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Christ Roi

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 09:53

L'épisode récent de maintien par les gouvernements de l’interdiction du culte public après la fin du confinement - ce qu'en France le Conseil d’État vient de juger illégal - a montré que la laïcité entendue comme la distinction des pouvoirs temporel et spirituel a été méprisée par des gouvernements occidentaux tentés par un monisme du pouvoir, que l'on n'avait pas vu depuis le fascisme italien. "De ce point de vue, la menace totalitaire est autant devant nous que derrière nous."

Une occasion pour l'Eglise de jouer son rôle et de "regagner, en servant ainsi le vrai bien commun, le crédit qu’elle semble avoir perdu auprès des peuples d’Occident" :

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/benoit-schmitz-l-eclipse-du-pouvoir-spirituel-et-le-sort-des-libertes-publiques-20200519

https://www.lefigaro.fr/vox/religion/benoit-schmitz-l-eclipse-du-pouvoir-spirituel-et-le-sort-des-libertes-publiques-20200519

De Benoît Schmitz, historien, sur le Figaro Vox :

 

L'éclipse du pouvoir spirituel et le sort des libertés publiques

 

19 mai 2020

 

FIGAROVOX/TRIBUNE - L’historien replace la question de l’autorisation du culte public dans la longue histoire des relations entre l’Église et l’État dans les pays occidentaux. Benoît Schmitz est normalien, agrégé d’histoire et ancien membre de l’École française de Rome. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2013, porte sur «Le Pouvoir des clefs au XVIe siècle. La suprématie pontificale et son exercice face aux contestations religieuses et politiques». Dans ses recherches, il s’est intéressé au rôle joué par la papauté dans l’Europe du XVIe siècle en examinant l’usage qu’elle fit du pouvoir d’excommunier et de déposer les princes.

 

Le maintien par le gouvernement de l’interdiction du culte public après la fin du confinement, que le Conseil d’État vient de juger illégal, a suscité de nombreuses protestations de la part des autorités ecclésiastiques et des fidèles catholiques. Mais, même s’il y eut quelques exceptions - certains évêques relevant, en substance, que l’Église n’est pas soumise à l’État dans les choses spirituelles, qu’«il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes» (Actes des Apôtres 5, 29) et que le gouvernement s’inspire, dans ses autorisations et prohibitions, d’une anthropologie pour le moins réductionniste -, la ligne dominante, exprimée par la Conférence des évêques de France et son président, ne s’en est pas moins cristallisée très rapidement en un appel à l’apaisement et à l’obéissance au pouvoir civil. Certes, beaucoup de bonnes raisons justifiaient la plus grande prudence: la nocivité d’un virus encore mal connu, l’incurie des autorités publiques, la fragilité d’une société d’autant plus exposée au mal qu’elle se croyait devenue invulnérable aux épidémies, une opinion publique tenaillée par la peur et acquise au sacrifice de certaines libertés pourvu que l’État protégeât les citoyens de la mort, tout invitait sans doute à poursuivre loyalement l’effort national pour endiguer la propagation de la maladie.

 

Les arguments qui ont été avancés mais aussi ceux qui ont été passés sous silence ne laissent toutefois pas de surprendre l’historien qui étudie, dans la longue durée, les relations entre l’Église et l’État. En premier lieu, la communication officielle des instances ecclésiales a mis l’accent sur la blessure que le mépris du gouvernement aurait infligée aux croyants. Selon une pente propre au catholicisme contemporain, enclin au sentimentalisme, les décisions du pouvoir n’ont pas été considérées politiquement et juridiquement, mais affectivement, comme si l’Église devait, comme d’autres groupes et minorités, voir d’abord en l’État une sorte de mère dont il faudrait rechercher désespérément la reconnaissance et l’approbation. De surcroît, une bonne part des réactions épiscopales semble avoir été dictée par le refus de tout conflit avec le pouvoir civil. Aucune condamnation formelle de l’atteinte portée à la liberté de l’Église n’a été prononcée, ce qui pouvait se faire même sans appeler les fidèles à la désobéissance civile. Les voies de recours qu’autorise le droit positif et que viennent de suivre avec succès certaines associations de prêtres ou de citoyens, ainsi qu’un parti politique, n’ont pas même été tentées par les évêques. Enfin, si on a rappelé, à juste titre, la tradition chrétienne de soumission aux pouvoirs publics, on a mis sous le boisseau la doctrine tout aussi chrétienne qui fixe de justes limites au pouvoir de l’État et distingue le pouvoir spirituel du pouvoir temporel.

 

La chose est encore plus saisissante en Italie car ce dualisme y est incorporé à l’ordre constitutionnel, l’article 7 de la Constitution de 1947, élaborée sur les décombres du totalitarisme fasciste, précisant que «l’État et l’Église catholique sont, chacun dans son ordre propre, indépendants et souverains». Le principe a été réaffirmé par l’article 1 du concordat de 1984 entre le Saint-Siège et la République italienne. Sa portée est nettement indiquée par l’article 2: «est garantie à l’Église la liberté […] d’exercice public du culte». Le gouvernement italien n’en a pas moins suspendu par décret-loi les cérémonies religieuses. Le déconfinement venu, le pouvoir civil a décidé de maintenir l’interdiction, ce qui a conduit la Conférence épiscopale italienne, jusque-là très conciliante avec le président du Conseil, Giuseppe Conte, à émettre une vive protestation, le 26 avril 2020. Deux jours plus tard, lors de sa messe, le pape François a formulé une intention de prière demandant «la grâce de la prudence et de l’obéissance aux dispositions», qui a sonné comme un désaveu et un appel à se soumettre au pouvoir civil, y compris dans les matières spirituelles.

 

La crise sanitaire agit ici à la manière d’un révélateur de mutations déjà advenues mais restées inaperçues, soit qu’on vive encore sur des catégories devenues inopérantes, soit qu’on ne conçoive même plus l’ancien dualisme qui organisait la répartition des pouvoirs entre l’Église et l’État. Cet effacement du rapport dialectique entre la puissance temporelle et la puissance religieuse - ou de ce qu’on appelle parfois la question théologico-politique - s’explique d’abord par la suspicion dans laquelle le catholicisme contemporain tient la notion même de pouvoir spirituel. Dans un article de 1993, Pierre Manent en avait déjà fait le constat: l’Église «cesse de se présenter comme le gouvernement le plus nécessaire et le plus salutaire […] ; elle se fait simplement le critique de tous les gouvernements, y compris de ce que fut au long des siècles le gouvernement de l’Église ; elle se fait “belle âme” collective, se présentant aux hommes comme “porteuse d’idéaux et de valeurs”». La promotion d’un christianisme évidé de toute prétention au pouvoir se nourrit du contre-modèle que serait «l’ère constantinienne», durant laquelle l’Église se serait compromise avec les puissances de cette terre, au point d’être, selon les moments, ou toute-puissante, ou captive. Or ce récit méconnaît le dédoublement du pouvoir qui fut le grand apport du christianisme et la principale cible de la philosophie politique moderne: de Machiavel à Rousseau, en passant par Spinoza et Hobbes, l’Église fut accusée d’avoir semé le désordre en brisant la nécessaire unité du pouvoir et d’avoir plongé les hommes dans les affres d’une double allégeance. L’histoire de l’Occident est d’abord celle de la lutte opposant l’Église et l’État pour le monopole du pouvoir et de son heureux effet, les deux pouvoirs se bornant l’un l’autre et mettant, par leur conflit même, la liberté des hommes à l’abri de la tentation de la toute-puissance, qu’elle soit temporelle ou spirituelle. Fénelon a résumé la chose d’une formule tranchante: «l’Église peut excommunier le prince, et le prince peut faire mourir le pasteur».

 

[...] 

 

Dans un ultime article, paru de manière posthume en 2017, le grand historien italien Paolo Prodi (1932-2016) a rappelé avec force ce que l’Occident doit à la distinction et à la dialectique des pouvoirs spirituel et temporel et s’est inquiété du vide laissé par l’écroulement des piliers soutenant l’édifice occidental. Avec le dualisme chrétien s’estompe ce qui avait longtemps évité à l’Europe la pétrification du pouvoir et posé, à chaque conscience, le problème de la légitimité du commandement et de l’obéissance. Se raccrocher au rationalisme des Lumières et à l’État de droit conçu selon les canons du constitutionnalisme moderne est, aux yeux de Prodi, une réponse illusoire. Il y a en effet beaucoup de naïveté à croire que la raison peut s’instituer ellemême et qu’elle peut se passer d’une référence extérieure. Comme l’a montré Alain Supiot, à la suite de Pierre Legendre, les sociétés humaines et leurs ordres juridiques ont des fondements dogmatiques. L’autonomie des hommes ne se déploie que sur le fond d’une hétéronomie fondatrice. Refuser par principe toute transcendance, toute possibilité d’un pouvoir spirituel référé à une instance tierce, garante de ce qui fait en l’homme l’humain, c’est ouvrir la voie à un système autoréférentiel où le bien commun disparaît au profit d’idéologies scientistes faisant du pouvoir et du droit de simples instruments de domination.

 

De ce point de vue, la menace totalitaire est autant devant nous que derrière nous. Avec une grande lucidité et un réel courage civique par ces temps de psychose, des esprits aussi divers que Pierre Manent, Joshua Mitchell, Maxime Tandonnet, Jean-Philippe Vincent, Renaud Girard, Giorgio Agamben, François Sureau, Jean Quatremer et bien d’autres encore ont relevé les abus de pouvoir auxquels s’est livré l’État en imposant «le confinement général sous surveillance policière»* (Pierre Manent). Face à une pandémie comme face à d’autres menaces pressantes, il peut être légitime d’instituer une forme de dictature (provisoire et limitée), restreignant l’exercice des libertés: l’état d’exception reste alors dans le cadre de l’État de droit. Mais la tentation est grande de basculer dans une tyrannie (permanente et illimitée), qui, au nom de la protection contre la mort et de la préservation de la «vie nue» (Giorgio Agamben), s’arroge le droit de suspendre les libertés publiques, de définir, pour chacune de nos existences et au nom d’un matérialisme d’État, le nécessaire et le superflu (c’est bien ce qui est en cause dans l’interdiction des cultes), et qui finit par ne plus viser qu’un seul bien (une santé physique elle-même conçue, de manière atrophiée, comme la simple survie à la Covid19, et évaluée à la seule aune du nombre, en baisse ou en hausse, des morts de cette maladie) au détriment de tous les autres biens qui entrent dans la composition de la vie bonne et du bien commun. Nul besoin d’imputer un noir dessein au gouvernement, ou de divaguer sur les complots que fomenteraient des forces occultes: l’État ne fait que céder au courant dominant d’une société tétanisée par le spectre de la mort et prête à échanger ses libertés fondamentales contre son soulagement.

 

Tocqueville nous avait mis en garde (De la démocratie en Amérique, 2e t., 1840): «Nos contemporains sont incessamment travaillés par deux passions ennemies: ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces instincts contraires, ils s’efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souveraineté du peuple. Cela leur donne quelque relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs». «Plus étendu et plus doux» que les anciennes tyrannies, le despotisme des temps démocratiques dégrade «les hommes sans les tourmenter»: «le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse». Réduits en cette servitude émolliente, les citoyens «perdent peu à peu la faculté de penser, de sentir et d’agir par eux mêmes» et «tombent ainsi graduellement au-dessous du niveau de l’humanité». Le conformisme se répand par «une sorte de pression immense de l’esprit de tous sur l’intelligence de chacun».

 

Les régimes démocratiques laissent certes une part à la liberté ; dans les régimes totalitaires, les tendances despotiques ont libre cours. Mais, là encore, celles-ci ont leur siège dans les désirs et le consentement du peuple. «Si le totalitarisme consistait en la persécution d’une nation innocente par une poignée de tyrans, écrit le sinologue Simon Leys, qui fut parmi les premiers à dénoncer l’imposture de la Révolution culturelle, il devrait être relativement facile d’en venir à bout. En réalité, l’exceptionnelle force de résistance que possède le système résulte précisément de ce qu’il a réussi à associer les victimes elles-mêmes à l’organisation et à la gestion de la terreur ; il les a fait participer à ses crimes, il en a fait des collaborateurs et des complices actifs des bourreaux. En conséquence, les victimes finissent par avoir ellesmêmes intérêt à préserver le régime qui les torture et les écrase». En février 1974, à la veille d’être banni de l’Union soviétique, Soljénitsyne écrivait: «Ce n’est pas de leur faute à eux, c’est de la nôtre, de la nôtre SEULEMENT!». «Nous sommes si irrémédiablement déshumanisés que, pour toucher notre modeste ration de nourriture aujourd’hui, nous sommes prêts à sacrifier tous nos principes, notre âme, tous les efforts de nos ancêtres, toutes les espérances de nos descendants, tout, pourvu qu’on ne touche pas à notre chétive existence». «Et c’est là justement que se trouve, négligée par nous, mais si simple, si accessible, la clef de notre libération: LE REFUS DE PARTICIPER PERSONNELLEMENT AU MENSONGE!».

 

Face aux formes contemporaines de tyrannie, il serait périlleux de ne compter, pour sauvegarder les libertés publiques, que sur les garanties constitutionnelles et les décisions du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État, même s’il est heureux pour notre République que ces juridictions aient rendu, en ce temps de déconfinement, plusieurs décisions au rebours des mesures abusives du gouvernement. La résistance aux velléités totalitaires de l’État et de la société dépend d’abord du courage civique et de l’intelligence politique de chaque citoyen.

 

C’est là que nous retrouvons le pouvoir spirituel et ce qu’il peut représenter pour chacun de nous, croyant ou non. Le dualisme propre à la tradition occidentale établit que le pouvoir temporel n’est pas le seul pouvoir. La faculté de dire non, de refuser son consentement et sa participation, à un État dévoyé peut trouver un puissant renfort dans le pouvoir de l’Église. En 1978, le futur Benoît XVI avait exposé l’alternative fondamentale: «ou bien […] on attribue à l’État le pouvoir séculier unique et tout-puissant, ou bien, selon la solution romaine, on érige la papauté en vis-à-vis, à la fois impuissant et puissant, du pouvoir séculier». Dans la seconde hypothèse, le pouvoir pontifical est un signe de contradiction, «une opposition explicite au pouvoir du monde comme pouvoir unique».

 

Sans doute vivons-nous un moment d’éclipse du pouvoir spirituel. Mais le propre d’une éclipse est de ne pas durer. Déjà, des pasteurs se sont élevés pour défendre la liberté de culte et, avec elle, les autres libertés publiques. Monseigneur Bernard Ginoux, évêque de Montauban, a par exemple publié le 11 mai 2020 une lettre pastorale où il dénonce «l’atteinte aux droits des fidèles catholiques de participer librement à la messe», rappelle que la loi civile injuste n’oblige pas, s’inquiète «d’une atteinte aux droits humains fondamentaux qui pourrait entraîner d’autres dérives» et invite ses diocésains à «vivre librement [leur] foi». Encouragés par l’ordonnance du Conseil d’État, d’autres suivront. Et, qui sait? Peut-être l’Église pourrait-elle regagner, en servant ainsi le vrai bien commun, le crédit qu’elle semble avoir perdu auprès des peuples d’Occident.

 

 

Source: Le Figaro / Belgicatho

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26 mai 2020 2 26 /05 /mai /2020 00:00
Saint Bérenger († 1093)

Moine bénédictin, Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l’adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.

Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît.

Modèle pour ces congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.

Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.

 

"Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage." (commune de Saint-Papoul)

 

Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.

 

Martyrologe romain

 

Sources: 1, 2, 3

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 20:50

Commence le Jeudi de l’Ascension

Entre le temps de l’Ascension et de la Pentecôte, l’Eglise, en prière avec la Vierge Marie et les Apôtres, invite chaque fidèle à invoquer plus spécialement l’Esprit Saint.

La Sainte Écriture atteste que, durant les neuf jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, les Apôtres "d’un seul cœur participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus" (Actes 1, 14), en attendant d’être "revêtus d’une force venue d’en haut" (Luc 24, 49). N’ayons pas peur de saisir les grandes grâces qui nous sont offertes en faisant cette neuvaine.

https://www.polefontainebleau.fr/medias/2019/05/190503-Neuvaine-à-lEsprit-Saint-Tableau.pdf

https://www.polefontainebleau.fr/medias/2019/05/190503-Neuvaine-à-lEsprit-Saint-Tableau.pdf

Premier jour : "Don de la Sagesse"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de la Sagesse. Donne-moi de percevoir, de comprendre, de choisir et de goûter, dans ma vie de tous les jours, ce qui est agréable à Dieu, pour Sa plus grande gloire et le salut des âmes.

Prière Veni Creator, Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Deuxième jour : "Don de l’intelligence"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de l’Intelligence. Donne-moi l’intelligence des choses de l’au-delà. Donne-moi d’être attentif à la Parole du Père révélée par le Christ, pour comprendre et vouloir ce qui est nécessaire à la sanctification de mon âme.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Troisième jour : "Don du Conseil"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don du Conseil. Eclaire-moi, guide-moi, garde-moi dans le

recueillement et la paix, afin que je perçoive ce que Tu me suggères de faire, de dire, pour marcher

à la suite du Christ et entraîner vers Lui d’autres âmes.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Quatrième jour : "Don de Science"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de Science. Garde mon cœur dans l’humilité et la vérité, attentif et réceptif à ce que Tu viens révéler à ceux qui se mettent à Ton écoute et que Tu viens instruire des choses de la vraie Vie.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Cinquième jour : "Don de Force"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de Force. Garde ma foi solide et ferme, mon cœur confiant et généreux. Donne-moi le force, le courage, la volonté d’accomplir chaque jour les efforts et les sacrifices nécessaires à ma sanctification.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Sixième jour : "Don de Piété"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de Piété. Garde mon âme dans le silence, tout mon être recueilli afin que, de mon cœur en paix, monte la prière humble, confiante, spontanée et incessante de l’enfant fidèle et aimant, s’entretenant avec son Père des Cieux.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Septième jour : "Don de la Crainte de Dieu"

Viens Esprit Saint. Accorde-moi le don de la Crainte de Dieu. Si je chancelle, si je tombe en chemin, relève-moi, soutiens-moi, fortifie-moi. Réveille en mon cœur le désir ardent de tout accomplir pour être et demeurer agréable et fidèle à mon Dieu qui est Amour et Miséricorde, Père et Providence.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Huitième jour : "Prière de la Grâce"

Viens Esprit Saint. Viens m’apprendre à prier. Que ton souffle brûlant d’amour fasse éclore en mon âme les sentiments profonds et durables d’où jailliront pour le Seigneur des paroles d’adoration, d’action de grâce, de pardon, de supplication. Sois pour tout mon être source de bienfaits. Revêts moi de la grâce.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Neuvième jour : "Charité et Joie"

Viens Esprit Saint, Esprit d’Amour. Enrichis mon âme de tes dons, afin que mon cœur rempli de charité pour le Seigneur et pour tous mes frères, connaisse une joie profonde : la joie d’être aimé et de savoir aimer, pour mon Dieu, mon Créateur, mon Sauveur.

Prière Veni Creator (au dos), Notre père, Je vous salue Marie (3x), Gloire au Père

Viens Esprit Saint embraser mon cœur du Feu de ton Amour.

 

Prière du Veni Creator

Viens, Esprit Créateur nous visiter Viens éclairer l’âme de tes fils ;

Emplis nos cœurs de grâce et de lumière, Toi qui créas toute chose avec amour.

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,

Tu t’es fait pour nous le Défenseur ;

Tu es l’Amour, le Feu, la source vive,

Force et douceur de la grâce du Seigneur.

Donne-nous les sept dons de ton amour,

Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père ;

Toi dont Il nous promit le règne et la venue,

Toi qui inspires nos langues pour chanter.

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,

En nos cœurs, répands l’amour du Père ;

Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,

Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,

Hâte-toi de nous donner la paix ;

Afin que nous marchions sous ta conduite,

Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,

Et révèle-nous celui du Fils ;

Et toi l’Esprit commun qui les rassemble, Viens en nos cœurs,

qu’à jamais nous croyions en toi.

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,

Gloire au Fils qui monte des Enfers ;

Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,

Dans tous les siècles des siècles. Amen

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 16:45
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-messes-catholiques-reprennent-progressivement-des-ce-samedi-avec-des-fideles-20200523

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-messes-catholiques-reprennent-progressivement-des-ce-samedi-avec-des-fideles-20200523

Le Figaro

Les messes catholiques reprennent progressivement dès ce samedi avec des fidèles

Suite à la publication par le ministère de l'intérieur, samedi 23 mai, de la nouvelle version du décret sur le déconfinement, le culte est ouvert aux fidèles mais avec de strictes conditions sanitaires.

 

Par Jean-Marie Guénois

 

le ministère de l'intérieur a publié dans la nuit de vendredi à samedi la nouvelle mouture du décret sur le déconfinement autorisant, cette fois, les rassemblements religieux, le Conseil d'Etat ayant cassé, le 18 mai, la première version du décret qui interdisait les rassemblements religieux. Cette reprise se fera néanmoins sous de strictes mesures sanitaires, le ministère de l'Intérieur recommandant toujours d'attendre le 2 juin pour reprendre les cultes.

 

« Nous reprenons dès maintenant explique Mgr Mathieu Rougé, évêque de Nanterre (Hauts-de-Seine) puisque le décret le permet. Je connais même une paroisse qui va célébrer une messe avec des fidèles, dès ce samedi, avec toutes les mesures de sécurités requises. Comme évêque, je donne mon feu vert en laissant à chaque paroisse et à chaque curé l'initiative de recommencer à leur rythme et sous leur responsabilité quant à la mise en œuvre. J'ai une grande confiance en eux ».

 

Ce jeune évêque est l'un de ceux qui a osé publiquement s'opposer au gouvernement pour que soit appliquée la liberté de cultes. « J'éprouve une grande joie en ce jour parce que nous allons pouvoir mettre en place ce que nous souhaitions : un déconfinement ecclésial responsable, au rythme de la société ». Ce prélat a réuni samedi à 11h les 260 prêtres de son diocèse pour leur annoncer cette décision. Lui-même se prépare à célébrer une messe dimanche 24 mai avec des fidèles. La première depuis dix dimanches.

 

Cahier des charges

Plus à l'Est, dans le diocèse de Strasbourg, Mgr Luc Ravel contactait ce samedi matin les deux préfets du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, zone couverte par ce diocèse concordataire, « pour vérifier, par précaution et par cordialité, qu'il n'y ait pas ici ou là une restriction particulière » avant de publier dans l'après-midi une « ordonnance épiscopale » autorisant la « reprise des messes » dans le cadre du nouveau décret et « à condition, insiste-t-il, que toutes les mesures sanitaires demandées soient effectivement en place » et « avec obligation de reprendre, au plus tard, pour la Pentecôte ».

 

Ce bilingue, passé par l'école polytechnique, s'est inspiré des mesures prises dans les diocèses allemands. Il a envoyé, il y a une dizaine de jours à toutes ses paroisses, un cahier des charges détaillé précisant les conditions d'hygiènes indispensables. « Les curés n'ont pas tardé à les mettre en œuvre, explique l'archevêque, certains m'ont envoyé des photos, où l'on voit le marquage au sol, la signalétique du sens de circulation. Ils sont prêts. Les catholiques sont des gens très responsables ! ».

 

La communion derrière un plexiglass

Quant au port du masque obligatoire demandé par le ministère pendant les messes, ce prélat estime que « les gens, déjà isolés les uns des autres par les 4 mètres carrés réglementaires, pourraient le déposer, si cela les gênent vraiment et particulièrement pour aller communier ». Une communion qui sera fera d'ailleurs en Alsace comme en Allemagne, derrière un plexiglass : « les fidèles devant tendre une main très plate pour éviter le contact physique et y recevoir la sainte hostie. » L'archevêque aura en revanche interdit les chants lors des célébrations, « hormis ceux qu'un petit chœur ou d'un soliste » pour réduire encore le risque de contamination éventuelle. Globalement, Mgr Luc Ravel se refuse à mettre la pression sur la reprise qui doit se faire « au rythme des paroisses » car, prévient-il, « il faut aussi tenir compte de nos aînés qui sont nombreux dans les paroisses ».

 

À Paris, Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire, explique dans une note spécifique envoyée aux paroisses samedi : « Le nouveau décret du gouvernement paru ce matin autorise la reprise du culte » mais « Les conditions et les moyens à disposition de chaque paroisse du diocèse sont divers et ne permettront pas partout une reprise simultanée des messes en public. » Il précise : « Il vous est toutefois possible de célébrer des messes avec public dès ce week-end. A la condition expresse que vous soyez en mesure de respecter l'ensemble des consignes consignes de reprise du culte. ».

 

Le diocèse de la capitale insiste sur la responsabilité civile et pénale qui repose sur chaque paroisse et non sur l'archevêque car « le curé agit en responsabilité et engage donc sa responsabilité civile et pénale ». Les prêtres des paroisses seront donc responsables en cas de mauvaise application des mesures sanitaires. Plusieurs paroisses de la capitale qui avaient déjà tout préparé sur le plan sanitaire vont accueillir des fidèles pour les messes dès ce samedi. Et beaucoup d'autres dès dimanche 24 mai.

 

La liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité

 

la Conférence des Evêques

Pour sa part, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, qui fut également l'un des évêques les plus en pointe dans le débat pour obtenir le retour du culte, salue la rapidité d'action du gouvernement après la décision du Conseil d'Etat. Et précise : « Dans le diocèse de Rouen, les messes reprendront ce dimanche 24 mai, à condition que les communautés soient prêtes à les vivre sereinement, en respectant les consignes sanitaires indispensables. Le Culte peut donc reprendre progressivement. » Il ajoute « Nous continuons à participer à l'effort national et international pour la santé publique. »

 

Dans un communiqué, la Conférence des Evêques qui n'avait pas osé attaquer le gouvernement au Conseil d'Etat - grâce à qui, suite au recours d'associations catholiques traditionnalistes et du Parti Démocrate-Chrétien, le retour du culte est possible - « se réjouit » que le nouveau décret « redonne sa juste place à la liberté d'exercice des cultes ». Elle prévient que « la liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité », ce qui laisse clairement entendre qu'elle n'assumera pas la responsabilité de problèmes qui interviendraient suite à cette reprise des cultes par manque de respects des normes techniques qu'elle communique aux paroisses. Dans cette ligne, elle souligne que « la recommandation du Gouvernement reste de ne commencer les assemblées liturgiques qu'à partir du 2 juin. » Avec cet argument : « Ce n'est que la semaine prochaine, en effet, que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés ».

***

Le Forum catholique sur le sujet : 

Suite à l'arrêt du Conseil d'Etat, fin de cette période durant laquelle l'Etat s'est arrogé le droit d'interdire les cérémonies religieuses.

 

Nouveau Décret n° 2020-618 du 22 mai 2020 complétant le décret n° 2020-548 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, entrant en vigueur aujourd'hui même 23/05 :

 

"1° Le III de l'article 10 est remplacé par les dispositions suivantes :

 

"III. Les établissements de culte relevant du type V sont autorisés à recevoir du public dans le respect des dispositions qui leur sont applicables et dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l'article 1er [la distanciation physique d'au moins un mètre].

 

"Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans ces établissements porte un masque de protection répondant aux caractéristiques techniques fixées par l'arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du budget mentionné au K bis de l'article 278-0 bis du code général des impôts. L'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent.

 

"Le gestionnaire du lieu de culte s'assure à tout moment, et en particulier lors de l'entrée et de la sortie de l'édifice, du respect des dispositions mentionnées au présent III." 

 

"Le préfet de département peut, après mise en demeure restée sans suite, interdire l'accueil du public dans les établissements de culte si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place ne sont pas de nature à garantir le respect des dispositions mentionnées au présent III." (Fin de citation du décret)

***

Communiqué de la CEF

La Conférence des évêques de France (CEF) se réjouit que le décret publié ce matin, samedi 23 mai 2020, par le Gouvernement, conformément à la sentence rendue par le Conseil d’État lundi dernier, 18 mai, redonne sa juste place à la liberté d’exercice des cultes ; les restrictions qui y sont apportées, comme à toute liberté fondamentale, devant être justifiées et proportionnées.

 

Ce décret est accompagné de lignes directrices (jointes au présent communiqué) qui confirment les dispositions qui avaient été proposées par la CEF dans le plan de déconfinement soumis aux pouvoirs publics.

 

La CEF note :

 

– que la liberté est laissée à chaque responsable (évêques et prêtres) de déterminer la date de la reprise des messes avec assemblée et que cette liberté entraîne leur responsabilité. La CEF note que recommandation du Gouvernement reste de ne commencer les assemblées liturgiques qu’à partir du 2 juin. Ce n’est que la semaine prochaine, en effet, que les éventuels premiers effets du déconfinement en terme de contagion pourront être constatés ;

 

– que le port du masque est obligatoire en plus des 4 mètres carrés ainsi que le lavage des mains à l’entrée et à la sortie des églises et autres « établissements de culte ».

 

Dans la perspective de la reprise des célébrations communautaires dès la semaine prochaine et notamment pour la Pentecôte, la CEF fait connaître aux prêtres et aux équipes d’animation pastorale les règles sanitaires ainsi fixées. Il s’agira pour eux de sélectionner avec soin les églises qui pourront accueillir des assemblées dans les semaines qui viennent, de déterminer le nombre de personnes qui pourront y être accueillies, de soigner la communication vers les fidèles notamment, et de s’assurer de disposer des équipes et des matériels nécessaires.

***

Directives de la CEF sur le déroulement des célébrations. PDF

 

1. Assurer la distanciation physique

- Les organisateurs s’assurent du respect de la règle de distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes. Le respect de cette règle, se traduit par une superficie individuelle d’environ 4 m² par personne qui déterminera le seuil maximal de fréquentation.

Les organisateurs demeurent évidement libres de fixer un seuil inférieur qui tient compte notamment de l’agencement des lieux et de leur aménagement (sanitaires, couloirs, plan de circulation…), des accès ainsi que de la sécurité de l’environnement de l’édifice.

Les organisateurs s’assurent du respect du seuil de fréquentation maximal déterminé pour chaque le lieu de culte

o L’inscription à distance préalable est une solution qui peut être mise en œuvre localement pour limiter l’afflux au-delà de la fréquentation autorisée.

o Au moins un membre identifiable de l’organisation est responsable des phases d’entrée et de sortie. Il est positionné suffisamment en amont du début de la cérémonie. Il veille à limiter la formation de rassemblements aux abords de l’édifice et s’assure du respect des limitations de fréquentation en fonction de la taille de l’édifice.

o Le port d’un masque de protection est obligatoire lors des rassemblements de personnes dans les établissements de culte, conformément au décret n° 2020-548 du 11 mai 2020.

o L’espace minimal d’un mètre entre personnes est matérialisé au sol dans les espaces d’attente dans et en dehors de l’édifice. Une attention particulière est portée aux flux de personnes afin qu’elles ne se croisent pas.

o En cas d’affluence prévisible importante, la multiplication des cérémonies successives est envisagée. Elles sont organisées de manière suffisamment espacée pour éviter les croisements de flux.

- Une désinfection obligatoire des mains est organisée au moment de l’entrée et de la sortie de l’édifice. Pour ce faire du gel mis à disposition.

- Une distance de sécurité d’un mètre entre personnes de plus de 11 ans est matérialisée pendant la phase statique (éloignement des chaises ou des tapis / condamnation d’emplacements).

 

 

[…] 4. Dispositions générales

- L’équipe chargée de l’accueil et de la bonne tenue de la cérémonie reçoit une formation préalable aux gestes barrière par le responsable de la cérémonie ou un référent sanitaire.

5. Modalités de communication en direction des fidèles

- Le public est informé des conditions d’accueil, des mesures d’hygiène et de distanciation physique (gestes « barrières ») et de l’adaptation des rites aux contraintes sanitaires : information préalable en ligne, panneaux d’information dans l’édifice, prises de parole du responsable en début de cérémonie et à chaque phase lorsque c’est nécessaire, traduction dans les langues des différentes communautés représentées. (Fin de citation)

***

Le ministère de l'Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d'une réunion vendredi soir «sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous».

Le ministre de l'Intérieur et les responsables des cultes se sont accordés lors d'une réunion «sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité sanitaire de tous», a expliqué Beauvau dans un communiqué peu avant la publication du décret , dans la nuit de samedi. Cette concertation s'est imposée au gouvernement après que le Conseil d'Etat lui a ordonné lundi de lever dans un délai de «huit jours» l'interdiction totale de réunion de cultes figurant dans le décret de déconfinement du 11 mai.

[...] «Les préfets de département pourront interdire l'ouverture ou ordonner la fermeture d'un lieu de culte si ces règles ne sont pas respectées», précise le ministère. «Nous avons travaillé et trouvé une solution pour permettre la reprise des cérémonies religieuses tout en assurant la protection sanitaire de chacun», se félicite Christophe Castaner dans le communiqué.

(Le Figaro)

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 16:20
https://www.marcotosatti.com/2020/05/21/gotti-tedeschi-nicola-bux-la-chiesa-la-paura-e-il-covid-19/

https://www.marcotosatti.com/2020/05/21/gotti-tedeschi-nicola-bux-la-chiesa-la-paura-e-il-covid-19/

Source: Marco Tosatti

 

Cher Stilumcuriali, il y a deux jours, sur La vérité est, publié un article écrit par le professeur Gotti Tedeschi, et Mgr Nicola Bux, qui me semble approprié de soulever, comme l'occasion de méditer sur le rôle que l'Église aurait pu avoir dans ces mois de confinement pour aider beaucoup à redécouvrir le sens de l'existence et des valeurs. Bonne lecture.

 

COMME NOTRE VIELLE SAINTE ÉGLISE NOUS MANQUERA...

(par Ettore Gotti Tedeschi - Nicola Bux)

 

La peur de perdre votre vie à cause de la pandémie et l'isolement forcé pour éviter la contagion, auraient pu être deux grandes occasions pour notre Église bien-aimée de réfléchir sur la valeur et le sens de la vie et la valeur de la liberté. Il s'agit là d'une tâche primordiale de l'Église, comme la première encyclique de ce pontificat, Lumen Fidei, l'indique clairement. En fait, l'Église doit imiter le Christ : “je suis parmi vous comme celui qui sert“ (LC, 22-27).

 

Après l'avoir peut-être fait discrètement, et avec un tel "respect humain", que peu l'ont remarqué, notre Église a perdu une grande occasion de réconforter spirituellement ceux qui en avaient besoin, au risque aussi de perdre sa crédibilité dans sa mission surnaturelle. L'autorité morale dans cette période semble vouloir communiquer à l'extérieur une "neutralité morale" tiède. Une proposition forte et héroïque de vouloir être utile à la souffrance spirituelle n'a pas été prise, réaffirmant la vérité de toutes les manières et en toutes occasions. Il n'y a pas eu de désir héroïque de saisir cette occasion pour proposer efficacement la recherche de la conversion personnelle et du désir de Dieu. Aucun effort héroïque important et approprié n'a été noté pour tenter d'expliquer dans ces circonstances ce qui est moralement vrai ou faux, moralement juste ou injuste, bon ou mauvais. D'un autre côté, des tentatives ont été faites de banaliser la science et la raison pour expliquer les causes de la pandémie. Certes, en raison de notre mauvaise diligence ou de nos préjugés, nous n'avons pas perçu d'indications spirituelles pour bénéficier de ces moments de peur et d'isolement. Au lieu de cela, il y eut l'espoir d'une mystérieuse "fraternité" humaine (sans référence à Dieu pour la justifier) et des sollicitations pour un dialogue interreligieux non défini, avec de vagues indications d'un Dieu unique pour toutes les religions, accompagnées d'une prière universelle tout aussi vague. Mais faites attention! ce sont là les concepts fondateurs du syncrétisme religieux entre des religions auparavant inconciliables, visant des formes d'unité religieuse au-delà des dogmes de la foi. Nous avons également entendu l'annonce d'une proposition de <humanisme nouveau>. Nouveau parce que vous pensez considérer l'ancien humanisme chrétien fondé sur la nature humaine faite d'âme, de corps, d'intellect, blessé par le péché originel et racheté par Dieu incarné comme obsolète ? Comment Pouvez-vous penser à humaniser quelqu'un ou quelque chose si vous ne discernez pas d'abord qui est le Créateur de ce qui est humain ? Mais il y a un fait plus mystérieux qui doit être compris. Si l'Église se présente maintenant et se propose comme une institution travaillant dans la sphère sociale, et en fait suggère que la Sainte Messe, plutôt que "saint sacrifice divin" est seulement une "assemblée", en tant que telle, elle doit être réglementée par les dispositions du gouvernement pour les réunions publiques. Pourquoi s'en plaindre alors ? Pour ces raisons, nous craignons que le plus grand changement post-Covid ne concerne l'autorité morale. En effet, l'Autorité morale risque d'être désintermédiée non seulement par les religions pragmatiques, mais même par le philanthropisme. Le philanthropisme (ou la charité sans la vérité) voudrait être précisément le concurrent laïc de la charité chrétienne. Grâce aux séductions et à l'influence du philanthropisme, l'Autorité morale risque de se convertir en porte-étendard de la nouvelle religion universelle, l'environnementalisme, destiné à unir toutes les cultures vers une valeur universelle unique. Parfois, l'Église semble avoir été prophétique sur l'après Covid, ayant même anticipé la reconnaissance d'un rôle dominé par l'État, recherchant un soutien géopolitique en dehors des pays occidentaux traditionnels, laissant imaginer des fusions entre les religions (comme si elles étaient des entreprises), permettant d'affaiblir les obstacles à cette transformation (dogmes, famille, souveraineté, tradition..). Jusqu'à récemment, l'Église ne s'occupait pas d'économie, de science, de politique, elle se limitait à ne penser qu'aux consciences. Aujourd'hui, il est demandé à l'Église de traiter d'économie, de science, de politique, mais pas des consciences, et elle semble l'avoir accepté. La désintermédiation qui en résulte est inévitable. Aujourd'hui, dans cette situation, l'Église devrait s'efforcer de proposer et d'expliquer "le mystère transcendant" de ce qui s'est passé et se produira, et non de proposer des solutions qui dépassent le Christ et qui se trompent. L'Église aujourd'hui doit raviver et donner de l'espoir à tous et elle peut faire le dialogue, mais le dialogue pour trouver le Christ, en évangélisant, car aujourd'hui la vraie faim et la soif sont d'abord pour Dieu. La vraie solution consiste à trouver Dieu. Alors seulement, "tout ira bien", dans ce monde et dans l'autre.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 13:35
https://www.catholicworldreport.com/2020/05/20/meeting-christ-in-his-church-on-the-feast-of-the-ascension/

https://www.catholicworldreport.com/2020/05/20/meeting-christ-in-his-church-on-the-feast-of-the-ascension/

L'Ascension de notre Seigneur pose une question très fondamentale sur notre relation avec Dieu.

 

 20 mai 2020  P. Charles Fox

 

À environ 45 minutes de Détroit, il y a une église protestante que je fréquente plusieurs fois par an, et depuis des années, cette église a un curieux panneau devant elle. Ce panneau dit : "Croyez au Christ, pas à une religion".

 

Même en désaccord avec le contenu du message, je suppose que vous devez lui donner du crédit pour le courage de sa conviction. Son signe indique essentiellement aux gens que ce n'est pas grave si vous mettez les pieds dans leur église ou non.

 

Le problème est que cette conviction ne vient pas du Christ, contrairement à la religion.

 

L'Ascension de notre Seigneur pose une question très fondamentale sur notre relation avec Dieu. Si Noël nous donne une nouvelle façon d'entrer en contact avec Dieu à travers l'humanité de son Fils, l'ascension de Jésus coupe-t-elle cet accès? Avons-nous été laissés seuls pour comprendre les choses par nous-mêmes? Devrions-nous nous engager dans une forme vague de "spiritualité" qui nous semble la plus sensée?

 

Les Écritures nous disent dans les termes les plus clairs possibles qu'à cause de l'Ascension du Christ, nous ne sommes pas du tout coupés de Dieu. En fait, en prédisant son ascension, Jésus a dit à ses apôtres: "Il vaut mieux pour vous que je m'en aille" (Jn 16, 7). Mais qu'entend-il par "mieux"?

 

Nous voyons la réponse à ces questions dans les Évangiles et les Actes des Apôtres. Dans le récit de Jean de la dernière Cène, Jésus dit à ses apôtres que les choses iront mieux après son ascension, ajoutant:

 

"Car si je n'y vais pas, le Défenseur ne viendra pas vers vous. Mais si je m'en vais, je vous l'enverrai" (Jn 16, 7).

 

De plus, dans Actes 1, 8 et Luc 24,49, Jésus prédit le don de ce Défenseur, le Saint-Esprit:

 

"Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre."

"Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut."

 

À l'Ascension du Christ, nous anticipons déjà la fête de la Pentecôte dimanche prochain. Le don du Saint-Esprit donne la vie et la puissance aux disciples de Jésus. L'Esprit donne également autorité aux dirigeants de l'Église, aux apôtres, et leur donne le pouvoir d'enseigner, de gouverner et de sanctifier tous les membres de l'Église.

Ceux qui reçoivent l'Esprit sont également habilités à témoigner de Jésus dans le monde. L'Esprit rend possible la mission d'évangélisation de l'Église, qui consiste à partager le Christ avec les autres et à les inviter à une nouvelle vie avec Lui dans son Église.

 

Notez que rien de tout cela n'est l'invention d'un pape primitif ou de tout autre chef religieux simplement humain. Ce n'est pas un argument de vente ou un slogan pour une campagne d'adhésion catholique. Cette vérité nous est révélée par Dieu. Croire au Christ, c'est croire à la religion, parce que le Fils de Dieu est venu vers nous et a vécu avec nous et a souffert et est mort et ressuscité afin que nous puissions nous unir à Lui dans Son Église.

 

Saint Paul enseigne dans Éphésiens 5,25: "Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré lui-même pour elle". La deuxième lecture d'aujourd'hui de la Lettre aux Hébreux nous dit qu'en ce moment, le Christ se tient devant son Père en notre nom, intercédant pour nous. Le Christ nous aime comme il a aimé ses premiers apôtres et disciples. Il veut nous donner toutes les bonnes choses qu'il leur a données.

 

Désirez-vous être proche de Jésus? La Sainte Eucharistie est le Christ avec nous, et l'accomplissement de sa promesse, juste avant son ascension: "Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde."(Matt 28,20).

 

Désirez-vous des conseils au milieu de la confusion de la vie? Jésus promet que le Saint-Esprit guidera l'Église: "Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière." (Jn 16, 13). Notre Seigneur indique également clairement que son autorité n'est pas donnée de manière vague mais plutôt précise à saint Pierre et aux autres apôtres (et à leurs successeurs):

 

"Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux." (Matthieu 16, 18-19).

 

Désirez-vous le pardon et la miséricorde? Il vous attend au confessionnal. C'est un autre pouvoir que Jésus a donné à ses apôtres avec le don de l'Esprit:

 

Jésus leur dit de nouveau : "La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie." Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : "Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus."  (Jn 20, 21-23)

 

Nous pourrions continuer encore et encore à travers tous les textes de l'Écriture Sainte qui confirment la vérité sur l'Ascension du Christ: c'est un moment de victoire, pas de défaite, pour ceux qui aiment Jésus-Christ et le suivent. Le Christ n'est pas allé au ciel pour nous abandonner, mais pour nous rapprocher de lui dans son Église. La puissance du Saint-Esprit et la grâce donnée dans les sacrements nous permettent de partager la vie du Christ et de nous préparer pour le ciel.

 

Il est devenu très populaire de nos jours de rejeter la religion et d'essayer de faire cavalier seul, de suivre son propre chemin spirituel individuel. Mais Jésus nous appelle à Lui et Il nous appelle ensemble. Nous sommes les bénéficiaires du don suprême de l'union avec Dieu, et aussi les instruments par lesquels d'autres sont invités à partager la vie divine.

 

Le Père Charles Fox est professeur adjoint de théologie au Séminaire Majeur du Sacré-Coeur à Detroit.

 

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 13:15
https://www.catholicnewsagency.com/news/can-bishops-require-communion-on-the-hand-82862

https://www.catholicnewsagency.com/news/can-bishops-require-communion-on-the-hand-82862

( traduction )

 

Les évêques peuvent-ils exiger la communion dans la main ?

Par Kate Scanlon

Washington, DC Newsroom, 19 mai 2020 / 16h00 MT ( CNA ) .- Alors que les diocèses à travers les États-Unis commencent à reprendre des messes publiques au milieu de la pandémie de coronavirus, beaucoup prennent des précautions supplémentaires pour respecter les directives des autorités sanitaires locales. Dans certains cas, les évêques ont interdit la distribution de la Sainte Communion sur la langue afin d'empêcher la propagation du virus.

 

Mais un évêque peut-il ordonner que l'Eucharistie soit distribuée uniquement sur la main?

 

Timothy Olson, canoniste du diocèse de Fargo et secrétaire de la Société de la Loi canonique d'Amérique (Canon Law Society of America), a déclaré à CNA qu'un évêque a le pouvoir de restreindre la distribution de la Sainte Communion à la seule main, lorsque c'est une question de nécessité.

 

"D'ordinaire, il ne fait aucun doute qu'un évêque n'a pas le pouvoir de restreindre la réception de la communion à la seule main", a déclaré Olson." Redemptionis sacramentum [une instruction du Vatican sur les questions eucharistiques] est explicite à ce sujet."

 

"En même temps", a poursuivi Olson, "le droit canonique, y compris le droit liturgique, est l'expression pratique de l'Église de sa théologie et de sa philosophie. Ainsi, il est parfois nécessaire de recourir à des sources allant au-delà des textes juridiques simples et évidents."

 

Olson a souligné la Somme théologique de St. Thomas d'Aquin est instructive sur la question.

 

"Dans ce cas, Thomas d'Aquin est une source précieuse pour comprendre comment fonctionne le droit humain en regardant la Summa Theologiae, I-II, Q. 96", a déclaré Olson.

 

"Thomas d'Aquin enseigne que toute loi vise le bien commun de l'homme. Il enseigne également que, contrairement au législateur divin, un législateur humain est incapable de prévoir toutes les circonstances dans lesquelles la loi sera appliquée."

 

"En conséquence, une loi humaine qui, dans la plupart des circonstances, promeut le bien commun, peut dans une situation individuelle nuire réellement au bien commun. Thomas d'Aquin conclut que dans un tel cas, le respect du droit humain peut être dispensé."

 

Le Père James Bradley, professeur adjoint à l'École de droit canonique de l'Université catholique d'Amérique, n'était pas d'accord, arguant que la décision d'interdire la distribution de l'Eucharistie sur la langue devrait incomber à Rome, et non aux évêques diocésains.

 

"La discipline liturgique de l'Église, en raison de son importance par rapport à la nature des sacrements et au dépôt de la foi, est généralement réservée au Siège apostolique", a déclaré Bradley à CNA.

 

"Depuis le Concile Vatican II, il y a eu un élargissement de ce que les évêques diocésains et les conférences épiscopales peuvent réglementer dans la liturgie, mais ce que cela implique est assez étroitement défini dans la loi", a déclaré Bradley.

 

Olson a convenu que "normalement, la dispense d'une loi est réservée à l'autorité qui a émis la loi."

 

"Cependant", a-t-il dit, "Thomas d'Aquin note qu'en cas de nécessité où des mesures doivent être prises de toute urgence afin de prévenir le préjudice," la simple nécessité entraîne une dispense, car la nécessité ne connaît pas de droit (humain)".

 

Olson a donné l'exemple d'Aquin d'une ville dont le souverain ordonne la fermeture des portes de la ville à un certain moment, mais une armée de défenseurs de la ville se retrouve coincée devant la porte avec une force ennemie à sa poursuite.

 

"Thomas d'Aquin conclut que si l'autorité légitime peut être atteinte à temps pour ouvrir les portes avec sa permission, cela devrait être fait", a déclaré Olson. "Cependant, s'il y a un danger dans le retard causé par le renvoi de l'affaire, la nécessité elle-même permet l'ouverture des portes."

Olson a dit qu'en ce qui concerne la liturgie, il y a "certains aspects qui sont de la loi divine, et donc jamais soumis à dispense, comme la matière et la forme d'un sacrement."

 

"Cependant, d'autres aspects de la liturgie sont du droit humain, tels que les lectures à lire ou le mode de réception de la communion", a-t-il dit. "Bien que ces lois humaines soient écrites pour protéger la dignité et l'efficacité de la liturgie, elles peuvent être dispensées en cas d'urgence."

 

Il a ajouté qu'il existe un précédent pour de telles décisions.

 

"Un exemple frappant de lois liturgiques dispensées par nécessité s'est produit dans les camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale", a déclaré Olson. "Des prêtres, comme Saint Maximilien Kolbe, observant toujours la matière et la forme pour la confection de l'Eucharistie, ont tenu des messes extrêmement tronquées pendant leur emprisonnement, observant uniquement les rubriques qui étaient possibles dans la situation."

 

Olson a déclaré que "pourvu qu'une véritable nécessité urgente soit présente, un évêque diocésain peut reconnaître qu'une loi humaine, même si elle est liturgique ou habituellement réservée à une autorité supérieure, puisse être dispensée".

 

Mais Bradley a mis en garde contre la présomption de la capacité de se passer des lois liturgiques dans l'Église.

 

"Il me semble que le fait que la loi liturgique soit spécifiquement réservée au Siège apostolique, sauf dans des cas limités définis par la loi, signifie que les changements dans la discipline et la pratique liturgiques ne sont pas de la compétence de l'évêque diocésain à moins que la loi ne le prescrive ainsi", a déclaré Bradley.

 

"Bien sûr", a déclaré Olson à CNA, "les canonistes présenteront toujours des opinions différentes sur la façon dont la loi peut être interprétée et appliquée, c'est le travail des avocats. En fin de compte, l'autorité finale de l'interprétation appartient à Rome, et ce sera à Rome d'intervenir - ou non - comme ils le décideront."

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 09:41
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ces-eveques-de-france-qui-n-ont-pas-ose-attaquer-l-etat-devant-la-justice-20200519

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ces-eveques-de-france-qui-n-ont-pas-ose-attaquer-l-etat-devant-la-justice-20200519

Ces évêques de France qui n’ont pas osé attaquer l’État devant la justice

DÉCRYPTAGE - Quand le fondement juridique même de la liberté de l’exercice du culte en France est en cause, l’institution Église ne peut pas rester les bras ballants.

 

Par Jean-Marie Guénois

Publié le 19 mai 2020 à 20:55, mis à jour le 19 mai 2020 à 20:55

 

On accable trop facilement les évêques de France. Ils seraient la cause de tous les maux de l’Église. Ces prêtres, un jour appelés par le pape à porter la lourde charge d’un diocèse, en général déficitaire en vocations, en prêtres, en fidèles et en argent, sont amenés à gérer des situations impossibles. Ils le font avec constance et courage. Il faut leur rendre cet hommage. Individuellement ce sont des hommes de Dieu plutôt exemplaires, donnés jusqu’à la corde et qui tiennent bon, sans rien attendre en retour.

 

Collectivement, c’est une autre question. Ils sont une centaine, réunis au sein de la Conférence épiscopale. Cette instance de décision fonctionne de manière éminemment collégiale. Les aspérités, les personnalités, les grandes intuitions y sont souvent réduites à néant. Tout comme l’audace et parfois… le courage.

 

La décision annoncée lundi par le Conseil d’État donnant «injonction» - donc obligation absolue! - au gouvernement de rétablir les cultes en France parce qu’il a atteint de façon «grave et manifestement illégale» à la «liberté de culte» pourrait sonner comme un camouflet pour cette institution qui n’a pas osé déposer une requête en ce sens.

 

Source: Le Figaro / Le Forum catholique

***

La Conférence des évêques de France (CEF) est la conférence épiscopale de l'Église catholique en France qui rassemble l'ensemble des évêques et cardinaux en activité résidant en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer, ainsi que les cardinaux français en retraite résidant en France.

La Conférence des évêques de France a été créée lors de sa première assemblée plénière, du 18 au 20 mai 1964 ( Kristell Loussouarn, "État des sources sur le Concile Vatican II dans les fonds conservés au Centre national des archives de l’Église de France (CNAEF)", Chrétiens et sociétés, mis en ligne le 12 juillet 2011 ) 

L'ensemble des évêques, qui constituent la Conférence, se réunit deux fois par an à Lourdes, en assemblée plénière. Cette assemblée prend des décisions concernant l'Église catholique romaine en France, et émet des avis sur des questions de société.

Le président et le vice-président de l'assemblée sont élus pour trois ans. Parmi les compétences de la conférence des évêques, on trouve, (recensées par Wikipedia) : les "questions de société", la "solidarité internationale", "l'écologie et l'environnement", "le patrimoine culturel", "l'accompagnement des pauvres et des exclus".

 

Commentaire éclairant trouvé sur le Forum catholique :

"Ceux qui ont fondé les fameuses écoles des ministères dans les années 70-80 se pensaient prophètes ; ils ont seulement déformé des gens soi-disant formés, ont installé un réseau de gens formés par la stasi locale (opposée au Magistère romain et très hostile ou indifférente à Jean-Paul II, ont introduit une grande confusion et déprécié le sacerdoce presbytéral.

"...Il se trouve des évêques très courageux et de plus en plus, qui après tout ont bien raison de mener leur barque et d'écouter poliment la CEF. L'Eglise a vécu sans conférence épiscopale et cette chose relève d'une ecclésiologie qui tend à introduire une hiérarchie bis." (Fin de citation)

Pour paraphraser Jean-Marie Guénois du Figaro, "quand le fondement juridique même de la liberté de l’exercice du culte en France est en cause", et que la Conférence des évêques de France n'a rien tenté pour rétablir cette liberté fondamentale, à quoi sert cette institution ? 

Si les évêques pourront à nouveau célébrer la messe en communauté avec leur peuple, plus vite que prévu, - il faut le dire - ils le doivent à ceux qu'ils avaient coutume de qualifier et de juger négativement (les "intégristes"), sans souvent leur apporter même les moyens nécessaires pour développer la liturgie traditionnelle.

Le recours en référé devant le Conseil d'Etat n'ayant pas été réalisé par la Conférence des évêques, mais par les associations catholiques traditionalistes, la messe traditionnelle étant devenue norme de liberté pour tous, sans doute les évêques auront-ils collectivement par exemple pour leur prochaine assemblée plénière à Lourdes un lent et long travail à mener pour parvenir à une meilleure défense des droits des fidèles et le bien de l'Église toute entière.

Sans doute aussi les évêques devront-ils chercher à imiter les qualités et les principes liturgiques qui auront nourri ces laïques catholiques de la base qui avaient été jusqu'ici si souvent ignorés, mis et laissés de côté.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 18:40
http://www.paixliturgique.fr/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2978

http://www.paixliturgique.fr/aff_lettre.asp?LET_N_ID=2978

1/ C’est parce que des fidèles de la liturgie « extraordinaire » l’ont demandé que les évêques de France, tel Mgr Aupetit, archevêque de Paris, et Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques, vont bénéficier plus tôt que prévu de pouvoir célébrer au milieu de leur peuple. C’est ainsi : l’initiative ne vient pas des évêques, ni même d’associations catholiques « ordinaires », mais de catholiques attachés à la messe traditionnelle et aussi de cet « incorrect » qu’est J.-F. Poisson. Ce faisant, ces catholiques traditionnels ne perdent pas de vue qu’ils n’ont pas demandé une « permission », mais qu’ils ont simplement profité des dispositions de la procédure en vigueur France pour desserrer l’étau d’une législation laïque illégitime.

 

 

2/ Ces catholiques de la messe traditionnelle ont, pour faire valoir la liberté de la messe, la longue habitude d’un combat qui dure depuis plus de 50 ans. Interdite de fait lors de la promulgation de la réforme liturgique qui a suivi le deuxième concile du Vatican, la messe tridentine a continué malgré tout à être célébrée par un nombre conséquent de prêtres, qui se sont ensuite multipliés du fait de l’œuvre de Mgr Lefebvre et de la « reconnaissance » que lui ont accordée à la fin les autorités romaines. Ils ont en somme défendu la liberté de cette messe avec leurs pieds (souvent avec leurs voitures, en faisant de nombreux kilomètres pours y assister…), en payant de leur personne et de leurs deniers pour défendre les prêtres qui la célébraient. Cela sans nulle « désobéissance », mais au contraire en toute soumission à l’obligation de confesser sa foi qui pèse sur tout catholique, une foi qui, du point de vue liturgique, est exprimée par ce véritable Credo cultuel qu’est la messe traditionnelle en regard d’une messe nouvelle qui estompe gravement la manifestation du sacrifice sacramentel, de l’adoration eucharistique, de la transcendance divine, de la hiérarchie sacerdotale.

 

 

3/ Dans les présentes circonstances, celles d’une éclipse du culte divin qui aura duré plus de deux mois, un certain nombre de prêtres ont fait en sorte que les sacrements soient toujours distribués et la messe dite, dans des conditions que les médias ont qualifiées de « clandestines ». Ces prêtres sont majoritairement des prêtres traditionnels, et aussi des prêtres de paroisses pour la plupart fort classiques et proches du monde traditionnel. Ils l’ont fait à la demande et avec le soutien des fidèles assistant habituellement à la messe tridentine. Ce qui peut s’expliquer très modestement par la compréhension théologale puissante du saint sacrifice de la messe que leur instille la liturgie qu’ils pratiquent ou qu’ils connaissent de près.

 

 

4/ Les suites de cette crise sanitaire seront assurément fort douloureuses pour l’Eglise, surtout en France. Une telle démission d’une majorité des pasteurs, un tel abandon des fidèles en ce qui concerne le bien le plus précieux qui soit, le saint sacrifice de la messe, ne pourra pas ne pas avoir des conséquences désastreuses. Bien plus que la terrible crise économique et sociale qui se prépare, c’est une crise religieuse aggravée dans laquelle nous allons entrer. La religion, en France spécialement, mais aussi en Italie, en Allemagne, et en bien d’autres endroits, sera plus encore marginalisée, et, ce qui est plus terrible encore, parce qu’elle volontairement accepté de se laisser marginaliser. Nous ne prétendons nullement que la messe traditionnelle va « tirer les marrons du feu », mais nous estimons qu’il est possible qu’elle joue plus encore un rôle de recours pour un catholicisme en décomposition accélérée. Expression vivante de la foi multiséculaire de l’Eglise, elle a la capacité d’exprimer notamment que la religion du Christ a vocation à être celle de la société tout entière. Elle est, par elle-même, et il faut le souhaiter par les convictions de ceux qui lui sont attachés, tout le contraire d’un acte marginal et « confiné » : elle est destinée à être, elle veut être, la célébration par le Christ-Roi du culte que rendent individuellement et en corps les membres de la Cité terrestre en marche vers la Cité céleste.

 

 

Source : Paix Liturgique / le Forum catholique

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 20:06
https://www.lanuovabq.it/it/il-silenzio-della-chiesa-sul-lockdown-e-una-resa-ai-barbari

https://www.lanuovabq.it/it/il-silenzio-della-chiesa-sul-lockdown-e-una-resa-ai-barbari

John Waters *

 

Source: La Nuova Bussola Quotidiana

 

( traduction )

 

La crise mondiale du confinement constitue l'assaut définitif sur les fondements de la civilisation occidentale construite sur les principes du christianisme. Mais plus encore que la reddition de la politique, du droit et des médias aux nouveaux tyrans, le silence des dirigeants chrétiens frappe, comme si Dieu n'avait rien à dire dans cette situation: un drapeau blanc de reddition qui invite les barbares à enfin prendre d'assaut les citadelles du christianisme.

La crise mondiale de confinement, du moins dans la mesure où sa logique et le vol de la liberté ont imprégné l'Occident - Europe, Amérique, etc. -, peut être décrite comme une attaque potentiellement définitive et mortelle contre les quatre États de la société moderne, c'est-à-dire de la communauté humaine qui a résisté pendant deux millénaires sur la base des propositions de Jésus-Christ pour un monde en harmonie avec sa véritable histoire de la création.

Bien que leur signification et leur définition aient changé au fil du temps, ces États, au cours de l'évolution de la civilisation occidentale - c'est-à-dire le christianisme - ont été les piliers qui ont soutenu et maintenu cet ordre social et spirituel historique durant sa période de croissance, de consolidation, d'apothéose et de déclin récent. Bien qu'ils aient muté, fusionné, rétréci et multiplié au fil du temps et des changements dans les formes de gouvernement - de la monarchie à la démocratie et maintenant, apparemment, à autre chose - les quatre États sont restés jusqu'à récemment les piliers de la sécurité, de la gouvernance, du leadership et de l'éducation, et ont assuré la survie, l'expansion et la prospérité de la plus grande civilisation que le monde ait jamais connue.

Les États, ou "États du royaume" tels qu'ils étaient au début, ont changé au fil du temps. Au début, cela signifiait une division entre noblesse, clergé, bourgeoisie et paysans; plus tard, à mesure que les sociétés se sont institutionnalisées, le concept est passé à quelque chose de proche de la séparation des pouvoirs au sein du gouvernement: exécutif, législatif, judiciaire et de presse.

Le terme "quatrième État", qui renvoie à la presse, a été inventé à la Chambre des communes en 1787 par le philosophe et homme politique irlandais Edmund Burke, dans le discours prononcé lors d'un débat à l'occasion de l'ouverture du Parlement à la presse. Il a commencé la discussion en se référant d'abord à ce qui à l'époque était considéré comme les "trois États" - les seigneurs cléricaux du royaume, les seigneurs laïques et la Chambre des communes - puis, en désignant les bureaux de presse, il a déclaré: "Il y a un quatrième État plus important que tous les autres réunis ».

À notre époque, nous avons donc vu le concept d'États gouvernementaux changer à nouveau parce que, dans les vagues de laïcité qui ont traversé la civilisation occidentale depuis les Lumières, les Églises sont devenues de plus en plus marginales, et leur rôle et leur fonction ont été usurpés par d'autres, comme des artistes et des célébrités. Cependant, on peut dire qu'en ce qui concerne le leadership intellectuel, les quatre piliers ont continué d'être généralement compris comme la politique, la religion, le pouvoir judiciaire et les médias.

Dans la crise de Covid-19 de ce printemps 2020, nous avons assisté à ce qui semble être l'assaut final contre les quatre, un coup d'État culturel imposant qui menace désormais de submerger et de supplanter le cœur de la société démocratique, comprise en termes chrétiens.

Au fil des jours, des semaines et des mois de confinement, l'Occident , autrefois relativement calme, a connu une aliénation et une gêne croissantes, provoquées par l'explosion soudaine du chômage, les fermetures d'entreprises, la pauvreté généralisée et les difficultés croissantes, la dislocation sociale, l'augmentation de la criminalité et de la violence, la perte de maisons et de propriétés en raison d'hypothèques non payées, de problèmes de santé causés par l'anxiété et la dépression, l'effondrement de petites entreprises et d'entreprises familiales, des pertes d'emplois considérables, des "décès par désespoir" , y compris les suicides, l'alcoolisme et d'autres dépendances, etc. : tout cela, à son tour, se traduit par une réduction de la santé et du bien-être personnel et général, annulant complètement et même renversant les objectifs déclarés du confinement.

Les statistiques de la "pandémie", qui paraissaient déjà très contestables, prouvent désormais le résultat d'exagérations, de manipulations et de falsifications des taux de mortalité.

 

Lire : Le Covid-19 est une maladie qui tue moins qu’on ne le pensait au départ de la pandémie

 

Les statistiques indiquant les conséquences du "confinement" sont cependant préoccupantes et décrivent d'emblée une civilisation en crise. Des magasins, des entrepôts et des entreprises ont dû fermer. La production industrielle a chuté. Les écoles et les universités sont fermées. Les rues se sont vidées, les installations sportives sont fermées, tout comme les théâtres, cinémas, cafés, restaurants, bars et presque tous les services que l'on retrouve dans une société civile normale. Le gouvernement a ordonné aux gens de rester chez eux indéfiniment et de ne pas avoir d'interactions sociales avec des personnes extérieures à leur famille. Les plus de 70 ans ont été interdits de quitter leur domicile. Même en temps de guerre, le peuple de Grande-Bretagne, sous l'attaque quotidienne d'avions de guerre allemands, n'a pas été soumis à de telles restrictions draconiennes. Le pays était en guerre et menacé d'une invasion imminente, mais une vie normale était toujours possible.

Sous la domination d'organisations de santé mondiales et d'experts scientifiques, la classe politique occidentale a substantiellement sauvé, renversé et cédé ses responsabilités représentatives, annonçant essentiellement la loi martiale à la demande de personnages non élus et largement invisibles, sur le fondement d'une maladie de type de grippe. Les médias, le célèbre Quatrième État baptisé par Edmund Burke, ont assumé le rôle de bras de propagande de l'insurrection, refusant de remettre en cause le moindre aspect pertinent du coup d'État. L'organe judiciaire du gouvernement a montré, en principe, la volonté de consentir à la logique et aux impératifs de ce qui ne semble être qu'une peur colossale, sinon un véritable battage médiatique.

Dans mon pays, l'Irlande, j'ai tenté d'intenter une action en justice contre les termes de ce confinement mondial, introduit par le gouvernement irlandais pendant la Semaine Sainte; mais jusqu'à présent, la réponse a été le silence, l'évitement et l'hostilité. La semaine dernière, un juge a rejeté notre demande de traduire en justice la législation pertinente.

Mais peut-être le pire a été le comportement des églises: pas nécessairement parce qu'elles ont refusé d'ouvrir leurs églises, même si c'est là que tout commence, mais surtout parce qu'elles ont refusé d'ouvrir la bouche et de parler à leurs fidèles des tyrans qui ont infligé de telles blessures à notre civilisation et à nos communautés.

Pour la première fois de mémoire humaine, les services religieux ont été suspendus et les églises fermées. À une époque de stress et d'anxiété énormes, les gens se voyaient refuser le confort des pratiques et des rites religieux, souvent sans même la moindre considération de la possibilité d'une "distanciation sociale" au sein des églises ou d'autres options pour protéger la santé des fidèles contre la propagation du virus. Pour de nombreuses personnes âgées et dévouées, cela équivaut à un traitement cruel et inhumain.

Le fait que les fidèles chrétiens se soient vu refuser l'accès à leurs églises, aux sacrements, pendant cette horrible période de Pâques 2020, est quelque chose d'impardonnable pour moi. Que les personnes qui ont vécu leur vie au sein de la communauté chrétienne soient laissées seules, non seulement sans le confort de leurs proches, mais aussi sans les ministères d'un prêtre de Dieu, est une infamie qui ne pourra plus jamais être effacée de l'histoire humaine. Le fait que ces fidèles chrétiens aient été enterrés à la hâte par des groupes de membres de la famille masqués et terrifiés, sans la présence d'amis et de parents, alors que les dirigeants des Églises se sont alliés aux tyrans responsables au niveau mondial, est, je crois, irrécupérable.

Le fait qu’il n’y ait presque pas eu de prises de paroles de la part de ceux qui ont la responsabilité du leadership spirituel et qui sont consacrés par le courage de leur foi, est pour moi l’aspect potentiellement définitif de la crise actuelle. Parce que si ces supposés dirigeants des Églises ne parlent pas courageusement du Christ et de ce que signifie le Christ, cela ne suggère-t-il pas une conviction de leur part - comme d’autres éléments de la culture le montrent - selon laquelle tout cela est insignifiant ? Qu’il n’y a pas de Dieu qui ait un projet pour l’humanité ? Que tout dépend à présent de la science? Qu’ils ont hissé le drapeau blanc de la reddition pour inviter les barbares à enfin prendre d’assaut les citadelles du christianisme?

N'est-ce pas le sens du silence? Sinon, c'est quoi?

 

* Journaliste et écrivain irlandais

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 20:21
https://twitter.com/CatholicSat/status/1262266918268030977

https://twitter.com/CatholicSat/status/1262266918268030977

"Aujourd'hui, alors que la célébration publique de la messe reprend en Italie, le pape François ouvre la voie ad orientem.'' (Source).

''Ce 18 mai marque le centenaire de la naissance de saint Jean-Paul II.'' Le Pape François a donc célébré ''à cette occasion la messe sur la tombe du Souverain Pontife polonais'' (Vatican News).

 

Source: CatholicSat TwitterLe Forum catholique

Le Cardinal Sarah se recueille devant la tombe de Jean-Paul II :

 

https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=895790

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 18:08
https://www.marcotosatti.com/2020/05/16/eucarestia-guanti-monouso-assurdo-igienico-e-profanazione/

https://www.marcotosatti.com/2020/05/16/eucarestia-guanti-monouso-assurdo-igienico-e-profanazione/

Source: Marco Tosatti

 

( traduction rapide )

 

Marco Tosatti

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, l'avocate Maria Stella Lopinto nous a envoyé une réflexion bien documentée pleine de bon sens, ainsi que de sensibilité religieuse et de foi, sur les dispositions émises concernant la distribution de l'Eucharistie dans les messes qui à partir du 18 mai devraient pouvoir être célébrés en présence des fidèles (en Italie. Ndlr.). Bonne lecture.

 

LA FOI DU CHARBONNIER SUFFIT

 

Cher Dr. Tosatti,

 

quelques jours se sont écoulés depuis le protocole fatidique du 7 mai 2020.

 

Avant même d'aborder la question brûlante de la distribution de l'Eucharistie avec des gants, j'aimerais souligner brièvement un aspect formel de ce document : l'Église catholique est la seule à pouvoir disposer de la liturgie et de l'administration des sacrements dont elle est la gardienne, et par conséquent la CEI, qui n'est pas l'Église, a signé ce document en abusant de pouvoirs qui ne lui appartiennent pas, puisque ces dispositions dénaturent substantiellement les accords passés avec la République italienne, vidant de leur contenu les règles essentielles qui établissent que l'Église est indépendante et souveraine et, en tant que telle, libre d'exercer sa mission pastorale, sa sanctification, son organisation, et l'exercice public du culte (art. 1 et article 2 de l'accord du 3 juin 1985). Que conclure sinon que le protocole est une mesure anormale ? Comment l'État italien peut-il s'immiscer dans des affaires qui ne sont pas les siennes et que la Conférence épiscopale italienne signe ?

 

Et pas seulement cela. De nombreux détails suggèrent que le protocole qui n'a été signé que par le cardinal Bassetti, en fait, a été transmis avec une lettre d'accompagnement du ministère de l'Intérieur qui le définit comme "mesures de sécurité nécessaires pour s'y conformer", sur un papier mal photocopié et granuleux, sans en-tête, avec des termes qui disent exactement par qui il a été préparé, certainement pas la CEI, avec un ton affirmé et unilatéral, venant d'un côté qui ordonne et adressé à un autre qui "se conforme", rempli d'une série de "mode d'utilisation .... les portes restent ouvertes ... il n'est pas permis ... il est permis ... les fidèles veillent ... à ce que le sacrement soit administré ...".

 

Cet emploi de l'impératif ne peut être utilisé que d'une partie à l'autre, ce qui, dans un protocole, est tout à fait inapproprié et révèle qu'il ne s'agissait pas du tout d'un accord - la seule forme qui aurait pu trouver place conformément à l'article 13, paragraphe 2 de l'accord de 1985 -, car ici deux parties d'égale dignité n'apparaissent pas du tout, au contraire la dignité du Saint-Siège est complètement ignorée, pour employer un euphémisme.

 

Sans considérer que le document n'indique pas un terme définitif d'efficacité ni une référence utile pour le déterminer, ainsi, après avoir été privés de messes depuis le 9 mars, le résultat est qu'ils "permettent" (selon la terminologie autoritaire établie) qu'elles ne soient finalement célébrées avec le peuple que sous certaines conditions, et espérons-le, pas sans terme indéfini. Nous courons le risque, en somme, que les messes soient ainsi limitées à volonté par le ministère de l'Intérieur.

 

Quoi donc en penser? Si le Protocole est un acte anormal, il pourra peut-être engager le Saint-Siège jusqu'à ce qu'il intervienne pour le dénoncer, ce qui est quelque peu difficile au niveau international. Cependant, il n'engage ni les évêques, ni les prêtres, à moins qu'ils ne le reconnaissent eux-mêmes. Il pourra à la limite (car ils ne sont pas obligés d'obéir à des choses contraires à la foi et à la morale) engager les prêtres, mais pas faire que l'acte soit légitime, parce que leurs évêques respectifs ont à leur tour des protocoles plus stricts encore, comme c'est déjà malheureusement le cas.

 

Ce qui m'intéresse, c'est que cela ne lie certainement pas les fidèles.

 

En fait, je ne m'attarderai pas sur l'anachronique "permission" de célébrer les messes avec le peuple à l'aube du 18 mai, alors qu'il est déjà question d'ouvrir des salles de sport et que dans les supermarchés, toutes les réglementations relatives aux limitations ont en fait été levées et que jusqu'à présent, personne ne s'est préoccupé, pour ne citer qu'elle, de la contagion causée par l'échange d'argent. Un de mes amis m'a écrit : quelle est la différence entre l'Italie et l'Église d'État chinoise ? S'il y avait cet accord en Chine, nous avons le nôtre !

 

La seule réflexion, sans préjudice de ladite clarification sur l'anomalie du Protocole puisque la personne qui l'a signé n'avait pas la procuration sur la reddition qu'il a signée, c'est qu'avec ce document les pouvoirs du Saint-Père apparaissent tristement vides également, vu que toute conférence, sans pouvoir ni en ce qui concerne les évêques, ni en ce qui concerne la discipline des relations avec un autre État, a pu se permettre de faire ce que seul le pape peut faire, en l'autorisant. Le scénario qui ouvre cet abus est inquiétant. Le fort écho du "Quo vadis" se fait entendre. Il faut espérer que personne ne quittera Rome.

 

L'aspect qui me préoccupe davantage est lié à une réflexion à laquelle j'ai été induit par le commentaire de nombreux collègues et amis qui, voulant me distraire de l'enquête sur la question de la distribution avec des gants, ont fait appel au fait qu'il s'agit d'une affaire de spécialistes (liturgistes, canonistes et théologiens) et il ne nous appartient pas de la traiter.

 

Cependant, la montée des voix discordantes sur l'interprétation du document et des premiers protocoles locaux des différents diocèses m'ont d'autant plus convaincu que, s'il est toujours important d'avoir la science et la conscience de son propre comportement, c'est surtout dans cette période de démembrement des droits de la personne, en laquelle il est facile de s'habituer aux mensonges et de perdre le sens de la vérité, jusqu'à ce que vous soyez heureux d'avoir la messe "à tout prix".

 

La considération que le Protocole est un règlement anormal va de pair avec le fait que la loi n'est pas en soi juste pour le simple fait d'être loi. De ce point de vue, nous n'avons malheureusement pas été éduqués et c'est pourquoi un effort plus important est nécessaire pour donner un poids approprié à la "loi". Nous souffrons toujours du lavage de cerveau, d'invitations continues à "observer les règles avec responsabilité": nous évoquons des termes, les "règles", désormais remplies de contenu autoritaire et qui n'ont rien à voir avec un bon objet et une fin et avec la responsabilité qui en découle.

 

La loi n'est pas bonne en soi et ne dégage donc pas la responsabilité de se livrer à un comportement déloyal en son nom, car la personne est toujours libre de choisir et, en tant que telle, elle est responsable de son comportement.

 

Si cela est ignoré, le risque est la naturalisation de l'être humain, qui conduit à des comportements qui vont au-delà de la rationalité et de la liberté.

 

J'omets la réglementation du quota d'entrée dans les églises, car elle n'affecte pas les questions dans lesquelles chacun de nous peut interférer, mais surtout en ne se rapportant pas directement aux questions morales, elle peut être compatible avec les règles de prudence ordinaires et en tant que telle acceptable.

 

Au contraire, la question de la distribution de l'Eucharistie avec des gants jetables concerne directement une question de foi à laquelle il n'est pas indifférent de donner ou non un consentement abstrait ou même de coopérer avec elle avec son propre comportement.

 

Ce que ces collègues et amis m'ont contesté, c'est-à-dire qu'il s'agisse d'une affaire spécialisée de liturgistes et de théologiens, ce qui n'est pas vrai. Il n'est pas concevable que l'on puisse si facilement abdiquer sa conscience, même si le caractère exceptionnel des faits pouvait l'absoudre. C'est évidemment une tromperie. Il n'est pas non plus concevable qu'une chose aussi importante puisse être remise en question ni déléguée à la libre interprétation de tel ou tel évêque. Au lieu de cela, la foi du charbonnier est suffisante. Chacun de nous devrait être capable de comprendre ce qui est conforme à la foi et ce qui ne l'est pas. Pas besoin de théologiens ou d'élucubrations sonores. Ce serait bien s'il y en avait, il serait souhaitable qu'il y ait des pasteurs et des enseignants, mais cela ne peut pas constituer un alibi pour accepter tout ce qu'ils nous proposent, surtout en ce moment historique où il est plus vrai que jamais que chacun de nous est une église. Le sensus fidei devrait suffire à tout le monde pour comprendre ce qu'est la vérité. Et en ce qui concerne la distribution avec des gants, même le plus simple des baptisés qui a reçu la connaissance de base du catéchisme, devrait être capable de comprendre s'il s'agit d'un acte qui ignore la présence réelle de Dieu dans l'Eucharistie, le fait principal de notre Alliance.

 

J'ai donc essayé de mettre quelques idées en forme pour tenter de comprendre et décider.

 

La prémisse est que c'est une vérité de foi que le corps du Christ est présent dans l'hôte consacré, tout comme il est pleinement présent même dans les particules les plus petites et les plus infinies dans lesquelles la particule devrait être divisée.

 

Cette simple considération suffit pour conclure que la simple idée ou la simple vue d'un prêtre qui met des gants à l'autel doit susciter la consternation, pour ne pas dire le scandale, et faire percevoir comme indigne, indécente, offensante, irrespectueuse, la distribution de l'Eucharistie avec des gants jetables.

 

Le doute légitime que le recours à cette disposition ait pu être causé par une raison sérieuse, proportionnée et raisonnable telle que la préservation de la contagion, conduit à considérer immédiatement que les mains d'un prêtre qui s'apprête à consacrer sont nécessairement propres, étant donné qu'il existe déjà des "normes" liturgiques qui prévoient qu'il doit se laver et se purifier les mains avant de célébrer, précisément en vue de l'acte suprême qu'il va accomplir, à tel point que dans les sacristies il y a un bassin spécial. Donc dans le plus il y a le moins: s'il a les mains suffisamment propres pour toucher l'Hostie, il a les mains suffisamment propres pour la distribuer aux fidèles.

 

En outre, la formulation du paragraphe 3.4 du Protocole s'exprime comme suit : "La distribution de la Communion aura lieu après que le célébrant et l'éventuel ministre extraordinaire ont pris soin de l'hygiène de leurs mains et porté des gants jetables". Les gants ne doivent donc être portés qu'une seule fois et non pas chaque fois que la communion est distribuée à chaque fidèle. On aurait plutôt pu s'attendre à ce que, pour se prémunir contre la contagion, un changement de gants soit prescrit pour chaque fidèle (ce qui est évidemment absurde à concevoir). Ce n'est pas le cas, et donc en théorie les gants pourraient déjà être infectés après leur distribution au premier croyant. Il est alors clair que la prescription n'a pas pour but de préserver de la contagion, ni ne tient compte de la santé des fidèles, car précisément les gants pourraient être un vecteur de contagion. Sur la base d'une simple observation, n'importe qui pourra donc en déduire que la disposition est inutile. Il est inutile de porter des gants, car ils n'épargnent pas de la contagion. La raison de la prescription d'une chose aussi grave et inutile pourrait être une simple insouciance ou une intention de profaner l'hôstie consacrée ou un abus de pouvoir de la part de l'État athée.

 

En tout état de cause, si l'utilisation de gants n'est pas nécessaire pour des raisons de santé, son caractère raisonnable et proportionné est exclu. Par conséquent, comme il n'y a même pas de raison sérieuse d'accorder, ni même de raison sérieuse de justifier leur utilisation, ils finissent par n'être qu'une profanation.

 

Supposons un instant que les gants n'aient pas toute cette charge offensive intrinsèque, c'est-à-dire qu'ils ne soient pas si indécents.

 

Voyons voir.

 

Nous savons que les gants jetables adhèrent à la peau jusqu'à ce qu'ils s'y collent, il n'est pas facile de les arracher d'un mouvement rigide, mais il faut les arracher parce qu'ils collent, ils s'attachent et deviennent souvent une masse informe, et c'est une entreprise inutile malgré une manipulation insistante pour essayer de les ramener à leur forme originale après les avoir arrachés, parce qu'ils s'effilochent, ils se cassent.

 

Il s'ensuit que la distribution des hosties consacrées avec des gants à usage unique les expose intrinsèquement à la dispersion des minuscules particules eucharistiques, qui pourraient rester cachées et écrasées entre les plis, et à l'impossibilité matérielle de les retrouver et de les purifier, même avec une opération minutieuse. Par conséquent, même si les gants jetables étaient absurdement décents, le simple fait de les exposer à la dispersion des particules constitue une fois de plus seulement et uniquement une profanation.

 

De plus, la définition même des "gants jetables" implique qu'ils ne peuvent pas être purifiés. Ce que le prêtre purifie est un objet d'une valeur et d'une dignité particulières et pour ce sujet à usages multiples, comme le caporal.

 

Les gants en question, par le seul fait d'être jetables, sont en matière très basse, leur durée de vie est courte car ils sont par définition "jetables".

 

Les gants jetables ne peuvent donc pas être purifiés soit parce qu'ils sont destinés à être jetés, soit parce qu'ils ne se prêtent objectivement pas à cette opération.

 

Et s'ils ne peuvent pas être purifiés, une fois utilisés pour distribuer des hosties consacrés, en théorie, selon la liturgie, ils devraient être brûlés, mais déjà c'est une notion complexe, pas du catéchisme pour les enfants, nous irions donc au-delà de ce que nous nous sommes fixés (cependant , probablement le matériau dont ils sont faits ne permet même pas la destruction par le feu). Cependant, il permet de saisir le sens de la mauvaise utilisation des outils "jetables" pour la distribution des hosties consacrées, précisément à cause intrinsèquement de matériel non digne d'une telle utilisation et qui expose à la dispersion automatique des particules.

 

Un objet "à usage unique", non purifiable, peut-il être utilisé en vain pour distribuer des hosties consacrées, puisqu'il est par définition "jetable", c'est-à-dire destiné à être "jeté" en plus des restes d'hosties consacrées?

 

Même un enfant avec des notions de catéchisme saurait répondre: non.

 

Par conséquent, distribuer l'Eucharistie avec un instrument qui implique intrinsèquement la dispersion des particules de l'Hostie qui lui sont attachées, constitue une manifestation de manque de foi dans la présence réelle et une coopération directe avec la dispersion de ces particules. Recevoir la Communion à travers cette distribution ne constitue pas un acte indifférent à la morale, car il l'accepte et coopère avec elle. Cela vous donne votre consentement, même si ce n'est pas avec une pensée explicite, mais oui avec le comportement.

 

Il n'est donc pas nécessaire de recourir à des citations théologiques de haut niveau. Ce qu'ils nous ont appris sur le catéchisme est suffisant. Le sensus fidei naturel est suffisant.

 

Toute autre connaissance, comme le magnifique hymne de saint Thomas ou les écrits de saint Alphonse, ne peut que nous corroborer dans cette foi, mais elle ne serait pas décisive, sauf que c'est précisément à partir de ces sources que nous avons appris les mêmes vérités de foi.

 

Cela devrait être suffisant pour vous dissuader de participer, dans la mesure du possible, aux messes où vous distribuez la communion avec des gants et en tout cas de prendre la communion de cette manière.

 

À ces fins, il n'est pas nécessaire de discerner s'il s'agit d'un sacrilège ou non.

 

Bien que plusieurs aient évoqué le sacrilège.

 

Le cardinal Sarah, précisément dans un article du 7 mai, stigmatise certains comportements sacrilèges contre l'eucharistie et il n'est pas impossible de penser que, même s'il n'a pas examiné le cas spécifique envisagé par le Protocole, sachant très bien quel aurait été son contenu, il a voulu de cette façon donner un enseignement précis sur ce sujet. A propos de la distribution avec des gants.

 

Le Card. Sarah dit (dans l'article que je vous attache avec le Protocole): "Nous entendons des histoires de SACRILEGE qui vous coupent le souffle: des prêtres qui enveloppent les hosties consacrées dans des sacs en plastique ou en papier ... ou d'autres aussi qui distribuent la sainte communion et utilisent par exemple des pincettes pour éviter la contagion…. CETTE MANIÈRE DE TRAITER JÉSUS COMME UN OBJET SANS VALEUR EST UNE PROFANATION DE L'Eucharistie… La communion n'est pas un droit".

 

De même, Don Gino Oliosi, un exorciste, concernant la distribution avec des gants, dit que c'est la main du prêtre qui doit être consacrée, et non les gants : "si les fragments de l'hostie restent sur le gant, qui doit alors être détruit, que faisons-nous, nous détruisons le Corps du Christ dans la poubelle ?" ( https://www.cristianitoday.it/prendere-con-i-guanti-leucarestia-e-come-gettarlo-nellimmondizia-parla-unesorcista/ )

 

 

Le père Flavio Uboldi, théologien capucin, à propos de donner Jésus avec des gants, dit que "c'est une profanation qui frise le sacrilège". Cela signifie ne pas avoir de respect pour Jésus-Christ présent dans l'Eucharistie et même pas pour les fidèles qui le reçoivent. Il y a aussi le problème des fragments du Corps du Christ qui peuvent rester attachés aux gants et nous ne savons pas ce qui leur arrive". ( https://lanuovabq.it/it/da-fatima-a-civitavecchia-siamo-dentro-il-terzo-segreto )

 

Alors: est-ce un sacrilège? Certes, sur la base du sensus fidei, c'est répugnant, tout comme cela devrait repousser tout prêtre.

 

Cependant, voulant aller au-delà de la "simple foi", selon le Code de droit canonique, can. 1367, "Quiconque profane les espèces consacrées, ou les enlève ou les conserve à des fins sacrilèges, encourt l'excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique".

 

Puisque c'est le prêtre qui fait l'acte de distribuer avec des gants et on ne peut pas connaître ses intentions (profanation volontaire des Hôtes consacrés), ni ce qu'il va faire avec les gants et les particules résiduelles (la norme pose deux hypothèses: la profanation sic et utilisation simpliciter et sacrilège par élimination et conservation, même si certains comprennent le cas unique et déterminé par le but), nous pouvons seulement dire qu'abstrait oui, cela peut être un sacrilège. Cela peut potentiellement être un sacrilège car de nombreux éléments extérieurs peuvent faire croire que ce geste constitue un manque de foi et une obéissance à un sujet autre que l'Église auquel seuls les prêtres sont plutôt obligés. La preuve externe est: l'obéissance à une disposition de l'État, à travers un accord illégitime avec l'autorité de l'Église non hiérarchiquement ordonnée - la CEI -, l'utilisation d'un instrument inutile, non nécessaire, déraisonnable et non proportionné dans la distribution de l'Eucharistie, non soumis à purification et probablement même pas à la destruction par le feu, mais théoriquement destiné à être jeté dans les déchets, n'ayant pas été discipliné et laissé à la bonne volonté et à la volonté des individus le moyen de ne pas disperser les particules résiduelles de l'hôte. L'hypothèse de certains selon laquelle le prêtre peut purifier les doigts en les plongeant dans le purificateur, "avant d'enlever les gants et avant même de ranger le SS Sacramento, en évitant toute sorte de dispersion", ne semble pas surmonter deux inconvénients: d'une part, il reste également dans ce cas, il évite de détruire les gants, car ils ne sont pas réutilisables et ne peuvent pas être éliminés comme de simples déchets, avec toute incertitude déjà détectée, en revanche les gants jetables ont une fragilité et une détérioration telles qu'il n'est pas exclu qu'ils se cassent pendant la utiliser ou même en essayant de les purifier avant de les retirer des mains, avec dispersion définitive des particules.

 

Il est donc confirmé que l'hypothèse ne peut être qu'un sacrilège potentiel et une occasion de scandale. Cependant, il n'est pas nécessaire de vérifier qu'il s'agit bien d'un sacrilège pour décider de participer ou non à la distribution de l'Eucharistie avec des gants. Les preuves décrites sont suffisantes.

 

Que faire? L'hypothèse extrême, le drame, est de savoir si, en plus du Protocole, l'Évêque a même lié les prêtres à d'autres protocoles, si le curé ne se sent pas obligé en conscience de rejeter de telles pratiques, si la paroisse est la seule église dans laquelle pour pouvoir assister à la messe: dans ce cas, il faut se souvenir de ce qu'a dit le cardinal Sarah et qui fait aussi partie du sensus fidei, c'est-à-dire que la communion n'est pas un droit, ce qui signifie qu'il n'est pas légal de le faire "à tout prix". L'important est d'assurer le bien de la messe et ensuite d'espérer pouvoir recevoir la communion plus tard, en espérant que le prêtre ne soit pas aussi "obéissant à l'Etat" pour utiliser les gants inutiles dans ce cas aussi, et en espérant qu'il la donnera dans la bouche, car cela devrait être un choix et non une obligation. Sinon, meilleure est la communion spirituelle.

 

Si, en revanche, vous avez la possibilité de choisir, après avoir demandé au curé s'il utilisera des gants (donc au cas où il doute qu'il ne soit pas moral de le faire), vous pouvez toujours changer l'église et en chercher une dans laquelle on agit en appliquant la raison et en vivant la Foi.

 

Rome, 16.5.2020 maria stella lopinto

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 17:26
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/messe-en-drive-in-a-chalons-en-champagne-pour-la-confession-allumez-vos-feux-de-detresse-20200517

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/messe-en-drive-in-a-chalons-en-champagne-pour-la-confession-allumez-vos-feux-de-detresse-20200517

Source: Le Figaro

 

Environ 500 fidèles dans quelque 200 voitures ont participé à la messe ce dimanche, célébrée par l'évêque local.

«Cette messe en voiture, c'est plus qu'un dépannage. C'est une vraie messe. C'est une victoire de la vie», explique à l'AFP Mgr Touvet, évêque de Châlons, à l'origine de l'initiative. Une première en France selon lui.

C'est en tout cas «une première expérience» plutôt exaltante pour Catherine, une senior, parmi les premières à s'engager dès 9H sur les trois hectares du parking où sera dite la messe à 10h30. «La messe m'a vraiment manqué», confie-t-elle, vitre ouverte et masque sur le visage. Elle dit son plaisir de retrouver enfin les croyants ensemble après deux mois de confinement. À l'intérieur de l'habitacle, l'autoradio est déjà branché sur RCF Coeur de Champagne, la radio diocésaine qui retransmet la messe en direct pour éviter que les croyants sortent de leur voiture.

Les prêtres s'avancent entre les rangées de voitures pour distribuer la communion. Des vitres ouvertes se tendent des mains en coupe préalablement passées au gel hydroalcoolique. «Des mains propres donnent l'hostie, des mains propres le reçoivent», résume Mgr Touvet.

À deux ou trois voitures de là, Pascal est venu du sud d'Epernay sans peur aucune à la célébration. «Pourquoi avoir peur ? Il faut vivre ! On va être enfin tous ensemble, ne serait-ce que par la radio», dit-il.

 

À lire aussi : «La liberté de culte serait-elle moins importante que la liberté de consommer?»

 

Un peu plus loin dans sa petit Fiat bleu pastel, Marie-Lorène, la cinquantaine, s'enthousiasme de la «riche idée» de son évêque. «Il faut innover. L'église est dans le monde. Elle s'adapte», proclame-t-elle. «On est catholiques. On a des idées», ajoute en écho Mgr Touvet avant de gagner son autel de campagne installé dans une remorque de camion.

 

Feux de détresse

 

Au bas de l'estrade improvisée où la croix et une statue de la Vierge trônent en majesté, une dizaine de prêtres et de diacres sont disposés en arc de cercle, leurs sièges soigneusement distants les uns des autres. Ils distribueront les hosties, «3 à 4000, au cas où», indique Florent Masson, en charge de la communication au diocèse de Châlons. «La consigne c'est : si les gens veulent recevoir la communion, ils mettront leurs feux de détresse», leur avait expliqué peu avant la messe l'un des prêtres en charge de la liturgie. L'image est singulière: des dizaines de feux de détresse se mettent à clignoter sur le parking. Les prêtres s'avancent entre les rangées de voitures. Des vitres ouvertes se tendent des mains en coupe préalablement passées au gel hydroalcoolique. «Des mains propres donnent l'hostie, des mains propres le reçoivent», résume Mgr Touvet. «À situation exceptionnelle, disposition exceptionnelle», ajoute-t-il.

Pour passer sous les fourches caudines de la préfecture, le diocèse de Châlons a en effet déployé des trésors d'ingéniosité pour rendre possible un évènement préparé en plein confinement. Les règles sanitaires étaient drastiques : pas plus de quatre personnes par voiture venue d'un rayon de cent kilomètres autour de Châlons-en-Champagne, masques et gel obligatoires, covoiturage interdit, défense de sortir des voitures... «Nous n'avons obtenu l'autorisation qu'au début de la semaine dernière après une quinzaine de jours de travail», signale Florent Passion.

Ce dimanche, il peut répondre positivement à la question qui angoissait tant selon lui l'équipe d'organisation: «Est-ce que c'est possible?». «J'espère que cela va continuer», suggère un fidèle. «Dans quelques jours nous célèbrerons la Pentecôte dans nos églises retrouvées. Ou encore ici», répondait sans certitude l'évêque de Châlons dans son sermon. «Et nous accomplirons les signes du Royaume dans ce monde blessé et terrassé par un petit virus invisible».

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 17:17
https://www.proliturgia.org/actua.html

https://www.proliturgia.org/actua.html

Source: Pro Liturgia, Mercredi, 13 mai 2020.

On trouve sur plusieurs sites internet la formule « rendez-nous la messe ». C’est une demande adressée aux évêques qui ont supprimé les messes paroissiales pour se plier aux règles édictées par le gouvernement afin de faire face à la pandémie de coronavirus.

« Rendez-nous la messe » ? A vrai dire, on ne voit pas très bien comment on pourrait nous rendre en ce temps de pandémie ce qu’on nous avait déjà confisqué bien avant le début de la crise.

Car bien avant la diffusion du virus, on nous avait déjà supprimé la messe pour la remplacer par quelque chose qui n’avait de messe plus que le nom. Qu’on se souvienne des appels lancés par Jean-Paul II puis par Benoît XVI dans le but de donner aux fidèles l’occasion de retrouver la messe, la vraie, pas celle bricolée par tel célébrant ou telle équipe liturgique. En ces temps-là, personne ne demandait que la messe véritablement « catholique » - c’est-à-dire célébrée sans ajouts, omissions ou modifications et avec une place majeure donnée au chant grégorien (cf. Vatican II et Introduction générale du Missel romain) - fut rendue aux fidèles, la majorité des pratiquants se satisfaisant de “célébrations reconstituées” ou de “messes-puzzles”.

Oui, messeigneurs les évêques, « rendez-nous la messe » : nous n’avons pas attendu l’actuelle pandémie pour vous adresser à temps et à contretemps cette demande à laquelle, reconnaissez-le, vous n’avez jamais donné suite. Mais par pitié, ne nous réchauffez pas les simili-liturgies que vous nous serviez avant la pandémie : rendez-nous « LA » messe !

 

Lundi, 11 mai 2020. Le P. Georg Rheinbay, curé de la paroisse Saint-Michel de Hackenheim (dioc. de Mayence -D-) a déclaré dans son homélie de dimanche dernier que « l’humanité est dans une crise profonde dans laquelle plonge aussi l’Église. » Le prêtre a violemment critiqué l’idée selon laquelle les décisions politiques en rapport avec l’épidémie de coronavirus étaient justifiées par le fait qu’elles concernaient la protection de la vie humaine. Et d’ajouter : « En Allemagne, chaque année, 120 000 personnes meurent en raison de leur consommation de tabac, dont 3 000 ne sont que des fumeurs passifs. Où est la législation d’urgence qui interdit de fumer en Allemagne ? Les accidents font 3 000 morts chaque année. Pourtant, aucune loi n’interdit la conduite des véhicules. Curieusement, ce n’est que dans le cas des décès par effet plus ou moins avéré de coronavirus qu’il y a des discussions. Et quiconque essaie de peser le pour et contre des décisions prises est immédiatement considéré comme un méprisant cynique. »

Le P. Rheinbay est tout aussi sévère avec l’Église en Allemagne qui, dit-il, abandonne ses propres croyants : « Aujourd'hui, les évêques permettent à l’État de décider du don des sacrements ! Je n’ai pas le droit de baptiser un enfant sauf s’il est en danger de mort. Je n’ai pas le droit de célébrer un mariage. Je ne peux pas célébrer l’Eucharistie avec les fidèles. Je ne suis pas autorisé à visiter les mourants pour les accompagner, leur apporter la communion et leur donner l’extrême onction. »

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 18:37
https://www.lanuovabq.it/it/benedetto-papato-spirituale-vs-dittatura-anticristica

https://www.lanuovabq.it/it/benedetto-papato-spirituale-vs-dittatura-anticristica

( traduction rapide )

 

Les réponses de Ratzinger dans le livre de Seewald, "Benedikt XVI: Ein Leben", en disent beaucoup plus que ce qui s'est produit jusqu'à aujourd'hui. Le pouvoir de l'Antéchrist ne se révèle pas seulement avec la légitimité de l'avortement et des unions homosexuelles, mais s'incarne dans une "dictature mondiale d'idéologies apparemment humanistes" qui exclut les chrétiens fidèles du consensus social. Ceci est lié à la renonciation et au titre de "Pape émérite", avec lequel Benoît XVI entendait renforcer le pouvoir spirituel de l'Église. Qui est basé sur la prière.

 

Les paroles de Benoît XVI, divulguées dans le livre fraîchement imprimé de Peter Seewald, Benedikt XVI : Ein Leben, ne sont pas passées inaperçues. L'avortement et les unions homosexuelles, sont des signes de l'Antichrist: voilà l'essentiel de ce qui s'est produit passé jusqu'à aujourd'hui, dans lequel l'anti-modernité de Ratzinger a été immédiatement dénoncée, qui pour la blâmer et qui pour la féliciter.

 

Mais dans les réponses de Benoît XVI, rapportées dans la dernière section du livre, il y a beaucoup plus de contenu : il y a une lecture approfondie du moment où nous vivons, une clarification (définitive?) Du sens de sa "démission" et du rôle du Pape émérite, manifestation de la réalité profonde de l'Église. Allons par ordre.

 

Ce sont 20 questions que Seewald a posées au pape émérite à l'automne 2018. Ratzinger lui avait répondu poliment, mais, dans une lettre du 12 novembre, il avait également précisé que "ce que vous me demandez, va certainement dans la situation actuelle de l'Église" et que la réponse à ces questions "serait inévitablement une ingérence dans le l'action du pape actuel. Tout ce qui va dans ce sens, je le devais et je veux l'éviter".

 

Il est important de garder ce contexte à l’esprit: les déclarations inédites de Benoît XVI sont donc des indications qui vont très loin dans la compréhension de ce que vit l’Église à cette heure de son histoire et qu’à un certain moment, il a été décidé de publier, malgré le risque qu'elles puissent être comprises comme une invasion de terrain. De plus, précisément dans ces réponses, Ratzinger souligne que "l'affirmation selon laquelle je participe régulièrement au débat public est une distorsion malveillante de la réalité".

 

Le Pape émérite résume notre époque comme une "crise de l'existence chrétienne" qui découle directement d'une "crise de la foi". C'est dans la dimension de l'apostasie en cours - qui menace la présence chrétienne dans le monde - que nous devons nous interroger.

 

La vraie bataille n'est pas au niveau des problématiques internes de la Curie romaine ; ce ne sont pas les Vatileaks qui menacent la papauté ("je dois dire que l'éventail des choses qu'un Pape peut craindre est considéré comme trop limité"), mais dans la manifestation de l'Antichrist dans une dictature mondiale, qui conduira les chrétiens fidèles à être exclus de la vie sociale : "La véritable menace de l'Église et donc du ministère pétrinien [réside] dans la dictature mondiale d'idéologies apparemment humanistes, dont la contradiction conduit à l'exclusion du consensus fondamental de la société". C'est dans ce contexte plus large que le Pape émérite fait référence à l'avortement, aux mariages homosexuels et à la production d'êtres humains en laboratoire, comme signes de cette dictature humaniste. Et il insiste: "La société moderne est en train de formuler une croyance antichrétienne, opposée à laquelle nous sommes punis d'une excommunication sociale. La peur face à ce pouvoir spirituel de l'Antichrist est alors naturelle et l'aide de la prière de tout un diocèse et de l'Église mondiale est vraiment nécessaire pour y résister".

 

Ces paroles providentielles éclairent la situation que nous vivons : la suspension des messes avec le peuple, la soumission de la vie de l'Église aux conditions pseudo-sanitaires dictées par les experts en service, est déjà un indice très éloquent de ce qui est et sera le lieu d'exercice de l'Église dans le monde du nouvel humanisme tant proclamé.

 

Notre époque est donc clairement anti-chrétienne et nous devons lutter "contre les Principautés et les Puissances, contre les dirigeants de ce monde obscur, contre les esprits du mal qui vivent dans les régions célestes" (Ep 6, 12), une bataille qui se mène essentiellement par la prière.

 

Et c'est devant l'Antichrist que le pape Benoît s'est aperçu qu'il se trouvait, pendant son pontificat, et même maintenant, en tant que pape émérite. Si l'on entre dans cette perspective, on peut alors mieux comprendre les raisons profondes de son choix et "l'obstination" à garder le titre de Pape émérite, thème qui occupe la plupart des questions posées par Seewald.

 

Ce n'était pas la corruption de la Curie, ce n'était pas une menace qui lui avait fait franchir le pas en 2013, chose qu'il avait définitivement décidée dans son cœur depuis août 2012, alors qu'il était à Castel Gandolfo pour renforcer un peu ses forces.

 

Seewald tente alors de comprendre pleinement le sens de sa démission, proposant au pape émérite l'analyse du philosophe Giorgio Agamben : avec sa renonciation, Benoît XVI voulait renforcer le pouvoir spirituel de l'Église et anticipait en quelque sorte la séparation entre Jérusalem et Babylone, qui coexistent dans l'Église et dans le monde. Et ici, Ratzinger "s'est confessé et n'a pas nié et s'est confessé" (cf. Jn 1, 20) ; il s'accroche à son bien-aimé saint Augustin pour se rappeler que les uns ne sont dans l'Église qu'en apparence et que d'autres, sans le savoir lui appartiennent et que "jusqu'à la fin des temps, l'Église évolue comme un pèlerin parmi les persécutions du monde et les consolations de Dieu" (De Civitate Dei XVIII, 51, 2). Puis le commentaire des paroles du grand évêque d'Hippone : "Il y a des moments où la victoire de Dieu sur les puissances du mal se manifeste par la consolation et d'autres où la puissance du mal obscurcit tout.

 

Il semble que nous nous trouvions dans la seconde situation, qui ne doit cependant pas nous faire oublier que toujours "dans l'Église on peut reconnaître, au milieu des tribulations de l'humanité et de la puissance qui génère la confusion, la puissance silencieuse de la bonté de Dieu". Et c'est à cause de cette épaisse obscurité, à cause de cette montée de l'Antéchrist, qu'il faut comprendre le choix de laisser le leadership "actif" et, en même temps, de conserver le titre de Pape émérite.

 

Ratzinger revient sur le débat qui, à l'époque de Vatican II, avait conduit à la définition juridique de "l'évêque émérite", solution trouvée par l'évêque de Passau, Mgr. Simon Konrad Landersdorfer: "Émérite signifie qu'il n'était plus le détenteur actif du siège épiscopal, même s'il était dans la relation particulière d'un évêque avec son ex-siège. Par conséquent, d'une part, il était essentiel de prendre en compte la nécessité de définir sa fonction par rapport à un véritable diocèse, sans toutefois en faire le deuxième évêque du diocèse. Le mot "émérite" signifiait qu'il avait entièrement renoncé à ses fonctions, mais son lien spirituel avec le siège qu'il occupait jusqu'à présent était désormais également reconnu comme une qualité juridique". Le lien spirituel, du point de vue de la foi, n'est pas quelque chose d'accessoire, un contenu pour vous faire sentir encore utile; au contraire, l'essence de la tâche spirituelle "est de servir son diocèse de l'intérieur, du côté du Seigneur, en priant avec et pour".

 

Mais est-il possible d'affirmer la même chose pour le Pape? Réponse: "On ne voit pas pourquoi cette figure juridique ne devrait pas s'appliquer à l'évêque de Rome. Dans cette formule, nous avons les deux choses: pas de pleine puissance juridique concrète, mais une affectation spirituelle qui, même si elle est invisible, reste", car cette "union spirituelle ne peut en aucun cas être supprimée". C'est cette "révolution" voulue par Ratzinger avec son choix : que la force spirituelle soit considérée comme quelque chose d'essentiel pour l'Église, comme la réalité la plus profonde. Et en tant que telle, elle est également reconnue juridiquement.

 

Face à des tentatives continues, inutiles et préjudiciables de vouloir réformer l'Église en modifiant la structure de la Curie, en inventant de "nouveaux" plans pastoraux, etc., Benoît XVI a en quelque sorte imposé la primauté de la dimension spirituelle, à travers la reconnaissance juridique du Pape émérite. C'était un acte radical pour pousser les chrétiens à comprendre que la prière est une substance, que la dimension spirituelle est prioritaire et plus concrète que toute action matérielle, car cela signifie agir "de l'intérieur, du côté du Seigneur".

 

On était là sur la bonne voie. C'est principalement à ce niveau qu'il faudra mener la grande bataille de notre temps.

 

Article avec la collaboration de Katharina Stolz

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 11:51

Nouvelle mission de l'"Education nationale" : apprendre que Dieu ne châtie pas !

https://www.bvoltaire.fr/de-quoi-sinquiete-leducation-nationale-de-ceux-qui-croient-que-le-coronavirus-est-un-chatiment-de-dieu/

https://www.bvoltaire.fr/de-quoi-sinquiete-leducation-nationale-de-ceux-qui-croient-que-le-coronavirus-est-un-chatiment-de-dieu/

Source: Boulevard Voltaire

 

À partir du 11 mai 2020, le ministère de l’Éducation nationale vérifiera la mise en œuvre du protocole de déconfinement pour sortir de la crise du Covid-19. C’est une belle occasion, pour Jean-Michel Blanquer, de renforcer sa propagande d’État.

 

Tout d’abord en infantilisant les enseignants : notre ministre se réclame d’une « école de la confiance », mais il ne fait pas confiance aux enseignants pour être capables de savoir, chacun dans sa discipline, quels seront les besoins prioritaires pour terminer cette année et préparer l’année scolaire 2020-2021 afin d’obtenir les connaissances minimales requises à la poursuite des études, puisqu’il met en ligne des « fiches d’objectifs pédagogiques prioritaires ». Officiellement, le but n’est pas de terminer les programmes, particulièrement lourds pour les classes de première et de terminale notamment, mais de vérifier l’acquisition des prérequis minimaux.

 

Ensuite, lorsque l’on se rend sur la page virtuelle ministérielle dédiée à cette action, le site Eduscol, on est surpris et même choqué de voir en priorité et bien visibles une liste de huit fiches en lien avec la marotte de notre ministre, à savoir non pas « lire », « écrire » ou « compter », mais « respecter autrui ». Et l’on pourra être encore plus choqué de voir que la propagande se fait désormais ouvertement : en effet, que viennent faire, dans des « fiches d’objectifs pédagogiques prioritaires », les fiches « risques de dérives sectaires » et « risques de replis communautaristes » ? Ainsi ces fiches vous expliquent-elles qu’il faut « identifier » et « prévenir les risques » d’une dérive sectaire, comme par exemple le fait de penser que le coronavirus pourrait être un « châtiment envoyé par Dieu » ou qu’il faut un « retour à la croyance comme seule solution salvatrice »… Ne serait-ce pas là une atteinte à la liberté de penser et d’expression ? Cela expliquerait peut-être d’ailleurs le traitement discriminatoire sur la date de reprise des cultes, pour laquelle Jean-Frédéric Poisson va tenter un référé-liberté auprès du Conseil d’État…

 

Pire ! L’élève doit désormais se trouver sous l’œil de Big Brother dès qu’il se trouve dans l’enceinte de son établissement scolaire : les enseignants en classe, les surveillants dans la cour et les couloirs devront être vigilants, repérer et faire remonter à la MIVILUDES (créé en 2002 par le gouvernement de M. Raffarin, mais qui trouve aujourd’hui une nouvelle jeunesse) tout « propos hors de la sphère républicaine en rupture avec les valeurs de l’École » (ne sont-elles donc pas les mêmes que celles de l’État dans son ensemble ?) « et qui s’attaquent à la cohésion sociale ». Ne sont-ce pas, plutôt, les gestes dits « barrières » et la distanciation physique improprement nommée « distanciation sociale » qui s’attaquent à la cohésion sociale, à la reprise d’un comportement humain, chaleureux et bienveillant ?

 

En revanche, je cherche toujours la place du latin (j’ai abandonné depuis longtemps l’idée d’y trouver le grec ancien !) dans toutes ces « fiches pédagogiques prioritaires », alors que cette langue ancienne était présentée par notre ministre comme une discipline à revaloriser… Mais quelques lignes diluées dans la fiche « continuité pédagogique en français-lettres » ne suffiront pas à redorer le blason d’un ministère de plus en plus sectaire et radicalement idéologique.

 

(Fin de citation)

(Le) peuple élu [...] fait l'expérience de la punition de Dieu comme conséquence de son comportement rebelle: le temple est détruit et le peuple en exil n'a plus de terre; il semble réellement qu'il ait été oublié par Dieu. Mais il se rend ensuite compte qu'à travers les châtiments, Dieu poursuit un dessein de miséricorde. Ce sera la destruction de la ville sainte et du temple - comme on l'a dit -, ce sera l'exil, qui touchera le coeur du peuple et qui le fera revenir à son Dieu pour le connaître plus profondément.

… Comment ne pas recueillir dans le souvenir de ces lointains événements le message qui est valable pour chaque époque, y compris la nôtre? En pensant aux siècles passés, nous pouvons voir que Dieu continue à nous aimer également à travers les châtiments.

Homélie du Pape Benoît XVI, IVe Dimanche de Carême, 26 mars 2006

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 07:55

Mgr Schneider a prononcé ce discours à l'occasion du 300e anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie en 1717 en Angleterre et a aimablement accordé à LifeSiteNews la permission de le publier.

https://www.lifesitenews.com/blogs/bishop-schneider-explains-true-face-of-freemasonry

https://www.lifesitenews.com/blogs/bishop-schneider-explains-true-face-of-freemasonry

8 mai 2020 ( LifeSiteNews ) - Dans un discours qu'il a prononcé en 2017 à la Fondation pontificale Kirche in Not (Aide à l'Église en détresse) en Allemagne, Mgr Athanasius Schneider a présenté l'histoire et les principales caractéristiques de la franc-maçonnerie. Dans sa présentation, il précise que la maçonnerie forme une "anti-Eglise" et a, dans ses degrés supérieurs, une orientation satanique.

 

Mgr Schneider a prononcé ce discours à l'occasion du 300e anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie en 1717 en Angleterre. Il a aimablement fourni à LifeSiteNews une traduction anglaise de son manuscrit et nous a donné la permission de le publier.

 

Dans sa présentation, le prélat a clairement indiqué que la franc-maçonnerie travaille contre l'Église catholique et que ses degrés supérieurs se sont engagés à adorer Satan. Il écrit:

 

"Dans les premiers degrés de la franc-maçonnerie est vénéré une divinité incertaine et nébuleuse en tant que 'Grand Architecte de l'Univers' qui, dans les grades supérieurs puis dans les grades supérieurs, devient de plus en plus concret; dans les grades supérieurs, cette divinité incertaine est identifiée comme Lucifer, comme Satan, comme le bon dieu, l'adversaire de Dieu; et le vrai Dieu est ici le 'mauvais Dieu'."

 

La franc-maçonnerie, poursuit Schneider, est une 'religion naturaliste', un mélange de panthéisme, de gnose et de 'salut par soi-même'»; cependant, cette 'religion' n'est qu'apparemment tolérante. Mais en réalité, la franc-maçonnerie est une religion 'extrêmement exigeante et intolérante'. Cette intolérance découle enfin des traits sataniques de la franc-maçonnerie supérieure, comme l'explique l'évêque Schneider.

 

Le prélat allemand a en outre cité le pape Pie VIII qui, en 1829, a dit à propos de la franc-maçonnerie: "C'est une secte satanique, qui a son démon pour dieu". L'essence de la religion maçonnique "consiste en la perversion, c'est-à-dire la subversion de l'ordre divin de création et de la transgression des lois données par Dieu".

 

Mgr Schneider montre que la franc-maçonnerie est satanique et travaille contre l'Église catholique et la société chrétienne. Il le fait à l'aide de plusieurs exemples historiques, où les francs-maçons étaient des figures de proue, par exemple lors de la Révolution russe (Alexander Kerensky).

 

À la lumière des paroles de Schneider, il convient de mentionner ici qu'en 2017, l'historien allemand Dr Michael Hesemann a découvert un document historique - une lettre de 1918 du cardinal Felix von Hartmann au nonce apostolique en Allemagne, l'archevêque Eugenio Pacelli - qui met en garde Rome contre le plan maçonnique derrière la révolution qui avait lieu en Allemagne et en Russie, entre autres, et qui visait la lutte contre les monarchies et l'Église catholique.

 

Von Hartmann a écrit le 8 novembre 1918:

 

"Sa Majesté l'Empereur [l'empereur allemand Guillaume II] vient de me le faire savoir", selon les nouvelles qui lui sont parvenues hier, le Grand Orient vient de décider d'abord de déposer tous les souverains - tout d'abord lui, l'empereur - puis de détruire (?) L'Église catholique, d'emprisonner le pape, etc. et, enfin, d'établir sur les ruines de l'ancienne société bourgeoise une république mondiale sous la direction de la grande capitale américaine. Les francs-maçons allemands sont censés être fidèles à l'empereur [allemand] (ce qui est douteux!) Et ils l'ont informé de cela. L'Angleterre veut également préserver l'ordre bourgeois actuel. La France et l'Amérique, cependant, seraient sous la pleine influence du Grand Orient [Loge maçonnique]. Le bolchevisme serait l'outil extérieur pour établir les conditions souhaitées. Face à un si grand danger qui menace en plus de la monarchie, aussi l'Église catholique; il est donc important que l'épiscopat allemand soit informé et que le pape soit également averti.

 

Jusqu'ici le message de Sa Majesté. Je me suis cru obligé de le transmettre à Votre Excellence, et je dois laisser à Votre jugement le soin de transmettre ce message à Rome. La demande orageuse des sociaux-démocrates [allemands] que l'Empereur abdique donne une certaine confirmation à ce message. Que Dieu nous protège, nous et sa Sainte Église, dans cette terrible tourmente!"

 

Ce document historique, que le Dr Hesemann a trouvé dans les Archives secrètes du Vatican, peut soutenir de manière unique les arguments de Mgr Schneider tels qu'ils ont été exposés dans son discours de 2017.

 

Plus en relation avec les événements actuels, Mgr Schneider est en mesure de prouver que les francs-maçons ont joué un rôle de premier plan dans la révolution sexuelle des années 1960 en France et que les francs-maçons eux-mêmes ont déclaré publiquement qu'ils étaient en faveur de l'octroi par la France du "mariage" du même sexe, de l'euthanasie et de l'avortement. Mgr Schneider a déclaré:

 

"En 2012, le journal paroissial Le Figaro a publié un dossier complet sur la franc-maçonnerie, et Le Figaro a laissé les meilleurs membres de la franc-maçonnerie parler dans son forum de presse. L'un de ces responsables maçonniques a déclaré ouvertement que les lois légalisant l'avortement, le soi-disant 'mariage de même sexe' ou 'mariage pour tous' et l'euthanasie ont été préparées dans les 'laboratoires' maçonniques idéalistes, puis, avec l'aide du lobbying et par le biais de leurs membres au Parlement et au gouvernement, elles ont été adoptées dans la législation.' [Supplément LE FIGARO, 20-21 juillet 2012). Ndlr. ]

 

Enfin, Mgr Schneider a rappelé à son auditoire que, malgré la puissance écrasante de ces forces, le Christ lui-même est le Victorieux et le Seigneur de l'histoire. Il a également exhorté tous à prier pour les francs-maçons qui sont pris au piège dans ce réseau maléfique car il met leur âme en danger. Schneider nous a également rappelé que l'Église catholique, dans une déclaration de 1983, a clairement exprimé sa condamnation claire de la franc-maçonnerie lorsqu'elle a déclaré:

 

"Le jugement négatif de l'Église en ce qui concerne l'association maçonnique reste inchangé car leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l'Église et, par conséquent, leur appartenance reste interdite. Les fidèles qui s'inscrivent dans des associations maçonniques sont dans un état de grave péché et peuvent ne pas recevoir la sainte communion."

 

Cet important et savant discours de Mgr Schneider peut nous aider à comprendre peut-être aussi les événements actuels dans l'Église et dans la société. Le pape Benoît XVI, alors qu'il était encore cardinal, a déclaré au Dr Robert Moynihan qu'il considérait la franc-maçonnerie comme la plus grande menace pour l'Église catholique.

 

De plus, dans une interview de 2018 avec Peter Seewald - qui est incluse dans une nouvelle biographie qui vient d'être publiée en Allemagne - le pape Benoît XVI a également souligné l'agression pro-avortement et l'agenda pro-homosexuel d'aujourd'hui et a parlé ici de "dictature" et de la "puissance spirituelle de l'Antichrist."

 

"Aujourd'hui, on est excommunié par la société si on s'y oppose [à cet agenda]", a ajouté le pape à la retraite. "La société moderne est en train de formuler un credo antichrétien, et si l'on s'y oppose, on est puni par la société d'excommunication", a-t-il poursuivi.

 

Ici, le Pape à la retraite a prononcé les mots perçants sur l'Antichrist: "La peur de cette puissance spirituelle de l'Antichrist n'est alors que plus que naturelle, et elle a vraiment besoin de l'aide de prières de la part d'un diocèse entier et de l'Église universelle pour y résister."

 

Ci-dessous le texte intégral de Mgr Schneider:

Le vrai visage de la franc-maçonnerie

En 2017, la franc-maçonnerie a célébré son 300e anniversaire de sa fondation le 24 juin 1717. Selon les rapports officiels, elle était le résultat d'une réunion de quatre "loges" ou sociétés secrètes, qui formaient alors la Grande-Loge de Londres. Un membre du clergé protestant, James Anderson, a écrit les premiers statuts maçonniques.

 

L'Église catholique a condamné cette association de fond pseudo-religieux déjà 20 ans après son début avec la punition ecclésiale la plus élevée, l'excommunication. Pourquoi? Parce que la franc-maçonnerie est une "religion naturaliste, un mélange de panthéisme, de gnose et de "salut de soi. Cette "religion" n'est qu'apparemment tolérante. En fait, c'est [une] religion [extrêmement] extrêmement exigeante et intolérante. Les francs-maçons disent d'eux-mêmes qu'ils seraient les "initiés", les "parfaits" et les "illuminés". Et l'humanité restante est pour eux profane, imparfaite et plongée dans l'obscurité.

 

La religion maçonnique entend l'indépendance du vrai Dieu, afin que l'être humain se tienne dans la position de Dieu, prenne la place de Dieu et décide du bien et du mal.

 

Dans les premiers degrés de la franc-maçonnerie est vénéré une divinité incertaine et nébuleuse en tant que 'grand architecte de l'univers', qui devient de plus en plus concret aux niveaux supérieurs puis supérieurs. Dans les grades supérieurs, cette divinité incertaine est identifiée comme Lucifer, comme Satan, comme le bon dieu, l'adversaire de Dieu; et le vrai Dieu est ici le "mauvais Dieu".

 

L'Église reconnaît que la franc-maçonnerie est une société secrète et toujours plus puissante avec un contenu pseudo-religieux, qui s'est répandue très rapidement dans d'innombrables organisations affiliées et souvent sous des noms différents, qui a pénétré les niveaux les plus puissants de la société, de la politique et du monde de la finance.

 

C'est le pape Pie VIII qui, en 1829, a donné l'une des définitions les plus justes et les plus précises de la franc-maçonnerie: "C'est une secte satanique, qui a son démon pour dieu" (cf. Encyclique Traditi humilitati nostrae). L'essence de la religion maçonnique consiste en la perversion, c'est-à-dire la subversion de l'ordre divin de création et de la transgression des lois données par Dieu; les membres de la franc-maçonnerie à ses degrés supérieurs voient dans cette perversion le "vrai progrès" de l'humanité, la construction mentale du temple de l'humanité. Au lieu de la révélation de Dieu, il y a le secret maçonnique et l'être humain se fait finalement dieu (cf. X. Dor, Le Crime contre Dieu, Chiré-en-Montreuil, 2016, 162). En fait, la franc-maçonnerie est l'anti-église parfaite, où tous les fondements théologiques et moraux de l'Église catholique sont transformés en leur contraire! Un franc-maçon a dit une fois à sa sœur ce qui suit dans un entretien privé: "Savez-vous ce que nous, les francs-maçons, sommes en fait? Nous sommes l' anti-Eglise."

Les historiens ont reconnu dans la franc-maçonnerie la graine du totalitarisme politique (par exemple A. Cobban, Historia de las Civilizaciones, cité dans: A. Bárcena, Iglesia y Masonería, Madrid 2016, 71). La confusion et la tromperie de celui-ci consiste dans le fait que la franc-maçonnerie se vante de noms et de définitions attrayants, comme "philanthropie", "humanisme", "intellectualité", "tolérance" et, en même temps, la franc-maçonnerie se masque avec ces noms.

 

Avec le refus de la révélation divine surnaturelle, la franc-maçonnerie rejette également la loi naturelle. C'est exactement le point qui mène à tous les systèmes totalitaires. Déjà le franc-maçon Jean-Jacques Rousseau de Genève écrivait: "La vie d'un être humain n'est pas seulement un don de la nature, mais un don conditionné de l'État" (Le contrat social II, 5).

 

L'anarchisme politique et social est un phénomène qui incarne principalement l'esprit de la franc-maçonnerie, car l'un de leurs principes clés est "ordo ab chao" ["l'ordre hors du chaos"]. Cela signifie que l'on doit d'abord créer un chaos, puis construire un nouvel ordre différent, un ordre créé par les hommes. Dans le rituel de l'ancien rite écossais accepté de l'année 1892, le candidat du 32e, avant-dernier degré, de la franc-maçonnerie, reçoit l'instruction suivante: "1. Le premier 'rugissement des armes à feu' est venu quand (Martin) Luther a pensé à la rébellion de la raison. 2. Le deuxième 'rugissement des armes à feu' est venu quand il a été annoncé en Amérique que chaque gouvernement humain reçoit son autorité du peuple et seulement du peuple. 3. Le troisième 'rugissement des armes à feu' a eu lieu quand en France, les 'droits de l'homme' dans la formulation de 'liberté, égalité et fraternité' ont été proclamés" (M. Tirado Rojas, La Masoneria en Espana, 1892, I, 163).

 

Le candidat du 33e degré reçoit cette instruction - et ce qui suit est une citation de ce même rituel écossais: "Ni la loi ni la propriété ni la religion ne peuvent régner sur les hommes, et, puisqu'ils anéantissent les hommes en privant les hommes de leurs plus précieux droits, nous avons juré de faire une vengeance terrible. Ils (la loi, la propriété et la religion) sont des ennemis contre lesquels nous avons juré une guerre implacable à tout prix. De ces trois infâmes ennemis, la religion doit être l'objet permanent de nos assauts meurtriers. Lorsque nous aurons détruit la religion, nous aurons la loi et les biens à notre disposition et nous pourrons régénérer la société en construisant la religion maçonnique et la loi maçonnique et les biens maçonniques sur les cadavres de ces assassins" (ibid., 169-170). Selon le rituel maçonnique, le mot "religion" se réfère au chrétien, plus concrètement à la religion catholique.

 

On sait que la franc-maçonnerie européenne, et en particulier Alexander Kerensky, le grand maître du "Grand Orient" de Russie, a soutenu logistiquement et politiquement la révolution d'octobre 1917, l'année du 200e anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie. Lénine et les nouveaux dirigeants communistes n'ont toléré aucune rivalité. Par conséquent, ils ont interdit la franc-maçonnerie traditionnelle en Union soviétique. Lors du troisième congrès de l'Internationale communiste [parti] en 1921, la franc-maçonnerie traditionnelle a reçu l'évaluation significative suivante: 'La franc-maçonnerie nous rappelle, à travers ses rites, les coutumes religieuses. Cependant, nous savons que chaque religion réprime les gens. La franc-maçonnerie représente un pouvoir social et en raison du caractère secret de ses réunions et du secret absolu de ses membres, c'est un 'État dans l'État'."

 

Le 11 avril 2001, sur RAI2 (Télévision italienne), Giuliano Di Bernando, qui était le Grand Maître de la loge maçonnique GLRI (Gran Loggia Regolare d'Italia) dans les années 1990-1993, a prononcé les mots significatifs suivants caractère religieux de la franc-maçonnerie: "On devient franc-maçon par l'initiation. L'initiation est un acte constitutif par lequel l'être humain reçoit une dimension qu'il n'avait pas auparavant. Une analogie que nous trouvons dans le baptême. On ne naît pas chrétien, on devient chrétien par le baptême. De la même manière, on devient franc-maçon par l'initiation. Cela signifie que l'on reste franc-maçon pour toute la vie; même si quelqu'un rejette plus tard la franc-maçonnerie, il reste néanmoins franc-maçon. Même si l'on dort, si on est ennemi de la franc-maçonnerie, on reste franc-maçon, car on a reçu l'initiation. Et l'initiation est un acte sacré."

 

La franc-maçonnerie a également soutenu la soi-disant "révolution sexuelle" de 1968. Les deux grands maîtres des deux plus grandes organisations maçonniques de France, Frédéric Zeller et Pierre Simon, étaient activement engagés avec certains de leurs membres dans les révoltes étudiantes parisiennes de mai 1968. Ledit grand maître Pierre Simon est devenu alors assesseur de la ministre Simone Veil, qui a légalisé l'avortement en France.

 

En 2012, le journal parisien Le Figaro a publié un dossier complet sur la franc-maçonnerie, et Le Figaro a laissé les meilleurs membres de la franc-maçonnerie s'exprimer sur son forum de presse. L'un de ces responsables maçonniques a déclaré ouvertement que les lois légalisant l'avortement, le soi-disant "mariage homosexuel" ou "mariage pour tous", et l'euthanasie ont été préparées dans les "laboratoires" maçonniques idéalistes, puis, avec l'aide du lobbying et par le biais de leurs membres au Parlement et au gouvernement, ils les ont fait adopter à travers la législation. Ceci peut être lu dans le journal Le Figaro de l'année 2012 (supplément LE FIGARO , 20-21 juillet 2012).

 

En raison de sa précision, l'analyse suivante donnée en 1894 par le pape Léon XIII sur l'essence, les principes et les actions de la franc-maçonnerie, peut difficilement être dépassée et elle reste pleinement valable:

 

"Il existe également un grand danger menaçant l'unité de la part de cette association qui porte le nom de francs-maçons, dont l'influence fatale a longtemps opprimé les nations catholiques en particulier. Favorisée par les agitations de l'époque, et insolente par sa puissance, ses ressources et son succès, elle sollicite tous les nerfs pour consolider son emprise et élargir sa sphère. Elle s'est déjà éloignée de ses cachettes, où elle a fait éclore ses complots, dans la foule des villes, et comme pour défier le Tout-Puissant, a installé son trône dans cette même ville de Rome, la capitale du monde catholique. Mais ce qui est le plus désastreux, c'est que, partout où elle a mis le pied, elle pénètre dans tous les rangs et départements du Commonwealth, dans l'espoir d'obtenir enfin un contrôle suprême. C'est, en effet, une grande calamité: car ses principes dépravés et ses desseins iniques sont bien connus. Sous prétexte de défendre les droits de l'homme et de reconstituer la société, elle attaque le christianisme; elle rejette la Doctrine révélée, dénonce les pratiques de Piété, les Sacrements Divins et toute chose sacrée comme superstition; elle s'efforce d'éliminer le caractère chrétien du mariage et de la famille et de l'éducation des jeunes, et de toute forme d'enseignement, public ou privé, et de déraciner de l'esprit des hommes tout respect pour l'autorité, qu'elle soit humaine ou divine. Pour sa part, elle prêche le culte de la nature et soutient que, selon les principes de la nature, la vérité et la probité et la justice doivent être mesurées et réglementées. De cette façon, comme cela est bien évident, l'homme est poussé à adopter des coutumes et des habitudes de vie semblables à celles des nations, mais plus corrompues à mesure que les incitations au péché sont plus nombreuses" (Lettre apostolique Praeclara gratulationis).

 

L'une des manières les plus astucieuses et donc sataniques de la lutte de la franc-maçonnerie contre son ennemi juré, c'est-à-dire contre l'Église catholique, consiste en l'infiltration dans l'Église. L'extrait suivant, reconnu par de nombreux historiens comme authentique et cité par Mgr Rudolf Graber (dans son livre Athanase et l'église de notre temps), des "Instructions" de la soi-disant "Haute Vente", une sorte de gouvernement central de La franc-maçonnerie européenne du XIXe siècle illustre cette vérité. Voici une citation de l'"Instruction permanente de l'Alta Vendita" :

 

"Le pape, quel qu'il soit, ne viendra jamais dans les sociétés secrètes; c'est aux sociétés secrètes de faire le premier pas vers l'Église, dans le but de les conquérir toutes les deux. La tâche que nous allons entreprendre n'est pas le travail d'un jour, d'un mois ou d'une année; elle peut durer plusieurs années, peut-être un siècle, mais dans nos rangs le soldat meurt et la lutte continue. Nous n'avons pas l'intention de gagner les papes à notre cause, d'en faire des néophytes de nos principes, des propagateurs de nos idées. Ce serait un rêve ridicule; et si les événements se révèlent d'une manière ou d'une autre, si les cardinaux ou les prélats, par exemple, de leur plein gré ou par surprise, entrent dans une partie de nos secrets, ce n'est pas du tout une incitation à désirer leur élévation au Siège de Pierre. Cette élévation nous ruinerait. L'ambition seule les aurait conduits à l'apostasie, les exigences du pouvoir les obligeraient à nous sacrifier. Ce que nous devons demander, ce que nous devons rechercher et attendre, comme les Juifs attendent le Messie, c'est un Pape selon nos besoins... Maintenant, pour nous assurer un Pape aux dimensions requises, c'est une question d'abord de le façonner... pour ce Pape, une génération digne du règne dont nous rêvons. Laisser de côté les personnes âgées et celles d'âge mûr; aller aux jeunes, et si c'est possible, même aux enfants. Vous vous inventerez, à peu de frais, une réputation de bons catholiques et de purs patriotes. Cette réputation mettra l'accès à nos doctrines au milieu du jeune clergé, mais aussi profondément dans les monastères. Dans quelques années, par la force des choses, ce jeune clergé aura dépassé - toutes les fonctions; ils formeront le conseil du souverain, ils seront appelés à choisir un Pontife qui régnera. Et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement plus ou moins imprégné des principes italiens et humanitaires que nous allons commencer à mettre en circulation. Laissez le clergé marcher sous votre étendard, croyant toujours qu'il marche sous la bannière des clés apostoliques. Vous avez l'intention de faire disparaître le dernier vestige des tyrans et des oppresseurs; posez vos filets comme Simon Bar-Jona; déposez-les dans les sacristies, les séminaires et les monastères plutôt qu'au fond de la mer: et si vous ne vous dépêchez pas, nous vous promettons une prise plus miraculeuse que la sienne. Vous amènerez des amis autour de la Chaire apostolique. Vous aurez prêché une révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière, une révolution qui ne devra être que peu pressée pour mettre le feu aux quatre coins du monde" (à l'origine dans Mgr Delassus, La Conjuration antichrétienne, Paris 1910, Tome III, pp. 1040-1046. Le texte intégral de "L'Instruction permanente de l'Alta Vendita" est également publié dans: Mgr Dillon, Grand Orient Freemasonry Unmasked, Dublin 1885, pp. 51 -56).

 

Que cette déclaration ne soit pas inventée peut être prouvée par la citation suivante d'un célèbre moderniste italien, qui en 1905 écrivait dans son livre: "Nous voulons organiser notre action [pour être] plus orientée vers les objectifs: une franc-maçonnerie catholique? Oui, exactement, une franc-maçonnerie des catacombes. Il faut tendre vers le but, réformer le catholicisme romain par un sens théosophique progressiste, à travers un pape, qui se laissera convaincre par ces idées" (A. Fogazzaro, Il Santo, Milano, 1905, p. 44 e 22) . Les faits montrent suffisamment que la franc-maçonnerie est le plus grand contraste imaginable avec la religion catholique. Par conséquent, en 1983, l'Église a fait la déclaration suivante, et toujours valable, à savoir par l'intermédiaire de la Congrégation de la Doctrine de la Foi:

 

"Le jugement négatif de l'Église en ce qui concerne l'association maçonnique reste inchangé car leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l'Église et, par conséquent, leur appartenance reste interdite. Les fidèles qui s'inscrivent dans des associations maçonniques sont dans un état de grave péché et peuvent ne pas recevoir la sainte communion."

 

Le pouvoir de l'idéologie maçonnique dans la politique et la société a atteint aujourd'hui son apogée, où la franc-maçonnerie répand dans toute la société humaine une idéologie de destruction de la vie à l'aide de l'avortement et de l'euthanasie. Le concept et la réalité de la famille subissent un processus de destruction par le lavage de cerveau avec l'idéologie de genre, promulguée par l'État. Toute personne qui pense encore par elle-même, et en général chaque chrétien, doit - autant que possible - résister et défendre le bon sens et la loi divine, même au prix de la souffrance et des inconvénients.

 

En tant que chrétiens, nous devons savoir que le Christ est vainqueur de tout mal dans ce monde, que Dieu, et non la franc-maçonnerie, est le Seigneur de l'histoire. Nous appartenons à la communauté des vainqueurs, même si les ennemis du Christ, la franc-maçonnerie, nous regardent comme les vaincus. Notre foi catholique est plus forte que tous les produits pervers de la fantaisie et des intrigues de la religion maçonnique. Nous ne craignons que Dieu!

 

Cependant, en même temps, nous aurons, du fond du cœur, une véritable compassion pour les membres de la franc-maçonnerie, car ils ont été victimes d'une immense tromperie. Un franc-maçon est en fin de compte l'être humain le plus indigne, dont le salut éternel de son âme est le plus menacé. Que, à l'intérieur de l'Église, un mouvement se développe pour sauver les âmes des francs-maçons, qui sont nos semblables. Cela doit être fait avant tout par la prière du Rosaire et la vénération du Cœur Immaculé de Marie. Son Cœur Immaculé triomphera, comme elle nous l'a dit à Fatima; il triomphera également de la franc-maçonnerie et du communisme. Et par Marie, Dieu donnera à l'humanité et à son Église un temps de paix.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 13:01
https://www.catholicworldreport.com/2020/05/04/wanted-a-covid-19-vaccine-thats-safe-effective-and-moral/

https://www.catholicworldreport.com/2020/05/04/wanted-a-covid-19-vaccine-thats-safe-effective-and-moral/

( Extraits, traduction rapide )

 

Le sprint biopharmaceutique vers la production d'un vaccin COVID-19 sûr et efficace attire l'attention de tous. Certains experts prévoient que l'un des deux producteurs de vaccins sera le premier à atteindre la ligne d'arrivée: Sanofi-GSK avec son vaccin Sars-CoV ou Janssen Pharmaceutical (une filiale de Johnson & Johnson) avec son vaccin AdVac. Une analyse minutieuse des plates-formes de production respectives de ces candidats vaccins COVID-19 révèle leur disparité morale. Sanofi-GSK produit son vaccin à l'aide d'un virus modifié cultivé sur des cellules d'insectes. Pas de difficulté morale ici. Le vaccin Janssen, quant à lui, utilise un virus modifié cultivé sur des lignées cellulaires PER C6 développées à partir du tissu rétinien d'un bébé de 18 semaines, volontairement avorté. Problème moral certain ici. En exploitant la vie prénatale et en violant la dignité des restes fœtaux, la matrice de production du vaccin Janssen manque de l'intégrité morale qui devrait être au cœur de l'excellence scientifique.

 

Utilisation d'un vaccin dépendant de l'avortement et coopération au mal

 

Ainsi, une personne intéressée à faire le bien et à éviter le mal pourrait se demander: si le premier vaccin à passer les tests de sécurité et d'efficacité était produit au sein d'une plateforme dépendante de l'avortement, serait-il moralement licite de l'utiliser? Au bon moment, Ted, un solide pro-vie qui est très bon pour anticiper les dilemmes moraux, a appelé mon bureau récemment et a posé cette même question même: serait-il moralement acceptable pour moi d'être vacciné avec un vaccin COVID-19 (comme le Janssen vaccin, par exemple) lorsque sa production utilise des lignées cellulaires fœtales dérivées de tissus fœtaux avortés volontairement? En d'autres termes, mon acte d'utiliser un vaccin comme celui produit par Janssen Pharmaceutical m'impliquerait-il dans le mauvais acte de l'avortement?

 

Ma réponse à Ted s'est appuyée sur les directives de l'Église sur l'utilisation de vaccins dépendants de l'avortement de l'Académie pontificale pour la vie (Réflexions morales sur les vaccins préparés à partir de cellules dérivées de fœtus humains avortés , 2005) et sur les instructions de la Congrégation pour la doctrine de la foi (Dignitas Personae, 2008). J'ai cadré mon analyse de la question de Ted dans ce scénario hypothétique: le vaccin Janssen dépendant de l'avortement est le "gagnant" du COVID-19 et Ted a déjà été vacciné.

 

[...]

 

La lettre de 2005 de l'Académie pontificale pour la vie sur les vaccins infantiles dépendants de l'avortement est très claire sur le devoir de s'opposer à ces vaccins moralement contaminés: "Il appartient aux fidèles et aux citoyens de conscience droite (pères de famille, médecins) de s'opposer , même en faisant une objection de conscience, aux attaques de plus en plus répandues contre la vie et à la 'culture de la mort' qui les [les vaccins dépendants de l'avortement] sous-tend". Dignitas personae est tout aussi énergique: "par exemple, face au danger pour la santé des enfants, les parents peuvent autoriser l’utilisation d’un vaccin pour la préparation duquel on s’est servi de lignées cellulaires d’origine illicite, restant sauf le devoir de tous d’exprimer leur propre désaccord à ce sujet et de demander que les systèmes de santé mettent à leur disposition d’autres types de vaccins."

 

Par conséquent, pour éviter toute forme de coopération passive en matière d'avortement, Ted doit s'acquitter de son devoir correspondant de dénoncer publiquement les vaccins Janssen dépendants de l'avortement et / ou de faire pression pour un vaccin alternatif sans avortement.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 11:45
https://medias-catholique.info/privation-de-lassistance-a-la-messe-labbe-dejean-denonce-la-republique-maconnique/36183

https://medias-catholique.info/privation-de-lassistance-a-la-messe-labbe-dejean-denonce-la-republique-maconnique/36183

Un prêtre de la FSSP courageux et qui pense tout haut ce qu’il ne faut pas dire sous peine d’être réprouvé.

 

C’était dimanche 3 mai à la messe en direct sur Youtube célébrée par l’abbé Dejean (FSSP Nantes).

 

Sermon en vidéo et audio de 6 minutes censurée par les autorités de la FSSP. Sermon en video sur Gloria.Tv, ci-dessous.

 

Il a osé pointer du doigt la racine du mal de notre société : la franc-maçonnerie responsable de la Révolution française et des pires maux de notre société, dénoncée avec vigueur et constance par de nombreux papes précédant ceux de Vatican II. Il accuse la république d’interdire le culte pendant qu'elle aggrave l'avortement et l'euthanasie.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 11:31
https://www.lifesitenews.com/blogs/when-he-was-a-cardinal-pope-benedict-said-freemasonry-is-the-greatest-danger-to-the-church

https://www.lifesitenews.com/blogs/when-he-was-a-cardinal-pope-benedict-said-freemasonry-is-the-greatest-danger-to-the-church

4 mai 2020 ( LifeSiteNews ) - Le Dr Robert Moynihan, rédacteur en chef de la revue catholique Inside the Vatican, a révélé le 23 avril qu'il avait eu une conversation avec le cardinal Joseph Ratzinger (qui deviendra plus tard le pape Benoît XVI) sur le "plus grand danger pour l'Église", et il raconte que Ratzinger a déclaré: "C'est la franc-maçonnerie." Ces mots ont une importance particulière à la lumière des récents mots du pape Benoît XVI sur la "dictature mondiale d'idéologies apparemment humanistes" qui suscitent une "crainte du pouvoir spirituel de l'Antichrist".

 

Examinons d'abord ici le rapport complet de Moynihan sur cette conversation mémorable.

"Je me souviens d'une conversation que j'ai eue avec le cardinal Ratzinger quelques années avant qu'il ne devienne pape", écrit Moynihan sur son site Internet. "Nous étions dans son appartement, non loin de la porte Sainte-Anne. Nous discutions de son conflit avec le cardinal Walter Kasper à propos de la question de l'Église universelle et de l'Église particulière qui était très médiatisée à l'époque. J'ai demandé au Cardinal où se situe le plus grand danger pour la foi catholique authentique. "Est-ce en nous-mêmes, nos propres péchés et faiblesses. Est-ce là le plus grand danger pour l'Église ou est-ce autre chose, un ennemi extérieur?"

Moynihan poursuit: "Il m'a regardé directement dans les yeux puis après un moment de pause, comme s'il réfléchissait, il a dit: "C'est de la franc-maçonnerie."

"Je n'ai jamais oublié cette conversation car c'était [un] point fixe qui a mis un terme à une longue série de questions qui m'avaient préoccupé jusqu'à cette réunion et m'ont inquiété depuis."

Ce rapport nous arrive parce que le Dr Moynihan a reçu une lettre d'un de ses lecteurs préoccupé par le fait que ces derniers temps, les francs-maçons tentent de saper l'interdiction de la franc-maçonnerie de l'Église catholique.

Cette révélation de la part du Dr Moynihan est particulièrement importante à la lumière du fait que le pape Benoît XVI, dans des commentaires récents à son biographe Peter Seewald, a parlé du "pouvoir spirituel de l'Antichrist" dont beaucoup ont peur, en particulier en s'opposant à l'agenda moderne de l'avortement, de l'homosexualité et de la fécondation in vitro. Il a parlé d'une "dictature mondiale d'idéologies apparemment humanistes".

"Aujourd'hui, on est excommunié par la société si on s'y oppose [à cette "dictature"]", a déclaré Benoît à Seewald pour son nouveau livre Benedict XVI: a Life (publié d'abord en allemand par Droemer Verlag).

"La société moderne est en train de formuler un credo anti-chrétien, et si l'on s'y oppose, on est puni par la société d'excommunication", a-t-il poursuivi. "La crainte de cette puissance spirituelle de l'Antichrist n'est alors que plus que naturelle, et elle a vraiment besoin de l'aide de prières de la part d'un diocèse tout entier et de l'Église universelle pour y résister."

Afin de comprendre d'où viennent certains éléments de cette "dictature mondiale", nous pouvons nous tourner vers Mgr Athanasius Schneider, qui a fait, en 2017, une conférence sur l'histoire de la franc-maçonnerie vieille de 300 ans. Il a prononcé cette allocution pour l'organisation Kirche in Not, une fondation pontificale. Mgr Schneider a aimablement fourni à LifeSiteNews un manuscrit anglais de cette conférence.

Dans cet exposé, Mgr Schneider a décrit les caractéristiques de la franc-maçonnerie sur la base de multiples sources savantes. Après les avoir décrites en détail, il a conclu: "En fait, la franc-maçonnerie est l'anti-Eglise parfaite, où tous les fondements théologiques et moraux de l'Eglise catholique sont transformés en leur contraire! Un franc-maçon a déclaré à sa sœur lors d'une conversation privée: 'Savez-vous ce que nous, les francs-maçons, sommes en fait? Nous sommes l'anti-Eglise.'"

Selon l'évêque Schneider, la franc-maçonnerie a également promu "la soi-disant 'révolution sexuelle' de 1968." Il explique: "Les deux grands maîtres des deux plus grandes organisations franc-maçonniques de France, Frédéric Zeller et Pierre Simon, étaient avec certains de leurs membres activement engagés dans les révoltes étudiantes de Paris en mai 1968. Ledit grand maître Pierre Simon devint alors assesseur du ministre Simone Weil, qui a légalisé l'avortement en France."

Plus loin sur ce sujet, Mgr Schneider déclare que les francs-maçons ont joué un rôle crucial dans la promotion de l'avortement, du "mariage" homosexuel et de l'euthanasie en France.

Ici, Schneider souligne qu'"en 2012, le journal Paroissial Le Figaro a publié un dossier complet sur la franc-maçonnerie et Le Figaro a laissé les meilleurs membres de la franc-maçonnerie s'exprimer sur son forum de presse. Un de ces responsables franc-maçonniques a déclaré ouvertement que les lois sur la légalisation de l'avortement, du soi-disant "mariage de même sexe" ou du "mariage pour tous" et de l'euthanasie ont été préparées dans les "laboratoires" idéalistes de la franc-maçonnerie et qu'avec l'aide du lobbying et de leurs membres au parlement et au gouvernement, elles ont été alors poussé à travers la législation."

Mgr Schneider donne également la référence exacte à ce numéro du journal français, affirmant que "ceci peut être lu dans le journal Le Figaro de l'année 2012 (supplément LE FIGARO, 20-21 juillet 2012)".

Le cardinal Ratzinger était déjà dans les années 1980 si préoccupé par la nature et le travail de la franc-maçonnerie qu'il élabora une déclaration pour la Congrégation pour la doctrine de la foi, dont il était alors le préfet, qui répétait l'interdiction de longue date de l'Église sur la franc-maçonnerie. Autrement dit, il réaffirma que les catholiques ne peuvent pas être membres de la franc-maçonnerie. Le 26 novembre 1983, Ratzinger signa un document qui déclare: "Par conséquent, le jugement négatif de l'Église en ce qui concerne l'association maçonnique reste inchangé puisque leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l'Église et, par conséquent, l'appartenance à eux reste interdite. Les fidèles qui s'inscrivent à des associations maçonniques sont dans un état de grave péché et peuvent ne pas recevoir la sainte communion."

Ce document a vu le jour parce que le nouveau Code de droit canonique promulgué cette année-là sous le pape Jean-Paul II manquait étonnamment d'interdiction explicite de la franc-maçonnerie. Il ne mentionne pas le nom de la franc-maçonnerie lorsqu'il dit : "Quiconque adhère à une association qui complote contre l'Église doit être puni d'une peine juste; celui qui fait la promotion ou prend ses fonctions dans une telle association doit être puni d'un interdit."

Le Dr Ingo Dollinger a joué un rôle important pour rétablir clairement l'interdiction de la franc-maçonnerie de 1983. Il était un prêtre allemand d'Augsbourg qui avait dirigé les discussions entre la Conférence épiscopale allemande et les loges franc-maçonniques entre 1974 et 1980, à la fin desquelles se trouvait la déclaration des évêques allemands selon laquelle l'appartenance à une loge franc-maçonnique est "incompatible" avec la La foi catholique (voir ce rapport pour une description plus détaillée du père Dollinger). Selon son secrétaire particulier, Dollinger, après avoir vu l'ambiguïté du Code de droit canonique de 1983, approcha ensuite le cardinal Ratzinger, qui mit en place une commission afin d'émettre la clarification susmentionnée, avec l'approbation du pape Jean-Paul II.

Ainsi, cette déclaration de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de 1983 insistant sur le fait que la franc-maçonnerie est incompatible avec la foi catholique est une preuve supplémentaire que le cardinal Ratzinger, en effet, était au courant du travail de la franc-maçonnerie. Il est donc important de savoir qu'il pensait, à un moment de sa vie, que la franc-maçonnerie était le plus grand danger pour l'Église.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 10:45

La laïcité c'est (aussi...) dans ce sens-là ! "Lettre ouverte d'un curé indigné à MM. Édouard PHILIPPE et Christophe CASTANER".

 

"[...] Question fondamentale. Pourquoi des syndicats d'enseignants, pourquoi des syndicats de transports sont-ils hostiles à la reprise ? Parce qu'ils savent que les gens vont se toucher et qu'il n'y aura aucune distanciation. Pourquoi ces personnes ne veulent pas et que vous, vous voulez? Et pourquoi lorsque nous, nous voulons et que nous pouvons avoir de véritables protections, pourquoi vous ne voulez pas?"

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 10:50

Benoît XVI établit un lien entre la domination du "mariage homosexuel", "l'avortement" et "le pouvoir spirituel de l'Antichrist".  

https://www.catholicnewsagency.com/news/in-new-biography-benedict-xvi-laments-modern-anti-christian-creed-83240

https://www.catholicnewsagency.com/news/in-new-biography-benedict-xvi-laments-modern-anti-christian-creed-83240

CNA, le 4 mai 2020/11 h 45 MT.- La société moderne formule une "croyance anti-chrétienne" et punit ceux qui lui résistent avec "l'excommunication sociale", a déclaré Benoît XVI dans une nouvelle biographie, publié en Allemagne le 4 mai.

 

Dans une large interview à la fin du livre de 1 184 pages, écrit par l'auteur allemand Peter Seewald, le pape émérite a déclaré que la plus grande menace pesant sur l'Église était une "dictature mondiale d'idéologies apparemment humanistes".

 

Benoît XVI, qui a démissionné de son poste de pape en 2013, a fait le commentaire en réponse à une question sur ce qu'il avait voulu dire lors de son inauguration en 2005, quand il exhorta les catholiques à prier pour lui "afin que je ne puisse pas fuir par peur des loups".

 

Il a dit à Seewald qu'il ne faisait pas référence à des affaires internes de l'Église, telles que le scandale "Vatileaks", qui a conduit à la condamnation de son majordome personnel, Paolo Gabriele, pour avoir volé des documents confidentiels du Vatican.

 

Dans une copie avancée de "Benedikt XVI - Ein Leben" (Une vie), vue par CNA, le pape émérite a déclaré: "Bien sûr, des questions telles que" Vatileaks" sont exaspérantes et, surtout, incompréhensibles et très dérangeantes pour les le monde dans son ensemble."

 

"Mais la véritable menace pour l'Église et donc pour le ministère de Saint-Pierre ne réside pas dans ces choses, mais dans la dictature mondiale d'idéologies apparemment humanistes, et les contredire constitue une exclusion du consensus social de base."

 

Il a poursuivi: "Il y a cent ans, tout le monde aurait pensé qu'il était absurde de parler de mariage homosexuel. Aujourd'hui, quiconque s'y oppose est socialement excommunié. Il en va de même pour l'avortement et la production d'êtres humains en laboratoire."

 

"La société moderne est en train de formuler un 'credo antichrétien' et y résister est puni d'excommunication sociale. La crainte de ce pouvoir spirituel de l'Antichrist n'est donc que trop naturelle et il faut vraiment que les prières de tout un diocèse et de l'Église universelle lui résistent."

 

La biographie, publiée par l'éditeur munichois Droemer Knaur, n'est disponible qu'en allemand. Une traduction en anglais, "Benoît XVI, The Biography: Volume One", sera publiée aux États-Unis le 17 novembre.

 

Dans l'interview, l'ancien pape de 93 ans a confirmé qu'il avait écrit un testament spirituel, qui pourrait être publié après sa mort, tout comme le pape Saint-Jean-Paul II.

 

Benoît dit qu'il a accéléré la cause de Jean-Paul II en raison du "désir évident des fidèles" ainsi que de l'exemple du pape polonais, avec qui il a travaillé en étroite collaboration pendant plus de deux décennies à Rome.

 

Il a insisté sur le fait que sa démission n'avait "absolument rien" à voir avec l'épisode impliquant Paolo Gabriele, et a expliqué que sa visite de 2010 au tombeau de Célestin V, le dernier pape à démissionner avant Benoît XVI, était "plutôt une coïncidence". Il a également défendu le titre "émérite" pour un pape à la retraite.

 

Benoît XVI a déploré la réaction à ses divers commentaires publics depuis sa démission, citant les critiques de son hommage lues lors des funérailles du cardinal Joachim Meisner en 2017, dans lesquelles il a déclaré que Dieu empêcherait le navire de l'Église de chavirer. Il a expliqué que ses paroles étaient "tirées presque littéralement des sermons de saint Grégoire le Grand".

 

Seewald a demandé au pape émérite de commenter les "dubia" soumis par quatre cardinaux, dont le cardinal Meisner, au pape François en 2016 concernant l'interprétation de son exhortation apostolique Amoris laetitia.

 

Benoît a déclaré qu'il ne voulait pas commenter directement, mais a fait référence à sa dernière audience générale, le 27 février 2013.

 

Résumant son message ce jour-là, il a dit: "Dans l'Église, au milieu de tous les labeurs de l'humanité et de la puissance confuse de l'esprit mauvais, on sera toujours en mesure de discerner la puissance subtile de la bonté de Dieu."

 

"Mais l'obscurité des périodes historiques successives ne permettra jamais la joie sans faille d'être chrétien ... Il y a toujours des moments dans l'Église et dans la vie du chrétien individuel où l'on sent profondément que le Seigneur nous aime, et cet amour c'est la joie, c'est le "bonheur".

 

Benoît a dit qu'il chérissait le souvenir de sa première rencontre avec le pape François nouvellement élu à Castel Gandolfo et que son amitié personnelle avec son successeur n'a cessé de grandir.

 

L'auteur Peter Seewald a réalisé quatre entretiens avec Benoît XVI. Le premier, "Sel de la Terre", a été publié en 1997, lorsque le futur pape était préfet de la Congrégation du Vatican pour la Doctrine de la Foi. Il a été suivi de "Dieu et le monde" en 2002 et "Lumière du monde" en 2010.

 

En 2016, Seewald a publié "Dernier Testament", dans lequel Benoît XVI a réfléchi à sa décision de démissionner en tant que pape.

 

L'éditeur Droemer Knaur a déclaré que Seewald avait passé de nombreuses heures à parler à Benoît sur le nouveau livre, ainsi qu'à son frère, Mgr. Georg Ratzinger et son secrétaire personnel, l'archevêque Georg Gänswein.

 

Dans une interview accordée à Die Tagespost le 30 avril, Seewald a déclaré qu'il avait montré au pape émérite quelques chapitres du livre avant sa publication. Benoît XVI, a-t-il ajouté, a salué le chapitre sur l'encyclique Mit Brennender Sorge de 1937 du pape Pie XI.

Sources

CatholicNewsAgency

CatholicWorldReport Dans une nouvelle biographie Benoît XVI déplore la croyance anti-chrétienne

LifeSiteNews Le pape Benoît XVI établit un lien entre la domination du "mariage homosexuel… l'avortement" et le pouvoir spirituel de "l'Antichrist". Le pape émérite Benoît XVI a déclaré que la prière est nécessaire pour "résister".  

https://www.lifesitenews.com/news/pope-benedict-links-dominance-of-homosexual-marriage...abortion-to-spiritual-power-of-anti-christ

https://www.lifesitenews.com/news/pope-benedict-links-dominance-of-homosexual-marriage...abortion-to-spiritual-power-of-anti-christ

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 10:24

Source: Marco Tosatti

 

( traduction rapide )

https://www.marcotosatti.com/2020/05/03/la-profezia-di-fulton-sheen-ci-sara-una-chiesa-contraffatta/

https://www.marcotosatti.com/2020/05/03/la-profezia-di-fulton-sheen-ci-sara-una-chiesa-contraffatta/

LA PROPHÉTIE DE FULTON SHEEN: IL Y AURA UNE ÉGLISE DE CONTREFAÇON…

3 mai 2020 Publié par Marco Tosatti 

 

Marco Tosatti

Cher Stilumcuriali, Sergio Russo, ce personnage aux multiples facettes que vous avez déjà rencontré à quelques reprises sur ces pages, artisan, profondément croyant, écrivain, nous a envoyé cette réflexion douloureuse et inquiétante, qui partant d'une prophétie, une prophétie inconfortable de Fulton Sheen, grande figure du catholicisme américain, va bien au-delà d'étape par étape ... Bonne lecture.

 

"IL Y AURA UNE ÉGLISE DE CONTREFAÇON ..."

 

"… L'Église du Christ est une, mais le faux prophète en créera une autre. Cette fausse église sera mondaine, œcuménique et mondiale: une fédération de cultes. Les religions formeront un certain type d'association planétaire. Un parlement mondial de toutes confessions, qui sera privé de toute légalité, devenant l'emblème du corps mystique de l'antéchrist. L'Église sur terre aura son Judas Iscariote et sera précisément le faux prophète. Satan le recrutera parmi nos évêques!"

 

Bien sûr, ces mots semblent incroyables ... surtout si vous pensez que l'évêque américain Mgr Fulton Sheen, probablement le prédicateur le plus célèbre de la radio et la télévision avant et après les temps modernes.

 

Une personnalité calme et rationnelle, pourtant fervente dans le témoignage de la foi, qu'il a tant fait à de nombreux fidèles, notamment américains, et que Benoît XVI, en juin 2012, a proposé son exemple de vie, le soumettant à la Congrégation pour les causes de saints, qui a publié le décret qui a déclaré que "Mgr Sheen a vécu une vie de vertus héroïques", donc la première étape importante vers la béatification, obtenant ainsi le titre de vénérable.

 

Et pourtant, justement cette béatification, elle aurait dû être proclamée officiellement le 21 décembre de l'année dernière, mais ... elle a été "arrêtée" par le Vatican! Au moyen d'une déclaration concise en effet, dans laquelle l'évêque du diocèse de Peoria, Illinois, a été informé par le Saint-Siège que "la béatification de Fulton Sheen sera reportée à une date à déterminer".

 

Et, avec l'air qui tire ces jours-ci, il ne faut pas longtemps pour comprendre les "vraies" raisons d'une telle annulation...

 

"Les religions formeront un certain type d'association planétaire..." Eh bien, bien sûr, pour ceux qui ont un minimum de familiarité avec la géopolitique, et "mâchent" même un peu de théologie de l'histoire, ne peuvent que se rappeler les objectifs souhaités par la franc-maçonnerie et par les différentes loges internationales...

 

Bien sûr, tout cela est vraiment déroutant... ainsi que questionnant, nous restons devant un article, publié il y a environ trois ans, sur ce même site et intitulé "L'amour extraordinaire de la franc-maçonnerie pour le Pape [François]. Une étude documente une "première fois 'historique'", dans laquelle il y a des déclarations diverses et ponctuelles faites par des chefs de loges maçonniques, dispersées dans le monde entier, dans lesquelles nous trouvons - incroyable à dire! - une appréciation sincère et proclamée de ces mêmes organisations maçonniques pour le pontificat actuel.

 

Juste deux ou trois exemples, juste pour avoir idée:

 

"L'ouverture de l'Église au monde semble trouver un nouvel élan avec le pape François. Et ce 'bond en avant de l'Église dans la société moderne', aujourd'hui comme alors, plaît à la franc-maçonnerie. (Maçonnerie et Église, dans Erasmus news, Bulletin d'information du Grand Orient d'Italie, An XV, N ° 11-12, 30 juin 2014, Rome, p. 6-7).

 

Le 25 août 2014, sur le site de la franc-maçonnerie brésilienne, Grande Oriente do Brasil, le maçon Barbosa Nunes fait l'éloge du pape François pour la construction d'une nouvelle église : "Les paroles du pape font l'objet de méditation lors des journées d'étude des loges maçonniques".

 

"Je crois que ce pape est la réalisation d'un design qui a trop longtemps voulu être adopté!". (Nicola Spinello, Grand Maître nommé vicaire de la communion de Piazza del Gesù, à la question posée par l'émission Mystère, diffusée le 20 mars 2013).

 

Et depuis les citations, elles sont un peu comme des cerises (l'une mène à l'autre), confirmant ce qui a été dit ici: "... De ces comparaisons fraternelles et sincères que nous avons eues, et de la rencontre pleine d'espoir en un brillant avenir pour tous les êtres humains, l'idée de ce 'Document sur la Fraternité Humaine' est née. Un document raisonné avec sincérité et sérieux pour être une déclaration commune de bonne et loyale volonté, par exemple pour inviter toutes les personnes qui portent dans leur cœur la foi en Dieu et la foi en la fraternité humaine à s'unir et à travailler ensemble." (Cela ne vient cependant pas d'une loge maçonnique - bien que presque identique! - mais c'est ce fameux "Document sur les Frères Humains pour la paix mondiale et la coexistence commune" signé à Abu Dhabi, le 4 février 2019, par Bergoglio et l'imam Ahmad Al-Tayyeb).

 

Enfin, il y a vraiment un besoin d'un renouveau de nos jours: Bergoglio a une nouvelle une fois nié les évêques italiens qui avaient fait un peu entendre leurs voix auprès du gouvernement, pour la réouverture des services religieux aux fidèles, mais lui, cependant, avec encore une autre 'volteface', typique de sa façon d'agir, recommanda plutôt que le Seigneur soit prié pour obtenir: "la grâce de la prudence et de l'obéissance aux dispositions [gouvernementales]!"

 

Par conséquent, Mgr Carlo Maria Viganò, de proposer ces derniers jours, la prière chorale de l'exorcisme de Léon XIII, puisqu'il sait très bien que: "... l'Église, Épouse de l'Agneau Immaculé, par des ennemis très astucieux a été remplie d'amertume et arrosée de biliaire; ils ont placé leurs mains méchantes sur tout ce qui est le plus sacré; et là, où le Siège de Pierre le plus béni et la Chaire de vérité ont été établis, ils ont posé le trône de leur abomination et de leur impiété, afin que le berger soit frappé, le troupeau dispersé."

 

Et, depuis que j'ai commencé avec Fulton Sheen, je termine à nouveau avec ses mots, qui n'ont pas besoin d'être commentés, s'inscrivant parfaitement dans le contexte de crise actuelle: "Satan va créer une contre-église, qui sera le singe de l'Église, car lui, le diable, est le singe de Dieu. Elle aura toutes les notes et les caractéristiques de l'Église, mais en sens inverse et vidée de son contenu divin... Ce sera une sorte de 'corps mystique' de l'Antéchrist, malheureusement semblable au Corps mystique, trompant beaucoup!"

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 20:24
https://www.lci.fr/politique/video-coronavirus-covid-19-date-du-deconfinement-retour-des-parisiens-vacances-d-ete-christophe-castaner-detaille-l-apres-11-mai-grand-jury-2152757.html

https://www.lci.fr/politique/video-coronavirus-covid-19-date-du-deconfinement-retour-des-parisiens-vacances-d-ete-christophe-castaner-detaille-l-apres-11-mai-grand-jury-2152757.html

Dans un entretien à Le Figaro Lci (à 39:39 dans la video)  le ministre de l'Intérieur et des cultes Christophe Castaner explique ce que doit être pour lui la foi :

"Je pense que la prière elle se fait dans son rapport à celui que l'on accompagne, célèbre (...) soi-même, et n'a pas forcément besoin de lieu de rassemblement où l'on ferait courir un risque à l'ensemble de la communauté religieuse."

Cette déclaration de Castaner n'est pas fausse d'un point théologique (Cf. Saint Etienne, premier martyr vers 41, contre les pharisiens et le temple de Jérusalem). Elle oublie simplement de dire que contrairement aux temps apostoliques où les églises n'étant pas encore construites, la pratique religieuse se réalisait dans des lieux privés, et que de nos jours, la pratique de la foi et la distribution de la Communion se réalisent d'une manière tout aussi communautaire mais dans des églises publiques, construites avec les dons, l'argent et la sueur de nos ancêtres... Castaner souhaiterait-il faire retourner l'Eglise à l'ère des catacombes et des rassemblements privés ?

En outre, cette déclaration du ministre de l'Intérieur est illogique et mesquine vu la décision gouvernementale le 28 avril dernier d'ouvrir les commerces, les cinémas, les médiathèques, les bibliothèques et les petits musées. Les églises seraient-elles des lieux plus dangereux que les magasins, les cinémas, les bibliothèques et les petits musées? 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 19:34
https://lanuovabq.it/it/comunione-in-bocca-nessun-rischio-per-la-salute

https://lanuovabq.it/it/comunione-in-bocca-nessun-rischio-per-la-salute

COVID infecte les cellules des muqueuses des voies respiratoires principalement en voyageant à travers des gouttelettes ou dans une forme hydro-gazeuse d'aérosol. Ainsi, tant que la salive ne passe pas de l'état liquide, comme elle est normalement dans la bouche, à l'état de gouttelettes ou d'aérosols, elle est potentiellement inoffensive. C'est pourquoi la communion dans la bouche ne peut pas être contre-indiquée. Un médecin l'explique.

 

 

Cher directeur,

Je travaille dans un hôpital avec des patients COVID, ce qui m'a amené à approfondir et à discuter du sujet également avec d'autres collègues. Selon la littérature scientifique, nous sommes parvenus aux conclusions suivantes: contrairement aux autres virus, le coronavirus attaque directement les muqueuses des voies respiratoires supérieures (nez, pharynx et larynx) et inférieures (bronches et bronches), directement sur ses récepteurs et sans passer par voies lymphatiques et sanguines comme le font d'autres virus.

 

COVID infecte les cellules des muqueuses des voies respiratoires principalement en voyageant à travers des gouttelettes ou dans une forme hydro-gazeuse d'aérosol. Par conséquent, bien que cela ait été supposé, la transmission par contact n'a jamais été démontrée jusqu'à présent.

 

Les paumes des mains et du bout des doigts, comme la salive, sont les principaux vecteurs du Coronavirus, mais il est difficile qu'elles puissent provoquer une infection en ne contenant pas de virus sous forme de gouttelettes ou d'aérosols: en effet le Coronavirus doit "prendre son envol" pour infecter.

 

Tant que la salive ne passe pas de l'état liquide, comme elle est normalement dans la bouche, à l'état de gouttelettes ou d'aérosols, elle est potentiellement inoffensive. La salive devient dangereuse lors de la nébulisation de gouttelettes avec éternuements ou toux ou en parlant fort à courte distance.

 

Sans masque ou avec masque abaissé sous le nez, les gouttelettes de salive après un éternuement atteignent jusqu'à 6 mètres, (donc 1 mètre ne suffirait pas), après avoir toussé jusqu'à 2 mètres.

 

Les paumes des mains et du bout des doigts peuvent être des dépôts de virus, mais elles peuvent difficilement être la cause d'une infection directe, donc certaines solutions suggérées, telles que la désinfection des mains à l'église avant de recevoir l'hostie, ou le port de gants sont, à mon avis, discutables. Et je ne dis pas inutile, mais ces manoeuvres ne nous protégeront certainement pas principalement contre les infections.

 

Et même la salive, même si elle contient des virus, ne peut pas infecter tant qu'elle reste liquide dans la bouche et ne passe pas dans un état d'air (même si la vieille femme classique gratte les doigts du prêtre, ce qui devrait en tout cas être évité en prenant l'hostie avec les lèvres).

 

De plus, la salive contient du lysozyme qui est un désinfectant naturel, qui agit également contre les virus: le lysozyme même est désormais également utilisé comme médicament contre le coronavirus.

 

En conclusion, les méthodes de réception de l'hostie sont à mon avis indifférentes et potentiellement à la fois inoffensives en ce qui concerne le risque de coronavirus.

 

Il faudra plutôt accorder beaucoup plus d'attention aux autres gestes barrières, c'est-à-dire aux masques, en évitant les éternuements ou la toux dans l'église et surtout au moment de la communion devant le prêtre quand il faut nécessairement retirer le masque pendant quelques secondes pour recevoir l'hostie.... d'une manière ou d'une autre..

 

Nous avons souvent été attaqués sur l'affaire Galilée, quand, le Père jésuite Grassi a voulu imposer une fausse idée scientifique (d’une durée de 2 siècles !) juste pour défendre ses convictions, pas même théologiques, mais cléricales : je voudrais empêcher que des choses similaires ne se répètent, autant que j'aime l'Église.

 

Alors que la terre et le soleil continuaient de tourner à leur manière, quelles que fussent les idées des jésuites, le coronavirus fait de même et n'infecte que par l'air, peu importe qui est pour ou contre la communion dans la bouche ou les mains.

 

On pourrait dire avec une expression efficace que COVID ne se déplace que par voie aérienne, mais qu'il ne navigue pas par la salive tant qu'il reste sous forme liquide dans la bouche. Pour confirmer ce qui précède, lors de l'épidémie de COVID, les chirurgiens ont réduit les interventions faites en laparoscopie précisément pour éviter qu'en soufflant du gaz dans l'abdomen ne s'échappent aux valves des gouttelettes aéroformes contenant le Coronavirus.

 

En résumé, cela devrait être une bonne nouvelle pour tout le monde: savoir qu'aucune des 2 façons de recevoir l'hostie ne représente réellement un risque sérieux d'infection. Par cela, je ne veux pas du tout diminuer l'importance des précautions d'hygiène suggérées jusqu'à présent.

 

Cordialement

 

Dr Fabio Sansonna

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