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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 00:00
Saint Romain († 463)

Abbé du Jura, frère de saint Lupicin († 460), Romain quitta son Ain natal à 35 ans et se retira dans un «désert» au confluent de deux rivières, pour y vivre en ermite. À Condat (aujourd'hui Saint-Claude), il trouva refuge sous un grand sapin solitaire dont les branches épaisses formaient une sorte de voûte impénétrable à la pluie. En dehors de l’abri jaillissait une fontaine fraîche où il pouvait de désaltérer. Sa nourriture était constituée de baies sauvages. Il avait apporté une bêche et des graines.

Il ensemença ce désert et put bientôt vivre de ses récoltes. Il vécut là quelques années comme s'il était dans le désert égyptien de la Thébaïde. Son frère Lupicin vint le rejoindre quelques années plus tard. Ils priaient tous les jours en se prosternant contre terre et vivaient du fruit de leur labeur.

Romain fut rejoint par plusieurs disciples et fonda deux monastères qu'il nomma Condat et Leucone. Les deux monastères donnèrent, plus tard, naissance à deux villages : Saint-Claude et Saint Lupicin.

Romain et Lupicin étaient deux frères dont les cheminements spirituels et le caractère étaient fort différents, mais bien complémentaires. Plutôt que de s'opposer, ils unirent leurs différences, pour se rejoindre dans un même service de Dieu. Romain garda la direction de Condat et confia Lauconne à Lupicin. Romain était indulgent, doux et patient, Lupicin, sévère et intransigeant. Quand le relâchement s'introduisait à Condat, Lupicin reprenait les choses en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Lauconne commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé. La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

Romain et Lupicin avaient installé leur sœur Yole (Iola) comme abbesse de leur fondation pour moniales au monastère de la Balme, sur un rocher surplombant une combe pittoresque qui s'ouvre sur la rive droite de la Bienne, appelé ensuite Saint-Romain-de-Roche, (aujourd'hui sur le territoire de la commune de Pratz, dans le canton de Moirans-en-Montagne). Jusqu’à 125 religieuses occupèrent ce monastère.

En 450, Romain fonda sur le versant oriental du Jura le premier monastère de l'actuelle Suisse, qui prit plus tard le nom de Romainmôtier (entre Orbe et Vallorbe, dans le canton de Vaud) et qui dura jusqu'à l'introduction de la Réforme protestante, en 1536.

Un des plus anciens religieux reprocha un jour à Romain de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n'avoir plus de place pour accueillir les sujets d'élite: "Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des coeurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis."

Romain mourut dans le Jura en 463.

Chaque année, dans le cadre du festival de musique du Haut-Jura, des concerts sont donnés dans la chapelle de Saint-Romain, située sur la commune de Pratz.

 

Sources : 1, 2, 3, 4

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 22:57

Voici un extrait de Tactique du diable de C. S. LEWIS , un roman écrit en 1942 qui décrit notre exacte réalité d'aujourd'hui : 

Covid - C.S. Lewis : Tactique du diable (1942) : prophétique

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 01:00
Sainte Honorine, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 95.

Sainte Honorine, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 95.

On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.

 

- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.

- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche.

 

Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré.

 

Pour échapper aux invasions normandes, son corps est transporté par des religieux jusqu'au castrum de Conflans près du confluent de la Seine et de l'Oise, en 876. Elles y restèrent la paix revenue. Un pèlerinage régional, le jour de l'Ascension, se développa sous l'impulsion des moines du prieuré de Conflans, dépendant de l'abbaye Notre-Dame du Bec, installés depuis 1080. De nos jours, ce pèlerinage a lieu le dimanche précédant ou suivant le 27 février.

Sainte Honorine, vierge, martyre gauloise († 303)

Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depuis l'an 1080. Voir le site de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine où Vêpres et vénération des reliques sont organisés tous les ans pour sa fête.

 

Certains auteurs localisent Honorine dans le pays d'Auge (diocèse de Bayeux) comme en témoignent les nombreux villages qui portent son nom. D'autres la situent dans le pays de Caux : c'est à Graville que se trouve son tombeau.

 

Sainte Honorine aurait fait partie du peuple gaulois des Calètes et aurait été martyrisée à Lillebonne (Juliobonna). Son corps jeté dans la Seine aurait été recueilli à Graville où il fut enterré (début du IVe siècle).

 

Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre. Martyrologe romain

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

"Sainte Honorine, l’espérance des captifs et des matelots, obtenez-nous la délivrance de nos périls et de nos maux" (cantique composé vers 1875)

 

Sources : (1) L'Evangile au quotidien ; (2) Nominis ; (3) Wikipedia ; (4) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 94.

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 10:51

Le Père Olivier Horovitz, Aumônier de la clinique Bizet et des Ehpad Résidence Chaillot et Trocadero, en charge des malades à domicile, explique dans une video l'hérésie sur le péché mortel d'Arnaud Dumouch dans son livre "L'heure de la mort".

Extrait :

 

"Dans son livre 'L'Heure de la mort', à la page 91, chapitre 'le blasphème contre le Saint-Esprit', Arnaud Dumouch cite Matthieu 12,31 'Je vous le dit tout péché et blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit-Saint, ne sera pas pardonné. Quiconque aura dit une parole contre le Fils de l'Homme, cela lui sera pardonné, mais quiconque aura parlé contre l'Esprit-Saint, cela ne lui sera jamais pardonné, ni dans ce monde ni dans l'autre.'"

 

"Le péché contre le Saint-Esprit, il y en a six sortes. [C'est au numéro 1864 du Catéchisme de l'Eglise catholique "Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis " (Mt 12, 31 ; cf. Mc 3, 29 ; Lc 12, 10). Il n’y a pas de limites à la miséricorde de Dieu, mais qui refuse délibérément d’accueillir la miséricorde de Dieu par le repentir rejette le pardon de ses péchés et le salut offert par l’Esprit Saint (cf. DeV 46). Un tel endurcissement peut conduire à l’impénitence finale et à la perte éternelle."

 

(1) Refus délibéré d'accueillir la miséricorde de Dieu,

(2) Refus du repentir,

(3) Rejet du pardon de ses péchés,

(4) Refus du salut offert par l'Esprit Saint

(5) Endurcissement du cœur

(6) Impénitence finale]

 

 "Le péché contre le Saint-Esprit est en fait celui qui concerne le moins de personnes. Car c'est un péché qui concerne des pécheurs endurcis, de gens qui n'ont pas lutté contre leur péché, contre leur vie peccamineuse. Ce sont des gens qui sont tombés dans ce que l'on appelle le vice, c'est-à-dire des péchés non combattus, qui à force (d'être commis) deviennent extrêmement puissants. Et l'homme est (alors) entièrement fermé au travail de la grâce, et s'il meurt dans cet état là, on peut craindre le pire, et l'enfer, c'est certain.

 

"À la page 92 (de son livre), Arnaud Dumouch nous dit la chose suivante : 'Le blasphème contre l'Esprit-Saint est donc le seul péché à nous conduire en enfer.'

 

"Nous sommes dans un livre à portée catéchétique, c'est-à-dire que nous ne sommes pas dans un livre où nous pouvons nous laisser aller à l'à-peu-près.

 

"Les auditeurs (et lecteurs) d'Arnaud Dumouch, en entendant cela se disent 'eh bien moi je suis tranquille, c'est un péché pour ceux qui sont dans l'habitude du péché, les vicieux, ou les grands docteurs parce qu'ils sont très orgueilleux, et c'est là peut-être la plus grande tromperie qu'Arnaud Dumouch fait à son public, car le discours de l'Église n'est absolument pas celui-ci. 

 

"Évidement, ce péché (contre l'Esprit-Saint) est un péché d'ordre diabolique, satanique.

 

"Et il (Arnaud Dumouch) dit : 'Les conditions sont d'après le concile Vatican II...'

Vous remarquerez ici qu'Arnaud Dumouch ne cite aucun texte (précis) du concile Vatican II, ni même une note (reporté à tel numéro), mais comme il sait très bien que ce qu'il dit n'est pas vrai, il ne peut pas mettre de note. Car le concile Vatican II n'a pas changé. Le Catéchisme de l'Eglise catholique nous dit bien que le péché qui nous conduit en enfer c'est le péché mortel. [1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, " le feu éternel " (cf. DS 76 ; 409 ; 411 ; 801 ; 858 ; 1002 ; 1351 ; 1575 ; SPF 12). La peine principale de l’enfer consiste en la séparation éternelle d’avec Dieu en qui seul l’homme peut avoir la vie et le bonheur pour lesquels il a été crée et auxquels il aspire.]

 

"Et là-dessus Arnaud Dumouch n'a jamais répondu. 

 

"Ce qui conduit en enfer directement c'est le péché mortel. C'est écrit aux numéros 1857, 1858, et 1859.

 

[1857 Pour qu’un péché soit mortel trois conditions sont ensemble requises : " Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave, et qui est commis en pleine conscience et de propos délibéré"

1858 La matière grave est précisée par les Dix commandements

1859 Le péché mortel requiert pleine connaissance et entier consentement. Il présuppose la connaissance du caractère peccamineux de l’acte, de son opposition à la Loi de Dieu. Il implique aussi un consentement suffisamment délibéré pour être un choix personnel.]

 

"Donc dire que 'seul le péché contre le Saint-Esprit peut conduire en enfer' est parfaitement hérétique.

 

"Dans le Denzinger, Simplicius, mars 483 : 'Je confesse également que les feux éternels et les flammes de l'enfer sont préparés pour les péchés mortels' (numéro 342)

 

"Innocent IV  : 'Mais si quelqu'un meurt sans pénitence en état de péché mortel, il ne fait pas de doute qu'il sera tourmenté pour toujours par les feux de l'enfer éternel.' (numéro 839) Vatican II dit la même chose : il n'y a aucun changement.

 

"IIe Concile de Lyon (14e œcuménique 7 mai - 17 juillet 1274) : 'Pour les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel ou avec le seul péché originel, elles descendent immédiatement en enfer, où elles reçoivent cependant des peines inégales.' (numéro 858)

 

"Benoît XII, 20 décembre 1342 'Selon la disposition de Dieu, les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent aussitôt après leur mort en enfer, où elles sont tourmentées de peines éternelles.'

 

"Clément VI : ' Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent en enfer.' (numéro 1075)

 

"Enfin, mais il y en aurait d'autres, Concile de Florence, 'Quant aux âmes de ceux qui disparaissent en état effectif de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales.' 

 

"Le Concile Vatican II dit exactement la même chose, avec les trois conditions du péché mortel (matière grave, pleine conscience, entier consentement, 1858 et 1859) pour descendre en enfer : 

 

"1035 L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, "le feu éternel"."

 

"La vérité est donc que pour aller en enfer il suffit d'un seul péché mortel."

 

"Dire que Vatican II a changé la doctrine (sur l'enfer) est un mensonge."

 

"De même, on peut commettre un péché mortel en étant humble. L'humilité ne suffit pas. On peut faire un péché de fornication en étant très humble, on peut faire un péché de vol en étant très humble."

 

"Diffusez cette video. Faites connaître autour de vous la vérité catholique, la seule vérité catholique qui vous libère."

 

(Fin de citation)

 

Merci au père Horovitz pour ces explications essentielles.  

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 21:41
Mgr Aillet : "La loi de Dieu est supérieure à la République "

«  La loi de Dieu est supérieure à la République  »

 

Source : France Catholique

 

vendredi 19 février 2021

 

L’examen en première lecture du projet de loi «  confortant le respect des principes de la République  », qui vient de se terminer à l’Assemblée nationale, a donné lieu à un regain d’anticléricalisme étonnant. Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron s’inquiète d’un texte qui modifie profondément celui de 1905 et s’attaque à la liberté de conscience. Entretien.

 

Interrogé au sujet du respect de «  la charte des principes de l’islam de France  », le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les croyants devaient considérer la loi de la République comme supérieure à la loi de Dieu. Comment réagissez-vous ?

 

Mgr Marc Aillet : Sans doute est-ce l’islamisme qui était visé ici, en tant qu’il réclame l’application chez nous de la «  charia  », que l’islam revendique comme une loi divine, s’imposant aux musulmans dans la cité. Il faut dire que, dans l’islam, le politique et le religieux sont totalement imbriqués. Toutefois quand, sous le feu des critiques, il assume pleinement son propos, alors le ministre de l’Intérieur semble l’étendre à toutes les religions. Rompant avec la neutralité de l’État, il nous conduirait ainsi à passer d’un régime de séparation à un régime de subordination.

 

Ce propos est en ce sens inacceptable car il conduit tout bonnement à nier la liberté de conscience. En effet, si Dieu existe, ce que croient un nombre important de citoyens, toutes religions confondues, sa loi ne saurait être soumise à la République, au risque d’entraver la liberté de conscience, par ailleurs garantie par la Constitution et le discours officiel. Pour nous, catholiques, la loi de Dieu est inscrite dans la conscience de l’homme, elle ne se substitue pas à la loi humaine, mais elle en constitue la mesure ultime.

 

Considérer la loi de la République comme «  supérieure  » à la loi de Dieu : en quoi est-ce dangereux ?

 

La République est essentiellement un mode d’organisation du pouvoir politique, qui coïncide généralement aujourd’hui avec la démocratie. Mais ici, elle deviendrait une sorte d’hypostase, voire une véritable «  déesse  » qui pourrait imposer aux citoyens une idéologie totalisante de leur vie. Or, la République ne saurait en aucun cas embrasser le tout de la vie de l’homme, sans attenter gravement à ses libertés fondamentales.

 

La fin dernière de la société humaine est le bien commun, c’est-à-dire l’ensemble des conditions sociales, économiques, culturelles qui permettent précisément à chacun de rechercher sa fin ultime, laquelle transcende toute forme d’organisation sociale et dépasse nécessairement l’horizon de la société politique.

 

Cette attitude est révélatrice d’une culture marquée par une sorte d’humanisme immanentiste fermé à la transcendance, où l’État prétend régir toute la vie des citoyens, au risque de les enfermer définitivement dans les limites de la cité terrestre. Mais aussi d’une conception positiviste de la loi où l’appréciation du bien et du mal dépendrait du seul arbitraire du Prince ou d’une majorité démocratiquement élue. Le vénérable Pie XII dénonçait ce positivisme juridique comme une «  erreur qui est à la base de l’absolutisme d’État et qui équivaut à une déification de l’État lui-même  » (Discours au Tribunal de la Rote, 13 novembre 1949).

 

[Nous ne serions plus alors ni dans un régime de distinction des pouvoirs ni dans un régime de laïcité mais dans un césarisme moniste où le spirituel est soumis à l'état, mais on l'a vu aussi, où même la science elle-même est soumise et étroitement contrôlée par l'État. NdCR.

 

Lire :  Délit de blasphème médical sous contrôle inquisiteur du conseil de l’ordre des médecins ? 

Des scientifiques allemands tirent la sonnette d'alarme: le politiquement correct entrave la recherche]

 

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 03:00
Saint Pierre Damien, Évêque et docteur de l'Église († 1072)

Pierre Damien (en italien Pier Damiani) est né à Ravenne (Italie) en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s'engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l'adopta comme son enfant. C’est par reconnaissance pour ce frère qu’il se fera nommer Pierre Damien. 

Grâce à son frère, Damien, il put faire des études.

Assailli de violentes tentations d’orgueil et de sensualité, il ne voit pas d’autres moyens d’échapper aux dangers du monde que d’entrer chez les moines camaldules de l’abbaye Sainte-Croix de Fonte Avellana, aux confins de la Marche et de l’Ombrie, où il s'adonne à une vie extrêment austère (1035). Il est ensuite élu prieur de Fonte Avellana (Marches, Italie), en 1043, d'où il fonde d'autres monastères. Sa réputation s'amplifiant, il fut sollicité par plusieurs papes pour réformer l'Église et voyagea pendant six ans comme légat du pape. Le savant Pierre Damien ne manque pas d’avertir ses moines:

 

"Prenons garde à la science qui ne vire point en amour. Souvent, le désir de trop embrasser intellectuellement peut devenir dangereux pour la vie spirituelle."

 

Conseiller de Clément II (1046-1047), il lui écrit :

 

"Travaillez à relever la justice qu'on foule aux pieds avec mépris ; usez des rigueurs de la discipline ecclésiastiques pour que les méchants soient humiliés et que les humbles se reprennent à l'espérance." 

 

L’Église connaît une période difficile où bien des clercs, prêtres et moines, mènent une vie débauchée, en tous cas relâchée. Il devient célèbre pour la vigueur de ses sermons contre la simonie et le nicolaïsme. En 1051, il rédige le Livre de Gomorrhe, où il dénonce les vices du clergé (et en particulier les prêtres homosexuels pédérastes), dont il exige le renvoi de l’Église (réduction à l'état laïc de tout clerc, fut-il cardinal, si coupable de ces vices). Près d'être condamné par Léon IX (1048-1054) circonvenu par ses ennemis, Pierre Damien écrit au Pape :

 

"Je ne cherche la faveur d'aucun mortel ; je ne crains la colère de personne ; je n'invoque que le témoignage de ma propre conscience".

 

De nos jours, saint Pierre Damien a été entendu. Dans un communiqué du 16 février 2019, le pape François a annoncé avoir rendu à l'état laïc l'ex-cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, défroqué pour des motifs d'abus sexuels sur au moins un adolescent. Une sanction définitive sans appel. Deux évêques chiliens ont connu pareil sort en octobre 2018, pour agressions sexuelles sur mineurs, au moment où l’Église catholique du Chili est plongée dans un scandale sans précédent. (Sources 1, 2, 3, 4)

 

Saint Pierre Damien obtient finalement de la papauté (Léon IX aidé par Hildebrand, futur pape saint Grégoire VII) une réaction adaptée. Après avoir déserté la cour pontificale pendant la fin du pontificat de Léon IX et celui de Victor II (1055-1057), il est rappelé d'Ostie par Etienne IX (1057-1058) qui le promeut, malgré lui, cardinal-évêque ; il dénonce l'élection de Benoît X (1058-1059) entachée de simonie et, avec Hildebrand (futur saint Grégoire VII), après avoir contribué à l'élection de Nicolas II (1059-1061), il obtient le décret de 1059 qui réserve l'élection du pape aux seuls cardinaux.

 

Pierre Damien abandonna ses titres dès qu'il put pour retourner à Fonte Avellana. C'est sur le trajet du retour qu'il mourut, au monastère Sainte-Marie-des-Anges, à Faenza, la nuit entre le 22 et le 23 février 1072.

Grâce à ses nombreux écrits à caractère théologique, Pierre Damien fut proclamé Docteur de l’église le 1er octobre 1828 par le Pape Léon XII.

Son œuvre consiste en une imposante correspondance (158 lettres), et des sermons (75). Il est également l’auteur d’hagiographies et de traités, dont :

 

De divina omnipotentia, sur la puissance de Dieu (Lettre sur la toute-puissance divine, Paris: Cerf, 1972 (texte avec traduction) )

Une disputatio avec un Juif sur la Trinité et le Messie ;

Liber gratissimus, dédié à l’archevêque Henri de Ravenne, contre la simonie ;

De brevitate vitæ pontificum romanorum, sur la courte vie accordée aux papes.

 

Sa prédication forte par lettres, sa droiture morale, prépare la réforme grégorienne au XIe siècle et la merveilleuse efflorescence de l’Église du XIIIe siècle.

On le représente sous l'habit de moine camaldule ou en évêque.

NOM: Pierre vient du latin et signifie "pierre, roche".

Saint Pierre Damien, XVe siècle, Maître de Saint Pierre Damien, Ravenne, musée d'art de la ville, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 116-117.

Saint Pierre Damien, XVe siècle, Maître de Saint Pierre Damien, Ravenne, musée d'art de la ville, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 116-117.

Citations

 

"Que l’espérance te conduise vers la joie ! que la charité enflamme ton enthousiasme ! et que dans cette ivresse, ton âme oublie qu’elle souffre, pour s’épanouir en se dirigeant vers ce qu’elle contemple au-dedans d’elle-même." (Saint Pierre Damien, lettre à un malade)

 

"La tentation, ce n’est pas un mal. C’est une épreuve méritoire et la place où nous pouvons répondre de notre amour pour Dieu." (Saint Pierre Damien – Dominus vobiscum)

 

Fête le 21 février.

On invoque saint Pierre Damien pour les migraines, et tous les maux de tête en rapport avec des nombreuses études.

Saint Pierre Damien (à droite) avec Sainte Anne et Sainte Elisabeth

Saint Pierre Damien (à droite) avec Sainte Anne et Sainte Elisabeth

Sources : (1); (2) ; (3) ; (4) ; (5) ; (6) ; (7) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 116-117.

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 08:10

Le péché de ce siècle est la perte du sens du péché.

Pie XII, 1946 in Pascal IDE, Les 7 péchés capitaux ou ce mal qui nous tient tête, Mame, Paris 2015, p. 9

L’Église est en crise ; et il s’agit d’une crise sévère !

Un exode massif hors des églises ; un esprit du temps anti-chrétien, « anti-divin », qui telles des bourrasques souffle dans l’Église et balaie des feuilles fanées ; le catholique européen voit le développement de ce qu’on pourrait appeler un « christianisme crypto-apostat ». Autant de réalités qui auraient été impensable... même sous les dictatures du 20e siècle.

Chose nouvelle : désormais, ce ne sont plus seulement les chrétiens tièdes et peu intéressés à la foi de leur baptême qui quittent l’Église ; ce sont aussi ceux qui souhaitent protester contre des structures ecclésiales qui n’ont jamais produit quoi que ce soit et qui sont aujourd’hui en ruine. Ces structures tournent à vide sans inviter ceux qui en font partie à regarder ce qui se passe autour d’elles et sans se soucier de ce que devrait être l’Église de Jésus-Christ.

 

Source : Pro Liturgia, Actualité du samedi 20 février 2021 

 

L’Église est en crise ; et il s’agit d’une crise sévère !

Certains estiment même qu’il s’agit d’une crise menaçant son existence. Certes le Christ a promis qu’il serait avec son Église jusqu’à la fin des temps. Il a bien parlé de « son » Église et non d’un ensemble d’Églises particulières qui se donneraient des structures leur permettant de s’engager dans diverses actions sociales ou pastorales pour paraître méritantes et sympathiques aux yeux des hommes.

"Une Eglise sans esprit de foi et dans laquelle seul compte l’activisme ne peut que disparaitre. Les évêques feraient bien d’y regarder de plus près et considérer que de très nombreux mouvements et groupes nés dans le sillage du Concile, au moment où l’on proposait aux fidèles passablement désorientés des catéchèses et des liturgies vides de sens, n’ont cherché qu’à marquer l’Église d’un style et de pratiques qui ne lui auront été d’aucune utilité : au lieu de mener des réflexions sérieuses sur la base de connaissances théologiques solides, ces mouvements et ces groupes ne se sont complu que dans des échanges de bons sentiments au sein d’une convivialité de clubs.

Une majorité d’évêques a volontairement gardé le silence face aux erreurs du clergé et s’est résignée à accepter ce que les pasteurs diocésains en leur particulier auraient dû refuser : il fallait alors laisser les fidèles se fourvoyer dans les expériences catéchétiques et liturgiques de quelques prêtres qui « faisaient le buzz » autour de leur personne ; il fallait laisser certains groupes de fidèles imprimer leur style liturgique à des paroisses entières et refuser de voir que, précisément, ces styles-là tarissaient la pratique dominicale et éteignaient les vocations.

Pour des raisons « pastoralement correctes », ces situations ne seront jamais étudiées et, partant, jamais corrigées.

C’est pourtant la clarté qui mène à la vérité. Il faut se résoudre à l’admettre : mieux vaut une vérité désagréable à entendre qu’une dissimulation des réalités qui un jour ou l’autre se retourne contre ceux qui, comme le faisait remarquer le cardinal Sarah, continuent à chanter « Tout va très bien madame la marquise ». Mais voilà : aujourd’hui, au lieu de prendre les problèmes au sérieux et d’exiger une démarche raisonnée à leur sujet, les personnes qui posent les bonnes questions sont marginalisées, réduites au silence. Tel est le nouveau style de l’Église que veulent imposer certains : il y est déconseillé de parler avec les fidèles qui critiquent les idées novatrices en les considérant à juste titre stériles ; il ne faut pas hésiter à les accuser d’avoir des comportements « antéconciliaires » (« Quoi ? Vous voulez encore chanter en latin comme autrefois ? ») limite pathologiques (« Ce que vous proposez montre bien que vous vivez hors du temps ! »)

De la part des supérieurs hiérarchiques, aucun soutien ni avis à attendre : trop de susceptibilités sont en jeu ! On ne considère jamais la réalité des faits (chute des vocations sacerdotales, fermeture d’églises...), mais uniquement le ressenti et la sensibilité. Au lieu d’échanger des arguments probants sur la situation actuelle de l’Église, on avance de vagues idées dans lesquelles alternent, suivant les cas, les bons sentiments et la malveillance.

Veut-on vraiment d’une telle Église faite d’une mosaïque de communautés hétéroclites qui, comme la rose de Pierre de Ronsard, ne durent que du matin jusques au soir ? Malheureusement, cette Église « new look » est déjà bien établie dans une majorité de diocèses. Quant à la véritable Église, celle du Christ, celle qui a les promesses de pouvoir se maintenir jusqu’à la fin des temps, elle finit par perdre toute sa pertinence au milieu de ces déchirements et de ces éclatements.

Ne pourrait-on pas, pour une fois, se consacrer sérieusement à une véritable confrontation théologique qui permettrait de (re)préciser à quoi devrait ressembler une annonce de la foi non tronquée dans un monde totalement sécularisé ? Oui, il nous incombe de toute urgence de redécouvrir ce que veut nous dire l’Église une, sainte, catholique et apostolique au sein d’une société marquée par l’indifférence religieuse et le matérialisme. Au XXIème siècle, le catholicisme ne pourra avoir de sens et d’avenir que dans la vérité de l’enseignement intégral de la doctrine de la foi.

Malheureusement, il faut bien constater que depuis des années, dans nombre de paroisses et de groupes de réflexions, cet enseignement intégral a cédé la place à des bavardages fatigants donnant naissance à des projets pastoraux qui ne font que participer à l’effondrement de l’Église voulue par le Seigneur.

 

Source : Pro Liturgia, Actualité du vendredi 19 février 2021 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 07:55
Mgr Gracida: ''Benoît XVI a été criminellement contraint de démissionner''

Source : Abyssum.org | Chicoutimi - Le Forum catholique

 

Sur son site Internet, Mgr René Henry Gracida (évêque émérite de Corpus Christi, au Texas, âgé de 97 ans) a publié sa profession de foi dans laquelle il professe que ''Benoît XVI a été criminellement contraint de démissionner''. Voici un traduction de cette profession de foi surprenante:

 

Premièrement

 

''MOI, RENE HENRY GRACIDA, avec une foi ferme, je crois et professe tout ce qui est contenu dans le symbole de la foi (…)

 

Deuxièmement

 

Je crois que le Cardinal Joseph Ratzinger a été légitimement élu Pape par un conclave de cardinaux et a légitimement dirigé l'Église sous le nom de Pape Benoît XVI.

 

Troisièmement

 

Je crois que le Pape Benoît XVI a été criminellement contraint de démissionner de ses fonctions de pape et l'a fait au moyen d'une lettre qu'il a lue à une réunion de cardinaux, non réunie en conclave, et que la démission n'était pas valide.

 

Quatrièmement

 

Je crois que dans sa lettre de démission, le Pape Benoît XVI a démissionné du pouvoir de juridiction mais n'a pas démissionné du pouvoir de l'ordre (cf. L'ÉGLISE DE LA PAROLE INCARNÉE, VOLUME UN, pages 21-27, par le cardinal Charles Journet). Je crois que cet acte du Pape Benoît XVI (un «partage de la papauté» selon les mots de Mgr Georg Gänswein, son secrétaire) est une innovation dont la légitimité devra être déterminée dans l’histoire mais est une réalité avec laquelle nous devons vivent actuellement.

 

Cinquièmement

 

Je crois que l'élection de Jorge Mario Cardinal Bergoglio au Conclave de 2013 était peut-être soit illicite, soit invalide, ou les deux, en raison des dispositions de la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis promulguée par le Saint Pape Jean-Paul II. Cette Constitution apostolique interdisait le type de complot avoué par les cardinaux de la «mafia de Saint-Gall», un tel complot faisant l’objet d’une excommunication automatique. Il est impossible pour un cardinal excommunié d'être élu pape !!!

 

Lire : Une "mafia" dans l'Eglise pour faire démissionner Benoît XVI et élire François

 

Sixièmement

 

Je crois que jusqu'à ce que l'élection de Jorge Mario Cardinal Bergoglio à la Chaire de Pierre soit déclarée invalide par un conclave des cardinaux de l'Église, il exerce, de facto, le pouvoir de juridiction partagé avec lui par le Pape Benoît, aussi longtemps que le Pape Benoît est en vie.

 

Septièmement

 

Je crois qu'en cas de décès du Pape Benoît XVI, en supposant qu'il décède avant Jorge Mario Bergoglio, alias François, il devient impératif que le Doyen du Collège des Cardinaux convoque un Conclave du Collège des Cardinaux pour déterminer si oui ou non le «partage de la papauté» par le Pape Benoît XVI était valide, et si par conséquent l'élection du cardinal Bergoglio était valide, et s'il est déterminé que ce n'était pas le cas, déclarer le siège de Pierre vacant et fixer la date d'un nouveau conclave pour élire le prochain Pape.

 

Huitièmement

 

Je crois que dans l'intervalle de temps précédant le prochain conclave pour élire le prochain Pape, en ce qui concerne tous les actes de François qui contredisent ou s'opposent formellement ou accidentellement à la Révélation divine - c'est-à-dire tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, qu'elle soit écrite ou transmise dans la Tradition, que l'Église, soit par un jugement solennel, soit par le Magistère ordinaire et universel, affirme devoir être cru comme divinement révélé - tous les catholiques peuvent légitimement refuser de consentir à de tels actes.

 

Neuvièmement

 

Je crois que tout laïc catholique a une obligation morale, à l'instar des catholiques du quatrième siècle en ce qui concerne l'hérésie d'Arius, de donner une expression vocale ou écrite d'opposition à tout clergé qui enseigne ou prêche toute doctrine ou praxis qui contredit la Révélation divine, c'est-à-dire tout ce que contient la Parole de Dieu, qu'elle soit écrite ou transmise dans la Tradition, que l'Église, soit par un jugement solennel, soit par le Magistère ordinaire et universel, demande de croire comme divinement révélée.

 

Dixièmement

 

Je crois que la seule façon pour les catholiques de se préparer à tout ce que Notre-Seigneur Jésus-Christ prévoit comme moyen de résoudre la crise actuelle dans l'Église est de renforcer en eux-mêmes les vertus surnaturelles de foi, d'espérance et de charité par la prière, en particulier la prière liturgique et l’adoration de notre Seigneur eucharistique tout en approfondissant leur compréhension de ce qu’ils croient à travers l’étude des écrits des Docteurs de l’Église.

 

Onzièmement

 

Je crois que les normes pastorales émises par certains évêques appliquant l'enseignement contenu dans Amoris Laetitia sont au moins hétérodoxes sinon hérétiques et font beaucoup de mal aux fidèles.

 

Lire : François autorise les évêques argentins à distribuer la Communion aux divorcés "remariés"

 

Douzièmement

 

Je crois qu'en raison de sa nature divinement établie, la discipline des sacrements ne doit jamais contredire la Parole révélée de Dieu et la foi conséquente de l'Église dans l'indissolubilité absolue d'un mariage ratifié et consommé.

 

Treizièmement

 

Je crois que l'Encyclique Veritatis Splendor du Saint Pape Jean-Paul II est peut-être l'enseignement magistral le plus important de la part d’un pape au XXe siècle et qu’on ne peut dénier la vérité contenue dans cette Encyclique – à savoir qu'il existe une catégorie d'actes humains qui sont intrinsèquement mauvais et donc absolument interdits pour l'homme. Lorsqu'il s'agit de normes morales interdisant le mal intrinsèque, il n'y a aucun privilège ou exception pour quiconque.

 

Quatorzièmement

 

Je crois que, comme l'Église l'enseigne, les personnes qui souffrent d'une attirance démesurée pour les autres personnes du même sexe doivent être aimées et servies afin de les aider à rester chastes et à éviter les actes sexuels qui, comme nous le révèle les Saintes Écritures, sont mauvais.''

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 00:00

Née à Assise vers 1200, elle avait choisi de vivre très mondainement jusqu'à la visite qu'elle rendit un jour à sa tante Ste Claire dans son couvent de Saint Damien. Elle changea aussitôt sa vie, sans même revenir à Assise pour saluer ses parents. Elle vécut dès lors dans la plus complète austérité. Elle en tomba malade et Claire la délivra, d'un signe de croix, d'une toux persistante qui dura 13 mois.

 

Aimée mourut en 1252 d'hydropisie. Son corps fut transféré au couvent de Sainte-Claire d'Assise dans la chapelle Saint-Georges.

Bienheureuse Aimée, religieuse (1200-1252)

Sources : 1; 2; 3

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 00:00
Sainte Bernadette Soubirous, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 22.

Sainte Bernadette Soubirous, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 22.

C'est parce que j'étais la plus plus pauvre et la plus ignorante que la sainte Vierge m'a choisie.

Bernadette Soubirous, née à Lourdes le 7 janvier 1844 et décède à Nevers le 16 avril 1879. Elle fut témoin plusieurs jours des apparitions de la Vierge Marie en 1858 dans la Grotte de Massabielle à Lourdes. "Massabielle", en patois du pays, veut dire "vieux rochers".

À quatorze ans, le 18 février 1858, quand la Vierge lui apparaît la première fois, elle n’a pas encore pu fréquenter le catéchisme, parce que la pauvreté extrême l’a obligée à travailler depuis son plus jeune âge pour aider sa famille.
 Si elle préfère les pâturages sur les montagnes au  "Cachot" humide et malsain où les Soubirous, endettés, sont obligés de vivre, Bernadette ne tire de ce travail qu’un toit et de la nourriture. Dans les périodes où Bernadette ne s’occupe pas du troupeau de sa nourrice Marie Lagües, son père François doit l’envoyer sur les terres domaniales pour ramasser du bois qui sera ensuite vendu.
 

 

Une "dame" portant un chapelet et "une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied" lui apparaît pour la première fois alors qu'elle est occupée à ramasser du bois près de la grotte. 

 

La Vierge Marie lui parle de prière et de pénitence, et lui demande de faire construire une chapelle sur le lieu des apparitions. (1) Elle lui dit : "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre."

 

Mais quand la jeune fille raconte ce qui lui est arrivé, elle ne rencontre qu'incompréhension, moqueries, incrédulité.

 

"De retour à Lourdes, Bernadette dut parler à ses parents de la promesse qu'elle venait de faire à la Dame mystérieuse, et des quinze jours consécutifs pendant lesquels elle devait se rendre à la Grotte. De leur côté, Antoinette et Mme Millet racontèrent ce qui s'était passé, la merveilleuse transfiguration de l'enfant durant l'extase, les paroles de l'Apparition, l'invitation de revenir pendant la Quinzaine. Le bruit de ces étranges choses se propagea aussitôt de toutes parts, et, franchissant vite les couches populaires, jeta, soit dans un sens, soit dans un autre, la plus profonde agitation dans la société de ce pays.

 

Elle ne dira pas avoir vu la Vierge avant d'affirmer l'avoir entendue dire "Que sòi era Immaculada Concepcion", c'est-à-dire, "Je suis l'Immaculée Conception" (René Laurentin, Bernadette vous parle, Paris, Letheilleux, 2011, p. 134), le 25 mars 1858, jour de l'Annonciation.

 

Ce jeudi, 18 février 1858, était précisément jour de marché à Lourdes. Il y avait comme à l'ordinaire beaucoup de monde, de sorte que, le soir même, la nouvelle des visions, vraies ou fausses, de Bernadette, se répandit dans la montagne et dans les vallées, à Bagnères, à Tarbes, à Cauterets, à Saint-Pé, à Nay, dans toutes les directions du département et dans les villes du Béarn les plus rapprochées. Dès le lendemain, une centaine de personnes se trouvaient déjà à la Grotte au moment où Bernadette y arriva. Le lendemain, il y en avait quatre ou cinq cents. On en comptait plusieurs milliers le dimanche". (2) 

 

L'ouvrage d'Henri Lasserre (Les Apparitions de N.D. de Lourdes, 1870) a l'avantage d'avoir été le premier écrit non seulement par un témoin, mais par un miraculé (d'une grave ophtalmie par l'eau de la grotte le 10 octobre 1862). Cet ouvrage continue depuis de faire autorité en la matière. Il a été réédité de nombreuses fois. L'auteur distribua aux bonnes oeuvres les immenses bénéfices littéraires de ce best-seller du XIXe siècle.

 

Un jour, une source surgit au pied de la grotte et bientôt les miracles commencent : un aveugle qui vient s'y baigner les yeux recouvrent la vue, un bébé mourant revient à la vie. La nouvelle se propage très vite.

 

Bernadette niera avoir été témoin de guérisons ou y avoir contribué : "On m'a dit qu'il y avait eu des miracles, mais à ma connaissance, non", déclare-t-elle en septembre 1858. (René Laurentin, Bernadette vous parle, Paris, Letheilleux, 2011, p. 213.)

 

Ces apparitions valent à Bernadette l'opposition des autorités civiles (interrogatoires et menaces de prison) et ecclésiastiques ("C'est un carnaval d'apparitions", constate l'abbé Peyramale, curé de Lourdes.)

"Je ne crains que les mauvais catholiques."

(Sainte Bernadette au chevalier Gougenot des Mousseaux durant la guerre de 1870)


Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, à vingt-deux ans elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. 

"Quand on montre à Bernadette Soubirous la statue de la Vierge sculptée par un artistes, elle s'écrie : 'C'est bien beau, mais ce n'est pas elle... Oh non ! La différence est comme de la terre au ciel !'" (3)

Les soeurs de Nevers chez lesquelles Bernadette est entrée, lui réservent un accueil glacial : "À votre âge, vous devriez descendre quelquefois à la chapelle et méditer un peu ! ", lui dit sa supérieure, agacée par son ingénuité. Ce à quoi Bernadette réplique doucement : "Je ne sais pas méditer, moi !" Infirmière charitable et docile, Bernadette devenue soeur Marie-Bernard, a pour seuls petits défauts l'entêtement et la bouderie, qui s'effacent peu à peu. Elle meurt le 16 avril 1879 à 35 ans.

        

Son cercueil sera ouvert trois fois et son corps retrouvé intact. Lors des exhumations, son corps fut lavé et le contact avec les "détergents" aurait noirci la peau : le corps de la vénérable Bernadette est intact, le squelette complet, les muscles atrophiés mais bien conservés ; la peau parcheminée paraît seule avoir subi l'humidité du cercueil. Elle a pris une teinte grisâtre et est recouverte de quelques moisissures et d'une certaine quantité de cristaux de sels calcaires (…) (Dr Talon et Dr Comte, chargés de l'examen du corps après 1923), cités par Dominique Lormier dans Bernadette Soubirous, éd. CMD, 1999. Dans le même livre on apprend que quelques années plus tard, la peau de Bernadette a noirci. Le visage de Bernadette et ses mains ont donc été recouverts d'un très fin masque de cire pour la présentation publique.

 
Corps resté intact de Ste Bernadette, Châsse de verre et de bronze, Chapelle de Nevers Son corps, miraculeusement préservé de toute corruption, repose dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers.

Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 et canonisée le 8 décembre 1933.

Elle est représentée en bergère ou en religieuse.

Le pèlerinage de Lourdes est l'un des plus fréquentés de la chrétienté.

Sainte Bernadette Soubirous, vierge (1844-1879)

NOM : d'origine allemande, signifie "ours courageux".

Sainte Bernadette Soubirous, image pieuse populaire, XIXe siècle, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 230-231.

Sainte Bernadette Soubirous, image pieuse populaire, XIXe siècle, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 230-231.

Sources: (1) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 230 ; (2) Henri Lasserre, Les Apparitions de N.D. de Lourdes, 1870, rééd. Maisonneuve, Sainte-Ruffine 1968, p. 55-56) ; (3) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 22.

 

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 00:00
Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Tu es poussière, et à la poussière tu retourneras.

Genèse 3,19

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

               

Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : "Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l'Évangile" (Mc 1,15).

 

Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

          
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51(50), 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10).

         
Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).  

       
La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).    

       

Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :
      

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
         

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).  

      

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23) : »

Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.

Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Source : Catéchisme de l’Église catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 08:05

 

Au Philippines, l'Église s'apprête à fêter les 500 ans de l'arrivée du christianisme. Les catholiques sont invités à porter une croix autour du cou.

 

Le 31 mars, ce sera le 500e anniversaire de la première messe aux Philippines qui aurait été célébrée le 31 mars 1521 sur l’île de Limasawa. Le premier baptême local, lui, aurait été célébré le 14 avril de la même année dans l’actuel archidiocèse de Cebu. Cinq siècles après l’arrivée du Portugais Ferdinand Magellan qui aurait contribué à diffuser la religion chrétienne sur place, le christianisme a largement pris son essor dans l’archipel.

 

L’année 2021 est donc un grand cru pour l’Église catholique locale puisqu’elle marque les 500 ans de l’arrivée du christianisme dans le pays. À cette occasion, elle souhaite inviter les catholiques à porter une croix autour du cou en signe de leur appartenance au Christ. Le port de la croix n’est pas une revendication identitaire mais bien le signe d’un lien avec Jésus. Porter une croix, c’est se relier à Dieu et à sa foi.

 

Source

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 09:57
Séminaire diocésain de Bayonne : l'enseignement de la liturgie y est placé parmi les "disciplines nécessaires et majeures" et le chant grégorien est enseigné de façon régulière

Le séminaire diocésain de Bayonne est exemplaire à plus d’un titre : l’enseignement de la liturgie y est placé parmi les « disciplines nécessaires et majeures » (cf. Vatican II, Sacrosanctum Concilium, n. 16) et le chant grégorien est enseigné de façon régulière afin de pouvoir avoir la première place dans les actions sacrées (cf. Id. n.116). La théologie de Saint Thomas d’Aquin est également à l’honneur (cf. Vatican II, Optatam totius, note 36) dans ce séminaire diocésain réouvert à l’initiative de Mgr Marc Aillet.

Autre particularité qui a toute son importance : ce séminaire est enraciné dans l’identité du diocèse et dans la vie concrète de l’Église locale.

Il résulte de tout cela que le séminaire diocésain de Bayonne est l’un des rares séminaires diocésains à appliquer fidèlement les enseignements du concile Vatican II concernant la formation sacerdotale. Dans la plupart des autres séminaires, qu’ils soient diocésains ou interdiocésains, l’enseignement donné aux futurs prêtres demeure nettement insuffisant et souvent contraire aux directives de Vatican II.

 

G. Alswiller

Source : Pro Liturgia

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 00:00
Bienheureuse Béatrice, fondatrice du monastère d'Eymeux (Drôme) († 1303)

Dates de fête : 25 novembre, Fête Locale 13 février. [1]

Béatrix (ou Béatrice) naquit au village d'Ornacieux en Isère, dans le Dauphiné. Elle entra à la Chartreuse de Parménie puis fonda la chartreuse d'Eymeux (Drôme) d'où elle gagna le ciel le 25 novembre 1303. 

Son culte est confirmé en 1763 et elle est béatifiée par le Pape Pie IX le 15 avril 18692.  

 

Le principal texte la concernant a été écrit au XIIIe siècle, par Marguerite d'Oingt, en Francoprovençal, sous le titre original : Li Via seiti Biatrix, virgina de Ornaciu (La Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux, religieuse de Parménie).

 

Sa fête liturgique est fixée au 13 février par les chartreux et le 25 novembre dans le diocèse de Valence. [2] 

 

"Née au château d'Ornacieux, près de la Côte-Saint-André vers 1260, Béatrix entre à l'âge de 13 ans à la chartreuse de Parménie, non loin de Tullins. En 1300, elle fonde le monastère d'Eymeux où elle connaît le plus extrême dénuement. Elle y meurt un 25 novembre, sans doute en 1303. Une chapelle y perpétue son souvenir. La vie de Béatrix a été écrite par une moniale chartreuse contemporaine de la bienheureuse, Marguerite d'Oingt et elle atteste son ardent amour pour Jésus crucifié."

(Bienheureuse Béatrix d'Ornacieux - diocèse de Valence 25 novembre)

Dans le Valentinois, entre 1303 et 1309, la bienheureuse Béatrice d'Ornacieux, vierge, qui, saisie d'un grand amour de la croix, vécut et mourut dans la plus grande pauvreté dans la Chartreuse d'Eymeu qu'elle avait fait construire (25 novembre).

 

Martyrologe romain

SourcesNominis | Wikipedia 

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8 février 2021 1 08 /02 /février /2021 08:10
Source: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/haim-korsia-la-laicite-ne-peut-etre-utilisee-pour-fonder-une-societe-athee-20210205

Source: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/haim-korsia-la-laicite-ne-peut-etre-utilisee-pour-fonder-une-societe-athee-20210205

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 18:36
Le Cardinal Müller dénonce le Grand Reset

Le cardinal a averti que le but de cette nouvelle force de fusion - la collaboration entre les grandes entités capitalistes avec la Chine - est "le contrôle absolu de la pensée, de la parole et de l'action".

Fri Feb 5, 2021 - 3:37 pm EST

 

5 février 2021 ( LifeSiteNews ) - Le cardinal Gerhard Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a récemment fait des commentaires à Edward Pentin du National Catholic Register au sujet de la discussion actuelle sur la Grande Réinitialisation, telle que promue par le Forum économique mondial de Davos (WEF). Dans ce contexte, le cardinal a exprimé un avertissement sincère qu'il voit une fusion des organisations capitalistes occidentales avec la Chine, formant un nouveau "capital-socialisme unifié".

 

Le 29 janvier, le prélat allemand a déclaré à Pentin que deux parties - "le capitalisme profiteur, les géants des grandes technologies des pays occidentaux" et le «communisme de la République populaire de Chine" - sont aujourd'hui "en train de converger et de fusionner en un capital-socialisme unifié", produisant un "nouveau colonialisme". Avec ces commentaires, il semble impliquer que nous assistons ici à une fusion de grandes puissances financières avec des États communistes - en grande partie la Chine - qui vise à la direction du monde par des puissances mondiales capitalistes alors que les masses sont détenues dans des sociétés socialistes, contrôlées et réprimées par l’État. On peut se sentir rappelé ici la réponse récente des pays occidentaux à la crise corona qui a conduit à la suppression de nombreuses libertés au nom d’une crise sanitaire. LifeSite a tendu la main au cardinal Müller, lui demandant d’exposer davantage ces questions. Nous rendrons compte de ses commentaires si nous les recevons.

 

Le Great Reset (Grand Reset) est un programme publié par le Forum économique mondial (WEF) qui utilise la crise des coronavirus comme raison pour une refonte fondamentale de la façon dont nous, les humains, vivons ensemble sur cette terre. Le WEF affirme sur son site Web que "les changements que nous avons déjà constatés en réponse au COVID-19 prouvent qu'une réinitialisation de nos fondements économiques et sociaux est possible". À la lumière des crises économiques et environnementales prévues, le WEF propose que "nous devons construire des fondations entièrement nouvelles pour nos systèmes économiques et sociaux". Comment cette reconstruction de nos sociétés devrait se présenter aux yeux de ces acteurs financiers et économiques mondiaux (cliquez ici pour consulter la liste des participants à la réunion du WEF 2020 à Davos, en Suisse) peut être vue dans leur propre vidéo WEF appelé "Huit prédictions pour le monde en 2030".

Cette vidéo prédit que "vous ne posséderez rien et vous serez heureux. Tout ce que vous voulez, vous le louerez et il vous sera livré par drone. A côté de l'abolition de la propriété privée - un objectif typique des idéologies socialistes - le WEF voit aussi la fin des valeurs occidentales qui sont évidemment basées sur le christianisme: «Les valeurs occidentales auront été testées jusqu'au point de rupture.» Il faut se demander quel genre de valeurs remplacera ces «valeurs occidentales» et d'où elles viendront.

 

Dans ce contexte, les commentaires du cardinal Müller sont importants, car il appelle ce nouveau programme idéologique pour notre monde.

 

Alors qu'il accueille des personnes issues des domaines économique et politique pour se réunir et discuter de sujets importants, ce cardinal allemand se demande quelle "image d'humanité" le WEF a en fait. Dans le même temps, le cardinal a averti que le but de cette nouvelle force de fusion - la collaboration entre les grandes entités capitalistes avec la Chine - est "le contrôle absolu de la pensée, de la parole et de l'action".

 

Les commentaires du cardinal Müller soulignent l'importance du monde numérique aujourd'hui et comment il affecte la vie humaine. Il voit qu'un "homme homogénéisé" est en train de se créer, et qu'un tel homme "peut être contrôlé plus facilement".

 

"Le monde orwellien de l'homo digitalis a commencé", a-t-il expliqué. "Grâce à l'intégration, la conformité totale de la conscience des masses doit être obtenue via les médias." Le cardinal Müller a évoqué ici l'écrivain français du XIXe siècle Gustave Le Bon qui avait prédit une telle situation dans son livre Psychologie des foules.

 

Le cardinal Müller a également rejeté l'idée qu'une telle critique de la Grande Réinitialisation et de ses plans idéologiques ne sont que de simples "théories du complot" et a ajouté que les systèmes totalitaires "ont toujours dénigré toute critique comme conspiration et subversion". [En 1789, "le fantasme du 'complot aristocratique' émanait essentiellement des loges maçonniques et du club des Jacobins. La théorie du complot des aristocrates "envahit très vite l'espace du discours révolutionnaire. (...) Il suffit de considérer le flot ininterrompu des dénonciations qui sont adressées au Comité des recherches de l'Assemblée constituante (Pierre Caillet, Comité des recherches de l'Assemblée nationale 1789-1791, Inventaire analytique de la sous-série D XXIX bis, Paris, Archives nationales, 1993.) (...) Il convient de préciser que cette frénésie dénonciatrice témoigne autant de l'irruption de l'esprit révolutionnaire que de la persistance de cette mentalité traditionnelle déjà évoquée et accoutumée à incriminer des conspirateurs." (Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 64.). Ndlr.]

 

Il a évoqué dans ses commentaires les nombreux avertissements d'un régime totalitaire au XXe siècle et a expliqué qu'ils "peuvent difficilement être discrédités en tant que théories du complot, car de véritables développements politiques leur ont donné raison".

 

Nous avertissant de ne pas prendre les promesses de la Grande Réinitialisation et des programmes similaires de fondations très riches non comme des efforts innocents, le prélat allemand a déclaré que "la confiance aveugle dans l'attitude philanthropique des dirigeants des grandes fondations et des sociétés ouvertes n'est possible qu'avec un déni complètement naïf de la réalité.''

 

Le cardinal allemand et ancien évêque de Ratisbonne, en Allemagne, a souligné qu'il y avait eu des tentatives dans le passé pour recréer l'homme et inventer à nouveau le monde. Ces tentatives se sont toujours transformées en mouvements totalitaires. Chaque fois que l'homme a voulu "se recréer et se racheter", a-t-il dit à Pentin, un monstre a été créé à la place, citant comme exemple l'"horrible expérience humaine" de l'Union soviétique communiste qui a coïncidé avec la révolution industrielle.

 

"Cela aurait dû nous convaincre que l'utopie d'un paradis sur terre sous quelque forme que ce soit entraîne les plus grands crimes contre l'humanité (déni de la liberté des dissidents, destruction de main-d'œuvre, réduction de la population par avortement et euthanasie), a-t-il ajouté. La nature de l'homme, blessée par le péché, a besoin du pardon divin. Seule la grâce de Dieu peut nous racheter et nous donner 'la liberté et la gloire des enfants de Dieu'."

 

Nous rappelons ici à nos lecteurs que le président américain Joseph Biden est en alliance avec le programme de la Grande Réinitialisation et appelle même son nouvel agenda "Reconstruire mieux", un slogan également utilisé par le Forum économique mondial. Le Forum économique mondial s'est aligné en même temps sur la Chine et a invité son président Xi Jingping à présenter une conférence lors de la journée d'ouverture de sa réunion annuelle (virtuelle) en 2021. Le WEF lui-même a qualifié sa participation au forum d'"opportunité historique pour la collaboration."

 

En octobre 2020, le cardinal Müller avait déjà averti que l'élection de Biden à la présidence des États-Unis pourrait avoir de graves effets sur les États-Unis ainsi que sur les démocraties du monde, notamment à la lumière de la puissance croissante de la Chine.

 

S'adressant à Breitbart News, le cardinal allemand a déclaré: "Le résultat des élections américaines déterminera si les États-Unis restent la première puissance dans le monde - pour la liberté et la démocratie - ou si une dictature communiste assumera ce rôle pour la communauté mondiale." Parlant de la dictature chinoise et de sa puissance croissante dans le monde, le cardinal Müller a expliqué qu'"en Chine, la devise de l'Allemagne nazie se répète: vous n'êtes rien - l'État est tout. Et pourtant, la vérité est l'inverse: les gens sont tout et l'État n'existe que pour servir le bien commun."

 

Lire : Désobéissance civile. Rémi Brague : "Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. S’il la transgresse, on a le droit, et même le devoir ... de lui désobéir"

 

"Et parce que les États-Unis sont la première puissance du monde libre, ils doivent également mettre un terme à l'emprise impérialiste d'une superpuissance communiste qui cherche la domination du monde et permettre au peuple chinois et aux autres peuples opprimés d'entrer dans la communauté et la solidarité des peuples libres."

 

En parfaite adéquation avec la prédiction du WEF selon laquelle les "valeurs occidentales" arriveront bientôt à leur point de rupture, le cardinal Müller a exprimé en janvier 2021 sa préoccupation que le nouveau régime Biden mène désormais une campagne pour "déchristianiser la culture occidentale". S'adressant au site d'information catholique autrichien Kath.net, le prélat a expliqué que l'administration Biden, "avec sa puissance politique, médiatique et économique concentrée, est à l'avant-garde de la campagne la plus subtilement brutale des 100 dernières années pour déchristianiser la culture occidentale." Ses commentaires étaient liés au fait que le président Biden a déjà pris des mesures pour promouvoir l'avortement, ainsi que l'agenda LGBT.

 

Le Forum économique mondial lui-même promeut également l'agenda LGBT ainsi que l'agenda de l'avortement .

 

Le cardinal Müller s'oppose fermement à ces agendas anti-chrétiens et a déclaré à Kath.net que quiconque "en tant que chrétien se positionne contre le courant dominant de la propagande LGBT, l'avortement, la consommation de drogues légalisée, la dissolution de la sexualité masculine ou féminine, est connu pour être insulté comme étant 'd'extrême droite' ou même en tant que 'nazi', même si ce sont précisément les nationaux-socialistes avec leur idéologie biologiste et sociale darwiniste qui ont été la contradiction la plus ouverte à l'image chrétienne de l'homme.

 

Les chrétiens en politique doivent s'opposer à ces agendas, a-t-il dit, même s'ils ne peuvent pas suffisamment influencer les lois qui sont élaborées. "Mais ils ne doivent jamais participer, activement ou passivement, au mal", a-t-il ajouté. "À tout le moins, ils doivent protester contre cela et - dans la mesure où ils peuvent - y résister, même s'ils sont victimes de discrimination pour le faire."

 

 

Source: LifeSiteNews

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 18:21
Désobéissance civile. Rémi Brague : "Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. S'il (l'Etat ou César) la transgresse, on a le droit, et même le devoir ... de lui désobéir"

Le philosophe et théologien analyse la déclaration du ministre de l’Intérieur selon qui « la loi de la République est supérieure à la loi de Dieu ». Rémi Brague est membre de l’Institut, normalien, agrégé de philosophie et professeur émérite de philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne, Rémi Brague est notamment l’auteur d’Europe, la voie romaine (3e édition, Folio essais, 1999) et Le Règne de l’homme. Genèse et échec du projet moderne (Gallimard, 2015). Il s’entretient ci-dessous dans les colonnes du Figaro.

 

« Pour les chrétiens, Dieu parle par la conscience, inscrite dans la nature de l’homme, que Dieu a créé animal rationnel », explique Rémi Brague.

 

[…]

 

Si l’on suppose que deux lois sont face à face, l’une de la République, l’autre de Dieu, il est bien clair que la première ne fera pas le poids. Aucune loi humaine ne tient devant une loi divine. Votée par un Parlement régulièrement élu dans une démocratie civilisée ou imposée par le plus cruel des tyrans, peu importe.

 

Reste la question essentielle : quel genre de divinité entre en jeu et comment légifère-t-elle ? Pour les chrétiens, Dieu parle par la conscience, inscrite dans la nature de l’homme, que Dieu a créé animal rationnel. Rousseau appelait la conscience « instinct divin, immortelle et céleste voix ». Il faut prendre ces mots tout à fait au sérieux. Il me faut ici mettre en garde contre une façon galvaudée d’en appeler à sa « conscience ». Souvent, on la confond avec le caprice irréfléchi. Dire que seule sa conscience doit décider, c’est souvent une façon de dire : « Mêlez-vous de vos affaires ! Je fais ce que je veux ! » Quelle naïveté, d’ailleurs. La plupart du temps, est-ce bien moi qui veux ce que je crois vouloir ?

 

La conscience doit s’éduquer, un peu comme le goût. Le gourmet a appris à distinguer un grand cru d’un médiocre vin de table. L’alcoolique, lui, ne fera pas la différence, du moment que cela soûle. De même, la délicatesse de la conscience s’acquiert. Par l’exemple des parents, quand ils sont à la hauteur. Par la fréquentation des honnêtes gens. Par la grande littérature. Mais, en dernière analyse, c’est toujours moi qui déciderai de me former et d’acquérir une conscience exigeante ou, au contraire, de m’abandonner aux influences de mille facteurs : les souvenirs de pouponnière, la coutume, la pub, la mode, le politiquement correct, etc.

 

— Quand Antigone décide de braver les lois de Créon pour enterrer son frère, ne place-t-elle pas les droits de la conscience au-dessus de ceux des hommes ?

 

— Cela ne fait pas de mal de retourner aux sources de temps en temps, et, en l’occurrence, de relire Sophocle. Dans Antigone, l’héroïne vient d’enterrer son frère, considéré comme rebelle à la cité. Le chef, son oncle Créon, avait ordonné de punir le coupable en abandonnant son cadavre aux fauves et aux rapaces. Arrêtée, elle ne fait pas appel à sa conscience. La notion de « conscience » n’est pas clairement dégagée dans la pensée grecque. Le mot grec dont on s’est servi plus tard pour la désigner ne signifie pas la conscience morale, mais la conscience psychologique, celle dont il est question quand on dit « perdre conscience ».

 

Antigone oppose aux décrets de Créon non pas la conscience, mais des lois venant des dieux et « à chaque fois vivantes ». Ce qui montre leur divinité, c’est, ce qui est paradoxal pour nous, formés dans une religion de révélation, que « nul n’a jamais su d’où elles étaient apparues » (vers 456-457). Pour les Grecs, le divin est évident, aussi manifeste que l’Olympe, et sans origine. Ainsi, les rumeurs sont des déesses parce que personne ne les a mises en circulation. Ces lois divines, non écrites, priment sur toutes les décisions humaines.

 

[...]

 

— Dans l’Évangile, le Christ déclare qu’il faut rendre à César ce qui est à César. Faut-il en déduire l’obéissance des chrétiens aux lois en toutes circonstances ?

 

— Le passage des Évangiles où se trouve la formule (Matthieu 22, 21 et parallèles) est souvent mal compris. On s’imagine que César, le pouvoir politique, serait parfaitement indépendant de Dieu. Or, il en dépend comme tout le reste de la Création, ni plus ni moins. Il n’a pas de domaine réservé à l’intérieur duquel il pourrait n’en faire qu’à sa tête. Nul « sécularisme » là-dedans. Dieu est présent dans le domaine politique comme partout ailleurs.

 

Seulement, là aussi, il faut se demander de quelle façon Il s’invite chez César. Pour le christianisme, il est là d’abord dans la loi morale. Dans la Bible, Abraham craint que les Amalécites n’aient aucune « crainte de Dieu » (Genèse 20, 11) et ne le tuent pour lui prendre sa femme. La « crainte de Dieu » n’est autre ici que la common decency d’Orwell, ce qui « ne se fait pas ».

 

Il faut obéir aux lois tant qu’elles assurent la plus élémentaire justice, et donc l’ordre public et la paix civile. Saint Paul faisait prier pour l’empereur. C’était alors Néron, qui allait d’ailleurs le faire décapiter. Mais César est soumis à la loi morale. S’il la transgresse, on a le droit, et même le devoir, d’abord de le lui rappeler, ensuite de lui désobéir.

 

Source : Le Figaro | Pour une école libre

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 16:48

Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli. [...] Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.

Matthieu 25,35-40

La police britannique a arrêté un homme pour avoir distribué de la soupe gratuite dans un parc, affirmant qu'il avait violé les restrictions du COVID-19.

 

Nick Smith avait donné de la soupe gratuite aux habitants de son village pendant 17 semaines avant que la police du Sussex n'intervienne, affirmant qu'il avait violé les règles du COVID en encourageant les gens à se rassembler.

 

Cependant, Smith a cité des exemptions en vertu des règles sur le bénévolat, qui permettent à jusqu'à 15 personnes de se rassembler à l'intérieur ou à l'extérieur.

 

Smith a déclaré qu'il avait trouvé toute l'expérience "très choquante" et a insisté sur le fait qu'il essayait seulement d'aider les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale à la suite du confinement.

 

"Me présenter chaque semaine et avoir une fonction dans laquelle ils peuvent avoir confiance, c'est ce que je voulais faire. Ils viennent juste parce qu'ils ne voient personne, ne parlent à personne et deviennent fous", dit-il.

 

Smith a été menotté et a reçu une convocation du tribunal, mais a juré de continuer à soutenir sa communauté.

 

"Si ce n'est pas maintenant, quand les gens ont faim, les gens deviennent fous. Si ce n'est pas maintenant, quand ?", a-t-il demandé.

 

Une série de vidéos ont récemment été diffusées, montrant la police britannique appliquant les règles de verrouillage de manière de plus en plus draconienne, notamment un incident au cours duquel un homme a été interrogé et arrêté pour avoir refusé de donner son nom.

 

Un autre homme qui a insisté sur le fait qu’il n’avait baissé son masque que pour nettoyer ses lunettes, qui avaient été ternies, a également été sorti d’une tente par la police après que son masque facial ait glissé.

Source: Trikooba | SummitNews  

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6 février 2021 6 06 /02 /février /2021 10:50
"Depuis que l'on porte des masques, tous les masques sont tombés !" Le rabbin Dinovitz remballe Gog et Magog et vire full complotiste !

Le rabbin Dinovitz remballe Gog et Magog et vire full complotiste !

 

Des propos éveillés que nous partageons depuis toujours ici, depuis la création de ce blog : 

Selon les dires de Dinovitz : 

 

"Je pense que les gouvernants et les médias font tout pour nous jeter dans un flou inimaginable.

 

"Je vous signale qu'en ce moment en Israël on nous met en quarantaine pour au minimum quinze jours et ils commencent déjà à nous dire que cela sera peut-être plus que quinze jours.

 

"On vit quelque chose de catastrophique en Israël depuis le début du corona, l'effondrement de toute l'économie, des classes moyennes, etc., les gens n'ont plus de travail, beaucoup n'ont plus à manger, et tout le monde, les êtres humains véritables ressentent qu'il y a une conspiration derrière toutes ces horreurs inimaginables.

 

"Et malheureusement, il nous aura fallu des années et des années pour se rendre compte, à nous aussi, peuple juif en Israël, que le gouvernement en Israël était à la solde de tous les gouvernements mondiaux occidentaux et faisait partie d'un groupe de conspiration qui n'était pas différent ici (en Israël) de ce qu'il est ici en France, ou de qu'il est ailleurs. Malheureusement il nous aura fallu des décennies pour arriver à ouvrir les yeux. Et c'est toujours ce que je dis : depuis que l'on porte des masques, tous les masques sont tombés !

 

"Et donc, nous sommes des centaines de milliers à ne plus avoir confiance du tout, du tout, dans nos politiciens ici en Israël, parce qu'ils font partie du monde occidental et de la démocratie qui n'est qu'une vitrine pour arriver à dominer le monde entier ! Et le projet avance à une rapidité qu'on ne peut même pas imaginer."

 

(Fin de citation)

___________

 

Source video"Après les bonnets rouges, les gilets jaunes, les masqués , voici les chapeaux noirs !" Gloria.tv

 

L'éveil de tous est en train de se réaliser. Nous vivons un moment unique. Mais continuons de prier chaque jour notre chapelet.

 

Prions les Saintes Plaies du Seigneur, que Dieu vienne en aide à tous les peuples de la planète. Qu'Il anéantisse la Plandémie, et convertisse les personnes derrière le Grand reset et le nouvel ordre mondial.

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 20:12
L’Église catholique et la loi de 1905 : les contresens de Jean-Luc Mélenchon

Source: Aleteia

 

En voulant critiquer le projet de loi "Séparatisme", le président de La France insoumise défend la loi de 1905 en prétendant que l’Église adore aujourd’hui ce qu’elle a brûlé hier. Un contresens historique, décrypté par l’historien Martin Dumont.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, le fait qu’Éric de Moulins-Beaufort écrive que « la loi de 1905 est une loi de liberté » est d’autant plus important que « l’encyclique de 1906, Vehementer Nos, affirmait qu’il fallait désobéir (sic) à la loi de 1905 parce qu’elle retirait les crucifix des tribunaux, n’exemptait pas les prêtres du service militaire, etc. »

 

[...] Sur l’épiscopat français qui n’aurait pas considéré, en 1905, que la loi de Séparation était « une loi de liberté » (selon la formule d’Aristide Briand), notons [...] le fait que l’épiscopat n’était pas seul dans l’affaire, et que des laïcs catholiques, à la Chambre et ailleurs, ne la percevaient alors nullement comme telle, mais bien plutôt comme une violence contre l’Église.

 

Le joug de l’État

[C]ontrairement à ce que laisse penser Jean-Luc Mélenchon, qui s’est arrêté à la lecture de l’introduction de l’encyclique — l’exposé des faits, en quelque sorte, qui ont mené à la Séparation — Pie X condamne la Séparation parce qu’elle est une violation du droit international, rompant unilatéralement un traité (le Concordat de 1801) unissant le Saint-Siège et la France, et que le culte va être organisé sans négociations préalables avec Rome. Le Pape interdit donc d’accepter non la Séparation — qu’il déplore et condamne, mais contre laquelle il ne peut rien — mais les associations cultuelles, en cours d’élaboration, condamnation qu’il renouvellera par l’encyclique Gravissimo officii (août 1906) puis Une fois encore (janvier 1907).

 

[P]aradoxalement, si la Séparation est durement condamnée, la fin du Concordat est perçue aussi comme libératrice pour l’Église de France. Elle avait d’ailleurs été réclamée par les catholiques libéraux (mais pas seulement), considérant qu’elle libérerait l’Église du joug de l’État, toujours plus pesant.

 

[…] Considérer qu’en 2021 le président de la Conférence des évêques de France approuve la loi de 1905, telle qu’elle a été votée à l’époque, n’a aucun sens. Outre que le contexte actuel est radicalement différent de celui de 1905, Mgr Éric de Moulins-Beaufort ne fait qu’établir une observation : à ses yeux, aujourd’hui, telle qu’elle existe et est appliquée, « [p]our le dire synthétiquement, la loi de 1905 est une loi de liberté », et les changements projetés dans le cadre de la lutte contre le « séparatisme » risquent de la transformer en une « loi de contrôle, de police et de répression ». Il ne s’agit en rien de l’approbation de ce qui a eu lieu à l’époque, et cette réflexion n’est pas nouvelle, les évêques de France évoquant dès les années 1980 le « paradoxe de la Séparation » et se faisant, depuis les années 2000, les défenseurs de la loi de 1905, lors de différents projets de révision, préférant un cadre auquel ils se sont progressivement accommodés plutôt que l’inconnue.

 

Alors que la loi [de 1905] n’utilise pas le mot “laïcité”, on en est venu à la considérer comme l’expression d’un équilibre satisfaisant des relations entre l’État et les organisations religieuses ; elle a acquis par là une valeur symbolique certaine.

 

C’est ainsi qu’en 2005, l’assemblée plénière des évêques de France a publié une déclaration, en réponse à la lettre que le pape Jean Paul II avait envoyée au cardinal Ricard, pour le centenaire de la loi de 1905 : « [N]ous ne pensons pas qu’il faille changer la loi de 1905. Certes, il n’est pas dans notre intention de l’idéaliser. Mais, alors que la loi n’utilise pas le mot “laïcité”, on en est venu à la considérer comme l’expression d’un équilibre satisfaisant des relations entre l’État et les organisations religieuses ; elle a acquis par là une valeur symbolique certaine. » Cette position pouvait surprendre, mais les évêques apportaient dans le même temps cet éclairage : « Comment expliquer alors que l’Église catholique en France se satisfasse aujourd’hui d’une situation initiée par cette loi de 1905 ? Tout simplement parce que le siècle écoulé depuis la promulgation de la loi a vu se produire d’importants changements », à savoir la reprise des relations diplomatiques, un nouveau dialogue avec l’État, et une nouvelle compréhension des relations entre l’Église et l’État à la suite du concile Vatican II (constitution Gaudium et Spes et déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis Humanae).

 

Un progressif esprit d’apaisement

De fait, ce qu’il faut bien percevoir, c’est que depuis l’après-guerre 1914-1918, il a fallu un long travail, des deux côtés, pour arriver à un « vivre ensemble » qui tienne réellement. Le Conseil d’État a aussi joué un rôle dans cet assouplissement de la loi, en rendant le plus généralement des décisions dans un sens libéral. Ainsi, « ce qui aurait pu être une loi de combat a cédé devant un esprit d’apaisement » (déclaration de l’Assemblée plénière des évêques de France, 2005).

 

De plus, la participation des catholiques aux combats durant la guerre et la jurisprudence libérale du Conseil d’État permettent un rapprochement entre l’Église et l’État, rendu manifeste par la reprise des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège en 1921. L’accord sur les « associations diocésaines », en 1923-1924, règlent par ailleurs la situation des « cultuelles » en suspens depuis 1906. À cette occasion, Pie XI ne revient nullement sur la condamnation des lois dites de laïcité, mais il laisse entrevoir la possibilité d’une interprétation ouverte de la laïcité, qui devait désormais prévaloir : « [C]e que Pie X a condamné, Nous le condamnons de même ; et toutes les fois que par “laïcité” on entend un sentiment ou une intention contraires ou étrangers à Dieu et à la religion, Nous réprouvons entièrement cette “laïcité” et Nous déclarons ouvertement qu’elle doit être réprouvée » (encyclique Maximam gravissimamque, 1924).

 

La condamnation de l’acte de la Séparation demeurait donc lors de ces accords, tout en permettant le réchauffement des relations entre l’Église et l’État. La lettre du pape Jean Paul II au cardinal Ricard en 2005 le soulignera, mais citons de nouveau la lettre de Mgr de Moulins-Beaufort à François de Rugy : « L’Église catholique et l’État républicain ont appris à vivre dans la situation nouvelle ainsi créée d’une manière qui permet aux catholiques de vivre leur foi pleinement et d’apporter sans réserve leur contribution au bien commun national et à la République d’affirmer et d’exercer sa neutralité laïque tout en bénéficiant pleinement de cet apport. »

 

Des principes toujours discutés

Ainsi, sans que le mot soit prononcé, la loi de 1905 peut devenir progressivement « loi de liberté », même si des évolutions continueront à se faire (statut des congrégations, question de l’enseignement…) au long du XXe siècle, et qu’un changement de ton sur la laïcité s’opère après la déclaration des évêques de France de novembre 1945. Il est cependant important de souligner, notamment avec Philippe Portier, que si le cadre (le régime de laïcité) est progressivement accepté, le contenu (principes philosophiques) est toujours discuté. La déclaration de l’assemblée plénière des évêques de France de 2005 le met nettement en évidence.

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5 février 2021 5 05 /02 /février /2021 09:36
Le Christ dans la Maison de Marthe and Marie, Vermeer, 1655

Le Christ dans la Maison de Marthe and Marie, Vermeer, 1655

Source: Aleteia

 

En décrétant le 2 février 2021 l’inscription au calendrier romain de la mémoire des saintes Marthe, Marie et saint Lazare le 29 juillet, le Vatican a mis fin aux doutes et aux polémiques concernant l’identité de Marie-Madeleine. En effet, celle qui fut le premier témoin de la Résurrection du Christ est bien la sœur de Marthe et de Lazare.

Le pape François a tranché. Sa décision est à la fois liturgique et théologique. Par le décret de le Congrégation du culte divin publié le 2 février le Souverain pontife a ordonné d’inscrire au calendrier romain la mémoire des saintes Marthe, Marie et saint Lazare, tous les trois ensemble, le 29 juillet. Comme l’explique le décret, cette décision vient du fait que « l’incertitude de la tradition de l’Église latine quant à l’identité de Marie – la Marie-Madeleine à qui le Christ est apparu après sa Résurrection, la sœur de Marthe, la pécheresse dont le Seigneur a pardonné les péchés – a été résolue dans des études et des temps récents comme l’atteste le Martyrologe romain actuel, qui commémore également Marie et Lazare ce même jour ». Une raison de plus a été également donnée : dans certains calendriers particuliers, les trois membres de cette fratrie sont célébrés ensemble ce jour-là.

 

[…] Il faut d’ailleurs relever que les deux grandes traditions, orientale et occidentale, entrent ici en opposition. La tradition orientale a toujours maintenu la distinction des trois, mais la tradition occidentale, à partir de Grégoire le Grand (VIème siècle,) a reconnu officiellement une seule femme dans ces trois figures : Marie-Madeleine. Les choses changent depuis Vatican II : le nouveau Martyrologe romain institue une fête de Marie de Béthanie distincte de celle de Marie Madeleine. Ces dernières années de nombreux exégètes qui ont relu les Évangiles en permettant de mieux voir la place des différents personnages qui composent la figure de Marie-Madeleine et de redécouvrir son rôle d’apôtre.

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 10:57

L'Institut Jean-Paul II de Rome, récemment vidé et remodelé par le pape François, a défendu dans une récente publication Facebook le soutien du président américain Joe Biden à l'avortement légal.

 

L'Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille a récemment republié sur sa page Facebook un article du 20 janvier du Huffington Post (édition italienne) qui mettait en évidence ce que l'écrivaine Maria Antonietta Calabrò appelait "l'Évangile social" de Biden qui, selon elle, a donné un souffle de l'air frais à l'enseignement social catholique.

 

Lorsque la page Facebook de l'Institut Jean-Paul II a commencé à recevoir d'importantes critiques pour avoir publié un article faisant essentiellement l'éloge du politicien pro-avortement, l'Institut a répondu en disant que "défendre le droit à l'avortement ne signifie pas défendre l'avortement".

Source: https://www.lifesitenews.com/news/pope-francis-remade-john-paul-ii-institute-defends-bidens-abortion-record-in-facebook-post

Source: https://www.lifesitenews.com/news/pope-francis-remade-john-paul-ii-institute-defends-bidens-abortion-record-in-facebook-post

"Surtout", a ajouté l'Institut, si nous devons attribuer des licences de catholicité en fonction des positions politiques, très peu de politiciens pourraient se décrire comme catholiques.

 

La déclaration de l'Institut est en contradiction avec l'enseignement catholique sur l'avortement qui affirme que, selon le Catéchisme de l'Église catholique, l'avortement est un "mal moral" qui est "gravement contraire à la loi morale". Le Catéchisme ajoute que cet enseignement "n'a pas changé et reste immuable".

 

Saint Jean-Paul II a enseigné dans son encyclique historique Evangelium Vitae (L'Évangile de la vie) de 1995 que les catholiques ne peuvent en aucun cas défendre le droit à l'avortement.

 

[...]

 

L'Institut Jean-Paul II a finalement supprimé la publication Facebook.

 

Source: LifeSiteNews

Note du blog Christ-Roi. L'explication donnée par l'Institut Jean-Paul II n'est pas cohérente car elle revient par exemple à dire : "défendre le droit au meurtre ne signifie pas défendre le meurtre." On retrouve la même fausse argumentation dans le fait de dire que "l’utilisation licite de ces vaccins n’implique pas et ne doit pas impliquer de quelque manière que ce soit l’approbation morale de l’utilisation de lignées cellulaires provenant de fœtus avortés" (Paragraphe 4 de la "Note sur la moralité de l’utilisation de certains vaccins anti-Covid-19") Ces incohérences conduisent à des incompréhensions. "Que votre oui soit un oui, votre non un non." (Mt 5,37)

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31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 17:48

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le christianisme a été impitoyablement réprimé par les dirigeants communistes chinois, mais il fait maintenant un retour extraordinaire.

 

Lorsque le Parti communiste chinois a pris le pouvoir en 1949 on pensait qu'il y avait un million de chrétien dans le pays. Aujourd'hui il y a cent millions de chrétiens en Chine. En fait il y a plus de chrétiens que de membres du parti communiste (92 millions).

 

Selon certaines estimations il pourrait y avoir 400 millions de chrétiens en Chine dans trente ans. Ce qui en ferait la plus grande nation chrétienne du monde.

 

 

À Shenzhen il y a environ 500 personnes qui se font baptiser chaque dimanche. Il y a une proportion croissante de ces personnes dans les églises actuelles. De plus en plus de jeunes hommes croyants, de professionnels et des célébrités qui fréquentent les églises, surtout dans les grandes villes.

 

La ville de Wenzhou est connue comme la "Jérusalem de la Chine" car un grand nombre des ses habitants croient au Christ.

 

Dans cette église, les gens se réveillent à quatre heures trente pour se réunir pendant deux heures et prier afin de rendre un culte. Ce qu'ils font tous les jours.

 

Rien qu'à Shangaï il y a plus de 3000 églises de maison.

 

Cathédrale Saint-Ignace de Shanghai

 

En 2014, Xia Baolong, le chef du Parti communiste du Zhejiang, une province côtière, a supervisé une campagne visant à retirer plus de 1 500 croix des lieux de culte de la province. Les bibles ont été confisquées; les pasteurs étaient enfermés.

 

Le christianisme protestant serait la religion qui connaît la croissance la plus rapide, avec au moins 38 millions d'adhérents aujourd'hui. La Chine compte également 12 à 14 millions de catholiques. Un nombre inconnu de membres du parti communiste vont à l'église ainsi qu'aux réunions des comités locaux.

 

La plupart des églises souterraines en Chine sont dirigées par des jeunes, tous venus du système communiste et ils ne veulent rien avoir à faire que ça. Ils veulent seulement répandre l'amour de Jésus à tous ceux qu'ils rencontrent.

 

Même si la campagne actuelle et celle de Wenzhou étaient étendue à une répression nationale du christianisme, il est peu probable que cette répression arrête la progression du christianisme dans ce qui sera bientôt la plus grande nation chrétienne du monde. En fait, elle pourrait même contribuer à cette croissance en alimentant un sentiment de martyre et de persécution parmi les fidèles.

 

Historiquement, le christianisme en Chine se développa réellement à partir des premières missions jésuites au XVIe siècle et fut autorisée jusqu'à l’avènement en 1949 de la République populaire de Chine qui interdit toute ingérence étrangère dans le fonctionnement des groupes religieux

Source: https://www.economist.com/graphic-detail/2020/09/15/protestant-christianity-is-booming-in-china

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 13:11
Le président mexicain utilise la Vierge de Guadalupe à des fins politiques

29 janv. 2021

National Catholic Reporter

par David Agren

 

MEXICO - Le 12 décembre, jour de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, le président mexicain Andrés Manuel López Obrador a tweeté des photos de la basilique homonyme de la patronne nationale - un site qui regorge normalement de millions de pèlerins, mais qui a été fermé par l'église et les responsables municipaux.

 

L'archidiocèse de Mexico a exhorté les pèlerins à rester à l'écart et à célébrer "virtuellement" ou dans leur paroisse locale. Le gouvernement, quant à lui, a déployé la Garde nationale (une force de police militarisée) pour s'assurer que les retardataires qui arrivaient ne se présentaient pas aux portes.

 

Pourtant, le président a saisi la scène vide comme une occasion de féliciter la population - comme il l'a fait tout au long de la pandémie - en tweetant (en espagnol): "Il n'y a pas de meilleure démonstration de la responsabilité du peuple mexicain dans la pandémie que cette image de la basilique sur le journée consacrée à Notre-Dame de Guadalupe."

Le président a alors déclaré à propos de Guadalupe: "Parmi tous les symboles, les Mexicains placent en premier lieu la vénération de la Vierge et en second lieu le respect de [Benito] Juárez", l'ancien président vénéré et promoteur de l'État laïc du Mexique.

 

Le tweet a provoqué une clameur - comme la plupart des déclarations présidentielles au Mexique - pour ses contrastes et ses contradictions. Et l'éloge - d'un homme qui refuse de porter un masque et qui a annoncé qu'il avait été testé positif au COVID-19 le 24 janvier après avoir pris un vol commercial - s'est heurté à des scènes de rues et de centres commerciaux bondés.

 

Le président, communément appelé "AMLO", a également combiné deux symboles puissants, mais improbables.

 

Les politiciens mexicains évitaient de faire référence à Guadalupe, dont la basilique est l'un des sanctuaires mariaux les plus visités au monde. Ils rendaient également hommage au culte de Juárez, un ancien séminariste qui est passé de la pauvreté d'un village indigène du Oaxaca du XIXe siècle à la présidence et a rédigé les lois de réforme qui ont dépouillé l'église de ses biens et de ses privilèges.

 

Mais le tweet montrait une fois de plus les tentatives continues d'AMLO de s'associer à la popularité généralisée de la patronne, à son image incorruptible et à son importance en tant que protectrice pour une population souvent laissée à elle-même en temps de crise par ses agents publics - y compris le président lui-même.

 

Ces dernières années, les politiciens ont tenté d'exploiter la popularité de Guadalupe - les responsables locaux parrainant des pèlerinages et les présidents se félicitant de la place démesurée de la patronne dans la vie religieuse et l'identité culturelle et nationale du Mexique.

 

Aucun, cependant, n'a lié son identité politique à Guadalupe comme AMLO. Il a baptisé son parti politique "MORENA" - un acronyme pour Mouvement de la Régénération nationale qui épelle le mot espagnol pour une femme à la peau sombre.

 

"La Virgen Morena" est également un nom populaire pour la Guadalupe. AMLO a couplé cela à un discours de valeurs quasi-religieuses, une tendance à voir le monde en termes de "bien ou mal" et des promesses de "remoraliser" la vie publique.

 

"Depuis Juárez, personne n'a combiné un discours civil et un discours religieux comme discours public à la présidence", a déclaré Ilán Semo, historien à l'Université ibéro-américaine dirigée par les jésuites à Mexico.

 

"Cela ne s'est pas produit depuis l'époque de Nueva España", lorsque le Mexique était encore une colonie espagnole, a poursuivi Semo. Et avec le prosélytisme fréquent du président et son adhésion à la Guadeloupe : "C'est comme si [le président] était simultanément ce genre d'emblème religieux et politique."

 

Le traitement de Guadalupe par le tweet du 12 décembre était un AMLO vintage: une volonté d'aller à contre-courant de la coutume politique précédente, combinant coutumes religieuses et civiques dans un pays où la laïcité était autrefois une éthique politique.

 

Le tweet du 12 décembre traite de la Guadalupe comme un classique AMLO : une volonté d'aller à l'encontre de la coutume politique précédente, combinant les coutumes religieuses et civiques dans un pays où la laïcité était autrefois une éthique politique.

 

Même si les figures de la Guadalupe et de Juárez se heurtent apparemment, López Obrador a habilement exploité une multitude d'images de l'histoire du Mexique - dont beaucoup sont contradictoires les unes avec les autres - dans le but de légitimer un gouvernement qu'il promeut comme transformationnel.

 

"López Obrador n'incarne ou n'utilise pas seulement Notre-Dame de Guadalupe", a déclaré Fernando Dworak, chroniqueur et analyste politique à Mexico. "Il parle avec cette notion du "peuple", et l'amalgame de symboles et d'un discours de morale qui lui donne une crédibilité morale pour ses disciples."

 

Plutôt que d'assister simplement à des cérémonies publiques à l'occasion des anniversaires de la naissance et de la mort des héros publics, comme l'ont fait consciencieusement ses prédécesseurs, AMLO tente "d'incarner" ces personnages - souvent avec succès, selon Dworak.

 

Dworak souligne la solide cote d'approbation d'AMLO, d'environ 60%, et sa capacité à construire une base inébranlable à travers des années de diffusion d'un discours moral, de vie austère et d'adversaires ineptes incapables de contrer ses messages - même si la compréhension d'AMLO sur les faits est faible et qu'une réponse courante à des informations défavorables est de dire : "J'ai d'autres données."

 

Les opposants ont également adopté des images religieuses, comme le mouvement de droite FRENAA, qui a défilé avec des banderoles de la Guadalupe, mais aussi des images comme Notre-Dame de Fatima (qui est populaire à droite) et des cris de "¡Viva Cristo Rey !" de la rébellion des Cristeros des années 20.

 

Mais contrairement aux opposants à AMLO et même aux autres chefs religieux, Dworak a déclaré que "le président est la personne qui contrôle le discours moral".
 

"Il sait comment se servir des symboles", a déclaré Dworak. "López Obrador est une personne qui a baigné son gouvernement de symboles."

 

Le logo de l'administration d'AMLO met en évidence cinq personnalités du passé du Mexique.

 

Il n'utilise pas d'images de la Guadalupe. Mais nommer son parti MORENA et enregistrer sa candidature à la présidentielle le jour de sa fête en 2017 a laissé peu de doutes sur ses tentatives de tirer parti de son appel. Beaucoup de MORENA n'ont pas repoussé le conservatisme et le discours religieux du président, même s'ils s'identifient comme étant de gauche.

 

"Les gens de gauche avec AMLO ont été les plus critiques lorsque [l'ancien président Vicente] Fox a utilisé la bannière de la Guadalupe à des fins politiques", a déclaré Bárbara González, analyste politique à Monterrey.

 

AMLO n'est pas le premier politicien à attirer la patronne dans la politique. Les promoteurs de l'indépendance et de la révolution mexicaine ont défilé avec des images de la Guadalupe, qui, selon les catholiques, est apparue à Saint-Juan Diego à la Colline de Tepeyac en 1531 dans ce qui est maintenant le nord de Mexico.

 

Fox a scandalisé les classes bavardes et la vieille élite politique en visitant la basilique et en priant la Guadalupe le matin de son inauguration. Son successeur, le président Felipe Calderón, a proclamé : "Nous sommes tous des guadalupanos, indépendants de la foi, des croyances, et des non-croyances". Des politiciens de tous les côtés de l'allée ont assisté à des célébrations à la basilique lors de visites papales au Mexique - certains embrassant même l'anneau papal.

 

L'adoption publique de la Guadalupe par la classe politique a coïncidé avec un dégel des relations entre l'Église et l'État. Le Mexique et le Vatican ont établi des relations en 1992 après des décennies d'éloignement et de lois anticléricales si strictes que les prêtres et les religieux ne pouvaient pas porter leurs habits en public.

 

Le Parti d'action nationale (PAN), favorable aux catholiques, a remporté des gouvernements consécutifs sous Fox et Calderón, mais ses tentatives d'utiliser la religion ont été éphémères.

 

"Le principal problème avec la langue religieuse est que vous devez vous y tenir", a déclaré Rodolfo Soriano-Núñez, un sociologue qui étudie le catholicisme mexicain. De plus , dit-il, "vous devez jouer le rôle".

 

AMLO a joué le rôle, se positionnant comme austère, incorruptible et anti-établissement dans un système inondé de scandales et de fortunes inexplicables. "On ne peut pas avoir un gouvernement riche avec une population pauvre", ironise-t-il souvent.

 

Le président prêche souvent dans ses conférences de presse quotidiennes, qui peuvent durer plus de trois heures. Il s'inspire des Béatitudes et d'autres passages des Écritures et parfois du Pape François - bien qu'AMLO ait tendance à négliger de vastes pans de la vision de François, tels que les appels persistants du pape à une meilleure protection de l'environnement.

 

Ses valeurs penchent sur les conservateurs et il s'identifie comme "chrétien" plutôt que catholique ou protestant - bien qu'il s'adresse habilement aux deux groupes.

 

"C'est une utilisation très conservatrice de la religion. Ce n'est pas la théologie de la libération", a déclaré Semo, l'historien. "Nous ne parlons pas de la gauche catholique de la gauche protestante, c'est-à-dire que les gens, les pauvres, sont émancipés par eux-mêmes. Il opte pour un discours plus conservateur du type 'je vais les sauver'."

 

AMLO a promis de publier une constitution morale et a réimprimé un livret de valeurs et de citoyenneté des années 1940 connu sous le nom de "La Cartilla Moral". Les églises évangéliques ont promis de distribuer ce livret; la conférence des évêques mexicains, quant à elle, a émis des réserves.

 

Les Mexicains "n'aiment généralement pas que les prêtres et les pasteurs parlent de politique", a déclaré Semo. Mais AMLO a montré que le contraire semble être acceptable, a-t-il déclaré.

 

De leur côté, les responsables de l'Eglise semblent optimistes quant à l'utilisation par AMLO de la Guadalupe et de son discours religieux.

 

"[AMLO] mentionne ce genre de choses, selon les circonstances", a déclaré le père Hugo Valdemar, ancien porte-parole de l'archidiocèse de Mexico. "Il ne le fait pas juste pour le plaisir de le faire, et il n'essaie pas d'usurper le rôle de l'Eglise."

 

[David Agren est journaliste indépendant à Mexico.]

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 17:20
Saviez-vous que Martin Luther King appréciait la prière du rosaire ?

Dans une lettre écrite en 1964 à une amie, Martin Luther King témoigne de l'importance de la prière du rosaire comme moyen de faire changer les cœurs.

C’est avec l’aimable autorisation du père Joseph Mary Wolfe, franciscain missionnaire de la Parole éternelle, que Aleteia publie cette lettre, écrite le 23 septembre 1964 par Martin Luther King (1928-1968) alors président de Southern Christian Leadership Conference (SCLC), organisation américaine majeure du mouvement des droits civiques. Ce document historique révèle l’esprit et le cœur de ce pasteur baptiste américain qui, inspiré par l’exemple de Gandhi, a utilisé la non-violence comme stratégie de défense des droits civils des Noirs américains.

 

Suite Aleteia

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