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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 11:36

Après avoir dit de Jésus qu'il s'était "fait diable, serpent, pour nous" [1], une nouvelle curieuse déclaration du pape François est survenue lundi dans une homélie à Sainte-Marthe, où François a cette fois déclaré que "Jésus est pécheur" : 

«David est saint, Jésus, avec la sainteté de Dieu, est saint», a dit le Pape, en ajoutant «David est pécheur, Jésus est pécheur, mais avec nos propres péchés. Mais tous les deux sont humiliés.»[2]

"Jésus est pécheur". Vraiment ? Dieu n'a-t-il pas plutôt voulu que son Fils soit "semblable aux hommes en toute chose à l'exception du péché ?" C'est ce que nous lisons en effet dans la liturgie de ce cinquième dimanche du temps ordinaire (4 février 2018), à la préface VII du temps ordinaire :

"Vraiment, il est juste de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant. Ton amour pour le monde est si grand que tu nous a renvoyé un Sauveur; tu l'as voulu semblable aux hommes en toute chose à l'exception du péché, afin d'aimer en nous ce que tu aimais en lui : nous avions rompu ton alliance, nous la retrouvons dans l'obéissance de ton Fils. Voilà pourquoi, Seigneur, avec les anges et tous les saints, nous proclamons ta gloire en (disant) chantant : Saint!..." [3]

Homélie du pape François à Sainte-Marthe "Jésus est pécheur", lundi 29 janvier 2018

Homélie du pape François à Sainte-Marthe "Jésus est pécheur", lundi 29 janvier 2018

Or, ce propos du pape François "Jésus est pécheur" entre en contradiction avec ce que François a lui-même enseigné dans la lettre apostolique "Misericordia et misera", paragraphe 5, du 20 novembre 2016, donnée en la Solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers, où il écrit : "Tu l’as voulu semblable aux hommes en toute chose à l’exception du péché, afin d’aimer en nous ce que tu aimais en lui". [4]

Que se passe-t-il donc à Rome ? Les enseignements de François deviennent de plus en plus compliqués.

Sources

 

[1] www.news.va/fr/news/messe-a-sainte-marthe-sous-le-signe-de-la-croix via http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/quand-jesus-sest-fait-diable.html

[2] http://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2018-01/homelie-a-sainte-marthe--il-ny-a-pas-de-vraie-humilite-sans-humi.html

[3] Missel du Dimanche 2018, Nouvelle Traduction liturgique, Année B, Bayard Éditions, Lonrai 2017, p. 24

[4] https://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_letters/documents/papa-francesco-lettera-ap_20161120_misericordia-et-misera.html

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 04:32
Une pétition mondiale aux évêques: nous demandons des agenouilloirs pour les fidèles qui veulent recevoir la communion à genoux

Aujourd'hui, nous voulons relancer une initiative qui nous semble à la fois légitime et souhaitable, à un moment où le sens du sacré est continuellement érodé, également au sein de l'Église, par d'autres préoccupations et priorités, souvent liées aux modes passagères. Nous reproduisons ici une lettre que l'ex-préfet de la Congrégation pour le Culte divin, le cardinal Canizares, aujourd'hui archevêque de Valence, a envoyée à ses prêtres en janvier, et que l'on peut trouver à Nuova Bussola Quotidiana. Entre autres choses, se référant à une lettre pastorale d'il y a quelque temps, l'archevêque a écrit :

 

"Dans cette même lettre je me suis rappelé comment échanger le signe de la paix et comment recevoir la communion. Je vous avoue qu'il y a des moments où je suis en colère de voir comment certaines personnes s'avancent, sans aucun souvenir ni dévotion, sans aucun geste d'adoration, comme si elles prenaient un biscuit ou quelque chose de semblable. J'insiste sur ce que j'ai dit dans cette lettre sur l'Eucharistie: on peut recevoir la communion directement dans la bouche, ou avec la main pour ensuite placer le Corps du Christ dans la bouche. Mais je dois ajouter que la forme la plus conforme au mystère du Corps du Christ que l'on reçoit est de le recevoir agenouillé et dans la bouche. En disant cela, je ne remets pas l'horloge en marche; Je dis simplement ce qui est en accord avec [la nature de] la communion."

 

Et précisément ces jours-ci, une demande a été faite, à tous les évêques catholiques, à laquelle n'importe qui peut montrer son soutien en la signant. C'est le texte.

 

Lettre adressée aux évêques de l'Église catholique

 

Nous demandons des agenouilloirs pour les fidèles qui souhaitent recevoir l'Eucharistie à genoux; une pétition promue par le "Comité uni au Jésus eucharistique à travers les très saintes mains de Marie".

Nous demandons prie-dieu pour les fidèles qui désirent recevoir Jésus eucharistie à genoux; une pétition promu par le “Comité d'Organisation de la célébration Eucharistique, Jésus, par la très Sainte Mains de Marie.”

 

Sur la réception de la communion dans la main

 

Afin de comprendre l'importance de la manière dont la Sainte Communion est reçue, il est nécessaire de commencer par une brève réflexion sur la signification de la Messe, au cours de laquelle le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ. Le document Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II affirme deux choses centrales: la Messe en tant que sacrifice et la Présence réelle. En outre, la formulation du Catéchisme de l'Église catholique, sous la direction du [Cardinal] Ratzinger, a réaffirmé ces connotations catholiques concernant l'Eucharistie. C'est le pape même qui conclut le Concile, Paul VI, qui se sentait même enclin à publier une lettre encyclique dans laquelle il réaffirmait le caractère sacrificiel de la messe et la validité légitime de l'adoration eucharistique par les fidèles en dehors de la messe.

 

Entre-temps, les conférences épiscopales nationales ont eu la faculté d'accorder un indult pour la réception de l'Eucharistie dans la main, les bancs de communion et les prie-Dieu ont été éliminés, les tabernacles ont été déplacés du centre des églises, nonobstant le fait que le Catéchisme (toujours en 1992) a réaffirmé que le tabernacle devait être situé "dans un endroit particulièrement digne dans l'église et devrait être construit de telle façon qu'il souligne et manifeste la vérité de la Présence Réelle du Christ dans le Saint Sacrement." Concernant la question de la réception de l'Eucharistie, il faut surtout se rappeler que dans les documents conciliaires - y compris ceux qui font les déclarations les plus progressistes concernant les innovations les plus significatives proposées dans la liturgie - on ne parle pas de la communion dans la main. Et pourtant, elle est considérée comme quelque chose que le Concile voulait, même si le Concile ne l'a même pas abordé. En réalité, la réception de la Sainte Eucharistie dans la main reste seulement un indult du Siège Apostolique. Lorsque les évêques italiens ont approuvé la communion dans la main (avec une majorité de deux voix seulement), il y avait ceux, comme le Président de la Conférence épiscopale qui était évidemment contre et très inquiet, qui avaient inséré une recommandation aux fidèles, en particulier aux enfants et aux adolescents, qu'ils doivent être sûrs que leurs mains étaient propres. Au lieu d'arrêter l'abus, ils ne se sont préoccupés d'abord que d'essayer de limiter l'ampleur de la profanation. C'est précisément cette génération de jeunes catholiques, élevée dans les années 80 et 90 qui (hormis la contre-tendance des groupes de prière liés à la Tradition ou aux apparitions de Medugorje) manifestent un certain désintérêt pour le dévouement et l'adoration de la Sainte Eucharistie, n'ayant aucune perception de Qui est reçu. Le document en question - l'Instruction sur la Communion Eucharistique - est celui de mai 1989, suivi du décret de la Conférence Épiscopale Italienne qui le contient, daté du 19 juillet 1989 et entré en vigueur le 3 décembre de la même année, le Premier Dimanche de l'Avent.

 

Le texte de l'Instruction sur la Communion Eucharistique concernant cette nouvelle manière de recevoir l'hostie consacrée explique: "Il semble particulièrement approprié de se présenter processionnellement à l'autel et de recevoir l'Eucharistie debout, avec un geste de révérence, professant avec un "Amen" "la foi dans la présence sacramentelle de Christ." Nous rappelons que nous avons ici affaire à un indult. Par l'intermédiaire de l'Instruction Memoriale Domini promulguée par la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin le 29 mai 1969, le Saint-Siège a autorisé les conférences épiscopales individuelles à demander à la faculté d'introduire la pratique de la communion dans la main. Une possibilité n'oblige pas! Pourtant, ce n'est pas une question non pertinente, car elle ne concerne personne d'autre que la présence réelle de Jésus. Ce n'est donc pas une simple pratique des traditionalistes; c'est plutôt l'affaire centrale de toute l'Église qui, avant de s'occuper des questions écologiques, ou de la question des immigrés, doit garder et protéger le Seigneur eucharistique avec cet amour et cette fidélité avec lesquels saint Joseph protégeait l'Enfant Jésus. Dans l'Eucharistie, en effet, par amour pour les âmes, Jésus se rend vulnérable comme il était quand il était petit enfant, attaqué par la haine meurtrière d'Hérode.

 

Cet aspect a été configuré par Mgr Schneider comme ius Christi, c'est-à-dire la loi du Christ. Récemment, commentant cette intuition de Schneider, le cardinal Burke, reconnaissant de cette intuition, a déclaré: "rappelant l'humilité totale de l'amour du Christ qui se donne à nous dans la petite Hostie, fragile par nature, Mgr Schneider rappelle notre attention à l'obligation grave de protéger et d'adorer Notre Seigneur. En effet, dans la sainte communion, il est ému par son amour incessant et incommensurable pour l'homme, il se fait le plus petit, le plus faible, le plus délicat d'entre nous. Les yeux de la Foi reconnaissent la Présence Réelle dans les fragments, même les plus petits, de l'Armée Sacrée, et nous conduisent ainsi à aimer l'Adoration." Comme saint Thomas d'Aquin l'a enseigné, Jésus est réellement présent dans son moindre fragment d'Hostie consacrée. Le grand théologien dominicain a affirmé que l'Eucharistie est sacrée et ne peut donc être touchée que par des mains consacrées; il a fait référence à la pratique de recevoir la communion seulement sur la langue, de sorte que la distribution du Corps du Seigneur ne serait faite que par le prêtre consacré. Il en est ainsi pour plusieurs raisons, parmi lesquelles le Docteur Angélique mentionne aussi le respect envers le Sacrement, qui "ne doit pas être touché par tout ce qui n'est pas consacré: et donc le corporal, le calice, et aussi les mains du prêtre sont consacrés, afin de pouvoir toucher ce sacrement. Il n'est permis à personne d'y toucher en dehors des cas de nécessité: si, par exemple, il doit tomber sur le sol, ou dans d'autres situations similaires."

 

Une expérience menée aux États-Unis a démontré que, en plaçant la communion dans la main, divers fragments, difficiles à voir à l'œil nu, restent d'abord imprimés dans la paume de la main, puis tombent au sol. En outre, avec le risque de profanation continue, il y a aussi le problème des "messes noires" et des cercles sataniques qui, presque étonnés de la nouvelle pratique, peuvent maintenant plus facilement voler l'hostie et l'emporter. Récemment, diverses voix isolées mais significatives ont été soulevées dans l'Église, appelant à une réflexion sur les dommages causés et les risques de communion dans la main. Le travail pluriannuel de Mgr Schneider, évêque auxiliaire d'Astana, qui, dans plusieurs essais traduits en plusieurs langues, a courageusement dénoncé les grands dangers de la communion dans la main mérite une mention particulière. De même, Benoît XVI, bien qu'il se soit prononcé en faveur des deux pratiques (à la fois agenouillées et à la main), a toujours voulu privilégier la pratique de l'agenouillement lors des messes pontificales. Plus récemment, le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin (qui signifie l'homme n ° 1 de la liturgie catholique!) a parlé à Milan avec des mots sans équivoque sur les dangers de la communion dans la main. Aussi digne de mention en Italie est le fr. Giorgio Maffei qui se bat depuis longtemps sur ce sujet. Il a fait de nombreux appels, tous tombant dans l'oreille d'un sourd, dans lequel, avec un zèle sacerdotal authentique, il a fait appel à ses frères prêtres, comme par exemple dans une de ses diverses contributions sur ce thème: "avec la pratique de la communion dans la main, les fragments restent sur les mains des fidèles, qui habituellement ne les regardent même pas, ne s'en soucient même pas ou ne s'en aperçoivent pas, de sorte que les fragments finissent au sol où ils sont piétinés, emportés et profanés. Ceci est bien connu, et tous les prêtres le savent bien, car comme on l'a dit, ils en ont une expérience quotidienne.

 

Aussi les jeunes prêtres, qui ont été chargés de donner la communion et de ne pas utiliser le plateau de communion, connaissent aussi ce problème particulier de perdre des fragments de l'Hostie, même quand on ne la touche pas. Les fidèles ont moins d'expérience et sont moins coupables que les prêtres." Ce prêtre traditionaliste bien connu a également favorisé au moins la réintroduction du plateau de communion, argument pour lequel il a subi l'humiliation et le ridicule d'un prêtre jugé démodé qui ne comprend pas ce que sont les "vrais problèmes". Cependant, le fr. Maffei a fermement soutenu que l'utilisation du plateau de communion peut réduire de manière significative le risque concret de fragments tombant au sol lors de la Communion. A plusieurs reprises, non sans raison, ce prêtre de Bologne a même exprimé son inquiétude quant au risque d'excommunication pour ceux qui ont permis la profanation des fragments de l'Hostie par la pratique de la communion dans la main, car, a-t-il dit, un péché commis contre Dieu et son Christ est un signe avant-coureur d'excommunication, et quel péché plus sérieux pourrait-il y avoir que celui d'un outrage contre les espèces eucharistiques? Parmi les mystiques, nous rappelons le témoignage de l'Autrichienne Maria Simma, qui avait un rapport exclusif avec les âmes du Purgatoire, qui lui révéla que tous les pasteurs de l'Église qui avaient approuvé la communion dans la main, s'ils mouraient en l'état de grâce resterait néanmoins au purgatoire jusqu'au jour où l'Église révoquerait l'indult le permettant.

 

Il est possible de penser que cette innovation, qui ne provenait pas du Concile Vatican II, du moins pas directement, est née du mouvement [après Vatican II] qui s'est infiltré dans les rangs des Conférences épiscopales nationales, en particulier celles de l'Europe du Nord. Ce mouvement prétendait revenir à la pratique de l'ancienne foi, mais cherchait en fait à délégitimer toutes les réformes faites par le Concile de Trente. Je vais essayer de m'expliquer mieux. Tous les cercles qui demandaient la communion dans la main étaient liés de façon radicale à la théologie progressiste avec son origine dans le modernisme. En réalité, le slogan d'un retour souhaité aux sources patristiques (aussi attrayantes et méritoires que cela puisse paraître) signifiait de la part de ces personnes le discrédit de l'époque du Concile de Trente. Et pourquoi? Car le discrédit de l'époque du Concile de Trente permettrait la réhabilitation de Martin Luther. C'était une considération de Ratzinger, le théologien, juste après le Concile. Et ainsi, en tout cas, la réforme liturgique s'orientait unilatéralement dans la direction de l'ère patristique, mais comme un rejet voilé de l'ère tridentine. Comme pour dire, oui, les cinq premiers siècles sont normatifs, ne faites pas attention au reste. Cette thèse d'une opposition inexistante [entre la pratique de l'ancienne Église et les réformes du Concile de Trente], même voilée, accompagnait la réforme liturgique trafiquée par les modernistes. Ils tenaient en haute estime la pratique en usage dans les premiers siècles du christianisme, abondamment attestée par les Pères de l'Église, de recevoir l'Eucharistie dans les mains.

 

Dans les premières communautés chrétiennes, il était normal de recevoir directement le Corps du Christ dans les mains; à cet égard, il existe de nombreux témoignages, tant dans l'Église orientale que occidentale: beaucoup de Pères de l'Église (Tertullien, Cyprien, Cyrille de Jérusalem, Basile, Théodore de Mopsuestia), divers canons juridiques pendant les synodes et les conciles (le Synode de Constantinople de 629, les Synodes des Gaulois entre les VIe et VIIe siècles, le Concile d'Auxerre qui eut lieu entre 561 et 605), jusqu'aux témoignages du VIIIe siècle de Saint Bède le Vénérable et de Saint Jean Damascène: tout cela témoigne de la même tradition largement pratiquée. Et il était certainement utile de reconnaître cette pratique. Mais à ce stade, il faut se demander ce qui s'est passé - en termes de légitimation théologique et liturgique - comme la prochaine étape de la foi de l'Église. Lorsque, dans la période médiévale, certaines écoles de théologie ont commencé à discuter de la modalité de la présence réelle du Christ dans le Très Saint Sacrement - certaines finissant en le définissant seulement comme un signe vide qui rappelle vaguement la réalité substantielle du Seigneur présent parmi nous [seulement spirituellement] - la réaction de la communauté ecclésiale était de souligner fortement la vénération et l'adoration donnée aux espèces eucharistiques, au point d'introduire le nouveau rite de la Communion directement dans la bouche en s'agenouillant, précisément pour souligner la grandeur de la Présence Réelle du Corps du Christ. S'il n'y avait pas eu une telle intervention, il y aurait eu le risque réel que l'Eucharistie aurait été complètement profanée.

 

Nous voudrions ajouter, humblement, que d'un point de vue hygiénique, il vaut mieux que l'Hostie ne soit touchée que par le prêtre et ne passe pas entre des mains qui n'ont peut-être pas été lavées avant la messe. Mains comme les miennes, qui [sur le chemin de la messe] ont manipulé une bicyclette, ou conduit une voiture et utilisé des clés et des serrures, qui ne sont certainement pas les choses les plus hygiéniques... de toute façon, voici le lien.

 

Traduit par Giuseppe Pellegrino. Publié à l'origine sur MarcoTosatti.com et édité pour 1P5.

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 17:53

Source:

Lisa Bourne, LifeSiteNews, 26/01/2018

Exorcist alerts Irish bishops to an alarming increase in evil activity

 

Un exorciste alerte les évêques irlandais d'un accroissement alarmant de l'activité diabolique

DUBLIN, Irlande, 26 janvier 2018 ( LifeSiteNews ) - Un exorciste irlandais de renom a appelé les évêques de son pays à fournir plus de soutien pour faire face à un accroissement "exponentiel" du mal.

Le père Pat Collins a écrit une lettre ouverte à la hiérarchie de l'Église dans laquelle il a également rapporté un parallèle entre l'augmentation de l'activité du mal et une apostasie grandissante au sein de l'Église.

"Comme cela est arrivé", écrivait-il, "il y a de plus en plus de preuves de l'activité malveillante du malin."

Le prêtre irlandais a rapporté être inondé presque quotidiennement de gens désespérés demandant son aide pour gérer ce qu'ils croient être la possession démoniaque et autre activité diabolique.

Le Père Collins a dit qu'il était "perplexe" du fait que les évêques irlandais n'en font pas plus pour désigner des prêtres pour répondre aux diverses enquêtes, a rapporté The Irish Catholic , qui incluent des personnes déclarant des rencontres surnaturelles, avoir été tirées de leurs lits et aussi des possessions.

Le père Collins a noté que le pape François a officiellement reconnu l'Association internationale des exorcistes (IAE) en 2014, qui regroupe quelque 300 exorcistes de 30 pays différents.

L'IAE a rapporté un accroissement significatif de l'activité démoniaque au cours des dernières années, selon un rapport de l'agence de presse catholique (CNA).

Le National Catholic Register a rapporté en mars dernier une augmentation alarmante des rapports d'activité démoniaque - avec le nombre des exorcistes dépassés par la demande.

Le Père Vincent Lampert, un exorciste de l'Archidiocèse d'Indianapolis depuis 2005, a déclaré au Register que les possessions démoniaques étaient rares.

"Je n'ai vu que trois possessions au cours des trois dernières années", a-t-il dit, "mais il y a aussi de l'infestation, de la vexation et de l'obsession".

L'infestation démoniaque se produit dans des endroits où les objets peuvent bouger et où il y a des bruits forts, a expliqué le père Lampert. En cas de vexation, une personne est physiquement attaquée et peut subir des marques, notamment des ecchymoses, des morsures ou des égratignures. L'obsession démoniaque entraîne des attaques mentales, telles que des pensées persistantes de mal qui traversent l'esprit d'une personne.

"Dans les possessions, a dit le père Lampert, j'ai vu des yeux roulés dans la tête, jetant des obscénités, des contorsions corporelles, des odeurs nauséabondes, des températures qui tombent dans la pièce et j'ai vu quelqu'un léviter."

L'Église catholique établit une distinction claire entre l'activité démoniaque et les problèmes psychologiques, affirmant dans son Catéchisme: "Il est important de s'assurer que l'on traite de la présence du Malin et non d'une maladie" ( CEC 1673 ).

Les règles du rite catholique de l'exorcisme ont été récemment mises à jour pour indiquer également qu'un individu qui croit être possédé doit exclure les problèmes mentaux avant de chercher un exorcisme, selon le rapport CAN. Ayant fait cela, si l'exorcisme est toujours nécessaire, ils peuvent poursuivre une enquête avec l'exorciste formé et nommé de leur diocèse.

Un porte-parole de la conférence des évêques irlandais a confirmé pour le Irish Catholic que l'Église exige que chaque diocèse dispose d'un exorciste formé qui sache faire la différence entre la possession démoniaque et la maladie mentale ou physique.

Le porte-parole a toutefois ajouté que "les exorcismes sont très rares et ce bureau n'a été informé d'aucun cas d'exorcisme en Irlande ces dernières années".

Le Père Collins a dit qu'il était possible qu'il soit recherché par tant de personnes cherchant de l'aide parce qu'il est connu comme un exorciste. Mais il a dit qu'il y a eu une augmentation spectaculaire des personnes qui vivent des manifestations du mal.

"Je ne peux pas juger à partir de ma propre expérience subjective parce que les gens voient sur Internet que je suis supposé être un exorciste", a-t-il dit, "alors je reçois un nombre démesuré d'appels et de courriels. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai cette réputation, mais c'est seulement au cours des dernières années que la demande a augmenté de façon exponentielle."

"Ce que je découvre désespérément, ce sont des personnes qui croient, à tort ou à raison, qu'elles sont affligées d'un mauvais esprit", a déclaré le père Collins, également psychologue de formation.

Même dans les cas où la possession démoniaque n'est pas présente, a-t-il ajouté, les gens qui viennent à l'église pour obtenir de l'aide souvent ne l'obtiennent pas.

"Je pense que dans de nombreux cas, ils pensent à tort", dit-il en ce qui concerne l'activité démoniaque, "mais quand ils se tournent vers l'Église, l'Église ne sait pas quoi faire avec eux et les renvoie à un psychologue ou à quelqu'un dont ils ont entendu dire qu'il était intéressé par cette forme de ministère, et ils tombent entre les mailles du filet et souvent ne sont pas aidés."

Il faut souvent plusieurs réunions avec un prêtre formé pour discerner ce que l'individu vit et que cela n'implique pas un esprit démoniaque mais à la place un problème médical, psychiatrique ou psychologique, dit-il.

Le Père Collins a déclaré au Irish Catholic que la Bible indique clairement que l'exorcisme est fondamental dans le ministère de Jésus et qu'il se demandait si le clergé croyait toujours qu'il y avait des mauvais esprits, déclarant: "Je soupçonne que non."

Il a dit que pour que les dirigeants de l'Église qui pensent qu'il n'y a pas de demande pour les prêtres qui connaissent le rituel de l'exorcisme, c'est être "hors de contact avec la réalité".

Le Père Collins a également critiqué le manque de formation pour les exorcistes dans l'Église dans un documentaire sur le mal qui a été diffusé en novembre dernier, affirmant qu'à l'époque, cela le dérangeait profondément.

Le prêtre a déclaré que l'Église avait raison d'admettre son péché de ne pas avoir défendu les enfants pendant le scandale des abus sexuels et pour les mesures mises en place depuis. "Mais cela m'attriste que nous n'ayons aucune protection contre les mauvais esprits."

"Je dis cela dans le sens où nous ne formons personne pour traiter ces cas", a-t-il dit. "Les prêtres - ce n'est pas qu'ils s'en moquent - mais ils n'en savent pas assez."

Le père Collins a déclaré que c'était la responsabilité des évêques irlandais de mettre en œuvre cette formation, a rapporté Dublin Live.

"La balle doit atterrir sur le bureau de l'évêque. Qui avez-vous- formé dans votre diocèse? ", dit-il. "Je dirais aux évêques: "Malheur à vous qui négligez les soins spirituels du peuple."

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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 20:45

Élisabeth Lévy était l'invitée d'un débat avec Natacha Polony sur le thème "Que reste-t-il de la liberté de penser?", organisé par les Éveilleurs d'Espérance, mardi 16 janvier 2018, au Théâtre Montansier à Versailles. Au cours de ce débat, le sujet de la tribune de Catherine Deneuve et Élisabeth Lévy et d'une centaine de femmes dénonçant le "puritanisme" apparu après l'affaire Weinstein et le hashtag "balance ton porc" a été abordé. Ce débat a donné l'occasion à la journaliste de défendre le point de vue d'une société qui ne se mêle pas de définir étroitement aux gens leur sexualité (le catholicisme par exemple n'a d'ailleurs jamais été d'abord cela même si une morale catholique existe en matière de sexualité, et ce contrairement au puritanisme calviniste par exemple, ou le néo-puritanisme issu du monde anglo-saxon aujourd'hui, ce qui n'est pas un hasard). 

Manifestement très heureuse de ce débat, Élisabeth Lévy a déclaré à la fin du débat : 

 

"Le catholicisme a un statut spécial en France. Ce n'est pas une religion parmi d'autres. Ce n'est pas la 'première religion de France'. C'est le substrat culturel de la France. Donc, cela suppose des responsabilités, à mon avis, et probablement d'avoir le cuir un peu plus épais que les autres. Je pense que les catholiques ne devraient pas brader ce statut qui est très important dans la définition de ce que nous sommes pour un rôle de minorité victimisée... Cela serait vraiment une erreur.

 

Maintenant, depuis quelques années, avec 'La Manif pour tous', etc., c'est vrai qu'il y a dans le monde catholique énormément de débats, énormément d'associations, énormément de gens qui réfléchissent. Cela me touche beaucoup, il n'y a pas encore beaucoup de monde comme cela où il y a une telle effervescence intellectuelle et je trouve que c'est une excellente chose."

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 21:07
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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 16:32

Peter Kwasniewski

OnePeterFive

17 janvier 2018

 

La réalité de l'enfer et la crainte de Dieu: bannies d'une église près de chez vous

Note du traducteur. Pour une meilleure compréhension dans la traduction de ce texte, des liens des sources bibliques en français ont été ajoutés ainsi que des liens vers wikipedia français. 

Dans mon article "L'évolution de Cinquante Ans à la Note 351: La progressive désensibilisation à la Très Sainte Eucharistie", j'ai parlé de la façon dont les nombreux changements soudains et radicaux apportés à la réforme liturgique ont contribué à une érosion continuelle de la croyance en la Messe comme un Sacrifice vrai et réel et dans la Présence Réelle de Notre Seigneur dans le Saint Sacrement. Dans le présent article, je souhaite aborder un sujet étroitement lié, à savoir, comment la sainte crainte de Dieu, qui commence dans la crainte de ses justes punitions pour le péché et mûrit dans l'amour de Lui pour Lui-même et un désir de demeurer avec Lui pour toujours dans le ciel, a été miné par l'enlèvement systématique des textes liturgiques concernant la réalité de l'enfer et notre besoin de vigilance et de renoncement de soi afin d'éviter cela.

De nombreux articles montrent à quel point les prières ont été radicalement modifiées dans le missel du Novus Ordo, soit pour minimiser la subordination des choses terrestres aux choses célestes (comme par exemple avec saint Albert), soit pour "purger l'élément mythique" (comme avec Sainte Catherine), ou pour éviter de s'adresser directement au Christ en tant que Dieu (comme cela se produit à l'Avent), ou pour minimiser la royauté du Christ sur les sociétés et les gouvernements (comme la réinvention du Christ Roi) [Cf. traduction de ce dernier lien : ici. NDT.]. La liste s'allonge encore et encore, comme Lauren Pristas, Anthony Cekada, et d'autres auteurs l'ont montré. Ici, mon propos est plus modeste: je me concentrerai sur des textes qui parlent d'enfer, et nous verrons comment ils se sont tenus dans le temps entre le Missale Romanum de 1962 et son remplacement prévu moins d'une décennie plus tard.

La Messe de Requiem

Le témoignage le plus évident et éloquent de la doctrine de l'Église sur les Quatre fins dernières (la mort, le jugement, le ciel et l'enfer, ainsi que leur adjonction,  le purgatoire) est la traditionnelle Messe de Requiem, qui a été priée dans le Rite Latin pendant tant de siècles inchangée et est toujours utilisée partout où la messe latine fleurit. La Messe de requiem s'est organiquement développée de telle sorte qu'il y a un équilibre dans ses textes entre, d'une part, la consolation et la confiance dans le ciel, et, d'autre part, la peur de la punition par des prières pour le salut de l'âme de l'enfer. Elle est simplement catholique à cet égard, en tenant compte de la plénitude de l'enseignement de l'Évangile sur l'au-delà. Inutile de dire que tous ces textes doivent être récités ou chantés à chaque Messe de Requiem - rien n'est "optionnel", tout comme la mort, le jugement et la destinée éternelle de la béatitude ou de la souffrance ne sont pas facultatifs.

Le Requiem ne manque certainement pas de prières consolantes ou confiantes. Regardez l'Introït, l'Épître (1 Thessaloniciens 4: 13-18), le Graduel (Psaume 111: 7), l'Evangile (Jean 11: 21-27), le Secret, la Communion et la Postcommunion: toutes celles-là demandent un pardon miséricordieux et un repos éternel, et expriment votre confiance que l'âme avec foi en Christ "sera dans le souvenir éternel" et "ne craindra pas l'audition maléfique" (Graduel). Le Trait semble osciller entre la lumière et les ténèbres:

"Absous, Ô Seigneur, les âmes de tous les fidèles défunts de tout lien de péché, et que, secourues par ta grâce, elles méritent, Seigneur, d’échapper au jugement vengeur et de goûter aux joies de la lumière éternelle ".

La Séquence, le fameux "Dies Irae", laisse libre cours aux vérités terrifiantes et tremblantes:

Le jour de la colère, ce terrible jour, réduira le monde en cendres, comme David et la Sibylle l'ont prophétisé. Que la terreur sera grande, quand le juge viendra examiner tout rigoureusement! ... Le livre écrit doit être présenté, contenant tout ce pour quoi le monde doit être jugé. Quand, donc, le Juge sera assis, tout ce qui est caché sera mis au jour, rien ne restera impuni. Que vais-je donc, malheureux homme, alléguer? Qui invoquerai-je comme protecteur, alors que le juste sera à peine assuré? Ô Roi de la majesté terrible, qui de ton don gratuit sauve ceux qui doivent être sauvés, sauve-moi, ô source de miséricorde! ... Mes prières ne sont pas dignes, mais toi qui es bon, accorde dans ta bonté que je ne puisse pas brûler dans le feu éternel. Donne-moi une place parmi tes brebis et sépare-moi des boucs, en me plaçant à ton côté droit. Quand le réprouvé, couvert de confusion, aura été condamné aux flammes cruelles, appelle-moi avec le bienheureux.

L'Offertoire continue dans la même veine:

Ô Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, délivre les âmes de tous les fidèles qui se sont éloignés des douleurs de l'enfer et de la fosse sans fond. Délivre-les des mâchoires du lion, que l'enfer ne les engloutisse pas, afin qu'ils ne soient pas plongés dans les ténèbres. Mais que le porte-étendard Saint-Michel les conduise dans cette lumière sainte, Répons. que tu as promis une fois à Abraham et à sa postérité. Célébrant. Seigneur, nous t'offrons des sacrifices de louanges et de prières; accepte-les en faveur de ceux dont nous nous souvenons ce jour: Seigneur, fais-les passer de la mort à la vie, Répons. ce que tu as autrefois promis à Abraham et à sa postérité.[1]

Peut-être le plus parlant de tout est le Collect nommé pour le jour de la mort ou de l'enterrement:

O Dieu, dont la propriété doit toujours avoir pitié et épargner, nous te supplions humblement en faveur de ton serviteur N., que tu as commandé aujourd'hui de sortir de ce monde, afin que tu ne le livres pas entre les mains de l'ennemi, ne l'oublie jamais, mais ordonne qu'il soit pris par tes saints anges et porté à la patrie du paradis; comme il met son espoir et sa foi en Toi, il ne souffrira pas les douleurs de l'enfer, mais il pourra posséder des joies éternelles.

Ce sont des prières fortes qui traitent sans vergogne des mâchoires béantes de l'enfer et de la possibilité que nous puissions être consommés par elles pour des péchés non repentis. Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Église; mais elles peuvent très bien prévaloir contre vous ou moi.

Une telle liturgie présente toute la foi catholique. Encore une fois: lex orandi, lex credendi. [NDT. La loi de la prière détermine la loi de la croyance] Nous croyons comme nous prions. Et ce que nous ne prions pas, nous cesserons tôt ou tard de le croire - il sera remplacé par un ersatz de doctrine au pedigree douteux.

Le témoin de la Lex Orandi

Une reconnaissance salutaire des conséquences éternelles peut être vue dans n'importe quel nombre d'endroits dans le missel romain traditionnel. Voici la collecte pour la fête de Saint-Nicolas le 6 décembre:

O Dieu, qui a paré d'innombrables miracles le bienheureux évêque Nicolas: accorde-nous, nous t'en supplions, que par ses mérites et ses prières nous puissions être délivrés des flammes de l'enfer.

(Dans le Novus Ordo, cela a été affadi: "Nous implorons humblement votre miséricorde, Seigneur: protégez-nous en tous les dangers par les prières de l'évêque saint Nicolas, afin que la voie du salut puisse s'ouvrir devant nous.")

Le Vendredi de la Semaine de la Passion comprend cette galvanisation de la prière d'ouverture [Collecte]:

Verse miséricordieusement, nous t'en supplions, Ô Seigneur, Ta Grâce dans nos coeurs: que nous qui nous préservons du péché par le châtiment volontaire, souffrions plutôt pendant un certain temps que de nous condamner à la punition éternelle.

La Collecte pour la Messe du Jeudi Saint parle avec clarté du sort de Judas :

Ô Dieu, de qui Judas a reçu le châtiment de sa culpabilité, et le voleur la récompense de sa confession; accorde-nous le plein fruit de ta clémence; que, comme dans sa Passion, notre Seigneur Jésus-Christ a donné à chaque rétribution selon ses mérites, ainsi, ayant purifié notre ancienne culpabilité, il peut nous accorder la grâce de Sa résurrection.

Le deuxième dimanche après Pâques prie dans sa Collecte :

Ô Dieu, qui, par l'humilité de ton Fils, a relevé un monde déchu, accorde une joie sans fin à tes fidèles; que ceux que tu as arrachés aux périls de la mort sans fin, tu peux les faire jouir des délices sans fin.

Le troisième dimanche après la Pentecôte offre une de ces magnifiques Collectes qui en dit tellement en si peu de mots, et qui peut être priée avec ferveur par quiconque a la moindre connaissance de soi:

O Dieu, protecteur de tout ceux qui se confient en Toi, sans qui rien n'est fort, rien n'est saint, multiplie Tes miséricordes sur nous: que t'ayant pour chef et guide, nous pouvons ainsi passer à travers les choses temporelles, et que nous ne perdions pas finalement. celles qui sont éternels.

Bien sûr, la seule Prière Eucharistique jamais utilisée dans l'usus antiquior [usage ancien NDT] est le Canon Romain du 6ème siècle, qui implore sans détour la Majesté Divine:

Nous Te supplions, Seigneur, d'être apaisés et d'accepter cette oblation de notre service, comme aussi de toute ta famille, et de disposer de nos jours dans ta paix, de nous arracher à la damnation éternelle et de nous compter dans le troupeau de tes élus.

En outre, on pourrait citer des versets pertinents des Séquences Stabat Mater et Lauda Sion, qui, bien que donnés en option dans le Novus Ordo, sont généralement sautés, en raison de leur longueur; ils sont, comme d'habitude, exigés dans la vieille messe latine certains jours de l'année. 

Cher lecteur, me croiriez-vous si je disais qu'aucun des textes liturgiques précédents n'a survécu à la réforme liturgique? Mais c'est vrai. Dans certains cas, les textes ont été supprimés complètement et ne peuvent être trouvés nulle part dans les nouveaux livres. Dans d'autres cas, certains textes (tels que l'Offertoire du Requiem) peuvent être trouvés dans un livre recherché et rare comme le Graduale Romanum, ou caché comme une quatorzième option quelque part, mais en pratique ils ont disparu de la vie de l'Eglise. Le seul endroit où ils s'épanouissent est l'endroit où ils sont au centre dans leur culte public, notamment dans les communautés qui profitent de la liturgie traditionnelle. 

 

"La Parole de Dieu n'est pas enchaînée" (2 Tim 2: 9)

Au-delà de ces prières, l'enfer est mentionné plusieurs fois par an dans les lectures évangéliques de la Messe latine traditionnelle, qui, heureusement, conserve l'ancien cycle de lectures d'un an, plutôt que les cycles gargantuesques de deux et trois ans du Novus Ordo. Dans l'usus antiquior, la déclaration solennelle de Notre-Seigneur dans le chapitre 12 de l'Évangile de saint Luc: "Je vous le dis, mes amis, ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais qui ensuite ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre; craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne. Oui, je vous le dis, craignez-le" - on le lit au moins quatre fois dans l'année, à savoir, pour la fête de saint Justin Martyr (14 avril), SS. Jean et Paul (26 juin), les saints Maccabées (1er août) et SS. Tiburtius et Susanna (11 août), ainsi que n'importe quel autre moment, le commun de plusieurs martyrs pourrait être utilisé. En comparaison, ce passage est lu une fois tous les deux ans dans le Novus Ordo. Le passage parallèle du chapitre 10 de l'Évangile de saint Matthieu: "Et ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l'âme; mais craignez plutôt celui qui peut détruire l'âme et le corps en enfer". lisons pour quatre fêtes, celles de Saint-Polycarpe (26 janvier), de Saint-Cyrille de Jérusalem (18 mars), de Saint-Athanase (2 mai) et de Saint-Irénée (3 juillet). Dans le Novus Ordo, il est lu un samedi de chaque année et un dimanche tous les trois ans.

Matthieu 5:22, "Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu", fait partie de l'Evangile du cinquième dimanche après la Pentecôte. Dans le Novus Ordo, cela apparaît heureusement deux jours de la semaine par an, et un dimanche tous les trois ans. La péricope de Matthieu 18: 1-10, qui comprend ces mots obsédants-

Malheur au monde à cause des scandales. Car il faut que les scandales viennent: mais malheur à l'homme par qui le scandale vient. Et si ta main ou ton pied te scandalise, coupe-le et jette-le loin de toi. Il vaut mieux pour toi entrer dans la vie mutilé ou boiteux, que d'avoir deux mains ou deux pieds, pour être jeté dans le feu éternel. Et si ton oeil te scandalise, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi avoir un œil pour entrer dans la vie que d'avoir deux yeux pour être jeté dans le feu de l'enfer.

- est lu au moins deux fois par an dans l'usus antiquior, à savoir, pour la dédicace de St. Michel Archange (29 septembre) et les anges gardiens saints (2 octobre). Dans le Novus Ordo, étonnamment, ces versets ne sont jamais lus : les versets "amicaux" 1-5, 10 et 12-14 sont lus à plusieurs reprises, mais les versets sur le feu de l'enfer sont supprimés. Trop effrayant, je suppose.

Si j'ai fait les calculs correctement, sur une période de trois ans, celui qui assiste à la messe latine traditionnelle entendra 33 fois ces Evangiles en particulier, alors que celui qui fréquente le Novus Ordo les entendra 13 fois. [2] Évidemment, il y a beaucoup d'autres facteurs dont il faudrait tenir compte pour une comparaison complète de la présentation des quatre dernières choses dans les deux formes du Roman Rite, un projet qui dépasse le but de cet article. Néanmoins, la comparaison que nous venons d'exposer expose déjà le genre de différences profondes dans la lex orandi que je prétends pertinentes pour comprendre la confusion de notre temps dans la doctrine (lex credendi) et en morale (lex vivendi). [3]

Conséquences spirituelles pour les fidèles

Nous avons vu que la liturgie traditionnelle prie pour les vivants et les morts de manière réaliste et nous instruit en conséquence, soulignant la miséricorde de Dieu et la possibilité d'atteindre la vie éternelle sans négliger le "jugement vengeur" du Seigneur et la possibilité réelle de la damnation. La liturgie nous inculque une conscience vive de notre faiblesse et de notre dépendance à la grâce, de la gravité du péché, du besoin de pénitence et d'ascétisme, et du rôle fondamental que la crainte du Seigneur doit jouer dans notre vie intérieure. L'attitude de base de l'adorateur est celle louée par le psalmiste: "Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant." (Ps 2, 11). [4]

Instruits par la messe des âges et d'autres textes liturgiques, [5] nous croyons que (a) tout le monde ne va pas automatiquement au ciel, (b) il y a un juge tout-puissant, omniscient, juste qui examinera nos œuvres et nous donnera ce que nous avons cherché dans nos choix, que ce soit la gloire ou la honte, la béatitude ou la damnation. (c) l'âme défunte a désespérément besoin de nos prières parce que nous souhaitons qu'elles soient libérées des angoisses du purgatoire, et l'une des manières qui se produit est quand les membres de l'Église militante offrent des prières et des pénitences pour les morts.

Nos actions dans cette vie ont des conséquences éternelles, pour le bien ou pour le mal. Une de ces actions que nous devons discerner est de savoir si nous vivons maintenant en accord avec les commandements de Dieu, en particulier les Dix Commandements. Ce n'est pas un examen de conscience facultatif pour l'extra-pieux mais un examen exigé pour chaque être humain qui a atteint l'usage de la raison. En d'autres termes, personne ne peut s'excuser devant le Juge en disant: "Je ne savais pas que j'étais censé examiner ma conscience pour savoir si j'acceptais ou non les Dix Commandements." Il y a certaines choses dont personne ne peut être blâmées de ne pas le savoir, si on ne leur a jamais dit, mais il y a d'autres choses - la loi morale naturelle, en particulier - que nous sommes obligés de connaître et que tous sont capables de connaître. En outre, le catholique, après avoir examiné sa conscience de cette manière, doit discerner s'il est dans un état de grâce sanctifiante, afin qu'il puisse s'approcher du banquet céleste pour recevoir la chair blessée et glorifiée du Sauveur. Ceci, après tout, est l'enseignement de non moins une autorité que l'apôtre saint Paul dans 1 Corinthiens 11: 27-29:

Celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur.  On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur.

Mais ces versets ont été entièrement enlevés du Novus Ordo. On commence à détecter un motif dans tout cela. Le fait effrayant, Mesdames et Messieurs, est que le Novus Ordo minimise systématiquement la réalité de l'enfer. [6]

La disparition virtuelle de certaines prières et lectures liturgiques, et la réduction significative des autres, fait sûrement partie de la raison, sans doute la raison principale, que les catholiques d'aujourd'hui sont enclins à croire au salut universel et à une attitude "tout le monde est le bienvenu", concernant ceux qui peuvent recevoir la Sainte Communion. Ces deux points de vue vont main dans la main.

La débâcle d'Amoris Laetitia ne peut être résolue que lorsqu'il y a un large retour à l'enseignement traditionnel (c'est-à-dire catholique) sur tous ces sujets. La restauration de cet enseignement dépend de sa pénétration, de son efficacité et de sa longévité dans l'adhésion zélée aux liturgies traditionnelles (orientales et occidentales) où elles fleurissent déjà, et leur restauration complète partout où elles ne le sont pas. Aussi loin que paraisse cet objectif, nous ne devons jamais nous lasser de le poursuivre, car le lien qui unit la lex orandi, la lex credendi et la lex vivendi est intrinsèque, indissoluble et inévitable.

NOTES

[1] Incidemment, la grande antiquité de cet Offertoire est évidente dans un certain nombre de dispositifs. Premièrement, il conserve la forme d'un respons, qui était la forme originale de toutes les antiphons de l'offertoire. Au fil du temps, les autres chants d'offrandes furent raccourcis, mais celui-ci resta toujours entier. (Les versets originaux pour d'autres chants d'Offertoire sont disponibles dans Offertoriale publié par Solesmes.) Deuxièmement, ses résonances de l'Ancien Testament sont caractéristiques de la prière classique de l'Église romaine, en particulier la mention de la promesse à Abraham et à sa postérité (c.-à-d. Christ, comme l'enseigne saint Paul dans Galates), et l'utilisation de l'expression "sacrifice de louange", qui décrit comment le canon romain du 6e siècle décrit l'oblation eucharistique. Nous examinons ici le cœur même de la liturgie catholique romaine.

[2] Les nombres que j'ajoute ensemble sont (4 + 4 + 4) + (4 + 4 + 4) + (1 + 1 + 1) + (2 + 2 + 2) pour les évangiles de l'usus antiquior, et (1 + 0 + 1) + (1 + 1 + 2) + (2 + 2 + 3) + (0 + 0 + 0) pour le Novus Ordo.

[3] L'outil d'étude idéal pour cette question est l'Index Lectionum de Matthew P. Hazell : Un Tableau Comparatif des Lectures pour les Formes Ordinaires et Extraordinaires du Rite Romain (np: Lectionary Study Press, 2016). Ma préface à ce volume va dans un certain nombre d'autres aspects inquiétants du lectionnaire révisé. Récemment j'ai écrit sur la signification du fait que l'Évangile de la fête de mariage à Cana est lu chaque année dans la Messe traditionnelle (deuxième dimanche après l'Epiphanie) mais seulement une fois tous les trois ans dans le Novus Ordo (Second Dimanche du Temps Ordinaire, Année C).

[4] Saint Augustin commente ce verset: "Servez le Seigneur avec crainte, de peur que ce qui est dit: vous, rois et juges de la terre, ne vous tourniez dans l'orgueilet ne vous réjouissiez pas en tremblant. On se réjouit très excellemment, de peur que servir le Seigneur avec crainte ne semble tendre à la misère. Mais encore une fois, de peur que cette même réjouissance ne coule sur une inconsidération sans retenue, il est ajouté avec tremblement, qu'il pourrait servir à un avertissement, et à la garde prudente de la sainteté."

[5] Tels que le Credo de S. Athanase Quicumque, dont les premières paroles sont comme un renversement du gant de l'indifférentisme et de l'universalisme: "Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s'il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l'éternité."

[6] Nous voyons souvent la même chose dans les versions édulcorées des prières traditionnelles qui sont utilisées dans de nombreuses classes de catéchisme aujourd'hui. Je suis tombé sur un acte de contrition dans une salle de classe du CCD qui lisait plus ou moins comme suit: "Mon Seigneur, je suis désolé pour mes péchés. Aide-moi à vivre comme Jésus et à aimer tous ceux que je rencontre. Amen." Une prière de ce genre n'exprime convenablement ni la contrition parfaite ni la contrition imparfaite. Comparez-la avec l'une des versions traditionnelles de l'Acte de Contrition: "O mon Dieu, je suis sincèrement désolé de t'avoir offensé, et je déteste tous mes péchés, parce que je redoute la perte du ciel et les douleurs de l'enfer, mais surtout parce que ces péchés t'ont offensé, mon Dieu, qui est tout bon et qui mérite tout mon amour. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Ta grâce, de faire pénitence, de ne plus pécher, et d'éviter tout ce qui me conduit au péché. Amen."

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 16:12
Priez contre les "puissances des ténèbres", dit le cardinal Dolan aux marcheurs pro-vie

Washington DC, 18 janvier 2018 / 16:36 ( CNA / EWTN News ) .- Dans la lutte contre l'avortement, il est crucial de reconnaître la réalité du mal et l'importance de la prière, a déclaré le cardinal Timothy Dolan de New York à la veille de la Marche annuelle pour la vie.

Le pouvoir du mal dans le monde est "plus fort qu'aucun dans la création sauf un, notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, qui s'est appelé" le chemin, la vérité et la vie ", a-t-il dit.

"C'est pourquoi nous arrivons à ce lieu de prière pour commencer notre projet, une maison où les puissances des ténèbres ont peur, une maison où Marie est notre Mère, où Jésus habite et où nous sommes avec la famille", a-t-il dit. "Nous arrivons à admettre de façon réaliste qu'il y a des pouvoirs de ténèbres dans une culture que le pape François appelle 'jetable' et que saint Jean-Paul a appelé 'de la mort'".

Le cardinal Dolan a prononcé l'homélie lors de la messe du 18 janvier à la Vigile pour la Vie, qui a eu lieu à la basilique du sanctuaire national de l'Immaculée Conception à Washington, DC.

La veillée pour la vie a lieu chaque année la veille de la Marche pour la vie, un événement annuel à l'occasion de l'anniversaire de la décision de la Cour suprême Roe v. Wade qui a imposé l'avortement légal dans tout le pays.

La marche attire régulièrement des centaines de milliers de personnes de partout au pays pour témoigner de la dignité de chaque vie humaine.

Dans son homélie, le cardinal Dolan a déclaré que les observateurs de la marche - maintenant dans sa 45e année - l'ont comparée aux "manifestations pacifiques mais pourtant efficaces pour les droits civils organisés par le pasteur prophétique", Martin Luther King, Jr.

"Comme le révérend Martin Luther King, nos prières et nos témoignages portent sur les droits civiques, le droit civil à la vie et à la protection égale de la loi, garantie par notre constitution, pour les plus fragiles, marginalisés et menacés. bébé innocent dans l'utérus", a-t-il dit.

[...] Les législateurs ont besoin d'entendre "que nous n'allons pas abandonner, que la raison et la grande tradition américaine inscrites dans nos documents fondamentaux sont de notre côté, et que notre amour pour les bébés, leurs mères et leurs papas en difficulté, et notre passion pour une société pour aider et protéger toute la vie vulnérable nous y maintiendra", a-t-il dit.

Il a également noté que la marche est un moyen puissant "pour combattre la tentation que nous devons admettre - la tentation de découragement." Avec le message du mouvement pro-vie ridiculisé et harcelé par une grande partie des médias, académie, industrie du divertissement et l'un des deux principaux partis politiques, la lutte peut parfois se sentir seule, a-t-il dit.

Le cardinal Dolan a déclaré que dans son état natal de New York, l'avortement est légal jusqu'à la naissance et peut être financé avec l'argent des contribuables, tandis que ceux qui ont des objections de conscience peuvent voir leur travail menacé.

"Quel paradoxe et signe céleste que les Soeurs de la Vie ont été fondées dans un tel état pro-avortement!"

Malgré les défis, le mouvement pro-vie a des raisons d'espérer, a ajouté le cardinal.

Il encourageait les présents à être "des apôtres de la vie, des apôtres armés non d'argent, pas de paroles haineuses ou destructrices, mais armés, comme l'exhorte notre Saint-Père, d'amour et de joie".

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 14:30

Donald Trump devient le président américain à faire un discours en direct à l'occasion de la Marche pour la Vie, à Washington hier.

Sous mon administration, nous défendrons toujours le très premier droit dans la Déclaration d'Indépendance, et c'est le droit à la vie.

Source: Discours historique de Trump à March for Life: L'avortement est "mauvais, il doit changer", LifeSiteNews

 

Dans le tout premier discours en direct d'un président à l'occasion de la "Marche pour la vie", le président républicain Donald Trump a promis que son administration œuvrerait pour préserver le caractère sacré de la vie.

"Sous mon administration, nous défendrons toujours le tout premier droit dans la Déclaration d'Indépendance, et c'est le droit à la vie", a déclaré le président à des foules enthousiastes de centaines de milliers de personnes qui ont rempli Washington Mall vendredi.

La Marche pour la vie de cette année, dont les organisateurs disent qu'elle est "la plus grande manifestation annuelle des droits de l'homme au monde", marque le 45e anniversaire de la décision Roe v Wade rendue le 22 janvier 1973 par la Cour suprême.

Depuis ce temps, environ 60 millions d'enfants dans l'utérus ont été légalement tués aux États-Unis.

"Comme vous le savez tous, Roe contre Wade a abouti à certaines des lois les plus permissives de l'avortement n'importe où dans le monde", a déclaré Trump à la foule dans un discours diffusé en direct depuis la Maison Blanche Rose Garden.

Les Etats-Unis sont "l'un des sept pays à autoriser les avortements volontaires à terme avec la Chine, la Corée du Nord et d'autres", a-t-il déclaré.

"C'est mal, ça doit changer."

Dans son discours optimiste, Trump a fait l'éloge du mouvement pro-vie, en énumérant les accomplissements pro-vie de son administration et en montrant des signes d'espoir.

"Les Américains sont de plus en plus pro-vie, vous voyez cela tout le temps", a déclaré Trump. "En fait, seulement 12 pour cent des Américains soutiennent l'avortement sur demande à tout moment."

"La Marche pour la vie est un mouvement né de l'amour, vous aimez vos familles, vous aimez vos voisins, vous aimez notre nation", a déclaré Trump à la foule.

"Et vous aimez chaque enfant, né et à naître, parce que vous croyez que la vie est sacrée, que chaque enfant est un cadeau précieux de Dieu."

"Nous savons que la vie est le plus grand miracle de tous, nous le voyons aux yeux de chaque nouvelle mère", a ajouté le président, père de cinq enfants.

"Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent aujourd'hui avec un grand cœur et un dévouement infatigable pour s'assurer que les parents reçoivent les soins et le soutien dont ils ont besoin pour choisir la vie", a-t-il déclaré.

"A cause de vous, des dizaines de milliers d'Américains sont nés et ont atteint le potentiel que Dieu leur a donné."

Alors que Trump est le premier président à s'adresser directement en vidéo en direct à la Marche pour la Vie, deux anciens présidents républicains ont téléphoné à la Marche pour exprimer leur soutien; Ronald Reagan en 1987 et George W. Bush en 2003 et 2004.

Le thème de la Marche pour la vie de cette année est "L'amour sauve des vies".

Operation Rescue a récemment nommé Trump "personnalité pro-vie de l'année 2017".

Depuis son entrée en fonction, Trump a rétabli la politique de Mexico, qui empêche l'aide étrangère américaine d'aller à des organisations qui commettent ou favorisent l'avortement à l'étranger. Il a signé une loi permettant aux États de défrayer Planned Parenthood, nommé un certain nombre de défenseurs de la vie pro-vie à des postes clés de l'Administration et a mis fin à la contraception HHS d'Obama et au mandat de la pilule aborigène obligeant les employeurs à violer leurs consciences.

Depuis que Trump a pris ses fonctions, les États-Unis ont défendu le droit à la vie aux Nations Unies. Trump a sorti les États-Unis d'une agence pro-avortement, pro-LGBT des Nations Unies, l'UNESCO.

Lorsqu'il a déclaré le mois national de l'adoption de novembre 2017, Trump a déclaré : "Aucun enfant né en Amérique ou né à naître n'est indésirable ou mal aimé."

Il a fustigé l'avortement forcé et l'infanticide en Corée du Nord, a nommé le juge conservateur Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis, et a activement soutenu le définancement du business de l'avortement de Planned Parenthood.

Pendant ce temps, dans ce que les défenseurs pro-vie saluent comme une énorme victoire, la Chambre des États-Unis a voté plus tôt dans la journée pour adopter un projet de loi protégeant les bébés nés vivants lors d'avortements bâclés.

Extrait du discours de Trump

 

"Merci beaucoup. Nous sommes des dizaines de milliers de personnes nous regardant juste plus bas dans la rue. Des dizaines de milliers que je félicite, et au moins nous avons choisi une belle journée, nous ne pouvions pas rêver d'une plus belle journée.

 

[...]

 

Aujourd'hui, je suis honoré et réellement fier d'être le premier président à me tenir avec vous ici à la Maison Blanche pour la 45ème Marche pour la Vie. C'est très très spécial, la 45ème Marche pour la vie. Et c'est vraiment un groupe remarquable aujourd'hui où des dizaines de milliers de familles, d'étudiants, patriotes, et réellement de grands citoyens qui se rassemblent ici dans notre capitale nationale. Vous venez de beaucoup d'endroits, mais vous venez tous pour une seule belle cause, construire une société où la vie est célébrée, protégée et chérie. La Marche pour la Vie est un mouvement né de l'amour. Vous aimez vos familles, vous aimez vos voisins, vous aimez notre nation et vous aimez chaque enfant né et non-né parce que vous croyez que chaque vie est sacrée, que chaque enfant est un précieux don de Dieu.

Nous savons que la vie est le plus grand miracle. Nous le voyons dans le regard de chaque nouvelle maman qui berce dans ses bras ce merveilleux, innocent et glorieux nouveau-né. Je veux remercier ici chaque personne aujourd'hui et tous ceux qui à travers notre pays travaillent avec un tel grand coeur et dévouement infatigable pour s'assurer que les parents ont l'attention et le soutien dont ils ont besoin pour choisir la vie. Grâce à vous, des dizaines de milliers d'Américains sont nés et ont atteint leur plein potentiel divin. Parce que les témoins de la vie de cette année de Marche ont ce thème pour la vie et ce thème est : 'l'amour sauve des vies'.

Comme vous le savez tous Roe vs Wade a conduit à l'une des plus permissives loi d'avortement partout dans le monde. Par exemple, aux Etats-Unis, c'est un des seulement sept pays à autoriser l'avortement à terme tardif facultatif, avec la Chine, la Corée du Nord et d'autres. Maintenant encore, dans de nombreux états la loi autorise à avorter de bébé à naître jusqu'au neuvième mois. C'est mal, cela doit changer.

Les Américains sont de plus en plus pro-vie. Vous voyez cela tout le temps. En fait 12% des Américains supportent l'avortement à la demande. Et quoiqu'il en soit, sous mon administration, nous défendrons toujours le très premier droit dans la Déclaration d'Indépendance, et c'est le droit à la vie.

 

[...] 

 

Lors de ma première semaine de mandature, j’ai réinstallé une politique pour la première fois mise en place par le président Ronald Reagan, la politique de la Ville de Mexico (politique du du gouvernement des États-Unis qui bloque le financement fédéral des États-Unis pour les organisations non gouvernementales qui fournissent des conseils d'avortement, plaident pour décriminaliser l'avortement ou développer des services d'avortement. NdCR)

J'ai fortement soutenu la loi de la Chambre des Représentants sur les enfants à naître capable de ressentir la douleur, qui devrait mettre fin aux avortements tardifs douloureux dans l’ensemble du pays. Et je prie le Sénat d'adopter cette loi importante et de l’envoyer à mon bureau pour signature.

Lors de la Journée nationale de la prière, j’ai signé un ordre exécutif afin de protéger la liberté religieuse. Je suis vraiment très fier de cela. Aujourd’hui, j’annonce que nous venons de présenter une nouvelle proposition visant à protéger les droits de la conscience et les libertés religieuses des médecins, des infirmières et des autres professions médicales. C’est si important.

Je viens également juste d’inverser la politique de l’administration précédente qui empêchait les états de s’assurer que les fonds Medicaid ne soient pas versés à des facilités d'avortement qui violent la loi.

Nous protégeons le caractère sacré de la vie et de la famille en tant que fondement de notre société. Mais ce mouvement ne peut réussir qu’avec le cœur et l’âme et la prière du peuple.

 

[...] 

 

Merci à la Marche pour la vie, des gens vraiment, vraiment formidables. Nous somment avec vous, de toutes les façons. Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse l’Amérique. Merci. Merci. Merci beaucoup.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 12:37

Des ex-musulmans convertis au catholicisme et aidés par leurs amis ont écrit une lettre ouverte au pape François suite à son attitude vis-à-vis de l’islam. Obtiendront-ils une réponse ? (Pro Liturgia, Actualité du mercredi 3 janvier 2018)

Des ex-musulmans convertis au catholicisme écrivent au pape

Des ex-musulmans devenus catholiques, et leurs amis,
à Sa Sainteté le pape François,
au sujet de son attitude vis-à-vis de l’islam.

Très Saint Père,

Plusieurs d’entre nous, à maintes reprises, et depuis plusieurs années, avons cherché à vous contacter, et nous n’avons jamais reçu le moindre accusé de réception de nos lettres ou demandes de rencontre. Vous n’aimez pas les mondanités, et nous non plus, aussi permettez-nous de vous dire très franchement que nous ne comprenons pas votre enseignement au sujet de l’islam, tel que nous le lisons par exemple dans les paragraphes 252 et 253 de Evangelii gaudium, parce qu’il ne rend pas compte du fait que l’islam venant APRÈS le Christ, est, et ne peut être qu’un Antichrist (Cf. 1 Jn 2.22), et l’un des plus dangereux qui soient du fait qu’il se présente comme l’accomplissement de la Révélation (dont Jésus n’aurait été qu’un prophète). Si l’islam est en lui-même une bonne religion, comme vous semblez l’enseigner, pourquoi sommes-nous devenus catholiques ? Vos propos ne remettent-ils pas en cause le bienfondé du choix que nous avons fait… au péril de notre vie ? L’islam prescrit le meurtre des apostats (Coran 4.89 ; 8.7-11), l’ignorez-vous ? Comment est-il possible de comparer la violence islamique et la prétendue violence chrétienne ?! « Quel rapport entre le Christ et Satan ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ? Quelle association entre le fidèle et l’infidèle ?(2 Co 6.14-17) » Conformément à Son enseignement (Lc 14.26), nous L’avons préféré, Lui, le Christ, à notre propre vie. Ne sommes-nous pas bien placés pour vous parler de l’islam ?

En réalité, du moment que l’islam veut que nous soyons son ennemi, nous le sommes, et toutes nos protestations d’amitié n’y pourront rien changer. En bon Antichrist, l’islam n’existe qu’en étant l’ennemi de tous : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) ». Pour le Coran, les chrétiens « ne sont qu’impureté (Coran 9.28) », « les pires de la Création (Coran 98.6) », tous condamnés à l’Enfer (Coran 4.48), aussi Allah doit-il les exterminer (Coran 9.30). Il ne faut pas se laisser abuser par les versets coraniques réputés tolérants, car ils ont tous été abrogés par le verset du Sabre (Coran 9.5). Alors que l’Évangile annonce la bonne nouvelle de Jésus mort et ressuscité pour le salut de tous, accomplissement de l’Alliance initiée dans le peuple hébreu, Allah n’a rien d’autre à proposer que la guerre et le meurtre des « infidèles » en échange de son paradis : « Ils combattent dans le chemin d’Allah, ils tuent et se font tuer. (Coran 9.111) ». Nous ne faisons pas d’amalgame entre islam et musulmans, mais si pour vous le « dialogue » est la voie de la paix, pour l’islam il est une autre façon de faire la guerre. Aussi, comme il l’a été face au nazisme et au communisme, l’angélisme face à l’islam est suicidaire et très dangereux. Comment parler de paix et cautionner l’islam, ainsi que vous semblez le faire : « Arracher de nos cœurs la maladie qui empoisonne nos vies (…) Que ceux qui sont chrétiens le fassent avec la Bible et que ceux qui sont musulmans le fassent avec le Coran. (Rome, 20 janvier 2014) » ? Que le Pape semble proposer le Coran comme voie de salut, n’est-ce pas inquiétant ? Devrions-nous retourner à l’islam ?

Nous vous supplions de ne pas chercher en l’islam un allié dans le combat que vous menez contre les puissances qui veulent dominer et asservir le monde, car ils sont tous en réalité dans une même logique totalitaire, fondée sur le rejet de la royauté du Christ (Lc 4.7). Nous savons que la Bête de l’Apocalypse cherchant à dévorer la Femme et son Enfant, a plusieurs têtes… Allah défend d’ailleurs de telles alliances (Coran 5.51) ! Et surtout, les prophètes ont toujours reproché à Israël sa volonté d’alliance avec les puissances étrangères, au détriment de la confiance absolue qu’il faut avoir en Dieu. Certes, la tentation est forte de penser que tenir un discours islamophile épargnera un surcroît de souffrances aux chrétiens en pays devenus musulmans, mais outre que Jésus ne nous a jamais indiqué d’autre chemin que celui de la Croix, en sorte que nous devons y trouver notre joie, et non la fuir avec tous les damnés, nous ne doutons pas que seule la proclamation de la Vérité apporte avec le salut, la liberté (Jn 8.32). Notre devoir est de rendre témoignage à la vérité « à temps et à contretemps (2 Tm 4.2) », et notre gloire est de pouvoir dire avec saint Paul : « Je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. (1 Co 2.2) ».

Corrélativement au discours de Votre Sainteté sur l’islam, et alors même que le Président Erdogan, entre autres, demande à ses compatriotes de ne pas s’intégrer dans leurs pays hôtes, que l’Arabie Saoudite et toutes les pétromonarchies n’accueillent aucun réfugié, expressions parmi d’autres du projet de conquête et d’islamisation de l’Europe, officiellement proclamé par l’OCI et d’autres organisations islamiques depuis des décennies, Très saint Père, vous prêchez l’accueil des migrants sans tenir compte du fait qu’ils sont musulmans, alors que le commandement apostolique l’interdit : « Si quelqu’un vient à vous en refusant l’Évangile, ne le recevez pas chez vous. Quiconque le salue participe à ses œuvres mauvaises. (2 Jn 10-11) » ; « Si quelqu’un vous annonce un évangile différent, qu’il soit maudit ! (Ga 1.8-9) ».

De même que « J’ai eu faim et vous ne M’avez pas donné à manger. (Mt 25.42) » ne peut pas signifier que Jésus aurait aimé avoir été un parasite, de même « J’étais un étranger et vous M’avez accueilli. » ne peut pas signifier « J’étais un envahisseur et vous M’avez accueilli. », mais « J’ai eu besoin de votre hospitalité, pour un temps, et vous Me l’avez accordée ». Le mot ξένος (Xénos) dans le Nouveau Testament ne renvoie pas seulement au sens d’étranger mais à celui d’hôte (Rm 16.23 ; 1 Co 16.5-6 ; Col 4.10 ; 3 Jn 1.5). Et lorsque YHWH dans l’Ancien Testament commande de bien traiter les étrangers parce que les Hébreux ont eux-mêmes été étrangers en Égypte, c’est à la condition que l’étranger s’assimile si bien au peuple élu qu’il en prenne la religion et en pratique le culte… Jamais il n’est question d’accueillir un étranger qui garderait sa religion et ses coutumes ! Aussi, nous ne comprenons pas que vous plaidiez pour que les musulmans pratiquent leur culte en Europe. Le sens de l’Écriture ne doit pas être donné par les tenants du mondialisme, mais dans la fidélité à la Tradition. Le Bon Berger chasse le loup, il ne le fait pas entrer dans la bergerie.

Le discours pro-islam de Votre Sainteté nous conduit à déplorer que les musulmans ne soient pas invités à quitter l’islam, que nombre d’ex-musulmans, tel Magdi Allam, quittent l’Église, écœurés par sa lâcheté, blessés par des gestes équivoques, confondus du manque d’évangélisation, scandalisés par l’éloge fait à l’islam… Ainsi les âmes ignorantes sont-elles égarées, et les chrétiens ne se préparent pas à la confrontation avec l’islam, à laquelle les a appelés saint Jean Paul II (Ecclesia in Europa, n°57). N’avez-vous jamais entendu votre confrère Mgr Emile Nona, archevêque catholique chaldéen, exilé, de Mossoul, nous crier : « Nos souffrances actuelles sont le prélude de celles que vous, Européens et chrétiens occidentaux, allez souffrir dans un proche avenir. J’ai perdu mon diocèse. Le siège de mon archevêché et de mon apostolat a été occupé par des islamistes radicaux qui veulent que nous nous convertissions ou que nous mourrions. (…) Vous accueillez dans votre pays un nombre toujours croissant de musulmans. Vous êtes aussi en danger. Vous devez prendre des décisions fortes et courageuses (…). Vous pensez que tous les hommes sont égaux, mais l’Islam ne dit pas que tous les hommes sont égaux. (…) Si vous ne comprenez pas ceci très vite, vous allez devenir les victimes de l’ennemi que vous avez accueilli chez vous. (9 août 2014) ». C’est une question de vie ou de mort, et toute complaisance face à l’islam est une trahison. Nous ne voulons pas que l’Occident continue à s’islamiser, ni que votre action y contribue. Où irions-nous à nouveau chercher refuge ?

Permettez-nous de demander à Votre Sainteté de convoquer rapidement un synode sur les dangers de l’islam. Que reste-t-il en effet de l’Église là où l’islam s’est installé ? Si elle y a encore droit de cité, c’est en dhimmitude, à condition qu’elle n’évangélise pas, qu’elle doive donc se renier elle-même… Dans un souci de justice et de vérité, l’Église doit montrer au grand jour pourquoi les arguments avancés par l’islam pour blasphémer la foi chrétienne sont faux. Si l’Église a le courage de faire cela, nous ne doutons pas que par millions, des musulmans, et d’autres hommes et femmes cherchant le vrai Dieu, se convertiront. Comme vous l’avez rappelé : « Celui qui ne prie pas le Christ, prie le Diable. (14.03.13) ». Si les gens savaient qu’ils vont en Enfer, ils donneraient leur vie au Christ (Cf. Coran 3.55).

Avec le plus profond amour pour le Christ qui, par vous, conduit Son Église, nous, chrétiens venus de l’islam, soutenus par nombre de nos frères dans la foi, notamment les chrétiens d’Orient, et par nos amis, nous demandons à Votre Sainteté de confirmer notre conversion à Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, seul Sauveur, par un discours franc et droit sur l’islam, et, Vous assurant de nos prières dans le cœur de l’Immaculée, nous sollicitons votre bénédiction apostolique.

Liste des noms des signataires

Note du blog Christ-Roi. Nous remarquerons que les justes remarques des "ex-musulmans chrétiens" sur l'islam antichrist viennent en opposition frontale avec la nouvelle vision de Dieu dans le concile Vatican II, où notamment dans "Nostra aetate", "Les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes", un schéma du cardinal Béa adopté contre celui plus traditionnel du cardinal Ottaviani, relativisait le Dieu des chrétiens et le Dieu de l'islam :

 

"3. L'Église regarde aussi avec estime les Musulmans, qui adorent le Dieu un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes."

 

... Ce schéma néglige le fait que dans l'islam Dieu n'a pas de Fils et n'a pas été engendré (sourate 112), la notion de la Trinité n'est pas comprise. Saint Jean l'évangéliste n'avait-il pas prévenu que l'esprit antichrist était l'esprit qui divisait le Père ET le Fils : "Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père ET le Fils ;  23 quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père..." (I Jn 2 : 22-23) "Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu.  03 Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ" (I Jn 4 : 2-3

 

Comme je l'écrivais en 2008 à propos d'une note de la Commission doctrinale des évêques de France intitulée "Comment chrétiens et musulmans parlent-ils de Dieu ?" (une note qui rappelait certaines vérités mais n'allait pas jusqu'à dénoncer l'"esprit" antichrist dans l'islam) : "Le diable cherche à diviser Jésus du Père, à le séparer de sa filiation divine (Incarnation), à lui ôter sa nature divine en niant l’unité du Père ET du Fils. C'est très clair. Si l'on étudie l'histoire des hérésies, on s'aperçoit que la plupart attaquent le dogme de l'Incarnation d'une manière ou d'une autre."

 

Sur ce point-là aussi, la cohérence ferait du bien. L'ambiguïté du texte de Nosta aetate de Vatican II devra être levée, tôt ou tard.

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 12:14
Évêques : Profession sur les vérités immuables du mariage sacramentel

Extraits du document diffusé par Mgr Athanasius Schneider le 31 décembre 2017 :

« (...) Après la publication de l’exhortation apostolique “Amoris laetitiae” (2016), divers évêques ont émané, au niveau local, régional et national, des normes d’application sur la discipline sacramentelle des fidèles, dits « divorcés-remariés » qui, bien que le conjoint auquel ils sont unis par un lien valide du mariage sacramentel vive encore, ont toutefois entamé une cohabitation stable à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime.

Ces normes prévoient entre autres que, dans des cas individuels, les personnes dites “divorcées-remariées” puissent recevoir le sacrement de Pénitence ainsi que la Sainte Communion bien qu’ils continuent de vivre habituellement et intentionnellement à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. De telles normes pastorales ont reçu l’approbation de plusieurs autorités hiérarchiques. Quelques-unes de ces normes ont même reçu l’approbation de l’autorité suprême de l’Eglise.

(...) D’après la doctrine de l’Eglise, (...) l’admission des fidèles dits “divorcés-remariés” à la Sainte-Communion, qui est l’expression la plus haute de l’unité du Christ-Epoux avec Son Eglise, signifie dans la pratique l’approbation ou légitimation du divorce. En ce sens, elle introduit en quelque sorte le divorce dans la vie de l’Église.

Les normes pastorales évoquées contribuent de fait et dans le temps à la diffusion de “l’épidémie du divorce”, expression utilisée par le Concile Vatican II (cf. Gaudium et spes 47).

(...) De manière absolument univoque et sans admettre aucune exception, Notre Seigneur et Rédempteur Jésus Christ a solennellement reconfirmé la volonté de Dieu quant à l’interdiction absolue du divorce. Une approbation ou légitimation de la violation de la sacralité du lien matrimonial, même indirectement par la nouvelle discipline sacramentelle évoquée, contredit gravement la volonté expresse de Dieu et Son commandement. Une telle pratique altère donc substantiellement la discipline sacramentelle bimillénaire de l’Eglise, ce qui entraînera aussi avec le temps une altération de la doctrine correspondante.

(...) Parce qu’établie par Dieu, la discipline des sacrements ne doit jamais contredire la parole révélée de Dieu ni la foi de l’Eglise dans l’indissolubilité absolue du mariage ratifié et consommé. “Non seulement les sacrements supposent la foi, mais encore, par les paroles et les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi” (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 59). “Même l’autorité suprême dans l’Eglise ne peut changer la liturgie à son gré, mais seulement dans l’obéissance de la foi et dans le respect religieux du mystère de la liturgie” (Catéchisme de l’Eglise Catholique, 1125). (...) C’est en ce sens qu’on peut comprendre l’affirmation suivante du Magistère : “Ce divorce entre la foi dont ils se réclament et le comportement quotidien d’un grand nombre est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps » (Concile Vatican II, Gaudium et spes, 43) et “la pédagogie concrète de l’Eglise doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d’elle” (S. Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio, 33).

(...) L’admonition du Pape Jean-Paul II demeure actuelle et valide : “La confusion créée dans la conscience de nombreux fidèles par les divergences d’opinions et d’enseignements dans la théologie, dans la prédication, dans la catéchèse, dans la direction spirituelle au sujet de questions graves et délicates de la morale chrétienne, finit par amoindrir, presque au point de l’effacer, le véritable sens du péché » (Exhortation apostolique Reconciliatio et paenitenia, 18).

(...) “Par rapport aux normes morales qui interdisent le mal intrinsèque, il n’y a de privilège ni d’exception pour personne. Que l’on soit le maître du monde ou le dernier des ‘misérables’ sur la face de la terre, cela ne fait aucune différence : devant les exigences morales, nous sommes tous absolument égaux” (Jean-Paul II, Encyclique Veritatis splendor, 96).

(...) En tant qu’évêques catholiques, suivant l’enseignement du concile Vatican II, nous devons défendre l’unité de la foi et la discipline commune de l’Eglise et veiller à faire surgir pour tous les hommes la lumière de la pleine vérité (cf. Lumen gentium, 23). Face à la confusion actuellement toujours grandissante, nous sommes ainsi obligés en conscience de professer l’immuable vérité et la discipline sacramentelle tout aussi immuable sur l’indissolubilité du mariage, conformément à ce qu’enseigne le Magistère de l’Eglise de manière inaltérable depuis 2000 ans. Dans cet esprit, nous rappelons que :

- Les rapports sexuels entre des personnes non liées par un mariage valide - ce qui est le cas des “divorcés-remariés” - sont toujours contraires à la volonté de Dieu et constituent une grave offense faite à Dieu.

- Aucune circonstance ou finalité, pas même une possible diminution de l’imputabilité ou de la culpabilité, ne peuvent rendre de telles relations sexuelles moralement positives ou agréables à Dieu. (...) La non-admission à la Sainte Comunion des “divorcés-remariés” ne revient donc pas à juger leur état de grâce devant Dieu mais à juger le caractère visible, public et objectif de leur situation. A cause de la nature visible des sacrements et de l’Église même, la réception des sacrements dépend nécessairement de la situation correspondante, visible et objective, des fidèles.

- Il n’est pas moralement licite d’entretenir des rapports sexuels avec une personne qui n’est pas le conjoint légitime pour éviter soi-disant un autre péché. En effet, la Parole de Dieu enseigne qu’il n’est pas licite de “faire le mal afin qu’advienne le bien” (Rm 3, 8).

L’admission de telles personnes à la Sainte-Communion ne peut être permise que lorsque, avec l’aide de la grâce de Dieu et un accompagnement pastoral individualisé et patient, elles se proposent sincèrement désormais de cesser de tels rapports sexuels et d’éviter le scandale.

(...) Les évêques, par leur office (munus) pastoral sont “cultores catholicæ et apostolicæ fidei” : ils “veillent fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres” (cf. Missale Romanum, Canon romain). Nous sommes conscients de cette grave responsabilité et de notre devoir face aux fidèles qui attendent de nous une profession publique et sans équivoque de la vérité et de la discipline immuable de l’Église sur l’indissolubilité du mariage. Pour cette raison, il ne nous est pas permis de nous taire.

(...) Il n’est pas permis (non licet) de justifier, d’approuver ou de légitimer, ni directement, ni indirectement, le divorce et une relation sexuelle stable non conjugale en admettant les soi-disant “divorcés-remariés” à la Sainte-Communion, puisqu’il s’agit en ce cas d’une discipline autre que celle conforme à la Tradition de la foi catholique et apostolique.

En faisant cette profession publique devant notre conscience et devant Dieu qui nous jugera, nous sommes sincèrement convaincus d’avoir ainsi rendu un service de charité dans la vérité à l’Eglise actuelle et au Souverain Pontife, Successeur de Pierre et Vicaire du Christ sur la terre. »

 

Sources:

 

L'Homme Nouveau - Belgicatho - Pro Liturgia, actualité du mardi 2 janvier 2018 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 19:08
La Pologne prête à interdire l'avortement eugénique

Source: Filip Mazurczak

Catholic World Report

 

Poland poised to ban eugenic abortion

L'année dernière, lors de grandes manifestations, la Pologne n'a pas réussi à faire adopter une interdiction totale de l'avortement. Aujourd'hui, le pays semble prêt à interdire l'avortement eugénique.

 

27 décembre 2017

 

L'année dernière, au milieu de grandes manifestations de rue, le gouvernement conservateur polonais a abattu une initiative citoyenne qui aurait complètement interdit l'avortement et pénalisé les femmes pour avortements. Les pro-vie polonais ont été déçus, mais ils n'ont pas jeté l'éponge. Grâce à leurs efforts, la Pologne semble désormais prête à interdire l'avortement eugénique dans un proche avenir.

L'avortement a été légalisé pour la première fois en Pologne en 1932, bien que dans des circonstances très limitées: lorsque la grossesse menaçait la santé de la femme ou résultait d'un acte illégal, tel que le viol ou l'inceste. La Pologne est devenue le premier pays européen à légaliser l'avortement dans ce dernier cas. Bien que ce fait soit sans doute embarrassant pour les avorteurs, l'avortement à la demande fut d'abord légalisé en Pologne par Adolf Hitler en 1943. Pendant l'occupation brutale de la Pologne par l'Allemagne nazie, les femmes polonaises et juives pouvaient avoir des avortements sans restrictions. Cela faisait partie de la politique raciste de l'Allemagne nazie d'exterminer complètement les Juifs de Pologne et d'Europe et d'exterminer partiellement les Polonais non juifs, dans le but de transformer la Pologne en Lebensraum, salon de la "race maître" aryenne.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Pologne se retrouva derrière le rideau de fer qui, "s'étendait de Stettin [alors Szczecin, Pologne] dans la Baltique à Trieste dans l'Adriatique", selon les mots célèbres de Winston Churchill. L'Union Soviétique a été le premier pays à légaliser l'avortement à la demande et les régimes communistes ont favorisé l'avortement (une exception rare a été le gouvernement de Nicolae Ceauşescu en Roumanie, qui a tenté de le restreindre non pas parce qu'il était pro-vie, mais parce qu'étant nationaliste, il voulait qu'il y ait autant de Roumains que possible). En 1956, le parlement de la Pologne, qui n'était qu'une marionnette du Kremlin, a légalisé l'avortement en grande partie à la demande.

Sous le régime communiste, l'avortement était considéré comme une procédure médicale de routine chez la plupart des Polonais. Cependant, il est bien connu que l'Église catholique a joué un rôle de premier plan dans l'opposition et la chute du régime communiste polonais. Ainsi, après la restauration de la démocratie en Pologne en 1989, de fervents catholiques ont fait campagne pour rendre l'avortement illégal. En 1993, le Premier ministre Hanna Suchocka, un pieux catholique qui deviendra plus tard l'ambassadeur de Pologne auprès du Saint-Siège et membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs du pape François, a signé un projet de loi interdisant l'avortement à trois exceptions près: la grossesse menaçant la vie ou la santé de la mère, la grossesse résultant d'un acte illicite tel que le viol ou l'inceste, et en cas de "malformation fœtale".

Au départ, la plupart des Polonais se sont opposés à ces changements. Cependant, tout au long des années 1990, 2000 et 2010, le nombre de Polonais acceptant l'avortement sur demande a chuté. Un sondage réalisé en 2016 par CBOS, l'agence de sondage polonaise, montre que 66% des Polonais pensent que "toujours et indépendamment des circonstances, la vie humaine devrait être protégée de la conception à la mort naturelle". Cpendant lorsqu'on les interroge sur les spécificités, la plupart des polonais soutiennent la législation actuelle. La plupart s'opposent à l'avortement sur demande: 75% pensent qu'une femme ne devrait pas avoir le droit à un avortement en raison d'une situation financière difficile, tandis que 76% pensent que les femmes ne devraient pas avoir le droit de se faire avorter quand elles ne veulent pas un enfant. Cependant, 80% des Polonais soutiennent les avortements légaux lorsque la grossesse menace la vie d'une femme, 71% sont favorables quand elle menace sa santé et 73% pensent que l'avortement devrait être légal en cas d'inceste ou de viol. L'avortement légal en cas de «malformation fœtale» a le soutien le plus faible; 53% des Polonais sont en faveur. Le plus encourageant est le fait que les jeunes Polonais sont les plus pro-vie; 65% des Polonais âgés de 18 à 24 ans pensent que l'avortement devrait être interdit en toutes circonstances, le pourcentage le plus élevé parmi tous les groupes d'âge (pour les 45-54 ans, il n'est que de 42%).

 

Cet énorme changement dans les mentalités en Pologne concernant l'avortement est le fruit d'années de travail acharné de la part de l'Église et des organisations pro-vie. En 1990, l'éducation religieuse a été réintroduite dans les écoles publiques polonaises. Bien que ces cours soient optionnels, environ 90% des étudiants polonais y assistent. Dans les cours de religion, les catéchistes polonais parlent souvent d'avortement et montrent fréquemment le documentaire The Silent Scream ; l'éducation religieuse est probablement l'une des raisons pour lesquelles les jeunes Polonais sont plus susceptibles de s'opposer à l'avortement que leurs parents et leurs grands-parents. Pendant ce temps, les ONG pro-vie sont très actives dans toute la Pologne. La Fondation Pro ( Fundacja Pro ) a mis en place de nombreux panneaux d'affichage montrant des êtres humains avortés à travers la Pologne au fil des ans.

Les panneaux d'affichage sont souvent placés dans les zones stratégiques des grandes villes que beaucoup de passants voient. La Fondation Pro estime que 200 000 Polonais tous les jours les voient. Ces panneaux d'affichage ont souvent été critiqués pour leur caractère trop graphique, et les gauchistes polonais ont essayé de les faire interdire (pourraient-ils avoir peur de la vérité?), Mais avec peu de succès. En 2013, par exemple, un tribunal du district de Mokotów à Varsovie a trouvé un militant de la Fondation Pro non coupable de "scandale dans un lieu public" en accrochant un tel panneau près d'une paroisse de Varsovie.

Naturellement, les avortements illégaux et le "tourisme d'avortement" se produisent en Pologne. La gauche utilise cela comme argument pour soutenir la légalisation de l'avortement. S'il est très difficile, voire impossible, de prouver combien de femmes polonaises se rendent dans d'autres pays pour y subir un avortement ou si elles le font illégalement, les preuves suggèrent qu'il ne s'agit pas de phénomènes très répandus.

En 1997, les post-communistes polonais ont légalisé l'avortement à la demande (la Cour constitutionnelle a finalement déclaré la loi inconstitutionnelle et l'avortement a de nouveau été interdit dans la plupart des cas). Selon le ministère de la Santé, environ 3 000 avortements ont été pratiqués en Pologne en 1997, tous légaux (cette année, 412 000 bébés sont nés en Pologne, ce qui se traduit par un taux très faible de moins d'un avortement pour 100 naissances). En 2010, le tabloïde britannique The Sun affirmait que 10 000 femmes polonaises avaient des avortements au Royaume-Uni. Rapidement, cependant, les tactiques Pinocchio du Sun ont été exposées et il s'est avéré que selon le document Statistiques sur l'avortement pour l'Angleterre et le Pays de Galles en 2009, seulement une vingtaine de femmes polonaises avaient avorté en Grande-Bretagne. Étant donné l'ampleur de l'immigration polonaise dans les îles britanniques (près d'un million, les Polonais sont la plus grande minorité nationale du Royaume-Uni ) et le fait que la Grande-Bretagne a l'une des lois d'avortement les plus permissives d'Europe. Tout cela suggère que relativement peu de femmes polonaises ont des avortements, légaux ou non; cela est probablement dû au fait que de plus en plus d'entre elles voient l'avortement comme quelque chose de mauvais moralement.

À l'exception de l'Irlande, de Malte et d'Andorre, tous les pays d'Europe et d'Amérique du Nord ont des lois d'avortement beaucoup plus permissives que la Pologne, et un Américain, Canadien ou un Italien pro-vie ne peut que rêver de lois relativement favorables à la vie pour son pays. Cependant, le mouvement pro-vie en Pologne continue de se battre pour le droit à la vie. Selon le ministère polonais de la Santé, 1 098 avortements légaux ont été pratiqués dans les hôpitaux polonais l'année dernière. Il y a une variation régionale significative; La plupart des avortements (336) ont été effectués dans la Mazovie libérale, la région de la Pologne centrale où se trouve Varsovie, tandis que le moins (seulement deux) ont été pratiqués en Subcarpathie, l'une des régions les plus traditionnelles et religieuses de Pologne.

L'écrasante majorité des avortements légaux en Pologne sont eugéniques; Selon le ministère polonais de la Santé, 1 042 des 1 098 avortements légaux pratiqués en Pologne en 2016 étaient dus à une "malformation fœtale". De manière troublante, les enfants à naître atteints du syndrome de Down sont ciblés de manière disproportionnée; 35% des avortements légaux de l'année dernière concernaient de tels cas.

Pendant de nombreuses années, le mouvement pro-vie de la Pologne s'est efforcé d'interdire complètement l'avortement. Comme nous l'avons vu, la plupart des Polonais soutiennent le statu quo juridique en la matière, donc, de manière prévisible, cette stratégie s'est révélée chimérique. Selon la loi polonaise, si un comité réunit 100 000 signatures sur une initiative citoyenne, le Sejm, la chambre basse du Parlement polonais, doit voter. Au cours des dernières années, les ONG polonaises pro-vie ont systématiquement rassemblé beaucoup plus que le nombre requis de signatures sur des initiatives qui interdiraient l'avortement en toutes circonstances. L'initiative la plus aboutie fut celle de 2011, où 600 000 signatures furent recueillies.

Bien que ces chiffres soient impressionnants, les politiciens polonais les plus avertis connaissent les attitudes sociales et ont donc rejeté ces initiatives. Entre 2007 et 2015, la Pologne a été gouvernée par le Parti de la plate-forme civique, pro-UE, qui s'est prononcée en faveur du statu quo sur l'avortement. S'étant humilié par des scandales de corruption et de népotisme et des enregistrements de conversations restaurants candides montrant que ses principaux politiciens étaient complètement indifférents aux besoins de la plupart des Polonais (et tentaient de faire des choses inconstitutionnelles, comme le contrôle politique de la banque nationale). Ils furent sévèrement punis par les électeurs polonais en 2015. Ils ont été remplacés par le parti conservateur Droit et Justice.

Alors que certains médias gauchistes occidentaux présentent Droit et Justice comme des nationalistes d'extrême droite, ils sont en réalité beaucoup plus modérés; ils appartiennent à la même fraction que les conservateurs britanniques au Parlement européen. Ainsi, alors que son électorat principal est composé de catholiques conservateurs et que beaucoup de ses principaux dirigeants politiques sont eux-mêmes des catholiques pieux (par exemple, le fils de Beata Szydło, qui était Premier ministre jusqu'à début décembre) a été ordonné prêtre plus tôt cette année. et évitent des politiques trop radicales afin d'éviter de perdre le soutien des électeurs modérés.

Ce fut le cas en 2007, lors du premier gouvernement Droit et Justice, lorsque son partenaire de coalition, la Ligue catholique des familles polonaises, a tenté d'interdire complètement l'avortement. Le leadership de Droit et Justice, y compris son président Jarosław Kaczyński, a rejeté cette proposition (par conséquent, le président du Parlement, Marek Jurek, désormais membre du Parlement européen, a quitté Droit et Justice et a créé son propre parti).

Quelque chose de très similaire s'est produit l'année dernière. En 2016, l'Institut Ordo Iuris, un groupe de réflexion juridique basé à Varsovie, a produit 450 000 signatures pour un projet de loi civique qui interdirait non seulement l'avortement dans tous les cas, mais poursuivrait également les femmes qui en ont été victimes. Cette dernière clause était très controversée, car même les évêques de Pologne se sont prononcés contre l'emprisonnement des femmes pour avortement. Dans le même temps, un comité pro-avortement appelé "Save the Women" (Ratujmy Kobiety) a obtenu 215 000 signatures en faveur d'une initiative qui légaliserait l'avortement à la demande. Les députés de Droit et Justice ont voté pour déplacer le projet de loi pro-vie aux comités et pour abattre les pro-avortement.

Par la suite, de grandes manifestations ont eu lieu à travers la Pologne le 3 octobre 2016. Ils ont été ouvertement soutenus par Gazeta Wyborcza , principal journal de gauche polonais édité par le légendaire dissident Adam Michnik (1989) qui a compromis son héritage en étant trop amical avec des voyous de l'ère communiste comme Czesław Kiszczak et Wojciech Jaruzelski). Cependant, ces protestations n'étaient pas aussi spontanées que le prétendaient les médias de gauche libéraux en Pologne et à l'étranger; Selon le quotidien conservateur polonais Rzeczpospolita , les organisateurs des marches ont reçu un million de zlotys d'ONG pro-avortement américaines et occidentales.

Craignant une réaction sociale qui pourrait, paradoxalement, conduire à des demandes sociales pour la légalisation de l'avortement, Droit et Justice a invalidé le projet de loi dans les commissions parlementaires quelques jours après les manifestations. De nombreux pro-vie polonais ont été très déçus. Cependant, il y a des raisons d'être optimiste.

Les manifestations de l'année dernière ont montré aux ONG pro-vie que pour éliminer l'avortement en Pologne, il est plus efficace de poursuivre des changements graduels plutôt que révolutionnaires. Depuis les protestations de l'année dernière, les pro-vie polonais ont travaillé pour mettre fin à l'avortement eugénique. Si leurs efforts sont couronnés de succès, cela sauvera de nombreuses vies humaines car, comme nous l'avons vu, la plupart des avortements légaux pratiqués en Pologne concernent des "malformations fœtales" et ciblent en particulier les enfants atteints de trisomie 21.

Cet automne, le comité "Arrêter l'avortement" (Zatrzymaj Aborcję), formé par la Fondation "Vie et famille" (Fundacja Życie i Rodzina) et la branche polonaise de CitizenGO, a recueilli 830 000 signatures pour une initiative qui interdirait l'avortement eugénique. C'est un record absolu pour les initiatives pro-vie dans la Pologne post-communiste. Les évêques catholiques ont explicitement approuvé cette initiative.

Dans le même temps, la popularité des marches pro-avortement de l'année dernière a fait long feu. Bien qu'il soit clair que le véritable objectif de ses organisateurs était de légaliser l'avortement à la demande en Pologne, de nombreux entretiens avec des Polonais m'ont permis de déduire que de nombreux participants à ces marches étaient en faveur du statu quo sur l'avortement; ils sont allés protester contre l'interdiction des avortements lorsqu'une grossesse pouvait menacer la vie d'une femme ou d'autres cas extrêmes. Le fait que les organisateurs se soient complètement effondrés pour attirer des supporters lors des prochaines marches le montre. Cette année, le 3 octobre, des marches commémorant l'anniversaire des manifestations de l'année dernière ont eu lieu. La participation était très faible ; à Varsovie, seulement 2 000 personnes y ont assisté (contre 17 000 l'année précédente), tandis qu'à Kielce, une cinquantaine de personnes sont venues. Les rues bondées de Nowy Sacz, quant à elles, étaient gonflées de 30 pro-avorteurs en colère.

Comme les pro-vie de Pologne, les partisans pro-avortement ont également recueilli des signatures pour une nouvelle initiative. Cet effort a été organisé par Barbara Nowacka, une politicienne de gauche pro-avortement qui n'a pas reçu suffisamment de voix pour obtenir un siège au Parlement en 2017; elle a dit à l'orateur du Sejm que 371 156 Polonais ont signé l'initiative. Cependant, Mme Nowacka est soit malhonnête ou les mathématiques n'étaient pas sa meilleure matière à l'école: son comité a donné 21 823 documents, chacun avec dix signatures, au Sejm. Un procureur cherche actuellement à savoir si elle mentait. Même si elle était honnête, 371 156 signatures sont encore moins de 830 000, le nombre de signatures que l'initiative pro-vie a reçu.

Le parti au pouvoir en Pologne a exprimé son soutien aux mesures pro-vie. En octobre, le président Andrzej Duda, du parti Droit et Justice, a déclaré à Gość Niedzielny , l'hebdomadaire catholique polonais le plus vendu, qu'il signerait un projet de loi interdisant l'avortement eugénique. Jarosław Kaczyński, le chef du parti, a dit la même chose. Pendant ce temps, en novembre, un groupe de 100 députés (sur un total de 460) de Droit et Justice et plusieurs groupes d'opposition conservateurs ont présenté une requête au Tribunal constitutionnel pour voir si l'avortement eugénique était inconstitutionnel. Alors que Droit et Justice ne veut pas interdire complètement l'avortement, ils savent que s'ils ignorent totalement les groupes pro-vie, ceux-ci pourraient former un nouveau parti, comme en 2007, et leur coûter les prochaines élections.

Il semble donc extrêmement probable que dans les prochains mois, la Pologne interdira l'avortement eugénique. Cela pourrait avoir des conséquences internationales. Les Papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François ont vu des pays comme la Pologne, la Slovaquie et la Croatie comme des bastions de la foi qui pourraient aider l'Occident de plus en plus post-chrétien à revenir à ses racines. Plus tôt cette année, des centaines de milliers de Polonais ont prié le Rosaire pour la paix, pour leur pays et pour l'Europe. Cela a inspiré des catholiques en Italie , aux États-Unis et en Irlande à accueillir des événements similaires dans leurs pays. Si la Pologne réussit à interdire l'avortement eugénique, il est probable que les pro-vie dans d'autres pays suivront l'exemple de la Pologne.

Cependant, si tout se passe bien, l'Église et le mouvement pro-vie de la Pologne ne peuvent pas se reposer sur leurs lauriers. Comme nous l'avons vu, environ la moitié des Polonais acceptent toujours l'avortement légal en cas de "malformation fœtale". Il est temps d'éduquer la société polonaise sur le droit à la vie partagé par tous les humains, même malades ou handicapés. pour combattre ce que le pape François a appelé la "culture du déchet". En particulier, les pro-vie doivent prouver à la société polonaise que l'avortement n'est pas une question confessionnelle, catholique, mais une question universelle de droits humains. Les succès précédents du mouvement pro-vie de la Pologne en réduisant considérablement le soutien populaire à l'avortement légal sur demande montrent que cela est possible.

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 13:25

La crèche de Noël du Vatican a été critiquée comme une "crèche des ténèbres" "offensante et blasphématoire" "sans fondement et inspiré par le Diable en personne" (sic). Cette crèche met en scène les oeuvres de miséricordes nécessaires pour faire son salut (un cadavre qu’on met au tombeau, un homme nu qu’il faut vêtir, un homme blessé qu’il faut soigner). D'aucuns ont cru voir dans l'homme nu l'influence du lobby LGBT ! Tout ce qui est excessif est insignifiant. L'on sait que dans la religion catholique, les oeuvres sont nécessaires pour faire son salut et cette crèche ne fait que rappeler cette vérité.

14 Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
[...] 17 Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. [...] 24 l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.

Jacques 2:14-24

Lorsque Saint François de Sales s'entretint avec le protestant Théodore de Bèze, il lui demanda: "Pouvez-vous ignorer la raison pour laquelle Notre-Seigneur Jésus-Christ, en l’évangile de saint Matthieu, enseignant à ses Apôtres ce qu’il voulait qu’ils crussent du dernier Jugement, ne fait point de mention des péchés commis, mais dit tant seulement qu’il condamnera les mauvais parce qu’ils n’auront pas fait les bonnes œuvres. Voici ces paroles : "Allez, maudits, au feu éternel, qui est préparé au diable et à ses anges ; car j’ai eu faim, et vous ne m’avez point donné à manger…" Et le reste... (Mt 25:42-43) ? Théodore de Bèze ne put rien répondre (Vie de saint François de Sales, d’après Mgr Francis Trochu, t. 1, p. 462 à 465.)

Même si à titre personnel je ne suis pas très fan de cette crèche de Noël (beaucoup préfèrent les crèches traditionnelles empruntes d'un mélange de simplicité et d'émerveillement enfantin), certains peuvent aimer l'accent réaliste de cette crèche et y trouver une raison de croire. Cependant, il s'y trouve des éléments critiquables comme la tête des anges exprimant un air effrayé. Dans cette expression, on peut songer aux gargouilles dans nos cathédrales qui n'étaient guère plus attirantes. On comprend que les démons puissent être effrayés, mais pourquoi les anges ? Il y a aussi le mage noir Balthazar amenant de l'or (signification de la royauté) mais qui semble vouloir repartir dans la direction opposée. Enfin, la Vierge Marie et Saint Joseph sont placés au milieu de la scène sans qu'on les puisse vraiment distinguer. On eut pu les faire dominer la scène ou les mettre à part de manière à mettre l'accent sur l'Incarnation, signification de Noël (Dieu avec nous).

 

Le site Pro Liturgia revient ce dimanche sur cette crèche en livrant l'analyse du Père Dwight Longenecker. Le problème avec ce genre de crèche est l'accent mis sur les oeuvres au détriment de la foi, au risque de tomber dans un néo-pélagianisme :

Crèche 2017 du Vatican : crèche pélagienne ?

Dimanche, 24 décembre 2017. Le problème de la crèche de la place Saint-Pierre du Vatican

Excellente analyse du Père Dwight Longenecker.

 

« Il n’est pas question pour moi me joindre au chœur des catholiques prudes qui ont, sur la crèche du Vatican, un jugement négatif. Les gens grommellent contre l’homme nu, vêtu par un acte de miséricorde. D’autres s’effraient du mort que l’on prépare pour l’enterrer parce que cela ressemble à une scène de film d’horreur.

Comme tant de choses dans l’Eglise catholique, nous avons déjà vu tout cela ! Les corps nus de la fresque de Michelange dans la chapelle Sixtine ne plaisaient pas au peuple. Et vous pouvez voir quantité de nudités partielles ou de scènes horribles dans beaucoup d’œuvres d’art catholiques : David qui tient la tête tranchée de Goliath ; Yaël qui cloue au sol, avec un piquet de tente, la tête de Sisera... Tout de même : l’image centrale de notre foi n’est-elle pas celle un homme nu torturé, exposé aux regards et cloué au gibet ?

Je ne m’offusque pas de la nudité ni du côté sordide. Je fais abstraction du fait que c’est du mauvais art - de fade et médiocre facture. Les personnages sont gauches et empruntés. Cela ressemble à une de ces scènes dans un musée de cire de troisième catégorie. Vous pourriez dire : « Allons ! C’est cela le catholicisme. Nous sommes habitués au kitsch ». D’accord, mais le Vatican pourrait faire mieux.

Il y a un autre problème encore : ils ont projeté, sur la scène de la Nativité, leur petite leçon habituelle. C’est typique de la conscience sociale de pacotille des années 70. Cela me rappelle les églises où on mettait du sable dans les bénitiers pendant le carême ou ces gens bien inspirés qui, pour Pâques, préparaient des montages avec des briques et du fil barbelé au lieu de fleurs, pour nous rappeler les prisonniers, ou encore ces dessins de Noël où Marie et Joseph sont représentés comme des hippies SDF.

Mais le véritable problème (que personne d’autre ne semble avoir perçu) n’est pas la nudité, le sordide ou l’art douteux - ni même le triste prêchi-prêcha. C’est la théologie.

Un des principaux problèmes dans l’Eglise d’aujourd’hui est ce que j’appelle le néo-pélagianisme.

Le pélagianisme est la conception selon laquelle on peut gagner son entrée au ciel par de bonnes œuvres. Le néo-pélagianisme est aussi appelé d’un autre nom : “l’évangile social”. Il réduit le message surnaturel chrétien à la formule : « Mettons-nous tous ensemble pour faire du monde un endroit meilleur, soyons gentils les uns pour les autres et donnons une chance à la paix ».

Certes, les œuvres de miséricorde corporelle sont importantes et, théologiquement, on peut dire qu’elles découlent naturellement de la nativité du Christ. Parce que le Christ a pris une forme corporelle, nous nous appliquons aux œuvres de miséricorde corporelle. Parce qu’il a pris un corps humain, nous prenons soin des corps humains autour de nous. Parce qu’il est entré dans ce monde fait de matière, la matière a de l’importance.

Je comprends tout cela ; mais une scène de la Nativité n’est pas un tableau des œuvres de miséricorde corporelle.

La Nativité du Vatican me dérange parce qu’elle donne la place centrale aux bonnes œuvres plutôt qu’à l’Incarnation. En fait, les bonnes œuvres dans la scène de la Nativité noient la Nativité elle-même, prennent le pas sur la Nativité et la relèguent au second plan.

Les bonnes œuvres sont littéralement à l’avant-plan. La Nativité du Christ, Fils de Dieu et fils de la Vierge Marie, est à l’arrière-plan.

La plus grande tentation dans le christianisme d’aujourd’hui est de rendre l’Eglise acceptable pour le monde en s’attachant aux bonnes œuvres plutôt qu’à l’Evangile de Jésus-Christ. Nous oublions tranquillement le message d’une humanité perdue et pécheresse, éloignée de Dieu et qui a besoin de rédemption. Nous lui substituons une religion d’entr’aide, une religion qui rend le monde meilleur. On pourrait penser que ce n’est qu’une question de marketing. Les gens pensent qu’il est plus attractif et facile de vendre une religion qui consiste à être gentil plutôt qu’une religion qui prêche la nécessité du repentir et de la foi.

C’est certes une partie du problème. Mais le véritable problème est encore plus grave.

Les hommes d’Eglise remplacent une religion de la grâce par une religion des œuvres, parce qu’ils ne croient plus que la rédemption et le salut soient nécessaires. Et ils ne croient plus que le repentir, la rédemption et le salut soient nécessaires parce qu’ils sont universalistes. Ils pensent qu’à la fin, tout le monde ira au ciel.

Ainsi, soyons logiques. Si tout le monde à la fin doit aller au ciel, à quoi peut donc encore servir de parler de péché, d’enfer, de repentir et de foi en Jésus-Christ ? Rien de tout cela n’a d’importance, si tout le monde va au ciel à la fin.

Et, par conséquent, ce qu’il subsiste de la religion chrétienne, c’est d’être gentil, de prêcher une sorte de message doucereux qui dit que chaque nuage a sa frange d’or, qu’il faut regarder le côté ensoleillé de la vie ! Résolvons le problème du changement climatique si nous le pouvons.

Et donc, tout cela me rappelle ce mauvais spectacle son et lumière qui fut projeté sur la façade de Saint-Pierre voici quelque temps et qui tournait exclusivement autour du climat et de l’écologie.

Tout cela est beau et bon. Loin de moi de vouloir jouer les trouble-fête et de m’opposer au sauvetage des pandas : mais quand donc allons-nous reconnaître ce faux Evangile pour ce qu’il est, le bannir, le condamner, nous rappeler la foi chrétienne ?

Quand commencerons-nous à prêcher la nécessité de nous repentir de nos péchés et de croire au Fils de Dieu incarné, mort pour racheter le monde ? »

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 16:30
Le pouvoir de donner l'"absolution" promis et accordé aux pasteurs de l'Eglise

L'obligation de la confession est une conséquence du pouvoir judiciaire de lier et de délier, de retenir les péchés, donnés aux pasteurs de l'Eglise du Christ. 

Dans le Nouveau Testament, le pouvoir de donner l'absolution a été promis et accordé aux pasteurs de l'Eglise :

 

Matthieu 3 : 6

 

6 et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés.

Saint Jean Baptiste baptise le peuple au bord du Jourdain, Nicolas Poussin, 1634

Saint Jean Baptiste baptise le peuple au bord du Jourdain, Nicolas Poussin, 1634

Matthieu 16 : 18-19

 

18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

 

19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

 

Matthieu 18 : 18

 

18 Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

Le pouvoir de donner l'"absolution" promis et accordé aux pasteurs de l'Eglise

Jean 20 : 22-23

 

22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.

 

23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

 

Actes 19:18

 

18 Beaucoup de ceux qui étaient devenus croyants venaient confesser publiquement les pratiques auxquelles ils s’étaient livrés.

 

Jacques 5 : 16

 

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force.

 

Dans l'Ancien Testament, on trouve également la confession des péchés pour se réconcilier avec Dieu (afin que Dieu se souvienne de son alliance avec Adam et Eve, Noé, Abraham, Isaac et Jacob) :

 

Lévitique 26 : 40-42

 

40 Ils confesseront alors leur péché et celui de leurs pères, qu’ils ont commis par leurs infidélités envers moi et par leur persistance à s’opposer à moi.

[...] 42 je me souviendrai de mon alliance avec Jacob, et de mon alliance avec Isaac, et de mon alliance avec Abraham ; alors je me souviendrai du pays.

 

Exode 2 : 24

 

24 Dieu entendit leur plainte ; Dieu se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob.

 

Les extraits bibliques ci-dessus sont tirés de la Bible de l'Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones.

Dix commandements

Dix commandements

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 11:30

Il y a quelques jours, le pape François disait que l’Avent devait être un temps de silence et de respect des autres durant lequel mieux vaut s’interdire les critiques. Ne respectant pas les conseils qu’il donne aux autres, François s’est livré à une attaque en règle des membres de la Curie, comme le relève le site allemand Kathnet” :

 

« La tradition voulait que, lors de son allocution de Noël aux membres de la Curie, le pape, quel qu’il soit, revienne sur les divers événements de l’année passée ou développe un thème plus théologique. Avec François, les choses se passent autrement. L’année dernière déjà, il avait profité de l’occasion pour dénoncer les résistances de la Curie contre les priorités de son pontificat et avait souligné qu’à côté des critiques positives, de l’expression d’une certaine inquiétude, il y avait aussi des résistances malveillantes qui s’infiltrent en montrant patte blanche ou se cachent derrière “la tradition, les faux-semblants, les formes extérieures et familières”. Tout cela sans nommer de cas précis. En 2014, le pape argentin était allé jusqu’à accuser ses collaborateurs de souffrir d’un “Alzheimer spirituel” et leur avait diagnostiqué pas moins de quinze maladies.

Et cette année, dans son discours de Noël à la Curie, encore des critiques : il y aurait, selon François, de petits groupes à la Curie, sûrs de leur bon droit et prompts à se justifier, mais qui en réalité sont de véritables “tumeurs cancéreuses” qui se veulent autoréférentes et qui infiltrent les organismes ecclésiaux et ceux qui y travaillent. Et le pape lance cet avertissement : “Lorsque cela arrive, on perd la joie de l’Evangile, la joie de communier avec le Christ ; c’est le don de notre sacerdoce qui se perd.”

Plus loin le pape critique encore les “martyrs autoproclamés” qui en vérité méprisent la charge qui leur est confiée : ils seraient des “antennes doubles”, c’est-à-dire des instruments capables d’envoyer des informations, et d’en recevoir. Mais, constate le pape, il a aussi dans la Curie une grande majorité de personnes fidèles, qui travaillent avec un don de soi admirable, beaucoup de fidélité et de compétence. Ouf !

Plus loin, il développe ce qu’il entend par fidélité en reprenant l’image d’une antenne “haute fidélité” : “Pour tous ceux qui travaillent au Siège, le terme de fidélité prend un sens très particulier dans la mesure où ils se sont mis au service du successeur de Pierre et consacrent à ce service une bonne partie de leur énergie, de leur temps et de leurs occupation quotidiennes. C’est une lourde responsabilité qui avec le temps développe un lien affectif avec le pape, une profonde confiance, une ‘sensus naturalis’, toutes choses qui se résument dans le terme de fidélité.”

Munis ainsi de cette réceptivité profonde, les dicastères de la Curie romaine se doivent, selon François, d’entrer généreusement dans un processus d’écoute et de synodalité. »

 

Source: KATHNET - PRO LITURGIA, Actualité du vendredi 22 décembre 2017

Selon l'article de Marie-Lucile Kubacki sur le site de l’hebdomadaire "La Vie",

"Le pape s’en est également pris aux « traîtres à la confiance » et à « ceux qui profitent de la maternité de l'Église, à savoir ceux qui sont soigneusement sélectionnés pour renforcer le corps et la réforme, mais qui – ne comprenant pas leur responsabilité – se laissent corrompre par l'ambition ou la vaine gloire et, quand ils sont doucement éloignés, se proclament faussement des martyrs du système, du "pape mal informé", de la "vieille garde"... au lieu de faire leur mea culpa. » Une allusion aux cardinaux Burke et Brandmüller, deux auteurs des Dubia ? Ou au cardinal Müller, « doucement éloigné » de la Congrégation pour la Doctrine de la foi dont il était préfet et qui, dans une interview récente, a évoqué des « divisions profondes » dans l’Église, enjoignant François à répondre aux critiques qui lui sont adressées ?"

 

Sources: LA VIEBELGICATHO

Des "Voeux de Noël" particuliers : le pape se livre à une attaque en règle des membres de la Curie
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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 15:00

Dans sa divine Providence, Dieu Tout-puissant a fondé l’Eglise et institué la Liturgie Sacrée à travers laquelle nous pouvons Lui offrir un culte véritable dans la Nouvelle Alliance établie par le Christ. Ce faisant, en entrant dans les exigences des rites sacrés déployés dans la tradition de l’Eglise, nous donnons un vrai sens à notre identité de fils et de filles du Père. La liturgie garde ainsi résolument les yeux fixés sur Dieu Tout-puissant, et non sur la modernité, la postmodernité ou je ne sais quel autre courant culturel ou philosophique. Elle occupe, comme l’a enseigné Sacrosanctum Concilium, une place fondamentale dans la vie du chrétien comme source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise. La liturgie catholique est normative pour la vie du chrétien, et bénéficie d’une objectivité dans la mesure où son contenu n’est pas affecté par les modes passagères propres à chaque génération – ou les formes particulières que lui donneraient certains prêtres ou évêques – mais est maintenue ferme et intègre dans la tradition tout en restant raisonnablement adaptable à des besoins pastoraux avérés. Comme l’enseigne le Catéchisme de l’Eglise Catholique, la liturgie catholique est un élément constituant de la sainte et vivante Tradition.

Il est ainsi évident que la Sainte Liturgie est de par sa nature contraire à cette exaltation de la subjectivité en toutes circonstances propre aux cultures postmodernes ; et cela se confirme tout particulièrement pour la prétention centrale de l’Eglise qui affirme que la Vérité est constituée par la Révélation de Dieu à l’humanité. »

Catherine Pickstock, théologienne professeur à Cambridge, présente à ce propos une appréciation fascinante de cette confrontation entre deux mondes quand elle écrit : « Une réforme liturgique authentique… devrait, soit être amenée à renverser notre modernité antirituelle, ou, cela étant impossible, à concevoir une liturgie qui refuserait d’être inculturée dans nos schémas de pensée et de discours modernes. » Elle plaide pour la création d’une liturgie qui « serait plus apte à nous confronter au défi que représente le choc avec un langage non familier », et aussi « à faire de toute notre vie une adoration, et à nous réunir dans le seul but de recevoir le don du Corps du Christ ». Catherine Pickstock voit juste lorsqu’elle dit que la liturgie doit refuser de suivre servilement les chemins de la modernité, et reste persuadée que le côté peu familier de la liturgie peut et doit servir à secouer de façon salutaire ceux qui se sont déjà avancés trop loin sur ces chemins.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du jeudi 21 décembre 2017

Réforme Liturgique : "renverser notre modernité anti-rituelle" (Catherine Pickstock)
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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 14:17
Le protestantisme aujourd’hui

Cinq siècles après son apparition, le protestantisme, né du mouvement initié par Luther, est plus divisé que jamais. Petit panorama de sa situation actuelle.

Rien n’est simple quand on parle du protestantisme. Non seulement il n’y a pas unité de foi et unité de pratique entre les différentes dénominations ou « églises », mais c’est un monde en perpétuel mouvement institutionnel. Ce que disait Bossuet en 1688 aux premières lignes de son Histoire des variations des églises protestantes reste toujours vrai : les protestants « se sont séparés premièrement de nous, et puis entre eux », ensuite « ils ont tâché de réparer leurs divisions et de rassembler les membres épars de leur Réforme désunie », sans jamais y parvenir.

Le mot « protestants » est apparu en 1529, adopté par les princes luthériens allemands opposés à l’empereur catholique Charles Quint. En France, on parlera pendant longtemps des « huguenots », majoritairement « réformés » (c’est-à-dire « calvinistes »). Les « luthériens » ont toujours été une minorité dans le protestantisme français, forts surtout des communautés d’Alsace, intégrées dans le royaume à partir de 1681, et de Montbéliard, intégrées dans les années 1790.

Patrick Cabanel, dans sa volumineuse Histoire des protestants en France. XVIe-XXIe siècle (1), peut décrire cette histoire comme celle d’un « échec » : les protestants représentaient à leur apogée (en 1560) 10 % des Français ; 2 % après la révocation de l’édit de Nantes (1685) et au XVIIIe siècle ; un peu plus aujourd’hui, grâce à l’essor des « évangéliques ».

Un long processus d’union, mis en œuvre depuis la fin du XIXe siècle, a abouti partiellement il y a peu d’années. L’Église évangélique luthérienne de France (EELF) a été créée en 1872. En 1938 a été fondée l’Église réformée de France (ERF) qui regroupait les quatre principales unions d’Églises réformées. Le 1er janvier 2013, l’EELF et l’ERF se sont unies pour former l’Église protestante unie de France (EPUF).

Cette nouvelle entité, jugée la plus représentative du protestantisme français, pèse pourtant peu dans le paysage religieux. Elle ne rassemble que quelque 250 000 fidèles réguliers et moins de 500 pasteurs (un tiers sont des femmes) et quelque 480 paroisses ou « Églises locales ».

Ce n’est que par la très forte progression des « évangéliques » que le protestantisme français ne se réduit pas à cette peau de chagrin. Les « évangéliques » ne sont ni calvinistes, ni luthériens, mais baptistes, darbystes, méthodistes, pentecôtistes, etc. Jugés plus festifs, plus confessants et plus prosélytes que les réformés ou les luthériens, les évangéliques attirent nombre de populations d’origine africaine ou d’outre-mer. Ils regrouperaient quelque 500 000 fidèles aujourd’hui. Le 15 juin 2010 a été constitué un Conseil national des Évangéliques de France (CNEF) qui regroupe les représentants de quelque 30 Unions, Églises, Communions et de 130 œuvres d’évangélisation ou sociales.

DIVISIONS

Ces diverses unions masquent, en réalité, une grande diversité de pratiques, de croyances et d’enseignement. Depuis longtemps, le protestantisme français a été traversé de multiples courants, qui correspondent non seulement à des pratiques variées mais à des enseignements différents. Dans tel temple, il y a célébration de la cène et récitation du Credo tous les dimanches, alors que dans beaucoup d’autres le primat est donné à la lecture de l’Écriture sainte et au sermon, la cène n’étant célébrée que quatre fois par an.

Le pasteur Pierre Courthial (1914-2009), qui avait été en 1974 un des fondateurs de la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence, en réaction contre les facultés de théologie protestante de Paris et de Montpellier jugées trop libérales, affirmait il y a dix ans : « Je suis un protestant confessant, c’est-à-dire fidèle aux confessions de foi de la Réformation et à travers elles aux conclusions des six premiers conciles œcuméniques (et donc aux définitions christologiques de Nicée-Constantinople et de Chalcédoine), alors que le protestantisme moderniste rejette l’autorité normative de l’Écriture et les dogmes confessés par les six premiers conciles. »

L’Église protestante unie, née en 2013, n’est pas restée unie longtemps. En mai 2015, par 94 voix contre 3, elle a autorisé les pasteurs à bénir les couples homosexuels. Les évangéliques de la CNEF ont déploré cette décision et au sein même de l’EPUF les opposants (environ 80 pasteurs sur 500) ont formé un courant dit des « Attestants » qui entend « retourner vers les fondamentaux que sont la prière et l’autorité des Écritures ».

CRISE EN SUISSE ET EN SUÈDE

Les évangéliques sont la seule portion du protestantisme qui progresse en France comme dans le monde. Au Brésil, en trente ans, plusieurs millions de catholiques ont rejoint les églises évangéliques. Évangéliques et pentecôtistes représentent quelque 700 millions de fidèles dans le monde, contre 50 à 70 millions de fidèles pour chacune des autres dénominations (luthériens, réformés, anglicans et épiscopaliens).

En Suisse, pays de naissance de la deuxième Réforme, celle du Français Calvin venu se réfugier à Genève, la crise est visible. Le Temps, grand quotidien de Lausanne, titrait, chiffres à l’appui, il y a deux ans sur « L’inexorable déclin de l’Église protestante ». Les temples suisses se vident : 50 % des protestants suisses ont plus de 50 ans, le nombre des baptêmes est tombé de 42 000 en 1950 à 15 000 en 2010. Le nombre des personnes qui quittent l’Église protestante est toujours plus élevé : 6000 en 1984, 12 000 en 2010. Genève, la capitale mondiale de la foi réformée, qui comptait 120 pasteurs il y a trente ans n’en compte plus que 40.

Jörg Stolz, professeur de sociologie des religions à l’université de Lausanne, a expliqué dans Religion et spiritualité à l’ère de l’ego (2) pourquoi le protestantisme suisse était davantage frappé par la désaffection que le catholicisme : « le protestantisme est très individualiste, ce qui est en principe compatible avec la société actuelle. Mais du même coup, il a un problème d’identité, de ligne théologique directrice. Or, pour qu’une offre spirituelle marche, il faut a priori un produit, une ligne, des têtes bien connues et du marketing. » La dernière formule reste à la surface des choses, mais on voit l’impasse où s’engage inéluctablement le protestantisme s’il n’ose se confronter à la modernité. Dans Évangile et liberté, pourtant organe du protestantisme libéral, le professeur Jacques Guin fait écho, le 1er septembre 2016, à ce diagnostic : « En ne cessant de courir après la dernière mode de la vie en société, de céder à toutes les facilités pour ne pas risquer de déplaire, aux jeunes en particulier, en acceptant que notre Église dérive au gré des courants qui bafouent la responsabilité individuelle, n’avons-nous pas laissé le protestantisme perdre sa saveur et surtout sa raison d’être “autre” ? »

L’Institut suisse de pastorale (SPI), catholique, confirme dans une enquête statistique publiée en 2015 que le nombre des protestants a beaucoup baissé (passant de 56,3 % en 1950 à 26,1 % en 2013), alors que celui des catholiques se maintient autour de 40 % et que celui des personnes se déclarant sans confession ne cesse d’augmenter (22,2 % de la population en 2013).

En Suède, pays qui fut quasi unanimement luthérien depuis le milieu du XVIe siècle, la situation change beaucoup aussi. Le catholicisme n’y est à nouveau autorisé que depuis 1873 et le luthéranisme y fut Église d’État jusqu’en 2000. Aujourd’hui encore le pays ne compte qu’un diocèse catholique, celui de Stockholm. Son titulaire, Mgr Arborelius, est un converti du protestantisme (à l’âge de 20 ans) et il a été créé cardinal le 28 juin dernier, premier cardinal dans toute l’histoire de la Suède.

Le déclin de l’Église luthérienne est bien visible dans ce pays (62 % de la population, mais 1 % seulement de pratiquants) tandis que le nombre des évangéliques et des catholiques ne cesse de croître, grâce à l’immigration (Polonais, Croates, Érythréens hier, Irakiens et Syriens aujourd’hui) mais aussi par un fort mouvement de conversion. En mars 2014, le pasteur Ulf Ekman, fondateur en 1983 d’une mega church évangélique, La Parole de la Vie, a annoncé sa conversion au catholicisme. En 2015, ce sont huit des dix membres d’une communauté œcuménique installée à Berget et leur pasteur qui ont été reçus dans l’Église catholique. Ce sont les questions éthiques (notamment l’attitude face à l’homosexualité) et celle de l’ordination des femmes qui ont fait prendre conscience des séparations toujours plus grandes. « Nous sommes entrés petit à petit dans le Mystère de l’Église », dira un des membres de la communauté.

Yves Chiron

(1) Fayard, 2012.

(2) Labor et Fides, 2013.

LA NEF n°295 Septembre 2017

À PROPOS YVES CHIRON

Yves Chiron

Historien, spécialiste de l’histoire religieuse des XIXe et XXe siècle, ses biographies de Pie IX, Pie X, Pie XI et Paul VI font référence. Collaborateur de La Nef, il est encore l’auteur notamment de Fatima, vérités et légendes (Artège, 2017), Histoire des conciles (Perrin, 2011), Padre Pio (Perrin, 1998, rééd. 2004), Enquête sur les apparitions de la Vierge (Perrin-Mame, 1997, rééd. Tempus, 2007).

 

SOURCE: LA NEF - BELGICATHO

Pour poursuivre la réflexion :

 

"Pourquoi une personne complètement digne de confiance et omnicompétente (Dieu) permettrait-elle aux églises "authentiques" de diminuer et de disparaître? Pourquoi une personne totalement digne de confiance et omnicompétente donnerait-elle des messages différents à différentes églises? Pourquoi une personne totalement digne de confiance et omnipotente voudrait-elle que nous soyons désunis quand elle a spécifiquement dit que nous devrions être unis?  (1 Corinthiens 1:10, Ephésiens 4: 11-13, Col 3: 13-14, Jean 17:23, Psaume 133: 1, 1 Pierre 3: 8, 1 Jean 4:12, Éphésiens 4: 3, Romains 12 : 16, Matthieu 23: 8, Philippiens 2: 1, Éphésiens 1:10, 2 Chroniques 30:12, Éphésiens 2:14, Romains 12: 4, Galates 3: 26-28, 1 Corinthiens 12: 12-13, Éphésiens 4:16, Romains 6: 5)". Pas besoin de regarder plus loin: le catholicisme est l'Eglise originelle

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 08:10
Terre jeune : le chrétien Mark Armitage licencié par l’université de Californie pour avoir découvert des tissus mous sur un dinosaure, ébranlé le dogme évolutionniste et questionné la chronologie longue de la Terre

Les pontes de l’université de Californie The California State University at Northbridge (CSUN) ne supportent pas la moindre remise en question du faux dogme évolutionniste. Ils ont licencié le spécialiste en microscopie Mark Armitage dans ce qui ressemble à un complot destiné à se débarrasser d’un encombrant scientifique chrétien. Armitage avait publié des éléments explosifs fragilisant la chronologie longue de la Terre, nécessaire à la théorie darwinienne d’une évolution de la vie sur un très long terme : la découverte de tissus mous sur un dinosaure. Signe de l’importance du sujet, l’université publique a accepté de verser 400.000 dollars au scientifique licencié afin d’échapper à un procès pour discrimination.

 

 

Licencié par l’université de Californie pour avoir découvert des tissus mous sur un os de dinosaure

 

 

L’histoire commence quand Armitage découvre en 2012 une énorme corne de triceratops au Montana. Le triceratops est un dinosaure herbivore qui aurait vécu au crétacé supérieur. Passant l’objet au peigne fin de son microscope à la CSUN, il découvre l’impensable : autour de la corne subsistent des tissus mous qui ne se sont pas dégradés. Armitage conclut que si l’objet était bien vieux de 65 millions d’années, comme le consensus scientifique l’affirme, il n’y aurait aucune raison que la chair fût demeurée en si bon état de conservation. Il en déduit que l’objet découvert est infiniment plus récent.

 

Les implications scientifiques et philosophiques de cette découverte sont « considérables », relève l’analyste américain Alex Newman sur son blog de freedomproject.com. Mark Armitage relève en effet que « les os de dinosaures ne peuvent pas être anciens s’ils restent entourés de tissus mous ». La découverte « contredit la théorie des temps antédiluviens », conclut Newman. Or cette datation à l’ère du crétacé supérieur est l’un des piliers de la pensée évolutionniste.

 

 

Mark Armitage et la chronologie longue : « Sans temps antédiluviens, vous n’avez pas de théorie de l’évolution »

 

 

Mark Armitage explique : « Sans temps antédiluviens, vous n’avez pas de théorie de l’évolution. Toute la discussion sur l’évolution prend fin si vous montrez que la Terre est jeune, or vous pouvez contredire complètement l’évolutionnisme par la seule découverte de viande autour d’os de dinosaures ».

 

Mark Armitage publia finalement ses découvertes et conclusions par un article paru en février 2013 dans la revue scientifique Acta Histochemica, spécialisée dans la recherche sur les cellules et les tissus organiques. Dans les semaines qui suivirent, plutôt que de contester scientifiquement cet exposé, l’université décida tout bonnement de licencier son spécialiste en microscopie. « Nous ne tolérerons pas votre religion dans cette faculté », lui a lancé un professeur de biologie dans son bureau, selon un témoin. Un collègue d’Armitage a qualifié l’affaire de « chasse aux sorcières », rapporte la presse.

 

 

Discrimination antichrétienne : ébranlée, la CSUN a préféré une transaction à la perte d’un procès

 

 

Après avoir perdu son poste, Armitage déposa une plainte pour discrimination anti-chrétienne. L’université plaida non coupable pendant des années, prétextant avoir voulu simplement « réorganiser la faculté ». Mais ayant échoué à obtenir un non-lieu, la CSUN accepta une énorme transaction amiable plutôt que de perdre un procès, sans toutefois admettre sa culpabilité.

 

Ce précédent pourrait faire jurisprudence aux Etats-Unis pour d’autres affaires de discrimination anti-chrétienne survenues dans le cadre d’institutions publiques. Défenseur d’Armitage, Me Alan Reinach, directeur exécutif du Church State Council, organisation juridique à but non lucratif, considère qu’il s’agit d’une avancée considérable : « Nous ne connaissons aucun autre cas dans lequel un créationniste ait eu gain de cause ; c’est vraiment une affaire historique ». Et ce d’autant que l’Etat de Californie n’aurait, selon lui, jamais payé une telle somme s’il n’avait pas réellement craint de perdre le procès.

 

 

Pour Alex Newman, « Toute personne contestant le point de vue séculier » est dans le viseur

 

 

Pour Alex Newman, « Quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir sur la question de l’évolution, le fait de licencier des professeurs qui font des découvertes scientifiques dérangeantes – plutôt que de les enterrer ou de les contester – devrait être considéré comme totalement incompatible avec des institutions financées par le contribuable, supposément dispensatrices d’un savoir supérieur ». Mais il semble que dans une Amérique « post-chrétienne », gangrenée comme la France par une franc-maçonnerie et une « libre-pensée » à visées totalitaires, il faille s’attendre à ce que « Toute personne contestant le point de vue séculier, païen, globaliste et socialiste soit dans le viseur », prévient Newman. Qui ajoute : « Soyez prêts ».

 

 

Matthieu Lenoir

 

Source: REINFORMATION.TV

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 09:45
L’Église dans la tourmente. Histoire du Premier millénaire de l'Eglise - Roberto de Mattei

Les Éditions Le Drapeau blanc publient l’ouvrage de vulgarisation historique intitulé L’Église dans la tourmente. Histoire du Premier millénaire de l'Eglise, du professeur Roberto de Mattei.

Aujourd’hui, la barque de Pierre affronte des crises internes aussi bien que des persécutions sanglantes, notamment en Orient. Les papes successifs parlent volontiers d’affaiblissement de la foi, et le message de Notre-Dame de Fatima semble chaque jour plus actuel.

Mais le combat de Satan contre l’Église n’est pas nouveau. Celle-ci a dû dès le départ s’établir par le martyre, avant de connaître des hérésies terribles et des compromissions odieuses, mais aussi de grandes manifestations de sainteté – comme le monachisme.

Connaître l’histoire de l’Église aide à rester sur la voie droite dès lors que la tempête se déchaîne. La dimension naturelle du Corps mystique du Christ, liée à la fragilité des hommes, ne fait que rehausser l’éclat de sa dimension surnaturelle.

Des premiers martyrs à la libération de Jérusalem, le professeur de Mattei nous invite en toute simplicité à mieux connaître les ombres et lumières qui ont marqué le premier millénaire de l’Église.

L’auteur : Roberto de Mattei est né en 1948 à Rome. Historien, il a enseigné à l’Université européenne de Rome et à l’université de Cassino, où il a été titulaire de la chaire d’histoire moderne. Président de la fondation Lépante, il anime également la revue Radici Cristiane ainsi que les agences d’information Correspondance européenne et Corrispondenza Romana. De 2004 à 2007 et de 2008 à 2011, il a été le vice-président de l’équivalent du CNRS en Italie. Enfin, entre 2002 et 2005, il a été conseiller du gouvernement italien pour les questions internationales.

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 12:17
Les cardinaux des dubia reçoivent leur réponse dans une information donnée seize mois plus tard en quatre lignes !

Les quatre cardinaux, Raymond Burke, Walter Brandmüller, Carlo Caffarra, et Joachim Meisner, ont présenté en septembre 2016 les dubia, cinq doutes en formes de questions "oui ou non", cherchant la clarté de François quant à savoir si l'exhortation "Amoris Laetitia" est conforme ou non à l'enseignement moral catholique. Deux des cardinaux, Meisner et Caffarra, ont été rappelés à Dieu depuis sans que le Pape François ne leur fasse de réponse. Cette réponse arrive seize mois après, dans une publication en quatre lignes, pourtant faite en octobre 2016 dans les Actes du Siège Apostolique (Actae Apostolicae Sedis) mais connue seulement il y a quatre joursIl s’agit de quatre lignes en latin signées de la main du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, glissées dans les plus de 1 000 pages des Actae Apostolicae Sedis, sorte de "journal officiel" du Vatican paraissant irrégulièrement et contenant des documents que le pape souhaite rendre public. Ce petit paragraphe, signé le 5 juin mais publié dans les Actes datant pourtant d’octobre 2016, relevé par La Croix, vient donner le caractère de "magistère authentique" à l’échange de lettres entre les évêques de la région pastorale de Buenos Aires et le pape François quant à leur projet pastoral permettant, dans certains cas, d’accueillir des divorcés "remariés" à la communion.

Le document explicatif à l’adresse des évêques de Buenos Aires, datant de septembre 2016, prévoit au n°6, d’autoriser, au cas par cas, que des personnes “divorcées et remariées civilement” puissent recevoir la communion eucharistique, même si celles-ci ne se déclarent pas prêtes à vivre dans l’abstinence.

Dans une sorte de positivisme ecclésiastique, le Pape François a souhaité élever sa correspondance privée avec les évêques d'Argentine au rang de "magistère authentique", indépendamment du contenu en se fondant uniquement sur son autorité. Du jamais vu dans l'histoire de l'Eglise.

Récemment, un des signataires des Dubia, dans un entretien au National Catholic Register, le Cardinal Burke s'est interrogé : "Comment l'Église pourrait-elle continuer à être le sacrement universel du salut si la signification des sacrements devait être vidée de son contenu? " 

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 11:37

Nous apprenons ces jours-ci que l'autorisation donnée par le Pape François, dans un échange de lettres privé, aux évêques argentins de distribuer la communion aux divorcés "remariés" ("il n'y a pas d'autre interprétation"), connue sur des sites spécialisés en septembre 2016, a pourtant été publiée dans les Actes du Siège Apostolique (Actae Apostolicae Sedis) datés d'octobre 2016. Autrement dit, l'information dans les grands medias n'en a été donnée que seize mois après ! Pourquoi tant de secrets et une attente si longue ? 

 

* * * * Mercredi, 6 décembre 2017. 

 

[...] Le Vatican a publié dans les “Acta Apostolicae Sedis” (AAS), l’organe officiel du Saint Siège, le document explicatif qui avait été adressé aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires suite à l’exhortation post synodale “Amoris Laetitia”, ainsi qu’une lettre du pape François, dans laquelle il donne son approbation au dit document.

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La parution dans les AAS de cette lettre privée du pape aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires élève cet écrit au rang de “Lettre Apostolique”. 
Elle contient en outre une contribution du cardinal Pietro Parolin dans laquelle il précise que la parution des deux documents a été faite sur la demande expresse du pape François qui désire que, aussi bien le document explicatif aux évêques de Buenos Aires que sa propre lettre soient désormais considérés comme des éléments de son “magistère authentique”.

Le document explicatif à l’adresse des évêques de Buenos Aires, datant de septembre 2016prévoit au n°6, d’autoriser, au cas par cas, que des personnes “divorcées et remariées civilement” puissent recevoir la communion eucharistique, même si celles-ci ne se déclarent pas prêtes à vivre dans l’abstinence. La réception de la communion pourrait être le résultat d’un processus de discernement accompagné de façon personnelle et pastorale par un prêtre. A l’issue d’un tel processus, il n’y aurait pas obligatoirement une admission aux sacrements : les personnes pourraient aussi librement choisir une autre façon de participer à la vie de l’Eglise.
Dans sa lettre aux évêques, le pape a expressément approuvé la valeur de ce processus. Le document explicatif se veut exhaustif en ce qui concerne le huitième chapitre d’ “Amoris Laetitia”. Le pape l’affirme sans ambiguïté : « Il n’y a pas d’autre interprétation ».

Source : Kathnet (Trad. MH/APL)

 

Pro Liturgia, Actualité du mercredi 6 décembre 2017

 

L'information de l'autorisation de la distribution de la communion aux divorcés remariés en Argentine a été publiée dans le journal La Croix en ligne, il y a quatre jours !

Pourquoi une attente si longue pour connaître l'autorisation donnée par François aux évêques argentins de distribuer la Communion aux divorcés "remariés" ?

 

Il s’agit de quatre lignes en latin signées de la main du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, glissées dans les plus de 1 000 pages des « Actae Apostolicae Sedis » (Actes du Siège apostolique), sorte de « journal officiel » du Vatican paraissant irrégulièrement et contenant des documents que le pape souhaite rendre public.

 

Ce petit paragraphe, signé le 5 juin mais publié dans les Actes datant pourtant d’octobre 2016, relevé par La Croix, vient donner le caractère de « magistère authentique » à l’échange de lettres entre les évêques de la région pastorale de Buenos Aires et le pape François quant à leur projet pastoral permettant, dans certains cas, d’accueillir des divorcés remariés à la communion. Cet échange épistolaire est lui aussi reproduit dans le document du Vatican.

 

[...]

 

Dans une missive envoyée dès réception du courrier des Argentins et adressée à Mgr Sergio Alfredo Fenoy, évêque de San Miguel et délégué des évêques de la région pastorale de Buenos Aires, le pape avait salué leur travail. « Cette lettre convient tout à fait, écrivait-il. Elle explicite pleinement le sens du chapitre VIII d’Amoris laetitia. Il n’y a pas d’autre interprétation. ». 

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 14:01
Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». (Marc 9.2-10)

Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ». (Marc 9.2-10)

Le Pape François a confirmé ce qu'il entendait par évangélisation au cours de la conférence de presse à bord du vol de retour du Bangladesh ce samedi 2 décembre. A la question du journaliste français Etienne Loraillère qui lui demandait: "Quelle est votre priorité: évangéliser ou dialoguer pour la paix?", le Pape a répondu ceci:

 

"Une première distinction: évangéliser ce n'est pas faire du prosélytisme. L'Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction, c'est-à-dire par témoignage. C'est Benoît XVI qui le disait. Qu'est-ce que l'évangélisation? C'est vivre l'Evangile, c'est témoigner de la manière de vivre l'Evangile: témoigner des Béatitudes, témoigner de Matthieu 25, témoigner du Bon Samaritain, témoigner du pardon soixante-dix-sept fois sept fois. A travers ces témoignages, l'Esprit Saint travaille et il y a des conversions."

"Nous sommes toujours très enthousiastes à l'idée de faire des conversions tout de suite. Si elles viennent, elles attendent: on parle..., dans votre tradition... , on fait en sorte qu'une conversion soit la réponse à quelque chose que l'Esprit Saint a mis en mouvement dans mon cœur face au témoignage du chrétien. Au cours du repas que j'ai partagé avec les jeunes pendant les JMJ de Cracovie - une quinzaine de jeunes du monde entier - l'un d'entre eux m'a posé cette question: 'Qu'est-ce que je dois dire à un camarade d'université, un ami, quelqu'un de bien, mais qui est athée? Qu'est-ce que je dois dire pour le changer, pour le convertir?'. Ma réponse fut celle-ci: 'La dernière chose à faire c'est de dire quelque chose. Contentes-toi de vivre ton Evangile et si lui te demande pourquoi tu fais cela, tu pourras lui expliquer pourquoi tu le fais. Et laisse l'Esprit Saint l'attirer.'"

"C'est cela la force et la douceur de l'Esprit Saint dans les conversions. Il ne s'agit pas de convaincre mentalement avec des apologies, des raisonnements... non. C'est l'Esprit qui convertit. Nous sommes des témoins de l'Esprit, des témoins de l'Evangile. 'Témoin' c'est un mot qui veut dire 'martyr' en grec: le martyr du quotidien, même le martyre du sang, quand il arrive..."

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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 14:25

On se souvient que sous couvert d’ “Amoris laetitia”, les évêques de la région de Buenos Aires avaient décidé de permettre aux couples “divorcés remariés civilement” d’avoir accès à la communion eucharistique. Ces évêques avaient alors reçu du Pape François une lettre louant leurs directives pastorales présentées comme conformes au très problématique chapitre VIII de l’Exhortation.*

Jusqu’ici, on avançait que la lettre envoyée par le pape n’avait qu’un caractère privé.

Or, on apprend qu’à la demande du pape lui-même, cette lettre a été publiée dans les actes officiels du Siège Apostolique (Acta Apostolicae Sedis). Ce qui lui confère un statut officiel.

Pour faire bref, disons que tout le monde a désormais le droit de communier au cours des messes.

Toutefois, il est inutile de se voiler la face : cette décison ne changera rien puisque rares sont les fidèles catholiques qui s’interrogent sur leur aptitude à recevoir la communion. De fait, dans les paroisses, que ce soit aux messes dominicales ou aux messes des grandes fêtes, que ce soit aux messes de mariages ou d’enterrements, tout le monde communie sans se poser de questions. De même au cours des liturgies “festives” des synodes diocésains ou des voyages pontificaux, personne ne se soucie de savoir qui peut ou ne peut pas communier. Et personne ne peut nier que le fait de recevoir l’Hostie dans les mains et en restant debout aggrave les choses.

 

Source: Pro Liturgia, Actualité du dimanche 3 décembre 2017

Publication de la lettre de François autorisant les évêques d'Argentine à donner la communion aux divorcés "remariés" dans Acta Apostolicae Sedis

Add. 7 décembre 2017. L'autorisation donnée par le Pape aux évêques argentins de distribuer la communion aux divorcés "remariés", connue sur des sites spécialisés en septembre 2016, a été publiée dans les Actes du Siège Apostolique (Actae Apostolicae Sedis) datés d'octobre 2016, mais l'information dans les grands medias n'en a été donnée que seize mois après (on peut se demander pourquoi tant de secrets?) : 

 

* * * * Mercredi, 6 décembre 2017. 

 

[...] Le Vatican a publié dans les “Acta Apostolicae Sedis” (AAS), l’organe officiel du Saint Siège, le document explicatif qui avait été adressé aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires suite à l’exhortation post synodale “Amoris Laetitia”, ainsi qu’une lettre du pape François, dans laquelle il donne son approbation au dit document.

1499252991913.JPG--papa_francesco

La parution dans les AAS de cette lettre privée du pape aux évêques de la région pastorale de Buenos Aires élève cet écrit au rang de “Lettre Apostolique”. 
Elle contient en outre une contribution du cardinal Pietro Parolin dans laquelle il précise que la parution des deux documents a été faite sur la demande expresse du pape François qui désire que, aussi bien le document explicatif aux évêques de Buenos Aires que sa propre lettre soient désormais considérés comme des éléments de son “magistère authentique”.

Le document explicatif à l’adresse des évêques de Buenos Aires, datant de septembre 2016, prévoit au n°6, d’autoriser, au cas par cas, que des personnes “divorcées et remariées civilement” puissent recevoir la communion eucharistique, même si celles-ci ne se déclarent pas prêtes à vivre dans l’abstinence. La réception de la communion pourrait être le résultat d’un processus de discernement accompagné de façon personnelle et pastorale par un prêtre. A l’issue d’un tel processus, il n’y aurait pas obligatoirement une admission aux sacrements : les personnes pourraient aussi librement choisir une autre façon de participer à la vie de l’Eglise.
Dans sa lettre aux évêques, le pape a expressément approuvé la valeur de ce processus. Le document explicatif se veut exhaustif en ce qui concerne le huitième chapitre d’ “Amoris Laetitia”. Le pape l’affirme sans ambiguïté : « Il n’y a pas d’autre interprétation ».

Source : Kathnet (Trad. MH/APL)

 

Pro Liturgia, Actualité du mercredi 6 décembre 2017

 

L'information de l'autorisation de la distribution de la communion aux divorcés remariés en Argentine a été publiée dans le journal La Croix en ligne le 04/12/2017 à 17h45 :

L’interprétation argentine d’Amoris Laetitia reconnue « magistère authentique »

 

Il s’agit de quatre lignes en latin signées de la main du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, glissées dans les plus de 1 000 pages des « Actae Apostolicae Sedis » (Actes du Siège apostolique), sorte de « journal officiel » du Vatican paraissant irrégulièrement et contenant des documents que le pape souhaite rendre public.

 

Ce petit paragraphe, signé le 5 juin mais publié dans les Actes datant pourtant d’octobre 2016, relevé par La Croix, vient donner le caractère de « magistère authentique » à l’échange de lettres entre les évêques de la région pastorale de Buenos Aires et le pape François quant à leur projet pastoral permettant, dans certains cas, d’accueillir des divorcés remariés à la communion. Cet échange épistolaire est lui aussi reproduit dans le document du Vatican.

 

[...]

 

Dans une missive envoyée dès réception du courrier des Argentins et adressée à Mgr Sergio Alfredo Fenoy, évêque de San Miguel et délégué des évêques de la région pastorale de Buenos Aires, le pape avait salué leur travail. « Cette lettre convient tout à fait, écrivait-il. Elle explicite pleinement le sens du chapitre VIII d’Amoris laetitia. Il n’y a pas d’autre interprétation. Et je suis sûr qu’elle fera beaucoup de bien ». 

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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 15:30

Note du blog Christ Roi. La video ci-dessus montrent des Juifs annoncer le Christ Jésus "homme de douleurs" du chapitre 53 du Livre d'Isaïe, c'est-à-dire des Juifs évangéliser des Juifs. Il ne s'agit pas de protestants, mais de "Juifs messianiques", des Juifs qui conservent les préceptes juifs mais reconnaissent Jésus comme le Messie d'Israël, le Sauveur annoncé par les prophètes.

 

"Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.

Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.

Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.

On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.

Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs. (Is 53)

 

Cette description du Messie se trouvent non seulement dans ces versets, mais aussi dans Zacharie, Daniel, et d'autres livres comme les Psaumes : "Ils regarderont vers moi. Celui qu’ils ont transpercé, ils feront une lamentation sur lui, comme on se lamente sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement, comme on pleure sur un premier-né." (Zach 12:10) ; "un messie sera supprimé" (Dn 9:26); "Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête" (Ps 21:8 ; "C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage : je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère" (Ps 68:8-9).

 

 

La conversion des Juifs est annoncée dans le Nouveau comme dans l'Ancien Testament :

 

 

Dans le Nouveau Testament :

 

"Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs." (Jn 4:22)

vous ne me verrez plus désormais jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! " (Mt 23:39)

"J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur." (Jn 10:16)

il a supprimé les prescriptions juridiques de la loi de Moïse. Ainsi, à partir des deux, le Juif et le païen, il a voulu créer en lui un seul Homme nouveau en faisant la paix, et réconcilier avec Dieu les uns et les autres en un seul corps par le moyen de la croix ; en sa personne, il a tué la haine." (Ep 2: 15-16)

  

Dans l'Ancien Testament :

 

"Il arrivera, en ce jour-là, que l’on sonnera de la grande trompe ; ils viendront, ceux qui étaient perdus au pays d’Assour, et ceux qui étaient dispersés au pays d’Égypte ; ils se prosterneront devant le Seigneur, sur sa montagne sainte, à Jérusalem." (Is 27:13)

"Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication. Ils regarderont vers moi. Celui qu’ils ont transpercé, ils feront une lamentation sur lui, comme on se lamente sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement, comme on pleure sur un premier-né." (Zach 12:10)

 

L'évangéliste S. Jean, l'Apôtre bienaimé du Christ, annonce : "Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé." (Jn 19:37)

 

Comment le prophète Zacharie qui écrit 500 ans avant J.-C. sous le règne de Darius Ier, roi de Perse, peut-il dire que les juifs regarderont vers Celui qu’ils ont transpercé (Jésus), si ce Messie qu'il annonce n’était déjà pas apparu dans l'histoire ?  Les juifs se repentiront donc d’une repentance collective et individuelle à la fois, et regarderont vers celui qu’ils ont transpercé

 

Si les Juifs ont transpercé le Christ, un commentaire du Concile de Trente précise que la crucifixion a pour cause l'ensemble des péchés de tous les hommes depuis le péché originel jusqu'à la fin des temps :

"Il faut ensuite exposer les causes de la Passion, afin de rendre plus frappantes encore la grandeur et la force de l'amour de Dieu pour nous. Or, si l'on veut chercher le motif qui porta le Fils de Dieu à subir une si douloureuse Passion, on trouvera que ce furent, outre la faute héréditaire de nos premiers parents, les péchés et les crimes que les hommes ont commis depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour, ceux qu'ils commettront encore jusqu'à la consommation des siècles

[...]. Les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu'il endura." (Catéchisme du Concile de Trente, Première partie : Du symbole des Apôtres, Chapitre 5 Du 4e article du symbole : Qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, et a été enseveli, § 3, éditions DMM, Niort 1998, p. 56.)

 

Le Catéchisme du concile de Trente précise (1re partie, chapitre 5, § 3) :

 

"Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sûr, ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal (Hebr., 6, 6.) crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre (Cor., 2, 8.), s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides."

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 15:21

Partout où le christianisme faiblit, le paganisme se renforce. Cette vérité que l'on n'entend plus prêcher aujourd'hui nulle part, il faut que cela soit un rabbin qui nous la rappelle :

Le rabbin Elad Dokow, professeur à l'Institut Technologique Technion d'Israël, a commenté une statue de la déesse grecque Pallas Athéna, qui fait partie d'une exposition au siège de New York, aux États-Unis.

 

Interrogé par Breaking Israel News, il a relié la statue à "une montée indubitable du paganisme et du culte des idoles dans le monde". Il a expliqué que le paganisme permet à l'homme "de créer sa propre vérité" et que les Nations Unies sont comme le paganisme "un lieu de réalité subjective créé par un vote".

 

Dokow a conclu ainsi : "Ce que nous voyons dans le monde aujourd'hui, c'est que partout où le christianisme s'affaiblit, le paganisme et l'idolâtrie se renforcent et là où le christianisme disparaît, des choses horribles se produisent."

Rabbin : "Partout où le christianisme faiblit, le paganisme se renforce"

Gloria.tv

 

Et des choses horribles se produisent... On peut dire : goût du morbide (Halloween), sacrifices humains, violences sexuelles envers les femmes, envers les enfants... Les prophéties de Paul VI se sont réalisées...

 

Voici la source de l'article en anglais qui rapporte les propos du rabbin Elad Dokow 

https://www.breakingisraelnews.com/98498/pagan-war-goddess-statue-unveiled-un-idol-worship-makes-global-comeback/

avec ma traduction de cet article écrit par Adam Eliyahu pour Breaking Israel News

 

Dans cette traduction j'ai mis en liens des traductions de la Sainte Bible faites par l'Association épiscopale liturgique pour les pays francophones :

Les Émirats arabes apportent la déesse païenne de la guerre aux Nations Unies
Statue de la déesse grecque Athena exposée à Nashville, Tennessee. (Ron Cogswell/Flickr)

Statue de la déesse grecque Athena exposée à Nashville, Tennessee. (Ron Cogswell/Flickr)

28 Novembre 2017


 

" Il rebâtit les lieux sacrés qu’avait fait disparaître Ézékias, son père, et il fit élever des autels à Baal."
 
II Rois 21:3 (la Bible d'Israël ™)

 

Le même groupe multinational qui a recréé l'arche de la victoire de Palmyre et l'a envoyée pour une tournée mondiale a maintenant recréé une statue d'Athéna, la déesse romaine de la guerre, pour une exposition aux Nations Unies, une organisation qui prétend travailler à la paix mondiale, mais qu'un rabbin compare au paganisme moderne.
 
Les Émirats Arabes Unis (UAE) inaugurent officiellement l'exposition d'archéologie numérique, "l'esprit dans la pierre" au siège de l'Organisation des Nations Unies à New York, jeudi dernier. Les Émirats Arabes Unis, la mission italienne à l'ONU, et l'Institut d'archéologie numérique (IDA) ont coopéré en recréant une statue de la déesse romaine Athena pour l'exposition.
 
La statue originale d'Athéna était à Palmyre en Syrie, jusqu'à ce qu'elle fût détruite par ISIS en 2015. L'annonce des Émirats Arabes Unis décrivait la déesse comme "synonyme de raison, de refuge et de primauté du droit, toutes les mêmes valeurs sur lesquelles cette institution historique a été construite", mais la statue représente Athéna dans sa posture classique saisissant une lance, trahissant son rôle éminent de Déesse romaine de la guerre.
 
On pense également que la déesse romaine Athena (Athéna est une déesse grecque identifiée à Minerve chez les Romains. NdCR.) était basée sur la déesse de la Mésopotamie antérieure Ashera et a été incorporée plus tard dans l'Islam précoce comme Al-Lāt, vénérée en Arabie saoudite comme l'épouse d'Allah mentionnée dans le Coran. Cela serait compatible avec l'histoire de la statue sur le site de Palmyre, qui a été utilisé comme un temple par les mésopotamiens, les Romains et les musulmans à la suite.
 
Rabbi Elad Dokow, le rabbin en chef et conférencier à l'Institut de technologie Technion d'Israël, n'a pas été étonné que l'ONU tienne une exposition de symboles païens.
 
"Il y a actuellement une croissance indubitable du paganisme et de l'adoration d'idole dans le monde, plus que n'importe quelle autre religion, et il est naïf de croire que cet affichage soit déconnecté de ce phénomène," a déclaré le rabbin Dokow à Breaking Israel News. "Le paganisme donne la capacité pour chaque homme de créer sa propre vérité, par opposition au judaïsme et au christianisme, qui déclarent qu'il y a pour l'homme une vérité objective à laquelle il doit se conformer. L'ONU, comme le paganisme, est un lieu de réalité subjective créé par un vote."
 
"Ce que nous voyons dans le monde d'aujourd'hui, c'est que chaque endroit où le christianisme s'affaiblit, le paganisme et l'idolâtrie se renforcent, et là où le christianisme disparaît, des choses horribles se produisent."
 
Bien que l'initiative rassemblant Émirats Arabes Unis et Italie de recréer une idole païenne romaine semble incongrue, une telle Union a été décrite dans la prophétie juive, et une allusion en a été faite dans les Psaumes.
 
Oui, tous ensemble ils intriguent; ils ont fait alliance contre toi, 
ceux d'Édom et d'Ismaël, ceux de Moab et d'Agar. Ps 83 (82):6-7
 
Le sage juif du premier siècle Jonathan Ben Ouzziel a décrit comment cette Alliance biblique entre Ismaël et Esaü réapparaîtrait dans la guerre de la fin des temps.
 
"Des grands navires pleins d'armes partiront comme une grande flotte de l'Italie romaine et se joindront à une Légion qui s'écartera de Constantin [c'est Ismaël]." Ils nuiront aux habitants d'autres terres, et asserviront les descendants de Eber [une référence à Israël].
 
Les Émirats Arabes Unis ont travaillé avec l'IDA dans le passé. Leur première collaboration, l'arc imprimé 3-D de Palmyre, fut mis en évidence lors de l'exposition des Nations Unies par une projection sur grand écran. L'arche originale de Palmyre était une arche de la victoire romaine qui se tint pendant 1 800 ans devant le temple du dieu païen Ba'al à Palmyre jusqu'à ce que, comme la statue d'Athéna, il fût détruit par ISIS.
 
Ba'al était la forme d'adoration idolâtrique fréquemment mentionnée dans la Bible comme accompagnant le culte de la fausse déesse féminine, Ashera.
 
Ils ont abandonné tous les commandements du Seigneur leur Dieu et se sont fait des idoles en métal, deux statues de veaux ; ils ont fait des poteaux sacrés, se sont prosternés devant toute l’armée des cieux et ont servi Baal. II Rois 17:16
 
La reproduction de l'Arche a d'abord été présentée en avril de l'année dernière à Trafalgar Square (Londres) lors de la semaine du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la science et la culture (UNESCO) dans le Monde. Le dévoilement a coïncidé (un hasard.... NdCR...) avec les fêtes païennes les plus importantes de l'année, Beltane, inaugurant une période de 13 jours connue dans l'occultisme comme "le sacrifice du sang à la bête", qui est traditionnellement célébré avec des sacrifices d'enfants et des orgies bisexuelles.

Similaire à l'affichage actuel d'Athéna à l'ONU, l'arche de Palmyre a également été exposée lors d'événements associés à un gouvernement mondial. Elle était la pièce maîtresse du Sommet du Gouvernement Mondial à Dubaï en février dernier, et est apparu à Sarona, en Italie, en juin, son exposition coïncidant intentionnellement avec le Sommet du G7 des dirigeants du monde.

 
Rapporté par: Adam Eliyahu-Breaking Israel News

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L'information a également été rapportée avant-hier sur un site protestant en anglais "OpenHeaven".

 

Rappelons que lors des temps bibliques, Abel, Noé, Abraham et les autres patriarches offraient des sacrifices au Seigneur et que Satan, le singe de Dieu voulut se faire lui aussi adorer et avoir les siens. Les Hébreux, sortis de leur captivité en Egypte furent mis en contact avec des nations de Chanaan plongées dans la plus sanguinaire idolâtrie et se laissèrent parfois corrompre. Afin de leur éviter de se fourvoyer dans ces faux cultes, le Seigneur dicta à Moïse cet article de la loi : "Celui qui sacrifie aux dieux sera voué à l’anathème" (Exode 22: 19). Mais malgré les défenses réitérées contre les prévaricateurs, les Hébreux, fascinés par le démon, se laissèrent entraîner dans l'idolâtrie. Déserteurs du vrai Dieu, on les vit offrir des victimes aux idôles. C'est le reproche que Moïse leur fit au moment de mourir : "Ils sacrifient à des démons qui ne sont pas Dieu, à des dieux qu’ils ne connaissent pas" (Deut, 32:17). Quelles étaient ces victimes ? David nous l'apprend: des victimes humaines, et surtout de jeunes enfants des deux sexes (Ps 105:35-36). Trois cents ans après le règne de David, le prophète Isaïe montra le sacrifice humain toujours en vigueur chez les Juifs, ses contemporains qui immolaient des enfants dans les torrents : Immolantes parvulos in torrentibus (Is 57:5-6).

Cent ans après Isaïe, le prophète Jérémie constate la persistance du sacrifice humain chez ses compatriotes : "Car ils m’ont abandonné ; ils ont rendu ce lieu méconnaissable ; ils y ont brûlé de l’encens pour d’autres dieux que ni eux, ni leurs pères, ni les rois de Juda n’avaient connus ; ils l’ont rempli du sang des innocents. Ils ont édifié les lieux sacrés du dieu Baal, pour consumer par le feu leurs fils en holocauste à Baal : cela, je ne l’avais pas ordonné, je ne l’avais pas dit, ce n’était pas venu à mon esprit !" (Jr, 19:4-5).

Cent ans après Jérémie, le prophète Ezéchiel élève la voix : "Tu as pris tes fils et tes filles que tu m’avais enfantés, et tu les as sacrifiés pour qu’elles s’en nourrissent. Était-ce donc trop peu que ta prostitution ? Tu as égorgé mes fils et tu les as livrés en les faisant passer par le feu pour elles." (Ez, 16:20-21)

Même reproche dans le prophète Osée qui nous apprend qu'on ne sacrifiait pas seulement des enfants, mais encore des hommes faits, à l'instar de tous les peuples païens : "Quand Éphraïm parlait, c’était la terreur, car lui, il était chef en Israël. Mais il s’est compromis avec Baal et il en est mort. À présent, ils continuent de pécher, ils se font des images de métal fondu, des idoles avec leur argent et par habileté : œuvre d’artisans que tout cela ! C’est à leur propos que l’on dit : 'Eux qui sacrifient des hommes, ils vénèrent des veaux.'' (Os 13:1-2)

Le Livre de la Sagesse nous révèle les abominables pratiques qui accompagnaient les sacrifices humains : "...meurtres rituels d’enfants, célébrations de mystères occultes, délires et cortèges au cérémonial extravagant ; ainsi, ils ne respectent plus la pureté ni de la vie ni du mariage, mais ils conspirent pour s’entretuer et s’infligent les tourments de l’adultère. Tout est mêlé : sang et meurtre, vol et fraude, corruption, déloyauté, sédition, parjure, confusion des valeurs, oubli des bienfaits, souillure morale, perversion sexuelle, désordre dans le mariage, adultère et débauche. Oui, le culte des idoles sans nom est le commencement, la cause et le comble de tout mal." (Sg, 14:23-27). Dans l'Antiquité, il en était de même dans tous les peuples païens, Chananéens, Phéniciens, Grecs, Romains, Gaulois, tous pratiquaient le sacrifice humain. "Après avoir pris un bain de sang humain, on allait prendre un bain de luxure. Voilà ce qui se passait chaque jour, dans la belle Antiquité." (Mgr GaumeMort au cléricalisme, ou Résurrection du sacrifice humain, 1877, rééd. Saint-Rémi, p. 38.)

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 18:39
L’orientation mystérieuse du château de Versailles bientôt expliquée ?

Mystère. L’étude de l’orientation du château du Roi-Soleil fait apparaître un alignement troublant avec l’un des lieux les plus connus de la chrétienté. Simple coïncidence ? Maître d’œuvre en bâtiment, amateur d’histoire, Philippe Chocat a voulu en avoir le cœur net.

 

C’est le genre de sujet qu’un journaliste ne sait jamais trop comment aborder. Ça commence par un appel, un jour de printemps où l’on est forcément occupé à autre chose qu’à la résolution d’une énigme historique. « Bonjour, j’ai découvert le mystère de l’orientation du château de Versailles, je voudrais savoir si vous êtes prêts à en parler dans votre journal. » Forcément, on marque une pause. Le mystère de l’orientation du château de Versailles ? On répond que oui, bien sûr. On s’intéresse, poliment. On ajoute qu’on n’est pas certain d’avoir de la place dans nos pages mais qu’on veut bien recevoir un mail avec un peu plus d’informations, pour se faire une idée. Réponse de l’interlocuteur : « Je préfèrerais ne pas en dire trop par téléphone, vous comprenez ? Et puis vous vous rendrez mieux compte de visu, avec les plans. » Ah oui, le secret, forcément. C’est bête mais on ne peut pas s’empêcher, à ce moment-là, d’imaginer en souriant les membres d’une quelconque confrérie secrète aux aguets, prêts à empêcher que le secret ne soit trahi.

 

Comme, malgré tout, il arrive qu’un journaliste soit curieux, et que l’interlocuteur, qui se présente comme maître d’œuvre en bâtiment et amateur d’histoire, semble tout-à-fait rationnel, qu’il affirme avoir été très étonné lui-même de sa découverte, on fixe un rendez-vous. Dans l’intervalle, on se documente un petit peu. Versailles, on connait sans connaître. L’orientation du château ? Ah oui, le grand canal, évidemment. On lit. Son orientation aurait été choisie de telle sorte que, le 5 septembre, jour de la naissance de Louis XIV, le soleil se couche dans l’axe de cette très grande et très belle installation. On tape « polémique », « controverse », mais rien d’intéressant ne semble émerger, si ce n’est pour la date : ce serait plutôt le 25 août, jour de la Saint-Louis, ou même le 15 août, solennité de l’Assomption, que le soleil est supposé se coucher dans l’axe du plan d’eau. Bon.

“Que la galerie des glaces, supposée recevoir la lumière, soit orientée au nord-est, ça me paraissait bizarre, comme une grosse bourde de Le Vau”

 

L’arrière-salle d’un café du XVe arrondissement de Paris. Notre homme est déjà installé. Philippe Chocat, 56 ans, a la poigne franche et le regard solide. « J’ai apporté mon ordinateur, vous allez mieux vous rendre compte », explique-t-il. Le temps que les fichiers se chargent, je le questionne sur cette histoire de date et de coucher de soleil. « Oui, je sais, répond-il tranquillement, mais ça ne change rien, c’est quelque chose de très différent, vous verrez. » Tournant face à moi l’écran de son ordinateur, il reprend : « j’ai toujours trouvé étrange l’orientation du château, ou du canal, comme on veut, les deux vont ensemble puisque le corps principal est perpendiculaire au canal. Que la galerie des glaces, supposée recevoir la lumière, soit orientée au nord-est, ça me paraissait bizarre, comme une grosse bourde de Le Vau. Bref, ça m’intriguait et je trouvais un peu courte la seule explication « solaire ». J’ai eu la curiosité de prolonger très loin, bien au-delà de Versailles et des environs le segment de droite que constitue le canal et c’est là que j’ai vu… »

 

La lenteur du réseau wifi du café rendait l’opération un peu laborieuse et, voyant la droite sortir de l’hexagone, je sentais me revenir l’idée qu’on allait tomber sur une chapelle cathare perdue dans le Tyrol ou quelque chose comme ça ; ainsi quand Philippe Chocat me montra, carte planétaire à l’appui, que la droite partie du canal se perdait quelque part dans le désert anatolien, j’ai presque trouvé cela rassurant même si je ne voyais plus, du coup, où il voulait en venir.

 

L’explication, toute simple, n’a pas tardé. « Évidemment cette ligne droite, tracée ainsi, ne tient pas compte de la rotondité de la Terre. Mais l’avantage de Google Earth, c’est qu’il est facile de faire en sorte que cette rotondité soit intégrée dans le calcul. On obtient alors une toute autre droite, enfin une parabole, comme vous voyez… » Et, de fait, je vis le segment de droite, ainsi recalculé, suivre une trajectoire qui, davantage orientée vers le sud, abordait l’orient non plus en Turquie mais exactement à la hauteur de… Jérusalem. Philippe Chocat s’agaçait de la lenteur du système de calcul qui rendait chaotique un tracé qu’il aurait voulu limpide. J’étais pour ma part déjà convaincu que je n’avais pas perdu mon temps. Je reprenais : « le château a été orienté pour faire face à la Terre Sainte ? C’est le cas de nombreux édifices religieux – c’est même l’origine du verbe « orienter », il me semble… ».

 

Le découvreur ne se démonta pas. « Oui mais c’est beaucoup plus précis que cela, regardez ». Encore quelques zooms sur la cité trois fois sainte et sous mes yeux le trait violet matérialisant le segment de droite vint se superposer exactement… sur, sur… « Vous reconnaissez ? » J’ai beau ne pas être spécialiste, ce dôme me disait en effet quelque chose. Je hasardais : « C’est l’église du Saint-Sépulcre ? » Chocat opinait. « Exactement. Portée jusqu’en Israël, la droite née du grand canal, l’axe même de Versailles vient frapper exactement sur le tombeau du Christ. Ce n’est pas moi qui le dis, d’ailleurs, c’est le calculateur. Ce que je dis, moi, c’est que ça me semble un peu gros pour n’être qu’une coïncidence. »

 

De fait, visuellement, l’effet est saisissant. Le grand canal, donc aussi les pièces du château situées sur cet axe, fait face, à 3 500 kilomètres de distance à l’emplacement supposé (et, en tout cas, vénéré comme tel) du tombeau de Jésus. Or, parmi les pièces concernées, il y a bien évidemment la chambre du roi. Louis XIV, dont la piété était connue (son premier geste, le matin, était de tremper la main droite dans une coupelle d’eau bénite portée par son chambellan et de se signer), pouvait ainsi, tous les jours, saluer par la fenêtre ce Dieu, fils de Dieu, de l’autorité de qui il tenait son pouvoir. « Chaque matin les volets des portes fenêtres face au lit sont ouverts par le premier valet de chambre, la lumière fait place à la nuit, et l’extrémité de cette perspective qui se dévoile c’est le Saints des Saints de la chrétienté, s’enthousiasme Pierre Chocat. Ces volets sont la pierre du tombeau qui roule, la lumière est celle de la résurrection, la victoire de la lumière sur la nuit, la victoire de la vie sur la mort. En quelque sorte, chaque jour la résurrection est commémorée au monarque ».

“Portée jusqu’en Israël, la droite née du grand canal, l’axe même de Versailles vient frapper exactement sur le tombeau du Christ”

 

L’image est certes séduisante mais, en réalité, elle est un peu hors-sujet. Le grand canal, dont l’axe traverse la chambre du roi avant de cingler, donc, vers Jérusalem, n’est perpendiculaire qu’à un bâtiment qui préexistait au château voulu par le Roi-Soleil. La clé, s’il y en a une, n’est donc pas tellement dans le grand canal que dans le petit pavillon de chasse construit par Louis XIII. Raisonnons. Et questionnons. « Que sait-on des personnes qui ont construit ce château ? Les architectes, les maçons ? » Les sciences de l’époque, mathématique, (triangulation notamment), géographie, offraient sans doute de déterminer, depuis Versailles, rotondité de la Terre incluse, la direction précise de Jérusalem. Au degré près ? Au vu de la distance mise en jeu, une erreur infime d’orientation aurait fait manquer le Saint-Sépulcre de plusieurs kilomètres.

 

En vérité, je ne suis pas sûr de tout cela et Philippe Chocat non plus. « Il faudrait savoir si ces personnes ont écrit des mémoires sur la question, ou quels sont les autres édifices prestigieux qu’ils ont été amenés à bâtir, etc. » Philippe Chocat opine mais ne cache pas une légère déception. La précision toute mathématique du tracé et la piété de Louis XIV ou de Louis XIII, qui était très grande, lui semblaient constituer des arguments suffisants.

 

Il paraît étonnant qu’une telle volonté, un tel symbole, n’ait pas, en ces temps très chrétiens, été davantage mis en avant

 

En histoire, pourtant, il est rare de disposer de la preuve ultime, absolue. Il faut, bien souvent, se contenter d’un faisceau d’indices, et le souhaiter le plus dense possible. En réalité, il paraît étonnant qu’une telle volonté, un tel symbole, n’ait pas, en ces temps très chrétiens, été davantage mis en avant. Qu’il ne l’ait pas été, ou si peu que les traces aient pu s’en perdre, ne semble pas tenir la route. Pourquoi Louis XIII aurait-il gardé pour lui un tel secret ? Pourquoi personne ne semble avoir été au courant que l’axe du petit pavillon (dont Louis XIII, qui avait personnellement participé à l’élaboration du plan, désirait faire un lieu de retraite spirituelle) menait tout droit au tombeau de Jésus ? Un secret de l’architecte ? Mais, encore une fois, pourquoi le secret ? Bref, il faut vérifier.

 

Avant Le Vau, les architectes s’appelaient Philibert Le Roy, Métezeau père et fils, ou Nicolas Huaut le maître-maçon. Un examen superficiel des sources n’a rien fait émerger de significatif. Qu’en pensent les historiens de métier ? « J’avais soumis l’idée à Monsieur Guillou, reprend Chocat. Il l’a trouvée séduisante mais m’a dit ne rien savoir de sa pertinence. Je ne sais pas s’il a suivi la piste. » Il serait peut-être temps de le faire ? Si ce face-à-face a été voulu, il est incroyable que le souvenir s’en soit perdu ; et si au contraire c’est un pur hasard, un tel degré de précision ne laisserait plus guère de doute sur la nature divine de la chose…

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