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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 10:46
"Qui cherche trouve", "cherchez et vous trouverez". 

Notre Seigneur Jésus-Christ nous demande avec insistance de chercher Dieu, mais à la différence du monde, pas comme le monde le cherche ! Cette demande est accompagnée en effet d'une curieuse injonction, indiquant que nous ne pouvons pas le trouver à la façon que le monde le cherche. « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera » (Mt XVI, 24-25). C'est dans la mort à soi que l'on trouve Dieu. Il faut d'abord se faire violence pour comprendre cette phrase (Jésus est mort sur la Croix pour tuer le mal et nous devons l'imiter par amour pour Lui), suivant cette parole du Seigneur : "le Royaume des Cieux est assailli avec violence; ce sont les violents qui l'arrachent" (Mt, XI, 12). Avec Lc XIII, 24, où le disciple est invité à faire effort pour entrer par la porte étroite, et avec Lc XVI, 16, où tout homme déploie sa forcer pour entrer dans le Royaume.

Mais encore, de quelle violence s'agit-il ? Il s'agit de la violence des Justes. Le
commentairedu Jour deSaint Jean de la Croix, le bien nommé..., est éclairant :

"lorsqu'une âme est arrivée, dans le chemin spirituel, à perdre toutes les voies et toutes les façons naturelles de traiter avec Dieu,... laissant toute manière personnelle et tout moyen quel qu'il soit, elle traite avec Dieu et jouit de lui par la foi et par l'amour, on peut dire alors qu'elle a vraiment trouvé Dieu, parce qu'elle a vraiment perdu tout ce qui n'est pas Dieu et s'est vraiment perdue elle-même. (...) Et de fait, il en est ainsi, selon le mot de saint Paul : « Mourir est un avantage » (Ph 1,21), c'est-à-dire : Ma mort pour le Christ est mon gain."
(Saint Jean de la Croix, Le Cantique spirituel, 20, trad. OC, Cerf 1990, p. 452 rev.)

De nombreux saints ont témoigné de ces rencontres avec Dieu, toujours à la base, il y a ce renoncement (renoncement aux penchants humains désordonnés qui nous poussent vers la matière et non vers le Ciel..., vers le ventre, les désirs désordonnés, et non vers l'Esprit). Toujours il y a cet effort, par amour pour Dieu.

Veritas liberabit vos. La vérité nous rend libres, est-il écrit, mais combien il est difficile d'acquérir cette liberté ! Il s'agit toujours d'une "liberté-conquête", une "liberté-violence". Nous pouvons constater la similitude de la conception chrétienne de la liberté avec la conception de la philosophie classique, grecque et romaine. Conception qui a commencé à être modifiée avec la dite "Renaissance" : les Modernes et en particulier les dites "Lumières" ont abandonné l'effort pour ne plus parler que d'une liberté naturelle de principe et de droit..., exactement comme si le don de cette liberté était naturel, comme inscrit dans l'homme, sans qu'aucune violence ne soit nécessaire pour l'acquérir... C'est la négation même du Péché originel et de la Chute, la négation de la nécessité de la Rédemption. Principe satanique s'il en est...

Chers amis, frères et soeurs, c'est donc dans la mort (rejet des passions déréglées, haines, envies de vengeance...), et par amour pour Dieu, par amour pour Celui qui est mort pour nous sur la Croix, en lui offrant notamment Lc VI, 27 "Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient", et avec une réelle envie de nous conformer à ces commandements, que que l'on trouve Dieu.

Dieu vient à notre rencontre dans nos vies. Et toute notre âme sait alors instantanément quelle grâce elle reçoit. D'une manière indicible, elle comprend la signification de "Dieu est Amour", qu'Il est présent, et nous visite d'une grâce infinie (par Son propre fond d'Amour) et non par nos pauvres mérites..., si nous faisons ce qu'Il nous demande, tout le temps de notre courte vie, pour nous conduire vers la demeure du Père éternel. Essayez, aimez Dieu, priez, mourez à vous, et vous verrez.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 07:03
"Je mettrai l’hostilité – inimitié – entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci te meurtira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon"
(Génèse III, 15).

 



LePère Gabriele Amorthest l'exorciste en chef de la cité du Vatican et de l'archidiocèse de Rome.

"Satan lutte contre la vérité. Porter l’homme au mal pour le faire pécher c’est l’activité préférée du démon."
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 13:58
Les "Juifs messianiques" sont des juifs qui croient que Jésus est "le Messie d'Israël". En professant cela ils énoncent une vérité. Jésus est le Messie d'Israël. Et du vrai Israël, j'ai envie de dire.

Voici une video très instructive où ces juifs messianiques exposent ce qu'ils pensent être le "vrai judaïsme", je cite : "i
l y a 2 sortes de Judaïsme celui qui vient de Dieu et celui qui contredit La Parole de Dieu tout comme il y a le faux Juif et le vrai Juif. ... Le Judaïsme Biblique est celui qui vient de Dieu, celui pratiqué par Abraham, Moise, Eli, David, l'Apotre Paul... A ne pas confondre avec le Judaïsme rabbinique et talmudique dans lequel a été ajouté des choses qui sont contradictoires à La Torah au Tenach (Premier Testament) et à La Brit Hadasha (Nouveau Testament)." Fin de citation. 

Dans la video on trouve aussi un indice d'une bonne interprétation du judaïsme avec une définition du mot "Juif" : "Juif signifie ceux de Juda. Et Juda signifie louer Dieu"... Ce qui ouvre la porte aux Juifs non-ethniques...

Il y a "deux judaïsmes" à ne pas confondre : le christianisme qui est l'accomplissement du judaïsme des prophètes de l'Ancien Testament et le judaïsme rabbinique et talmudique qui a corrompu le judaïsme déjà dès l'époque du Christ en lui donnant une acception qui fut refusée par le Sauveur. Notre Seigneur Jésus-Christ s'opposa en effet violemment à l'instrumentalisation de la religion à des fins racialistes, les Juifs mettaient leur orgueil non pas en Dieu mais en eux-mêmes s'imaginant être supérieurs aux autres du seul fait de leur descendance d'Abraham, Isaac et jacob. Cette interprétation abusive du judaïsme n'a pas été acceptée ni validée par le Christ qui leur répondait, en les traitant d'hypocrites : "Vous adorez Dieu du bout des lèvres alors que c'est du coeur qu'Il demande l'adoration" (Isaïe, 29, 13; Matthieu, 15, 8-9; Marc, 7, 6-7)... Les Juifs adoraient en effet Dieu non sur Sa loi et sur Ses préceptes, mais sur des traditions humaines (et ensuite cette pente n'a fait que s'accentuer dans le rabbinisme talmudique). A la suite du Christ, saint Paul et les premiers chrétiens
furent persécutéspar les Juifs qui n'acceptaient pas ce judaïsme. "Ennemis de tous les hommes", les Juifs les empêchaient de "prêcher aux païens pour les sauver" (1 Thessaloniciens II, 15-16).

L'historien 
Maurice Sartre 
confirme(cliquer, à partir de 4:45 dans la video) que "le judaïsme a subi une très grande transformation à l'époque hellénistique, justement après le retour d'Exil de Babylone, donc déjà à l'époque perse même on peut dire, à savoir que le judaïsme ne se définit plus par une appartenance ethnique ("On est le fils de...") mais par une pratique, c'est-à-dire le respect de la Torah... Donc cela change radicalement les choses, c'est-à-dire qu'on ne naît pas simplement juif, on peut le devenir. Et de fait, il y a des gens qui le deviennent..." 

Sans rentrer dans des considérations d'ordre théologique pour les différences entre le catholicisme et le "judaïsme messianique", c'est à ce vrai "judaïsme" que cette video est dédiée et auquel s'opposent encore aujourd'hui les rabbins talmudistes.  

Ce symbole que nous voyons dans la video reprend le symbole chrétien du poisson "
Ichtus" (du grec ancien ΙΧΘΥΣ, ἰχθύς / ikhthús qui signifie "poisson"), acronyme de noms du Christ :

  • Ι (I) : ΙΗΣΟΥΣ (IÊSOUS) « Jésus » ;
  • Χ (KH, CH) : ΧΡΙΣΤΟΣ (KHRISTOS) « Christ » ;
  • Θ (TH) : ΘΕΟΥ (THEOU) « de Dieu » ;
  • Υ (U) : ΥΙΟΣ (HUIOS) « fils » ;
  • Σ (S) : ΣΩΤΗΡ Sôter (SÔTÊR) « Sauveur ».

                           Le vrai Judaïsme

- Juifs Messianiques en Israel
- Persécutions des juifs messianiques en Israël

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 18:32

Il est de bon ton actuellement de vouloir opposer les évêques de la Fraternité, en s’efforçant de démontrer que l’entente et l’harmonie entre eux ne règne pas, qu’ils ont des positions souvent opposées inconciliables.

Pour ceux qui ont quelque expérience de la guerre subversive, il est bien connu qu’une des techniques les plus efficaces pour détruire et faire imploser un groupe est de détruire la confiance en suggérant et en inventant des oppositions imaginaires. Ces insinuations mensongères et imaginaires, élaborées souvent sur un examen superficiel des textes, finissent par prendre corps et détruisent la confiance.

Nous assistons à cette tentative aujourd’hui contre la Fraternité [F.S.S.P.X.]: s’efforcer de susciter des oppositions entres les évêques, en faisant croire qu’ils ne sont pas d’accord sur le combat à mener.

Il faut non seulement dénoncer de telles tentatives diffamatoires mais aussi ceux qui les pratiquent. Or ceux-là sont ceux qui ne veulent pas que le concile soit remis en question et ceux qui, déjà schismatiques dans les faits, ne reconnaissent plus le Pontife Romain, à savoir les modernistes et les sédévacantistes de tout poil. Etrange rencontre des deux extrêmes dans les méthodes de subversion. Suite

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 08:40
Attaque des athégristes, cela faisait longtemps !


Notez le titre "Depuis 300 ans les fous de Dieu affrontent l'esprit des
Lumières". De quel "esprit" parlent-ils ?...
Via Le Forum catholique
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:22
Un vaticaniste espagnol porte un constat dramatique sur l'Eglise de France

"La situation présente du catholicisme français présente deux spécificités qui pèsent énormément sur le moral de l’épiscopat :

1. Les 93 diocèses de la France métropolitaine sont en général dans un état catastrophique.

- Du point de vue des fidèles : la chute de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, continue inexorablement. Les pratiquants sont très rares (4 % si « pratiquer » veut dire aller à la messe une fois par mois) et relativement âgés. Les jeunes et les familles nombreuses – les « forces vives » se portent bien dans les églises desservies par les communautés (mouvements) (Emmanuel, Frères de Saint-Jean, Communauté Saint-Martin, etc.) ou chez les traditionalistes. Les uniques endroits où la pratique se maintient de manière acceptable (malgré un nombre de messes qui a diminué d’au moins un tiers depuis les années 60) sont les quartiers bourgeois des villes. Le catholicisme français post-conciliaire est bourgeois, ayant perdu l’essentiel de la population rurale, atteinte par le modernisme ambiant.

- Par conséquent, les finances diocésaines sont extrêmement appauvries (on peut citer les cas de véritables faillites, comme celui du diocèse de Montpellier qui n’arrive même plus à payer ses prêtres). En France, depuis la séparation de l’Église et de l’État, le clergé vit uniquement de ce que donnent les fidèles (quêtes des messes, rentes, legs). Mais les rentes ont fondu et les legs qui constituaient la source la plus importante de financement pour les diocèses et les ordres religieux ont disparu dans les faits. Seuls en bénéficient les communautés et les traditionalistes. D’autre part, les charges ont considérablement augmenté (disparition du personnel gratuit, constitué de religieuses, le grand coût des mises aux normes exigées par la réglementation en vigueur pour les édifices). C’est pourquoi, sauf à Paris, le capital immobilier fond comme neige au soleil.

Le nombre de prêtres diocésains est seulement de 15.000 et son âge moyen dépasse les 75 ans. Chaque année, environ 800 disparaissent puisque que 100 sont ordonnés contre 900 qui meurent ou abandonnent. Pour quelques diocèses (Digne : 25 prêtres, Nevers 38, Auch, Saint-Claude, Gap, Pamiers, etc.), en dix ans, le nombre de prêtres en activité sera d’une dizaine tout au plus. Actuellement, les paroisses se regroupent en « paroisses regroupées » (il n’est pas rare qu’un prêtre unique ait à s’occuper de 10, 20 voire 40 églises, avec une aide minime de fidèles, des célébrations sans prêtre appelées ADAP, en particulier les enterrements presque toujours confiés à des laïcs). Pour prendre l’exemple d’un diocèse moyen, celui de Nîmes, il y a seulement 107 prêtres en activité, avec une moyenne d’âge élevée et 3 séminaristes.

- Les séminaristes. Ils étaient 4536 en 1966, 784 en 2005, 764 en 2006, 756 en 2007 et 740 en 2008. Des diocèses comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan, etc., n’ont plus aucun séminariste. Les ordinations : Depuis la chute brutale dans les années suivant le Concile (825 ordinations diocésaines en 1956 et 99 en 1977), il y en eut dernièrement 90 en 2004, 98 en 2005, 94 en 2006, 101 en 2007 et 98 en 2008. Les séminaires [séminaristes ?] diocésains sont majoritairement très « classiques » et environ un quart des séminaristes proches du traditionalisme. Beaucoup de vocations sortent des Scouts d’Europe devenus les rivaux « de droite » des Scouts de France.
L’exception parisienne est en train de disparaître. Elle existait, dans les années 80 et jusqu’au début des années 90, grâce à la conjonction des charismes Jean-Paul II/Jean-Marie Lustiger. Le clergé était plus jeune, plus nombreux et l’économie prospère. Le nombre de séminaristes arrivait à 100. Mais aujourd’hui le nombre de prêtres descend dangereusement, les legs ont disparu et il y a seulement 52 séminaristes. Les ordinations parisiennes étaient 10 cette année (dont deux pour la communauté de l’Emmanuel). On en prévoit 7 pour 2010 et 4 pour 2011.
De fait, les diocèses français pour la plupart, s’ils étaient des administrations apostoliques en « pays de mission » n’auraient plus le nombre de prêtres suffisants pour pouvoir être érigés en diocèses. Logiquement un tiers d’entre eux devraient disparaître pour être regroupés dans les 15 prochaines années.

2. Le poids moral du traditionalisme est très important en France.
Avec 388 lieux de culte le dimanche, c’est-à-dire plus de 4 par diocèses (204 « autorisés » et 184 desservis par la Fraternité Saint-Pie X et ses communautés amies (lefebvristes), la sensibilité tridentine, toutes tendances confondues, représente l’équivalent de deux diocèses français de moyenne importance. En plus des lieux de culte, elle dispose d’un réseau important d’écoles hors contrat (sans subvention) qui sont un vivier de vocations. Les prêtres qui célèbrent la messe de Saint-Pie V sont entre 250 et 300 (150 de la FSSPX) dont l’âge moyen est très inférieur à celui des prêtres en activité.

Les séminaristes pour la forme extraordinaire étaient 160 (dont environ quarante de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X) en 2008-2009 pour 740 séminaristes diocésains. Dans un ou deux ans, un séminariste sur quatre sera voué à la forme extraordinaire. Ordinations : en 2009, 15 prêtres français ont été ordonnés pour la forme extraordinaire (dont 6 pour la FSSPX). Le « taux de fécondité sacerdotal » du milieu traditionaliste est identique à celui du catholicisme français d’avant le Concile.

L’exception de Fréjus-Toulon : l’évêque, Mgr Rey, issu de la communauté de l’Emmanuel, profitant du fait qu’il succède à deux évêques très classiques, Mgr Barthe et Mgr Madec, tente une certaine fusion entre le monde traditionaliste et celui des communautés, qui arrivent du monde entier, notamment du Brésil. Ainsi a-t-il obtenu que son diocèse soit le mieux pourvu en prêtres (un par paroisse). Il compte 80 séminaristes (plus de 10 % des séminaristes français), dont une dizaine suit la forme extraordinaire. Quant à la vie religieuse, il y a un nombre croissant de communautés, toutes très jeunes, qui vont du charismatisme le plus débridé au traditionalisme le plus rigide. "

Source (en espagnol) via Le Forum catholique

" Configuration sommaire de l’épiscopat français
Y a-t-il un « effet Benoît XVI » dans les nominations épiscopales ?

a) Dans un premier temps, cet effet était peu notable. Deux mois après son élection, le pape nomma Raymond Centène évêque de Vannes, un quasi-traditionaliste ; Benoît Rivière, auxiliaire de Marseille fut nommé évêque d’Autun. Ensuite, les procédures continuèrent de fonctionner comme à l’accoutumée (grosso modo, une auto-reproduction). Monseigneur Nourrichard fut nommé pour Évreux, dans la droite ligne de son prédécesseur « progressiste », Mgr David. Mgr Grua, vicaire général de Digne, très « religieusement correct » fut nommé pour Saint-Flour et Mgr Pontier fut promu de La Rochelle à Marseille.

b) Puis arriva une vague de nominations d’une ligne beaucoup plus conservatrice. Nicolas Brouwet, prêtre biritualiste (c’est-à-dire qui célèbre selon les deux rites) du diocèse de Nanterre fut nommé auxiliaire de Mgr Daucourt à Nanterre ; Alain Castet, prêtre en soutane de Saint-François-Xavier à Paris, fut nommé évêque de Luçon ; Mgr Scherrer, de Laval ; Mgr Delmas, d’Angers ; Mgr Aillet, de Bayonne ; Mgr Batut, délégué pour la forme extraordinaire à Paris, fut nommé évêque auxiliaire de Lyon. Mgr Wintzer fut imposé comme auxiliaire au très progressiste Mgr Rouet à Poitiers ; Mgr Giraud, coadjuteur de Soissons ; Mgr Lebrun, évêque de Saint-Étienne ; Mgr Gignoux à Montauban. Même si dans le même temps, on continuait à voir des évêques de la ligne qui était celle qu’avait imposé la tête de l’Église de France jusqu’à maintenant en recueillant des hommes de l’appareil : Kérimel à Grenoble ; Lalanne, secrétaire de la Conférence, à Coutances ; Jacolin à Mende, Housset, transféré de Montauban à La Rochelle ; Maillard, transféré de Laval à Bourges ; Pierre d’Ornellas, auxiliaire de Paris, nommé archevêque de Rennes ; Souchu, évêque auxiliaire de Rennes ; Ballot, archevêque de Chambéry ; Kalist, évêque de Limoges ; Delannoy, de Saint-Denis ; James récemment transféré de Beauvais à Nantes.
Avec quelques autres nommés ou transférés sous le présent pontificat (auxiliaires de Paris, transfert de Mgr Le Gall de Mende à Toulouse, etc.), il y en eut en tout une trentaine depuis 2005.
En d’autres termes, plus d’un quart de l’épiscopat français a changé ou a été déplacé depuis l’élection de Benoît XVI. Mais le paysage épiscopal de l’hexagone n’a pas beaucoup changé, et cela pour deux raisons :

1. Les « classiques », pour ne pas employer le mot traditionalistes, qui ont été nommés et qui auraient pu changer le panorama ont été généralement choisis parmi des « classiques timides » ou bien ils se sont laissés intimider.

2. L’inertie des administrations diocésaines, type post-soixante-huitard, et la carence du nouveau personnel et l'absence de nouveau personnel en mesure de renouveler ces autorités a considérablement freiné l'élan des nouveaux évêques."

Source (en espagnol) :
La Iglesia en Francia (II) Traduction Le Forum catholique
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 13:01
Benoît XVI refuse-t-il de convertir les Juifs?

Le pèlerinage du Pape en Terre sainte a été une nouvelle occasion de lire des choses pour le moins fantaisistes sur les relations entre l'Eglise et le judaïsme post-chrétien.

Dans sa version la plus sensationnelle, cela donne le "scoop" suivant: Benoît XVI se serait engagé à ne plus rechercher la conversion des Juifs! Cette "information" a été donnée par le "Jerusalem Post" du 12 mai dernier, sous le titre:
"Vatican to stop missionizing Jews" .

A lire cet article, le Pape, au cours de sa rencontre avec le grand rabbinat de Jérusalem, aurait "accepté que l'Eglise catholique cesse son activité missionnaire parmi les Juifs".

En réalité, rien dans le discours du 12 mai devant le grand rabbinat ne permet de déduire quoi que ce soit d'approchant: Benoît XVI y parle de respect, de compréhension et même d'amitié réciproques. Il évoque la possibilité de travailler ensemble pour la défense de la vie, de la famille, contre le relativisme moral... Mais rien de tout cela n'implique de renoncer à la conversion des Juifs.

Il va de soi qu'entre un discours officiel (surtout un discours écrit par un homme qui prête autant d'attention aux mots qu'il emploie le Pape actuel) et la lecture par un journal peu réputé pour sa connaissance de la doctrine catholique, le bon sens pousse à accorder sa confiance au discours officiel.

Jusqu'à plus ample informé, le "scoop" du "Jerusalem Post" me paraît donc peu vraisemblable et peu fondé.

Au demeurant, l'Eglise catholique ne peut renoncer à la conversion des Juifs (comme d'ailleurs à la conversion de tous les hommes) sans renoncer à sa nature même. Affirmer comme certains théologiens (et même certains évêques...) l'ont fait qu'il existerait une alliance mosaïque salvifique pour les Juifs et une alliance nouvelle pour les non-Juifs constitueraient une sorte de racisme spirituel, et surtout une trahison radicale de la pensée de saint Paul sur la loi et le salut en Jésus-Christ.

Osservatore Vaticano
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 13:00
Un Juif Messianique témoigne à la TV Israélienne
 
Juifs Messianiques en Israel partie 1


Juifs Messianiques en Israel partie2
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:19

L'encyclique de Benoît XVI Caritas in veritate est publiée. La complexité et la gravité de la situation économique actuelle (§ 21) conduisent le Saint-Père à proposer des réponses du point de vue de la foi à la crise mondiale et à la mondialisation. "La crise devient ainsi, écrit-il, une occasion de discernement et elle met en capacité d’élaborer de nouveaux projets. C’est dans cette optique,... qu’il convient d’affronter les difficultés du moment présent" (§ 21).

"La mondialisation est un phénomène multidimensionnel et polyvalent, qui exige d’être saisi dans la diversité et dans l’unité de tous ses aspects, y compris sa dimension théologique. Cela permettra de vivre et d’orienter la mondialisation de l’humanité en termes de relationnalité, de communion et de partage." (§ 42).
Benoît XVI encadre l'exercice de la mondialisation (à ne pas confondre avec le mondialisme) dans un humanisme intégral qui reconnaît la pleine nature de l'homme avec sa dimension transcendante, et sa dignité. Le Saint-Père fournit ainsi la clé d'un développement authentique : la juste compréhension de la nature de l'homme, ou ce qu'il appelle le "développement humain intégral" ( § 4), qui est est portée vers la transcendance, une "écologie de l'homme" qui "concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions
 (§ 11). Le développement humain intégral sur le plan naturel, réponse à un appel du Dieu créateur, demande de trouver sa vérité dans un « humanisme transcendant, qui (…) donne [à l’homme] sa plus grande plénitude: telle est la finalité suprême du développement personnel ». La vocation chrétienne à ce développement concerne donc le plan naturel comme le plan surnaturel; c’est pourquoi « quand Dieu est éclipsé, notre capacité de reconnaître l’ordre naturel, le but et le "bien" commence à s’évanouir » (§ 18).

Le Saint-Père précise que si "[l]’Église n’a pas de solutions techniques à offrir et ne prétend « aucunement s’immiscer dans la politique des États »... [e]
lle a toutefois une mission de vérité à remplir, en tout temps et en toutes circonstances, en faveur d’une société à la mesure de l’homme, de sa dignité et de sa vocation ( § 9).

Du point de vue économique, "La richesse mondiale croît en terme absolu, mais les inégalités augmentent... Dans les pays riches, de nouvelles catégories sociales s’appauvrissent et de nouvelles pauvretés apparaissent. Dans des zones plus pauvres, certains groupes jouissent d’une sorte de surdéveloppement où consommation et gaspillage vont de pair" (§ 22).

"Il manque... une organisation des institutions économiques qui soit en mesure aussi bien de garantir un accès régulier et adapté du point de vue nutritionnel à la nourriture et à l’eau, que de faire face aux nécessités liées aux besoins primaires et aux urgences des véritables crises alimentaires, provoquées par des causes naturelles ou par l’irresponsabilité politique nationale ou internationale" (§ 27).

... "Le marché n’est pas de soi, et ne doit donc pas devenir, le lieu de la domination du fort sur le faible. (§ 36).


"Ces dernières années, on a vu la croissance d’une classe cosmopolite de managers qui, souvent, ne répondent qu’aux indications des actionnaires de référence, constitués en général par des fonds anonymes qui fixent de fait leurs rémunérations. ... Il faut éviter que le motif de l’emploi des ressources financières soit spéculatif et cède à la tentation de rechercher seulement un profit à court terme, sans rechercher aussi la continuité de l’entreprise à long terme. ... [I]l n’est pas licite de délocaliser seulement pour jouir de faveurs particulières ou, pire, pour exploiter la société locale sans lui apporter une véritable contribution à la mise en place d’un système productif et social solide, facteur incontournable d’un développement stable." (§ 40).

"Les banques proposent des comptes et des fonds d’investissement appelés « éthiques ». Une « finance éthique » se développe surtout à travers le microcrédit et, plus généralement, la microfinance. Ces processus sont appréciables et méritent un large soutien. Leurs effets positifs se font sentir même dans les régions les moins développées de la terre. Toutefois, il est bon d’élaborer aussi un critère valable de discernement, car on note un certain abus de l’adjectif « éthique » qui, employé de manière générique, se prête à désigner des contenus très divers, au point de faire passer sous son couvert des décisions et des choix contraires à la justice et au véritable bien de l’homme." (§ 45).


"L’accaparement des ressources énergétiques non renouvelables par certains États, groupes de pouvoir ou entreprises, constitue, ... un grave obstacle au développement des pays pauvres." (§ 49).

... "C’est pourquoi la société actuelle doit réellement reconsidérer son style de vie qui, en de nombreuses régions du monde, est porté à l’hédonisme et au consumérisme, demeurant indifférente aux dommages qui en découlent..." (§ 51).


Sur le plan culturel, "les cultures sont simplement mises côte à côte et considérées comme substantiellement équivalentes et interchangeables entre elles. Cela favorise un glissement vers un relativisme qui n’encourage pas le vrai dialogue interculturel; sur le plan social, le relativisme culturel conduit effectivement les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration. En second lieu, il existe un danger constitué par le nivellement culturel et par l’uniformisation des comportements et des styles de vie. ... Eclectisme et nivellement culturel ont en commun de séparer la culture de la nature humaine. Ainsi, les cultures ne savent plus trouver leur mesure dans une nature qui les transcende, et elles finissent par réduire l’homme à un donné purement culturel. Quand cela advient, l’humanité court de nouveaux périls d’asservissement et de manipulation." (§ 26).

Le Saint-Père relève une tendance à favoriser un syncrétisme "effet négatif possible du processus de mondialisation"... "La liberté religieuse ne veut pas dire indifférence religieuse et elle n’implique pas que toutes les religions soient équivalentes" (§ 55).

... "L’humanité tout entière est aliénée quand elle met sa confiance en des projets purement humains, en des idéologies et en de fausses utopies
." (§ 53).

"Le développement de la personne s’étiole, si elle prétend en être l’unique auteur. Analogiquement, le développement des peuples se dénature, si l’humanité croit pouvoir se recréer en s’appuyant sur les "prodiges" de la technologie. De même, le développement économique s’avère factice et nuisible, s’il s’en remet aux "prodiges" de la finance pour soutenir une croissance artificielle liée à une consommation excessive. Face à cette prétention prométhéenne, nous devons manifester un amour plus fort pour une liberté qui ne soit pas arbitraire, mais vraiment humanisée par la reconnaissance du bien qui la précède. Dans ce but, il faut que l’homme rentre en lui-même pour reconnaître les normes fondamentales de la loi morale que Dieu a inscrite dans son cœur." (§ 68).

"La négation du droit de professer publiquement sa religion et d’œuvrer pour que les vérités de la foi inspirent aussi la vie publique a des conséquences négatives sur le développement véritable. L’exclusion de la religion du domaine public, comme, par ailleurs, le fondamentalisme religieux, empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l’humanité. La vie publique s’appauvrit et la politique devient opprimante et agressive. Les droits humains risquent de ne pas être respectés soit parce qu’ils sont privés de leur fondement transcendant soit parce que la liberté personnelle n’est pas reconnue. Dans le laïcisme et dans le fondamentalisme, la possibilité d’un dialogue fécond et d’une collaboration efficace entre la raison et la foi religieuse s’évanouit
." (§ 56).

"Pour ne pas engendrer un dangereux pouvoir universel de type monocratique, la « gouvernance » de la mondialisation doit être de nature subsidiaire, articulée à de multiples niveaux et sur divers plans qui collaborent entre eux
.
La mondialisation réclame certainement une autorité, puisqu’est en jeu le problème du bien commun qu’il faut poursuivre ensemble; cependant cette autorité devra être exercée de manière subsidiaire et polyarchique " (§ 57).


"L’homme moderne est parfois convaincu, à tort, d’être le seul auteur de lui-même, de sa vie et de la société. C’est là une présomption, qui dérive de la fermeture égoïste sur lui-même, qui provient – pour parler en termes de foi – du péché des origines. La sagesse de l’Église a toujours proposé de tenir compte du péché originel même dans l’interprétation des faits sociaux et dans la construction de la société: « Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs ». À la liste des domaines où se manifestent les effets pernicieux du péché, s’est ajouté depuis longtemps déjà celui de l’économie. Nous en avons une nouvelle preuve, évidente, en ces temps-ci. La conviction d’être autosuffisant et d’être capable d’éliminer le mal présent dans l’histoire uniquement par sa seule action a poussé l’homme à faire coïncider le bonheur et le salut avec des formes immanentes de bien-être matériel et d’action sociale. De plus, la conviction de l’exigence d’autonomie de l’économie, qui ne doit pas tolérer « d’influences » de caractère moral, a conduit l’homme à abuser de l’instrument économique y compris de façon destructrice. À la longue, ces convictions ont conduit à des systèmes économiques, sociaux et politiques qui ont foulé aux pieds la liberté de la personne et des corps sociaux et qui, précisément pour cette raison, n’ont pas été en mesure d’assurer la justice qu’ils promettaient. (§ 34).

"La sagesse et la prudence nous suggèrent de ne pas proclamer trop hâtivement la fin de l’État. Lié à la solution de la crise actuelle, son rôle semble destiné à croître, tandis qu’il récupère nombre de ses compétences. Il y a aussi des nations pour lesquelles la construction ou la reconstruction de l’État continue d’être un élément clé de leur développement. " (§ 41).


Conclusion ."[L]a fermeture idéologique à l’égard de Dieu et l’athéisme de l’indifférence, qui oublient le Créateur et risquent d’oublier aussi les valeurs humaines, se présentent aujourd’hui parmi les plus grands obstacles au développement. L’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain (§ 78).

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 08:43

Dans la Lettre aux Romains, Paul nous dit qu'"avec le Christ a commencé une nouvelle façon de vénérer Dieu - un nouveau culte. Celui-ci consiste dans le fait que l’homme vivant devient lui-même adoration, « sacrifice » jusque dans son propre corps. Ce ne sont plus les choses qui sont offertes à Dieu. C’est notre existence elle-même qui doit devenir louange de Dieu.

Mais comment cela se produit-il ?

Dans le deuxième verset une réponse nous est donnée : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu... » (12, 2). 

Nous devons devenir des hommes nouveaux, transformés en une nouvelle façon d’exister. ... Le monde est toujours à la recherche de nouveautés, car à juste titre il est toujours insatisfait de la réalité concrète. Paul nous dit : le monde ne peut pas être renouvelé sans des hommes nouveaux. Ce n’est qu’avec des hommes nouveaux qu’existera un monde nouveau, un monde renouvelé et meilleur. Au début, se trouve le renouveau de l’homme. Cela vaut ensuite pour chaque individu. Ce n’est que si nous-mêmes devenons nouveaux, que le monde devient nouveau. Cela signifie également qu’il ne suffit pas de s’adapter à la situation actuelle. L’apôtre nous exhorte à un non-conformisme. Dans la lettre en question, il est dit de ne pas se soumettre au schéma de l’époque actuelle. ... Nous devenons nouveaux si nous nous laissons saisir et façonner par l’Homme nouveau Jésus Christ. Il est  l’Homme nouveau par excellence. En Lui, la nouvelle existence humaine est devenue réalité, et nous pouvons vraiment devenir nouveaux si nous nous remettons entre ses mains et que nous nous laissons façonner par Lui.

... La pensée du vieil homme, la façon de penser commune est généralement tournée vers la possession, le bien-être, l’influence, le succès, la célébrité et ainsi de suite. Mais de cette manière, elle a une portée trop limitée. ... [I]l faut apprendre à comprendre la volonté de Dieu, de manière à ce que celle-ci façonne notre volonté. Afin que nous-mêmes voulions ce que Dieu veut, car nous reconnaissons que ce que Dieu veut est le beau et le bon. Il s’agit donc d’un tournant dans notre orientation spirituelle de fond. Dieu doit entrer dans l’horizon de notre pensée : ce qu’Il veut et la manière dont Il a créé le monde et moi. Nous devons apprendre à prendre part à la pensée et à la volonté de Jésus Christ. C’est alors que nous serons des hommes nouveaux dans lesquels apparaît un monde nouveau. ... Le but ultime de l’œuvre du Christ est l’univers - la transformation de l’univers, de tout le monde humain, de toute la création. Celui qui avec le Christ sert la vérité dans la charité contribue au véritable progrès du monde. 

... Paul  nous parle de la nécessité d’être « rendus forts dans l’homme intérieur » (3, 16). Il reprend là un thème qu’il avait traité auparavant, dans une situation de difficulté, dans la Deuxième Lettre aux Corinthiens : « Même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (4, 16). L’homme intérieur doit se renforcer - c’est un impératif particulièrement approprié pour notre époque où les hommes sont si souvent intérieurement vides et doivent donc se raccrocher à des promesses et des drogues, qui ont ensuite comme conséquence un accroissement ultérieur du sentiment de vide en eux-mêmes. Le vide intérieur - la faiblesse de l’homme intérieur - est l’un des grands problèmes de notre temps. L’intériorité doit être renforcée - la capacité de perception du cœur ; la capacité de voir et comprendre le monde et l’homme de l’intérieur, avec le cœur. Nous avons besoin d’une raison éclairée par le cœur, pour apprendre à agir selon la vérité dans la charité. Toutefois, cela ne se réalise pas sans une relation intime avec Dieu, sans la vie de prière. ... Paul écrit à cet égard : « Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Ep 3, 17sq). L’amour voit plus loin que la simple raison, voilà ce que Paul nous dit avec ces mots. ... Il définit cette ampleur avec des mots qui veulent exprimer la dimension du cosmos : largeur, longueur, hauteur et profondeur. Le mystère du Christ a une ampleur cosmique : Il n’appartient pas seulement à un groupe déterminé. Le Christ crucifié embrasse l’univers en entier dans toutes ses dimensions. Il prend le monde entre ses mains et le porte en haut, vers Dieu. A commencer par saint Irénée de Lyon - donc dès le IIe siècle - les Pères ont vu dans ce terme de la largeur, de la longueur, de la hauteur et de la profondeur de l’amour du Christ une allusion à la Croix. L’amour du Christ a embrassé dans la Croix la profondeur la plus basse - la nuit de la mort, et la hauteur suprême - l’élévation de Dieu lui-même. Et il a pris entre ses bras l’ampleur et la largeur de l’humanité et du monde dans toutes leurs dimensions. Il embrasse toujours l’univers - nous tous.

Prions le Seigneur, afin qu’il nous aide à reconnaître quelque chose de l’ampleur de son amour. Prions-Le afin que son amour et sa vérité touchent notre cœur. Demandons que le Christ habite nos cœurs et fasse de nous des hommes nouveaux, qui agissent selon la vérité dans la charité. Amen !" 

Benoît XVI, extrait de l'homélie prononcée lors des premières vêpres de la solennité des saints Pierre et Paul, clôture de l’Année paulinienne, dans la Basilique Saint-Paul hors les murs, le dimanche 28 juin 2009.

Lire via Le Blog du Mesnil, l'Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par Saint Claude de La Colombière.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:38

Le pape Benoît XVI a indiqué dimanche qu'une analyse scientifique partielle dans le tombeau renfermant les reliques de Saint Paul, jamais ouvert en 19 siècles, avait révélé la présence de fragments d'os humains qui seraient, selon lui, ceux de l'apôtre.


Alors qu'il célébrait des vêpres en la basilique Saint-Paul-hors-les-murs à Rome pour clore une année de manifestations consacrées à Saint Paul, le pape a annoncé que le sarcophage présent dans l'église avait été "récemment l'objet d'une analyse scientifique attentive".


"Une minuscule perforation a été pratiquée pour introduire une sonde spéciale" qui a permis de sortir du sarcophage "de minuscules fragments d'os, dont l'examen au carbone 14 a montré qu'ils ont appartenu à une personne qui a vécu entre le 1er et le 2e siècle", a indiqué le pape.
"Cela semble confirmer la tradition unanime et incontestée qu'il s'agit de restes mortels de l'apôtre Paul", a affirmé Benoît XVI.


La sonde a également permis de mettre au jour "des traces d'un précieux tissu de lin coloré de pourpre, lamé d'or, et d'un tissu bleu avec des filaments de lin" ainsi que "des grains d'encens rouges", a-t-il indiqué. (détail très important qui indique que dès le début, la richesses du culte, l'encens, et les ornements liturgiques étaient déjà de vigueur...)

 
... Depuis fin 2006, les visiteurs peuvent voir la tombe grâce à une ouverture pratiquée sous l'autel principal. L'authenticité de la tombe de l'apôtre Paul, mort décapité en 67 à Rome, "ne fait aucun doute", avait à l'époque indiqué le cardinal Montezemolo.


Des fouilles avaient permis en 2002 de mettre au jour ce tombeau dont l'existence était depuis des siècles tenue pour avérée en raison du culte rendu au saint en cet endroit. Le tombeau a été formellement attribué à Saint Paul en février 2005 par le Vatican.


L'apôtre Paul, issu d'une famille juive de Tarse (Asie Mineure), s'est converti à la religion chrétienne naissante après en avoir pourchassé les premiers adeptes. Il a été l'évangélisateur des peuples païens du pourtour de la Méditerranée.

 

Sources : LeParisien.fr via Le Forum catholique
 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 07:02
Commentaire du jour : "Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus" (Sainte Catherine)

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire] : « Toute créature douée de raison possède en elle-même une vigne, qui est la vigne de son âme. C'est la volonté, par le libre arbitre, qui est l'ouvrier de cette vigne durant le temps de la vie ; passé ce temps, elle n'y peut plus faire aucun travail ni bon ni mauvais, mais pendant la vie, elle peut cultiver sa vigne dans laquelle je l'ai envoyée.

Cet ouvrier de l'âme a reçu de moi une telle force qu'il n'est ni démon ni autre créature qui puisse la lui enlever, s'il s'y oppose.

C'est dans le baptême qu'il a reçu cette force et en même temps le glaive de l'amour de la vertu et de la haine du péché. C'est pour cet amour et cette haine, pour l'amour de vous et en haine du péché, qu'est mort mon Fils unique, en répandant pour vous tout son sang. Et c'est cet amour de la vertu et cette haine du péché que vous trouvez dans le saint baptême qui vous rend la vie par la force de son sang...

      « Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus..., ayez la contrition, le dégoût du péché et l'amour de la vertu ; alors vous recevrez les fruits du sang de mon Fils. Vous ne pourrez pas les recevoir si vous ne vous disposez pas à devenir de bons sarments unis au cep de la vigne, mon Fils, qui a dit : « Moi, je suis la vraie vigne, mon Père est le vigneron, et vous, les sarments  » (Jn 15,1.5).


 

Source : Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, co-patronne de l'Europe, Le Dialogue, 23, trad. cf Hurtaud, et Guigues, Seuil 1953, Commentaire du jour



À 13 ans, Jeanne entendit les voix des sainte Catherine et Marguerite et de l'archange saint Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:02

Shlomo Sand parle de l'ethnocentrisme en Israel

L'historien Israelien Shlomo Sand, auteur de "Comment le peuple juif fut inventé", définit l'ethnocentrisme sioniste : "si vous n'êtes pas de parents juifs vous n'êtes pas juifs, vous ne pouvez pas devenir juif, sauf si vous êtes converti religieusement"... C'est la base de la définition de l'Etat d'Israël. (00:37 au compteur)


Sionisme et invention du peuple juif
envoyé par Takarai.

Ferry et Julliard sur LCI analysent la thèse du nouveau livre de l'historien Israelien Shlomo Sand "Comment le peuple juif fut inventé". A écouter malgré quelques approximations de Ferry.


Maurice Sartre sur Shlomo Sand

Maurice Sartre exprime son accord pour l'essentiel avec la thèse de son collègue, pour qui la notion de "peuple juif" est une fiction. Par exemple, sur Gaza, Maurice Sartre met les pendules à l'heure (2:54 au compteur) : "contrairement au discours officiel des tenants de 'la Terre sainte qui nous a été donnée, qui était à nous', etc., les Juifs ne sont jamais seuls en Terre sainte, jamais. Quand on voit aujourd'hui la revendication sur Gaza... dans les milieux ultra-religieux qui considèrent Gaza comme un élément de la Terre sainte, historiquement il y a une certitude, c'est que jamais, sauf de très brefs épisodes à la suite de guerres, les maîtres de Jérusalem n'ont tenu Gaza. Gaza c'est le pays des Philistins, et quand même David ou Salomon, ou tous les rois d'Israël et de Juda contrôlent à peu près tout ce qui est en gros la Palestine d'aujourd'hui, ils ne tiennent pas Gaza. C'est très rare que Gaza soit tenu, il y a une petite période au début du Ier siècle avant notre ère, au temps d'Alexandre Jannée. Ce qui est vrai, c'est qu'à l'époque hellénistique, à partir du milieu du IIe siècle av. J.-C. se recrée un Etat juif, hasmonéen, qui fait la conquête de l'ensemble de la Palestine, mais c'est un Etat pluri-ethnique, largement...." 

Maurice Sartre se sépare cependant de Shlomo Sand sur certains points. Sur la diaspora (dispersion), suite à la destruction du second Temple en 70 ap. J.-C., "on sait qu'il y a un grand mouvement d'émigration... la Judée est quasiment interdite aux Juifs, Jérusalem devient la seule ville interdite aux Juifs, il ne faut pas l'oublier, et les Juifs deviennent très minoritaires en Judée; sur la côte ils l'ont toujours été, donc ce n'est pas nouveau, et ils ne sont majoritaires que dans de petits secteurs, notamment en Galilée. ... Beaucoup sont partis, d'autres ont été vendus comme esclaves" (06:38 au compteur)

Maurice Sartre
est un historien spécialiste de l'histoire du monde grec et du monde romain oriental, en particulier du Proche-Orient hellénisé, d'Alexandre à la conquête islamique. Il est l'auteur notamment de :
- Histoires grecques, éd. Le Seuil, Paris, 2006.
- "D'Alexandre à Zénobie : Histoire du Levant antique, IVe siècle avant Jésus-Christ - IIIe siècle après Jésus-Christ", éd. Fayard, Paris, 2001
- La Syrie antique, Gallimard-Découvertes, Paris, 2002
- L’Orient romain. Provinces et sociétés provinciales en Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères (31 avant J.-C. – 235 après J.-C.), éd. Le Seuil, Paris, 1991


Dans D'Alexandre à Zénobie, (p. 927) au sujet de la "diaspora" (dispersion), Maurice Sartre indique que "la destruction du Temple en 70 avait interrompu les sacrifices pour la première fois depuis 586 av. J.-C., tandis que le grand-prêtre et le Sanhédrin disparaissaient dans la tourmente. 

Vers 130,
Hadrien décida de reconstruire Jérusalem. (p. 602)... Il décida d'y faire construire une nouvelle colonie, colonia Aelia Capitolina, autour d'un temple de Jupiter Capitolin construit non à l'emplacement de l'ancien temple dont l'espace reste à l'abandon, mais au coeur de la nouvelle ville, sur l'emplacement du Golgotha. Dès 131-132, la fondation était effective, comme le prouvent des monnaies émises au nom de la nouvelle colonie (B. ISAAC, "Roman Colonies in Judae. The Foundation of Aelia Capitolina", Talanta, 12-13, 1980-1981, p. 31-54.) 

En 134-135, après la nouvelle révolte juive (du faux Messie) Simon Bar Kokhba ("fils de l'étoile"), Hadrien finit par écraser les Juifs à Béthar, près de Jérusalem (ibid., p. 605), où Simon trouva la mort. Les autres chefs furent arrêtés et exécutés. ... Dion Cassius estime que l'on détruisit 985 villages, que 580 000 Juifs trouvèrent la mort au combat et qu'un nombre encore plus grand mourut de faim. Mais "il y eut de très nombreux prisonniers vendus comme esclaves sur les marchés extérieurs et nombreux furent les Juifs à fuir d'eux-mêmes" (Sur tout cela, article fondamental de W. Eck, "The Bar Kokhba Revolt : The Roman Point of View", JRS, 79, 1999, p. 76-89).

... [L]'entrée à Jérusalem fut désormais interdite aux Juifs sous peine de mort, sauf le 9 Ab, anniversaire de la ruine du Temple (Ariston de Pella cité par Eusèbe, HE, IV, 6, 3.) ... Jérusalem devenait non seulement une ville païenne comme les autres, mais la seule de toutes qui soit interdite aux Juifs ! Le caractère juif de la région fut officiellement nié lorsqu'en pleine révolte, sans doute en 133-134, le nom même de la province fut modifié : supprimant toute allusion à son peuplement juif, les Romains transformèrent la Judée en 'Syrie-Palestine' (Cn. Minicius Faustinus Sex. Iulius Severus est nommé 'légat impérial de judée' dans une inscription CIL, III, 2830 = ILS, 1056, et 'de Syrie-Palestine' dans une autre AE, 1904, 9.) (ibid., p. 606.)


La population de Jérusalem, estimée à 10000 ou 15000 habitants, est essentiellement constituée de païens, colons romains issus de l'armée. ... La ville prit rapidement l'aspect d'une ville romaine ordinaire (ibid., p. 647).... D'une manière générale, même si les Juifs sont plus nombreux en Galilée qu'ailleurs, il n'existe plus de terre juive en Palestine (p. 931).
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:23

Souvent des personnes se demandent ce qu'elles doivent faire pour être sauvées et un jour gagner le paradis. C'est très simple, pas de "secret", pas d'"initiation"..., le Christ a toujours enseigné dans le Temple "où tous les Juifs s'assemblent", Il "n'a rien dit en secret" (Evangile selon saint Jean, chapitre XVIII, verset 20)..., les Apôtres sont allés au quatre coins du monde annoncer un Christ crucifié et ressuscité. Pour être sauvé il suffit de croire au Seigneur Jésus, et d'être baptisé. Si la personne décède avant son baptême, cette personne est quand même sauvée par le baptême "d'intention". Où trouve-t-on confirmation de cela ? Dans l'Ecriture.

"Dans la ville de Philippes, la foule se souleva contre Paul et Silas; les magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au gardien la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l'instant même, toutes les portes s'ouvrirent, et les entraves de tous les détenus sautèrent.
Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s'étaient évadés, il dégaina son épée et il allait se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
A l'heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs plaies. A l'instant même, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu. "
(Livre des Actes des Apôtres 16,22-34,
Lectures du jour)

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:14
Dans son discours de départ à l'aéroport Ben Gourion, le Saint-Pèrea évoquél'allégorie de l'olivier de Saint Paul. Cette allégorie prophétise la conversion des Juifs. Elle est inspirée des livres des prophètes Jérémie 11. 16 et Osée 14.7 (qui ne sont pas les seuls à parler de la conversion des Juifs). Elle se trouve dans l'Epître de saint Paul aux Romains, chapitre 11, verset 15 à 24. La conversion des Juifs apportera au monde de profondes transformations, une "réconciliation" et une régénération comme celle du passage de la mort à la vie ( "Si en effet leur mise à l'écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie?")... Le sens de cette expression "la réconciliation", est précisé en 2 Corinthiens 5, 17-19 : "Aussi, si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Le monde ancien est passé, voici qu'une réalité nouvelle est là. Tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. ... C'était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation". Saint Paul, l'Apôtre des nations, termine son allégorie de l'olivier en interpellant les païens, verset 24 : "Si toi, en effet, retranché de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature, tu as été, contrairement à la nature, greffé sur l'olivier franc [Israël], combien plus ceux-ci seront-ils greffés sur leur propre olivier auquel ils appartennent par nature !" Le but visé par Paul est de déraciner toute suffisance et tout mépris des chrétiens d'origine païenne à l'égard d'Israël. Le verset 24 doit être compris à la lumière de la conversion d'Israël ("combien plus ceux-ci seront-ils greffés sur leur propre olivier") et de la doctrine constamment affirmée par Paul : pour le juif, comme pour le païen, l'élection en Jésus-Christ est un don. Un Etat intitulé "Israël" mais négateur du Christ, comment pourrait-il être une source de réconciliation ? Le Saint-Père travaille à cette réconciliation, il reste à présent aux Juifs à se greffer sur leur propre olivier.

                                                                   ***

C'est à 12h45 qu'a commencé la cérémonie de départ du pape Benoît XVI à l'aéroport de Tel Aviv. Le Saint-Père est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv à 12 h 30, où l'attendait le Président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres, et le Premier Ministre, M. Benjamin Netanyahu. Après le discours du président Shimon Peres, le Saint-Père a remercié pour l'accueil chaleureux qui lui a été réservé. Le Pape s’est présenté en ami des Israéliens et des Palestiniens et a demandé que la solution des deux Etats ne soit pas seulement un rêve mais devienne une réalité.

Il est revenu sur les moments forts de son pèlerinage.
Source

Monsieur le président,
Monsieur le premier ministre
Excellences, mesdames et messieurs,

Alors que je me prépare à repartir pour Rome, permettez-moi de partager avec vous quelques-unes des puissantes impressions que m’a laissées mon pèlerinage en Terre sainte. J’ai eu des discussions fructueuses avec les autorités civiles d’Israël comme des Territoires palestiniens, et j’ai été le témoin des grands efforts que font les deux gouvernements pour assurer le bien-être des populations. J’ai rencontré les responsables de l’Église catholique en Terre sainte, et je me réjouis de voir comment ils travaillent ensemble au soin du troupeau du Seigneur. J’ai eu aussi l’opportunité de rencontrer les responsables des différentes Églises chrétiennes et communautés ecclésiales, aussi bien que les responsables des autres religions en Terre sainte. Cette terre est vraiment un terrain fertile pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, et je prie pour que la riche variété de témoins religieux dans la région trouve son fruit dans une compréhension mutuelle et un respect croissants.

Monsieur le président, vous et moi avons planté
un olivier dans votre résidence le jour où je suis arrivé en Israël. L’olivier, comme vous le savez, est une image utilisée par saint Paul pour décrire les très étroites relations entre les chrétiens et les juifs. Paul décrit dans sa lettre aux Romains comment l’Église des gentils est comme un rameau d’olivier sauvage greffé sur l’olivier cultivé qui est le Peuple de l’Alliance. Nous sommes nourris aux mêmes racines spirituelles. Nous nous sommes rejoints comme des frères, des frères qui, à un moment de notre histoire, ont eu une relation tendue, mais qui sont maintenant fermement engagés à bâtir les ponts d’une amitié durable.

La cérémonie au palais présidentiel a été suivie par l’un des moments les plus solennels de mon séjour en Israël, ma
visite
au Mémorial de l’Holocauste à Yad Vashem, où j’ai rencontré quelques-uns des survivants qui ont souffert des démons de la Shoah. Ces rencontres profondément émouvantes m’ont remis en mémoire ma visite, il a trois ans, au camp de la mort d’Auschwitz où tant de juifs – mères, pères, maris, épouses, frères, sœurs, amis – ont été brutalement exterminés sous un régime impie qui propageait une idéologie d’antisémitisme et de haine. Cet épouvantable chapitre de l’histoire ne doit jamais être oublié ou nié. Au contraire, ces sombres souvenirs devraient renforcer notre détermination à nous rapprocher toujours plus les uns des autres comme des branches du même olivier, nourries des mêmes racines et unis dans un amour fraternel.

Monsieur le président, je vous remercie de la chaleur de votre hospitalité, que j’ai grandement appréciée, et j’aimerais qu’on se souvienne que je suis venu visiter ce pays en ami des Israéliens, tout comme je suis un ami du peuple palestinien. Les amis aiment passer du temps en compagnie ensemble, et ils sont profondément bouleversés de voir l’autre souffrir. Aucun ami des Israéliens et des Palestiniens ne peut éviter d’être triste de la continuelle tension entre vos deux peuples. Aucun ami ne peut éviter de pleurer à la souffrance et aux pertes en vie humaine que les deux peuples ont endurées durant les dix dernières décennies. Permettez-moi de lancer cet appel à tous les peuples de cette terre : plus d’effusion de sang ! Plus de combats ! Plus de terrorisme ! Plus de guerre ! Brisons plutôt le cercle vicieux de la violence. Que s’établisse ici une paix durable basée sur la justice, que s’établissent ici une réconciliation et une guérison véritables. Que soit universellement reconnu le droit de l’État d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues. Et que soit de même reconnu que le peuple palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante, de vivre avec dignité et de se déplacer librement. Que la solution de deux États devienne une réalité, et ne reste pas un rêve. Et que la paix jaillisse de ces terres, qu’elles soient « lumière des nations », apportant l’espérance à tant d’autres régions affectées par les conflits.

Une de mes plus tristes images au cours de ma visite sur ces terres a été
le mur. En le longeant, j’ai prié pour un avenir dans lequel les peuples de la Terre Sainte pourront vivre ensemble en paix et en harmonie, sans plus avoir besoin de telles mesures de sécurité et de séparation, mais plutôt dans le respect et la confiance mutuels, et en renonçant à toute forme de violence et d’agression. Monsieur le président, je sais combien il est dur d’atteindre ce but. Je sais quelles sont les difficultés de votre mission et celles de l’Autorité palestinienne. Mais je vous assure que mes prières et que les prières des catholiques à travers le monde sont avec vous quand vous persévérez dans vos efforts pour bâtir une paix juste et durable dans cette région.

Il me reste maintenant à exprimer, du fond du cœur, mes remerciements à tous ceux qui ont contribué de tant de façons à ma visite. Je suis profondément reconnaissant au Gouvernement, aux organisateurs, aux bénévoles, aux médias, à tous ceux qui ont procuré l’hospitalité à moi et à ceux qui m’accompagnaient. Soyez assurés que je me souviendrais de vous avec affection dans mes prières. À tous, je dis : merci, et que la paix soit avec vous. Shalom !

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 12:55

Deuxième extrait de l'intervention du Père Schooyans sur la volonté d'établir une religion unique au service du politique :

 

 

"Dans ces programmes, le Président Obama pourra compter sur l’appui du couple Tony Blair et Cherie Booth. Le think-tank fondé par l’ex-premier ministre britannique sous le nom de Tony Blair Faith Foundation aura, parmi ses attributions, de reconstruire les grandes religions comme son collègue Barack Obama reconstruira la société mondiale.
Dans ce but, la fondation en question devra répandre les "nouveaux droits", en utilisant à cette fin les religions du monde et en adaptant celles-ci à leurs nouvelles tâches. Ces religions devront être réduites au même commun dénominateur, c’est-à-dire vidées de leur identité. Cela ne pourra se faire que moyennant l’instauration d’un droit international inspiré de
Hans Kelsen (1881-1973) [juriste austro-américain né d'une famille juive. Fiche wikipedia] et appelé à valider tous les droits propres aux nations souveraines.
Ce droit devra aussi s’imposer aux religions du monde de telle façon que la "foi" nouvelle soit le principe unificateur de la société mondiale. Cette "foi" nouvelle, ce principe unificateur, devra permettre de faire avancer les Millenium Development Goals. Parmi ceux-ci figurent sous le n° 3: "Promote gender equality and empower women"; sous le n° 5: "Improve maternal health". Nous savons ce que recouvrent et ce qu’impliquent ces expressions. Pour faire démarrer le programme de la Foundation, une campagne anti-malaria est annoncée. Elle fait partie de l’objectif n° 6: "Combat HIV/AIDS, malaria and other diseases". Cette annonce est faite de façon à ce que, en souscrivant à cette campagne, on souscrive à l’ensemble des objectifs du Millénaire.

En fait, le projet de Tony Blair prolonge et amplifie l'Initiative des Religions Unies, apparue il y a plusieurs années. Il prolonge également la Déclaration pour une éthique planétaire, dont
Hans Küng [théologien libéral] est l’un des principaux inspirateurs. Ce plan ne pourra se réaliser qu'au prix du sacrifice de la liberté religieuse, de l'imposition d'une lecture "politiquement correcte" des Écritures et du sabotage des fondements naturels du droit. Déjà Machiavel recommandait l'utilisation de la religion à des fins politiques…

La "conversion" très médiatisée de l’ancien premier ministre au catholicisme ainsi que son interview en avril 2009 à la revue gay "Attitude" permettent d’encore mieux comprendre les intentions de Tony Blair concernant les religions, à commencer par la religion catholique. Le discours du Saint-Père, notamment sur le préservatif, serait d’une autre génération. Le récent "converti" n’hésite pas à expliquer au pape non seulement ce que celui-ci doit dire, mais aussi ce qu’il doit croire ! Est-il catholique? Mr Blair ne croit pas à l’autorité du pape.

Nous voici revenus au temps de Hobbes, sinon à Cromwell: c’est le pouvoir civil qui définit ce qu’il faut croire. La religion est vidée de son contenu propre, de sa doctrine; n’en reste qu’un résidu de morale, défini par le Léviathan. On ne dit pas qu’il faille nier Dieu, mais dorénavant Dieu n’a plus rien à faire dans l’histoire des hommes et de leurs droits: nous revenons au déisme. Dieu est remplacé par
le Léviathan. A celui-ci de définir, s’il le veut, une religion civile. A lui d’interpréter, s’il le veut et comme il le veut, les textes religieux. La question de la vérité de la religion n’a plus de pertinence. Les textes religieux, et en particulier bibliques, doivent être compris dans leur sens purement "métaphorique"; c’est ce que recommande Hobbes (III, XXXVI). A la limite, seul le Léviathan peut interpréter les Écritures. Il faut en outre réformer les institutions religieuses pour les adapter au changement. Il faut même prendre en otages quelques personnalités religieuses, appelées à cautionner la nouvelle "foi" sécularisée, celle du "civil partnership".

Les droits de l’homme tels qu’ils sont conçus dans la tradition réaliste sont passés ici au fil de rasoir. Tout est relatif. Il ne reste de droits que ceux définis par le Léviathan. Comme l’écrit Hobbes, "La loi de nature et la loi civile se contiennent l’une l’autre, et sont d’égale étendue." (I, XXVI, 4). Il ne reste de vérité que celle énoncée par le même Léviathan. Seul celui-ci décide comment le changement doit être conduit".
Le Salon Beige

 

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 07:15

Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens
.
C'est le commandement que le Seigneur nous a donné : J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre
. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint. Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.  
Lecture du jour

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 11:01

Benoît XVI a proclamé ce dimanche cinq nouveaux bienheureux, dont quatre Italiens et un Portugais, modèles pour une « société désorientée et souvent blessée », desquels ils peuvent s’inspirer, y compris pour surmonter la crise économique.

Archange Tadini (1846-1912), prêtre de Brescia, en Italie, a promu des initiatives "pour résoudre les situations graves provoquées par la crise économique de l’époque".

« Il a pris pour cela de nombreuses initiatives concrètes et courageuses, comme l’organisation de la ’Société ouvrière catholique de secours mutuel’, la construction de la filature, de la résidence pour les ouvrières, et la fondation, en 1900, de la ’Congrégation des soeurs ouvrières de la sainte Maison de Nazareth’, dans le but d’évangéliser le monde du travail à travers le partage de l’effort, à l’exemple de la sainte Famille de Nazareth », a expliqué le pape. Benoît XVI a souligné que l’intuition « charismatique » de don Tadini fut « prophétique » et que son exemple reste particulièrement « actuel » aujourd’hui, à une époque de grave crise économique. « Il nous rappelle que c’est seulement en cultivant une relation constante et profonde avec le Seigneur, spécialement dans le sacrement de l’Eucharistie, que nous pouvons être en mesure d’apporter le ferment de l’Evangile dans les différentes activités du travail et dans tous les domaines de notre société », a-t-il dit.

Nuno de Santa Maria (1360-1431), commandant en chef de l’armée portugaise, qui conduisit son pays à plusieurs reprises à la victoire contre la Castille. A la mort de sa femme, il donna une partie de ses biens aux soldats qui revenaient du front et, en 1423, il fit don de tous ses biens, avant d’entrer dans le couvent des Carmes fondé par lui. En tant que religieux, il se consacra entièrement à l’assistance aux pauvres et organisa pour eux la distribution quotidienne de nourriture.
Le pape a présenté à toute l’Eglise cette « figure exemplaire » justement par sa « vie de foi et de prière dans des contextes apparemment peu favorables » à ce genre de vie, « preuve du fait que dans n’importe quelle situation, même à caractère militaire et belligérant, il est possible de mettre en pratique les valeurs et les principes de la vie chrétienne ».

Gertrude Comensoli
(1847-1903) a fondé l’Institut des sœurs du Saint-Sacrement pour traduire « la charité contemplée » dans le Christ eucharistique, en « charité vécue » en se consacrant au prochain dans le besoin. « Dans une société désorientée et souvent blessée comme la nôtre, à une jeunesse comme celle de notre époque, à la recherche de valeurs et d’un sens à donner à sa vie, sainte Gertrude indique comme solide point de référence le Dieu qui s’est fait notre compagnon de route dans l’Eucharistie », a dit le pape.

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 19:52


Il y a quelques temps, dans un diocèse de France a été organisée une réunion pour la "formation des formateurs des animateurs liturgiques". Une fidèle engagée dans l'animation liturgique de sa paroisse s'y rend et raconte.
Il y a beaucoup de monde: des prêtres et des laïcs "impliqués" venant de plusieurs diocèses voisins. On reconnaît les prêtres présents: ils portent un badge auquel les vulgaires laïcs n'ont pas droit et ils se font appeler "père". beaucoup se connaissent puisqu'ils appartiennent à cette même entreprise de démolition de la liturgie. Petite conversation saisie au vol:
- Salut! Alors, toujours pas de col romain? (gros rire sonore)
- Non, je survis, je résiste, même si c'est foutu pour nous.
D'entendre un tel aveu me fait réellement plaisir... Les autres laïcs présents, bien que totalement prisonniers de leurs idées déconnectées de la réalité, se gargarisent de leurs hautes fonctions auprès d'un peuple de simples fidèles qu'en réalité ils font fuir. Ils restent malgré tout persuadés que c'est eux qui sauvent et font vivre l'Eglise avec l'aide des "prêtres d'ouverture".
Ouverture sur quoi, grand Dieu? Sur le vide qu'ils ont su faire autour d'eux?
Deux prêtres membres d'une commission diocésaine de liturgie font ouvertement part de leur dépit. Ils sont démoralisés: ils ont un évêque pur produit de Benoît XVI et racontent à un troisième "Père" venu les rejoindre:
- On a un ultra conservateur, un intégriste!
- Il peut dire ce qu'il veut, nous on ne réagit pas. On bloque. Il finira bien par comprendre que de notre côté c'est l'inertie et il sera de plus en plus isolé...
Qui ne saurait reconnaître que se joue depuis des années, dans l'Eglise de France, et avec le soutien d'évêques, un complot dramatique? Il a plus ou moins capoté en catéchèse où l'on ne parle plus des "parcours catéchétiques" dont l'emploi a engendré un grand vide spirituel. Il est cependant encore bien en liturgie où dans tous les diocèse des responsables en place, officiellement nommés, qu'ils soient laïcs ou prêtres, pourrissent la liturgie de l'Eglise dans le but de porter atteinte à la foi des fidèles et, par ricochet, à l'Eglise elle-même.
A ce complot s'ajoute le silence de l'épiscopat devant les attaques dont le pape est victime. Ainsi, au cours d'une réunion de son presbyterium, un évêque aurait déclaré, parlant de Benoît XVI: "C'est bien: il finira peut-être par comprendre." C'est ce qui nous a été rapporté par des prêtres ayant assisté à cette réunion et qui en sont sortis outrés.
"J'ai été peiné du fait que même des catholiques (...) aient pensé devoir m'offenser avec une hostilité prête à se manifester." Ecrivait le pape aux évêques.
Oui, l'hostilité est bien là, dans le coeur des fidèles: et elle frappe à tous les niveaux.

Pro Liturgia
 article L'EGLISE "QUI EST EN FRANCE": LA REALITE...

Il y a cent deux ans, le pape Saint Pie X dénonçait déjà ces modernistes qui, à l'intérieur de l'Eglise, complotaient la destruction de l'Eglise:
encyclique Pascendi Domini Gregis (1907)

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 19:56

Un article du blog "La Question" développe une thèse intéressante : il ne serait plus possible d'être païen car le paganisme antique finissant "nous montre une religiosité que l'on peut qualifier sans peine de préparatoire à l'avènement du christianisme".

Le paganisme antique, une propédeutique au christianisme ? A lire ici.

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 10:11

Vénération des Reliques de la Passion
Reportage de Radio Silence sur la Vénération des Saintes Reliques de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, dont la Sainte Couronne. Les reliques sont exposées à la vénération des fidèles le premier vendredi de chaque mois, et tous les vendredis de carême, à la cathédrale Notre-Dame de Paris. http://www.catholique.tv



La sainte Couronne d'épines conservée à la cathédrale Notre-Dame avec les morceaux de la Sainte Croix.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 08:05

Catholiques et orthodoxes vers un accord sur la question du Primat

Mgr Eleuterio Fortino, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, dans un bref rapport publié par L’Osservatore Romano du 20 janvier,
a constaté que le dialogue entre les Eglises catholiques et orthodoxes avancent positivement, que ce soit au niveau du dialogue théologique que dans les relations fraternelles.

C’est ce qu’a constaté le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Mgr Eleuterio Fortino, dans un bref rapport publié par L’Osservatore Romano du 20 janvier, sur la situation des travaux de la Commission mixte.

Le haut prélat a mis en avant le développement significatif, ces dernières années, de « relations constructives » entre Rome et Constantinople, mais aussi « avec le patriarche de Moscou et avec les autres Eglises orthodoxes », comme le démontre le récent échange de visites entre patriarches et cardinaux et la participation, pour la première fois dans l’histoire, du patriarche de Constantinople à l’Assemblée du Synode des évêques.

Concernant le dialogue théologique, Mgr Fortino a expliqué que la Commission revoit actuellement la manière dont on concevait le primat de l’évêque de Rome, prima sedes, au premier millénaire du christianisme, quand, malgré les difficultés, les deux Eglises étaient en communion.

Le rôle des papes dans la réfutation des hérésies, comme l’arianisme, le monophysisme, etc, est aussi étudié, et en particulier la condamnation des hérésies iconoclastes (Concile de Nicée, 787) qui ont eu tant d’importance pour les Eglises orientales.

La question, explique Mgr Fortino, n’est pas tant celle du Primat de Rome, accepté par les deux Eglises, comme le prouve le document conjoint de Ravenne (signé en 2007), mais l’interprétation du contenu du Primat, sur lequel il existe encore de grandes différences.

C’est pourquoi, a-t-il ajouté, la clef est de trouver « une lecture commune des faits historiques » et « un début d’herméneutique des données scripturaires et un examen des différentes options théologiques ».

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 17:03

Madrid, Nov 12, 2008 / 09:21 pm (CNA).-
Le quotidien espagnol "La Razon " a publié un article sur la conversion contre l'avortement d'un ancien "le champion d'avortement." Stojan Adasevic, qui a exécuté 48,000 avortements, parfois jusqu'à 35 par jour, sont maintenant le leader contre l'avortement le plus important en Serbie, après 26 ans comme le docteur d'avortement le plus renommé dans le pays.
"Les manuels médicaux du régime Communiste ont dit que l'avortement était simplement le déplacement d'une goutte de mouchoir en papier," le journal a annoncé. "Les Ultrasons permettant le foetus être vu ne sont pas arrivés jusqu'aux années 80, mais ils n'ont pas changé son avis. Néanmoins, il a commencé à avoir des cauchemars."
Dans la description de sa conversion, Adasevic "a rêvé d'un beau champ plein d'enfants et de jeunes qui jouaient et le rire, de 4 à 24 ans d'âge, mais qui sont partis en courant, dans la crainte. Un homme habillé en noire et blanc l'a regardé fixement dans le silence. Le rêve a été répété chaque nuit et il se réveillait dans une sueur froide. Une nuit il a demandé à l'homme en noir et blanc qui il était. ' Mon nom est Thomas d'Aquin, 'a répondu l'homme dans son rêve. Adasevic, instruit aux écoles communistes, n'avait jamais entendu parler du génie dominicain saint. Il n'a pas reconnu le nom "
"Pourquoi vous ne me demandez pas qui sont ces enfants ?" St. Thomas a demandé à Adasevic dans son rêve.

"Ils sont ceux vous avez tué avec vos avortements, ' lui a dit. st. Thomas
"Adasevic s'est réveillé dans la stupéfaction et a décidé de ne pas exécuter désormais des avortements," expose l'article .
"Ce même jour un cousin est venu à l'hôpital avec sa petite amie enceinte de quatre mois, qui a voulu obtenir son neuvième avortement - quelque chose tout à fait fréquente dans les pays du bloc soviétique. Le docteur a été d'accord. Au lieu d'enlever le morceau de foetus par le morceau, il a décidé de le couper et l'enlever comme une masse. Cependant, le coeur du bébé est sorti battant toujours . Adasevic compris alors qu'il avait tué un être humain,"
Après cette expérience, Adasevic "a dit à l'hôpital qu'il n'exécuterait plus d'avortements. Jamais auparavant un docteur dans la Yougoslavie Communiste n' avait refusé de faire ainsi. Ils coupent son salaire dans la moitié, a retiré sa fille de son travail et n'a pas permis à son fils d'entrer à l'université."
Après les années de pression et sur le point de l'abandon, il eut un autre rêve de st. Thomas.
"Vous êtes mon bon ami, continuez à aller, ' lui a dit l'homme en noir et blanc.
Adasevic est désormais impliqué dans le mouvement contre l'avortement et la télévision yougoslave a passé deux fois le film ' le Cri Silencieux, ' du Docteur Bernard Nathanson, . "
Adasevic a raconté son histoire dans des magazines et des journaux partout dans l'Europe de l'Est. Il a retourné à la foi Orthodoxe de son enfance et a étudié les écrits de st. Thomas d'Aquin.

"Sous l'influence d'Aristote, Thomas a écrit cette vie humaine commence quarante jours après la fertilisation," a écrit Adasevic dans un article. La Razon a fait des remarques qu'Adasevic "suggère que peut-être le saint voulu de dédommager pour cette erreur." Aujourd'hui le docteur serbe continue à se battre pour les vies à naître.
Cna traduction via le forum catholique

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5 octobre 2008 7 05 /10 /octobre /2008 12:24

Le pape Benoît XVI a ouvert dimanche matin un synode des évêques du monde entier consacré à "la parole de Dieu" par une charge contre "une certaine culture moderne" ayant proclamé la mort de Dieu.
Le pape a évoqué la perte d'influence du christianisme en Europe, menacé d'extinction comme certaines communautés chrétiennes des premiers siècles, et a parlé de "châtiment" que Dieu a fait subir aux communautés chrétiennes rebelles ou incohérentes...
La France aux nations du monde entier... vos cités, vos villes, brûlées, d'autres les occupent... Vous aviez été prévenus, inlassablement, par de nombreux auteurs contrerévolutionnaires, depuis deux siècles... sans jamais les avoir écouter. Vous continuez de penser encore aujourd'hui sauver la France avec les principes de mort qui l'ont détruite. Récoltez la juste rétribution à présent.

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:44

LOURDES (Hautes-Pyrénées), 14 sept 2008 (AFP) - Pas de "subordination servile" entre le pape et les évêques (Mgr Vingt-Trois)

Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, a souligné que les relations entre le pape et les évêques "ne sont pas des rapports de subordination servile".

"Les rapports du pape avec les évêques ne sont pas des rapports de patron à employés. Il n'est pas un PDG d'une multinationale qui vient visiter une succursale", a déclaré Mgr Vingt-Trois lors d'un point de presse tenu après la rencontre entre le pape et les évêques.

"Nous l'avons accueilli et écouté comme un frère qui vient conforter la foi de ceux avec qui il travaille et il est en communion", a ajouté le cardinal aarchevêque de Paris.

"Nous sommes dans un rapport de communion, d'affection, de collaboration et quand nous avons des choses à lui dire, nous les lui disons", a affirmé Mgr Vingt-Trois.

Auparavant, le pape avait, devant les évêques, prôné la fermeté de l'Eglise face aux défis du monde contemporain, une intervention aux accents de mise au point qui fut assez tièdement applaudie. Via
le Forum catholique

Rappel du droit canon à Mgr Vingt-Trois : ce n'est pas au pape à être en communion avec les évêques, mais le contraire :

CHAPITRE II

LES ÉVÊQUES

Art. 1

LES ÉVÊQUES EN GÉNÉRAL

Can. 375 - § 1. Les Évêques qui d'institution divine succèdent aux Apôtres par l'Esprit Saint qui leur est donné sont constitués Pasteurs dans l'Église pour être, eux-mêmes, maîtres de doctrine, prêtres du culte sacré et ministres de gouvernement.

§ 2. Par la consécration épiscopale elle-même, les Évêques reçoivent avec la charge de sanctifier, celles d'enseigner et de gouverner, mais en raison de leur nature, ils ne peuvent les exercer que dans la communion hiérarchique avec le chef et les membres du Collège.


Can. 333 - § 1. En vertu de sa charge, non seulement le Pontife Romain possède le pouvoir sur l'Église tout entière, mais il obtient aussi sur toutes les Églises particulières et leurs regroupements la primauté du pouvoir ordinaire par laquelle est à la fois affermi et garanti le pouvoir propre ordinaire et immédiat que les Évêques possèdent sur les Églises particulières confiées à leur soin.
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