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Christ Roi

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 00:00
Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

S. Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de S. Pierre et de S. André.

Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : "Suis-Moi !

 

Saint Philippe chassant le démon (F. Lippi, 1457-1504)

 

Après la Pentecôte (fête de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, cinquante jours après Pâques), il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure (Turquie actuelle) ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.  

Saint Philippe et saint Jacques le Mineur, apôtres (1er s.)

Philippe rencontra un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui était venu à Jérusalem pour adorer, et qui lisait le prophète Isaïe. Philippe lui demanda : "Comprends-tu ce que tu lis ?" L'eunuque lui répondit : "Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? [...] Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ?". Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes 8,27-35) Ceci montre que selon la sainte Bible elle-même, l'interprétation privée des Écritures doit se réaliser dans la tradition apostolique.

 

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent. 

Saint Philippe, La Dernière Cène, Détail, 1495-1497, Léonard de Vinci, Milan, Réfectoire du Couvent de Santa Maria delle Grazie, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 266-267.

 

 

Saint Philippe mourut dans un âge fort avancé puisque S. Polycarpe eut quelque temps le bonheur de converser avec lui.

 

Dans un portrait peint par Dürer en 1516 et conservé aux offices de Florence, Philippe est représenté sous les traits d'un très vieil homme. C'est ainsi que celui qui fut un des premiers à suivre le Nazaréen est le plus communément représenté. Il serait en effet mort très âgé à Hiérapolis, en Phrygie, une région située dans l'actuelle Turquie. (4)

 

Saint Philippe Apôtre, Par Albrecht Dürer, 1516

 

 

Crucifixion de St Philippe, F. Lippi, Fresco Strozzi Chapel, Santa Maria Novella, Florence

 

S. Jacques le Juste ou Jacques le Frère du Seigneur, appelé aussi Jacques le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée, d'Alphée et de Marie, soeur, c'est-à-dire proche parente de la sainte Vierge. 

 

L'Apôtre Jacques le Mineur, 1250-1275, Maître de saint François, Washington, National Gallery of Art, dans Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269.

 

La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel.

Jacques le Mineur eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Siméon, furent disciples de Jésus. 

Saint Jacques était de la tribu de Juda et "frère de Jésus", c'est-à-dire cousin de Notre-Seigneur selon la chair. "Les évangiles et Paul (Ga 1, 18-19 ; 1 Co 9,5) appellent 'frères du Seigneur' ceux qui étaient en réalité ses cousins selon l'usage extensif du lien de fraternité dans le monde sémitique (Voir en particulier les système de parenté à Iamneia, ville de la côte palestinienne, d'après Inscriptions de Délos, n° 1208)" (5)

Dans le texte nazoréen, dit Protévangile de Jacques, attribué à Jacques de manière pseudépigraphique, et daté de la seconde moitié du IIe siècle, Jacques est le fils de Joseph issu d'un premier mariage. (6)

"Jacques, le 'frère de Jésus', exécuté en 62, faisait l'admiration des pharisiens par sa piété et son assiduité au temple." (7)

Il eut la faveur d'une apparition particulière du Ressuscité, après Pierre et les Douze (1 Co 15,7).

Saint Jacques le Mineur a joué un rôle important après l'Ascension de Jésus et il fut le premier évêque de Jérusalem. C'est chez lui que Pierre se rendit aussitôt après être miraculeusement sorti de prison, et Paul fit de même après sa conversion. (8)

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent l'évangélisation du monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole.

 

"Se référant à Eusèbe, qui écrit que Pierre, Jacques le Majeur (frère de Jean) et Jean ne se réservèrent pas la direction de l'église locale de Jérusalem, mais choisirent Jacques le Juste (le frère du Seigneur) comme évêque (episcopos), le R.P. Daniélou dans son Histoire Ecclésiastique (II, 1, 4) suggère que Jacques le Juste ait été à la fois une sorte de président du collège local des presbytres et d'héritier des pouvoirs apostoliques (naturellement en ce qui concerne l'église locale de Jérusalem)." (9) 

 

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis parmi les judéens.

 

Jacques serait mort après l'an 60, en des circonstances incertaines parce que ne provenant que de sources apocryphes. Toutefois, Clément d'Alexandrie (150-215), un auteur de la fin du IIe siècle, mentionne qu'il a été élu premier évêque de Jérusalem et est mort martyr, battu à mort après avoir été jeté du haut du pinacle du temple (Histoire ecclésiastique 2, 1, 2-3) (10)

C'est en 62 que le grand prêtre Anne (Ananus), fils de celui du pontificat duquel Jésus avait été crucifié, se croyant assez fort pour briser la jeune Église, le fit arrêter, et le déféra au Sanhédrin.

Nous connaissons le détail du drame par Flavius Josèphe et le mémorialiste et historien chrétien Hégésippe, qui écrivait au milieu du IIe siècle. Jacques "fut non seulement attaqué par les scribes et les pharisiens, mais aussi par d'autres groupes judéens". (11) 

 

La persécution de 62 a eu un caractère collectif. Jacques ne fut pas condamné personnellement, puisque son groupe fut exécuté avec lui - c'est la première exécution collective de chrétiens. (Antiquités judaïques, XX, 9,1 (200).)

L'année 62, celle de la mort de Jacques, est marquée incontestablement par le début des tensions entre Juifs. La condamnation du groupe de Jacques illustre l'explosion du sectarisme et le replis des groupes légalistes et conservateurs du Temple. (12) Jacques devient le symbole de l'affrontement entre Judéens pharisiens et Judéens chrétiens, après l'avoir été de l'affrontement entre chrétiens d'origine judéenne et chrétiens d'origine grecque. (13)

Outre l'exécution de Jacques le Mineur, conséquence de l'influence exercée par la communauté chrétienne d'origine judéenne auprès de l'ensemble des Judéens, l'histoire de la communauté chrétienne de Jérusalem a été marquée par deux autres martyres : en 33, la lapidation d'Étienne, et en 43-44 la mise à mort de Jacques le Majeur. (14)

Les princes des Juifs (Sadducéens) firent monter Jacques sur la terrasse du temple de Jérusalem et lui dirent : "Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus !"

Le saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel." La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut du haut du temple où le démon avait naguère tenté Jésus. Comme il n'était pas mort, on se mit à le lapider, puis en dépit de quelques protestations généreuses, un foulon l'acheva à grands coups de sa lourde masse. Exécution illégale, qui valut à Anne d'être déposé du souverain pontificat (15) , c'est-à-dire de sa charge de Grand prêtre par le nouveau procurateur romain entré en fonction.

 

Brisé dans sa chute, il mourut l'an 62 en priant pour ses bourreaux : "Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

Les judéens qui l'ont lapidé n'ont pu empêcher le peuple de l'enterrer sur place et de lui ériger un monument.

 

"L'exécution des deux Jacques, à l'instigation du Sanhédrin qui refusait tout messianisme, n'empêcha pas la communauté de rester sur place jusqu'en 66, sans participer aux mouvements qui agitèrent la population à partir de 60, en prélude à la guerre contre Rome." (16)

 

Nous avons de S. Jacques le Mineur une Épître qui a le titre de Catholique ou Universelle, parce qu'elle ne fut point adressée à une église particulière, mais à tout le corps des Juifs convertis qui étaient dispersés dans les différentes parties de l'univers.

 

On le représente en tunique et pallium, parfois avec une canne.

Il est invoqué contre les souffrances des agonisants.

Le nom Jacques vient de l'araméen et signifie "adepte de Dieu".

 

 

PRATIQUE. Pardonnez à vos ennemis, priez pour vos persécuteurs.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 121 ; (2) ; (3) ; (4) Christine BARRELY, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 146 ; (5) Marie-Françoise BASLEZ, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 160 ; (6) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018; p. 168 ; (7) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 32 ; (8) Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269 ; (9) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 22 ; (10) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 170 ; (11) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 169 ; (12) Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 264-268 ; (13) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 173 ; (14) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 171 ; (15) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, ibid., p. 46 ; (16) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 32. 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 15:02
Sigrid Undset, Catherine Of Siena, published by sheed & Ward 1954

Sigrid Undset, Catherine Of Siena, published by sheed & Ward 1954

Dans son ouvrage Le Dialogue, Catherine de Sienne développe un traité de christologie à travers ce qui est appelé la "doctrine du pont". Ce traité se veut une démonstration de la place centrale du Christ dans le rôle de médiateur entre l'homme et Dieu, à travers le libre arbitre.

Le pont qui permet de traverser le fleuve (où tout monde se noie) est le Christ, avec trois marches. Ces trois marches représentent les trois étapes de la vie chrétienne, mais aussi les principales plaies du Christ en croix : les pieds sont les premières marches du pont, mais ils représentent le désir de Dieu qui conduit l'âme à vouloir connaître et mieux aimer Dieu.

La deuxième marche du pont est le cœur du Christ, lieu de l'union à Dieu et de la connaissance de soi et de Dieu.

La dernière marche est la bouche du Christ, symbole de l'union à Dieu et de la paix intérieure.

Le pont n'est accessible qu'à travers la connaissance de soi, la pratique des vertus, mais aussi la miséricorde de Dieu.

La pratique de la connaissance de soi et des vertus est le seul moyen de passer le pont. Ceux qui ne suivent pas cette voie sont alors emportés par les flots des divers désirs désordonnés (avarice, concupiscence charnelle, orgueil, injustice, peur, mensonge qui conduisent à l'enfer).

L'homme étant libre et à l'image de Dieu, c'est par sa volonté et le désir de Dieu que l'homme peut Le choisir ou non en succombant aux tentations :

"Personne ne peut avoir peur d'aucune bataille, d'aucun assaut du démon, parce que j'ai fait de tous des forts. Je leur ai donné une volonté intrépide, en trempant dans le sang de mon Fils. Cette volonté, ni démon, ni aucune puissance créée ne peut l'ébranler. Elle est à vous, uniquement à vous, c'est Moi qui vous l'ai donnée avec le libre arbitre. C'est donc à vous qu'il appartient d'en disposer, par votre libre arbitre, et de la retenir ou de lui lâcher la bride suivant ce qu'il vous plait. La volonté, voilà l'arme que vous livrez vous même aux mains du démon : elle est vraiment le couteau avec lequel il vous frappe, avec lequel il vous tue. Mais si l'homme ne livre pas au démon ce glaive de la volonté, je veux dire s'il ne consent pas aux tentations, à ses provocations, jamais aucune tentation ne pourra le blesser et le rendre coupable de péché : elle le fortifiera au contraire lui faisant comprendre que c'est par amour que je vous laisse tenter, pour vous faire aimer et pratiquer la vertu." (Extrait du livre Le Dialogue, chapitre XIII.)

En des termes dévastateurs applicables à la peur qui a envahi le monde, Catherine écrit à un cardinal légat, Pierre d'Estaing, en 1372 : "Une âme pleine de peur servile ne peut rien réaliser de bon, quelles que soient les circonstances, qu'il s'agisse de petites ou de grandes choses. Elle sera toujours naufragée et ne terminera jamais ce qu'elle a commencé. Oh, que cette peur est dangereuse! Cela rend le désir saint impuissant, cela aveugle un homme afin qu'il ne puisse ni voir ni comprendre la vérité. Cette peur est née de l'aveuglement de l'amour-propre, car dès qu'un être humain s'aime avec l'amour-propre des sens, il apprend la peur, et la raison de cette peur est qu'il a donné son espoir et son amour à la fragilité des choses qui n'ont ni substance ni être et qui disparaissent comme le vent… Ne cherchez rien d'autre que l'honneur de Dieu, le salut de l'âme et le service de l'épouse bien-aimée du Christ, la Sainte Église." (Sigrid Undset, Catherine Of Siena, published by sheed & Ward 1954, pp. 139–140.)

 

Notre libre arbitre doit toujours réaliser la Divine Volonté en toutes choses. Nous voyons alors différemment ce qui nous arrive de bien comme ce qui nous arrive de mal, le fait de devoir parler de Dieu, par exemple annoncer Sa parole à des personnes qui n'y sont pas habituées, ou non, ce qui nous importe devient de réaliser la Divine volonté, vouloir ce que Dieu veut. Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. On commence par faire Sa volonté sur la terre pour que son Règne au Ciel vienne sur la terre. C'est la voie de l'union à Dieu.

Cette connaissance spirituelle est bien plus réaliste et concrète que n'importe quelle expérience sensible. C'est notre meilleure arme contre la peur.

Dans nos peurs, un bon moyen de chasser les peurs (comme les autres tentations), est de contempler les pieds du Christ sur la Croix. Les pieds sont les premières marches du pont, ils représentent le désir de Dieu qui conduit l'âme à vouloir connaître et mieux aimer Dieu, ils représentent aussi notre libre arbitre, le commencement de notre marche vers le Seigneur.

Cette doctrine du pont et des trois marches, dont la première consiste à embrasser les pieds du Christ, est le "remède aux petites tentations", comme la peur.

"Ne cherchez pas à vouloir opposer la vertu contraire à la tentation que vous éprouvez, car ce serait encore discuter avec elle. Dirigez plutôt votre coeur vers Jésus-Christ, et dans un élan d'amour embrassez ses pieds sacrés. C'est le meilleur moyen de vaincre l'ennemi, aussi bien dans les grandes que dans les petites tentations." (Saint François de Sales, Introduction à la vie dévote, Spiritualité Lexio, Les éditions du Cerf, Paris 2019, pp. 419-420.)

Saint Ignace de Loyola est reconnu pour son discernement des esprits, mais nous pouvons trouver dans ses œuvres une vive anticipation des mêmes principes. Jésus lui dit à un moment donné :

"Mes visions sont toujours accompagnées dans un premier temps d'une certaine peur, mais au fur et à mesure qu'elles se déploient, elles apportent un sentiment croissant de sécurité. D'abord vient l'amertume, mais plus tard vient la force et la consolation. Les visions qui viennent du diable créent d'abord un sentiment de sécurité et de douceur, mais elles se terminent par la terreur et l'amertume. Ma voie est la voie de la pénitence. Au début, cela semble difficile et difficile à suivre, mais plus vous la poursuivez, plus elle apparaît heureuse et douce. La voie du diable, en revanche, est douce et heureuse au départ, mais à mesure que l'âme poursuit la voie du péché, elle passe de l'amertume à l'amertume, et la fin est la damnation éternelle." (Sigrid Undset, femme de lettres et romancière norvégienne, "Catherine of Siena, published by Sheed & Ward 1954, p. 44.)

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 22:44

Source : Life Site News

 

Peter Kwasniewski

 

Wed Apr 29, 2020 - 11:22 am EST

 

( traduction )

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Cette sainte vénérée châtiait les papes et réprimandait les cardinaux. Sa sagesse est urgente aujourd'hui

Souvenir d'une des plus grandes femmes saintes de l'histoire de l'Église: Catherine de Sienne

 

29 avril 2020 ( LifeSiteNews ) - Dans notre famille, nous aimons lire des livres à haute voix presque tous les soirs après le dîner. De cette façon, nous avons réussi à lire des centaines de livres au fil des ans - principalement de la littérature imaginative, mais parfois des biographies, des histoires ou des œuvres religieuses.

À la recommandation de ceux qui l'avaient lu, un printemps nous avons repris Catherine de Sienne de Sigrid Undset (femme de lettres et romancière norvégienne. Ndlr.), auteur du roman Kristin Lavransdatter (1920-1922. Ndlr.) Undset s'est convertie au catholicisme en 1924 à l'âge de 42 ans, et est finalement devenue une laïque dominicaine, comme Catherine elle-même. Nous avons été envoûtés par ce livre, émerveillés par les dons spirituels et les qualités humaines de Catherine, ravis par la vigueur de ses écrits (qu'Undset cite ou résume tout au long), consternés par la corruption cléricale et politique de son époque, et édifiés par sa réponse à elle, à la fois charitable et courageuse.

Quelle est remarquable la connaissance brillante et la sagesse sereine de Catherine sur toutes les questions profondes dont elle a parlé, cette fille qui avait à peine reçu une éducation et qui a dit, avec simplicité, que le Seigneur lui a appris tout ce qu’elle savait! Elle avait l’habitude de dicter deux ou trois lettres à la fois à ses différents secrétaires et n’a jamais perdu le fil de ses pensées. Aucun athée ne pourrait jamais expliquer comment quelque chose comme cela est même possible sur une lecture matérialiste de l’univers. Elle est la preuve vivante de la réalité de Dieu et de l’infusion de Sa grâce.

Catherine est née le 25 mars 1347 et est décédée le 29 avril 1380. Lorsqu'elle a été ajoutée au calendrier général des saints en 1628, le 29 avril était occupé par le grand dominicain Saint Pierre le Martyr (souvent représenté dans l'art européen avec une épée à mi-chemin dans la tête, alors qu'il a été tué par un assassin cathare), on lui a donc donné la date du 30 avril - une date qu'elle a conservée jusqu'en 1969, lorsque Pierre Martyr, a été rayé du calendrier général, Catherine l'a remplacée.

Je voudrais partager quelques passages de la biographie d'Undset (Catherine Of Siena. Ndlr.) qui m'ont particulièrement frappé. Les citations sont tirées de l'édition originale de Sheed & Ward de 1954. (Étrangement, la nouvelle édition d'Ignatius Press omet le chapitre puissant d'ouverture d'Undset, qui se termine par les lignes: "Elles [la bienheureuse Brigitte de Suède et la bienheureuse Catherine] sont venues jouer une partie dans la politique mondiale, et corriger, conseiller et diriger - parfois même l'ordre et le commandement - du Vicaire du Christ sur terre", et par conséquent numérote le chapitre 2 d'Undset comme "chapitre 1", etc., ce qui est pour le moins , trompeur pour le lecteur. On se demande si peut-être le contenu du premier chapitre a été jugé trop nerveux?)

 

Saint Ignace de Loyola est reconnu pour son discernement des esprits, mais nous pouvons trouver dans ses œuvres une vive anticipation des mêmes principes. Jésus lui dit à un moment donné :

"Mes visions sont toujours accompagnées dans un premier temps d'une certaine peur, mais au fur et à mesure qu'elles se déploient, elles apportent un sentiment croissant de sécurité. D'abord vient l'amertume, mais plus tard vient la force et la consolation. Les visions qui viennent du diable créent d'abord un sentiment de sécurité et de douceur, mais elles se terminent par la terreur et l'amertume. Ma voie est la voie de la pénitence. Au début, cela semble difficile et difficile à suivre, mais plus vous la poursuivez, plus elle apparaît heureuse et douce. La voie du diable, en revanche, est douce et heureuse au départ, mais à mesure que l'âme poursuit la voie du péché, elle passe de l'amertume à l'amertume, et la fin est la damnation éternelle." (p. 44)

Sigrid Undset, Catherine Of Siena, published by sheed & Ward 1954

Le Christ le répète à Catherine, qui n'a jamais cherché la publicité et, au contraire, a fui la confrontation :

 

"Je vous enverrai aux papes et aux dirigeants de Mon Église et à tous les chrétiens, car je choisis de faire honte à l'orgueil des puissants en utilisant des outils fragiles." (p. 102)

 

La situation de l'époque était terrible, la papauté sous contrôle français demeurant confortablement installée à Avignon, perpétuant "la captivité babylonienne des papes", tandis que l'état de l'Église, en général, allait de mal en pis :

 

"Le peuple a perdu son amour et sa confiance en l'Église du Christ depuis que son pouvoir de conduire les âmes dans la bonne voie et de guérir les blessures du peuple épuisé avait été si tristement affaibli. La morale du clergé, tant supérieure que inférieure, avait en de nombreux endroits sombré si profondément que le cœur des fidèles était rempli d'horreur et de chagrin. Dans de nombreuses régions, il y avait une terrible ignorance de la religion; pratiquement aucun enseignement religieux n'a été donné, les hommes et les femmes ne savaient presque rien de la foi qu'ils professaient officiellement…. Mais aucun endroit n'a souffert de l'absence du Vicaire du Christ de l'ancienne capitale de l'Église autant que Rome elle-même." (pp. 118–19)

 

Lire de tels mots aujourd'hui ne peut que nous émerveiller de la façon dont l'histoire se répète, sauf jamais de la même manière; car bien qu'un évêque habite l'ancienne capitale de l'Église, il s'est (aujourd'hui. Ndlr.) dépossédé du titre de Vicaire du Christ, le réduisant à un simple "titre historique".

 

En des termes dévastateurs applicables à la peur qui a envahi le monde et entraîné des réponses au coronavirus, Catherine écrit à un cardinal légat, Pierre d'Estaing, en 1372 :

 

"Une âme pleine de peur servile ne peut rien réaliser de bon, quelles que soient les circonstances, qu'il s'agisse de petites ou de grandes choses. Elle sera toujours naufragée et ne terminera jamais ce qu'elle a commencé. Oh, que cette peur est dangereuse! Cela rend le désir saint impuissant, cela aveugle un homme afin qu'il ne puisse ni voir ni comprendre la vérité. Cette peur est née de l'aveuglement de l'amour-propre, car dès qu'un être humain s'aime avec l'amour-propre des sens, il apprend la peur, et la raison de cette peur est qu'il a donné son espoir et son amour à la fragilité des choses qui n'ont ni substance ni être et qui disparaissent comme le vent… Ne cherchez rien d'autre que l'honneur de Dieu, le salut de l'âme et le service de l'épouse bien-aimée du Christ, la Sainte Église." (pp. 139–40)

 

Catherine écrit à un autre dignitaire d'église, Gérard du Puy:

 

"Notre Seigneur déteste par-dessus tout trois péchés abominables: la convoitise, l'impudicité et l'orgueil. Ceux-ci prévalent dans l'Épouse du Christ, c'est-à-dire dans les prélats qui ne recherchent que la richesse, le plaisir et la renommée. Ils voient les démons de l'enfer voler les âmes qui leur ont été confiées, et sont complètement impassibles, car ce sont des loups qui font des affaires avec la grâce divine. Une justice stricte est nécessaire pour les punir. Dans ce cas, la miséricorde exagérée est en fait la pire cruauté. Il est nécessaire que la justice aille de pair avec la miséricorde pour mettre un terme à ce mal." (p. 141)

 

En 1375, elle adressa au pape Grégoire XI une lettre décrite par Undset comme «rien de moins qu'un avertissement sérieux». Catherine dit à Grégoire "la victime de l'amour-propre devient indifférente aux péchés et aux fautes de ses subordonnés… Soit elle essaie de les punir avec tant de conviction que cela ne sert à rien, soit elle ne les punit pas du tout" (p. 166).

 

Catherine dit ouvertement au pape qu'en dernier ressort, c'est lui qui porte l'entière responsabilité des terribles abus qui drainent la vie de l'Église, même si, selon le jugement humain, il peut être une bonne personne avec beaucoup de bonnes qualités. Néanmoins, c'est lui qui est responsable des mauvais bergers et des moines perfides dont le mode de vie honteux mine la foi des croyants. (p. 167)

 

À un moment, Undset s'arrête à parler du paradoxe de la papauté - de toute évidence, elle n'appartient pas à cette école de pensée facile pour laquelle un pape donné est "le choix du Saint-Esprit" et donc faire et enseigner toutes les bonnes choses :

 

"[S]'il a été mis entre les mains des hommes de nommer un homme Vicaire du Christ, il faut s'attendre à ce que les électeurs votent trop souvent pour des motifs impurs, méchants ou rusés, pour un homme qui deviendra un mal pour l'Église de Dieu sur terre. Dieu veillera néanmoins à son Église, ressuscitera et restaurera ce que l'humanité peut ruiner ou souiller; il faut, pour des raisons mystiques que les saints ont vues et comprises en partie, que l'offense se produise. Mais malheur à la personne par qui l'infraction vient." (p. 170)

 

Néanmoins Catherine conserve une foi inébranlable en la Divine Providence et en l'indéfectibilité de l'Église catholique, malgré les péchés de ses membres et surtout de ses bergers. La même année (1375), elle écrit dans une lettre circulaire au général et aux anciens de Lucques:

 

L'Église est son épouse; les fils fidèles de l'Église sont ceux qui préfèrent souffrir mille fois la mort que de la quitter. Si vous répondez qu'il semble que l'Église doive se rendre, car il lui est impossible de se sauver elle-même et ses enfants, je vous dis que ce n'est pas le cas. L'aspect extérieur trompe, mais regardez l'intérieur, et vous constaterez qu'elle possède un pouvoir que ses ennemis ne peuvent jamais posséder. (p. 172)

 

À trois cardinaux italiens, elle a écrit : "Vous méritez une punition plus que des mots" (p. 247).

 

Dans ce qui doit être l'une des lettres les plus remarquables jamais écrites, Catherine admonestait son directeur spirituel, Raymond de Capoue (qui écrivit plus tard une importante biographie de la sainte) pour sa crainte d'une possible embuscade et d'une capture dans un voyage qu'il allait entreprendre :

 

"Mon très cher Père en Jésus-Christ, moi Catherine, servante et servante des serviteurs du Christ, je vous écris dans son précieux Sang, pleine de désir de vous voir sortir de votre enfance et devenir un homme adulte… Car un nourrisson qui vit de lait n'est pas capable de se battre sur le champ de bataille; il veut seulement jouer avec d'autres enfants…. Mais quand il devient un homme adulte, il laisse derrière lui son amour-propre sensible. Rempli d'un saint désir, il mange du pain, le mâche avec les dents de la haine et de l'amour, et plus il est grossier et dur, mieux il l'aime... Il est devenu fort, il s'associe à des hommes forts, il est ferme, sérieux, réfléchi; il se précipite sur le champ de bataille avec eux, et son seul souhait est de se battre pour la Vérité… Vous n'étiez pas encore digne de combattre sur le champ de bataille, c'est pourquoi vous avez été envoyé derrière les lignes comme un petit garçon; Vous avez fui de votre plein gré, et vous avez été heureux de le faire, parce que Dieu a eu pitié de votre faiblesse… Oh mauvais petit Père, quel bonheur c'eut été pour votre âme et la mienne si vous eussiez cimenté une seule pierre dans l'Église de Dieu avec votre sang, par amour pour le précieux Sang… Nous avons vraiment raison de nous plaindre quand nous voyons comment nos misérables actions ont perdu une grande récompense pour nous. Oh, perdons nos dents de lait et coupons plutôt avec les dents fortes de la haine et de l'amour." (p. 253–54)

 

Catherine et Raymond avaient une profonde amitié en Christ et leur amour n'en était que plus fort grâce à la clarté de leur correspondance franche. Bien qu'il ait été traité de "petit garçon", Raymond a dû être très mature pour répondre aussi bien à une critique aussi franche ! Dans une lettre qui suit, Catherine poursuit ses conseils à son directeur, dont elle sait qu'il aura de plus en plus de responsabilités :

 

"Vous ne pourrez pas profiter beaucoup de la solitude de la cellule, mais mais c'est ma volonté que vous emportiez partout avec vous la cellule dans votre cœur, car vous savez que lorsque nous y sommes enfermés, l'ennemi ne peut pas nous nuire…. Aimez la table de la Croix et nourrissez-vous de la nourriture de l'âme dans la sainte vigilance et la prière incessante ; dites la messe tous les jours, à moins d'en être absolument empêchés.... Chassez de vous votre faiblesse et votre peur servile, car la Sainte Eglise n'a que faire de tels serviteurs." (p. 270)

 

Sigrid Undset conclut avec une éloquente péroraison du "martyre" subi par cette grande siennoise au cours de ses 33 années de prière et de travail infatigables:

 

"Il est certain que Catherine volontairement - et peu de femmes ont jamais eu une volonté aussi inflexible - a choisi de souffrir sans cesse pour tout ce en quoi elle croyait, aimait et désirait: l'unité avec Dieu, la gloire et l'honneur de son nom, de son royaume sur terre, le bonheur éternel de toute l'humanité et la renaissance de l'Église du Christ à la beauté qu'elle possède lorsque le rayonnement de son âme brille librement à travers sa forme extérieure - cette forme qui a ensuite été tachée et gâtée par ses propres serviteurs dégénérés et enfants rebelles. Comme Catherine l'a exprimé: la force et la beauté de son corps mystique (de l'Église. Ndlr.) ne peuvent jamais diminuer, car c'est Dieu; mais les joyaux dont se pare son corps mystique sont le bien accompli par ses enfants sincères et fidèles." (p. 289)

 

Sainte Catherine était incontestablement parmi les chrétiens les plus sincères et les plus fidèles que le monde ait jamais connus - comme les anciens saints "dont le monde n'était pas digne" (Heb 11,38), et qui pourtant ont laissé une marque décisive sur l'Église, et sur la civilisation humaine. Sa doctrine spirituelle reste toujours fraîche et pleine de vie, précise et pertinente.

 

Qu'elle intercède pour nous alors que nous nous efforçons d'être ces soldats du Christ "fermes, sérieux et réfléchis" qui "se hâtent vers le champ de bataille ... pour lutter pour la vérité".

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 17:38

Les évêques italiens avaient logiquement réagi dans la journée du 26 avril à l'annonce du gouvernement italien de reprise progressive de nombreuses activités tout en continuant d'interdire les messes publiques : "les évêques italiens ne peuvent accepter de voir l'exercice de la liberté de culte compromis. Il devrait être clair pour tous que l'engagement au service des pauvres, si important dans cette situation d'urgence, découle d'une foi qui doit être nourrie à sa source, en particulier la vie sacramentelle. [...] Le décret de la présidence du Conseil des ministres adopté le 26 avril. "exclut arbitrairement la possibilité de célébrer la messe avec le peuple", peut-on lire dans le communiqué. "[...] L’Église italienne avait "accepté, avec souffrance et sens des responsabilités, les limites gouvernementales assumées pour faire face à l'urgence sanitaire". Et elle avait aussi souligné "de manière explicite qu’au moment où les limites supposées pour faire face à la pandémie seraient réduites, l'Église exige de pouvoir reprendre son action pastorale". (VaticanNews)

 

Le pape François ne voit pas la rupture d'égalité, mais réagit ce matin dans un tweet pour demander aux évêques italiens "prudence" et "obéissance" aux mesures gouvernementales :

 

"En cette période où il commence à y avoir des dispositions pour sortir de la quarantaine, prions le Seigneur pour qu’Il donne à tous la grâce de la prudence et de l’obéissance à ce mesures, pour que la pandémie ne revienne pas. #PrionsEnsemble" 

Jean-Marie Guénois informe sur twitter : 

 

"Contre la révolte, lundi, des évêques italiens unis qui n'en peuvent plus de tenir leurs églises fermées le #pape François, ce mardi 28 avril, répond en prônant "l'obéissance aux dispositions" gouvernementales en matière de délais de dé-confinement."

Pourtant le pape avait demandé le 17 avril à "sortir du tunnel" (du confinement) pas "y rester", car la "familiarité des chrétiens avec le Seigneur est toujours communautaire" et alerté sur le danger d'une foi "virtuelle", "gnostique" et "égoïste pour chacun".

 

Ceci n'annonce rien de bon chez nous pour le retour des messes publiques "le dimanche 17 mai" (Aleteia) selon la réponse logique de nos évêques de France (CEF) à l'annonce de Macron (après une réunion avec des francs-maçons) de ne pas rouvrir les églises aux messes avant le mois de juin, tout en rouvrant d'autres établissements recevant du public le 11 mai... Deux poids deux mesures. La liberté d'entreprendre est-elle plus importante que la liberté de culte ? 

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est exprimé aujourd'hui, 28 avril, à l'Assemblée nationale, à propos de la stratégie nationale de déconfinement à partir du 11 mai.

 

Après avoir entendu le premier ministre annoncer, mardi 28 avril, que les messes ne pourront reprendre qu’à partir du 2 juin (soit après l'Ascension jeudi 21 mai et Pentecôte... dimanche 31 mai), Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, et Mgr Robert le Gall, archevêque de Toulouse, expriment à « La Croix » leurs réactions et leurs suggestions. 

 

« Il n’est pas normal que l’on permette l’accès dès le 11 mai aux écoles, aux commerces et aux transports publics et qu’on ne rende pas possible des célébrations en petit comité pour l’accès aux sacrements », soupire Mgr Le Gall, qui insiste par ailleurs sur « le civisme » des évêques et leur volonté de tout faire pour éviter la propagation du virus.

 

Suggestion d’un taux d’occupation réduit des églises

En ce sens, les évêques qui avaient pu s’entretenir ensemble lors d’une Assemblée plénière en visioconférence, vendredi 24 avril, suggèrent un taux d’occupation dans les églises de l’ordre d’un tiers. « C’est permis dans les magasins où la promiscuité est plus grande », estime l’archevêque de Toulouse.

 

Les évêques se disent prêts également à équiper les églises de distributeur de gel hydroalcoolique, d’espacer les fidèles (portant des masques, évidemment), de prendre leur température frontale à l’entrée, « et bien sûr de proscrire les grandes célébrations et les pèlerinages », poursuit Mgr Le Gall qui a déjà annoncé qu’il n’y aurait aucune grande célébration dans son diocèse avant la rentrée de septembre.

 

Les réactions de certains prêtres

Ce que semblent redouter ces deux évêques, ce sont les réactions de leurs prêtres. « Cette situation est complètement anormale pour nous, d’où l’impatience et parfois même les réactions négatives de certains prêtres », explique ainsi Mgr de Kerimel en précisant qu’il « comprend » ces réactions.

 

« Je ne sais pas comment je vais tenir mes troupes », ajoute Mgr Le Gall, qui dit « craindre des messes clandestines ». De fait, de nombreux prêtres expriment depuis quelques jours leur lassitude de célébrer la messe devant des églises vides. Et de nombreux fidèles, de même, disent et redisent leur besoin de prier en assemblée et de communier réellement, et non pas seulement spirituellement.

 

Lire : Messes virtuelles et des "medias" : "Ce n'est pas l'Église" ! Le pape François met en garde contre le danger d'une "familiarité gnostique"

 

En ce sens, l’évêque de Grenoble propose que dans les départements « verts », peu impactés par le virus, ce qui est le cas de l’Isère jusqu’à présent, « des prêtres puissent avoir la possibilité de célébrer la messe à domicile ».

 

« Normalement, il n’y a jamais de messe privée, rappelle Mgr de Kerimel, mais chez des personnes en souffrance, cela devrait être possible, en prenant évidemment toutes les précautions nécessaires. On ne peut pas en faire un principe mais cela pourrait être réfléchi en fonction des zones. »

 

Dans ce contexte, la parole du président de la Conférence des évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort sera très attendue : après s’être entretenu jeudi 30 avril à 9 heures avec le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, l’archevêque de Reims doit s’exprimer le même jour à 11 heures devant la presse, en audioconférence. (La Croix)

 

Un peu partout en France, des voix se sont élevées récemment pour que les messes puissent reprendre dès le 11 mai, date de la levée du confinement.

 

En première ligne, les évêques ont fait une demande en ce sens, se faisant l’écho de nombreux catholiques, lassés par une pratique religieuse en grande partie numérique et déçus de ne pas célébrer la Pentecôte en paroisse.

 

À LIRE. Déconfinement : les évêques souhaitent la reprise des messes dès le 11 mai

 

Ecoles, transports en commun, commerces, marchés, médiathèques, bibliothèques et petits musées ouvrent le 11 mai (Sud-Ouest), mais pas les messes ?

 

« Que les célébrations religieuses restent interdites quand écoles, commerces, transports rouvrent me plonge dans l’incompréhension. N’y a-t-il pas des adaptations possibles ? Sommes-nous réputés incapables de précautions sanitaires ? », s’interroge sur Twitter Mgr Marc Aillet, après les annonces du premier ministre, mardi.

Comme l’évêque de Bayonne, nombre de catholiques font valoir la liberté de culte, composante essentielle de la liberté religieuse et pilier des sociétés démocratiques. Celle-ci ne peut « être limitée par les États qu’avec circonspection, pour des raisons impérieuses d’intérêt général, et à condition que ces restrictions soient justifiées, nécessaires et proportionnées », argumentent des professeurs de droit, d’histoire et de philosophie signataires d’une tribune publiée sur La-croix.com lundi 27 avril, soulignant l’incohérence du maintien des restrictions religieuses quand reprennent l’école et les services publics. « La liberté religieuse serait-elle moins précieuse que la liberté d’entreprendre ou de travailler ? », s’interrogent-ils encore.

 

Première raison, le christianisme est une religion de l’incarnation : « La foi passe par des gestes (l’imposition des mains, l’onction des malades, la prostration du Vendredi saint…) et doit se vivre en communauté ecclésiale », rappelle Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise.

 

Aspirer à retrouver une vie communautaire ne relève pas seulement d’un besoin affectif de fraternité concrète : « De même que Jésus est corps et esprit, l’Église est corps et esprit. Comme dit le Concile Vatican II, l’Église est” comme un sacrement” ». « Le corps de l’assemblée est très important pour vivre les sacrements », explique-t-il encore, relevant que les fidèles, même sans pouvoir l’expliquer théologiquement, ont bien perçu ce manque depuis le début du confinement.

 

Le sens profond de la messe

 

Deuxième raison de fond, la messe est essentiellement « un mémorial » : « non pas une quelconque commémoration symbolique, mais une action théologiquement beaucoup plus forte », explique encore Mgr Eychenne. Elle est « l’actualisation ici et maintenant d’un fait unique dans l’histoire - la mort et la résurrection du Christ il y a 2 000 ans. Comme une sorte de vortex, une porte spatio-temporelle qui nous transporterait au cœur de cet événement, le Christ qui offre sa vie pour nous ».

 

« Dieu est suffisamment puissant pour inventer d’autres moyens pour nous rejoindre dans des circonstances aussi exceptionnelles que le confinement, mais ne pas insister pour retrouver la messe veut dire qu’on n’en a pas forcément compris la signification profonde », ajoute l’évêque de Pamiers.

 

TRIBUNE. La liberté de culte doit être déconfinée !

 

(La Croix)

Déconfinement de l'Église - le Christ franchit la porte que nous avions verrouillée par peur des autres (Jn 20,19)

Déconfinement de l'Église - le Christ franchit la porte que nous avions verrouillée par peur des autres (Jn 20,19)

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 12:43

Comment ! Tu es tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es renversé à terre, toi qui faisais ployer les nations.

Livre d'Esaïe 14,12

Le Régime craint le déconfinement le 11 mai, nous dit-on. Face à l'indécision et aux volte-faces sanitaires qui, depuis le début de l'épidémie en janvier, ont mis en danger les populations (manque de masques en mars à cause de l'envoi à la Chine le 19 février de 17 tonnes de matériel médical, combinaisons, gants, masques, mais aussi manque de masques en vue du déconfiment, et succession de déclarations ministérielles contradictoires sur les masques), face à un confinement liberticide illégal des groupes d'extrême-gauche ou d'extrême-droite pourraient choisir la violence pour faire respecter nos droits par la force (droit à la vie, droit à la sûreté et à la sécurité de notre santé, libertés d'aller et venir, liberté d'entreprendre, liberté de manifestation, liberté de penser, liberté de culte). Or l'oligarchie n'attend que cela pour les réduire, en les désignant devant l'opinion comme les "fauteurs de troubles violents", alors que la première violence vient du gouvernement qui n'a pas su protéger sa population. C'est pourquoi le Régime craint bien davantage les actions en justice qui vont suivre le 11 mai. La justice, d'ailleurs..., un mot qui raisonne d'une manière joyeuse à nos oreilles, est le fondement de l'action du pouvoir sous notre ancienne monarchie (Cf. Arlette LEBIGRE, La Justice du Roi, 1988.)

L'action violente aveugle est stérile. Une autre méthode existe, et a montré qu'elle réussissait. Russie, Amérique du Nord, Inde, cette méthode de non-violence de par le monde, inspirée de la sagesse chrétienne ("Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient." Lc 6, 27-28), mais aussi des grandes sagesses orientales (bouddhisme, hindouisme, taoïsme) est celle de la résistance civile non violente.

"Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Dt 8,3 / Mt 4,4) Ce système progressiste mondialiste basé sur la cupidité matérialiste et l'illimitation ne peut que s'effondrer sous le poids de ses propres contradictions.

Si le virus n'a pas de passeport comme disait Emmanuel Macron, les porteurs du virus, eux, en ont un, passeport. Les religieux du marché, de l'individu et du mondialisme découvrent soudainement les vertus de la souveraineté, de la frontière, de la limitation et de la production locale, afin de protéger l'environnement. La toute-puissance de Jupiter foudroyée par l'éclair ! Signe providentiel, le coronavirus est venu mettre les pendules à l'heure en mettant le monde et ses "valeurs" destructrices à genoux.

"Comment ! Tu es tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es renversé à terre, toi qui faisais ployer les nations, toi qui te disais : “J’escaladerai les cieux ; plus haut que les étoiles de Dieu j’élèverai mon trône ; j’irai siéger à la montagne de l’assemblée des dieux au plus haut du mont Safone, j’escaladerai les hauteurs des nuages, je serai semblable au Très-Haut !” Mais te voilà jeté aux enfers, au plus profond de l’abîme." (Es 14, 12-15) Un petit virus et hop !

Voici ci-dessous, une voix, une video d'une personne que parmi tant d'autres nous découvrons ces jours-ci. Jean-Jacques Crévecoeur développe une de nos idées sur la non-violence comme méthode pour vaincre sans combattre. Que chacun puisse en ces jours de "retraite imposée du ciel", y trouver la seule sortie qui soit, c'est-à-dire vers le Haut. 

La contre-révolution ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution.

Joseph de Maistre, Considérations sur la France, fin du chapitre X

Choisir la non-violence
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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 11:45

"Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Dt 8,3 / Mt 4,4)

Paroisse Immaculée Conception (Toulon)

"Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux." (Ph 3,19-20)

 

"Ils croyaient leur maison éternelle, + leur demeure établie pour les siècles ; sur des terres ils avaient mis leur nom." (Ps 48,12)

 

"Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.

Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.

Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur." (Mt 6, 19-21)

 

"La lettre tue, mais l'Esprit vivifie." (2Co 3)

 

"Que ma prière devant toi s'élève comme un encens." (Ps 140,2)

 

"Ils détourneront l'oreille de la vérité, pour se tourner vers les fables" (2 Tm 4,4)

 

"Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs." (Mc 2,17)

 

"Je connais tous les oiseaux des montagnes ; les bêtes des champs sont à moi." (Ps 49,11)

 

"Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?" (Mt 6,26)

 

"Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas." (Mt 6, 28)

 

"Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous ?" (Mt 6,30)

 

"Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?" (Mt 6,27)

 

Depuis le 17 mars, les catholiques sont privés de la sainte Messe. Or elle nous est plus chère qu'un plant de tomates ou qu'une boîte de chocolats.

 

"Il serait plus facile que la terre existât sans le soleil que sans la sainte Messe." (Padre Pio) Elle est pour nous de première nécessité.

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 07:12
https://www.catholicnewsagency.com/news/pope-francis-urges-catholics-to-unite-through-praying-the-rosary-in-may-27127

https://www.catholicnewsagency.com/news/pope-francis-urges-catholics-to-unite-through-praying-the-rosary-in-may-27127

( traduction rapide )

 

Par Hannah Brockhaus

Cité du Vatican, le 25 avril 2020 / 07h15 MT ( CNA ) .- Le pape François a envoyé samedi une lettre encourageant les catholiques à prier le chapelet tout au long du mois de mai. Il a également partagé deux nouvelles prières pour implorer l'aide de la Vierge Marie pendant la pandémie de coronavirus.

 

"Contempler le visage du Christ avec le cœur de Marie notre Mère nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette période d'épreuve", a déclaré le pape François dans une lettre du 25 avril.

 

Il a exhorté les familles et les individus à "redécouvrir la beauté de la prière du chapelet à la maison au mois de mai", qui est traditionnellement une période de dévotion accrue à la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Avec sa lettre, le pape a inclus deux prières à Notre-Dame de réciter à la fin du chapelet, qu'il a dit qu'il prierait également tout au long du mois de mai "en union spirituelle avec vous tous".

 

Dans la première prière, l'aide de Marie est invoquée "pour nous conformer à la volonté du Père et pour faire ce que Jésus nous dit".

 

Dans la deuxième prière, plus longue, la Vierge Marie est priée de "tourner vos yeux miséricordieux vers nous au milieu de cette pandémie de coronavirus", et son intercession est demandée "afin que cette grande souffrance puisse cesser et que l'espoir et la paix se lèvent à nouveau".

 

La prière demande le réconfort de Marie pour ceux qui pleurent et pour ceux qui sont inquiets pour l'avenir, et prie pour les personnels de santé, les scientifiques et les dirigeants nationaux.

 

La prière demande également à Marie "d'être proche de ceux qui viennent en aide aux malades jour et nuit, et aux prêtres qui, dans leur souci pastoral et leur fidélité à l'Évangile, essaient d'aider et de soutenir tout le monde".

 

"Marie, Consolation des affligés, embrasse tous tes enfants en détresse et prie pour que Dieu étende sa main toute-puissante et nous libère de cette terrible pandémie, afin que la vie puisse reprendre sereinement son cours normal", dit la prière.

 

Dans sa lettre, François a déclaré que les gens peuvent prier le chapelet en groupe ou individuellement, selon ce qui convient le mieux à leur situation. "La clé pour y parvenir est toujours la simplicité", a-t-il souligné, ajoutant qu'Internet est une bonne ressource pour trouver les prières à suivre.

 

En mai, c'est une tradition de prier le chapelet "chez soi au sein de la famille", a-t-il dit, notant que les restrictions de la pandémie COVID-19 "nous ont fait apprécier d'autant plus cet aspect 'familial', également de un point de vue spirituel."

 

Le pape François a conclu sa lettre en disant: "Je vous garde tous dans mes prières, en particulier ceux qui souffrent le plus, et je vous demande, s'il vous plaît, de prier pour moi."

 

"Je vous remercie et avec une grande affection je vous envoie ma bénédiction."

 

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral des prières partagées par le Pape François:

 

Première prière:

 

Ô Marie, tu resplendis continuellement sur notre chemin en signe de salut et d'espérance. Nous nous confions à toi, Santé des malades, nous qui au pied de la croix, avons été unis aux souffrances de Jésus, et avons persévéré dans ta foi.

 

O Marie, tu brilles continuellement sur notre chemin en signe de salut et d'espoir. Nous nous confions à toi, Santé des malades, nous qui au pied de la croix, avons été unis à la souffrance de Jésus, et avons persévéré dans ta foi.

 

"Protectrice du peuple romain", tu connais nos besoins, et nous savons que tu pourvoiras, afin que, comme à Cana en Galilée, la joie et la célébration puissent revenir après cette période d'épreuve.

 

Aide-nous, Mère de l'Amour Divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que Jésus nous dit. Car Il a pris sur lui nos souffrances et s'est chargé de nos peines pour nous amener, par la croix, à la joie de la résurrection. Amen.

 

Nous volons vers ta protection, ô Sainte Mère de Dieu; Ne méprise pas nos demandes dans nos nécessités, mais délivre-nous toujours de tous les dangers, ô glorieuse et sainte Vierge.

 

Deuxième prière:

 

"Nous volons vers ta protection, ô Sainte Mère de Dieu".

Dans la situation tragique actuelle, alors que le monde entier est en proie à la souffrance et à l'anxiété, nous nous envolons vers vous, Mère de Dieu et notre Mère, et cherchons refuge sous votre protection.

 

Vierge Marie, tournez vos yeux miséricordieux vers nous au milieu de cette pandémie de coronavirus. Réconfortez ceux qui sont désemparés et pleurez leurs proches défunts, parfois enterrés d'une manière qui les a profondément affligé. Être proche de ceux qui se soucient de leurs proches malades et qui, pour prévenir la propagation de la maladie, ne peuvent pas être proches d'eux. Remplissez d'espoir ceux qui sont troublés par l'incertitude de l'avenir et les conséquences pour l'économie et l'emploi.

 

Mère de Dieu et notre Mère, priez pour nous à Dieu, le Père des miséricordes, afin que ces grandes souffrances cessent et que l'espérance et la paix reviennent. Implorez votre divin Fils, comme vous l'avez fait à Cana, afin que les familles des malades et des victimes soient réconfortées et que leur cœur soit ouvert à la confiance.

 

Protégez les médecins, les infirmières, les agents de santé et les bénévoles qui sont en première ligne de cette urgence et risquent leur vie pour sauver les autres. Soutenez leurs efforts héroïques et donnez-leur force, générosité et santé continue.

 

Soyez proches de ceux qui viennent en aide aux malades jour et nuit, et aux prêtres qui, dans leur souci pastoral et leur fidélité à l'Évangile, essaient d'aider et de soutenir tout le monde.

 

Vierge Sainte, illuminez les esprits des hommes et des femmes engagés dans la recherche scientifique, afin qu'ils trouvent des solutions efficaces pour vaincre ce virus.

 

Soutenez les dirigeants nationaux afin qu’ils puissent, avec sagesse, sollicitude et générosité, venir en aide à ceux qui n’ont pas les nécessités de base de la vie et imaginer des solutions sociales et économiques inspirées par la clairvoyance et la solidarité.

 

Marie Très Sainte, remuez nos consciences, afin que les énormes fonds investis dans le développement et le stockage d'armes soient plutôt consacrés à la promotion de recherches efficaces sur la manière de prévenir des tragédies similaires à l'avenir.

 

Mère bien-aimée, aidez-nous à réaliser que nous sommes tous membres d'une même grande famille et à reconnaître le lien qui nous unit, afin que, dans un esprit de fraternité et de solidarité, nous puissions aider à atténuer d'innombrables situations de pauvreté et de besoin. Rendez-nous forts dans la foi, persévérant dans le service, constants dans la prière.

 

Marie, Consolation des affligés, embrassez tous vos enfants en détresse et priez pour que Dieu étende sa main toute-puissante et nous libère de cette terrible pandémie, afin que la vie puisse reprendre sereinement son cours normal.

 

À vous, qui brillez sur notre chemin en signe de salut et d'espérance, nous nous confions, ô Clémente, ô Aimante, ô Douce Vierge Marie. Amen.

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 07:07
https://www.ouest-france.fr/environnement/journee-de-la-terre-le-pape-francois-espere-que-les-jeunes-redescendront-dans-la-rue-pour-le-climat-6814732

https://www.ouest-france.fr/environnement/journee-de-la-terre-le-pape-francois-espere-que-les-jeunes-redescendront-dans-la-rue-pour-le-climat-6814732

Le souverain pontife estime qu’« il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue » et agissent en faveur de la planète que l’Homme a « polluée et pillée ».

 

Le pape François lors de l’audience générale du mercredi 22 avril 2020 au Vatican. | VATICAN MEDIA / HANDOUT/EPA/MAXPPP

 

Ouest-France avec AFP.

Publié le 22/04/2020 à 13h16

 

S’exprimant à l’occasion de la 50e journée mondiale de la Terre, le pape François a lancé un appel à la jeunesse pour sauver la planète.

 

À cause de notre égoïsme, nous avons failli à notre responsabilité de gardien et d’intendant de la Terre, a souligné Jorge Bergoglio lors de son audience du mercredi entièrement consacrée au sujet.

 

Nous l’avons polluée et pillée, en mettant en danger notre propre vie, a-t-il déploré, en évoquant un péché contre la Terre, contre notre prochain et en définitive contre le Créateur.

 

« Prendre soin de notre maison commune »

 

C’est pour cela que différents mouvements internationaux et locaux se sont formés pour réveiller les consciences. J’apprécie sincèrement ces initiatives et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident : que nous n’avons pas d’avenir si nous détruisons l’environnement qui nous soutient, a déclaré le pape, confiné tout comme la moitié de la planète en raison de la pandémie de coronavirus.

 

La 50e journée mondiale de la Terre est une opportunité pour relancer nos efforts à aimer notre maison commune et en prendre soin, a encore souligné le pape argentin.

 

Il a aussi appelé à se préoccuper des membres les plus fragiles de notre famille. Comme la tragique pandémie du coronavirus est en train de le démontrer, c’est seulement ensemble et en nous occupant des plus faibles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux, a-t-il insisté.

 

Appel à l’unité en Europe

Ce mercredi, le pape François a par ailleurs prôné l'unité fraternelle entre les nations européennes, à la veille d’une réunion par visioconférence des 27 pays de l’UE pour examiner l’impact économique de la pandémie.

 

En ce temps où tant d’unité est nécessaire entre nous, entre les nations, prions aujourd’hui pour l’Europe, afin que l’Europe ait cette unité, cette unité fraternelle dont rêvaient les pères fondateurs de l’Union européenne, a dit le pape François, lors d’une messe célébrée via internet depuis sa résidence.

 

Le dimanche de Pâques, le souverain pontife argentin avait déjà lancé un appel spécifique à l’Europe pour qu’elle retrouve un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé, notamment après la Seconde guerre mondiale.

 

L’Union européenne est apparue divisée sur la réponse à apporter aux conséquences économiques de la pandémie, entre les pays du Nord, inquiets de payer pour les dépenses de ceux du Sud, qui eux réclament une plus grande solidarité.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 21:50
https://www.lanuovabq.it/it/no-popolo-no-soldi-per-le-parrocchie-conti-in-profondo-rosso

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Pas de gens, pas d'argent. Pour les paroisses, les comptes plongent dans le rouge foncé

 

25-04-2020

 

Source: La Nuova Bussola Quotidiana

 

Par Riccardo Cascioli

 

Deux mois de messes sans personne ont anéanti les revenus des paroisses, qui maintiennent les dépenses courantes. Ce dimanche, les intentions de messe, les funérailles, les sacrements et la location des salles de classe de la paroisse : on ne voit plus un euro. Et le problème est destiné à durer : la probable reprise des messes avec le peuple le 10 mai ne sera en aucun cas un retour à la normale. Et le mécontentement et la déception de nombreux fidèles face à l'attitude de repli de nombreux prêtres et évêques, ainsi que la position soumise de la CEI (Conférence des Évêques d'Italie. Ndlr.) devant le gouvernement, font craindre aux dirigeants de l'épiscopat pour le denier des 8 par Mille. (sic)

 

- DES ÉGLISES À PROBLÈMES EN FRANCE AUSSI, MAIS IL Y A CEUX QUI RÉAGISSENT, par Luisella Scrosati ( traduction automatique google ) 

 

Si l'Italie pleure à cause des décrets de Conte, la France ne rira pas. Le président Emmanuel Macron, après avoir passé trois quarts d'heure au téléphone avec le pape François, a prévu la reprise des messes publiques à la mi-juin et avec un nombre limité de fidèles. Et la police a déjà fait une descente dans l'église armée. Mais, contrairement à l'Italie, il a trouvé l'évêque de Paris très déterminé à s'opposer.

 

Il est clair à présent que COVID-19 n'est pas seulement un problème italien. Il a également été compris presque partout que profitant de l'urgence sanitaire, des tests techniques de dictature scientocratique sont en cours. L'une de ses cibles essentielles de ce totalitarisme "scientifique" (a-t-on oublié que les totalitarismes communistes étaient présentés comme la réalisation du marxisme scientifique?) désigne clairement la liberté religieuse dans sa modalité spécifique de liberté de culte. Comme au temps de l'Exode, où il était interdit au peuple juif d'aller dans le désert pour se sacrifier à Dieu, nous savons comment cela s'est passé.

 

Le loup change de pelage, mais pas ses habitudes. Et donc les nouveaux pharaons insistent pour empêcher les chrétiens de retourner dans leurs églises pour le culte de Dieu. Un signe des temps intéressant.

 

Si l'Italie pleure à cause des décrets de Conte, la France ne rira pas. Le 21 avril, le président Emmanuel Macron, après avoir passé trois quarts d'heure au téléphone avec le pape François, a réuni par visioconférence les chefs des principaux groupes religieux en France. L'Église catholique était représentée par Mgr De Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence épiscopale française. Pour l'occasion, Macron a prévu la reprise des messes publiques à la mi-juin et avec un nombre limité de fidèles.

 

La nouvelle, cependant - Dieu merci - a provoqué la réaction des catholiques français, dirigés par leurs évêques. L'archevêque Matthieu Rouger, évêque de Nanterre, a exprimé sa perplexité dans les colonnes du Figaro : "Je ne vois aucune raison pour que les écoles puissent recevoir leurs élèves à partir du 11 mai, alors que les églises ne peuvent pas accueillir les fidèles à partir de la même date". Roger a ensuite souligné que sa pensée reflète celle de ses confrères français.

 

Les tons les plus brillants sont ceux de l'archevêque Robert Le Gall de Toulouse: "J'ai été surpris par la proposition du président de la République, selon laquelle il n'y aura pas de fonctions avant la mi-juin, alors que dans le même temps les gens pourront aller chez McDonald's". Et il a ajouté que "les catholiques ont accepté de jouer le jeu du confinement, mais je ne pourrai pas tenir la communauté". Pour la série: ils commencent à nous faire tourner en rond..."

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 20:47

Une même tyrannie en France, en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis a aboli illégalement le Saint-Sacrifice et refuse catégoriquement le retour de la messe publique. Deux articles ce soir (deux traductions) sur ce sujet : "Les évêques allemands "veulent" une messe publique", et "Trois autres évêques américains annoncent le retour des messes publiques".

 

Premier article :

 

( traduction rapide )

https://www.corrispondenzaromana.it/i-vescovi-tedeschi-rivogliono-la-messa-pubblica/

https://www.corrispondenzaromana.it/i-vescovi-tedeschi-rivogliono-la-messa-pubblica/

Les évêques allemands "veulent" une messe publique

22 avril 2020 - 12h35

 

(Mauro Faverzani) Il est inutile de le cacher: l'urgence du Coronavirus, parmi les nombreuses questions posées, a également fortement soulevé le problème de l'autonomie effective ou non de l'Église vis-à-vis de l'État. En Italie [comme en France où l'épiscopat a anticipé plus de quinze jours à l'avance le confinement général annoncé par Emmanuel Macron le soir du 16 mars. Ndlr. Messes : N'est-il pas déjà trop tard pour les évêques ?] il y a eu une sorte de reddition sans précédent, non seulement totale, mais même préventive, avec les évêques, qui ont annulé toute fonction religieuse, avant même qu'un décret ne les y oblige. Les doutes et les questions ne sont venus que plus tard. Ailleurs, cependant, la question semble peut-être moins évidente.

 

En Allemagne, par exemple, non seulement les évêques ont critiqué l'interdiction répétée, imposée par la chancelière Angela Merkel, de pratiquer le culte en public - comme l'a révélé l'agence catholique allemande Kna - mais même la Cour constitutionnelle fédérale a "certifié" par son propre jugement une violation grave d'un droit fondamental, celui de la liberté religieuse, foulée aux pieds et humiliée par le pouvoir civil, et a exigé par conséquent un réexamen de la question. Pas question. S'adressant aux gouverneurs des Länder, le Premier ministre allemand, tel un panzer, a une nouvelle fois interdit tout service religieux, y compris les messes bien sûr, jusqu'à une date à fixer. Ceci, au moment même où il a autorisé la réouverture de milliers de magasins dans tout le pays. Annonçant une intervention du vice-ministre de l'Intérieur, qui devrait bientôt s'adresser aux responsables des différentes confessions religieuses.

 

Mgr Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande, n'a pas manqué d'exprimer sa déception, affirmant qu'il ne comprenait pas pourquoi ces restrictions devaient rester en vigueur uniquement pour la sphère spirituelle, alors qu'elles sont éliminées de nombreux autres secteurs de la vie civile publique. C'est précisément en période d'urgence, comme celle du Coronavirus, que les célébrations liturgiques et les services religieux en général peuvent représenter un soutien important pour des millions de personnes - a souligné Mgr. Bätzing -, précisant comment il est absolument possible de s'assurer que les protections, les règles d'hygiène et les distances de sécurité, requises pour tout autre espace public, soient respectées dans les églises. Pour cette raison, au nom de la Conférence épiscopale allemande, il s'est dit confiant de pouvoir trouver prochainement un accord avec la chancelière Merkel, afin de pouvoir reprendre une vie religieuse prudente mais en même temps ordinaire.

 

Il convient de noter que, pour le seul fait d'avoir critiqué les mesures de confinement du coronavirus adoptées par l'État allemand, une avocate de Heidelberg, spécialisée en droit de la santé, Beate Bahner, a été arrêtée par la police, d'ailleurs, le dimanche de Pâques. La femme a ensuite été emmenée dans un centre psychiatrique, internée et libérée seulement trois jours plus tard, le 15 avril, comme le rapporte le Huffington Post. Ces derniers jours, en tant qu'avocate, elle avait publiquement dénoncé, sur son blog et les médias sociaux, le fait que les restrictions imposées par le gouvernement, considérées comme excessives et "manifestement inconstitutionnelles", "mettaient en danger la protection des droits fondamentaux de l'homme et la protection de l'ordre libre et démocratique en République fédérale d'Allemagne" dans une "mesure sans précédent", suggérant de promouvoir des manifestations de protestation partout.

 

Lire : Le confinement est-t-il illégal ?

 

Mme Bahner a voulu souligner que le virus est inoffensif ou facilement soluble pour 95% de la population : pour cela, a-t-elle dit, cela n'aurait pas pu être pardonné "si, en tant qu'avocate, je n'avais pas pris des mesures pour protéger la loi avec tous les moyens à ma disposition". 

 

( Fin de citation )

 

***

 

Deuxième article :  

https://www.catholicnewsagency.com/news/three-more-us-bishops-announce-return-of-public-masses-46313

https://www.catholicnewsagency.com/news/three-more-us-bishops-announce-return-of-public-masses-46313

Trois autres évêques américains annoncent le retour des messes publiques

 

Rédaction de CNA, 23 avril 2020/20 h 45, heure de Montréal ( CNA ) .- Trois diocèses catholiques ont annoncé cette semaine qu'ils reprendraient la célébration publique de la messe, sous réserve des exigences des ordres de santé publique et de distanciation sociale.

 

Les diocèses du Montana de Great Falls-Billings et Helena ont tous deux annoncé la réouverture le jeudi 23 avril, un jour après que l'évêque de Lubbock, au Texas, ait demandé à ses prêtres de se préparer à rétablir l'accès à la communion pour les catholiques du diocèse.

 

La célébration publique de la messe est interdite dans les diocèses des États-Unis depuis plus d'un mois dans le cadre des efforts visant à stopper la propagation de la nouvelle pandémie de coronavirus.

 

Les décisions interviennent une semaine après que l'évêque Peter Baldacchino de Las Cruces, au Nouveau-Mexique, soit devenu le premier évêque des États-Unis à lever l'interdiction de célébrer publiquement la messe dans son diocèse.

 

Dans une courte vidéo publiée sur le site Internet diocésain jeudi, Mgr Austin Vetter de Helena a noté que le gouverneur du Montana avait lancé la "phase un" d'un réajustement des ordres de fermeture. "Cela nous permet de commencer à nous rassembler pour la messe", a déclaré l'évêque.

 

Le plan de réouverture progressive du gouverneur Steve Bullock permet une réouverture limitée de certains lieux de vente au détail et lieux de rassemblement publics, y compris les bars et les casinos.

 

"À partir de dimanche, les paroisses qui sont en mesure de se conformer à tout ce qui est nécessaire dans la première phase d'un rassemblement sont en mesure de célébrer la messe", a déclaré Vetter.

 

L'évêque a ajouté qu'il n'était pas possible de garantir que chaque église du diocèse pourrait ouvrir ce week-end, en raison des limites d'espace à certains endroits et de l'approvisionnement en matériaux de nettoyage nécessaires pour se conformer à la réglementation de l'État dans d'autres.

 

"Il est si important que vous compreniez que toutes les paroisses ne pourront pas [rouvrir immédiatement]. Pas par manque d'effort ou de volonté", a-t-il dit. "Je vous demande à tous, braves gens de Dieu, d'être patients avec nous. Être patient avec nous et les uns avec les autres alors que nous entamons la première phase, pour voir comment cela se passe."

 

Notant qu'en certaines occasions, plus de catholiques voudront assister à la messe qu'il ne sera possible d'en accueillir en raison de la distanciation sociale, M. Vetter a déclaré : "Il est tellement important que vous réalisiez que l'obligation du dimanche est toujours suspendue pour vous. C'est si important, si vous êtes vulnérables, de rester à la maison - si vous êtes âgés, si vous n'êtes [simplement] pas encore à l'aise, ne venez pas. Ne venez que lorsque vous êtes prêt".

 

Vetter a également déclaré que les parents avec de jeunes enfants qui auraient plus de mal à observer la distanciation sociale peuvent trouver plus facile de rester à la maison ou d'assister à la messe comme ils le peuvent individuellement, "au moins jusqu'à ce que nous puissions obtenir un rythme et devenir plus à l'aise avec la façon dont cela va fonctionner."

 

La messe de la cathédrale d'Helena continuera d'être diffusée en direct, a-t-il dit, mais sera désormais déplacée au vers le maître-autel car il y aura une congrégation.

 

Jeudi soir, dans une lettre publiée sur la page Facebook diocésaine de Billings-Great Falls, Mgr Michael Warfel a annoncé qu'il levait l'interdiction de la célébration publique de tous les sacrements.

 

"Les célébrations publiques des sacrements sont autorisées aussi longtemps qu'un espacement adéquat et une distanciation sociale sont gérés et maintenus", écrit-il.

 

En plus de la messe, la nouvelle directive couvre également les confirmations et les premières communions, qui doivent être programmées à la décision du pasteur de la paroisse, et les baptêmes doivent être limités à la famille immédiate et aux parrains.

 

"Les mariages peuvent être célébrés avec les limitations énoncées ci-dessus", indique la lettre, et prévoit des dispositions similaires pour les funérailles.

 

Les prêtres ont été invités à consulter les services de santé du comté sur les précautions à prendre lors de l'administration du sacrement de l'onction des malades aux patients atteints de COVID-19.

 

"Tous les prêtres sont encouragés à prendre des mesures raisonnables et prudentes pour assurer la sécurité de tous, y compris la leur", a déclaré Warfel. "Tout le monde est encouragé à continuer de pratiquer une bonne hygiène. Les personnes qui se sentent malades devraient rester à la maison, tout comme les populations vulnérables et à risque."

 

Dans une vidéo publiée sur YouTube le 22 avril, Mgr Robert Coerver de Lubbock, évêque du Texas, a déclaré que, conformément aux nouvelles directives du procureur général de l'État, il était désormais possible pour les églises de prévoir la distribution de la Communion par le biais de services de drive.

 

La vidéo était accompagnée d'une lettre sur le site Internet diocésain.

 

"Par conséquent", a déclaré Coerver, "je demande que nos paroisses préparent, dès que possible, que la communion soit rendue disponible aux gens à la fin des messes en direct ou à la fin des messes qui pourraient être offertes à l'extérieur."

 

Dans ses propres dispositions, publiées la semaine dernière pour Las Cruces, Mgr Baldacchino a souligné sa propre préférence pour les messes en plein air, qui pourraient accueillir un plus grand nombre de fidèles de manière sûre - soit dans des voitures espacées, garées ou ailleurs sur la propriété de la paroisse.

 

"Nous devons être créatifs, nous devons répondre à l'époque et aux besoins des gens", a déclaré Baldacchino à CNA. "J'ai été très inspiré par notre Saint-Père, le pape François. Il a expliqué que les mesures drastiques ne sont pas toujours bonnes. Il a ouvert les églises de Rome - d'une manière sûre, bien sûr - et nous a avertis que nous devons rester très proches du troupeau du Seigneur en ce moment. Nous ne pouvons pas nous cloisonner."

 

"Bien sûr", a déclaré Coerver, les paroisses ne pouvaient organiser des messes en plein air "qu'en respectant les lignes directrices en matière de distanciation sociale".

 

"La meilleure prévention de la propagation du virus reste de rester à la maison", a-t-il averti. "Les personnes de plus de 60 ans ou celles qui ont des problèmes de santé préexistants qui les rendent plus vulnérables aux effets du virus ne devraient pas assister aux services religieux à ce moment."

 

L'évêque a réitéré que la suspension de l'obligation du dimanche restait en vigueur.

 

Tous les participants à une messe en plein air à Lubbock doivent porter des masques, a souligné l'évêque, et il a dit qu'il fournirait au clergé du diocèse des "instructions très précises" sur la distribution de la communion.

 

"Nous devons continuer d'être extrêmement prudents sur la propagation du virus", a déclaré Coerver. "J'ai toujours suivi les directives des autorités civiles et je continuerai à le faire, même si je suis personnellement en désaccord avec certains des aspects de la réouverture qu'elles pourraient mettre en œuvre."

 

Lorsqu'il est devenu le premier évêque à réinstaurer la célébration publique de la messe pendant la pandémie de coronavirus, Mgr Baldacchino a noté que de nombreuses juridictions civiles, y compris l'État du Nouveau-Mexique, avaient donné la priorité aux magasins d'alcools et aux dispensaires de marijuana comme "services essentiels" avant les églises, appelant les priorités "totalement à l'envers".

 

"J'espère que cela pourrait être une lueur d'espoir de Pâques pour nous tous", a déclaré Coerver.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 07:17
https://www.lifesitenews.com/opinion/if-its-ok-to-go-out-and-buy-beer-or-fast-food-theres-no-reason-to-keep-churches-closed

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Si c'est OK pour sortir et acheter de la bière ou de la restauration rapide, il n'y a aucune raison de garder les églises fermées

 

Source: LifeSiteNews

( traduction rapide )

 

Le temps est venu pour les évêques de permettre aux gens de commencer à aller à la messe.

Lun.20 avr.2020-21: 19 HNE

 

20 avril 2020 (Everyday for Life Canada) - Les évêques canadiens devraient maintenant travailler à ouvrir à nouveau des églises au Canada. Les gens doivent simplement prendre les précautions nécessaires concernant la distance physique. Mais il est temps de revenir à la célébration de la messe et de fournir des services spirituels aux paroissiens.

Écoutez, nous pouvons aller faire des courses, aller chercher une bouteille de vin ou une caisse de bière et utiliser le service au volant de McDonald's, mais nous ne pouvons pas aller à l'église. Quelque chose ne colle pas ici. Nous avons soutenu la décision originale de l'archidiocèse de Toronto de fermer les paroisses. Cependant, un mois plus tard, nous avons beaucoup plus d'informations sur le coronavirus ainsi que ce qui doit être fait pour prendre des garanties adaptées. Cela implique de garder nos distances, d'éviter les poignées de main et même de porter un masque pour arrêter la propagation de l'infection.

L'Archidiocèse a réussi à faire connaître sur son site Web comment les fidèles peuvent soutenir financièrement la paroisse: "À une époque comme celle-ci, il peut être inconfortable de parler de donner. Notre principale préoccupation est la santé et le bien-être de nos paroissiens. Cependant, ces circonstances difficiles montrent à quel point l'offertoire est important pour la vie de nos paroisses. La réalité est que nos paroisses comptent sur le soutien de leurs paroissiens pour fonctionner - salaires paroissiaux, programmes et frais de fonctionnement continus (chauffage, eau, électricité, etc.) sont financés grâce à la générosité de ses paroissiens. Ce sera un défi pour une paroisse de maintenir ses activités sans la collecte hebdomadaire des quêtes." Nous réalisons la nécessité de payer les factures. Mais nous savons également l'importance de la réouverture de la maison de Dieu. Après tout, les services gouvernementaux de mort de l'avortement et de l'euthanasie sont disponibles pendant la pandémie.

Le message aux paroissiens poursuit en disant qu'"ils peuvent continuer à soutenir leur paroisse en ce moment: déposez ou postez votre contribution hebdomadaire offerte au bureau paroissial". Des dons électroniques et par carte de crédit sont également suggérés. Oui, nous devons soutenir nos paroisses, mais les évêques devraient s'efforcer de rouvrir les églises et demander aux paroisses d'avoir une présence en ligne, même minime, pendant la pandémie.

Remettons-nous un peu en contexte. Au 14 avril, le Canada comptait un total de 27 593 cas de coronavirus, avec 954 décès et 8 592 personnes qui ont contracté le virus et sont maintenant en bonne santé. Pour mettre ce chiffre en perspective, le Canada compte près de 2 000 avortements en une semaine seulement. C'est près de 2 000 bébés à naître tués. Et vous n'entendez aucun politicien, encore moins le premier ministre Justin Trudeau, dire aux Canadiens que nous devons fermer tout le pays. En 2018, la grippe et la pneumonie ont tué 8511 Canadiens. Il n'y a pas eu de verrouillage. En fait, ces décès sont rarement signalés. De plus, en 2018, près de 80000 personnes sont décédées d'un cancer et la vie s'est déroulée normalement.

En 2018, il y a eu 13300 accidents de voiture au Canada et quelque 1800 sont décédés, mais Transports du Canada n'a pas demandé la fermeture de toutes les routes ni l'ensemble du pays. Une dernière statistique pour mettre le coronavirus dans un contexte équilibré. En 2018, environ 3811 (le nombre est probablement plus élevé) sont décédés par suicide. Il n'y a pas eu d'appel d'urgence national pour arrêter toute l'économie pour faire face à la crise ou le PM Trudeau a fait des briefings quotidiens sur les décès. Veuillez ne pas vous méprendre. Nous savons très bien que nous devons être prudents et un décès dû au virus est un décès de trop. Cependant, nous savons également que la mort fait partie de la vie quotidienne. Nous devons toujours protéger la vie et faire tout ce que nous pouvons pour défendre et assurer la sécurité et la santé des personnes. Néanmoins, le moment est venu d'envisager la réouverture des églises et d'autres segments de notre économie. Sinon, les dommages causés par cet arrêt feront beaucoup de mal et détruiront beaucoup plus de vies que le coronavirus ne l'a fait. Les évêques canadiens devraient maintenant voir comment ils peuvent rouvrir des églises à travers le Canada.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 07:12
https://www.lifesitenews.com/opinion/priest-spiritual-and-psychological-health-demands-that-we-reopen-churches

https://www.lifesitenews.com/opinion/priest-spiritual-and-psychological-health-demands-that-we-reopen-churches

Prêtre : La santé spirituelle et psychologique exige que nous rouvrions les églises

Source: LifeSiteNews

 

( traduction rapide )

La technologie a été très utile pendant cette période difficile, mais le culte partagé et l'interaction humaine sont essentiels à notre existence.

 

24 avril 2020 ( LifeSiteNews ) - Les difficultés et les restrictions que nous avons rencontrées ces dernières semaines ont un côté positif. Notre grand confinement national a clairement démontré les énormes bienfaits de la technologie en ligne.

Nous avons pu rester en contact avec des êtres chers. Beaucoup de gens ont continué à travailler et les entreprises ont poursuivi leurs activités. Les églises ont nourri les congrégations de la Parole de Dieu grâce à la diffusion en direct des services religieux, des études bibliques et des séances de catéchèse. Les écoles ont maintenu des programmes d'enseignement.

À bien des égards, Internet a largement dépassé les avantages que les pionniers du Web promirent des apports du monde "virtuel". Nous devons être vraiment reconnaissants de la façon dont la technologie nous a aidé à traverser cette période difficile.

Mais alors que nous commençons à entrevoir un apaisement de la crise sanitaire - qui arrive sûrement, même si elle est encore loin - nous devons considérer les limites de la technologie et commencer à préparer la rentrée dans le monde réel de l'interaction humaine.

Malgré tous ses avantages, la vie avec nos iPad, nos smartphones et nos ordinateurs portables n'est pas ce que la vie est censée être. Cette "distanciation sociale", si nécessaire qu'elle ait pu être pour supprimer la propagation de la maladie, nous a enfermés dans un environnement presque "imaginaire". Chacun de nous a vécu son propre "Truman Show", isolé d'une manière qui contredit notre nature même et tend à saper la dignité humaine.

Nous sommes des créatures sociales, faites pour interagir - personnellement, économiquement, politiquement - pour se faire face dans la chair, se regarder dans les yeux, lire les expressions faciales les unes des autres, répondre aux nuances de la parole et du langage corporel de l'autre. C'est le genre de communication qui se produit dans le monde réel.

Nous en sommes privés depuis plusieurs semaines. Et à long terme, un tel isolement peut créer un tort énorme. Cela peut commencer par une rupture de l'entreprise sociale, la diffusion de la peur là où il devrait y avoir un sentiment de communauté humaine.

Il est essentiel que les églises soient rouvertes. L'expérience du culte partagé doit être restaurée dès que possible, ainsi que d'autres activités communautaires. Certes, cela doit être fait dans le respect de procédures sanitaires qui garantissent des environnements sûrs où le risque d'infection est minimisé (distanciation sociale et tout ça). Mais même si des limites sont imposées au nombre de personnes qui peuvent assister à un service, même si des règles sont établies pour la distance à laquelle les fidèles doivent s'asseoir les uns par rapport aux autres, il est vital que nous remettions les églises en marche.

C'est une préoccupation qui n'a pas été largement discutée. Il y a un débat vigoureux (et fort) entre ceux qui insistent pour confiner la société pour lutter contre la pandémie et ceux qui insistent pour redémarrer les affaires afin d'éviter une catastrophe économique. Mais on n'a pas suffisamment accordé d'attention au fait que l'interaction sociale est en soi un véritable problème de santé. Nous devons être physiquement présents les uns aux autres. Notre santé psychologique, spirituelle et, à certains égards, physique en dépend.

Vivre si largement dans le monde virtuel, comme nous l'avons fait ces dernières semaines, a également révélé à quel point nous dépendons de la poignée d'entreprises qui gèrent Internet et contrôlent notre accès à l'information. Beaucoup d'encre a été versée et le temps d'antenne a été consacré à la censure et à l'influence politique en ligne.

Facebook a maintenant annoncé que les avis publics de protestations critiques contre les mesures de restrictions de déplacement faites par l'État ne seront pas publiés dans son fil d'actualité. Ces protestations sont au cœur du débat sur la quarantaine. L'idée que les opérateurs de médias privés peuvent les interdire arbitrairement est l'essence même d'une atteinte inconstitutionnelle à la liberté d'expression. Il peut très bien présenter un danger pour la santé en soi.

Le confinement a été une excellente expérience d'apprentissage. Nous avons découvert beaucoup de choses sur nous-mêmes et sur cette vie axée sur la technologie que nous vivons tous aujourd'hui.

Peut-être une leçon qui peut en être tirée est que, comme nous l'a conseillé le pape Saint Jean-Paul, nous ne devons pas avoir peur. Tout en étant prudents, nous ne devons pas craindre la vie; nous ne pouvons pas nous isoler indéfiniment du monde réel; et nous ne pouvons pas accepter la perte de nos droits et libertés.

Finalement, nous devons être prêts à vivre comme Dieu nous a créés pour vivre: en tant qu'êtres humains.

 

Un prêtre du diocèse de Camden, New Jersey, le révérend Michael P. Orsi est actuellement vicaire paroissial à la paroisse St. Agnes de Naples, en Floride. Il anime «Action for Life TV», une série hebdomadaire de télévision par câble consacrée aux questions pro-vie, et ses écrits apparaissent dans de nombreuses publications et revues en ligne.

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 18:19
https://www.bfmtv.com/politique/emmanuel-macron-emporte-le-second-tour-avec-6606percent-des-voix-1159358.html

https://www.bfmtv.com/politique/emmanuel-macron-emporte-le-second-tour-avec-6606percent-des-voix-1159358.html

Le président de la République Emmanuel Macron, élu à 66,06%, s’est entretenu avec les responsables des cultes, mardi : la réouverture des édifices religieux au public n’interviendra pas avant juin.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-emmanuel-macron-se-veut-prudent-6814241

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-emmanuel-macron-se-veut-prudent-6814241

Le culte public rendu à Dieu est supprimé par endroits depuis le 1er mars, premier dimanche de Carême et partout depuis le troisième dimanche de Carême 15 mars ("Recommandation de l'épiscopat concernant les sacrements", Famille Chrétienne du 13 mars). Les évêques de France qui n’ont pas pu tenir leur Assemblée de printemps à Lourdes ont finalement rendu un "communiqué final" commun vendredi 24 avril, pour évoquer ensemble les délais et les modes du « déconfinement » non seulement des cérémonies liturgiques mais aussi des activités catéchétiques et caritatives de l’Eglise." Sous le poids des propositions des catholiques de la base ils ont "dit "combien il leur semble essentiel que la vie ecclésiale puisse retrouver son caractère pleinement communautaire au même rythme que la vie scolaire, sociale et économique de notre pays à partir du 11 mai 2020."

"... [L]e Président de la Conférence des évêques a pu témoigner de la qualité du dialogue engagé tant avec le Président de la République qu’avec le Gouvernement..."

"... Tous se sont réjouis de la convergence de vue entre le Pape François et le Chef de l’Etat sur les enjeux internationaux et humanitaires de la pandémie..." (Sources du "communiqué final" : 1, 2, 3)

"La proposition sera formellement déposée la semaine prochaine aux services du Premier Ministre, par Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre. Sur Radio Notre-Dame, ce dernier a déclaré : "La réalité est simple. Si les établissements scolaires reprennent une partie de leurs activités le 11 mai, tout comme un certain nombre de réalités économiques, il n’y a aucune raison pour que les églises ne puissent pas accueillir à nouveau des fidèles, avec évidemment des précautions sanitaires adaptées. S’opposer à cela serait une remise en cause inacceptable de la liberté religieuse, qui fait partie du socle fondamental de notre droit commun."

Dans le "communiqué final", on ne trouve pas un mot sur notre obligation de rendre collectivement comme individuellement un culte public à Dieu. Pas un mot sur le Christ ! Rien sur Jésus. Alors qu'"en nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver." (Ac 4,12)

Pie XI en instituant en 1925 la fête du Christ Roi nous enseignait pourtant très clairement :


... les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles.

Pie XI, Lettre encyclique Quas Primas, § 21.

"Alors j’entendis une voix forte venant du Sanctuaire, qui disait aux sept anges : « Allez répandre sur la terre les sept coupes de la fureur de Dieu. » Le premier partit et répandit sa coupe sur la terre : il y eut un ulcère malin et pernicieux sur les hommes qui portaient la marque de la Bête, et sur ceux qui se prosternaient devant son image." (Ap 16, 1-2)

En réponse à l'épidémie de coronavirus, les évêques d’Amérique latine, des Caraïbes, des États-Unis, du Canada et des Philippines ont ont consacré les peuples des Amériques et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe

Aujourd'hui, "de nombreuses initiatives de prêtres mais aussi de laïcs demandent avec insistance la reprise de la célébration de la messe dans les églises. Parmi ces initiatives celle de 130 prêtres (curés, vicaires, aumôniers en ville ou à la campagne) qui demandent au président de la République la reprise des messes publiques en respectant les nécessités sanitaires (Extrait du Figaro du 25/04/2020) :

 

Nous ne demandons pas plus, mais pas moins que les autres. Nous avons compris qu’à partir du 11 mai, tout ne serait pas «comme avant». Nous ne demandons pas la reprise totale du culte sans discernement ni prudence. Mais nous demandons qu’on nous fasse confiance pour mettre en place et vivre un déconfinement progressif, par étapes, totalement respectueux des règles sanitaires. Nos évêques ont fait de nombreuses propositions dans ce sens. Nous avons prouvé depuis deux mois qu’on pouvait nous faire confiance. Nous sommes en lien permanent avec les élus de nos communes. Nous saurons une fois encore montrer notre sens des responsabilités.

 

Monsieur le président, dans une crise, chacun doit être à sa place et faire ce qu’il a à faire. Les soignants soignent. Les forces de l’ordre contrôlent et protègent. Les commerçants font du commerce. Les enseignants enseignent. Les élèves étudient. Les agriculteurs cultivent et nourrissent… Laissez sans tarder les croyants célébrer, prier et se rassembler. Le dimanche, notre place est dans l’église."

 

Pour Mgr Tournyol du Clos, "un châtiment providentiel peut nous sauver". "Et nous avons été châtiés par là où nous avions péché : les églises désolées, les sacrements impraticables, les fidèles et les pasteurs comme exilés, la Semaine Sainte prohibée, la Messe interdite, horresco referens... comme si Dieu n’en voulait plus. L’heure de sa Justice nous a surpris. Aurons-nous le temps de faire pénitence ?"

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 13:44

À travers cette épidémie, nous devons nous demander : n'est-ce pas Dieu qui agit pour nous dire quelque chose, pour nous enseigner quelque chose ? 

Prions pour que nos évêques lisent et comprennent les signes des temps, au moment précis où "la question de possibilités limitées de célébration de la messe dès le début du déconfinement sera abordée vendredi 24 avril lors d'une réunion en visio-conférence de tous les évêques de France." ( FranceTvInfo )

Si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber.

Actes 5,39

Il en distribua aux convives, autant qu’ils en voulaient.

(Jn 6, 1-15)

Comme les pains et les poissons, nos actes se multiplient a l'infini !

Dans son homélie ce matin, commentant la lecture de l'évangile selon saint Jean (Jn 6, 1-15) et la première lecture, lecture du Livre des Actes des Apôtres 5, 34-42, le Père Dominique Duten a dit qu'"il y a quelque chose qui nous concerne :

 

"Cela ne sert à rien de lutter contre les choses de Dieu.

"En effet, si leur entreprise, leur "résolution" vient des chrétiens, des hommes, elle tombera, mais si elle vient de Dieu vous ne pourrez pas les faire tomber. (Ac 5,39)

"La puissance de Dieu avance dans notre monde et se manifeste à nous à travers la pandémie, à travers des choses et d'autres qui se produisent. 

"À travers des témoins, à travers des grâces nouvelles, Dieu est à l'oeuvre, Dieu travaille. Rien n'arrêtera Dieu.

"Et devant cette activité de Dieu qui cherche à sauver ses enfants, à les rassembler, et à leur montrer qu'Il est le Roi, qu'Il est le Créateur, qu'Il est le Sauveur, et qu'Il est Celui qui tient dans la paume de ses mains le destin du monde, les nations, les gouvernements, ceux qui bougent, ceux qui essayent de se réunir, de trouver des solutions, ils ne trouvent rien, dit Jésus.

"Ils ne trouveront rien, dira Jésus à Luisa.

"Ils chercheront, mais cela sera toujours la même chose.

"En fait, comme le dit aussi les Actes des Apôtres : Que personne ne nous trompe par des vaines paroles (Ep 5,6). Ce qui est de la terre reste terrestre. Ce qui vient du Ciel, oui, c'est ça qui va nous illuminer le chemin et nous sauver.

"Et cela ne sert à rien de nous opposer à Dieu, et de chercher des solutions humaines.

"Si aujourd'hui nous vivons une crise, d'abord au niveau biensûr de la maladie, de cette pandémie, qui produira d'autres choses, il y a des conséquences, nous devons nous demander : n'est-ce pas Dieu qui agit pour nous dire quelque chose, pour nous enseigner quelque chose ?

"Nous avons oublié de nous dire que nous sommes des hommes, créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, et que nous avons un prix infini pour Dieu; que Dieu nous aime plus qu'une mère, plus qu'un père, et qu'Il veut tout faire pour nous sauver.

"J'ai eu trois enterrements aujourd'hui. Je disais à chacun, à chaque famille réunie autour du cercueil, autour du cimetière, posons-nous les bonnes questions. Pourquoi vivons-nous cela : vous avez eu la possibilité de vous réunir aujourd'hui alors que vous êtes confinés. Vous vous êtes réunis alors que quelqu'un est parti, quelqu'un qui s'en va, s'en est allé, vous a réuni. Comme le dit l'Ecriture, nous étions tous à droite à gauche accaparés par nos travaux et nos occupations, et cet ami cher, cette maman, ce père, ce frère, cette sœur, est parti et nous réunit autour de ce moment, le départ de quelqu'un de ce monde. Vous voyez ? Dieu ne nous réunit pas comme nous le pensons.

"Et aujourd'hui je crois que Dieu nous réunit pour nous parler au coeur, et nous faire voir qu'Il veut faire de nous des grandes choses.

"Et c'est la multiplication des pains. Cette multiplication des pains dans saint Jean est très significative et a une portée universelle. C'est ce que Dieu veut faire dans la Divine Volonté puisque tous nos actes, le peu que nous avons, comme les cinq pains d'orge et les deux poissons de ce petit jeune homme vont se multiplier pour donner à manger à tant de monde.

"Et bien, dans la Divine Volonté, nos petits actes, nos petits travaux de tous les jours se multiplient à l'infini et réjouissent le Ciel et nourrissent toutes les âmes et vont à la rencontre des frères et des sœurs qui sont bien disposés et qui attendent une lumière.

'Nous agissons, nous nous multiplions, nous multiplions les vies divines', dira Jésus.

'Chaque acte fait dans la Divine Volonté est une vie divine'. 

Il dit même que 'c'est un fils qui sort du sein de sa divine volonté' et qui cherche et qui va, et qui part, et qui cherche quelqu'un pour l'accueillir. C'est la vie même de Dieu que nous multiplions. Jésus était le Royaume de Dieu. Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jn 14,6). Et Jésus donne à ses apôtres, c'est-à-dire nous les apôtres des derniers temps, la possibilité de multiplier sa vie. Vous voyez les lectures de la Parole de Dieu sont à prendre dans un sens vraiment profond. On ne peut pas réduire Dieu à des choses, à des concepts humains seulement. C'est des choses qui transcendent le temps, qui transcendent l'histoire. C'est des choses qui nous parlent du Ciel.

"Mes amis, aujourd'hui, allez, réunissons-nous. Reprenons-nous, et faisons nos actes dans la Divine Volonté ! Il n'y a rien de plus grand. L'acte le plus solennel que peut faire une créature, c'est de se fondre dans la Divine Volonté. 

 

"[...] Rappelle toi ce qu'a dit Jésus.

"Prend tout ce que tu veux.

"Et donne-le.

"Glorifie le Père, et distribue-Le à tous tes frères. 

 

"Ces grâces, ces vies divines, par nos petits actes, qu'ils se multiplient ! Et que nous puissions les multiplier pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de notre humanité.

Amen."

 

Fin de citation de l'homélie.

***

"[...] Dans le Livre du Ciel, livre 14, Jésus dit à Luisa le 6 octobre 1922 :

"'Cherche dans la vie de tous les saints, ou dans les livres de doctrine, dans aucun tu ne trouveras mon divin vouloir opérant dans la créature et la créature opérant en moi. Tout au plus tu trouveras la résignation, l'union des volontés, mais le divin vouloir œuvrant dans la créature, et elle en moi, nul part tu ne le trouveras. Cela signifie que ce n'était pas encore le moment pour ma bonté d'appeler les créatures à vivre dans ce sublime état. Pareillement, cette manière de prier que je t'enseigne, tu ne le trouveras non plus chez aucun saint.'

"Demandons au Saint-Esprit de nous ouvrir à cette nouvelle dimension de la prière que Jésus en ces temps nous révèle dans le don de sa Divine Volonté.

"Amen.

"Bon commencement."

 

(Fin de citation

Tout ce que le Christ a vécu, il fait que nous puissions le vivre en Lui et qu’il le vive en nous. « Par son Incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (GS 22, § 2). Nous sommes appelés à ne faire plus qu’un avec lui ; ce qu’il a vécu dans sa chair pour nous et comme notre modèle, il nous y fait communier comme les membres de son Corps : Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, (...). Car le Fils de Dieu a dessein de mettre une participation, et de faire comme une extension et continuation de ses mystères en nous (...), par les grâces qu’il veut nous communiquer, et par les effets qu’il veut opérer en nous par ces mystères. Et par ce moyen il veut les accomplir en nous.

CEC 521

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 18:20

Mgr Tournyol du Clos, auteur notamment, de "Peut-on se libérer des esprits impurs ? Un Guide pratique vers la délivrance", 2001 *, une synthèse suivie de 30 prières pour se défendre du malin et de "Le Combat avancé de l'Eglise, une approche pratique de l'exorcisme", rejoint les voix catholiques qui parlent d'avertissement :

( C'est nous qui soulignons dans le texte. Note du blog Christ Roi )

 

Il semble que Dieu ne supporte plus la trahison

 

Texte intéressant de Mgr Tournyol du Clos :

 

1. Ce châtiment providentiel peut nous sauver.

 

Il s’agit avant tout d’un avertissement pour le monde et pour nos sociétés. Nos gouvernants ont émancipé la Création de son Créateur. Ils ont remplacé les droits de Dieu par les droits de l’homme sans Dieu, défié les lois naturelles et institutionnalisé les péchés qui crient vengeance au ciel : adultère, divorce, avortement, manipulation génétique, euthanasie, homosexualité, transgenre, unions contre-nature, etc.

 

Il s’agit aussi d’un avertissement pour chaque homme en particulier : une invitation pressante à la conversion, à l’obéissance à la loi naturelle et aux commandements de Dieu, un retour à l’ordre. La réinsertion personnelle dans le plan du Créateur.

 

C’est enfin un avertissement pour l’Église elle-même qui devrait, en ce temps de Pâques, frémir au souvenir du passage meurtrier de l’Ange exterminateur, tandis que Pharaon retenait captifs les enfants d’Israël. En relisant le prophète Daniel, elle pourrait même se demander si « ce temps de détresse telle qu'il n'y en a point eu de pareille » ne correspond pas au « temps de l'abomination de la désolation imputable à l’interruption du Sacrifice perpétuel » (Daniel XII). Il est impossible de ne pas faire le rapprochement entre les larmes que versait Notre-Dame à La Salette et la manière déplorable dont trop souvent la Messe est célébrée, et la façon sacrilège dont la sainte communion est distribuée.

 

Plus « religieux » que nous, les anciens croyaient naturellement aux châtiments divins. Pour apaiser les dieux, Grecs et Romains organisaient alors des processions, offraient des sacrifices. Au cours des siècles, le christianisme en a toujours usé ainsi ; les gouvernants eux-mêmes comprenaient l’importance de la foi, de la prière et du culte du peuple pour surmonter une pestilence. Aujourd’hui, non des moindres parmi les hommes d’Église se scandalisent publiquement à l’idée que Dieu qui est la Bonté même puisse sévir. Ils ont perdu de vue que notre Père du Ciel est aussi toute Justice, et – se servant des causes secondes – libre de rappeler l’homme au respect qui Lui est dû. Étrangement, ils ont oublié que si l’Amour a présidé à toute la Création, le péché, la colère et le jugement l’ont suivi de près.

 

 

2. Fruit de nos crimes, le châtiment qui nous frappe est une révélation des droits de Dieu, mais il est aussi et inséparablement une révélation de son amour.

 

Pour qui refuse cet amour et demeure dans son péché, c’est une sanction qui marque sa condamnation ; mais pour celui qui reconnaît son péché, demande pardon et se convertit, c’est son salut.

 

Faut-il rappeler que pour nous sauver, Notre-Seigneur a subi à notre place le châtiment suprême ? Nous devons aussi, dit l’Apôtre, porter la Croix et accomplir ce qui manque à sa Passion (Col I, 24). L’amour infini que Jésus a montré par son Sacrifice sanglant nous impose de nous convertir et de nous corriger. Il y a, dit saint Thomas, deux façons de considérer le châtiment : comme une punition ou comme un remède. L’homme charnel considère le châtiment comme un jugement qui le condamne ; pour l’homme spirituel, le châtiment est une expiation dans le Christ et un jugement qui le justifie.

 

Nos contemporains parviendront-t-ils à comprendre que la tragique épreuve qu’ils endurent est une révélation des profondeurs du cœur de Dieu ? Offensé par la hauteur de nos péchés, le Tout-Puissant aurait très bien pu nous renvoyer à notre néant, décider de condamner le genre humain aux derniers supplices, en épargnant le petit nombre des justes. Non ! Il nous a faits libres, Il respecte notre liberté et, tel un père qui veut éduquer cette liberté, nous corrige dans la juste mesure où nous en avons besoin. (Cf. 1 Co XI, 32 ; Ga III, 23 sq.). « Mon fils, dit saint Paul, ne méprise pas la correction du Seigneur et ne perds pas courage quand tu es repris par Lui ; car le Seigneur corrige celui qu’Il aime et frappe celui qu’Il reconnaît comme son fils » (He XII, 5-6). Ah ! si tous les hommes pouvaient entendre ces paroles du Livre de la Sagesse : « Corrigés avec miséricorde, ils comprirent que Dieu met les siens à l’épreuve comme un père corrige ses enfants » (Sap XI).

 

« Son Nom est saint et terrible, la crainte de Dieu est le commencement de la Sagesse » (Ps CX). La crainte entendue comme synonyme du respect, de la révérence, de l’adoration dus à sa Majesté infinie.

 

 

3. Il semble que Dieu ne supporte plus la trahison, le reniement, l’abandon de poste de la part des hommes d’Église.

 

Il y a déjà un certain temps que les hommes d’Église développent le syndrome démocratique. Arguant du changement de paradigme, ils en sont arrivés de nos jours, à dédaigner l’enseignement du Christ pour l’estime du monde, remplacer la nécessité de la conversion par le dialogue complaisant avec les fausses religions, échanger le Dieu catholique contre le Dieu unique, promouvoir la conversion écologique au lieu de celle du cœur, substituer l’économie globale en place de celle du salut, affecter et réitérer la repentance au lieu de la contrition loyale du cœur.

 

Il n’est pas de notre propos de dresser une liste des erreurs doctrinales, aberrations liturgiques et débordements moraux des membres du clergé ou de la hiérarchie. Mais fallait-il que Dieu fût offensé pour utiliser la puissance de destruction de ce virus microscopique, et frapper sous nos yeux les coupables – ainsi que le dit encore le Livre de la Sagesse – par là même où ils avaient péché... Nous avons destitué le Tabernacle de la place d’honneur, nous lui avons tourné le dos pour présider l’assemblée. La table a supplanté l’autel consacré, symbole du Christ. Nous avons désappris le Sacrifice, transformé les églises en bivouacs et en trattorias. Dans la plus noble d’entre elles, nous avons cédé à l’idolâtrie en laissant adorer la Nature et la Terre. Nous en sommes arrivés à dire que la grâce de Dieu peut coexister avec une situation de péché habituel, en autorisant des communions sacrilèges à des pécheurs impénitents. Nous avons de facto promu, fertilisé, propagé un virus plus dévastateur que celui qui est apparu en Chine, puisque ce n’était pas aux corps qu’il s’attaquait, mais à nos âmes immortelles.

 

Et nous avons été châtiés par là où nous avions péché : les églises désolées, les sacrements impraticables, les fidèles et les pasteurs comme exilés, la Semaine Sainte prohibée, la Messe interdite, horresco referens... comme si Dieu n’en voulait plus. L’heure de sa Justice nous a surpris. Aurons-nous le temps de faire pénitence ? Ces châtiments, nous les avons mérités – et bien d’autres encore – parce que nous avons offensé notre Créateur qui a fait mourir pour nous son Fils sur la Croix, Père infiniment bon et digne d’être respecté, adoré et aimé par-dessus toute chose.

 

( Fin de citation )

Le Forum catholique

 

* Le livre de Mgr Tournyol du Clos, "Peut-on se libérer des esprits impurs ?" peut être particulièrement utile est à recommander à tous, il n'oublie pas la franc-maçonnerie et signale que la littérature et des objets provenant de fausses religions (bouddhas, masques africains, fers à cheval au-dessus des portes) attirent les démons dans les maisons. C'est à retenir dans une période où les multiples cadeaux de bibelots, antiquités font entrer ce genre d´objets dans les foyers. (Chire.fr)

 

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 18:45
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/trois-policiers-font-irruption-dans-une-eglise-parisienne-pour-demander-l-arret-d-une-messe-20200422

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/trois-policiers-font-irruption-dans-une-eglise-parisienne-pour-demander-l-arret-d-une-messe-20200422

Trois policiers font irruption dans une église parisienne pour demander l'arrêt d'une messe

Mgr Aupetit a fermement dénoncé l'incident, rappelant que la loi interdit «aux policiers d'entrer en arme dans une église».

 

Comme beaucoup de ses confrères en France, l'abbé Philippe de Maistre, curé de la paroisse Saint-André-de-l'Europe, à Paris (VIIIe), diffuse sur les réseaux sociaux la messe dominicale qu'il célèbre avec quelques concélébrants, confiné dans son église, pour ses paroissiens privés de messes publiques depuis le début du confinement. Mais dimanche dernier, 19 avril, alors en pleine célébration, le curé a vu avec surprise des policiers faire irruption dans son église... pour lui sommer d'arrêter la messe.

 

«Nous étions sept personnes : moi-même, un servant, un chantre, un organiste, et trois paroissiens pour donner la réplique et faire les lectures. Au milieu de la messe, trois policiers armés ont pénétré dans l’église, raconte le père Philippe de Maistre, encore choqué. Or, l’autorité de police dans une église, c’est le curé ! À part les pompiers, la police ne peut entrer, tant qu'elle n'est pas appelée par le curé.»

 

Le curé a également alerté l'archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, qui a fermement dénoncé l'incident ce mercredi sur Radio Notre-Dame : «Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!».

 

Laïcité

En effet, depuis les lois de laïcité de 1905 et de 1907, qui garantissent la liberté de culte, l'affectataire d'un lieu de culte bénéficie de pouvoirs souvent très larges. Ainsi, le prêtre est le seul en charge de la police intérieure de son église, aussi longtemps qu'il s'agit de préserver l'exercice du culte.

 

La police ne peut donc intervenir dans un sanctuaire qu'à la demande expresse du curé, à une exception près : si l'ordre public est menacé ; ce peut être un grave problème de sécurité, de tranquillité ou de salubrité, comme précisé dans un arrêt du Conseil d'État daté de 1993. La jurisprudence précise encore que les policiers doivent permettre aux personnes intéressées d'évacuer librement l'édifice, avant de faire usage de la force.

 

Une messe confinée, avec moins de dix personnes, constitue-t-elle un «trouble à l'ordre public» ? Difficile à défendre...

 

Un voisin aurait alerté la police

Que s'est-il passé à l'église Saint-André-de-l'Europe ? «J'ai fait le choix de continuer la messe, mais la police nous ordonnait d'arrêter. La chef des policiers a exigé qu'ils 'verbalisent le monsieur' - moi - et a laissé ses deux adjoints procéder. Mon servant d'autel, lui-même policier, a pu descendre pour dialoguer avec eux. Mais ils sont repartis au bout de vingt minutes après avoir exigé que les trois paroissiens sortent.»

 

À lire aussi : Confinement : verbalisations abusives et forces de l'ordre à la peine

L'abbé de Maistre, finalement, ne sera pas verbalisé. En revanche, scandalisé de cet incident en pleine célébration, il a joint la mairie du 8e, qui «a réagi très promptement» en s'entretenant avec le commissariat du 8e arrondissement, selon le père Philippe de Maistre. S'en est suivi un échange cordial entre le curé et le commissaire : «Je lui ai rappelé que les policiers n'avaient pas à interrompre une célébration et qu'ils devaient rester à l'extérieur s'ils entendaient verbaliser».

 

Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes ! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!

 

Mgr Michel Aupetit sur Radio Notre Dame, le 22 avril 2020

Selon le curé de Saint-André-de-l'Europe, l'incident a pu être provoqué par un voisin qui aurait alerté la police après avoir entendu l'orgue. «J'ai trouvé sur ma boite vocale un message d'une personne qui criait : 'messe clandestine à Saint-André !'», confie l'abbé. «Cette idée que des gens font de la délation pour dénoncer des prétendues messes clandestines... Précisément, on avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !», déplore encore l'homme d'Église.

 

On avait fermé les portes de l'église pour dissuader les paroissiens de venir et respecter le confinement. Or, cela se retourne contre nous, car les gens ont le sentiment qu'on fait quelque chose de caché !

 

Père Philippe de Maistre, curé de Saint-André-de-l'Europe

«On profite de cette crise pour remettre en question la liberté de culte», s'inquiète encore l'abbé.

 

Encadrement juridique flou

L'état d'urgence sanitaire n'a pas imposé la fermeture des lieux de culte pour la prière individuelle des fidèles. Le site du gouvernement, dans sa foire aux questions, indique ainsi qu'on peut se rendre dans son lieu de culte mais que celui-ci «ne peut pas accueillir de réunions de fidèles». Il ajoute que «seule la célébration d'obsèques peut donner lieu à l'accueil de la famille proche, dans la limite de 20 personnes et ce dans le respect des gestes et distance barrières.»

 

Mais le décret n°2020-293 du 23 mars 2020 reste flou sur la possibilité de poursuivre les messes dans les églises : dans son article 8 -IV, il précise que «Les établissements de culte (...) sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l'exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes. » Or, une «réunion» ou un «rassemblement» ne correspond pas toujours à une célébration religieuse, d'autant plus si cette dernière... reste privée.

 

Le 17 mars, dans sa recommandation aux évêques, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France (CEF), indiquait ainsi qu'«aucune messe avec une assemblée, de quelque taille qu'elle soit, ne doit être célébrée», c’est-à-dire, aucune messe publique. Pour autant, «les messes (privées, NDLR) ne sont pas interdites», précise au Figaro le diocèse de Paris. Mais «elles doivent être célébrées à huis clos, sans la présence de fidèles et en respectant les gestes barrières.» Quid, alors, des messes célébrées dans une église fermée, avec un curé et ses concélébrants, diffusée sur les réseaux sociaux ? «Nous n'assimilons pas une messe célébrée à huis clos par un curé et ses vicaires à un 'rassemblement ou réunion'», estime le diocèse de Paris.

 

Une messe peut avoir lieu à huis clos

L'ambiguïté demeure donc sur la présence de quelques fidèles, comme ces trois paroissiens présents en l'église Saint-André-de-l'Europe, mais également lors de nombreuses autres messes en France diffusées sur les réseaux sociaux. Sollicité par Le Figaro, le ministère de l'Intérieur apporte cette précision : à l'intérieur du lieu de culte «il ne doit y avoir aucun regroupement fortuit ni rassemblement organisé. Une cérémonie cultuelle s'apparente à un rassemblement organisé.» Toutefois, précise le ministère, «un office peut être célébré par un ministre du culte, mais à huis clos, afin d'être retransmis par des médias. Le ministre du culte peut être assisté de quelques personnes, si nécessaire et dans un nombre le plus restreint possible, pour procéder à l'enregistrement de la cérémonie.» Dans ce cas, ces personnes «doivent être porteurs de l'attestation dérogatoire sur laquelle la case "déplacements professionnels" (1° du I de l'article 3) doit être cochée.»

 

Le ministre du culte peut être assisté de quelques personnes, si nécessaire et dans un nombre le plus restreint possible, pour procéder à l'enregistrement de la cérémonie.

 

Le ministère de l'Intérieur au Figaro.

Le ministère de l'Intérieur ajoute que ces règles, de portée nationale, «peuvent faire l'objet d'adaptations locales plus restrictives par les préfets, en fonction des circonstances locales»

 

 

( Fin de citation )

Note du blog Christ Roi. Quid de la cohérence de dénoncer 7 personnes séparées d'une dizaine de mètres chacune dans une église durant une messe privée par rapport au fait d'aller au supermarché rempli de gens ?

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 17:47

Après Roberto Mattei, après le père abbé de Fontgombault Jean Pateau, après le Père Dominique Duten, après l'Homme nouveaule Cardinal Sarah, une autre voix dans le monde catholique, de langue anglaise cette fois-ci nous vient des Etats-Unis avec Scott Hahn, auteur contemporain, ancien presbytérien converti au catholicisme, théologien catholique, qui a publié Rome Sweet Home, De la foi de Luther à la foi de Pierre, avec son épouse Kimberly Hahn, née Kirk, qu'il épousa en 1979 et The Lamb's Supper: The Mass as Heaven on Earth. Scott Hahn est actuellement professeur de théologie à l'université franciscaine de Steubenville, une importante université catholique aux États-Unis:

 

Source : LifeSiteNews

Mar 21 avr.2020 - 20h49 HNE

 

( traduction rapide )

https://www.lifesitenews.com/blogs/scott-hahn-on-why-coronavirus-is-a-strangely-blessed-time-for-catholics

https://www.lifesitenews.com/blogs/scott-hahn-on-why-coronavirus-is-a-strangely-blessed-time-for-catholics

Scott Hahn sur la question de savoir si le COVID-19 est une punition de Dieu

 

« Quand les gens demandent: "Est-ce une punition divine?"… C'est une question délicate. C'est aussi une question compliquée », a déclaré Hahn.

 

21 avril 2020 (LifeSiteNews) - Aujourd'hui sur mon podcast, j'ai eu le grand plaisir de parler avec le Dr Scott Hahn de son dernier livre, "Hope to Die : The Christian Meaning of Death and the Resurrection of the Body" (L'espoir de mourir : la signification chrétienne de la mort et la résurrection du corps). C'est une exploration étonnante de ce que la foi catholique enseigne sur la signification de la mort et sur notre éventuelle résurrection.

 

Le Dr. Hahn est connu dans le monde entier pour ses conférences pénétrantes, ses plus de 40 livres et ses influents efforts d'évangélisation. Il m'a dit aujourd'hui que la sortie de "Hope to Die" était un "timing divin" étant donné l'épidémie de COVID-19.

« J'ai appelé l'imprimeur et lui ai dit : "Arrêtez les presses ! Je dois réécrire ce dernier chapitre !" Donc... j'ai essentiellement réécrit le dernier chapitre à la lumière de cette crise que nous vivons tous en quelque sorte.»

 

« Vous savez, c'est étrangement bien et inquiétant pour nous», a-t-il remarqué. «Pour moi et pour ma famille, ce fut le plus long Carême que j'aie jamais connu - une période étrangement bénie et angoissante. »

 

« Mais maintenant que nous sommes de l'autre côté de Pâques, je suis vraiment impatient de voir le Corps mystique du Christ sortir de ce tombeau, sortir de cette crise et redécouvrir la gloire de l'Évangile. »

 

J'ai demandé au Dr. Hahn ce qu'il pensait de l'impact du coronavirus sur la fermeture de nos églises et sur le fait que les laïcs ne pouvaient pas accéder aux sacrements.

 

« Nous avons tous été pris au dépourvu [par ce virus] et nous ne voulons pas mettre en danger la vie de nos prêtres ou de nos évêques », a-t-il expliqué. « Et donc nous devons éviter toute sorte de rassemblement qui mettrait les gens en danger. »

 

« En même temps », a-t-il ajouté, « je suis père et je désire non seulement subvenir aux besoins de mes enfants, mais aussi les nourrir, les protéger, mais aussi de veiller à ce qu'ils soient nourris. Et donc pour moi, ne pas avoir la Sainte Eucharistie pendant la majeure partie du Carême et maintenant jusqu'au début de Pâques n'est pas une chose facile. »

 

« Je souhaite que nos pères spirituels, nos prêtres, soient plus créatifs en imaginant des façons de dispenser les sacrements au lieu de simplement fermer les portes. Je ne suis pas en mesure de les juger, vous savez. Ce n'est pas mon rôle. C'est bien au-delà de mon niveau de rémunération. Mais, en même temps, en tant que fils de Dieu et frère de la famille de Dieu, je peux demander à notre Père céleste de donner à nos bergers une plus grande énergie pour imaginer de manière créative les moyens de nourrir les brebis malgré tout. »

 

Le Dr Hahn a deux fils au séminaire qui étudient pour être prêtres pour le diocèse de Steubenville. Il a déclaré qu'il espérait que cette crise ne serait pas seulement un « appel au réveil pour examiner ce que nous avons tous parfois pris pour acquis », mais que les catholiques « saisiront l'occasion et se réapproprieront les mystères sacrés ».

 

« Cela nous oblige à reconnaître non seulement le caractère inévitable de nos souffrances et de notre mort, mais aussi le sens dans lequel nous pouvons reconnaître ce que Dieu veut en faire », a-t-il déclaré.

 

« Nous avons une peur si démesurée de la souffrance et de la mort. Et c'est compréhensible. Mais en même temps… il y a une autre vie qui n'est pas seulement humaine et naturelle, mais divine et surnaturelle. Et ce n'est pas moins précieuse, mais infiniment plus précieuse. »

 

Le Dr Hahn et moi avons également discuté de la question de savoir si COVID-19 est une sorte de punition de Dieu ou non.

 

« Eh bien, vous savez, quand les gens demandent: "Est-ce une punition divine?"… C'est une question délicate. C'est aussi une question compliquée. Vous savez, je dirais: "Dieu est-il égal avec nous? Est-ce que Dieu se venge de nous ? Non. Dieu essaie de nous ramener à Lui-même. C'est le but de la punition. Alors c'est une punition ? Eh bien, oui. Et pourquoi ? Parce que nous avons péché." »

 

« Nous devons voir que Dieu est un père aimant. Mais j'ai essayé de l'être aussi avec mes six enfants. Et donc quand j'ai puni mes six enfants… je n'ai pas puni les enfants du voisin - même quand c'était plus de leur faute. J'ai puni mes enfants, mais je ne les ai pas punis parce que j'ai cessé de les aimer ou que je me suis mis à les aimer de moins en moins. Non, j'ai puni mes enfants parce que ce sont mes enfants et parce que je les aime. »

 

« Alors, Dieu nous punit-il ? Oui, mais c'est réparateur. C'est rédempteur. Il nous purifie... La miséricorde de Dieu est lorsque Dieu nous donne ce dont nous avons besoin. Que ce soit un virus, une épidémie, un tremblement de terre ou un volcan, ou qu'un flic nous arrête et nous donne une amende pour conduite en état d'ivresse lorsque nous sommes enfin obligés d'accepter la responsabilité de toute notre liberté mal utilisée. Ce n'est pas de la colère. C'est de la miséricorde. C'est de l'amour. Et il est généralement enveloppé dans ce qui ressemble à une punition. »

 

( Fin de l'article

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 17:16

La Divine Volonté en chanson : "Fusionne sans cesse dans ma volonté". Texte du Livre du Ciel. Chant Élisabeth.

Explication du sens de cette chanson :

 

"La Divine Volonté contient tout. Il faut comprendre que tout absolument tout est dans la Divine Volonté. Que la Divine Volonté comprend aussi la source de tout ce que Dieu à fait. Elle contient la source de tous les sacrements de tout ce que l’humanité a fait et tout ce que l’Église a fait et fera. La Divine Volonté si nous voulons en faire notre propre vie nous offre la possibilité en fusionnant en Elle de recevoir et d’avoir tout ce qu’elle possède. Tout ce qui est en Elle. Par l’acte si solennel de fusionner ou se fondre en Elle nous le possédons aussi tout ce qui appartient à la Divine Volonté. Nous sommes donc dans la possibilité d’aller à la source des sacrements. À la source de l’Eucharistie, nous avons alors cette source de l’Eucharistie comme notre propriété. Par exemple si je n’ai pas la possibilité de communier j’ai cependant la source de la communion et il ne s’agit pas seulement d’une communion spirituelle. C’est une communion réelle et vraie. Rappelons que Jésus dit que chaque acte dans la Divine Volonté est une multiplication, la multiplication de vies divines.

 

Jésus dit dans le volume 13, 13 août 1921 « Tu dois réaliser que, dans la mesure où tu agis dans ma Volonté, tu donnes naissance à autant de fils de ma Volonté que tu as de pensées qui te viennent, de paroles que tu dis, de travaux et d’actes d’amour que tu fais. Ces fils se multiplient sans fin dans ma Volonté. Ils traversent le Ciel et la terre, apportant au Ciel de nouvelles joies, une nouvelle gloire et un nouveau bonheur et, à la terre, de nouvelles grâces. »

 

Pour les messes c’est pareil. Ayant la Divine Volonté je possède toutes les messes qui se disent, se sont dites et se diront jusqu’à la fin des temps. Je les ai comme propriété et donc je peux faire l’acte de les prendre et les faire miennes. La base des rondes c’est donc la connaissance. Si je sais cela, que me manque-t-il ? Les faire mienne, en les prenant dans mon esprit, dans mon cœur. Il n’y a pas de messe ou je ne peux me rendre à la messe ? C’est dur pour beaucoup car la messe c’est que du bonheur, c’est la Présence physique de Jésus ! J’entrerais donc dans la Divine Volonté en me fusionnant en Elle, je prendrais les messes qui se sont dites, toutes les messes. Ainsi j’assisterais a toutes les messes, et prendrais le fruit de toutes les messes qui se dont célébrées.

 

Attention ! Cela ne veut pas dire que je n’ai pas besoin d’aller à la messe. Mais dans certaines occasions, ou comme aujourd’hui, je ne pourrais pas, et donc je pourrais faire mes rondes en fusionnant dans la Divine Volonté."

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 07:03

Le Pape François a demandé dans sa messe matinale à Sainte-Marthe le 17 avril de "ne pas virtualiser l’Eglise", "ne pas virtualiser les sacrements", "ne pas virtualiser le peuple de Dieu", parce que "l’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets" et "que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l’Eglise, avec le sacrements, avec le saint peuple fidèle de Dieu." Le confinement oblige à des aménagements, mais il faudra "sortir du du tunnel, pas y rester", a-t-il prévenu.

La suppression des messes et leur remplacement par des messes virtuelles ne peut donc pas durer.

Messes… Quelques propositions aux évêques

Selon Aleteia, alors que le début du déconfinement a été annoncé hier soir par Emmanuel Macron pour le 11 mai, les évêques de France avaient communiqué hier matin au Premier ministre, Édouard Philippe, une série de propositions concernant la pratique cultuelle. Ce dernier devrait y répondre d’ici une dizaine de jours avec un plan détaillé sur les mesures de déconfinement. Voici les principales propositions commentées pour Aleteia par le père Thierry Magnin, secrétaire général de la Conférence des Évêques de France.

[...] Si l’heure est pour le moment à la réflexion et à la consultation dans les bureaux de Matignon, les évêques de France ont transmis au bureau du Premier ministre leurs propositions pour le déconfinement spirituel, tant attendu par les fidèles.

 

1

DÉFINIR UN TAUX DE REMPLISSAGE DE L'ÉGLISE

 

Retrouver les bancs de l'église, une réelle attente des catholiques français.

La Conférence des évêques de France (CEF) souhaite une reprise des messes publiques dès le dimanche suivant le déconfinement, soit le dimanche 17 mai. Pour cela, il est proposé que soit décidé d’un « taux de remplissage » dans les églises plutôt qu’un nombre fixe de personnes pouvant assister aux offices. « Une proposition qui nous semble judicieuse car cela permet de s’adapter à l’ensemble des églises de France qui n’ont pas la même taille », explique à Aleteia, le père Thierry Magnin, secrétaire général de la CEF. « Une église qui accueille habituellement 1.000 paroissiens pourrait ainsi en accueillir 300, si le taux décidé est d’un tiers … ». « Selon les paroisses et les possibilités, les messes pourraient aussi se succéder afin d’accueillir ceux qui n’ont pu venir au premier office ». Si cette idée de « taux » semble avoir été entendue par le gouvernement, il sera ensuite temps à chaque paroisse de s’organiser pour sa mise en place. Lors d’une visioconférence avec les différents représentants des cultes en France qui s’est tenue ce mardi 21 avril, Emmanuel Macron a d’ores et déjà affiché une certaine prudence quant à la date de reprise des cultes qui pourrait intervenir au cours du mois de juin.

 

2

COMMUNION À LA MAIN ET PAROISSIENS MASQUÉS

 

Reste encore quelques questions pratiques. Concernant la communion, s’il semble à présent exclu qu’elle soit donnée à la bouche (Ha bon et pourquoi ? Même à la main, la distanciation sociale d'au moins 1 mètre n'est pas possible. Note du blog Christ Roi), les évêques réfléchissent encore à la façon dont pourront procéder les prêtres. « Se laver les mains avant et après ? La présenter d’une autre façon ? », s’interroge le père Magnin. Autre question : l’accueil. Faudra-t-il prévoir masques et lavage de main à l’entrée pour tous ? Ou n’accepter que les paroissiens déjà masqués ? « Si les consignes nationales de déconfinement imposent le port du masque pour tous les Français, ce sera le cas bien évidemment pour entrer dans nos églises », analyse le père Magnin.

 

Suite : Messes, mariages, pèlerinages… Les propositions des évêques au gouvernement. ALETEIA

***

Quelques propositions aux évêques

 

Pourquoi la communion dans la main devrait-elle être maintenue si la communion dans la bouche semble, elle, devoir être exclue ? Dans un cas comme dans l'autre, la règle de distanciation sociale d'au moins 1 mètre empêche la communion.

Une solution consisterait à donner la communion en premier dans la main à ceux qui craignent d'être contaminés en prenant la communion, et en dernier, dans la bouche pour les autres.

Dans les deux cas (communion dans la main ou communion dans la bouche), si la règle de distanciation sociale d'au moins 1 mètre est maintenue, la communion est impossible. Et si cette règle n'est pas maintenue on ne voit pas quel argument justifierait la communion dans la main et exclurait la communion dans la bouche.

Les mains et les doigts étant des vecteurs de contagion, il n'est pas prouvé que la communion dans les mains soit plus sûre que la communion directement dans la boucheDans un point presse vendredi 28 février, le ministre de la Santé Olivier Véran a recommandé de ne plus se serrer la main, en raison de la diffusion du coronavirus. Une mesure que certains ont jugé excessive, même si tous ont reconnu l'utilité de geste. Olivier Véran avait alors affirmé vendredi 28 février que "l'essentiel des contaminations se faisait par les mains". ( Europe 1 )

 

Mgr Schneider, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana (Kazakhstan), auteur d'un message sur la réception de la sainte communion en temps de pandémie, dénonçant un "abus d’autorité" et un "manque de foi" dans l'imposition de la communion dans la main le 29 février dernier, prit position pour le maintien de la communion dans la bouche parce que "La Communion dans la main n’est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche" :

 

"Personne ne peut nous contraindre à recevoir le Corps du Christ d'une manière qui comporte un risque de perte des fragments, et qui entraîne une diminution de la révérence, comme c’est le cas lorsqu’on reçoit la Communion dans la main. [...] La Communion dans la main n’est pas plus hygiénique que la Communion dans la bouche. En effet, elle peut être dangereuse sur le plan de la contagion. Du point de vue de l’hygiène, la main est porteuse d’une énorme quantité de bactéries. De nombreux agents pathogènes sont transmis par les mains. Que ce soit en serrant la main d’autres personnes ou en touchant fréquemment des objets, telles les poignées de porte ou les rampes et barres d’appui dans les transports en commun, les germes peuvent rapidement passer d’une main à une autre ; et les gens se portent alors souvent ces mains peu hygiéniques au nez et à la bouche. En outre, les germes peuvent parfois survivre pendant plusieurs jours à la surface des objets touchés. Selon une étude de 2006, publiée dans la revue “BMC Infectious Diseases”, les virus de la grippe et les virus similaires peuvent persister pendant quelques jours à la surface d’objets inanimés, comme par exemple les poignées de porte ou les rampes et les poignées dans les transports et les bâtiments publics. De nombreuses personnes qui viennent à l'église et reçoivent ensuite la sainte Communion dans leurs mains ont d’abord touché les poignées de porte ou les rampes et les barres d’appui dans les transports en commun ou dans d'autres bâtiments. Ainsi, des virus s’impriment sur la paume et les doigts de leurs mains. Puis, pendant la Sainte Messe, ils se touchent parfois le nez ou la bouche avec ces mains et ces doigts. Avec ces mains et ces doigts, ils touchent l’hostie consacrée, transférant ainsi le virus également sur l’hostie, et ils transporteront ainsi les virus par l’hostie dans leur bouche. La communion dans la bouche est certainement moins dangereuse et plus hygiénique que la communion dans la main. En effet, la paume et les doigts de la main, à défaut de lavage intense, contiennent indéniablement une accumulation de virus. L’interdiction de la Communion dans la bouche n’est pas fondée par rapport aux grands risques sanitaires de la Communion dans la main en temps de pandémie. Une telle interdiction constitue un abus d’autorité. De plus, il semble que certaines autorités ecclésiastiques utilisent la situation d’une épidémie comme prétexte. Il semble également que certaines d’entre elles éprouvent une sorte de joie cynique à propager de plus en plus le processus de banalisation et de désacralisation du très saint et divin Corps du Christ dans le sacrement eucharistique, exposant le Corps du Seigneur lui-même aux dangers réels de l’irrévérence (perte de fragments) et des sacrilèges (vol d’hosties consacrées).

 

"Il y a aussi le fait qu’au cours des 2000 ans d’histoire de l’Église, on ne connaît pas de cas avéré de contagion due à la réception de la Sainte Communion.

 

"Dans l’Église byzantine, le prêtre donne même la Communion aux fidèles avec une cuillère, la même cuillère pour tous. Et ensuite, le prêtre ou le diacre boit le vin et l’eau avec lesquels il a purifié la cuillère, qui parfois avait même été touchée par la langue d’un fidèle lors de la réception de la sainte communion. De nombreux fidèles des Églises orientales sont scandalisés par le manque de foi qu'ils constatent chez des évêques et des prêtres de rite latin lorsque ceux-ci mettent en place l'interdiction de recevoir la Communion par la bouche, interdiction faite finalement par manque de foi dans le caractère sacré et divin du Corps et du Sang du Christ eucharistique.

 

"Si l’Église de notre temps ne s’efforce pas à nouveau avec le plus grand zèle d’accroître la foi, la révérence et les mesures de sécurité à l’égard du Corps du Christ, toutes les mesures de sécurité pour les êtres humains seront vaines.

 

"Si l’Église de nos jours ne se convertit pas et ne se tourne pas vers le Christ, en donnant la primauté à Jésus, et notamment à Jésus Eucharistique, Dieu montrera la vérité de Sa Parole qui dit : « Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain travaillent ceux qui la bâtissent ; Si le Seigneur ne garde pas la cité, en vain la sentinelle veille à ses portes » (Psaume 126, 1-2)."

( Source: Mgr Scheider. Pro Liturgia, actualité du 29 février 2020 ) 

 

Lors de la grippe porcine de juin 2009, un catholique britannique avait demandé à la Congrégation pour le Culte divin quelles étaient les restrictions diocésaines contre la communion sur la langue en raison des inquiétudes liées à l'épidémie.

Dans sa réponse, la Congrégation avait alors réaffirmé que LES FIDELES ONT TOUJOURS LE DROIT de recevoir la sainte Communion sur la langue :

Source: Pro Liturgia, Actualité du vendredi 6 mars 2020.

Source: Pro Liturgia, Actualité du vendredi 6 mars 2020.

L'Instruction Redemptionis Sacramentum ( n° 92 ) stipule clairement que "Tout fidèle a toujours le droit de recevoir, selon son choix, la sainte communion dans la bouche."

 

On pourrait également multiplier les messes (des messes basses successives de 15 minutes là où il manque de prêtres) si le nombre fixé ou le taux de remplissage ne permet pas de satisfaire la demande.

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 22:58

Le  Pape François a demandé de "ne pas virtualiser l’Eglise", "ne pas virtualiser les sacrements", "ne pas virtualiser le peuple de Dieu" (parce que "l’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets"). Des initiatives proposaient d'organiser des messes en respectant les consignes sanitaires mieux que dans les supermarchés restés ouverts. Conclusion méprisante ce soir : Macron annonce qu'il confine les lieux de culte jusqu'en juin : 

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-annoncent-des-responsables-religieux-apres-une-audio-conference-avec-emmanuel-macron_3927777.html

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-annoncent-des-responsables-religieux-apres-une-audio-conference-avec-emmanuel-macron_3927777.html

https://www.lavoixdunord.fr/744095/article/2020-04-21/coronavirus-les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-avant-le-mois-de-juin

https://www.lavoixdunord.fr/744095/article/2020-04-21/coronavirus-les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-avant-le-mois-de-juin

Coronavirus: les lieux de culte ne rouvriront pas avant le mois de juin

Le chef de l’Etat a également indiqué, au cours d’une audioconférence avec les responsables des grandes religions, qu’il n’y aurait « pas de grand rassemblement jusqu’à la fin de l’été », toujours en raisons de la pandémie.

 

Les lieux de culte ne rouvriront pas le 11 mai, a indiqué mardi Emmanuel Macron aux responsables des cultes, en prévoyant une évaluation vers début juin ou mi-juin pour étudier la possibilité de réouverture, ont rapporté des responsables de culte et de loges maçonniques ainsi que l’entourage du chef de l’Etat.

 

« Il ne s’agirait pas de rouvrir les lieux de culte le 11 mai pour deux semaines après les refermer. Le déconfinement propose une injonction paradoxale, retrouver la liberté mais avoir peur du virus. Donc il faut être très prudent dans la construction progressive de cette sortie », leur a-t-il expliqué, selon son entourage.

 

[...] Pour Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, « ce sera extrêmement progressif. On sent que la tendance générale est à une très grande prudence, en particulier dans tout ce qui pourrait être brassage de gens venus de régions différentes ».

 

[...] Etaient également présents, entre autres, les cultes musulman, bouddhiste, orthodoxe, ainsi que plusieurs obédiences maçonniques, la Fédération nationale de la Libre-Pensée, le Comité Laïcité République, et côté gouvernement le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

***

Même information sur Ouest-France : 

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-emmanuel-macron-se-veut-prudent-6814241

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/les-lieux-de-culte-ne-rouvriront-pas-en-mai-emmanuel-macron-se-veut-prudent-6814241

Après avoir dialogué au téléphone avec le pape François (sur l'annulation de la dette des pays pauvres. Ndlr.) Emmanuel Macron s’est entretenu mardi avec des responsables de culte et de loges maçonniques, en audio-conférence, en prévoyant une évaluation vers début juin ou mi-juin pour étudier la possibilité de réouverture.

 

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 11:33
https://fr.zenit.org/articles/sainte-marthe-attention-a-une-foi-virtuelle-traduction-complete/

https://fr.zenit.org/articles/sainte-marthe-attention-a-une-foi-virtuelle-traduction-complete/

Un article de Zenit rapporte cette information

 

Sainte-Marthe : attention à une foi « virtuelle » (Traduction complète)

La familiarité avec le Seigneur se vit en communauté et avec les sacrements

 

AVRIL 17, 2020 15:37ANNE KURIANPAPE FRANÇOIS

En ce temps de pandémie et de confinement, le pape François a mis en garde contre le danger d’une foi « virtualisée », sans la pratique des sacrements et sans la communauté, en célébrant la messe matinale, ce 17 avril 2020.

 

En directe streaming depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le pape a médité dans son homélie sur « la familiarité » du chrétien avec le Seigneur : mais il s’agit d’une familiarité « toujours communautaire », a-t-il ajouté. « Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité seulement pour moi, détachée du peuple de Dieu. »

 

Le confinement oblige à des aménagements, mais il faudra « sortir du tunnel », pas « y rester », a-t-il prévenu.

 

Voici notre traduction de l’homélie du pape.

 

Homélie du pape François

 

Les disciples étaient des pêcheurs : Jésus les avait appelés pendant leur travail. André et Pierre travaillaient avec leurs filets. Ils laissèrent leurs filets et suivirent Jésus (cf. Mt 4,18-20). Jean et Jacques, pareil : ils laissèrent leur père et les jeunes qui travaillaient avec eux et ils suivirent Jésus (cf. Mt 4,21-22). L’appel s’est fait dans leur métier de pêcheurs. Et ce passage de l’Évangile d’aujourd’hui, ce miracle de la pêche miraculeuse nous fait penser à une autre pêche miraculeuse, celle que raconte Luc (cf. Lc 5,1-11) où il est arrivé la même chose. Ils ont pris du poisson, alors qu’ils pensaient ne rien avoir. Après sa prédication, Jésus a dit : “Avance au large” – “Mais nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre !” – “Allez”. “Sur ta parole – dit Pierre – je vais jeter les filets.” Il pêchèrent une telle quantité – dit l’Évangile – qu’il furent saisis d’“un grand effroi” (cf. Lc 5,9), par ce miracle. Aujourd’hui, dans cette autre pêche, on ne parle pas d’effroi. On voit un certain naturel, on voit qu’il y a eu du progrès, un cheminement dans la connaissance du Seigneur, dans l’intimité avec le Seigneur ; je dirais que c’est le mot juste : dans la familiarité avec le Seigneur. Quand Jean vit cela, il dit à Pierre : “C’est le Seigneur !”, et Pierre s’habilla et se jeta à l’eau pour aller vers le Seigneur (cf. Jn 21,7). La première fois, il s’était agenouillé devant Lui : “Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur.” (cf. Lc 5,8). Cette fois-ci il ne dit rien, c’est plus naturel. Personne ne demandait : “Qui es-tu ?”. Ils savaient que c’était le Seigneur, la rencontre avec le Seigneur était naturelle. La familiarité des apôtres avec le Seigneur avait grandi.

 

Nous aussi chrétiens, dans notre chemin de vie, nous sommes en marche, nous progressons dans la familiarité avec le Seigneur. Le Seigneur, pourrais-je dire, est un peu “sans façons”, mais “sans façons” parce qu’il marche avec nous, nous savons que c’est Lui. Ici personne ne lui a demandé “qui es-tu ?”: ils savaient que c’était le Seigneur. Le chrétien a une familiarité quotidienne avec le Seigneur. Ils ont sûrement pris leur petit-déjeuner ensemble, avec du poisson et du pain, ils ont certainement parlé de beaucoup de choses avec naturel.

 

Cette familiarité des chrétiens avec le Seigneur est toujours communautaire. Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité seulement pour moi, détachée du peuple de Dieu. La familiarité des apôtres avec le Seigneur était toujours communautaire, signe de la communauté. Elle allait toujours avec le sacrement, avec le Pain.

 

Je dis cela parce que quelqu’un m’a fait réfléchir sur le danger de ce que nous sommes en train de vivre en ce moment, de cette pandémie qui nous a conduits à tous communiquer même religieusement à travers les médias, à travers les moyens de communication ;même cette Messe, nous sommes tous en communication, mais pas ensemble, spirituellement ensemble… Il y a un grand peuple : nous sommes ensemble, mais pas ensemble. Le sacrement aussi : aujourd’hui vous avez l’Eucharistie, mais les personnes qui sont connectées avec nous n’ont que la communion spirituelle. Et ce n’est pas l’Eglise : c’est l’Eglise d’une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l’idéal de l’Eglise est toujours avec le peuple et avec les sacrements. Toujours.

 

Avant Pâques, quand est sortie la nouvelle que j’allais célébrer Pâques dans la basilique Saint-Pierre vide, un évêque m’a écrit – un bon évêque : bon – et il m’a réprimandé. “Mais comment cela, Saint-Pierre est si grande, pourquoi ne pas mettre au moins 30 personnes, pour que l’on voie du monde ? Il n’y aura pas de danger …”. Je pensai : “Mais qu’a-t-il en tête pour me dire ça ?”. A ce moment-là je n’ai pas compris. Mais comme c’est un bon évêque, très proche du peuple, il voulait me dire quelque chose. Quand je le verrai, je lui demanderai. Puis j’ai compris. Il me disait : “Attention à ne pas virtualiser l’Eglise, à ne pas virtualiser les sacrements, à ne pas virtualiser le peuple de Dieu. L’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets. C’est vrai qu’en ce moment nous devons faire cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester. Et c’est la familiarité des apôtres : pas gnostique, pas viralisée (la traduction doit être "pas virtualisée". Ndlr.), pas égoïste pour chacun d’eux, mais une familiarité concrète, dans le peuple. La familiarité avec le Seigneur dans la vie quotidienne, la familiarité avec le Seigneur dans les sacrements, au milieu du peuple de Dieu. Ils ont fait un chemin de maturité dans la familiarité avec le Seigneur apprenons à le faire nous aussi. Dès le premier moment, ils ont compris que cette familiarité était différente de celle qu’ils imaginaient, et ils sont arrivés à cela. Ils savaient que c’était le Seigneur, ils partageaient tout : la communauté, les sacrements, le Seigneur, la paix, la fête.

 

Que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l’Eglise, avec le sacrements, avec le saint peuple fidèle de Dieu.

 

Traduction de Zenit, Anne Kurian

 

AVRIL 17, 2020 15:37PAPE FRANÇOIS

 

(Fin de citation)

 

***

Un article de DIAKONOS.BE rapporte la même information :

https://www.diakonos.be/settimo-cielo/le-pape-contre-les-messes-a-la-tele-ca-nest-pas-leglise/

https://www.diakonos.be/settimo-cielo/le-pape-contre-les-messes-a-la-tele-ca-nest-pas-leglise/

Le Pape François contre les messes virtuelles

 

Les messes du Pape, comme tant de messes dans de nombreuses paroisses, sont retransmises de façon électronique. Celles de François atteignent des indices d’écoute très élevés,

 

Pourtant, le Pape François a commencé à avoir de sérieuses craintes. Le succès apparent de ces messes télévisées recèle en effet un danger que de nombreux catholiques ont déjà dénoncé. Il s’agit du danger que le sacrement bascule du réel au virtuel et donc qu’il se dissolve.

 

Et donc, dans son homélie pendant la messe à Sainte-Marthe du 17 avril, le Pape François s’est lâché et a expliqué qu’une Église « virtualisée » n’est plus la véritable Église, faite de personnes et de sacrements. Malheur – a-t-il martelé – si quand cette pandémie cessera, devait demeurer l’idée « gnostique » d’une Église digitale plutôt que réelle.

 

Un article de Sandro Magister, journaliste et vaticaniste à l'Espresso

 

Le 12 mars dernier, le Pape François avait fait fermer toutes les Églises de son diocèse de Rome à cause de la pandémie de coronavirus. Mais il s'était tout de suite ravisé et, le jour suivant, il les a fait rouvrir.

 

L’interdiction n’en est pas moins restée, à Rome et dans toute l’Italie, de célébrer des messes en présence des fidèles. Et le Pape est le premier à s’être plié à cette règle. Depuis plusieurs semaines déjà, ses messes à Sainte Marthe en semaine et à Saint-Pierre lors des solennités sont célébrées en privé, tout comme la mémorable bénédiction avec le Saint-Sacrement du vendredi 27 mars au soir, depuis une place Saint-Pierre déserte et baignée par la pluie.

 

Fin de citation )

 

Suitehttps://www.diakonos.be/settimo-cielo/le-pape-contre-les-messes-a-la-tele-ca-nest-pas-leglise/ 

 

***

Après cette homélie du Pape François à Sainte Marthe le 17 avril mettant en garde contre une "familiarité gnostique", les évêques de France, qui avaient anticipé les mesures de confinement du gouvernement, à présent "réfléchissent à la reprise des messes" :

https://fr.aleteia.org/2020/04/20/deconfinement-les-eveques-reflechissent-a-la-reprise-des-messes/

https://fr.aleteia.org/2020/04/20/deconfinement-les-eveques-reflechissent-a-la-reprise-des-messes/

"[L]e conseil permanent de la Conférence des évêques de France, qui regroupe dix évêques, va se réunir ce mardi afin de faire des propositions pour une reprise sans doute progressive des messes publiques."

« Nous allons faire des propositions à l’État pour envisager les différentes phases de déconfinement », a indiqué à Aleteia le père Thierry Magnin, secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF). Dans cette optique, la CEF rencontre les services de Matignon ce lundi 20 avril et tiendra, en visioconférence, ce mardi 21 avril, son conseil permanent avec dix de ses évêques, afin de faire des propositions concrètes concernant le déconfinement.

S’il y a encore beaucoup de questions sur les modalités à mettre en place, une chose est certaine, « on ne peut plus attendre des mois et des mois, l’attente spirituelle est immense, nous souhaitons reprendre la célébration des messes, par étape », assure le père Thierry Magnin. Pour cela, les évêques proposeront sans doute des adaptions pratiques, par exemple permettre les messes de moins de 100 personnes, ou encore la distance à respecter entre les paroissiens. Reste encore à trouver comment proposer la communion, dans le respect des gestes barrières.

 

[Note du blog Christ Roi. Une solution consisterait à donner la communion en premier dans la main à ceux qui craignent la contamination, et en dernier dans la bouche à ceux qui ne craignent pas de tomber malade. Sinon, pour respecter les gestes barrières, il reste de ne pas communier du tout, se contenter d'une "communion spirituelle", ce qui ne pourra pas durer non plus : "les personnes qui sont connectées avec nous n’ont que la communion spirituelle. Et ce n’est pas l’Eglise : c’est l’Eglise d’une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l’idéal de l’Eglise est toujours avec le peuple et avec les sacrements. Toujours. [...] En ce moment nous devons faire cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester. Et c’est la familiarité des apôtres : pas gnostique, pas virtualisée, pas égoïste pour chacun d’eux", a dit le Pape François.]

 

[...] ». Si la CEF se dit admirative de toutes les belles initiatives qui sont nées ici ou là, pour permettre de vivre spirituellement ce confinement, « rien ne remplace nos églises et la possibilité d’y vivre physiquement les sacrements ».

 

( Sic) 

 

( Fin de citation )

 

Source: Aleteia

Dans une video publiée hier, de jeunes Autrichiens s'adressent aux évêques

 

"Des petits magasins ont le droit d'ouvrir. Des magasins essentiels étaient ouverts pendant tout ce temps de confinement.

Le Pape François dit : l'Eglise est concrète, elle ne peut pas rester virtuelle.

Nous voulons appuyer nos bergers, nous nous mettons à leur disposition.

(En respectant les règles sanitaires) Nous allons rendre les églises plus sûres que quelconque supermarché. S'ils vous plaît, redonnez-nous la Sainte Messe !

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 07:10
Luisa Piccarreta : 'Si elles (les créatures) me contrariaient, je me sentirais obligée de les aimer à travers Dieu, et de croire qu'elles m'apportent des mérites pour mon âme"

Luisa PICCARRETA est née et baptisée à Corato en Italie, le 23 avril 1865. À l'âge de 11 ans, Luisa est reçue "Fille de Marie" et plus tard, à 18 ans, elle devint "Tertiaire Dominicaine".

Luisa vivra 64 ans dans une quasi abstinence de nourriture, se nourrissant presque exclusivement de la Sainte Eucharistie et de la Divine Volonté.

À 23 ans, elle fut unie à Jésus par les "épousailles mystiques". À 24 ans, ce Mariage fut renouvelé au ciel, en présence de la Sainte Trinité. C'est à cette occasion le 8 septembre 1889 qu'elle reçut le DON DE LA DIVINE VOLONTE, la grâce des grâces. Ainsi le 3e FIAT, celui de la Sanctification prit forme sur terre et commença à se développer.

À 33 ans, Luisa commença à écrire ses livres sur la "DIVINE VOLONTE", par obéissance au Seigneur et à son confesseur Annibale Di Francia.

Luisa écrivit durant 40 ans les 36 Tomes du Livre du Ciel qui font part de ses dialogues avec JESUS, faisant connaître ses Enseignements extraordinaires sur la Vie Dans la Divine Volonté.

Luisa est morte le 4 mars 1947 à l'âge de 81 ans.

Son confesseur le Père Annibale Di Francia fut proclamé Bienheureux par le Pape Jean-Paul II le 7 octobre 1990, puis canonisé le 16 mai 2004.

Le 20 novembre 1994, Fête du Christ Roi, Mgr Cassati, en l'Eglise-mère de Corato, procéda à l'ouverture officielle du procès de béatification de la Servante du Seigneur.

En mars 1997, à l'occasion du 50e anniversaire de la mort de Luisa, le tribunal responsable de la cause de la Béatification a déclaré unanimement que Luisa avait vécu une vie d'héroïques vertus et que ses expériences mystiques étaient authentiques.

Dans "Le Livre du Ciel", tome 1, Ecrits de 1899, Luisa Piccarreta décrit comment Jésus agit dans son âme, la détachant d’elle-même mais aussi du monde extérieur et purifiant son cœur ( éditions Résiac )

 

Extraits :

 

( Video 13 : 53 ) "Il m'enseignait aussi comment aimer les créatures sans me séparer de Lui, en voyant chaque personne comme une image de Dieu.

"Par exemple, si quelque bonne chose venait à moi, je devais reconnaître que Lui, le moteur premier, est l'auteur de ce bien, et qu'Il se sert de créatures pour me prodiguer son Amour. Si d'autre part il m'arrivait d'être affectée par quelque mal, je devrais penser que Dieu le permettait, pour mon bien spirituel ou corporel. Ainsi, mon cœur se sentirait attiré vers Dieu et attaché à Lui.

"En voyant Dieu dans les créatures, mon estime pour celles-ci en serait rehaussée. Si elles me contrariaient, je me sentirais obligée de les aimer à travers Dieu, et de croire qu'elles m'apportent des mérites pour mon âme.

"Si les créatures m'approchaient avec des louanges et des applaudissements, je les recevrais avec dédain et me dirais aujourd'hui elles m'aiment, demain elles pourraient me haïr, les créatures sont volages. Ainsi mon cœur acquiert une liberté que je ne peux exprimer par des mots.

"Jésus continue son travail dans l'âme de Luisa, la dégageant d'elle-même et purifiant son cœur.

"Après que mon divin précepteur me coupait du monde extérieur, m'ayant séparée des créatures, et libérée des pensées et des affections pour elles, Il commença à purifier l'intérieur de mon cœur. Sa douce voix raisonnait souvent dans mes oreilles en disant : maintenant que nous sommes seuls, il n'y a rien pour nous déranger. N'est-tu pas plus contente maintenant qu'autant tu cherchais à plaire à ceux qui vivaient autour de toi ? Ne vois-tu pas qu'il est plus facile de plaire à moi seul plutôt que de plaire à plusieurs ?

"En retour nous agirons comme si toi et moi nous étions seuls dans le monde. Promets-moi de m'être fidèle, et je verserai en toi des grâces qui t'émerveilleront. J'ai de grands desseins sur toi que je pourrais réaliser seulement si tu corresponds à ce que je te demande, que tu te conformes à ma Volonté.

"Je me réjouirai en faisant de toi une image parfaite de moi. Tu m'imiteras en tout ce que j'ai fait dans mon Humanité, de ma naissance à ma mort. N'ai aucun doute de la réussite parce que je t'enseignerai peu à peu comment faire.

(22:58) "[...] Pour cette raison, demande mon assistance au commencement de tout ce que tu entreprends.

"Assure-toi que je sois toujours présent pour travailler avec toi. Et ce que tu fais sera complété avec perfection. Sache que si tu fais toujours cela tu acquerras la plus grande humilité. Si tu fais le contraire, l'orgueil rentrera en toi et étouffera cette belle vertu d'humilité qui a été semée en toi.

"Ainsi Il me donnait beaucoup de lumières et de grâces et me faisait voir la laideur du péché d'orgueil.

"L'orgueil est la plus terrible ingratitude envers Dieu et le plus grand affront qu'on puisse lui faire. Il aveugle l'âme complètement, la mène à tomber dans une grande impiété et la conduit à sa ruine.

"L'âme doit être contrite de ses péchés. Mais Jésus ne veut pas qu'elle s'attarde au passé.

"[...] Je ne veux pas que tu reviennes sur le passé. Sache que lorsqu'une âme convaincue de ses péchés s'unit, en recevant mon sacrement de pénitence, elle devient plus disposée à mourir plutôt que de m'offenser de nouveau. C'est un affront à ma miséricorde et un obstacle à mon Amour que de persister mentalement à remuer la boue du passé. Mon Amour ne peut accorder à une âme de prendre son envol vers le Ciel si  elle reste plongée dans des pensées affreuses et des idées noires sur le passé. Sache que je ne me souviens plus du mal que tu as commis, ayant parfaitement tout oublié. [...] Essaye à l'avenir d'uniquement me plaire et tu seras toujours en paix.

"La créature doit garder son regard fixé sur Jésus et n'agir qu'avec Lui, et que pour Lui.

"[...] Quand tu subis des contradictions ou reçoit des blessures, je veux que tu aies le regard fixé sur moi, et que tu crois que tout cela vient de moi et non pas des créatures. [...] Je veux enrichir ton âme de nouveau mérites. Je veux travailler sur ton âme pour que tu deviennes comme moi. Et pendant que tu endures tes souffrances pour mon Amour, je veux que tu me les offres en me remerciant de t'avoir fait gagner des mérites. En le faisant tu compenseras avantageusement pour ceux qui t'ont fait du mal ou qui t'ont fait souffrir. Ainsi tu marcheras tout droit devant moi; ces choses ne te dérangeront pas et tu connaîtras une paix parfaite.

"La créature doit mourir à elle-même et ne vivre que pour Dieu. Pour cela, elle a besoin d'esprit de charité et d'esprit de mortification. [...] La charité est la vertu qui donne aux autres vertus leur lustre. Et les actions faites sans la charité sont des œuvres mortes. Mes yeux ne font pas attention aux actions qui ne sont pas faites en esprit de charité. Elles n'atteignent pas mon cœur. Par conséquent, soit attentive, et fais tes actions, même les plus petites, en esprit de charité et de sacrifice. Fais-les en moi, avec moi, et pour moi. [...] Ainsi tes actions doivent porter la marque de la Croix pour être acceptées par moi. [...] Je veux te faire mourir à toi-même pour que tu puisses vivre seulement pour moi. Je veux imprimer en toi rien d'autre que ma vie.

(41:42) "[...] Au lever du jour, j'allais à l'Église avec un grand désir de recevoir Jésus dans le Saint-Sacrement. J'approchais mon confesseur sans lui dire un mot de ce désir. Et d'une voix il me dit : 'aujourd'hui je veux que tu sois privée de la sainte Communion.' Cela était si dur pour moi que souvent je commençai à pleurer. Mais je ne voulais pas révéler à mon confesseur l'amertume que mon cœur ressentait. Puisque Jésus voulait que je me résigne dès à présent, je cédais. Il voulait que j'ai une complète confiance en Lui, lui mon plus grand bien. "

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 18:02

À l'occasion de la messe du dimanche de la Divine Miséricorde réalisée ce matin, le Père Dominique Duten, dans son homélie, a expliqué que "confinés toujours dans nos maisons", "nous sommes en retraite, une retraite imposée du Ciel".

Au sortir de cette retraite, il a expliqué "ce qui va faire venir le Royaume de Dieu sur la terre", "l'accomplissement du Notre Père."

Extrait de l'homélie du Dimanche de la Miséricorde Divine du père Dominique Duten. Que de grâces ... La Miséricorde dans la Divine Volonté :

 

"C'est le dimanche de la Miséricorde et nous sommes confinés toujours dans nos maisons ! Et nous sommes en retraite. ... Une retraite imposée du Ciel. Le Seigneur en a eu assez. Il a dit: Je vais tous les mettre en retraite. Et voilà. Mais c'est la Miséricorde de Dieu. C'est cela la Miséricorde de Dieu.

 

"... Pour qu'au sortir de cette retraite, le premier point, je vais prendre la première lecture (Ac 2, 42-47) c'est que nous ayons une vie normale. Qu'est-ce que a vie normale ? Et bien, c'est écrit, la parole de Dieu est faite pour que nous la pratiquions. Ce n'est pas un conte ni une histoire, la parole de Dieu c'est fait pour être pratiqué nous dira l'apôtre Jacques dans son premier chapitre (Jc 1,22 Mettez la Parole en pratique), pratiquer la parole de Dieu pour vraiment entrer dans cette liberté (Jc 1,25)- dans cette loi - cette "liberté" profonde que nous donne cette parole. 

 

"La vie normale au sortir du confinement - il faut penser qu'on va en sortir -, en fait on sera toujours confinés dans le Seigneur, dans le cloître de la Divine Volonté. Nous serons toujours avec Jésus.

 

"C'est un, être fidèle aux enseignements, deux, vivre ensemble, s'aimer, se pardonner, trois, fidèles à l'eucharistie, quatre, les prières, et cinq la louange : ils louaient Dieu.

 

"Le monde l'a oublié. Si nous pratiquions la Parole de Dieu, nous aurions un autre style de vie. Le Seigneur ne serait pas obligé de nous mettre en retraite.

 

"Prenez donc la décision, au sortir de cette retraite, d'être vraiment tout à Dieu.

 

"[...] Un jour, je vous le disais, un vieux moine, un prêtre m'a demandé, sais-tu pourquoi les cloîtres sont rectangulaires et fermés, et qu'il n'y a pas de sortie ? C'est parce que la seule sortie, c'est vers le Haut.

 

"[...] On ne peut Le connaître (Jésus) que quand Lui-même se révèle à nous. Et ce sera le don qu'il nous fera dans la vie dans la Divine Volonté. 

 

[...] Jésus dit que les âmes qui lui font confiance, et qui croient en Sa Miséricorde et s'abandonnent à Lui, sont comme de nouvelles Esther - cette reine extraordinaire qui sauva son peuple par sa prière -, c'est-à-dire qu'elles deviennent des sources. Et Il dit qu'il se plaît d'agir.

 

"[...] Il veut que chacun de nous fasse ce que Lui il fait. C'est-à-dire que l'on devienne des sources de miséricordes à partir desquelles il peut agir dans le monde. ... Il dit que pour Lui c'est pareil. Une âme qui vit dans la Divine Volonté, Il peut agir du Ciel ou à partir de cette âme. C'est exactement la même chose. [...] Et c'est cela qui va faire venir le Royaume de Dieu sur la terre. C'est cela l'accomplissement du Notre Père.

 

"[...] C'est extraordinaire. Voilà la grande Miséricorde de Dieu. C'est de faire de vous les petits Jésus, des Jésus miséricordieux, de faire exactement comme l'avait annoncé Jésus, de faire les oeuvres mêmes de Jésus, et plus encore (Jn 14,12 "celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes.")

 

"Donc, ouvrons-nous à la Miséricorde Divine. Ayons confiance... Mes amis, c'est le temps de la Miséricorde. Les écluses du Ciel sont ouvertes et se déversent sur notre monde. Et nous sommes tous chez nous, nous sommes tous en retraite, pour que nous soyons justement fixés sur l'essentiel et que nous désirions que Son Règne vienne.

 

"Faites votre travail. Soyez miséricordieux de la Miséricorde même de Dieu. Et diffusez-la partout, à travers chaque acte, à travers chaque soupir, à travers chaque prière, à travers chaque réparation, à travers chaque souffrance ! 

À travers chaque battement de votre cœur, donnez l'amour et la Lumière du Cœur même du Christ Miséricordieux.

"Amen."

Divine Miséricorde : "Nous sommes en retraite, une retraite imposée du Ciel" (Père Dominique Duten)
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 15:22

Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

Jn 10,10

Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.

Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.

Jn 17, 9-10

"« Image du Dieu invisible » (Col 1, 15) [28], il est l’Homme parfait qui a restauré dans la descendance d’Adam la ressemblance divine, altérée dès le premier péché. Parce qu’en lui la nature humaine a été assumée, non absorbée [29], par le fait même, cette nature a été élevée en nous aussi à une dignité sans égale. Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme." ( GS 22, § 2 ).

..."Avoir comme vie propre la Vie même de Dieu... Pour la Restauration de la Vie originelle, retrouver la Beauté originelle. C'est ce que révèle les écrits de Luisa Piccarreta.

 

"Nous sommes appelés à ne faire plus qu’un avec lui ; ce qu’il a vécu dans sa chair pour nous et comme notre modèle, il nous y fait communier comme les membres de son Corps :

 

"Nous devons continuer et accomplir en nous les états et mystères de Jésus, et le prier souvent qu’il les consomme et accomplisse en nous et en toute son Église (...).

"Car le Fils de Dieu a dessein de mettre une participation, et de faire comme une extension et continuation de ses mystères en nous et en toute son Église, par les grâces qu’il veut nous communiquer, et par les effets qu’il veut opérer en nous par ces mystères. Et par ce moyen il veut les accomplir en nous (S. Jean Eudes, Le royaume de Jésus, 3, 4 : Oeuvres complètes, v. 1 [Vannes 1905] p. 310-311). " ( CEC 521 )

 

"Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu.

Dans la video ci-dessous, le Père Dominique Duten présente le "petit catéchisme sur la Divine Volonté" (Luisa Piccarretta)

Ta petite volonté humaine est d'une grande valeur pour moi, je veux l'unir à la Mienne, l'identifier totalement à la Mienne jusqu'à ne plus distinguer l'une de l'autre.

Si tu ne donnes plus vie à ta volonté, si au lieu de la tienne, tu demandes toujours la Mienne, viendra un moment où tu sentiras seulement la Vie de Ma Volonté et ainsi tu agiras en tout d'un monde divin, comme Dieu, comme ce vrai Fils de Dieu que tu es.

Tu auras à ta disposition Ma Toute-Puissance, Ma Sagesse, Mon Amour éternel. Je regarderais à Mon Fils Jésus et Je te verrais à toi.

Luisa Piccarreta, Le Livre du Ciel.

"Voilà ce que les anciens ont reconnu comme l’authentique contenu de l’amour: devenir l’un semblable à l’autre, ce qui conduit à une communauté de volonté et de pensée. L’histoire d’amour entre Dieu et l’homme consiste justement dans le fait que cette communion de volonté grandit dans la communion de pensée et de sentiment, et ainsi notre vouloir et la volonté de Dieu coïncident toujours plus: la volonté de Dieu n’est plus pour moi une volonté étrangère, que les commandements m’imposent de l’extérieur, mais elle est ma propre volonté, sur la base de l’expérience que, de fait, Dieu est plus intime à moi-même que je ne le suis à moi-même ( Cf. Saint Augustin, Confessions, III, 6, 11: CCL, 27, 32: Bibliothèque augustinienne 13, Paris (1962), p. 383. ). C’est alors que grandit l’abandon en Dieu et que Dieu devient notre joie (cf. Ps 72 [73], 23-28, cité dans Benoit XVI, Lettre Encyclique Deus Caritas est § 17 )

 

Avoir comme vie propre la vie même de Dieu : petit catéchisme sur la Divine Volonté

Moi, je suis toujours avec toi, avec toi qui as saisi ma main droite.

Tu me conduis selon tes desseins ; puis tu me prendras dans la gloire.

Psaumes 72, 23-24

Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.

Jn 14, 6

Le règne de la Divine Volonté. C'est l'accomplissement du Règne que nous demandons dans le Notre Père.

 

"À partir de Luisa la Volonté de Dieu doit se réaliser d'une manière nouvelle sur la terre.

 

"'Je viens pour demeurer avec vous, pour avoir une Vie commune et vivre avec une seule Volonté, avec un seul Amour.'"

 

http://piccarreta.com/stella-maris-avril-2010-nr-468

 

Que ton Règne vienne sur la terre comme au Ciel.

« Ma fille,

au moment de son péché,

Dieu promit à Adam la venue du futur Rédempteur.

Les siècles passèrent mais je maintins ma promesse

Et les générations eurent les bénéfices de la Rédemption.

Je vins du Ciel pour former son Règne.

Avant de repartir au Ciel, je fis une autre promesse encore plus solennelle :

celle du Règne de ma Volonté que l'on trouve dans le "Notre Père".

Pour

-lui donner davantage de valeur et

-l'obtenir plus vite,

je fis cette promesse formelle dans la solennité de ma prière.

Je priais le Père de faire venir son Règne.

Ceci n'est autre que la Divine Volonté sur la terre comme au Ciel.

Je me mis à la tête de cette prière. Je savais que c'était aussi sa Volonté.

Venant de moi, Il ne m'aurait rien refusé.

D'autant plus que, à travers sa propre Volonté,

je priais et demandais une chose voulue par mon Père lui-même.

J‟ai formulé cette prière devant mon Père céleste.

J‟étais sûr qu'Il m'accorderait le Règne de sa Volonté sur la terre.

Après, je l'appris à mes apôtres afin qu'ils la fassent connaître partout dans le monde,

pour que tous disent, en un seul cri:

"Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel."

Je n'aurais pu faire une promesse plus sûre et solennelle que celle-ci.

Pour nous les siècles ne sont qu'un point.

Mais nos paroles sont des faits et des actes accomplis.

Ma prière au Père céleste :

" Que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ",

ne voulait pas dire

que, par ma venue sur terre,

le Règne de la Divine Volonté allait s'établir au milieu des créatures.

 

Sinon j'aurais dit :

"Mon Père, que notre Règne, établi par moi sur terre,

soit confirmé et que notre Volonté règne et domine."

5 février 1928 - Livre du Ciel - Tome 23

 

En formant moi-même le "Notre Père",

Je m’érigeais en chef, m’engageant à donner ce Règne.

En l'enseignant à mes apôtres, je mettais l'ordre dans les créatures, leur apprenant comment obtenir un si grand bien.

Depuis, toute l’Eglise prie.

Il n'y a pas une seule âme qui lui appartient qui ne récite pas le "Notre Père".

Bien qu'ils soient nombreux ceux qui le récitent sans être intéressés

-à la venue de ce Règne, c'est à dire

-que le Divin Vouloir se fasse sur la terre comme au Ciel.

Mais en le récitant, ils ravivent mon intérêt et j'entends ma propre prière qui demande

"Que ton Règne vienne afin que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel."

Si la créature voulait vraiment et soupirait après mon Règne,

-elle prendrait part à mon intérêt et

-sa volonté se fondrait dans la mienne avec la même finalité.

Mais, malgré tout,

-ma valeur et

-mon intérêt

coulent toujours dans chaque "Notre Père".

Tu vois ce qu'est l'ordre divin : tous demandent la même chose.

 

Il y a

-ceux qui veulent faire ma Volonté,

-d'autres qui la font.

Tout cela s'entremêle

Ils frappent aux portes de mon Vouloir Divin.

Ils répètent les frappes :

- certains doucement,

-d'autres plus fort.

Mais il y a toujours quelqu'un qui tape et demande qu'on lui ouvre Ia porte

afin que ma Volonté descende régner sur la terre.

Puisque c'est la Divinité qui a tout établi et mis en ordre,

Elle attend celle

-qui frappera le plus fort et

-qui, forçant les portes avec une force invincible telle celle de ma Volonté,

-les ouvrira tout grand, et

-liera, avec ses douces chaînes d'amour, l'Eternel Vouloir

afin qu'Il vienne régner au milieu des créatures.

De même que la Sainte Vierge

-mit un terme aux heures nocturnes des patriarches et des prophètes et

-forma l'aube pour faire resurgir le soleil du Verbe Eternel,

de même celle-ci générera l'aube pour faire éclore le soleil du ‘Fiat Voluntas tua

(que ta Volonté soit faite) sur la terre comme au Ciel.

Crois-tu vraiment que ma Volonté,

-qui s'est faite connaitre avec autant d'amour et

-qui a manifesté un si grand intérêt pour venir régner sur la terre,

donnant libre cours, en toi, à sa douleur,

se soit décidée sans être priée par qui que ce soit ?

Ah non, bien sûr que non !

Ce sont les coups continus,

-frappés par mon Eglise et,

-moi-même, je frappais.

Mais moi je frappais aux portes du Fiat Divin qui,

-fatigué d'entendre taper à ses portes divines,

-se servit de toi afin que tes coups soient portés avec encore plus de force.

En t'ouvrant, il te fit part de ses connaissances.

Oh

-combien de vérités il te manifesta,

-combien de moyens il te donna

pour que tu puisses former les chaînes d'amour

qui te permettrait

-de le lier et

-de le faire venir régner sur Ia terre.

Combien de fois Il t'appelle à vivre dans son Divin Vouloir, te faisant connaître

-ses valeurs,

-sa puissance,

 

-ses joies,

-ses immenses richesses!

Ce sont autant de gages qu'Il te donne, qui assure sa venue sur la terre.

Car nous avons cette prérogative :

quand nous communiquons un bien, une vérité, une connaissance nous appartenant, c'est que nous voulons lui en faire don.

Tu vois, donc,

-combien de dons,

-combien de connaissances

ma Volonté t'a fait partager.

Ils sont si nombreux qu'il t'est impossible de les énumérer.

Tandis que je dis :

"Que vienne" cela implique qu'il doit venir.

Et les créatures doivent l'attendre avec la même certitude qu'elles attendirent le futur Rédempteur.

Car, dans ces paroles du "Notre Père" il y a ma Volonté, liée et compromise.

Et, lorsqu'elle se lie, ce qu'elle promet est plus que certain.

D'autant plus que j'avais tout préparé.

Il ne manquait que les informations le concernant.

Et c'est ce que Je fais en ce moment.

Crois-tu que les si nombreuses vérités que je te communique au sujet de mon Fiat, ne soient que des simples nouvelles ?

Non, non, c'est

-pour que tous sachent que son Royaume est tout près,

-pour qu'ils connaissent ses belles prérogatives, afin que tous

-aiment,

-soupirent

d'aller vivre dans un Royaume aussi saint,

contenant tous les bonheurs et tous les biens. »

Le 26 mai 1928 - Livre du Ciel - Tome 24

Avoir comme vie propre la vie même de Dieu : petit catéchisme sur la Divine Volonté
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 09:54

En janvier 1737, une terrible épidémie de peste désola la ville de Mexico. Beaucoup fuirent la capitale et allèrent s'établir sur les hauteurs de la Guadalupe. Or, parmi ses habitants, on ne déplora aucun décès dû à l'épidémie, ce qui démontra le pouvoir de protection de l'image miraculeuse. Des neuvaines étaient célébrées et l'image miraculeuse de Notre-Dame de Guadalupe allait de paroisse en paroisse..., sans confinement.

283 ans plus tard, face à l'épidémie du coronavirus, ce dimanche 12 avril 2020, solennité de la Résurrection du Seigneur, les peuples des Amériques et des Caraïbes ont été consacrés à leur sainte patronne, Notre-Dame de Guadalupe, depuis la basilique nationale de Mexico. 

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-04/consecration-ameriques-notre-dame-guadalupe-coronavirus.html

https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2020-04/consecration-ameriques-notre-dame-guadalupe-coronavirus.html

En ce dimanche 12 avril 2020, solennité de la Résurrection du Seigneur, les peuples des Amériques et des Caraïbes ont été consacrés à leur sainte patronne, Notre-Dame de Guadalupe, depuis la basilique nationale de Mexico. 

 

«Aujourd’hui, nous nous sentons de nouveau petits et fragiles face à la maladie et à la douleur, et nous te demandons de protéger tous les hommes, surtout les plus vulnérables de tes enfants : les personnes âgées, les enfants, les malades, les indigènes, les migrants».

 

En ce jour de consécration des peuples d’Amériques et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe, Mgr Miguel Cabreros Vidarte, président du CELAM (Conseil épiscopal latino-américain) a rappelé l’ardente dévotion démontrée depuis des siècles par les Américains envers leur sainte patronne, surtout en temps d’épreuves, et l’a priée pour la fin de l’actuelle pandémie.

 

[...] Mgr Cabreros Vidarte a remercié les évêques mexicains d’avoir adhéré à l’initiative du CELAM et d'avoir organisé cet acte de consécration qui s’est déroulé après la messe célébrée ce dimanche par le primat du Mexique, le cardinal Carlos Aguiar Retes.

 

Les évêques d’Amérique latine, des Caraïbes, des États-Unis, du Canada et des Philippines ont pris part à la célébration grâce à sa retransmission en direct à la radio, à la télévision et sur les réseaux sociaux. Plus de 40 000 personnes ont également pu prier et suivre la messe ensemble, via facebook.

 

L’Amérique latine compte plus de 60 000 cas de contagion au Covid-19 et recense plus de 2 500 décès. Le Brésil figure en tête des pays les plus touchés, parmi lesquels figurent l’Équateur, le Chili et le Pérou.

 

[...] [L]es États-Unis sont à l’heure actuelle, le nouvel épicentre de la pandémie avec ce terrible bilan : plus de 22 000 morts pour environ 550 000 cas déclarés.

 

***

Notre-Dame de Guadalupe - église d'Irapuato, Mexique

Notre-Dame de Guadalupe - église d'Irapuato, Mexique

Note du blog Christ Roi.

Historique du rôle joué par Notre-Dame de Guadalupe dans la formation de l'État du Mexique :

 

Les apparitions de Notre-Dame de Guadalupe ont joué un rôle capital dans la formation du Mexique. Le rôle de Notre-Dame de Guadalupe pendant la lutte pour l'indépendance du Mexique en est une illustration éclatante.

 

Son rôle est certainement appelé encore à se développer en un siècle d'incroyance et de sécularisme. Aujourd'hui, cette image miraculeuse est appelée à jouer un rôle véritablement universel.

 

En janvier 1737, une épidémie de peste désola la ville de Mexico. Les autorités religieuses et civiles eurent l'idée de demander l'aide de la Vierge de Guadalupe. Le clergé refusa d'abord de s'adresser à Notre-Dame de Guadalupe; il cherchait plutôt à acclimater parmi les Indiens le culte des Vierges espagnoles auxquelles il était habitué. Cependant, les Indiens, eux, se sentaient davantage attirés par la Vierge de Guadalupe. Au cours du XVIIe et du XVIIIe siècle, son culte s'était tellement développé parmi les Indiens et les métis qu'il était devenu, de fait, la manifestation religieuse la plus importante du Mexique. Mais pour les autorités civiles, c'était un peu comme détrôner leur propre Vierge pour introniser à sa place celle des Indiens (rebeca Lopez Mora, Guadalupe de mexico, el fin de una epidemia y el inicio de un reinado, Historica, Coleccion V.) Beaucoup fuirent la capitale et allèrent s'établir sur les hauteurs de la Guadalupe. Leurs maisons furent bientôt si nombreuses qu'elles réunirent les deux agglomérations. Or, parmi ses habitants, on ne déplora aucun décès dû à l'épidémie, ce qui démontrait le pouvoir de protection de l'image miraculeuse. Des neuvaines étaient célébrées et l'image miraculeuse allait de paroisse en paroisse.

 

Le chapitre de la cathédrale entreprit alors les démarches pour que la Vierge de Guadalupe soit reconnue comme Patronne principale de la ville de Mexico. Un édit royal autorisa cette reconnaissance le 27 avril 1737, 206 ans après l'apparition. Peu à peu, les autres cités du Mexique adoptèrent aussi la Vierge de Guadalupe comme Patronne et protectrice, en 1746. (François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 111 et p. 138.)

Notre-Dame de Guadalupe - Colline du Tepeyac Mexico

Notre-Dame de Guadalupe - Colline du Tepeyac Mexico

Le 25 avril 1754, Benoît XIV proclama Notre-Dame de Guadalupe Patronne du Mexique en citant à son sujet le Psaume 147,20 : "Il (Dieu) n'en a fait autant pour aucune nation", phrase aujourd'hui célèbre dans tout le Mexique.

 

En 1810, durant la guerre du Mexique pour l'Indépendance contre l'Espagne, son image précéda les Insurgés dans la bataille. (Niceto de ZAMACOIS, Historia de Mexico, Barcelona-Mexico, 1878-1882, VI, 253, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64 ). La bannière de la Guadalupe mena les insurgés ; et leur cause est appelée "sa loi." (Luis GONZALEZ y GONZALEZ, El Optimismo nacionalista como factor en la independancia de Mexico, Estudios de historiografia americana, Mexico 1948, p. 194, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 68 ). Le Père Miguel Hidalgo y Costilla rejoignit les premiers groupes révolutionnaires en s'emparant de l'image de la Guadalupe pour en faire la bannière des Insurgés. "L'intuition de Hidalgo", écrit l'historien D. Luis Castillo Ledon, "d'adopter la Vierge de Guadalupe comme drapeau de l'armée libératrice, était, sans aucun doute, une grande pensée politique. Comme le mouvement qu'il venait de lancer devait s'appuyer sur les masses indigènes et métisses, il comprit que la seule idée de liberté était un peu abstraite pour entraîner les foules. Il fallait l'unir à la religion et adopter un symbole qui représentât, à la fois, les croyances de la multitude et le sentiment national." ( D. Luis CASTILLO LEDON, cité dans  François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 138. )

Détail révélateur : à la fin de la guerre, le traité de paix fut appelé très officiellement "Traité de Guadalupe-Hidalgo".

 

En 1828, le Congrès de Mexico déclarait le 12 décembre, fête de Notre-Dame de Guadalupe, fête nationale.

 

Le 2 février 1848, c'est à la sacristie de la basilique de la Guadalupe que fut signé le traité de paix mettant fin à la guerre avec les États-Unis, et le traité porta aussi le nom de "traité de Guadalupe". (François BRUNE, La Vierge du Mexique, ou le miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, Paris 2008, p. 111 et p. 138.)

 

Dans la Grande Révolution de 1910, Emiliano Zapata et ses rebelles agrariens combattirent sous son emblème (Antonio POMPA y POMPA, Album del IV centenario guadalupano, Mexico, 1938, p. 173, cité in Eric R. WOLF, The Virgin of Guadalupe : A Mexican national symbol, p. 64.)

 

Le 4 août 1910, la Vierge de Guadalupe est proclamée Patronne de toute l'Amérique latine par saint Pie X. Pie XI renouvela cette proclamation.

 

Durant la persécution du gouvernement socialiste franc-maçon en 1926, qui vit le culte public suspendu, les Cristeros combattirent sous son emblème, au cri de ¡Viva Cristo Rey! ("Vive le Christ Roi !". (Jean Sévillia, Boulevard Voltaire, 12 mai 2014)

 

Durant les terribles séismes de 1985, beaucoup vinrent se réfugier pour un temps au pied de la colline comme l'avaient fait les habitants lors de la peste de 1737.

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