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Christ Roi

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 17:30
Un terroriste arrêté: il projetait un attentat suicide sur le Pape

Un terroriste présumé a été arrêté à Fiumicino: un attentat suicide était planifié contre le pape François. La nouvelle a ravivé les craintes liées au terrorisme islamique, et pas seulement parce que les objectifs stratégiques présumés du citoyen immigré qui a été arrêté visaient le symbole du catholicisme mondial, mais parce qu'il a aussi joué un rôle dans l'organisation de l'attentat commus le 28 octobre 2009 près du marché de Peshawar.

L'homme - un résident pakistanais trentenaire à Rome qui faisait partie d'une cellule liée à Al-Qaïda basée en Italie - a été arrêté à l'aéroport Leonardo da Vinci à à Fiumicino près de Rome sur des accusations d'association en vue d'objectifs terroristes. Il a été identifié et arrêté à son arrivée d'un vol d'Islamabad et selon ce qui a été révélé, il semble avoir accueilli la première à Rome, puis à Olbia, un des kamikazes présumés, un adjoint qui devait exécuter une attaque sur le territoire italien. Un projet ambitieux qui est de frapper le symbole du catholicisme dans le monde, l'attention du terrorisme islamique depuis des mois réitère ses menaces et les objectifs de militants djihadistes diffusés sur le Web avec l'image troublante du drapeau noir Isis volant sur la Cité du Vatican.
 

Source: Fiumicino, fermato terrorista islamico: preparava un attentato al Vaticano, Secolo d'Italia

venerdì 26 giugno - 09:59

via Le Forum catholique

 

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 14:50

Incohérence théologique des messages, enrichissement des voyants (ce qui ne s'est jamais vu) qui ont investi dans les hôtels et agences de voyages..., désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape, le Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale. On se dirige vers une non reconnaissance des "apparitions" de Medjugorje.

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Cardinal Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Le "Vatican" ne reconnaît pas Medjugorje

 

Vatican - Eglise catholique: Medjugorje n'est pas reconnu comme lieu d'apparition de Marie

 

Après une session de la Congrégation de la foi et selon cette source, un vaticaniste, le préfet de l'ex Saint Office le Cardinal Müller ne reconnaît pas Medjugorje comme un lieu d'apparition mariale.

 

Seule concession: un lieu de prière, car Dieu donne des fruits même là où il n'a pas semé.

L'Eglise catholique ne reconnaît pas Medjugorje

 

Le Pape promulguera un prochain décret qui ne devrait pas aller dans un sens contraire aux conclusions de cette même Congrégation.

 

Les voyants seront également "isolés". Les fidèles devront se concentrer sur la seule fréquentation des sacrements.

 

L'aspect économique a également joué un rôle dans cette non reconnaissance, par la création d'agences de voyages et d'hôtel pour l'accueil de l'afflux de pèlerins.

 

Enfin, les messages présentaient des inconsistances théologiques et ne devront plus être diffusés.

 

----

 

Traduction ( source Bertrand Cardinne, prêtre)

 

 

L'unique concession est pour Medjugorje, reconnue comme lieu de prière, parce que Dieu sait récolter même là où Il n'a pas semé", a expliqué le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la CDF, au cours de la Session plénière de la Congrégation qui s'est réunie hier pour s'exprimer sur l'authenticité des apparitions présumées de la Vierge aux six "voyants" de cette petite localité de Bosnie-Herzégovine, lesquels affirment recevoir depuis 34 ans les messages de la "Gospa". Pour le reste, le jugement de l'ex-Saint-Office est absolument négatif, sur la base de la relation finale de la "Commission Ruini" constituée par Benoît XVI pour faire la lumière sur ces phénomènes.

 

Pour la CDF, les "apparitions" ne témoignent d'aucun caractère surnaturel : il est par conséquent interdit aux fidèles de participer aux "extases" des six "voyants", et interdit à ces derniers de diffuser les textes des messages reçus de la Vierge.

A la paroisse Saint-Jacques de Medjugorje est infligé un autre NON : elle ne deviendra pas sanctuaire marial, comme le voulaient les "voyants". Cela va même plus loin : il est interdit aux Évêques d'accueillir dans leurs diocèses les "voyants" pour des rencontres ou témoignages publics comme cela s'est fait jusqu'ici. Il est juste permis d'assurer aux pèlerins qui iraient à Medjugorje l'assistance d'un prêtre. Les pèlerins eux-mêmes ne devront pas non plus reconnaître par leur présence l'authenticité des apparitions ; ils devront aussi éviter tout contact avec les "voyants", se concentrant seulement sur la prière et la fréquentation des sacrements.

 

Pourquoi une telle sévérité du Vatican ? Avant tout, à cause de l'incohérence théologique des messages ; mais aussi à cause de l'intéressementéconomique des "voyants", lesquels ont investi dans des hôtels et des agences de voyages. Autres raisons : les rivalités qui ont émergé entre eux, la désobéissance montrée tant envers l'évêque de Mostar qu'envers le Pape. Ce dernier en effet leur avait ordonné à travers la Commission Ruini de consigner par écrit les dix secrets qu'ils auraient reçus de la Gospa.

L'argent est l'un des points essentiels qui ont poussé le Vatican à user d'une poigne de fer : on n'a jamais vu de vrais voyants qui se seraient enrichis sur leurs propres apparitions.

 

On peut donc exprimer un doute, puisque les six "voyants" de Medjugorje affirment qu'ils voient la Vierge et parlent avec elle : le font-ils parce qu'il y a quelque chose de vrai dans les apparitions, ou bien simplement pour attirer le plus grand nombre de pèlerins à voyager par leurs agences et à loger dans leurs hôtels ?

 

Laissons le dernier mot au Pape François, qui publiera bientôt un décret sur cette affaire : il est cependant difficile de croire que le Pape puisse modifier les conclusions de la CDF. En effet, lui-même a déjà manifesté à plusieurs reprises, plus ou moins ouvertement, son propre scepticisme sur le bien qui se passe à Medjugorje. On va donc probablement vers une "fumée noire" qui fera du bruit.

 

Source : Le Suisse Romain via Le Forum catholique

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 07:11
"Il faut vivre la réalité" : Le pape François condamne la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est cette pseudo philosophie politique qui affirme que l'homme est maître de la vie, peut tout changer, tout créer, même aller contre la nature. Ce qui est un mensonge et une illusion satanique. Le Pape François a expliqué aux jeunes lundi 21 juin à Turin qu'ils ne doivent pas hésiter à aller "à l'encontre" de cette "culture" et ce "mode de vie" en vivant "la réalité":

La première journée du Pape à Turin s'est conclue par une rencontre avec les jeunes Piazza Vittorio. Répondant aux questions de trois d'entre eux sur la signification de l'amour, de la confiance dans la vie et de l'importance du partage des idéaux, il a écarté le discours qu'il avait préparé.

 

'Voici un résumé de ses réponses:

 

''L'amour, la vie, les amis...ces trois mots sont importants pour la vie et tous les trois ont pour racine commune la volonté de vivre. L'amour a deux niveaux: Tout d'abord, l'amour est plus dans les actes que dans les paroles... Rappelez-vous que Dieu a commencé à parler de l'amour quand il s'est engagé envers son peuple, quand il a fait une alliance avec lui, quand il l'a sauvé. Ce sont des gestes faits d'amour, des actes d'amour". Ensuite "l'amour est toujours quelque chose d'offert, de communiquer. Il faut savoir écouter et répondre à l'amour, qui est dialogue et communion... L'amour n'est ni sourd ni muet. Il communique" mais est "très respectueux de la personne, n'utilise pas l'autre, car il est chaste et respecte le caractère sacré de l'autre. Pardonnez-moi si je vous dis quelque chose que vous n'attendiez pas: Faites l'effort de vivre un amour chaste. Ceci est la conséquence de ce que...l'amour se sacrifie pour l'autre. L'amour est un service. Lorsque Jésus a lavé les pieds de ses apôtre, leur a enseigné qu'ils étaient destinés à se servir mutuellement''. On constate souvent, a poursuivi le Saint-Père, un sentiment de méfiance face à la vie, "parce que certaines situations nous semblent peu dignes d'être vécues. Alors nous pensons vivre une sorte de troisième guerre mondiale par petits bouts, en Europe, en Afrique, au Moyen Orient et ailleurs encore... Alors pouvons nous avoir confiance dans les dirigeants du monde?... Si on ne place sa confiance que dans les hommes, on est perdu... Je pense aux personnes, aux dirigeants et aux entrepreneurs qui se disent chrétiens et vendent des armes... Dire une chose et en faire une autre, c'est de l'hypocrisie... Voyez ce qui s'est produit au siècle dernier, en 1914 et en 1915, à la grande tragédie de l'Arménie, où...plus d'un million de personnes sont mortes. Qu'ont fait les grandes puissances?... Elles n'étaient intéressées que par la guerre. Ceux qui sont morts alors étaient des humains de seconde classe! Puis, dans les années 1930 - 1940, la tragédie de la Shoah! Les grandes puissances connaissaient les voies ferrées transportant des trains vers les camps" d'extermination... Pourquoi ne pas pas avoir bombardé? Par intérêt. Et un peu plus tard, il y eut des camps en Russie. Sous Staline ... beaucoup de chrétiens y ont souffert ou y sont morts! Quant à l''Europe, elle a été divisée par les vainqueurs comme une tarte. Il a fallu de nombreuses années avant d'atteindre une certaine liberté. Il est hypocrite de parler de paix en poursuivant la fabrication d'armes et même en vendre à qui est en guerre".

Je vous comprends lorsque vous dites de ne pas avoir confiance dans la vie. Nous vivons aujourd'hui la culture du déchet. Ce qui est inutile économiquement est jeté... Avec cette culture de rejet peut on encore compter sur la vie?... Un jeune qui ne peut travailler ou étudier a honte de ne pouvoir fonder un foyer... Combien de jeunes se suicident? Combien vont combattre au côté de terroristes, pour au moins faire quelque chose, avoir un idéal?... Voilà pourquoi Jésus a dit de ne pas placer dans les richesses et dans le pouvoir notre sécurité. Comment puis-je vivre une vie qui ne détruit pas, une vie qui ne rejette pas les gens? Comment puis-je vivre une vie qui me déçoit tant?... Nous devons aller de l'avant avec nos projets et construire une vie ne déçoive pas. Etre impliqué dans un projet pour construire quelque chose aide à vivre... Abandonnez le sentiment de méfiance envers la vie...et allez s'il le faut à contre-courant... Vous les jeunes qui vivez" le marasme économique, rejetez les "valeurs consuméristes et hédonistes qui sont des bulles de savon. Elles ne conduisent pas au progrès. Faîtes des choses constructives, même modestes, pour" répondre à vos idéaux. Ce sera le meilleur antidote à cette méfiance de la vie, la meilleure réponse à une culture qui ne propose que le plaisir... Le secret est de bien comprendre où l'on vit, sur cette terre... A la fin du XIX siècle, les conditions de la jeunesse étaient terribles. La franc-maçonnerie dominait et l'Eglise ne pouvait pas faire grand chose. Il y avait l'anti-cléricalisme et même le satanisme... Ce fut l'un des pires moments et des pires endroits de l'histoire de l'Italie... Or c'est à cette époque que se sont manifestés beaucoup de saints" en Piémont. Pourquoi? "Parce qu'ils ont réalisé qu'ils devaient aller à l'encontre de cette culture et de ce mode de vie. Il faut vivre la réalité. Et si cette réalité est de verre et non de diamant, je la regarde pour ce qu'elle est et la fait mienne, au service des autres''.

 

Source

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:17

"Une église n’est pas un objet de consommation courante qu’on peut recycler en parking, restaurant ou même en un autre lieu de culte. Elle a été consacrée à Dieu : Un, indivisible et pourtant trine."

Véronique Lévy

Véronique Lévy : "On ne recycle pas une église !"

Merveilleuse réponse, pleine de finesse et de charité, de Véronique Lévy à ceux qui veulent faire des églises ... des mosquées, paru ce jour dans Famille Chrétienne.

Véronique Lévy : "On ne recycle pas une église !"

 

TRIBUNE | 18/06/2015 | Par Véronique Lévy

Convertie et auteur de Montre-moi ton visage (Cerf), Véronique Lévy réagit aux propos de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, et à ceux de Mgr Michel Dubost, évêque d'Évry, sur l’opportunité de transformer des églises en mosquées.

Simple coïncidence ? J’apprends les propos de Mgr Dubost le 16 juin, fête de la dédicace de la cathédrale Notre-Dame de Paris. S’élevant dans le ciel de la cité, fruit miraculeux de la foi des pauvres, des chastes et des martyrs, elle illumine la ville, sentinelle fidèle de cet Amour qui a vaincu la mort. Peut-on séparer la forme de son fond ou la lettre de son cœur ? Les pierres de nos églises et le message de salut qu’elles respirent ? Non… au risque de glisser vers le déni, d’effacer une parole vive, se couper d’une source où l’homme peut se désaltérer.

J’ai été baptisée le 7 avril 2012 à l’église Saint-Gervais-Saint-Protais. Cette église a trouvé une nouvelle jeunesse en 1975 grâce au Père Pierre-Marie Delfieux, fondateur des Fraternités monastiques de Jérusalem, communauté de moines et moniales contemplatifs. Cet amoureux de Dieu a eu l’inspiration de créer des oasis de prière, de silence et d’adoration perpétuelle dans le désert des villes inhumaines.

La Présence réelle du Christ, enfouie dans les entrailles d’une cité grouillante, indifférente, au rythme frénétique, attire les paumés du petit matin : athées, touristes, ou jeunes à la dérive en rupture familiale ou sociale. L’église est l’hôpital des âmes blessées. Tout est ordonné autour de ce Cœur battant au fond du tabernacle.

L’église est l’hôpital des âmes blessées. Tout est ordonné autour de ce Cœur battant au fond du tabernacle

N’est-elle pas un signe visible de cet Amour qui se dit encore par elle et en elle à travers des gestes simples et maternels, dans l’eucharistie, une main qui bénit et pardonne, ou les chants berçant nos cœurs et nos corps. L’élancement des voûtes en croisées d’ogives, la lumière diffuse des vitraux aux bleus vibrants, aux pourpres incandescents ; le sourire tendre d’une Vierge de pierre transperçant nos impasses, nos prisons, nos abandons. La Croix traversant nos croix…

Toute cette beauté n’est-elle pas un avant-goût de la liturgie céleste, un prélude au Royaume où l’homme « s’assoit parmi les princes » ? Non plus le pion interchangeable, le xx ou le xy anonyme d’une enquête statistique, mais un être unique rendu à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Une église n’est pas un objet de consommation courante qu’on peut recycler en parking, restaurant ou même en un autre lieu de culte. Elle a été consacrée à Dieu : Un, indivisible et pourtant trine.

Que diraient les adeptes de la tolérance, du dialogue interreligieux soumis à la pensée unique et tiède d’une dictature invisible, économique et aveugle si, à contre-courant du politiquement correct, on transformait une synagogue en fast-food ou une mosquée en temple évangélique ? On crierait au scandale et on aurait raison.

Mais il est facile d’incriminer l’État, les mairies… Les églises construites après 1905 sont à la charge des diocèses. Les mots de Bernanos résonnent, tragiques, prophétiques, dans Français si vous saviez : « Je le dis, je le répète, je ne me lasserai jamais de proclamer que l’état du monde est une honte pour les chrétiens. Nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ, c’est nous qui L’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! »

C’est aux évêques, à nous tous baptisés, cellules vives du Corps du Christ, de réintégrer notre cœur, Son Cœur, battant dans le secret du tabernacle, là où Il attend, démuni comme dans la crèche, donné jusqu’à l’extrême, libre en son éternité offerte à tous.

Dans la petite église de Saint-Damien, par trois fois le Christ s’anima et dit à saint François d’Assise : « Va François, et répare mon église en ruine ! ». Cette demande du Seigneur est brûlante d’actualité. Elle appelle au réveil, à exprimer sans peur, dans l’émerveillement d’une naissance, la joie de l’Évangile. « Venez et voyez », cœurs engourdis, ces communautés nouvelles : charismatiques ou traditionnelles ; contemplatives ou apostoliques. Ces bourgeons, ces fruits, ces germes de sa vie éclos dans cette Église qu’on dit malade ou vieillissante et qui pourtant se lève, toute vive en sa résurrection. Et elle enfante des nouveaux-nés, ces baptisés, rescapés des désastres les plus obscurs, témoins de cet Amour qui met à mort la mort. « Car la gloire de Dieu c’est l’homme vivant » exulte Irénée de Lyon.

« Et moi je serai avec vous jusqu’à la fin des temps. » Dans l’Eucharistie, au cœur de nos églises, tant qu’il y aura des prêtres pour célébrer le sacrifice du plus bel amour, la seule promesse tenue.

Véronique Lévy

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:32
Le secret pour "garder son coeur" de tout mal

Rome, 15 juin 2015 (ZENIT.org) Marina Droujinina

« Le cœur est gardé par l’humilité et la douceur, jamais par les luttes et les conflits », affirme le pape François.

Il a appelé les chrétiens à « garder leur cœur » lors de la messe de ce lundi 15 juin célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

[...] il faut, indique le pape, se « libérer le cœur » des « passions », des « choses qui éloignent de la paix » : « Être libéré des passions signifie avoir un cœur humble, un cœur doux. Le cœur est protégé par l’humilité, la douceur, jamais par les luttes ou les guerres ».

Les luttes, les conflits – « c’est le bruit : le bruit de la mondanité, du paganisme et du diable », explique le pape. En revanche, le cœur « gardé » par « une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu », selon les paroles de saint Paul, pourrait « guider le chrétien dans les situations difficiles » : « dans les détresses, les difficultés, les angoisses, les coups, la prison, les émeutes, les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture ».

« Mais toutes ces mauvaises choses ! Et je dois garder mon cœur pour accueillir la générosité et le don de Dieu? » demande le pape. « Oui! Et comment puis-je le faire? Paul continue: « Par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, avec la sainteté de l'esprit. »

« L'humilité, la bonté, la patience, qui ne regarde que Dieu et nos cœurs ouverts au Seigneur qui vient », tels sont les moyens pour « garder son cœur », conclut le pape.

 

Source

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 09:35
Grand exorcisme pour protéger le Mexique du retour du diable

[Ceci est une traduction d'un texte anglais lu sur Aleteia]

 

Le 20 mai 2015, le Cardinal Íñiguez a récité le « Grand exorcisme » pour protéger le Mexique contre le retour du diable, car la violence et l'avortement rappellent les sacrifices humains chassés par Notre-Dame de Guadalupe.

"À midi le 20 mai, à huis clos dans la cathédrale de San Luis Potosí, un événement unique dans l'histoire moderne du Mexique a eu lieu. Dirigé par le Cardinal Juan Sandoval Íñiguez, archevêque de Guadalajara - et guidé par le prêtre et célèbre exorciste espagnol (P. José Antonio Fortea) - un groupe de prêtres ont réalisé un «grand exorcisme». Ce rite est destiné à être utilisé pour exorciser un diocèse ou un pays.

Dans son livre "Le grand exorcisme", le père José Antonio Fortea explique ce rituel étape par étape. Il écrit que cette cérémonie «chasse les démons » et «est utile dans les situations où une grande violence s'est déchaînée dans un pays.»

Le Mexique souffre d'une vague croissante de violence et, selon les chiffres officiels, environ cent mille avortements ont été effectuées seulement dans la capitale, étant donné que l'avortement a été légalisé en 2007.

En raison du caractère privé de ce rite, l'affaire a été connue uniquement par le biais de réseaux sociaux ou des publications isolées, par exemple un article publié sur le site web verycreer.com par le journaliste mexicain Roberto O'Farrill, qui était présent pour le grand exorcisme.

Dans une conversation avec ACI Prensa, l'archevêque de San Luis Potosí, Jesús Carlos Cabrero, a confirmé que le grand exorcisme a eu lieu le 20 mai dans la cathédrale de l'archidiocèse.

« Cette célébration est un sacramental de l'Église », a-t-il expliqué, et il a indiqué que pendant le rituel « certains prêtres étaient présents et le Cardinal m'a fait la faveur de nous accompagner, en réponse à une invitation que je lui avait envoyée.» [...]

L'archevêque mexicain a indiqué que ce rite « prie, par exemple, pour le problème du divorce et de l'avortement, qui sont souvent favorisés par des lois inhumaines, qui vont contre la nature elle-même.»

Nous demandons à Dieu, dit-il, "de nous libérer de la forte présence du malin qui s'est fait sentir. Pour ce faire, nous passons à cette prière spéciale, qui est certes extraordinaire, mais qui est néanmoins une pratique de l'Église.»

[...]

Le cardinal mexicain parle en faveur de renouveler la coutume de prier la prière à Saint Michel Archange, écrite par le Pape Léon XIII.

Roberto O'Farrill, un journaliste catholique, qui a participé au grand exorcisme, croit que le Mexique traverse une infestation démoniaque, semblable à ce qui est arrivé dans ces terres avant l'évangélisation et l'apparition de Notre-Dame de Guadalupe, lorsque les cultures précolombiennes offraient des sacrifices humains à leurs faux dieux."


Source

via Le Forum catholique

Lequel de nos Cardinaux ou Evêques fera-t-il de même pour la France ou son diocèse ? Lequel dira des prières pour la purification du drapeau national adopté le 15 février 1794 quelques mois après le génocide vendéen et le baptême satanique de la république dans le sang des religieux ? Le diable possède des hommes, il possède aussi des pays entiers, des nations, des emblèmes et des drapeaux qui ne seront libérés qu'une fois exorcisés.

Notre-Dame de Guadalupe, délivrez la France !

Grand exorcisme pour protéger le Mexique du retour du diable
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:07
Top 20 des pays où le christianisme progresse le plus

Un classement qui réserve quelques surprises : parmi les États où la progression du christianisme  est la plus forte, figurent l’Arabie saoudite et la Chine

 

Une étude, réalisée par le séminaire de théologie de Gordon-Conwell, dresse la liste des plus grandes progressions des conversions au christianisme dans le monde. Une liste aux enseignements étonnants, qui met en lumière les progrès fulgurants des chrétiens – et en particulier celle de l’Église protestante évangélique – dans des pays où le pouvoir en place est pourtant hostile au christianisme.

 

En tête: le Népal, le Qatar et l'Arabie Saoudite

 

Étonnante progression au Népal, dont à peine 0,1% des habitants étaient chrétiens en 1970 ; cette proportion devrait passer à 3,8% en 2020. Plus surprenant, parmi ces 20 pays, 11 sont à majorité musulmane. Une statistique à nuancer : l’étonnante progression du christianisme au Qatar et en Arabie saoudite s’explique par l’arrivée de travailleurs étrangers, souvent philippins, indiens ou népalais, en grande partie des chrétiens. Malgré tout, cette progression manifeste en Arabie saoudite la résistance de ces travailleurs étrangers, dans un pays où ils n’ont officiellement pas le droit de pratiquer leur religion. Cette étude s’accorde avec celles de l’Aide à l’Église en détresse et de Portes ouvertes, pour en faire le pire pays en matière de liberté religieuse... avec la Corée du Nord (qui n’est pas citée dans ce top 20, mais pour lequel les données sont pratiquement impossibles à récolter). En revanche, les taux de conversions dans les pays asiatiques en général, et en Chine en particulier, sont étonnants.

 

L’Église évangélique sur tous les fronts

 

Ce n’est pas un hasard si cette étude est publiée par l’Église évangélique : celle-ci connaît une progression exponentielle à travers le monde, et en particulier dans les pays où les chrétiens sont persécutés. La conversion fait partie de son identité, et une grande partie de ses fidèles sont eux-mêmes des convertis, ce qui explique en partie son dynamisme hors du commun. Plusieurs autres pays hostiles aux conversions, et qui ne sont pas cités, connaîtraient d'ailleurs une croissance fulgurante des chrétiens évangéliques : Algérie, Maroc, Iran...

 

Rang

Pays

Continent

Progression annuelle

Nombre d’année avant doublement de la population

Religion majoritaire

Pourcentage de chrétiens en 1970

Pourcentage de chrétiens en 2020

1

Népal

Asie du sud

10.93%

6,6

Hindoue

0.1%

3,80%

2

Chine

Asie orientale

10.86%

6,6

Athée

0.1%

10,60%

3

Emirats arabes unis

Péninsule arabique

9.34%

7,7

Musulmane

5.9%

12,90%

4

Arabie Saoudite

Péninsule arabique

9.27%

7,8

Musulmane

0,30%

4,60%

5

Qatar

Péninsule arabique

7.81%

9,2

Musulmane

4,50%

9,50%

6

Oman

Péninsule arabique

7.62%

9,4

Musulmane

0,50%

4,60%

7

Yemen

Péninsule arabique

7.09%

9,1

Musulmane

0,00%

0,20%

8

Mongolie

Asie orientale

5.96%

12,1

Bouddhiste

0,30%

2,00%

9

Cambodge

Asie orientale

5.87%

12,3

Bouddhiste

0.5%

3,60%

10

Bahrein

Péninsule arabique

5.49%

13,1

Musulmane

3.9%

7,90%

11

Bénin

Afrique Occidentale

4.85%

14,8

Chrétienne

18.1%

47,80%

12

Burkina Faso

Afrique occidentale

4.81%

15

Musulmane

9,00%

24,80%

13

Sud Soudan

Afrique occidentale

4.67%

15,4

Chrétienne

22,70%

63,80%

14

Bhoutan

Asie du sud

4.60%

15,7

Bouddhiste

0,30%

1,10%

15

Mali

Afrique occidentale

4.54%

15,9

Musulmane

1,40%

3,80%

16

Sultanat de Brunei

Asie du Sud-Est

4.49%

16

Musulmane

5,80%

14,10%

17

Guinée

Afrique occidentale

4.44%

16,2

Musulmane

1,30%

3,80%

18

Koweit

Péninsule arabique

4.26%

16,9

Musulmane

5,10%

9,20%

19

Singapour

Asie du sud-est

4.12%

16,3

Bouddhiste

7,80%

21,70%

20

Iles Turques-et-Caïques

Carraïbes

3.97%

18,1

Chrétienne

99.5%

91.6%

 

 

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 08:10
Quelques précisions sur le Sacré-Coeur ("Faits de Loublande")

En ce mois du Sacré-Coeur, je souhaitais revenir sur les "apparitions" de Loublande à Claire Ferchaud qui pendant la Première Guerre mondiale prétendit s'être fait confier par le Christ la mission d'apposer le Sacré-Coeur sur le drapeau de la république. Des milliers de soldats français portèrent cette image durant la Grande Guerre. Le général Foch sera même vainqueur après avoir consacré les armées françaises et alliées au Sacré-Coeur le 16 juillet 1918. Si les autorités religieuses de l'époque ne s’étaient pas montrées en désaccord avec ces apparitions au début, un décret de Benoît XV en 1920 vint mettre un terme à ces dévotions. Les apparitions de Loublande ne furent pas reconnues de manière officielle. Vous me direz alors, "pourquoi en parler?"

Le Pape Paul VI, plus récemment, a fait réouvrir au public la petite chapelle où Claire Ferchaud venait se recueillir. [1]  Certes, ces apparitions ne sont pas reconnues officiellement par l’Église qui laisse planer un doute comme pour beaucoup d’autres apparitions en France et dans le monde. Mais la dévotion privée n’est plus interdite et certains ecclésiastiques croient fermement à ces apparitions. Et aujourd'hui nombreux sont encore les catholiques français qui utilisent le drapeau bleu blanc rouge frappé du Sacré-Coeur de Jésus.

En 1920 le Vatican a réprouvé les "faits de Loublande". La désapprobation a été confirmée de nouveau trois fois sous l'autorité des deux papes suivants, Pie XI et Pie XII, en 1929, 1939 et 1940, selon l'Histoire du Diocèse de Poitiers (p. 290, sur Google books). Cette désapprobation pontificale ne permet pas de porter un jugement en soi sur la sainteté de Claire Ferchaud ou sur son projet de messe perpétuelle. Il faut simplement prendre le décret de 1920 pour ce qu'il est, à savoir une désapprobation de ce qui se rapporte au Sacré-Coeur apposé sur le drapeau bleu blanc rouge.

 

De même qu'il est faux et naïf de croire que la République soit "laïque" par accident (elle est gnostique et maçonnique par essence), il est faux et naïf de croire que le drapeau n'a pas d'importance.

 

 

Quelques rappels au sujet du drapeau républicain, dit "drapeau français" :

 

  • Les trois couleurs bleu blanc rouge figuraient déjà sur des drapeaux de régiments sous l'Ancien Régime. Le bleu blanc rouge a été officiellement adopté comme pavillon "national" par la Convention le 15 février 1794. Quelques mois plus tôt, la même Convention "nationale" ordonnait l’anéantissement de la Vendée. Le bleu blanc rouge, drapeau officiel de la France, est donc né dans un bain de sang, baptisé par un génocide.

  • Il fut adopté officiellement comme drapeau militaire par Bonaparte en 1812. Le même Bonaparte portait sur les mains le sang des dizaines de milliers de Français qu’il avait envoyés se faire tuer dans toute l’Europe pour la Révolution.

  • Des milliers de Français ont cru de leur devoir en 1914 de se faire massacrer dans des offensives à outrance pour ce drapeau et pour le régime qu’il symbolisait, au nom de l’"Union sacrée", inventée par les radicaux-socialistes. L’Union sacrée eut pour but la destruction méthodique des populations catholiques, notamment celles de l’Ouest, envoyées en première ligne. Le professeur Jean de Viguerie a bien démontré ce fait dans son livre "Les deux Patries".

  • Selon une opinion couramment admise, ce drapeau réunit la couleur du roi, (blanc), avec les couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Une façon symbolique d’exprimer l’appropriation de la souveraineté politique par le peuple, ce qui est contraire au dogme catholique selon lequel "tout pouvoir vient de Dieu".

  • Apposer le Sacré-Cœur sur ce drapeau est donc une insulte au principe de non-contradiction selon lequel "deux réalités ne peuvent pas être en même temps et sous le même rapport". Unir le Sacré-Cœur et le drapeau républicain, c’est unir, volontairement ou involontairement la Royauté politique et sociale du Christ avec le faux principe qui lui est diamétralement opposé, celui de la "Souveraineté populaire" ou "nationale". Entre les deux souverainetés, il faut choisir. Dieu ou la "nation". Cette hésitation et cette contradiction est la cause de tous les échecs pour reconstruire la société sur ses bases naturelles.

Le combat spirituel se mène contre des forces occultes qui, elles, ont compris l'importance d'avoir un drapeau. Reprendre ce drapeau et lui apposer le Sacré-Coeur n'est pas logique. On peut même dire que la Révolution étant "satanique par essence" [2], il y a là dans le bleu blanc rouge comme un envoûtement collectif depuis deux cents ans, un maléfice réalisé à partir du bain de sang de 1789, dont on ne sortira que lorsque les Français se seront retournés vers le Christ et qu'une cérémonie de purification du drapeau national aura été effectuée.

Préférons donc à ce drapeau républicain le drapeau blanc de la France chrétienne et royale, frappé des armes de France ou bien du Sacré-Cœur, pour lequel sont morts les Vendéens et les Chouans.

Quelques précisions sur le Sacré-Coeur ("Faits de Loublande")

Notes

 

[1] S’arrêter à Loublande, Médias-presse.info

[2] Joseph de Maistre, Du Pape, 1820, in Œuvres choisies, Paris : A. Roger et F. Chernoviz éditeurs, 1909, pp. 40-41.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 20:43
Vladimir Poutine a rencontré le Souverain pontife, sur fond de tensions occidentales

Vladimir Poutine a rencontré le Souverain pontife, sur fond de tensions occidentales

 

RT en français

10 juin 2015 17:04

 

Après avoir visité l’Expo 2015 et discuté avec Matteo Renzi, Vladimir Poutine s'est rendu au Vatican pour rencontrer le Pape François. La question ukrainienne a été au centre des discussions.

 

L’entrevue papale a eu lieu dans une bibliothèque du Vatican et a duré une heure, et comme l’usage le prévoit, à huis clos.

 

Le président Poutine a offert une icône représentant le Christ Sauveur, ainsi que plusieurs volumes de l’Encyclopédie Orthodoxe. En échange, le Pape a donné ses cadeaux en disant : «cette médaille a été produite par un artisan du siècle dernier et représente un ange qui apporte la paix, la justice, la solidarité et la protection, ainsi que ce texte, qui apporte une réflexion sur le fait que l’Evangile nous apporte la lumière dans nos vie, et la joie. Il y a une réflexion géopolitique pour nous et nos vies».

 

A la fin de la rencontre, le Pape François a demandé de transmettre ses meilleurs vœux à sa Sainteté le Patriarche Kirill.

 

Les journalistes couvrant l’événement ont également reçu les salutations du Souverain pontife.

 

L’entretien entre le Pape et le président russe a porté sur les questions économiques et politiques, mais le sujet essentiel – c’est le conflit en Ukraine et l’observation des accords de Minsk. C’est la seconde visite de Vladimir Poutine au Vatican, sur fond de tensions exercées par l’Occident sur le Pape. Les médias occidentaux attendent de voir quelle position sur la question ukrainienne le Souverain pontife adoptera alors que les Etats-Unis ainsi que le dirigeant de l’église catholique ukrainienne ont officiellement appelé le Pape il y a quelques heures à critiquer la position de Vladimir Poutine sur l’Ukraine.

 

Les Etats-Unis, par voie diplomatique, ont encouragé le Vatican à utiliser l’audience privée du Pape avec Vladimir Poutine pour condamner les actions de Moscou en Ukraine.

 

Mercredi, l’ambassadeur américain au Saint-Siège Kenneth Hackett, a dit que Washington aimerait voir le Vatican émettre des inquiétudes sur la situation en Ukraine pendant la rencontre entre le Pape François et Vladimir Poutine.

 

«Nous pensons qu’ils pourraient en dire plus sur les préoccupations concernant l’intégrité territoriale, ce type de problèmes», a dit l’ambassadeur aux journalistes. «Il semble que la Russie supporte les insurgés. Et il semble qu’il y a des troupes russes à l’intérieur de l’Ukraine. C’est une situation très sérieuse».

 

Malgré la pression, le Vatican a refusé d’accuser une partie du conflit ukrainien. Avant la rencontre le Pape avait appelé Kiev et les forces antigouvernementales à trouver une solution pacifique à la guerre qui se déroule dans le Donbass. «J’incite toutes les parties à arrêter toute violence et atteindre l’harmonie et la paix dans la région», a déclaré le Pape François.

 

Source

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 16:10

Magnifique découverte d'une vieille église romaine byzantine de 1500 ans en Israël avec un petit font baptismal en forme de croix sans doute utilisé pour le baptême d'enfants vu la petite taille:

Annette Nagar des Autorité d'Antiquités israéliennes regarde le font baptismal de l'église d'époque byzantine découverte à Abu Ghosh pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015.

Annette Nagar des Autorité d'Antiquités israéliennes regarde le font baptismal de l'église d'époque byzantine découverte à Abu Ghosh pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015.

Les ruines près d'Abu Ghosh, la partie d'une petite gare (relais) des voyageurs de 1 500 ans, sont les dernières découvertes en série semblables le long de la route.

 

Des ouvriers travaillant à l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv ont trouvé les ruines d'une petite gare d'époque byzantine et une église proche de l'entrée d'une ville juste à l'ouest de la capitale, ont déclaré les officiels des Autorités antiques mercredi.

 

La petite gare et l'église, qui ont été trouvées ensemble avec une route d'époque romaine toujours plus vieille, sont localisées près d'un lieu appelé Ein Naqa'a, qui a apparemment servi de source d'eau.

 

Une déclaration de l'IAA a annoncé la découverte à l'extérieur de la ville d'Abu Ghosh, et l'a datée d'environ 1,500 ans. Le site devrait être préservé en consultation avec l'entreprise de l'autoroute, a annoncé l'IAA.

 

L'église est une construction de 52 pieds de 16 mètres de long avec une chapelle de côté de 6.5 mètres de long et 3.5 mètres de largeur, avec un étage carrelé dans la mosaïque blanche.

 

Un font baptismal formé comme un trèfle à quatre feuilles, symbolisant la croix, est localisé dans le coin du Nord-Est.

Font baptismal formé comme d'"un quatre trèfle de feuille", symbolisation de la croix, trouvé dans les fouilles d'une église d'époque byzantine découverte pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015

Font baptismal formé comme d'"un quatre trèfle de feuille", symbolisation de la croix, trouvé dans les fouilles d'une église d'époque byzantine découverte pendant l'extension de l'autoroute Jérusalem-Tel-Aviv, juin 2015

 

Annette Nagar, l'officielle des Autorités d'Antiquités responsable des fouilles, a expliqué que la route romaine qui suit le même chemin que la Route moderne 1, avait un certain nombre de petites gares tout le long. "Les Églises comme celle juste découverte à l'entrée d'Abu Ghosh ont été construites le long de la route dans le cadre de services offerts tout au long du parcours," a-t-elle déclaré. "On a découvert d'Autres églises dans le passé dans Abu Ghosh et dans Kiryat Ye'arim."

Elle a ajouté que la petite gare de relais est tombée en désuétude au crépuscule de l'ère byzantine quoique la route soit restée dans les temps modernes.

 

Les tessons de plâtre qui avaient été peints de rouge ont été trouvés dans les piles de saleté qui recouvraient les restes de la construction du bâtiment, une indication claire que les murs avaient été décorés de fresques.

 

Les pièces du bâtiment ont été trouvées à l'ouest de l'église qui auraient été utilisées pour le logement ou le stockage selon les chercheurs. Beaucoup de tuiles de couverture en céramique ont été trouvées dans une des pièces.

 

Des lampes pétrolières, des anneaux, des verres de vaisselles, les tessons de marbre et des coquilles de nacre parmi les artefacts ont été trouvés dans les fouilles.

 

Source: timesofisrael.com

http://i.livescience.com/images/i/000/061/587/original/israel-mosaic.JPG?1390404801

  Photo de l'histogramme, monographie du nom de Jésus, des oiseaux le soutenant, une guirlande de fleurs au-dessus.  Eglise découverte à 50 kms au sud de Tel Aviv en janvier 2014

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:00

Pope Dismisses Madonna 'Visions' as Shrine Decision Nears

 

Source

 

Traduction Christ-Roi

 

Le Pape se prononcera bientôt sur les apparitions de la Vierge

 

CITE DU VATICAN (AP) - Le pape Francois a ironé mardi sur les apparitions rapportées de la Vierge Marie au sanctuaire de Medjugorje en Bosnie méridionale, rejetant un recours aux visions régulières de la Madone comme simple "recherche de nouveautés" pour les fidèles.

 

François a parlé lors de son homélie du matin, trois jours après avoir fait une excursion d'une journée à Sarajevo. En route, Francis a déclaré aux journalistes que le Vatican se décidera bientôt pour reconnaître formellement le phénomène de Medjugorje comme authentique.

 

Dans son homélie, François a rejeté ceux "qui ont toujours besoin de nouveauté dans leur identité chrétienne" et ironisant: "Mais où sont les visionnaires qui nous disent aujourd'hui à propos de 'La lettre que la Madonna enverra demain à 16 heures?'

 

"Cela ne correspond pas avec l'identité chrétienne", a-t-il dit. "Le dernier mot de Dieu est appelé Jésus et rien de plus."

 

L'apparition de Medjugorje a été contestée depuis 1981, lorsque six jeunes ont dit qu'ils avaient régulièrement eu des visions de la Vierge. Contrairement à Fatima au Portugal ou Lourdes en France, le Vatican a fait preuve de prudence dans la reconnaissance comme authentique les visions de Medjugorje. Ni Rome ni le diocèse local a approuvé Medjugorje comme un 'sanctuaire' officiel et le Vatican a demandé aux diocèses de ne pas organiser de pèlerinages officiels.

 

Cela n'a pas empêché le village distant de 70 miles (110 km) au sud-ouest de Sarajevo de prospérer à partir du coup de pouce financier apporté par plus de 30 millions de fidèles qui l'ont visité depuis 1981.

 

L'église locale elle-même a jeté le doute sur les observations, en partie parce que l'un des visionnaires a déclaré que les apparitions ont continué régulièrement depuis plus d'un quart de siècle.

 

En 2010, le pape Benoît XVI a formé une commission internationale chargée d'étudier le phénomène de Medjugorje. Samedi, François a déclaré que le rapport de la commission avait été pris par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, bien que le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a déclaré qu'il n'a pas encore été discuté.

 

Lombardi a reconnu que François faisait probablement référence à Medjugorje dans son homélie, mais il a souligné que sa brève mention n'a pas le dernier mot du Vatican. Les commentaires de manchette de François "ne sont pas une déclaration officielle qui donne une vaste indication doctrinale ou pastorale," a-t-il dit.

 

Le Pape François ironise sur les "apparitions" de la Vierge

Selon l'Agence I Media en français:

 

Vatican - le 09/06/2015 | Par Agence I.Media

Le pape François a ironisé une nouvelle fois, le 9 juin 2015, sur les “voyants“ qui prétendent assister à des apparitions régulières de la Vierge. De retour de Bosnie-Herzégovine, trois jours plus tôt, le pape lui-même avait annoncé une prochaine décision romaine concernant la validité des apparitions mariales à Medjugorje, sanctuaire controversé au sud du pays qui attire cependant un million de fidèles par an.

 

Source

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:35

Evenou shalom halerem (3)
Evenour shalom halerem, shalom halerem

1 Nous vous annonçons la paix (3)
Nous vous annonçons la paix
La paix en Jésus

2 Nous vous annonçons la joie (3)
Nous vous annonçons la joie
La joie en Jésus-Christ

3 Nous vous annonçons l'amour (3)
Nous vous annonçons l'amour
L'amour en Jésus

4 Nous vous annonçons la paix
Nous vous annonçons la joie
Nous vous annonçons l'amour
Nous vous annonçons la paix, la joie
L'amour en Jésus.

Paroles et musiques traditionnelles. Arrangement : Sébastien Perrier.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:50
L'Etat islamique appelle au djihad dans les Balkans

Dans une vidéo relayée vendredi 5 juin par la presse locale, des combattants se revendiquant du califat islamique appellent au djihad dans les Balkans. Ils annoncent "des jours terribles" pour les "mécréants".

 

Un style très soigné pour une vidéo de 21 minutes. C’est le nouvel instrument de propagande de l’Etat islamique pour appeler à la guerre sainte dans les Balkans. Relayée vendredi par la presse, elle porte le logo d’une société de production en lien avec le groupe djihadiste.

Pour le moment, la date et le lieu de son enregistrement ne sont pas connus. Dans la vidéo, on voit une douzaine de combattants, présentés comme originaires de Bosnie, du Kossovo ou d’Albanie. Vêtus de bonnets et de gants, certains d’entre eux s’expriment en bosnien et en albanais. Un albanais du Kosovo, présenté comme Abu Muqatif Al-Kosovo, promet des “jours terribles” pour ceux qu’il appelle “les mécréants” des Balkans.

Ce n’est pas la première vidéo qui appellent au djihad dans la région balkanique mais elle a un impact particulier. Demain, le pape François se rendra en visite à Sarajevo. Si les combattants de l’Etat islamique n’y font pas référence dans leur vidéo, nul doute que le timing n’est pas le fruit du hasard. Le souverain pontife est attendu par près de 100 000 personnes. Il doit prononcer une messe au stade olympique de Sarajevo devant 65 000 fidèles.

 

La Bosnie, ce terreau pour les djihadistes.

 

La visite du pape à Sarajevo représente un défit pour les forces de sécurité. Ces dernières années, le pays est devenu un fournisseur de choix pour les armées du califat.

 

La Bosnie compte 3,8 millions d’habitants et 40% de la population est musulmane. Selon les estimations des services de renseignements, depuis 2012, quelques 200 de ses ressortissants sont partis pour la Syrie et l’Irak rejoindre les rangs de Daesh. Une trentaine seraient morts et environ quarante de retour en Bosnie.

 

Après les arrivées massives de combattants islamistes dans le pays lors du conflit des années 90, les autorités sont à nouveau confrontées au problème de l’islam radical. En réaction, le gouvernement a modifié la législation. Les peines encourues pour les djihadistes et leurs recruteurs peuvent désormais s’élever jusqu’à 20 ans de prison.

 

En septembre dernier, la police fédérale bosnienne (SIPA), a procédé à l’arrestation de deux leaders salafistes. Bilal Husein Bosnić et Nusret Imamović réunissaient des centaines de fidèles à travers le pays. Ils louaient des salles pour dispenser leurs prêches. Bosnić diffusait même des videos sur Youtube. Elles connaissaient un certain succès chez les jeunes bosniens...

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:46
Le pape François examine la béatification d'un auteur français d’écrits jugés antisémites

Le pape François examine la béatification d'un auteur français d’écrits jugés antisémites

 

6 juin 2015 11:48

 

Le chef de l’Eglise catholique a l’intention de relancer le processus de béatification du prêtre français Léon Dehon bloqué depuis la mort de Jean-Paul II par son prédécesseur, le pape Benoît XVI en raison d’écrits jugés antisémites.

 

La béatification du père français Léon Dehon avait été programmée pour 2005, mais elle a été bloquée après le décès de Jean Paul II. Son successeur Benoît XVI, avait en effet refusé de reconnaître le caractère miraculeux de ses actions, d’autant plus que des écrits de Léon Dehon découverts par l’épiscopat français étaient qualifiés d’antisémites.

 

Pourtant, ce prêtre français a fondé, en 1878, la communauté des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, aussi appelés Dehoniens. Cette congrégation compte aujourd’hui plus de 2 000 religieux répartis aux quatre coins du monde et qui œuvrent principalement dans le domaine social.

 

Après avoir accueilli 120 dehoniens le 5 juin, le pape François a demandé à ce que les écrits jugés antisémites de ce prêtre «quasi bienheureux» soient étudiés et interprétés selon le contexte historique du moment où il les a écrits. «On doit étudier une situation historique avec l’herméneutique de l’époque, et non pas avec celle d'aujourd’hui», a souligné le souverain pontife.

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:17
Le Pape François dénonce un "climat de guerre" dans le monde et ceux qui l'attisent "délibérément"

Le 13 septembre 2014, à l'occasion du centenaire de 14-18, le Pape François avait déjà évoqué pour la première fois "une troisième guerre par morceaux, avec des crimes, des massacres, des destructions".

Aujourd'hui, il a affirmé à nouveau à Sarajevo ressentir un "climat de guerre" dans le monde et dénoncé ceux qui l’attisent "délibérement" et "qui cherchent l’affrontement entre cultures et civilisations", en célébrant une messe devant 65.000 fidèles rassemblés dans l’immense stade olympique de la ville. [1]

 

Notes

 

[1] A Sarajavo, le pape François, préoccupé par un «climat de guerre», prêche la paix, AFP 6 juin 2015 à 08:39 (Mis à jour : 6 juin 2015 à 18:00)

Son homélie:

 

 

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE FRANÇOIS

À SARAJEVO (BOSNIE-HERZÉGOVINE)

 

MESSE

 

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

 

Stade Koševo

Samedi 6 juin 2015

 

[Multimédia]

 

Chers frères et sœurs,

 

Dans les lectures bibliques que nous avons écoutées a résonné plusieurs fois la parole “paix ”. Parole prophétique par excellence ! La paix est le rêve de Dieu, c’est le projet de Dieu pour l’humanité, pour l’histoire, avec toute la création. Et c’est un projet qui rencontre toujours des oppositions de la part de l’homme et de la part du malin. En notre temps aussi, l’aspiration à la paix et l’engagement pour la construire s’affrontent par le fait qu’il y a dans le monde de nombreux conflits armés. C’est une sorte de troisième guerre mondiale livrée “par morceaux” ; et, dans le contexte de la communication globale, on perçoit un climat de guerre.

 

Ce climat, il y en a qui veulent le créer et l’attiser délibérément, en particulier ceux qui cherchent l’affrontement entre différentes cultures et civilisations, et aussi ceux qui spéculent sur les guerres pour vendre des armes. Mais la guerre signifie des enfants, des femmes et des personnes âgées dans les camps de réfugiés ; elle signifie la dislocation des forces ; elle signifie des maisons, des rues, des usines détruites ; elle signifie surtout beaucoup de vies brisées. Vous le savez bien, pour l‘avoir expérimenté vraiment ici : que de souffrance, que de destructions, que de douleur ! Aujourd’hui, chers frères et sœurs, que de cette ville se lève encore une fois le cri du peuple de Dieu et de tous les hommes et les femmes de bonne volonté : jamais plus la guerre !

 

À l’intérieur de ce climat de guerre, comme un rayon de soleil qui traverse les nuages, résonne aujourd’hui la parole de Jésus dans l’Évangile : « Heureux les artisans de paix » (Mt 5, 9). C’est un appel toujours actuel, qui vaut pour chaque génération. Il ne dit pas : “Heureux les prédicateurs de paix ” : tous sont capables de la proclamer, même de manière hypocrite ou tout à fait mensongère. Non. Il dit : « Heureux les artisans de paix », c’est-à-dire ceux qui la font. Faire la paix est un travail artisanal : il demande passion, patience, expérience, ténacité. Heureux sont ceux qui sèment la paix par leurs actions quotidiennes, par des attitudes et des gestes de service, de fraternité, de dialogue, de miséricorde… Ceux-ci, oui, « seront appelés fils de Dieu », parce que Dieu sème la paix, toujours, partout ; à la plénitude des temps, il a semé son Fils dans le monde pour que nous ayons la paix ! Faire la paix est un travail à mener chaque jour, pas après pas, sans jamais se fatiguer.

 

Et comment se fait, comment se construit la paix ? Le prophète Isaïe nous l’a rappelé, de façon essentielle : « L’œuvre de la justice sera la paix » (32, 17). “Opus iustitiae pax ”, selon la version de la Vulgate devenue un célèbre mot d’ordre, adopté aussi prophétiquement par le Pape Pie XII. La paix est œuvre de la justice. Ici aussi : non une justice déclamée, théorisée, planifiée… mais la justice pratiquée, vécue. Et le Nouveau Testament nous enseigne que le plein accomplissement de la justice est d’aimer son prochain comme soi-même (cf. Mt 22, 39 ; Rm 13, 9). Lorsque, avec la grâce de Dieu, nous suivons ce commandement, comme les choses changent ! Parce que nous changeons, nous ! Cette personne, ce peuple, que nous voyons comme ennemi, a en réalité mon visage même, il a mon cœur même, mon âme même. Nous avons le même Père dans les cieux. Alors la véritable justice est de faire à cette personne, à ce peuple, ce que je voudrais qu’il me soit fait à moi, à mon peuple (cf. Mt 7, 12).

 

Saint Paul, dans la seconde Lecture, nous a indiqué les attitudes nécessaires pour faire la paix : « Revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même » (Col 3, 12-13).

 

Voilà les attitudes pour être “artisans” de paix dans le quotidien, là où nous vivons. Ne nous imaginons pas cependant que cela dépend seulement de nous ! Nous tomberions dans un moralisme illusoire. La paix est don de Dieu, non au sens magique, mais parce que Lui, avec son Esprit, peut imprimer ces attitudes dans nos cœurs et dans notre chair, et faire de nous de véritables instruments de sa paix. Et, en allant plus profond, l’Apôtre dit que la paix est don de Dieu parce qu’elle est fruit de sa réconciliation avec nous. L’homme peut devenir artisan de paix, seulement s’il se laisse réconcilier avec Dieu.

 

Chers frères et sœurs, demandons aujourd’hui ensemble au Seigneur, par l’intercession de la Vierge Marie, la grâce d’avoir un cœur simple, la grâce de la patience, la grâce de lutter et de travailler pour la justice, d’être miséricordieux, de faire œuvre de paix, de semer la paix et non la guerre et la discorde. C’est le chemin qui rend heureux, qui rend bienheureux.

 

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 05:54

Véronique Lévy interviewée par Didier Rochard pour son livre "Montre Moi Ton Visage" (éditions du Cerf) préface de Mgr Moulins-Beaufort dans le Libre Journal des auditeurs de Radio Courtoisie, émission enregistrée le 13 mai 2015 (jour anniversaire des apparitions de Fatima) et diffusée le 24 mai, dimanche de la Pentecôte.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 12:39

"L'Église catholique se retire du processus électoral" au Burundi... On peut toujours attendre pour voir l'Eglise-qui-est-en-France se retirer des processus électoraux dans la république illégitime et totalitaire de France... et dans l'ensemble de l'Europe apostate:

L'Église catholique se retire du processus électoral au Burundi

Burundi : l'Église catholique se retire du processus électoral

Pierre Nkurunziza - présidentielle burundi 2015

28/05/2015 à 11:49 Par Jeune Afrique

 

L'Église catholique du Burundi ne souhaite plus s'associer au processus électoral en cours.

 

L'Église catholique se retire du processus électoral au Burundi, à une semaine de la date prévue des élections législatives et alors que le pays est plongé dans une grave crise politique, a annoncé jeudi le président de la conférence des évêques.

 

"Après avoir considéré la manière dont ces élections sont organisées et leur évolution actuelle (...), nous, évêques de l'Église catholique, avons estimé qu'il convenait que les prêtres démissionnent et cèdent leur place à ceux qui peuvent continuer le travail au sein des commission électorales où le clergé occupe des fonctions importantes", a déclaré le 28 mai Mgr Gervais Bashimiyubusa sur la radio catholique Radio Maria.

 

L'Église catholique, importante force morale au Burundi, avait pris position en mars contre un troisième mandat de M. Nkurunziza. "Il y a quelques jours, nous avons sorti un communiqué qui contenait nos souhaits pour que le processus électoral en cours réponde aux conditions requises pour de bonnes élections crédibles", a indiqué Mgr Bashimiyubusa, lisant un communiqué de la conférence des évêques.

 

Cette annonce est un coup très dur pour la crédibilité du processus électoral, a jugé un analyste local. Des prêtres sont à la tête d'au moins cinq des 17 commissions électorales provinciales, d'autres sont vice-présidents, beaucoup dirigent également ces structures au niveau des communes.

 

>> Lire aussi Processus électoral au Burundi : l'Église et l'Uprona dénoncent des irrégularités

 

"Nous en avons profité pour déclarer que l'Église pourrait se retirer du groupe des intervenants qui organisent ces élections vu que l'Église ne peut pas cautionner des élections pleines de lacunes", a expliqué le prélat, rappelant que le clergé avait dû donner aux prêtres une permission spéciale pour qu'ils puissent participer aux commissions électorales dans les provinces et les communes.

 

Des législatives et des communales sont prévues le 5 juin, avant la présidentielle du 26 juin. Le Burundi est plongé dans une crise politique depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, avec des manifestations quotidiennes à Bujumbura, sévèrement réprimées par la police. Les violences ont fait plus d'une trentaine de morts en un mois.

 

Les prélats appellent toutefois les fidèles à accomplir leur devoir de citoyen, en souhaitant que le vote se fasse sans "menace ou intimidation de quelque nature que ce soit".

 

La conférence des évêques a enfin appelé les forces de l'ordre et les manifestants anti-Nkurunziza, qui s'affrontent quotidiennement dans les rues depuis plus d'un mois, à ne pas tuer, car c'est un mal absolu.

 

>> Lire aussi Burundi : l'Église catholique s'oppose à la candidature de Pierre Nkurunziza à la présidentielle

 

(Avec AFP)

 

Source

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:06
Pèlerinage du Saint-Nom-de-Jésus-de Fanjeaux à Rome

La congrégation des dominicaines du Saint Nom de Jésus de Fanjeaux a organisé du 9 au 14 février 2015 un pèlerinage d'action de grâces, à Rome.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 10:33

Etonnant article de l'AFP sur l"église souterraine" catholique au Tibet où "ici les catholiques sont de plus en plus nombreux", en Chine communiste athée :

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Des paroissiens prient le 18 mars 2015 dans une église catholique de Nidadang, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, dans le sud-est du pays (Photo GREG BAKER. AFP)

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Photographie prise le 18 mars 2015 - portrait du pape François sur une colonne de l'église de Baihanluo, région tibétaine de la province chinoise de Yunnan, sud-est du Tibet ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Quand on pousse la porte de l’église chinoise de Baihanluo, on est accueilli par un grand portrait du pape François: un sacré paradoxe dans ces montagnes peuplées de Tibétains, gouvernés par un Parti communiste, donc athée.

 

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

Eglise de Baihanluo, près de Bingzhongluo, une région tibétaine de la province chinoise de Yunna. Vue prise le 18 mars 2015 ( http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste,1252499.php )

 

Adossé au massif himalayen, le village de Baihanluo n’est accessible qu’à pied ou à cheval, par un sentier muletier que l’on gravit en cherchant son souffle, les yeux rivés sur les sommets enneigés.

Son église en bois, au toit aux pans courbés, fut fondée à la fin du XIXe siècle par des envoyés de la Société des missions étrangères de Paris.

Le pape Grégoire XVI (1831-1846) avait confié à ces prêtres français l’évangélisation du Thibet --comme on l’écrivait alors--, juste après l’ouverture manu militari de la Chine par la première guerre de l’Opium.

Baroudeurs à l’ardeur apostolique incomparable, ces missionnaires ont vécu une épopée parfois sanglante, martyrisés par des lamas hostiles à l’arrivée du Christ au pays de Bouddha
.

Mais, rudes à la tâche et prêts à tous les sacrifices, les Pères aventuriers ont creusé leur sillon évangélisateur, remontant les vallées du fleuve Salouen (appelé «Nu» en mandarin) et du Mékong, jusqu’au Haut plateau.

Coupés du monde par l’hiver verrouillant les cols, ils ont établi des «missions perdues» sur des pentes où les lamaseries conservaient un fonctionnement féodal.

«C’était l’extrême western de la Chine. En chinois, la rivière Nu était surnommée la vallée de la mort. Un adage disait qu’il fallait vendre sa femme avant d’y partir, parce qu’on ne savait pas si on pourrait en revenir», explique à l’AFP Constantin de Slizewicz, auteur de l’ouvrage «Les peuples oubliés du Tibet».

Après l’arrivée au pouvoir des communistes en 1949, ces missionnaires étrangers, «suppôts de l’impérialisme», ont été arrêtés, maltraités puis expulsés.

- Décennies sans prêtres -

«Les églises ont été fermées ou transformées en écoles ou en granges. Les chrétiens n’avaient plus le droit d’avoir d’objets religieux, sous peine d’emprisonnement, et ceux qui avaient des rôles importants ont été persécutés, menés au laogai» (goulag chinois), précise M. de Slizewicz.

Et pourtant, la religion catholique a subsisté clandestinement chez ces populations rurales, dont la ferveur n’a d’égale que la pauvreté.

«Le Tibétain est un fou de Dieu. Ils ont leur vie dédiée à la foi. Ces Tibétains convertis au catholicisme ne le font pas à moitié», poursuit Constantin de Slizewicz. «Pendant quasiment 50 années d’absence de prêtres et de sacrements, ils n’ont pas perdu une parole de l’enseignement d’un siècle de ces Pères».

Entretenant les tombes des missionnaires français, les Tibétains ont continué à prier avec des catéchistes, à célébrer Pâques et Noël, remplaçant le boeuf et l’âne de la crèche par un yack et un mulet. Certains n’ont jamais oublié leur latin ou comment réciter Frère Jacques...

A Baihanluo, ermitage juché sur un promontoire, 400 à 500 paroissiens se rassemblent aux fêtes du calendrier. Ils gardent un souvenir vivace du patriarche Zacharie, mort centenaire il y a une dizaine d’années.

Ce catéchiste de l’ethnie loutse survécut aux purges communistes en fuyant à Taïwan. Après 30 ans d’exil, il participa au renouveau catholique local.

«Zacharie avait déposé dans chaque église du voisinage de l’eau sainte de Lourdes diluée dans de l’eau claire. On en donna une goutte à un fidèle tombé malade. Trois jours après, il était rétabli», relate Zha Xi, 32 ans, baptisé «Joseph».

Cet enfant du pays incarne la relève pastorale à Baihanluo, après avoir conclu son séminaire à Kunming et Chengdu.

Près du Toit du monde --et donc des cieux-- le futur prêtre semble réaliser un autre miracle: il extirpe d’un recoin sombre du presbytère un vieux coffre, apparemment là depuis des lustres.

- Malle aux reliques -

A l’intérieur se trouvent des livres rongés par l’humidité, abandonnés lors du départ précipité des prêtres français: une collection du journal L’Illustration de 1930 et des missels en tibétain publiés en 1897 par l’Imprimerie de la Société des missions étrangères de Hong Kong.

La malle aux reliques recèle également un gros bol estampillé «Creil et Montereau», une manufacture de faïence française qui connut son apogée dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Ces objets ont échappé aux saccages du maoïsme. [saccage révolutionnaire maoïste qui n'est pas sans rappeler l'iconoclasme des révolutionnaires de 1789... NDLR.]

Mais pas l’église de Zhongding, dans la vallée voisine, qui dut être totalement rénovée après l’ouverture de la Chine sous Deng Xiaoping.

Là est enterré Annet Génestier, un missionnaire natif du Puy-de-Dôme (centre de la France). Ce grand chasseur devant l’Eternel s’est éteint en 1937, en tirant sur sa pipe, après un demi-siècle à arpenter les montagnes tibétaines.

Son lointain successeur est le Père François, Han Sheng de son nom chinois. «Les missionnaires français ont introduit dans la région les connaissances scientifiques modernes», souligne ce prêtre de 39 ans. «Les grands arbres ont été plantés par les Français. Les cloches des églises ont aussi été apportées de France, tout comme les outils agricoles

Parce qu’en Chine les autorités imposent aux croyants de rejoindre une organisation affiliée au Parti communiste, une «Eglise souterraine» s’est développée. Selon Han Sheng, la grande région tibétaine compte plus de 10.000 catholiques.

Lui-même se partage entre 16 églises du district de Gongshan. «Nous manquons de prêtres», insiste-t-il.

Yu Xiulian, paysanne de 75 ans qui reçut Madeleine pour nom de baptême, confirme: «Ici les catholiques sont de plus en plus nombreux. Nous, les gens du peuple, on voudrait agrandir les églises, mais l’argent manque.»

La nuit tombée, on retrouve le Père François à Nidadang, un village proche. Dans l’église traversée par un courant d’air glacé, les femmes sont assises à gauche avec les enfants, les hommes à droite. Ce sont des agriculteurs de tous âges, vêtus simplement, la peau tannée par l’altitude et le travail des champs.

A côté de l’autel, le prêtre entend les confessions. Un par un, les fidèles viennent s’agenouiller pour lui confier leurs péchés dans le creux de l’oreille.

«Si on suit Ta Parole, on monte au paradis», chante inlassablement l’assemblée.

 

AFP

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/05/21/les-tibetains-catholiques-fous-de-dieu-en-chine-communiste_1313589

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 08:52
Véronique Lévy - entretien à Vox Libri

Véronique Lévy a été invitée de Vox Libri (Radio Notre Dame) le 26 mars 2015 pour témoigner à propos de son livre "Montre Moi Ton Visage" aux éditions du CERF (Préface de Mgr de Moulins-Beaufort).

Véronique Lévy raconte ses premières rencontres avec le Seigneur, quand elle était enfant, après qu'une petite fille (Coralie à qui Véronique Lévy rend hommage) lui ait appris le Notre Père et le Je vous salue Marie. Extrait :

 

(A partir de 08:35) "Déjà, j'ai aimé cet homme (Jésus). Les bras ouverts à l'infini sur la Croix. Et avant de voir la souffrance, je voyais un amour qui s'offre, qui se propose, qui accueille, et qui m'appelait, complètement. Et donc, très vite je suis rentrée en relation. Il était là, je sentais son regard sur moi. Et j'ai commencé à sauver tous les petits animaux qui n'avaient pas la parole, les fourmis, jusqu'aux cafards parfois.Tous ceux qui étaient les mal aimés, les pires. Et je sentais Jésus qui me disait : 'C'est bien'.

[...] Les parents de Coralie m'avaient invité au Havre. Et j'étais allée dans l'église. Et je crois que j'avais assisté à une messe et je pense que j'avais communié. Je ne savais pas que ce n'était pas possible.

[...] Et puis, souvent, j'aimais bien les cimetières parce qu'il y avait des chats, et il y avait des églises, et je rentrais dans l'église et je restais souvent à regarder la Croix. Et je sentais, au-delà de Jésus, la présence du Père.

[...] Et J'ai envie de dire à tous les gens qui se sentent inutiles, abandonnés, que Dieu les aime en fait, et que tous ils ont été désirés et choisis", a expliqué Véronique Lévy.

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

Image pieuse donnée en souvenir de fidèles décédés (1928)

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 08:58
Pour l'exorciste du Vatican, le père Gabriele Amorth, « l’État islamique, c'est Satan »

Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent pas se défendre contre Satan, qui avance avec le califat ».

« L'État islamique est Satan. » Parole d'exorciste.

Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d'abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux.
L'Esprit Saint et l'esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle... – a une unique source d'inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »

Et encore :

« La politique mondiale, qui aujourd'hui n'apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ».

L'exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel :

« Interrogeons-nous sur ce que l'Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d'écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».
 

Le père Amorth conclut en parlant de Satan :

« Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement ».

Source

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=775720

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 07:02
Que penser des révélations privées ?

Extrait d'un prudent et fort instructif article de Vive le Roy, intitulé "Petit catéchisme des révélations privées, La position de l’Église sur les apparitions" :

 

Qui peut déterminer l’authenticité d’une révélation privée ?

 

L’Église seule est maîtresse en cette matière : elle est seul guide en matière de foi, seule interprète authentique de ce qui est conforme ou non au dépôt de la foi. C’est donc l’Église seule qui approuve ou réprouve les révélations privées. Or, il est clairement spécifié par saint Pie X, reprenant un décret de 1877, que les révélations privées ne sont pas approuvées en elles-mêmes par l’Église, mais autorisées.

 

Y a-t-il une différence entre autoriser simplement une révélation privée et l’approuver ?

 

Approuver une révélation signifie que l’Église reconnaît publiquement l’origine divine de la révélation, en encourage la divulgation et en fait une référence en matière de foi et de morale.

Autoriser une révélation signifie que l’Église constate simplement qu’elle ne contient rien de contraire à la Révélation publique et au Magistère constant de l’Église.

 

Que dit le Droit Canon à propos des révélations privées ?

 

Le code de droit canonique dit formellement que :

 

sont prohibés de plein droit […] les livres et opuscules qui racontent de nouvelles apparitions, révélations, prophéties ou miracles, ou qui suggèrent de nouvelles dévotions, même sous le prétexte qu’elles sont privées, si ces publications sont faites sans qu’on ait observé les prescriptions canoniques [2].

 

Qu’ont enseigné les Papes à propos des révélations privées ?

 

Quand il y a autorisation, c’est ordinairement une simple permission de publier des révélations où l’on n’a rien trouvé de répréhensible ou d’inopportun. Telle est la règle que l’ensemble des souverains pontifes et particulièrement Benoît XIV [3] et saint Pie X ont voulu imposer à l’attention des fidèles. Quand il voudra donner des normes générales en matière de culte, de reliques et de traditions pieuses, saint Pie X se contentera de citer les décisions de ses prédécesseurs en les commentant sommairement :

 

En ce qui regarde le jugement à porter sur les pieuses traditions, voici ce qu’il faut avoir sous les yeux : l’Église use d’une telle prudence en cette matière qu’elle ne permet point que l’on relate ces traditions dans des écrits publics, si ce n’est qu’on le fasse avec de grandes précautions et après insertion de la déclaration imposée par Urbain VIII (décret Sanstissimus Dominus noster, 13 mars 1625) ; encore ne se porte-t-elle pas garante, même dans ce cas, de la vérité du fait ; simplement elle n’empêche pas de croire des choses auxquelles les motifs de foi humaine ne font pas défaut. C’est ainsi qu’en a décrété, il y a trente ans, la Sacrée Congrégation des Rites (décret du 2 mai 1877) :

 

Ces apparitions ou révélations n’ont été ni approuvées ni condamnées par le Saint-Siège qui a simplement permis qu’on les crût de foi purement humaine, sur les traditions qui les relatent, corroborées par des témoignages et des monuments dignes de foi.

 

Qui tient cette doctrine est en sûreté. Car le culte qui a pour objet quelqu’une de ces apparitions, en tant qu’il regarde le fait même, c’est à dire en tant qu’il est relatif, implique toujours comme condition la vérité du fait ; en tant qu’absolu, il ne peut jamais s’appuyer que sur la vérité, attendu qu’il s’adresse à la personne même des saints que l’on veut honorer [4].

 

Est-on obligé d’adhérer à une révélation privée ?

 

L’enseignement de l’Église et de ses Papes est clair : on est libre d’adhérer à une révélation privée reconnue, mais on ne peut y être obligé. En effet, les Papes enseignent que croire à une révélation privée est un acte de foi humaine, qui n’a donc aucune comparaison avec la Foi théologale. Il y a cependant une certaine obligation de respect et une obligation morale à accepter ce que l’Église permet : les révélations privées autorisées font partie intégrante de la vie de l’Église et sont des manifestations de sa sainteté qui ne peuvent être négligées.

 

Pourquoi l’Église ne fait-elle qu’autoriser les révélations privées ?

 

Si l’Église autorise sans réellement approuver les révélations privées, c’est qu’elle procède ainsi pour de graves raisons. En effet, l’Église est la gardienne de la Foi ; elle veut que ses fidèles fondent leur piété sur la Foi révélée. Les révélations privées peuvent y contribuer et c’est la raison pour laquelle elles sont parfois autorisées. En revanche, l’origine divine d’une révélation privée ne lui garantit pas l’infaillibilité.

 

Une révélation privée peut-elle contenir des erreurs ?

 

Nombreux sont les exemples dans l’histoire de l’Église qui nous montrent une certaine contradiction ou incompréhension relativement aux révélations privées.

 

UNE RÉVÉLATION PRIVÉE PEUT ÊTRE ERRONÉE

 

Elle est mal interprétée par celui qui la reçoit : saint Vincent Ferrier annonce la fin du monde pour la génération de son temps et appuie cette prophétie sur un miracle.

Elle renferme des faits historiques qui ne sont pas essentiels et qui sont donc donnés de façon approximative (détails de la vie du Christ chez sainte Françoise Romaine).

Diverses révélations peuvent se contredirent (celles de sainte Brigitte et celles de sainte Gertrude).

L’esprit humain du voyant peut mêler de façon plus ou moins consciente ses propres idées à ce qui vient de Dieu (idées préconçues de l’époque ou de l’entourage). Sainte Françoise Romaine parle du ciel de cristal selon la cosmologie héritée d’Aristote ; sainte Catherine de Ricci prône un culte à Jérôme Savonarole qui lui apparaît souvent, qui fait des miracles en sa faveur et qu’elle considère comme un prophète et un martyr, mais Benoît XIV juge que la sœur a péché en invoquant un homme que l’Église avait livré au bras séculier (Benoît XIV, op.cit. L.3, ch.25, § 17-20).

Une révélation véritable peut être altérée après coup : par le voyant lui-même ou par ses secrétaires : en 1377, extase de sainte Catherine de Sienne où la Sainte Vierge dit qu’elle n’est pas immaculée (Benoît XIV, op.cit. L.3, ch.53, § 16) ; cas de Catherine Emmerich ; ou encore Johannes Grossi rapporte plus de 160 ans après la mort de saint Simon Stock qu’il prêchait que tous ceux qui porteraient le scapulaire seraient assurés d’éviter l’enfer (Catholic Encyclopedia, article « Saint Simon Stock »).

 

UNE RÉVÉLATION PEUT ÊTRE FAUSSE :

 

Mensonge ou simulation du voyant, avec mauvaise foi.

Bonne foi du voyant, victime de son imagination ou de son déséquilibre psychologique (le bienheureux Alain de La Roche a eu d’authentiques visions mais aussi des hallucinations).

Œuvre du démon : Madeleine de La Croix, Nicole Tavernier [5].

Falsifications opérées aux époques de grands troubles politiques ou religieux (l’An Mil, le Grand Schisme, les Guerres de religion. Et on pourrait ajouter la crise de l’Église après Vatican II). Pour plus de détails sur cette question et ces exemples, consulter les ouvrages du RP Auguste Poulain [6], de Mgr Auguste Saudreau [7] et du RP Ovila Melançon [8]

 

Pouvez-vous citer un exemple d’une apparition privée autorisée mais dont le message est condamné ?

 

L’exemple le plus frappant est l’autorisation des apparitions de La Salette alors que le message de La Salette est lui-même condamné !

 

Il est parvenu à la connaissance de cette suprême Congrégation qu’il ne manque pas de gens, même appartenant à l’ordre ecclésiastique, qui, en dépit des réponses et décisions de la Sacrée Congrégation elle-même, continuent — par des livres, brochures et articles publiés dans des revues périodiques, soit signés soit anonymes — à traiter et discuter la question dite du Secret de La Salette, de ses différents textes et de son adaptation aux temps présents ou aux temps à venir, et cela, non seulement sans l’autorisation des Ordinaires, mais même contrairement à leur défense. Pour que ces abus, qui nuisent à la vraie piété et portent une grave atteinte à l’autorité ecclésiastique, soient réprimés, la même Sacrée Congrégation ordonna à tous les fidèles, à quelque pays qu’ils appartiennent, de s’abstenir de traiter et de discuter le sujet dont il s’agit, sous quelque prétexte et sous quelque forme que ce soit, tels que livres, brochures ou articles signés ou anonymes, ou de toute autre manière. Que tous ceux qui viendraient à transgresser cet ordre su Saint-Office soient privés, s’il sont prêtres, de toute dignité qu’ils pourraient avoir, et frappés de suspense par l’Ordinaire du lieu, soit pour entendre les confessions, soit pour célébrer la Messe ; et s’ils sont laïques, qu’ils ne soient pas admis aux sacrements, avant d’être venus à résipiscence. En outre, que les uns et les autres se soumettent aux sanctions portées, soit par Léon XIII dans la Constitution Officiorum et munerum contre ceux qui publient, sans l’autorisation régulière des supérieurs, des livres traitant de choses religieuses, soit par Urbain VIII dans le décret Sanctissimus Dominus noster, rendu le 13 mars 1625, contre ceux qui répandent dans le public, sans la permission de l’Ordinaire, ce qui est présenté comme révélations. Au reste, ce décret n’est pas contraire à la dévotion envers la Très Sainte Vierge, invoquée et connue sous le titre de Réconciliatrice de La Salette [9]. [10]

 

Quelle est donc l’attitude recommandée aux fidèles par l’Église par rapport aux révélations privées ?

 

Les quelques exemples cités dans les questions précédentes révèlent l’extrême prudence requise lorsque l’on traite de révélations privées : l’autorisation donnée n’embrasse pas forcément la totalité du message.

Concernant la promotion de ces révélations et messages, l’Église, comme il est clairement exprimé dans le texte de saint Pie X cité plus haut, préfère la discrétion et la réserve.

 

Comment se fait-il alors que l’Église ait institué des fêtes liturgiques universelles à partir de révélations privées ? N’est-ce pas les prendre comme critères de la Foi ?

 

L’Église n’engage jamais directement son autorité pour dire que les faits des révélations sont vrais ni que les messages sont d’origine divine ; elle ne fait que prendre en compte et signaler à ses fidèles des témoignages historiques qui fondent une crédibilité humaine. Et c’est pourquoi sa déclaration ne nous donne pas de certitude mais une simple probabilité en faveur des faits invoqués.

En ce qui concerne le culte, il y a l’objet relatif ou occasionnel : c’est un fait quelconque de l’histoire humaine que l’Église n’entend pas canoniser du simple fait qu’elle l’évoque dans sa liturgie. Ce fait pourra être : une apparition, ou un miracle (translation de la maison de la Très Sainte Vierge Marie à Lorette, le 10 décembre ; stigmatisation de saint François d’Assise, le 17 septembre ; le miracle qui valut l’édification de la basilique Sainte-Marie-Majeure, le 5 août), ou encore tel ou tel épisode de la vie d’un saint (fondation d’une congrégation religieuse, martyre, etc.), mais dans tous les cas il ne jouera que le rôle d’une circonstance accidentelle, c’est une occasion à la faveur de laquelle l’Église entend rendre l’honneur dû à la sainteté d’une personne. On veut rendre adoration à la divinité et vénération à la sainteté, divinité et sainteté qui restent ce qu’elles sont indépendamment de toutes circonstances contingentes, au nombre desquelles se trouvent les apparitions et les miracles.

Il y a aussi l’objet absolu du culte, c’est celui qui a pour objet la personne même de Notre-Seigneur, de la Très-Sainte Vierge ou de l’un des saints ou encore tel ou tel mystère de foi divinement révélé. On veut ici professer la foi en un fait qui n’est pas seulement un épisode historique de la vie du Christ ou de la Sainte Vierge, mais qui est, aussi et plus, un mystère dont la reconnaissance est nécessaire au salut.

 

Y a-t-il un danger pour un catholique à ne pas suivre les indications de l’Église quant aux révélations privées ?

 

Le plus raisonnable est de s’en tenir aux préceptes si sensés de l’Église et à l’exemple de sa pratique : en l’absence de toute appréciation autorisée émanant de la hiérarchie ecclésiastique, on aura toujours avantage à se montrer prudent et réservé vis-à-vis de ce genre de manifestations, et ce d’autant plus que la crédulité populaire se montre davantage portée à l’excès dans ce domaine aventureux.

 

Saint Bonaventure se plaignait déjà au XIIIe siècle d’entendre à satiété des prophéties sur les malheurs de l’Église et la fin du monde.

Cajetan fera preuve de la même prudence (sur Ia IIae, q. 80, art. 2 ; sur IIa IIae, q. 178, art. 2 ; sur IIIa, q. 27, art. 6, § 4).

À l’issue du Grand Schisme d’Occident, le concile de Latran V dans sa session 11 du 19 décembre 1516 engagera son autorité à l’appui de cette juste sévérité.

 

N’oublions pas non plus quel est le sens du jugement ecclésiastique qui autorise ces manifestations : ce n’est certes pas l’intention des autorités que de donner licence à un engouement intempestif. On pourra par exemple tenir compte à ce sujet des sages avertissements prodigués par le cardinal Ottaviani, secrétaire Saint Office sous Pie XII, face à la crédulité superstitieuse des temps modernes (« Chrétiens, ne vous excitez pas si vite », traduction française de la D.C. du 25/03/1951 (col. 353-6) d’un article paru dans l’Osservatore romano du 4/02/1951).

 

Il y a donc un réel danger pour la foi ; le fait d’adhérer à une révélation privée avec un manque de discernement ou un enthousiasme déplacé peut conduire le catholique, parfois malgré lui, à une piété sentimentale, à une morale formaliste dénuée de principes, à la superstition, voire même à l’hérésie ou au schisme, plaçant un message privé au-dessus de l’enseignement du magistère. Il faut cependant noter que ce que l’Église autorise doit être reçu avec respect et ne peut être dénigré. Un rejet systématique de la révélation privée serait téméraire.

 

[...]

 

Le cas de Nicole Tavernier : même les plus hautes autorités religieuses peuvent être trompées

 

Dans son Histoire littéraire du sentiment religieux en France l’abbé Brémond rappelle l’affaire Nicole Tavernier pour illustrer les cas de fausse apparition :

 

Voici un exemple que j’emprunte à l’historien de Mme Acarie :

 

Nicole Tavernier, native de Reims, vivait à Paris pendant les troubles de la Ligue, et elle avait la réputation d’être une très sainte fille et d’opérer des miracles. Elle expliquait les passages difficiles de l’Écriture de manière à étonner les plus fameux docteurs. Elle avait des extases, des visions et des révélations ; elle prédisait les choses figures, et avertissait les moribonds des péchés qu’ils n’avaient pas confessés ; et ce qu’elle avait dit se trouvait véritable [...] Un prêtre qui avait eu intention de consacrer un pain pour la communion, ne trouva pas l’hostie qu’il lui destinait, quand le moment de la communion fut venu ; elle assura qu’un ange la lui avait apportée. Étant à côté de Mme Acarie, dans l’église des capucins de Meudon, elle disparut pendant plus d’une heure. Lorsqu’elle revint, cette sainte femme lui demanda ce qu’elle était devenue ; elle répondit qu’elle était allée à Tours pour détourner quelques grands seigneurs d’exécuter un projet qui devait nuire à la religion.

 

On la consultait de toutes parts ; les grands du royaume se recommandaient à ses prières ; les ecclésiastiques et les religieux l’estimaient beaucoup ; et personne n’avait encore remarqué en elle [...] aucune imperfection [...] Elle annonçait que, si on se repentait de ses péchés, bientôt on verrait cesser les calamités publiques. Sur sa parole, le peuple se confessait et communiait […] ; on ordonna même des processions dans plusieurs villes de France. Elle en fit faire une à Paris, à laquelle assista le Parlement, accompagné des autres cours souveraines et d’une grande multitude de citoyens ; elle avait osé dire à l’évêque que, si cette procession ne se faisait pas, il mourrait avant la fin de l’année.

 

Malgré l’estime générale dont jouissait cette fille, Mme Acarie et M. de Bérulle n’avaient aucune confiance en elle. La bienheureuse avait dit dès le commencement que cette âme était dans l’illusion ; que le démon était l’auteur de tout ce qui se voyait en elle et qu’il savait perdre un peu pour gagner beaucoup ; que l’extase et les ravissements pouvaient avoir lieu dans une pécheresse ; que l’esprit de ténèbres avait pu enlever l’hostie qui avait disparu de dessus l’autel ; que le prétendu voyage à Tours n’était nullement prouvé et que d’ailleurs il ne surpassait pas le pouvoir du malin esprit ; enfin que cette personne paraissait absolument dépourvue de l’esprit de Dieu (J. B. A. Boucher, Vie de la B. Marie de l’Incarnation, Édition Bouix, Paris, 1873, p. 187-189.)

 

Laissons de côté les explications qu’elle donne de ces faits étranges. Au surplus, la raison foncière et décisive, c’est la dernière : en cette personne excentrique, elle n’a pas reconnu l’esprit de Dieu.

 

Mme Acarie persistait à dire cela avec tant d’assurance qu’on commença d’avoir des doutes sur la vertu de cette fille ; et ses doutes se changèrent en une entière certitude, lorsque la bienheureuse qui l’avait reçue dans sa maison, l’eut mise à différentes épreuves, et convaincue de plusieurs mensonges (J. B. A. Boucher, Vie de la B. Marie de l’Incarnation, Édition Bouix, Paris, 1873, p. 187-189.) [16]

 

Le frère Michel de la Trinité souligne de son coté :

 

Nicole Tavernier, femme laïque douée de dons préternaturels, vécut en France au début du XVIIe siècle. Tous les théologiens qui l’examinèrent la tinrent pour dirigée par l’esprit de Dieu. Seule la bienheureuse Marie de l’Incarnation (Madame Acarie) avait vu, par une grâce spéciale, que cette fille était vide de Dieu et animée par Satan . Madame Acarie mit Nicole Tavernier à l’épreuve et la convainquit de curiosité et de mensonge. Satan, furieux d’être ainsi démasqué, pris congé de Nicole Tavernier qui perdit aussitôt son esprit relevé et ses apparences de hautes vertus, pour redevenir ce qu’elle était : fort grossière, rude et imparfaite [17].

 

Saint François de Sales ne s’exprime pas autrement sur cette affaire :

 

Il y eut du temps de la bienheureuse sœur Marie de l’Incarnation, une fille de bas lieu qui fut trompée d’une tromperie la plus extraordinaire qu’il est possible d’imaginer. L’ennemi, en figure de Notre Seigneur, dit fort longtemps ses Heures avec elle, avec un chant si mélodieux qu’il la ravissait perpétuellement. Il la communiait fort souvent sous l’apparence d’une nuée argentée et resplendissante, dedans laquelle il faisait venir une fausse hostie dedans sa bouche. Il la faisait vivre sans manger chose quelconque [...] Cette fille avait tant de révélations qu’enfin cela la rendit suspecte envers les gens d’esprit. Elle en eut une extrêmement dangereuse, pour laquelle il fut trouvé bon de faire faire essai de la sainteté de cette créature ; et pour cela on la mit avec la bienheureuse sœur Marie de l’Incarnation, lors encore mariée, où étant chambrière et traitée un peu durement par feu M. Acarie, on découvrit que cette fille n’était nullement sainte et qu’il n’y avait chose du monde en elle qu’un amas de visions fausses. Et quant à elle, on connut bien que non seulement elle ne trompait pas malicieusement le monde, mais qu’elle était la première trompée, n’y ayant de son côté aucune autre sorte de faute, sinon la complaisance qu’elle prenait à s’imaginer qu’elle était sainte et la contribution qu’elle faisait de quelque simulation et duplicité pour maintenir la réputation de sa vaine sainteté. Et tout ceci m’a été raconté par la bienheureuse Marie de l’Incarnation [18].

 

Le cas de Madeleine de la Croix

 

Le frère Michel de la Trinité — déjà cité — rappelle à propos de cette affaire :

 

Madeleine de la Croix, religieuse franciscaine espagnole, née en 1487, bénéficiait depuis l’âge de cinq ans de nombreuses apparitions de Notre-Seigneur et des saints. Élue abbesse des franciscaines de Cordoue, elle fut vénérée par l’Espagne tout entière à cause de ses extases, stigmates, guérisons miraculeuses etc. Au comble de sa gloire, en 1542, des religieuses de son couvent découvrirent qu’elle utilisait à son gré les dons qui étaient faits au couvent. Madeleine de la Croix persuadait aussi que plusieurs prêtres et moines entretenaient des concubines sans offenser Dieu, parce que ce n’était pas un péché d’en avoir, etc. Ces dénonciations furent repoussées comme étant des calomnies. Ce n’est qu’au moment de mourir que Madeleine de la Croix fit ses aveux : à l’âge de cinq ans le démon lui était apparu sous la forme d’un ange de lumière, lui annonçant qu’elle serait une grande sainte. À l’âge de 13 ans le diable lui révéla sa véritable identité, et elle accepta alors de le prendre pour conseil et se lia à lui en toute connaissance de cause [...] Le cas de Madeleine de la Croix est un des plus monstrueux de toute l’histoire de l’Église : cinquante ans de tromperies diaboliques et de supercherie qui abusèrent les plus grands théologiens d’Espagne, les inquisiteurs et les cardinaux [19].

 

Manfred Hauke enseigne la dogmatique et la patristique à Lugano ; il est président de l’Association allemande de mariologie et montre combien sont fragiles les convictions personnelles fondées sur une révélation privée, y compris la conviction des plus hauts dignitaires de l’Église.

 

Un exemple connu de l’œuvre du démon dans les phénomènes pseudo-mystiques, dans l’Espagne du XVIe siècle, c’est le cas de la religieuse Madeleine de la Croix (1487-1560). Depuis l’âge de cinq ans, elle avait de très nombreuses extases et visions. Elle racontait que saint Dominique et saint François l’avaient préparée à recevoir la première communion. Trois mois avant d’être admise à la communion eucharistique, elle recevait quotidiennement la communion « d’une manière mystique », et à cette occasion, elle poussait chaque fois un cri. Elle est entrée à 17 ans dans le couvent des clarisses de Cordoue. Elle reçoit des stigmates et sait retrouver par clairvoyance des objets cachés. Lors de sa profession solennelle, les religieuses s’étonnent de la présence d’une colombe qui s’attarde et qui est interprétée comme un signe du Saint-Esprit. Charles 1er, roi d’Espagne, fait bénir par Madeleine, entre autres, les insignes royaux et l’habit de son fils Philippe. Le Cardinal Cisneros et de nombreux autres responsables d’église sont également enchantés de la charismatique religieuse. Même le Saint Père en personne se recommande aux prières de la clarisse espagnole. Des sceptiques, il ne reste que quelques contemporains pensifs, comme Saint Ignace de Loyola ou Saint Jean d’Avila. Leurs doutes sont confirmés lorsqu’en 1542, les clarisses de Cordoue s’étonnent de la conduite laxiste de leur supérieure et en élisent une autre pour lui succéder. La « nonne-miracle » souffre alors d’attaques de convulsions. Après qu’un exorcisme pratiqué à ce sujet eut mis en évidence une présence démoniaque, l’Inquisition a intenté un procès à Madeleine. Elle a avoué avoir conclu en 1504 un pacte avec le diable pour 40 ans, qui a pris fin en 1544. Ses pouvoirs paranormaux ont cessé. Après avoir renoncé à ses erreurs, elle a fait pénitence pendant plusieurs années, n’a pu être élue à aucune charge dans l’ordre, et a terminé sa vie de façon exemplaire. En d’autres termes, le démon peut berner pendant des décennies même les plus hauts dignitaires de l’Église. Un tel exemple appelle à la prudence en ce qui concerne les événements contemporains [20].

 

Avertissement du Saint-Office concernant les révélations de sainte Brigitte

 

On répand en diverses régions un opuscule traduit en plusieurs langues qui a pour titre : « Le secret du bonheur. Les quinze oraisons révélées par Notre-Seigneur à sainte Brigitte dans l’église Saint-Paul à Rome » et est édité à Nice ou ailleurs. Comme cette brochure affirme que Dieu aurait fait à sainte Brigitte certaines promesses dont l’origine surnaturelle n’est nullement prouvée, les Ordinaires des lieux doivent veiller à ce que ne soit pas accordé le permis d’éditer des opuscules qui contiendraient ces promesses [21].

 

Réprobation pontificale des « prétendus faits de Loublande » (révélations de Claire Ferchaud)

 

Décret touchant « les faits de Loublande »

 

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Décret de Réprobation des faits de Loublande

Dans l’assemblée plénière du mercredi 10 mars 1920, relation faite des prétendues visions, révélations, prophéties, etc., vulgairement connues sous les noms de faits de Loublande, et les écrits qui s’y rapportent ayant été examinés, les Éminentissimes et Révérendissimes Cardinaux Inquisiteurs Généraux en matière de foi et de mœurs, après le vote préalable des Consulteurs, ont décrété : Toutes choses mûrement pesées, la S. Congrégation déclare que les prétendues visions, révélations, prophéties, etc., vulgairement comprises sous le nom de faits de Loublande, ainsi que les écrits qui s’y rapportent, ne peuvent être approuvés.

 

Et le jeudi suivant, 11 du même mois, Notre Très Saint Père le Pape Benoît XV, dans l’audience ordinaire accordée au Révérendissime Assesseur du S.O., a approuvé et confirmé la résolution des Éminentissimes et Révérendissimes Pères, et en a ordonné la publication dans les Acta Apostolicae Sedis.

 

Donné à Rome, du Palais du Saint-Office, le 12 mars 1920.

L.Castellano, notaire de la Sup. Congr. du Saint-Office. [22]

 

Précision de la S. Congrégation sur la traduction française précédente

 

Après la promulgation, dans les Acta Apostolicae Sedis, du décret du Saint-Office du 12 mars dernier, touchant les prétendues visions, révélations, prophéties, etc., connues vulgairement sous l’appellation de « faits de Loublande », ainsi que les écrits s’y rapportant — décret porté le 10 du même mois et, le jour suivant 11, approuvé et confirmé par le Saint-Père, — certains journaux et périodiques français ont publié des traductions, interprétations et explications de ce décret, qui s’efforcent d’exclure absolument un sens de réprobation de ces faits et écrits, sens énoncé et expressément voulu par la S. Congrégation, ou tâchent de le restreindre au simple défaut d’approbation juridique de la suprême autorité ecclésiastique.

 

Afin que les traductions, interprétations, explications arbitraires et fausses de ce genre ne risquent point d’induire en erreur les fidèles sur le véritable sentiment de la S. Congrégation, les Éminentissimes Cardinaux inquisiteurs en matière de, foi et de mœurs ont, avec l’approbation du Saint-Père, ordonné de publier la traduction française authentique suivante du susdit décret. [23]

 

[Note de Christ-Roi. Le décret de désapprobation du Saint-Office de 1920, qui a déclaré que les prétendus faits de Loublande "ne peuvent être approuvés" a été confirmé à nouveau trois fois, sous Pie XI en 1929, et Pie XII en 1939 et 1940, selon l'Histoire du Diocèse de Poitiers.

 

C'est Paul VI, le pape de la clôture du Concile Vatican II qui a fait rouvrir au public la petite chapelle où Claire Ferchaud venait se recueillir.]

 

Notes

 

[1] IIa IIæ, q.174, art. 6.

[2] CIC1917, c1399, §5.

[3] Benoît XIV, De Servorum Dei beatificatione et Beatorum canonizatione, livre 2, ch 32, § 11.

[4] Pie X, Pascendi, § 6 « Des mesures à prendre contre le modernisme ».

[5] Fr Michel de la Trinité, Medjugorje en toute vérité, selon le discernement des esprits, 1991, p. 164-192.

[6] Auguste Poulain, Des Grâces d’oraison, Traité de théologie mystique, partie 4, 21-23, p. 334-418.

[7] Mgr Auguste Saudreau, Les faits extraordinaires de la vie spirituelle, § 8-10, p. 240-340.

[8] RP Ovila Melançon, Jésus appelle Sa Messagère, F.-X. de Guibert, p. 21-34.

[9] Donné à Rome, au palais du Saint-Office, le 21 décembre 1915, Acta Apostolicae Sedis, 1915 p. 594.

[10] Acta Apostolicae Sedis, 1915, p. 594.

[11] Concile de Trente, Session 25, 2e décret.

[12] Cardinal Billot, « Lettre au Père Lebrun » sur son livre Le bienheureux Jean Eudes et le culte public du Sacré-Cœur de Jésus, lettre citée par l’abbé Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome III, Paris, 1923, p. 588, en note.

[13] Cardinal Ottaviani, « Chrétiens, ne vous excitez pas si vite », Osservatore romano, 4 février 1951.

[14] IIa IIæ, q. 174, art.6, ad tertium.

[15] Cardinal Pie, « Homélie prononcée dans la solennité du couronnement de Notre-Dame de Lourdes par Mgr le nonce apostolique, délégué de Pie IX », Œuvres Épiscopales, T. IX, p. 330.

[16] Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome II, Editeur Bloud et Gay, Paris, 1916, p. 69-71.

[17] Fr. Michel de la Trinité, ibid.

[18] Saint François de Sales, Œuvres, « Lettre à la mère de Chastel », T. XVII, p. 325.

[19] Fr. Michel de la Trinité, ibid.

[20] « Le phénomène de Medjugorje et le discernement des esprits : une entrevue avec le dogmaticien Manfred Hauke », article traduit du journal catholique allemand Die Tagespost.

[21] Avertissement du Saint-Office concernant les révélations de sainte Brigitte, Acta Apostolicae Sedis, 1954, p. 64.

[22] Actes de Benoit XV, Encycliques, Motu-Proprio, Brefs, Allocutions, Actes des dicastères, etc... , Maison de la Bonne Presse, Tome 2, Paris, 1918-Septembre 1920, (Traduction française officielle), p. 234.

[23] Actes de Benoit XV, Encycliques, Motu-Proprio, Brefs, Allocutions, Actes des dicastères, etc... , Maison de la Bonne Presse, Tome 2, Paris, 1918-Septembre 1920, (Traduction française officielle), p. 234.

 

Source: http://www.viveleroy.fr/Petit-catechisme-des-revelations

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 22:03

Yves Daoudal résume l'évolution des protestants calvinistes et luthériens de France ("Eglise protestante unie de France" née en 2013) qui viennent hier d'accepter de "bénir" les "couples gays": avant c'était "sola scriptura" (l'Ecriture seule), maintenant c'est "sine scriptura" (sans l'Ecriture) et même "contra scripturam" (Contre les Ecritures) :

Sine scriptura

Chez nous, hier, l’ « Eglise protestante unie de France », qui regroupe depuis 2012 la principale secte calviniste (« Eglise réformée ») et la principale secte luthérienne (mais ils sont aujourd’hui tellement débordés par les divers « évangéliques » que même en se regroupant ils sont minoritaires) a voté hier la possibilité d'« offrir une bénédiction religieuse aux couples homosexuels qui le souhaitent ». Par 94 voix contre 3.

 

Avant, le principe des protestants était « sola scriptura » : la sainte Ecriture est la seule norme de la foi.

 

Mais tant le Nouveau Testament que l’Ancien condamnent explicitement et de la façon la plus vigoureuse les actes homosexuels.

 

Aujourd’hui, chez les protestants, c’est « sine scriptura », et même « contra scripturam ».

 

Source

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 18:54
Découverte du Père Filas sur le Saint Suaire

...l’une des plus intéressantes parmi les découvertes récentes reste celle du R.P. Francis Filas, professeur à l’Université Loyola de Chicago († 1985) :
 

Le R.P. Filas part de l’observation minutieuse d’une image tridimensionneile du Corps qu’enveloppa le Suaire de Turin. Cette image, obtenue au moyen d’instruments électroniques perfectionnés permettant la mesure précise, au densitomètre, de l’intensité du brunissement du Linge en chacun de ses points micrométriques, révèle, comme l’a dit un des chercheurs américains ayant participé à ces travaux « l’extraordinaire beauté du Crucifié ».

Sa taille impressionnante se laisse aisément mesurer : 1 m 81 ; le corps est robuste et bien proportionné. Mais le plus fascinant reste le visage. Et c’est sur ce visage que le R.P. Filas se penche avec une extrême attention. Il y fait une découverte absolument décisive : il distingue, posé sur chaque paupière, une sorte de disque. Un agrandissement de cette empreinte sur la paupière droite a permis au R.P. Filas de reconnaître l’empreinte d’une pièce de monnaie portant une inscription : « TYBERIOY CAICAPOC », « de Tibère César ». Or chacun sait que l’usage romain, lors de l’ensevelissement d’un défunt était de maintenir les paupières fermées en y déposant une pièce de monnaie. De plus, une comparaison minutieuse de cette empreinte, effectuée par des spécialistes de la numismatique avec des pièces de collection a permis de la dater et d’y reconnaître une pièce de monnaie frappée sous Ponce Pilate : même dimension, même découpe, même effigie, même exergue qu’une certaine piécette dûment cataloguée pour les années 16, 17 et 18 de Tibère César, soit 29, 30 et 31 de notre ère. Comme par une volonté expresse de Celui qui fut l’Artisan de cette image imprimée sur le tissu, voilà le document daté, et voilà confirmées les paroles du Credo : Il a souffert sous Ponce Pilate. Il est mort et a été enseveli. Il est ressuscité le troisième jour !


Source : Victor Bioul, Le Saint Suaire est authentique, revue “Pour qu’Il Règne”, n° 24, mars 1998, p. 6.

 

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=778679

Le cercle numismatique liégeois, dans un article bien documenté, donne raison à l'analyse du père Filas et de Bruno-Aymard, tout en restant assez neutre et donc impartial. ICI.

 

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=778712

Barrie Schwortz, juif orthodoxe, en faveur de l'authenticité du Saint-Suaire :

 

C’est également aux Etats-Unis que l’authenticité du Saint Suaire, sur laquelle le Vatican n’a jamais souhaité se prononcer, est encore débattue. Le site internet catholique américain cruxnow présente depuis le mois d’avril les positions antagonistes de plusieurs experts sur l’origine du linceul. Parmi ses plus farouches défenseurs, on remarque Barrie Schwortz, un juif orthodoxe de Los Angeles. Photographe professionnel, il a été responsable de la photographie scientifique et documentaire lors des premières recherches sur l’étoffe, en 1978. Il note que la science moderne est toujours incapable d’expliquer comment l’image s’est formée sur le tissu. Pour lui, plusieurs facteurs soutiennent l’authenticité.

En sa qualité de photographe, il estime que l’image elle-même est l’élément le plus convaincant. « Elle possède des propriétés que je n’ai jamais retrouvées sur d’autres images », souligne-t-il, rappelant que, durant les quatre dernières décennies, personne n’a été capable de la dupliquer ou de créer une empreinte ayant les mêmes propriétés chimiques ou physiques.

Il relève également que les artistes faussaires du Moyen Age étaient loin d’avoir les connaissances nécessaires pour reproduire les éléments anatomiques révélés par l’étude médico-légale de l’image. C’est notamment le cas de l’écoulement du sang, qui est en parfaite conformité avec l’anatomie, la physiologie de la circulation et de la coagulation sanguines.

Barrie Schwortz souligne enfin que les débats scientifiques ne seront « probablement jamais résolus », en partie « parce que les recherches sont biaisées par d’énormes enjeux idéologiques. »

(Sources : apic/cruxnow – DICI n°315 du 15/05/15)

 

3 Barrie Schwortz

Barrie Schwortz (sur la droite), en 1978.

 

via http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=778678

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 21:17
Le CD Dévotion au Très Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ
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Reprenant les partitions et les textes français issus du livre "DÉVOTION AU TRÈS PRÉCIEUX SANG DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST" révélé à Barnabas Nwoye, la communauté du "Carmel de Marie Vierge Missionnaire" (en France, dans la Drome (26)) a réalisé pour le journal "L'Appel du Ciel" cette œuvre musicale...12 chants et la prière du chapelet du Précieux Sang sont inclus dans le CD...
Pour toutes commandes et renseignements, s'adresser à L'APPEL DU CIEL www.appel-du-ciel.org

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