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Christ Roi

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Horloge

15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 12:53
"La seule révolution susceptible d’éclairer les lanternes du troupeau humain dans les ténèbres de ses expectatives a eu lieu il y a vingt et un siècles, quelque part en terre d’Israël. Et le “nouveau monde” a débuté avec la propagation des paroles de Jésus, [...] l'esprit d'enfance [...] et l'amour" (Denis Tillinac)

Après avoir servi de mantra dans les milieux socialo-communistes où le « droit » était un vain mot, le terme « révolution » fait son grand retour en sociologie, en politique et même... dans l’Église. N’entend-on pas certains clercs nous dire que Vatican II fut une « révolution » ?

 

« En réalité, une seule révolution aura métamorphosé du tout au tout le destin des hommes “jusqu’aux extrémités de la terre” : la venue de Jésus, sa prédication, sa Passion, sa mort, sa Résurrection. L’événement que nous commémorons le jour de Noël fut la mutation de l’Histoire la plus féconde. Elle a enfanté une ère inédite en abolissant le fatum décrété invincible par toutes les société antérieures, comme l’atteste la littérature de l’hellénisme et de la romanité. L’Enfant Jésus emmailloté dans une crèche sous le regard attendri d’une mère et d’un père, puis émerveillé de mages venus de pays lointains, c’est l’espérance d’un monde à venir où l’homme, selon la prophétie de Marx, “ne sera plus un loup pour l’homme”. Son message met au rebut les systèmes de valeurs qui sous des latitudes variables ont tous cautionné le règne de la force et de l’argent. Il ouvre des cœurs jusque là en pénitence dans les clôtures de la raison. Il prône l’esprit d’enfance, capable d’arraisonner, avec sa charge de pureté et d’innocence, l’iniquité brutale de César et de clouer le bec à la cohorte de moralistes à sa solde. Les Évangiles inaugurent l’avènement de la liberté la plus printanière, la plus ensoleillée, celle qui procède de l’amour.

« Pour avoir trahi ce message en oubliant que le Mal est “originel” et non social, la Révolution dont la France s’enorgueillit a engendré des Robespierre, des Lénine, des Mao, des Pol Pot. Pour l’avoir dédaigné, les “nouveaux mondes” proposés par des marchands d’illusion à grands renforts de communication sont de pâles contrefaçons de l’espérance inouïe qui, la nuit de la Nativité, allume des étoiles au plus intime de notre sensibilité. En somme, la seule révolution susceptible d’éclairer les lanternes du troupeau humain dans les ténèbres de ses expectatives a eu lieu il y a vingt et un siècles, quelque part en terre d’Israël. Et le “nouveau monde” a débuté avec la propagation des paroles de Jésus par le truchement de saint Paul et des Apôtres.

« Encore faut-il y croire, dira-t-on ! Ce n’est pas nécessaire. L’émotion ressentie par tout un chacun aux approches de Noël, en dépit d’un barnum commercial de plus en plus vulgaire, est une grâce. Elle incité à la trêve des agressivités militantes, elle ouvre chez le butor claquemuré dans ses certitudes les portes d’un sourire qui rajeunit son âme. Elle incite l’agnostique, voire l’athée, à accompagner ses loupiots à la messe de minuit - et quand ils chantent à l’unisson “Il est né le Divin Enfant”, une sorte de tendresse le surprend. Il n’est peut-être pas mûr pour la foi qui soulève les montagnes, mais il aurait envie d’y croire.

« (...) Il l’oubliera vite, et la vie reprendra son cours avec ses sempiternelles scories de l’ancien monde (...). Bref, la chute dans la folie du quantitatif.

« (...) Tout de même, la magie de Noël aura déposé en son for la promesse imprécise d’un bonheur sans commune mesure avec l’obtention d’un avantage, salaire augmenté, pension de retraite revalorisée. Ce qui ne signifie pas que ses revendications sont illégitimes ; mais que la félicité suggérée par “Les Anges dans nos campagnes” n’a cure du PIB, de points de croissance et de balance des paiements. Elle est à notre portée. Ne la laissons pas se perdre dans le temps profane où nous titubons comme des aveugles. (...) »

 

Source : Denis Tillinac, Valeurs actuelles, 12 décembre 2019 / Pro Liturgia, Actualité du vendredi 13 décembre 2019

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 18:00
Josquin Desprez - "Ave Maria"

Peut-être êtes-vous quelque part, loin de vos amis et de votre famille - ou peut-être seront-ils hostiles à votre joie de vivre catholique. Si oui, permettez-moi de vous faire une suggestion : servez-vous un verre de vin ; trouvez un bol de noix, une tranche de fromage français ou un plat d'olives ; et installez-vous dans un fauteuil pour écouter l'Ave Maria de Josquin des Prez. Vous êtes peut-être seul, mais vous faites la fête en bonne compagnie : Notre Dame, avec les anges du Ciel et toute la communion des saints, vivants et morts.

 

 L'Ave Maria de Josquin est particulièrement adapté à cette première grande fête de la Vierge en cette année liturgique. Il s'ouvre sur les paroles de la Salutation angélique et consacre ensuite cinq versets à cinq grands événements de la vie de la Vierge : d'abord l'Immaculée Conception, puis la Nativité de la Vierge, puis l'Annonciation, la Purification, et enfin son Assomption au Ciel. Le motet se termine par l'humble prière : "Ô Mère de Dieu, souviens-toi de moi. Amen.(One Peter Five)

 

Joyeuses fête à tous de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie.

 

 

Josquin des Prez, Ave Maria (virgo serena, motet) avec une partition graphique animée :

Texte

Ave Maria, Gratia plena,

Dominus tecum, Virgo serena.

Ave, cuius Conceptio,

Solemni plena gaudio,

Caelestia, Terrestria, 

Nova replet laetitia.

Ave, cuius Nativitas

Nostra fuit solemnitas,

Ut lucifer lux oriens

Verum solem praeveniens.

Ave pia humilitas,

Sine viro fecunditas,

Cuius Annuntiatio

Nostra fuit salvatio.

Ave vera virginitas,

Immaculata castitas,

Cuius Purificatio 

Nostra fuit purgatio.

Ave, praeclara omnibus

Angelicis virtutibus,

Cuius fuit Assumptio 

Nostra fuit glorificatio.

O Mater Dei,

Memento mei. Amen. 

Je vous salie Marie, Pleine de Grâce,

Le Seigneur est avec Vous, Vierge sereine

Je vous salue, vous dont la Conception,

pleine de joie,

remplit le ciel et la terre

d'une joie nouvelle.

Je vous salue, vous dont la Nativité

est devenue notre grande solennité,

comme l'étoile du matin qui porte la lumière

anticipe le vrai Soleil.

Je vous salue fidèle humilité, 

féconde sans homme,

dont l'Annonciation

était notre salut.

Je vous salue vraie virginité,

Immaculée chaste,

dont la Purification

était notre purification.

Je vous salue, glorieuse en toutes

vertus Angéliques,

dont l'Assomption

était notre glorification.

Ô Mère de Dieu

Souvenez-vous de moi. Amen.

 

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 18:05
"Sauvons nos monuments" Montereau : souscription en ligne pour la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup

Par F. Lé.

Le 5 décembre 2019 à 14h56

Pourtant si majestueuse, dépassant de ses tours les autres bâtiments de la ville, scintillant au soleil couchant lorsque la lumière traverse de part en part ses vitraux, la collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup de Montereau peine à séduire les donateurs. Soutenue par la région Ile-de-France, l'opération « Sauvons nos monuments », lancée par Le Parisien avec le soutien de la start-up Dartagnans pour sauvegarder le patrimoine de proximité, se poursuit.

 

Alors qu'il reste une semaine pour faire un don, 2365 euros ont pour le moment été récoltés ce jeudi matin. Soit à peine 16 % des 15 000 euros attendus. « Il faut mettre le paquet sur la communication. La mairie n'a pas encore bien compris cela », avance Romain Delaume, un des directeurs de Dartagnans. Des relances sont pourtant faites régulièrement via les réseaux sociaux.

 

« Les derniers jours de collecte sont les plus prolifiques »

Le taux de pauvreté de 32 % recensé à Montereau aurait-il une incidence ? « Ce sont souvent les plus riches qui donnent le moins, assure Romain Delaume. Et il ne faut pas oublier que les derniers jours de collecte sont les plus prolifiques ».

 

Il faudrait bien plus encore pour redonner à cet édifice sa splendeur passée, entre six et huit millions d'euros. Voilà pourquoi peut-être le maire ne s'alarme pas. « Chaque euro compte. Quelques milliers d'euros que ne dépensera pas la mairie seront toujours les bienvenus, salue James Chéron. Nous avons un plan qui porte sur une tranche de travaux d'un million d'euros. La région pourrait en financer 20 % et la Direction régionale des affaires culturelles 30 %. Il reste 500 000 euros à arbitrer dans le prochain budget municipal. »

 

En attendant, les curieux peuvent aller admirer la collégiale, ouverte tous les jours au public.

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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 01:00
Saint Jean Damascène, icône grecque

Saint Jean Damascène, icône grecque

Jean de Damas (ou Jean Damascène) naît à Damas en 650 dans une famille arabe et chrétienne de fonctionnaires. Damas était la résidence des califes, le centre de l'empire musulman de l'époque. Lui-même, après de brillantes études, il prend la suite de son père au service du calife ommeyade Abd al-Malik. Membre de l’entourage du Calife, peut-être son ami personnel, il connait bien l’islam de l’époque. Mais les discriminations envers les chrétiens, l'islamisation de l'administration allant se renforçant, l'amènent à quitter sa charge de notable, plutôt que d’avoir à renier son christianisme pour l’islam, vers 720.

Il distribue alors tous ses biens aux pauvres et entre au monastère de Saint-Sabas, en Palestine, près de Jérusalem. Il y demeure jusqu'à sa mort en 749, se consacrant 'à l'ascèse et à l'étude, sans dédaigner l'activité pastorale dont témoignent ses nombreuses homélies', racontre le pape Benoît XVI.

Devenu prêtre, il écrit un résumé de la théologie byzantine, La source de la connaissance, de nombreux hymnes, et se fait le grand défenseur des images saintes à l'époque de la première crise iconoclaste : 

Ce n'est pas la matière que j'adore, mais le Créateur de la matière, qui, à cause de moi, s'est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière.

Un des plus grands théologiens de l'Incarnation

 

Jean a insisté sur la compénétration des deux natures du Christ et sur ses conséquences. Le corps terrestre et mortel du Christ, rempli "de l'intérieur" par la divinité, "fait sourdre" ou "fait jaillir" la gloire de la divinité, devient fontaine de gloire divine. Il s'agit d'une "compénétration" qui va si loin que "la gloire de la divinité doit être dite aussi gloire du corps" (P.G. 96, col. 564 cité par Vladimir LOSSKY, Vision de Dieu, Delachaux & Niestlé, 1962, p. 115.)

Jean insiste constamment sur cet aspect : "La nature de la chair est déifiée, mais elle ne 'carnifie' pas la nature du Verbe." (P.G 94, col 1461 C, cité par Jean MEYENDORFF, Le Christ dans la théologie byzantine, Le Cerf 1969, p. 231); "la nature divine communique au corps quelques-uns de ses privilèges, mais elle ne participe pas en retour aux passions de la chair" (p.G. 94, col 1057 C) ; "la compénétration vient de la divinité", non de l'humanité. (P.G. 94 col 1461 C). Au terme de ce processus d'osmose, c'est notre chair qui est déifiée, non pas la divinité qui se trouve limitée par la chair.  

Au cours de sa vie monastique, Jean rédige un traité des hérésies, dont le "Chapitre 100", classe l'islam parmi les hérésies, la centième hérésie.

C'est un écrit d’importance car c’est un des plus long témoignage non musulman sur le proto-islam.

Dans la présentation de l’Islam par Jean de Damas, cette nouvelle religion est appelée "religion des Ismaélites" ou "religion des Agarènes". Il appelle ceux qui suivent cette religion des sarrasins, par référence à Sarah (Le rapprochement du nom de sarrasin et de Sarah, femme d’Abraham et mère d'Isaac est cependant contestable). 

Jean explique que l’islam a été adressé à un peuple primitivement idolâtre qui adorait entre autre Chabar (= la grande) et l’étoile du matin. Mahomet, son fondateur s’est inspiré du judaïsme et du christianisme et a fréquenté un moine arien. Dans cette hérésie, le Christ est certes Verbe et Esprit de Dieu, mais il est une créature de Dieu, serviteur et prophète de Celui-ci. Il est né de Marie, sœur de Moïse et d’Aaron (alors que la Vierge Marie est la fille d'Anne et Joachim et que Moïse qui conduisit l'exode des Hébreux hors d'Egypte et Aaron vécurent quinze siècles auparavant.) Il n’aurait pas été tué sur la croix car seule son ombre aurait été crucifiée [variante dans le coran : un autre a été crucifié.].

Jean demande où la venue de Mahomet est prophétisée dans les Ecritures, sous-entendant : "On ne l’y trouvera nulle part". En revanche, il souligne que Moïse et les prophètes ont annoncé le Christ, sa divinité, sa mort et sa résurrection.

Il critique le mode de révélation de la nouvelle religion de deux manières :
- En la contrastant avec la réception de la Loi par Moïse à la vue de tout le peuple, dans le feu et la nuée, les ténèbres et la tempête gage absolue de son origine divine. Où sont les signes divins attestant la révélation de Mahomet demande-t-il ?
- En soulignant une contradiction : la nouvelle religion demande des témoins pour tout ce qui important, et demande de ne rien recevoir sans témoins ; or pour ce qui est de plus important, à savoir la descente du texte sacré, aucun témoin ne peut être produit : n’y a-t-il que la foi et l’Ecriture qui doivent être acceptés sans témoins ?

 

Il répond aux accusations des musulmans :

L’associationnisme. Les ismaélites traitent les chrétiens d’"associateurs" car ils disent que le Christ est fils de Dieu. Jean répond à l’accusation d’associationnisme de deux façons :
- Premièrement, cela est conforme à ce qu’avaient annoncé les prophètes, et que eux aussi, les musulmans, disent accepter l’autorité des prophètes. Mais Jean sait que les musulmans affirment que les Ecritures juives et chrétiennes sont trafiquées.
- Deuxièmement, puisque que les musulmans disent que Jésus est le Verbe et l’Esprit de Dieu, Jean fait cette remarque : le Verbe et l’Esprit d’une personne sont inséparables de cette personne. Si donc le Christ est le Verbe et l’Esprit de Dieu, il est inséparable de Dieu, c’est à dire incréé. Par conséquent, il est Divin lui aussi. Ainsi, il retourne la charge : Puisque les Agarènes retirent à Dieu son Verbe et son Esprit éternel, ce sont eux qui "déforment" Dieu et l’on devrait les appeler "mutilateurs" de Dieu.

L’idolâtrie. Jean se fait l’écho de l’accusation d’idolâtrie portée contre les chrétiens parce qu’ils se prosternent devant la croix que les ismaélites ont en horreur. Pour Jean, si l’on doit traiter les chrétiens d’idolâtres parce qu’ils vénèrent la croix, à plus forte raisons ses accusateurs sont-ils idolâtres en raison de la manière dont ils traitent la Kaaba. De plus, la croix est le symbole de la victoire sur Satan pour les chrétiens ; L’origine de l’importance de la Kaaba pour les agarènes est bien moindre selon les récits rapportés par Jean.

A propos de quelques sourates. Jean passe en revue quelques sourates incompatibles avec la révélation chrétienne ; il pense qu’ elles ne peuvent en aucun cas avoir de caractère prophétique ou sacré. L’idée même qu’on puisse leur accorder crédit suscite chez Jean du sarcasme. Exemples :


Sourate IV : les femmes. Jean raille en les citant ou évoquant les passages qui autorisent le concubinage, la répudiation, l’épisode au cours duquel Dieu donne à Mahomet la femme de Zayd après qu’il l’eut répudiée, et enfin le verset stipulant que les femmes sont un champ pour les hommes, un champ qu’ils peuvent cultiver de la manière dont ils le veulent.

Sourate : la Chamelle de Dieu. Ici Jean évoque une sourate qui n’est pas dans le Coran actuel. L’histoire de la chamelle est racontée dans le Coran, fractionnée dans plusieurs sourates. Jean est peut-être le témoin d’une version du Coran adopté par les Califes de l’époque qui a disparu aujourd’hui. 

Sourates la Table et la Vache. Elles sont justes mentionnées. Prescriptions particulières.

Jean termine la présentation de la nouvelle religion en en rappelant quelques interdits : ne pas observer le Shabbat, ne pas se faire baptiser, ne pas manger certaines nourritures et ne pas boire de vin.

On trouvera une très belle présentation commentée des écrits sur l’islam de Jean Damascène comprenant "L’hérésie 100" et une "controverse entre un musulman et un chrétien" aux éditions du Cerf : Ecrit sur l’islam, Jean Damascène, coll. sources chrétiennes. Ces deux textes font connaître la toute première prise de position des chrétiens face au mouvement né de l'enseignement de Mahomet. Et c'est l'auteur de la « Source de la Connaissance », sorte de « Somme théologique » avant la lettre, qui s'engage ici dans le débat.

 


 

Jean mourut le 4 décembre 749, jour de la Sainte-Barbe.

Léon XIII le proclame docteur de l'Église en 1890.

SourcesMissel du Dimanche 2020, Nouvelle traduction liturgique, Année A, Artège Bayard Éditions, p. 81 ; (2) Les saints du jour; (3) wikipedia

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 08:00
Les trois ordres : Oratores, Bellatores, Laboratores

Les trois ordres : Oratores, Bellatores, Laboratores

 

Les Gilets Jaunes demeurent la partie émergée d'une crise sociale profonde. Cette "révolte" des mécontents est aussi une manifestation de défiance envers leurs représentants tant au niveau des corps intermédiaires que du monde politique. Cette crise inédite est le reflet du délitement du lien social qui existait depuis la nuit des temps nonobstant les régimes politiques et les civilisations. Reprenant le schéma des anciennes civilisations des peuples Gaulois, Grecs, Celtes, Germains, Slaves ou sous l'Empire romain et jusqu'à la Révolution française, la société se structurait autour de trois ordres aux fonctions primordiales. Soubassement social de la société cette trifonctionnalité se complétait mutuellement :

 

- les oratores, les hommes d'Église priaient pour ceux qui combattaient et ceux qui travaillaient ;

- les bellatores, les nobles combattaient et défendaient ceux qui priaient et qui travaillaient ;

- les laboratores, les paysans et les artisans travaillaient pour nourrir ceux qui priaient et qui combattaient.

 

Adalbéron, chancelier du roi Lothaire en 974 et évêque de Laon (977-1030) a été le premier auteur à avoir formulé cette tripartition dans son poème au roi Robert (Robert II le Pieux 996-1031) : "la cité de Dieu qui se présente comme un seul corps, est en réalité répartie en trois ordres : l’un prie, l’autre combat, le dernier travaille. Ces trois ordres qui coexistent ne peuvent se démembrer ; c’est sur les services rendus par l’un que s’appuie l’efficacité de l’œuvre des deux autres : chacun d’eux contribue successivement à soulager les trois, et pareil assemblage, pour être composé de trois parties, n’en est pas moins un."

Adalbéron, l'un des principaux artisans de l'avènement d'Hugues Capet sur le trône après avoir écarté Charles de Lorraine, le prince légitime héritier de la Couronne de France, précisait : "l’Eglise ne forme qu’un corps ; mais la constitution de l’Etat en comprend trois, car l’autre loi, la loi humaine, distingue deux autres classes : nobles et serfs sont en effet de conditions différentes. Parmi les nobles, deux sont au premier rang : l’un est le roi, l’autre l’empereur ; et c’est leur autorité qui assure la solidité de l’Etat. Le reste des nobles a le privilège de ne subir la contrainte d’aucun pouvoir, à condition de s’abstenir des crimes réprimés par la justice royale. Ils forment l’ordre guerrier et protecteur de l’Eglise : ce sont les défenseurs de la foule du peuple, des puissants et des humbles, et ils assurent par le même fait le salut de tous. L’autre classe est celle des serfs : c’est là une race d’hommes malheureuse, et qui ne possède rien qu’au prix de sa peine. Qui pourrait faire la somme de leurs occupations, de leurs fatigues et de leurs travaux ? Finances, garde-robe, approvisionnements, tout cela est fourni à tous par les serfs, si bien qu’aucun homme libre ne saurait vivre sans leur concours. Il semble alors que rois et prélats soient les propres serfs de leurs serfs. C’est à eux que leurs maîtres doivent leur nourriture, alors qu’ils s’imaginent les entretenir."

Pour l'académicien Georges Dumézil (1898-1986) "le schéma tripartite est mort en Occident avec les États généraux de 1789, quand la noblesse et le clergé ont baissé le pavillon devant le tiers État. On a enfin répondu à la question : qu'est-ce que le tiers état ? Eh bien, c'était la ruine du système trifonctionnel." Une formule cinglante à nuancer : une partie de la noblesse et du clergé étaient acquises aux idées nouvelles issues des Lumières, et la Bourgeoisie, la "nouvelle élite économique" composante du tiers état aspirait à des prérogatives au sein du pouvoir décisionnel et politique.

 

Nicolas Chotard,

 

 

 

Président des Lys de France

 

La société trifonctionnelle médiévale : un prêtre, un chevalier, un travailleur. Illustration médiévale française d'école tirée du Li Livres dou Santé (fin 13e siècle, vellum), auteur inconnu.

La société trifonctionnelle médiévale : un prêtre, un chevalier, un travailleur. Illustration médiévale française d'école tirée du Li Livres dou Santé (fin 13e siècle, vellum), auteur inconnu.

Les trois états de la société médiévale

 

Enluminure Gilles de Rome, "Le Régime des princes", Rouen, premier quart du XVe siècle, Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 126, fol. 7

 

Cette enluminure représente un triptyque sur deux registres, fondé sur la théorie des "trois ordres". Il est composé d’une image panoramique dédiée aux deux premiers états de la société au registre supérieur, et de deux images carrées dédiées au troisième état de la société au registre inférieur. Cette disposition obéit à la hiérarchie interne de la société médiévale : en haut, ceux qui gouvernent (le gouvernant, à savoir le roi et son fils) entourés de ceux qui prient (les oratores) et de ceux qui combattent (les bellatores), en bas ceux qui sont gouvernés (ceux qui travaillent, les laboratores).

 

Depuis 1789, la bourgeoisie a remplacé le prince. D'aucuns parlent de naissance de la bourgeoisie d'affaires et d'argent, la ploutocratie, le pouvoir de l'argent.

"Des riches qui décident depuis deux cents ans", "la cause de nos problèmes", "les 1% les plus riches qui se gavent comme jamais", "les patrons des banques qui devraient être en prison pour faillite frauduleuse arrivent maintenant aux gouvernements des différents pays", "droite-gauche qui font la même politique des multinationales", "l'impuissance politique du peuple programmée dans la constitution": l'économiste Etienne Chouard brise l'omerta dans l'émission "Ce soir ou jamais" diffusée sur France 2, le 5 septembre 2014.

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 08:00
Qui Jésus a-t-il vu?

Source: Who Jesus saw, Mike Lewis, Where Peter is, 22/11/2019

 

"Là où beaucoup ne voyaient qu'un pécheur, un blasphémateur, un publicain, un malfaiteur ou même un traître, Jésus a pu voir des apôtres. Telle est la beauté que son regard nous invite à proclamer, un regard qui transforme et fait ressortir le meilleur des autres."

 

Le pape François, en Thaïlande le 22/11/2019, s'adressant à la paroisse Saint-Pierre de Wat Roman, dans le village de Tha Kham

 

Durant son dernier jour en Thaïlande, François a livré un message émouvant sur l'évangélisation lors d'un rassemblement de membres du clergé, de religieux et de séminaristes. Lire l'article d'Andrea Tornielli dans Vatican News.

 

Dans son allocution, le Pape François a également rappelé à tous ceux d'entre nous qui s'efforcent de partager l'Évangile :

 

"Le Seigneur, a dit le Pape aux religieux, ne nous a pas appelés et envoyés dans le monde pour imposer des obligations aux gens, ou leur imposer des fardeaux plus lourds que ceux qu'ils ont déjà, qui sont nombreux, mais plutôt pour partager la joie, un horizon beau, nouveau et surprenant."

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 10:11

Une récente cérémonie au Vatican, le 4 octobre dernier, lors de l'ouverture du synode en Amazonie, a montré une représentation de la divinité locale "Pachamama" et a soulevé dans l'Eglise un scandale qui n'est pas encore retombé, évoquant le paganisme, l'hérésie et le panthéisme.  

 

Sur ce blog, nous avons eu tendance à donner sans doute trop largement écho aux personnes portant un regard négatif sur cette cérémonie. Nous nous en excusons.

 

Dès le 6 octobre, en effet, un laïc et médecin catholique, Pedro Gabriel, MD, né et résidant au Portugal, qui  travaille actuellement dans un hôpital public portugais, écrivain de romans catholiques à saveur tolkiénite, et lecteur de paroisse, dans un article très bien rédigé pour le site anglophone "Where Peter is", intitulé "Paganisme au Vatican? L'herméneutique de la suspicion à son apogée", apporte un regard différent, de ce que l'on a pu lire jusqu'ici. Vous en trouverez ci-dessous une traduction. Nous avons pu intégrer des liens dans cette traduction qui ne se trouvent pas dans l'article original.

Source: https://wherepeteris.com/paganism-in-the-vatican-hermeneutic-of-suspicion-at-its-peak/

Source: https://wherepeteris.com/paganism-in-the-vatican-hermeneutic-of-suspicion-at-its-peak/

Le vendredi 4 octobre, une cérémonie s'est déroulée dans les jardins du Vatican en vue du Synode sur l'Amazone. Cette cérémonie n'a pas été organisée par le Vatican lui-même, mais par l'ordre des frères mineurs, le mouvement catholique mondial pour le climat et le réseau ecclésial panamazonien. Ici se trouve le communiqué de presse du Vatican, (du 1er octobre) publié avant la cérémonie. Une vidéo de l'ensemble du service est visible ci-dessous.

Le point culminant de la cérémonie, comme l'indique le communiqué de presse du Vatican, a été la plantation d'un arbre vert d'Assise (voir dans la vidéo de 1:03:00 à 1:09:00), considérée comme "un signe visible d'écologie intégrale" destiné à consacrer le prochain Synode à la protection et à l’intercession de saint François. Il y avait aussi la prière et la prédication, ainsi qu'un segment très intéressant et émouvant où la terre de l'Amazonie et d'autres endroits sur la planète (symbolisant une foule de problèmes sociaux dans le monde entier) était ajoutée à l'endroit où l'arbre allait être planté.

 

Les détracteurs du pape sur les médias sociaux ont toutefois choisi de concentrer leur attention sur un segment de 5 minutes au début de la cérémonie, au cours duquel certains dirigeants autochtones effectuent un rituel (voir la vidéo de 07h00 à 12h40) qu'ils interprètent comme étant d'origine païenne.

 

Y a-t-il du vrai dans cette affirmation?

 

Le contexte

 

Avant l'élection de François, l'idée qu'une semence de Vérité résidait dans chaque religion et culture du monde a été présentée par les apologistes comme une notion parfaitement orthodoxe. Le Concile Vatican II a mentionné, dans son décret Ad Gentes n° 11, les semina verbi ("semences du Verbe") cachée dans d'autres traditions nationales et religieuses. Je me souviens de l'époque où les médias catholiques ont fait la promotion de "L'homme éternel" de Chesterton comme l'une des plus excellentes recommandations de livres pour les catholiques : un livre qui a pris grand soin de classer les religions en 4 types - religion de Dieu, des dieux, des démons et des philosophes ; seul le troisième étant totalement irrécupérable. Tout comme je me souviens avec tendresse lorsque des vidéos comme celle-ci étaient partagées, en utilisant la vérité partielle contenue dans chaque religion comme argument pour l'existence de Dieu.

Tout cela, et de nombreux autres enseignements catholiques qui étaient constitutifs du mouvement apologétique quand je grandissais dans ma foi (comme la doctrine des circonstances atténuantes ou le consentement de l’esprit et de la volonté dus aux enseignements du Pape en matière de foi et de morale, même les non-infaillibles,) ont été oubliés depuis l'élection du pape François. Le dégoût croissant pour ce pontife a poussé de nombreux apologistes, autrefois fidèles, à cultiver quelque chose de complètement différent: une "herméneutique du soupçon".

Selon cette herméneutique, chaque acte et chaque parole du pontife doit être examiné avec la lentille interprétative suivante : il essaie de saper le dépôt de la foi, directement ou indirectement. Année après année, ils ont consacré tout leur temps à faire tourner chaque acte du Pape dans la pire lumière possible, à tel point qu'on s'émerveille de ce "miracle inversé" où un seul homme (surtout celui qui est couvert par la promesse de Jésus que les portes de l'enfer ne prévaudront pas, et qui, selon Donum Veritatis, reçoit une assistance divine même pour promulguer la discipline dans l'Église) puisse tout faire mal et ne jamais rien faire de bien.

Pour un certain secteur de notre Église, en particulier en Occident, cette propagande constante et incessante a façonné leur perception du pontife actuel de manière indélébile, de sorte qu’ils acceptent maintenant ces distorsions de manière non critique. Et chaque nouvelle action du pape est suivie d'une nouvelle interprétation qui consolide de plus en plus leur vision. Sur ce site Web, nous nous sommes consacrés à réfuter leurs accusations, tout en étant parfaitement conscients que la loi de Brandolini nous place dans une position désavantageuse. Cependant, pour les personnes touchées par l'herméneutique du soupçon, les faits ne suffiront pas. Toute tentative de contextualiser leurs revendications et de les réfuter sera considérée comme une activité en vrille, la même activité qu’ils ont mené sans relâche depuis des années. S'il est prouvé que le pape n'a pas fait ce dont il a été accusé, alors les poteaux de but seront déplacés: le pape ne l'a pas fait, mais il était volontairement ambigu pour donner l'impression qu'il l'avait fait. Le pape est suspect et les soupçons deviennent des revendications non falsifiables. C'est ainsi que fonctionne l'herméneutique de la suspicion.

 

C'est important, car les promoteurs de cette herméneutique ont déjà préparé le terrain pour le Synode de l'Amazonie, préparant leur public au tour qu'ils allait donner au cours des trois prochaines semaines. Ils ont construit un récit autour de ce synode: c'est un instrument de promotion du paganisme et de l'hérésie. Il y a eu des croisades de prière et de jeûne et même des exorcismes pour empêcher que les prétendues erreurs du document de travail du Synode (qui n'est pas magistériel et ne vise qu'à diriger la discussion) soient approuvées. Puisque le Synode n'est qu'un organe consultatif qui conseille le Pape, qui prendra la décision finale et rédigera ou approuvera le document final sur le sujet, on se demande comment ces craintes peuvent être fondées, à moins qu'ils ne croient pas que François soit digne de confiance pour filtrer les hérésies et les hétérodoxies.

 

La controverse autour de la cérémonie du 4 octobre est le produit de cette herméneutique du soupçon. Plus que cela, c'est un exemple classique de mise en action de l'herméneutique de la suspicion. Le fait que beaucoup aient déjà commencé à lire les actions de François comme une validation de leur récit à un stade aussi précoce est un signe inquiétant de temps difficiles à venir (mais malheureusement, pas surprenant.) En ce sens, il nous incombe de nous en occuper.

 

Le reste de cet article a deux objectifs: 1) dissiper les fausses déclarations concernant la cérémonie; et 2) montrer comment les reportages des médias, même issus de sources qui ne sont peut-être pas directement impliquées dans la construction de cette culture de l'herméneutique de la suspicion, sont utilisés pour attiser le feu de cette vision pernicieuse du monde.

 

Les prétendues idoles païennes

L’accusation principale portée contre la cérémonie est qu’il s’agit d’un "rituel païen" et qui ne devrait pas avoir sa place au Vatican. Premièrement, cette cérémonie n'était pas une messe, où évidemment aucun paganisme ne devrait être permis. Outre sa mission catholique, le Vatican possède en effet une richesse d'art païen dans sa collection.

Cela dit, on peut affirmer qu'il est très différent pour le Vatican de collectionner et d'exposer de l'art païen et d'accueillir un rituel païen, en particulier devant le pape. C'est une évaluation juste. Mais était-ce un rituel païen au départ?

L'Agence catholique de presse (ANC) a d'abord rapporté que "les gens se tenaient par la main et s'inclinaient devant des images sculptées de femmes enceintes". Et ailleurs, ils "s'agenouillaient et s'inclinaient en cercle autour des images de deux femmes enceintes à moitié nues". Une capture d'écran du texte original peut être vue ci-dessous.

 

 

 

Cette formulation semble laisser place à l'interprétation pour ce qui est de l'identité des femmes enceintes.

Plus loin dans l'article, cette lacune identitaire (que les journalistes le veuillent ou non) est complétée par des informations supplémentaires: « Les participants ont chanté et se sont tenus la main en dansant en cercle autour des images, dans une danse ressemblant au pago a la tierra , «offre traditionnelle à la Terre nourricière commune aux peuples autochtones de certaines régions d’Amérique du Sud. “

 

Plus loin dans l'article, cette lacune identitaire est (que les journalistes l'aient voulu ou non) est complétée par des informations supplémentaires : "Les participants ont chanté et se sont tenus la main en dansant en cercle autour des images, dans une danse ressemblant au 'pago a la tierra', une offrande traditionnelle à la Terre nourricière commune aux peuples autochtones de certaines parties de l'Amérique du Sud."

 

À partir de ce moment, de nombreuses personnes sur les médias sociaux qui adhéraient à l'herméneutique de la suspicion étaient irréversiblement convaincues qu'il s'agissait d'un rituel païen dirigé vers la Terre nourricière et que les statues de femmes enceintes étaient des idoles de la fertilité. Plus tard, ils ont trouvé une confirmation de leur soupçon dans la légende d’une photo de Getty Images:

 

 

Pourtant, ce point de vue ne résiste pas à l'examen minutieux. Le rituel est précédé de discours en italien qui n'ont que de la terminologie chrétienne. Le reste de la cérémonie est également parfaitement chrétien. Faut-il croire qu'il y a eu un rituel païen inséré au milieu d'un service de prière catholique, sans aucune mention du changement brusque du contexte religieux, sans introduction aux prétendues déesses de la fertilité, sans aucune explication ? L'explication la plus raisonnable, étant donné le contexte, est que ce rituel était également chrétien.

 

Plus tard, une des statues a été apportée par l'une des femmes indigènes au Pape pour sa bénédiction. La statue est ensuite annoncée (en espagnol ou en portugais fortement accentué) comme "Notre-Dame de l’Amazone, [inaudible] de l'Église" (visible de 13h20 à 13h35 dans la vidéo). 

 

L'identité de la statue en tant que Notre-Dame de l'Amazonie est renforcée par un tweet du journaliste du Vatican Christopher Lamb, où une représentation similaire de Marie est présentée dans une chapelle catholique. Son tweet peut être vu ci-dessous :

 

 

Ceci explique qu'il ne s'agit pas de l'idole d'une déesse de la fertilité, mais d'une icône de Notre-Dame. En d'autres termes, le personnage n'est pas païen, mais catholique. Étant donné le précédent de notre iconographie, je pense qu'on peut supposer que la représentation de deux femmes enceintes dans laquelle l'une d'entre elles est Notre-Dame est une représentation de la Visitation.

 

Plus tard dans la journée, l’agence de presse catholique a modifié l’article en le révisant pour indiquer: «Les gens se tenaient la main et se prosternaient devant des images sculptées de femmes enceintes, dont l'une représenterait la Bienheureuse Vierge Marie". Ils ont également inséré un nouveau paragraphe plus tard dans l'article:

 

 

Je pense qu'un changement aussi important dans l'article, en particulier compte tenu de la controverse suscitée par l'idole païenne qui aurait provoqué son apparition, n'aurait pas dû être fait discrètement, mais aurait dû figurer clairement et clairement au début de l'article. Certes, CNA note à la fin de l'article qu'il a été mis à jour, mais il ne dit pas où et comment. Dans l'intérêt de la vérité, je pense que CNA a la responsabilité d'essayer de dissiper les interprétations erronées que son article a contribué à créer, en faisant preuve de plus de force et de précision dans ses informations actualisées.

De plus, la mention du "pago de tierra" n’était pas utile et doit être clarifiée. Dire qu'une danse "ressemble" à un "pago de tierra" est une évaluation subjective et ne doit être évoqué que si le "pago de tierra" est explicitement mentionné par les organisateurs en relation avec le rituel. Peut-être est-ce la cas, mais sinon, j'exhorte CNA à supprimer la référence au "pago de tierra", mention hors sujet et potentiellement trompeuse.

Quoi qu'il en soit, il est déjà établi que l'une des statues est Notre Dame, et les deux femmes enceintes sont très probablement une représentation de la Visitation. Beaucoup de gens continuent à marteler qu'il s'agit d'une pratique idolâtre, puisque les participants se prosternaient devant des statues. Bien sûr, les catholiques en particulier, et les apologistes en particulier, disent qu'il n'y a rien de mal à s'incliner devant une statue de Notre Dame, et qu'il y a une différence entre l'adoration (latria) et la vénération (dulia). (Note du blog Christ-Roi. On pourra également faire mention de Juan Diego, l'indigène catholique à qui Notre-Dame de Guadalupe apparut en 1531, apparition devant laquelle l'indigène se prosterna )

 

L'homme phallique

Lorsqu’ils seront confrontés aux faits ci-dessus, beaucoup de ceux qui ont souscrit à l'herméneutique de la suspicion s’adresseront à une autre statue, présumée et apparemment représentant un homme menteur en érection. De telles représentations sont typiques des cultes païens de fertilité et de nombreux contre-apologistes ont essayé de lier les deux femmes enceintes à l'homme phallique comme une sorte de triade de fertilité.

 

 

Cette affirmation pose deux problèmes. Premièrement, le prétendu "homme phallique" n’occupe pas une position centrale dans le mandala comme le font les deux femmes enceintes. Je pense qu'il n'est pas exact de lier les trois statues comme si elles ne formaient qu'un seul ensemble.

 

Deuxièmement, et plus important encore, cette accusation s’écroule d'elle-même, puisque ce n’est pas du tout un homme phallique. Ce n’est nul autre que Michael Voris qui a attiré notre attention sur ce point:

 

 

Que la protubérance soit un bras et non un pénis, cela se voit clairement dans la vidéo à 06:43. Quelques secondes auparavant, un frère mentionne que le centre du mandala contient divers symboles, dont ce qui semble être le mot italien pour "martyr". Ce personnage, couché , la main tendue vers le ciel, serait-il la représentation d'un des martyrs? Je ne peux pas le dire, mais c'est une possibilité.

 

Quoi qu'il en soit, cette figure n'occupe pas le centre. Il semble que le peuple s'incline devant la représentation de Notre Dame. Non seulement c'est plausible, mais il est beaucoup plus charitable de l'interpréter ainsi plutôt que d'accuser les autres d'"hérésie" ou de "paganisme" pour s'être engagé dans un rituel qu'on ne comprend pas.

 

La pertinence de la représentation

Après avoir montré la preuve accablante que la statue est en fait une représentation de Notre-Dame, certains ont à nouveau déplacé les poteaux de but et ont commencé à remettre en question le caractère approprié de la représentation. Ils prétendent qu'il est blasphématoire de dépeindre la Vierge Marie comme une femme nue.

Il convient de mentionner que le but de la représentation n'est pas de montrer Marie nue, mais de la montrer en tant qu'indigène d'Amazonie. L’Église catholique a une tradition vénérable de représenter Jésus et Marie de manière à faire écho auprès des fidèles qui prient et adorent.

 

 

La Vierge Marie est ici représentée en Amazonienne. Sa nudité est la même nudité tribale que les peuples de l’Amazonie. Certains pourraient insister sur le fait qu'il est toujours inapproprié de représenter la Vierge Marie de cette manière. Cela fait écho à la même critique que Michel-Ange reçut, il y a des siècles, lors de la peinture de la chapelle Sixtine. Même s'il a peint une Vierge Marie entièrement vêtue, toutes les autres figures, y compris Jésus et les saints, ont été peintes complètement nues: un scandale à l'époque. Représenter Catherine d’Alexandrie et les apôtres nus n’était pas non plus considéré comme approprié par beaucoup à l’époque.

 

 

En regardant la statue, il ne m'est pas évident que la nudité de Mary soit exposée de manière à mettre en valeur son corps de manière inappropriée. L'icône est très représentative et avec très peu de détails. Elle est agenouillée d'une manière respectueuse et le centre d'attention est son bébé, qui se présente comme si son ventre était translucide.

 

[Note du Blog Christ-RoiLe 24 avril 2007 à la basilique Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, après la décision du conseil municipal de cette ville de légaliser l'avortement jusque-là interdit, un nouveau miracle est survenu. À la fin de la messe offerte pour les enfants avortés non-nés, l'assistance de la basilique se demandait ce qu'attendait d'elle la Très Sainte Vierge de Guadalupe. Tandis que beaucoup de fidèles prenaient des photographies de l'ayate de Tepeyac exposé et vénéré dans la Basilique, l'image de la Vierge a commencé à s'effacer pour donner place à une lumière intense qui émanait de son ventre, constituant un halo brillant ayant la forme d'un embryon.]

 

 

Certains critiques ont tenté d'attirer l'attention sur les seins de la statue. Je ne pense pas qu'ils soient représentés de manière inappropriée, et j'attire également l'attention sur le fait que les représentations nues de la Vierge Marie sont aussi très traditionnelles et ne sont pas considérées comme inappropriées.

 

 

Charges de syncrétisme

Depuis que toutes leurs accusations se sont écroulées sous le poids des faits, les partisans de l'herméneutique de la suspicion se sont réfugiés en disant: "C'était peut-être une statue de Marie, mais c'est toujours faux, car ce n'est pas du catholicisme, mais du syncrétisme." Le syncrétisme est un mot vague qu’ils peuvent apposer sur cette cérémonie pour en finir. Mais est-ce vraiment le cas?

Nous devons distinguer entre syncrétisme et l'inculturation. La Commission théologique internationale a publié en 1988 un document sur la foi et l'inculturation dans lequel il est indiqué comment, même si le catholicisme contient des vérités qui transcendent toutes les cultures, le christianisme s'est établi dans l'histoire et est donc soumis aux cultures. À savoir, le christianisme primitif a subi une inculturation des milieux juif et gréco-romain. En ce qui concerne l'inculturation de la foi dans les religions non chrétiennes, la Commission a déclaré:

 

"Depuis ses origines, l’Église a rencontré à de nombreux égards la question de la pluralité des religions (…). Compte tenu de la grande place de la religion dans la culture, une Église locale ou particulière implantée dans un milieu socioculturel non chrétien doit prendre sérieusement en compte éléments religieux de ce milieu. De plus, cette préoccupation devrait être en accord avec la profondeur et la vitalité de ces éléments religieux."

 

Quelques années auparavant, le pape Saint Jean-Paul II avait publié son exhortation apostolique Sapientia Christiana, dans laquelle il faisait d'importantes distinctions:

 

"En outre, son exposition [de la Révélation divine] doit être telle que, sans aucun changement de vérité, il y ait une adaptation à la nature et au caractère de chaque culture, en tenant particulièrement compte de la philosophie et de la sagesse de divers peuples. Cependant, tout syncrétisme et tout type de faux particularisme doivent être exclus.

 

"Les valeurs positives dans les différentes cultures et philosophies doivent être recherchées, examinées avec soin et reprises. Cependant, les systèmes et méthodes incompatibles avec la foi chrétienne ne doivent pas être acceptés."

 

Pouvons-nous vraiment dire que cette cérémonie a dépassé l’adaptation à la nature et au caractère de la culture autochtone amazonienne et a plutôt transformé la vérité? Pouvons-nous dire que ce rituel n'a pas repris les valeurs positives de leur culture et de leur philosophie et a adopté des méthodes incompatibles avec la foi chrétienne?

Si quelqu'un dit cela, c'est alors à cette personne de fournir des preuves irréfutables. "Ceci est évidemment païen" ou "cela ne me semble pas catholique", cela ne suffit pas. Elle trahit plutôt une vision du catholicisme qui confond notre religion avec une certaine expression de celle-ci, typique de la culture occidentale. Certes, historiquement, la culture occidentale et européenne a dominé le catholicisme. Mais cela ne signifie pas que c'est la seule expression possible, ou que les expressions de catholicisme non occidentales ou non européennes ne sont pas légitimes.

Au contraire: "catholique" signifie "universel". Il n’y a rien de plus catholique que de transmettre l’Évangile, un message qui transcende les cultures et s’adapte à toutes les cultures de l’univers, en les façonnant conformément aux principes chrétiens. "Cela ne me semble pas catholique", face à une cérémonie légitimement inculturée, est l’une des choses les moins catholiques à dire, si nous prenons au sérieux l’étymologie du mot "catholique".

Il n'y a aucune preuve que cette cérémonie ait été une expression de syncrétisme. Ce que nous savons, c’est que les gens se sont prosternés devant une image de Notre-Dame et que le reste de la cérémonie était imprégné de messages et d’un langage chrétiens. Pour moi, rien ne prouve qu'il s'agisse d'une tentative de rendre le paganisme égal au christianisme, mais d'inculturer les aspects de la culture indigène amazonienne (qui aurait pu être partiellement influencée par son passé païen), tout en restant complètement chrétien. Les accusations de syncrétisme sont totalement dénuées de fondement et servent de sortie de secours pour sauver la face.

 

L'anneau noir

L'article du CNA mentionne également qu'une des femmes indigènes se sont approchées du Saint-Père et lui ont offert un "anneau noir". Cela n'a pas attiré autant d'attention que le rituel prétendument païen, mais certaines personnes se sont concentrées dessus pour consolider le récit.

 

 

Nous ne savons pas réellement si c'était un anneau de tucum ou non. CNA dit que "cela semble" en être un. Deuxièmement, nous devons nous rappeler que le fait que le Saint-Père reçoive un don ne signifie pas qu’il l’approuve.

Cependant, s’il s’agit d’un anneau de tucum et que le pape n’a rien contre ce cadeau (deux hypothèses plausibles à mon avis), il faut se demander: était-ce une si mauvaise chose?

CNA associe l'anneau tucum à la théologie de la libération. Cependant, l'anneau de tucum précède la théologie de la libération. Pendant la période coloniale (comme aujourd'hui), les bagues en or symbolisaient le mariage et l'engagement. Les esclaves afro-brésiliens et les autochtones, incapables de se payer ces bagues en or, ont commencé à sculpter des bagues fabriquées dans le sombre palmier "tucum". Finalement, il est devenu un symbole de leur culture commune, de leur fraternité et de leur résistance contre ceux qui les opprimaient. Plus tard, en plus d'être associé à la théologie de la libération, il est également devenu un symbole de causes sociales et un engagement envers les pauvres.

La bague a été offerte par une femme autochtone à un pape qui, malgré une propagande répandue, n'est pas marxiste, mais s'engage sérieusement pour les pauvres. Encore une fois, j'estime que l'association avec la théologie de la libération était inutile et que l'explication la plus raisonnable est que l'anneau de tucum était présenté comme un symbole de l'engagement du pape François envers le peuple amazonien.

 

Les remarques absentes du pape

De nombreuses personnes ont également tiré des conclusions sur la réponse du pape à cette cérémonie. À la clôture du service, après que les organisateurs eurent annoncé que le pape ferait quelques remarques finales (vers 1 h 09 min), il a simplement prié le Notre Père sans faire aucune autre déclaration. Certains ont supposé que le pape essayait juste de sortir de là en craignant d'être associé à un tel rituel.

Cela pourrait très bien être le cas, mais ceci est une hypothèse. Il existe de nombreuses autres explications possibles: manque de temps, tendance du pape à improviser, même sa santé. D'autres organes de presse ont mentionné que le pape semblait fatigué, assis devant un soleil brûlant à midi . En fait, la voix du pape pendant le Notre Père est très enrouée (cf. 01:09:07).

De nombreux problèmes ont déjà été causés en complétant le vide d'informations par des hypothèses. Nous ne devons pas nécessairement considérer cet acte du pape comme une condamnation ou une répudiation de la cérémonie. En attendant des éclaircissements supplémentaires de la part du Saint-Siège, nous devrions nous abstenir de tout jugement.

 

Conclusions

Comme d'habitude, le récit construit par l'herméneutique de la suspicion ne tient pas avec le temps qui passe et de nouveaux faits le dissipent peu à peu. Malheureusement, nous avons vu à quel point il était facile pour ces herméneutes d'assumer une cérémonie simple et de créer, en quelques heures, un compte-rendu complet des événements susceptibles de suivre leur vision du monde, qui est ensuite devenue virale. Nous devrions nous attendre à d'autres choses de ce genre, à mesure que le Synode de l'Amazonie continue de se dérouler.

Nous ne pouvons pas réfuter toutes leurs accusations en temps réel; ils sont inévitablement accablants. À chaque nouveau commentateur, de nouvelles accusations sont formulées ex nihilo au fur et à mesure qu’il se trouve un sujet à débattre, en se basant sur son opinion non informée de la situation, qui est ensuite facilement partagée sans discernement par toute personne ayant les mêmes idées. Plusieurs fois, la vérité met du temps à faire surface. Les faits ne sont souvent perceptibles qu'une fois la poussière retombée. D'ici là, beaucoup de gens seront déjà convaincus et fermés à la vérité et aux faits à mesure qu'ils se présenteront.

Cet article est basé sur ma vision de l’ensemble de la cérémonie (y compris ma connaissance de l’italien, de l’espagnol et du portugais) et sur des conversations avec de nombreuses personnes plus informées que moi sur ce qui s’est passé. Cependant, je ne suis toujours pas au courant de nombreux détails. En tant qu'occidental, une grande partie de la culture qui a façonné ce rituel m'a peut-être échappé. De nouvelles informations peuvent émerger et prouver que certains de ces points sont erronés. Je suis ouvert à la correction, tant que cela est fait avec des sources primaires et par des personnes impartiales en quête de vérité, et non de validation d'un récit idéologique préconçu.

J'ai déjà sous-entendu l'une des principales conclusions de cet article: ne sautez pas aux conclusions. L'herméneutique de la suspicion s'intensifiera dans les prochains jours. Ne désespérez pas, même si les arguments avancés par les catastrophistes semblent irréfutables. Vous n'avez pas besoin de vous faire une opinion sur tout et vous n'avez pas besoin de le faire en temps réel ou très rapidement. Attendez que la poussière se dépose et essayez d'écouter des sources faisant autorité ou principales, avant de vous décider. Surtout, sachez qu'il y a une campagne visant à saper le Saint-Père, dirigée par des personnes qui déforment chacune de ses actions et de ses paroles de la pire des manières. La désinformation est inévitable à votre porte, alors procédez avec prudence.

Ma deuxième conclusion est un appel aux médias, en particulier aux médias catholiques. Je vous exhorte à prendre en compte le contexte et à faire preuve de responsabilité dans la manière dont vous rapportez ces événements. Essayez de ne pas faire d'associations lâches et essayez de ne pas combler les lacunes d'informations par des suppositions, peu importe à quel point vous les trouvez fondées. Essayez de vous en tenir à ce qui est objectif (dans cette histoire, il y avait beaucoup de choses sur la cérémonie qui auraient pu être rapportées et qui ont simplement été passées sous silence en faveur d'un segment de 5 minutes). Si vous constatez une erreur ou une imprécision qui aurait alimenté l’herméneutique de la suspicion, n’ayez pas peur de vous excuser ou de vous rétracter. Si vous mettez à jour, faites-le d'une manière perceptible. Ce n'est pas seulement la réputation du Saint-Père qui est en jeu, mais également son engagement envers la vérité.

Dans ce contexte particulier, CNA a déclaré que "les organisateurs de l'événement n'avaient pas expliqué pourquoi la danse avait été exécutée (…) ni ce qu'elle symbolisait". Je pense qu'il serait intéressant de poursuivre dans cette voie et d'essayer de comprendre les détails. de cette cérémonie et la signification des symboles des personnes qui l’ont arrangée et y ont participé.

Note du blog Christ-Roi. L'article original du 6 octobre de Pedro Gabriel a été actualisé par l'auteur ici.

 

Extraits :

 

"Une simple recherche Google montre qu’il existe au moins une chapelle appelée Notre-Dame de l’Amazone ('Nossa Senhora da Amazônia') dans une zone missionnaire à Manaus, au Brésil. Il n'est pas invraisemblable qu'il puisse exister d'autres expressions de cette dévotion dans la région panamazonienne qui, en raison de leur éloignement, ne possèdent aucune expression en ligne. [...] L'image vêtue de Notre-Dame de l'Amazone dans la chapelle de Manaus a été conçue en 2011, dans le cadre d'un concours approuvé par le Vatican. [...] Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’une image de Notre-Dame de l’Amazone, créée par le peuple amazonien lui-même, ne puisse qu’émerger. Il n’est pas non plus inattendu que cette image représente la Vierge en tant qu’indigène au sens propre du terme. Cela devait également contester les idées occidentales sur la manière dont Marie devrait être représentée, d'autant plus que les peuples autochtones d'Amazonie ont une vision culturelle différente de la nudité qui n'entraîne pas nécessairement la concupiscence ou l'immodestie.

 

[Mise à jour: Catholic News Agency a publié un article de presse selon lequel un responsable des communications au Vatican a nié que ce personnage fût la Vierge Marie; Cependant, si vous lisez l'intégralité de l' article de presse et que vous regardez la vidéo complète de l'échange , vous pouvez le voir et je cite: « Ruffini a déclaré que l'interprétation était son opinion personnelle et qu'il ne parlait pas en tant que chef du Vatican. communications ou communications synodales. ”Il a ensuite poursuivi en disant ce que“ il pensait ”que cela voulait dire. Fr. Costa, qui est censé avoir nié qu'il s'agisse de la Vierge Marie, a déclaré qu '«il n'a même pas vu la statue» et ne semblait pas très certain de cette réponse.

 

Il est intéressant de noter que le Dr Ruffini a également déclaré: 'Je crois que d'essayer de voir des symboles païens ou de voir… du mal, ce n'est pas le cas.' Mais les critiques utilisent ses mots pour valider le récit, selon lequel c’est païen.

 

[...] Autre critique

Il y avait d'autres voix qui essayaient de contourner l'interprétation de la femme autochtone de son propre rituel, afin de faire avancer le leur.

 

Le frère Alexis Bugnolo, qui se présente comme ayant un baccalauréat en anthropologie, fait partie de ces personnes. Dans un texte publié en ligne, il a confirmé que l'image était une idole de Pachamama et qu'elle suscitait la vénération de la latria .

 

Il n'explique pas comment il en est arrivé à cette conclusion et ne cite aucune référence ou preuve susceptible de valider ses prétentions. Il affiche simplement ses lettres de créance et continue ensuite d'affirmer gratuitement ses conclusions. Ce n'est pas une façon savante de faire les choses. Surtout que nous pouvons voir clairement qu'il s'agit d'une source biaisée et probablement peu fiable, car la majeure partie de son article est consacrée non pas à prouver que cette image est Pachamama, mais à expliquer que s'il était un évêque, il déclarerait le pape. excommunié.

 

Bien sûr, aucun anthropologue, aussi savant que soit son érudit, ne peut prétendre être un conférencier aux cultures qu’il étudie sur la signification réelle de leurs rituels et de leurs pratiques. En d'autres termes, si la femme autochtone qui a présidé le rituel dit que la statue est Notre-Dame, son interprétation fait plus autorité que celle de n'importe quel universitaire.

 

LifeSiteNews , de son côté, utilisait un type de tour de passe-passe différent. Ils ont interviewé un véritable chef de tribu, Jonas Marcolino Macuxi, qui a affirmé que le rituel était païen .

 

LifeSiteNews , bien sûr, n’est pas une source fiable. Ils ont contribué à créer la même mentalité d '"herméneutique de la suspicion" à laquelle j'avais mis en garde dans mon précédent article. Ils tournent constamment les actes et les paroles du pape de manière défavorable. Pour présenter leur mode de fonctionnement (et leur désir désespéré de trouver des excuses pour critiquer le pape), il suffit de renvoyer à cet article .

 

Il est impossible d'ignorer le fait que ce chef de tribu a été interviewé dans le cadre d'une conférence parrainée par Tradition, Family and Property, une organisation de droite et traditionaliste qui a été à l'avant-garde de la résistance au Synode en Amazonie .

 

Il n’est pas surprenant que Jonas ait décrit les indigènes de cette cérémonie comme manipulés par des religieux de gauche du clergé de la théologie de la libération, ou qu’il validerait le récit que LifeSiteNews voulait promouvoir. Néanmoins, il y a d'autres faits extrêmement importants qui ne peuvent être ignorés. Tout d'abord, ce chef de tribu n'est pas catholique, mais évangélique. Il serait intéressant de lui demander s’il considère comme une idolâtrie une vénération quelconque envers Notre-Dame (même des expressions catholiques non controversées comme Notre-Dame de Fatima). Deuxièmement, contrairement à ce que dit le traducteur dans la vidéo, le chef ne dit pas que le rituel était «païen». Il n’utilise jamais cette expression. Il peut l’impliquer en disant que c’est «primitif» et que certains éléments (comme l’utilisation de la fumée pour éloigner les esprits) ne sont plus pratiqués par sa tribu et rappellent les chamanes anciens. Néanmoins, des expressions telles que «c'est 100% païen» sont ajoutées par le traducteur et non par le chef. La principale préoccupation de Jonas semble concerner les objets fumants, et non l'image de Notre-Dame. Peut-être qu'en tant qu'évangélique, il ne peut pas croire qu'il existe une manière chrétienne d'utiliser ces objets anciens, mais les catholiques ont des choses telles que des brûleurs d'encens. Je ne considère pas que ces objets soient incapables d'avoir un but cérémoniel chrétien une fois que les indigènes se sont convertis au catholicisme.

 

Les paroles de la femme indigène

Tandis que ces sources faisaient tourner le récit qui était accepté sans discernement par ceux qui voient ce qui se passe dans l’Église aujourd’hui à travers le regard de l'herméneutique de la suspicion, je recevais de plus en plus de confirmations comme quoi l’image était bien Notre-Dame de l’Amazone.

 

La première s'est produite lors d'un échange sur Twitter avec une autre source de langue portugaise qui, à l'époque, faisait avancer avec force l'idée qu'il s'agissait d'une cérémonie païenne. Après une discussion avec moi, elle a concédé que la femme autochtone avait vraiment présenté la statue au pape comme 'Notre-Dame de l'Amazone.'

 

Bien que j'admire l'honnêteté intellectuelle de Catholic Sat, je ne suis pas d'accord avec sa traduction dans son intégralité. Premièrement, il est nécessaire de souligner que la femme ne parle pas en portugais mais en espagnol. Bien entendu, cela ne change rien, car les similitudes entre les deux langues permettent à la plupart des lusophones de comprendre intuitivement l'espagnol.

 

Cependant, malgré tout, certaines pièces sont assourdies par les clics des caméras. Je ne peux pas personnellement confirmer que l'autre personne a dit « Avé Maria » ou que la femme a dit plus tard « Donnez-le au pape, à l'Église ».

 

Par ailleurs, je ne pense pas que la femme dise « l’épouse de l’Église » (« noiva da Igreja » en portugais ou « novia de la Iglesia » en espagnol). Cela ne correspond tout simplement pas aux syllabes et aux voyelles qu'elle prononce. La seule chose qui soit claire, c'est qu'elle a dit «… de l'Église » («… de la Iglesia »).

 

J'ai écouté le clip plusieurs fois, en essayant de donner un sens à la partie inaudible. J'ai essayé de faire correspondre les mots les plus probables: reine (« reina »), patronne (« patrona »), mère (« madre »)… aucun ne semble être correct. Cela pourrait être « prier pour l’Eglise » (« ruega por la Iglesia »), mais malheureusement, nous avons déjà établi qu’elle disait «… de l’Église » («… de la Iglesia ») et non «… pour l’Église » ( “… Por la Iglesia “). L'expression « priez de l' Église » est une formulation maladroite.

 

Après l'avoir écouté plusieurs fois, la traduction qui semble plus plausible (et qui a été confirmée par une amie hispanophone) est qu'elle dit "Nuestra Señora de la Amazonia, con el huevo de la Iglesia". Qui se traduit par "Notre-Dame de l'Amazonie, avec l'œuf de l'Église."

 

Cependant, cette traduction est provisoire. Peut-être une autre personne hispanophone pourrait-elle parvenir à une formulation plus précise. Une chose est cependant certaine: la femme a présenté la statue au pape comme « Notre Dame de l’Amazone, [inaudible] de l’Église ».

 

Autre confirmation

Alors que le débat faisait rage, la personne au centre de la controverse ne resta pas silencieuse. Le 7 octobre, il a de nouveau été aperçu, cette fois dans la basilique Saint-Pierre.

 

 

Si l'insertion d'un rituel païen dans une cérémonie autrement chrétienne était déjà étrange, il serait encore plus étrange d'introduire une idole païenne dans la basilique. Bien sûr, pour les herméneutes de la suspicion, cela ne faisait que renforcer leurs soupçons sur la gravité des problèmes. Pour une personne raisonnable, cela montre à quel point il est plus plausible que l'image représente Notre-Dame et ne soit pas une idole païenne.

Il semble également que le personnage se trouve maintenant dans l'église de Santa Maria in Transpontina. Cela correspond à ce que Christopher Lamb avait déjà signalé dans un tweet que j’ai noté comme renforçant les preuves en faveur de l’état de Notre-Dame de l’Amazone.

Dans ce lien, il est possible de voir une vidéo d'un service célébré dans l'église de Santa Maria in Transpontina (il est à noter que je ne suis pas le créateur de cette vidéo et que je ne l'ai pas montée): 28 secondes plus tard marque, il est possible de voir l'image. À la 49ème seconde, nous voyons beaucoup de gens se tenir la main autour de l'image et prier Avé Maria.

Nous pouvons également constater que, comme lors de la cérémonie dans les jardins du Vatican, ce service est organisé dans un contexte profondément chrétien et non païen. À 33 secondes, nous voyons une jeune fille assise dans le même canot que la nôtre. En plus d'elle, une femme d'âge moyen (qui dirige manifestement l'activité) demande « Quem seer arriscar agora? ”(“ Qui veut prendre le risque maintenant? “). Plus tard, à la 37e seconde, la fille est élevée avec le canoë, tandis que la femme d'âge moyen dit: « Olhe gente, Jesus está chamando. Está chamando forte. Agora há muita gente escorte o chamado de Jesus "(" Regardez les gars, Jésus appelle. Il appelle très fort. Maintenant, beaucoup de gens entendront l'appel de Jésus "). C'est une activité chrétienne, probablement liée à l'appel de Dieu. La jeune femme répond à l'appel de Jésus et s'assied dans le même canot où l'image de Notre-Dame était auparavant (Notre-Dame étant le modèle de tous ceux qui répondent à l'appel de Dieu.)

Enfin, le 10 octobre, la journaliste Melissa Blutz, correspondante de Rome Reports, a fait ce que j'avais suggéré dans mon précédent article. Elle a interviewé l'un des organisateurs de la cérémonie du jardin du Vatican: le p. Carrasco Rojas, un prêtre missionnaire pour les peuples autochtones au Pérou. Il a dit:

 

"Ils ont sculpté dans le bois l'image d'une Mère Bénie enceinte. Elle est la Vierge et nous l’avons appelée Notre-Dame de l’Amazone. Elle représente l'Amazonie, car qu'est-ce que l'Amazone? L'Amazonie est une femme, elle est une femme, elle a un visage féminin. Pourquoi? Parce que la terre est une mère, la terre donne la vie. C'est donc l'Amazone."

 

S'il vous plaît notez que même si la figure représente l'Amazonie, c'est la Vierge, la Mère Bénie. Ceci est conforme à l'original espagnol, où le Père utilise le terme de manière non équivoque, montrant que ce n'est pas n'importe quelle vierge, mais la Vierge. Quoi qu'il en soit, il est présenté à nouveau comme Notre-Dame de l'Amazone.

 

Conclusions

Une semaine après la controverse, les gens sont toujours à la recherche de moyens pour tenter de présenter l'image comme païenne. Tout cela aurait dû cesser à partir du moment où il fut établi que la femme indigène qui avait présenté la statue au Saint-Père avait déclaré qu'il s'agissait de Notre-Dame de l'Amazone. Elle devait le savoir. Cependant, cette réponse n'était pas compatible avec le récit mis en place par les herméneutes de la suspicion. Ils continuent de s'accrocher aux opinions d'autres personnes: évêques, anthropologues ou chefs de tribus lors de conférences organisées par des organisations de droite. Ils ne se reposeront pas jusqu'à ce qu'ils obtiennent la réponse qu'ils veulent.

Cependant, plus nous nous rapprochons des sources réelles, plus il devient clair que les personnes impliquées dans la cérémonie des Jardins du Vatican voient l'image comme Notre-Dame. Bien sûr, il comporte des significations symboliques associées supplémentaires (l'Amazone, la féminité, la maternité), mais nous ne pouvons pas exclure le sens marial de l'image, ni ne pouvons nier que c'est le sens qui lui est associé le plus systématiquement. Nous ne pouvons certainement pas prétendre que l’image est Pachamama, quand ce nom n’a pas été prononcé par eux, même une fois.

Le fait que tant de personnes se couvrent les oreilles et refusent d’entendre ce que les organisateurs de la manifestation ont à dire à propos de la manifestation qu’ils ont organisée est révélateur. Le fait que beaucoup de gens refusent de croire la femme indigène qui a présenté l'image au pape en tant que Notre Dame de l'Amazonie - préférant des explications alternatives idéologiques d'autres personnes qui n'ont contribué d'aucune façon au rituel - montre combien ce Synode est important et nécessaire. Comme François l'a dit à maintes reprises, l'un des principaux objectifs du Synode est d'écouter le peuple amazonien. Les idéologues ne les écoutent pas, si sûrs d'eux-mêmes qu'ils saisissent exactement tout ce qui se passe.

Il n'est pas nécessaire de dire aux peuples autochtones que leur rituel était païen, alors qu'ils ne le considèrent manifestement pas comme tel. Il ne serait pas non plus plausible de supposer qu'ils avaient été invités à accomplir un rituel païen devant le pape, au milieu d'une cérémonie ailleurs chrétienne, sans même une explication de ce qu'ils faisaient. Ils se considèrent comme chrétiens. Nous devrions les croire. Et nous devrions les croire quand ils nous parlent de leur culture et de leurs rituels. Ils n'ont pas besoin de personnes extérieures qui ne connaissent absolument pas leur culture pour leur dire que l'image est "clairement païenne". S'ils disent que c'est Notre-Dame de l'Amazone, c'est notre-Dame de l'Amazone. Point final.

Malheureusement, pour le moment, les opinions sont déjà cristallisées et nous ne pouvons rien y faire. Ceux qui, contre toute évidence, continuent de croire que c’était un rituel païen continueront de le croire et trouveront de nouvelles façons de justifier leur notion préconçue. Parce qu'il ne s'agit pas de la vérité des faits, il s'agit d'avoir une autre raison de critiquer le pape François.

Même s'il y avait un soupçon de doute, nous devrions utiliser l'interprétation la plus charitable. En l'absence de preuve concrète qu'il y a quelque chose qui cloche dans ce qui a été accompli dans les jardins du Vatican, nous devrions supposer qu'il s'agissait d'une cérémonie chrétienne, faite avec l'accompagnement de l'Église et sans aucun élément incompatible avec la foi catholique. Crier "c'est clairement païen" ou "c'est clairement syncrétique", sans aucune preuve, ne suffit tout simplement pas. Cela peut être très pratique pour une certaine vision du monde, mais au final, ce n’est pas correct. En les accusant de paganisme, ils portent potentiellement (et probablement) de faux témoignages contre eux.

Plus grave encore, ils utilisent ces peuples autochtones comme accessoires dans une guerre culturelle. Ils ne doivent pas être considérés comme tels, car ils ne sont pas des accessoires: ce sont des personnes, dotées de la dignité humaine par leur Créateur. Ils sont frères et sœurs en Christ et méritent notre respect. Et le respect commence par l'écoute. Le pape François comprend cela. Suivons ses traces et continuons à prier et à œuvrer pour la conclusion fructueuse de ce synode si nécessaire.

 

Notre-Dame de l'Amazone, priez pour nous.

Dans un nouvel article du 10 novembre dernier, intitulé "Pachamama, la pièce manquante du Puzzle, Pedro Gabriel ajoute les informations suivante :

 

[...] les diverses précisions apportées par les représentants de REPAM et par le service de presse du Vatican: « Nous avons déjà répété à plusieurs reprises ici que ces statues représentaient la vie, la fertilité, la Terre nourricière. “

 

Les voix officielles du synode n'attribuaient aucune signification religieuse aux figures sculptées. En fait, comme je l'ai abondamment documenté, ils ont invoqué invariablement et à plusieurs reprises une signification païenne. Cependant, ils ont en effet identifié les statues avec «Mère Terre», en tant que représentation de la vie, de la nature et de la fertilité. Par conséquent, leurs mentions de Pachamama doivent être interprétées dans ce sens.

 

Quelle est la force pour cela? Cela signifie-t-il que le terme «Pachamama» peut être utilisé de manière orthodoxe?

 

Un peu de contexte

Si les sources officielles de REPAM ne considèrent pas la Terre nourricière comme une déesse païenne, pourquoi mentionnent-elles la Terre nourricière? Pourquoi voient-ils la «Terre mère» comme un concept louable à utiliser en premier lieu?

 

D'après mes recherches, l'utilisation de «Mère Terre» par REPAM découle de deux influences majeures.

 

Le premier de cette influence est le cantique des créatures de saint François d'Assise, nommé dans la langue originale sous le nom de Laudato Si ' (d'où le pape François a nommé son influente encyclique ). Dans ce cantique, le saint chante:

 

«Loué sois-tu, mon Seigneur,

à travers notre soeur, notre mère la Terre ,

qui nous soutient et nous dirige

apportant toutes sortes de fruits

et des fleurs et des herbes colorées.

 

Bien entendu, cet usage de la Terre nourricière est orthodoxe, sinon saint François d'Assise n'aurait pas été canonisé, mais anathématisé.

 

La deuxième influence est le mouvement environnementaliste. En Amérique latine, des pressions juridiques majeures ont été prises en vue de conférer à la Terre nourricière le caractère juridique que la loi lui confère en tant que sujet d'intérêt public collectif.

[Note du blog Christ-Roi. En 2007, Benoît XVI plaçait enfin l'environnement au coeur des priorités catholiques (Hervé Yannou, Correspondant du Figaro au Vatican, Publié le 13 septembre 2007). Au cours des mille dernières années, l'Occident chrétien a en effet perdu son lien spirituel avec la nature. Il n'existe qu'un seul saint un peu écologiste : François d'Assise. C'est une exception. Les docteurs de l'Église sont restés quasi muets sur la question. La notion de respect de la Création a été presque totalement perdue au XVIIIe siècle, à la suite de Descartes, qui présentait l'homme comme « le maître et le possesseur de la nature ». Dès lors, la société moderne n'y a plus vu une oeuvre de Dieu à préserver, mais un milieu exploitable par l'homme capable de se substituer à son créateur. Les théologiens ne traitèrent donc pas du rapport de l'homme à son milieu. Au point que certains militants écologistes ont pu avancer l'idée que le saccage de la Terre était lié à la mentalité judéo-chrétienne. Ils défendaient la thèse que si l'homme détruisait son écosystème, c'était parce que la Bible affirmait qu'il devait dominer le reste du monde vivant. Pour y répondre, Jean-Paul II commença donc à développer une réflexion catholique sur l'écologie. Reprenant ces arguments, il voulut montrer que dans la Bible, le sort de l'homme et celui de la nature sont intimement liés. Dans le jardin d'Éden, l'homme vivait en paix avec Dieu et en harmonie avec son environnement. Après qu'Ève eut mangé la pomme, l'homme perdit d'une part la connaissance de Dieu et d'autre part l'équilibre avec la nature. Tout se détractait déjà. « Maudit soit le sol à cause de Toi ! À force de peines, tu en tireras subsistance tous les jours de ta vie. Il produira pour toi épines et chardons et tu mangeras l'herbe des champs », lança Dieu au couple pécheur en le chassant du Paradis terrestre (Genèse, 3, 17-18). Le destin entre l'homme et la Terre existait donc bien. En 1985, le pape polonais marqua son engagement en faveur de la préservation de l'environnement en expliquant à des jeunes réunis à Viterbe, au nord de Rome, que Dieu avait remis entre les mains de l'homme la maîtrise et la gérance de la Terre, créée pour lui, mais pas sa possession. Par la suite, il devait appeler les chrétiens à « une conversion écologique » et signer en 2002, à Venise, avec le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomé Ier, une déclaration commune pour la sauvegarde de la Création qui n'eut alors que très peu d'échos. Avec Benoît XVI, ce discours a pris une autre ampleur. Il y a certes la destruction de l'environnement, mais surtout les manipulations génétiques et embryonnaires. Loin du recours aux énergies alternatives, Benoît XVI insiste sur le fond même du respect de l'oeuvre de Dieu : celui de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle.]

 

Depuis l'Équateur en 2008, et plus particulièrement depuis la Bolivie (où a été écrite la loi sur les droits de la Terre nourricière dans un cadre juridique), de nombreuses autres initiatives juridiques similaires ont été lancées dans d'autres pays, y compris dans certaines juridictions des États-Unis. Ces initiatives utilisent comme point de départ la vision sacrée des autochtones sur la Terre nourricière / Pachamama, mais sa signification religieuse a été "réduite afin de pouvoir être utilisée comme un outil politique et écologique pour aider à sauver l'environnement".

 

Il convient également de noter l’un des concepts clés fréquemment associés à ces initiatives environnementalistes de Pachamama: l’éthique autochtone du "Bien vivre".

 

Cette deuxième influence peut être plus problématique, car certaines des initiatives dérivent d'éco-idéologies de gauche incompatibles avec le catholicisme. Cependant, même s'ils peuvent être problématiques, ils ne le sont pas nécessairement. La doctrine sociale de l'Église s'est toujours préoccupée des problèmes environnementaux depuis au moins saint Jean Paul II. Et accorder le statut de personne morale à la Terre nourricière n'est pas plus gênant d'un point de vue catholique que de l'accorder à des entreprises. Il ne s'agit donc pas tant de savoir si ces initiatives sont mauvaises en soi, mais si elles sont ordonnées à juste titre selon les principes catholiques.

 

Remarquez, ces deux influences ne sont pas contradictoires, puisque saint François d’Assise a été correctement qualifié de saint patron de l’écologie.

 

[...] Pour les peuples de Living Well, la Terre est Pachamama, Mère de la vie, notre mère. Nous sommes nés d'elle et nous avons besoin d'elle pour vivre. La grande invitation est la suivante: vivre et socialiser dans des relations harmonieuses avec la Terre, ce qui exige des relations de coopération entre nous: personnes, communautés, peuples, hommes. Et vivons nos relations avec Dieu dans ces relations de coopération entre nous et dans les relations harmonieuses avec la Terre.

 

Tout est interconnecté, et Dieu s'est fait l'un de nous pour révéler qu'il est présent dans toutes ces relations

 

[...] Comment les catholiques doivent-ils agir à leur égard dans le contexte de l'appel du pape François à se rendre dans les périphéries? C'est le thème principal de l'article d'où provient cette citation.

 

En ce sens, je pense que notre contributeur David Lafferty a été très perspicace en essayant de contextualiser cette controverse à la lumière de l’encyclique papale Laudato Si '. Certaines des références REPAM à Pachamama mentionnées ci-dessus tentent d'établir une connexion avec Laudato Si ' (voir ici et ici ). En outre, il convient de noter comment le document final du Synode s'appelle « Amazonie: nouveaux chemins pour une église et une écologie intégrale ». La présentation de rituels païens aux gens n'est pas le point central, ni de REPAM, ni Synode. L'objectif (ou plutôt l'un des objectifs) est la relation appropriée entre l'homme et la nature dans le contexte d'une destruction généralisée de l'environnement. Les références à la Terre Mère / Pachamama doivent être comprises dans ce contexte.

 

En ce qui concerne l'influence de saint François d'Assise, REPAM est lié à une thèse de maîtrise en théologie sur le cantique des créatures, écrite par le p. Manuel Reales et défendu à l'Université pontificale javérienne de Bogotá. Le passage pertinent relatif à Pachamama est le suivant:

 

"Para os povos do Bem Viver, a Terra é Pachamama, Mãe da vida, nossa mãe. E nós somos nascido dela e dela precisamos para viver… O grande convite é este: viver e conviver com relações harmoniosas com a Terra, o que exige relações de cooperação entre nós: pessoas, comunidades, povos, humanidade… E viver nossas relações com Deus nestas relações de cooperação entre nós e nas relações harmoniosas com a Terra…

Tudo está interrelacionado, e Deus mesmo se fez um de nós para revelar que está presente em todas estas relações…

 

(ma traduction)

 

"Une chose très particulière chez François d'Assise, c'est quand il appelle la terre, non seulement une sœur, mais aussi une mère. Cela signifie que c'est la terre qui soutient la survie des êtres humains, ce qui signifie que l'homme n'est pas autosuffisant : "Nous ne pouvons vivre que si la terre vit". Nous devons revenir dans les bras de la Pachamama avec la conscience tranquille de notre transcendance."  

 

[...] Il apparaît que les trois organisateurs de l'événement (REPAM, le Mouvement catholique mondial pour le climat et l'Ordre des Frères Mineurs) ont publié une déclaration, précisément le jour de la cérémonie, expliquant son sens. Pourquoi cela n'a pas été découvert et diffusé plus tôt par les médias est absolument inexplicable. Pourtant, voici le lien vers la déclaration. Elle se penche uniquement sur la cérémonie de plantation d'arbres, qui a constitué la majeure partie de l'événement. Mais il y a aussi un lien vers un message d'Ednamar de Oliveira Viana, la femme indigène qui a présidé l'activité et qui a présenté la statue controversée au pape comme "Notre-Dame de l'Amazone". Le message dit:

 

"Planter, c'est avoir de l'espoir.  C'est croire en une vie croissante et féconde pour satisfaire la faim de la création de la Terre-Mère.  Le Synode plante cet arbre, l'arrose et le cultive, afin que les peuples amazoniens soient entendus et respectés dans leurs coutumes et traditions, en expérimentant le mystère de la divinité présente dans la terre amazonienne... Le planter au Jardin du Vatican est un symbole qui invite l'Eglise à s'engager encore plus pour les peuples des forêts et pour l'humanité entière.  Mais c'est aussi la dénonciation de ceux qui détruisent notre maison commune par cupidité à la recherche de leur propre profit."

 

Les lecteurs de LifeSiteNews sont rapidement passé à la conclusion que cela prouvait en quelque sorte que la cérémonie était païenne. Comment en sont-ils arrivés à cette conclusion, je ne le sais pas. Tout d'abord, cela n'avait aucun lien direct avec la figure en bois sculpté. C'était une explication du rituel de plantation. Deuxièmement, il est vrai qu'elle mentionne la Terre Mère, mais je ne vois aucune indication qu'elle le fait comme si elle était une déesse païenne. Il n'y a aucune référence à Pachamama, à moins que nous prenions la traduction littérale de celui-ci comme Terre Mère (mais, comme je l'ai démontré ci-dessus, ne signifie pas qu'il est considéré comme une déesse païenne, mais est utilisé dans le contexte même de la défense de l'environnement).

 

[...] Cette référence à la Terre nourricière ne se fait pas dans le vide. Elle a été réalisée dans le cadre d'une activité organisée par le REPAM, qui a nié toute interprétation païenne de l'événement, mais a utilisé "Mère Terre / Pachamama" de manière cohérente et cohérente comme symbole de vie et de fertilité dans la tradition du Cantique des Créatures de saint François d'Assise, du Laudato Si' et des mouvements populaires en faveur d'une écologie intégrale. La déclaration d'Ednamar semble également mentionner la Terre nourricière en relation avec les préoccupations environnementales, tout comme le reste du REPAM.  Cela explique aussi les clarifications continues du Bureau de presse du Vatican, qui nie également tout élément païen, mais fait référence à la statue comme symbole de vie, de fertilité, de Mère Terre.

 

[...] Il n'y a, à l'heure actuelle, aucune preuve en faveur de l'hypothèse "Une déesse païenne a été vénérée au Vatican". Il y a, en fait, plusieurs démentis officiels de cette thèse, tant par REPAM que par le Vatican. Cela me rappelle les controverses protestantes fondamentalistes autour de l'usage du mot Lucifer dans un certain hymne catholique pour faire référence à Jésus. De la même manière, Pachamama est un terme chargé qui peut être utilisé de manière orthodoxe par ceux qui l'utilisent réellement, et a été mal interprété pour prouver que quelque chose de démoniaque était sous les pieds par des gens qui en étaient déjà arrivés à cette conclusion. Et je pense que nous avons maintenant une meilleure idée de ce que pourrait être la provenance possible (bien que non prouvée) du terme "Pachamama", tel que le comprennent les catholiques de la région amazonienne.

Enfin, dans un article du 1er novembre intitulé "Représentations du paganisme au Vatican: que pouvons-nous apprendre d'elles?", Pedro Gabriel est revenu sur les figures païennes au Vatican, en ces termes : 

 

Au cours du mois d'octobre, j'ai écrit plusieurs articles sur la controverse entourant les statues indigènes exposées lors de la cérémonie aux jardins du Vatican lors du début du synode sur l'Amazonie. Cette controverse reposait sur l'idée qu'il était inacceptable de manifester le paganisme au Vatican, cœur géographique de l'Église catholique. Bien sûr, l'affirmation selon laquelle cette figure est païenne ne tient pas debout, comme je l'ai clairement démontré dans plusieurs articles récents.

 

Cependant, l'idée qu'il n'y ait aucune manifestation de paganisme au Vatican est fausse. Non, je ne parle pas de statues païennes dans les musées du Vatican. Même si ceux-ci sont situés à l'intérieur du Vatican, ils existent dans un contexte purement profane. Ils sont là à des fins historiques, touristiques et culturelles et non à des fins religieuses.

 

Ce dont je parle, ce sont de véritables figures païennes représentées dans des églises où des cérémonies et des liturgies catholiques ont lieu régulièrement. Des figures qui, bien que païennes, ont un message catéchétique pour les fidèles. Puisque ces représentations existent au Vatican, que pouvons-nous apprendre d’elles? Pouvons-nous appliquer cette connaissance aux controverses autour du Synode Amazonien, vis-à-vis de l'inculturation et du syncrétisme?

 

En abordant la controverse autour de la nudité d'une figure sculptée, j'ai mentionné que la chapelle Sixtine représentait Jésus et de nombreux saints complètement nus (voir la figure ci-dessous).

"Pachamama" : Un autre regard sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican

Au moment de l'achèvement de la fresque, cela provoqua beaucoup de scandale. Le maître des cérémonies papales aurait déclaré que de telles représentations étaient plus adaptées aux "bains publics et tavernes" qu'à un "lieu sacré" comme la chapelle Sixtine. Cette rhétorique est à l'image de celle utilisée ces dernières semaines. Il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil. Néanmoins, de nos jours, cette scène de "bains publics et de tavernes" dans la chapelle Sixtine est considérée comme l'une des expressions les plus sublimes du génie humain de tous les temps et compte comme l'un des joyaux de la couronne des collections du Vatican.

Cependant, je ne souhaite pas m'attarder sur cet argument ici. Cet exemple sert simplement à expliquer l'inspiration pour cet article, car c'est en considérant la Chapelle Sixtine qu'une autre référence artistique m'est venue à l'esprit. Si nous nous éloignons de la fresque du Jugement dernier et que nous levons les yeux, nous verrons le magnifique plafond, également peint par Michel-Ange. Au lieu de nous concentrer sur les scènes principales, passons aux périphéries, aux pendentifs qui soutiennent et encadrent ces scènes principales.

 

 

Autour du centre, nous pouvons voir douze figures, représentant douze prophètes du monde antique.

Sept d'entre elles sont des personnages bibliques masculins de l'Ancien Testament: Esaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Jonas, Joël et Zacharie.

Les cinq autres sont des femmes… appelées sibylles.

Qui sont les sibylles? Elles ne sont ni chrétiennes ni juives. C'étaient des prophétesses païennes du monde antique, avant la naissance du Christ.

Pourquoi sont-elles ici? Toutes les sources que j'ai consultées à ce sujet sont cohérentes: il s'agit de montrer que Jésus n'est pas venu uniquement pour les Juifs, mais aussi pour les Gentils. C'est une expression de l'universalité (c'est-à-dire de la catholicité) de notre religion et de la rédemption de Jésus-Christ. Selon la mentalité médiévale et renaissance, beaucoup de déclarations des sibylles pourraient être interprétées comme prédisant la venue du Christ. En ce sens, la présence des sibylles montre que le désir du Messie ne se limitait pas au peuple élu, mais s'étendait également aux peuples qui, à une époque, erraient dans l'ombre du paganisme, incapables de séparer le vrai Dieu de leur compréhension imparfaite (quand elle n'est pas carrément erronée et mauvaise) de la réalité métaphysique.

Cette belle catéchèse, cependant, peut être noyée si nous nous en tenons trop fermement à certains faits indéniables: même si certaines prédictions de la Sibylle pouvaient être interprétées comme une préfiguration du christianisme, elles étaient complètement païennes. La Sybille que je connais le mieux (et qui est également représentée sur la chapelle Sixtine) est la Sibylle de Delphes, de l’Oracle de Delphes. Elle a prononcé des révélations divines au nom d'Apollon (un des dieux païens du même panthéon que les Manichéens ont rejeté et contre lequel ils sont allés à la guerre et ont subi le martyre). Elle s'assiérait sur un endroit rempli de vapeurs descendant de la terre, ce qui l'inciterait à prophétiser - selon certaines sources, en induisant un état d'esprit altéré. La sibylle n’a peut-être pas dansé nue avec une coiffe à plumes et ne portait pas de maquillage pour le visage, mais il s’agit toujours d’une pratique chamanique. Les critiques papaux d’aujourd’hui, en dehors du contexte, n'hésiteraient pas à qualifier la sibylle de Delphes de démoniaque.

 

Sybille delphique - Chapelle Sixtine

 

Et pourtant, le peu de choses qu'elle contenait de bon a été christianisé, de sorte qu'elle a pu être représentée dans l'un des lieux les plus sacrés du Vatican, sans aucun scandale. En fait, la présence des Sibylles parmi les prophètes de l'Ancien Testament n'a pas causé autant de scandale que la nudité des saints, car ce genre de représentations était courant tout au long de la Renaissance et même au Moyen Âge.

 

[Il existe une tradition de représentations orthodoxes de la Terre nourricière dans l'Église, ainsi que d'expressions orthodoxes inculturées de Pachamama, qui ne sont ni païennes ni des idolâtries. Dans son essai intitulé 'Non la Mère Terre n'est pas païenne. Mon dernier mot sur la fausse controverse des idoles de la Pachamama du Vatican", Eric Giunta montre la riche tradition orthodoxe, qui remonte à l'époque médiévale, de représenter la Terre Mère / la Nature dans les églises.

 

L'Église Montculo de La Paz en Bolivie présente la Terre-Mère comme une création de Dieu. Père Ivan Bravo, Vicaire de la paroisse Montículo à La Paz.

 

Et dans un addendum à son essai (traduction automatique google) Eric Giunta, docteur en droit de l'Université de l'état de Floride, et membre du barreau de Floride, par ailleurs critique du pontificat de François, mentionne des expressions légitimes d'inculturation en Amérique du Sud, où se mêlent les figures de Pachamama et de la Vierge Marie. Contrairement à certains anthropologues de salon qui ont pesé sur cette question en affichant simplement leurs références, Eric Giunta fournit en fait de nombreuses citations et une bibliographie scientifique à son article. Lire aussi  "Semences dispersées : le catholicisme et la pachamama", Bolivian Express. "Pachamama était considérée comme une mère fertile à cause de la terre fertile. Et quelle est la figure catholique qui ressemble le plus à une mère attentionnée ? La Vierge Marie." NdCR.]

 

Je le répète : non seulement la présence des Sibylles était communément représentée, mais elles étaient généralement représentées dans les scènes avec les prophètes de l'Ancien Testament, sans aucune distinction entre eux.

C'est parce que nous représentons les sibylles, pas à cause de ce qu'elles ont de mal, mais à cause de ce qu'elles ont de bon. C'est la différence entre l'inculturation et le syncrétisme. Le syncrétisme reviendrait à prétendre que les sibylles devraient être représentés sur un pied d'égalité avec les prophètes et que, par conséquent, tout ce qu'elles prophétiseraient, dirigé vers le Christ ou non, aurait la même valeur que les livres inerrants et inspirés que les prophètes ont écrits. Ce n'est pas le cas. Nous ne les rapportons que relativement à ce qui peut être légitimement lié au christianisme.

Ceci est similaire à la christianisation d'un autre motif artistique commun avec une signification très similaire à celle des sibylles: les mages d'Orient. Ils ont été tellement christianisés qu'ils ont joué un rôle essentiel dans le récit de la jeunesse de Matthieu dans le Nouveau Testament. Les chrétiens les voient comme une préfiguration de ce qui se passera dans le futur: que le monde entier, et pas seulement les Juifs, reconnaisse Jésus-Christ comme le Messie. Voici comment on se souvient des mages. On ne se souvient pas d'eux pour s'être engagés dans des pratiques astrologiques que nous considérons superstitieuses et antichrétiennes. Je me demande ce qu'un Juif chrétien respectueux de la loi aurait pensé à inclure cet épisode dans le Canon des Écritures, parallèlement aux interdictions lévitiques de Lev 19:26 et 20:27.

Bien entendu, ces exemples ne sont pas des parallèles exacts entre la cérémonie du jardin du Vatican et la chapelle Sixtine Sibylle. Je signale simplement que le simple fait de posséder un caractère ou un symbole d'origine païenne et de le représenter dans un contexte religieux ne le rend pas faux, syncrétique ou idolâtre. De tels symboles et représentations peuvent faire partie de la catéchèse chrétienne - tout comme les sibylles - et le plus important est de savoir si une telle catéchèse est cohérente avec le message chrétien.

C'est pourquoi nous devons nous garder de tirer des conclusions irréfléchies. Les limites de ce qui est légitime ou non ne sont peut-être pas aussi nettes qu'elles le semblent. La prudence est primordiale. Pour savoir si quelque chose est compatible avec le catholicisme ou non (inculturation ou syncrétisme), il est important de savoir quel message est transmis. En ce sens, il ne suffit pas de dire que la chapelle Sixtine présente des prophétesses païennes aux côtés de prophètes de l'Ancien Testament. Nous devons savoir pourquoi ils sont là. Une fois que nous avons compris cela, nous pouvons reconnaître le message chrétien qu’ils essaient de transmettre. Ce faisant, les soupçons excessifs de paganisme au Vatican sont levés, à moins que de tels soupçons ne servent à rien.

C'est pourquoi il est important d'écouter les indigènes qui représentent le personnage controversé avant de les condamner. C'est pour cette raison que nous ne devrions pas passer au crible leurs actions et supprimer leurs mots à la recherche de références païennes avant de comprendre réellement tout ce qu'ils nous disent. C'est pourquoi le Synode en Amazonie était important: avant de condamner, voire de corriger, nous devons écouter. Car comment pouvons-nous condamner ou corriger ce que nous ne comprenons pas? Nous devrions également nous rappeler l’importance d’écouter l’autorité magistrale sur ces questions; le pape et les évêques enseignant en communion avec lui. Si le pape affirme clairement qu'un symbole a été utilisé sans intention idolâtre (même s'il ne l'a pas déclaré de manière officielle), les catholiques devraient respecter et prendre en compte sa position.

Les Sibylles païennes et les saints nus ont pris une place d'honneur sur le siège apostolique du catholicisme. Au cours des siècles, ils ont assisté à des messes sacrées, des cérémonies solennelles et des élections de papes. Ils donnent gloire au noyau de vérité qui est présent dans le cœur de chaque homme. Ceux qui faisaient des pratiques quasi-chamaniques prêchent maintenant des vérités chrétiennes que nul ne peut nier sans risquer de perdre son âme: Dieu aime tout le genre humain et que celui-ci aspire à Dieu, même imparfaitement. Il y a quelque chose que nous pouvons apprendre de ces références païennes au Vatican. Et si nous pouvons le faire au Vatican, nous pouvons le faire aussi en Amazonie et partout ailleurs.

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 18:47

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

La Conférence Identité catholique : Un appel à tous les catholiques à se lever

SourceTimothy Flanders, One Peter Five, 14 novembre

 

La récente conférence sur l'identité catholique, organisée par The Remnant Newspaper, invite chaque catholique à se lever et à lutter pour la foi. Autrefois, les hérauts venaient en ville et prêchaient la croisade. Et nos pères quittaient leurs familles pour "prendre la croix" et mourir en terre sainte en combattant les Mahometans. De même, M. Michael Matt, rédacteur en chef de The Remnant,  a qualifié cette période de "temps d'honneur", où les catholiques doivent se lever courageusement pour l'honneur de combattre et de mourir sous la bannière de Notre-Dame de la Victoire et du Christ Roi. C’est son initiative intitulée #UniteTheClans qui a dominé la conférence, réunissant une grande variété de voix sous un large appel aux armes. Nous allons donner un aperçu de certaines de ces voix ici [1].

 

Diane Montagna - LifeSiteNews

L'intrépide Vaticaniste a donné un aperçu approfondi du synode amazonien récemment conclu. À ce titre, elle a partagé de nombreuses histoires personnelles de journalisme catholique fidèle face à la menace qui pèse sur le Vatican. Elle a personnellement interrogé les représentants de la presse sur leur partialité à répondre aux questions et a reçu des reproches lorsqu'elle a publiquement appelé les responsables à rendre compte de l'ordination des femmes. Elle a raconté ses conversations avec Kräutler et ses aveux au sujet du clergé féminin, ainsi que la mystérieuse apparition de Christiane Murray (apparemment) d'obédience communiste en tant que porte-parole du Vatican. Elle a également parlé de la façon dont elle s'était rendue à l'église de Traspontina pour interviewer personnellement les participants et confirmer leur conviction que l'idole était Pachamama. Elle a terminé son intervention en relatant les censures contre le synode que l'archevêque Viganò a mises à niveau et en s'exprimant avec emphase à son sujet : "Il est urgent de redécouvrir le sens de la prière et de la pénitence."

Nous lui devons, avec Edward Pentin, et d’autres journalistes fidèles, notre soutien à l’audace avec laquelle ils ont continué à faire pression contre le château de cartes du Vatican.

 

Michael Davis - éditeur de Crisis Magazine

Michael Davis, éditeur de Crisis Magazine, a notamment participé à la conférence. Crisis est récemment devenue beaucoup plus sympathique à la cause de la Tradition, en publiant notamment l'infiltration de Taylor Marshall en mai dernier. Son discours s'intitulait "Conservatisme libéral: de Ponce Pilate à nos jours". Il y critiquait les "catholiques libéraux conservateurs" qui ont abandonné la plénitude de la foi catholique. Ce sont eux qui "par pure lâcheté, par peur de la foule, prennent le parti du mal". Il a notamment critiqué un conservateur catholique formateur, William F. Buckley, fondateur de National Review, qui a répondu à Mater et Magistra avec un “Mater si, Magistra no.”

 

Ce sont là des déclarations importantes de la part du rédacteur en chef de Crisis, fondé en 1982 en partie par feu Michael Novak, également collaborateur à National Review, qui, avec George Weigel, était un géant intellectuel parmi le mouvement catholique conservateur aux États-Unis. M. Davis a rejeté l'affirmation centrale des conservateurs selon laquelle "la civilisation occidentale est réductible à un ensemble de principes abstraits postérieurs aux Lumières". Au lieu de cela, il a fermement avoué publiquement son allégeance:

 

"Il n'y aura pas de restauration de la culture chrétienne, pas de délivrance des forces de la laïcité, du progressisme, du socialisme et du marxisme, tant que le Saint-Sacrifice de la Messe n'aura pas retrouvé sa place légitime au centre de la vie publique et privée… car affirmer la neutralité de tout espace revient à nier la souveraineté du Christ Roi sur Sa propre création."

 

Chorbishop Spinosa - Recteur au Sanctuaire National de Notre-Dame du Liban

Poursuivant sur le thème de l'unité contre la dépravation hérétique, la conférence a reçu le prêtre catholique maronite Mgr Chorbishop Spinosa. [2] Il a raconté avec enthousiasme à quel point la célèbre procession de l'est du dimanche de l'Orthodoxie est vraiment appropriée. Les grandes hérésies sont citées et où les enfants ont crié "Anathema!". Cependant, a-t-il dit, les églises catholiques de l'Est font également face à des difficultés, et les schismatiques orientaux ne se ruent pas vers l’Eglise de l’Accompagnement, qui les repousse.

 

Il a décrié Vatican II comme "la séparation radicale de la doctrine et de la pratique pastorale". Il a condamné le prétexte du synode amazonien "d'inculturation" en tant que "mensonges purs" et "ouvrant l'Église à des vents destructeurs". Il a toutefois averti que "si nous ne sommes pas unis… nous ne pouvons pas gagner et Rome sera une nouvelle fois renvoyée."

 

Il a souligné l'importance de l'unité dans la diversité. Étant de l’Église catholique maronite avec un rite différent du latin, il a exhorté la cause de la Tradition à ne pas laisser les "différences acceptables" diviser le mouvement. Il a défini l'unité nécessaire et essentielle lorsque "la doctrine, les Écritures et la liturgie sont traditionnellement préservées". C'était une voix orientale bienvenue qui a confirmé ses frères de latin.

 

Père Jürgen Wegner, FSSPX

Le Père Wegner est le supérieur du district des États-Unis de la Fraternité Saint-Pie X. Il a partagé un certain nombre de points intéressants concernant l'histoire du mouvement de la messe latine et le rôle de l'archevêque Lefebvre. Bugnini souhaita une loi abrogeante contre la messe en latin lors de la promulgation de la nouvelle messe, mais le secrétaire d'État répondit: "Nous ne souhaitons pas jeter l'odium sur la tradition liturgique". Mais, bien qu'elle n'ait pas été abrogée légalement, néanmoins, elle le fut de facto. Au début, elle était connu sous le nom de "messe d'indult", indult signifiant une exception à la loi.

 

Fr. Wegner a affirmé que c'est grâce au travail de Mgr Lefebvre que la messe en latin a survécu aux premiers jours de cette lutte. Au moment de 1988, la messe latine avait pratiquement disparu partout sauf dans la Fraternité Saint-Pie X et les prêtres associés. En 1988, le Saint-Siège fut contraint de changer de stratégie: "combattre la vieille Messe avec la nouvelle Messe à combattre la vieille Messe avec la vieille Messe-diviser pour mieux régner." La Fraternité sacerdotale Saint-Pierre a été créée à cette fin. Néanmoins, bien que le Saint-Siège ait stipulé que les prêtres de la FSSP devraient être acceptés dans chaque diocèse, ils ne l'ont pas été partout.

 

Laissant de côté toute autre controverse sur ces questions litigieuses, le Père Wegner a partagé une note intéressante concernant l'Église catholique américaine. Après avoir été nommé supérieur de la société aux États-Unis, il a été très surpris de trouver un grand nombre d'évêques favorables à la cause de la Tradition. Dans ses négociations avec les diocèses, il a même trouvé des évêques désireux de répartir équitablement les paroisses de messe latine dans leurs diocèses afin de maximiser l'influence de la Tradition. Il a ensuite noté, sous les applaudissements de l'auditoire, qu'il y a plus de messes latines aux États-unis que dans le reste du monde.

 

Dr. Taylor Marshall

Avec une perspicacité caractéristique, le Dr Marshall a qualifié ce moment dans l'Église de "moment Maccabées", qui rappelle l'époque où la majorité d'Israël avait apostasié pour se tourner vers les idoles païennes (grecques. Ndlr.). Il a cité les paroles de I Macc. 2:27:

"Alors Mattathias se mit à crier d’une voix forte à travers la ville : 'Ceux qui sont enflammés d’une ardeur jalouse pour la Loi, et qui soutiennent l’Alliance, qu’ils sortent tous de la ville à ma suite.'"

 

Il a ensuite identifié les Mathathias modernes: l'évêque Athanasius Schneider. Ses disciples Maccabées ont été les jeunes hommes qui ont jeté Pachamama dans le Tibre. Il a comparé ce que les catholiques Maccabées ont avec ce que les modernistes ont: "Ils ont Pachamama. Nous avons Maman Immaculée, qui écrase Satan sous les pieds et toutes les idoles. Ils ont [le bateau Pachamama]. Nous avons la barque de Saint-Pierre."

 

Il a ensuite procédé à l'identification des six principales erreurs de ce pontificat: éco-théologie (désigner la Terre au lieu du ciel), sacramentaliser l'adultère public, l'enseignement dérisoire sur la peine capitale, l'indifférentisme d'Abou Dhabi, l'ordination des femmes et enfin le paganisme.

 

Avant de souligner les actions à entreprendre contre ces erreurs, il a lancé un avertissement au mouvement du traditionalisme: "tout ce que nous faisons doit maintenant être placé dans une vie de grâce, de prière, d'humilité et pas d'orgueil." Jugement du Seigneur sur tous les orgueilleux.

 

Prenant cela en considération, il a ensuite exposé son plan d'action en sept points: connaître la religion catholique (lisez votre catéchisme de Baltimore, et celui de Trente), assistez à un rite traditionnel (Messe latine, rite oriental), chapelet quotidien, jeûne et pénitence, amenez la Foi sur la place publique, évangélisez avec joie et unissez les clans. Son discours, comme tous les autres, a suscité une ovation debout.

 

Mgr Athanasius Schneider

Le porte-parole de la Tradition, l’évêque Athanasius Schneider, a été l’élément central de la conférence, prononçant le discours principal ainsi qu’un bref discours contre la Communion dans la main. Il s'est fait de plus en plus entendre contre le 'printemps' de Vatican II, ce qui a constitué un soulagement bienvenu face au fait d'affronter honnêtement la crise, qui continue ses effets depuis des décennies.

 

Ses commentaires sur la liturgie ont été déterminants à cet égard. Il a déclaré que la nouvelle messe constituait "un affaiblissement manifeste de la vérité sur le caractère sacrificiel de la messe". Elle représente un "basculement vers le sens protestant et le sens du repas… dans le texte même [de la messe]". "Le Novus Ordo est la forme extraordinaire."

 

Il a observé que même Paul VI a admis que la communion dans la main affaiblirait en effet la foi, mais l'a ensuite autorisée dans le même document. Le bon évêque a comparé cela à un médecin qui dit à son patient au sujet d'un traitement, "Cela vous fera du mal", puis décide de le lui donner quand même.

 

Il a blâmé avec insistance la communion dans la main: "Nous ne pouvons pas utiliser le même geste pour le Saint-Sacrement que la nourriture commune." Cela a un effet profondément psychologique, érodant notre foi en la présence réelle. Au lieu de cela, nous devons recevoir la Sainte Communion sur la langue et à genoux. Comme les petits enfants qui ne peuvent pas se nourrir eux-mêmes, nous recevons le Saint-Sacrement de la part de la Sainte Mère l'Église.

 

En ce qui concerne son discours d'ouverture, Son Excellence a passé un peu de temps sur les réflexions de Saint John Henry Newman, récemment canonisé, réfléchissant à la crise arienne et ses parallèles avec notre temps. Au cours de cette crise, il y a eu un "suspens temporaire des fonctions de l'Église enseignante» où le sensus fidelium des laïcs a suppléé au manque d'enseignement des autres organes du Magistère, dont le pape. Citant Newman, il a déclaré:

"Peut-être[cela] a-t-il été permis afin de faire comprendre à l'Église, à ce moment-là même, où elle passait de l'état de persécution à celle de sa longue ascension temporelle, la grande leçon évangélique que ce ne sont pas les sages et les puissants, mais les obscurs et les faibles qui constituent la véritable force de l'Église."

 

Ce fut un temps, dit Saint Hilaire, "où les oreilles des fidèles étaient plus saintes que les lèvres des évêques". Citant continuellement des saints et des médecins qui faisaient face à des crises, Son Excellence leva les yeux vers le public et dit: "dans quelle mesure est-ce opportun?"

 

 

Sainte Hildegarde de Bingen dit aux prêtres de son époque: "Vous êtes des séducteurs diaboliques! Vous qui travaillez à subvertir la foi catholique. Vous êtes hésitant et doux, vous ne pouvez donc pas éloigner les erreurs empoisonnées de corruption humaine que vous appliquez à la loi divine." L'évêque s'est moqué de la façon dont Sainte Hildegarde serait aujourd'hui mise au pilori en tant que "schismatique néo-pélagienne rigide". La foule a ri et a applaudi.

 

Saint Hilaire a dit : "C'est en cela que consiste la nature particulière de l'Église: elle triomphe lorsqu'elle est défaite, elle est mieux comprise lorsqu'elle est attaquée, elle se lève lorsque son infidèle l'abandonne."

 

Il termina en racontant l'histoire puissante d'un prêtre martyr et de son troupeau qui allaient être exécutés sous Dioclétien et qui rencontrèrent leur évêque en chemin, quittant les rites païens où il venait d'apostasier. Il exhorta ensuite tous les fidèles à offrir leurs sacrifices en réparation, à l'instar de ce prêtre martyr pour son propre évêque apostat. Il a appelé à un nouveau concile condamnant toutes les erreurs de notre temps, et son visage s'éclaira alors qu'il regardait le public, parlant du futur triomphe du Christ et de son Église. Avec une foi inébranlable, il déclara: "Ce jour viendra."

 

Le temps est venu d'unir les clans.

 

1] Toutes les conférences sont disponibles ici pour une somme modique.

2] "Chorbishop" est un titre d'honneur dans le catholicisme oriental donné à un prêtre, semblable à celui de Monseigneur en latin.

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 05:49
Premier Commandement : "Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement" (Catéchisme en images)

LES COMMANDEMENTS

 

Premier Commandement de Dieu :

Un seul Dieu tu adoreras, Et aimeras parfaitement.

 

1. Le premier commandement nous ordonne : 1° de croire en Dieu ; 2° d’espérer en lui ; 3° de l’aimer de tout notre cœur ; 4° de n’adorer que lui seul.

2. Nous accomplissons les trois premiers de ces devoirs par la pratique des trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité.

 

De l’adoration due à Dieu seul

 

3. Adorer Dieu, c’est reconnaître qu’il est notre Créateur et notre souverain Seigneur, et nous humilier profondément devant lui.

4. Le précepte de l’Adoration nous oblige à rendre à Dieu : 1° un culte intérieur ; 2° un culte extérieur et public.

5. Nous rendons à Dieu un culte intérieur quand nous l’honorons dans notre coeur par des actes d’adoration, de foi, d’espérance, de charité, qui ne paraissent pas au-dehors.

6. Notre culte est extérieur quand nous manifestons au-dehors, par des paroles ou par des actions, les sentiments de religion dont nous sommes animés envers Dieu.

7. Nous devons rendre à Dieu un culte extérieur : 1° parce que notre corps lui appartient aussi bien que notre âme ; 2° parce que le culte extérieur manifeste et entretient le culte intérieur.

8. Le culte public consiste surtout à adorer Dieu dans les assemblées chrétiennes.

9. Nous devons rendre à Dieu un culte public, parce que nous avons l’obligation d’édifier notre prochain en lui montrant que nous sommes de véritables adorateurs de Dieu.

10. Nous rendons à Dieu un culte extérieur et public, par les signes de Croix, les génuflexions, les prières vocales, les chants religieux, l’assistance à la sainte messe et aux autres offices de la sainte Église.

11. Il faut principalement adorer Dieu le matin et le soir, en entrant dans l’église, pendant les divins offices, et quand on reçoit les sacrements.

12. Ce ne sont pas seulement les hommes pris en particulier qui doivent adorer Dieu : la société civile doit aussi l’adorer, parce qu’il est le souverain Maître des sociétés aussi bien que des individus.

13. Il n’est pas permis d’adorer autre chose que Dieu, parce que lui seul est le souverain Maître de tout ce qui existe.

14. Nous adorons Notre-Seigneur Jésus-Christ parce qu’il est Dieu, avec le Père et le Saint-Esprit.

 

Du culte des Saints

 

15. Nous n’adorons pas les saints, mais nous les honorons comme des amis de Dieu et nos intercesseurs auprès de lui.

16. Le culte que l’on rend aux saints consiste : 1° à les honorer à cause de la gloire dont ils jouissent dans le ciel ; 2° à les invoquer ; 3° à imiter leurs exemples.

17. Il y a cette différence entre les prières que nous faisons à Dieu et celles que nous adressons aux saints, que nous prions Dieu de nous accorder ses grâces, au lieu que nous prions les saints de les demander à Dieu pour nous.

18. Le culte que l’on rend aux saints s’appelle culte de dulie ou d’honneur, pour le distinguer du culte de latrie ou d’adoration, qui n’est dû qu’à Dieu.

19. Nous devons à la Très Sainte Vierge un culte particulier, supérieur à celui que nous rendons aux autres saints ; ce culte a reçu le nom d’hyperdulie.

20. Nous devons honorer particulièrement la Sainte Vierge : 1° parce qu’elle est la Mère de Dieu ; 2° parce que Jésus-Christ, du haut de la Croix, nous l’a donné pour Mère ; 3° parce qu’elle est la Reine du ciel et la plus parfaite des créatures.

21. La dévotion à la sainte Vierge consiste principalement à l’aimer d’un amour filial, à la prier avec une grande confiance et à imiter ses vertus, surtout son humilité et sa pureté.

22. Il est utile d’avoir un Crucifix et des images pieuses ; c’est un moyen de témoigner son respect et son amour pour la religion.

 

Explication du Tableau

 

23. Ce tableau représente des personnes de tout âge, de tout sexe et de toute condition qui adorent Dieu dans une humble posture, ou qui le contemplent avec une attitude pleine d’amour. Le Seigneur leur ouvre les bras et les regarde avec complaisance, montrant par là avec quelle tendresse il accueille nos hommages et accepte nos humbles supplications.

24. Nous voyons, dans le haut de ce tableau, à gauche, la Sainte Vierge entourée d’anges, et, à droite, saint Joseph et plusieurs autres saints.

 

SOURCE : Catéchisme en Images, édition 1908 - PDF - Toutes les pages / Gloria.tv

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 18:57

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Source: https://www.lifesitenews.com/news/exorcists-call-for-day-of-reparation-after-pachamama-rituals

Source: https://www.lifesitenews.com/news/exorcists-call-for-day-of-reparation-after-pachamama-rituals

WASHINGTON, DC, 13 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - Dans une déclaration commune, quatre exorcistes ont appelé les catholiques à se joindre à une journée de réparation pour chasser "toute influence diabolique au sein de l'Église" résultant du rituel Pachamama auquel a assisté le pape François au Vatican au début du Synode amazonien.

 

Selon le National Catholic Register, où la déclaration a été publiée pour la première fois, les exorcistes ont requis l'anonymat. Ils ont dit que les catholiques sont au cœur d'une "guerre spirituelle" qui "se produit avec l'Église elle-même", comme en témoignent les événements qui ont eu lieu lors du synode amazonien.

 

Les exorcistes ont demandé aux catholiques de faire du 6 décembre un jour de réparation en priant le chapelet, en offrant leurs prières au Sacré-Cœur de Jésus et en faisant pénitence sous forme de jeûne, d'abstinence ou d'autres mortifications.

 

Pachamama est une "déesse de la terre" vénérée par les peuples autochtones d'Amérique du Sud [Ndlr. Anciennement, le culte de "Pachamama" exigeait des sacrifices humains. On enterrait vivant un être humain en sacrifice à la terre afin que la Pachamama accepte la nouvelle construction et la fasse perdurer dans le temps. Source: https://info.artisanat-bolivie.com/Pachamama-la-deesse-terre-mere-a346-sm116 ]. Au début du Synode amazonien, le pape François a organisé le 4 octobre un rituel de "plantation d'arbres" mettant en vedette le clergé et les autochtones d'Amazonie dansant en cercle autour des statues de Pachamama dans les jardins du Vatican. Les participants se sont aussi prosternés devant les idoles. Le pape a ensuite accompagné les idoles dans la salle où se réunissaient les évêques pour le synode.

 

Le 21 octobre, Alexander Tschugguel, 26 ans, catholique autrichien, a enlevé les idoles de l'église paroissiale de Santa Maria de Traspontina, près du Vatican, et les a jetées dans le Tibre. Le pape François s’est alors excusé en tant qu''évêque de Rome" auprès des personnes offensées par la suppression des statues. Dans ses excuses, il a qualifié les figures de "statues de Pachamama". Certains défenseurs de la cérémonie du 4 octobre avaient insisté sur le fait que les statues ne représentaient que la maternité ou la fertilité, ou qu'ils représentaient la Bienheureuse Vierge Marie et sa cousine Élisabeth.

 

L'archevêque du Vatican, Mgr Carlo Maria Viganò, a rejoint une centaine d'autres catholiques renommés, y compris des prêtres, en signant une déclaration précisant que le culte païen des catholiques est inacceptable et que le pape François devrait "se repentir publiquement et sans ambiguïté de ces péchés objectivement graves".

 

Intitulé Contra recentia sacrilegia, le document invitait les évêques à "offrir une correction fraternelle au pape François pour ces scandales".

 

Selon cette déclaration: "L'adoption d'un culte par quiconque à quel que soit d'autre que le seul vrai Dieu, la Très Sainte Trinité, est une violation du Premier Commandement. Absolument toute participation à une forme quelconque de vénération des idoles est condamnée par ce commandement et constitue un péché objectivement grave, indépendamment de la culpabilité subjective, que seul Dieu peut juger.

 

Parmi les autres éminents religieux qui ont critiqué les rituels de la Pachamama, citons: le cardinal Walter Brandmüller, le cardinal Raymond Burke, le cardinal Gerhard Müller, le cardinal Jorge Urosa Savino, l’archevêque Carlo Maria Viganò, l’évêque Athanasius Schneider, l’évêque José Luis Azcona Hermoso, l’évêque Rudolf Voderholzer, et Mgr Marian Eleganti.

 

Les catholiques qui craignaient que le Synode de l'Amazonie ne soit utilisé comme un moyen d'essayer de changer la doctrine de l'Église n'ont pas été rassurés par le document final, qui appelait à l'ordination d'hommes mariés et à "de nouvelles voies pour le ministère ecclésial".

 

Ci-dessous la déclaration complète des quatre exorcistes:

 

À la lumière des événements récents concernant le rituel Pachamama dans les jardins du Vatican, la procession ultérieure de l'idole à Saint-Pierre, ainsi que le fait de placer les idoles dans l'église Sainte-Marie-de-Traspontina, nous rappelle les paroles de saint Paul ( 1 Corinthiens 10:20), "Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts aux démons, et non à Dieu, et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.")

 

Les Psaumes (95:5) nous disent "tous les dieux des nations sont des démons; mais le Seigneur a créé les cieux". Ces événements rappellent la réalité (Ephésiens 6:12): "nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre des Principautés et des Puissances, contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui sont dans les régions célestes." Ces événements rappellent la réalité que nous sommes en guerre spirituelle et que la guerre se déroule au sein même de l'Église.

 

Nous encourageons donc tous les catholiques qui reconnaissent le mal des événements à se joindre à nous pour une journée de prière et de pénitence, le 6 décembre, dans le but de dissiper toute influence diabolique acquise au cours de ces événements. événements récents - ainsi que d’autres événements.

 

Nous demandons à tous les participants de faire ce qui suit pour cette intention:

 

1.) dire le Rosaire;

 

2.) prendre une forme de pénitence, telle que le jeûne, l'abstinence et d'autres formes de mortification;

 

3.) offrir les prières au Sacré Cœur, comme on le voit ci-dessous.

 

Parmi les autres actes recommandés que nous encourageons à faire également à cette intention, il convient de fixer une Heure Sainte devant le Saint-Sacrement et d'assister à la messe de la journée en offrant les mérites de la messe à cette intention.

 

Que la Miséricorde Divine repose sur nous tous.

 

# # # # # # #

 

Acte de consécration de la race humaine au Sacré Cœur de Jésus

 

Très doux Jésus, Rédempteur de la race humaine, regardez-nous humblement prosternés devant Votre autel. Nous sommes à vous et nous voulons être à vous; mais, pour être plus sûrement uni à vous, voyez chacun de nous, se consacrer librement aujourd'hui à Votre Très Saint Cœur. Beaucoup en effet ne vous ont jamais connu; beaucoup aussi, méprisant vos préceptes, vous ont rejeté. Ayez pitié d'eux tous, très miséricordieux Jésus, et attirez-les vers Votre Sacré-Cœur.

 

Soiyez Roi, Seigneur, non seulement des fidèles qui ne vous ont jamais abandonné, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné; accordez-leur de retourner rapidement chez leur père, de peur de mourir de misère et de faim.

 

Soyez Roi de ceux qui sont trompés par des opinions erronées ou que la discorde garde éloigné; rappelez-les au port de la vérité et de l'unité de la foi, afin qu'il n'y ait bientôt plus qu'un troupeau et qu'un seul berger.

 

Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore impliqués dans les ténèbres de l'idolâtrie ou de l'islamisme; ne refusez pas de les attirer tous dans la lumière et le royaume de Dieu. Tournez vos yeux de miséricorde vers les enfants de cette race, Votre peuple que vous avez autrefois élu : ils ont jadis appelé sur eux le Sang du Sauveur; Que descende maintenant sur eux une couche de rédemption et de vie.

 

Accordez, Seigneur, à votre Église, l'assurance de la liberté et de l'immunité du mal; donnez la paix et l'ordre à toutes les nations, et faites en sorte que d'un pôle à l'autre la terre résonne d'un seul cri : Louange au Cœur Divin qui a opéré notre salut; Qu'à Lui soit la gloire et l’honneur pour toujours. Amen.

 

Acte de réparation au Sacré Cœur de Jésus

 

O doux Jésus, dont la charité débordante envers les hommes est méritée par tant d’oubli, de négligence et de mépris, regarde-nous prosterné devant Ton autel, désireux de réparer par un acte particulier d’hommage la cruelle indifférence et les blessures auxquelles est partout soumis Ton cœur aimant.

 

Conscient hélas! que nous avons nous-mêmes participé à de si grandes indignités, que nous déplorons maintenant du fond de notre cœur, nous demandons humblement Ton pardon et nous nous déclarons prêts à expier volontairement non seulement nos propres fautes personnelles, mais également pour les péchés de ceux qui s’éloignant du chemin du salut, refusent dans leur infidélité tenace, de te suivre, toi leur berger et leur chef, ou, reniant les vœux de leur baptême, ont rejeté le doux joug de Ta Loi.

 

Nous sommes maintenant résolus à expier chaque indigne outrage commis contre toi; nous sommes déterminés à réparer les nombreuses infractions contre la pudeur chrétienne dans des vêtements et les tenues inconvenantes, pour toutes les séductions grossières destinées à piéger les innocents, pour les violations fréquentes des dimanches et des jours fériés, et pour les blasphèmes choquants proférés contre Toi et Tes Saints.

 

Nous souhaitons également réparer les outrages auxquels sont soumis Ton vicaire sur terre et Tes prêtres, pour la profanation, la négligence consciente ou les terribles actes de sacrilège du sacrement même de votre amour divin; et enfin pour les crimes publics des nations qui résistent aux droits et à l'autorité éducative de l'Église que vous avez fondés.

 

Souhaite Ô divin Jésus que nous soyons capables de laver de telles abominations par notre sang. Nous offrons maintenant, en réparation de ces violations de ton honneur divin, la satisfaction que tu as eue une fois envers Ton Père éternel sur la croix et que tu continues de renouveler chaque jour sur Tes autels; nous l'offrons en union avec les actes d'expiation de Ta Vierge Mère et de tous les Saints et des pieux fidèles de la terre ; et nous promettons sincèrement de te récompenser, autant que possible avec l'aide de Ta grâce, pour toute négligence de Ton grand amour et pour les péchés que nous autres avons commis dans le passé. Nous vivrons désormais dans une vie de foi inébranlable, de pureté de conduite, de parfaite observance des préceptes de l'Évangile et surtout de la charité. Nous promettons au mieux de notre pouvoir d'empêcher autrui de t'offenser et d'amener le plus grand nombre possible à te suivre.

 

Ô amour Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, notre modèle en réparation, daigne recevoir l'offrande volontaire que nous faisons de cet acte d'expiation; et par le don de la persévérance finale, garde-nous fidèles jusqu'à la mort dans notre devoir et dans notre allégeance envers Toi, afin que nous puissions un jour nous rendre dans cet heureux foyer, où Toi avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne Dieu, le monde sans fin.

Source: http://www.ncregister.com/blog/breedail/four-exorcists-urge-day-of-fasting-prayer-and-reparation-dec.-6

Source: http://www.ncregister.com/blog/breedail/four-exorcists-urge-day-of-fasting-prayer-and-reparation-dec.-6

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 18:15

Quelle valeur normative peuvent conserver les enseignements de l'Église et la prétention à guider les consciences si chaque homme est invité à prendre pour guide sa propre conscience? 

L'analyse des causes de l'effondrement de l'Église par Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est-Créteil, confirme le récent propos de Mgr Athanasius Schneider, dont on peut ainsi résumer la pensée, en paraphrasant Guillaume Cuchet : "Quelle valeur normative peuvent conserver les enseignements de l'Eglise et la prétention de cette dernière à guider les consciences si chaque homme a un droit naturel qui s'enracine dans sa dignité d'homme à choisir un culte idolâtre ?" 

 

Dans la video ci-dessous, l'historien Jean-Claude Dupuis, présente l’ouvrage de Guillaume Cuchet (2018) à l'occasion du colloque du 26 octobre 2019 de Campagne Québec-Vie à Québec :

Billet originel du 18 avril 2018 publié sur Belgicatho

 

Dans un livre nourri de statistiques impressionnantes, Guillaume Cuchet (ci-contre) a fait une analyse minutieuse de l’effondrement du catholicisme en France.

 

Le recul du catholicisme en France et au Québec depuis les années 1960 est un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. S’il reste la première religion des Français, le changement est spectaculaire : au milieu des années 1960, 94 % de la génération en France étaient baptisés et 25 % allaient à la messe tous les dimanches ; de nos jours, la pratique dominicale tourne autour de 2 % et les baptisés avant l’âge de 7 ans ne sont plus que 30 %. Comment a-t-on pu en arriver là ? De quand date la rupture ? Quelles en ont été les causes ? Ces questions hantent le monde catholique qui se retrouve perdu dans ses vêtements d’hier devenus trop amples et dont les différentes composantes ont eu tendance par le passé à s’accuser mutuellement d’avoir provoqué la « catastrophe ». Il est vrai que l’événement résiste à l’analyse.

 

Au seuil des années 1960 encore, le chanoine Boulard, qui était dans l’Église française le grand spécialiste de ces questions, avait conclu à la stabilité globale des taux dans la longue durée, même s’il notait une pente légèrement déclinante qui préservait a priori de toute mauvaise surprise. Or, au moment même où prévalaient ces conclusions rassurantes et où s’achevait cette vaste entreprise de modernisation de la religion que fut le concile Vatican II (1962-1965), il a commencé à voir remonter des diocèses, avec une insistance croissante, la rumeur inquiétante du plongeon des courbes.

 

Normalien, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est-Créteil, spécialiste d’anthropologie religieuse, Guillaume Cuchet a repris cette question en se fondant sur l’étonnante richesse des statistiques dont nous disposons.

 

Guillaume Cuchet a repris l’ensemble du dossier : il propose l’une des premières analyses de sociologie historique approfondie de cette grande rupture religieuse, identifie le rôle déclencheur de Vatican II dans ces évolutions et les situe dans le temps long de la déchristianisation et dans le contexte des évolutions démographiques, sociales et culturelles des décennies d’après-guerre.

 

Selon le normalien Cuchet, le concile de Vatican II a joué en France un rôle déclencheur dans le décrochage massif de la pratique et l’éloignement progressif des fidèles catholiques depuis le milieu des années 1960. C’est l’une des conclusions de cet essai.

 

Analysant avec rigueur les causes du retournement de ce qui avait été presque unanimement salué comme un « printemps de la foi », Guillaumet Cuchet pointe la révolution qui a fait renoncer l’Église à centrer sa prédication sur les fins dernières (le but de la vie, la mort, la résurrection, le salut) pour l’axer sur la tolérance, l’œcuménisme, et la liberté religieuse comme autant de signes de sa réconciliation avec la modernité. Mais en cessant de se présenter comme l’arche qui permet de conduire les âmes au Salut éternel, en se redéfinissant comme une communion chargée d’annoncer au monde la Miséricorde de Dieu et le Salut pour tous, elle sapait à la fois les notions de Péché, de Jugement, de Purgatoire et d’Enfer. [Voir les manuels d’ECR où ces notions sont absentes [PDF], à dessein selon le Bureau d’approbation du matériel didactique.]

 

À terme, cette attitude sapait l’idée même que l’Église puisse définir des dogmes devant lesquels s’incline la raison de chacun, puisse imposer des obligations morales qui entravent la liberté de comportement (la « licence »). Quelle valeur pouvait, dès lors, conserver ses enseignements et sa prétention à guider les consciences si chaque homme était invité à prendre pour guide sa propre conscience ?

 

[...]

 

Comment notre monde a cessé d’être chrétien

 

de Guillaume Cuchet

 

paru au Seuil

 

à Paris

 

le 1er février 2018

 

288 pages

 

ISBN-10 : 2 021 021 297

 

ISBN-13 : 978-2021021295

 

Source: BelgiCatho

Note du blog Christ-Roi. On a vu récemment Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan, identifier le droit naturel qu'aurait tout homme à choisir sa religion (droit inscrit dans le texte du concile Vatican II, Déclaration Dignitatis humanae § 2 : "Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse") et l'ambiguïté des textes sur ce sujet comme la cause des actes idolâtres accomplis dans l'Église : "l'idolâtrie de Pachamama durant le Synode en Amazonie a ses racines dans le concile Vatican II". "L'idolâtrie, dit-il, est une violation de la révélation divine" et du Premier commandement. "Vous ne pouvez pas commettre d'actes d'idolâtrie dans l'Église catholique."

"Si Dieu vous a donné le droit, par nature, de pouvoir également choisir des actes d'idolâtrie - comme la Pachamama - lorsqu'il s'enracine dans votre dignité d'homme, même de choisir une religion de Pachamama: c'est la dernière conséquence de cette expression du texte du Concile", a ainsi pu parfaitement résumer Mgr Athanasius Schneider.

En postulant un droit, par nature, à choisir sa religion (DH 2), le concile Vatican II sabote tout le travail missionnaire des Apôtres, détruit le commandement de Notre-Seigneur de faire des nations des disciples et de les baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Mt 28,19), suicide littéralement l'Église, sa prédication et les fins dernières (le but de la vie, la mort, la résurrection, le salut).

Selon Mgr Schneider, l’expression du texte du Concile est "ambiguë" et devrait être "formulée différemment" pour "éviter ces applications dans la vie de l’Église, que nous avons pu voir également lors de la réunion du pape Jean-Paul II à Assise en 1986 et lors de réunions où même des religions idolâtres étaient invitées à prier à leur manière - c'est-à-dire à leur manière idolâtre - pour la paix". Le 27 octobre 1986, le pape Jean-Paul II a tenu une journée mondiale de prière pour la paix à Assise, en Italie, au cours de laquelle il a prié avec des chrétiens orthodoxes, des protestants, des juifs, des musulmans, des hindous, des bouddhistes et des représentants de nombreuses autres religions. Il a adressé aux représentants des différentes religions les mots suivants: "Les religions sont nombreuses et variées et reflètent le désir des hommes et des femmes à travers les âges de nouer une relation avec l’Être absolu".

Plus récemment, en poursuivant cette pente, en septembre 2013 "le pape François a assuré aux athées : Vous n'avez pas besoin de croire en Dieu pour aller au ciel !" (Source)

En 2019, dans le document sur "la fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble" qu'il signa avec le grand imam d'Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyeb, le 4 février 2019 à Abou Dabi, François affirme que "le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains." (Source)

Dans une lettre ouverte du 26 octobre appelant à une chaîne de prière mondiale d'invocation à la Sainte Trinité afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à "Pachamama", Mgr Schneider a pu évoquer "la phrase du document d’Abou Dhabi" du pape François, "qui se lit comme suit : 'Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains ', et dire à propos de cette phrase qu'elle a trouvé sa réalisation pratique dans les cérémonies du Vatican de vénération des statues en bois le 4 octobre 2019, qui représentent des divinités païennes ou des symboles culturels indigènes de fertilité. "C’était la conséquence pratique logique de la déclaration d’Abou Dhabi.", a-t-il déclaré.

Dans l'article sous le titre : "Vives inquiétudes à propos du document d’Abou Dhabi du pape François", le Professeur Josef Seifert, philosophe autrichien, a lui aussi pu demander :

"Comment Dieu peut-il vouloir des religions qui nient la divinité et la résurrection du Christ ? Comment cela est-il compatible avec la logique ? Dieu peut-il vouloir que les hommes aient des croyances contradictoires à propos de Jésus-Christ, de Dieu ou de toute autre chose? Comment Dieu dès sa création a-t-il voulu que les hommes tombent dans le péché, adorent les faux dieux, deviennent victimes d'erreurs et de superstitions de toutes sortes, qu'ils adhèrent à des religions subtilement athées ou panthéistes telles que le bouddhisme ou à des religions maudites par l'Ancien Testament et attribuées aux démons et au culte des démons? Comment Dieu, qui veut que ses disciples aillent prêcher au monde entier et les baptisent, a-t-il voulu une hérésie chrétienne, sans parler des religions qui nient la foi dont Jésus dit à Nicodème que celui qui croit en lui sera sauvé et celui qui ne le fera pas sera damné (Jn 3,18) ? Si nous lisons l'Ancien et le Nouveau Testament, ou regardons les enseignements universels de l'Église sur l'ordre divin, donné par Christ lui-même, de prêcher l'Évangile à toutes les nations, sur la nécessité du baptême et de la foi pour le salut, etc., c’est clairement le cas contraire. Comment (dès lors) peut-il être vrai que Dieu, dans sa sagesse, a voulu depuis la création que beaucoup de gens ne croient pas en leur seul Rédempteur ? Je ne vois aucune acrobatie mentale astucieuse qui soit capable de nier que cette déclaration contient non seulement toutes les hérésies, mais allègue également la volonté divine qu'une grande majorité de l'humanité épouse tous les types de croyances religieuses fausses et non chrétiennes", a pu déplorer le Professeur Josef Seifert, philosophe autrichien, docteur de l’université de Salzbourg, dans un article intitulé "Vives inquiétudes à propos du document d’Abou Dhabi du pape François" (Source).

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 10:23

Dans un entretien avec Ross Douthat pour The New York Times du 9 novembre, le Cardinal Burke a expliqué qu'on était « entré dans une vision très politique de la papauté où le pape est une sorte de monarque absolu qui peut faire ce qu'il veut ». Or, « cela n'a jamais été le cas dans l'Église. »

Cardinal Burke : "On est entré dans une vision très politique de la papauté où le pape est une sorte de monarque absolu qui peut faire ce qu'il veut. Cela n'a jamais été le cas dans l'Église"

Dans cet entretien, évoquant tout d'abord la question liturgique, le cardinal dit avoir « grandi avec ce qu'on appelle aujourd'hui la forme extraordinaire du rite romain, la messe qui existait jusqu'à la réforme après le Concile Vatican II. Et j'ai beaucoup apprécié la beauté de ce rite. C'est pourquoi, lorsque Jean-Paul II a permis sa célébration, je me suis intéressé à la question. J'ai toujours célébré les deux formes. Les gens disent que je parle contre la forme ordinaire de la messe. Ce n'est pas vrai, je parle contre une façon de célébrer la forme ordinaire qui n'est pas véritablement transcendante. »

« En tant que personne ayant vécu la transition à travers le Concile Vatican II et après », le cardinal a remarqué que « cette euphorie (de savoir si « l'église pré-Vatican II était trop étouffante, légaliste, et rigide ») s'est installée pendant et après le concile. Soudainement, nous étions tous libres. La discipline du séminaire était considérée comme périmée, et toute forme de contrôle sur la volonté de l'individu était considérée comme négative. Mais en regardant maintenant en arrière, je vois toutes ces règles comme visant à freiner les effets du péché originel, et à nous discipliner pour que nous puissions vraiment être de bons hommes. Et cela marchait. Mais en 1968, le règlement du séminaire a été rejeté, et il s'ensuivit le chaos. Et nous savons, par exemple, que beaucoup d'abus sexuels de mineurs ont eu lieu à cette époque, où il y avait cette idée que toute tendance que vous aviez, parce que c'est votre tendance, c'était bien. Et bien, ce n'est pas vrai. »

 

Mais, « il est clair pour moi, précise le cardinal, que la corruption remonte à plusieurs décennies (auparavant) : tel est le cas lorsque nous voyons des cas notoires de prélats qui ont maltraité des mineurs dans les années 1940. Mais dans ces situations-là, ils ne suivaient pas la règle du droit canonique. Les gens commettaient des actes gravement contraires à la règle et d'une façon ou d'une autre, ils fermaient les yeux. Ce n'était pas alors la faute de la règle. C'était la faute des hommes qui devaient l'appliquer.

 

« Il est clair que le Christ a constitué l'Église comme une communion hiérarchique. Son ministère public a immédiatement pris 12 hommes à part et les a préparés. Ils n'étaient pas tous des anges non plus, comme nous le savons. Mais il y a toujours une tentation d'infidélité à la charge pastorale, de permettre des choses mauvaises quand il s'agit d'un ami. C'est cela le "cléricalisme". Le cléricalisme n'a rien à voir avec le fait de s'intéresser à la liturgie ou de vouloir porter une soutane. Non, le cléricalisme est l'abus de la charge de clerc à des fins pécheresses. Donc, oui, il doit y avoir des contrôles et ils existaient déjà dans le Code de droit canonique de 1917. Jusqu'aux réformes du Concile Vatican II, il y avait toute une série de rites pour la dégradation d'un clerc qui trahissait la sainteté de son office. 

 

Certains d'entre ces rites sont très vifs. « Par exemple, s'il s'agissait d'un archevêque ou d'un évêque, ils l'habilleraient de tous ses vêtements et les lui enlevaient un par un, avec ces déclarations très sévères, puis à la fin, ils gratteraient les mains qui avaient été jointes à l'ordination avec un couteau pour signifier que cette personne a complètement trahi la charge.

 

La conversation avec Ross Douthat s'est ensuite orientée vers l'ère de François, dans laquelle l'« euphorie » est sans doute réapparue, alors que les controverses que Jean-Paul II avait tenté de fermer — sur le divorce et le remariage, l'intercommunion avec les protestants, les prêtres mariés — furent rouvertes par le nouveau pontife.

 

« Il serait peut-être bon de commencer par le Synode des évêques de 2014 sur le mariage et la famille, explique le cardinal Burke. J'étais encore préfet de la Signature apostolique. Et j'ai parlé fortement en faveur de la discipline traditionnelle de l'Église en ce qui concerne le mariage et le divorce. »

 

Douthat a résumé ainsi la situation : « C'était un synode appelé par le Pape François, où la controverse fondamentale était de savoir si les catholiques divorcés et 'remariés' devaient être autorisés à recevoir la communion sans annulation. »

 

« Oui — on nous a dit à maintes reprises que ce n'était pas de cela dont il s'agissait, a répondu le cardinal, mais en fin de compte, c'est de cela qu'il s'agissait. Et il s'agissait de repenser l'enseignement de l'Église sur la sexualité humaine, avec des discussions sur la recherche des bons éléments dans les actes génitaux entre les personnes du même sexe, les bons éléments dans les rapports sexuels en dehors des liens du mariage. Pendant l'une des pauses, le cardinal Caffarra [Carlo Caffarra, feu l'archevêque de Bologne], qui était un ami cher à moi, est venu me voir et m'a demandé ce qui se passait ? Il a dit que ceux d'entre nous qui défendaient l'enseignement et la discipline de l'Église étaient soudainement appelés les ennemis du pape. Et c'est un symbole de ce qui s'est passé. Tout au long de mon sacerdoce, on m'a toujours reproché d'être trop attentif à ce que disait le pape. Et maintenant je me retrouve dans une situation où on m'appelle l'ennemi du pape, ce que je ne suis pas. »

 

« Je n'ai pas changé. J'enseigne toujours les mêmes choses que j'ai toujours enseignées et ce ne sont pas mes idées. Mais tout à coup, cela est perçu comme étant contraire au pontife romain. Et je pense qu'on est entré ici dans une vision très politique de la papauté, où le pape est une sorte de monarque absolu qui peut faire ce qu'il veut. Cela n'a jamais été le cas dans l'Église. Le pape n'est pas un révolutionnaire, élu pour changer l'enseignement de l'Église. Et une grande partie de la vision laïque est que les gens voient ainsi l'Église, mais ne comprennent pas sa réalité profonde. 

 

« Et ce n'est pas simplement une vue 'laïque', relève Ross Douthat. »

 

« Oh, non. C'est à l'intérieur même du corps de l'Église. Pas de doute. Je l'ai entendu des cardinaux lors du synode de 2014. 

 

« Avez-vous un exemple », demande Douthat ?

 

« Et bien, on nous a dit que ce que nous devions réaliser, c'était que le mariage était un idéal que tout le monde ne pouvait atteindre et que nous devions donc accommoder l'enseignement de l'Église aux gens qui ne pouvaient tout simplement pas vivre leurs promesses de mariage. Mais le mariage n'est pas un "idéal". Le mariage est une grâce, et quand un couple échange des vœux, ils reçoivent la grâce de vivre un lien fidèle à la vie procréative.

 

[Note du Blog Christ-Roi. Nous nous rappellerons ici le conseil avisé que donna au pape le cardinal Jean de Saint-Paul, évêque de Sabina-Poggio Mirteto, ambassadeur du Vatican, réputé pour ses connaissances médicales, lorsqu'il défendit Saint François d'Assise venu se présenter devant le pape au palais de Latran : "Ce pauvre nous demande d'approuver un genre de vie conforme aux conseils évangéliques. Si nous rejetons ses projets comme trop difficiles et comme une nouveauté, nous nous exposons à agir contre l'Évangile du Seigneur. Car soutenir que l'observance des conseils et le voeu qu'on en fait sont quelque chose de nouveau ou de contraire à la raison, c'est blasphémer ouvertement contre Jésus-Christ, auteur de l'Évangile." Innocent III écouta S. François. Il prit "le temps du discernement", puis lui offrit "son assentiment" assorti de sa bénédiction et de quelques recommandations. Dans son sommeil, il aurait vu un homme de petite taille, et misérablement vêtu, ressemblant à ce pauvre d'Assise qu'il avait reçu dans la journée, soutenir avec son dos la basilique pontificale Saint-Jean-de-Latran, en train de s'écrouler. Innocent III ratifia la vie des Frères, leur accorda licence de prêcher la pénitence avec la seule condition d'avoir obtenu préalablement l'accord de S. François, reconnu ainsi comme "ministre" de la communauté.]

 

« Même la personne la plus faible, la plus mal formée, reçoit la grâce de vivre fidèlement l'alliance du mariage, poursuit le cardinal Burke. Dans mon expérience pastorale, j'ai rencontré des gens dans toutes sortes de situations, et insister sur la vérité de la situation, ce n'est pas facile. Mais j'ai découvert qu'en fin de compte, les gens sont vraiment reconnaissants pour cela. J'ai vécu assez longtemps pour avoir même eu des gens qui s'opposèrent très fortement à moi, et qui des années plus tard, m'écrirent en me disant qu'ils avaient finalement compris ce que je faisais. Ces choses sont naturelles, mais je ne pense pas que l'Église serve jamais sa mission en faisant des compromis avec le monde. »

 

Sur document final du Synode en Amazonie, le cardinal indique que : « bien que le document final soit moins explicite dans l'adhésion au panthéisme, il ne rejette pas les déclarations du document de travail qui constituent une apostasie de la foi catholique.

 

« Le document de travail n'a pas de valeur doctrinale. Et si le pape devait apposer son cachet au document, les gens diraient que si vous ne l'acceptiez pas, vous seriez dans le schisme - et je maintiens que je ne serais pas dans le schisme parce que le document contiendrait des éléments qui renieraient la tradition apostolique. Ce que je veux donc dire, c'est que le document est schismatique. Je ne le suis pas.

 

À la question de Ross Douthat qui s'étonne de cette assertion, « mais comment cela est-il possible ? Vous êtes effectivement en train de dire que le pape conduirait un schisme ? », le Cardinal répond : « Oui. »

 

« N'est-ce pas là une profonde contradiction dans ce que les catholiques pensent de l'office papal », demande Douthat ?

 

« Bien sûr que oui. Exactement. C'est une contradiction totale. Et je prie pour que cela n'arrive pas, répond le Cardinal. Et pour être honnête avec vous, je ne sais pas comment faire face à une telle situation. D'après ce que je peux voir, il n'y a aucun mécanisme dans la loi universelle de l'Église pour faire face à une telle situation.

 

« Pouvez-vous imaginer une situation qui justifierait l'équivalent de ce que Mgr Marcel Lefebvre a fait dans les années 1970, lorsqu'en tant que leader d'une communauté de catholiques traditionalistes, il a consacré ses propres évêques en défi à Rome », demande Douthat ?

 

Pour le Cardinal, « le schisme ne peut jamais être la volonté du Christ. Le Christ ne peut jamais vouloir une division dans son corps. Les gens viennent me voir et me disent : Écoutez, cardinal, il est temps qu'on entre dans le schisme. Et je dis non, ce n'est pas possible. Notre Seigneur ne peut pas vouloir cela, et je ne ferai pas partie d'un schisme ».

 

Interrogé sur le fait de savoir si cela affecte sa foi, le Cardinal répond : « J'ai la foi en notre Seigneur. Il a dit, je suis toujours avec vous jusqu'à la fin des temps. Et cela ne met pas ma foi à l'épreuve. Cela m'inquiète au sujet de ma propre sagesse et de mon courage pour faire face à une telle situation. Et pour le meilleur ou pour le pire, je suis un cardinal de l'Église, avec une lourde responsabilité.

 

« […] L'Église est toujours gouvernée par la tradition vivante, qui est une question de grâce, de grâce divine dans l'Église.

 

« J'espère donc que d'une manière ou d'une autre le Seigneur apportera à tout cela une bonne conclusion.

 

« Mais je pense qu'il y a beaucoup de souffrance à endurer prochainement.

 

« Pour ma part, je voudrais simplement pouvoir dire, avec saint Paul, que j'ai combattu le bon combat, j'ai gardé le cap, j'ai gardé la foi. Et peu m'importe si les gens disent, et bien, c'est juste un vieil homme qui n'était plus en contact avec le monde et c'est triste, il a fait tout ce tapage, maintenant c'est fini et on passe à autre chose. 

 

« Je sais que je dois rendre compte à notre Seigneur et je voudrais pouvoir lui dire que même si j'ai fait des erreurs, j'ai essayé de le défendre, de le servir. Cela peut sembler un commentaire pieux, mais c'est ce qui me motive véritablement - et c'est tout. »

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 16:24
La nonne visionnaire d'Akita aurait reçu un nouveau message

Source: Stilum Curiae, Blog de Marco Tosatti

 

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, avec toutes les précautions nécessaires, nous voulons vous parler d'une nouvelle qui circule sur le web, et qui a été lancée principalement par une station de radio catholique américaine, WQPH, connectée au réseau du EWTN, le groupe d'information catholique américain le plus populaire et connu. Nous partageons cette nouvelle avec toutes les précautions nécessaires, sous réserve de confirmation. 

 

En bref, la nouvelle est la suivante : Sœur Agnès Sasagawa, la religieuse qui en 1973 reçut à trois reprises des messages de Notre-Dame lors d'apparitions confirmées par l'Eglise, aurait reçu un autre message ces dernières semaines, transmis par un ange.

 

Sœur Sasagawa, qui a 88 ans, en a parlé à une sœur, en lui donnant la permission de diffuser le message, qui est assez court en soi.

 

"Le dimanche 6 octobre, à 3h30 du matin, à Akita, le même ange est apparu devant moi (Sœur Sasagawa) qu'il y a environ 30 ans. L'ange m'a d'abord dit quelque chose de privé.

 

La bonne chose à répandre à tout le monde est: "Couvrez-vous de cendres", et "s'il vous plaît priez le Rosaire pénitentiel tous les jours. Vous, sœur Sasagawa, devenez comme une enfant et chaque jour, veuillez offrir des sacrifices. Sœur M a demandé à sœur Sasagawa : "Puis-je le dire à tout le monde ?" Sœur Sasagawa lui donna son assentiment et ajouta : "Priez pour que je puisse devenir comme un enfant et offrir des sacrifices." C'est ce que Sœur M. a entendu.

 

Les cendres se réfèrent à l'exhortation de Jonas aux habitants de Ninive, de s'habiller de sacs et de s'asseoir sur les cendres. (Jonas 3)

La radio a ensuite traité les premières nouvelles, ajoutant quelques commentaires.

"Tout au long de l'histoire, les messagers des révélations privées ont beaucoup souffert de la résistance rencontrée à l'extérieur et à l'intérieur de l'Église. Nous avons vu qu'il n'y a pas de message lié au salut de l'humanité que le diable ne cherche pas à supprimer d'aucune manière.

En particulier, nous savons que Sœur Agnès a beaucoup souffert depuis le dernier message d'Akita et nous savons que ce nouveau message, ce simple appel à la repentance, que nous avons obtenu de sources proches d'elle, a suscité de nouvelles tribulations pour elle et pour ceux en qui elle a confiance.

 

Le dernier message auquel il est fait référence est celui du 13 octobre 1973. Le voilà. Il est là :

 Message du 13 octobre 1973 (troisième et dernière apparition)

 

"Ma chère fille, écoute attentivement ce que j'ai à dire. Vous en informerez votre supérieur.

Après un moment de silence, Notre-Dame continue à dire :

"Comme Je vous l'ai dit, si les hommes ne se repentent pas et ne s'améliorent pas, le Père infligera un terrible châtiment à toute l'humanité. Ce sera un châtiment plus grand que le Déluge, comme on ne l'a jamais vu auparavant. Le feu tombera du ciel et balayera une grande partie de l'humanité, les bons comme les mauvais, sans sauver les prêtres et les fidèles. Les survivants seront si affligés qu'ils envieront les morts. Les seules armes qui resteront sont le Rosaire et le Signe laissé par Mon Fils. Récitez les prières du Rosaire tous les jours. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les évêques et les prêtres.

L'œuvre du diable se glissera aussi dans l'Église de telle sorte que l'on verra des cardinaux s'opposer à d'autres cardinaux, des évêques contre des évêques. Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et entravés par leurs frères... les églises et les autels seront pillés ; l'Église sera pleine de ceux qui font des compromis et le Diable poussera de nombreux prêtres et d'âmes consacrées à quitter le service du Seigneur. Le diable sera implacable surtout contre les âmes consacrées à Dieu. La pensée de la perte de tant d'âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés augmentent en nombre et en gravité, il n'y aura pas de pardon pour eux.

Courageusement, parlez à votre supérieur. Il saura comment encourager chacun de vous à prier et à accomplir votre tâche de réparation. C'est l'évêque Ito qui dirige votre communauté.

Et après avoir souri, elle ajoute :

"Avez-vous encore quelque chose à demander ? Aujourd'hui, c'est la dernière fois que je vous parle en personne. A partir de ce moment, vous obéirez à celui qui vous a été envoyé, à vous et à votre supérieur.

Priez beaucoup les prières du Rosaire. Moi seul peux encore vous sauver des calamités qui s'approchent. Ceux qui me font confiance seront sauvés."

 

Certains commentateurs du web ont souligné que le 6 octobre était le jour du début du Synode sur l'Amazonie, avec tout son corollaire d'événements et de controverses discutables, qui ne se sont pas encore apaisés.

***

Add. 11 avril 2020. Video Notre Dame d'AKITA Urgence absolue Priez le Rosaire chaque jour afin d'éviter le terrible châtiment :

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 14:19

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Deux journées mondiales de prière et de réparation samedi 9 et dimanche 10 novembre (Père David Pagliarani)

Le Père David Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, organise aujourd'hui 9 et demain 10 novembre, deux journées de prière et de réparation pour les événements idolâtres qui se sont déroulés à Rome pendant le Synode de l'Amazonie.

 

Pagliarani écrit :

 

"En réponse à ces événements, nous appelons tous les membres de la Société, y compris les membres du Tiers-Ordre, à observer un jour de prière et de réparation, car nous ne pouvons rester indifférents à de telles attaques contre la sainteté de la Sainte Mère l'Église. Nous demandons qu'un jeûne soit observé dans toutes nos maisons le samedi 9 novembre. Nous invitons tous les fidèles à la même chose et encourageons également les enfants à offrir des prières et des sacrifices.

 

"Le dimanche 10 novembre 2019, chaque prêtre de la Société célébrera une messe de réparation et, dans chaque chapelle, les litanies des saints, extraites de la liturgie des Rogations, seront chantées ou récitées afin de demander à Dieu de protéger l’Église et de l’épargner des peines que de tels actes ne peuvent manquer d’attirer sur elle. Nous exhortons tous les amis prêtres, ainsi que tous les catholiques qui aiment l’Église, à faire de même.

 

"Cela est dû à l'honneur de la Sainte Église catholique romaine fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ, qui n'est ni idolâtre ni panthéiste."

 

Source: One Peter Five

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 11:49

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Schneider écrit une prière à la Très Sainte Trinité pour une chaîne mondiale d'expiation

Mgr Athanasius Schneider a révélé le 9 novembre devant Gloria.tv son intention de créer une "chaîne mondiale d'expiation" pour offrir des excuses devant Dieu pour "les actes d'idolâtrie commis au Vatican".

 

Il veut aussi exprimer la douleur et la souffrance des fidèles "face au déshonneur infligé à notre Mère, la Sainte Église.

 

La prière veut implorer la miséricorde de Dieu sur son Église. C'est pourquoi, a déclaré l'évêque, "il faut expier la dévastation de la vigne, qui s'est produite sous nos yeux".

 

Prière de réparation pour les actes d´idolâtrie pendant le synode passé sur l´Amazonie

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, l´Immaculée Mère de Dieu et toujours Vierge, un acte sincère de réparation pour les actes de vénération d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répandez dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, votre Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé votre Divine Majesté, et qu’ils vous offrent des actes de réparation publiques et privées.

 

Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Allumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère”. Allumez la lumière de la foi en toutes les personnes, surtout en les personnes des tribus amazoniennes, qui n’ont pas encore la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus-Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine.

 

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui l´ont souillée. Ayez pitié de nous : épargnez-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! » Ainsi-soit-il.

 

Source: Gloria.tv

NdCR. Le 26 octobre dernier, dans sa lettre ouverte, Mgr Schneider avait déjà appelé à une chaîne de prière mondiale, proposant une invocation à la Sainte Trinité, afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à des statuettes de la "Terre Mère "Pachamama", avec la complicité des plus hautes autorités vaticanes.

 

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 20:00

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Schneider : l'idolâtrie de Pachamama durant le Synode en Amazonie a ses racines dans le concile Vatican II

8 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana, au Kazakhstan, a récemment accordé une interview à Michael Matt, rédacteur en chef du journal catholique The Remnant. Parlant du culte idolâtre des statues de Pachamama lors du synode amazonien à Rome, le prélat a déclaré: "Nous devons le condamner". "L'idolâtrie, dit-il, est une violation de la révélation divine" et du Premier commandement. "Vous ne pouvez pas commettre d'actes d'idolâtrie dans l'Église catholique."

 

Il parle en outre d'un "mal" dans l'Église qui atteint "son point culminant" mais qui s'est développé "au cours des dernières décennies". La situation actuelle montre à quel point ce "mal a pénétré dans l'Église".

 

"Malheureusement, commente Schneider, le pape François défend la vénération de ces idoles de Pachamama en affirmant qu'il n'y avait aucune intention idolâtre de les utiliser." Ici, l'évêque Schneider objecte que "nous ne pouvons voir que les actes extérieurs", pas sonder les "cœurs". "Et ces actes" étaient clairement des actes de culte religieux - s'incliner, révérer, et même des prières en faveur d'une statue en bois "qui est", le pape l'a dit lui-même, Pachamama". Et c'est, selon Schneider , un "concept d’une sorte de déesse" dans "toute la culture du peuple autochtone sud-américain".

 

Mgr Schneider explique que la perversité "veut atteindre toujours son point le plus haut". Elle consiste à nier qu’il existe "une vérité", explique-t-il; et le relativisme est donc "comme un virus". "Si vous n'y résistez pas, il va conquérir le corps dans son intégralité", explique Schneider, qui se réfère ensuite au Concile Vatican II. Ce "relativisme doctrinal, cette ambiguïté doctrinale", déclare-t-il, peut déjà être trouvé "en partie dans certaines expressions du Concile Vatican II".

 

Ici, Mgr Schneider évoque l'affirmation du Concile selon laquelle "nous adorons, avec les musulmans, le Dieu unique".

 

Dans la Constitution dogmatique du Conseil, Lumen Gentium (16), les Pères du Conseil déclarent: "le dessein de salut enveloppe également ceux qui reconnaissent le Créateur, en tout premier lieu les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour."

 

Mgr Schneider évoque également l'idée selon laquelle "l'homme est le centre et le point culminant de tout ce qui existe sur la terre".

 

En outre, Mgr Schneider se réfère également à l'enseignement du Concile sur la "liberté de religion", le "droit naturel" implanté dans la nature humaine par Dieu de choisir sa propre religion. Bien qu'il soit vrai, ajoute-t-il, qu'il ne faille pas être "forcé", ce nouvel enseignement signifie également que l'on "a la liberté de choisir une religion".

 

Schneider pointe ici les contradictions des textes conciliaires. À un endroit, dans son document Dignitatis Humanae, le Concile enseigne que "toute personne a l'obligation de rechercher la vérité, et c'est l'Église catholique»", dit Schneider, "mais plus bas, il est dit que la liberté de religion est enracinée dans votre nature." Cet enseignement n'est "pas clair", il est "ambigu", comme l'explique le prélat, et les conséquences après le Concile étaient "que presque tous les séminaires catholiques et toutes les facultés théologiques, ainsi que l'épiscopat et même le Saint-Siège" enseignaient le droit de chaque personne à choisir sa propre religion.”

 

Dans Dignitatis Humanae, les pères conciliaires déclarent d’abord: "Tout d’abord, le saint Concile déclare que Dieu a lui-même fait connaître au genre humain la voie par laquelle, en le servant, les hommes peuvent obtenir le salut et le bonheur dans le Christ. Cette unique vraie religion, nous croyons qu’elle subsiste dans l’Église catholique et apostolique à laquelle le Seigneur Jésus a confié le mandat de la faire connaître à tous les hommes."

 

Mais ensuite, ils déclarent: "Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement réel dans la dignité même de la personne humaine telle que l’ont fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même [...] Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse. C’est pourquoi le droit à cette exemption de toute contrainte persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer ; son exercice ne peut être entravé, dès lors que demeure sauf un ordre public juste."

 

Cependant, dans son interview du 2 novembre, Mgr Schneider commente cet enseignement conciliaire en ces termes: "Vous n'avez pas le droit de choisir l'idolâtrie, vous n'avez pas le droit d'offenser Dieu", par "l'idolâtrie ou par le blasphème".

 

"Ceci est déjà ancré ici [dans le concile du Vatican]", déclare Mgr Schneider. "Si Dieu vous a donné le droit, par nature, de pouvoir également choisir des actes d'idolâtrie - comme la Pachamama - lorsqu'il s'enracine dans votre dignité d'homme, même de choisir une religion de Pachamama: c'est la dernière conséquence de cette expression du texte du Concile", explique-t-il. L’expression du texte était "ambiguë" et devait être "formulée différemment" pour "éviter ces applications dans la vie de l’Église, que nous avions également lors de la réunion du pape Jean-Paul II à Assise en 1986 et des réunions où même des religions idolâtres étaient invitées à prier à leur manière - c'est-à-dire à leur manière idolâtre - pour la paix".

 

Le 27 octobre 1986, le pape Jean-Paul II a tenu une journée mondiale de prière pour la paix à Assise, en Italie, au cours de laquelle il a prié avec des chrétiens orthodoxes, des protestants, des juifs, des musulmans, des hindous, des bouddhistes et des représentants de nombreuses autres religions. Il a adressé aux représentants des différentes religions les mots suivants: "Les religions sont nombreuses et variées et reflètent le désir des hommes et des femmes à travers les âges de nouer une relation avec l’Être absolu".

 

Revenons aux paroles de Mgr Schneider. Il dit que ce que nous avons maintenant à Rome, c'est "l'accomplissement formel d'actes idolâtres dans l'Église catholique, au cœur de l'Église catholique de Saint-Pierre, triomphe du mal".

 

Plus tôt dans cette interview du 2 novembre, Mgr Schneider a parlé de l'influence des modernistes dans l'Église catholique et de leur négation effective des "vérités immuables", tout comme les francs-maçons nient ces vérités et insistent sur le naturalisme et l'anthropocentrisme pour tenter de saper "le caractère unique de Jésus-Christ". L'évêque kazakh affirme que le mode de pensée des modernistes est "similaire" à celui de la franc-maçonnerie - tout en insistant sur le fait que "je ne dirais pas que les modernistes sont des francs-maçons", ils ont tous deux en commun leur "relativisme professé". "Nous, êtres humains, sommes les auteurs de la vérité" est l'un des principes fondamentaux de la franc-maçonnerie et, par conséquent, l'homme "peut changer ces [vérités] selon ses désirs". "C'est le cœur du modernisme", poursuit Schneider. relativisme, naturalisme et anthropocentrisme complet".

 

Il explique également que la franc-maçonnerie est intrinsèquement "anti-surnaturalisme", "anti-Révélation". Les modernistes ont été "contaminés" par cette "façon de penser".

 

"Depuis lors, expliquait Mgr Schneider, les modernistes dans l’Eglise ont pénétré de plus en plus." Il ont "atteint leur apogée lors du Concile Vatican II, parce qu’il ont utilisé cette assemblée de l’Église comme un outil pour promouvoir toujours plus leurs doctrines relativistes, anthropocentristes, leurs théories naturalistes dans la théologie, dans la liturgie, dans la vie [pastorale] de l'Église.”

 

Après le Concile Vatican II, selon Mgr Schneider, outre les modernistes, il y eut aussi des "vrais membres de la franc-maçonnerie" qui eurent "des postes de haut rang dans l'Église". Interrogé par M. Matt sur Annibale Bugnini - l'architecte Schneider répond: "Oui, et d’autres." Il mentionne que certains francs-maçons pourraient avoir été parmi les évêques, les cardinaux et "et même les nonces". Ils "ont bien sûr aidé le clergé moderniste", même si Les membres du clergé n'étaient pas eux-mêmes franc-maçons, et ils les "promurent ainsi à de hautes fonctions dans l'Église".

 

"Il est évident qu’il s’agit d’une stratégie", conclut Mgr Schneider.

 

Et maintenant, sous le pape François, nous voyons comment, "sans honte, de véritables hérétiques évidents, qui nient la vérité catholique, sont promus à des postes de haut rang dans l’Église; mais ils reçoivent en quelque sorte une récompense pour leur trahison du Christ."

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 19:36

Source: Pope’s go-to interviewer now claims Francis denies Jesus’ bodily resurrection

Martin M. Barillas

LifeSiteNews

 

 

 

(Traduction par le blog Christ-Roi)

 

L'intervieweur du pape affirme maintenant que François nie la résurrection physique de Jésus

 

ROME, 7 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - Eugenio Scalfari, intervieweur italien privilégié du pape François, affirme maintenant que le pape lui a dit que Jésus n'avait pas de résurrection physique après sa passion et sa mort sur la croix, mais que l'homme avait "disparu" et il qu'il est sorti de la tombe "dans l'apparence d'un esprit."

 

Le pape a accordé à Scalfari de nombreuses interviews qui ont semé la confusion et suscité des questions sur les croyances du pape. Jusqu'à présent, le pape lui-même n'a émis aucune négation personnelle ni clarification à la suite des affirmations de Scalfari et n'a pas annoncé qu'il cesserait d'accorder des interviews au journaliste athée.

 

Scalfari est l'un des fondateurs de La Repubblica, qui a longtemps critiqué le Vatican et l'Église catholique. Le journaliste octogénaire n'a pas l'habitude d'enregistrer ses conversations avec le pape, contrairement à la norme journalistique dans les interviews de cette importance, mais il semble s'appuyer sur sa mémoire pour présenter son interprétation des réunions.

 

Dans un article publié mardi dans le quotidien italien La Repubblica (voir le texte intégral en italien ici), Scalfari a relaté ce que le pape François lui aurait dit à propos de la résurrection de Jésus.

 

"Il était un homme jusqu'à ce qu'il soit placé dans la tombe par les femmes qui ont reconstitué son corps. Cette nuit-là, dans la tombe, l'homme disparut et sortit de la grotte, ressemblant à un esprit qui rencontra les femmes et les apôtres tout en préservant l'ombre de la personne, puis il disparut définitivement."

 

La résurrection corporelle du Christ d'entre les morts est un principe fondamental de la foi chrétienne. Saint Paul a dit aux Corinthiens que "si Christ n'a pas été ressuscité, notre prédication est inutile et votre foi aussi" (1 Cor. 15:14).

 

La citation ci-dessus attribuée au pape apparaît dans le nouveau livre de Scalfari intitulé Dieu et la société moderne : rencontres avec le pape François et le cardinal Carlo Maria Martini, (l Dio unico e la società moderna: Incontri con papa Francesco e il cardinale Carlo Maria Martini.)

 

Le mois dernier, Scalfari a affirmé que le pape François avait nié la divinité de Jésus . Scalfari a affirmé que le pape "conçoit le Christ comme Jésus de Nazareth, un homme et non Dieu incarné. Une fois incarné, Jésus cesse d'être un Dieu et devient un homme jusqu'à sa mort sur la croix."

 

Le journaliste a poursuivi en déclarant: "Quand j’ai discuté de ces phrases, le pape François m’a dit: 'C’est la preuve irréfutable que Jésus de Nazareth, une fois devenu homme, même s’il était un homme d’une vertu exceptionnelle, n’était pas Dieu du tout.'"

 

Cela a poussé Matteo Bruni, du service de presse du Vatican, à donner des éclaircissements: "Comme il a déjà été dit à d'autres occasions, les mots que le Dr. Eugenio Scalfari attribue entre guillemets au Saint-Père lors de conversations avec lui ne sauraient être considérés comme un compte rendu fidèle de ce qui a été dit, mais représente plutôt une interprétation personnelle et libre de ce qu'il a entendu, comme il ressort clairement de ce qui a été écrit aujourd'hui au sujet de la divinité de Jésus-Christ."

 

Le journaliste italien Antonio Socci a été choqué par les commentaires sur la résurrection de Jésus attribués au pape: "Scalfari continue d'attribuer à Bergoglio des citations qui contiennent des énormités théologiques inouïes et dont personne au Vatican ne se soucie le moins du monde de nier, ni ne demande à Scalfari d'arrêter. Les catholiques pensent: ceux qui se taisent sont d'accord."

Le mois dernier, après les propos du Pape François sur le Christ Fils de Dieu, Mgr Carlo Maria Viganò et le Cardinal Gerhard Müller ont tous deux appelé le Pape à faire une réponse personnelle aux affirmations de Scalfari.

 

"Les chrétiens attendent une réponse claire du pape lui-même. La chose est trop importante. c'est essentiel: Oui, je crois que le Christ est le Fils de Dieu, l'homme créé, l'unique Sauveur et Seigneur", a déclaré l'archevêque Viganò à LifeSite.

 

"Tous les chrétiens attendent de lui cette clarification, pas celle des autres, et en vertu de leur baptême, ils ont le droit d'obtenir cette réponse."

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 18:03

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Viganò : "L'abomination des rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu"

Traduction par le Blog Christ-Roi :

 

ROME, 6 novembre 2019 ( LifeSiteNews ) - L'archevêque Carlo Maria Viganò appelle à la re-consécration de la basilique Saint-Pierre, à la lumière de ce qu'il appelle "les effroyables profanations idolâtres" qui ont été commises dans ses murs par la vénération de la statue de Pachamama.

 

Dans une nouvelle interview sur le synode amazonien avec LifeSiteNews, l'archevêque Viganò a déclaré: "L'abomination des rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu et a donné naissance à une nouvelle forme d'apostasie dont les graines, actives depuis longtemps, grandissent avec une vigueur et une efficacité renouvelées."

 

Il poursuit: "Le processus de mutation interne de la foi, qui se déroule dans l’Église catholique depuis plusieurs décennies, a vu avec ce Synode une accélération spectaculaire vers la fondation d’un nouveau credo, résumé dans un nouveau type de culte [cultus]. Au nom de l'inculturation, des éléments païens infestent le culte divin afin de le transformer en un culte idolâtre."

 

Le clergé et les laïcs "ne peuvent rester indifférents aux actes idolâtres dont nous avons été témoins", insiste l'archevêque. "Il est urgent de redécouvrir le sens de la prière, de la réparation et de la pénitence, du jeûne, des 'petits sacrifices, des petites fleurs et surtout de l'adoration silencieuse et prolongée devant le Saint-Sacrement."

 

Dans cet entretien approfondi (voir texte intégral ci-dessous), nous discutons avec Mgr Viganò de ce que "la saga Pachamama" révèle sur l'état de l'Église et en quoi elle est la conséquence logique d'autres déclarations "aberrantes" faites sous l'actuel pontificat. Nous parlons également du document final du synode, qu'il dit être "une attaque frontale contre l'édifice divin" de l'Église; ce que le synode d'Amazonie révèle à propos de la "synodalité"; et ce que ses organisateurs ont accompli.

 

Selon Mgr Viganò, le "paradigme amazonien" vise à "transformer" fondamentalement l’Église catholique, afin qu'elle s’aligne sur un programme "mondialiste" et "serve de passerelle pour transporter ce qui reste de l’édifice catholique vers une religion indistincte et universelle."

 

"Pour nous tous, catholiques, le paysage de la Sainte Église s'assombrit de jour en jour", dit-il. "Si ce plan satanique aboutit, les catholiques qui y adhéreront changeront de religion et l'immense troupeau de Notre Seigneur Jésus-Christ sera réduit à une minorité."

 

"Cette minorité aura probablement beaucoup à souffrir… mais avec lui, elle vaincra", dit-il conclu, concluant ses remarques par les paroles vives, prophétiques et opportunes du 14 siècle de la mystique et sainte, Brigitte de Suède.

 

Vous trouverez ci-dessous notre interview au synode amazonien avec Mgr Carlo Maria Viganò.

 

LifeSiteNews: Votre Excellence, comment qualifieriez-vous l'arc du récit synodal? Y a-t-il une image qui la résume bien?

 

Archevêque Viganò: La barque de l'Église est en proie à une tempête violente. Pour apaiser la tempête, les successeurs des apôtres qui ont essayé de laisser Jésus sur le rivage et qui ne s'aperçoivent plus de sa présence ont commencé à invoquer la Pachamama!

 

Jésus a prophétisé: “Lorsque vous verrez l’Abomination de la désolation, installée dans le Lieu saint ... il y aura une grande détresse, telle qu’il n’y en a jamais eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant, et telle qu’il n’y en aura jamais plus.” (Mt 24: 15; 21).

 

L'abomination des rites idolâtres est entrée dans le sanctuaire de Dieu et a donné naissance à une nouvelle forme d'apostasie, dont les graines - qui sont actives depuis longtemps - poussent avec une vigueur et une efficacité renouvelées. Le processus de mutation interne de la foi, qui se déroule dans l'Église catholique depuis plusieurs décennies, a vu avec ce Synode une accélération spectaculaire vers la fondation d'un nouveau credo, résumé dans un nouveau culte [cultus] . Au nom de l'inculturation, des éléments païens infestent le culte divin afin de le transformer en un culte idolâtre.

 

Selon vous, quelle est la partie la plus préoccupante ou problématique du document final du Synode en Amazonie?

 

La stratégie de l'opération entière du synode amazonien est la tromperie, l'arme privilégiée du diable: dire des demi-vérités pour atteindre une fin perverse. Un manque de prêtres: ils disent donc qu'il faut s'ouvrir aux prêtres mariés et à un diaconat féminin pour détruire le célibat, d'abord en Amazonie, puis dans toute l'Église. Sur quel continent la première évangélisation de l'Église catholique a-t-elle jamais été réalisée par des prêtres mariés? Les missions en Afrique, en Asie et en Amérique latine ont été principalement menées par l’Église latine et seulement dans une très faible mesure par les Églises orientales dotées d’un clergé marié.

 

Le document final de cette assemblée honteusement manipulée, dont l'ordre du jour et les résultats ont été planifiés depuis longtemps, est une attaque frontale contre l’édifice divin de l’Église, attaquant la sainteté du sacerdoce catholique et plaidant pour l'abolition du célibat ecclésiastique et un diaconat féminin.

 

Qu'est-ce qu'a révélé la saga Pachamama ? Et quelle réponse doit-on avoir ?

 

À Abou Dhabi, le pape François a déclaré par écrit que Dieu "voulait" toutes les religions. En dépit de la correction fraternelle donnée en personne et par écrit par Mgr Athanasius Schneider, le pape François a ordonné que sa déclaration hérétique soit enseignée dans des universités pontificales et qu'une commission spéciale soit créée pour propager cette grave erreur doctrinale.

 

Conformément à cette doctrine aberrante, il n'est pas étonnant que le paganisme et l'idolâtrie fassent également partie des religions voulues par Dieu. Le pape nous l'a montré et l'a mis en œuvre personnellement, en profanant les jardins du Vatican et l'Église Saine Marie de Traspontina, en profanant la basilique Saint-Pierre et la messe de clôture du synode en plaçant sur l'autel de la Confession cette "plante" idolâtre étroitement liée à la Pachamama.

 

Selon la tradition de l'Église, l'église Sainte Marie de Traspontina et la basilique Saint-Pierre doivent être reconsacrées à la lumière des profanations effroyables et idolâtres qui y ont été commises.

 

La saga Pachamama a révélé une violation flagrante et très grave du Premier Commandement, ainsi que la dérive vers l'idolâtrie dans une "Église à visage amazonien". Ce rite, qui s'est déroulé au cœur du christianisme, et auquel Bergoglio a participé, assume la valeur d'un rite initiatique de la nouvelle religion. La vénération de la Pachamama est le fruit empoisonné de "l'inculturation" à tout prix, et une expression fanatique de la "théologie indienne". Le Synode a offert un tremplin à cette nouvelle église syncrétiste, néo-païenne, dédiée au culte de la Terre mère, au mythe naturaliste du "bon sauvage" et au rejet du modèle et du mode de vie occidental des sociétés avancées.

 

L'idolâtrie scelle l'apostasie. C'est le fruit du déni de la vraie foi. Elle naît de la méfiance en Dieu et dégénère en protestation et rébellion. Le P. Serafino Lanzetta a récemment dit : 

 

Adorer une idole, c'est s'adorer soi-même à la place de Dieu... c'est adorer l'anti-Dieu qui nous séduit et nous sépare de Dieu, c'est-à-dire le diable, comme on peut le voir clairement dans les paroles de Jésus au tentateur dans le désert (cf. Mt 4, 8-10).

 

 

L'homme ne peut qu'adorer, mais il doit choisir qui il va adorer. En tolérant la présence des idoles - la Pachamama dans notre contexte actuel - à côté de la foi, on dit que la religion est fondamentalement ce qui satisfait les désirs de l'homme. Les idoles sont toujours attrayantes, car l'on adore ce que l'on veut et, surtout, on n'a pas à endurer beaucoup de maux de tête moraux. Au contraire, les idoles sont pour la plupart le résumé de tous les instincts humains. Le vrai mal à la tête, cependant, survient lorsque la corruption morale se répand et infeste l’Église. Un "abandon de Dieu" pour l'impureté, pour se prostituer à d'autres dieux en échangeant la vérité de Dieu avec le mensonge, en adorant et en servant des créatures à la place du Créateur (cf. Rm 1, 24-25). Il semble que saint Paul nous parle aujourd'hui. La racine de cette histoire triste et tragique est l'effondrement dogmatique et moral.

 

Nous ne pouvons rester indifférents aux actes idolâtres dont nous avons été témoins et qui nous ont laissé abasourdis. Ces assauts contre la sainteté de notre mère l'Église exigent de nous une réparation juste et généreuse. Il est urgent de redécouvrir le sens de la prière, de la réparation et de la pénitence, du jeûne, des "petits sacrifices, des petites fleurs" et surtout de l'adoration silencieuse et prolongée devant le Saint-Sacrement.

 

Demandons au Seigneur de revenir et de parler au cœur de son épouse bien-aimée, en la ramenant à lui-même dans la grâce de son premier et irrévocable amour, après avoir commis l'erreur de s'abandonner au monde et à sa prostitution.

 

Qu'est-ce que le synode amazonien nous a montré sur la nature de la "synodalité"?

 

L'Eglise n'est pas une démocratie. Le Synode des Évêques, depuis que Paul VI l'a établi avec le Motu Proprio Apostolica Sollicitudo le 15 septembre 1965, a toujours traité des problèmes concernant l’Église universelle et a accordé aux évêques représentant toutes les conférences épiscopales le droit de participer. Le Synode pour l'Amazone n'a pas respecté ce critère.

 

L’Église amazonienne a certes des problèmes majeurs, qu’il faut donc résoudre au niveau local. Pour les résoudre, il aurait suffi que les évêques d'Amérique latine se conforment aux recommandations du Pape Benoît XVI à l'occasion de sa visite à Aparecida en 2007. Ils ne l'ont pas fait. En effet, depuis des décennies, beaucoup d'entre eux ont permis, voire encouragé, les adeptes de la théologie de la libération et des idéologies d'origine largement germanique, avec les jésuites en première ligne, à continuer à refuser de proclamer le Christ comme son seul Sauveur.

 

"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous vêtus de vêtements de brebis, mais qui sont des loups voraces de l'intérieur" (Mt 7:15). La situation dans une partie de l'Église en Amazonie a été un échec, en partie à cause des nonces apostoliques au Brésil, comme l'actuel secrétaire général du Synode des évêques, qui avait proposé des candidats à l'épiscopat comme ceux que nous avons vus au Synode en Amazonie. En organisant un synode à Rome, au lieu de tenir un synode local, et en invitant des évêques choisis parmi les plus aveugles à guider d'autres aveugles, y a-t-il eu une tentative d'exportation et de propagation de la maladie dans l'Église universelle?

 

Le pape François utilise la "synodalité" de manière très contradictoire et peu synodale! La "synodalité" est l’un des "mantras" du pontificat actuel, solution magique à tous les problèmes qui affectent la vie de l’Église. La "conversion synodale" tant acclamée a supplanté la conversion au Christ. C'est précisément pourquoi la "synodalité" n'est pas la solution mais le problème.

 

De plus, le pape François semble concevoir la synodalité comme une vue à sens unique: les acteurs, le contenu et les résultats sont planifiés à l'avance et dirigés de manière ciblée et sans ambiguïté. En conséquence, l'institution synodale est sérieusement dé-légitimée et l'adhésion des fidèles à celle-ci est sapée.

 

On a aussi l’impression que la synodalité est saisie et utilisée comme un instrument pour se libérer de la Tradition et de ce que l’Église a toujours enseigné. Comment la vraie synodalité peut-elle exister sans fidélité absolue à la doctrine?

 

S'exprimant à l'Angélus au sujet de la récente assemblée, François a déclaré: "Nous nous sommes regardés dans les yeux et nous nous sommes écoutés avec sincérité, sans cacher les difficultés." Ces paroles parlent d'une synodalité exercée d'en bas, non pas du Christ Seigneur ni de l'écoute de sa Vérité éternelle. Elless reflètent une synodalité sociologique et mondaine au service d'un projet purement humain et idéologique.

 

Avez-vous des idées sur la manière dont les médias du Vatican ont géré le synode? Les critiques disent qu'il a perdu toute crédibilité.

 

Pendant le Synode, nous avons assisté à une gestion de la communication à la soviétique, avec l'imposition d'une "version officielle" qui ne coïncidait presque jamais avec la réalité. Lorsque la preuve du mensonge ou de l'ambiguïté a été mise en lumière par tant de journalistes courageux, ils l'ont niée ou ont dénoncé un complot.

 

Les vêtements ont été déchirés, au point de déposer une plainte officielle, à cause de la déesse mère Pachamama qui a été jetée dans le Tibre ! Puis il y a eu les épithètes habituelles : des catholiques conservateurs et fanatiques, des rétrogrades qui ne croient pas au dialogue, des gens qui ignorent l'histoire de l'Église, selon un éditorial publié dans Vatican News, avec une citation du cardinal Newman, et qui était favorable aux statues. Pourtant, la citation de Newman, selon laquelle les éléments d'origine païenne sont sanctifiés par leur adoption dans l'Église, témoigne non seulement de la mauvaise foi de celui qui l'a utilisée, mais aussi des retours de flammes contre lui.

 

La citation de Newman souligne en fait la différence substantielle entre la pratique sage de l'Église du Christ et les méthodes de l'apostasie moderniste. En effet, l’Église romaine, qui a détruit la tyrannie des idoles démoniaques (pensez à la démolition des temples d’Apollon par Saint Benoît ou du chêne sacré à Saint-Boniface) et a établi le royaume du Christ, adopte des formes de religion païenne ancienne et les baptise. Les nouveaux modernistes, pour leur part, qui croient que Dieu veut la diversité des religions, s’abandonnent avec bonheur au syncrétisme et à l’idolâtrie.

 

La citation de Newman souligne en fait la différence substantielle entre la pratique sage de l'Église du Christ et les méthodes de l'apostasie moderniste. En effet, l'Eglise romaine, qui a détruit la tyrannie des idoles démoniaques (pensez à la démolition des temples d'Apollon par saint Benoît ou du chêne sacré par saint Boniface) et établi le royaume du Christ, adopte des formes de religion païenne ancienne et les baptise. Les nouveaux modernistes, qui croient que Dieu veut positivement la diversité des religions, s'abandonnent volontiers au syncrétisme et à l'idolâtrie.

 

Qu'en est-il de l'Eglise et de sa foi qui ont été menacées par le Synode amazonien?

 

Le synode amazonien fait partie d'un processus qui ne vise rien de moins que de changer l'Église. Le pontificat du pape François est semé d'actes sensationnels visant à saper les doctrines, les pratiques et les structures considérées jusqu'à présent comme consubstantielles à l'Église catholique. Il a lui-même défini ce processus comme un "changement de paradigme", c’est-à-dire une rupture nette avec l’Église qui l’a précédé.

 

Avec le synode en Amazonie, l'utopie d'une nouvelle Église tribale et écologiste a émergé à l'horizon. C’est l’ancien projet de ce progressisme latino-américain qui avait déjà été confronté à Jean-Paul II et au cardinal Ratzinger, mais qui n’a jamais été véritablement éradiqué - et il est maintenant promu par le sommet de la hiérarchie catholique. Le but de ce Synode est de progresser vers la consécration définitive de la théologie de la libération dans ses versions "verte" et "tribale".

 

Avec ce synode, comme à d'autres occasions, l'Église catholique semble être alignée sur les stratégies qui dominent la scène mondialiste et qui sont soutenues par des forces et des moyens financiers puissants. Ces stratégies sont radicalement anti-humaines et intrinsèquement anti-chrétiennes. L'agenda comprend même la promotion de l'avortement, de l'idéologie du genre et de l'homosexualisme, et dogmatise la théorie du réchauffement climatique anthropique.

 

Pour nous tous, catholiques, le paysage de la Sainte Église s'assombrit de jour en jour. L'offensive progressive en cours laisse présager une véritable révolution, non seulement dans la manière dont l'Église est comprise, mais aussi dans les images apocalyptiques qu'elle donne à l'ordre mondial. Avec une profonde tristesse, nous voyons le pontificat actuel marqué par des faits inhabituels, des comportements déconcertants et des déclarations qui contredisent la doctrine traditionnelle et qui sèment un doute général sur l'âme de l'Église catholique et de ses principes vrais et immuables. On a l'impression d'être en proie à un chaos religieux gigantesque. Si ce plan satanique aboutit, les catholiques qui y adhéreront changeront de religion et l’immense troupeau de Notre Seigneur Jésus-Christ sera réduit à une minorité. Cette minorité aura probablement beaucoup à souffrir. Mais elle sera soutenue par la promesse de Notre Seigneur que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Église et avec lui, elle vaincra dans le Triomphe du Coeur Immaculé de Marie promis par Notre Dame de Fatima.

 

Que pensez-vous que les organisateurs du synode ont accompli de leur point de vue? Quels progrès ont-ils réalisés dans leur agenda?

 

Les organisateurs et les protagonistes du Synode ont certainement atteint l'un de leurs objectifs: rendre l'Église plus amazonienne et l'Amazonie moins catholique. Le paradigme amazonien n'est donc pas la fin du processus de transformation auquel vise la "révolution pastorale" promue par le magistère papal actuel. Il sert de passerelle pour transporter ce qui reste de l'édifice catholique vers une religion universelle indistincte.

 

Le paradigme amazonien, avec sa vénération panthéiste de la Terre nourricière et son interconnexion utopique entre tous les éléments de la nature, devrait permettre (selon les spéculations théologiques développées dans les régions germaniques) de vaincre la religion catholique traditionnelle à travers un panthéon mondial et sans état. Le récent Synode a réussi à créer une église amazonienne constituée d'un ensemble de croyances, de cultes, de pratiques païennes-sacramentelles, de liturgies inculturées en communion avec la Nature et aux nombreux membres du clergé indien marié, en vue de l'ordination des femmes. C'est une étape aberrante et vraiment significative dans l'agenda d'une "Eglise sortante" qui est engagée dans le processus de la Grande Substitution du Catholicisme avec une autre religion, celle qui glorifie l'homme à la place de Dieu.

 

Vous êtes l'ancien nonce apostolique aux États-Unis. Que penseriez-vous des laïcs inondant de lettres le Vatican et les nononciatures apostoliques?

 

"Le royaume des cieux subit la violence et des violents s'en emparent" (Mt 11, 12). Comme l’invite le professeur Roberto De Mattei: "Nous devons militariser nos cœurs et les transformer en Acies Ordinata . L'Église n'a pas peur de ses ennemis et gagne toujours lorsque les chrétiens se battent. Nos adversaires étant unis par leur haine du bien, nous devons nous unir dans l’amour du bien et de la vérité. Ce n'est pas une bataille ordinaire mais une guerre! Il est urgent que la résistance catholique soit fortement unie et visible face au processus en cours d'autodestruction de l'Église, en surmontant également «les nombreux malentendus qui divisent souvent le champ du bien et cherchent parmi ces forces une unité d'intention et action, tout en maintenant leurs différentes identités légitimes »(De Mattei).

 

"Le royaume des cieux a subit la violence et les hommes de violence la prennent par la force." (Mt 11, 12). Comme le professeur Roberto De Mattei nous invite : "Nous devons militariser nos cœurs et les transformer en Acies Ordinata. L'Eglise n'a pas peur de ses ennemis et gagne toujours quand les chrétiens combattent. Nos adversaires sont unis par leur haine du bien, nous devons nous unir dans l'amour du bien et de la vérité. Ce n'est pas une bataille ordinaire mais une guerre ! Il est urgent que la résistance catholique soit fortement unie et visible face au processus continu d'auto-démolition de l'Église, également en surmontant "les nombreux malentendus qui souvent divisent le champ du bien, et cherche parmi ces forces une unité de but et d'action, tout en maintenant leurs différentes identités légitimes" (De Mattei).

 

Dans ces heures les plus graves, les laïcs sont certainement le fer de lance de la résistance. Par leur courage, ils doivent faire appel à nous, bergers et nous encourager à avancer, avec plus de courage et de détermination, pour défendre l’Épouse du Christ. L'avertissement de sainte Catherine de Sienne s'adresse à nous, bergers: "Ouvrez vos yeux et regardez la perversité de la mort qui est venue dans le monde, et spécialement dans le Corps de la Sainte Église. Hélas, que vos cœurs et vos âmes éclatent en voyant tant d’offenses contre Dieu! Hélas, assez de silence! criez avec cent mille langues. Je vois que, par le silence, le monde est mort, l'Épouse du Christ est pâle."

 

Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez ajouter?

 

Laissons le mot de la fin à Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe:

 

Le père parla pendant que toute l'armée du ciel écoutait et dit:

 

"Avant de vous dire ma plainte que j'ai donné ma fille à un homme qui la tourmente terriblement et lie ses pieds à un pieu de bois afin que la moelle soit sortie de ses pieds."

 

Le Fils lui répondit: "Père, je l'ai rachetée de mon sang et je l'ai fiancée à moi, mais maintenant elle a été saisie de force."

 

Le père s'exclama: "Mon fils, je partage ta lamentation, ta parole est à moi, tes œuvres sont à moi. Tu es en moi et moi en toi. Que ta volonté soit faite.

 

Puis la mère a dit: "Vous êtes mon Dieu et mon Seigneur. Mon corps portait les membres de votre Fils béni, qui est votre vrai Fils et mon vrai Fils, je ne lui ai rien refusé sur la terre. Dans l'intérêt de mes prières, ayez pitié de votre fille, l'Église! »

 

Le Père répondit: "Puisque tu ne m'as rien refusé sur la terre, je ne veux rien te refuser au ciel. Que ta volonté soit faite."

 

Après cela, les anges ont dit: "Tu es notre Seigneur, nous possédons tout ce qui est bon et nous n'avons besoin que de toi. Lorsque vous avez choisi cette épouse, nous nous sommes tous réjouis; nous avons maintenant des raisons d'être tristes, car elle a été livrée aux mains du pire des hommes qui la vexe avec toutes sortes d'insultes et de mauvais traitements. Alors, aie pitié d'elle, selon ta grande miséricorde, et il n'y a personne pour la consoler et la libérer si ce n'est toi, Seigneur, Dieu Tout-Puissant."

 

Puis il dit aux anges: "Vous êtes mes amis et la flamme de votre amour brûle dans mon cœur. J'aurai pitié de ma fille, de mon Église, pour l'amour de vos prières. ”(Apocalypse , livre I, chapitre 24).

 

Encore une fois, permettons à Sainte Brigitte de parler:

 

"Sachez que si un pape accordait aux prêtres la permission de contracter un mariage charnel, il serait spirituellement condamné par Dieu… Dieu priverait complètement ce même pape de sa vision spirituelle et de son audition, ainsi que de paroles et d'actes spirituels. Toute sa sagesse spirituelle deviendrait complètement gelée. Puis, après sa mort, son âme serait jetée en enfer pour y être tourmentée à jamais, pour y devenir la nourriture des démons éternellement et sans fin. Oui, même si le pape saint Grégoire lui-même l'avait décrété, il n'aurait jamais obtenu le pardon de Dieu pour cette sentence, à moins de l'avoir humblement révoquée avant la mort » (Apocalypse , livre VII, 10).

 

Seigneur, prends pitié de ton Église, par amour pour nos prières et nos afflictions !

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 20:40

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Ce week-end dernier, un prêtre de l’archidiocèse de Mexico a publiquement brûlé des statues de Pachamama et a organisé une cérémonie d’expiation pour demander à Dieu pardon de ce qui s’est fait au Vatican pendant le synode amazonien.

Le père Hugo Valdemar a organisé cette cérémonie devant une église dédiée à Notre-Dame de Guadalupe en rappelant que la Vierge Marie a été elle-même enceinte pour donner naissance à Jésus qui nous a donné l’Evangile pour nous éloigner des ténèbres de l’idolâtrie et du diable.

La figure de la Pachamama - a aussi rappelé le père Valdemar, est une figure de l’Antéchrist, un blasphème et une parodie de Marie.

De son côté, un prêtre exorciste de l’archidiocèse de Mexico a précisé que « Pachamama est bien enceinte, mais elle donne naissance à l’Antéchrist pour détruire les sacrements dans une Eglise dirigée par des groupes maçonniques. »

 

Source : Kathnet / Pro Liturgia, Actualité du mardi 5 novembre 2019

Le prêtre catholique de l'archidiocèse de Mexico a brûlé les effigies des statues païennes de la "Pachamama" tout en conduisant les fidèles dans la prière pour réparer le péché d'adoration des statues (de Pachama) au Vatican pendant le Synode Amazonien récemment conclu.

La vidéo de l'événement a pris le P. Hugo Valdemar debout devant une église dédiée à Notre Dame de Guadalupe, la grande alliée des exorcistes, où les flammes ont sauté d'une cheminée métallique qui se trouvait au-dessus d'une table recouverte d'un nappe blanche. Les effigies de Pachamama colorisées ont ensuite été placées sur la table à côté du feu.

Le P. Valdemar se tenait à côté d'un servant d'autel qui tenait une image de Notre-Dame de Guadalupe, et expliquait ce qui allait se passer, comme le montre la vidéo du 3 novembre. Le prêtre était également flanqué d'une icône de saint Michel Archange

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 19:10

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Pour les anglophones, dans les paramètres de la video, dans sous-titres choisir anglais généré automatiquement, traduction phonique générée automatiquement.

Alors que la conférence sur l'identité catholique commence, Michael Matt, éditeur du site The Remnant a rencontré Mgr Athanasius Schneider pour discuter de tout, du synode amazonien, à la franc-maçonnerie dans l'Église, du Concile Vatican II, au sédévacantisme et à la nécessité de rester fidèle à l'Église malgré la révolution aux plus hauts niveaux de l'Église.

 

La critique franche de Monseigneur Schneider à l’égard du Synode amazonien est suivie d’une belle explication sur la raison pour laquelle abandonner l’Église Mère à cette heure sombre est tout simplement impossible et comment tous les hommes et les femmes de la chrétienté sont appelés à prendre la défense de la jeune mariée du Christ.

 

La rencontre a fait l'objet d'un article du site Gloria.Tv. Selon Monseigneur Schneider, François ne fait pas seulement la promotion, mais récompense les traîtres du Christ. 

 

La crise actuelle de l'Église est enracinée dans la franc-maçonnerie, a déclaré Mgr Athanasius Schneider à RemnantNewspaper.com (2 novembre, vidéo ci-dessus).

 

Il décrit la franc-maçonnerie comme une "Anti-Église" et l'"ennemie de l'Église du Christ", expliquant qu'ils ne sont pas contre la religion en général, mais contre le caractère unique et exclusif de Jésus Christ, son Église et la Révélation divine. "La franc-maçonnerie, ce n'est pas des théories du complot, ce sont des faits."

 

Selon Schneider, les modernistes du XXe siècle ont suivi une pensée similaire à celle des francs-maçons, sans nécessairement en être membres.

 

Il a observé que la pénétration de l'Église par le modernisme a atteint son apogée au Concile Vatican II (1962-1965) et que cette assemblée a été utilisée pour promouvoir la pensée naturaliste, anthropocentrique et relativiste des maçons. Par exemple, il évoque la "doctrine du relativisme, la doctrine de l'ambiguïté qui a inspiré quelques textes du concile Vatican II, comme le fait que nous aurions le même Dieu avec l'islam, ou que l'homme est le centre de tout ce qui culmine ici sur terre, ou le fait que vous auriez un droit naturel par nature en vous-même de choisir votre propre religion : cela peut s'expliquer du fait que vous ne pouvez pas être contraint en matière de religion, mais cela veut surtout signifier que vous avez la liberté de choisir une religion. Ainsi les textes dogmatiques du Concile disent que chaque personne a l'obligation de chercher la vérité - et c'est là l'Eglise catholique -, mais d'un autre côté, un peu plus loin, il est dit que vous avez la liberté de religion naturelle. C'est dans le texte de Dignitatis humanae du Concile Vatican II." (Paragraphe 2 : "En vertu de leur dignité, tous les hommes, parce qu’ils sont des personnes, c’est-à-dire doués de raison et de volonté libre, et, par suite, pourvus d’une responsabilité personnelle, sont pressés, par leur nature même, et tenus, par obligation morale, à chercher la vérité, celle tout d’abord qui concerne la religion. Ils sont tenus aussi à adhérer à la vérité dès qu’ils la connaissent et à régler toute leur vie selon les exigences de cette vérité. Or, à cette obligation, les hommes ne peuvent satisfaire, d’une manière conforme à leur propre nature, que s’ils jouissent, outre de la liberté psychologique, de l’exemption de toute contrainte extérieure. Ce n’est donc pas sur une disposition subjective de la personne, mais sur sa nature même, qu’est fondé le droit à la liberté religieuse.")

"Et donc c'est ambiguë, ce n'est pas clair. Et la conséquence, après le concile, est que tous les catholiques, la plupart des séminaires, facultés de théologie, et dans l'épiscopat, et même le Saint-Siège a promu la doctrine selon laquelle vous avez réellement le droit de choisir votre religion, de choisir l'idolâtrie. Or, vous n'avez pas le droit d'offenser Dieu à travers l'idolâtrie ou au travers du blasphème. Et c'est déjà ici une conséquence. Si vous avez un droit donné par Dieu à vous-même, par nature, de choisir des actes d'idolâtrie, (comme on l'a vu au Vatican) avec Pachamama, quand c'est induit dans votre dignité humaine même de choisir la religion de Pachamama, c'est la dernière conséquence de l'expression du texte du Concile. Et je le répète, cette expression d'ambiguïté du texte doit être formulée d'une autre façon pour éviter ces applications dans la vie de l'Église." (Pour éviter d'avoir des clercs qui justifient tout et n'importe quoi, y compris les actes d'idolâtrie. Ndlr.)

 

Après le Concile, les modernistes et même les vrais francs-maçons se sont emparés des hautes positions de l'Eglise. 

 

Avec François, les "vrais hérétiques" et les "négationnistes de la vérité catholique" sont "non seulement promus aux hautes fonctions ecclésiastiques", mais ils reçoivent même "une récompense pour leur trahison du Christ", remarque Schneider.

 

"L'Église vit sa Passion, comme le Christ au jour du Vendredi Saint. Et je crois que nous arrivons à ce temps du Calvaire du Golgotha où l'Église est humiliée comme Jésus-Christ l'a été."

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 20:40

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Antiochos IV de Syrie, tombant de son char, par Noël Hallé, 1738 (Virginia Museum of Fine Arts). Cette scène émane du Deuxième livre des Maccabées.

Antiochos IV de Syrie, tombant de son char, par Noël Hallé, 1738 (Virginia Museum of Fine Arts). Cette scène émane du Deuxième livre des Maccabées.

Le cardinal Walter Brandmüller, membre de la Curie romaine, s’est exprimé pour le site “Kath.net” sur le synode sur l’Amazonie en visant particulièrement les cardinaux Marx, Schönborn et leur entourage. Il a vivement critiqué le projet de supprimer l’obligation du célibat sacerdotal dans cette partie du monde. Il précise : « Ce groupuscule d’idéologues qui ne veulent pas comprendre l’état de “célibat pour le Royaume de Dieu” tel qu’il a été vécu par le Christ et les Apôtres, veut à présent supprimer le célibat sacerdotal. Ils y travaillent depuis plusieurs décennies. Malgré toutes leurs tentatives réduites à l’échec jusqu’ici, et malgré leur grand âge et leurs cheveux gris, ils pensent maintenant qu’avec ce synode leur heure est arrivée. Bien sûr ils ne parlent que d’une “affaire amazonienne”, mais ce n’est qu’une méchante ruse qui n’abuse personne. Non, il ne s’agit pas de l’Amazonie : il s’agit de l’ensemble de l’Eglise. »

Le cardinal Brandmüller apporte aussi son soutien aux catholiques de Rome dans l’affaire des statues de Pachamama volées dans une église proche du Vatican et jetées dans le Tibre : « Les deux hommes qui ont jeté ces statues de mauvais goût dans le Tibre n’ont pas commis de vol, mais ont posé un acte symbolique comparable à ceux qu’avaient posés les Prophètes de l’Ancien Testament, ou Jésus lui-même en débarrassant le Temple de ses marchands, ou encore Saint Boniface qui avait abattu le chêne dédié au dieu Donar (ou Thor. Ndlr.). Bien sûr, ils sont à présent accusés de vol par les autorités du Vatican : l’embarras conduit à de bien grotesques gesticulations ! Ces deux jeunes hommes, par leur courage, sont les prophètes d’aujourd’hui. Ils rappellent l’épisode biblique des Macchabées qui se sont opposés à l’horreur de la destruction de leurs lieux saints. Disons-le carrément : pour remercier ces jeunes hommes, on aurait dû faire sauter quelques bouchons de champagne. »

 

Cardinal Brandmüller : "Les deux hommes qui ont jeté ces statues (de Pachama) dans le Tibre n’ont pas commis de vol, mais ont posé un acte symbolique comparable à ceux qu’avaient posés les Prophètes de l’Ancien Testament, ou Jésus lui-même en débarrassant le Temple de ses marchands, ou encore Saint Boniface qui avait abattu le chêne dédié au dieu Donar"
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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 23:18

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Source: OnePeterFive

The Pachamama and the Nebuchadnezzar of Verdi, Massimo Scapin, 28-10-209

La nouvelle qui ces jours-ci nous vient autour des statuettes de la Pachamama, la déesse mère adorée dans la religion inca, jetée dans le Tibre depuis le pont Saint-Ange, au pied du château dominé par saint Michel, nous fait penser au quatrième acte de Nabucco, l'opéra de Giuseppe Verdi qui fit connaître le grand musicien italien au grand public. Avec un livret de Temistocle Solera mis en scène pour la première fois à la Scala de Milan le 9 mars 1842 avec un grand succès, c'est l'opéra qui raconte les Juifs conquis et subjugués par les Babyloniens de Nabuchodonosor en 586 av. J.-C., chœur bien connu “Va pensiero” (Va, pensée, sur tes ailes dorées), la lamentation de l'exil, du Psaume 137, à la mémoire de la patrie détruite et de la liberté perdue.

 

 

Solera, incorporant des éléments de son imagination (comme l'amour non partagé d'Abigaille pour Ismaël), s'inspire tout d'abord des livres des prophètes Jérémie et Daniel (14 :1-22) ; puis le drame français Nabuchodonosor d'Auguste Anicet-Bourgeois et Francis Cornu, représenté en 1836 au Théâtre de l'Ambigu-Comique à Paris, traduit après environ deux ans en italien ; enfin, le ballet historique Nabuccodonosor de Antonio Cortesi, représenté à La Scala le 27 octobre 1836.

Dans la quatrième partie, intitulée "L'idole brisée", nous voyons le protagoniste, le second parent de l'empire néo-babylonien, qui se met à genoux et s'exclame: "Dieu des hébreux, pardonne-moi!"; il promet que "l'autel, le temple sacré pour toi ressuscitera" et que "je détruirai mes rites". Plus tard, Nabucco entre dans le magnifique temple du dieu Baal ; il y trouve les prêtres, les mages et les gardes; il ordonne l'abattage de la gigantesque statue de "l'idole infatigable", qui tombe toutefois d'elle-même et se brise en morceaux: "Miracle divin!" s'exclama-t-il, tombant à genoux et louant le "Grand Jéhovah".

 

L'idole démoniaque de l'opéra de Verdi tombe comme si elle était frappée par une force supérieure, pas comme ce fut le cas par exemple, avec saint Benoît qui, lorsqu'il arriva à un fort:

 

… Appelé Cassino situé sur le flanc d'une haute montagne [.]… Là se trouvait un vieux temple où Apollon était adoré par des paysans, selon la coutume des anciens païens. Autour de lui ont également poussé des bosquets dans lesquels, jusque-là, une multitude de fous infidèles offraient leurs sacrifices idolâtres. L'homme de Dieu qui passait à cet endroit a brisé l'idole, renversé l'autel, brûlé les bosquets et fait du temple d'Apollon une chapelle de Saint-Martin. Là où se trouvait l'autel profane, il construisit une chapelle de Saint-Jean; et en prêchant continuellement, il convertit beaucoup de gens dans les environs. (Saint Grégoire le Grand, Dialogues, II, 8: PL 66, 152.)

 

Ou comme le fit saint Boniface, qui "parcourut toute la Frise, prêchant sans cesse la parole de Dieu, bannissant les rites païens et extirpant les coutumes immorales païennes. Avec une énergie débordante, il construisit des églises et renversa les idoles des temples. Il a baptisé des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants" (Vita S. Bonifatii, Augustine Willibaldo , éd. Levison, p. 47).

 

Et même pas comme le fit le Pape Liberius, qui a "baptisé" les Ambarvales païennes et les a transformées en la Rogation Majeure, qui a prié le 25 avril, jour de la Saint Marc, comme l'explique de manière excellente le B. Ildephonsus Schuster au sujet de la procession et de la messe fixe à Saint Pierre (Le Sacramentaire, Tome IV, Torino-Roma, 1930, p. 119):

Cette procession solennelle qui allait encore de San Lorenzo in Lucina à Saint-Pierre, le long de la via Flaminia, du pont de la Milvian et du Tibre jusqu'aux champs du Vatican, a à l'origine remplacé l'ancienne fête des Ambarvales ou de la païenne Robigalia. Cela se passait le 25 avril et la jeunesse romaine avait l'habitude d'aller au-delà du pont Milvian pour se sacrifier à Robigo, le dieu qui protégeait le fourrage de la rouille. L’Eglise romaine, suivant la coutume populaire, a élevé son sens en enseignant que ce n’est pas par la faveur de Robigo, mais par la vie pieuse, la prière humble et l'intercession des Saints, et en particulier du Pasteur ovium saint Pierre, qui désarme la justice de Dieu, irrité par nos péchés.

 

Le destin du roi Nabucco n’est donc pas celui de saint Vigile de Trente, martyr, précisément parce qu’il a éradiqué les restes de cultes idolâtres.

 

L'énumération des idoles païennes démolies, détruites et brûlées pourrait se poursuivre avec les nombreuses images exprimées par l'iconographie chrétienne, comme on peut le voir ici, mais ces indications suffisent. Et ceux qui sont attristés par le syncrétisme, qui amène certains à profaner des églises avec des rites dans lesquels ils suivent des idoles, prient et chantent, pourraient être consolés avec l'opéra de Verdi.

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27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 21:34

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Mgr Athanasius Schneider, êvêque auxiliaire de Sainte-Marie in Astana, a lancé un vibrant appel à une chaîne de prière mondiale, proposant une invocation à la Sainte Trinité afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à des statuettes de la « Terre Mère », la Pachamama, avec la complicité des plus hautes autorités vaticanes.

 

Il n'hésite pas à qualifier de « veau d'or » les statuettes de femmes nues enceintes, symboles de la fertilité, et rappelle que tout évêque, de par sa charge de successeur des apôtres, a le devoir de dire la vérité à leur propos.

 

Jeanne Smits propose sur son blog sa traduction rapide de la Lettre ouverte que Mgr Schneider a publiée à cette occasion. La prière à la Sainte Trinité se trouve à la fin. – J.S.

 

Extrait

 

[...] Ceux qui croient au Dieu Unique et Véritable ont toujours travaillé à l’élimination de l’adoration des faux dieux, en enlevant leurs images du milieu du peuple saint de Dieu. Quand les Hébreux se prosternèrent devant la statue du Veau d’Or – avec les encouragements et la complicité du haut clergé – Dieu condamna de tels actes. Son serviteur Moïse condamna également ces actes d’« accueil et de tolérance » envers les divinités indigènes locales de l’époque, et il réduisit la statue en poudre et la dispersa dans l’eau (voir Ex 32,20). De même, les Lévites furent félicités pour avoir arrêté tous ceux qui adoraient le veau d’or (Ex 32:20,29). A travers les âges, les vrais catholiques ont aussi œuvré pour renverser les « les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Ep 6, 12), et la vénération des images qui les représentent.

 

Au milieu de la consternation et du choc face à l’abomination perpétrée par les actes religieux syncrétistes au Vatican, l’Église entière et le monde entier ont été témoins d’un acte hautement méritoire, courageux et louable de la part de quelques courageux hommes chrétiens qui, le 21 octobre, ont chassé et jeté dans le Tibre les statues en bois idolâtres de l’église de Santa Maria in Traspontina, à Rome. Tels de nouveaux Maccabées, ils ont agi dans l’esprit de la sainte colère de Notre Seigneur expulsant les marchands du temple de Jérusalem avec un fouet. Les gestes de ces hommes chrétiens seront inscrits dans les annales de l’histoire de l’Église comme un acte héroïque qui a rendu gloire au nom chrétien, tandis qu’au contraire, les actes des ecclésiastiques de haut rang qui ont souillé le nom chrétien à Rome, resteront dans l’histoire comme des actes d’ambiguïté et de syncrétisme lâches et perfides.

 

Le pape saint Grégoire le Grand, dans une lettre à saint Æthelbert, le premier roi chrétien d’Angleterre, l’exhorte à détruire les images idolâtres : « Supprimez le culte des idoles, renversez leurs édifices et leurs sanctuaires » (Bède, Histoire ecclésiastique, Livre I).

 

Saint Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, a abattu de sa propre main un chêne dédié à l’idole Thor ou Donar, qui était non seulement un symbole religieux, mais aussi un symbole de la protection des soldats, de la végétation et même de la fertilité dans la culture autochtone des tribus germaniques.

 

Vladimir, le premier prince chrétien de Kiev, a fait abattre, démolir et tailler en pièces les idoles en bois qu’il avait lui-même érigées. Quant à la statue en bois du dieu païen en chef, Peroun, il l’a jetée dans le Dniepr. Cet acte de saint Vladimir rappelle l’acte héroïque de ces Messieurs chrétiens qui, le 21 octobre 2019, jetèrent les statues en bois de la culture indigène païenne des tribus amazoniennes dans le Tibre.

 

Si les actes de Moïse, de Notre Seigneur Jésus-Christ expulsant violemment les marchands du Temple, de saint Boniface et de saint Vladimir avaient eu lieu à notre époque, les porte-parole du Vatican les auraient sûrement condamnés comme des actes d’intolérance religieuse et culturelle, et comme des vols.

 

6. La phrase du document d’Abou Dhabi, qui se lit comme suit : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains » a trouvé sa réalisation pratique dans les cérémonies du Vatican de vénération des statues en bois, qui représentent des divinités païennes ou des symboles culturels indigènes de fertilité. C’était la conséquence pratique logique de la déclaration d’Abou Dhabi.

 

7. Compte tenu de ce qu’exige le culte authentique et l’adoration du Dieu unique, la Très Sainte Trinité, et du Christ Notre Sauveur, en vertu de l’ordination qui a fait de moi un évêque catholique et un successeur des Apôtres, et dans une fidélité et un amour véritables envers le Pontife romain, le Successeur de Pierre, et envers sa tâche qui est de présider à la « Cathédrale de la vérité » (cathedra veritatis), je condamne le culte du symbole païen du Pachamama dans les jardins du Vatican in Saint Paul, dans la basilique Saint-Pierre, et dans l’église romaine de Santa Maria in Traspontina.

 

Il serait bon que tous les vrais catholiques, et d’abord et avant tout les évêques, et aussi prêtres et les fidèles laïcs, forment une chaîne mondiale de prières et d’actes de réparation pour l’abomination de la vénération des idoles en bois perpétrée à Rome pendant le synode sur l’Amazonie. Face à un scandale aussi évident, il est impossible qu’un évêque catholique se taise, cela serait indigne d’un successeur des Apôtres. Le premier dans l’Église qui devrait condamner de tels actes et faire réparation est le Pape François.

 

La réaction honnête et chrétienne à la danse autour de la Pachamama, le nouveau Veau d’Or, au Vatican, doit consister en une protestation digne, une correction de cette erreur, et surtout en des actes de réparation.

 

Les larmes aux yeux et avec une douleur sincère au cœur, il faut offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis de tels actes de culte interdits par la Révélation divine. On pourrait proposer à cet effet la prière suivante :

 

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge de Dieu, un acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répands dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, ton Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé ta Divine Majesté, et qu’ils t’offrent des réparations publiques et privées.

« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère terre”, à tous les peuples et surtout aux peuples des tribus amazoniennes, qui n’ont pas la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine.

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui la souillent. Ayez pitié de nous : épargne-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »

 

Mgr Athanasius Schneider

Evêque auxiliaire de Sainte Marie in Astana

 

Source: Le Blog de Jeanne Smits

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 20:35

Mis à jour le 23-11-2019. Pour lire un regard différent sur la cérémonie du 4 octobre au Vatican, lire un article de Peter Gabriel pour le site "Where is Peter".

Source: https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/10/la-grande-erreur-ete-damener-les-idoles.html

Source: https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/10/la-grande-erreur-ete-damener-les-idoles.html

Le "synode en Amazonie" ouvert le 6 octobre se termine ce dimanche 27 octobre en laissant beaucoup de divisions dans l'Eglise après qu'un culte rendu à l'idole "Pachama", déesse pré-colombienne, a été rendu dans les jardins du Vatican le 4 octobre dernier, où un franciscain a été vu prosterné tête contre terre dans un acte d'adoration d'une divinité païenne.

 

Le geste s'est d'ailleurs reproduit, le samedi 5 octobre, lors de la veillée de prières pour le synode à Santa Maria in Traspontina, non plus dans un jardin, mais dans une église catholique en présence du Saint-Sacrement, comme on le voit ci-dessous :
 

Source : Le Blog de Jeanne Smits

 

La prosternation tête contre terre est un acte d'adoration d'une divinité païenne dans toutes les religions antiques comme dans les religions indigénistes d'Amérique latine, du Proche-Orient, et de l'Orient (proskynèse). Cela est si vrai que les soldats Grecs Macédoniens d'Alexandre le Grand en Perse, refusèrent de se prosterner devant Alexandre en arguant qu'il s'agissait-là d'une pratique qui n'était pas grecque mais orientale et qu'Alexandre n'était pas un Dieu. La prosternation comme on l'a vue le 4 octobre dans les jardins du Vatican est un acte d'idolâtrie, qui contrevient directement au premier commandement qui est d'adorer Dieu seul. L'idolâtrie est condamnée par les prophètes Juifs de l'Ancien Testament; elle est toujours condamnée par l'Eglise catholique romaine et est considérée comme un péché grave contre le premier commandement. Le péché d'idolâtrie est de confondre les créatures avec le Créateur (panthéisme); ce péché obscurcit la recherche de la vraie finalité qui est la recherche et la possession de Dieu seul, et enchaîne les gens dans l'amour des créatures, et l'attachement à la matière, ce qui empêche l'âme de s'élever vers le Créateur. Les catholiques ne se prosternent pas tête contre terre devant des représentations de la Vierge Marie qui n'est pas Dieu. Les catholiques qui se sont prosternés devant les représentations de "Pachamama" (la Déesse-Mère) se prosternent-ils devant le Saint-Sacrement et se mettent-ils à genoux devant le Christ qui est Dieu, lors de la Communion ? Si non, ce sont des apostats, si oui, il reste quand même un grave péché contre le premier commandement réalisé au Vatican.

 

Le savez-vous ? Anciennement, le culte de "Pachamama" exigeait des sacrifices humains. On enterrait vivant un être humain en sacrifice à la terre afin que la Pachamama accepte la nouvelle construction et la fasse perdurer dans le temps. (Source)

 

Le rituel qui a eu lieu dans les jardins du Vatican est donc un culte rendu au démon (le sacrifice humain étant une des caractéristiques du culte du démon avec le cannibalisme), c'est-à-dire qu'il s'agit-là d'un pacte avec le diable pour accoucher de on ne sait quoi. Soit le Vatican ne le savait pas et ils ont péché par paresse (ils n'ont pas pris le temps de se renseigner), soit le Vatican le savait et alors là ?

 

Un évêque brézilien, Mgr Azcona, a mis en garde contre la vénération de la Pachamama, avant le synode sur l'Amazonie et pendant. Voici la traduction de ses propos répercutés par Infocatolica (d'après La Nuova Bussola Quotidiana) :

 

« Dans ces rituels, il y a le diable, il y a de la magie. Notre Dame n'est pas la Pachamama, elle est la Vierge de Nazareth. C'est ce que Mgr José Luis Azcona Hermoso, évêque émérite de la Prélature de Marajó (Brésil), a dit dans une homélie prêchée dans la cathédrale de Belém. »

 

Mgr Azcona a expliqué ce qui suit à propos des rites indigènes réalisés pendant le Synode :

 

« Ce qui se passe reflète négativement les principes théologiques et pastoraux présents dans l'Instrumentum laboris. Je veux parler de ce qui s'est passé et que beaucoup de frères ont vu et connaissent, mais pour lequel le discernement de l'Esprit Saint est nécessaire, celui que notre bien-aimé Pape François mentionne tant. Et nous devons distinguer qui vient du diable ou de l'esprit humain, de ce qui vient de l'Esprit Saint. Ce discernement est fondamental à l'appartenance à l'Église et beaucoup plus encore pour l'évangélisation. »

 

Mgr Azcona a fait allusion à une rencontre tenue à Brasilia par le REPAM [réseau ecclésial pan-amazonien], avant le Synode, en juin dernier, au cours de laquelle plusieurs « rituels indigènes avec invocations et prières, auxquels certains évêques ont également participé » ont eu lieu. Puis il a mentionné la cérémonie qui s'est tenue au Vatican.

 

« Ce sont des questions fondamentales et ici, en Amazonie, nous connaissons la signification de Macumba ou Candomblé, des rites et des malédictions magiques, venant du nord-est du Brésil et de l'État de Bahia, qui sont fréquentes ici », a-t-il dit à la fin de son sermon, qui a duré plus de 45 minutes.

 

Dans son homélie, Mgr Azcona a affirmé que « ces célébrations dépendent des esprits qui y sont évoqués et il est évident qu'il s'agit de sorcellerie, dont la lettre de saint Paul aux Galates, au chapitre V, verset 29, nous avertit quand il dénonce le péché d'idolâtrie qui est incompatible avec l'Evangile et la mission ».

 

Mgr Azcona a également mis en garde contre le culte de la Pachamama et de la Terre Mère « qui a été vénérée au Vatican ». « Ce sont des déesses comme Cybèle (dans l'Antiquité classique) ou comme la déesse Astarté adorée à Babylone : toutes deux expriment la fertilité des femmes. L'invocation des statuettes devant lesquelles même certains religieux se sont inclinés au Vatican (et je ne dis pas la congrégation à laquelle ils appartiennent...) est l'invocation d'une puissance mythique, la Terre Mère, à laquelle on demande des bénédictions pour l'humanité ou à qui on adresse des gestes de gratitude. Ce sont des sacrilèges démoniaques scandaleux, surtout pour les petits qui ne savent pas discerner », a-t-il ajouté.

 

Puis, en guise de conclusion, il a proclamé :

 

« La Terre Mère ne doit pas être adorée parce que tout, même la terre, est sous la domination de Jésus-Christ. Il n'est pas possible qu'il existe des esprits avec une puissance égale ou supérieure à celle de Notre Seigneur ou à celle de la Vierge Marie. »

 

(Source : Le Blog de Jeanne Smits pour la traduction)

 

Des Pachamama (comme les désigne le pape François), ils en ont à la pelle.

 

 

L'idole Pachama a été vénérée cette après-midi à l'église Santa-Maria in Traspontina.

 

Sur une video postée sur le blog Messa in latino, on voit que la Pachamama a été placée au centre de l'église, l'autel et le Saint Sacrement étant au fond vers la droite tandis que les bancs leur faisant face ont été retournés pour permettre de prier autour de cette statuette entournée de lumignons.

 

Sur le blog de Jeanne Smits nous pouvons lire l'intervention du Cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi : "La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'église, et non pas de les en avoir ôtées."

 

“La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'église” : cardinal Gerhard Müller

 

Le cardinal Gerhard Müller a évoqué les « Pachamama » jetées dans le Tibre en les qualifiant d'« idoles ». S'exprimant vigoureusement lors d'un entretien avec Raymond Arroyo pour The World Over sur EWTN, il a déclaré que le fait d'« introduire ces idoles dans l'église était un péché grave, c'était un crime contre la loi divine ».

 

Il s'agit des fameuses statuettes de femmes enceintes et nues qui ont été vues lors de diverses cérémonies organisées à Rome à l'occasion du synode sur l'Amazonie. D'aucuns – comme Austen Ivereigh, hagiographe du pape – ont soutenu qu'il s'agissait d'effigies de « Notre Dame de l'Amazonie ». Pour d'autres, comme Paolo Ruffini; préfet du dicastère de la communication, il s'agissait de symboles de la vie, de la maternité, de la Terre Mère – en gros, on avait fini par se mettre d'accord là-dessus à la table de la salle de presse du Vatican.

 

Cet après-midi, le pape François lui-même, en demandant « pardon » pour le jet des statuettes dans le Tibre par des catholiques excédés de voir les statuettes vénérés lors de cérémonies syncrétiques, les a clairement qualifiées de statues de Pachamama.

 

Les propos du cardinal Müller ont été tenus avant cette intervention ahurissante du pape.

 

EWTN a en effet publié jeudi soir (24 octobre Ndlr.) un court extrait du long entretien accordé par l'ancien Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à son journaliste, qui lui demandait son sentiment à propos de l'enlèvement des statuettes païennes de l'église de Santa Maria del Traspontina, jetées par la suite dans le Tibre (et qui ont été repêchées depuis par la police romaine).

 

« La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'Église, et non pas de les en avoir ôtées, car selon la Loi de Dieu lui-même – le Premier Commandement – l'idolâtrie est un péché grave, une violation criminelle de la loi divine, et on ne doit pas les mélanger avec la liturgie chrétienne. »

 

« Aller les prendre », a poursuivi le cardinal Müller, « peut être contraire à la loi humaine, mais amener les idoles dans l'Église était un péché grave, un crime contre la loi divine. Il y a une très profonde différence. »

 

Les anglophones pourront écouter l'échange ici

Deux jours plus tôt, le cardinal avait fait une déclaration à Maike Hickson de LifeSiteNews. Il y déclarait sans ambages : « Dans quelle situation sommes-nous pour que même les évêques ne se rendent pas compte de ce que la frontière du vieux paganisme a été franchie ? »

 

Il ajoutait :

 

La distinction claire que fait saint Paul entre la foi en Dieu et le paganisme ne doit pas être contournée : parce que les gens « échangeaient la gloire du Dieu immortel contre des images ressemblant à un être humain mortel ou à des oiseaux ou à des animaux à quatre pieds ou à des reptiles....ils échangeaient la vérité sur Dieu contre un mensonge et adoraient et servaient la créature plutôt que le Créateur. » (Rom. 1:23 seq.)

L’adoration de Dieu est la véritable théologie de la libération: la libération de la peur, de l’effroi et de l’insécurité qui nous viennent du monde matériel et de nos frères les hommes. Et ce n’est qu’avec l’aide de l’Évangile et de la grâce du Christ qu’une culture peut développer son influence positive et se libérer de la puissance du mal.

Objectivement, l’idolâtrie et la superstition sont les plus grands péchés de tous, basés sur une confusion entre le Créateur et la créature (Thomas d’Aquin, S. Th. II-II q. 94 a. 3.), qui ne peut être dépassés que par l’hérésie de ceux qui ont déjà reçu la vraie foi par la proclamation de l’Église, contrairement aux païens qui, sans leur propre faute, ne connaissent pas encore l’Evangile. (Source : Le Blog de Jeanne Smits)

Add. La cérémonie bizarre qui s'est déroulée dans les jardins du Vatican devant des statuettes amazoniennes n'a pas fini de faire parler d'elle. La vidéo de la cérémonie, devenue virale, est utilisée par les sectes pentecôtistes et évangéliques, du Brésil aux Philippines, pour montrer que l'Église catholique est bien idolâtre, au grand désarroi des catholiques locaux. Entretemps, alors que face aux questions de Sandro Magister, les responsables de la salle de presse sont allés jusqu'à mentir effrontément, affirmant qu'il n'y a pas eu de prosternations (voir photo), le Pape François met les pieds dans le plat en admettant en séance qu'ils s'agissait bien de statuettes de la divinité "Pachamama" et que, heureusement, elles ont été retrouvées intactes et pourraient donc être exposées à la messe de clôture du synode. Il a toutefois précisé que ces statuettes avaient été exposées dans une église appartenant au Vatican "sans intention idolâtre". Les Carabiniers italiens, dans un communiqué relayé par Vatican News, l'agence officielle du Saint-Siège, confirment que ces statuettes étaient bel et bien utilisées par le groupe de prière catholique itinérant sud-américain. (Source: Un article de Sandro Magister, journaliste et vaticaniste à l'Espresso / Diakonos.be)

 

François se défend en disant que l'exposition de ces statues "dans une église appartenant au Vatican" était "sans intention idolâtre". Peut-être, mais il reste que cette exposition est imprudente car elle met en danger la foi. L'ambiguïté comme la tiédeur n'est pas forcément une hérésie, mais elle sera toujours une occasion de chute qui pourra amener notre prochain à tomber dans l'hérésie. Dieu dit dans l'Apocalypse qu'il "vomit" les tièdes (Ap 3,16 "Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.") Comme l'explique le Cardinal Müller, "la grande erreur a été d'amener les idoles dans l'Église". 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 20:30
"Una Voce France" vient de faire paraître un annuaire des choeurs liturgiques grégoriens

Una Voce France vient de faire paraître un annuaire des choeurs liturgiques grégoriens sur son site web.

 

Cet annuaire a pour buts :

– de faire connaître les chorales existantes à celles et ceux qui veulent prier en chantant le chant propre de la liturgie de l’Église catholique romaine

– de faciliter le recrutement de choristes par les chefs de chœur

– de permettre l’entraide entre chefs de chœur.

 

1 – Vous dirigez un chœur liturgique grégorien et souhaitez figurer dans cet annuaire ?

 

2 – Votre chœur est déjà inscrit et vous souhaitez corriger des informations ?

Indiquez le n° de département, le nom du lieu de culte, et ajoutez les informations à rectifier.

 

3 – les chœurs éligibles sont ceux qui chantent chaque dimanche tout le Kyriale et au moins une pièce du Propre. Il n’y a pas de nombre minimum de choristes.

 

Cet annuaire est encore loin d'être complet, mais nous souhaitons qu'il le devienne. Tous les chefs de chœur liturgique grégorien sont bienvenus à figurer dans l'annuaire.

 

Source: Una Voce FranceLe Forum Catholique

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