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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:02

Il répond aux rumeurs de la presse

ROME, Vendredi 28 Août 2009 (ZENIT.org) - Le plus proche collaborateur de Benoît XVI a démenti les rumeurs lancées par les journaux qui affirment l'intention du pape de faire « marche arrière » dans la manière d'appliquer le Concile Vatican II.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, répond dans une interview accordée à L'Osservatore Romano, à certaines questions sur l'existence, démentie par le Saint-Siège, de documents interprétés comme un retour en arrière de la part du pape, surtout en matière liturgique.

« Pour comprendre les intentions et l'action du gouvernement de Benoît XVI, il faut se référer à son histoire personnelle - une expérience variée qui lui a permis de traverser l'Eglise conciliaire comme un vrai protagoniste - et, une fois élu pape, du discours d'inauguration du pontificat, à celui à la Curie romaine le 22 décembre 2005 et aux événements précis qu'il a voulus et signés (et patiemment expliqués) », observe le cardinal.

« Les autres élucubrations et les rumeurs sur des documents présumés » impliquant un « retour en arrière sont une pure invention, selon un cliché standardisé et reproposé de manière obstinée », dit-il.

« Je ne voudrais citer que quelques instances du Concile Vatican II constamment encouragé par le pape avec une intelligence et une profondeur de pensée - a-t-il poursuivi : une relation de compréhension instaurée avec les Eglises orthodoxes et orientales, le dialogue avec les juifs et celui avec l'islam, avec une attraction réciproque, qui ont suscité des réponses et des approfondissements jamais vérifiés auparavant, purifiant la mémoire et s'ouvrant aux richesses de l'autre ».

« Par ailleurs, j'ai plaisir à souligner la relation directe et fraternelle, plus que paternelle, avec tous les membres du collège épiscopal durant les visites ad limina et dans les nombreux contacts » avec le pape, a-t-il ajouté.

« Que l'on se rappelle la pratique qu'il a lancée en intervenant librement aux assemblées du Synode des évêques, avec des réponses et des réflexions précises », a expliqué le cardinal, en invitant à ne pas oublier non plus « le contact direct instauré avec les supérieurs des dicastères de la Curie romaine avec lesquels il a remis en place les rencontres périodiques au cours d'audience ».

« Quant à la réforme de l'Eglise - qui est surtout une question d'intériorité et de sainteté - Benoît XVI nous a ramenés à la source de la Parole de Dieu, à la loi évangélique et au cœur de la vie de l'Eglise : Jésus, le Seigneur connu, aimé, adoré et imité car ‘Dieu s'est plu à faire habiter en lui toute plénitude', selon l'expression de la Lettre aux Colossiens », a poursuivi le cardinal Bertone.

En ce qui concerne les interventions du pape sur la Curie romaine, le cardinal a expliqué que depuis le début du pontificat, Benoît XVI a effectué « plus de 70 nominations de supérieurs de dicastères, sans compter celles de nouveaux nonces apostoliques et des nouveaux évêques dans le monde entier ».

Le cardinal Bertone a précisé que « certaines nominations importantes sont imminentes et que les surprises ne manqueront pas, surtout en ce qui concerne la représentation des nouvelles Eglises : l'Afrique a déjà offert et offrira d'excellents candidats ».

Le cardinal Bertone met aussi en garde contre l'erreur d'attribuer au pape tous les problèmes auxquels l'Eglise fait face dans le monde et toutes les déclarations de ses représentants.

« Il est juste, pour une information correcte, d'attribuer à chacun (unicuique suum) la propre responsabilité de ses gestes et paroles, surtout quand ceux-ci contredisent totalement les enseignements et les exemples du pape », a-t-il déclaré.

 


© Innovative Media, Inc.

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:01
Réforme de la réforme : une préface du Cardinal Ratzinger (1992)

Dans le livre de Mgr Klaus Gamber "Tournés vers le Seigneur", le cardinal Ratzinger faisait une préface "pour l'édition française". La voici :

"Après nous avoir donné une édition française de Die Reform der Römischen Liturgie (Ndrl. la réforme de la liturgie romaine), les moines du Barroux publient aujourd'hui en français un second ouvrage du grand liturgiste allemand Klaus Gamber, Zum Herrn hin !, sur l'orientation de l'église et de l'autel. Les arguments historiques avancés par l'auteur sont fondés sur une étude approfondie des sources, qu'il a faites lui-même; ils concordent avec les résultats de grands savants tels que F.-J. Dölger, J. Braun, J.-A. Jungmann, Erik Peterson, Cyrille Vogle, le R.P. Bouyer, pour ne citer ici que quelques noms éminents.

Mais ce qui fait l'importance de ce livre, c'est surtout le substrat théologique mis à jour par ces savantes recherches. L'orientation de la prière commune aux prêtres et aux fidèles - dont la forme symbolique était généralement en direction de l'est, c'est-à-dire du soleil levant - était conçue comme un regard tourné vers le Seigneur, vers le soleil véritable. Il y a dans la liturgie une anticipation de son retour; prêtre et fidèles vont à sa rencontre. Cette orientation de la prière exprime le caractère théocentrique de la liturgie; elle obéit à la monition :
Tournons-nous vers le Seigneur !

Cet appel s'adresse à nous tous, et montre, au-delà même de son aspect liturgique, comment il faut que toute l'église vive et agisse pour correspondre à la mission du Seigneur.

Rome, le 18 novembre 1992

Joseph Cardinal Ratzinger

A lire en fichier Pdf la préface du Cardinal Ratzinger

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 20:26

Démenti sur Zenit, repris par un blog catholique très lu. Mais que dément-on?

D'abord, les faits

Il s'agit évidemment de l'article publié par Andrea Tornielli, et que j'ai traduit ici: La réforme de la réforme de Benoît XVI L'article a été ensuite commenté par le Père Scalese (La réforme de la réforme (suite) ).
Rappelons qu'il présentait comme un scoop une lettre du Cardinal Ratzinger, datant de 2003, et adressée à un représentant du mouvement traditionaliste allemand:
Ce que doit être la liturgie .

Il faut croire que tout cela gênait certains, car les réactions ne se sont pas fait attendre...

Lu sur le Salon Beige, hier

Modifications liturgiques : halte aux rumeurs!
http://lesalonbeige.blogs.com/...
Le message vient du Vatican après que plusieurs sites (??)et forums ont affirmé ou sous-entendu l'inverse:

"Le Père Ciro Benedettini, passioniste, vice-directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a apporté ce matin un démenti à ces rumeurs de changements dans le domaine liturgique, dans une déclaration reprise par Radio Vatican.

« Pour le moment, a déclaré le Père Benedettini, il n'y a pas de proposition institutionnelle concernant une modification des livres liturgiques actuellement en vigueur »".

Et si la précision d'horlogier de cette dernière phrase peut être interprétée a contrario, ne comptez pas sur nous pour en faire l'éxegèse : nous préférons laisser l'Eglise travailler calmement sur ces dossiers aussi complexes et nous pencher sur ce qu'elle publie... officiellement!

L'article de Zenit en français

http://www.zenit.org/article-21790?l=french
Pas de modification liturgique en vue : démenti du Vatican

Pas de modification des livres liturgiques
ROME, Lundi 24 août 2009 (ZENIT.org). - Aucune modification des livres liturgiques catholique n'est actuellement envisagé : le Vatican dément les rumeurs publiées sur des sites Internet ou dans des organes de presse.
Le Père Ciro Benedettini, passioniste, vice-directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a apporté ce matin un démenti à ces rumeurs de changements dans le domaine liturgique, dans une déclaration reprise par Radio Vatican.
« Pour le moment, a déclaré le Père Benedettini, il n'y a pas de proposition institutionnelle concernant une modification des livres liturgiques actuellement en vigueur ».

Radio Vatican

D'abord sur le site de Radio Vatican en français:

Aucune réforme liturgique prévue par le Saint-Siège
Aucune nouvelle réforme liturgique n’est en vue tout au moins dans l’immédiat. Le bureau de presse du Saint-Siège a apporté un démenti aux allégations parues ces jours derniers dans un quotidien italien.
"Il Giornale" avait fait état il y a quelques jours de recommandations adressées au pape par la Congrégation pour le Culte Divin en vue de renforcer la place du latin dans la liturgie et la communion dans la bouche. Selon ces informations, le prêtre devrait également à nouveau célébrer la messe dos au public. Après avoir consulté la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, le bureau de presse a fait savoir qu’il n’y avait à l’heure actuelle aucune proposition institutionnelle concernant une modification des livres liturgiques en usage.
------------------

Curieusement, le communiqué sur
le site de Radio Vatican en italien est à la fois plus discret et plus précis.
"Il Giornale" n'est pas cité... Mais le prélat interrogé est nommé.

La Sala Stampa Vaticana su presunte voci di riforma liturgica: non esistono attualmente proposte istituzionali di modifica dei libri in uso
Il vicedirettore della Sala Stampa Vaticana, padre Ciro Benedettini, è intervenuto questa mattina in merito alle notizie circolate di recente su alcuni siti e organi di stampa circa possibili cambiamenti in campo liturgico. “Al momento - ha affermato padre Benedettini - non esistono proposte istituzionali riguardanti una modifica dei libri liturgici attualmente in uso”.

Les précisions de Tornielli sur son blog

http://blog.ilgiornale.it/tornielli/...
[Le seul point litigieux est selon moi d'affirmer qu'il s'agit de propositions approuvées par le Pape. Cela demande confirmation]

Sur Il Giornale d'aujourd'hui je publie un
article consacré aux « propositions » votées en Mars dernier par l'assemblée plénière de la Congrégation du Culte Divin, et présentées à Benoît XVI par le cardinal Antonio Cañizares Llovera le 4 avril dernier.
Elles contiennent une première ébauche de cette « réforme de la réforme » liturgique que Ratzinger voudrait réaliser, soulignant l'importance de l'adoration, posant un frein à la créativité et aux abus, en donnant plus d'espace à la langue latine y compris dans le nouveau rite, en publiant des missels bilingues (avec le texte latin à côté), en reconsidérant la question de l'orientation « versus Orientem » au moins à l'instant de la consécration, en réaffirmant que l'usage de distribuer la communion dans la main représente un indult, un fait extraordinaire, mais que la coutume selon les règles doit rester celle de recevoir l'hostie dans la bouche.
Tout cela, cependant, sera élaboré et présenté selon le style Ratzinger : aucun document à brève échéance, aucune imposition destinée ensuite à rester lettre morte. Plutôt, un long et patient travail à partir de la base, qui implique les épiscopats. Le point de départ et au fond aussi d'arrivée est la constitution conciliaire sur la liturgie Sacrosanctum Concilium.

Mes commentaires

Tout cela appelle quelques commentaires.
---------------
1. D'abord, Andrea Tornielli, dont je traduis de nombreux articles depuis 3 ans est un vaticaniste bienveillant, à la fois pour le Saint-Père et le mouvement "tradi", honnête, très bien informé et que je dirais même au-dessus de tout soupçon. Il est entre autre l'auteur d'une biographie de Pie XII que Benoît XVI en personne a cité dans son homélie lors de la messe célébrée l'année dernière pour commémorer le 50ème anniversaire de la mort de ce Pape.
Il peut lui arriver de tomber de temps en temps dans ce piège très humain de la vanité professionnelle, qui s'appelle la chasse au scoop. Mais je suis formelle à 99,9%, s'il lance une information, elle est fondée.
Or, qu'a t'il dit ici? Simplement que le cardinal espagnol Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin avait remis entre les mains du Saint-Père "un document, portant le résultat d'un vote confidentiel du 12 Mars, au cours de la réunion « plénière » du ministère qui s'occupe de liturgie, [qui] représente le premier pas concret vers cette « réforme de la réforme » plusieurs fois souhaitée par Papa Ratzinger".

Rien de plus. C'est (très probablement) l'exacte vérité. Si certains l'ont interprété comme un acte magistériel, libre à eux, mais ils n'ont rien compris.

Suite
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 08:00


 
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 19:56
L’Evangelical Lutheran Church of America (ELCA) a tenu, du lundi 17 août à aujourd’hui, dimanche 23, son « assemblée pan ecclésiale » (Churchwide Assembly) à Minneapolis (Minnesotta) au Convention Center de cette ville.
1 045 délégués représentaient les quelque 4,7 millions de fidèles répartis en une dizaine de milliers de lieux de culte aux États-Unis : c’est la plus grande “dénomination” luthérienne du pays.
Parmi tous les sujets de discussion devant donner lieu à un vote, une proposition visant à permettre aux membres homosexuels actifs de cette communauté chrétienne de devenir pasteurs – à l’heure où j’écris ces lignes, samedi 22 à 15 h, j’ignore si la proposition a été votée, mais elle a, je pense, toute chance de l’être.
Autre sujet de discussion, un document de 34 pages dont on suppose qu’il développe quelques arguties théologiques destinées « à une autre approche de l’homosexualité ». Pas vraiment nécessaire d’avoir lu ce document ou de participer à sa discussion pour imaginer quelles en seront les conclusions !
Or, ce document commença à être discuté – j’ai sous les yeux le programme officiel de cette assemblée – le mercredi 19 août à 14 h, sitôt le déjeuner. C’est à cette heure précise que s’est abattu sur Minneapolis ce que certains ont d’abord cru être un gros orage, mais qui fut en fait une tornade (photo ci-dessous n° 1) dévastatrice arrachant notamment la tente édifiée devant le Convention Center pour permettre aux délégués de se rafraîchir, et, de manière plus troublante, renversant la croix (photo ci-dessous n° 2) qui somme le clocher de la Central Lutheran Church située de l’autre côté de la rue… La tornade eut pour effet d’interrompre temporairement les travaux de l’assemblée, ses délégués étant priés – sait-on jamais… – de ne pas sortir du bâtiment. La tornade passée, il y eut, comme il fallait s’en douter, quelques plaisanteries des délégués sur « la colère de Dieu » qui en fit s’esclaffer plus d’un… Marrez-vous les mecs ! comme aurait dit Coluche
Un blogue catholique local The Orate Fratres (ici) et celui de l’American Papist (
ici) traitent eux de cette “coïncidence” avec le sérieux de ceux qui savent lire les « signes des temps »…

Americatho




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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 07:01
« Les scribes et les pharisiens (...)
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais
n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12

L'Evangile au quotidien


Remarque : Dans ce passage de l'Evangile, le Seigneur indique que l'on ne doit pas se donner le nom de père car nous n'avons qu'un seul Père. Les protestants ont souvent interprété ce passage d'une manière littérale fondamentaliste. La tradition la plus antique est pourtant formelle. Lorsque le prêtre donne les sacrements instaurés par Notre Seigneur Jésus-Christ (baptême, confirmation eucharistie, pénitence, mariage, extrême-onction ou sacrement des malades) il agit in Persona Christi (dans la personne du Christ). C'est à ce moment particulier que nous pouvons nous adresser à lui comme au Père. En dehors, de ces conditions, le prêtre peut être appelé "monsieur l'abbé", ou "monsieur le curé" s'il détient une cure.
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 08:00

Entretien avec Mgr Bruguès dans L’Osservatore Romano


ROME, Mercredi 19 août 2009 (ZENIT.org) - Un texte « bref, incisif, et très clair » sur la formation des candidats au sacerdoce, pourrait être publié au terme de l'année sacerdotale, annonce Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation romaine pour l'éducation catholique.

Mgr Bruguès annonce dans les colonnes de L'Osservatore Romano de ce 19 août, en italien, que ce dicastère a l'intention de proposer la convocation de la commission interdicastérielle permanente pour la formation des candidats aux ordres sacrés. Un article intitulé : « Des prêtres préparés sont un bien pour l'Eglise et la société ».

« Une bonne formation, explique Mgr Bruguès, est celle qui est capable de s'adapter à l'évolution et aux changements de la société ».

Les sociétés sécularisées risquent d'oublier, explique-t-il, la dimension spirituelle, mais il offre le contre-exemple de l'Italie : l'Eglise, dit-il, a su rester très présente dans la vie sociale comme dans la vie politique ». Il cite aussi d'autres pays, en Afrique, en Amérique latine notamment, où émerge le rôle social du prêtre qui a pour vocation d'être un « médiateur entre le ciel et la terre » et à « agir in persona Christi », « au service de la communauté chrétienne, de l'Eglise et de la société ».

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 12:10
Le pape Benoît XVI a souligné la mission des prêtres à une époque marquée par le relativisme lors de l’audience générale du 5 août dernier, à Castel Gandolfo.
Le pape a consacré sa catéchèse à la biographie du saint curé d’Ars et à ses « méthodes pastorales », en en soulignant sa force « prophétique » pour notre temps.
Le pape indique le remède en ces termes : « C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les coeurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur ».
(...)
Le pape a rappelé le contexte historique en disant : « Dans la France post-révolutionnaire qui faisait l’expérience d’une sorte de "dictature du rationalisme" visant à effacer la présence même des prêtres et de l’Eglise dans la société, il vécut, d’abord - pendant sa jeunesse - une clandestinité héroïque en parcourant des kilomètres dans la nuit pour participer à la Messe. Puis - comme prêtre - il se distingua par une créativité pastorale singulière et féconde, en mesure de montrer que le rationalisme, qui régnait alors sans partage, était en réalité loin de satisfaire les authentiques besoins de l’homme et qui, en définitive, n’était pas vivable ».
« Les défis de la société d’aujourd’hui ne sont pas moins difficiles, ils sont même devenus peut-être plus complexes », a fait observer le pape.
Il soulignait en ces termes les caractéristiques de la modernité : « Si à l’époque régnait la "dictature du rationalisme", à l’époque actuelle, on note dans de nombreux milieux, une sorte de "dictature du relativisme". Elles apparaissent toutes deux comme des réponses inadaptées au juste besoin de l’homme d’utiliser pleinement sa propre raison comme élément distinctif et constitutif de son identité ».
Le pape a renvoyé les deux erreurs dos à dos en en expliquant les limites : « Le rationalisme fut inadapté parce qu’il ne tint pas compte des limites humaines et prétendit élever la seule raison comme mesure de toute chose, en la transformant en déesse ; le relativisme contemporain mortifie la raison, parce que, de fait, il en vient à affirmer que l’être humain ne peut rien connaître avec certitude au-delà du domaine scientifique positif.

-
La double critique du rationalisme et du relativisme, "dictatures" attaquant la raison humaine (Benoît XVI) 
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 19:52
La dernière video de l'abbé Pagès, très instructive, sur les relations entre époux et épouse; et une condamnation du "féminisme".

"Femmes, soyez soumises à vos maris ! Maris, aimez vos femmes comme le Christ !"
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 12:02

A noter des chants et une liturgie en latin de Mgr Fouad Twal

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 10:46
"Qui cherche trouve", "cherchez et vous trouverez". 

Notre Seigneur Jésus-Christ nous demande avec insistance de chercher Dieu, mais à la différence du monde, pas comme le monde le cherche ! Cette demande est accompagnée en effet d'une curieuse injonction, indiquant que nous ne pouvons pas le trouver à la façon que le monde le cherche. « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera » (Mt XVI, 24-25). C'est dans la mort à soi que l'on trouve Dieu. Il faut d'abord se faire violence pour comprendre cette phrase (Jésus est mort sur la Croix pour tuer le mal et nous devons l'imiter par amour pour Lui), suivant cette parole du Seigneur : "le Royaume des Cieux est assailli avec violence; ce sont les violents qui l'arrachent" (Mt, XI, 12). Avec Lc XIII, 24, où le disciple est invité à faire effort pour entrer par la porte étroite, et avec Lc XVI, 16, où tout homme déploie sa forcer pour entrer dans le Royaume.

Mais encore, de quelle violence s'agit-il ? Il s'agit de la violence des Justes. Le
commentairedu Jour deSaint Jean de la Croix, le bien nommé..., est éclairant :

"lorsqu'une âme est arrivée, dans le chemin spirituel, à perdre toutes les voies et toutes les façons naturelles de traiter avec Dieu,... laissant toute manière personnelle et tout moyen quel qu'il soit, elle traite avec Dieu et jouit de lui par la foi et par l'amour, on peut dire alors qu'elle a vraiment trouvé Dieu, parce qu'elle a vraiment perdu tout ce qui n'est pas Dieu et s'est vraiment perdue elle-même. (...) Et de fait, il en est ainsi, selon le mot de saint Paul : « Mourir est un avantage » (Ph 1,21), c'est-à-dire : Ma mort pour le Christ est mon gain."
(Saint Jean de la Croix, Le Cantique spirituel, 20, trad. OC, Cerf 1990, p. 452 rev.)

De nombreux saints ont témoigné de ces rencontres avec Dieu, toujours à la base, il y a ce renoncement (renoncement aux penchants humains désordonnés qui nous poussent vers la matière et non vers le Ciel..., vers le ventre, les désirs désordonnés, et non vers l'Esprit). Toujours il y a cet effort, par amour pour Dieu.

Veritas liberabit vos. La vérité nous rend libres, est-il écrit, mais combien il est difficile d'acquérir cette liberté ! Il s'agit toujours d'une "liberté-conquête", une "liberté-violence". Nous pouvons constater la similitude de la conception chrétienne de la liberté avec la conception de la philosophie classique, grecque et romaine. Conception qui a commencé à être modifiée avec la dite "Renaissance" : les Modernes et en particulier les dites "Lumières" ont abandonné l'effort pour ne plus parler que d'une liberté naturelle de principe et de droit..., exactement comme si le don de cette liberté était naturel, comme inscrit dans l'homme, sans qu'aucune violence ne soit nécessaire pour l'acquérir... C'est la négation même du Péché originel et de la Chute, la négation de la nécessité de la Rédemption. Principe satanique s'il en est...

Chers amis, frères et soeurs, c'est donc dans la mort (rejet des passions déréglées, haines, envies de vengeance...), et par amour pour Dieu, par amour pour Celui qui est mort pour nous sur la Croix, en lui offrant notamment Lc VI, 27 "Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient", et avec une réelle envie de nous conformer à ces commandements, que que l'on trouve Dieu.

Dieu vient à notre rencontre dans nos vies. Et toute notre âme sait alors instantanément quelle grâce elle reçoit. D'une manière indicible, elle comprend la signification de "Dieu est Amour", qu'Il est présent, et nous visite d'une grâce infinie (par Son propre fond d'Amour) et non par nos pauvres mérites..., si nous faisons ce qu'Il nous demande, tout le temps de notre courte vie, pour nous conduire vers la demeure du Père éternel. Essayez, aimez Dieu, priez, mourez à vous, et vous verrez.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 07:03
"Je mettrai l’hostilité – inimitié – entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci te meurtira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon"
(Génèse III, 15).

 



LePère Gabriele Amorthest l'exorciste en chef de la cité du Vatican et de l'archidiocèse de Rome.

"Satan lutte contre la vérité. Porter l’homme au mal pour le faire pécher c’est l’activité préférée du démon."
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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 13:58
Les "Juifs messianiques" sont des juifs qui croient que Jésus est "le Messie d'Israël". En professant cela ils énoncent une vérité. Jésus est le Messie d'Israël. Et du vrai Israël, j'ai envie de dire.

Voici une video très instructive où ces juifs messianiques exposent ce qu'ils pensent être le "vrai judaïsme", je cite : "i
l y a 2 sortes de Judaïsme celui qui vient de Dieu et celui qui contredit La Parole de Dieu tout comme il y a le faux Juif et le vrai Juif. ... Le Judaïsme Biblique est celui qui vient de Dieu, celui pratiqué par Abraham, Moise, Eli, David, l'Apotre Paul... A ne pas confondre avec le Judaïsme rabbinique et talmudique dans lequel a été ajouté des choses qui sont contradictoires à La Torah au Tenach (Premier Testament) et à La Brit Hadasha (Nouveau Testament)." Fin de citation. 

Dans la video on trouve aussi un indice d'une bonne interprétation du judaïsme avec une définition du mot "Juif" : "Juif signifie ceux de Juda. Et Juda signifie louer Dieu"... Ce qui ouvre la porte aux Juifs non-ethniques...

Il y a "deux judaïsmes" à ne pas confondre : le christianisme qui est l'accomplissement du judaïsme des prophètes de l'Ancien Testament et le judaïsme rabbinique et talmudique qui a corrompu le judaïsme déjà dès l'époque du Christ en lui donnant une acception qui fut refusée par le Sauveur. Notre Seigneur Jésus-Christ s'opposa en effet violemment à l'instrumentalisation de la religion à des fins racialistes, les Juifs mettaient leur orgueil non pas en Dieu mais en eux-mêmes s'imaginant être supérieurs aux autres du seul fait de leur descendance d'Abraham, Isaac et jacob. Cette interprétation abusive du judaïsme n'a pas été acceptée ni validée par le Christ qui leur répondait, en les traitant d'hypocrites : "Vous adorez Dieu du bout des lèvres alors que c'est du coeur qu'Il demande l'adoration" (Isaïe, 29, 13; Matthieu, 15, 8-9; Marc, 7, 6-7)... Les Juifs adoraient en effet Dieu non sur Sa loi et sur Ses préceptes, mais sur des traditions humaines (et ensuite cette pente n'a fait que s'accentuer dans le rabbinisme talmudique). A la suite du Christ, saint Paul et les premiers chrétiens
furent persécutéspar les Juifs qui n'acceptaient pas ce judaïsme. "Ennemis de tous les hommes", les Juifs les empêchaient de "prêcher aux païens pour les sauver" (1 Thessaloniciens II, 15-16).

L'historien 
Maurice Sartre 
confirme(cliquer, à partir de 4:45 dans la video) que "le judaïsme a subi une très grande transformation à l'époque hellénistique, justement après le retour d'Exil de Babylone, donc déjà à l'époque perse même on peut dire, à savoir que le judaïsme ne se définit plus par une appartenance ethnique ("On est le fils de...") mais par une pratique, c'est-à-dire le respect de la Torah... Donc cela change radicalement les choses, c'est-à-dire qu'on ne naît pas simplement juif, on peut le devenir. Et de fait, il y a des gens qui le deviennent..." 

Sans rentrer dans des considérations d'ordre théologique pour les différences entre le catholicisme et le "judaïsme messianique", c'est à ce vrai "judaïsme" que cette video est dédiée et auquel s'opposent encore aujourd'hui les rabbins talmudistes.  

Ce symbole que nous voyons dans la video reprend le symbole chrétien du poisson "
Ichtus" (du grec ancien ΙΧΘΥΣ, ἰχθύς / ikhthús qui signifie "poisson"), acronyme de noms du Christ :

  • Ι (I) : ΙΗΣΟΥΣ (IÊSOUS) « Jésus » ;
  • Χ (KH, CH) : ΧΡΙΣΤΟΣ (KHRISTOS) « Christ » ;
  • Θ (TH) : ΘΕΟΥ (THEOU) « de Dieu » ;
  • Υ (U) : ΥΙΟΣ (HUIOS) « fils » ;
  • Σ (S) : ΣΩΤΗΡ Sôter (SÔTÊR) « Sauveur ».

                           Le vrai Judaïsme

- Juifs Messianiques en Israel
- Persécutions des juifs messianiques en Israël

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 18:32

Il est de bon ton actuellement de vouloir opposer les évêques de la Fraternité, en s’efforçant de démontrer que l’entente et l’harmonie entre eux ne règne pas, qu’ils ont des positions souvent opposées inconciliables.

Pour ceux qui ont quelque expérience de la guerre subversive, il est bien connu qu’une des techniques les plus efficaces pour détruire et faire imploser un groupe est de détruire la confiance en suggérant et en inventant des oppositions imaginaires. Ces insinuations mensongères et imaginaires, élaborées souvent sur un examen superficiel des textes, finissent par prendre corps et détruisent la confiance.

Nous assistons à cette tentative aujourd’hui contre la Fraternité [F.S.S.P.X.]: s’efforcer de susciter des oppositions entres les évêques, en faisant croire qu’ils ne sont pas d’accord sur le combat à mener.

Il faut non seulement dénoncer de telles tentatives diffamatoires mais aussi ceux qui les pratiquent. Or ceux-là sont ceux qui ne veulent pas que le concile soit remis en question et ceux qui, déjà schismatiques dans les faits, ne reconnaissent plus le Pontife Romain, à savoir les modernistes et les sédévacantistes de tout poil. Etrange rencontre des deux extrêmes dans les méthodes de subversion. Suite

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 08:40
Attaque des athégristes, cela faisait longtemps !


Notez le titre "Depuis 300 ans les fous de Dieu affrontent l'esprit des
Lumières". De quel "esprit" parlent-ils ?...
Via Le Forum catholique
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 17:22
Un vaticaniste espagnol porte un constat dramatique sur l'Eglise de France

"La situation présente du catholicisme français présente deux spécificités qui pèsent énormément sur le moral de l’épiscopat :

1. Les 93 diocèses de la France métropolitaine sont en général dans un état catastrophique.

- Du point de vue des fidèles : la chute de la pratique religieuse, considérable dans les années 70, continue inexorablement. Les pratiquants sont très rares (4 % si « pratiquer » veut dire aller à la messe une fois par mois) et relativement âgés. Les jeunes et les familles nombreuses – les « forces vives » se portent bien dans les églises desservies par les communautés (mouvements) (Emmanuel, Frères de Saint-Jean, Communauté Saint-Martin, etc.) ou chez les traditionalistes. Les uniques endroits où la pratique se maintient de manière acceptable (malgré un nombre de messes qui a diminué d’au moins un tiers depuis les années 60) sont les quartiers bourgeois des villes. Le catholicisme français post-conciliaire est bourgeois, ayant perdu l’essentiel de la population rurale, atteinte par le modernisme ambiant.

- Par conséquent, les finances diocésaines sont extrêmement appauvries (on peut citer les cas de véritables faillites, comme celui du diocèse de Montpellier qui n’arrive même plus à payer ses prêtres). En France, depuis la séparation de l’Église et de l’État, le clergé vit uniquement de ce que donnent les fidèles (quêtes des messes, rentes, legs). Mais les rentes ont fondu et les legs qui constituaient la source la plus importante de financement pour les diocèses et les ordres religieux ont disparu dans les faits. Seuls en bénéficient les communautés et les traditionalistes. D’autre part, les charges ont considérablement augmenté (disparition du personnel gratuit, constitué de religieuses, le grand coût des mises aux normes exigées par la réglementation en vigueur pour les édifices). C’est pourquoi, sauf à Paris, le capital immobilier fond comme neige au soleil.

Le nombre de prêtres diocésains est seulement de 15.000 et son âge moyen dépasse les 75 ans. Chaque année, environ 800 disparaissent puisque que 100 sont ordonnés contre 900 qui meurent ou abandonnent. Pour quelques diocèses (Digne : 25 prêtres, Nevers 38, Auch, Saint-Claude, Gap, Pamiers, etc.), en dix ans, le nombre de prêtres en activité sera d’une dizaine tout au plus. Actuellement, les paroisses se regroupent en « paroisses regroupées » (il n’est pas rare qu’un prêtre unique ait à s’occuper de 10, 20 voire 40 églises, avec une aide minime de fidèles, des célébrations sans prêtre appelées ADAP, en particulier les enterrements presque toujours confiés à des laïcs). Pour prendre l’exemple d’un diocèse moyen, celui de Nîmes, il y a seulement 107 prêtres en activité, avec une moyenne d’âge élevée et 3 séminaristes.

- Les séminaristes. Ils étaient 4536 en 1966, 784 en 2005, 764 en 2006, 756 en 2007 et 740 en 2008. Des diocèses comme Pamiers, Belfort, Agen, Perpignan, etc., n’ont plus aucun séminariste. Les ordinations : Depuis la chute brutale dans les années suivant le Concile (825 ordinations diocésaines en 1956 et 99 en 1977), il y en eut dernièrement 90 en 2004, 98 en 2005, 94 en 2006, 101 en 2007 et 98 en 2008. Les séminaires [séminaristes ?] diocésains sont majoritairement très « classiques » et environ un quart des séminaristes proches du traditionalisme. Beaucoup de vocations sortent des Scouts d’Europe devenus les rivaux « de droite » des Scouts de France.
L’exception parisienne est en train de disparaître. Elle existait, dans les années 80 et jusqu’au début des années 90, grâce à la conjonction des charismes Jean-Paul II/Jean-Marie Lustiger. Le clergé était plus jeune, plus nombreux et l’économie prospère. Le nombre de séminaristes arrivait à 100. Mais aujourd’hui le nombre de prêtres descend dangereusement, les legs ont disparu et il y a seulement 52 séminaristes. Les ordinations parisiennes étaient 10 cette année (dont deux pour la communauté de l’Emmanuel). On en prévoit 7 pour 2010 et 4 pour 2011.
De fait, les diocèses français pour la plupart, s’ils étaient des administrations apostoliques en « pays de mission » n’auraient plus le nombre de prêtres suffisants pour pouvoir être érigés en diocèses. Logiquement un tiers d’entre eux devraient disparaître pour être regroupés dans les 15 prochaines années.

2. Le poids moral du traditionalisme est très important en France.
Avec 388 lieux de culte le dimanche, c’est-à-dire plus de 4 par diocèses (204 « autorisés » et 184 desservis par la Fraternité Saint-Pie X et ses communautés amies (lefebvristes), la sensibilité tridentine, toutes tendances confondues, représente l’équivalent de deux diocèses français de moyenne importance. En plus des lieux de culte, elle dispose d’un réseau important d’écoles hors contrat (sans subvention) qui sont un vivier de vocations. Les prêtres qui célèbrent la messe de Saint-Pie V sont entre 250 et 300 (150 de la FSSPX) dont l’âge moyen est très inférieur à celui des prêtres en activité.

Les séminaristes pour la forme extraordinaire étaient 160 (dont environ quarante de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X) en 2008-2009 pour 740 séminaristes diocésains. Dans un ou deux ans, un séminariste sur quatre sera voué à la forme extraordinaire. Ordinations : en 2009, 15 prêtres français ont été ordonnés pour la forme extraordinaire (dont 6 pour la FSSPX). Le « taux de fécondité sacerdotal » du milieu traditionaliste est identique à celui du catholicisme français d’avant le Concile.

L’exception de Fréjus-Toulon : l’évêque, Mgr Rey, issu de la communauté de l’Emmanuel, profitant du fait qu’il succède à deux évêques très classiques, Mgr Barthe et Mgr Madec, tente une certaine fusion entre le monde traditionaliste et celui des communautés, qui arrivent du monde entier, notamment du Brésil. Ainsi a-t-il obtenu que son diocèse soit le mieux pourvu en prêtres (un par paroisse). Il compte 80 séminaristes (plus de 10 % des séminaristes français), dont une dizaine suit la forme extraordinaire. Quant à la vie religieuse, il y a un nombre croissant de communautés, toutes très jeunes, qui vont du charismatisme le plus débridé au traditionalisme le plus rigide. "

Source (en espagnol) via Le Forum catholique

" Configuration sommaire de l’épiscopat français
Y a-t-il un « effet Benoît XVI » dans les nominations épiscopales ?

a) Dans un premier temps, cet effet était peu notable. Deux mois après son élection, le pape nomma Raymond Centène évêque de Vannes, un quasi-traditionaliste ; Benoît Rivière, auxiliaire de Marseille fut nommé évêque d’Autun. Ensuite, les procédures continuèrent de fonctionner comme à l’accoutumée (grosso modo, une auto-reproduction). Monseigneur Nourrichard fut nommé pour Évreux, dans la droite ligne de son prédécesseur « progressiste », Mgr David. Mgr Grua, vicaire général de Digne, très « religieusement correct » fut nommé pour Saint-Flour et Mgr Pontier fut promu de La Rochelle à Marseille.

b) Puis arriva une vague de nominations d’une ligne beaucoup plus conservatrice. Nicolas Brouwet, prêtre biritualiste (c’est-à-dire qui célèbre selon les deux rites) du diocèse de Nanterre fut nommé auxiliaire de Mgr Daucourt à Nanterre ; Alain Castet, prêtre en soutane de Saint-François-Xavier à Paris, fut nommé évêque de Luçon ; Mgr Scherrer, de Laval ; Mgr Delmas, d’Angers ; Mgr Aillet, de Bayonne ; Mgr Batut, délégué pour la forme extraordinaire à Paris, fut nommé évêque auxiliaire de Lyon. Mgr Wintzer fut imposé comme auxiliaire au très progressiste Mgr Rouet à Poitiers ; Mgr Giraud, coadjuteur de Soissons ; Mgr Lebrun, évêque de Saint-Étienne ; Mgr Gignoux à Montauban. Même si dans le même temps, on continuait à voir des évêques de la ligne qui était celle qu’avait imposé la tête de l’Église de France jusqu’à maintenant en recueillant des hommes de l’appareil : Kérimel à Grenoble ; Lalanne, secrétaire de la Conférence, à Coutances ; Jacolin à Mende, Housset, transféré de Montauban à La Rochelle ; Maillard, transféré de Laval à Bourges ; Pierre d’Ornellas, auxiliaire de Paris, nommé archevêque de Rennes ; Souchu, évêque auxiliaire de Rennes ; Ballot, archevêque de Chambéry ; Kalist, évêque de Limoges ; Delannoy, de Saint-Denis ; James récemment transféré de Beauvais à Nantes.
Avec quelques autres nommés ou transférés sous le présent pontificat (auxiliaires de Paris, transfert de Mgr Le Gall de Mende à Toulouse, etc.), il y en eut en tout une trentaine depuis 2005.
En d’autres termes, plus d’un quart de l’épiscopat français a changé ou a été déplacé depuis l’élection de Benoît XVI. Mais le paysage épiscopal de l’hexagone n’a pas beaucoup changé, et cela pour deux raisons :

1. Les « classiques », pour ne pas employer le mot traditionalistes, qui ont été nommés et qui auraient pu changer le panorama ont été généralement choisis parmi des « classiques timides » ou bien ils se sont laissés intimider.

2. L’inertie des administrations diocésaines, type post-soixante-huitard, et la carence du nouveau personnel et l'absence de nouveau personnel en mesure de renouveler ces autorités a considérablement freiné l'élan des nouveaux évêques."

Source (en espagnol) :
La Iglesia en Francia (II) Traduction Le Forum catholique
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 13:01
Benoît XVI refuse-t-il de convertir les Juifs?

Le pèlerinage du Pape en Terre sainte a été une nouvelle occasion de lire des choses pour le moins fantaisistes sur les relations entre l'Eglise et le judaïsme post-chrétien.

Dans sa version la plus sensationnelle, cela donne le "scoop" suivant: Benoît XVI se serait engagé à ne plus rechercher la conversion des Juifs! Cette "information" a été donnée par le "Jerusalem Post" du 12 mai dernier, sous le titre:
"Vatican to stop missionizing Jews" .

A lire cet article, le Pape, au cours de sa rencontre avec le grand rabbinat de Jérusalem, aurait "accepté que l'Eglise catholique cesse son activité missionnaire parmi les Juifs".

En réalité, rien dans le discours du 12 mai devant le grand rabbinat ne permet de déduire quoi que ce soit d'approchant: Benoît XVI y parle de respect, de compréhension et même d'amitié réciproques. Il évoque la possibilité de travailler ensemble pour la défense de la vie, de la famille, contre le relativisme moral... Mais rien de tout cela n'implique de renoncer à la conversion des Juifs.

Il va de soi qu'entre un discours officiel (surtout un discours écrit par un homme qui prête autant d'attention aux mots qu'il emploie le Pape actuel) et la lecture par un journal peu réputé pour sa connaissance de la doctrine catholique, le bon sens pousse à accorder sa confiance au discours officiel.

Jusqu'à plus ample informé, le "scoop" du "Jerusalem Post" me paraît donc peu vraisemblable et peu fondé.

Au demeurant, l'Eglise catholique ne peut renoncer à la conversion des Juifs (comme d'ailleurs à la conversion de tous les hommes) sans renoncer à sa nature même. Affirmer comme certains théologiens (et même certains évêques...) l'ont fait qu'il existerait une alliance mosaïque salvifique pour les Juifs et une alliance nouvelle pour les non-Juifs constitueraient une sorte de racisme spirituel, et surtout une trahison radicale de la pensée de saint Paul sur la loi et le salut en Jésus-Christ.

Osservatore Vaticano
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 13:00
Un Juif Messianique témoigne à la TV Israélienne
 
Juifs Messianiques en Israel partie 1


Juifs Messianiques en Israel partie2
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:19

L'encyclique de Benoît XVI Caritas in veritate est publiée. La complexité et la gravité de la situation économique actuelle (§ 21) conduisent le Saint-Père à proposer des réponses du point de vue de la foi à la crise mondiale et à la mondialisation. "La crise devient ainsi, écrit-il, une occasion de discernement et elle met en capacité d’élaborer de nouveaux projets. C’est dans cette optique,... qu’il convient d’affronter les difficultés du moment présent" (§ 21).

"La mondialisation est un phénomène multidimensionnel et polyvalent, qui exige d’être saisi dans la diversité et dans l’unité de tous ses aspects, y compris sa dimension théologique. Cela permettra de vivre et d’orienter la mondialisation de l’humanité en termes de relationnalité, de communion et de partage." (§ 42).
Benoît XVI encadre l'exercice de la mondialisation (à ne pas confondre avec le mondialisme) dans un humanisme intégral qui reconnaît la pleine nature de l'homme avec sa dimension transcendante, et sa dignité. Le Saint-Père fournit ainsi la clé d'un développement authentique : la juste compréhension de la nature de l'homme, ou ce qu'il appelle le "développement humain intégral" ( § 4), qui est est portée vers la transcendance, une "écologie de l'homme" qui "concerne unitairement la totalité de la personne dans chacune de ses dimensions
 (§ 11). Le développement humain intégral sur le plan naturel, réponse à un appel du Dieu créateur, demande de trouver sa vérité dans un « humanisme transcendant, qui (…) donne [à l’homme] sa plus grande plénitude: telle est la finalité suprême du développement personnel ». La vocation chrétienne à ce développement concerne donc le plan naturel comme le plan surnaturel; c’est pourquoi « quand Dieu est éclipsé, notre capacité de reconnaître l’ordre naturel, le but et le "bien" commence à s’évanouir » (§ 18).

Le Saint-Père précise que si "[l]’Église n’a pas de solutions techniques à offrir et ne prétend « aucunement s’immiscer dans la politique des États »... [e]
lle a toutefois une mission de vérité à remplir, en tout temps et en toutes circonstances, en faveur d’une société à la mesure de l’homme, de sa dignité et de sa vocation ( § 9).

Du point de vue économique, "La richesse mondiale croît en terme absolu, mais les inégalités augmentent... Dans les pays riches, de nouvelles catégories sociales s’appauvrissent et de nouvelles pauvretés apparaissent. Dans des zones plus pauvres, certains groupes jouissent d’une sorte de surdéveloppement où consommation et gaspillage vont de pair" (§ 22).

"Il manque... une organisation des institutions économiques qui soit en mesure aussi bien de garantir un accès régulier et adapté du point de vue nutritionnel à la nourriture et à l’eau, que de faire face aux nécessités liées aux besoins primaires et aux urgences des véritables crises alimentaires, provoquées par des causes naturelles ou par l’irresponsabilité politique nationale ou internationale" (§ 27).

... "Le marché n’est pas de soi, et ne doit donc pas devenir, le lieu de la domination du fort sur le faible. (§ 36).


"Ces dernières années, on a vu la croissance d’une classe cosmopolite de managers qui, souvent, ne répondent qu’aux indications des actionnaires de référence, constitués en général par des fonds anonymes qui fixent de fait leurs rémunérations. ... Il faut éviter que le motif de l’emploi des ressources financières soit spéculatif et cède à la tentation de rechercher seulement un profit à court terme, sans rechercher aussi la continuité de l’entreprise à long terme. ... [I]l n’est pas licite de délocaliser seulement pour jouir de faveurs particulières ou, pire, pour exploiter la société locale sans lui apporter une véritable contribution à la mise en place d’un système productif et social solide, facteur incontournable d’un développement stable." (§ 40).

"Les banques proposent des comptes et des fonds d’investissement appelés « éthiques ». Une « finance éthique » se développe surtout à travers le microcrédit et, plus généralement, la microfinance. Ces processus sont appréciables et méritent un large soutien. Leurs effets positifs se font sentir même dans les régions les moins développées de la terre. Toutefois, il est bon d’élaborer aussi un critère valable de discernement, car on note un certain abus de l’adjectif « éthique » qui, employé de manière générique, se prête à désigner des contenus très divers, au point de faire passer sous son couvert des décisions et des choix contraires à la justice et au véritable bien de l’homme." (§ 45).


"L’accaparement des ressources énergétiques non renouvelables par certains États, groupes de pouvoir ou entreprises, constitue, ... un grave obstacle au développement des pays pauvres." (§ 49).

... "C’est pourquoi la société actuelle doit réellement reconsidérer son style de vie qui, en de nombreuses régions du monde, est porté à l’hédonisme et au consumérisme, demeurant indifférente aux dommages qui en découlent..." (§ 51).


Sur le plan culturel, "les cultures sont simplement mises côte à côte et considérées comme substantiellement équivalentes et interchangeables entre elles. Cela favorise un glissement vers un relativisme qui n’encourage pas le vrai dialogue interculturel; sur le plan social, le relativisme culturel conduit effectivement les groupes culturels à se rapprocher et à coexister, mais sans dialogue authentique et, donc, sans véritable intégration. En second lieu, il existe un danger constitué par le nivellement culturel et par l’uniformisation des comportements et des styles de vie. ... Eclectisme et nivellement culturel ont en commun de séparer la culture de la nature humaine. Ainsi, les cultures ne savent plus trouver leur mesure dans une nature qui les transcende, et elles finissent par réduire l’homme à un donné purement culturel. Quand cela advient, l’humanité court de nouveaux périls d’asservissement et de manipulation." (§ 26).

Le Saint-Père relève une tendance à favoriser un syncrétisme "effet négatif possible du processus de mondialisation"... "La liberté religieuse ne veut pas dire indifférence religieuse et elle n’implique pas que toutes les religions soient équivalentes" (§ 55).

... "L’humanité tout entière est aliénée quand elle met sa confiance en des projets purement humains, en des idéologies et en de fausses utopies
." (§ 53).

"Le développement de la personne s’étiole, si elle prétend en être l’unique auteur. Analogiquement, le développement des peuples se dénature, si l’humanité croit pouvoir se recréer en s’appuyant sur les "prodiges" de la technologie. De même, le développement économique s’avère factice et nuisible, s’il s’en remet aux "prodiges" de la finance pour soutenir une croissance artificielle liée à une consommation excessive. Face à cette prétention prométhéenne, nous devons manifester un amour plus fort pour une liberté qui ne soit pas arbitraire, mais vraiment humanisée par la reconnaissance du bien qui la précède. Dans ce but, il faut que l’homme rentre en lui-même pour reconnaître les normes fondamentales de la loi morale que Dieu a inscrite dans son cœur." (§ 68).

"La négation du droit de professer publiquement sa religion et d’œuvrer pour que les vérités de la foi inspirent aussi la vie publique a des conséquences négatives sur le développement véritable. L’exclusion de la religion du domaine public, comme, par ailleurs, le fondamentalisme religieux, empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l’humanité. La vie publique s’appauvrit et la politique devient opprimante et agressive. Les droits humains risquent de ne pas être respectés soit parce qu’ils sont privés de leur fondement transcendant soit parce que la liberté personnelle n’est pas reconnue. Dans le laïcisme et dans le fondamentalisme, la possibilité d’un dialogue fécond et d’une collaboration efficace entre la raison et la foi religieuse s’évanouit
." (§ 56).

"Pour ne pas engendrer un dangereux pouvoir universel de type monocratique, la « gouvernance » de la mondialisation doit être de nature subsidiaire, articulée à de multiples niveaux et sur divers plans qui collaborent entre eux
.
La mondialisation réclame certainement une autorité, puisqu’est en jeu le problème du bien commun qu’il faut poursuivre ensemble; cependant cette autorité devra être exercée de manière subsidiaire et polyarchique " (§ 57).


"L’homme moderne est parfois convaincu, à tort, d’être le seul auteur de lui-même, de sa vie et de la société. C’est là une présomption, qui dérive de la fermeture égoïste sur lui-même, qui provient – pour parler en termes de foi – du péché des origines. La sagesse de l’Église a toujours proposé de tenir compte du péché originel même dans l’interprétation des faits sociaux et dans la construction de la société: « Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs ». À la liste des domaines où se manifestent les effets pernicieux du péché, s’est ajouté depuis longtemps déjà celui de l’économie. Nous en avons une nouvelle preuve, évidente, en ces temps-ci. La conviction d’être autosuffisant et d’être capable d’éliminer le mal présent dans l’histoire uniquement par sa seule action a poussé l’homme à faire coïncider le bonheur et le salut avec des formes immanentes de bien-être matériel et d’action sociale. De plus, la conviction de l’exigence d’autonomie de l’économie, qui ne doit pas tolérer « d’influences » de caractère moral, a conduit l’homme à abuser de l’instrument économique y compris de façon destructrice. À la longue, ces convictions ont conduit à des systèmes économiques, sociaux et politiques qui ont foulé aux pieds la liberté de la personne et des corps sociaux et qui, précisément pour cette raison, n’ont pas été en mesure d’assurer la justice qu’ils promettaient. (§ 34).

"La sagesse et la prudence nous suggèrent de ne pas proclamer trop hâtivement la fin de l’État. Lié à la solution de la crise actuelle, son rôle semble destiné à croître, tandis qu’il récupère nombre de ses compétences. Il y a aussi des nations pour lesquelles la construction ou la reconstruction de l’État continue d’être un élément clé de leur développement. " (§ 41).


Conclusion ."[L]a fermeture idéologique à l’égard de Dieu et l’athéisme de l’indifférence, qui oublient le Créateur et risquent d’oublier aussi les valeurs humaines, se présentent aujourd’hui parmi les plus grands obstacles au développement. L’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain (§ 78).

 

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 08:43

Dans la Lettre aux Romains, Paul nous dit qu'"avec le Christ a commencé une nouvelle façon de vénérer Dieu - un nouveau culte. Celui-ci consiste dans le fait que l’homme vivant devient lui-même adoration, « sacrifice » jusque dans son propre corps. Ce ne sont plus les choses qui sont offertes à Dieu. C’est notre existence elle-même qui doit devenir louange de Dieu.

Mais comment cela se produit-il ?

Dans le deuxième verset une réponse nous est donnée : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu... » (12, 2). 

Nous devons devenir des hommes nouveaux, transformés en une nouvelle façon d’exister. ... Le monde est toujours à la recherche de nouveautés, car à juste titre il est toujours insatisfait de la réalité concrète. Paul nous dit : le monde ne peut pas être renouvelé sans des hommes nouveaux. Ce n’est qu’avec des hommes nouveaux qu’existera un monde nouveau, un monde renouvelé et meilleur. Au début, se trouve le renouveau de l’homme. Cela vaut ensuite pour chaque individu. Ce n’est que si nous-mêmes devenons nouveaux, que le monde devient nouveau. Cela signifie également qu’il ne suffit pas de s’adapter à la situation actuelle. L’apôtre nous exhorte à un non-conformisme. Dans la lettre en question, il est dit de ne pas se soumettre au schéma de l’époque actuelle. ... Nous devenons nouveaux si nous nous laissons saisir et façonner par l’Homme nouveau Jésus Christ. Il est  l’Homme nouveau par excellence. En Lui, la nouvelle existence humaine est devenue réalité, et nous pouvons vraiment devenir nouveaux si nous nous remettons entre ses mains et que nous nous laissons façonner par Lui.

... La pensée du vieil homme, la façon de penser commune est généralement tournée vers la possession, le bien-être, l’influence, le succès, la célébrité et ainsi de suite. Mais de cette manière, elle a une portée trop limitée. ... [I]l faut apprendre à comprendre la volonté de Dieu, de manière à ce que celle-ci façonne notre volonté. Afin que nous-mêmes voulions ce que Dieu veut, car nous reconnaissons que ce que Dieu veut est le beau et le bon. Il s’agit donc d’un tournant dans notre orientation spirituelle de fond. Dieu doit entrer dans l’horizon de notre pensée : ce qu’Il veut et la manière dont Il a créé le monde et moi. Nous devons apprendre à prendre part à la pensée et à la volonté de Jésus Christ. C’est alors que nous serons des hommes nouveaux dans lesquels apparaît un monde nouveau. ... Le but ultime de l’œuvre du Christ est l’univers - la transformation de l’univers, de tout le monde humain, de toute la création. Celui qui avec le Christ sert la vérité dans la charité contribue au véritable progrès du monde. 

... Paul  nous parle de la nécessité d’être « rendus forts dans l’homme intérieur » (3, 16). Il reprend là un thème qu’il avait traité auparavant, dans une situation de difficulté, dans la Deuxième Lettre aux Corinthiens : « Même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (4, 16). L’homme intérieur doit se renforcer - c’est un impératif particulièrement approprié pour notre époque où les hommes sont si souvent intérieurement vides et doivent donc se raccrocher à des promesses et des drogues, qui ont ensuite comme conséquence un accroissement ultérieur du sentiment de vide en eux-mêmes. Le vide intérieur - la faiblesse de l’homme intérieur - est l’un des grands problèmes de notre temps. L’intériorité doit être renforcée - la capacité de perception du cœur ; la capacité de voir et comprendre le monde et l’homme de l’intérieur, avec le cœur. Nous avons besoin d’une raison éclairée par le cœur, pour apprendre à agir selon la vérité dans la charité. Toutefois, cela ne se réalise pas sans une relation intime avec Dieu, sans la vie de prière. ... Paul écrit à cet égard : « Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse tout ce qu’on peut connaître » (Ep 3, 17sq). L’amour voit plus loin que la simple raison, voilà ce que Paul nous dit avec ces mots. ... Il définit cette ampleur avec des mots qui veulent exprimer la dimension du cosmos : largeur, longueur, hauteur et profondeur. Le mystère du Christ a une ampleur cosmique : Il n’appartient pas seulement à un groupe déterminé. Le Christ crucifié embrasse l’univers en entier dans toutes ses dimensions. Il prend le monde entre ses mains et le porte en haut, vers Dieu. A commencer par saint Irénée de Lyon - donc dès le IIe siècle - les Pères ont vu dans ce terme de la largeur, de la longueur, de la hauteur et de la profondeur de l’amour du Christ une allusion à la Croix. L’amour du Christ a embrassé dans la Croix la profondeur la plus basse - la nuit de la mort, et la hauteur suprême - l’élévation de Dieu lui-même. Et il a pris entre ses bras l’ampleur et la largeur de l’humanité et du monde dans toutes leurs dimensions. Il embrasse toujours l’univers - nous tous.

Prions le Seigneur, afin qu’il nous aide à reconnaître quelque chose de l’ampleur de son amour. Prions-Le afin que son amour et sa vérité touchent notre cœur. Demandons que le Christ habite nos cœurs et fasse de nous des hommes nouveaux, qui agissent selon la vérité dans la charité. Amen !" 

Benoît XVI, extrait de l'homélie prononcée lors des premières vêpres de la solennité des saints Pierre et Paul, clôture de l’Année paulinienne, dans la Basilique Saint-Paul hors les murs, le dimanche 28 juin 2009.

Lire via Le Blog du Mesnil, l'Acte d’offrande de soi-même au Sacré-Coeur de Jésus, composé par Saint Claude de La Colombière.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 20:38

Le pape Benoît XVI a indiqué dimanche qu'une analyse scientifique partielle dans le tombeau renfermant les reliques de Saint Paul, jamais ouvert en 19 siècles, avait révélé la présence de fragments d'os humains qui seraient, selon lui, ceux de l'apôtre.


Alors qu'il célébrait des vêpres en la basilique Saint-Paul-hors-les-murs à Rome pour clore une année de manifestations consacrées à Saint Paul, le pape a annoncé que le sarcophage présent dans l'église avait été "récemment l'objet d'une analyse scientifique attentive".


"Une minuscule perforation a été pratiquée pour introduire une sonde spéciale" qui a permis de sortir du sarcophage "de minuscules fragments d'os, dont l'examen au carbone 14 a montré qu'ils ont appartenu à une personne qui a vécu entre le 1er et le 2e siècle", a indiqué le pape.
"Cela semble confirmer la tradition unanime et incontestée qu'il s'agit de restes mortels de l'apôtre Paul", a affirmé Benoît XVI.


La sonde a également permis de mettre au jour "des traces d'un précieux tissu de lin coloré de pourpre, lamé d'or, et d'un tissu bleu avec des filaments de lin" ainsi que "des grains d'encens rouges", a-t-il indiqué. (détail très important qui indique que dès le début, la richesses du culte, l'encens, et les ornements liturgiques étaient déjà de vigueur...)

 
... Depuis fin 2006, les visiteurs peuvent voir la tombe grâce à une ouverture pratiquée sous l'autel principal. L'authenticité de la tombe de l'apôtre Paul, mort décapité en 67 à Rome, "ne fait aucun doute", avait à l'époque indiqué le cardinal Montezemolo.


Des fouilles avaient permis en 2002 de mettre au jour ce tombeau dont l'existence était depuis des siècles tenue pour avérée en raison du culte rendu au saint en cet endroit. Le tombeau a été formellement attribué à Saint Paul en février 2005 par le Vatican.


L'apôtre Paul, issu d'une famille juive de Tarse (Asie Mineure), s'est converti à la religion chrétienne naissante après en avoir pourchassé les premiers adeptes. Il a été l'évangélisateur des peuples païens du pourtour de la Méditerranée.

 

Sources : LeParisien.fr via Le Forum catholique
 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 07:02
Commentaire du jour : "Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus" (Sainte Catherine)

[Sainte Catherine a entendu Dieu lui dire] : « Toute créature douée de raison possède en elle-même une vigne, qui est la vigne de son âme. C'est la volonté, par le libre arbitre, qui est l'ouvrier de cette vigne durant le temps de la vie ; passé ce temps, elle n'y peut plus faire aucun travail ni bon ni mauvais, mais pendant la vie, elle peut cultiver sa vigne dans laquelle je l'ai envoyée.

Cet ouvrier de l'âme a reçu de moi une telle force qu'il n'est ni démon ni autre créature qui puisse la lui enlever, s'il s'y oppose.

C'est dans le baptême qu'il a reçu cette force et en même temps le glaive de l'amour de la vertu et de la haine du péché. C'est pour cet amour et cette haine, pour l'amour de vous et en haine du péché, qu'est mort mon Fils unique, en répandant pour vous tout son sang. Et c'est cet amour de la vertu et cette haine du péché que vous trouvez dans le saint baptême qui vous rend la vie par la force de son sang...

      « Arrachez donc les ronces des péchés mortels et plantez des vertus..., ayez la contrition, le dégoût du péché et l'amour de la vertu ; alors vous recevrez les fruits du sang de mon Fils. Vous ne pourrez pas les recevoir si vous ne vous disposez pas à devenir de bons sarments unis au cep de la vigne, mon Fils, qui a dit : « Moi, je suis la vraie vigne, mon Père est le vigneron, et vous, les sarments  » (Jn 15,1.5).


 

Source : Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, co-patronne de l'Europe, Le Dialogue, 23, trad. cf Hurtaud, et Guigues, Seuil 1953, Commentaire du jour



À 13 ans, Jeanne entendit les voix des sainte Catherine et Marguerite et de l'archange saint Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône.

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:02

Shlomo Sand parle de l'ethnocentrisme en Israel

L'historien Israelien Shlomo Sand, auteur de "Comment le peuple juif fut inventé", définit l'ethnocentrisme sioniste : "si vous n'êtes pas de parents juifs vous n'êtes pas juifs, vous ne pouvez pas devenir juif, sauf si vous êtes converti religieusement"... C'est la base de la définition de l'Etat d'Israël. (00:37 au compteur)


Sionisme et invention du peuple juif
envoyé par Takarai.

Ferry et Julliard sur LCI analysent la thèse du nouveau livre de l'historien Israelien Shlomo Sand "Comment le peuple juif fut inventé". A écouter malgré quelques approximations de Ferry.


Maurice Sartre sur Shlomo Sand

Maurice Sartre exprime son accord pour l'essentiel avec la thèse de son collègue, pour qui la notion de "peuple juif" est une fiction. Par exemple, sur Gaza, Maurice Sartre met les pendules à l'heure (2:54 au compteur) : "contrairement au discours officiel des tenants de 'la Terre sainte qui nous a été donnée, qui était à nous', etc., les Juifs ne sont jamais seuls en Terre sainte, jamais. Quand on voit aujourd'hui la revendication sur Gaza... dans les milieux ultra-religieux qui considèrent Gaza comme un élément de la Terre sainte, historiquement il y a une certitude, c'est que jamais, sauf de très brefs épisodes à la suite de guerres, les maîtres de Jérusalem n'ont tenu Gaza. Gaza c'est le pays des Philistins, et quand même David ou Salomon, ou tous les rois d'Israël et de Juda contrôlent à peu près tout ce qui est en gros la Palestine d'aujourd'hui, ils ne tiennent pas Gaza. C'est très rare que Gaza soit tenu, il y a une petite période au début du Ier siècle avant notre ère, au temps d'Alexandre Jannée. Ce qui est vrai, c'est qu'à l'époque hellénistique, à partir du milieu du IIe siècle av. J.-C. se recrée un Etat juif, hasmonéen, qui fait la conquête de l'ensemble de la Palestine, mais c'est un Etat pluri-ethnique, largement...." 

Maurice Sartre se sépare cependant de Shlomo Sand sur certains points. Sur la diaspora (dispersion), suite à la destruction du second Temple en 70 ap. J.-C., "on sait qu'il y a un grand mouvement d'émigration... la Judée est quasiment interdite aux Juifs, Jérusalem devient la seule ville interdite aux Juifs, il ne faut pas l'oublier, et les Juifs deviennent très minoritaires en Judée; sur la côte ils l'ont toujours été, donc ce n'est pas nouveau, et ils ne sont majoritaires que dans de petits secteurs, notamment en Galilée. ... Beaucoup sont partis, d'autres ont été vendus comme esclaves" (06:38 au compteur)

Maurice Sartre
est un historien spécialiste de l'histoire du monde grec et du monde romain oriental, en particulier du Proche-Orient hellénisé, d'Alexandre à la conquête islamique. Il est l'auteur notamment de :
- Histoires grecques, éd. Le Seuil, Paris, 2006.
- "D'Alexandre à Zénobie : Histoire du Levant antique, IVe siècle avant Jésus-Christ - IIIe siècle après Jésus-Christ", éd. Fayard, Paris, 2001
- La Syrie antique, Gallimard-Découvertes, Paris, 2002
- L’Orient romain. Provinces et sociétés provinciales en Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères (31 avant J.-C. – 235 après J.-C.), éd. Le Seuil, Paris, 1991


Dans D'Alexandre à Zénobie, (p. 927) au sujet de la "diaspora" (dispersion), Maurice Sartre indique que "la destruction du Temple en 70 avait interrompu les sacrifices pour la première fois depuis 586 av. J.-C., tandis que le grand-prêtre et le Sanhédrin disparaissaient dans la tourmente. 

Vers 130,
Hadrien décida de reconstruire Jérusalem. (p. 602)... Il décida d'y faire construire une nouvelle colonie, colonia Aelia Capitolina, autour d'un temple de Jupiter Capitolin construit non à l'emplacement de l'ancien temple dont l'espace reste à l'abandon, mais au coeur de la nouvelle ville, sur l'emplacement du Golgotha. Dès 131-132, la fondation était effective, comme le prouvent des monnaies émises au nom de la nouvelle colonie (B. ISAAC, "Roman Colonies in Judae. The Foundation of Aelia Capitolina", Talanta, 12-13, 1980-1981, p. 31-54.) 

En 134-135, après la nouvelle révolte juive (du faux Messie) Simon Bar Kokhba ("fils de l'étoile"), Hadrien finit par écraser les Juifs à Béthar, près de Jérusalem (ibid., p. 605), où Simon trouva la mort. Les autres chefs furent arrêtés et exécutés. ... Dion Cassius estime que l'on détruisit 985 villages, que 580 000 Juifs trouvèrent la mort au combat et qu'un nombre encore plus grand mourut de faim. Mais "il y eut de très nombreux prisonniers vendus comme esclaves sur les marchés extérieurs et nombreux furent les Juifs à fuir d'eux-mêmes" (Sur tout cela, article fondamental de W. Eck, "The Bar Kokhba Revolt : The Roman Point of View", JRS, 79, 1999, p. 76-89).

... [L]'entrée à Jérusalem fut désormais interdite aux Juifs sous peine de mort, sauf le 9 Ab, anniversaire de la ruine du Temple (Ariston de Pella cité par Eusèbe, HE, IV, 6, 3.) ... Jérusalem devenait non seulement une ville païenne comme les autres, mais la seule de toutes qui soit interdite aux Juifs ! Le caractère juif de la région fut officiellement nié lorsqu'en pleine révolte, sans doute en 133-134, le nom même de la province fut modifié : supprimant toute allusion à son peuplement juif, les Romains transformèrent la Judée en 'Syrie-Palestine' (Cn. Minicius Faustinus Sex. Iulius Severus est nommé 'légat impérial de judée' dans une inscription CIL, III, 2830 = ILS, 1056, et 'de Syrie-Palestine' dans une autre AE, 1904, 9.) (ibid., p. 606.)


La population de Jérusalem, estimée à 10000 ou 15000 habitants, est essentiellement constituée de païens, colons romains issus de l'armée. ... La ville prit rapidement l'aspect d'une ville romaine ordinaire (ibid., p. 647).... D'une manière générale, même si les Juifs sont plus nombreux en Galilée qu'ailleurs, il n'existe plus de terre juive en Palestine (p. 931).
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:23

Souvent des personnes se demandent ce qu'elles doivent faire pour être sauvées et un jour gagner le paradis. C'est très simple, pas de "secret", pas d'"initiation"..., le Christ a toujours enseigné dans le Temple "où tous les Juifs s'assemblent", Il "n'a rien dit en secret" (Evangile selon saint Jean, chapitre XVIII, verset 20)..., les Apôtres sont allés au quatre coins du monde annoncer un Christ crucifié et ressuscité. Pour être sauvé il suffit de croire au Seigneur Jésus, et d'être baptisé. Si la personne décède avant son baptême, cette personne est quand même sauvée par le baptême "d'intention". Où trouve-t-on confirmation de cela ? Dans l'Ecriture.

"Dans la ville de Philippes, la foule se souleva contre Paul et Silas; les magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au gardien la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l'instant même, toutes les portes s'ouvrirent, et les entraves de tous les détenus sautèrent.
Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s'étaient évadés, il dégaina son épée et il allait se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
A l'heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs plaies. A l'instant même, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu. "
(Livre des Actes des Apôtres 16,22-34,
Lectures du jour)

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:14
Dans son discours de départ à l'aéroport Ben Gourion, le Saint-Pèrea évoquél'allégorie de l'olivier de Saint Paul. Cette allégorie prophétise la conversion des Juifs. Elle est inspirée des livres des prophètes Jérémie 11. 16 et Osée 14.7 (qui ne sont pas les seuls à parler de la conversion des Juifs). Elle se trouve dans l'Epître de saint Paul aux Romains, chapitre 11, verset 15 à 24. La conversion des Juifs apportera au monde de profondes transformations, une "réconciliation" et une régénération comme celle du passage de la mort à la vie ( "Si en effet leur mise à l'écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie?")... Le sens de cette expression "la réconciliation", est précisé en 2 Corinthiens 5, 17-19 : "Aussi, si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Le monde ancien est passé, voici qu'une réalité nouvelle est là. Tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation. ... C'était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de la réconciliation". Saint Paul, l'Apôtre des nations, termine son allégorie de l'olivier en interpellant les païens, verset 24 : "Si toi, en effet, retranché de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature, tu as été, contrairement à la nature, greffé sur l'olivier franc [Israël], combien plus ceux-ci seront-ils greffés sur leur propre olivier auquel ils appartennent par nature !" Le but visé par Paul est de déraciner toute suffisance et tout mépris des chrétiens d'origine païenne à l'égard d'Israël. Le verset 24 doit être compris à la lumière de la conversion d'Israël ("combien plus ceux-ci seront-ils greffés sur leur propre olivier") et de la doctrine constamment affirmée par Paul : pour le juif, comme pour le païen, l'élection en Jésus-Christ est un don. Un Etat intitulé "Israël" mais négateur du Christ, comment pourrait-il être une source de réconciliation ? Le Saint-Père travaille à cette réconciliation, il reste à présent aux Juifs à se greffer sur leur propre olivier.

                                                                   ***

C'est à 12h45 qu'a commencé la cérémonie de départ du pape Benoît XVI à l'aéroport de Tel Aviv. Le Saint-Père est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv à 12 h 30, où l'attendait le Président de l'Etat d'Israël, M. Shimon Peres, et le Premier Ministre, M. Benjamin Netanyahu. Après le discours du président Shimon Peres, le Saint-Père a remercié pour l'accueil chaleureux qui lui a été réservé. Le Pape s’est présenté en ami des Israéliens et des Palestiniens et a demandé que la solution des deux Etats ne soit pas seulement un rêve mais devienne une réalité.

Il est revenu sur les moments forts de son pèlerinage.
Source

Monsieur le président,
Monsieur le premier ministre
Excellences, mesdames et messieurs,

Alors que je me prépare à repartir pour Rome, permettez-moi de partager avec vous quelques-unes des puissantes impressions que m’a laissées mon pèlerinage en Terre sainte. J’ai eu des discussions fructueuses avec les autorités civiles d’Israël comme des Territoires palestiniens, et j’ai été le témoin des grands efforts que font les deux gouvernements pour assurer le bien-être des populations. J’ai rencontré les responsables de l’Église catholique en Terre sainte, et je me réjouis de voir comment ils travaillent ensemble au soin du troupeau du Seigneur. J’ai eu aussi l’opportunité de rencontrer les responsables des différentes Églises chrétiennes et communautés ecclésiales, aussi bien que les responsables des autres religions en Terre sainte. Cette terre est vraiment un terrain fertile pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, et je prie pour que la riche variété de témoins religieux dans la région trouve son fruit dans une compréhension mutuelle et un respect croissants.

Monsieur le président, vous et moi avons planté
un olivier dans votre résidence le jour où je suis arrivé en Israël. L’olivier, comme vous le savez, est une image utilisée par saint Paul pour décrire les très étroites relations entre les chrétiens et les juifs. Paul décrit dans sa lettre aux Romains comment l’Église des gentils est comme un rameau d’olivier sauvage greffé sur l’olivier cultivé qui est le Peuple de l’Alliance. Nous sommes nourris aux mêmes racines spirituelles. Nous nous sommes rejoints comme des frères, des frères qui, à un moment de notre histoire, ont eu une relation tendue, mais qui sont maintenant fermement engagés à bâtir les ponts d’une amitié durable.

La cérémonie au palais présidentiel a été suivie par l’un des moments les plus solennels de mon séjour en Israël, ma
visite
au Mémorial de l’Holocauste à Yad Vashem, où j’ai rencontré quelques-uns des survivants qui ont souffert des démons de la Shoah. Ces rencontres profondément émouvantes m’ont remis en mémoire ma visite, il a trois ans, au camp de la mort d’Auschwitz où tant de juifs – mères, pères, maris, épouses, frères, sœurs, amis – ont été brutalement exterminés sous un régime impie qui propageait une idéologie d’antisémitisme et de haine. Cet épouvantable chapitre de l’histoire ne doit jamais être oublié ou nié. Au contraire, ces sombres souvenirs devraient renforcer notre détermination à nous rapprocher toujours plus les uns des autres comme des branches du même olivier, nourries des mêmes racines et unis dans un amour fraternel.

Monsieur le président, je vous remercie de la chaleur de votre hospitalité, que j’ai grandement appréciée, et j’aimerais qu’on se souvienne que je suis venu visiter ce pays en ami des Israéliens, tout comme je suis un ami du peuple palestinien. Les amis aiment passer du temps en compagnie ensemble, et ils sont profondément bouleversés de voir l’autre souffrir. Aucun ami des Israéliens et des Palestiniens ne peut éviter d’être triste de la continuelle tension entre vos deux peuples. Aucun ami ne peut éviter de pleurer à la souffrance et aux pertes en vie humaine que les deux peuples ont endurées durant les dix dernières décennies. Permettez-moi de lancer cet appel à tous les peuples de cette terre : plus d’effusion de sang ! Plus de combats ! Plus de terrorisme ! Plus de guerre ! Brisons plutôt le cercle vicieux de la violence. Que s’établisse ici une paix durable basée sur la justice, que s’établissent ici une réconciliation et une guérison véritables. Que soit universellement reconnu le droit de l’État d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues. Et que soit de même reconnu que le peuple palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante, de vivre avec dignité et de se déplacer librement. Que la solution de deux États devienne une réalité, et ne reste pas un rêve. Et que la paix jaillisse de ces terres, qu’elles soient « lumière des nations », apportant l’espérance à tant d’autres régions affectées par les conflits.

Une de mes plus tristes images au cours de ma visite sur ces terres a été
le mur. En le longeant, j’ai prié pour un avenir dans lequel les peuples de la Terre Sainte pourront vivre ensemble en paix et en harmonie, sans plus avoir besoin de telles mesures de sécurité et de séparation, mais plutôt dans le respect et la confiance mutuels, et en renonçant à toute forme de violence et d’agression. Monsieur le président, je sais combien il est dur d’atteindre ce but. Je sais quelles sont les difficultés de votre mission et celles de l’Autorité palestinienne. Mais je vous assure que mes prières et que les prières des catholiques à travers le monde sont avec vous quand vous persévérez dans vos efforts pour bâtir une paix juste et durable dans cette région.

Il me reste maintenant à exprimer, du fond du cœur, mes remerciements à tous ceux qui ont contribué de tant de façons à ma visite. Je suis profondément reconnaissant au Gouvernement, aux organisateurs, aux bénévoles, aux médias, à tous ceux qui ont procuré l’hospitalité à moi et à ceux qui m’accompagnaient. Soyez assurés que je me souviendrais de vous avec affection dans mes prières. À tous, je dis : merci, et que la paix soit avec vous. Shalom !

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