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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 07:45
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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 19:21

Les nouvelles mesures de confinement interdisent aux catholiques de se rendre a la messe.

Dans une tribune publiée dans « Le Figaro », cinq évêques et plusieurs intellectuels catholiques plaident pour la « liberté de culte » pendant le confinement.

 

Lors de la Toussaint, dimanche 1er novembre, les catholiques de France ont certainement vécu leur dernière messe avant de longues semaines. En effet, dès le 3 novembre, les cérémonies religieuses seront interdites, en vertu du confinement instauré sur tout le territoire. Pour protester contre cette mesure, cinq évêques et une poignée d'intellectuels catholiques, parmi lesquels Rémi Brague, Chantal Delsol, Fabrice Hadjadj ou encore Pierre Manent, livrent un plaidoyer dans Le Figaro en faveur de la « liberté de culte » en cette période trouble.

 

La liberté de culte sur le même pied que la liberté d'expression

« Les hommages qui se multiplient partout en France, en ces jours où nous sommes encore sous le choc de la décapitation du professeur Samuel Paty, montrent à quel point notre pays reste attaché à ses libertés fondamentales, bafouées par ces crimes : liberté d'expression, liberté d'enseigner, liberté de culte », rappelle l'évêque de Bayonne Marc Aillet et les autres signataires. Ils rappellent également le « lourd tribut » qu'ont récemment dû payer les chrétiens avec l'attentat de Nice et celui, plus ancien, de Saint-Etienne du Rouvray.

 

Ce constat posé, les auteurs de la tribune ne comprennent pas pourquoi la liberté de culte n'est pas considéré comme « une activité essentielle ». « De nombreux catholiques se refusent à déserter leurs églises, où les fidèles viennent trouver consolation et espérance, en ces temps qu'il est bien difficile de traverser seul. La célébration de la messe n'est pas pour eux une modalité de l'exercice de leur foi, mais en constitue la source et le sommet », plaident évêques et intellectuels.

 

Le Conseil d'Etat saisi

« Conscients des précautions sanitaires à prendre », les signataires se demandent également pourquoi « les lieux de consommation et les grandes enseignes de distribution restent ouverts », car « ils ne combleront pas les aspirations les plus profondes du cœur et ne suffiront pas à apaiser les craintes ». Enfin, ils font valoir l'assiduité avec laquelle les chrétiens ont pris leurs « responsabilités » en respectant notamment « strictement » les gestes barrières.

 

Face au « caractère disproportionné » de cette mesure qu'ils estiment être « d'une profonde gravité », les auteurs de la tribune indiquent donc avoir « déposé plusieurs recours devant le Conseil d'Etat puisque déjà, lors du déconfinement de juin, ce dernier avait enjoint le Premier ministre de prendre des mesures mieux proportionnées aux risques sanitaires encourus ». Selon les informations d'Europe 1, lundi soir, l'Église catholique a prévu de déposer un référé-liberté, dans la matinée de mardi, afin de faire lever l'interdiction des messes. La conférence des évêques de France aurait validé cette décision. (Le Point)

Lundi soir (2 novembre. Ndlr.), le président de la Conférence des évêques de France, réunie cette semaine en réunion plénière, a annoncé son intention de déposer un recours devant le Conseil d’État pour contester cette décision.

Le président de la Conférence des évêques de France a déposé un recours devant le Conseil d’État.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort estime que la décision du gouvernement « porte atteinte à la liberté de culte qui est l’une des libertés fondamentales » en France. Après avoir consulté tous les évêques de France, il estime « hors de proportion l’interdiction de célébrer la messe et d’autres sacrements en communauté. » Une cérémonie jugée « essentielle » par l’Église, qui réclame un assouplissement des mesures. « Pour les fidèles, ces célébrations sont vitales parce qu’elles sont une rencontre avec le Seigneur et avec leurs frères », justifie le président de la Conférence des évêques de France.

Le décret paru au Journal officiel jeudi 29 octobre précise que les établissements de culte sont « autorisés à rester ouverts » mais que « tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit, à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes ».

En mai, le Conseil d’État avait enjoint l’État d’assouplir l’interdiction des cérémonies religieuses publiques dans les lieux de culte, instaurée le 15 mars, jugeant cette mesure « disproportionnée » en période de déconfinement. (Ouest France)

Les mêmes arguments sont, cette fois, opposés au décret de confinement du 29 octobre 2020 qui reprend largement le décret du printemps dernier. Avec deux objections majeures et nouvelles. L’une considère qu’il y a une atteinte grave à la liberté fondamentale du culte pour ne pas avoir prévu - dans les formulaires de circulation - la possibilité même de se rendre dans un «lieu de culte», ne serait-ce que pour y prier. L’autre que la limitation d’un «kilomètre» et d’une «heure» quotidienne favorise les habitants des grandes villes qui souhaiteraient entrer dans une église au détriment de ceux des campagnes.

 

Sur le dossier de l’interdiction des messes, l’épiscopat s’était montré plutôt passif au printemps dernier: aucun évêque, et encore moins la conférence épiscopale, n’avait osé déposer un recours devant le Conseil d’État. Seules des associations catholiques de laïcs ou de prêtres et un parti politique, le parti chrétien-démocrate (PCD), l’avaient fait.

 

Pourquoi ce changement de stratégie? Il a été porté à la connaissance du Figaro que le président de la Conférence des évêques, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, a écrit une lettre ferme et officielle, mais non publique, dimanche, au premier ministre, Jean Castex, pour qu’une solution soit trouvée afin de permettre aux catholiques d’assister aux messes. Le prélat menaçait alors d’entrer en «contentieux» avec le gouvernement par la voie d’un recours juridique - en tant que Conférence des évêques - si une «solution» n’était pas trouvée. Mais c’est une fin de non-recevoir qui lui a été communiquée par le cabinet du premier ministre dans la journée de lundi, suivie par une réponse négative plus officielle de la part de Jean Castex.

 

Forte pression

C’est ce dialogue de sourds qui a donc poussé Mgr de Moulins-Beaufort à saisir la justice.

 

Pour ce deuxième confinement, s’ajoute une forte pression de beaucoup d’évêques français qui avaient plutôt appelé au calme au printemps dernier mais qui ne supportent pas, cette fois, l’interdiction de célébrer tandis que les établissements scolaires et certains commerces sont ouverts. «Il n’y a eu aucun cluster dans toutes les églises du territoire depuis la reprise des cultes» par une application stricte et scrupuleuse des mesures d’hygiène pendant les célébrations, a rappelé Mgr Aupetit au micro de Franceinfo, lundi matin.

 

Vient enfin la pression des fidèles et des prêtres, dont beaucoup sont excédés pour les mêmes raisons (nos éditions du 31 octobre). Une pétition qui a été lancée par deux jeunes laïcs sur internet, «pourlamesse.fr», qui sera transmise à Emmanuel Macron, vient ainsi de dépasser 65 000 signatures en seulement 4 jours. (Le Figaro)

 

Sept autres recours ont déjà été déposés séparément au Conseil d’État, en fin de semaine dernière, par plusieurs associations catholiques et par cinq évêques pour réclamer la levée de l’interdiction des célébrations publiques. (France bleu)

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 07:25

Allocution du Président Donald TRUMP dans le cadre du Campaign Rally du 15 Octobre 2020 à Greenville, Caroline du Nord. 

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 20:48

Le sujet de Mgr Vigano dans cette video est de savoir "comment la Révolution Vatican II sert le Nouvel Ordre mondial ?"

"L'abandon de la dimension surnaturelle. L'abandon par une partie de la hiérarchie ecclésiastique, même au sommet, de la dimension surnaturelle de l'Eglise et de son rôle eschatologique. Avec le concile, les innovateurs ont effacé l'origine divine de l'Eglise de leur horizon théologique, pour créer une entité d'origine humaine, semblable à une organisation philanthropique. La conséquence de cette subversion ontologique, a été le déni nécessaire du fait que l'épouse du Christ n'est pas et ne peut pas être sujette à changement par ceux qui font exercice de l'autorité par procuration au nom du Seigneur. [Un exercice qui ne s'entend plus comme un service des autres mais comme une autorisation à inventer et à changer le Magistère bi-millénaire de l'Eglise. Alors que "celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave" (Mt 20,27). Ndlr.] Elle n'est ni la propriété du Pape ni des évêques ou des théologiens; et à ce titre, toute tentative d'aggiornamento (selon le terme employé lors du concile Vatican II. Ndlr.) l'abaisse au niveau d'une entreprise, dans le but d'engranger des bénéfices, en renouvelant sa propre offre commerciale, vendant ses restes de stock et en suivant la mode du moment.    

"L'Eglise est une réalité surnaturelle et divine. Elle adapte sa façon de prêcher l'Evangile aux nations mais elle ne peut jamais changer le contenu d'un iota (Mt 5,18 Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise), ni nier sa transcendance en s'abaissant elle-même à un simple service social.

"À l'opposé, l'anti-Eglise revendique fièrement un droit d'exécuter un paradigme, (un droit de) changer non seulement la façon dont la doctrine est exposée mais la doctrine elle-même.

"Insister sur ce que le Magistère enseigne est inutile. Les innovateurs prétendent effrontément avoir le droit de changer la foi, suivant une approche obstinément moderniste.

"La première erreur du concile consiste principalement dans le manque de perspective de transcendance. Le résultat d'une crise spirituelle - qui était déjà latente - et la tentative d'établir le Paradis sur terre (millénarisme. Nldr.), avec un horizon humain stérile.  

"Dans la ligne de cette approche (le dernier document de François) Fratelli Tutti (Tous Frères), voit l'accomplissement  d'une utopie terrestre, la rédemption sociale dans la fraternité humaine, dans la pax oecumenica entre les religions et dans l'accueil des migrants".

Mgr Viganò appelle à la prière.

Si les temps sont troublés et les hommes impuissants, la solution ne viendra que de Celui qui peut tout. Notre salut n'a toujours été qu'en Lui.

Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.

Ga 1,10

Source video : The Remnant -  Youtube

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 19:47
Fête de la Toussaint 2020 et jour des morts - Message Mgr le Duc d'Anjou : "l'exercice de la religion ne peut ni ne doit être limité"

Source: Legitimité.fr

Alors que la France est troublée par la crise sanitaire et celle des attentats islamistes, la fête de la Toussaint nous apporte le réconfort dont nos familles ont besoin.

Chacun peut prier les saints et saintes comme, demain, chacun pourra aussi honorer ses morts dans les cimetières.

Mais il faut aussi voir plus loin.

Ainsi je salue et je félicite les jeunes catholiques et les communautés qui demandent à ce que soit maintenu l'accès à la Sainte messe et aux célébrations. Dans les temps durs, l'exercice de la religion ne peut ni ne doit pas être limité.

Je me réjouis d’entendre plusieurs de nos évêques, successeurs des apôtres, prendre la défense de la Foi et de leur pays et s'opposer à des mesures sanitaires restrictives.

Puisse la France, née au baptême de Clovis, compter sur tous les Saints qu’elle a vu naître, à commencer par Saint Louis, mon ancêtre, le modèle des gouvernants.

Louis,

Duc d’Anjou

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 22:02

Le P. Sean Mulligan, du diocèse de Clogher, a protesté contre la loi dans un puissant sermon, accessible en ligne, dans lequel il a dénoncé la nouvelle loi comme ``un nouveau type de tyrannie et de persécution'' et a déclaré que "c'est notre propre gouvernement qui orchestre cette attaque contre notre foi et notre droit de la pratiquer en public".

Jeu 29 oct.2020-15: 31 HNE

L'image sélectionnée

Source: LifeSiteNews

 

Par Michael Haynes

 

DUBLIN, Irlande, 29 octobre 2020 ( LifeSiteNews ) - À la suite de nouvelles lois que les catholiques d'Irlande comparent aux temps pénaux et à la persécution de l'Église catholique, un nombre toujours croissant de prêtres et de laïcs réclament le retour de la messe et les sacrements.

Le 6 octobre, l'Irlande est passée à un « confinement de niveau 3 », ce qui signifie que tous les services religieux doivent «passer en ligne». Cependant, depuis lors, le pays a été condamné au plus haut niveau de restrictions et une nouvelle loi a été introduite , interdisant expressément les rassemblements pour «raisons religieuses ou autres» et menaçant les prêtres de lourdes amendes et même de prison, s'ils tentaient d'offrir une messe publique.

La loi est en violation directe de l'article 44 de la Constitution irlandaise, qui stipule: «L'État reconnaît que l'hommage du culte public est dû à Dieu Tout-Puissant. Il tiendra son nom avec révérence, et respectera et honorera la religion. La liberté de conscience et la libre profession et pratique de la religion sont, sous réserve de l'ordre public et de la moralité, garanties à tout citoyen. »

Le P. Sean Mulligan du diocèse de Clogher a protesté contre la loi dans un puissant sermon (qui a par la suite été visionné plus de 1700 fois sur YouTube), dans lequel il a dénoncé la nouvelle loi comme «un nouveau type de tyrannie et de persécution» et a déclaré que «c'est notre propre gouvernement qui orchestre cette attaque contre notre foi et notre droit de la pratiquer en public.

Un autre prêtre d'Irlande rurale, qui souhaitait garder l'anonymat, a raconté à LifeSiteNews l'effet que la loi avait sur les fidèles: «C'est comme revenir aux jours pénaux. J'ai parlé avec des fidèles qui se sentent très bouleversés et affligés d'avoir été privés des sacrements. Et il est triste de penser que vous pouvez acheter des produits inutiles au supermarché, alors que nous avons été privés de la grâce sacramentelle, qui est si essentielle.

Il a également souligné l'erreur qui a été commise en fermant les églises en mars: «Ce faisant, l'Église en Irlande a jugé la pratique de notre foi non essentielle… Cela a été un désastre… L'Église en Irlande est un vignoble dévasté. »

L'évêque de Ferns qui sera bientôt à la retraite, Mgr Brennan, s'est exprimé en disant que la décision du gouvernement était «très difficile à comprendre, les églises sont des endroits très sûrs».

L'évêque a également publié une lettre pastorale dans laquelle il a appelé à «la nécessité de revoir et de modifier l'existence continue des fermetures d'églises pour le culte public».

Cependant, ce ne sont pas seulement les membres du clergé qui ont protesté contre la loi, car d'éminents laïcs catholiques se sont également prononcés pour défendre la messe.

Rory O'Hanlon, de la Société irlandaise pour la civilisation chrétienne, a fait référence au devoir de l'Église «de fournir les sacrements aux fidèles, et en vertu de la loi divine et naturelle, la hiérarchie catholique a le droit d'accomplir ce devoir, que le gouvernement le veuille. ça ou pas. »

Il a déclaré à LifeSiteNews que le gouvernement violait son devoir constitutionnel de «respecter et d'honorer la religion». O'Hanlon a déclaré qu'en fermant les églises tout en laissant les «sports de haut niveau» et les écoles ouverts, le gouvernement «s'unissait à un petit club de régimes tyranniques anti-catholiques à travers le monde».

Anthony Murphy, directeur de l' Institut Lumen Fidei et rédacteur en chef du magazine Catholic Voice, a déclaré dans une déclaration à LifeSiteNews que les évêques doivent exercer leur autorité et ouvrir les églises.

«Les évêques ont remis les sacrements au gouvernement pour qu'il les contrôle et les réglemente et Dieu a été mis de côté», a déclaré Murphy.

«On se moque ouvertement de Dieu en Irlande et les évêques ne semblent pas s'en soucier, ils se taisent pendant que les brebis ont faim.»

Murphy a poursuivi en notant le faible niveau d'infection par COVID-19 en Irlande et la façon dont les églises avaient été méticuleusement nettoyées pour empêcher la propagation du virus. Il a insisté sur le fait que, quelles que soient les lois actuelles, les évêques doivent «ouvrir les églises catholiques d'Irlande et appeler les fidèles à venir à la Sainte Messe afin qu'ils puissent nourrir les troupeaux confiés à leurs soins par Jésus-Christ».

Le député Matthew McGrath, un membre indépendant pro-vie du parlement irlandais et le seul membre à s'être opposé au «mariage» entre personnes de même sexe lors du référendum de 2015, a dénoncé les nouvelles lois comme étant quelque chose qui «ne se produirait pas sous Hitler».

Les quatre archevêques d'Irlande ont eu une réunion avec le Taoiseach hier soir, au cours de laquelle ils «ont souligné qu'ils soutiennent pleinement les messages de santé publique mais ont souligné que la réunion dans la prière et le culte, en particulier pour la messe et les sacrements, est fondamentale pour La tradition chrétienne et une source de nourriture pour la vie et le bien-être de communautés entières.

Le Taoiseach les aurait remerciés, mais aucune concession n'a été faite concernant l'ouverture des églises.

[...]

Dans une lettre ouverte publiée en mai, le clergé catholique dirigé par l'ancien nonce papal, l'archevêque Carlo Maria Viganò et les cardinaux Gerhard Ludwig Mueller, Joseph Zen et Janis Pujats a rappelé aux politiciens du monde entier que «l'État n'a pas le droit d'intervenir, pour quelque raison que ce soit , dans la souveraineté de l'Église.

«Cette autonomie et cette liberté sont un droit inné que Notre Seigneur Jésus-Christ lui a donné pour la poursuite de ses propres fins ("Rendez à Dieu..." Ndlr.). Pour cette raison, en tant que pasteurs, nous affirmons fermement le droit de décider de manière autonome de la célébration de la messe et des sacrements, tout comme nous revendiquons une autonomie absolue dans les matières relevant de notre compétence immédiate, telles que les normes liturgiques et les modalités d'administration de la communion et des sacrements, » ont déclaré les signataires.

Nous avons besoin d'une campagne d'adoration

Afin de coordonner les efforts et de motiver les gens pour qu'ils agissent pour le retour de la messe, un groupe de laïcs appelé We Need Worship (WNW) s'est formé, demandant dans la prière mais fermement que le gouvernement respecte le droit constitutionnel d'adorer et d'avoir la messe.

La page Facebook du groupe déclare que "Notre droit constitutionnel d'adorer Jésus-Christ est violé." La WNW avertit que si des mesures ne sont pas prises rapidement, l'Irlande risque de se voir interdire de célébrer la messe même le jour de Noël: «Déjà, le gouvernement irlandais nous a interdit, fidèles laïcs, du culte que nous devons (et que nous désirons beaucoup) Jésus-Christ notre Sauveur, dans le Saint Sacrifice de la Messe. »

WNW a également noté que l'interdiction du culte imposée par les évêques catholiques irlandais en mars a ouvert la voie à la violation de la Constitution: «Ce mépris béat pour Bunreacht na hEireann n'est pas surprenant à la fin octobre, alors que ce mépris est manifeste depuis mars - lorsque la Conférence des évêques catholiques irlandais a unanimement dégringolé ces droits constitutionnels - et le gouvernement irlandais n'a rien fait pour les arrêter.

La WNW a rédigé des modèles de lettre à envoyer aux DT, (membres du Parlement irlandais), aux évêques catholiques irlandais et aux prêtres, exigeant que le gouvernement cesse de violer la constitution.

Les trois lettres notent que la nouvelle loi est une violation des droits religieux et constitutionnels et demandent que la loi soit annulée à la lumière de cela.

La lettre au DT avertit que la nouvelle loi met le «gouvernement en conflit avec la Constitution» et est «intellectuellement ignorant de la foi catholique au mieux et intentionnellement insultant au pire».

Les ministres du gouvernement sont accusés de chercher à «provoquer une confrontation entre l'État et les fidèles laïcs - qui sont l'Église» et ont rappelé qu'ils «doivent protéger notre droit de culte de cette manière».

En écrivant aux évêques catholiques , la FMN fait appel à eux en tant que bergers des fidèles, notant leur devoir de prendre soin des âmes tel que décrit dans le droit canonique, et soulignant que les évêques n'ont pas besoin de demander au gouvernement la permission de dire la messe.

La lettre exhorte les évêques à avoir un soin zélé pour les fidèles, promettant de prier pour eux, mais demandant qu'en retour les évêques agissent avec «courage, persévérance et sainte audace» pour défendre la messe et pour la protection des âmes des fidèles: «La Sainte Messe est au cœur de nos vies. C'est essentiel!"

WNW écrit également pour encourager les prêtres, les rassurant de leurs prières et avertissant que ceux qui «veulent détruire la religion, commencent par attaquer le prêtre». Face à cet avertissement, la lettre recommande vivement aux prêtres de recourir à «notre Sainte Mère, saint Jean Vianney, saint Patrick et tous les saints irlandais».

Les coordonnées des évêques catholiques d'Irlande peuvent être trouvées ici, pour demander respectueusement l'ouverture des églises et la célébration de la messe: https://www.catholicbishops.ie/bishops/

Ceux en Irlande sont instamment priés de contacter leurs DT afin de changer les restrictions actuelles imposées à l'Église. Les informations de contact peuvent être trouvées ici: https://www.oireachtas.ie/en/members/

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29 octobre 2020 4 29 /10 /octobre /2020 21:31

Les cloches de toute la France sonnent pour honorer les victimes martyrs de l'islamisme qui, une nouvelle fois, a touché la France en son cœur.

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 21:57

Le pape François nous indique les voies de la paix sur terre, mais il n'annonce pas l'Évangile du royaume ni ne proclame la bonne nouvelle que ce royaume a déjà été ouvert à l'homme par l'œuvre salvifique de Jésus-Christ.

"St. Paul Prêchant à Athènes" (1515) par Raphael [WikiArt.org]

Catholic World Report

 

14 octobre 2020 Dr Douglas Farrow 

 

La Déclaration d'Abou Dhabi , le "Document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et le vivre ensemble" de l'année dernière, a été une source notoire de controverse dans l'Église catholique. Elle s'appuie désormais sur la nouvelle encyclique du pape François, Fratelli tutti, dans laquelle se poursuit l'espoir du pontife que l'aspiration à la fraternité universelle et à l'amitié sociale renaît parmi les personnes de bonne volonté.

 

La Déclaration elle-même figure en bonne place dans la section finale de l'encyclique, où il est réitéré qu'"un cheminement de paix est possible entre les religions". A cette affirmation s'ajoute une autre: que le "point de départ du cheminement doit être le regard de Dieu" (§281). Cet ajout bienvenu n'apaisera cependant nullement la controverse, car il semble impliquer que la vision de Dieu, au moins en ce qui concerne les fondements de la paix, est accessible aux humains en général ; en effet, les religions non éclairées par l'alliance entre Dieu et l'homme en Jésus-Christ - même les religions qui rejettent cette alliance - sont néanmoins capables de saisir et de transmettre la vision de Dieu et d'agir en fonction de ce qu'elles voient. La seule condition est que "sans une ouverture au Père de tous, il n'y aura pas de raisons solides et stables à l'appel à la fraternité." (§272).

 

À l'appui de cette réserve, François invoque Caritas in veritate, où au §19 Benoît XVI remarque que "la raison, à elle seule, est capable de comprendre l’égalité entre les hommes et d’établir une communauté de vie civique, mais elle ne parvient pas à créer la fraternité". Il faut cependant remarquer que Benoît, pour sa part, a déjà ancré son appel à la fraternité dans la charité qui naît par la grâce. "Sa source est l'amour jaillissant du Père pour le Fils, dans l'Esprit Saint. C'est un amour qui, du Fils, descend sur nous." (CV 5). Et Benoît y fait une nouvelle annonce dans le paragraphe en question (CV 19).

 

Dans Fratelli tutti, il n'y a pas un tel ancrage christologique. L'appel est strictement à l'œuvre de Dieu en tant que créateur et soutien du monde et pas du tout à sa génération éternelle du Fils ou au don du Fils incarné en tant qu'homme parmi les hommes, par qui vient la connaissance du Père et la voie du regard de Dieu est médiatisée. Ce texte le plus crucial des Évangiles synoptiques, Matthieu 11,27 (Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. Ndt.) et parallèles - le texte si puissamment exposé par tout l'Évangile de Jean - n'apparaît pas dans l'encyclique. Le mot "Fils" lui-même n'apparaît pas. Le nom divin, le nom trinitaire utilisé dans le baptême, n'apparaît pas non plus, bien que les mots "Trinité de l'amour" apparaissent, à la toute fin, dans "Une prière chrétienne œcuménique" qui suit une "prière universelle au Créateur".

 

La considération de "la fraternité que le Père commun nous propose" (§46) est donc laissée entièrement à l'ordre de la création sans attention au Fils incarné qui est au centre de cet ordre, par lequel elle est aussi rachetée (Col.1,15.). Dans Fratelli tutti, "le très beau secret qui nous montre comment rêver et transformer notre vie en une merveilleuse aventure" n'est pas le secret de la connaissance du Père du Fils et de la connaissance unique - et autrement inaccessible - du Père par le Fils. C'est une propriété commune de l'homme en tant qu'homme même sans référence à Jésus-Christ. "Rêvons en tant qu’une seule et même humanité, comme des voyageurs partageant la même chair humaine, comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous, chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions, chacun avec sa propre voix, tous frères." (§8).

 

L'encyclique nous renvoie à Jésus, mais seulement en tant qu'enseignant et modèle. On nous rappelle, par exemple, que "Jésus n’a jamais encouragé la violence ou l’intolérance". (Curieusement, son nettoyage du temple avec un fouet n'est pas mentionné, tandis que son adage "pas la paix, mais une épée" est soigneusement expliqué.) Le propre homonyme du pape est également proposé comme modèle, bien que d'une manière qui a été à juste titre critiquée comme trompeuse. Comme l'observe Samuel Gregg, le lecteur non informé ne devinerait jamais la vraie nature de la rencontre de saint François avec le sultan Malik-El-Kamil, qui dans les premiers paragraphes de Fratelli tutti n'est pas présentée comme l'aventure missionnaire audacieuse et extrêmement risquée qu'elle était, mais plutôt comme illustration de l’évitement des conflits grâce à la "soumission fraternelle".

 

On notera que cette encyclique sociale (qui, comme la précédente, ne s'adresse formellement à personne et matériellement à tout le monde) ne doit pas être tenue aux normes des encycliques consacrées directement à l'Église. Si elle inspire les "gens de bonne volonté" dans leur recherche de la paix sur terre, n'a-t-elle pas fait son travail ? Pourtant, un consensus semble se former pour dire que cette longue encyclique résume tout le projet de ce pontificat. La réplique viendra: Vraiment ? François lui-même le voit-il sous cet angle ? Il nie, après tout, qu'il tente "d'offrir un enseignement complet sur l'amour fraternel"; il ne cherche qu'à considérer sa dimension universelle, sur son ouverture à toutes les personnes" (§6). Peut-être là encore, est-ce le projet de son pontificat : dire et démontrer que l'amour fraternel authentique n'est rien sinon à la fois particulier et universel, à la fois local et global.

 

Si tel est le cas, que dire de ce projet franciscain? Comme Paul parmi les païens sur la colline de Mars, François parle du fait que tous les hommes sont en quelque sorte "la descendance de Dieu" (Actes 17,29), qui doivent donc être respectés et traités comme tels. Quiconque est ouvert à Dieu verra qu'il doit essayer de faire exactement cela. À la différence de Paul, cependant, François ne continue pas à parler de là pour parler du fait que la propre sollicitude de Dieu pour l'homme vise à unir les êtres humains à lui-même en Jésus-Christ. De même, dans la présente encyclique, on ne nous donne aucun indice que "Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout. En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela." (Actes 17,30.) François nous montre, parfois avec éloquence, les voies de la paix sur terre, mais il n'annonce pas l'évangile du royaume ni n'annonce la bonne nouvelle que ce royaume a déjà été ouvert à l'homme par l'œuvre salvifique de Jésus-Christ. Il ne s'engage pas, comme Paul, à expliquer ou à présenter le Christ.

 

François parle de l'Évangile chrétien comme la source de ses propres convictions. "D’autres s’abreuvent à d’autres sources. Pour nous, cette source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans l’Évangile de Jésus-Christ. C’est de là que surgit 'pour la pensée chrétienne et pour l’action de l’Église le primat donné à la relation, à la rencontre avec le mystère sacré de l’autre, à la communion universelle avec l’humanité tout entière comme vocation de tous'." (§277). Mais, ce faisant, il se contente de laisser de côté le contenu réel de cet évangile et d'interpréter ses implications publiques dans ces termes hautement abstraits – des termes qui auraient certainement intrigué Paul, qui, comme Saint Pierre, pensait l'Évangile “plus précieux que l'or”, même l'or Politique de l'amitié sociale et de la fraternité humaine qui améliore la vie dans cette vallée de larmes. Je suis convaincu que cette abstraction aurait également intrigué Léon XIII, le fondateur de la tradition de la doctrine sociale moderne qui ne mérite pas une seule mention en plus de 40 000 mots; pour sa part, Léon laissait toujours tomber des ancres christologiques (comme dans Rerum novarum 21 et suivants, par exemple).

 

Puisque chaque évêque, et l'évêque de Rome surtout, partage avec les apôtres un office divin dans le but de faire connaître "la Parole de Dieu pleinement" (Col. 1,25), nous avons raison de nous demander si c'est même possibles, se soustraire à la tâche d'offrir un enseignement plus ou moins complet sur l'amour fraternel pour se concentrer uniquement sur sa portée, son universalité en principe. Si effectivement Fratelli tutti nous est délivré en récapitulation, non seulement de la Déclaration d'Abou Dhabi mais aussi du ministère d'enseignement de ce pontificat, nous devons nous demander si nous n'en avons reçu jusqu'ici que la première moitié. Pouvons-nous nous attendre à une suite dans laquelle la tâche apostolique sera complétée par un récit approfondi de l'amour, de la justice et de la puissance de Dieu en Jésus-Christ, une suite dans laquelle le scandale de la particularité réapparaît ? Ou faut-il admettre que l'impression laissée par la "Prière au Créateur", finale de l'encyclique, est l'impression que François entend laisser, et se contente de laisser, comme impression plus ou moins finale ? Sûrement pas ! Car dans ce cas, l'évêque de Rome semblerait simplement faire écho au message d'Adolf von Harnack dans Qu'est-ce que le christianisme? - le message qui veut que au fond, le christianisme soit simplement une forme de vie qui exprime la paternité universelle de Dieu et la fraternité de l'homme.

 

Que ceux qui adoptent le point de vue opposé, en supposant que le pontife ferait très bien de laisser les choses telles qu'elles sont actuellement, se souviennent que Harnack, le professeur estimé à Berlin qui a contribué à transformer le christianisme protestant en un programme social pour la paix sur terre parmi les gens de bonne volonté, est le même homme qui a aidé à rédiger le Discours de l'empereur Guillaume II du 4 août 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale. De ce choix désastreux, heureusement, ce seul bien est venu: son ancien élève, le jeune Karl Barth, était assez horrifié pour se réveiller de son propre “sommeil dogmatique” et pour conduire une partie vitale du monde Protestant à “recommencer tout recommencer au commencement, avec Jésus-Christ." C'est en l'honneur de ses travaux à cette fin que Barth fut invité, une cinquantaine d'années plus tard, à devenir observateur à Vatican II, bien que des problèmes de santé l'en aient empêché.

 

Plus de quelques catholiques aimeraient voir le pape François, malgré son âge, suivre l'exemple de Barth, pour ainsi dire, plutôt que celui de Harnack. Certains aimeraient même le voir imiter Jésus en utilisant un fouet pour nettoyer l'enceinte du Vatican de tous ceux qui ont échangé l'Évangile de Jésus-Christ contre un autre évangile ou, par leur mode de vie, ont refusé le Seigneur qui les a rachetés. Il y a peut-être peu de raisons de s'attendre à de tels développements, malgré le récent limogeage du cardinal Becciu. Mais tôt ou tard, il doit y avoir de tels développements, car le christianisme catholique n'est pas et ne peut pas être une religion de la paternité universelle de Dieu et de la fraternité de l'homme - sans les qualifications christologiques et eschatologiques fournies par Paul sur la colline de Mars et par Augustin dans La Cité de Dieu. Car il y a dans le siècle deux villes, pas une, deux fraternités, pas une. Passer outre cela (comme je l'ai souligné lors de l'apparition de Caritas), ce n'est pas construire la fraternité mais apporter des briques pour Babel.

 

Le christianisme catholique est la religion, précisément la religion, proposée par Paul sur la colline de Mars : une religion généreuse, accueillante et soucieuse, oui; une religion de paix et de préparation au dialogue, une religion qui coopère avec la providence divine au soin des peuples et des nations; mais toujours et encore aussi une religion qui proclame ouvertement et sans aucune gêne, que ce que les peuples du monde ont le plus besoin de savoir, c'est que le Christ est mort, le Christ est ressuscité, le Christ reviendra.

 

C'est ce qu'atteste chaque messe. C'est ce que Paul a dit aux stoïciens et épicuriens. C'est ce que saint François a dit au sultan et ce que le pape François devrait dire au grand imam, s'il ne l'a pas déjà fait. C'est ce que nous devons dire à nos voisins, ainsi que de montrer à nos voisins. Car il n'y a pas d'autre moyen d'être le frère ou la sœur de qui que ce soit, d'un point de vue chrétien, sauf en le montrant et en le disant. Si le global et le local, "la fraternité universelle et l’amitié sociale constituent partout deux pôles inséparables et coessentiels." (§142), alors il en est de même, tant le localement que le globalement, doivent se manifester et parler. Ici aussi - ici bien plus certainement ! - il faut dire que "les séparer entraîne une déformation et une polarisation préjudiciables."

 

Pourquoi? Car, comme a insisté Gaudium et Spes, posant sa propre ancre christologique au §22, "en réalité, le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné."

 

Note de l'éditeur: Il s'agit du sixième de plusieurs articles de CWR sur Fratelli Tutti et des sujets connexes. Les autres articles sont:

• "Fratelli Tutti est un mélange familier d'allégations douteuses, de pailles, et d'idées authentiques" (5 octobre 2020) par Samuel Gregg

• "Une encyclique remplie de tensions et d'omissions" (8 octobre 2020) par Paulo Futili

• "Fratelli Tutti et ses critiques" (9 octobre 2020) par Larry Chapp

• "Culture, dialogue, religion et vérité dans Fratelli Tutti" (9 octobre 2020) par Eduardo Echeverria

• "Frères sans frontières: Manifeste quasi-humanitaire du pape François" (10 octobre 2020) par Daniel J. Mahoney

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 21:17

Aucun appel à la conversion; rien sur le Christ, le nom de Jésus n'est pas prononcé. L'école républicaine maçonnique "laïque" ne parle pas de Jésus, mais l'école de François non plus !

 

Depuis l'Aula Magna de l'Université pontificale du Latran à Rome, François a lancé "un projet éducatif lançant des processus éducatifs et transformant en collaboration avec la société civile" (sic) :

 

Vidéo de 1'11" (juste un petit extrait !... très résumé !...) :
https://www.youtube.com/watch?v=-NoIw75pR34

 

Depuis l'Aula Magna de l'Université pontificale du Latran à Rome, rencontre promue et organisée par la Congrégation pour l'Éducation catholique : "Pacte mondial sur l'éducation. Ensemble pour regarder au-delà", inaugurée par un message vidéo du Pape François


Vidéo de 1h 36' (juste pour ceux qui voudraient voir des extraits, et sa conclusion à 22'40' 

 

https://www.youtube.com/watch?v=hnDCbeQwq0s

 

"La vocation à la fraternité" : rien sur la vocation à devenir fils de Dieu, et sur la vie éternelle ?

"regarder au-delà" : non, il ne s'agit pas de L'Au-delà !

 

SourceSacerdos simplex - Le Forum catholique

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

Jean

Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain.

Psaume 126

24 Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

26 Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »

Matthieu 7,24-27

___________

Add. LifeSiteNews 16 octobre 2020. Le pape François appelle à un pacte mondial pour l'éducation avec l'humanité en son centre. Bien qu'il ait fait référence à la doctrine sociale inspirée par «la Parole de Dieu et l'humanisme chrétien», le pontife n'a pas mentionné Jésus-Christ. La «fraternité», cependant, a été mentionnée à plusieurs reprises.

 

Featured Image

 

Le pape François souhaite un «processus d'éducation» qui amène les générations futures à prêter attention aux «graves injustices sociales, aux violations des droits, aux terribles formes de pauvreté et au gaspillage de vies humaines». Il souhaite que le «processus intégral» prenne en considération les problèmes qui assaillent les jeunes aujourd'hui, tels que «la dépression, la dépendance, l'agressivité, la haine verbale et l'intimidation». Ce processus devrait également prêter attention au «fléau de la violence, de la maltraitance des mineurs, du phénomène du mariage des enfants et des enfants soldats [et] de la tragédie des enfants vendus en esclavage» ainsi qu'aux «souffrances» endurées par notre planète. »

 

Le pape n'a inclus ni l'avortement ni l'idéologie de genre parmi les injustices envers les enfants qu'il a énumérées.

___________

Tous frères : "une fonctionnalité horizontale", "un monde sans le Christ"

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 09:35

"Diviser pour conquérir, cela signifie le mot 'diable'. Aujourd'hui, nous devons penser à l'unité, et pour cela nous devons rechercher la réconciliation.

"J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, la 17 Constitution et la loi Calles qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Qu'il s'excuse pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités". Telle est la réponse l'évêque du diocèse de La Paz Baja California Sur, Mgr Miguel Ángel Alba Díaz, suite à la lettre du président mexicain López Obrador adressée au pape François demandant que l'Église s'excuse auprès des Mexicains pour les "Atrocités commises lors de la conquête" : 

 

 

Quiconque sème des divisions ... est du diable!"

 

En direct de la cathédrale Notre-Dame de la Paix , l'évêque du diocèse de La Paz Baja California Sur, Mgr Miguel Ángel Alba Díaz , à la fin de la messe du 10 octobre, surpris par un message ferme et fort, dont la dédicace a été adressée à Andrés M. López Obrador , président du Mexique.

 

Le message a été répliqué et s'est rapidement répandu sur les réseaux sociaux en raison de sa force à affirmer que "quiconque sème les divisions, riches et pauvres, fifís et chairos, est du diable!"

 

Dans le même message lent, avec emphase, serein et ferme, il a évoqué l'épouse du président, qui a annoncé qu'elle avait remis une lettre au Pape François dans laquelle López Obrador insiste sur le fait que «l'Église doit s'excuser auprès des Mexicains pour le "Atrocités commises lors de la conquête"; Ceci selon la légende noire dans laquelle le président a formé ses critères et l'a répété dans la matinée.

 

La réponse du prélat, avec laquelle il a renversé le gouvernement de la république, est extrêmement dure et énergique:

 

«J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, la 17 Constitution et la loi Calles qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Qu'il s'excuse pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités pendant le christianisme.

 

Il est clair que ce président de la République n'a épargné aucun effort de polarisation sociale, de division des Mexicains et de colère contre les institutions, les communicateurs, les scientifiques, les enfants qui meurent du cancer, les experts de la santé et avec tout. quiconque se met en travers de son chemin.

 

Voici le texte intégral:

 

À la fin du texte de la lettre aux Galates que nous avons entendu aujourd'hui, Saint Paul insiste une fois de plus sur la nécessité d'une Église unie, non d'une Église de juifs et d'une Église de non-juifs; une Église où il n'y a plus de juifs et de non-juifs, une Église où les femmes ne sont pas discriminées, une Église où les pauvres ne sont pas discriminés, une Église où l'esclave n'est pas discriminée, une Église où les riches ne sont pas discriminés, une Église où la peau claire n'est pas discriminée, une Église où l'homme n'est pas discriminée. Une Église qui ne propose pas de divisions et qui polarise.

 

Quiconque sème des divisions, riche et pauvre, beau et droit, est du diable!

 

C'est lui qui aime diviser, c'est lui qui suit le principe de diviser pour conquérir. Cela signifie le mot «diable»: celui qui divise, celui qui crée les conflits, celui qui retourne les femmes contre les hommes, la lutte féministe; les pauvres contre les riches, la lutte marxiste.

 

Aujourd'hui, nous devons penser à l'unité et pour cela nous devons rechercher la réconciliation, non pas vers le passé, mais vers l'avenir.

 

Aujourd'hui, l'épouse du président López Obrador a remis une lettre au Saint-Père dans laquelle elle insiste une fois encore sur la nécessité pour l'Église de s'excuser pour les atrocités commises lors de la conquête.

 

J'invite également le gouvernement national à présenter des excuses pour les événements plus récents, à s'excuser pour les lois, pour la Constitution de 17 et la loi sur les rues qui ont violé la liberté religieuse de 90% de sa population, de ses propres citoyens; qui a forcé les chrétiens à vivre cachés. Puisse-t-il s'excuser pour tous ceux qui ont été sommairement assassinés par les autorités pendant le christianisme. Je m'excuse parce que de nombreux Mexicains rebelles contre cette loi injuste ont pris les armes et ont provoqué une guerre qui a laissé beaucoup de sang et beaucoup de pauvreté.

 

Ne retournons pas à 1500, cela s'est passé en 1900. Il faut demander pardon! Prions.

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 07:58

En France il est interdit d'invoquer Dieu dans un discours politique public (par exemple dire vive le Christ Roi, ou Jésus premier servi), aux Etats-Unis, non. C'est ce qui fait toute la différence entre la démocratie américaine et la république dite française :

Détail de la "pièce de César" (1612-14) de Peter Paul Rubens [WikiArt.org]

SourceCatholic World Report

 

12 octobre 2020 Fr. Charles Fox

 

La relation entre l'Église et l'État est chargée de complexité et de périls. L'Évangile de ce dimanche (Matthieu 22, 15-21) présente l'un des textes scripturaires sur cette relation. Jésus dit: "Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu."

 

Il y a plusieurs années, il y eu un reportage sur un sénateur d'État du Nebraska qui avait intenté une action en justice contre Dieu, "cherchant une injonction permanente pour empêcher Dieu de commettre des actes de violence tels que des tremblements de terre et des tornades". Un juge du tribunal de district a sagement rejeté l'affaire hors du tribunal, invoquant l'impossibilité de signifier une assignation à Dieu.

 

Toutes les personnes sensées peuvent s'accorder sur l'absurdité de poursuivre Dieu. Mais cette histoire nous montre un exemple dramatique des conséquences de voir une division absolue entre Dieu et la politique, entre l'Église et l'État. L'Église et l'État peuvent devenir imprudemment enchevêtrés, parfois avec un effet désastreux. Mais il peut aussi y avoir une séparation trop nette, qui met l'État en but au libre exercice de la croyance religieuse. Et quand cela arrive, les gens peuvent être très près de dire qu'il y a une partie de la vie humaine sur laquelle Dieu n'est pas Seigneur.

 

Ensuite, ils ne sont plus qu'à un pas de faire de Dieu un défendeur, celui qui est soumis à nos lois, notre politique, nos idées.

 

Dieu rétablit les faits dans la première lecture de dimanche (Ésaïe 45: 1, 4-6), en disant: "(À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas. Ndt.) Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre : hors moi, pas de Dieu." Dieu est le Seigneur de toutes choses, même de la politique et du gouvernement.

 

La vérité de la souveraineté de Dieu trouve un écho dans la plupart des documents fondateurs de notre pays (des Etats-Unis. Ndt.), ainsi que dans la longue tradition de discours présidentiels, l'existence d'aumôneries gouvernementales, le serment d'allégeance et d'innombrables autres façons dont la règle providentielle de Dieu a été honorée en notre société.

 

Prenons la Déclaration d'indépendance, qui dit que les gens sont "dotés par leur Créateur de droits inaliénables". Ou considérez le deuxième discours inaugural d'Abraham Lincoln, l'un des discours présidentiels les plus appréciés jamais prononcés. C'est un exemple classique d'efforts pour honorer le règne de Dieu sur les affaires de la société humaine et pour démontrer que nous sommes responsables devant Dieu des péchés de notre société, tels que le fléau de l'esclavage :

 

"Tous deux lisent la même Bible et prient le même Dieu, et chacun invoque son aide contre l'autre. Il peut sembler étrange que des hommes osent demander de l'aide à Dieu simplement pour arracher leur pain à la sueur du front des autres hommes, mais ne jugeons pas, afin de ne pas être jugés. Les prières des uns et des autres n'ont pas pu être exaucées. Celle des uns et des autres n'ont pas été pleinement exaucées. Le Tout-Puissant a ses propres desseins. "Malheur au monde à cause des offenses ; car il faut que les offenses viennent, mais malheur à l'homme par qui l'offense vient." Si nous supposons que l'esclavage américain est l'une de ces offenses qui, par la providence de Dieu, doivent venir, mais que, ayant continué pendant le temps qu'Il a fixé, Il veut maintenant le supprimer, et qu'Il donne au Nord et au Sud cette terrible guerre comme malheur dû à ceux par qui l'offense est venue, y discernerons-nous un quelconque écart par rapport à ces attributs divins que les croyants en un Dieu vivant Lui attribuent toujours ? Nous espérons vivement, nous prions avec ferveur, que ce puissant fléau de la guerre disparaîtra rapidement. Cependant, si Dieu veut qu'il se poursuive jusqu'à ce que toutes les richesses accumulées par les deux cent cinquante années de labeur sans merci de l'esclave soient englouties, et jusqu'à ce que chaque goutte de sang tirée du fouet soit payée par une autre tirée de l'épée, comme on l'a dit il y a trois mille ans, il faut encore dire que "les jugements du Seigneur sont toujours vrais et justes.

 

"Avec malice envers personne, avec charité envers tous, avec fermeté dans le droit comme Dieu nous donne de voir le droit, efforçons-nous d'achever l'oeuvre dans laquelle nous sommes engagés, de panser les blessures de la nation, de prendre soin de celui qui aura porté le combat et de sa veuve et de son orphelin, de faire tout ce qui peut réaliser et chérir une paix juste et durable entre nous et avec toutes les nations."

 

Jésus se garde contre l'ingérence excessive des autorités religieuses dans les affaires de l'État lorsqu'il dit: "Rendez à César ce qui appartient à César". Mais Jésus est aussi Celui qui répond protège contre l'hyper-séparation de l'Église et de l'État. ["Rendez à Dieu": Jésus est celui qui répond aux tentatives de l'Etat de dominer Dieu à travers l'histoire. Ndt.]

 

Jésus est le Fils de Dieu, et Il est la Source des droits de l'homme, de la loi naturelle et de l'autorité légitime de "César", c'est-à-dire de ceux qui gouvernent. Et ainsi, Il a le "droit" de parler, à travers les Écritures et à travers les enseignements de Son Église, de la façon dont nous gouvernons, comment nous votons et comment nous vivons en bons citoyens, défendons la vie humaine, la dignité humaine, la paix et la justice dans le monde.

 

Encore une fois, l'Église ne cherche pas à diriger le monde au moyen du pouvoir politique. Son seul pouvoir est le pouvoir de la croix, le pouvoir de la mort et de la résurrection de Jésus. Le Christ Roi règne du lieu de son exécution. Son trône est la Croix, l'instrument par lequel les puissances de ce monde ont cherché à tuer Dieu. La première loyauté de tous doit toujours être avec Lui. Et tous ceux qui ont une allégeance au Christ sont appelés à se sacrifier pour le bien des autres.

 

Mais si l'Église ne cherche pas à diriger le monde au moyen du pouvoir politique, elle doit s'engager activement dans la recherche du bien des autres, des individus et de nos communautés. Les fidèles ont besoin de servir les autres dans la charité chrétienne et d'être la voix de Dieu sur la place publique. Il y a des choses qui appartiennent proprement à César, certainement, et ces affirmations méritent le respect, mais il ne faut jamais oublier que César lui-même appartient à Dieu.

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 12:27
La volonté de Macron d'interdire l'école à la maison sous prétexte de "séparatisme" islamiste est un faux prétexte trompeur

Quod omnes tangit ab omnibus tractari et approbari debet (QOT). "Que ce qui touche à tout le monde soit discuté et approuvé par tout le monde !" est une maxime médiévale qui signifie que tout pouvoir nécessite le consentement de ceux sur qui il s'exerce, sinon il s'agit d'une tyrannie.

 

 

Pour Anne Coffinier, présidente de Créer son école et d’Educ’France, la décision d’Emmanuel Macron d’interdire l’école à la maison, sauf raison médicale, loin d’endiguer l’islamisme, laisse prospérer le problème en stigmatisant les bons élèves de la liberté scolaire :

 

"Le séparatisme islamiste, lui, ne se développe qu’anecdotiquement dans l’enseignement à domicile, ou dans le hors-contrat déclarés et soumis à contrôles réguliers. Il se déploie plutôt dans des structures informelles. Or les dispositions citées par le président ne visent pas cet enseignement clandestin. Le président ne parle non plus des enfants régulièrement exclus de l’école, qui se trouvent à la rue la moitié de l’année et fréquentent des réseaux délinquants ou islamistes. Certains de ces jeunes se retrouvent régulièrement impliqués dans des réseaux de drogue comme guetteurs tombent dans la petite délinquance, font un peu de prison et en sortent radicalisés. Il n’aborde pas non plus le séparatisme à l’intérieur même de l’école publique, alors même que ce phénomène est largement documenté par Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, qui vient de publier Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école, ou encore par le député LR Eric Diard ou le député de gauche François Pupponi, tous deux auteurs de rapports et livres sur la radicalisation au cœur de service public.

 

"Emmanuel Macron ne mesure pas la force des réactions que sa proposition suscite. La mesure est perçue comme totalement choquante, alors que tant d’enfants sont aujourd’hui en souffrance dans le système scolaire. L’interdiction de l’instruction en famille est la dernière chance pour beaucoup d’enfants pour qui le système scolaire français n’est pas adapté. Alors que l’Éducation nationale peine à accueillir les enfants à besoin spécifique et à endiguer des phénomènes comme le harcèlement scolaire, interdire l’école à la maison revient à tirer sur l’ambulance. Une question prioritaire de constitutionnalité sera très vraisemblablement déposée par les parlementaires. Même si la décision du Conseil constitutionnel de 1977 n’aborde pas la question de l’école à la maison, il est clair que, « le principe de liberté de l’enseignement constitue l'un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ». La question constitutionnelle reste ouverte. Tout dépendra de la rédaction exacte du projet de loi. Ensuite, il est évident que les amendements seront très nombreux pour obtenir des dérogations pour tous les cas ayant besoin de pouvoir continuer à faire l’école à la maison. Psychologiquement, on passerait du droit à choisir le mode d’enseignement de son enfant à l’interdiction, sauf dérogation, de poser un tel choix. C’est une infantilisation du peuple français qui ne va pas dans le sens nécessaire de la responsabilisation toujours plus forte des parents et des enfants en matière d’éducation. L’urgence est d’obtenir une implication accrue des familles dans l’éducation, pas de les démobiliser, en leur expliquant, à l’instar de Danton, que l’État sait mieux qu’elles-mêmes ce qui est bon pour leurs enfants. Ce serait une régression de l’État de droit d’avoir désormais à se justifier pour exercer une liberté fondamentale." (Source : Pourquoi l’interdiction de l’instruction à la maison fait le jeu de l’islamisme ? Anne Coffinier, dans Famille Chrétienne, 08/10/2020 / Le Forum catholique)

 

Ce faux prétexte de Macron passe sous silence le fait que les premiers à avoir fait sécession d'avec le peuple ce sont les élites. C'est la thèse de l'historien et sociologue américain Christopher Lasch en 1995 (La Révolte des élites et la trahison de la démocratie), thèse reprise et développée par le géographe Christophe Guilluy (La France périphérique, 2014, et No Society. La fin de la classe moyenne occidentale, 2018.)

 

C'est une atteinte à loi naturelle (la liberté des parents d'éduquer leurs enfants), et une nouvelle atteinte à une liberté fondamentale.

Voici quelques citations de grandes consciences républicaines sur l'éducation :

 

"Il faut pourtant gagner à notre Ordre le commun du peuple : le grand moyen pour cela est l'influence sur les écoles (...) C'est à la jeunesse qu'il faut aller, c'est elle qu'il faut séduire, elle qu'il faut entrainer, sans qu'elle s'en doute... Allez à la jeunesse, et si c'est possible jusqu'à l'enfance." (Adam Weishaupt, 1748-1830)

 

"Les enfants appartiennent à la république avant d'appartenir à leurs parents: l'égoïsme des pères pourrait être dangereux pour la République. Voilà pourquoi la liberté que nous leur laissons ne va pas jusqu'à élever leurs enfants autrement qu'à notre gré." (Georges-Jacques Danton, 1759-1794)

 

"Il existe un père de famille qui les comprend tous: c'est l'Etat." (Jules Ferry, 1832-1893)

 

"Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents." (Laurence Rossignol, Secrétaire d'Etat à la famille, en fonction depuis le 9 avril 2014)

 

"Il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire son choix. (...) Et donc, l'école a un rôle fondamental puisque l'école doit dépouiller l'enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l'élever jusqu'à devenir citoyen." (Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale)

 

"Vous devez sans cesse former de nouveaux plans, afin de voir comment on peut dans vos provinces s'emparer de l'éducation publique, du gouvernement ecclésiastique, des chaires d'enseignement et de prédication." (Adam Weishaupt, Code des Illuminés de Bavière, 1777. Cf. Barruel, Opus. cit., t. II, p, 243, édition de 1819, cité in Jean Ousset, Pour qu'Il règne, Editions DMM, Niort 1998, p. 260.)

 

Il faut "saisir les enfants à l'époque où ils reçoivent des impressions décisives, pour préparer des hommes dignes de la République" (Robespierre, 13 août 1793, Archives parlementaires, 1/72/126/1, cité in Xavier MARTIN, Nature humaine et Révolution française, Du siècle des Lumières au Code Napoléon, Dominique Martin Morin, Mayenne 2002, p. 112.)

 

"La patrie seule a le droit d'élever ses enfants " (Robespierre, 18 floréal an II, Arch. parlem., 1/82/138/2, cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 112.)

 

"Il y a cette idée qu'en dépaysant les personnes et en agissant sur l'éducation on peut améliorer les races." (Jacques VILLEMAIN, Génocide en Vendée, 1793-1794, ibid., p. 138-139.)

 

"(La famille) est un fédéralisme domestique qui rétrécit les âmes en les isolant" (Robespierre, 18 floréal an II, 7 mai 1794, Archives parlementaires, 1/82/138/2., cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 113.)

 

"Tout se rétrécit dans l'éducation domestique" (Danton, 13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2., cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 113.)

 

"Mon fils ne m'appartient pas, il est à la république" (Danton, 13 août 1793, Arch. parlem., 1/72/126/2., cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 112.)

 

"Les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents." (Danton, 22 frimaire an II, 12 décembre 1793: Moniteur n° 84, 24 frimaire, 14 décembre, p. 339/2., cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 112.)

 

"Il serait heureux pour l'espèce humaine que tous les enfants ne connussent point leur père" (Lequinio, Les Péjugés détruits, Paris 1792, p. 144, cité in Xavier Martin, ibid., p. 111.) Lequinio était un député à l'"Assemblée législative" où le signalaient des propositions d'avant-garde... puis conventionnel régicide et représentant en mission particulièrement pugnace...

 

"Toute sa doctrine (à l'éducation par l'État) consiste donc à s'emparer de l'homme dès le berceau, et même avant sa naissance; car l'enfant qui n'est pas né, appartient déjà à la patrie." (Rabaut Saint-Etienne, Arch. parlem., 1/55/346/2., cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 113.)

 

"Elle (l'éducation nationale) s'empare de tout l'homme sans le quitter jamais en sorte que l'éducation nationale n'est pas une institution pour l'enfance, mais pour la vie tout entière" (Rabaut Saint-Etienne, 21 décembre 1792, Arch. parlem., 1/55/346/2, cité in Xavier MARTIN, ibid., p. 115.)

 

"Pour rendre le peuple heureux, il faut le renouveller, changer ses idées, changer ses lois, changer ses moeurs, changer les hommes, changer les choses, tout détruire, oui, tout détruire puisque tout est à recréer." (Rabaut-Saint-Etienne cité in Henri Delassus, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, rééd. Expéditions pamphiliennes 2007, p. 280.)

 

Quel était le point commun de tous ces personnages ? Ils étaient tous francs-maçons..., rosicruciens et autres "illuminés"...

 

À aucun moment le peuple n'a été consulté sur ce programme républicain d'"éducation" des enfants pour les "élever jusqu'à devenir citoyen" (V. Peillon), "pour préparer des hommes dignes de la République" (Robespierre)... À aucun moment la théorie du genre, introduite en douce et sans débat à l'école, n'a été médiatisée, présentée au peuple, discutée ou même approuvée. À aucun moment le peuple non plus n'a été consulté sur l'interdiction de l'école à la maison. La république en marche...

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 15:45

Source: Ermes Dovico, 09-10-2020

La Nuova Bussola Quotidiana

 

Aujourd'hui, jour de sa conversion au catholicisme, est le souvenir de saint Jean Henry Newman, créé cardinal par Léon XIII le 12 mai 1879. Pour l'occasion, l'Anglais a prononcé le fameux Discours sur la note qui contient une dénonciation très lucide - parfois prophétique - de l'idée de l'égalité de toutes les religions et de l'expulsion de la foi de la sphère publique.

Il ne jouit pas encore d'une mémoire obligatoire dans le calendrier général romain (donc à célébrer dans toute l'Église), mais le 9 octobre de cette année tombe le premier anniversaire - tel que canonisé - de John Henry Newman, proclamé saint par le pape François le 13 octobre. 2019.

 

En ce qui concerne l'actualité vraiment extraordinaire du grand converti anglais , il convient de rappeler le discours qu'il prononça le 12 mai 1879, jour où Léon XIII l'a créé cardinal. Commençons par une note historique. Ce n'était pas, pour le pape Pecci, un choix né d'une pensée soudaine. Loin de là. Peu de temps après son élection, le 20 février 1878, au trône papal, Léon XIII avait ainsi répondu à ceux qui lui demandaient quelle serait la ligne de son ministère pétrinien: "Attendez d'avoir vu mon premier cardinal. Vous comprendrez alors quelle sera la note caractéristique de mon pontificat" (cf. John Henry Newman, Edoardo Aldo Cerrato, Edizioni San Paolo, p. 25).

 

Au premier consistoire du pape de Rerum Novarum, le premier cardinal de la liste était, bien entendu, Newman. C'était une façon de reconnaître l'énorme travail qu'il avait accompli, en près de 34 ans de service depuis sa conversion, pour l'Église. Newman, qui n'avait pas manqué d'attaquer, remercia en l'honneur du chapeau de cardinal en prononçant le fameux Discours du billet (1ère source2e source. Ndt) qui contient la dénonciation de deux grands maux liés : le libéralisme / l'indifférentisme religieux et le rejet du christianisme par le pouvoir civil.

 

Concernant le premier mal, déjà opposé dans la phase de "recherche" précédant la conversion de l'anglicanisme, Newman déclarait :

 

"Le libéralisme dans le domaine religieux est la doctrine selon laquelle il n'y a pas de vérité positive en religion, mais qu'une croyance en vaut une autre, et tel est l'enseignement qui gagne chaque jour plus de crédit et de force. Il va contre toute reconnaissance d'une religion vraie. Il enseigne qu'il faut toutes les tolérer, parce qu'elles sont toutes affaires d'opinion, que la religion révélée n'est pas une vérité, mais une question de sentiment et de goût personnel, qu'elle n'est ni un fait objectif ni un fait miraculeux, et que chaque personne a le droit de lui faire dire ce qui frappe son imagination".

 

Le saint a ensuite insisté sur les conséquences de cette pensée relativiste :

 

"Vous pouvez aller dans les églises protestantes et catholiques, vous asseoir à la table des deux et n'appartenir à aucune des deux. Il est possible de fraterniser et d'avoir des pensées et des sentiments spirituels en commun, sans même se poser le problème d'une doctrine commune ou en ressentir le besoin. Par conséquent, puisque la religion est une telle caractéristique personnelle et une telle propriété privée, elle doit absolument être ignorée dans les relations entre les personnes".

 

Si la foi est réduite à un fait privé, elle finit inévitablement par être hors de propos dans la société, qui ne reconnaît plus les vérités révélées, à commencer par les lois et l'éducation. Et c'est le deuxième grand thème abordé par Newman :

 

"Jusqu'à présent, le pouvoir civil était chrétien. Même dans les nations séparées de l'Église, comme dans la mienne, quand j'étais jeune, le dicton était toujours valable : "Le christianisme est la loi du pays". Or, cette structure civile de la société, qui était la création du christianisme, rejette le christianisme. Le dicton, et bien d'autres qui ont suivi, a disparu ou est en train de disparaître, et à la fin du siècle, si Dieu n'intervient pas, il sera complètement oublié. Jusqu'à présent, on pensait que la religion avec ses sanctions surnaturelles suffisait à assurer la loi et l'ordre à notre population; maintenant les philosophes et les politiciens ont tendance à résoudre ce problème sans l'aide du christianisme".

 

Une vision complètement horizontale de la vie suit :

 

"Au lieu de l'autorité et de l'enseignement de l'Église, ils soutiennent avant tout une éducation totalement sécularisée, destinée à faire comprendre à chaque individu qu'être ordonné, travailleur et sobre est à son avantage personnel. Ensuite, ils fournissent les grands principes qui doivent remplacer la religion et que les masses ainsi éduquées devraient suivre, les vérités éthiques fondamentales dans leur sens le plus large, la justice, la bienveillance, l'honnêteté, etc. l'expérience acquise; et ces lois naturelles qui existent et agissent spontanément dans la société et dans les choses sociales, à la fois physiques et psychologiques, par exemple dans le gouvernement, le commerce, les finances, les soins de santé et les relations entre les nations. Quant à la religion, c'est un luxe privé, que l'on peut se permettre, si l'on veut, mais que l'on doit évidemment payer, et que l'on ne peut ni imposer aux autres ni les ennuyer en le pratiquant soi-même."

 

Face à cet athéisme en marche, Newman explique avec la clarté paulinienne :

 

"Les caractéristiques générales de cette grande apostasie sont partout identiques; mais les détails varient d'un pays à l'autre. (…) N'oublions pas qu'il y a beaucoup de bien et de vrai dans la pensée libérale; il suffit de mentionner, par exemple, les principes de justice, d'honnêteté, de sobriété, de maîtrise de soi, de bienveillance qui, comme je l'ai déjà noté, sont parmi ses principes les plus proclamés et constituent les lois naturelles de la société. Ce n'est que lorsque nous nous rendons compte que cette belle liste de principes vise à mettre de côté et à anéantir complètement la religion que nous sommes obligés de condamner le libéralisme. En effet, il n'y a jamais eu de plan de l'Ennemi aussi habilement concocté et avec de plus grandes chances de succès (…).

 

À la fin du discours, le saint anglais a été attristé par la pensée des nombreuses âmes auxquelles le libéralisme ferait du mal, en les trompant. Mais cela a ajouté la certitude consolante de la victoire finale de Dieu et de son Église.

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 13:08

Le 8 octobre, le diocèse de Brooklyn a intenté un procès à l'État de New York pour violation du premier amendement qui garantit le libre exercice de la religion (DioceseOfBrooklyn.org).

Les ordonnances exécutives sur les coronavirus ont laissé à l'évêque Nicholas DiMarzio, 76 ans, "aucune autre option" que d'aller devant les tribunaux car il est en désaccord avec les limites de capacité imposées,

"Nos églises peuvent accueillir de nombreux fidèles, et le fait de ramener notre capacité de masse à 10 personnes maximum en zone rouge et à 25 personnes en zone orange, sans aucun cas significatif, entrave notre droit au culte".

Un diocèse américain se réveille sur les mesures sanitaires

Source: GLORIA.TV

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 19:47
La Statue de Notre-Dame de Guadalupe perdue dans l'ouragan, récupérée 10 ans plus tard par un autre

CNA, 7 octobre 2020 / 08h00 MT ( CNA ) .- Lorsque l'ouragan Alex a frappé l'État mexicain de Nuevo Leon en 2010, le vent arracha de sa base une sculpture en métal de Notre-Dame de Guadalupe dans la ville de Monterrey et la jeta dans la rivière Santa Catarina.

 

Une tentative infructueuse fut faite pour récupérer l'image, mais elle s'était enfouie trop loin sous le lit de la rivière et les autorités locales la remplacèrent par une réplique.

 

Mais ensuite, un autre ouragan a traversé l'État.

 

En juillet, l'ouragan Hanna a ravagé la zone où se trouvait l'ouragan Alex il y a dix ans. Et les vents et les inondations de l'ouragan Hanna ont remodelé le lit de la rivière Santa Catarina. Quand cela s'est produit, la statue de Notre-Dame de Guadalupe a été partiellement dévoilée dans la rivière.

 

Un maçon local, Esteban Ramírez, a trouvé la statue alors qu'il cherchait de la ferraille dans le lit rocheux de la rivière.

 

La statue, haute de près de 42 pieds et pesant dix tonnes, a été récupérée du lit de la rivière. Les travaux ont commencé pour la restaurer.

 

L'archidiocèse de Monterrey a signalé le 1er octobre que les travaux de restauration de l'image progressaient.

 

"Dans quelques jours, la partie structurelle de l'image sera prête", a déclaré l'archidiocèse dans un communiqué.

 

La statue a été initialement placée à Monterrey en 1990, au milieu des préparatifs d'une visite de la ville du pape Saint-Jean-Paul II. Le pape avait béni la statue lors de sa visite.

 

Une entreprise de construction travaille à la rénovation de la statue et prend en charge les dépenses. Lorsque les travaux seront presque terminés, la statue sera placée à la paroisse Notre-Dame, Reine du Mexique dans la ville.

 

Une partie de la charpente métallique de la statue ne sera pas restaurée. Les responsables espèrent que les pièces sans ornements de la statue racontent l'histoire de ses dix ans dans le lit d'une rivière et la Providence de Dieu.

 

La redécouverte de l'image en juillet de cette année était un signe d'espoir pour les catholiques lors de la pandémie de coronavirus, que Notre-Dame les accompagne toujours dans leurs procès, a déclaré l'archidiocèse de Monterrey.

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 18:04

"Dans la fraternité universelle syncrétiste, il y a une volonté millénariste sous-jacente qui est de recréer une Paradis terrestre mais en dehors du nom de Jésus qui est comme en trop", " les prêches même de Saint François d'Assise au sultan d'Egypte al-Malik al-Kâmil, ou aux animaux, ses frères, c'était toujours dans le but de les convertir et non dans le but d'établir une simple fraternité horizontale conçue comme une fin en soi" : nous le disions dans notre commentaire de l'encyclique Tous Frères du pape François publié le 3 octobre. Nous trouvons la même analyse aujourd'hui dans cet article de Luisella Scrosati pour La Nuova Bussola Quotidiana : "Tous Frères omet l'affirmation initiale de la seule vraie religion en pliant à la fois l'Église et la liberté à une fonctionnalité horizontale. La relativisation de la foi chrétienne est admise et l'idée est avancée que l'Évangile est une des sources d'inspiration pour réaliser la fraternité universelle. Ainsi l'Église prend sa place parmi les architectes d'un monde sans le Christ."

Tous frères, mais la liberté religieuse est sans le Christ

 

07-10-2020

 

Luisella Scrosati

 

Tous Frères omet l'affirmation initiale de la seule vraie religion en pliant à la fois l'Église et la liberté à une fonctionnalité horizontale. La relativisation de la foi chrétienne est admise et l'idée est avancée que l'Évangile est une des sources d'inspiration pour réaliser la fraternité universelle. Ainsi l'Église prend sa place parmi les architectes d'un monde sans le Christ.

 

 

Dans la nouvelle encyclique Tous Frères il y a un peu de tout, sans ordre et sans clarté. En fait, ce n'est pas un excellent compliment, mais il est difficile de dire le contraire. Au sein de ce genre de bazar, l'attention s'est portée en particulier sur les paragraphes consacrés à la liberté religieuse. Au n° 279, François écrit : "Nous, chrétiens, nous demandons la liberté dans les pays où nous sommes minoritaires, comme nous la favorisons pour ceux qui ne sont pas chrétiens là où ils sont en minorité. Il y a un droit fondamental qui ne doit pas être oublié sur le chemin de la fraternité et de la paix. C’est la liberté religieuse pour les croyants de toutes les religions. Cette liberté affirme que nous pouvons « trouver un bon accord entre cultures et religions différentes ; elle témoigne que les choses que nous avons en commun sont si nombreuses et si importantes qu’il est possible de trouver une voie de cohabitation sereine, ordonnée et pacifique, 

 

La liberté religieuse, dans le paragraphe susmentionné, est liée à la contribution que toutes les religions peuvent apporter à la réalisation d'une forme pacifique de coexistence; elle est fonctionnelle à la création d'une fraternité universelle, à laquelle chaque religion offre les "nombreuses choses" qu'elle a en commun avec les autres. Il est intéressant de noter que le texte ne fait pas référence, comme on aurait pu s'y attendre, à la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse; il est plutôt précédé, au n° 277, extrait de la citation, soigneusement tronquée, de n. 2 de Nostra Aetate. Ces deux détails - l'omission de Dignitatis Humanae et la présence de la déclaration sur le dialogue interreligieux chirurgicalement, comme nous le verrons, choisie - ne sont pas sans effet. Et malheureusement, cet effet semble menacer les fondements de la Révélation, pour être plutôt fonctionnel au "nouvel humanisme" sans Jésus-Christ, qui s'établit à grands pas.

 

Mais allons-y dans l'ordre. DH commence par l'affirmation claire que "Dieu a lui-même fait connaître au genre humain la voie par laquelle, en le servant, les hommes peuvent obtenir le salut et le bonheur dans le Christ. Cette unique vraie religion, nous croyons qu’elle subsiste dans l’Église catholique et apostolique à laquelle le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes". Tel est l'horizon insurmontable dans lequel doit se placer la défense de la liberté religieuse; un horizon, on le voit, qui exorcise la tentation de l'indifférentisme religieux et indique à l'Église le chemin de l'évangélisation comme une obligation irremplaçable. Dans ce contexte, la liberté religieuse n'est donc pas la légitimation de la revendication d'individus ou de groupes de choisir la religion qu'ils aiment; elle est encore moins le point d'arrivée de l'action de l'Église, mais la condition minimale pour que la personne puisse, sans contraintes, s'ouvrir à la reconnaissance de l'initiative également libre de Dieu, de se donner à l'homme dans le Christ et dans l'Église, même si cette reconnaissance, sur un plan contingent, peut ne pas se produire, ou ne se produire que partiellement. C'est une limite imposée aux pouvoirs extérieurs, en premier lieu l'État, en vertu non pas de l'arbitraire, mais du fait qu'il est propre à l'homme de chercher librement la vérité sur lui-même, sur le monde et sur Dieu. Il s'agit donc d'affirmer la dimension délicieusement verticale et spirituelle de l'homme, face à des réductionnismes nombreux et répétés.

 

Que font tous les frères à la place? Ils omettent complètement l'affirmation primaire de la seule vraie religion et de la mission de l'Église, oublient la dimension verticale de la liberté religieuse et plie l'Église et la liberté à une fonctionnalité horizontale. Au n° 276 on lit en effet: "L'Eglise a un rôle public qui ne se borne pas à des activités d'assistance ou d'éducation", mais qui favorise "la promotion de l'homme et de la fraternité universelle". Il n'y a aucune mention de la mission surnaturelle de l'Église, sans laquelle il ne peut y avoir de promotion humaine, ni de fraternité authentique.

 

Le numéro suivant est l'admission flagrante de complète relativisation de la foi chrétienne et immanentisation de la mission de l'Église. 277 rappelle en fait Nostra Aetate, 2, mais en omettant ces incisions et passages inconfortables; tout d'abord la remarque qui précise que, tout en reconnaissant le bien présent dans les autres religions, elles "diffèrent en bien des points de ce que [l'Église] elle-même croit et propose"; et puis, ce qui est encore plus grave, le paragraphe qui rappelle le devoir impératif de l'Église d'annoncer Jésus-Christ est complètement omis, sans se limiter à la simple reconnaissance des biens présents dans les autres religions. L'Église en effet "annonce, et elle tenue d'annoncer sans cesse, le Christ qui est 'la voie, la vérité et la vie' (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s'est réconcilié toutes choses" (NA, 2).

 

Mais dans la nouvelle encyclique, il n'y a aucune trace de cette obligation précise de l'Église, qui est le sens de son existence. En effet, la suite du n° 277 est encore pire; non seulement l'Évangile est radicalement réduit à une dimension horizontale, à une musique sans laquelle "nous aurons perdu la joie qui jaillit de la compassion, la tendresse qui vient de la confiance, la capacité de réconciliation qui trouve sa source dans le fait de savoir que nous sommes toujours pardonnés-envoyés Et "nous aurons éteint la mélodie qui nous a poussés à lutter pour la dignité de chaque homme et femme". Mais même l'idée est avancée que l'Évangile est simplement l'une des sources d'inspiration pour réaliser cette merveilleuse fraternité universelle: "D'autres boivent d'autres sources. Pour nous, cette source de dignité humaine et de fraternité réside dans l'Évangile de Jésus-Christ".

 

Mais dans la nouvelle encyclique, il n'y a aucune trace de cette obligation précise de l'Église, qui est le sens de son existence. Au contraire, la suite du n° 277 est encore pire ; non seulement l'Evangile est réduit de façon drastique à une dimension horizontale, à une musique sans laquelle "nous aurons perdu la joie qui jaillit de la compassion, la tendresse qui naît de la confiance, la capacité de la réconciliation qui trouve sa source dans le fait de se savoir toujours pardonnés" et "nous aurons éteint la mélodie qui nous pousse à lutter pour la dignité de tout homme et de toute femme ". Mais il y a même l'idée que l'Evangile est simplement une des sources d'inspiration pour réaliser cette merveilleuse fraternité universelle : "D’autres s’abreuvent à d’autres sources. Pour nous, cette source de dignité humaine et de fraternité se trouve dans l’Évangile de Jésus-Christ."

 

Un déiste anglais du XVIIe ou XVIIIe siècle, ou un von Harnack, n'aurait pas écrit autrement. La personne divine de Jésus-Christ, sa médiation universelle sont complètement réduites au silence; l'ordre de la nature - qui dans l'encyclique est avant tout l'affirmation d'une coexistence légitime entre différentes religions - se détache de celui de la grâce. L'ordre social - dans la vision de François - peut être autonome, l'unité de la race humaine est réalisée indépendamment de l'adhésion à Jésus-Christ et de l'action surnaturelle de l'Église. Plutôt. L'Évangile est simplement l'une des sources qui peuvent contribuer au bien commun.

 

Lors de la rencontre interreligieuse (naturellement) discutée et discutable à Assise, en 1986, Jean-Paul II, sur la place inférieure de la basilique Saint-François, avait témoigné du Christ, le seul Sauveur, devant tous les représentants des autres religions réunis: "Je professe à nouveau ma conviction, partagée par tous les chrétiens, qu'en Jésus-Christ, en tant que Sauveur de tous, la vraie paix doit être recherchée". Quelques jours plus tôt, le 22 octobre, le même pontife, lors de l'audience générale, avait ainsi clairement résumé l'enseignement d' Ad Gentes : "Selon le Concile, l'Église est de plus en plus consciente de sa mission et de son devoir, voire de sa vocation essentielle d'annoncer au monde le vrai salut qui ne se trouve qu'en Jésus-Christ, Dieu et l'homme. Oui, ce n'est qu'en Christ que tous les hommes peuvent être sauvés. [...]. Consciente de la vocation commune de l'humanité et du plan unique du salut, l'Église se sent connectée à chacun, comme le Christ "s'est uni d'une certaine manière à chaque homme". Et à tous et à chacun, il proclame que le Christ est le centre du monde créé et de l'histoire".

 

Tous Frères décident plutôt d'éteindre cette annonce, de faire accueillir l'Église parmi les architectes d'un monde nouveau sans le Christ, de donner le feu vert à l'idée que l'unité du genre humain peut être réalisée indépendamment de la personne divine du Christ, le cas échéant, utiliser l'Évangile comme l'un des nombreux textes inspirants des principes humanitaires.

___________

Add. 11-10-2020. Gloria.tv. Spécialiste reconnu de l'Eglise catholique, Boulevard Voltaire (bvoltaire.fr) a demandé à Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages culture et religion de Valeurs Actuelles de nous éclairer sur le contenu de la nouvelle encyclique du pape François : 

 

"C'est une encyclique très décevante, d'une part parce que le pape fait part d'une théologie très horizontale. C'est une encyclique sociale qui par définition se préoccupe de questions économiques et sociales avant tout, mais là, on est vraiment dans une théologie qui ne parle pas beaucoup de Dieu, qui ne parle pas beaucoup d'espérance et qui finalement finit presque par ressembler à une forme de sociologie un peu améliorée.

"La deuxième chose est que c'est une encyclique auto-référentielle. C'est assez surprenant parce que le pape François aime bien critiquer ceux qu'il accuse de faire de l'Eglise un système auto-référentiel et en fait ce qui est très frappant dans cette encyclique c'est qu'il se cite tout le temps. Je pense qu'il y a sur les 300 notes qu'il y a à la fin de son encyclique il y en a à peu près les deux tiers qui font référence à de précédentes interventions du pape François. Et cela fait un peu penser à la critique que le cardinal Müller avait faite du texte préparatoire sur le synode en Amazonie où il avait dit que finalement c'était une 'herméneutique inversée', c'est-à-dire qu'au lieu que cela soit la tradition de l'Eglise qui nourrisse la pensée, la tradition n'est invoquée, éventuellement, que comme support pour étayer des idées pré-existantes mais qui ne puisent pas leurs sources dans la tradition.

"La troisième chose c'est que c'est une encyclique très personnelle au point que l'on se demande effectivement si le pape François est bien dans la continuité du Magistère ou s'il n'est pas en train d'inventer une théologie qui lui soit propre. Et c'est assez net sur la question de la 'guerre juste'.  par exemple, où il prend le contre-pied sur cette question traditionnelle multiséculaire de l'Eglise, sans vraiment argumenter. 

"[...] C'est un texte très politique dont le corps du texte repose sur une dialectique entre ce que devrait être un bon universalisme et ce que devrait être une bonne mondialisation et la nécessité d'accueillir les migrants. Et il y a une réflexion intéressante sur l'universalisme qui ne doit pas être une mondialisation niveleuse qui gomme et qui cherche à effacer les identités des peuples, mais dans le même temps le pape dénie aux frontières la légitimité d'interdire à un même la possibilité d'aller chercher des conditions de vie meilleures ailleurs, et il a des phrases assez fortes pour dire que les biens de la terre devant être considérées comme devant aller à tous, nul ne peut s'opposer à ce que l'étranger considère chaque pays comme son pays. Et donc le pape reconnaît à la fois qu'une immigration forte modifie en profondeur la culture du pays d'accueil et il ne voit pas la contradiction avec le fait qu'il prône la défense et la préservation des identités des peuples. Mais alors il ne parle probablement pas aux peuples européens et occidentaux, il parle des peuples ex-colonisés, des peuples du Tiers-Monde."

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 17:31

"Les prêches même de Saint François d'Assise au sultan d'Egypte al-Malik al-Kâmil, ou aux animaux, ses frères, c'était toujours dans le but de les convertir" : nous le disions dans notre commentaire de l'encyclique Tous Frères du pape François. C'est confirmé aujourd'hui par des experts dans cet article sur LifeSiteNews : 

 

Le pape François a utilisé un récit trompeur de saint François d'Assise dans Fratelli Tutti, selon des experts

 

Le pape François avait dépeint Saint François d'Assise comme un précurseur du dialogue interreligieux moderne.

 

Mer.7 oct.2020 - 8h28 EST

L'image sélectionnée

VATICAN CITY, 7 octobre 2020 ( LifeSiteNews ) - Le portrait de Saint François d'Assise comme précurseur du dialogue interreligieux moderne dépeint par le pape François dans sa nouvelle encyclique Fratelli Tutti ne rend pas justice à l'original, disent les experts.

 

Dans le préambule de Fratelli Tutti, le pape François parle de la mission de saint François auprès du sultan Malik-el-Kamil à Damiette, en Égypte : 

 

La fidélité à son Seigneur était proportionnelle à son amour pour ses frères et sœurs. Bien que conscient des difficultés et des dangers, saint François est allé à la rencontre du Sultan en adoptant la même attitude qu’il demandait à ses disciples, à savoir, sans nier leur identité, quand ils sont « parmi les sarrasins et autres infidèles … de ne faire ni disputes ni querelles, mais d’être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu ». Dans ce contexte, c’était une recommandation extraordinaire. Nous sommes impressionnés, huit-cents ans après, que François invite à éviter toute forme d’agression ou de conflit et également à vivre une ‘‘soumission’’ humble et fraternelle, y compris vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas sa foi.

 

Cependant, ce récit de l'histoire de saint François et du sultan a été contredit par les journalistes et les universitaires qui soutiennent qu'il est en contradiction avec les récits historiques.

 

Le Dr Samuel Gregg, directeur de recherche de l'Action Institute, a souligné dans Catholic World Report que Saint François n'était pas le personnage "doux et mielleux" que François semble suggérer.

 

"Lorsque le sultan a demandé à François et à son compagnon le but de sa visite, le saint 'est allé immédiatement droit au but. Il était l'ambassadeur du Seigneur Jésus-Christ et était venu pour le salut de l'âme du sultan. Francis a exprimé sa volonté d'expliquer et de défendre le christianisme'", a raconté Gregg, citant le spécialiste Augustine Thompson OP, Francis of Assisi: A New Biography (2012).

 

"Ce qui a suivi a été un échange de déclarations de François et des conseillers religieux du sultan (qui ont dit au sultan d'exécuter François pour "prêche contre Muhammad et l'islam") dans lequel les deux parties ont exposé les revendications de vérité respectives du christianisme et de l'islam. François s'est alors engagé dans une 'longue conversation' avec le sultan dans laquelle il 'a continué à exprimer sa foi chrétienne dans le Seigneur crucifié et sa promesse de salut'', a poursuivi Gregg.

 

"À aucun moment, le saint, souligne Thompson, n'a dit du mal du prophète Mahomet. Mais François n'était pas là pour un échange de plaisanteries diplomatiques. Il voulait convertir le sultan au christianisme par la parole et l'action."

 

Gregg a dit qu'il soulevait ces faits parce que, contrairement à la description de la rencontre trouvée dans Fratelli tutti, le "saint se souciait d'aborder la question de la vérité religieuse". Ainsi, l'encyclique "manquait" dans sa description.

 

Le professeur Roberto de Mattei a moins pardonné la fausse représentation de saint François par le pape François.

 

"Le pape François présente [la visite au sultan] comme une recherche de dialogue, alors que toutes les sources de l'époque disent que saint François voulait convertir le sultan et soutenait les croisés qui combattaient en Terre sainte", a-t-il déclaré dans une déclaration enregistrée pour RadioRomaLibera.org .

 

"Mais la rencontre entre saint François et le sultan a échoué, et le pape Bergoglio semble vouloir démontrer qu'il est plus capable que saint François de mener à bien le projet, à commencer par le document d'Abu Dhabi."

 

La Déclaration d'Abu Dhabi de 2019 a soutenu que Dieu voulait "le pluralisme et la diversité des religions" de la même manière qu'il a voulu une diversité de sexe et de couleur de peau. Le document a été signé par le pape François et le grand imam musulman d'al-Azhar, Ahmed el-Tayeb.

 

Cependant, il est peu probable que le pape François lui-même ait été le premier à présenter saint François comme un précurseur du dialogue interreligieux moderne.

 

Selon Church Militant, un compte rendu révisionniste des efforts missionnaires du saint parmi les musulmans pendant la cinquième croisade a été publié par les franciscains eux-mêmes en 2019. Saint François et le sultan, 1219-2019 : Un livret commémoratif , produit par les frères franciscains mineurs (OFM), "rétrograde les sources primaires qui rapportent la rencontre de saint François avec le sultan comme étant 'fortement hagiographique ou stéréotypiquement hostile à l'islam, ce qui fait échouer nos tentatives de rassembler une image claire de ce qui aurait pu réellement se passer lors de cette rencontre mémorable'", a rapporté Church Militant.

 

L'image de François comme quelqu'un qui est entré dans le dialogue interreligieux avec l'Islam et est rentré chez lui édifié a été promue par le chef des Frères mineurs, le frère Michael A. Perry.

 

"Peut-être était-ce [Saint] François, et non al-Kamil, qui avait besoin d'être 'converti' après tout", a écrit Alison Kenny de Salt and Light Media au Canada peu après la publication du livret.

 

Il existe plusieurs sources médiévales d'histoires sur saint François, l'une écrite par son presque contemporain saint Bonaventure en 1260, 34 ans après la mort du saint. Selon la Vie de saint François de saint Bonaventure, le fondateur de l’ordre franciscain aspirait à être martyrisé et l’avait en vue lors de ses diverses missions de conversion des musulmans au christianisme.

 

Selon l'histoire de saint François et du sultan de saint Bonaventure, le saint et son compagnon ont été battus par les soldats du sultan avant d'être traînés devant lui. Lorsque le sultan a demandé à François qui l'avait envoyé et pourquoi, le saint a dit que Dieu l'avait envoyé prêcher l'Évangile.

 

Le sultan a été si impressionné qu'il demanda à François de rester avec lui, mais François a répondu qu'il ne resterait que si le sultan et son peuple se convertissaient "au Christ". Il a également suggéré que lui et les conseillers religieux actuels du sultan subissent ensemble un procès par le feu. Cela ne s'est pas produit, car, comme l'a souligné le sultan, ses aumôniers n'étaient pas disposés à le faire.

 

François a alors proposé de faire cavalier seul mais le sultan, craignant apparemment une rébellion s'il acceptait le Christ, a essayé d'amadouer François avec "de nombreux cadeaux coûteux". Lorsque François les rejeta, le sultan fut encore plus impressionné. Malheureusement, selon l'histoire de Saint-Bonaventure, François n'a pas été impressionné par le sultan, ne voyant aucune "racine de vraie piété" en lui, a abandonné sa mission et est rentré chez lui.

___________

Add. 11-10-2020. Gloria.tv. Spécialiste reconnu de l'Eglise catholique, Boulevard Voltaire (bvoltaire.fr) a demandé à Laurent Dandrieu, rédacteur en chef des pages culture et religion de Valeurs Actuelles de nous éclairer sur le contenu de la nouvelle encyclique du pape François : 

 

"[...] Il est assez peu question de conversion. Et c'est assez choquant, dans cette encyclique, de voir qu'elle commence par un éloge de l'imam de l'université d'Al-Azhar (FT 5) et une instrumentalisation d'une citation de saint François d'Assise qui est, d'ailleurs, un peu tronquée par le pape et détournée de son sens. C'est-à-dire que le Pape raconte cette anecdote de saint François allant rencontrer le sultan en 1219 et en revenant Saint François dit à ses disciples 'quand vous êtes en pays musulmans, il faut ne pas chercher ni dispute ni querelle mais avoir une attitude soumise à leurs égards'. Sauf que le pape oublie la fin de la phrase, qui dit qu'il faut avoir une attitude soumise à leurs égards mais néanmoins s'affirmer comme chrétien; cette phrase est passée sous silence. Et par ailleurs cette phrase qu'il cite n'est qu'une partie d'une alternative que le pape ne cite pas. Le second volet de l'alternative dit que 'si toutefois, Dieu vous inspire que c'est le moment de prêcher l'Evangile - je paraphrase - allez-y et faites en sorte que ces gens à qui vous parlez entendent la Bonne nouvelle, se convertissent et se fasse baptiser.'

"Je trouve cela extrêmement significatif que le pape transforme cette phrase de Saint François  qui est juste un appel à la courtoisie et à la prudence quand on évangélise pour ne pas prêcher à torts et à travers, dans toutes les circonstances, mais uniquement quand les circonstances s'y prêtent et que le pape transforme cette phrase en un 'appel' - c'est lui qui emploie ce mot - à la soumission.

"Que le pape François emploie dans le contexte géopolitique actuel le mot de soumission dans un passage d'une encyclique qui rend hommage à l'islam (FT 5) je trouve cela terriblement inquiétant sur sa méconnaissance des réalités géopolitiques et peut-être aussi malheureusement du poids des mots.

"Je pense qu'il y a une part d'angélisme dans la façon dont le pape décrit dans son encyclique la possibilité de concilier l'ouverture maximale des frontières sans que cela ne rpovoque du tout de choc entre les peuples. C'est malheureusement de la politique qui ignore le droit des nations, le droit de tous les peuples à conserver leurs identités, et qui ignore le bien commun ou ne le voit plus que sous l'angle d'un bien commun universel, et mondialisé d'une certaine façon. Ce qui ne me paraît pas très conforme à la doctrine traditionnelle de l'Eglise." (Fin de citation)

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 12:45
"Fratelli Tutti" : une longue encyclique de François qui ne mentionne que seize fois le nom de Jésus

Le Pape a signé l'encyclique "Fratelli tutti" (en français : "Tous frères") au terme de la messe célébrée à Assise samedi 3 octobre après-midi dans la crypte de la basilique d’Assise. Une célébration très courte, devant seulement une vingtaine de personnes, et sans homélie. (Source) Le Pape a ensuite procédé à la signature de l’encyclique “Fratelli Tutti”, dont le texte est rendu public le 4 octobre. Le titre de l'encyclique, "Tous frères", est directement tiré des Admonitions de saint François d'Assise

 

Le pape expose l'échec de la mondialisation devant le coronavirus : "quand je rédigeais cette lettre, a soudainement éclaté la pandémie de la Covid-19 qui a mis à nu nos fausses certitudes. Au-delà des diverses réponses qu’ont apportées les différents pays, l’incapacité d’agir ensemble a été dévoilée. Bien que les pays soient très connectés, on a observé une fragmentation ayant rendu plus difficile la résolution des problèmes qui nous touchent tous. Si quelqu’un croit qu’il ne s’agirait que d’assurer un meilleur fonctionnement de ce que nous faisions auparavant, ou que le seul message que nous devrions améliorer les systèmes et les règles actuelles, celui-là est dans le déni. " (FT § 7) "L’histoire est en train de donner des signes de recul. Des conflits anachroniques considérés comme dépassés s’enflamment, des nationalismes étriqués, exacerbés, pleins de ressentiments et agressifs réapparaissent." (FT § 11)

"Dans le monde d’aujourd’hui, les sentiments d’appartenance à la même humanité s’affaiblissent et le rêve de construire ensemble la justice ainsi que la paix semble être une utopie d’un autre temps." (FT § 30)
 

Il dénonce un "modèle de globalisation" qui « soigneusement vise une uniformité unidimensionnelle et tente d’éliminer toutes les différences et toutes les traditions dans une recherche superficielle d’unité. [...] Si une globalisation prétend [tout] aplanir […], comme s’il s’agissait d’une sphère, cette globalisation détruit la richesse ainsi que la particularité de chaque personne et de chaque peuple. » (Discours lors de la rencontre pour la liberté religieuse avec la communauté hispanique et d’autres immigrés, Philadelphie - États-Unis (26 septembre 2015.) Ce faux rêve universaliste finit par priver le monde de sa variété colorée, de sa beauté et en définitive de son humanité. En effet [...] « notre famille humaine a besoin d’apprendre à vivre ensemble dans l’harmonie et dans la paix sans que nous ayons besoin d’être tous pareils ! ». (Discours aux jeunes, Tokyo - Japon, 25 novembre 2019 : L’Osservatore Romano, éd. en langue française, 3 décembre 2019, p. 10.) (FT § 100)

"L’universel ne doit pas être l’empire homogène, uniforme et standardisé d’une forme culturelle dominante unique qui finalement fera perdre au polyèdre ses couleurs et aboutira à la lassitude. C’est la tentation exprimée dans le récit antique de la tour de Babel : la construction d’une tour qui puisse atteindre le ciel n’exprimait pas l’unité entre les différents peuples à même de communiquer à partir de leur diversité. C’était plutôt une tentative malavisée, née de l’orgueil et de l’ambition, de créer une unité différente de celle voulue par Dieu dans son plan providentiel pour les nations (cf. Gn 11, 1-9)." (FT § 144)

François fait une fine critique des Black Lives Matters aux Etats-Unis, sans les nommer 

"Tout comme il n’est pas de dialogue avec l’autre sans une identité personnelle, de même il n’y a d’ouverture entre les peuples qu’à partir de l’amour de sa terre, de son peuple, de ses traits culturels. Je ne rencontre pas l’autre si je ne possède pas un substrat dans lequel je suis ancré et enraciné, car c’est de là que je peux accueillir le don de l’autre et lui offrir quelque chose d’authentique. Il n’est possible d’accueillir celui qui est différent et de recevoir son apport original que dans la mesure où je suis ancré dans mon peuple, avec sa culture. Chacun aime et prend soin de sa terre avec une attention particulière et se soucie de son pays, tout comme chacun doit aimer et prendre soin de sa maison pour qu’elle ne s’écroule pas, car les voisins ne le feront pas." (FT § 143)

"Il y a une fausse ouverture à l’universel procédant de la superficialité vide de celui qui n’est pas capable de pénétrer à fond les réalités de sa patrie, ou bien de celui qui nourrit un ressentiment qu’il n’a pas surmonté envers son peuple. [...] Il est nécessaire d’enfoncer ses racines dans la terre fertile et dans l’histoire de son propre lieu, qui est un don de Dieu. On travaille sur ce qui est petit, avec ce qui est proche, mais dans une perspective plus large. […] Ce n’est ni la sphère globale, qui annihile, ni la partialité isolée, qui rend stérile, c’est le polyèdre où, en même temps que chacun est respecté dans sa valeur, « le tout est plus que la partie, et plus aussi que la simple somme de celles-ci." (FT § 145)

"On observe la pénétration culturelle d’une sorte de ‘‘déconstructionnisme’’, où la liberté humaine prétend tout construire à partir de zéro. Elle ne laisse subsister que la nécessité de consommer sans limites et l’exacerbation de nombreuses formes d’individualisme. [...] C’est dans ce sens qu’allait un conseil que j’ai donné aux jeunes : « Si quelqu’un vous fait une proposition et vous dit d’ignorer l’histoire, de ne pas reconnaître l’expérience des aînés, de mépriser le passé et de regarder seulement vers l’avenir qu’il vous propose, n’est-ce pas une manière facile de vous piéger avec sa proposition afin que vous fassiez seulement ce qu’il vous dit ? Cette personne vous veut vides, déracinés, méfiants de tout, pour que vous ne fassiez confiance qu’à ses promesses et que vous vous soumettiez à ses projets. C’est ainsi que fonctionnent les idéologies de toutes les couleurs qui détruisent (ou dé-construisent) tout ce qui est différent et qui, de cette manière, peuvent régner sans opposition. Pour cela elles ont besoin de jeunes qui méprisent l’histoire, qui rejettent la richesse spirituelle et humaine qui a été transmise au cours des générations, qui ignorent tout ce qui les a précédés." (Exhort. ap. post-syn. Christus vivit (25 mars 2019), n. 181.)  (FT § 13)

François dénonce ainsi "les nouvelles formes de colonisation culturelle". [...] « Les peuples qui aliènent leur tradition, et qui par une manie imitative, par violence sous forme de pressions, par une négligence impardonnable ou apathie, tolèrent qu’on leur arrache leur âme, perdent, avec leur identité spirituelle, leur consistance morale et, enfin, leur indépendance idéologique, économique et politique » (Card. Raúl Silva Henríquez, S.D.B., Homélie lors du Te deum à Santiago du Chili, 18 septembre 1974). Un moyen efficace de liquéfier la conscience historique, la pensée critique. [...] Que signifient aujourd’hui des termes comme démocratie, liberté, justice, unité ? Ils ont été dénaturés et déformés pour être utilisés comme des instruments de domination, comme des titres privés de contenu pouvant servir à justifier n’importe quelle action." (FT § 14)

"Les conflits locaux et le désintérêt pour le bien commun sont instrumentalisés par l’économie mondiale pour imposer un modèle culturel unique. Cette culture fédère le monde mais divise les personnes et les nations, car « la société toujours plus mondialisée nous rapproche, mais elle ne nous rend pas frères » (Benoît XVI, Lettre enc. Caritas in veritate, 29 juin 2009, n. 19.) Plus que jamais nous nous trouvons seuls dans ce monde de masse qui fait prévaloir les intérêts individuels et affaiblit la dimension communautaire de l’existence. Il y a plutôt des marchés où les personnes jouent des rôles de consommateurs ou de spectateurs. L’avancée de cette tendance de globalisation favorise en principe l’identité des plus forts qui se protègent, mais tend à dissoudre les identités des régions plus fragiles et plus pauvres, en les rendant plus vulnérables et dépendantes. La politique est ainsi davantage fragilisée vis-à-vis des puissances économiques transnationales qui appliquent le ‘‘diviser pour régner’’." (FT § 12)

"Liberté, égalité et fraternité. L’individualisme ne nous rend pas plus libres, plus égaux, plus frères. La simple somme des intérêts individuels n’est pas capable de créer un monde meilleur pour toute l’humanité. Elle ne peut même pas nous préserver de tant de maux qui prennent de plus en plus une envergure mondiale. Mais l’individualisme radical est le virus le plus difficile à vaincre. Il nous trompe. Il nous fait croire que tout consiste à donner libre cours aux ambitions personnelles, comme si en accumulant les ambitions et les sécurités individuelles nous pouvions construire le bien commun. (FT § 105) 

"Si la société est régie principalement par les critères de liberté du marché et d’efficacité, il n’y a pas de place pour eux et la fraternité est une expression romantique de plus. (FT § 109) 

« Une liberté économique seulement déclamée, tandis que les conditions réelles empêchent beaucoup de pouvoir y accéder concrètement […] devient un discours contradictoire » (Lettre enc. Laudato si´, 24 mai 2015, n. 129). Des termes comme liberté, démocratie ou fraternité se vident de leurs sens. (FT § 110)

"Il y a en effet aujourd’hui la tendance à une revendication toujours plus grande des droits individuels – je suis tenté de dire individualistes –, qui cache une conception de la personne humaine détachée de tout contexte social et anthropologique, presque comme une « monade » (monás), toujours plus insensible. […] Si le droit de chacun n’est pas harmonieusement ordonné au bien plus grand, il finit par se concevoir comme sans limites et, par conséquent, devenir source de conflits et de violences ». (Discours au Parlement européen, Strasbourg, 25 novembre 2014) (FT § 111)

Le pape forme le vœu "qu’en cette époque que nous traversons, en reconnaissant la dignité de chaque personne humaine, nous puissions tous ensemble faire renaître un désir universel d’humanité. Tous ensemble : « Voici un très beau secret pour rêver et faire de notre vie une belle aventure. Personne ne peut affronter la vie de manière isolée. […] Nous avons besoin d’une communauté qui nous soutient, qui nous aide et dans laquelle nous nous aidons mutuellement à regarder de l’avant. ». (FT § 8)

François dénonce la politique du "désespoir" : "La meilleure façon de dominer et d’avancer sans restrictions, c’est de semer le désespoir et de susciter une méfiance constante, même sous le prétexte de la défense de certaines valeurs. Aujourd’hui, dans de nombreux pays, on se sert du système politique pour exaspérer, exacerber et pour polariser. Par divers procédés, le droit d’exister et de penser est nié aux autres, et pour cela, on recourt à la stratégie de les ridiculiser, de les soupçonner et de les encercler. [...] Et ainsi la société est appauvrie et réduite à s’identifier avec l’arrogance du plus fort. De ce fait, la politique n’est plus une discussion saine sur des projets à long terme pour le développement de tous et du bien commun, mais uniquement des recettes de marketing visant des résultats immédiats qui trouvent dans la destruction de l’autre le moyen le plus efficace. " (FT § 15) "Un projet visant de grands objectifs pour le développement de toute l’humanité apparaît aujourd’hui comme un délire." (FT § 16) 

Il dénonce une "culture vide", "obnubilée par des résultats immédiats et démunie de projet commun", dans laquelle "il est prévisible que, face à l’épuisement de certaines ressources, se crée progressivement un scénario favorable à de nouvelles guerres, déguisées en revendications nobles." (Discours au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 11 janvier 2016.) Il existe des règles économiques qui se sont révélées efficaces pour la croissance, mais pas pour le développement humain intégral (St. Paul VI, Lettre enc. Populorum progressio, 26 mars 1967, n. 14) La richesse a augmenté, mais avec des inégalités ; et ainsi, il se fait que « de nouvelles pauvretés apparaissent » (Benoît XVI, Lettre enc. Caritas in veritate , 29 juin 2009, n. 22.) Lorsqu’on affirme que le monde moderne a réduit la pauvreté, on le fait en la mesurant avec des critères d’autres temps qui ne sont pas comparables avec la réalité actuelle. En effet, par exemple, ne pas avoir accès à l'énergie électrique n’était pas autrefois considéré comme un signe de pauvreté. (FT § 17) 

"En observant avec attention nos sociétés contemporaines, on constate de nombreuses contradictions qui conduisent à se demander si l’égale dignité de tous les êtres humains, solennellement proclamée il y a soixante-dix ans, est véritablement reconnue, respectée, protégée et promue en toute circonstance. De nombreuses formes d’injustice persistent aujourd’hui dans le monde, alimentées par des visions anthropologiques réductrices et par un modèle économique fondé sur le profit, qui n’hésite pas à exploiter, à exclure et même à tuer l’homme. Alors qu’une partie de l’humanité vit dans l’opulence, une autre partie voit sa dignité méconnue, méprisée ou piétinée et ses droits fondamentaux ignorés ou violés. Qu’est-ce que cela signifie quant à l’égalité des droits fondée sur la même dignité humaine ?" (FT § 19) 

"Bien que la communauté internationale ait adopté de nombreux accords en vue de mettre un terme à l’esclavage sous toutes ses formes, et mis en marche diverses stratégies pour combattre ce phénomène, aujourd’hui encore des millions de personnes – enfants, hommes et femmes de tout âge – sont privées de liberté et contraintes à vivre dans des conditions assimilables à celles de l’esclavage. […] Aujourd’hui comme hier, à la racine de l’esclavage, il y a une conception de la personne humaine qui admet la possibilité de la traiter comme un objet. […] La personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, par la force, par la tromperie ou encore par la contrainte physique ou psychologique, est privée de sa liberté, commercialisée, réduite à être la propriété de quelqu’un, elle est traitée comme un moyen et non comme une fin ». Les réseaux criminels « utilisent habilement les technologies informatiques modernes pour appâter des jeunes, et des très jeunes, partout dans le monde ».[21] L’aberration n’a pas de limites quand des femmes sont malmenées, puis forcées à avorter ; l’abomination va jusqu’à la séquestration en vue du trafic d’organes. Cela fait de la traite des personnes et des autres formes actuelles d’esclavage un problème mondial qui doit être pris au sérieux par l’humanité dans son ensemble, car « comme les organisations criminelles utilisent des réseaux globaux pour atteindre leurs objectifs, de même l’engagement pour vaincre ce phénomène requiert un effort commun et tout autant global de la part des divers acteurs qui composent la société »." (FT § 24)

Ayant perçu les points négatifs de la mondialisation, le "modèle culturel unique", le "diviser pour régner" (FT § 12), l'individualisme (FT § 105), les contradictions, le pape conteste aux peuples le droit d'ériger des "barrières", des "murs", et évoque une sorte de devoir d'accueil indéfini et de gouvernance mondiale :  "la tentation de créer une culture de murs, d’élever des murs, des murs dans le cœur, des murs érigés sur la terre pour éviter cette rencontre avec d’autres cultures, avec d’autres personnes. [...] Quiconque élève un mur, quiconque construit un mur, finira par être un esclave dans les murs qu’il a construits, privé d’horizons. Il lui manque, en effet, l’altérité." (FT § 27) "Je comprends que, face aux migrants, certaines personnes aient des doutes et éprouvent de la peur. Je considère que cela fait partie de l’instinct naturel de légitime défense. Mais il est également vrai qu’une personne et un peuple ne sont féconds que s’ils savent de manière créative s’ouvrir aux autres." (FT § 41)

"Chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, qui unit au lieu de diviser, qui étouffe la haine au lieu de l’entretenir, qui ouvre des chemins de dialogue au lieu d’élever de nouveaux murs." (FT § 284)

Expliquant "la limite des frontières", le pape avance que "les réponses pourront être seulement le fruit d’un travail commun", en élaborant une législation (gouvernance) globale pour les migrations. (Discours au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, 11 janvier 2016, L’Osservatore Romano, éd. en langue française, 14 janvier 2016, p. 10.) "Des différentes actions indispensables, les États ne peuvent pas trouver tout seuls des solutions adéquates « car les conséquences des choix de chacun retombent inévitablement sur la Communauté internationale tout entière". (FT § 132)
Si ces arguments étaient vrais, les pays colonisés dans l'histoire n'auraient eu aucun droit à résister à l'arrivée d'autres peuples sur leurs territoires. Du fait de la "limite des frontières", la France aurait par exemples dû "accueillir, protéger, promouvoir et intégrer" (FT

§ 129) les invasions des Huns au Ve siècle, celles des musulmans aux VIII et IXe siècles, celle des Anglais sous sainte Jeanne d'Arc, ou encore celle des Allemands en 1914 / 1940. 

Le pape dénonce toutefois "des trafiquants sans scrupules, souvent liés aux cartels de la drogue et des armes", qui "exploitent la faiblesse des migrants qui, au long de leur parcours, se heurtent trop souvent à la violence, à la traite des êtres humains, aux abus psychologiques et même physiques, et à des souffrances indicibles". Ceux qui émigrent « vivent une séparation avec leur environnement d’origine et connaissent souvent un déracinement culturel et religieux. La fracture concerne aussi les communautés locales, qui perdent leurs éléments les plus vigoureux et entreprenants, et les familles, en particulier quand un parent migre, ou les deux, laissant leurs enfants dans leur pays d’origine ». Par conséquent, il faut aussi « réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre ».(Benoît XVI, Message pour la 99e Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, 12 octobre 2012.) (FT § 38)

François précise que "en s’enrichissant avec des éléments venus d’ailleurs, une culture vivante ne copie pas ou ne reçoit pas simplement mais intègre les nouveautés “à sa façon”. Cela donne naissance à une nouvelle synthèse qui profite finalement à tous, parce que la culture d’où proviennent ces apports finit par être alimentée en retour. C’est pourquoi j’ai exhorté les peuples autochtones à prendre soin de leurs racines et de leurs cultures ancestrales, mais j’ai tenu à clarifier que « mon intention n’est […] pas de proposer un indigénisme complètement fermé, anhistorique, figé, qui se refuserait à toute forme de métissage », puisque « la propre identité culturelle s’approfondit et s’enrichit dans le dialogue avec les différences, et le moyen authentique de la conserver n’est pas un isolement qui appauvrit »." (FT § 148)

"Dans ce contexte", le pape rappelle que le Grand Imam Ahmad Al-Tayyeb et lui-même ont "demandé « aux artisans de la politique internationale et de l’économie mondiale, de s’engager sérieusement pour répandre la culture de la tolérance, de la coexistence et de la paix ; d’intervenir, dès que possible, pour arrêter l’effusion de sang innocent » (FT § 192). 

Les peuples autochtones ont-ils vocation à accueillir indéfiniment des vagues successives d'immigration sans aucune limitation ? L'article 2241 du catéchisme de l'Eglise catholique dit que "les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont ils ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges."

Que se passe-t-il lorsque les éléments venus d'ailleurs deviennent majoritaires sur un territoire, ou lorsque l'immigration dépasse les capacités d'accueil des nations ? Le pape ne le dit pas.

 

Bien qu'il ait écrit cette encyclique à partir de ses "convictions chrétiennes" qui le soutiennent et le nourrissent", le pape François dit avoir "essayé de le faire de telle sorte que la réflexion s’ouvre au dialogue avec toutes les personnes de bonne volonté." (FT § 6).

 

Soit, mais la faiblesse majeure de ce document réside dans le fait qu'après avoir longuement évoqué les dangers d'une société d'extension permanente des droits individuels, le pape ne parle à aucun moment des devoirs de l'homme, envers Dieu, qui sont pourtant le remède aux maux dont parle François. 

 

Dans ce document de 287 paragraphes et de 123 pages, le mot Jésus, ou Jésus-Christ, n'est employé que seize fois (FT 56, FT 63, FT 80, FT 81, FT 82, FT 83, FT 84, FT 85, FT 238, FT 240, FT 270, FT 276, FT 277).

 

"Une prière pour la fraternité humaine dans laquelle le nom et la centralité mêmes de Notre Seigneur Jésus-Christ ne sont pas présents est tout sauf chrétienne." (Le Forum catholique). Ainsi, les prêches même de Saint François d'Assise au sultan d'Egypte al-Malik al-Kâmilou aux animaux, ses frères, c'était toujours dans le but de les convertir et non dans le but d'établir une simple fraternité horizontale conçue comme une fin en soi. Dans les prédications de S. François, les animaux même sont des créatures de Dieu qui sont invitées à louer leur Créateur.


En revanche, "dans ce cadre de réflexion sur la fraternité universelle", François dit s'être "particulièrement senti stimulé par saint François d’Assise, et également par d’autres frères qui ne sont pas catholiques : Martin Luther King, Desmond Tutu, Mahatma Mohandas Gandhi et beaucoup d’autres encore." (FT 286)

 

Dans la fraternité universelle syncrétiste, il y a une volonté millénariste sous-jacente qui est de recréer une Paradis terrestre mais en dehors du nom de Jésus qui est comme en trop; Il y a un oubli du Péché originel et de la nécessité d'un Salut et celle d'un Rédempteur... Les fraternités universelles sont des fraternités abstraites sans Notre Père Dieu Sainte Trinité. Ces fraternités ne tiennent pas compte des réalités des médiations que sont la famille, les tribus, les nations et les grandes aires civilisationnelles. Construites en dehors de la pierre angulaire qui est le Christ, ces fraternités (incluant toutes les religions tout en gardant à chacune ses spécificités) ne peuvent pas être solides. 

 

Il y a des droits mais où sont les devoirs ? Où est la foi nécessaire en Jésus-Christ, le Rédempteur ?

Jésus leur répondit : L'œuvre de Dieu c'est de croire en celui qu'il a envoyé.

Évangile selon saint Jean 6,29

Elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

Évangile selon Saint Matthieu 1,21

Jésus-Christ. [...] Il n'y a aucun salut ailleurs qu'en lui; car aucun autre nom sous le ciel n'est offert aux hommes qui soit nécessaire à notre salut.

Actes 4,12

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 08:11

Au Forum de Davos 2014, Christine Lagarde, directrice du FMI à l'époque, avait fait un discours sibyllin sur le reset à venir, une prochaine crise financière qui remettrait "l'économie à zéro".   

Plus récemment, l’annonce de cette "grande réinitialisation" a été faite par le prince Charles et Klaus Schwab le 3 juin 2020. Pour sa première édition post-pandémie prévue en janvier prochain, le Forum de Davos, rendez-vous annuel de l'élite politique et économique mondiale, ne pouvait rester dans « le monde d'avant ». Avec l'art de la formule qui le caractérise, son fondateur et toujours président, l'économiste allemand Klaus Schwab propose une «grande réinitialisation », en anglais, « The Great Reset ». [...] «Afin d'assurer notre avenir et de prospérer, nous devons faire évoluer notre modèle économique et placer les humains et la planète au cœur d'une création de valeur mondiale, a déclaré le Prince de Galles. [...] « Le Covid-19 a accéléré notre transition vers l'ère de la quatrième révolution industrielle, a ajouté le chef d'orchestre de Davos qui revendique la paternité de cette expression. [...] Nous ne devons pas rater cette fenêtre d'opportunité », insiste-t-il, soutenu dans ce sens par le secrétaire général de l'ONU et la patronne du FMI. Pour passer de l'incantation à l'action, « nous devons mobiliser tous les leaders », a exhorté le Prince Charles.  À cet effet, Klaus Schwab a annoncé que le Forum de Davos de janvier 2021, la 51ème édition de l'événement, continuerait d'accueillir les grands de ce monde dans la station alpine mais serait en partie virtuel. (Le Figaro

Analyse religieuse du Grand Reset ou grande réinitialisation :

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-grande-reinitialisation-nbsp-le-forum-de-davos-lance-le-monde-d-apres-20200603

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-grande-reinitialisation-nbsp-le-forum-de-davos-lance-le-monde-d-apres-20200603

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 07:13

Nous proposons cette video "La Religion Mondiale Unique est à nos portes", de soeur Fabienne Maria, directrice mondiale de Miséricorde Divine International Association et co-fondatrice oblate d'une communauté religieuse, avec la réserve qui est que "nul ne sait ni le jour ni l'heure" (Matthieu 24, 36). Mais l'atmosphère générale est effectivement ce qui est décrit, à savoir la création d'un gouvernement mondial et d'une religion mondiale (antichrist de l'Apocalypse) selon des plans franc-maçonniques qui avaient déjà été exposés au début du XXe siècle par Mgr Delassus dans La Conjuration antichrétienne (1910).

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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 07:31

L'État profond s'emploie maintenant avec l'Église profonde à transformer l'Église catholique en "bras spirituel" du nouvel ordre mondial, a déclaré l'archevêque.

L'image sélectionnée

Par l'archevêque Carlo Maria Viganò

 

LifeSiteNews (Traduction Christ-Roi overblog)

"Corruptio optimi pessima." (La corruption du meilleur donne le pire. Ndlr.) : Saint Grégoire le Grand

 

25 septembre 2020 ( LifeSiteNews ) - Chercher à trouver une cohérence de l'action récente de la Compagnie de Jésus avec les intentions originelles de Saint Ignace de Loyola est une tâche ardue, voire impossible, au point qu'avec le recul l'on considère l'Ordre en 1814 après sa suppression par Clément XIV en 1773 pour avoir été mal avisé. Il n'est pas étonnant que, dans le processus de dissolution et d'autodémolition auquel tout le corps ecclésial est soumis, la contribution des jésuites ait été - et reste toujours - décisive. Ce n'est pas un hasard si depuis 2013, le plus haut trône même est occupé par un jésuite, Jorge Mario Bergoglio, même si cela est en violation avec la règle ignatienne qui interdit aux membres de la Compagnie de Jésus de prendre des positions dans la hiérarchie.

 

Dans le contexte géopolitique international, le rôle de l'Italie peut paraître à certains égards marginal, mais en réalité, l'Italie est un ballon d'essai pour les expériences d'ingénierie sociale que l'agenda mondialiste entend étendre à tous les gouvernements au cours des dix prochaines années, tant dans la sphère économique et politique que dans la sphère religieuse. On peut donc comprendre pourquoi La Civiltà Cattolica et son omniprésent directeur, le P. Antonio Spadaro, SJ, se sont dépensés dans des soutiens issus de la gauche italienne et mondiale, y compris pour le Parti démocrate en Amérique et le Parti communiste en Chine. D'autre part, la proximité idéologique de la Compagnie de Jésus avec les mouvements révolutionnaires de gauche remonte aux premiers symptômes de 1968, dont Vatican II a posé les fondements idéologiques et qui ont trouvé leur plus grande expression dans la théologie de la libération, après avoir supprimé la condamnation du communisme des documents préparatoires du Concile. Il est significatif que nombre des protagonistes de cette malheureuse saison en Amérique latine, après l'indulgence et les sanctions modérées imposées par le Saint-Siège au cours des dernières décennies, aient été réhabilités et promus par un jésuite argentin.

 

Voir Prodi et Gentiloni [deux anciens premiers ministres italiens] avec le père Spadaro pour la présentation de l'essai "Nell'anima della Cina" [Dans l'âme de la Chine] [ici] ne devrait surprendre personne : ils sont l'expression de ce déplorable "catholicisme adulte" qui ignore la nécessaire cohérence des catholiques en politique voulue par Jean-Paul II et Benoît XVI, mais qui maintient ensemble le bestiaire hétérogène du progressisme au nom de l'environnementalisme malthusien, de l'accueil aveugle des immigrés, de la théorie du genre et de l'indifférence religieuse sanctionnée par la Déclaration d'Abou Dhabi. La Conférence d'Assise - Économie de François - et la prochaine encyclique Fratelli Tutti confirment l'empreinte anthropocentrique et le virage vert de l'Église bergolienne qui, au lieu de la courageuse et "politiquement incorrecte" proclamation de l'Évangile à toutes les nations, a préféré les revendications environnementalistes et immigrationnistes les plus faciles du programme mondialiste, qui sont dramatiquement risquées pour notre civilisation occidentale. Et le président Trump ne l'a que trop bien compris.

 

Prodi et Gentiloni en Italie - et nous ajouterions également le Premier ministre Conte, compte tenu de son origine et de son éducation - ont leurs homologues du côté américain dans des personnalités dites catholiques comme Joe Biden, Nancy Pelosi et Andrew Cuomo: tous soutiennent fièrement l'avortement et l'endoctrinement du genre, et tous sont fièrement en faveur des mouvements Antifa et Black Lives Matter qui mettent le feu à des villes américaines entières. Une analyse équitable et honnête des sponsors internationaux de ces partis, de ces mouvements "spontanés" et du progressisme catholique révèle un fil conducteur inquiétant qui traverse tous ces soi-disant philanthropes qui manipulent les fortunes politiques et économiques de la planète avec d'énormes financements. Ces derniers jours, il a été rapporté dans les nouvelles que les jésuites d'Amérique ont reçu des subventions de près de deux millions de dollars (sur quatre ans) de George Soros, et il semble que le même accord entre le Saint-Siège et le régime communiste chinois ait été financé par d'importants dons annuels de Pékin aux coffres du Vatican qui sont dans un état désastreux. Le fait que l'Église soit tombée prostrée avant le confinement, suspendant les célébrations liturgiques et fermant des églises dans le monde entier, a entraîné des dommages économiques collatéraux considérables, pour lesquels les dons chinois et l'activité lucrative d'accueillir des immigrants représentent une compensation évidente.

 

Les États-Unis sont témoins des plus hauts niveaux et centres d'influence culturelle de l'Église catholique américaine qui se rangent sans vergogne en faveur du candidat démocrate et plus généralement en faveur de l'ensemble de l'appareil qui s'est consolidé ces dernières décennies au sein de l'administration publique. L'État profond, l'ennemi juré de Trump, est rejoint par une Église profonde qui n'épargne aucune critique ni accusation contre le président sortant tout en faisant des clins d'œil indécents à Biden et BLM, suivant servilement la narration imposée par le courant dominant. Peu importe que Trump soit ouvertement pro-vie et défende les principes non négociables auxquels les démocrates ont renoncé - l'important est de transformer l'Église catholique en bras spirituel du Nouvel Ordre Mondial, afin d'avoir un imprimatur de la plus haute autorité morale du monde, ce qui était impossible avec Benoît XVI.

 

Le secrétaire d'État (américain. Ndlr.) Pompeo a bien fait de censurer le renouvellement de l'accord secret signé entre Bergoglio et Xi Jinping! Sa dénonciation lucide met en lumière l'attitude aberrante du Vatican, la trahison de la mission de l'Église, l'abandon de la communauté catholique chinoise par calcul politique sinistre et la façon dont elle est en accord avec une pensée alignée. La réaction piquée des jésuites et du progressisme catholique n'est pas non plus surprenante, à commencer par Avvenire [le quotidien de la Conférence épiscopale italienne]. Si Bergoglio peut affirmer en toute impunité que "Trump n'est pas chrétien", évoquant les fantômes du nazisme et du populisme, pourquoi le secrétaire d'État américain n'aurait-il pas le droit d'exprimer son opinion - avec l'objectif plus que légitime de la sécurité internationale - sur la connivence du Saint-Siège avec la dictature communiste plus féroce mais aussi plus puissante et influente que jamais? Pourquoi le Vatican, qui reste silencieux face au soutien du parti démocrate à l'avortement et à la violation des droits de l'homme les plus fondamentaux en Chine, considère-t-il que l'administration Trump n'a pas le droit d'interférer dans un accord qui a des répercussions évidentes sur le plan international et l'équilibre politique? Cela provoque tout autant d'étonnement de voir que la parrhésie dans la confrontation politique qui est réclamée par les mots est en fait contredite par ceux qui voient leurs méchants plans mis au jour. Et on ne sait pas pourquoi un accord présenté comme absolument transparent et dépourvu de points obscurs a été gardé secret et ne peut pas être lu même par le cardinal chinois bien mérité, Joseph Zen. D'autre part, si l'on considère que parmi les personnes qui ont traité de la rédaction de l'Accord entre le Saint-Siège et le Parti communiste chinois, il y avait alors le cardinal McCarrick, envoyé par Bergoglio en son nom (voir ici), nous comprendrons aussi la raison pour laquelle les actes du processus canonique qui ont conduit à la réduction du puissant prélat à l'état laïc restent enveloppés de secret: dans les deux cas une opération de transparence et de vérité est urgente et nécessaire, car l'honneur et l'autorité morale de l'Église catholique aux yeux du monde entier est en jeu.

 

Note de l'éditeur: Le texte ci-dessus a été rédigé par l'archevêque Carlo Maria Viganò le 22 septembre 2020.

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 07:27

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Source: Peter Kwasniewski

LifeSiteNews

 

Si l'Église est censée se retirer du monde, alors sa liturgie doit faire de même, nous indiquant des réalités célestes qui demeurent à jamais.

Mar 22 sept. 2020 - 9 h 57 HNE

 

22 septembre 2020 ( LifeSiteNews ) - J'ai dit une fois dans une interview :

 

Dans tous ses aspects, l'usus antiquior est comme un exorcisme perpétuel du diable, en indiquant encore et encore le triomphe de Dieu incarné sur l'ancien ennemi de la nature humaine. Le fait même que la nouvelle liturgie ait aboli ou abrégé les exorcismes partout où ils se trouvaient - dans le rite du baptême, dans diverses bénédictions, dans le rite même de l'exorcisme lui-même! - en dit long.

 

Une dame en Allemagne m'a écrit à propos de cette interview, partageant avec moi ses réflexions sur le discours du Pape Benoît XVI à Fribourg le 25 septembre 2011, dans lequel il appelait à une "déworldification" (Entweltlichung) de l'Église. Voici l'essentiel de ses observations très intéressantes.

 

Si l'Église est censée se retirer du monde - non pas pour l'abandonner à l'enfer, mais pour l'appeler à son destin ultime et élever sa vision au-dessus de l'éphémère - alors sa liturgie doit faire de même, nous indiquant les réalités célestes qui demeurent pour toujours et donner un sens à tout ce qui passe ici-bas, et relativiser le temporel contre les horizons de l'histoire et de l'éternité.

 

Cette déworldification a lieu particulièrement fortement dans l'ancien rite, moins dans le nouveau. La célébration traditionnelle de la messe souligne que le sacrifice de Jésus-Christ sur la croix au Golgotha ​​est renouvelé sans effusion de sang. Le Seigneur nous joint mystiquement à sa mort sur la croix; Son amour sans bornes pour les hommes nous irradie au moment où il donne sa vie en sacrifice en expiation de nos péchés. Sous la croix se tiennent la Sainte Mère et le disciple que Jésus aimait. Le rideau du temple est déchiré en deux; les soldats tombent au sol. L'obscurité descend sur tout le pays. Les forces du mal sont jetées dans l'abîme de l'enfer. En conséquence, un nettoyage en profondeur a lieu, un «exorcisme» se produit, et cela se fait dans chaque Sainte Messe au cours de laquelle le Saint Sacrifice est offert. L'Église est glorifiée par le saint amour du Christ et en même temps libérée des mauvaises puissances. Ses ennemis sont détruits. Dans la célébration du sacrifice de la messe, il y a toujours une déworldification dans le sens de la purification du mal, du renforcement dans le bien et de la promesse d'immortalité.

 

Dans le nouveau rite de la messe, cependant, la célébration de la «Dernière Cène» est au centre. Ici, l'aspect de l'amour fraternel est renouvelé; il favorise une coexistence pacifique, l'idée de communauté et l'unité de l'assemblée. Néanmoins, au Cénacle, Judas est également toujours présent. La Sainte Mère a disparu. Aucun ennemi n'est détruit, pas même menacé. Judas s'en va seul, inaperçu, comme beaucoup de ceux qui quittent l'église aujourd'hui. Presque tous ceux qui sont rassemblés s'approchent de la table du Seigneur pour recevoir la communion, qu'ils soient spirituellement en communion ou non. Est-ce qu'ils approuvent pleinement l'enseignement du Maître et le reçoivent comme leur Seigneur et Dieu, ou sont-ils alignés avec les pharisiens et les scribes qui planifient sa chute, avec Ponce Pilate qui hausse les épaules et se lave, ou essaie de se laver les mains de complicité? Ce rite de messe,

 

Pour faire une comparaison avec un drame, cela n'a aucun sens pourquoi l'acte final et l'apogée (le sacrifice du Christ sur la croix) est plus ou moins ignoré dans la pièce, et au lieu de cela, l'avant-dernier acte (le Dîner du Seigneur) est effectué. La suppression phénoménologique du caractère sacrificiel de la Sainte Messe au profit de son caractère de repas est au fond un scandale. Cela ne peut s'expliquer que par le fait que les ennemis de l'Église savaient qu'ils ne pourraient jamais éliminer complètement la Sainte Messe; ils ont d'abord dû créer une forme plus faible, qui devient de plus en plus faible et, à un moment donné, est assimilée au dévouement protestant traditionnel.

 

C'est pourquoi les ennemis de la Sainte Mère Eglise, petits et grands, sont contre l'ancienne messe. Même les ecclésiastiques qui voient que sous la nouvelle forme, ils sont entourés de tous côtés par des problèmes pour eux-mêmes, continuent de s'y accrocher.  

 

Le ressort le plus profond de la décision du pape Benoît XVI de "libérer" l'usus antiquior - c'est-à-dire le rite romain historiquement continu de la messe transmis par la tradition - n'était pas simplement la réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X, ou des relations amicales avec des groupes dispersés de traditionalistes. Comme il l'a dit dans sa lettre Con Grande Fiducia, il s'agissait de réconcilier l'Église avec elle-même, avec sa propre histoire et tradition. Ce qu'il a omis de dire, sans doute pour des raisons de diplomatie papale, c'est que c'est son prédécesseur Paul VI qui a fait plus que tout autre pape pour rompre les liens avec l'héritage catholique immémorial dans tous les aspects de la vie de l'Église. Ce n'était pas une simple "mauvaise application" du Concile Vatican II, mais une attaque frontale approuvée par le pape contre le surnaturel ou l'essence et la mission surnaturelles de l'Église du Christ sur terre.

 

Malheureusement, près de dix ans après le discours de Fribourg, nous pouvons dire que le message du Pape Benoît XVI d'Entweltlichung ou "déworldification" est tombé dans l'oreille d'un sourd, à la fois dans la bureaucratie richement financée de l'épiscopat allemand et dans l'Église au sens large qui continue sur sa manière pas très joyeuse de sécularisation.

 

Avec l'aimable autorisation de Juventutem DC, nous avons ces statistiques époustouflantes d'Allemagne. Les détails ont quelque peu changé depuis l'annonce initiale de ces plans, mais le fait même qu'ils aient été et soient toujours envisagés nous donne un "portrait du nouveau printemps" effectif:

 

L'archidiocèse de Fribourg est en train de regrouper 1057 paroisses en 40.

L'archidiocèse d'Utrecht, qui comptait 355 paroisses en 1965 et en est réduit à 280 aujourd'hui, n'en aura que 20 au cours de la prochaine décennie.

Le diocèse de Trèves - le plus ancien d'Allemagne - regroupe 905 paroisses en 35.

Le diocèse d'Essen a réduit le nombre de ses paroisses de 259 à 43.

L'archidiocèse de Luxembourg a réduit le nombre de ses paroisses de 274 à 33.

L'archidiocèse de Berlin réduit le nombre de ses paroisses de 105 à 30 d'ici 2020.

 

D'un autre côté, depuis la promulgation de Summorum Pontificum en juillet 2007, le nombre de lieux de messe latine traditionnelle (non-FSSPX) en Allemagne est passé de 35 à plus de 150, selon Pro Missa Tridentina. La FSSPX, pour sa part, rapporte 42 sites, un nombre qui n'a cessé de grimper au fil des ans. Il y a, après tout, des pousses vertes dans cet étrange printemps. Ils sont précisément là où le processus de déworldification ne s'est pas installé ou est consciencieusement combattu.

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 12:59

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L'acteur catholique Jim Caviezel, surtout connu pour avoir joué Jésus dans le film de 2004, a évoqué des chrétiens "tièdes" dans une récente interview de Fox News.

 

LifeSiteNews

 

Ven 18 sept. 2020 - 20 h 12 HNE

 

18 septembre 2020 ( LifeSiteNews ) - L'acteur catholique Jim Caviezel, surtout connu pour avoir joué Jésus dans le film de 2004 La Passion du Christ , a fustigé les chrétiens "tièdes" dans une interview à Fox News, disant que c'était "une honte sanglante", on ne peut pas faire la différence "entre un prêtre, un évêque ou un politicien".

 

"Je dois jouer Jésus, certains d'entre nous aiment Pierre ou Paul, mais nous sommes nombreux en ce moment, ce sont des Judas à fond, d'accord? Ou ce sont Ponce Pilates ou ce sont les pharisiens, d'accord? Caviezel a déclaré hier à Shannon Bream dans l'émission Fox News FOX @ Night.

 

"C'est vraiment dommage de ne pas faire la différence entre un prêtre, un évêque ou un politicien. C'est vraiment triste, mais cela s'appelle la tiédeur, et le Christ a une place très spéciale pour eux, et ils le savent.

 

Caviezel est apparu en tant qu'invité sur FOX @ Night pour discuter de son dernier film, Infidel, qu'il a décrit à Bream comme un "thriller bien exécuté". Caviezel a fait ces remarques lorsqu'on lui a demandé quelles étaient ses préoccupations concernant le rôle de la foi et ce que les gens devraient faire à ce sujet dans le monde d'aujourd'hui.

 

Il a été franc avec Bream, lui disant que son nouveau film n'est pas un "film chrétien bête", mais plutôt un film sur "ce qui se passe réellement aujourd'hui" en termes de persécution des chrétiens au Moyen-Orient.

 

"Eh bien, c'est [le film Infidel] pertinent parce que nous avons cette chose appelée culture de l'annulation, et si les chrétiens ne regardent pas, cela annulera aussi le christianisme, parce que beaucoup de nos pasteurs, d'accord, nos évêques, nos prêtres - ils se sont couchés juste à côté", a déclaré Caviezel à Bream.

 

"Ils ont laissé incendier leurs églises, d'accord? Comment savons-nous cela? Eh bien, c'est juste là dans les nouvelles. Des statues arrachées. Ils ne disent rien.

 

Infidel a Caviezel dans le rôle d'un journaliste américain nommé Doug Rawlins, qui est kidnappé au Caire, en Égypte, alors qu'il s'exprimait lors d'une conférence. Rawlins se retrouve dans une prison iranienne sous de fausses accusations d'espionnage.

 

Dans le film, l'épouse de Rawlins essaie d'obtenir des fonctionnaires du département d'État américain pour l'aider à récupérer son mari, mais ils refusent de s'impliquer.

 

Le film présente la persécution chrétienne en cours aujourd'hui dans de nombreux pays du Moyen-Orient et se concentre sur la clandestinité chrétienne à l'intérieur de la nation iranienne.

 

Caviezel a également déclaré à Bream que la fermeture des églises n'aidait pas les personnes ayant des problèmes de santé mentale, disant qu'il avait perdu des amis à cause du suicide.

 

"Cela aurait-il aidé de pouvoir entrer dans une église, surtout pendant cette période? Absolument. Et est-ce bon pour la maladie mentale? Oui, c'est vrai", a déclaré Caviezel à Bream.

 

Il a également déclaré que la situation dans laquelle les "collaborateurs" ne tiennent pas tête aux gouverneurs ou aux maires est le point de départ de la "persécution".

 

"Donc les collaborateurs dans notre foi, d'accord, c'est là que la persécution commence. Vous devez avoir des collaborateurs dans votre foi qui ne tiendront pas tête aux gouverneurs, qui ne tiendront pas tête aux maires", a déclaré M. Caviezel.

 

"C'est pourquoi les Évangiles sont très vivants en ce moment."

 

Dans une interview sur Breitbart News Daily pour promouvoir son nouveau film la semaine dernière, Caviezel a fustigé la fermeture d'églises aux États-Unis en raison des restrictions imposées par le coronavirus.

 

"Il y a actuellement des chrétiens persécutés pour leur foi, que ce soit en Iran, en Chine ou ailleurs dans le monde", a déclaré Caviezel. "Et nous n'avons pas besoin d'aller plus loin que les États-Unis, où vous n'êtes pas autorisé à aller dans les églises."

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 08:32

Dernière folie à Milan: Confirmation avec des cotons-tiges biodégradables

 

06-09-2020

 

La Nuova Bussola Quotidiana

 

Luisella Scrosati

 

Une note du bureau de l'archidiocèse de Milan dicte les nouvelles règles pour la célébration des confirmations: en plus des mesures absurdes habituelles pour garantir la distanciation sociale, pour l'onction, il est suggéré - au lieu de la boule de coton habituelle - d'utiliser le  "coton-tige biodégradable", un exemple admirable d'Église sainement corrigée et écologiquement convertie. Pendant ce temps, dans la province de Forlì, un maire - apparemment avec le consentement du curé de la paroisse - impose aux enfants des tampons comme condition pour recevoir la première communion. Il s'agit-là seulement des derniers exemples d'une Église en plein désarroi et désormais complètement asservie à l'État.

 

Le cher cardinal Giacomo Biffi, dans son Cinquième Évangile, humoristique et pénétrant - qui imaginait la découverte d'un nouvel évangile, en fait, qui reprenait certains passages traditionnels et les relisait ironiquement à la lumière de la théologie moderne - n'avait pas pu imaginer autant de choses. Son esprit avait peut-être été quelque peu freiné par son célèbre réalisme et son bon esprit substantiel. Lui, le bon Biffi, n'en était pas venu à penser que ses frères dans le sacerdoce et l'épiscopat seraient un jour inspirés par quelques versets d'un pseudo-évangile qui rapportait, à sa manière, l'histoire de la guérison du lépreux.

 

S'il avait toujours été parmi nous, il aurait certainement aussi "trouvé" cette partie dans laquelle, à la supplication du lépreux, Jésus, au lieu de tendre la main, de le toucher et de dire: "Je le veux, sois purifié!" (cf. Mc 1, 40-41), avait fait usage de ses apôtres et du pouvoir de Rome, pour vérifier que le lépreux n'avait pas une température supérieure à 37,5 ° C et n'avait pas été en contact avec des personnes mises en quarantaine. Bref, les choses se seraient plus ou moins passées comme cela, selon le texte "redécouvert":

 

"Puis un lépreux vint vers lui: il le supplia à genoux et lui dit: Si tu veux, tu peux me guérir!". Poussé par la peur, Jésus retira sa main, s'assura de garder la distance d'au moins deux mètres et, plaçant soigneusement le voile devant son nez et sa bouche, lui dit: "Je le veux, sois guéri. Mais dans tous les cas, vous comptez comme une personne infectée". Immédiatement, la lèpre a disparu et il s'est rétabli. Et, le réprimandant sévèrement d'avoir quitté la maison et de ne pas avoir observé la quarantaine, il le renvoya et lui dit: "Fais attention à ne pas te promener sans masque, mais va, présente-toi au prêtre, et dis-lui de se méfier de tout le monde, de ceux qui ont des maladies infectieuses". Et les gens se sont réjouis de l'attention portée par le Maestro à la santé publique".

 

C'est plus ou moins de cet "évangile" que l'archidiocèse de Milan a dû s'inspirer en publiant la dernière note méticuleuse pour la célébration de la Confirmation ( ici ) éditée par le Bureau et datée du 3 septembre. Ainsi, alors que dans les écoles de toute l'Italie, y compris celles de Milan et des environs, les enfants pourront s'asseoir à leur bureau sans masque, les mêmes enfants qui se retrouveront à leur place parmi les bancs d'une église, qui notoirement (expliquez-le à l'évêque, et au CTS) ont un volume cubique des dizaines de fois supérieur à celui des places d'une salle de classe, ils devront garder le masque.

 

Et évidemment le candidat doit garder une distance d'un mètre avec le parrain. Ce qui, vous pouvez être sûr, se produira également pendant les festivités au restaurant ou à la maison. Et cela avait sûrement dû se produire avant la célébration. Car l'oncle, la sœur ou la cousine du candidat, de février à aujourd'hui, n'ont certainement jamais approché l'enfant. Qu'il l'a ensuite touché, sans même y penser; la première fois, le premier contact n'aura lieu qu'au moment fatidique, lorsqu'il posera sa main sur l'épaule du filleul, un geste gracieusement accordé par le diocèse. Hypocrisie.

 

Mais ce n'est pas tout. Lorsque les confirmants iront recevoir la Sainte-Hostie, tous à bonne distance, et que le ministre aura mis une muselière, alors l'onction sera donnée, selon les dispositions de la CEI, avec "une boule de coton ou une serviette pour chaque confirmant". Mais le diocèse de Milan, toujours zélé, fait encore plus : il suggère - entendez, entendez - "l'utilisation de cotons-tiges biodégradables", c'est-à-dire les cotons-tiges nouvelle génération. Le ministre de l'Environnement sera donc également satisfait et la conversion écologique est démontrée.

 

Inutile de dire que le ministre "en faisant le geste expressif de l'imposition de la main veillera à ne pas toucher la tête du candidat en même temps", puisque l'on sait l'augmentation des contagions "par la tête". Le ministre "échangera alors la paix avec le candidat en prononçant les paroles prévues par le Rituel mais sans aucun contact physique". Hypocrisie totale.

 

Le diocèse devrait expliquer pourquoi, lors des dernières ordinations sacerdotales dans la cathédrale, l'archevêque a touché les mains des ordonnés avec ses mains, les a graissées sans les bâtons biodégradables et a imposé ses mains en touchant la tête des diacres - un geste répété, horreur ! par tous les prêtres présents - (voir photos ici).

 

Donc, pour récapituler : le virus se transmet par les cheveux du Confirmant, mais pas par les cheveux de l'ordinant ; il est très dangereux de toucher le front d'un candidat à la Confirmation, alors qu'il n'y a aucun problème pour toucher les mains d'un prêtre ; à l'école, on peut aller sans masque, mais pas à l'église. Devons-nous continuer ? [Oui continuons : le gel désinfectant dans les bénitiers à la place de l'eau bénite, alors qu'on peut se baigner de la tête aux pieds dans les piscines. Ndlr.] Ou suffit-il de comprendre que les pasteurs sont maintenant dans le désarroi ? Pendant des décennies, ils ont fait semblant de ne pas voir les abus et les aménagements liturgiques de toute sorte et de toute espèce, et maintenant, ils font preuve d'un zèle inégalé pour soigner chaque détail hygiénique...

 

Juste pour compléter le tableau et pour préciser que les pasteurs ont maintenant définitivement baissé leur pantalon devant les manies hygiéniques d'un pouvoir qui, après avoir été muselé, va imposer la laisse, nous passons de la Lombardie à l'Émilie-Romagne, du diocèse de Milan à celui de Forlì. Municipalité et paroisse de Galeata, où la maire, Elisa Deo, a bien pensé que, à l'occasion des premières communions d'aujourd'hui, le 6 septembre, les enfants devront tous être testés. Sinon, pas de Première Communion. Et le curé ? Il est d'accord, du moins selon Deo. Le maire décide donc qui peut recevoir la Première Communion et qui ne le peut pas, même si ce n'est pas le Père Éternel. C'est le nom de famille qui lui est passé par la tête ? Nous ne le savons pas, mais après les abus des évêques et des prêtres qui refusent la communion à ceux qui veulent la recevoir dans leur bouche, nous avons maintenant les maires qui empêchent les enfants de recevoir le Seigneur. La raison ? Toujours la même : une contagion croissante. Pas moins de sept (sic !) cas notifiés (pas gravement malades ni morts !) dans cette commune de 2 500 habitants, en augmentation probable (les infectés, pas les habitants). Avec un prêtre de la paroisse, et probablement des parents, pour vous remercier de votre sensibilité.

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 15:40

Credit: Goran Bogicevic/Shutterstock.

Un prêtre de la FSSP demande de désobéir concernant le masque

 

Un prêtre de la FSSP, aux États-Unis, a eu une prise de parole courageuse qui a suscité la controverse. Le père Daniel Nolan a demandé à ses paroissiens de désobéir aux autorités civiles et religieuses concernant l'obligation du port du masque à la messe. L'archidiocèse de Denver envisage donc de prendre des mesures disciplinaires contre ce prêtre de la Fraternité Saint-Pierre (FSSP) qui a dit à ses fidèles dans un message vidéo: «N'obéissez pas à l'évêque, n'obéissez pas au gouverneur». Le père Daniel Nolan a soutenu que ni l'archidiocèse ni le gouvernement n'ont le pouvoir d'obliger les gens à porter des masques à l'église. La FSSP s'est également distancée de sa déclaration et examine présentement le cas.

 

Voici donc une traduction d'un texte de la Catholic News Agency (CNA):

 

Des responsables de l'Église évaluent un prêtre qui a dit aux catholiques de «désobéir» à l'évêque en portant un masque

 

03/09/2020

 

''L'Archidiocèse de Denver et la Fraternité sacerdotale de Saint-Pierre examinent la situation d'un prêtre qui a dit aux catholiques de désobéir aux ordres de l'Église et des fonctionnaires municipaux concernant les masques à la messe et à d'autres services religieux.

 

Dans une vidéo publiée mardi sur YouTube, le P. Daniel Nolan a dit aux catholiques ''n'obéissez pas à l'évêque, n'obéissez pas au gouverneur. Ils ne peuvent pas vous dire de porter un masque. Ceci est un mensonge. Ils nous mentent à tous.''

 

«Si votre évêque vous le dit, ne le faites pas. Et j'encourage tout le monde à ne pas porter de masque. Et je vous dis: désobéissez à votre évêque, désobéissez à votre gouverneur. C’est ce que je vous dis », a ajouté Nolan.

 

Ses remarques sont intervenues à l'issue d'une séance de catéchèse offerte à la paroisse Notre-Dame du Mont Carmel à Littleton, au Colorado, qui a publié la vidéo sur YouTube mardi et l'a retirée mercredi.

 

Interrogé sur l'importance de l'obéissance, Nolan a dit aux paroissiens que «nous devons obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Et si l'évêque vous dit de faire quelque chose qui est contraire à votre santé, contraire à la raison et contraire au bien commun, désobéissez. Et c’est contraire au bien commun de continuer à accompagner une tentative de prise de contrôle communiste des États-Unis, ce qui est en train de se produire.»

 

Interrogé dans la vidéo sur l'obéissance aux autorités locales de l'Église, Nolan a ajouté: "Désobéissez à tous. À ce stade, ils n'ont aucune autorité. Ceux-ci coopèrent au mal, qui est la suppression du peuple américain. Suppression de vos droits, suppression de vos libertés, suppression du bon sens. L'empereur n'a pas de vêtements. Si vous êtes en bonne santé, vous avez 0,006% de chances de mourir du COVID. La grippe a plus de chances de vous tuer si vous êtes en bonne santé. Tellement de gros mensonges. Ce n'est plus de la politique, c'est de la moralité.''

 

Le porte-parole de l'archidiocèse, Mark Haas, a déclaré à CNA le 2 septembre que l'archidiocèse était en train d'examiner la question.

 

Notant que la vidéo YouTube «a été retirée avant de pouvoir être entièrement revue», Haas a déclaré que l'archidiocèse «entamerait le processus de détermination des prochaines étapes appropriées».

 

Le porte-parole a ajouté que l'archidiocèse commencerait son examen de la situation en discutant avec le curé de la paroisse.

 

Le droit canonique établit qu'une personne qui «incite des sujets à désobéir» à l'Ordinaire «doit être punie d'un interdit ou d'autres peines justes».

 

Les lignes directrices publiées par l'archidiocèse de Denver le 2 juin indiquent que les catholiques qui assistent aux messes publiques devraient porter un masque.

 

(...)

 

Philip Condron, un porte-parole de la FSSP, a déclaré à CNA que la fraternité «examinera cette question conformément au Code de droit canonique et à ses propres politiques internes».

 

«La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre ne cautionne pas les commentaires ni ne soutient les actions visant à désobéir aux évêques ou aux autorités gouvernementales. L'opinion du P. Daniel Nolan était son opinion personnelle et elle ne reflète pas celle de la Fraternité Saint-Pierre », a précisé Condron par courrier électronique.

 

«Les supérieurs de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre ont demandé à leurs prêtres d'adhérer aux directives de santé publique émises par les autorités locales, étatiques et fédérales, y compris les exigences de leurs ordinaux locaux (évêques)», a-t-il ajouté.

 

Nolan, 44 ans, a été ordonné prêtre pour la Fraternité sacerdotale de Saint-Pierre en 2014. Avant d'entrer dans la FSSP, il a fréquenté la United States Naval Academy et a servi dans la Marine Corps, prenant sa retraite en tant que capitaine en 2006. (...)

 

Pour lire en entier, c'est ICI (en anglais) / Le Forum catholique

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