du caractère français et catholique du Québec. » « J'ai peur qu'on ne protège pas assez ma langue, ma culture et mes droits. » « Si l'on avait une identité forte, on n'aurait pas peur d'accueillir des étrangers. » Trois phrases de trois intervenants différents, dans un débat de deux heures, ... lors de la "la commission de consultation sur les pratiques d'accommodement liées aux différences culturelles".

La petite ville d'Hérouxville, au centre du Québec, a adopté un

"le 27 janvier dernier à Hérouxville, La municipalité de ce village de 1 300 habitants a adopté un « code de conduite » à l'intention des immigrants, interdisant le port de la burqa et l'excision, mais aussi la lapidation et l'immolation par le feu. 

... Paradoxalement, les « accommodements » en faveur des minorités religieuses ont ranimé la flamme catholique des Québécois au moment où ils l'avaient consignée à la sphère privée. Des parents déplorent la « déchristianisation » des écoles.
 
"Pourquoi tolérer le port du voile dans les espaces publics où l'on fait disparaître les crucifix et les sapins de Noël ? Du coup, quatre décennies après la « révolution tranquille », c'est la place de la religion dans la société qui revient au coeur du débat. C'est ainsi que l'on redécouvre l'un des deux piliers du sentiment identitaire québécois. « La langue française et le catholicisme font partie de notre patrimoine, dont nous devrions être fiers, et le meilleur moyen d'intégrer les immigrants, c'est de leur enseigner notre histoire », estime Onil Perrier, fondateur de la Maison nationale des patriotes à Saint-Denis.
  
"Multiculturalisme à l'anglo-saxonne oulaïcité à la française ? Coincé entre deux modèles culturels, le Québec cherche une troisième voie. ... l'État provincial se demande jusqu'où aller dans la tolérance du recours aux « accommodements raisonnables », c'est-à-dire aux dérogations, sans « contrainte excessive » pour la communauté, à une règle dont l'application lèse un citoyen dans l'exercice de ses libertés individuelles, religieuses et autres." (Le Figaro, Le Québec a peur de perdre son âme, 03 novembre 2007).

J'ai toujours dit que la laïcité un jour se retournera contre elle. C'est ce qui est en train de se passer au Quebec. Evidemment, il y aura toujours les collabos pour nous poignarder dans le dos: "200 Québécois "de souche" ... ont signé et mis en ligne ... une lettre ouverte "contre l'intolérance", tandis que le premier ministre s'inquiète "pour la réputation internationale" de la province francophone canadienne... Rien que ça! " Questions: un peuple a-t-il le droit de rester lui-même? Un peuple doit-il accepter sans rien dire d'être colonisé et envahi??... En un temps les gauchistes répondaient "Décolonisation!"; "Les peuples ont le droit de conserver leur culture, leur particularisme, leur autonomie, leur indépendance"... Aujourd'hui, les mêmes, pour le Quebec, répondent: "Non! Le Quebec doit accepter d'être envahi, c'est ça la tolérance!" ... Bref, il semble que leurs opinions varient selon le peuple en question et que leurs "humanisme" , "tolérance", etc., soit sélectifs. 
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 17:14
L'"islamisation" de la France est un phénomène récent qui a connu avant lui, un autre phénomène: la décatholicisation, conséquence de la Révolution dite "française" qui, de l'identité monarchique et chrétienne de la France, a voulu faire table rase... 

Personne d'autre qu'elle-même ne sauvera la France, elle ne se sauvera pas sans elle et c'est en elle que la France trouvera les ressources nécessaires pour se sauver

La république "laïque" porte en elle les germes du cosmopolitisme qui tue notre patrie. Le meilleur garant aujourd'hui d'une France indépendante n'est-il pas la renaissance de cette France souveraine, catholique et, idéalement, monarchique?

Il serait temps aujourd'hui que ceux de tous bords, qui prétendent lutter contre le mondialisme et la Pax americana, regardent finalement ce qu'ils se sont toujours refuser à regarder, afin de ne pas passer pour un vilain "réactionnaire", "facho", "rétrograde", etc., et en tirent les conclusions.

Il serait temps aujourd'hui que ceux de tous bords, qui prétendent lutter contre le mondialisme et la Pax americana, reconnaissent que personne d'autre qu'elle-même viendra sauver la France, qu'elle ne sauvera pas sans elle, et que la France donc devra trouver en elle les ressources pour se sauver. 

Quel pourrait être ce socle commun, ce plus petit commun dénominateur qui pourrait nous unir? La laïcité? Mais n'est-ce pas cette "laïcité" qui nous conduit dans cette aporie républicaine amenant aux affrontements de novembre 2005? Comment donner envie de s'intégrer à du vide? Notre plus petit commun dénominateur ne serait-il pas cette monarchie traditionnelle française, ce trésor de notre identité que la "république" s'acharne à nier, cette monarchie vouée aux enfers par tous les républicains? Les rois ont fait la France, la république la détruit, qu'attendons-nous ?
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 09:58

Marina Lapenkova écrit pour l'Agence France-Presse Moscou (via Cyberpresse.ca) que le «Livre pour l'enseignant sur l'histoire contemporaine de la Russie (1945-2006)», tiré à 10 000 exemplaires, a mis le feu aux poudres. Cet ouvrage ... hérisse les enseignants qui l'accusent de «justifier les répressions staliniennes» et de porter aux nues l'ère Poutine.

«Les chercheurs contemporains ont tendance à expliquer les purges (staliniennes) par la volonté (de Staline) de mobiliser la société pour la pousser à accomplir des taches irréalisables», écrit le manuel [Les purges n'avaient-elles pas pour but de créer le socialisme, la société sans classes?].

L'ouvrage, qui présente Staline comme «un des dirigeants les plus efficaces de l'URSS», explique également qu'«à la suite des purges une nouvelle couche administrative s'est formée [création d'une nouvelle aristocratie soviétique: les apparatchiks], adaptée aux objectifs de modernisation» du pays.

«Autrement dit, les répressions étaient indispensables ?», s'interroge l'enseignant Leonid Katsva, lui-même auteur d'un manuel d'histoire, qui ne voit dans tout cela qu'une «réhabilitation du stalinisme».

... Le scandale provoqué par le livre a poussé le président Vladimir Poutine à recevoir en juin un groupe d'historiens et d'enseignants et à leur expliquer son point de vue.

Après les manuels des années 1990 qui imposaient aux Russes «un sentiment de culpabilité», les nouveaux manuels doivent inculquer aux élèves «un sentiment de fierté», avait-il déjà dit en 2003.

Au lendemain de la chute de l'URSS, «plusieurs auteurs de manuels ont touché des bourses étrangères. On les paie et ils dansent une polka ou ce qu'on leur commande», a-t-il assuré en juin.

L'historien Anatoli Outkine, auteur du chapitre sur la politique étrangère de l'URSS dans le livre contesté, raconte avoir été lui-même boursier du Fonds du milliardaire américain Georges Soros, peu après l'éclatement de l'URSS. «La Russie comptait un million de lycéens et tous les manuels étaient démodés», se souvient-il. «Nous avons traduit des manuels occidentaux, souvent brillants mais anti-russes, ou écrit nos propres livres d'histoire en nous référant à l'Occident», dit-il. Pour lui, «il est temps de refaire ces manuels qui présentent l'histoire soviétique comme une succession de défaites et de répressions».

... Le livre incrimimé préfère souligner que «l'URSS est sortie de la Seconde guerre mondiale comme une vraie super-puissance».

Ce n'est pas faux à condition de préciser que :
1- L'abandon de l'utopie socialiste internationaliste n'a pas amené immédiatement l'abandon de la politique de répression à l'intérieur de l'Urss.
2- Dans une démarche similaire à celle d'un Franco construisant le mémorial de Los Caïdos en hommage aux victimes des deux camps, Poutine semble vouloir, dans un but de réconciliation nationale, rassembler tous les Russes, anciens communistes comme anti-communistes, pour pouvoir aller de l'avant. (Voir les
commémorations des victimes des répressions politiques en URSS, hier mardi 30 octobre 2007)
3- L'avènement d'une Urss "super-puissance en 1945" ne fut rendu possible que suite à la faillite doctrinale des Soviets, l'échec pratique du socialisme internationaliste et la transformation du socialisme soviétique en un socialisme national d'Etat.

Dans son livre "La France ne sera pas un pays d'esclaves" écrit en 1936, Jacques Doriot l'explique : "au moment même où l'Union soviétique a commencé de s'écarter du socialisme, elle s'est également écartée de l'internationalisme - et elle s'en est écartée aussi vite que du socialisme. Elle tend à devenir, elle est devenue un Etat national. Par là même l'Internationale Communiste tend à devenir un moyen de propager la politique extérieure de l'Etat national-soviétique qui vient de se constituer" (Jacques Doriot, La France ne sera pas un pays d'esclaves, Les Œuvres Françaises, Paris 1936, p. 101-102). 

Les causes de l'échec de l'expérience socialiste internationaliste? Jacques Doriot les répertorie parfaitement. Il s'agit d'une erreur du marxisme sur la nature de l'homme et l'intérêt motivant son action. Même en Urss, un ouvrier voyant un
apparatchik avec une belle mercedes allemande voulait avoir la même...

 "Le parti bolchevik a eu toutes les possibilités de réaliser le programme socialiste. ... il a été le maître absolu de toutes ses décisions; il a exercé sur la Russie, sur l'Union Soviétique, la dictature la plus absolue. Aucun parti de l'a gêné; personne ne lui a disputé le pouvoir. Il a tenu tous les leviers de commande; il a eu la direction complète de l'économie. Or, à l'époque où il marque des succès économiques incontestables, il s'éloigne de son point de départ et de son programme fondamental. Mieux, pour réaliser ces progrès économiques, il est obligé de créer de nouvelles inégalités économiques, ces inégalités qu'il se proposait de détruite en arrivant au pouvoir. ... Dès 1928, Staline a replongé le pays dans la disette et dans la douleur, pour arriver au développement du plan quinquennal dans l'industriel et l'agriculture. Les plans quinquennaux ... devaient aboutir ... à la liquidation des classes; ils devaient créer non seulement les bases du socialisme, mais le socialisme lui-même. ... Nous constatons que c'est au moment où l'on devait atteindre la réalisation complète du socialisme que, comme poussée par une force surnaturelle, la Révolution russe guidée par un champion du socialisme depuis quarante ans, évolue avec rapidité vers la reconstitution des classes sociales. Et tout ce que nous savons sur la Russie montre que, loin de s'atténuer, ce phénomène ira en s'accentuant. ... On n'a pas en Urss réalisé le socialisme, mais la faillite complète de l'expérience socialiste" (Jacques Doriot, ibid., p. 91-93).

"Lénine avait été obligé de faire une retraite: la
NEP. Staline a été obligé d'en faire une autre. Peut-on jeter l'anathème à ces hommes et dire qu'ils se sont trompés, qu'ils ne comprennent rien à rien? Faut-il les louer d'avoir fait un effort méritoire en partant d'une doctrine qui est belle, et dans sa formation et dans son idéal, et puis, n'ayant pas pu réussir, d'avoir battu en retraite et d'avoir cherché à éviter à un peuple de nouvelles souffrances, en se contentant d'un à peu près sur la route du socialisme, au lieu de sa totale réalisation? [Autrement dit, pour l'information des communistes d'aujourd'hui tenant que "le communisme de Staline n'était pas le vrai communisme"..., la poursuite de la marche vers le socialisme eut entraîné en Urss encore plus de morts que n'en ont fait les seules "purges staliniennes" si Staline n'avait pas décidé d'arrêter l'expérience du socialisme internationaliste. Bref, socialisme national d'Etat sous Staline comme socialisme internationaliste lors des premières années de l'Urss, égale morts par milliers quelque soit la solution choisie...]

"Pour ma part, je ne leur jetterai ni le blâme ni l'anathème. je veux simplement essayer de dégager le fruit de l'expérience de beaucoup d'entre nous: c'est-à-dire la découverte de l'erreur qui est contenue dans la doctrine de Marx et d'Engels, cette erreur que Jaurès avait déjà pressentie et que le résultat de l'expérience soviétique confirme. ... Ces doctrines ... oublient le facteur humain, ... elles ne tiennent aucun compte de la nature de l'homme, ... elles ne tiennent aucun compte des inégalités profondes entre les facultés des humains. L'erreur fondamentale du marxisme est de croire que le milieu économique forme complètement le milieu social, que l'homme est le produit exclusif de son milieu économique. Or, cette affirmation n'est que partiellement vraie. Car il faut tenir compte qu'en dehors de l'impulsion qu'il reçoit en milieu économique, l'homme obéit à un certain nombre de lois naturelles, qui se reproduisent depuis toujours, et notamment à celle de l'intérêt qui le fait à son tour réagir sur le milieu économique et social. C'est pour avoir méconnu cette vérité profonde que les bolcheviks, après Marx, après Lénine, ont, pendant les premières années de la révolution, tout écrasé dans leur pays. Mais le programme socialiste a été écrasé à son tour par la vie plus forte que la puissance dictatoriale de la plus puissante dictature du monde" (
Jacques Doriot, La France ne sera pas un pays d'esclaves, Les Œuvres Françaises, Paris 1936, p. 94-95).

Personnellement, j'essaie d'analyser l'évolution de notre monde. 

D'une part, je note qu'aujourd'hui, le marxisme n'est pas mort lorsque pour expliquer les émeutes de novembre 2005, les socialistes avancent que c'est uniquement le "milieu économique", la pauvreté, le milieu où ils vivent ("les quartiers") qui ont provoqué les émeutes... Ce n'est que partiellement vrai. Car il me semble qu'il faille tenir compte d'autres paramètres comme le politique, sorte de "grand jeu anarchisant", de "lutte, contre l'état contre les structures, contre l'ordre" (
formule de Le Pen), ou même le paramètre ethnico-religieux, celui d'une "révolte à caractère ethnique et religieux" (selon la formule d'Alain Finkielkraut). Zyed et Bouna, "les deux jeunes étaient morts électrocutés dans un transformateur, il y a deux ans. Le fait-divers avait été l’élément déclencheur des émeutes du mois de novembre" (NOUVELOBS.COM | 27.10.2007).
Ne retenir par idéologie marxiste que la dimension économique, c'est se limiter à ne regarder les tensions dans une société que sous l'angle purement matérialiste en occultant les autres raisons.

D'autre part, il me semble que si le socialisme a échoué en Urss, il revient sous une forme hybride sournoise dans l'Eurocratie de Bruxelles, nouvelle Urss, ainsi que par le biais de la "mondialisation".  Il bat en retraite sur la destruction des "classes sociales", il adopte le libre-échange mondial qui est un fait depuis toujours, mais cherche à présent à détruire les différences entre les nations et les Etats souverains en faisant adopter son modèle de société relativiste, égoïste, matérialiste et athée. 

Bref le socialisme internationaliste a muté, mais il est toujours le même au fond: ennemi de Dieu et ennemi de l'homme, il n'a pas varié sur ces deux points.

Le nouveau socialisme internationaliste n'a plus pour objectif de détruire les "classes sociales", il a pour objectif de détruire la diversité, détruire les différences entre les nations. Les indépendance nationales, les frontières, sont pour lui autant de lignes de démarcation à abattre, autant d'obstacle sur la route du socialisme. Les nations doivent disparaître si on veut parvenir au socialisme internationaliste nouvelle mouture... 

On l'aura compris, le "libéralisme" mondialiste n'est que le succédané du socialisme internationaliste soviétique, la face occulte du même
projet illuminé de soumission de la planète.

Aujourd'hui, tout ce qui peut enrayer ce néo-social-libéralisme totalitaire dans sa marche de soumission de la planète à ses faux dogmes, doit être nôtre. 

J'ai envie de dire: royalistes, nationalistes, souverainistes, patriotes de tous les pays, unissez-vous!

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 22:04

Alors que se développe au Canada le "Peace Village", "un quartier de Toronto où toutes les rues mènent à la mosquée", la première enclave musulmane (video via bafweb), comment allons-nous nous organiser ici en "France"? 

Face au rouleau compresseur mondialiste, broyeur des peuples, et aux persécutions que le peuple français lui-même subit (immigration-invasion, substitution démographique, déplacements géographiques, discrimination "positive"), certains nationalistes français imaginent résister au  nom de "la nation, dernier rempart contre le nouvel ordre mondial" (néo-jacobins, front national, etc.). Seulement, cette vue folklorique d'une nation n'existe plus dans un peuple qui n'existe bientôt plus lui-même qu'à l'état minoritaire... Devant la mondialisation de "la France", qui est devenu maintenant un fait, le 
Tradiland, le communautarisme catholique et français devient une solution de plus en plus pertinente et rationnelle. Henri de Fersan l'explique sur son blog "Parti Français Chrétiens": "le 21e siècle ne sera pas seulement le siècle du spirituel, il sera surtout le siècle du communautarisme". Resterons-nous à la traîne ? Comment nous organiserons-nous? Pour quelle(s) raison(s) ce que les mondialistes louent et encouragent chez les musulmans au Canada (leur organisation communautaire et séparatiste sur les bases du coran autour du "Peace Village") "au nom de la démocratie, de la tolérance et des droits de l'homme", deviendrait-il soudainement un projet subversif et réactionnaire quand des résistants français voudraient le faire chez eux en "France"? Les mondialistes droits de l'hommistes devraient s'enthousiasmer et nous louer de vouloir nous organiser entre nous puisqu'ils louent les musulmans qui font cela au Canada. Ou bien ont-ils les idées sélectives?

"[Q]uelle joie de voir réaliser par autrui ce que j’avais toujours prôné. La société Magellys (site internet :
http://www.magellys.com/) propose une gamme de vêtements pour hommes, femmes, garçons, filles et bébés, à des prix fort compétitifs, une sorte de Cyrillus en plus tradi et surtout en discount. Jupes plissées, tenues scoutes, barboteuses, chemisettes unies pour homme (elles deviennent de plus en plus difficiles à trouver…), il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Pour environ 150 euros, nous avons fait provision de robes pour madame et mesdemoiselles. Nous allons rapidement investir dans les jupes plissées pour grandes adolescentes, (ça grandit vite à la maison), jupons et, puisqu’on y est, de pantalons pour les garçons (on pourrait en trouver dans le commerce, mais autant faire travailler notre peuple).
Magellys est une facette supplémentaire des facultés tradilandaises d’adaptation et de l’existence réelle de la spécificité de ce peuple, comme si à chaque manifestation de l’apartheid mesquin du régime, nous trouvions une parade. Ils ne voulaient pas de nous dans leurs églises, nous avons construit les nôtres. Ils ne voulaient pas de nous dans leurs écoles, nous avons créé notre tissu scolaire. Ils ne voulaient ni de notre culture, ni de notre mémoire, nous nous sommes dotés d’un dynamique réseau culturel, étant probablement la communauté en France qui lit le plus… Ils ne veulent pas aider nos familles dans le besoin ? Nous avons créé nos propres structures d’aides sociales. Nous n’avons pas le choix pour habiller nos enfants, les nourrir et les instruire ? Une fois encore nous faisons face en créant nos propres entreprises de vêtements et même, dans certaines provinces, nous avons le vin tradi, le miel tradi, la viande tradie (non, les entreprises ne s’appellent pas Tradivin, Tradimiel et Tradiviande, la novlangue a ses limites…). Bien évidemment, la tentation est grande de rassembler le tout en véritable trust communautaire à la KTO (Konzern Tradilandais Omniproduits, prononcer comme il se doit « Catho ») réminiscence du COP de Robocop, mais généralement, les grosses entreprises ont la faculté d’adaptation du dinosaure et finissent comme lui. A l’ère de la leaderless resistance et de la Tupper-war, éloignons-nous des structures pesantes pour plébisciter l’organisation en nébuleuse. Rome ne s’est pas faite en un jour, ni même Akron (Ohio). Tranchons un par un les liens qui nous entravent avec un pays qui, j’espère que mes éditoriaux l’ont prouvé, ne veut plus de nous. Eglises libres, écoles libres, culture libre, recherche historique libre, commerce libre pour commencer. Ensuite, la fonction créant l’organe, nous pourrons passer à l’étape suivante : notre justice, notre administration, notre police, notre armée… l’indépendance ! L’heure est venue d’affiner la prophétie de Malraux : le 21e siècle ne sera pas seulement le siècle du spirituel, il sera surtout le siècle du communautarisme. Et pour la première fois depuis longtemps, les gens de notre bord ont une longueur d’avance dans ce domaine…" (
Blog Parti Français Chrétiens)

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 11:01
Quand j’entends ce matin Alexandre Alder fustiger la “complaisance” ou la “complicité” de l’Eglise à l’égard du régime franquiste, j’ai l’impression de voir une poule incapable de lever son bec du sol. Car il est trop facile de présenter les choses en les privant de leur histoire: c’est un procédé totalitaire que George Orwell avait bien compris dans son roman 1984, où l’on voit le pouvoir gommer la mémoire collective à mesure que le temps passe, pour mieux se rendre maître des esprits.
Lorsqu’une partie de l’armée espagnole se soulève en 1936, cela fait des mois que l’extrême-gauche, que la récente République ne parvient pas à canaliser, a déjà assassiné des centaines de prêtres dont 18 évêques, incendié des milliers d’églises, dévasté les couvents, violé des centaines de religieuses, déterré des cadavres de saints pour les exhiber aux quolibets de la populace. Dans cette affaire, la question ne s’est pas posée de savoir si l’Eglise devait être complaisante ou pas: le soulèvement a mis fin à ces atrocités. Quant à la guerre civile qui a suivi, elle fut épouvantable, c’est vrai, mais jamais il n’est jamais venu à l’idée de quiconque de prétendre qu’un camp y fut plus compatisssant que l’autre: ce fut un déchaînement de haine dont chaque camp prit sa part.
Cela dit, connaissant le fanatisme non pas occasionnel mais consubstantiel au communisme, je doute fort que, si les Rouges avaient gagné, ils auraient eu l’élégance de construire le mémorial de Los Caïdos en hommage aux victimes des deux camps, comme a fait Franco. (
Adeline2007.fr)
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 15:16
De reniement en reniement, sous couvert de résolution du problème des émeutes des "quartiers", Sarkozy après avoir promis de passer les racailles au karcher, "fait avancer le dossier", l'aplaventrisme est son programme.

Une fois élu président de la "république", Sarkozy nomme une femme, Fadela Amara, issue de la gauche, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville (voir la video "
Fadela fait sa caillera" via fdesouche où l'on voit une ministre de la France... parler en arabe), sa politique de "rupture" consiste à ne nommer à des postes de responsabilité que des personnes issues de la secte mondialiste. 

Sa sinistre de la ville Christine Boutin, souligne la "potentialité extraordinaire" de ces quartiers... 

"Les maires souhaitent l'instauration de l'"emploi franc" qui permettrait à tout résident de zone sensible d'accéder à un emploi privé exonéré de charges patronales"... Ben voyons... Qu'est-ce si ce n'est l'introduction d'un droit inégalitaire? 

Or, les caïds des banlieues ne s'arrêteront pas en si bon chemin: ils n'en ont aucune raison. D'abandon en abandon, de capitulations en capitulations, face au chantage à l'émeute, le système pratique l'aplaventrisme et organise la "discrimination positive"... Ce système honteux ne comprend que la force, il serait donc peut-être temps d'agir par tous moyens. 

Il faut juste savoir que si le système est clément pour "les représentants de la minorité" "victimes de discriminations", il sera impitoyable pour les jeunes de souches qui oseront se révolter. La "république" enverra ses mercenaires contre eux.

Il faut développer chez nous l'idée du martyre, le rejet de cette société relativiste et matérialiste. On ne se libérera pas autrement.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 14:33
25/10/2007 17:56 

VIENNE, 25 oct 2007 (AFP) - Le parlement régional de Carinthie contre la construction de mosquées

Le parlement de Carinthie (sud de l'Autriche) à majorité d'élus conservateurs et d'extrême droite a exigé jeudi du gouvernement régional l'interdiction de la construction de mosquées et minarets dans la province gouvernée par Jörg Haider.
L'opposition des sociaux-démocrates (SPÖ) et des Verts a voté contre cette résolution qui demande au gouvernement la présentation d'un projet de loi renforçant la législation sur les permis de construire de manière à interdire la construction de lieux de culte musulmans.
L'opposition a demandé l'examen de la résolution par des experts juristes en affirmant qu'une telle demande était anticonstitutionnelle parce qu'elle violait la liberté de culte.
"Nous nous sentons responsables du maintien d'un système de valeurs qui repose sur le christianisme", a déclaré le chef du groupe parlementaire BZÖ (extrême droite) Kurt Scheuch tout en se disant fervent défenseur de la liberté de culte. Il a ajouté que le BZÖ cherchait avant tout par cette initiative à empêcher une "islamisation rampante". "On préfère le son des cloches d'église aux appels des muezzins", a-t-il lancé.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 15:09
"Marine Le Pen estime que la campagne d’affichage du parti suisse UDC, visant à dénoncer l’immigration massive, "est dangereuse car il y a un risque d’amalgame entre l’immigration et la couleur de la peau". Sur cette affiche, on voit trois moutons blancs posés sur une surface rouge marquée d’une croix blanche symbolisant la Suisse. L’un d’eux repousse d’un coup de patte un mouton noir censé représenter un immigré. La conseillère régionale du FN ajoute que tout cela relève de "la pub", au même titre que "les campagnes de Benetton", et que "jamais" son parti ne se lancerait dans ce type d’affichage." (Le Point.fr, 17/10/2007)

Suisse Elections législatives, victoire écrasante des nationalistes, déroute des socialistes

A trop vouloir faire "politiquement correct", séduire un électorat allogène (électorat qui est allé massivement voter Ségolène Royal), à gauchiser son discours cependant que Sarkozy "droitisait" le sien, Le Pen ne s'est-il pas aliéné une grosse partie de son électorat ? Electorat qui, trompé, a préféré voté pour son bourreau, celui qui semblait avoir le plus de chances de porter ses idées au pouvoir? Si les faits prouvent malheureusement aujourd'hui que le discours de Sarkozy ne fut une fois de plus qu'un leurre électif (il fait le contraire de ce qu'il avait promis durant sa campagne), ils prouvent aussi que la tactique employée par le mouvement de Jean-Marie Le Pen sous l'impulsion du secrétaire général Louis Aliot (2005) et de Marine Le Pen, symboles de la dédiabolisation et coordinateurs de la campagne, ne fut pas la bonne. Le bide national de Jean-Marie Le Pen aux présidentielles 2007, le succès triomphal de l'UDC, la déroute des socialistes, Marine Le Pen devrait-elle revoir sa copie? 
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 12:40

Je viens de lire le "dialogue entre Egalité & Réconciliation et les Identitaires", via Novopress. Pour ma part, je donne l'identitaire Fabrice Robert, qui a lu Jean de Viguerie, vainqueur. Même si Alain Soral a dit des choses intéressantes (en rouge dans le texte). Par exemple sa vision d'une Europe "autour d’un axe Paris Berlin Moscou. Excluant les anglais, tant qu’ils seront un état américain déguisé". 

Il va de soi que la colonisation devenue une démocratisation (c'est moi qui précise en bleu dans le texte) a été une erreur lancée par l'universalisme libéral républicain. Nos milieux royalistes, catholiques, et nationalistes ont eu alors le tort de se mettre à la remorque de l'aventure républicaine en bons suiveurs au lieu de la combattre sur la base de nos principes traditionnels. Nous en payons aujourd'hui le prix... Ce qui ne signifie pas que l'on doive continuer aujourd'hui la même erreur au nom d'une  "civilisation française" (Alain Soral) ! C'est là un mensonge et une grossière erreur. Ni baisser les bras, admettre comme une réalité intangible la présence massive sur notre sol métropolitiain de descendants des anciens colonisés, ou bien d'admettre a contrario que ce serait nous aujourd'hui les colonisés (?!)... 

Les deux réfléchissent au "retour au pays" (en rouge dans le texte). Fabrice Robert propose de réfléchir sur la notion d'"ethnocentrisme" plutôt que de "co-développement" ou de "développement durable". C'est une piste à suivre. Sur l'islam, notons la position cohérente d'ID: "liberté de culte privé mais aucune liberté de culte public". 

Enfin, il manque toujours l'essentiel, je désespère de voir ces messieurs parler de la "pierre angulaire de tout édifice", a fortiori celle de la France! Je m'étonne vivement que des penseurs "enracinés" occultent ce point crucial. "Le Christ est Roi de France" (Sainte Jeanne d'Arc). Ce mot d'ordre de la Patronne secondaire de la France, ne devrait-il pas être inscrit en lettres d'or en tête de notre Constitution française, la base de toute reconquête de notre indépendance? Face à l'Amérique et au mondialisme broyeur des peuples, en ces temps d'occupation et de questionnement sur notre identité, il serait peut-être temps d'y penser non?...

 

Suite à la polémique qui a récemment opposé les tenants d’une ligne nationale-républicaine - défendue entre autres par Alain Soral – aux Identitaires, sur la conception de la Nation et de l’identité, un débat a été proposé aux deux parties. Six questions ont été proposées par chacun des représentants de ces deux courants. Puis Égalité&Réconciliation et les Identitaires ont accepté d’y répondre et d’engager une discussion ferme mais courtoise.
Voici le dialogue entre Égalité&Réconciliation et Les Identitaires.

ID - 1) Le FN a popularisé le slogan “La France et les Français d’abord”, mais la question aujourd’hui n’est-elle pas “La France ou les Français d’abord ?” N’y a-t-il pas divorce entre la nation “France” et le peuple “français” ?

Egalité & Réconciliation : Voilà une question pertinente. Une question dont il nous semble qu’elle se pose davantage aux identitaires qu’aux nationaux républicains. Le peuple français, dans sa définition nationale, a en effet changé, du fait d’une immigration de masse, conséquence d’une décolonisation bâclée et de la logique marchande acceptée voire encouragée par nos dirigeants. Si, faisant fi de l’histoire – de France -(les Antilles sont françaises depuis près de quatre cents ans), on donne une définition ethnique (ou plutôt raciale puisque la France est originellement une somme artificielle d’ethnies, au contraire de l’Allemagne ou du Japon) du peuple français, on est logiquement amené à remettre en cause le cadre national, au profit d’une « Europe blanche », voire d’un « occident blanc ». Cette voie conduit inexorablement à l’atlantisme et au prétendu choc des civilisations voulu, ou plutôt inventé par Washington. Ceci constitue non seulement un renoncement à la France en tant qu’Etat Nation, libre et souverain mais également à notre sens à la civilisation française. Celle-ci – et nous ne parlons pas là bien sur de la prétendue civilisation des « droits de l’homme »- s’est en effet construite au fil des siècles en transcendant les clivages ethniques, puis raciaux, et n’a été rendue possible que par une inébranlable volonté d’édification et de grandeur, lesquelles ont permis cette « synthèse miraculeuse » qu’est ou que fut encore récemment la France. Le peuple français ramené à sa composante raciale blanche, dans une « Europe » dont il est illusoire de penser qu’elle puisse devenir autre chose qu’une entité marchande inféodée aux Etats-Unis, ne manquerait pas de s’en retourner à sa réalité primitive : une somme d’ethnies non françaises, voire anti-françaises. Voilà pourquoi le « projet blanc », qui se masque derrière différentes appellations plus ou moins efficacement marketées, conduira non seulement à la fin de la France mais à la fin du peuple français et de la civilisation française. Pour les patriotes que nous sommes, pour tous ceux qui se sentent français avant tout, et voient en l’auteur des trois mousquetaires un génie français et non un nègre, le choix est vite fait. En d’autres termes, la droite nationale racialiste a pour des raisons dialectiques aujourd’hui le choix entre la nation et la racialisme. De la même manière et parallèlement, les internationalistes progressistes ont aujourd’hui le choix entre l’internationalisme –au sens mondialiste-, et le progressisme. S’il y a aujourd’hui un divorce entre la nation française et son peuple, dans ses différentes composantes, c’est que celle-ci ne remplit plus son office, et ce principalement parce qu’elle a renoncé à la plupart de ses prérogatives et missions. Il faut donc les restaurer.

ID : Mais qu’est-ce que la France ? Une réalité charnelle et historique, un fait administratif et institutionnel ou un segment du marché mondial associé à une idéologie moralisatrice à vocation universelle ? Et qu’est-ce que le peuple français ? Le peuple qui se veut français ou le peuple que l’on dit français ?
Pour nous, la France ÉTAIT une réalité charnelle et historique, mais elle a été couronnée tout au long de la Troisième République par une idéologie moralisatrice et universaliste servie par un fait administratif et institutionnel (le centralisme jacobin). Le drame de 14-18, et nous rejoignons en cela les écrits de Jean de Viguerie et de Dominique Venner, a constitué un tournant décisif. Or, la seule France que nous aimons et que nous respectons, c’est la France charnelle et historique. Malheureusement, celle-ci a été fortement affaiblie à Verdun.

Le peuple français, mieux que le peuple qui se veut français, ce devrait être le peuple qui se SAIT français mais, comme on vient de le voir, dès lors que la France n’est plus qu’un mythe universaliste (le pays des droits de l’homme), comment entretenir un lien d’appartenance et d’identification avec une idée offerte à l’humanité entière ?
Il convient, tout de même, de faire un distinguo entre les élites (ou oligarchies) vouées au turbo-capitalisme et à son cosmopolitisme nomade (Attali) et des pans entiers de la population qui se refusent aux délocalisations et aux conséquences désastreuses du globalisme. Il ne s’agit évidemment pas d’un “pays réel” mais d’une large proportion de nos contemporains qui vivent dans une déréliction silencieuse leur dépossession tandis qu’aucun encadrement de type idéologique ne vient soutenir et renforcer leur résistance brouillonne afin de traduire en termes politiques des sentiments jusqu’à maintenant épars qu’un démagogue talentueux de style Sarkozy peut solliciter en se contentant de jeter dans la balance quelques mots clés (assimilés à des leurres) comme l’ont montré les dernières élections législatives et présidentielles.

Oui, une partie de la population se sait et se veut héritière de la France charnelle et historique, malheureusement elle est minoritaire face à tous ceux qui se veulent les enfants du pays des droits de l’homme et à tous ceux que le pays des droits de l’homme adopte à grands coups de naturalisations administratives sous les acclamations des people promus magistère collectif de la France qui bouge.

Oui, il y a divorce entre la France charnelle et historique, encore présente au cœur des patriotes, et la réalité ethnique et culturelle des Français d’aujourd’hui. De la même façon qu’il y a divorce entre la France institutionnelle contemporaine (laïque et républicaine) et le peuple qui se sent encore français de culture, de tradition et de souche. Malheureusement, il n’y a pas divorce entre la France institutionnelle et les Français de papier. C’est pourquoi les militants identitaires ne perdent pas leur temps à défendre une chimérique souveraineté « française » ou à tenter de franciser les immigrés de bonne volonté mais se battent pour préserver et renforcer les liens charnels sans lesquels tout destin commun n’a pas de sens.

ID - 2) Existe-t-il d’ailleurs encore, selon vous, un peuple français ?

ID : Comme je l’ai indiqué plus haut, il s’est creusé un véritable fossé entre une conception de la France républicaine et métissée et une vision de l’homme enraciné dans ses communautés naturelles et historiques (même si celles-ci ont été partiellement rabotées par la modernisation à l’oeuvre depuis deux-cents ans au moins).
Il faut donc se demander s’il existe encore vraiment un peuple français digne de ce nom.

Pour construire et se projeter dans l’avenir, un peuple doit vouloir partager un destin commun. Or, lorsque je fais la queue à la Poste, que je traverse certains quartiers ou que je suis amené à prendre le métro parisien, je n’ai pas le sentiment - et l’envie - de partager un destin commun avec toute la population bigarrée que j’y rencontre.

Néanmoins, je me refuse à adopter une attitude défaitiste. Je ne crois pas que nous en soyons déjà au stade de ces “derniers isolats” civilisationnels que Jean Raspail évoquait en 2004 dans Le Figaro.

Nous vivons dans une société atomisée et complètement rongée par l’individualisme. Notons d’ailleurs que cet individualisme est déjà à l’oeuvre au moment de la Révolution française (loi Le Chapelier) et qu’il est induit par le dressage libéral de la société.
Dans ce contexte, les Identitaires savent que les gens ont besoin de repères, de signes d’identification. C’est pourquoi nous œuvrons jour après jour à l’exaltation de nos identités locales, jadis constitutives de l’identité française ; et à celle de notre identité européenne, seule à même de nous permettre de nous situer dans le maelström mondial. Loin des discours de salon, cela se concrétise par des initiatives concrètes sur le terrain. Je pourrais citer les campagnes contre le racisme anti-blanc et le rap comme exemples d’actions destinées à rassembler ceux qui ont encore conscience de leur identité civilisationnelle européenne, mais aussi la Maioun (maison de quartier niçoise) et notre travail culturel comme illustrations de nos efforts pour développer le sentiment d’appartenance, en particulier chez les jeunes mais pas uniquement.
Ce sentiment doit donc être soutenu, épaulé, par des initiatives de type associatif qui sont autant d’obstacles et de pôles de résistance à “l’anonymat des foules solitaires” et autant de contre offensives concrètes face aux stratégies du Capital qui s’efforcent de bâtir des agrégats réunis seulement par les intérêts du marché.

Je pense qu’il faut aussi établir un distinguo clair entre identité organique et identité stato-nationale basée autour des valeurs républicaines. Au concept de « l’idée France », nous opposons celui de la terre et des morts de Barrès. À la nation, concept idéologique, nous préférons sans hésitation la patrie, réalité charnelle.
Par ailleurs, en tant qu’identitaires, nous nous appuyons sur trois niveaux d’identités : identité régionale (identité charnelle), française (identité historique) et européenne (identité civilisationnelle). Ainsi, je me sens à la fois Niçois, de France et Européen. En revanche, si Mohamed est considéré comme Français par la République, il ne pourra jamais être Occitan, Breton, Alsacien, Basque et encore moins Européen. Cette notion de triple identité peut constituer un élément de réponse pour celui qui cherche à savoir qui appartient ou non à son peuple.

E&R : Bien sur. Même si le peuple français a beaucoup changé, compte tenu de l’immigration mais plus encore par les ravages de la civilisation marchande, le fait national persiste. Les cultures régionales n’ont pas été éradiquées, la langue française est toujours une langue vivante, le sentiment national reste latent et se manifeste dès qu’il en a l’occasion, comme par exemple à l’occasion de cette coupe du monde de rugby. Le patriotisme ne demande qu’à se réveiller.

ER - 3) Pensez vous qu’il y ait une civilisation française propre ou que la culture française est une des composantes de la civilisation européenne ?

E&R : La particularité de l’Europe réside précisément dans le fait qu’elle s’est progressivement constituée en nations, lesquelles ont développé leurs propres civilisations. S’il y a une réalité « raciale » et géographique de l’Europe, celle-ci n’a jamais été homogène au plan culturel. Les mondes slaves, germaniques et latins sont trop différents pour que l’on puisse parler de « civilisation européenne ». S’il y a une « civilisation arabe », qui inclut d’ailleurs des chrétiens et des musulmans, c’est d’abord parce qu’il y a une langue arabe. Nous pensons que s’il existe un fond culturel européen, l’Europe a porté différentes civilisations, Grecque, Romaine, ou Française… Pour nous l’Europe a vocation à devenir une confédération de nations libres, autour d’un axe stratégique Paris Berlin Moscou. En aucun cas une entité qui se substituerait à la France, fût-ce avec de pseudo justifications ethnoculturelles.

ID : L’un n’empêche pas l’autre et je me refuse de séparer la culture de la civilisation. La culture correspond à un patrimoine social, éthique ou encore artistique qui fonde l’identité d’un groupe humain. Cette culture peut être considérée comme une des acceptations de la notion de civilisation.
C’est l’anthropologue britannique Edward Tylor qui écrivait : « La culture ou civilisation…est cette totalité complexe qui comprend les connaissances, les croyances, les arts, les lois, la morale, la coutume, et toute autre capacité ou habitude acquises par l’homme en tant que membre de la société ».

Ceci étant précisé, il est évident – pour moi – qu’il existe une civilisation française qui est une partie de la civilisation européenne.

ER - 4) Que représente à vos yeux la francophonie ? Cet espace peut-il selon vous représenter une alternative à l’UE ou à l’Europe pour le retour d’une France puissance ?

ID : Tout d’abord, il n’y a pas une mais des francophonies. La francophonie nord-américaine (Québec et communautés franco-canadiennes), curieusement souvent sinon oubliée en tout cas délaissée, peut difficilement être assimilée et donc traitée de la même façon que la francophonie africaine. La francophonie nord-américaine (tout comme la francophonie belge ou suisse), au-delà de la langue, partage avec la France une histoire pluri-centenaire, des racines humaines communes d’où découle une certaine homogénéité ethno-culturelle, des modes de vie communs, un imaginaire semblable, des visions du monde partagées… En cela, les liens qui nous unissent à elles sont évidemment profonds et doivent être entretenus dans l’optique d’une collaboration particulièrement étroite.
Le reste de la francophonie est beaucoup trop à la fois hétérogène en son sein et culturellement éloigné de la France dans sa globalité pour représenter un espace politique efficient et cohérent. Si la langue est indiscutablement l’une des composantes d’une identité commune, elle est bien loin d’en être la condition suffisante.

On voit assez mal quelle puissance pourrait tirer la France d’une association avec des pays qui connaissent généralement une grande instabilité politique ainsi qu’une endémique fragilité économique. On risquerait alors surtout de proroger l’actuel assistanat européen envers l’Afrique qui s’apparente bien souvent à un néo-colonialisme larvé ne profitant qu’à quelques grandes entreprises et quelques habiles financiers mais également à des bureaucraties corrompues, des tyranneaux sanguinaires et des cathédrales dans le désert. Il faudrait aussi que l’aide suppose un retour sur investissement qui a longtemps arrosé les partis “de gouvernement” hexagonaux.

Par ailleurs, on voit bien qu’aujourd’hui des pays sans espace linguistique mondial, comme l’Allemagne, le Japon ou la Russie sont parvenus à être, à un titre ou à un autre, des puissances supérieures ou égales à la France.
D’autre part, le concept de France puissance ne nous séduit pas forcément. Et nous ne considérons pas l’étendue des terres francophones comme un instrument de puissance aussi pertinent, en terme aussi bien d’héritage que de communauté de destin, que l’Europe. Ce que nous voulons, c’est plutôt une France pacifiée dans une Europe puissante.
Ceci étant dit, la francophonie reste bien évidemment un espace culturel qui n’est pas à négliger, notamment pour le rayonnement de nos arts.

Pour finir, il faut préciser que le refus de s’inscrire dans la même entité « politico-civilisationnelle » que l’ensemble de la francophonie ne signifie nullement refuser toute collaboration circonstancielle avec les pays qui la composent notamment sur les questions d’immigration et de développement économique. À ce sujet, plutôt que d’employer le terme de « co-développement » – véritable tarte à la crème du système (comme le « développement durable ») – je préfère parler d’initiatives destinées à encourager des projets « ethno-centrés » qui ne lient pas les pays en question à la logique du marché mondial et qui les préservent de l’ethnocide avec la détresse et la misère (plus que la pauvreté) que ces instances promeuvent.
Ne pas oublier, par exemple, que malgré une croissance phénoménale (de type capitaliste), la Chine continue d’être un pays émetteur en terme d’émigration. Les inégalités considérables que provoque son développement amplifient plus qu’elles ne freinent le désir de fuite de nombreux Chinois. Ce désir est renforcé par un imaginaire occidentalisé que beaucoup d’entre eux ont fait leur et qu’ils partagent désormais avec le reste de la planète et ceci malgré la relative fermeture voulue par un pouvoir dont l’autoritarisme ne fait pas de doute. L’univers de la marchandise est devenu le principal agent d’unification de l’humanité. Ceci doit obligatoirement être pris en compte notamment dans le cadre d’une collaboration circonstancielle avec la francophonie africaine.

E&R : Oui et non. L’espace francophone est assurément l’espace naturel d’influence de la France en tant que puissance, mais celui-ci n’est pas une alternative à l’UE pour un retour d’une « France puissance » dans la mesure où il n’y aura pas de France du tout dans l’UE. La France doit s’inspirer de la Russie, renouer avec l’ambition et la fierté d’elle-même, défendre ses intérêts, et ceux des francophones, dans son espace naturel d’influence. Evidemment, nous ne sommes plus à l’époque coloniale et notre regard sur les francophones, maghrébins et noirs notamment, doit être totalement revisité, en dehors de tout cliché. Comme doit être revisitée l’histoire de la décolonisation, truffée de mensonges et de clichés sur ceux qui ont défendu l’idée d’une grande nation francophone.

ER - 5) Quel regard portez-vous sur la colonisation française ? Considérez-vous qu’il existe un lien privilégié entre le peuple français et les peuples des anciennes colonies ?

E&R : Posons d’abord le fait que, quoi qu’on puisse en penser, la colonisation a été le moteur du monde depuis qu’existe l’humanité. Aucune grande civilisation n’y a échappé, pas même la Chine, contrairement aux idées reçues. La France est elle-même le produit de la colonisation de la Gaule par Rome, et il est clair que les droits des Gaulois n’étaient pas la priorité des Romains. Les Gaulois furent mis en esclavage et environ la moitié d’entre eux furent déportés ou décimés. Il ne fait guère de doute que, du point de vue des Gaulois de l’époque, les aspects positifs de la colonisation ne devaient pas sauter aux yeux. Il n’en reste pas moins qu’elle a eu lieu et quelle a produit la France, et partant, la plus grande nation du monde au plan du patrimoine culturel. La colonisation Française n’échappe pas à la règle, même s’il faut bien admettre qu’elle fut loin d’être la pire des expériences coloniales au plan humain. Les crimes de la colonisation française ne diffèrent pas par leur ampleur des crimes qui ont marqué l’histoire de la France et de son édification en métropole. La particularité de la colonisation française était son ambition affichée d’élever le niveau d’éducation et de développement des peuples colonisés. Elle aurait assurément pu faire mieux, mais aussi moins bien. Elle a considérablement élevé le niveau éducatif et économique des peuples d’Afrique qu’elle a colonisés, et ce dans tous les domaines même si elle aurait du et pu faire plus. Le regard actuel que beaucoup de français portent sur leur histoire coloniale est biaisé, notamment par la décolonisation Algérienne. L’histoire officielle de la colonisation française a été écrite par le FLN. Beaucoup de Français pensent ainsi que l’Algérie était une nation avant la colonisation et qu’elle était une nation Arabe. Peu savent, et tout particulièrement les français d’origine algérienne, que l’Algérie était une province arabo-berbère sous domination ottomane peu peuplée et peu sédentarisée. Qu’elle était donc déjà, une province colonisée et que les algériens ne sont pas, ou si peu, « arabes ». Ces bobards permettent de présenter les Algériens qui souhaitaient rester français comme des « collabos ». Ils ne savent pas non plus qu’une bonne partie de ceux qui ont défendu, coté métropole, « l’Algérie française » y compris au sein de l’OAS, étaient favorables à l’accès à la citoyenneté des musulmans, ce qui n’est pas exactement une position « raciste ». Cette position était d’ailleurs celle de Jean Marie le Pen, qui avait déposé un projet de loi en ce sens. Ils ignorent que c’est précisément par peur de la démographie des « arabes » et des « noirs » que de Gaulle a précipité la décolonisation, parfois même contre l’avis des intéressés, comme en Côte d’Ivoire avec Houphouët Boigny. Qui sait aujourd’hui que Boigny fut ministre d’Etat pendant plusieurs années et qu’il a co-écrit la constitution de 58 ? Qui sait que Monnerville fut le second personnage de l’Etat français pendant 10 ans ? L’histoire falsifiée de la colonisation algérienne et plus encore de sa décolonisation incarne aujourd’hui l’histoire de la colonisation française en général et ceci a des conséquences dramatiques au plan de l’assimilation, du rapport des français avec leur histoire, du patriotisme, de la repentance. Faire connaître la contre histoire, celle des « vaincus » (politiques et non militaires, pour ce qui est de l’Algérie), et engager un vrai débat pour en finir avec la propagande anti-française qui sévit en la matière est une nécessité, d’autant plus vitale que la France compte aujourd’hui près de dix millions de français d’origine extra-européenne, dont une grande partie est originaire de notre ancien empire. Etre français, même sujets, durant cent cinquante ans, cela n’est pas rien. Pour répondre à la seconde partie de votre question, oui, évidemment, il existe un lien privilégié entre les français et les peuples de notre ancien empire : la langue au moins, ce qui a notre connaissance n’est pas le cas avec les autres peuples européens…

ID : Il paraît utile de rappeler que la colonisation fut une entreprise de gauche, de caractère jacobin (exporter les Droits de l’Homme), de type moral (mettre fin à l’esclavage) et reposant sur une anthropologie de type universaliste (les hommes sont substantiellement semblables) et par conséquent négatrice des différences. [La colonisation-démocratisation, fut une "entreprise de gauche". Rappelons que le franc-maçon Jules Ferry parlait des "droits de la civilisation" et de la "race supérieure" à civiliser les "races inférieures". Lire: "Bernard Lugan et la colonisation" pour les citations de Jules Ferry et celles d'autres républicains fanatiques..., et "Le racisme des "Lumières"" Edifiant. En 1914, c'est encore sur le thème de "la Guerre du droit" contre les Barbares (les Allemands) que les républicains envoyèrent au massacre la fleur de la jeunesse de France...]

Ceci étant précisé, il n’existe, selon moi, peu de lien privilégié entre la France et ces anciennes colonies.

Soit l’on considère que nous avons mal agi et le seul lien qui pourrait exister serait la repentance de notre côté et la haine revancharde de l’autre. Soit l’on considère que nous avons bien agi et le seul lien qui pourrait exister serait la reconnaissance, par ces peuples, de notre apport dans différents domaines (culturel, sanitaire, économique, technologique, etc.). [Pour ma part je pense que nous n'aurions pas du accepter de nous compromettre avec les idées républicaines en votant le buget colonial de Jules Ferry. De là découle tous nos malheurs].
On peut constater chaque jour que si des liens subsistent, ils révêtent généralement la première forme évoquée et peuvent donc être considérés comme néfastes.

D’ailleurs, il ne faut pas négliger les attaques incessantes contre la France formulées notamment par le pouvoir algérien qui demande régulièrement des excuses pour le « mal » infligé à son peuple. Sans oublier les conséquences pour notre peuple de la décolonisation qui apparaît finalement comme une colonisation à rebours sur le sol français.
Il semble malheureusement que ce qui devrait être un épisode historique définitivement clos soit devenu un viatique idéologique visant à culpabiliser les peuples européens et à leur faire accepter le déferlement migratoire comme un « juste retour des choses », quand bien même il annoncerait des tragédies plus grandes encore que celles que nous avons déjà connues.

La colonisation française a été à la fois moment de grandeur de la France mais aussi facteur de décadence et de menace pour notre identité. Sans ces colonies, nous n’aurions pas autant d’étrangers d’origine extra-européenne sur notre sol.
Pour moi, un Français est un Européen. Il est plus proche d’un Italien dont il ne parle pas la langue que d’un Malien qui parle le français.

Maintenant, il peut encore subsister des « liens privilégiés » avec certaines anciennes colonies. Ceux-ci doivent donc nous permettre de faire de ceux qui sont des « immigrés » chez nous des « émigrés » prêts à repartir développer leur pays d’origine. Cela notamment grâce au développement de projets « ethno-centrés » évoqués plus haut.

ER - 6) Pouvez-vous nous rappeler votre position sur la question des immigrés : intégration, assimilation ou retour au pays ?

ID : Retour au pays bien sûr !

En deux temps :
- expulsion immédiate des clandestins et des délinquants
- signatures de partenariats avec les pays d’origine pour des plans de retour au pays (établis par exemple sur 15 ans).

Nous voulons en effet que l’immigration redevienne un phénomène marginal. Ce qui passe par l’exaltation des vertus de l’enracinement. Comme l’a si bien expliqué la philosophe Simone Weil, le déracinement est une maladie mortelle. Or l’immigration, c’est d’abord une émigration, donc un déracinement. Il faut donc agir pour réduire au maximum les motifs d’émigration.
En cela, la mise en place de projets « ethno-centrés » est une piste en ce qu’ils doivent permettre la bonne santé économique et sociale des pays victimes d’émigration. Mais il faut aussi responsabiliser les émigrés candidats à l’immigration chez nous quant à leurs devoirs envers leur patrie d’origine. Il ne s’agit pas de fermer les frontières de la France ou de l’Europe mais de les rendre battantes : comme les portes d’un saloon. On y entre aussi facilement qu’on en ressort - voire avec un coup de pied aux fesses ! - parce qu’on sait qu’on n’y est que de passage. Bref, finissons-en avec “les immigrés” et restaurons “les étrangers” dans leurs droits (et notamment celui de jouir de notre hospitalité bienveillante) et leurs devoirs (celui de ne pas interférer dans notre mode de vie comme celui, demain, de rentrer dans leur pays d’origine pour y faire fructifier l’expérience acquise chez nous).

Récemment, au sein de la droite nationale, l’on a pu entendre un discours défendant l’idée selon laquelle les arabo-musulmans, présents sur notre sol, pouvaient devenir des Français à part entière et qu’au final, il convenait de défendre le « parti du peuple français dans sa diversité ethnique et religieuse ».
Selon moi, ce positionnement ressemble à une abdication en rase campagne face à l’invasion migratoire. En acceptant comme acquise la présence de populations étrangères sur notre sol, on se fait le complice des politiques de libéralisme économique favorisant l’immigration. Une situation étrange lorsque dans le même temps, on prétend être un adversaire acharné du libéralisme. En baissant les bras aujourd’hui, en considérant l’invasion comme secondaire, on accepte implicitement le suicide de l’identité européenne.

E&R : Nous sommes d’abord favorable à l’arrêt total et immédiat de l’immigration, qui passe au minimum par un moratoire sur le regroupement familial, avec ou sans tests ADN… Pour répondre à cette question, il faudrait préciser ce que l’on entend par « immigré ». Si l’on entend « pas blanc », cela n’est pas pour nous un critère. Nous sommes hostiles à toute nouvelle immigration, y compris blanche ! Nous sommes évidemment favorables à l’assimilation –laquelle peut passer par l’intégration- de l’ensemble de nos compatriotes dans leur propre nation. Objectif qui ne concerne d’ailleurs pas que les français d’origine extra-européenne, tant la situation sociale et culturelle des français en général se dégrade. Il va falloir aussi assimiler les petits Dupond illettrés avec casquettes et tenues de rappeurs, qui parlent un improbable sabir. Pour ce qui est des étrangers, il faut favoriser leur retour, par exemple en limitant les droits sociaux de ceux qui ne travaillent pas, ou encore en taxant la main d’œuvre étrangère. Exiger également des étrangers qu’ils soient en mesure de se loger correctement, en dehors du logement social, strictement réservé aux français. Il faut systématiquement expulser les étrangers délinquants. Mais le gros de l’immigration est potentiellement devant nous. Pour s’en préserver, il faut des mesures défensives, comme par exemple des délais de carence incompressibles au plan des prestations sociales : celles-ci ne devraient être ouvertes qu’après cinq ans travaillés minimum et être conditionnées par le travail ; le rétablissement des frontières et des contrôles. Mais il faut avoir conscience que ceci n’est envisageable qu’avec une France qui aurait retrouvé sa pleine souveraineté et qui déciderait de reprendre sa place en Afrique francophone, notamment par des investissements – et non des aides- massifs. Et qu’on ne nous parle pas d’endettement : notre dette n’est problématique que parce qu’elle n’est pas le fait d’investissements. Nous nous endettons pour mourir sans souffrir au lieu de nous endetter pour survivre. Il est probable que le destin de la France et celui de l’Afrique sont liés.

ER - 7) L’identité nationale vous paraît-elle davantage menacée par l’immigration ou par la world culture américaine ?

E&R : Par la world culture évidemment, puisque les français de souche eux même sont de plus en plus déracinés et acculturés. Ce qui ne veut pas dire que l’immigration de masse ne constituerait pas une menace.

ID : Les États-Unis mènent évidemment une véritable guerre de type culturel. Nos compatriotes se gavent de séries TV, de world music cosmopolite, de Mac Do et de talk-show à l’américaine. On peut penser que la world culture américaine, en fait mondialiste, participe à l’acceptation de l’immigration et du développement d’une société cosmopolite.
Cependant, l’immigration engendre à long terme la disparition biologique alors que la world culture ne change pas les génotypes.
Même si j’ai bien évidemment conscience que l’Occident demeure une « mégamachine » (selon l’expression de Serge Latouche) à tuer les peuples, je sais aussi que les hordes d’immigrés qui s’installent chaque jour sur mon sol menacent directement le substrat ethnique de l’Europe à très court terme.

Répondant aux critiques des Identitaires, un militant de droite nationale a récemment écrit : « Ne pourrait-on admettre une bonne fois pour toute que les gigantesques mutations de l’identité de la France, des français, ont pour principale origine et de très loin, le capitalisme international et les Etats-Unis ? Que la France a bien davantage été transformée par la culture US que par l’islam ? Ou même l’immigration, qui en est d’ailleurs aussi une conséquence ? ».
Nous pensons, pour notre part, que c’est l’idéologie égalitaire, le matérialisme d’une société sans Dieu qui a transformé la France et l’Europe, au point de les abandonner aujourd’hui, en proie à la world culture américaine. Or, c’est bien cette idéologie égalitaire que l’on retrouve au sein d’Egalité et Réconcilation…

ID - 8) Quelle place pour l’Islam en France ?

ID : Celle d’une religion non européenne : liberté de culte privé mais aucune liberté de culte public. Ni mosquées, ni voile, ni subventions, ni revendications, ni représentation institutionnelle.

Certains, au sein de la droite nationale, considèrent qu’il ne faut pas considérer l’Islam comme un danger et que d’ailleurs, – citant Gustave Le Bon et Bardèche – la lutte contre l’Islamisation de la France ne « serait pas un élément constitutif du nationalisme français ». Nous voulons bien admettre que la lutte contre l’islamisation n’a jamais fait partie des axes de combat du nationalisme français sous la IIIème République, mais il me semble que la situation a bien changé depuis et que le contexte est quelque peu différent. Qu’importe à l’Europe, mais aussi à Jean Dupont assiégé dans son lotissement ou cerné dans son appart, que le Soufisme soit une voie de sagesse ou que l’Islam soit « une religion de guerriers » ?
Le discours de certains – que j’ai qualifié de « nationaux-cosmopolites » – sur la légitimité de « L’Islam de France » ne semble pas très éloigné de celui défendu par Nicolas Sarkozy, personnage qu’ils prétendent aussi combattre avec force. C’est bien ce dernier qui a favorisé l’institutionnalisation de l’Islam en France à travers la mise en place du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman). Sarkozy et les nationaux-républicains ont peut-être une vision divergente de « L’Islam de France » mais j’avoue ne pas en avoir encore saisi la nuance.

Je sais que certains nous accusent de rentrer dans une logique de conflit de civilisations. En combattant l’islamisation de l’Europe, nous ferions le jeu de Washington et des intérêts « américano-sionistes ». Critique trop simpliste surtout venant de personnes qui – obsédées par les USA et Israël – en viennent à considérer l’islam comme un allié et à rentrer finalement dans une logique de démission face à l’invasion qui menace l’identité européenne.
Refuser de combattre l’Islamisation de la France, c’est sans doute se payer une posture intellectuelle à peu de compte, mais ce n’est pas être aux côtés de son peuple. Pour notre part, nous avons fait le choix de défendre le vrai peuple de France et non pas le « parti du peuple français dans sa diversité ethnique et religieuse ». D’où la campagne de Nissa Rebela contre la mosquée de Nice ou encore l’action du Bloc Identitaire d’Ile de France avec la diffusion de l’appel du muezzin dans les rues de Montfermeil.

E&R : La place de l’Islam en France dépend d’abord de la politique d’immigration. C’est là qu’est le vrai problème. Pour le reste l’Islam doit être traité comme les autres religions, dans le cadre d’une laïcité-neutralité. Nous devons exiger de l’Islam comme du bouddhisme (l’immigration Chinoise est en hausse constante) qu’il respecte nos lois et nos traditions. Etant entendu que lorsque nous parlons de traditions, nous ne parlons pas du droit des gamines de douze ans d’aller à l’école habillée en pute ou des homosexuels à défiler à poil…
Les mosquées doivent être financées par les fidèles, comme les temples bouddhistes, et respecter nos traditions architecturales. Il est assez frappant de constater que lorsque l’on parle de l’islam, on a tendance à lui faire grief d’us et coutumes qui étaient en vigueur chez nous il n’y a pas si longtemps. Les espaces sexués, comme les piscines ou les écoles, la pudeur, le fait pour une femme de préférer un gynécologue ou médecin femme à un homme,la répartition des rôles au sein de la famille, tout cela existait en France encore récemment. De ce point de vue, il est assez étonnant de voir certains éléments droitiers de notre pays se faire les gardiens du temple moderniste…

ID - 9) Comment envisagez-vous la place de la France en Europe et, incidemment, la place de l’Europe en France ?

E&R : Nous supposons que vous voulez parler de l’UE et non de l’Europe. Nous voyons la France hors de l’UE, à tout le moins dans sa forme actuelle. Comme nous l’avons évoqué plus haut, nous voyons l’Europe, incluant la Russie, comme une confédération de nations libres autour d’un axe Paris Berlin Moscou. Excluant les anglais, tant qu’ils seront un état américain déguisé.

ID : Nous sommes donc bien évidemment opposés à toute forme de jacobinisme, que celui-ci se développe au niveau du cadre national ou bien continental. Mais nous pensons qu’il est impératif de passer de « la France seule » à « l’Europe de la subsidiarité ». Une position qui nous éloigne des atermoiements souverainistes tout en nous confortant dans l’idée qu’il faut aujourd’hui se concentrer à la fois sur les régions et l’attachement à l’Europe en tant que sphère civilisationnelle.
Nous défendons ainsi l’idée d’une France des régions dans une Europe des nations en mettant en avant le principe de subsidiarité et la défense des libertés locales. Selon nous, il n’y a, en effet, pas de contradiction entre l’attachement à sa région et à sa patrie, libérées des énarchies républicaines, et à l’espérance d’une Europe de la puissance, affranchie des scléroses bruxelloises.

Nous appelons donc aussi de nos vœux la constitution d’une Europe politique, seule capable d’apporter à un monde déboussolé la stabilité et la paix qui lui font défaut. Cette autonomie de l’Europe est nécessaire pour peser face aux autres sphères civilisationnelles, y compris nord-américaine.

Dans les faits, nous développons des convergences au niveau européen avec des mouvements comme la Lega Nord et le Vlaams Belang. Nous avons aussi inspiré la création de structures identitaires dans plusieurs pays (Belgique, Suisse, Espagne, Portugal, Suède…) et nous développons également des structures de solidarité européenne, comme Solidarité Kosovo qui vient en aide depuis trois ans à nos frères serbes de Mitrovica, assiégés par les musulmans.

ER - 10) Êtes vous favorable à un État français fédéral ? L’évolution institutionnelle proposée par de Gaulle en 69 vous paraît-elle de ce point de vue intéressante ?

ID : Comme précisé plus haut, nous sommes favorables à l’idée d’une France des régions dans une Europe des nations en mettant en avant le principe de subsidiarité et la défense des libertés locales.
L’évolution institutionnelle proposée par de Gaulle en 1969 est intéressante mais ne va pas assez loin.

Les régions sont les éléments constitutifs et incontournables de la France et, par là, de l’Europe. Le fait régional est né, au fil des siècles, d’une confrontation entre un environnement géographique donné, d’une part, et la culture et l’histoire spécifiques d’une population, d’autre part. La région peut donc être perçue comme une composante organique de la France. C’est elle qui lui donne sa force, sa richesse et sa vitalité. Aujourd’hui, malgré la volonté uniformisatrice de l’État-Nation jacobin, on voit resurgir un véritable attachement pour les patries charnelles. Il suffit de regarder du côté de la Catalogne, de l’Alsace ou encore du Pays Niçois pour se rendre compte à quel point le fait régional est toujours autant d’actualité.
C’est Alain de Benoist qui écrivait : « La richesse de l’humanité, c’est la personnalisation des individus à l’intérieur de leur communauté. La richesse de l’Europe, c’est la personnalisation des régions à l’intérieur de la culture et de la civilisation dont elles sont issues. »

Aujourd’hui, il n’y a pas de grand État européen qui ne possède son plan de régionalisation ou de décentralisation. Dans le même temps, les Länders allemands et les cantons de la Fédération helvétique sont là pour prouver que le système fédéral est pertinent. Décentraliser au-dedans, fédérer au-dehors, tels pourraient être les axes d’une Europe respectueuse des identités et des libertés locales.

E&R : L’évolution institutionnelle proposée par De Gaulle en 69 ne visait pas à l’instauration d’un état fédéral mais à corriger un centralisme ou jacobinisme excessif. Ainsi qu’il l’avait expliqué lui-même, la nation française lui paraissait suffisamment consolidée pour que la régionalisation ne conduise pas à l’irrédentisme. Dans le cadre d’une France pleinement souveraine, nous y serions assez favorable, car nous pensons que la diversité culturelle de la France, nation artificielle agrégée par l’histoire, constitue un atout. Nous sommes favorables à l’enracinement et notre vision de la nation ne se limite pas à un républicanisme abstrait. Un redécoupage régional plus en phase avec la réalité culturelle serait d’ailleurs souhaitable. Mais nous ne donnons pas dans l’essentialisme et ce qui vaut dans un contexte ne vaut pas forcément dans un autre. Il est clair que les zélotes bruxellois s’appuient aujourd’hui sur les régions pour saper ce qui reste de souveraineté nationale, et les exemples belges, espagnols ou italiens doivent nous inciter à la prudence. Bien que peu soupçonnables de giscardisme, nous serions donc tentés de répondre « oui, mais… »

ID - 11) Égalité d’un côté, identité de l’autre : ces deux valeurs sont-elles compatibles ?

E&R : L’égalité n’est pas une notion absolue mais relative. Nous ne sommes pas « égaux » au milieu de nulle part mais nous devons l’être devant le droit, devant la justice, l’insécurité… Nous opposons l’égalité notamment au communautarisme qui crée une inégalité entre les citoyens en droit : il est interdit d’être « homophobe », mais pas d’être « hétérophobe ». Il est interdit d’être judéophobe, ou pire « antisémite », mais pas d’être cathophobe ou islamophobe… L’état n’a pas à faire de distinction communautaire entre les citoyens français. En quoi cela serait-il incompatible avec la notion d’identité ? Le fait pour les bretons et les basques d’être égaux en droits ne leur interdit pas d’être bretons ou basques. En lien avec la question précédente, nous sommes également attachés à l’égalité des droits sociaux, laquelle peut être remise en cause par une décentralisation mal pensée : actuellement, la formation professionnelle étant financée par les régions, sans péréquation, les droits à la formation des franciliens sont infiniment supérieurs aux français de la région « Centre » par exemple. C’est inacceptable.

ID : Non. L’identité, c’est la reconnaissance de la diversité. Des individus, des peuples, des civilisations.
L’égalité, c’est le germe du totalitarisme, de l’uniformité. L’opposé même de la diversité
.
À l’égalité, nous préférons la justice, l’équité. Le respect de l’identité, c’est la condition de la justice. Quand l’égalité impose de condamner tous les voleurs de pomme à une peine identique, l’équité veut que la mère de famille démunie soit seulement réprimandée (et orientée vers les organismes d’aide sociale) et le fils de cadre moyen condamnée à une amende sévère ou à des travaux d’intérêt général.

Par ailleurs, l’identité c’est à la fois ce qui fait que des hommes se ressemblent (et donc selon la loi naturelle indéniable se rassemblent) et ce qui différencie un homme d’un autre, un peuple d’un autre.
Les Identitaires sont ceux qui considèrent que la préservation des identités face au rouleau compresseur mondial est une mission historique. Nous voulons ainsi lever l’étendard de l’identité face à l’uniformité, conséquence obligatoire de toutes les idéologies égalitaires.

Ce refus de l’égalité explique aussi notre démarche tournée vers le concret et le réel. Nous nous voulons pragmatiques car non dogmatiques. Nous sommes une génération lasse des grands discours et des belles promesses, des Tables de la Loi et des « petits livres » quelque soit soit la couleur de ceux-ci.
Défendre son identité, être identitaire, n’est pas un dogme ni une idéologie, mais tout au contraire un principe se fondant sur le réel, sur ce qu’on est.

ER - 12) Enfin, il ne vous a pas échappé que les bruits de bottes se font plus intenses dans le Golfe. Quelle doit être selon vous la position française par rapport à l’Iran ? Le rapprochement en cours entre la France et l’Otan vous inquiète-t-il à cet égard ou à d’autres ?

ID : La prolifération de l’arme atomique n’est pas une bonne chose. L’idéal aurait été qu’elle reste entre les mains de quelques puissances.
Selon moi, il n’y a pas à avoir d’avis « moral » sur la question. Ce n’est pas parce que telle pays – comme Israël – dispose de l’arme atomique, que tous les pays de la planète peuvent réclamer le droit à disposer de la bombe. Cela me paraît quelque peu réducteur.

Ceci étant dit, je considère que la France n’a pas à faire la guerre en Iran et qu’elle doit refuser de s’aligner sur l’Otan. L’Otan reste une tête de pont incontournable des États-Unis en Europe. Le dernier conflit dans l’ex-Yougoslavie nous a rappelé cette vérité avec force. Cette guerre menée contre un pays européen .par d’autres pays européens sous la direction des États-Unis montre l’étendue du travail qu’il reste à accomplir pour réaliser l’unité de l’Europe. Le maintien d’une véritable sujétion militaire — par l’intermédiaire de l’Otan -, la multiplication des diktats sur notre économie traditionnelle, le soutien apporté à l’islam kosovar, alors que l’Europe souffre de l’immigration arabo-musulmane. Tout cela prouve une réelle volonté de diviser pour mieux régner et d’affaiblir ce qui cherche difficilement à se construire.

Enfin, pour finir sur l’Iran, si certains s’extasient à chaque apparition de Mahmoud Ahmadinejad, j’ai tendance à penser que les nombreuses provocations du président iranien servent finalement les intérêts américains.
Les Etats-Unis ont trouvé leur nouvel épouvantail qu’ils peuvent agiter aux yeux du « monde libre ». Si Mahmoud Ahmadinejad n’existait pas, il faudrait l’inventer. Il est le « vilain parfait » selon l’expression du sociologue Todd Gitlin, professeur à l’école de journalisme de Columbia.

E&R : La politique américaine n’a qu’un seul objectif : tenter de préserver leur suprématie mondiale coûte que coûte, édifier un empire pour mille ans… Les dirigeants américains aux mains des trusts et des lobbies sont prêts pour cela aux pires crimes et aux pires mensonges, peu leur importe d’ailleurs que les victimes soient américaines ou non puisqu’ils défendent les intérêts d’une classe. Notons au passage que l’un de ses mensonges porte le nom d’Al Quaida, prétendue organisation dirigée par une sorte de Docteur No barbu et qui leur sert tant bien que mal à justifier leur politique criminelle. La France doit se tenir à l’écart de cette folle politique en Afghanistan, au Soudan, en Irak et ailleurs, et à fortiori en Iran si les USA décidaient d’intervenir. Si la France n’a pas les moyens de s’opposer à cette politique criminelle et contraire à ses intérêts, elle peut en revanche leur refuser toute caution internationale par son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, et peut l’affaiblir en en dénonçant publiquement les vrais objectifs et les mensonges. Le fait que notre pays soit dirigé par un petit gauleiter US, qui n’en fait d’ailleurs pas mystère, n’augure hélas rien de bon de ce point de vue. Le rapprochement de la France et de l’OTAN, en attendant une réintégration, est voulu par Sarkozy et sa clique atlantiste. Mais il n’est pas sur que l’opinion publique le suive longtemps sur cette voie, surtout si les USA attaquent dans le Golfe.

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 16:20
Intervention de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen sur le traité de Lisbonne

Deux ans et demi après le rejet de la Constitution européenne par les Français et les Néerlandais, le Conseil européen a adopté le 19 octobre à Lisbonne le Traité simplifié et modificatif, bien mal nommé, car il a été complexifié et ne modifie la Constitution rejetée qu'à la marge.

Bref, on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes et nous convaincre que ce texte n'a rien à voir avec le précédent pour éviter d'affronter les peuples européens par référendum.

La chose est trop sérieuse, semblez-vous dire, pour être confiée aux peuples. Eh bien, nous pensons exactement le contraire. Dans la mesure où ce texte est un copié-collé de la Constitution européenne, il mérite que chaque pays organise un référendum de ratification, à commencer par la France et la Hollande. Seul un référendum peut annuler ce qu'un autre à décidé !

Je lance dès ce jour, sans esprit partisan, une grande pétition dans mon propre pays pour que le Président de la République française, initiateur du mini-traité européen, revienne sur sa position en proposant un référendum.

Il y va, en effet, de l'avenir de nos Nations respectives, de leur souveraineté, de leur indépendance, de leur identité et de leurs libertés.

Nous ne pouvons confier, par exemple, à un Haut Représentant le soin de nous représenter à l'étranger pas plus que nous ne pouvons voir remettre en cause notre siège au Conseil de Sécurité des Nations-Unies au nom de la personnalité juridique de l'Union ou encore laisser notre corpus juridique et législatif démantelé par les juges de Luxembourg.

Les complices d'un tel déni de démocratie porteraient une lourde responsabilité devant l'Histoire. (Le Blog d'Yves Daoudal)

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 15:42
C'est en ces termes que l'auteur d'un blog d'inspiration visiblement communiste-démocrate, Etienne Chouard, relayé sur le site de Libération, dénonce le nouveau traité européen: 

"Ce n’est pas une version édulcorée, c’est la même version et je la combats violemment. On a retiré trois détails sans importance : le drapeau, l’hymne, la référence à la monnaie, le mot Constitution, comme si le fait de retirer l’étiquette retirait le danger. Et puis on nous impose par voie parlementaire ce qu’on vient de refuser par référendum. Pour moi, c’est un viol,  un viol politique, c’est une cause de guerre civile. Et les journalistes qui défendent cela sont subordonnés. Ils ne font pas leur boulot de journaliste."

Anne-Marie Le Pourhiet (professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel) avait déjà dénoncé une "haute trahison" de la part du président de la "république", et Jean-Marie Le Pen avait parlé d'"honteux traité", d'"infamie" et de
"nouvelle atteinte aux droits des peuples d'Europe".  

Lire:

* Sociaux-traîtres et associés, Ségolène Royal se félicite de l'adoption du mini-traité européen 
*
DICTATURE, Le "traité de Lisbonne", "une infamie" et "une nouvelle atteinte aux droits des peuples d’Europe" (J.-M. Le Pen, Communiqué)
* "
Haute trahison" (Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel)
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 10:00
Alterinfo

Lundi 28 octobre, dans tous les lycées français, les professeurs sont obligés, par décret du président Nicolas Sarkozy, de lire à leurs élèves la lettre de Guy Môquet. Face au refus de beaucoup de professeurs et de plusieurs syndicats enseignants d'être utilisés à des fins politiques, un des porte-parole de Sarkozy, Henri Guaino, les a accusés de « prendre les élèves en otage ». Pour cette raison, nous affichons à nouveau notre article du 4 juin 2007 que nos lecteurs peuvent télécharger sous forme de tract et distribuer parmi leurs collègues.


Par Pierre Mabut et Antoine Lerougetel

Après sa prise de fonction officielle de président de la République française le 16 mai, le premier déplacement de Nicolas Sarkozy a été une visite au mémorial de résistants tombés pendant la lutte contre l'occupation nazie de la France durant la Deuxième Guerre mondiale.

Sarkozy a saisi cette occasion pour prendre sa première décision présidentielle et décréter que lecture soit faite aux lycéens, à chaque rentrée scolaire, de la lettre écrite par Guy Môquet à sa famille juste avant son exécution par un peloton d'exécution nazi le 22 octobre 1941. Sarkozy cherche à ce que cette lettre soit un exemple de « l'héroïsme » et du « sacrifice » pour la nation. Môquet était âgé de 17 ans et était membre de la Jeunesse communiste.

... L'indignation initiale de la dirigeante du Parti communiste français (PCF) Marie-George Buffet, devant l'utilisation cynique par Sarkozy de la mort de Môquet ..., a été de courte durée. « La lecture de la dernière lettre de Guy Môquet est un message fort » a-t-elle déclaré, après que Sarkozy ait fait part de sa décision présidentielle, « parce que ce jeune homme était porteur de patriotisme par son engagement dans la résistance, mais aussi parce que son combat pour l'émancipation humaine avait un but, celui de construire une République des droits et des libertés dans une démocratie. »

Le fait que Buffet se range de façon servile derrière Sarkozy conforte ce dernier dans sa tentative de se présenter comme le président de « tous les Français. »

Une déclaration du PCF sur Guy Môquet, datée du 21 mai 2007 et affichée sur son site Internet, dit : « Il a été arrêté le 13 octobre 1940, à la Gare de l'Est. Bien avant l'invasion de l'URSS, par les nazis. Guy Môquet avait été dénoncé parce que, avec ses camarades de la Jeunesse communiste, il distribuait des tracts dans les cinémas ou manifestait contre l'Occupation et la collaboration. Son père, cheminot et député communiste, était alors déporté au bagne de Maison-Carrée en Algérie et des policiers français gardaient cet élu du Front populaire dressé contre les 100 familles capitalistes qui contrôlaient la France, engagé contre le fascisme qui depuis des années menaçait l'Europe. »

Cette déclaration est un exemple typique de l'école stalinienne de falsification historique.

Prosper Môquet, le père de Guy, était l'un des 72 députés du Parti communiste élus à l'Assemblée nationale le 3 mai 1936. En mai 1935, Staline avait signé un traité de coopération avec le gouvernement droitier de Laval, acceptant implicitement la politique militaire française et appelant le PCF à voter pour le budget militaire. Cette alliance de Staline et du PCF avec l'impérialisme français se poursuivit sous le gouvernement de Front populaire.

Le Front populaire se composait du Parti communiste, du Parti socialiste et du Parti radical, un parti bourgeois. Il liait la classe ouvrière à la bourgeoisie et s'opposait au développement d'une perspective socialiste internationaliste indépendante. ...

Le 30 septembre 1938, Neville Chamberlain, représentant la Grande-Bretagne et Edouard Daladier représentant la France, et tous deux partisans de la politique d'apaisement, signèrent les Accords de Munich. Ils donnèrent ainsi aux nazis le feu vert pour envahir la Tchécoslovaquie. Staline prit peur que la Grande-Bretagne et la France ne soient en train de se préparer à s'unir avec l'Allemagne contre l'Union soviétique.

Au lieu d'essayer de mobiliser la classe ouvrière mondiale contre cette alliance impérialiste, Staline procéda à une alliance préventive de son cru : le Pacte hitléro-stalinien (germano-soviétique) du 23 août 1939.

Moins d'un mois plus tard, le 20 septembre 1939, le Comintern de Staline informait le PCF de sa nouvelle ligne politique : les partis communistes ne devaient pas soutenir la guerre contre l'Allemagne déclarée par la France et la Grande-Bretagne suite à l'invasion de la Pologne par Hitler. Ce que les staliniens avaient auparavant qualifié de guerre de « défense nationale » était à présent qualifié de « guerre impérialiste. » Le Parti communiste devait donc s'y opposer suivant cette ligne politique, puisque l'Allemagne avait fait une alliance avec l'Union soviétique.

Dans le journal l'Humanité du 26 septembre 1940, le PCF critiquait sévèrement la résistance gaulliste qu'il accusait de « va-t-en-guerre avec la peau des autres » et dénonçait « la volonté commune des impérialistes d'entraîner la France dans la guerre, du côté allemand ou du côté adverse sous le signe d'une prétendue résistance à l'oppresseur. »

André Marty, membre dirigeant du PCF et secrétaire de l'Internationale communiste stalinienne, envoya le 4 octobre 1939 une lettre à Léon Blum, membre du gouvernement Daladier, critiquant son soutien à la guerre. « L'actuelle guerre européenne est une guerre provoquée par deux groupes impérialistes dont chacun veut dépouiller l'autre ; par conséquent, les ouvriers, les paysans, n'ont rien à voir dans cette affaire. »

En conséquence, le président Edouard Daladier décréta le 26 septembre 1939 la dissolution du PCF. Il fit interner un grand nombre de ses membres et députés, dont Prosper Môquet. Prosper, arrêté le 10 octobre 1939 fut jugé en secret par un tribunal militaire en avril 1940 et condamné à cinq ans d'emprisonnement. Il fut déporté en mars 1941 au bagne de Maison-Carrée en Algérie.

Les nazis envahirent la France le 10 juin 1940 et le maréchal Pétain signa l'armistice, douze jours plus tard. ... Le Parti communiste, qui ajustait sa politique aux besoins de la diplomatie soviétique, avait été interdit et un grand nombre de ses dirigeants emprisonnés par ses anciens alliés du Front populaire.

Prosper Môquet fut donc emprisonné, non pas pour ses activités anti-nazies, comme l'affirme le PC dans sa déclaration du 21 mai 2007 (la déclaration, en fait, laisse entendre des activités anti-nazies) ; au contraire, le parti stalinien s'opposait, pour le moment, à la guerre contre l'Allemagne fasciste. En effet, bien qu'il ne fasse pas de doute que d'autres considérations politiques entraient en jeu (comme par exemple, l'occasion de réprimer les tendances de gauche au sein de la classe ouvrière) le père de Guy Môquet fut officiellement condamné pour « intelligence avec l'ennemi » et n'était certainement pas, à ce moment-là, membre du Front populaire qui n'existait alors plus. Il était en fait un prisonnier politique du gouvernement Daladier, dirigeant du Parti radical et ancien ministre du gouvernement de Front populaire de Léon Blum.

Une recherche faite par deux journalistes, Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier, en 2006, dans les archives municipales de Paris, a mis à jour des notes rendant compte de négociations entre le PCF, dirigé par Maurice Tréand, et Otto Abetz, représentant de Ribbentrop, le ministre des Affaires étrangères nazi. Ces notes révèlent que les émissaires de Staline n'hésitaient pas à essayer d'entrer dans les bonnes grâces de l'occupant nazi en faisant usage d'antisémitisme bien placé.

Tréand, sous la direction du secrétaire du comité central du PCF, Jacques Duclos, essaya en vain d'obtenir des nazis l'autorisation de publier le journal du PCF, l'Humanité. Les négociations durèrent de juin à août 1940.

Tréand présenta ainsi ses arguments : « Pour l'URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous... [N]ous ne ferons rien pour vous, mais rien contre vous. » Attaquant les capitalistes anglais et leurs alliés français, Tréand fait référence au « Juif Mandel ». Georges Mandel était le dernier ministre de l'Intérieur avant l'occupation nazie. Tréand mentionne par trois fois le « Juif Mandel » qui a « fusillé des ouvriers qui sabotaient la défense nationale ».

Voici l'extrait d'un texte écrit pas Duclos et présenté aux autorités allemandes : « L'Humanité publiée par nous se fixerait pour tâche de poursuivre une politique de pacification européenne et de défendre la conclusion d'un pacte franco-soviétique, qui serait le complément du pacte germano-soviétique et ainsi créerait les conditions d'une paix durable.»

Staline était tout à fait conscient de l'opposition et du désarroi qu'une telle politique occasionnait parmi la masse des travailleurs et des membres du parti. Nombreux furent ceux qui démissionnèrent, dont un tiers des députés du PCF. Beaucoup n'attendirent pas l'invasion de l'Union soviétique par les nazis pour entrer dans l'activité clandestine contre l'Occupation. Un télégramme daté du 22 juin 1940 et signé par le secrétaire de l'Internationale communiste Georgi Dimitrov et le secrétaire général du PCF Maurice Thorez déclare, « Utiliser la moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux, locaux, éventuellement l'Humanité en veillant que ces journaux... ne donnent aucune impression de solidarité avec envahisseurs ou leur approbation. »

La police française arrêta et emprisonna Guy Môquet, âgé de 16 ans, le 13 octobre 1940. La France était occupée, mais il fallut attendre encore neuf mois avant que l'invasion nazie de l'Union soviétique ne mette fin au pacte hitléro-stalinien. La déclaration du PCF du 21 mai, citée en début d'article, affirme qu'il était en train de distribuer des tracts « contre l'Occupation et la collaboration », mais il est très peu probable qu'il aurait ainsi agi contre la ligne politique du parti. Un autre commentateur donne cependant une forte indication que les questions pour lesquelles il faisait campagne et les raisons de son arrestation étaient de nature quelque peu différente. « Après l'occupation de Paris par les Allemands et la mise en place du gouvernement de Vichy, Guy fit passionnément campagne, collant des papillons dans le quartier, qui dénonçaient le nouveau gouvernement et exigeaient la libération des internés, » l'un d'entre eux étant, bien sûr, son propre père.

Les médias se sont mis au diapason de la version stalinienne et n'ont aucunement essayé de faire la lumière sur la situation de Prosper au moment de l'arrestation de son fils. Ils ont évité au PCF que ne soit découvert ce secret gênant, veillant ainsi à ne pas perturber cette toute dernière adaptation du stalinisme au gaullisme.

Avec l'invasion nazie de l'Union soviétique le 22 juin 1941, le PCF fit une nouvelle volte-face, et adopta à nouveau sa position d'antifascisme de Front populaire au lieu de sa position d'anti-impérialisme, et entra dans une alliance avec la résistance gaulliste, avec pour but le rétablissement d'un régime bourgeois après la Libération plutôt qu'une république socialiste ouvrière.

... Les communistes, emprisonnés dans des camps d'internement par les gouvernements de Daladier puis de Pétain, étaient maintenant officiellement ennemis des nazis et à leur merci.

Le 20 octobre 1941, un commandant allemand Karl Hotz, fut exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Les nazis exigèrent immédiatement en représailles la vie de 50 Français. Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur du gouvernement collaborationniste du maréchal Pétain reçut l'ordre de choisir 50 prisonniers à exécuter. Pucheu rejeta une première liste de noms d'anciens soldats jugeant qu'ils étaient « de bons Français » et préféra une seconde liste constituée d'otages communistes.

Il s'agissait de membres du PCF, à l'exception de Marc Bourhis, un trotskyste, et de son ami et camarade Pierre Guéguin, maire de la ville de Concarneau et membre du PCF depuis sa fondation en 1920. Il s'était opposé au pacte hitléro-stalinien, comme bien d'autres membres du PCF et sympathisait avec les trotskystes. Lorsqu'une occasion se présenta à Bourhis de s'échapper du camp d'internement, il décida de rester avec Guéguin, craignant que ce dernier ne soit maltraité, voire tué par les prisonniers staliniens s'il se retrouvait seul avec eux. La présence de trotskystes parmi le groupe des 27 prisonniers exécutés avec Guy Môquet par un peloton d'exécution nazi à Chateaubriand fut niée par les dirigeants du PCF jusque dans les années 1990.

Les staliniens empêchèrent et étouffèrent le développement d'une lutte socialiste révolutionnaire dans tous les mouvements de résistance antifasciste, liant les travailleurs, les paysans et les jeunes à leur bourgeoisie nationale et à leurs alliés. La trahison de la révolution espagnole de 1936 en fut le premier exemple. [
Suite]

                                                   
***

Cet article est intéressant par la lumière qu'il jette sur la collusion entre Sarkozy et l'actuel parti communiste français. Voir "La collusion de la gauche et de la (fausse) droite". Par contre, j'émettrais une grosse réserve sur la présentation plutôt complaisante faite de Trotsky et du trotskysme qui apparaissent finalement comme le véritable "communisme" que les staliniens auraient trahi... (C'est le discours qu'on entend dans certaines universités 'françaises'...) C'est facile de parler après la bataille. Ensuite, il ne faut pas oublier que Trotsky était lui aussi un abominable assassin et un tortionnaire. Anne Kling sur son blog en fait
le rappel. C'est lui Lev Davidovitch Bronstein né en 1879 en Ukraine dans une famille de commerçants juifs, qui prit le nom de guerre de Trotsky; Il présida avec Lénine à l'ouverture des camps de concentration un partout en Russie dès août 1918, où furent internés à tours de bras, sans le moindre jugement, tous les "éléments douteux". C'est lui qui créa ce magnifique instrument de la dictature bolchevique, "l'Armée rouge" qui fit régner la terreur surtout parmi les masses paysannes "qui seront matées par le 'balai de fer' employé par Trotsky notamment pour le nettoyage de l'Ukraine... C'est lui également qui noiera la révolte de Cronstadt en 1921 dans un bain de sang. Les marins de cette base navale se révoltèrent de l'insupportable misère qui régnait. La réponse de Trotsky et des bolcheviques fut une répression sanglante qui fit des milliers de morts. Voilà celui qui en 1920 avait écrit: Terrorisme et communisme.
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 08:58
Par Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP.

"Je ne leur lirai pas 
-
parce qu’ils seraient bien incapables d’en comprendre le sens profond, et même d’en comprendre les mots qui la composent ; 
- parce que notre école demande aux enfants de réinventer eux-mêmes les règles d’écriture ou de syntaxe
- Je ne la lirai pas parce que depuis une trentaine d’années, l’école leur apprend le mépris du patrimoine et la méfiance du passé
- Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d’un adolescent il y a plus de soixante ans face à l’infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd’hui. 
- Je ne la lirai pas parce que nos enfants ignorent les événements auxquels elle se réfère
- parce que notre école préfère par exemple demander à des enfants d’analyser des « documents » plutôt que de leur enseigner des dates et des événements. 
- Je ne la lirai pas parce qu’il y a longtemps que l’école refuse de transmettre aucun modèle
- parce que notre école n’envisage plus les textes d’auteurs comme des exemples mais comme des thèmes d’entraînement à la critique. 
- Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l’autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives. [
Suite Le Figaro via Afe-blog] [Source Le Figaro]

                                                            ***
 
Deux idées me viennent à la lecture de cette lettre:

1- il serait peut-être temps de repenser notre rôle à tous et de remplacer le "notre école" par "leur école"...

2- "
Ils ont détruit l'autorité", détruire l'autorité paternelle, l'amour de la famille, c'était inscrit dans le programme révolutionnaire des Illuminés de Bavière au XVIIIe siècle, Secte fondée par le franc-maçon Adam Weishaupt. Lire l'abbé jésuite, Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, nouvelle édition intégrale aux Editions de Chiré, moderne et pourvue d'instruments de recherche efficaces ; elle a été établie à partir du texte de l'édition de 1818, revue et corrigée par l'abbé Barruel lui-même, qui fut la dernière publiée du vivant de l'auteur. Le communiste Guy Môquet, dont il est demandé de lire la lettre dans leurs écoles n'est rien d'autre que l'héritier  des Illuminés de Bavière dont le programme,
Illuminisme  (qui devait conduire l'homme et la société au véritable bonheur), était l'ancêtre de l'internationalisme communiste (destruction de l'autorité et destruction de la propriété, liberté & égalité …) Comme quoi, si le système demande aujourd'hui aux "professeurs" de lire cette lettre, le hasard n'existe pas...
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 20:01
lundi 22 octobre 2007

Communiqué de presse de Jean-Marie Le Pen

Le Front National se félicite de la victoire de l’UDC aux élections législatives suisses. Nos voisins ont ainsi dit non à l’immigration, et manifesté leur ferme refus d’une Union européenne destructrice des souverainetés nationales.

Il regrette en revanche qu’en Pologne la plateforme libérale ait obtenu une majorité relative, dans la mesure où ce parti politique affiche une position européiste.

Le Front National continue plus que jamais de se battre, notamment avec ses partenaires du groupe ITS au Parlement européen, contre une Europe supranationale soumise aux diktats du mondialisme.
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