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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 13:08
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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 07:00
Le pasteur dit au premier ministre de l'Alberta: les chrétiens servent une "loi supérieure", une "autorité supérieure" au gouvernement.

Le pasteur Tim Stephens a été emprisonné pendant plusieurs jours pour avoir tenu des services religieux à l'intérieur en violation des verrouillages dans la province.

Vend 28 mai 2021 

 

CALGARY, Alberta, 28 mai 2021 ( LifeSiteNews ) - Un pasteur canadien emprisonné pour avoir défié les règles de santé du COVID-19 a appelé son premier ministre à "honorer Dieu et la liberté qu'il a accordée à son église et à tous les hommes".

 

"Permettez-moi de vous rappeler que moi, et d'autres chrétiens, faisons cela par conviction et obéissance à notre Seigneur Jésus-Christ. Rien de ce que nous pouvons souffrir ne se compare à ce qu'il a souffert pour nous", a écrit le pasteur Tim Stephens de la Fairview Baptist Church à Calgary, en Alberta, dans une lettre ouverte le 24 mai au sujet de "l'action excessive du gouvernement" adressée au premier ministre de l'Alberta Jason Kenney et à ses députes du Parti conservateur uni (UCP).

 

"L'église n'est pas un bâtiment, c'est un rassemblement ou une assemblée de croyants avec Jésus-Christ à sa tête. Le gouvernement humain peut tenter de forcer l'obéissance (à ses lois Ndlr.) au mépris des commandements du Christ, mais le royaume du Christ survivra et vaincra toutes les juridictions humaines. Les chrétiens servent une loi supérieure et une autorité supérieure.

 

Stephens a été arrêté devant sa famille et emprisonné le dimanche 16 mai, après avoir organisé un service religieux dans l'église qui allait à l'encontre des règles du gouvernement provincial qui, à l'époque, limitaient les services religieux à seulement 15 personnes. À partir d'aujourd'hui, les églises de l'Alberta ont droit à une capacité de 15 pour cent.

 

Stephens a été libéré la semaine dernière, obligé de se conformer à une ordonnance d'injonction du 6 mai maintenant modifiée émise par les services de santé de l'Alberta (AHS), en vertu de laquelle ses avocats disent qu'il a été illégalement arrêté.

 

Dans sa lettre ouverte à Kenney et aux membres de son caucus UCP, Stephens a écrit qu'il avait soutenu Kenney pour devenir premier ministre, croyant à l'époque qu'il défendait les valeurs conservatrices.

 

"Merci de travailler pour le bien de l'Alberta. Monsieur le premier ministre, moi et de nombreux autres membres de mes cercles vous avons soutenu, vous avons aidé à créer le Parti conservateur uni, puis vous êtes devenu notre premier ministre", a écrit Stephens. "Au moment d'écrire ces lignes, notre église a reçu l'ordre de fermer et je suis le troisième pasteur en Alberta à être emprisonné sous votre gouvernement. Quel était mon crime ? Exercer mes libertés fondamentales de religion, de réunion et de conscience, données par Dieu, en me rassemblant avec d'autres chrétiens en tant qu'église. Nous devons le faire en obéissant aux commandements de notre Seigneur Jésus-Christ."

 

Stephens a écrit que bien qu'il sache que "les décisions de Kenney aient été difficiles à prendre", il a souligné que jamais "jamais" les habitants de l'Alberta n'ont été soumis à "une telle règle de l'État".

 

« Nous ne sommes jamais allés pendant des mois avec des intrusions du gouvernement dans nos maisons, nos lieux de travail, nos mariages, nos funérailles, nos églises, nos entreprises et nos écoles. Ceux qui en supportent les conséquences devraient être ceux qui prennent les décisions. Responsabilité et liberté vont de pair. Vous nous avez pris les deux", a écrit Stephens.

 

"Vous n'êtes pas en mesure de gérer ma maison et de nous dire qui peut entrer ou qui nous pouvons visiter"

 

Dans sa lettre ouverte, Stephens a déclaré que lorsqu'il s'agit de s'occuper de son troupeau et de sa famille, "Personne n'est mieux équipé que moi pour faire des choix pour ma famille."

 

"Monsieur le premier ministre et mesdames et messieurs les députés, je sais que vous aimez beaucoup notre province. Mais personne n’aime ma famille plus que moi. Personne n’est mieux équipé que moi pour faire des choix pour ma famille. Vous n’êtes pas en mesure de microgérer mon ménage et de nous dire qui peut venir ou qui nous pouvons visiter", a écrit Stephens.

 

"Vous ne pouvez pas non plus aimer les gens de mon église plus que moi. Monsieur, ce sont les personnes que je visite à la naissance d'un bébé. Ce sont les gens que j'enterre quand ils meurent et je réconforte leurs proches en deuil. Ce sont les gens que je me suis donné pour les soigner, les enseigner, les diriger et les équiper. Je les connais tous par leur nom et je connais leur vie, leur famille, et nous vivons ensemble en tant que famille de foi. Ne sommes-nous pas les mieux placés pour prendre soin les uns des autres en cette période de crise plutôt que dans un État bureaucratique impersonnel?"

 

Stephens a poursuivi en écrivant que bien que son église ait été qualifiée de "nuisance publique pour avoir eu des événements soi-disant 'super-propagateurs'," il a vu "zéro transmission" de COVID-19 dans son église, mais a vu le mal causé par les verrouillages.

 

"Nous n'avons fait aucun mal. Pas un seul cas d'hospitalisation ou de soins intensifs ne peut être attribué à nos rassemblements. Ce que nous avons vu, c'est un préjudice beaucoup plus grave commis par votre gouvernement! Nous servons ceux qui sont blessés et vulnérables, ceux qui sont le plus affectés par vos politiques. Notre église est un centre de culte qui mène de la prévention de la dépression, du désespoir, de la toxicomanie et même du suicide. Plus important encore, c'est une communauté de joie en Christ, et de sel et de lumière au monde pendant cette période d'épreuve", a écrit Stephens.

 

Dans un communiqué de presse envoyé aujourd'hui, l'équipe juridique représentant Stephens devant le tribunal, le Centre de justice pour les libertés constitutionnelles (JCCF), a annoncé que l'Alberta Health Services (AHS) avait "abandonné" une demande d'outrage au tribunal contre Stephens.

 

"Face à cette preuve indéniable, AHS a admis que la poursuite des poursuites et les tentatives de faire condamner le pasteur Stephens pour outrage au tribunal sont sans espoir. Cela abandonne complètement l'affaire contre le pasteur Stephens", a déclaré JCCF.

 

Selon le JCCF, AHS avait voulu le garder en prison jusqu'à ce qu'il accepte de "consentir à la violation de ses droits et libertés garantis par la Charte par les ordonnances de santé publique de l'Alberta".

 

La JCCF a noté que Stephens avait été arrêté sur la base d'une injonction du tribunal du 6 mai émise par le juge en chef adjoint Rooke, qui était dirigée contre le propriétaire du Whistle Stop Café à Mirror, en Alberta, qui avait défié les ordres de santé du gouvernement et ouvert pour le service de restauration.

 

L'injonction du 6 mai avait été initialement formulée pour s'appliquer à tous les Albertains et permettait à la police d'arrêter toute personne qui enfreignait les règles du COVID-19, mais a été modifiée peu de temps après.

 

"Changer de cap et honorer Dieu et la liberté qu'il a accordée à son église et à tous les hommes"

 

Stephens a écrit que Kenney et son gouvernement devraient considérer l’injonction judiciaire du 6 mai comme la "goutte d’eau qui fait déborder le vase pour réveiller votre gouvernement à sa tyrannie croissante".

 

"Je vous appelle, en votre qualité de chef de file de cette province, à changer de cap et à honorer Dieu et la liberté qu'il a accordée à son église et à tous les hommes. Que Dieu vous accorde grâce et miséricorde pour comprendre la vérité en cet âge de confusion", a écrit Stephens.

 

Le premier pasteur chrétien à être arrêté et emprisonné a été le pasteur James Coates de la Grace Life Church à Spruce Grove, en Alberta. Il a été emprisonné pendant plus d'un mois.

 

Le procès de Coates a été ajourné au 7 juin, date à laquelle un juge rendra sa décision sur les "violations de la Charte et réparation potentielle".

 

En plus de Coates, le pasteur Artur Pawlowski de l'église Cave of Adullam, également située à Calgary, a été arrêté sur une autoroute et emprisonné pour avoir enfreint les règles de santé COVID-19.

 

Il a été libéré de prison après un sursis de trois jours et défend actuellement sa cause devant les tribunaux.

___________

Note du Blog Christ-Roi. Les pasteurs protestants qui ne croient pas en la Présence réelle nous font la leçon; ils résistent plus que les prêtres catholiques dociles aux mesures covid (au point de supprimer l'eau bénite, mettre le masque lors de la consécration et pour distribuer l'Eucharistie), eux qui pourtant croient que Jésus est réellement présent dans la sainte Eucharistie (Il ne devrait donc pas rendre malade !) 

Ce magnifique témoignage de foi venant de pasteurs protestants devrait interroger nos épiscopes sur leurs propres croyances.

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 00:00
Sainte Trinité, solennité

Saint Jean-Paul II disait en 1980, lors de son premier voyage en France :

"Baptiser au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit veut dire plonger l'homme dans cette Réalité même que nous exprimons par le nom du Père, Fils et Saint-Esprit, la Réalité qu'est Dieu dans sa divinité. Le baptême plonge l'homme dans cette réalité qui s'est ouverte à l'homme. Rien de plus réel que cette ouverture, cette communication, ce don à l'homme du Dieu ineffable.

Missel du Dimanche 2018, Nouvelle Traduction liturgique, Année B, Bayard Éditions, Lonrai 2017, p. 450

"Le mystère de la Très Sainte Trinité est le mystère central de la foi et de la vie chrétienne" (CEC 234). Il explique ensuite que ce grand mystère est l'enseignement le plus fondamental et le plus essentiel de la "hiérarchie des vérités de la foi" et qu'il s'agit d'un mystère de la foi "au sens strict". On ne peut le savoir que s'il a été révélé d'en haut (CEC 237). 

Cela ne signifie pas que le dogme de la Trinité est contraire à la raison ou que la raison ne peut pas être appliquée à un degré quelconque (cf. CC 154).

Et pour cette ouverture au Réel qu'est Dieu, nul besoin d'une "initiation", il suffit d'accueillir le don de Dieu, et d'ouvrir son coeur à Dieu.

La trinité de personnes en Dieu est un concept divin concernant la réalité de Dieu que l'on trouve dans toute l'Écriture sainte, même si le mot, lui-même, n'y est pas. D'autres mots ne sont pas dans la Bible, cela ne signifie pas que les concepts qu'ils désignent n'existent pas. 

 

"Depuis le IIe siècle, (le) terme (est) utilisé par les théologiens pour exprimer la réalité du Dieu unique, vivant en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit." (Dominique Le Tourneau, Les Mots du christianisme, Bibliothèque de Culture religieuse, Fayard, La Flèche 2005, p. 629.) 

L'un des premiers chrétiens à employer le terme de "Trinité" est Théophile d'Antioche, septième évêque de l'Église d'Antioche au IIe siècle, dans son ouvrage Autolycus, une apologie de la foi chrétienne qui a été conservée, où l'auteur s'adresse à un païen pour le moins sceptique, qui ne semble pas manifester la moindre sympathie pour les chrétiens et ce qu'il croit savoir d'eux.

 

Dans l'Ancien Testament :

 

Selon la spécialiste française de l'hébreu biblique, Danielle Ellul, le terme "Dieu" en hébreu אֱלֹהִים ('ēlohîm) est écrit au pluriel :

 

"Elohim dit : faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance…

Gn 1. 26

 

"Elohim dit : Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous…

Gn 3. 22

 

"Au Commencement, Dieu(x) créa le ciel et la terre."

Gn 1,1

 

"Dieu est le terme le plus usité pour désigner Dieu. Malgré sa forme pluriel (d'intensité ou de majesté) il est habituellement accompagné d'un verbe au singulier. (Le verbe est au pluriel quand le sujet désigne les anges ou les divinités païennes)." (Danielle ELLUL, Apprendre l'Hébreu biblique par les textes en 30 leçons, Cerf, 4e édition, Paris 2003, p. 57.)

 

Dieu apparaît à Abraham sous la forme de trois hommes, lorsqu'il lui annonce sa descendance (Gn 18,10), à savoir Isaac, image du christianisme futur ("Car Abraham doit devenir une nation grande et puissante, et toutes les nations de la terre doivent être bénies en lui." Gn 18,18). Et Abraham s'adresse à Dieu apparu sous la forme de trois hommes en disant "Mon Seigneur" au singulier. Saint Justin au IIe siècle avance que l'ange qui parle à Abraham pourrait être Jésus lui-même :  

 

Genèse 18,1-5 

 

01 Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour.

 

02 Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre.

 

03 Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.

 

04 Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.

 

05 Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »

 

06 Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »

 

07 Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.

 

08 Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient.

 

09 Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. »

La sainte Trinité au chêne de Mambré, icône russe d'Andreï Roublev. L’icône d’Andreï Roublev dépeint cette scène avec trois anges, qui se ressemblent étrangement, assis autour d’une table (la table d’Abraham). Au fond, on aperçoit la demeure d’Abraham ainsi qu’un chêne (le chêne de Mambré) qui se dresse derrière les trois invités. Alors que l’icône représente cette scène de l’Ancien Testament, Roublev a utilisé l’épisode biblique pour faire une représentation visuelle de la Trinité conforme aux directives strictes de l’Église orthodoxe russe. Le symbolisme de l’image, très complexe, est destiné à résumer les croyances théologiques de l’Église en la Sainte Trinité. Tout d’abord, les trois anges sont d’aspect identique, correspondant à la croyance en un Dieu unique en trois Personnes. Cependant, chaque ange porte un vêtement différent, donnant à penser que chaque Personne de la Trinité est distincte. Semblables mais différents. Le fait que Roublev représente la Trinité en utilisant des anges rappelle aussi la nature de Dieu qui est pur esprit. Les anges sont représentés de gauche à droite dans l’ordre selon lequel nous professons notre foi dans le Credo : Père, Fils et Saint-Esprit. Le premier ange porte un vêtement bleu, symbolisant la nature divine de Dieu, recouvert d’une tunique pourpre, signe de la royauté du Père. Le second ange, qui nous est le plus familier, porte les vêtements habituels de Jésus dans l’iconographie traditionnelle. La couleur pourpre symbolise l’humanité du Christ, tandis que le bleu céleste indique sa divinité. Le chêne derrière l’ange nous rappelle l’arbre de vie dans le jardin d’Eden, ainsi que la croix sur laquelle le Christ a sauvé le monde du péché d’Adam. Le troisième ange porte un vêtement bleu (signe de divinité) et une tunique verte. Le vert, couleur de la vie, indique la terre et la mission de renouveau, de renaissance, du Saint Esprit. Le vert est aussi la couleur liturgique portée à la Pentecôte dans la tradition orthodoxe et byzantine. Les deux anges sur la droite de l’icône ont la tête légèrement inclinée vers le troisième, illustrant le fait que le Fils et l’Esprit proviennent du Père. Au centre de l’icône, se trouve une table qui ressemble à un autel. Sur celle-ci est posée une coupe ou calice d’or qui contient la tête du veau tué par Abraham pour ses invités et l’ange central semble bénir le repas. Le tout nous rappelle le sacrement de l’Eucharistie. L'icone reste dans les traditions orthodoxe et byzantine comme la principale manière de représenter le Dieu trinitaire. L'icône très appréciée aussi dans l’Église catholique romaine, est fréquemment utilisée par les catéchistes pour enseigner le mystère de la Trinité.

 

Dans le Nouveau Testament :

 

Matthieu 28 : 19

 

19 Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,

 

II Corinthiens 13 : 13

 

13 Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

 

II Corinthiens 3: 17

 

14 Mais leurs pensées se sont endurcies. Jusqu’à ce jour, en effet, le même voile demeure quand on lit l’Ancien Testament ; il n’est pas retiré car c’est dans le Christ qu’il disparaît ;

 

15 et aujourd’hui encore, quand les fils d’Israël lisent les livres de Moïse, un voile couvre leur cœur.

 

16 Quand on se convertit au Seigneur, le voile est enlevé.

 

17 Or, le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté.

 

Romains 8:9

 

09 Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.

 

Galates 4:6

 

06 Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père !

 

Philippiens 1:19

 

19 car je sais que cela tournera à mon salut, grâce à votre prière et à l’assistance de l’Esprit de Jésus Christ.

 

1 Pierre 1:11

 

11 Ils cherchaient quel temps et quelles circonstances voulait indiquer l’Esprit du Christ, présent en eux, quand il attestait par avance les souffrances du Christ et la gloire qui s’ensuivrait.

 

Actes 16:7

 

Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa.

 

I Jean 5 : 1-7

 

01 Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.

 

02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.

 

03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,

 

04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.

 

05 Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

 

06 C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité.

 

07 En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,

 

08 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.

 

 

Jean 14 : 9 « Qui m'a vu a vu le Père » :

 

08 Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »

 

09 Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?

 

Jean 10 : 30 Unité du Père et du Fils :

 

30 Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

Jean 14 : 11

 

11 Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ;

 

I Jean 2 : 22 ... Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;

 

Jean 14 : 16-17 La Pentecôte ou envoi de l'Esprit-Saint sur les Apôtres :

 

16 Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous :

 

17 l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

 

Jean 15 : 26 L'Esprit-Saint que Jésus envoie lui-même :

 

26 Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.

 

 

L'enseignement de l'Église sur la Sainte Trinité. Par S. Augustin :

 

Tous les interprètes de nos livres sacrés, tant de l'Ancien Testament que du Nouveau que j'ai lus, et qui ont écrit sur la Trinité, le Dieu unique et véritable, se sont accordés à prouver par l'enseignement des Ecritures que le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont un en unité de nature, ou de substance, et parfaitement égaux entre eux. Ainsi ce ne sont pas trois dieux, mais un seul et même Dieu. Ainsi encore le Père a engendré le Fils, en sorte que le Fils n'est point le Père : et de même le Père n'est point le Fils, puisqu'il l'a engendré. Quant à l'Esprit-Saint, il n'est ni le Père, ni le Fils ; mais l'Esprit du Père et du Fils, égal au Père et au Fils, et complétant l'unité de la Trinité. C'est le Fils seul, et non la Trinité entière, qui est né de la vierge Marie, a été crucifié sous Ponce-Pilate, a été enseveli, est ressuscité le troisième jour et est monté au ciel. C'est également le Saint-Esprit seul qui, au baptême de Jésus-Christ, descendit sur lui en forme de colombe, qui après l'Ascension, et le jour de la Pentecôte, s'annonça par un grand bruit venant du ciel et pareil à un vent violent, et qui se partageant en langues de feu, se reposa sur chacun des apôtres (Mt III, 16 ; Ac II, 2-4). Enfin c'est le Père seul et non la Trinité entière qui se fit entendre soit au baptême de Jésus par Jean-Baptiste, soit sur la montagne en présence des trois disciples, lorsque cette parole fut prononcée « Vous êtes mon Fils». Et également ce fut la voix du Père qui retentit dans le temple, et qui dit : « Je l'ai glorifié, et je le glorifierai encore (Mc I, 11) ». Néanmoins comme le Père, le Fils et l'Esprit-Saint sont inséparables en unité de nature, toute action extérieure leur est commune. Telle est ma croyance, parce que telle est la foi catholique.  

 

Comment trois personnes ne font-elles qu'un seul Dieu ?

 

Mais ici quelques-uns se troublent, quand on leur dit qu'il y a trois personnes en Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et que ces trois personnes ne sont pas trois dieux, mais un seul et même Dieu. Aussi demandent-elles comment on peut comprendre un tel langage, surtout si vous ajoutez que toute action extérieure est commune à la Trinité entière, et que néanmoins la voix du Père qui s'est fait entendre, n'est pas la voix du Fils, que l'Incarnation n'appartient qu'au Fils qui a pris une chair, qui a souffert, qui est ressuscité et qui est monté au ciel ; et que seul l'Esprit-Saint s'est montré sous la forme d'une colombe. Ces esprits curieux veulent donc comprendre comment la Trinité entière a pu parler par cette voix qui n'est que la voix du Père, comment encore cette même Trinité a créé la chair que le Fils seul a prise dans le sein d'une Vierge, et enfin comment cette colombe sous-laquelle se montra seul l'Esprit-Saint a été l'oeuvre de toute la Trinité. Car autrement, la Trinité n'agirait pas inséparablement, et le Père serait une chose, le Fils une autre, et l'Esprit-Saint une autre. Si au contraire certaines actions sont communes aux trois personnes, et certaines autres propres seulement à chacune d'elles, l'on ne peut plus dire que la Trinité agisse inséparablement. Ils se tourmentent encore pour savoir comment l'Esprit-Saint fait partie essentielle de la Trinité, puisqu'il n'est engendré ni du Père, ni du Fils, quoiqu'il soit l'Esprit du Père et du Fils. 


Telles sont les questions dont quelques personnes me poursuivent à satiété. C'est pourquoi je vais essayer de leur répondre, autant que la grâce divine suppléera à mon impuissance, et en évitant de suivre les sentiers d'une jalouse et maligne critique (Sg VI, 25). Si je disais que jamais je ne me préoccupe de ces mystérieuses questions, je mentirais. J'avoue donc que j'y réfléchis souvent, parce que j'aime en toutes choses à découvrir la vérité, et d'un autre côté la charité me presse de communiquer à mes frères le résultat de mes réflexions. Ce n'est point que j'aie atteint le terme, ou que je sois déjà parfait, car si l'apôtre saint Paul n'osait se rendre ce témoignage, pourrais-je le faire, moi qui suis si éloigné de lui ? «Mais oubliant, selon ma faiblesse, ce qui est derrière moi, et m'avançant « vers ce qui est devant moi, je m'efforce d'atteindre le but pour remporter le prix de la céleste vocation (Ph III, 12.14) ». Quelle distance ai-je donc parcourue dans cette route? à quel point suis-je arrivé ? et quel espace me reste-t-il encore à franchir? voilà les questions auxquelles on désire une réponse nette et précise. Puis-je la refuser à ceux qui la sollicitent, et dont la charité me rend l'humble serviteur ? Mais je prie aussi le Seigneur de faire qu'en voulant instruire mes frères, je ne néglige point ma propre perfection , et qu'en répondant à leurs questions, je trouve moi-même la solution de tous mes doutes. J'entreprends donc ce traité par l'ordre et avec le secours du Seigneur notre Dieu, et je me propose bien moins d'y soutenir d'un ton magistral des vérités déjà connues, que d'approfondir ces mêmes vérités en les examinant avec une religieuse piété.  

 

Consubstantialité des trois personnes

 

 

Quelques-uns ont dit que Notre-Seigneur Jésus-Christ n'était pas Dieu, ou qu'il n'était pas vrai Dieu, ou qu'il n'était pas avec le Père un seul et même Dieu, ou qu'il n'était pas réellement immortel parce qu'il était sujet au changement. Mais il suffit pour les réfuter de leur opposer les témoignages évidents et unanimes de nos saintes Ecritures. Ainsi saint Jean nous dit « qu'au commencement était le « Verbe, que le Verbe était avec Dieu, et que le Verbe était Dieu ». Or l'on ne peut nier que nous ne reconnaissions en ce Verbe qui est Dieu, le Fils unique de Dieu, celui dont le même Evangéliste dit ensuite, « qu'il s'est fait chair, et qu'il a habité parmi nous ». Ce qui arriva lorsque par l'incarnation le Fils de Dieu naquit dans le temps de la vierge Marie. Observons aussi que dans ce passage, saint Jean ne déclare pas seulement que le Verbe est Dieu, mais encore qu'il affirme sa consubstantialité avec le Père. Car après avoir dit « que le Verbe était Dieu », il ajoute « qu'au commencement il était avec Dieu, que toutes choses ont été faites par lui, et que rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui » (Jn I, 14, 2.3). Or, quand l'Evangéliste dit que tout a été fait par le Verbe, il entend évidemment parler de tout ce qui a été créé; et nous en tirons cette rigoureuse conséquence que le Verbe lui-même n'a pas été fait par Celui qui a fait toutes choses. Mais s'il n'a pas été fait, il n'est donc  pas créature, et s'il n'est pas créature, il est donc de la même substance ou nature que le Père. Et en effet, tout ce qui existe est créature, s'il n'est Dieu; et tout ce qui n'est pas créature, est Dieu, De plus, si le Fils n'est pas consubstantiel au Père, il a donc été créé; mais s'il a été créé, tout n'a donc pas été fait par lui, et cependant l'Evangéliste nous assure que tout a été fait par lui. Concluons donc et que le Fils est de la même substance ou nature que le Père, et que non-seulement il est Dieu, mais le vrai Dieu. C'est ce que saint Jean nous atteste expressément dans sa première épître: « Nous savons, dit-il, que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence, afin que nous connaissions le vrai Dieu, et que nous vivions en son vrai « Fils qui est Jésus-Christ. C'est lui qui est le vrai Dieu et la vie éternelle (I Jn V, 20) ». 


Nous pouvons également affirmer que l'apôtre saint Paul parlait de la Trinité entière, et non du Père exclusivement, lorsqu'il disait «que Dieu seul possède l'immortalité (I Tm VI, 16) ». Et, en effet, l'Etre éternel ne saurait être soumis ni au changement, ni à la mortalité; et par conséquent, dès là que le Fils de Dieu « est la vie éternelle », on ne doit point le séparer du Père quand on dit que celui-ci « possède seul l'immortalité ». C'est aussi parce que l'homme entre en participation de cette vie éternelle, qu'il devient lui-même immortel. Mais il y a une distance infinie entre celui qui est par essence la vie éternelle, et l'homme qui n'est immortel qu'accidentellement, et parce qu'il participe à cette vie. Bien plus, ce serait une erreur d'entendre séparément du Fils et à l'exclusion du Père, ces autres paroles du même apôtre : « Il le fera paraître en son temps, Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l'immortalité ». Nous voyons, en effet, que le Fils lui-même parlant au nom de la Sagesse, car « il est la Sagesse de Dieu (I Co I, 24) », ne se sépare point du Père, quand il dit : « Seul, j'ai parcouru le cercle des cieux (Si XXIV, 8) ». A plus forte raison, il n'est point nécessaire de rapporter exclusivement au Père et en dehors du Fils, ce mot de l'Apôtre : « Qui seul possède l'immortalité ». D'ailleurs, l'ensemble du passage s'y oppose. « Je vous commande, dit saint Paul à Timothée, d'observer les préceptes que je vous donne, vous conservant sans tache et sans reproche jusqu'à l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ que doit faire paraître, en son temps, Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs; qui seul possède l'immortalité, qui habite une lumière inaccessible, qu'aucun homme n'a pu ni ne peut voir, et à qui est l'honneur et la gloire aux siècles des siècles. « Amen (I Tm VI, 14.15.16) ». Remarquez bien que dans ce passage l'Apôtre ne désigne personnellement ni le Père, ni le Fils, ni l'Esprit-Saint, et qu'il caractérise le seul vrai Dieu, c'est-à-dire la Trinité tout entière par ces mots : « Celui qui est souverainement heureux, le seul puissant, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ». 


Mais peut-être vous troublez-vous, parce que vous saisissez difficilement ce mot de l'Apôtre : « Qu'aucun homme n'a pu, ni ne peut voir ». Rassurez-vous : il s'agit ici de la divinité de Jésus-Christ; et en effet, les Juifs qui ne pouvaient voir en lui le Dieu, ne laissèrent pas de crucifier l'homme qu'ils voyaient. C'est qu'un oeil mortel ne saurait contempler l'essence divine, et qu'elle n'est aperçue que de l'homme qui s'est élevé au-dessus de l'humanité. Nous avons donc raison de rapporter à la sainte Trinité ces paroles « Le Dieu souverainement heureux et seul puissant, qui fera paraître en son temps Notre-Seigneur Jésus-Christ ». D'ailleurs, si l'Apôtre dit ici que ce Dieu « possède seul l'immortalité », le psalmiste n'avait-il pas dit, « que seul il opère des prodiges ? (Ps LXXI, 18) ». Et maintenant je demanderai à mes adversaires de qui ils entendent cette parole. Du Père seul ? Mais alors comment sera-t-elle véritable cette affirmation du Fils: «Tout ce que le Père fait, le Fils le fait également ? » De tous les miracles ? Le plus grand est certainement la résurrection d'un mort. Eh bien! « Comme le Père, dit Jésus-Christ, ressuscite les morts et les vivifie, ainsi le Fils vivifie ceux qu'il veut (Jn V, 19.21)». Comment donc le Père opèrerait-il seul des prodiges ? et comment pourrait-on expliquer autrement ces paroles qu'en les rapportant non au Père seul, ni au Fils, mais au seul vrai Dieu, c'est-à-dire au Père, au Fils et au Saint-Esprit ?   
L'apôtre saint Paul nous dit encore: « Il n'y a pour nous qu'un seul Dieu, le Père d'où procèdent toutes choses, et qui nous a faits pour lui; et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été faites, et nous par lui ». Or, je le demande, l'apôtre, comme l'évangéliste, n'affirme-t-il pas « que toutes choses ont été faites par le Verbe ? » Et dans cet autre passage, n'est-ce pas aussi ce même Verbe qu'il désigne évidemment ? « Tout est de lui, tout est par lui, tout est en lui. A lui soit la gloire aux siècles des siècles. Amen (Rm XI,36) ». Veut-on, au contraire, reconnaître ici la distinction des personnes, et rapporter au Père ces mots: «Tout est de lui » ; au Fils, ceux-ci : « Tout est par lui » ; et au Saint-Esprit, ces autres : «Tout est en lui ? ». Il devient manifeste que le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont un seul Dieu, puisque l'Apôtre attribue à chacune des trois personnes cette même et unique doxologie : « Honneur et gloire aux siècles des siècles. Amen ». Et en effet, si nous reprenons ce passage de plus haut, nous verrons que l'Apôtre ne dit pas « O profondeur des richesses de la sagesse et de la science », du Père, ou du Fils, ou du Saint-Esprit, mais simplement, « de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses jugements, ajoute-t-il, sont incompréhensibles, et ses voies impénétrables ! car qui connaît les desseins de Dieu, ou qui est entré dans le secret de ses conseils ? ou qui lui a donné le premier pour en attendre la récompense ? car tout est de lui, tout est par lui, tout est en lui. A lui la gloire aux siècles des siècles. Amen (Rm XI, 33-36) ».   Mais si vous ne rapportez ces paroles qu'au Père, en soutenant que seul il a fait toutes choses, comme l'Apôtre l'affirme ici, je vous demanderai de les concilier et avec ce passage de l'épître aux Corinthiens, où, parlant du Fils, saint Paul dit : « Nous n'avons qu'un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses ont été faites », et avec ce témoignage de l'évangéliste saint Jean : « Toutes choses ont été faites par le Verbe (I Co III, 6 ; Jn I, 2) ». Et, en effet, supposons que certaines choses aient été faites par le Père, et d'autres par le Fils, il faudrait en conclure que ni l'un ni l'autre n'ont fait toutes choses. Admettez-vous, au contraire, que toutes choses ont été faites ensemble par le Père et par le Fils, vous en déduirez l'égalité du Père et du Fils, et la simultanéité des opérations du Père et du Fils. Pressons encore cet argument. Si le Père a fait le Fils qui lui-même n'a pas fait le Père, il n'est plus vrai que le Fils ait fait toutes choses. Et cependant tout a été fait par le Fils donc il n'a pas été fait lui-même ; autrement il n'aurait pas fait avec le Père tout ce qui a été fait. Au reste, le mot lui-même se rencontre sous la plume de l'Apôtre; car dans l'épître aux Philippiens, il dit nettement « que le Verbe ayant la nature de Dieu, n'a point cru que ce fût pour lui une usurpation de s'égaler à Dieu (Ph II, 6) ». Ici saint Paul donne expressément au Père le nom de Dieu, ainsi que dans cet autre passage : «Dieu est le Chef de Jésus-Christ (I Co, XI, 3) ». 


Quant au Saint-Esprit, ceux qui avant moi ont écrit sur ces matières, ont également réuni d'abondants témoignages pour prouver qu'il est Dieu et non créature. Mais s'il n'est pas créature, il est non-seulement Dieu dans le même sens que quelques hommes sont appelés dieux (Ps LXXXI, 6) ; mais il est réellement le vrai Dieu. D'où je conclus qu'il est entièrement égal au Père et au Fils, consubstantiel au Père et au Fils, coéternel avec eux, et complétant l'unité de la nature dans la trinité des personnes. D'ailleurs, le texte des saintes Ecritures qui atteste le plus évidemment que le Saint-Esprit n'est pas créature, est ce passage de l'épître aux Romains, où l'Apôtre nous ordonne de servir non la créature, mais le Créateur (Rm I, 24). Et ici saint Paul n'entend pas nous prescrire ce service que la charité nous recommande envers tous nos frères, et que les Grecs nomment culte de dulie; mais il veut que ce soit ce culte qui n'est dû qu'à Dieu seul, et que les Grecs appellent culte de latrie. Aussi regardons-nous comme idolâtres tous ceux qui rendent aux idoles ce culte de latrie, car c'est à ce culte que se rapporte ce précepte du Décalogue: «Vous adorerez le Seigneur votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul (Dt VI, 13) ». Au reste, le texte grec lève ici toute difficulté, car il porte expressément: « Et vous lui rendrez le culte de latrie ». 


Or, si nous ne pouvons rendre à une créature ce culte de latrie, parce que le Décalogue nous dit : « Vous adorerez le Seigneur, votre Dieu, et vous ne servirez que lui seul », et si l'Apôtre condamne ceux qui ont servi la créature plutôt que le Créateur», nous sommes en droit de conclure que le Saint-Esprit n'est pas une créature, puisque tous les chrétiens l'adorent et le servent. Et en effet, saint Paul dit « que nous ne sommes point soumis à la circoncision, parce que nous servons l'Esprit de Dieu », c'est-à-dire, selon le terme grec, que nous lui rendons le culte de latrie (Ph III, 3). Telle est la leçon que donnent tous ou presque tous les manuscrits grecs, et qui se trouve également dans plusieurs exemplaires latins. Quelques-uns cependant portent : nous servons Dieu en esprit, au lieu de lire : nous servons l'Esprit de Dieu. C'est pourquoi, sans me préoccuper de prouver à mes adversaires l'authenticité d'un texte dont ils récusent la valeur, je leur demanderai s'ils ont jamais rencontré la plus légère variante dans ce passage de la première épître aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vos corps sont le temple du Saint-Esprit, que vous avez reçu de Dieu? » Mais ne serait-ce point un blasphème et un sacrilège que d'oser dire que le chrétien, membre de Jésus-Christ, est le temple d'une créature inférieure à Jésus-Christ ? Or, l'Apôtre nous affirme, dans un autre endroit : « que nos corps sont les membres de Jésus-Christ ». Si donc ces mêmes corps, membres de Jésus-Christ, sont également les temples de l'Esprit-Saint, celui-ci ne saurait être créature. Et, en effet, dès là que notre corps devient le temple de l'Esprit-Saint, nous devons rendre à cet Esprit le culte qui n'est dû qu'à Dieu, et que les Grecs nomment culte de latrie. Aussi saint Paul a-t-il raison d'ajouter: « Glorifiez donc Dieu dans votre corps (I Co VI, 19.1.20).



Saint Augustin. Source

 

Sainte-Trinite--miniature-des-Grandes-Heures-d-Anne-de-Bre.jpg

La Sainte Trinité, miniature des Grandes Heures d'Anne de Bretagne illustrées par Jean Bourdichon, XVIe siècle.

 

 

Sainte Trinité, Sanctuaire Mont Sacré de la Sainte Trinité de Ghiffa (Piémont, Italie)

 

 

La Sainte Trinité chez le Bienheureux Henri Suso († 1366)

 

"Écoute : un sage maître dit que Dieu, considéré selon sa divinité, est comme un très vaste cercle dont le centre est partout et la circonférence nulle part. Considère maintenant en imagination quelqu'un qui jette avec force une lourde pierre au milieu d'une eau tranquille; un cercle se forme dans l'eau et, par sa propre force, ce cercle en produit un autre, et celui-là un autre, et les cercles sont vastes et larges selon la puissance du premier jet; la puissance du jet pourrait être si grande qu'elle couvrirait toute l'eau. Vois sous l'image du premier cercle la puissance active de la nature divine dans le Père, qui est infinie; celle-ci, semblable à elle-même, engendre un autre cercle selon la personne, et c'est le Fils, et ces deux Personnes produisent la troisième, et c'est l'Esprit tout-puissant. Voilà ce que représentent les trois cercles : Père, Fils, Saint-Esprit." 

 

La comparaison est très répandue au Moyen-Âge. On la trouve dans des recueils où elle est attribuée à Empédocle. Elle a été reprise par saint Thomas (De verit., q. 2 art. 3, ad 11) et par saint Bonaventure (Itinéraires, V. 8). (Source: La Vie, L III, dans Le Bienheureux Henri SUSO, Œuvres traduites par Jeanne ANCELET-HUSTACHE, Les Maîtres de la Spiritualité chrétienne, Textes et études, Aubier, Paris 1943, p. 252 et 268.)

 

 

 

"Cet Un unique a trop d'opérations et trop de diversité, ou bien comment se peut-il faire qu'il soit Un et absolument simple avec tant de multiplicité ?

 

[...] Tout cette multiplicité est sans fond et sa base une simple unité (mêmes expressions chez Eckhart). [...] J'appelle fond la source et l'origine qui produit les diffusions. [...] C'est la nature et l'essence de la divinité; et dans cet abîme sans fond, la Trinité des Personnes reflue dans son unité, et là, toute multiplicité est en quelque sorte supprimée. [...]

Qu'est-ce donc qui lui donne la première impulsion de son opération ? [...] C'est sa force et sa puissance. [...] C'est la nature divine dans le Père." (Le Livre de la Vérité II, in Le Bienheureux Henri SUSO, Œuvres traduites par Jeanne ANCELET-HUSTACHE, Les Maîtres de la Spiritualité chrétienne, Textes et études, Aubier, Paris 1943, p. 279.)

 

"La Sainte Trinité des personnes divines, c'est l'article fondamental de toute notre foi chrétienne... Sur cet article de la Trinité est fondée l'Incarnation... sur cet article est fondée la mission du Saint-Esprit, et sur celle-ci toute notre justification [passage de l'état de péché à l'état de grâce]...." (Saint François de Sales, cité in Aimé RICHARDT, Saint François de Sales et la Contre-Réforme, François-Xavier de Guibert, Paris 2013, p. 89)

 

 

La Trinité nous a appris à penser la transcendance et la dialectique de l'un et du multiple, de l'individuel et du collectif, à partir de la grande synthèse permise par saint Augustin, puis saint Thomas d'Aquin entre l'héritage antique et le christianisme. 

Dans notre civilisation occidentale, "les rois voulaient unir en respectant les traditions et les particularités locales, sans user de violence. Ils cherchaient à supprimer de façon graduelle, et tout en les tolérant d'abord, les frontières administratives, financières, douanières, etc., qui séparaient les diverses provinces de France. Les révolutionnaires, sans comprendre que la variété est une forme de la liberté, et peut-être la plus essentielle pour chacun, s'orientaient vers une unité dans l'uniformité. Le niveau, emblème de la Maçonnerie, correspondait à leur projet principal", a pu écrire Bernard Faÿ, dans "La Grande révolution 1715-1815" (Le Livre contemporain, Paris 1959, p. 244.) 

Le mystère de la Trinité, trois personnes en une (Père, Fils et Saint-Esprit), l'unité dans la diversité, cet incompréhensible, a été pendant deux millénaires en Occident le modèle qui a imprégné notre mode de développement. Le mystère de la Trinité est l'antidote à l'unité dans l'uniformité, modèle souhaité par les révolutionnaires jacobins depuis 1789.

 

Dans le royaume du Christ, dans le christianisme, le développement personnel, le bonheur est individuel, il est laissé à notre libre arbitre, il dépend de nos choix personnels, de notre obéissance au commandements divins; il n'est pas garanti ici-bas sur terre et n'est pas obligatoire. Dans le projet jacobin maçonnique issu de 1789, au contraire, le bonheur est déclaré terrestre (marche vers le progrès), il est collectif et obligatoire. Marque de tous les totalitarismes. 

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 00:00
Saint Bérenger († 1093)

Moine bénédictin, Bérenger naquit à Toulouse vers 1005 de parents appartenant à la noblesse. Précocement vertueux, il prit l'habit dès l’adolescence à l'abbaye de Saint-Papoul.

Il y mena la vie d'ascète que suppose la stricte observance de la règle de Saint Benoît.

Modèle pour ces congénères, il fut nommé maître des novices puis aumônier.

Ses reliques furent conservées à l'abbaye et suscitèrent de nombreux miracles.

 

"Au XIe siècle, l’abbaye, régie par la Règle de saint Benoît, connaît une période prospère grâce au moine Bérenger. Modèle de vertus, des miracles se seraient accomplis de son vivant et sur sa tombe entraînant un pèlerinage." (commune de Saint-Papoul)

 

Au monastère de Saint-Papoul, en 1093, saint Bérenger, moine.

 

Martyrologe romain

 

Sources: 1, 2, 3

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 00:00
Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

Saint Philippe, Apôtre, dans Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 147.

S. Philippe était de Bethsaïde, en Galilée, patrie de S. Pierre et de S. André.

Le Sauveur, dès les premiers jours de sa vie publique, le rencontra et lui dit : "Suis-Moi !

 

Saint Philippe chassant le démon (F. Lippi, 1457-1504)

 

Après la Pentecôte (fête de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, cinquante jours après Pâques), il alla prêcher dans les immenses contrées de l'Asie supérieure (Turquie actuelle) ; il évangélisa longtemps les Scythes, puis les Galates, les Phrygiens, et c'est dans la ville d'Hiérapolis, en Phrygie qu'il confirma sa prédication par le témoignage de son sang.  

Saint Philippe et saint Jacques le Mineur, apôtres (1er s.)

Philippe rencontra un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, qui était venu à Jérusalem pour adorer, et qui lisait le prophète Isaïe. Philippe lui demanda : "Comprends-tu ce que tu lis ?" L'eunuque lui répondit : "Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? [...] Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ?". Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus. (Actes 8,27-35) Ceci montre que selon la sainte Bible elle-même, l'interprétation privée des Écritures doit se réaliser dans la tradition apostolique.

 

Un jour que le peuple offrait de l'encens à un gros serpent qu'il regardait comme une de ses divinités principales, Philippe, saisi de compassion, se jette à terre et supplie Dieu de délivrer ces malheureux de la tyrannie du serpent infernal. L'affreuse bête expire aussitôt. Le peuple se montrait disposé à accepter la doctrine d'un homme qui opérait de telles merveilles ; mais les magistrats et les pontifes s'emparèrent de l'Apôtre, le battirent de verges, le clouèrent à une croix et l'accablèrent de pierres. À sa mort, la terre trembla et plusieurs édifices s'écroulèrent. 

Saint Philippe, La Dernière Cène, Détail, 1495-1497, Léonard de Vinci, Milan, Réfectoire du Couvent de Santa Maria delle Grazie, dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 266-267.

 

 

Saint Philippe mourut dans un âge fort avancé puisque S. Polycarpe eut quelque temps le bonheur de converser avec lui.

 

Dans un portrait peint par Dürer en 1516 et conservé aux offices de Florence, Philippe est représenté sous les traits d'un très vieil homme. C'est ainsi que celui qui fut un des premiers à suivre le Nazaréen est le plus communément représenté. Il serait en effet mort très âgé à Hiérapolis, en Phrygie, une région située dans l'actuelle Turquie. (4)

 

Saint Philippe Apôtre, Par Albrecht Dürer, 1516

 

 

Crucifixion de St Philippe, F. Lippi, Fresco Strozzi Chapel, Santa Maria Novella, Florence

 

S. Jacques le Juste ou Jacques le Frère du Seigneur, appelé aussi Jacques le Mineur pour le distinguer de Jacques le Majeur, frère de saint Jean, était né à Cana, en Galilée, d'Alphée et de Marie, soeur, c'est-à-dire proche parente de la sainte Vierge. 

 

L'Apôtre Jacques le Mineur, 1250-1275, Maître de saint François, Washington, National Gallery of Art, dans Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269.

 

La tradition affirme qu'il ressemblait au Sauveur, et que les fidèles aimaient à regarder en lui une vivante image de leur Maître remonté dans le Ciel.

Jacques le Mineur eut un frère, Apôtre comme lui, nommé Jude, et ses deux autres frères, Joseph et Siméon, furent disciples de Jésus. 

Saint Jacques était de la tribu de Juda et "frère de Jésus", c'est-à-dire cousin de Notre-Seigneur selon la chair. "Les évangiles et Paul (Ga 1, 18-19 ; 1 Co 9,5) appellent 'frères du Seigneur' ceux qui étaient en réalité ses cousins selon l'usage extensif du lien de fraternité dans le monde sémitique (Voir en particulier les système de parenté à Iamneia, ville de la côte palestinienne, d'après Inscriptions de Délos, n° 1208)" (5)

Dans le texte nazoréen, dit Protévangile de Jacques, attribué à Jacques de manière pseudépigraphique, et daté de la seconde moitié du IIe siècle, Jacques est le fils de Joseph issu d'un premier mariage. (6)

"Jacques, le 'frère de Jésus', exécuté en 62, faisait l'admiration des pharisiens par sa piété et son assiduité au temple." (7)

Il eut la faveur d'une apparition particulière du Ressuscité, après Pierre et les Douze (1 Co 15,7).

Saint Jacques le Mineur a joué un rôle important après l'Ascension de Jésus et il fut le premier évêque de Jérusalem. C'est chez lui que Pierre se rendit aussitôt après être miraculeusement sorti de prison, et Paul fit de même après sa conversion. (8)

Après la Pentecôte, quand les Apôtres se partagèrent l'évangélisation du monde, Jacques se fixa à Jérusalem, pour la conversion spéciale des Juifs. Son autorité était très grande dans l'Église primitive, et, au concile de Jérusalem, c'est lui qui, le premier après saint Pierre, prit la parole.

 

"Se référant à Eusèbe, qui écrit que Pierre, Jacques le Majeur (frère de Jean) et Jean ne se réservèrent pas la direction de l'église locale de Jérusalem, mais choisirent Jacques le Juste (le frère du Seigneur) comme évêque (episcopos), le R.P. Daniélou dans son Histoire Ecclésiastique (II, 1, 4) suggère que Jacques le Juste ait été à la fois une sorte de président du collège local des presbytres et d'héritier des pouvoirs apostoliques (naturellement en ce qui concerne l'église locale de Jérusalem)." (9) 

 

Les conversions nombreuses et éclatantes opérées par son ministère lui suscitèrent des ennemis parmi les judéens.

 

Jacques serait mort après l'an 60, en des circonstances incertaines parce que ne provenant que de sources apocryphes. Toutefois, Clément d'Alexandrie (150-215), un auteur de la fin du IIe siècle, mentionne qu'il a été élu premier évêque de Jérusalem et est mort martyr, battu à mort après avoir été jeté du haut du pinacle du temple (Histoire ecclésiastique 2, 1, 2-3) (10)

C'est en 62 que le grand prêtre Anne (Ananus), fils de celui du pontificat duquel Jésus avait été crucifié, se croyant assez fort pour briser la jeune Église, le fit arrêter, et le déféra au Sanhédrin.

Nous connaissons le détail du drame par Flavius Josèphe et le mémorialiste et historien chrétien Hégésippe, qui écrivait au milieu du IIe siècle. Jacques "fut non seulement attaqué par les scribes et les pharisiens, mais aussi par d'autres groupes judéens". (11) 

 

La persécution de 62 a eu un caractère collectif. Jacques ne fut pas condamné personnellement, puisque son groupe fut exécuté avec lui - c'est la première exécution collective de chrétiens. (Antiquités judaïques, XX, 9,1 (200).)

L'année 62, celle de la mort de Jacques, est marquée incontestablement par le début des tensions entre Juifs. La condamnation du groupe de Jacques illustre l'explosion du sectarisme et le replis des groupes légalistes et conservateurs du Temple. (12) Jacques devient le symbole de l'affrontement entre Judéens pharisiens et Judéens chrétiens, après l'avoir été de l'affrontement entre chrétiens d'origine judéenne et chrétiens d'origine grecque. (13)

Outre l'exécution de Jacques le Mineur, conséquence de l'influence exercée par la communauté chrétienne d'origine judéenne auprès de l'ensemble des Judéens, l'histoire de la communauté chrétienne de Jérusalem a été marquée par deux autres martyres : en 33, la lapidation d'Étienne, et en 43-44 la mise à mort de Jacques le Majeur. (14)

Les princes des Juifs (Sadducéens) firent monter Jacques sur la terrasse du temple de Jérusalem et lui dirent : "Juste, nous avons confiance en toi ; parle et dis-nous la vérité sur Jésus !"

Le saint Apôtre s'écria : "Pourquoi m'interrogez-vous sur le Christ ? Il siège dans les Cieux à la droite de la Majesté divine, et un jour Il reviendra sur les nuées du Ciel." La foule approuvait ces paroles ; mais les chefs, jaloux, précipitèrent le vieillard du haut du haut du temple où le démon avait naguère tenté Jésus. Comme il n'était pas mort, on se mit à le lapider, puis en dépit de quelques protestations généreuses, un foulon l'acheva à grands coups de sa lourde masse. Exécution illégale, qui valut à Anne d'être déposé du souverain pontificat (15) , c'est-à-dire de sa charge de Grand prêtre par le nouveau procurateur romain entré en fonction.

 

Brisé dans sa chute, il mourut l'an 62 en priant pour ses bourreaux : "Seigneur, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."

Les judéens qui l'ont lapidé n'ont pu empêcher le peuple de l'enterrer sur place et de lui ériger un monument.

 

"L'exécution des deux Jacques, à l'instigation du Sanhédrin qui refusait tout messianisme, n'empêcha pas la communauté de rester sur place jusqu'en 66, sans participer aux mouvements qui agitèrent la population à partir de 60, en prélude à la guerre contre Rome." (16)

 

Nous avons de S. Jacques le Mineur une Épître qui a le titre de Catholique ou Universelle, parce qu'elle ne fut point adressée à une église particulière, mais à tout le corps des Juifs convertis qui étaient dispersés dans les différentes parties de l'univers.

 

On le représente en tunique et pallium, parfois avec une canne.

Il est invoqué contre les souffrances des agonisants.

Le nom Jacques vient de l'araméen et signifie "adepte de Dieu".

 

 

PRATIQUE. Pardonnez à vos ennemis, priez pour vos persécuteurs.

Sources:

 

(1) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 121 ; (2) ; (3) ; (4) Christine BARRELY, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 146 ; (5) Marie-Françoise BASLEZ, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 160 ; (6) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, Nouvelle Clio, l'Histoire et ses problèmes, PUF, Clamecy 2018; p. 168 ; (7) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, CLD Éditions, Points Histoire, Lonrai 2015, p. 32 ; (8) Rosa GIORGI, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 268-269 ; (9) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, tome II Les Apôtres et les Martyrs, Librairie Arthème Fayard, Paris 1965, p. 22 ; (10) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 170 ; (11) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 169 ; (12) Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, Judaïsme, hellénisme, chritianisme, Folio Histoire, Saint-Amand 2003, p. 264-268 ; (13) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 173 ; (14) Pierre MARAVAL, Simon Claude MIMOUNI, Le Christianisme, des Origines à Constantin, ibid., p. 171 ; (15) DANIEL-ROPS, Histoire de l'Église du Christ, ibid., p. 46 ; (16) Marie-Françoise BASLEZ, Comment notre monde est devenu chrétien, ibid., p. 32. 

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 10:46
Une lettre ouverte des dirigeants chrétiens concernant les pass de vaccination

Cher Premier Ministre,

 

En tant que dirigeants chrétiens de diverses dénominations, nous continuons à prier en ce moment pour votre gouvernement "et tous à des postes élevés, afin que nous puissions mener une vie tranquille et pacifique en toute piété et dignité" (1 Timothée 2: 2).

 

Cependant, nous vous écrivons concernant un domaine de préoccupation le plus grave, à savoir l'introduction potentielle dans notre société de soi-disant "passeports vaccinaux" qui ont également été appelés "certificats de statut COVID" et "laissez-passer de liberté". Nous sommes totalement opposés à cette suggestion et souhaitons faire trois remarques sur la possibilité d'examiner tout projet de ce type.

 

Premièrement, faire de la vaccination la base de savoir si quelqu'un est autorisé à entrer dans un lieu ou à participer à une activité n'a pas de sens logique en termes de protection des autres. Si les vaccins sont très efficaces pour prévenir une maladie grave, comme cela semble être le cas des résultats des essais à ce jour, alors ceux qui ont été vaccinés ont déjà reçu une protection; il n'y a aucun avantage pour eux à ce que d'autres personnes soient vaccinées.

 

 

 

De plus, étant donné que les vaccins n'empêchent pas l'infection en soi, même une personne vaccinée pourrait en théorie porter et potentiellement transmettre le virus, il est donc faux de décider du statut de "non-propagateur sûr" d'une personne sur la base de la preuve de son immunité contre la maladie.

 

Lire : Absurdie : Selon Olivier Véran, "les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin. Le vaccin n’empêche pas de transmettre le virus aux tiers. L’impact de la vaccination sur la propagation du virus n’est pas encore connu."

 

Deuxièmement, l'introduction de passeports vaccinaux constituerait une forme contraire à l'éthique de coercition et de violation du principe du consentement éclairé. Les gens peuvent avoir diverses raisons de ne pas pouvoir ou de ne pas vouloir recevoir les vaccins actuellement disponibles, y compris, pour certains chrétiens, de graves problèmes de conscience liés à l'éthique de la fabrication ou du test des vaccins.

 

Lire : L'évêque Schneider explique pourquoi les chrétiens ne doivent jamais prendre le vaccin COVID contaminé par l'avortement

 

Nous risquons de créer une société à deux vitesses, un apartheid médical dans lequel une sous-classe de personnes qui refusent la vaccination est exclue de domaines importants de la vie publique.

 

Lire : Bienvenue dans la "nouvelle normalité" : le pass vaccinal et la société à deux classes arrivent en été

Passeport sanitaire : Liberté uniquement pour les personnes vaccinées, la société à deux classes arrive

 

Il y a aussi une crainte légitime que ce programme ne soit la mince extrémité du coin menant à un état de choses permanent dans lequel le statut vaccinal COVID pourrait être étendu pour englober d'autres formes de traitement médical et peut-être même d'autres critères au-delà de cela. Ce système a le potentiel de provoquer la fin de la démocratie libérale telle que nous la connaissons et de créer un état de surveillance dans lequel le gouvernement utilise la technologie pour contrôler certains aspects de la vie des citoyens. En tant que tel, cela constitue l'une des propositions politiques les plus dangereuses jamais faites dans l'histoire de la politique britannique.

 

Enfin, en tant que dirigeants chrétiens, nous souhaitons déclarer que nous n'envisageons aucune circonstance dans laquelle nous pourrions fermer nos portes à ceux qui n'ont pas de passeport vaccinal, de certificat de test négatif ou de toute autre "preuve de santé". Pour l'Église de Jésus-Christ, exclure ceux que l'État considère comme des indésirables sociaux serait pour nous un anathème et un déni de la vérité de l'Évangile. Le message que nous prêchons est donné par Dieu à tous les hommes et ne consiste en rien d'autre que le don gratuit de la grâce offerte en Jésus-Christ, avec l'appel universel à la repentance et à la foi en lui. Refuser aux gens d'entrer pour entendre ce message vivifiant et recevoir ce ministère vivifiant serait une trahison fondamentale du Christ et de l'Évangile. Les églises et organisations chrétiennes sincères ne pouvaient pas faire cela,

 

Nous attirons votre attention sur le récent contrôle judiciaire annulant l'interdiction du culte public par le gouvernement écossais, qui démontre qu'une telle prévention disproportionnée du droit au culte est une violation manifeste de l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme. Nous ne pouvons pas voir comment toute tentative d'empêcher les gens de se rassembler pour le culte sur la base de tests ou de non-vaccination ne serait pas considérée comme une violation. Nous sommes d’accord avec les députés qui ont déjà exprimé leur opposition à cette proposition: il serait diviseur, discriminatoire et destructeur d’introduire une telle certification sanitaire obligatoire dans la société britannique. Nous demandons au gouvernement d'affirmer fermement et clairement qu'il n'envisagera pas ce plan illibéral et dangereux, ni maintenant ni jamais.

 

Cordialement,

 

Rév Dr Jamie Franklin, curé, St George in the Meadows, Nottingham, Angleterre

Rév David Johnston, Ministre émérite, Église presbytérienne d'Irlande, Irlande

Rev Dr William JU Philip, Ministre, The Tron Church Glasgow, Ecosse

Rev A Paul Levy, Ministre, Ealing International Presbyterian Church, Londres, Angleterre

Le révérend Mez McConnell, ministre principal, Niddrie Community Church, directeur de 20schemes, directeur de A29 Church in Hard Places, Scotland

M. Terence McCutcheon , directeur exécutif, Hope For Glasgow, Addiction Recovery Centre, Écosse

 

Consultez la liste complète des 1260 signataires ici

 

ÉCRIT PAR

Rev Dr Jamie Franklin et al

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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 07:11
"La mise en danger de la vie d'autrui ne s'applique pas aux mesures sanitaires". Thibault Mercier, Avocat

Restaurants clandestins et soirées à plusieurs, messes de Pâques sans "gestes barrière", les menaces de "mise en danger de la vie d'autrui" sont désormais brandies quasi-quotidiennement par le gouvernement face au ras-le-bol d'une grande partie de la population qui aspire à retrouver une vie normale. Mais au-delà de la communication, cette incrimination reste difficilement applicable dans le cadre de la crise sanitaire, comme l'indique à Bas les Masques l'avocat Thibault Mercier.

 

SourceBas les MasquesNicole Delepine Twitter

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19 avril 2021 1 19 /04 /avril /2021 07:53
Après l'Irak, l'Italie, le Pape sans masque défie la pandémie et laisse tomber les gestes barrières

Le baciamano qui défie la pandémie. Que se passe-t-il au Vatican?

Miguel Cuartero Sampiri

Via www.marcotosatti.com (original www.sabinopaciolla.com)

Source (Traduction de) : Benoit-et-moi.fr

 

Le dimanche 11 avril, le pape François a célébré l’Eucharistie dans l’église Santo Spirito in Sassia (de Rome) Ndlr.) connue sous le nom de Sanctuaire de la Miséricorde Divine, pour honorer la célébration de la Fête de la Miséricorde Divine. Une fête que, depuis 2000, par la volonté du pape Jean-Paul II, l’Église catholique célèbre le deuxième dimanche de Pâques.

 

À la fin de la célébration, le Saint-Père s’est arrêté pour saluer quelques fidèles en présence de Mgr Rino Fisichella et de Mgr Joseph Bart, recteur du sanctuaire.

Les images du Saint-Père saluant les fidèles ont toutefois suscité l’étonnement et la perplexité des fidèles du monde entier. En effet, le Pontife ne portait pas de masque, pas plus que ses accompagnateurs qui l’encadraient à quelques centimètres de lui, Mgr Fisichella, Mgr Bart et le majordome à côté de l’archevêque italien. Et ce n’est pas tout : la quasi-totalité des fidèles qui se sont approchés pour saluer le pape François ne portaient pas de masque ou le gardaient baissé. Tous ont serré la main du pontife, beaucoup ont même embrassé l’anneau du pêcheur. Tout cela comme si nous n’étions pas au milieu d’une pandémie de coronavirus ou comme si le virus avait soudainement disparu de l’horizon.

 

Le sujet pourrait facilement être balayé comme un épisode limité de peu d’importance (je peux déjà imaginer que beaucoup s’arrêteront aux premières lignes, agacés par un article qui traite du baisemain papal sans masque ni distanciation) mais l’épisode est en fait digne de quelques questions qui méritent une réponse.

 

L’observation des images de dimanche a rappelé à certains un autre épisode similaire, mais de signe opposé. Nous sommes en mars 2019, un an avant la propagation mondiale de la pandémie de Covid-19: à la fin d’une célébration dans la Sainte Maison de Lorette, le pape François refusa le baise-main des fidèles avec une évidente grossièreté (essayez d’embrasser l’anneau d’un évêque : s’il n’est pas une prima donna, il retirera discrètement sa main), suscitant curiosité et surprise. Nombreuses furent les hypothèses des différents commentateurs sur les raisons du geste, en premier lieu celle de l’humilité d’un Pontife qui aime les choses simples et rompt volontiers les protocoles pour vivre comme un citoyen normal et être parmi les gens… A cette occasion, l’évidence et la grossièreté du geste répété plusieurs fois obligèrent le porte-parole du Vatican Alessandro Gisotti à expliquer à la télévision mondiale la raison du grand refus. Eh bien, le pape, a expliqué Gisotti, a retiré sa main pour des raisons d’hygiène.

 

« La raison est très simple: l’hygiène, a expliqué Gisotti. Lorsqu’il y a de longues files de fidèles, le pape veut éviter les risques de contagion pour les personnes. Donc pas pour lui-même, mais pour les fidèles eux-mêmes ».

Il ne s’agissait donc pas de rompre le protocole en faveur de la simplicité évangélique, mais simplement d’un besoin de prudence sanitaire.

 

[...] Alors que s’est-il passé le 11 avril à Santo Spirito? Certains ont fait remarquer que le pape François et Mgr Fisichella ont déjà été vaccinés et ne seraient donc pas tenus de maintenir des masques et une distance. Cette observation ne tient toutefois pas compte des prescriptions du ministère de la santé, qui recommande de maintenir les mesures de sécurité même après avoir reçu le vaccin. Cela dit, (et en précisant au passage que cela n’assure pas une protection totale contre la transmission du virus) que dire des personnes qui ont embrassé l’anneau l’un après l’autre sans qu’il soit au moins désinfecté (souvenez-vous du baiser au crucifix du Vendredi saint avant la pandémie? Le prêtre ou les ministres passaient un purificateur sur la croix après chaque baiser pour éviter les contagions et infections de toutes sortes).

 

Pour l’instant, nous ne savons pas pourquoi le pape, l’évêque, les fidèles qui sont venus ce jour-là, se sont sentis libérés du dangereux virus qui a semé et sème encore la terreur dans le monde entier, surtout chez les plus fragiles de corps et d’esprit, les personnes âgées et leurs familles, avec la complicité d’une campagne de terrorisme médiatique qui présente chaque jour le compte des morts et des infectés pour ne pas perdre de vue que nous sommes attaqués et que nous ne pouvons pas nous offrir le luxe de vivre sereinement.

 

Il est bien connu que, depuis le début de la pandémie, le pape François a eu une « attitude ambivalente à l’égard du virus », comme l’a souligné la vaticaniste de Il Messaggero Franca Giansoldati dans un article du 21 octobre.

 

Alors qu’au début de la pandémie, le pape – tout en demandant d’obéir aux indications des gouvernements – a continué à célébrer en refusant de porter un masque, et à entrer en contact physique avec les fidèles, lors de la deuxième vague, il a commencé à prendre des précautions. Un changement soudain de stratégie que le Pontife lui-même a expliqué aux fidèles avant l’audience du 21 octobre en ces termes: « Aujourd’hui, nous devons changer un peu la façon dont nous menons cette audience à cause du coronavirus. Vous êtes séparés, avec le masque, et je suis un peu distant et je ne peux pas faire ce que je fais toujours, m’approcher de vous, parce qu’il se trouve que chaque fois que je m’approche, vous vous réunissez tous et la distance est perdue et il y a un danger de contagion pour vous. Je suis désolé de faire ça mais c’est pour votre sécurité. Au lieu de s’approcher de vous et de vous serrer la main, nous nous saluons de loin, mais sachez que je suis proche de vous avec le cœur. J’espère que vous comprenez pourquoi je fais cela ».

 

Six mois se sont écoulés depuis cette audience et il semble que le Pape ait jugé bon de revenir parmi les gens et de se passer des précautions qui, en octobre, le tenaient à bonne distance des fidèles. Pourtant, le virus ne semble pas avoir changé de stratégie et les contagions, selon ce dont les médias gouvernementaux nous informent assidûment chaque jour, ne semblent pas donner de répit.

 

[...] On ne peut certainement pas penser à un malentendu de la part des fidèles pris par l’émotion. On ne peut pas non plus penser à une faille dans le système de sécurité qui entoure le Pontife lors de ses visites officielles. Le personnel de sécurité du Pape, toujours extrêmement attentif au protocole, n’aurait pas pu se le permettre, pas plus que le recteur de la Basilique qui faisait les honneurs.

 

En réalité, la preuve qu’il ne s’agissait pas d’un événement fortuit se trouve dans la vidéo de l’événement. Une fois que le baise-main a commencé, après que la première personne s’est approchée du pontife en portant un masque, on peut clairement voir comment l’archevêque Fisichella invite les fidèles qui attendent leur tour à enlever le masque. Il le fait d’un geste sans équivoque, puis demande au majordome de passer le mot et d’exhorter les personnes dans la file à retirer leur masque avant de s’approcher du Pontife.

 

Mgr Fisichella, archevêque, invite les fidèles qui attendent leur tour à enlever le masque

 

François est en outre considéré comme le « pape des gestes ». Pour lui – il l’a clairement démontré à plusieurs reprises depuis 2013 – un geste vaut plus que mille mots, l’exemple plus qu’une bulle papale. On se demande donc quel message il a voulu faire passer avec ce geste d’extrême liberté en contraste avec les règles imposées dans le monde entier.

 

[...] Dans le monde entier, les conférences épiscopales ont collaboré avec les autorités en demandant à leurs prêtres et à leurs fidèles de faire preuve de la plus grande prudence. Deux épisodes récents le démontrent clairement. La semaine dernière, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, a ouvert un procès canonique contre deux prêtres qui n’ont pas respecté l’obligation de porter un masque pendant la Veillée pascale tandis qu’il y a quelques jours, le père oblat Don Diego Minoni, curé de l’église des Saints Ippolito et Cassiano à Vanzago, a été « démis » par l’évêque auxiliaire de Milan Mgr. Luca Raimondi pour s’être opposé à l’utilisation du masque dans l’Église (un soi-disant « négationniste » ou « no mask » pour utiliser les termes en vogue pour désigner ceux qui remettent en question l’utilisation du masque ou les règles imposées par les autorités politiques et sanitaires).

 

___________

Note du blog Christ-Roi. Rappelons qu'à l’issue de la messe de Pâques dimanche 4 avril 2021 célébrée par le Pape François en la basilique saint-Pierre, le Souverain pontife a donné sa bénédiction Urbi et Orbi à la Ville et au monde en appelant les gouvernements à supprimer les restrictions d’accès au culte à cause de la pandémie.

 

Alors qu'on a vu en France des prêtres refuser de toucher le front des fidèles lors du Mercredi des Cendres, le pape n'a pas eu peur dimanche 11 avril de la Miséricorde divine, de s'approcher et de serrer la main des fidèles dans cette église église Santo Spirito in Sassia de Rome, en imitant le geste du Maître qui guérit les malades en les touchant. (Mt 9)

 

Dans le livre "Les 7 péchés capitaux ou ce mal qui nous tient tête" (Mame, Paris 2015, p. 33), Pascal IDE donne en exemple le moment où dans le film "Mission", Mendoza, le tortionnaire des Indiens d'Amérique, se convertit :  

 

"Ils parviennent enfin au sommet de la falaise où les Guaranis attendent les Jésuites. Ceux-ci émergent les premiers puis, hagard, titubant, Mendoza. Silence. Les Indiens reconnaissent le tortionnaire de leur peuple. L'ancien mercenaire tombe à genoux. Un indien s'approche et lève sa machette. Un autre murmure quelques mots à l'oreille de frère Gabriel. Le Guarani abat son arme... et rompt les liens qui retiennent Mendoza à sa faute. Puis l'Indien pousse le fardeau de mort qui s'abîme dans les chutes. Alors, l'impitoyable se met à sangloter comme un enfant. Son cœur s'ouvre enfin. Un Indien le touche de la main.

 

'Comment les remercier, demande Mendoza ? - Lisez ceci, répond Gabriel, qui lui tend la Bible.' Le repenti y découvre l'hymne à la charité (1 Co 13,7) : 'La charité excuse tout.'

 

On l'a compris : Mendoza ne peut s'absoudre lui-même de sa faute. Du moins doit-il reconnaître sa culpabilité : son fardeau est ce péché qui l'aliène et pèse aussi sur le groupe. Frère Gabriel représente l'Eglise qui poursuit l'œuvre du Christ, espérant pour le pécheur, intercédant et risquant sa vie pour lui. Enfin, le Guarani est l'image du Sauveur innocent qui peut délier du péché en pardonnant (le toucher est comme un geste sacramentel d'absolution.)" (Fin de citation)

 

 

 

François touche les malades (Mt 9)

François touche les malades (Mt 9)

Jésus guérit les malades (Mt 9)

Jésus guérit les malades (Mt 9)

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 12:26
François contre le masque dans les églises d'Irak : "Dieu prendra soin des Irakiens qui ont pu être exposés au virus." Ce qui vaut pour les Irakiens ne vaut-il pas pour les Français ?

Voici une information qu'aucun media ne relève. Lors de son voyage en Irak, comme le rapporte un journaliste du Washington post :

 

"[...] A presque tous égards, écrit Chico Harlan, le voyage du pape François en Irak a été extraordinaire. Il s’est rendu dans un pays qu’aucun pape n’avait visité auparavant, à une époque où peu d’autres personnalités mondiales voyagent. Il a prié à l’endroit même où, il y a moins de sept ans, le chef de l’État islamique avait proclamé un califat qui conquerrait Rome. Les foules l’ont vénéré. Mais voilà : presque partout où François est allé, il y avait des foules. De grandes foules de personnes non vaccinées, épaule contre épaule. La messe en plein air de François à Erbil a été suivie par une foule presque digne du Super Bowl, mais dans un stade beaucoup plus petit que celui qui accueille la finale du championnat de football américain, et très peu de personnes portaient des masques. Le plus surprenant a été une messe en intérieur à Bagdad, dans une église remplie de gens qui chantaient, avec une ventilation quasi nulle. Harlan écrit : 'C’était comme être dans un réacteur nucléaire pour la production de coronavirus.'

 

Lors du voyage de retour à Rome, Chico Harlan a pu demander directement au pape comment il avait évalué les risques du voyage et s’il était préoccupé par la santé de ceux qui s’étaient rassemblés pour le voir.

 

Réponse du Pape aux interrogations soulevées :

 

La réponse a été qu’il avait profondément réfléchi au voyage, qu’il avait prié et pris la décision en connaissant les risques et en étant convaincu que Dieu prendra soin des Irakiens qui ont pu être exposés au virus."

 

Dont acte.

 

Ce qui vaut pour les Irakiens ne vaudrait pas pour les paroissiens de Saint Eugène Sainte Cécile et les catholiques français ? (Cf. ''Port du masque en permanence à l'exception du moment de la communion'' demandé par Mgr Aupetit, Archevêque de Paris, aux paroissiens de St Eugène Ste Cécile. Source 1, 2) .

 

Conclusion

 

Les catholiques Français auraient-ils moins de foi que les catholiques Irakiens ?

 

L'Archevêque de Paris serait-il plus papiste que le pape ? 

 

Irakiens ou Français, deux poids deux mesures ?? Qu'est-ce que que cette théologie partiale de l'archevêque de Paris ?

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 08:08

Un pasteur polonais courageux chasse la police canadienne de son église en lui demandant de ne pas revenir sans mandat.

En France aussi, comme au Canada, "la police ne peut s’introduire dans un lieu de culte qu’à certaines conditions: dans un arrêt de 1913, le Conseil d’Etat a en effet précisé que "l’exercice des pouvoirs de police (...) se trouve limité à l’exécution de mesures absolument indispensables pour assurer la sécurité publique". En dehors de ces cas, la police ne peut intervenir qu'à la demande expresse du curé.

"Il n'y avait pas de terroristes! […]

 

De son côté, l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, interrogé mercredi sur Radio Notre-Dame, a fermement condamné l'incident: "Les policiers sont entrés en arme dans l'église, or il y a interdiction formelle aux policiers d'entrer en arme dans une église. Il n'y avait pas de terroristes! Il faut garder la tête froide et arrêter ce cirque. Sinon on va prendre la parole et (...) aboyer très fort!" (Source: BFMTV

En outre, l’intrusion ou le maintien non autorisé dans les édifices du culte classés ou inscrits, est susceptible d’une amende prévue par le Code pénal. Ainsi, si la police ne peut donc que très restrictivement entrer dans un lieu de culte, les juges quant à eux, peuvent en revanche sanctionner les intrusions non autorisées, au nom de la liberté de religion. (Aleteia)

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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 07:00

À l’issue de la messe de Pâques célébrée par le Pape François en la basilique saint-Pierre, le Souverain pontife a donné sa bénédiction "Urbi et Orbi", à la Ville et au monde, devant l'autel de la Chaire de saint Pierre, dimanche 4 avril 2021.

 

Le Pape François a appelé les gouvernements à supprimer les restrictions d’accès au culte à cause de la pandémie. «Prions pour que ces restrictions, comme toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde, puissent être supprimées et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.»

François appelle les gouvernements à supprimer les restrictions d’accès au culte à cause de la pandémie

Source: VaticanNews

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 22:50
Congrégation pour la doctrine de la foi : l'Église catholique ne peut pas donner de bénédictions aux unions de même sexe

Catholic News Agency

 

Cité du Vatican, 15 mars 2021 / 05h20 MT ( CNA ) .- Le bureau doctrinal du Vatican a précisé lundi que l'Église catholique n'a pas le pouvoir de donner les bénédictions liturgiques aux unions homosexuelles.

 

À la question "l'Église a-t-elle le pouvoir de donner la bénédiction aux unions de personnes de même sexe ?", la Congrégation pour la doctrine de la foi a répondu "non".

 

Dans une note d'accompagnement, le bureau de la doctrine explique que les bénédictions sont des sacramentaux, et que "par conséquent, pour se conformer à la nature des sacramentaux, lorsqu'une bénédiction est invoquée sur des relations humaines particulières, outre l'intention droite de ceux qui y participent, il est nécessaire que ce qui est béni soit objectivement et positivement ordonné à recevoir et à exprimer la grâce, selon les desseins de Dieu écrits dans la création, et pleinement révélés par le Christ le Seigneur. "

 

"Par conséquent, seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées de servir ces fins sont en accord avec l'essence de la bénédiction donnée par l'Église", a déclaré la CDF.

 

"Pour cette raison, il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations, ou aux partenariats, même stables, qui impliquent une activité sexuelle en dehors du mariage (c'est-à-dire hors de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c'est le cas des unions entre personnes de même sexe.

 

La décision et la note ont été approuvées pour publication par le pape François et signées par le préfet de la CDF, le cardinal Luis Ladaria et le secrétaire, l'archevêque Giacomo Morandi.

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 12:27

L'article suivant évoque l'importance de la sémantique et de la narrative, bref, cet aspect largement délaissé du combat politique qui explique pourquoi la (vraie) droite (chrétienne) a toujours perdu depuis des décennies : 

L'abolition de la culture - Partie 6 : Le christianisme, sauveur de la culture occidentale ou victime de son abolition ?

[Note: Ceci est le sixième et dernier chapitre de l'excursion historique de Kathleen Marquardt sur l'abolition de la culture qui est étroitement liée à l' Agenda 21 , le plan pour l'établissement d'un nouvel ordre mondial qui a été présenté à la conférence de 1992 à Rio de Janeiro des Nations Unies pour l'environnement et le développement et entre-temps détermine pratiquement tous les aspects de notre vie. J'ai rassemblé toute la série ici pour les lecteurs intéressés : andreas.]


Par Kathleen Marquardt
Traduction © : Andreas Ungerer

3 mars 2021, American Policy Center
Comme expliqué au chapitre 1 , selon les marxistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la culture et le christianisme occidentaux devaient être abolis pour que le marxisme prenne le contrôle du monde. Et comme le montrent les chapitres 2 , 3 , 4 et 5 , un autre groupe secret de banquiers et d'aristocrates britanniques, déterminés à établir un gouvernement mondial, a travaillé en parallèle avec les marxistes.

Les deux groupes comprennent que pour gagner le pouvoir sur le monde, ils doivent contrôler les États-Unis. Il ne fallut pas longtemps avant que les mondialistes se rendent compte que les marxistes avaient élaboré le plan et étaient bien ancrés dans les réseaux sociaux américains, en particulier les syndicats et les écoles. Et ils ont travaillé sur leur infiltration des églises. Alors que les marxistes se frayaient un chemin dans la culture américaine, les globalistes ont créé la Federal Reserve Bank en 1913 et la Société des Nations (le précurseur des Nations Unies) en 1920 comme principaux outils pour établir la domination mondiale.

Pour mal citer un vieux dicton: "Celui qui a le plus d'argent gagne". La faction mondialiste qui contrôle les principales banques du monde avait le plus d'argent. Ils ont décidé d'obtenir ce qu'ils recherchaient des marxistes culturels en finançant leur travail dans les écoles et les syndicats. Sous les fondations Carnegie, Ford et Rockefeller, les marxistes culturels ont pu non seulement créer de meilleurs modèles de lavage de cerveau, mais aussi couvrir beaucoup plus de domaines qu'ils n'auraient pu le faire seuls. Un jeu éclos en enfer.

Et pendant tout ce temps, la droite, conservateurs et libertaires, soit dormaient au volant, soit avaient déjà succombé au chant des sirènes de la gaucheMême après que la vérité ait déjà été révélée, par exemple par le biais du rapport Dodd de la Commission Reece *, ainsi que par les entretiens avec Yuri Bezmenow *, un ancien officier du KGB et transfuge soviétique. De nombreux livres ont exposé l'objectif marxiste culturel, ce ne sont que quelques-uns des nombreux:

Et pourtant, nous ne faisons rien pour regagner notre république ou pour rétablir le respect de l'état de droit et de la constitution. Pourquoi donc? Stephen Coughlin et Richard Higgins, les auteurs de Re-Remembering the Mis-Remembered Left *, ont répondu à cette question - et si vous ne l'aimez pas, c'est la vérité honnête de Dieu:

Depuis l'époque de Karl Marx, on s'est rendu compte que la dialectique de Hegel ne fait pas progresser les cultures qui y sont soumises, mais les rejette . Conscient de cela, Marx a appelé à une philosophie critique pour démolir la culture occidentale et à un prolétariat de nihilistes bourgeois pour la mettre en œuvre. Au vu des enseignements de Karl Marx à Saul Alinsky *, il n'est pas nécessaire d'être religieux pour reconnaître le courant nihiliste sombre et destructeur qui traverse la gauche et qui se caractérise par de nombreux hommages à Satan et Cie.

Aujourd'hui, la critique de la philosophie par Marx se manifeste comme la théorie critique de l'école de Francfort, qu'Herbert Marcuse a opérationnalisée avec la tolérance répressive * comme l'une des manifestations les plus célèbres de celle-ci en Amérique aujourd'hui. .

De la théorie critique de l'école de Francfort aux efforts de front uni de l'Internationale communiste dirigée par les Soviétiques qui a formé l'antifa, la pénétration interconfessionnelle, le précurseur de Black Lives Matter, et bien plus encore dans les années 1930 , tous les aspects de la gauche peuvent, avec l'Amérique confrontée aujourd'hui peut non seulement être directement associée à des programmes d'inspiration marxiste, mais ils peuvent également être placés dans un contexte qui les révèle comme un développement futur prévisible de la mission historique de la gauche.

Dans son état actuel, l'analyse conventionnelle suggère que la gauche est piégée dans une pseudo-réalité soutenue par le langage politique archaïque déjà identifié. En tant que telle, la conscience stratégique de la gauche a été oubliée, et les constructions actuelles sont très réactives, focalisées localement et bien penséesIls sont défectueux en dessous de la moyenne - et de manière dangereuse.

Afin de rappeler la gauche mal perçue, cette analyse utilise le modèle du politique, cette analyse utilise le modèle de guerre politique que Mao a utilisé dans sa longue marche réussie pour contrôler la Chine. Soit dit en passant, le modèle d'insurrection maoïste est aussi la stratégie d'exécution, que les marxistes américains comme Marcuse ont fait publiquement leur propre stratégie au début des années 1970.

La guerre politique reconnaît le rôle que jouent les récits pour surmonter l'état de droit. Les mouvements de masse et les activités anti-étatiques utilisent des récits au niveau culturel. Le but ultime est d'apporter du pouvoir dans l'espace politique.

Là, la fidélité au récit entraînera la non-application de la loi. Avec le temps, cette non-application deviendra institutionnalisée. En imposant des récits à l'opposition, la gauche acquiert d'abord de l'influence, puis le contrôle. L'abus de langage conduit à une opposition contrôlée, qui conduit alors à un abus de pouvoirLes stratégies de guerre politique sont intensément dialectiques, visant à isoler les valeurs américaines, qui sont ensuite rejetées par un processus inexorable de négation dialectique - l'abolition de la culture.

Cette analyse conclut que l'opposition actuelle des Américains ordinaires et des conservateurs est incapable de formuler une réponse stratégique à la gauche. La gauche a fait jouer à cette opposition exactement le rôle qu'elle devait jouer.

Par conséquent, cette analyse recommande qu'un groupe soit immédiatement constitué et doté des ressources nécessaires pour adopter pleinement le schéma opérationnel de la gauche qui consiste à exécuter les réponses aux niveaux stratégique, opérationnel et tactique. Dans ce contexte, la lutte contre la gauche doit inclure des réponses dirigées contre ses moteurs dialectiques, son étatisme* inhérent, et la domination du scientisme* et de l'information maintenue par les récits, le tout devant être mis en œuvre avec le même effort de guerre politique créatrice que celui de la résistance au mouvement de masse. Nous sommes confrontés à une menace existentielle. Comme le président Obama l'a clairement indiqué, d'ici 10 ou 20 ans, la gauche récoltera les fruits de sa longue marche à travers l'Amérique. Un dernier conseil : prenez la pilule rouge maintenant. La question n'est pas de savoir si nous la prendrons, mais à quel point ce sera douloureux.

 

Oui, nous sommes dans une situation désespérée, mais peu comprennent la menace.

 

Il faut remonter aux origines de l'abolition de la culture et aux raisons de l'extinction de la culture occidentale et du christianisme exposées dans les chapitres 1 et 2 . Pourquoi la culture occidentale et le christianisme doivent-ils être détruits? La culture occidentale représente les aspects justes et sans préjugés de notre monde basé sur la raison, la logique et l'ouverture d'esprit de notre mondeLa culture occidentale a donné naissance à la constitution des États-Unis, au cadre de la nation. Et les traditions religieuses chrétiennes, en particulier les dix commandements, sont les pierres angulaires de la culture occidentale. Comme l'écrivait Antonio Gramsci dans ses carnets de prison:

Tout pays fondé sur les valeurs judéo-chrétiennes ne peut être renversé tant que ces racines ne sont pas coupées ... Le socialisme est la religion même qui doit dominer le christianisme ... dans le nouvel ordre, le socialisme triomphera en conquérant d'abord la culture par l'infiltration des écoles, des universités, des églises et des médias, en changeant la conscience de la société.

 

Le christianisme est au cœur du problème. C'est la seule chose qui se trouve aujourd'hui entre le communisme et la liberté. Ceux qui ont formé et affiné l'abolition de la culture en étaient conscients. Comme l'explique le chapitre 1, selon les marxistes de la fin du 19e et du début du 20e siècle, la culture et le christianisme occidentaux devaient être abolis pour que le marxisme prenne le contrôle du monde. Et comme le montrent les chapitres 2 , 3 , 4 et 5 , un autre groupe secret de banquiers et d'aristocrates britanniques, déterminés à établir un gouvernement mondial, a travaillé en parallèle avec les marxistes.

Les principes sociaux du christianisme prêchent la lâcheté, le mépris de soi, l'humiliation, la soumission et l'humilité. En un mot: toutes les caractéristiques de la canaille. ~ Karl Marx et Friedrich Engels sur la religion (éd. 1957)

Note du blog Christ Roi. En réalité, c'est l'inverse qui est vrai: être chrétien demande du courage et de la force.

Lire : En hébreu, le verbe pécher signifie manquer son but, se tromper de cible. Pécher est se tromper de bonheur qui est Dieu 

Le concept démocratique de l'homme est faux parce qu'il est chrétien. Le concept démocratique tient au fait que ... chaque personne est un être souverain. C'est l'illusion, le rêve et le postulat du christianisme. ~ Karl Marx

Note du blog Christ Roi : Le dernier ouvrage de l'historien italien Aldo SCHIAVONE, traduit en français, évoque également ce trait de la culture occidentale chrétienne, celui de l'égalité des hommes. Ce livre a pour titre "Une histoire de l'égalité, Leçons pour le XXIe siècle" (Fayard 2020). 

Lire : Penser un nouveau pacte d'égalité, plus équitable

L'Amérique est comme un corps sain avec une triple résilience: son patriotisme, sa morale et sa vie spirituelle. Si nous pouvons saper ces trois domaines, l'Amérique s'effondrera de l'intérieur - Joseph Staline

Les marxistes et les mondialistes ont attaqué l'Église et la culture occidentale de l'intérieur et de l'extérieur, pendant toutes ces décennies. Nous sommes bien conscients des attaques venues de l'extérieur - l'abolition de la prière à l'école (même un moment de silence), le Serment d'allégeance, l'Hymne national. L'interdiction des groupes religieux extrascolaires alors que nous soutenons tous les autres. Les cinq piliers de l'islam et la prière à Allah sont enseignés dans les écoles. Mais une fille qui voulait écrire un rapport sur son héros préféré, Dieu, s'est vu interdire de le faire, et le professeur lui a ordonné de "retirer immédiatement sa rédaction de la cour de l'école parce que cela pourrait violer le premier amendement de l'avoir dans la classe où ses camarades pourraient la voir". Certains élèves avaient entendu l'enseignante réprimander Erin et plus tard la narguer pour avoir cru en Dieu". ~ David Horowitz, Dark Agenda, The War to Destroy Christian America, pp. 47-8

 

The fédéralist a rapporté :

La ville de New York est devenue l'un des nombreux districts scolaires des États-Unis à mettre en œuvre des plans de cours conformes à Black Lives Matter cet automne. Selon le département de l'éducation de New York, les enseignants approfondiront les sujets du "racisme systémique", de la brutalité policière et du privilège des blancs dans leurs classes.

 

Le plus grand système scolaire de Caroline du Nord, dans le comté de Wake, a lancé cet été un site Web qui propose des leçons de BLM aux enseignants pour qu'ils les utilisent en classe et aux parents pour qu'ils les utilisent à la maison. Le site web, créé par le Bureau des affaires d'équité du système scolaire, encourage les enseignants à "s'attaquer aux injustices qui existent au-delà de l'éducation par le biais des conversations que nous avons avec d'autres lorsque nous observons la haine, en soutenant les efforts qui s'attaquent au racisme et à l'oppression, et en s'engageant directement dans la défense des droits.

"Les fondamentalistes de la Bible n'ont pas le droit d'enseigner à leurs enfants leurs croyances religieuses parce que nous, l'État, les préparons à l'an 2000, lorsque l'Amérique fera partie d'une société mondiale unique à laquelle leurs enfants n'appartiendraient pas alors". ~ Peter Hoagland*, ancien sénateur de l'État du Nebraska, dans une interview radiophonique en 1983

American Policy Center Le thème de la dégradation de l'environnement a été la bannière avec laquelle le christianisme a été attaqué depuis le début des années 1960. Il y a plus qu'assez d'articles sur l' American Policy Center pour l'expliquer. Et des livres à gogo, en voici quelques-uns:

Il y en a des centaines d'autres.

Lynn White, Jr., professeur d'histoire à l'Université de Californie, a écrit un article * pour le magazine Science intitulé "The Historical Roots of Our Ecologic Crisis" dans lequel il a écrit:

Ce que nous faisons en matière d'écologie dépend de nos idées sur la relation entre l'homme et la nature. Plus de science et plus de technologie ne nous sortiront pas de la crise écologique actuelle tant que nous n'aurons pas trouvé une nouvelle religion ou repensé l'ancienne. . . Comme nous le reconnaissons aujourd'hui, il y a un peu plus d'un siècle, la science et la technologie . . . se sont combinés pour donner à l'humanité des pouvoirs incontrôlables. S'il en est ainsi, le christianisme a contracté une grande dette à cet égard. . . Notre science et notre technologie sont issues de l'attitude chrétienne à l'égard de la relation de l'homme avec la nature.

Aucun nouvel ensemble de valeurs fondamentales ne s'est imposé dans notre société pour remplacer celui du christianisme. Par conséquent, la crise écologique continuera de s'aggraver jusqu'à ce que nous rejetions l'axion chrétien* selon laquelle la nature n'a d'autre raison d'exister que de servir l'homme.

La destruction de l'animisme païen par le christianisme a rendu possible l'exploitation de la nature avec indifférence aux sentiments des objets naturels. Les esprits que la nature protégeait autrefois des humains se sont évaporés. ~ P. 6

Ce sont quelques-unes des attaques frontales. Ce sont les attaques insidieuses de l'intérieur des églises qui triompheront dans l'abolition de la culture et de la liberté, si des mesures ne sont pas prises rapidement, et elles se déroulent au plus haut niveau des nombreuses dénominations chrétiennes différentes.

Ceux qui nous ont conduits au gouvernement mondial comprennent que les croyances humaines doivent être effacées et que les anciennes religions doivent être remplacées et échangées contre une seule qui permet aux dirigeants mondiaux de contrôler leurs fidèles. L'évêque William Swing, fondateur de l'United Religions Initiative (URI), a donc décidé :

Puisque le but de la religion est de servir et d'adorer Dieu, toutes les religions et mouvements spirituels doivent avoir un langage et un but communs - l'adoration d'un Dieu commun . (Je souligne) William E. Swing, 7e évêque du diocèse épiscopal de Californie.

LifeSite News meldete am 13. Februar 2019:

Selon une déclaration du Vatican jeudi 12 septembre, le Pape signera un "Pacte mondial pour l'éducation" ainsi que des représentants des principales religions, des organisations internationales et diverses institutions humanitaires ainsi que des personnalités du monde politique, économique et scientifique et des athlètes, des scientifiques et des sociologues de renom invitent à "donner aux jeunes générations une maison commune unie et fraternelle."

Dans un message vidéo au début de l'initiative, François a déclaré: "Nous avons besoin d'un pacte éducatif mondial pour une éducation à la solidarité universelle et un nouvel humanisme".

Un pasteur protestant de Brême, en Allemagne, a prêché que le Christ était le seul moyen d'arriver au ciel, et est ainsi devenu le sujet de conversation de la ville. Non pas que les gens l’aient félicité - le pasteur Olaf Latzel * est accusé d’avoir méprisé d’autres religions et le procureur de Brême envisage une procédure pénale à son encontreLe pasteur Latzel a prononcé ledit sermon le 18 janvier 2015 devant sa congrégation.

Ce que nous observons est exactement ce que Mary Parker Follett dit avoir été nécessaire pour mettre en place le Nouvel État (voir chapitre 5). Elle conclut par ces mots :

On est loin de la maxime ``La religion est une affaire entre l'homme et son Créateur'' à l'exclamation de Mazzini: ``L'Italie est une religion elle-même'', mais aujourd'hui nous sommes certainement arrivés à un point où nous sommes dans l'attachement social et le Volonté créatrice comme une force, une profondeur et une force irrésistibles aussi grandes que celle de n'importe quelle religion que nous ayons jamais connue. Nous sommes prêts pour une nouvelle révélation de Dieu. Cela ne passe pas par un seul homme, mais par les hommes et les femmes qui s'unissent dans un ministère consacré pour un grand accomplissement avec un seul but. Nous avons besoin d'une nouvelle croyance en l'humanité, pas d'une croyance sentimentale ou d'une doctrine théologique ou d'une conception philosophique. Le nouvel état *, p. 359, 360 (p.124 dans le PDF)

En 1993, le Partenariat religieux national pour l'environnement ( NRPE ) a annoncé un programme de 5 millions de dollars avec l'église baptiste Mount Gilead à Washington, DC pour "souligner le lien entre la résolution des problèmes de pauvreté et l'environnement". Ce partenariat est un accord formel entre les quatre des plus grandes organisations religieuses du pays - la Conférence catholique américaine, le Conseil national des Églises du Christ, la Coalition sur l'environnement et la vie juive et Evangelical Environmental Network - avec l'Union of Concerned Scientists. ( consultez-les * si vous ne connaissez pas ce groupe maléfique) comme conseiller spécial. Paul Gorman, directeur exécutif du partenariat, a déclaré:

… la manière dont les personnes pieuses gèrent la crise environnementale aura beaucoup à voir avec l'état futur de la planète et, selon toute probabilité, aussi avec l'avenir de la vie religieuse."

Ensuite, il y a le Temple de la compréhension, fondé en 1960 et situé dans la cathédrale Saint-Jean-le-Divin à New York.*. Il comprenait le Dalaï Lama, Jawaharlal Nehru, le pape Jean XXIII, Eleanor Roosevelt, Anwar el-Sadat, le Dr. Albert Sweitzer, secrétaire général de l'ONU U Thant. Elle a initié une série de "sommets spirituels" qui ont eu lieu dans le monde entier, notamment à Genève, Calcutta, les universités de Harvard, les universités de Princeton et Cornell et la cathédrale Saint-Jean-le-Divin. En 1984, une réunion a eu lieu sur le mont Sinaï pour "parvenir à un consensus interconfessionnel". Le secrétaire général adjoint de l'ONU, Robert Muller, a été chargé de rédiger une "Déclaration sur l'unité des religions mondiales". "Au Parlement des religions du monde à Chicago en 1993, l'une des principales conférences était intitulée 'Une proposition pour faire évoluer le Parlement vers une Organisation des religions des Nations Unies'. Dans cette allocution liminaire, le Dr. Robert Muller, la création d'un Conseil mondial permanent des religions d'ici 1995 sur le modèle des Nations Unies. Bien qu'un certain nombre de délégués aient été sceptiques quant à la création d'un véritable Conseil mondial des religions, il a été généralement estimé que ce Parlement rapprochait le mouvement interconfessionnel mondial d'une coopération beaucoup plus étroite. Son président, le Dr David Ramage, a estimé que l'étape suivante consistait à "établir des centres interconfessionnels dans diverses régions clés du monde, puis à mettre en réseau les relations entre eux. D'autres ont vu la création d'un conseil religieux mondial comme une possibilité très réelle dans les années à venir".

 

Thomas Berry, prêtre et "géologue", croyait que le monde était appelé à un nouveau système de croyance "post-confessionnelle", voire post-chrétienne, que la terre en tant qu'être vivant - mythologiquement comme Gaïa, la terre mère - considère et les humains comme leur conscience. Que le monde connaît une nouvelle illumination qui est plus grande que la découverte de Copernic selon laquelle la terre tourne réellement autour du soleil. que la conception chrétienne traditionnelle d'un Dieu extérieur qui a créé l'homme à sa propre image est tout aussi fausse que la conception pré-copernicienne selon laquelle le soleil tourne autour de la terre. cet homme n'a pas de place particulière dans la communauté universelle de la vie, qui dans son intégralité est la manifestation du divin." Le rêve de la terre , 1990.

 

Je pourrais ajouter 10 000 points de plus, mais vous pouvez voir ce qui se passe ici. Il y a aussi toutes ces histoires de marxistes culturels qui s'infiltrent et prennent le contrôle des églises chrétiennes (il suffit de penser à la conférence * de la Southern Baptist Convention). Il y a des pasteurs qui déclarent maintenant qu'ils peuvent célébrer des mariages homosexuels. Il y a des pasteurs qui n'ouvrent pas leurs églises par crainte du COVID 19. Et il y en a tellement qui craignent de perdre leur statut d'organisme à but non lucratif et ne mentionnent donc même pas ces sujets. Vous ne devriez pas vous en inquiéter tant que vous ne conseillez pas aux paroissiens de voter pour certains candidats et projets de loi. Mais ils se taisent.

 

La réponse à cette question est la citation ci-dessus de "Re-souvenir la gauche mal souvenue" :

Cette analyse conclut que l'opposition actuelle des Américains ordinaires et des conservateurs est incapable de formuler une réponse stratégique à la gauche. La gauche a conduit cette opposition à jouer exactement le rôle qu'elle devait jouer.

 

Les personnes qui doivent lancer l'attaque sont les pasteurs et les prêtres qui croient encore que la Bible est la Parole de Dieu. Ils doivent d'abord débarrasser leurs églises de l'ennemi intérieur, les marxistes culturels qui se sont insidieusement introduits dans leurs lieux de culte. Et ils doivent commencer à prêcher à partir de la Bible. Ils doivent s'attacher à la Parole de Dieu.

 

"George Washington n'était pas seulement le chef de l'armée continentale, il en était l'aumônier. Au début de la guerre, le colonel Washington a demandé au Congrès continental nouvellement formé de fournir des aumôniers aux troupes afin de les rejoindre dans la lutte contre l'armée anglaise. Mais aucun des ecclésiastiques n'était prêt à s'avancer, que ce soit par loyauté envers l'Église anglicane d'Angleterre ou par pure peur. Washington, chrétien de longue date et représentant paroissial ordonné de l'Église anglicane (épiscopale), a assumé la responsabilité de servir dans le double rôle de commandant et d'aumônier, de tenir des offices hebdomadaires et de diriger la prière quotidienne. Les aumôniers de Dieu ne font pas toujours la bonne chose. Ils sont même utilisés par les Obadias* du monde d'aujourd'hui caché par centaines dans des grottes, tandis qu'un autre, Elias *, prêche la parole de Dieu seul. Les prédicateurs et les pasteurs d'aujourd'hui doivent ramper hors de leurs cavernes, aller à leurs chaires, ouvrir les portes de l'église et se battre pour la parole de Dieu. (D'après un sermon et une étude biblique des pasteurs David Koopman et John Peach).

S'ils le font, ils peuvent, mais peut-être seulement, préserver la culture de l'Occident avec l'Église chrétienne.

Ils doivent proclamer la parole de Dieu à haute voix de leurs chaires et défendre ceux qui sont persécutés pour leur foi, et ils doivent tomber à genoux et demander pardon à Dieu de ne pas se consacrer à leurs églises de la manière qui est leur mission.

*******

Kathleen Marquardt défend le droit à la propriété et à la liberté depuis des décennies. Bien qu'elle n'ait pas eu l'intention d'être une militante, elle est devenue un leader et un ardent défenseur des droits constitutionnels, un promoteur de la civilisation, de la science saine et de la raison. Dédiée à exposer les erreurs des mouvements radicaux pour l'environnement et les droits des animaux, son travail a été présenté dans des publications nationales telles que Fortune and People, le Washington Post et Field and Stream, ainsi que dans des programmes d' information télévisés tels que Hard Copy, The McLaughlin Group, Présidente de Geraldo et bien d'autres. Elle est aujourd'hui vice-présidente de l'American Policy CenterKathleen écrit et parle maintenant de l'Agenda 21 / 2030 et de sa menace pour notre culture actuelle et le système de gouvernement représentatif.

 

Source: https://americanpolicy.org/2021/02/16/aufheben-der-kultur-cancel-culture-part-5-schools-the-birthing-place-of-cancel-culture/

Tous les liens marqués d'un * ont également été ajoutés.

Source: Ma Traduction de UncutNews | Gift Amm Himmel

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 00:00
Monastero delle Oblate di Santa Francesca Romana

Monastero delle Oblate di Santa Francesca Romana

Françoise Romaine (°1384 - † 1440) est une épouse et mère de famille fondatrice des Oblates de Marie appelée depuis oblates de Sainte Françoise Romaine. Elle est reconnue sainte par l'Église catholique et fêtée le 9 mars.

Francesca Bussa de Leoni naît à Rome en 1384, d'une famille très ancienne et non moins illustre. Son enfance, passée dans le recueillement et dans l'union avec Dieu, l'avait disposée à se consacrer à Jésus-Christ ; mais à l'âge de treize ans, parce qu'elle appartenait à la noblesse romaine, elle fut mariée à Lorenzo de Ponziani. Tous deux formèrent un ménage uni, paisible et heureux.(1)

Françoise a eu d'après les écrits une vie pleine de péripéties qui se sont (presque) toujours bien terminées. Cette chance lui vaut aujourd'hui d'être la patronne des automobilistes.(2)

Une fois mariée, tout en assumant ses charges domestiques et familiales dans son palais du quartier de Trastevere, elle continue selon la tradition une vie de piété et de pénitence, se confessant toutes les semaines, mettant en pratique les vérités de la foi enseignées par un prieur dominicain qu'elle rencontre régulièrement.

Son premier enfant, Jean-Baptiste naît en 1400. Elle a 20 ans lorsqu'elle donne naissance à son deuxième fils, Jean-Evangelista qui est frappé de la peste lorsque celle-ci dévaste la ville de Rome. Prévoyant sa mort, il en avertit sa mère et la supplie de lui donner un confesseur parce qu'il voit saint Antoine et saint Onuphre, à qui il porte une particulière dévotion, s'avancer vers lui pour le conduire au ciel. Il meurt ce jour-là. Trois ans plus tard lui nait une fille, Agnès. Lors d'une épidémie de peste, Françoise et Vanozza manifestent un grand dévouement aux malades et aux victimes de la famine qui s'ensuit. Françoise vend ses robes ainsi que ses bijoux et distribue l'argent aux pauvres. Parallèlement, elle incite les dames de la haute noblesse romaine à renoncer à leur vie mondaine pour se rapprocher de Dieu. C'est ainsi qu'elle fonde, le 15 août 1425, l'association des Oblates de Marie, rattachée aux bénédictins du Mont Olivet, dont Eugène IV confirmera la règle en 1444.(3)

Lors de l'invasion de Rome par Ladislas d'Anjou-Durazzo, la famille Ponziani doit s'enfuir. Leur palais est pillé et leurs biens confisqués. Lorenzo est contraint à l'exil. Françoise, restée à Rome, continue ses œuvres de charité, en disant, paraphrasant Job 1,21 :

Le Seigneur me les a donnés, le Seigneur me les a ôtés ; que Son saint Nom soit béni !

À la mort du roi de Naples, la famille réintégre Rome et reprend possession de ses biens. Françoise, à la suite d'une grave maladie, doit garder la chambre et reste de longs mois dans un état de santé précaire. C'est pendant cette période que saint Alexis lui apparaît à deux reprises : l'une pour lui demander si elle souhaite la guérison, l'autre pour lui dire que Dieu veut qu'elle ne meure pas et reste dans le monde. Elle guérit et part avec sa belle-sœur Vanozza rendre grâce à Santa Maria Nuova et à l'église Saint-Alexis.

Elle obtint de son mari, au bout de quelques années de mariage, de vivre en sa maison comme une véritable religieuse. Plus tard, son mari étant mort en 1436, elle put rejoindre les Sœurs Oblates, qu'elle avait fondées, et avec qui elle avait vécu jusque là en communauté d'œuvres et de prières. Elle y vit dans un profond dénuement, se nourrissant de légumes et d'eau pure, portant cilice et utilisant les disciplines. Selon la tradition, elle accomplit en toute humilité les plus basses tâches, tout en portant secours aux pauvres, par ses dons et ses pieuses exhortations.

Parmi toutes les choses étonnantes de sa vie, on peut signaler surtout la présence ordinaire et visible de son ange gardien, et les luttes terribles qu'elle eut à soutenir contre le démon. Outre son ange gardien, Dieu lui avait donné un ange chargé de la punir ; cet ange était sévère ; car, à la moindre faute, il la frappait, même en public. L'ange restait invisible, mais les coups étaient entendus de tous. Ainsi, quelques personnes tenant un jour devant elle une conversation frivole, Dieu inspira à la sainte de les interrompre, et comme elle hésitait, elle reçut sur la joue un rude soufflet. Souvent, alors qu'elle était à genoux devant une statue de la Sainte Vierge, son ange s'approchait et continuait avec elle la prière.

On représente sainte Françoise avec l'habit noir et le voile blanc des bénédictines, distribuant le pain aux pauvres; elle a souvent son ange gardien auprès d'elle. 

Plus d'une fois l'ange dévoué eut à chasser les démons, qui ne cessaient de harceler la servante de Dieu. Une nuit, pendant qu'elle priait, le diable la prit par les cheveux, et, la portant sur la terrasse de la maison, la suspendit au-dessus de la rue ; mais Dieu la remit en sûreté dans sa cellule. D'autres fois, elle était traînée violemment ; l'ennemi du salut prenait toutes les formes pour la tromper ou l'épouvanter ; le calme de Françoise excitait son dépit et le mettait en fuite.

Elle meurt le 9 mars 1440 en soignant son fils Jean-Baptiste. Selon la tradition, ses dernières paroles sont :

 

Le ciel s'ouvre, les anges descendent, l'archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait signe de le suivre.

Françoise Romaine a été canonisée le 29 mai 1608, par le pape Paul V.

 

Martyrologe romain  "Dieu ne l'avait pas choisie afin qu'elle devint sainte pour elle-même seulement, mais pour qu'elle fît servir les dons que Dieu lui avait accordés au salut spirituel et corporel de son prochain. Il lui suffisait de peu de mots pour réconforter les coeurs attristés et souffrants, apaiser les inquiets, calmer les emportés, réconcilier les ennemis, éteindre les haines invétérées et les rancunes."  (Témoignage de l'un de ses contemporains)(4)

 

Nom: d'origine germanique, Françoise (Francesca) voulait dire à l'origine "franche", "libre", mais a pris ensuite le sens de "française".(5)

 

Protectrice : des automobilistes et des veuves.

Françoise Romaine guérissant un mourant, Antoniazzo Romano

Françoise Romaine guérissant un mourant, Antoniazzo Romano

Aumône de sainte Françoise Romaine, 1675, Par Giovanni Baptista Gaulli, dit Il Baciccio, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum in ) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 153.

Aumône de sainte Françoise Romaine, 1675, Par Giovanni Baptista Gaulli, dit Il Baciccio, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum in ) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 153.

Sources: (1) l’Évangile au Quotidien ; (2) Christine Barrely, Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 1, 2011, p. 66-67 ; (3) Wikipedia ; (4) Nominis ; (5) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 152-153.

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 00:00
Saint Jean de Dieu peint par Bartolomé Esteban Murillo

Saint Jean de Dieu peint par Bartolomé Esteban Murillo

Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550),

Père de l'hôpital moderne 

 

"C’est un fou !", un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force.(1) 

João Cidade naît le 8 mars 1495 à Montemor-o-Novo au Portugal au sein d’une famille pauvre. Son père vendait des melons et des olives Enlevé enfant par un inconnu, puis abandonné en Espagne, il est accueilli par Senor François, qui est mayoral. Il devient berger. À l'âge de 28 ans en 1523, il s’engage dans l’armée espagnole et participe à de nombreuses guerres, la dernière en Hongrie en 1532 dans l'armée de Charles Quint contre les Turcs. C'est pour pour lui une dure expérience. À 40 ans, en 1535 il se met à travailler comme tailleur de pierre pour la fortification de la ville de Ceuta au Maroc Espagnol. Il aide, avec ses maigres revenus une famille noble portugaise qui vit ruinée. Plus tard il va à Gibraltar, où il se dit vendeur ambulant de livres et de timbres. Il déménage définitivement à Grenade en 1538 et ouvre une petite librairie. C’est là qu’il a ses premiers contacts avec des livres religieux. Le 20 janvier 1537, à l’âge de 42 ans il se rend à un sermon de Jean d'Avila, qu'on surnomme l'apôtre de l'Andalousie, au cours duquel il a sa conversion. Les propos de Jean d'Avila provoque en lui un si grand choc qu’il se met à détruire les livres qu’il vend, se met à traverser nu la ville sous les huées des enfants qui le suivent. Son comportement est considéré comme celui d'un aliéné et il est incarcéré dans l’hôpital psychiatrique de l’Hopital Real, avec les fous et les mendiants. Il connaît alors le sort des malades de l'époque : jeûnes, coups de fouet, jets d'eau glacée... Il prend alors la résolution de s’occuper et de servir les malades. Jean d'Avila, son directeur spirituel, le pousse à faire un pèlerinage au sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, en Estrémadure (Espagne).(2)

Ce sanctuaire ne doit pas être confondue avec le sanctuaire du même nom au Mexique. En Espagne, l'histoire de la Vierge de Guadalupe est la suivante : selon la légende, une statue qui aurait été sculptée par Saint Luc, aurait été transportée à Constantinople au 4ème siècle. Plus tard, à la Cour de Byzance, où se trouvait le futur pape Grégoire le Grand, celui-ci fut nommé pape, en 590; il partit pour Rome et emmena cette statue et la mit dans son oratoire privé. La peste survint et Grégoire le Grand organisa une grande procession dans les rues de Rome avec tout le peuple qui suivait la statue. Rome fut délivrée de la peste. Puis, le pape réunit un concile et invita tous les prélats, dont Saint Léandre, alors archévêque de Séville. Celui-ci ne put se rendre dans la ville éternelle et envoya son frère Saint Isidore pour le représenter. Le pape s'enquit auprès de ce dernier de la situation religieuse en Espagne : le roi était arien. Grégoire le Grand désirait garder auprès de lui Saint Isidore, mais envoya à Saint Léandre de nombreux présents dont la fameuse statue de Notre Dame qui avait délivré Rome de la peste. Le bateau se trouva au milieu d'une terrible tempête, mais un prêtre ouvrit le coffre et brandit la statuette : la tempête s'arrêta. L'archévêque de Séville reçut donc la statue. Au VIIIe siècle, en 711, lors de l'invasion des Maures en Andalousie, des prêtres emportèrent la statue de Notre Dame vers le nord et s'arrêtèrent à un ermitage et à un tombeau : celui de Saint Fulgence, dont les restes étaient encore sous le maître-autel de l'église de Guadalupe, près du fleuve nommé Guadalupe, dans la Sierra de Guadalupe, en Estrémadure, à l'ouest de Tolède entre les fleuves Tage et Guadiana qui arrose Merida. Les prêtres qui sauvèrent la statue des invasions des Maures creusèrent dans l'ermitage une cavité pour l'y cacher et prirent soin d'y déposer une lettre retraçant toute son histoire depuis Constantinople. Puis ils fermèrent le trou... Ce n'est qu'en 1328, qu'un certain Gil Cordero, originaire de Caceres, qui gardait les vaches dans les pâtures de Guadalupe aperçut qu'il en manquait une à l'appel. Il la chercha durant trois jours et finit par la retrouver plus haut dans la montagne. Il crut sa vache morte. Mais à sa grande surprise, elle se releva. C'est alors que la Vierge lui apparut : "N'aie pas peur, je suis la Mère de Dieu par laquelle le genre humain reçut la rédemption. Prends ta vache, va-t-en et mets-la avec les autres car de cette vache t'en viendront beaucoup d'autres en mémoire de cette apparition. Et lorsque tu l'auras mise avec les autres, tu iras dans ton pays et tu diras aux prêtres et aux autres personnes que tu rencontreras qu'ils doivent venir ici, à l'endroit où je te suis apparue."(3) 

En 1340, le roi Alphonse XI qui visitait fréquemment la chapelle construite sur l'endroit de la découverte, était venu y invoquer Santa Maria de Guadalupe à la veille de la Bataille de Tarifa (ou "Bataille de Rio Salado"), lors de la Reconquista. Il attribua la victoire à l’intervention de la Vierge, et fit de la chapelle un sanctuaire royal et fit commencer un important programme de construction.(4)

C'est à Grenade qu'un sermon de saint Jean d'Avila convertit Jean, le 20 janvier 1537. Il en fut bouleversé et confessa publiquement son égarement. Enfermé avec les fous, Jean découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux. Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il avait aidé changèrent de métier. Tout ce qu'il découvrit et souffrit, le fit devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecta pour eux, ouvrit un hôpital, créa un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité. 

 

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Saint Jean de Dieu bénéficia dès ses débuts de l'aide de saint Raphaël.

 

Un jour, l'Archange saint Raphaël, Patron des médecins et des apothicaires, des navigateurs et des voyageurs lui apparut et lui dit : "Jean, je suis l'archange Raphaël, envoyé par Dieu pour t'assister dans ton charitable labeur. Le Seigneur m'a confié la garde de ta personne et de tous ceux qui, avec toi, serviront le Seigneur. Je tiens un compte fidèle de tes actions et des aumônes qui te sont faites. J'ai pour mission de protéger ceux qui favorisent tes oeuvres de charité."(5)

 

L'hôpital qu'il fonde à Grenade donne naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.(6)

 

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Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcoure les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étend à tous les malheureux qu'il rencontre; il se dépouille de tout pour les couvrir et leur abandonne tout ce qu'il a, confiant en la Providence, qui ne lui manque jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soigne disparaît en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."(7)

 

 

Le poète autrichien Rainer Maria Rilke (1875-1926) raconte, dans les Cahiers de Malte Laurids Brigge, qu'en train d'agoniser, Saint Jean-de-Dieu se leva soudain pour aller détacher dans un jardin proche un homme qui venait de se pendre. Il meurt le 8 mars 1550.

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À 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dit : "Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

 

Canonisé en 1690 (8), il est proclamé patron des malades et des hôpitaux en 1886 par Léon XIII, et patron des infirmiers et infirmières en 1930, ainsi que des imprimeurs, relieurs et libraires, par Pie XI. Les institutions créées par lui deviennent en France "l’Assistance Publique"

Saint Jean de Dieu est invoqué contre les maladies du coeur.(9) 

 

Les personnes alcooliques sollicitent son aide pour guérir leur dépendance.

Saint Jean de Dieu

Saint Jean de Dieu

***


Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

"Les œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'État et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Église de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus."(10)

"Les ennemis de l'Église insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Église fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:


- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint–Lazare,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu", la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,
- l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc., toutes choses que les ennemis de l'
Église, et les mythographes républicains comme par hasard, oublient de signaler.

 

"Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


"C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques."(11)

 

***

Sources : (1) ; (2) ; (3) ; (4) ; (5) I.-M. Magin, Un héros de la charité au XVIe siècle, saint Jean de Dieu, éd. Beauchesne, Paris 1931, p. 71-72, cité dans Gilles Jeanguenin, Les Anges existent !, ibid., p. 104-106 ; (6) Henri-Marie Boudon, La dévotion aux saints anges, p. 105 ; (7) Paul Dreyfus, Saint Jean de Dieu 1495-1550, le père de l'hôpital moderne, 1995 ; (8) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 150 ; (9) Le Petit Livre des Saints, Éditions du Chêne, tome 2, 2011, p. 108-109 ; (10) Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354 ; (11) Jean Guiraud, ibid., p. 210.

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 09:29

La doctrine chrétienne catholique contient toute une théologie de la force notamment dans la théologie du combat spirituel contre les Sept péchés capitaux

 

"Qu'est-ce qu'un péché capital ? Pas forcément un péché plus grave que les autres, mais un péché d'où les autres dérivent... C'est un péché qui vient en tête de liste (capital dérive du latin caput, 'tête'), un péché principiel, si l'on veut, comme une des sources du mal.

 

C'est un "péché originaire qui en engendre d'autres. Ainsi, le manque de tempérance dans l'alimentation peut générer le manque de sobriété dans la parole ou dans d'autres domaines. S'attaquer à un péché capital, c'est couper les ailes à d'autres péchés dont il est la source. Identifier le péché capital, le péché-mère, c'est tôt ou tard identifier et combattre les péchés-fils."  [1]

"Le royaume des cieux est forcé et les violents s'en emparent" (Mt 11, 12). Il faut être courageux et fort pour reconnaître, combattre et contenir son péché capital dominant. Cette force est une grâce qui vient bien évidemment du Christ. On trouve dans le Christ et Sa Passion les meilleures remèdes pour combattre son péché capital dominant. Deux livres évoquent ce sujet : Les 7 Péchés capitaux ou ce mal qui nous tient tête" de Pascal IDE (Mame, Paris 2015) et "Une lutte pour la vie, Connaître et combattre les péchés capitaux" de Enzo BIANCHI chez Médiaspaul (2012). Ces deux livres sont complémentaires : le premier apporte une foule impressionnante d'informations, de réflexions, de citations; le second se veut éclairant et utile dans le rude combat contre les tentations.

 

Mais dans ce combat où des lumières du ciel descendent sur nous pour nous aider à vaincre, il faut toujours se rappeler l'enseignement de Sainte Thérèse d'Avila : le mérite d'une âme ne réside pas dans les faveurs spirituelles qu'elle reçoit mais dans les vertus qu'elle acquiert.

 

"Un des aspects aujourd'hui les plus négligés de la vie chrétienne est certainement celui du combat spirituel. [...] Combien sont ceux qui connaissent aujourd'hui cet art du combat, que ma génération recevait encore fréquemment en héritage de guides spirituels ordinaires ? Victimes de cette ignorance, nombreux sont les chrétiens qui se sont accoutumés à succomber aux tentations, convaincus qu'il n'y a rien à faire contre elles, puisqu'ils n'ont jamais rien appris à leur égard.

 

"[...] Il faut pourtant dire clairement que l'édification d'une personnalité humaine et spirituelle robuste n'est pas possible sans le combat intérieur, sans un exercice au discernement entre le bien et le mal, qui permet de parvenir à dire des 'oui' convaincus et des 'non' efficaces : 'oui' à ce que nous pouvons être et faire en conformité au Christ; 'non' aux pulsions égocenriques qui nous aliènent et contredisent nos rapports avec nous-mêmes, avec Dieu, avec les autres et avec les choses, rapports appelés à être caractérisés par la liberté et l'amour." Cela "ne signifie donc ni tomber dans un dualisme spirituel, selon lequel il faudrait nier l'humain pour affirmer Dieu, ni s'abîmer dans une attitude piétiste et individualiste. Cela signifie au contraire affirmer la dimension humaine et chrétienne essentielle d'une ascèse - mot qui, ne l'oublions pas, signifie 'exercice' -, d'un combat pour parvenir à une vie pleine et accomplie : la vie chrétienne, une vie 'à la nature du Christ' (Ep 4,13 "jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.").

 

"Pour le chrétien, le combat spirituel est donc une exigence inhérente au baptême [...] : 'Par ce baptême, le chrétien s'engage à demeurer toujours en tenue militaire, à porter ce que Paul appelle les 'armes de la justice' (Rm 6,13-14) et les 'armes de la lumière' (Rm 13,12). "En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ." (Ga 3, 27)

 

Martyrius, un Père syriaque du VIIe siècle écrivait : 'Est-ce que par hasard la lutte intérieure, l'effort sur les pensées et la guerre contre les passions, ne seraient pas aussi rudes que la guerre extérieure contre les persécutions, et que la torture du corps ? Il me semble, à moi, qu'ils sont encore plus rudes, dans la mesure où Satan est plus cruel et plus méchant que les hommes méchants.'

 

"[...] Le coeur est donc le lieu du combat invisible; c'est là que peut commencer le retour à Dieu, la conversion (voir Jr 3,10; 29,13).

 

"Pour les Pères du désert, [...] la reconnaissance de la tentation et la prise en charge du combat contre elle sont indispensables au salut.

 

"[...] Il faut veiller (voir Mt 24, 42-43; 25,13; 26,2-3; 16,15; etc.; Mc 13,33; Lc 21; Ep 6,18; He 13,17), être attentif (Mc 13, 23-33; Ep 5, 15; Col 4, 17; He 3, 12; 2 Jn 8, etc.), être sobre et tempérant (1Th 5, 6-8; 2 Tm 4,5; 1 P 1,13; 4-7; 5,8), être sur ses gardes (Lc 17,3, Ac, 20, 28; etc.).

[...] Au lieu de juger le comportement d'autrui, chacun de nous devrait avoir le courage de regarder avant tout à soi-même (voir Mt 7, 3-5; Lc 6, 41-42).

 

La vigilance représente le milieu vital de la foi, de l'espérance et de la charité (Cf. Marc LE MOINE, Lettre à Nicolas 10, 17-29; 12-18-38), et elle constitue un moyen très efficace de lutte contre ce qu'un moine du VIe siècle définissait les 'trois géants puissants et vigoureux' : l'ignorance, l'oubli, la négligence (Apophtegmes des Pères du désert, Collection alphabétique, Poemen 135). Elle est de fait la matrice de toutes les vertus chrétiennes. [...] Dans la tradition chrétienne orientale, l'attitude de vigilance, définie par des noms différents, a reçu à juste titre le rôle d'instrument privilégié du combat contre le péché et, avant cela même, contre les tentatives démoniaques de s'introduire dans l'esprit humain à travers les loghismoi, les 'pensées', les suggestions de l'esprit et du cœur. [...] C'est pourquoi il est dit : 'Si la suggestion du diable t'assaille, ne le laisse pas entrer dans ton cœur' (Qo 10,4 "Si la colère du chef s’allume contre toi, ne quitte pas ton poste : le sang-froid fait éviter de grandes fautes.") Celui qui n'est pas attentif à garder son intelligence ne peut pas devenir pur en son cœur, pour être jugé digne de voir Dieu (voir Mt 5,8). Celui qui n'est pas attentif ne peut pas devenir pauvre en esprit (voir Mt 5,3) Il ne peut pas non plus être affligé et pleurer (voir Mt 5,4), ni devenir doux (voir Mt 5,5) et paisible, ni avoir faim et soif de la justice (voir Mt 5,6). Pour tout dire, il n'est pas possible d'acquérir les autres vertus autrement que par cette attention. 

Saint Antoine le Grand, Ermite, par Zurbaran.

Saint Antoine le Grand, Ermite, par Zurbaran.

Que le souvenir de l'éternité, disait-il, ne sorte jamais de votre esprit. Pensez, tous les matins, que peut-être vous ne vivrez pas jusqu'à la fin du jour ; pensez, tous les soirs, que peut-être vous ne verrez pas le lendemain matin. Faites chacune de vos actions comme si elle était la dernière de votre vie.

Veillez sans cesse contre les tentations , et résistez courageusement aux efforts du démon : cet ennemi est bien faible quand on sait le désarmer ; il redoute le jeûne, la prière, l'humilité et les bonnes œuvres.

Saint Antoine, Ermite

"Ce n'est pas l'effort humain qui fait remporter la victoire, mais la grâce de Dieu qui, à travers la mort de l'homme à lui-même, agit en lui et le vivifie.

 

"Dans ce dur combat il faut se doter d'armes spirituelles (2 Co 3,5 "ce n’est pas à cause d’une capacité personnelle que nous pourrions nous attribuer : notre capacité vient de Dieu.")

 

"Philothée le Sinaïte écrit : 'Dès que tu prends conscience d'une pensée, réfute-la. Mais aussitôt appelle vite le Christ à ton aide.'" [2]

 

"La doctrine des péchés capitaux désigne les sept voies majeures par lesquelles l'homme se détourne de son véritable bonheur. [...] Les péchés capitaux sont des miroirs aux alouettes, des routes en trompe-l'oeil, des impasses masquées, des séductions de substitution. Ces sept vices mènent la course. Ils entraînent derrière eux la hordes des sévices dérives : lâcheté, médisance, infidélité, ambition, mensonge, cruauté... la liste est interminable. 

 

[...] En hébreu, le verbe pécher signifie : manquer son but, se tromper de cible. [...] Pécher est se tromper de bonheur. Or le bonheur est Dieu même : l'homme est fait pour l'infini et Dieu seul est le Bien infini. [...] Une idole est une réalité finie qui se fait passer pour infinie. Or seul l'infini peut combler le coeur humain." [3]

 

Dit autrement, "pécher, c'est poser un acte derrière lequel se dissimule une idole qui nous fait croire au vrai bonheur, alors que le vrai bonheur trouve sa source en Dieu seul.

 

"[...] Le péché, au fond, c'est toujours se préférer soi-même à Dieu et, du coup, se détourner du bonheur authentique.

 

"[...] Et si l'amour servait à rendre heureux celui qui aime, et à le rendre heureux d'un bonheur que nul ne peut lui ravir et qui jamais ne passera ?" [4]

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 12:26

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 00:00
Sainte Olive (Olivia), martyre (9ème s.)

Jeune fille de Palerme, déportée par les Sarrasins à l'âge de 13 ans, abandonnée en forêt, puis mise à mort au IXème siècle à Tunis, en provoquant la conversion de ses bourreaux.(1)

Elle fut prise par des pirates et emmenée à Tunis. Quand ils apprirent qu'elle était de sang royal, ils l'épargnèrent, la laissant dans un forêt pour que ce soient les bêtes sauvages qui la tuent. Elles la protégèrent et le gouverneur la ramena dans sa prison, la soumit à de dures tortures et, pour s'en débarrasser, il n'eut d'autres solutions que de la faire décapiter. Chose étonnante, la légende ajoute qu'il y eut à Tunis une "mosquée d'Olive".(2)

 

Sources : (1) L'Evangile au quotidien, (2) Nominis

 

Autres saints martyrs de musulmans : Saints Rodrigue et Salomon, martyrs (+ 857) ; Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852) ; Saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr (+ 850) ; Saintes Flora et Maria, martyres († 851)

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 00:00
Saint Casimir, roi de Pologne-Lituanie , dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 142-143.

Saint Casimir, roi de Pologne-Lituanie , dans Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 142-143.

Saint Casimir, Prince de Pologne (1458-1484)

 

Casimir est le deuxième des treize enfants du grand-duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand.

Saint Casimir, prince de Pologne, Patron de la Lituanie († 1484)

S'étant éloigné de la vie facile et des honneurs, le jeune Casimir refusa la couronne que lui offraient les Hongrois après avoir déposé Mathias Corvin, en 1461. Mort à vingt-cinq ans, il a vécu sa brève existence dans l'ascétisme, tout en aidant son père à gouverner le royaume.

Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J'ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide."

Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait vœu de chasteté et ses médecins lui proposaient de l'abandonner comme étant le meilleur moyen de guérir : "Plutôt mourir que de commettre le péché." Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense.(1)

Lors d’un voyage en Lituanie en 1484, il mourut à Grodno. Ses restes furent inhumés à Vilnius. Ses reliques sont depuis vénérées à la chapelle Saint-Casimir de la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. En 1953 sous l’ère soviétique, lorsque la cathédrale devint une galerie de tableaux, ses reliques furent transférées à l'église Saints-Pierre-et-Paul. Elles ont solennellement retrouvé leur place le 4 mars 1989. (2)

Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Cent vingt ans après sa mort, son corps fut trouvé sans corruption. Les riches étoffes dont on l'avait enveloppé furent aussi trouvées entières, malgré l'excessive humidité du caveau où il avait été enterré. (3)

Il fut canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI et, sous le nom de saint Casimir, devint le saint patron de nombreux pays. Sa fête est le 4 mars. Il a été déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636.

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomma saint Casimir patron spécial de toute la jeunesse et modèle de pureté.

 

PRATIQUE. Veillez sur votre volonté, afin que vous n'ayez jamais le malheur d'offenser Dieu de propos délibéré.

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Sources: (1); (2); (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 63; (4) Rosa Giorgi, Le Petit Livre des Saints, Larousse, Tolède 2006, p. 142-143.

 

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3 mars 2021 3 03 /03 /mars /2021 00:00
Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Saint Gwenole (ou Guénolé) est né vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin (Finistère), troisième fils de sainte Gwenn et de saint Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc, qui vint probablement du Pays de Galles (actuel Royaume-Uni) pour se fixer à Ploufragan (Côtes-d'Armor).

Il fut confié à saint Budoc en 470 pour être éduqué au monastère de l'île Lavret, lieu de fondation du premier monastère de la Bretagne armoricaine.

À 24 ans, saint Patrick († 461), apôtre de l'Irlande, lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Guénolé part avec onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de Bretagne.

Après la mort de Guénolé en 532, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé". De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer. (1)

L'abbaye de Landévennec fut au Moyen Âge un lieu important d'écriture de manuscrits, de parchemins et un atelier de copistes. À partir de la 2e moitié du IXe siècle, les moines lettrés de l'abbaye forment, sous l'impulsion de l'abbé Gurdisten, une véritable école hagiographique puisant son inspiration pour partie dans la tradition celtique mais s'adaptant aux idées carolingiennes et aux nouveaux standards bénédictins, maîtrisant les techniques littéraires caractérisant la renaissance des Lettres de leur époque. C'est véritablement "l'âge d'or" de l'abbaye. Les moines de Landévennec bénéficient du soutien des rois et comtes de Cornouaille et des commandes de l'Évêché de Léon, par exemple pour les Vitæ de saint Guénolé et de saint Pol. (2)

Au XIXe siècle, l'historien Arthur Le Moyne de la Borderie qualifiera l'abbaye de Landévennec de "Coeur de la Bretagne". Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle sera relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958, qui y construit de nouveaux bâtiments. Elle est affiliée à la congrégation de Subiaco.  Les ruines de l'ancienne abbaye ainsi qu'un musée historique sont accessibles au public.

Ancienne abbaye de Landévennec

Ancienne abbaye de Landévennec

Source: (1); (2)

 

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 07:55
Comment un ancien héroïnomane a déniché un livre de martyrs irlandais

27 février 2021 / 04h00 MT ( CNA ).- Pour Damien Richardson, cela semblait être un autre travail. Un homme lui avait demandé s'il allait nettoyer la maison de sa défunte sœur dans le nord de Dublin.

 

Richardson, un entrepreneur de déchets, s'est mis au travail. Sa méthode de nettoyage de la maison n'impliquait pas de jeter des articles ménagers dans une poubelle. Au lieu de cela, il rassemblait les ordures à la main dans des sacs et les transportait ensuite dans son camion pour élimination.

 

"C'était un matin de printemps. Je me souviens que j'étais dans la cuisine. Il y avait beaucoup de détritus partout", a-t-il dit à CNA lors d'une interview. "Juste dans le coin, j'ai repéré une boîte de livres. Il y avait un livre qui était juste au-dessus de la pile. C'était un très vieux livre."

 

"Je viens de le ramasser et de le parcourir. Je ne sais pas pourquoi je l'ai pris comme ça. J'ai vu une image de St. Oliver Plunkett, l'un des martyrs irlandais les plus célèbres qui a été martyrisé à Tyburn à Londres."

 

Il a mis le livre de côté et a continué son travail. Mais ce soir-là, il s'est assis pour avoir un bon aperçu du volume.

"Je ne pouvais tout simplement pas croire le contenu qu'il contenait», se souvient-il. «Le livre a été compilé en 1896 par un prêtre jésuite irlandais, le P. Dennis Murphy. Et tout a été enregistré. Il parlait des lois pénales, quand Cromwell est venu en Irlande ..."

 

«Il y avait 264 martyrs irlandais dans le livre. La plupart d'entre eux auraient été des évêques et des prêtres. C'étaient des récits de témoins oculaires et c'était très, très graphique."

 

En lisant les histoires d'héroïsme extraordinaire face à la persécution, Richardson se demanda pourquoi il ne les avait jamais entendues auparavant.

 

"Je connaissais St. Oliver Plunkett, mais pas l'ampleur de cette persécution qui s'était déroulée en Irlande", a-t-il expliqué. Il n'arrêtait pas de se demander: "Comment se fait-il que les Irlandais ne parlent pas de ces martyrs?"

 

Il a commencé à prier pour savoir comment il pourrait amener le livre à un public aussi large que possible.

 

Richardson est né en 1973 et a grandi dans une famille solidaire à Dublin, mais a eu du mal à trouver son chemin dans la vie.

 

Dans une interview avec "Fireside with Fathers" en janvier, il a décrit comment il s'était éloigné de son père chaleureux et aimant et avait commencé à prendre de la drogue.

 

Son père a prié sans relâche pour lui, mais Richardson a dit qu'il était "malhonnête" et "peu fiable" à l'époque, et incapable d'accepter de l'aide.

 

Mais en août 1996, son père l'a persuadé d'aller à Medjugorje, le séduisant avec des brochures sur les plages croates ensoleillées.

 

Richardson, alors âgé de 23 ans, a pris de l'héroïne avant de monter dans l'avion pour un séjour d'une semaine dans la ville de Bosnie-Herzégovine, où la Vierge Marie serait apparue depuis 1981.

 

Incapable de dormir pendant les trois premiers jours à cause des effets de la drogue, il a erré dans la ville «avec beaucoup de pensées noires dans la tête». Finalement, il trouva un banc près d'une statue de Marie. Il s'est endormi brièvement, puis s'est réveillé vers 5 heures du matin

 

"Je me souviens m'être réveillé. Ce fut un moment très profond", a-t-il déclaré. "Le soleil brillait sur mon visage. Il y avait de petits oiseaux qui chantaient. Il y avait cette belle brise qui soufflait au-dessus de ma tête alors que je me réveillais. Et j'ai ressenti une paix que je n'avais pas ressentie depuis que j'étais enfant, cette paix intérieure.

 

Lorsque Richardson a parlé de son combat contre la toxicomanie dans son entretien avec CNA, il a souligné: "Je veux juste rendre gloire à Dieu ici."

 

Il a dit qu'après sa «mini-conversion» à Medjugorje, il est entré dans la communauté de Cenacolo, qui se spécialise dans l'aide aux jeunes pour abandonner la drogue. La communauté l'a soutenu alors qu'il abandonnait sa dépendance à l'héroïne et à la méthadone, un opiacé prescrit par les médecins comme alternative à l'héroïne.

 

"J'ai rejoint la communauté en 2002 et j'ai changé ma vie", dit-il. "Je suis revenu à la foi et ma femme aussi. Nous avons été bénis. Nous avons 12 enfants maintenant et un enfant en famille d'accueil. Mon plus jeune enfant est né assez malade parce que sa mère et moi-même étions drogués. Elle est missionnaire depuis maintenant quatre ans. Dieu est tellement bon à tous égards."

 

Après sa récupération, Richardson a créé sa propre entreprise d'élimination des déchets, ce qui l'a conduit au livre des martyrs.

 

Alors qu'il se demandait comment partager au mieux le travail avec les autres, la Rencontre mondiale des familles 2018 a eu lieu à Dublin.

 

Richardson a été invité à offrir son témoignage, entouré de sa femme et de ses enfants, devant le pape François au Croke Park de Dublin. (Il a même reçu un namecheck dans le discours du pape ce soir-là.)

 

La famille Richardson a été choisie pour représenter l'Europe au rassemblement, aux côtés d'autres familles représentant l'Asie, l'Afrique et les Amériques.

 

"L'autre famille était de Mossoul en Irak», a-t-il dit. Ils étaient la famille du P. Ragheed Ghanni, un prêtre catholique chaldéen qui a été abattu devant son église dans la ville en 2007.

 

"J'ai pu passer le week-end avec sa mère, son père et ses sœurs", dit-il. "Cela a vraiment eu un grand impact sur moi, que ce type ait été martyrisé il y a à peine quelques années. C'est réel, tu sais?"

 

Il s'est senti galvanisé par la rencontre et s'est adressé à un ami, Michael Kinsella, directeur national de Aid to the Church in Need Ireland. Avec ses encouragements, l'organisme de bienfaisance a décidé de republier le livre, tous les profits étant destinés à aider les chrétiens persécutés.

 

 

Kinsella a déclaré à CNA que le livre avait inspiré des dons importants.

 

Décrivant son amitié avec Richardson, il a déclaré: «Ce qui m'a évidemment impressionné en premier lieu, c'est sa fidélité, son témoignage de surmonter le sien - pour ainsi dire - martyre, son 'martyre blanc', grâce à la guérison de la dépendance.

 

"Mais c'était aussi son humilité en reconnaissant que la foi dont il avait été doté avait été durement défendue et gagnée par le sacrifice de tant d'autres. Et une fois qu'il a pu établir cette connexion émotionnelle et spirituelle, l'amour engendre l'amour. Il voulait partager cela - et c'est un signe certain du Saint-Esprit."

 

"Il a insisté sur le fait que c'était une entreprise commune et que tous les bénéfices du livre iraient à 100% directement, totalement, à l'Église persécutée."

 

Richardson, maintenant âgé de 47 ans, estime que le livre résonne particulièrement à l'époque des coronavirus. Lorsqu'il s'est entretenu avec CNA, le culte public est resté suspendu par le gouvernement irlandais par mesure de précaution contre la propagation du virus.

 

Décrivant la vie sous les lois pénales, il a déclaré: «Les catholiques irlandais n'étaient pas autorisés à voyager à huit kilomètres de leur maison. Il était interdit à un prêtre catholique de célébrer la Sainte Messe. Il irait en prison. C'est la même chose aujourd'hui. Et il était interdit aux catholiques irlandais d'aller à la messe.

 

Tous les martyrs du livre ne sont pas des prêtres et des évêques.

 

"Il y a même quelques pages sur les catholiques irlandais qui ont été vendus comme esclaves lorsqu'ils hébergeaient des prêtres", a-t-il noté. "La sanction était que le père se faisait couper les oreilles. Ses biens seraient confisqués. Sa femme serait jetée à la rue et ses filles vendues comme esclaves aux Antilles.

 

"Il y a des documents où ils disent qu'il pourrait y avoir 20 000 jeunes garçons et filles vendus comme esclaves simplement parce qu'ils ne renonceraient pas à la foi catholique."

 

(Il y a une discussion académique en cours sur les similitudes et les différences entre le transport pénal et la servitude sous contrat des Irlandais et l'esclavage des biens.)

 

Pendant que Richardson parlait, il était clair que le choc initial qu'il avait éprouvé face à la violence infligée aux martyrs ne s'était pas dissipé. Il a décrit comment les prêtres étaient parfois attachés entre des chevaux, puis tués alors que les animaux étaient conduits dans des directions opposées.

 

Il a dit que le courage dont les catholiques ont fait preuve avant leurs exécutions était «irréel» et une marque de grâce surnaturelle.

 

 

"Ils auraient pu arrêter cette persécution", a-t-il dit, "Tout ce qu'ils avaient à faire était de renoncer à la foi catholique. Et ils ne le feraient pas.

 

Cela le rend encore plus déconcertant pour lui que les martyrs soient rarement reconnus en Irlande aujourd'hui.

 

"La plupart des gens n'ont pas la moindre idée de cette période de l'histoire irlandaise", a-t-il déclaré.

 

Kinsella a suggéré que pour préserver cette précieuse mémoire nationale, les histoires de martyrs devraient figurer non seulement dans les cours d'histoire mais aussi dans la catéchèse.

 

«Qu'est-ce qui a poussé les gens à endurer des privations, des épreuves, des tortures pendant des centaines d'années, dans les conditions les plus pauvres? Qu'est-ce qui les a poussés à le faire? Il a demandé.

 

"Les enfants n'ont aucune idée que le sol même sur lequel nous marchons était trempé du sang de personnes qui ont manifesté leur foi en Christ."

 

En repensant à sa découverte du livre dans la maison du nord de Dublin, Richardson l'a résumé comme "un moment du Saint-Esprit".

 

"Dieu a mis cela entre mes mains. Je crois vraiment que les catholiques irlandais, les fidèles, ont besoin de lire ces histoires", a-t-il déclaré.

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 00:00
Saint Aubin d'Angers, évêque († 550)

Saint Aubin naquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu'il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et le prier à l'écart, dans la compagnie des anges. 

De tels débuts montraient que le pieux Aubin n'était point fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l'élevèrent bientôt à une telle perfection, qu'il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux. 

On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s'ouvraient que pour Dieu ; dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son cœur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes. 

Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents. 

Mais l'évêque d'Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d'Aubin, l'élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l'épiscopat.(1) 

 

Saint Aubin sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux.

Il fut l'un des principaux promoteurs du troisième Concile d'Orléans (538) qui réforma l'Église franque avec une grande fermeté. 

Le concile interdit le travail des champs le dimanche (jour qui ne devient chômé que sous les Carolingiens).

 

À propos des mariages entre proches parents, beaucoup d'évêques se taisaient par crainte : saint Aubin sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur soeur ou leur fille. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d'Orléans. 

  

S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple : 

 

Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage ; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée ; mais le pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.(2)

 

De nombreux villages en France dont certains portent son nom, comme Saint-Aubin-du-Cormier et Saint-Aubin-des-Landes en Ille-et-Vilaine. Environ 83 communes et 110 églises en France portent le vocable de Saint-Aubin, par exemple la chapelle Saint-Aubin de Port-Launay dans le Finistère, ou l'Église Saint-Aubin de Vautorte. En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld dans les cantons de l'Est, une église lui est aussi dédiée à Namur.

 

On l'invoque pour les maladies d'enfants. Saint Aubin est devenu le patron des boulangers et pâtissiers.(3)

Statue de saint Aubin dans la Collégiale Saint-Aubin de Guérande.

Statue de saint Aubin dans la Collégiale Saint-Aubin de Guérande.

À Angers, vers 550, saint Aubin, évêque. D'une grande austérité, il stigmatisa avec énergie les mariages incestueux, fréquents chez les nobles, et promut le troisième concile d'Orléans pour la rénovation de l'Église en Gaule.  Martyrologe romain

Sources: (1) ; (2) ; (3)

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 18:52

L'illumination des consciences est imminente

 

Lien youtube pour pouvoir lire la traduction sous la vidéo :

 

Traduction de la Vidéo :

 

Père Jean Blount, exorciste catholique international et maître de retraites spirituelles :

 

"Nous vivons dans des temps très inhabituels, on peut même dire que nous vivons dans des temps apocalyptiques, et Dieu est sur le point de nous envoyer de grandes choses qui vont bientôt arriver. Le monde entier va être très remué pendant l’illumination des consciences, afin que le monde puisse s’éloigner des ténèbres et commence un chemin de repentance afin de marcher dans la joie de la Lumière du Fils Jésus Christ. Le père nous dit que cet évènement a été prophétisé plusieurs fois au cours des siècles par des saints et le père pense que l’illumination va être le plus grand acte de miséricorde dans l’histoire du monde. Quelque soit l’âge des personnes, quelque soit l’heure du jour ou de la nuit, quelque soit notre activité à ce moment là, ils vont expérimenter cet évènement… la lumière de la lune et des étoiles n’éclairera plus et soudain tout deviendra noir… Deux corps célestes vont entrer en collision puis apparaîtra le Christ Ressuscité. Chaque âme en sera transpercé… Tout s’arrêtera et chaque âme verra les péchés de sa vie et les conséquences de ces péchés…. Chacun connaîtra sa destination : le ciel, le purgatoire ou l’enfer, s’il venait à mourir à ce moment là. Le Père dit : Que Dieu est bon de montrer à tout le monde, y compris les athées, les drogués, les responsables de gouvernement qui vole l’argent des gens, qu’il y a un Jugement car la Vie a un but et que Dieu est réel. Il faut vous préparer sérieusement car les saints ont dit que cette illumination des consciences va être un choc profond pour ceux qui vont la vivre. Le Père dit : Dieu est la seule Réalité …. le monde disparaîtra mais Dieu existera toujours… Tout d’abord, il faut vivre notre vie en croyant en Dieu car Il existe. Sachez que Dieu récompense les juste et punit les mauvais. Le père dit que cet évènement est quelque chose de très beau et de nécessaire. Quelle grâce merveilleuse nous a gagné Dieu sur la Croix. Donc préparez-vous à cette illumination des consciences car elle arrive et demandez à Dieu de préparer tous les membres de votre famille… Allez souvent à la confession…. Dieu est réel et Il nous aime … Nous devons faire cette prière : "S’il vous plaît, mon Dieu, par Marie, que cet évènement arrive le plus rapidement possible et préparez-nous…" Amen

Père Jean Blount (James Blount), Exorciste renommé et Maître de retraites spirituelles.

 

Source

L'illumination des consciences est imminente

ÉVANGILE du jour

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)

Gloire au Christ,

Parole éternelle du Dieu vivant.

Gloire à toi, Seigneur.

De la nuée lumineuse,

la voix du Père a retenti :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »

Gloire au Christ,

Parole éternelle du Dieu vivant.

Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

 

En ce temps-là,

Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,

et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.

Et il fut transfiguré devant eux.

Ses vêtements devinrent resplendissants,

d’une blancheur telle

que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.

Élie leur apparut avec Moïse,

et tous deux s’entretenaient avec Jésus.

Pierre alors prend la parole

et dit à Jésus :

« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !

Dressons donc trois tentes :

une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »

De fait, Pierre ne savait que dire,

tant leur frayeur était grande.

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,

et de la nuée une voix se fit entendre :

« Celui-ci

est mon Fils bien-aimé :

écoutez-le ! »

Soudain, regardant tout autour,

ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 13:16
Vivre ce n'est pas rester confiné chez soi, vivre ce n'est pas survivre

Courageux message de l'Abbé Philippe de MAISTRE, curé de la paroisse Saint André de l'Europe à Paris :

 

"Vous savez tous ces sens, en particulier celui du toucher, celui du contact. Nous sommes des êtres de contacts frères et sœurs. Nous sommes des êtres de relations. Vivre c'est être en relation frères et sœurs

"Vivre ce n'est pas rester confiné chez soi, vivre ce n'est pas survivre. Ce n'est pas possible d'en rester là. C'est aberrant. Et jusqu'à, les hommes, les femmes en France et dans le monde, vont supporter cette dictature sanitaire, qui nous oblige à vivre une vie qui n'est pas une vie ? Il faut le dire. Je dois le dire dans le Nom de Jésus. Être vivant c'est être en relations. Et on meurt de vouloir seulement survivre.

"Il va falloir que le Seigneur nous montre une voie pour en sortir.

"Le Général de Gaulle ne serait pas apparu avec un masque. Je ne sais pas ce que le pape Jean-Paul II en aurait dit. J'aimerais une voie prophétique qui nous dise enfin qu'il y a une vie qui est plus grande que la survie sanitaire, la vie relationnelle, qui fait que nous sommes pleinement vivants. AMEN."

 

SourceTwiter (video)

 

___________

Note du blog Christ-Roi. Sur l'importance du "contact" et du "toucher" dont parle le Père Philippe de Maistre. 

 

Extrait d'une explication du film Mission (Palme d'Or du Festival de Cannes, 1986) :

 

"Grâce à ses frères face au salut de Dieu

Ils parviennent enfin au sommet de la falaise où les Guaranis attendent les Jésuites. Ceux-ci émergent les premiers puis, hagard, titubant, Mendoza. Silence. Les Indiens reconnaissent le tortionnaire de leur peuple. L'ancien mercenaire tombe à genoux. Un indien s'approche et lève sa machette. Un autre murmure quelques mots à l'oreille de frère Gabriel. Le Guarani abat son arme... et rompt les liens qui retiennent Mendoza à sa faute. Puis l'Indien pousse le fardeau de mort qui s'abîme dans les chutes. Alors, l'impitoyable se met à sangloter comme un enfant. Son cœur s'ouvre enfin. Un Indien le touche de la main.

'Comment les remercier, demande Mendoza ?  - Lisez ceci, répond Gabriel, qui lui tend la Bible.' Le repenti y découvre l'hymne à la charité (1 Co 13,7) : 'La charité excuse tout.' 

 

On l'a compris : Mendoza ne peut s'absoudre lui-même de sa faute. Du moins doit-il reconnaître sa culpabilité : son fardeau est ce péché qui l'aliène et pèse aussi sur le groupe. Frère Gabriel représente l'Eglise qui poursuit l'œuvre du Christ, espérant pour le pécheur, intercédant et risquant sa vie pour lui. Enfin, le Guarani est l'image du Sauveur innocent qui peut délier du péché en pardonnant (le toucher est comme un geste sacramentel d'absolution.)

 

Pascal IDE, Les 7 péchés capitaux ou ce mal qui nous tient tête, Mame, Paris 2015, p. 33

Vivre ce n'est pas rester confiné chez soi, vivre ce n'est pas survivre
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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 10:19
Covid-19 : "De quoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ?"

Rédigé par Anne Bernet le 26 février 2021 dans Politique/Société

 

Covid-19 : ''De quoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ?''

En complément du dossier "Crise sanitaire ou crise de la foi" de l'HN n°1730, Anne Bernet présente deux ouvrages à propos de l'Église en temps de pandémie. L'un avec une approche d'abord historique, l'autre plus théologique, ils proposent tous deux des éléments de réflexion pour prendre du recul la façon dont l'Église s'est organisée pour affronter la crise et analyser notre façon de gérer nos peurs et supporter la souffrance.

 

Penser … C’est peut-être ce qui aura le plus manqué ces derniers mois à une société saisie de panique collective, absorbant comme une éponge les informations aussi anxiogènes que contradictoires débitées nuit et jour par les chaînes de télévision et des médecins qui prenaient trop manifestement goût à leur soudaine importance et à leur médiatisation. L’on aura tout dit, tout entendu, tout cru, concernant ce « mal qui répand la terreur », tout accepté, surtout, pour le contrer, comme si la peste noire, la variole ou le choléra nous avaient soudain fondu dessus et voués collectivement dans d’atroces souffrances à la mort à brève échéance. Le pire, dans cette séquence de démence généralisée, aura été, hélas, l’attitude d’hommes de Dieu qui, trop souvent, l’auront bien peu été.

 

Il faudra du temps pour que l’Église porte un jugement critique sur son attitude et ses choix et cela ne se fera sans doute qu’après en avoir constaté dans leur tragique ampleur toutes les conséquences spirituelles, mais aussi économiques, politiques et sociales. Très vite, certains, cependant, se sont penchés sur l’événement, et ont tenté de l’analyser ; les livres vont probablement se multiplier dans les prochains mois mais en voici deux, parmi les tout premiers parus, qui proposent des analyses assez opposées.

 

Philippe Martin est directeur de l’Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité, titre qui l’autorisait à se pencher sur le phénomène pandémique dans ses dimensions religieuses et sociétales. De son propre aveu, il a rédigé Les religions, de la peste à la Covid 19, (Le Cerf. 276 p. 22 €.) pendant le confinement du printemps et afin de s’occuper. De son propre aveu aussi, il reconnaît que ces conditions si particulières l’ont souvent mis dans l’impossibilité de faire les recherches qui s’imposaient, de récupérer certains documents, de rencontrer certaines personnes. L’ouvrage donne, de ce fait, un sentiment d’inachevé et de relative superficialité. On n’en imputera pas la faute à l’auteur.

 

Si l’on n’est nullement obligé d’adhérer à toutes ces conclusions, la synthèse apporte néanmoins un panorama intéressant, quoique incomplet puisqu’il ne couvre que la période de mars à mai 2020, celle du confinement, et n’en mesure donc pas les conséquences à court et moyen termes. Le propos est de rappeler comment les hommes, depuis l’Antiquité, ont fait face aux épidémies mortelles, et de mettre en parallèle l’attitude adoptée par nos contemporains au printemps dernier. La rupture est évidente : d’un côté, une humanité désarmée face à la maladie, n’ayant d’autre recours que la religion ; de l’autre, une médecine qui s’attribue des pouvoirs qu’elle ne possède évidemment pas sur la vie et la mort, et prétend, à ce titre, tout recours au divin dépassé, ridicule, pour ne pas dire dangereux, voire criminel, obtenant non seulement le concours d’États, par ailleurs en majorité hostiles à la foi, pour interdire à la société de se tourner vers Dieu, mais aussi, fait inédit, celui des diverses hiérarchies religieuses qui, à de rares exceptions près, ont accepté toutes les contraintes, quand elles ne les ont pas précédées.

 

Cette attitude « mature », Philippe Martin l’oppose volontiers à celles des prédicateurs exaltés, musulmans ou évangélistes, qui ont incité leurs fidèles à mettre leur confiance en Dieu plutôt qu’en la science humaine. La foi du charbonnier, qui opère parfois des miracles, sort fatalement ridiculisée d’une telle analyse. Et oblige à se poser une question douloureuse : nos pasteurs croient-ils encore aux vérités éternelles qu’ils sont sensés enseigner et défendre, au prix de leur sang si nécessaire ?Le contraste est douloureux avec une autre étude, beaucoup plus complète et réfléchie, parue aux éditions des Syrtes (285 p. 15 €), Petite théologie pour les temps de pandémie signée Jean-Claude Larchet.

 

Cette théologie est orthodoxe, comme son auteur qui s’intéresse exclusivement aux communautés russes, grecques, balkaniques, etc. à travers le monde. Constatation peu consolante : en bien des endroits, notamment en Grèce, l’épiscopat et le clergé orthodoxes ne se sont pas montrés plus glorieux et courageux que les catholiques : même soumission aux autorités, même acceptation de mesures qui privaient les fidèles de « La Grande Semaine », la Semaine Sainte, des sacrements et de l’Eucharistie, même si la confession restait parfois, dans des conditions aberrantes, puisqu’une distance de plusieurs mètres entre le confesseur et le pénitent était exigée, autorisée.

 

M. Larchet ne condamne pas par principe ces choix sanitaires et même, il lui arrive de les justifier, mais, et c’est là que son ouvrage prend une dimension absente ailleurs, il rappelle deux vérités fondamentales oubliées par les catholiques en cette crise : que cette vie passagère n’est pas tout, et que Dieu est tout puissant. Sur ce sujet, il développe longuement une théologie de l’eucharistie et de ses pouvoirs qu’il faut amèrement regretter de n’avoir lue sous aucune plume catholique autorisée … mais il est vrai qu’il a des mots féroces pour ce qui reste de la foi eucharistique dans l’Église catholique, et qu’il est difficile de le contredire.

 

À grand renfort d’exemples scientifiquement démontrés, Jean-Claude Larchet démontre que « les précieux dons », les saintes espèces, n’ont jamais depuis que l’Église les prodigue aux fidèles, permis la moindre contamination, en dépit des pratiques de communion orthodoxes qui, d’un point de vue sanitaire, feraient passer les règles catholiques pour hygiénistes. L’explication en est simple : une foi vive, intangible, en la Présence réelle, donc en la toute puissance divine. « De quoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ? » N’est-il pas temps pour les catholiques, clercs et laïcs, de se poser sérieusement la question ?

 

Source 

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