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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 15:56
"Péquenauds", "ploucs" : "le mépris de classe" des dirigeants politiques à l'égard du peuple, selon Patrick Buisson

Mercredi 12 octobre, sur I-télé, Olivier Galzi recevait Patrick Buisson, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, auteur du livre "La Cause du Peuple, Histoire interdite de la présidence Sarkozy" chez Perrin. Revenu des promesses non-tenues de l'ex-président, de la "parole qu'il avait donnée à l'occasion de la campagne de 2007" et qui ne s'est "pas actualisée", Patrick Buisson a expliqué de quelle manière la classe politique, de droite comme de gauche, considère les gens du peuple :

"Le mépris de classe entretenu par les dirigeants de ce pays à l'égard de ceux qu'ils appellent non pas les sans-dents [1] mais les péquenauds ou les ploucs est évidemment un fait politique majeur, monsieur Galzi. Si vous ne le comprenez pas c'est dommage. Mais la coupure entre le peuple et les élites est illustré par ce mépris de classe sous lequel nos dirigeants écrasent les Français."

Patrick Buisson, I-télé le 12 octobre 2016

Un peu plus loin dans l'entretien, Patrick Buisson ajoute :

Ce sont des gens qui ne parlent qu'argent et qui ne pensent qu'argent.

Notes

 

[1] Les sans-dents est une expression employée par François Hollande en privé quand il parle des gens du peuple trop pauvres pour s'offrir des soins dentaires. François Hollande confirme avoir prononcé ces mots, dans le livre "Un Président ne devrait pas dire ça", mais nie le ton moqueur. Valérie Trierweiler avait donné cette information dans son livre "Merci pour ce moment". Elle a confirmé le ton méprisant mercredi 12 octobre sur son compte twitter en publiant un sms du président datant du 31 mai 2005 : "Je suis avec ma copine Bernadette dans une grande manifestation dans son canton. Je lui ai fait un numéro de charme. Mais tu ne dois pas t'inquiéter. Dans son discours, elle a fait un lapsus formidable. Rire général, même chez les sans-dents", avait écrit François Hollande à l'époque et il semble bel et bien marquer un certain mépris pour les pauvres. Source : François Hollande et les "sans-dents", Valérie Trierweiler persiste et signe en dévoilant une preuve, Closer, le 12 octobre 2016 à 12h57

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 19:25
Description de cette image, également commentée ci-après"Triste Amérique", un pays qui s’est bâti sur le génocide des Indiens après le Grand dérangement ou déportation des Acadiens, la traite des noirs et le saccage environnemental.

 

Michel Floquet, directeur adjoint de l'information de TF1-Lci vient d'écrire un livre "Triste Amérique" qui aborde quelques-unes des origines criminelles des Etats-Unis d'Amérique.

Michel Floquet, "Triste Amérique"

Il y a deux Amérique.

 

Celle du mythe, de la liberté, de la musique, de la chance offerte à chacun. De la Silicon Valley, de Manhattan, de Google, de Facebook, de Wall Street et d’Hollywood.

 

Et l’autre Amérique…

 

Un pays qui consacre la moitié de son budget à l’armée, en perdant toutes ses guerres.

Où un enfant sur quatre mange à la soupe populaire.

Où l’on compte, proportionnellement, plus de prisonniers qu’en Chine ou en Corée du Nord.

Où des vieillards paralytiques purgent des peines de 150 ans.

Où, chaque jour, plus de 30 personnes sont abattues par arme à feu.

Où les études coûtent 40 000 dollars par an, induisant une reproduction sociale sans égale.

Où l’impôt taxe les plus riches de 15 % et les plus modestes de 25 ou 30 %.

 

Une démocratie dominée par deux partis qui dépenseront 7 milliards de dollars lors de l’élection de 2016 pour continuer à se partager le pouvoir.

 

C’est cette triste Amérique que dépeint Michel Floquet. Un pays qu’il a parcouru pendant cinq ans, saisi par son éloignement de l’Europe, son continent d’origine. Et l’on réalise qu’au xxie siècle, les États-Unis ont dévoré l’Amérique tant admirée.

 

Source

 

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 12:42
Michel Onfray : "La gauche islamophile se fait liberticide"

Michel Onfray déclare : "La gauche islamophile se fait liberticide"

 

Dans "Penser l'islam" (Grasset), le philosophe réplique aux attaques et remet en question le rapport entre la France et cette religion.

 

« Il y a longtemps qu'une grande partie de la presse politiquement correcte a le désir de me faire la peau. » Ainsi commence Penser l'islam. Le ton est donné.

 

Source: Michel Onfray : "La gauche islamophile se fait liberticide", Le Point, Par Catherine Golliau, Publié le 12/03/2016 à 09:11 | Le Point

En fait, c'est la gauche tout court qui est liberticide dès l'origine. C'est en effet au moment où elle déclare les "droits de l'homme et du citoyen" que la gauche les met en pratique en Vendée avec le génocide vendéen, "premier grand génocide dans l'histoire de l'Europe" (Luc Ferry) et qu'elle invente le terrible couplet génocidaire de la Marseillaise "Qu'un sang impur abreuve nos sillons"...

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 22:16
"Les femmes n’ont jamais été autant asservies !"

Les "féministes" n'aiment pas la femme. Thérèse Hargot est sexologue, diplômée en philosophie et en sciences de la famille et de la sexualité. Elle publie « Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) » chez Albin Michel. Elle a donné un entretien à "Boulevard Voltaire".

Extrait:

On ne devrait pas parler de féminisme à partir où c'est tout un courant de pensée, un courant idéologique qui se positionne contre les femmes, contre le corps des femmes, avec à la base une haine du corps des femmes. Pourquoi? Parce que ce corps, je le déteste, il m'empêche de travailler comme un homme, il m'empêche d'être libre comme un homme, on veut s'en détacher, on veut s'en libérer. Et bien, ce n'est pas féministe que de penser cela. Au contraire, être féministe ce serait de dire j'accueille le corps qui est le mien, j'y trouve un sens, une force, une puissance. Et je me dis au lieu de modifier mon corps, je veux modifier les structures de notre société qui m'empêche d'être telle que je suis, moi femme, avec tout ce qui me compose, dans cette société actuellement.

Thérèse Hargot, Entretien à Boulevard Voltaire

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:37
"Cette démocratie est une imposture" (Christophe Buffin de Chosal)

Christophe Buffin de Chosal, historien belge, correspondant de presse et directeur de programmes universitaires, a présenté sur TV Libertés son ouvrage "La fin de la démocratie". Le régime politique réputé le meilleur possible est une imposture dont l'humanité a été victime depuis la Révolution française.

 

Extrait:

 

"Dès le départ, la démocratie s'est conduite comme une imposture. On a promis au peuple la souveraineté et le peuple n'a jamais été souverain. C'était un prétexte pour pouvoir donner accès au pouvoir à des minorités plus puissantes, plus riches, qui ont trompé le peuple dès le départ. Aujourd'hui, comme à la Révolution française, ou comme plus tôt à la révolution britannique, cela a toujours été le peuple qui a payé les frais de la démocratie. Il n'a jamais vraiment exercé la souveraineté.

 

Dès le départ de la Révolution française, les "clubs" ont été à l'action, il y a eu des côteries et le peuple a été tenu à l'écart. On s'est toujours méfié du peuple en démocratie. On n'a jamais vraiment voulu lui donner le pouvoir.

 

C'est dans son essence que la démocratie est totalitaire, justement à cause du principe du Peuple souverain, rien ne peut arrêter le pouvoir du Peuple souverain. Puisque le Peuple souverain exerce son pouvoir par le biais du parlement, tout ce que vote le parlement doit s'exercer immanquablement. Ce qui donne à la démocratie une tendance totalitaire parce que son régime législatif s'impose malgré tous les obstacles.

 

["Aucune barrière ni droit naturel ni règle constitutionnelle" ne devait s'opposer, selon Mirabeau, à une majorité législative (en l'occurrence issue d'une minorité activiste dans le pays). Ce régime n'est en fait qu'une forme de la tyrannie. Sous l'angle de l'Etat de droit, elle marque une régression par rapport à la pratique, au XVIIIe siècle, de l'Ancien Régime. C'est ce que Hayek appelle une "démocratie illimitée", ce que Benjamin Constant avait stigmatisé comme une "souveraineté illimitée" [1] et Carré de Malberg, un "absolutisme parlementaire" ou un "parlementarisme absolu." [2]

Sur Christroi, nous appelons ce régime, république absolue de droit occulte ou maçonnique.]

 

En fait, nous sommes constamment dépouillés de notre souveraineté et nous ne l'exerçons quasiment jamais.

 

Les puissances d'argent sont en action depuis les origines de la démocratie. Le régime parlementaire - ce qu'il faut bien voir c'est que - a été mis en place pour donner accès au pouvoir aux puissances d'argent. Et elles sont entrées en action immédiatement. Dès le début des régimes parlementaires, il y a eu le suffrage censitaire et aujourd'hui quelles sont ces puissances d'argent ? Ce sont des grands groupes industriels, commerçiaux, les compagnies pétrolières, les banques naturellement, qui sont toutes plus puissantes que le régime politique parce qu'elles existent avant, pendant et après les mandats. Elles sont souvent plus riches que les Etats eux-mêmes, elles n'ont donc absolument aucun problème à exercer leur pouvoir.

 

Tout le monde est au courant qu'il existe au plus haut niveau politique des réunions dont le contenu reste secret.

Les réunions G 7, G 8, G 20, on ne sait pas exactement tout ce qui s'y discute. Par exemple le groupe Bilderberg et d'autres puissances occultes dont on ne sait pas grand chose, sauf qu'elles sont agissantes, par le simple fait qu'on cache ce que ces puissances et groupres peuvent faire.

 

Tous les régimes totalitaires sont nés de régimes électoraux

 

La toute première dictature de l'histoire moderne européenne, c'est la dictature d'Oliver Cromwell, qui est née dans la guerre parlementaire sous le règne de Charles Ier en Angleterre. C'est symptomatique que ce premier régime dictatorial et génocidaire est né dans un terreau démocratique. Après cela, ce fut toutes les dictatures bien plus absolutistes que la monarchie, que la démocratie a engendrées."

Notes

 

[1] Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 14.

[2] Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'Etat, Editions du CNRS, Paris 1962, vol. 2, chap. 2 : le gouvernement représentatif.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 22:27
"La fin des Empires", Patrice GUENIFFEY, Thierry LENTZ

La fin des Empires

COLLECTIF

Directeur : Thierry LENTZ

Directeur : Patrice GUENIFFEY

ISBN : 9782262051600

450 pages

Synthèses historiques

28/01/2016

Décadence et mort des Empires. Un livre-chapitres événement.

 

L'histoire serait-elle vouée à n'être qu'un éternel recommencement ? Cette fameuse question mérite particulièrement d'être posée concernant la naissance et la chute des empires. Depuis l'Antiquité, et sur tous les continents, certaines contrées, par le fer, l'or et l'esprit, se hissent au rang de puissance prépondérante et dominent une large partie du monde. Or, selon l'adage de Jean-Baptiste Duroselle, « tout empire périra » pour des raisons multiples, même si un noyau dur d'explications peut être avancé : crises de croissance, notamment en matière d'assimilation des populations conquises, paupérisation économique, épuisement du modèle militaire ; enfin et naturellement, apparition et renforcement de rivaux intérieurs et extérieurs.

Sous la direction de Patrice Gueniffey et Thierry Lentz, des historiens de renom racontent et analysent le déclin et la chute des grands empires qui ont fait le monde. Ils nous entraînent dans le sillage d'Alexandre le Grand jusqu'au soft power de Washington, en passant par le modèle romain et son héritier byzantin, les empires des steppes, l'Empire ottoman, le binôme latino-continental espagnol, précédant le siècle idéologique (1917-1991) qui voit tour à tour s'effondrer l'empire des Habsbourg, le IIIe Reich, le Japon militariste, puis, après la guerre froide, le communisme soviétique, héritier de l'impérialisme séculaire des Romanov.

Brisés par les deux guerres mondiales, la faillite des totalitarismes et le déclin de l'Europe qui avait dominé le monde depuis le XVIe siècle, les empires ont pu sembler, alors que l'on célébrait la fin de l'histoire, condamnés au bûcher des vanités. Seulement, si les empires trépassent, l'impérialisme ne meurt jamais, comme le prouvent les étonnantes métamorphoses de la Chine, l'éternel retour de la Russie, sans occulter le poids toujours majeur des Etats-Unis.

Au final, une grande leçon d'histoire, inédite et essentielle, pour connaître le monde d'hier et comprendre celui d'aujourd'hui.

 

Source: Editions Perrin

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:56
Transhumanisme : vers la fin de l'espèce humaine ? Jean-Pierre Dickès

Le tout dernier livre édité par les Editions de Chiré, écrit par Jean-Pierre Dickès paraît dans quelques jours.

 

Nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’une nouvelle humanité et plus ou moins rapidement au remplacement des hommes par des machines devenues intelligentes. Sommes-nous arrivés à l’éradication de l'espèce humaine ?

 

Ces quatre dernières années, les sciences ont fait des progrès absolument fulgurants en biologie, en génétique, en bionique et robotique. Ceux-ci aboutissent à transformer profondément la nature de l'homme et le font évoluer vers une post-humanité aux contours inquiétants ; ceci dans la mesure où ils seront issus de transgressions permanentes de l'ordre naturel.

 

Les transhumanistes appellent notamment à une nouvelle humanité détruisant notre espèce en la transformant en machines. 

Parmi le fouillis de découvertes plus invraisemblables les unes que les autres, le docteur Jean-Pierre Dickès, après des années de recherche, fait le point sur ces nouvelles technologies. Son livre d'une densité extraordinaire, est une mise en garde contre les savants fous qui, au nom du progrès, sont en train de détruire l'Humanité. Il y a là un avertissement solennel dont tout le monde devrait prendre conscience. avant qu'il ne soit trop tard.

 

Source: Chiré, Diffusion de la Pensée française

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 11:19
Philosophie de la royauté, Yves-Marie Adeline (Editions Via romana, mai 2015)

Le laïcisme impossible, d'Yves-Marie Adeline *

 

par Dofiar

 

 

Yves-Marie Adeline vient de publier, en ce mois de mai 2015, un nouveau livre de philosophie politique intitulé « Philosophie de la royauté », publié aux éditions Via romana.

 

Dans ce livre qui succède au Pouvoir légitime, au Royalisme en questions, à La Droite où l’on n’arrive jamais, à La Droite impossible, à l’Histoire mondiale des idées politiques, l'auteur traite (p. 237 et 238), de la laïcité et du laïcisme, de leurs origines, de leurs différences et de l’incohérence qu’il y a, pour un chrétien, à adhérer au laïcisme révolutionnaire.

 

LE LAÏCISME IMPOSSIBLE

 

« La laïcité est une invention chrétienne, et même avant le christianisme : une invention judaïque, davidique, quand à l’époque de Samuel, Israël sort de la judicature et se donne un pouvoir royal civil indépendant de l’autorité religieuse (le roi Saül, puis David). Mais le laïcisme, lui, est révolutionnaire : il consiste en ce que le pouvoir politique refuse toute légitimité aux autorités religieuses et tout lien nécessaire entre ses lois et les lois morales.

 

C’est ce qui oppose Antigone et Créon : la première entend désobéir à l’édit du chef légitime, elle s’autorise donc à enterrer le cadavre de son frère, en vertu d’une loi supérieure aux lois humaines : un homme, même un traître, a le droit d’être enterré après son supplice.

 

C’est également ce qui rend le laïcisme théoriquement impossible dans le christianisme. Les chrétiens professent qu’il n’existe pas d’autre issue que de refuser l’indifférentisme religieux au nom duquel une cité n’aurait pas d’autre but que de vivre pour elle-même. Le laïcisme absolu, de type révolutionnaire, contribue à faire de la nation une chose-en-soi, désincarnée, déshumanisée, n’ayant pas d’autre projet que d’exister, comme une plante, une pierre, un atome, toutes ces choses qui sont utiles à la vie elle-même, mais seulement à la vie ; tandis que la nation est composée, selon la foi, de chairs renfermant des âmes, des êtres appelés au surnaturel, promis à l’Au-delà.

 

En d’autres termes, le laïcisme (non plus seulement la laïcité) des États et l’indifférentisme des hommes de foi sont encore une forme de vitalisme, de naturalisme, c’est-à-dire d’abdication de l’esprit au profit de la bête. Ainsi, l’Écriture enseigne que Babel fut détruite par la main de Dieu, précisément parce que la référence commune de ses bâtisseurs était eux-mêmes, et non pas Dieu. Babel, œuvre commune, et signe magnifique du génie humain, devenait une idole, une transposition de l’homme à la pierre : un transport de l’homme non pas par la matière vers l’esprit, mais au contraire, par l’esprit, par la science, vers la matière. Le Grand Destructeur de Babel est le premier à nous avoir fait comprendre que science sans conscience n’est que ruine de l’âme. De même que l’homme n’est pas fait pour la science, il n’est pas fait non plus pour la cité : ce sont la cité, la science qui, inversement, doivent servir l’homme, en tant qu’être doué d’une âme orientée vers l’infini. »

 

 

Source

Présentation du livre :

 

Philosophie de la royauté, Yves-Marie Adeline *

 

En ce début du XXIe siècle, la royauté semble être devenue une institution appartenant au passé. Les États monarchiques sont minoritaires en Europe depuis le cataclysme des deux guerres mondiales, et plus encore dans le reste du monde : pour une petite vingtaine de royaumes en Asie, trois en Afrique, un seul en Amérique… et encore le Canada relève-t-il de la monarchie britannique : aucun monarque américain.

Une propagande omniprésente et continuelle enseigne la royauté comme étant systématiquement celle de Caligula, fût-ce à quelques mètres des frontières belge, hollandaise ou luxembourgeoise, au-delà desquelles on n’a pourtant jamais entendu dire que les sujets qui y vivent souffrent un cauchemar quotidien. Les grandes figures comme Louis XIV sont dévalorisées, déformées, parfois même par des caricatures présentées comme des portraits. Louis XVI est montré comme un imbécile dont la stupidité justifie le passage à la république, suivant un sens de l’histoire. Rechercher l’institution royale, même si elle a présidé à treize siècles d’existence de la France, est regardé sans examen comme un retour en arrière.

Ce livre expose une anthropologie de la royauté.

 

* Yves-Marie Adeline, docteur de l’Université de Paris 1, est connu pour son œuvre universitaire et littéraire rassemblant aujourd’hui près d’une trentaine d’ouvrages.

 

Source

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 09:18

Entretien d'Hervé Pinoteau pour Vexilla Galliae. Hervé Pinoteau est spécialiste de l'héraldique, de la vexillologie et un grand connaisseur de l'étude de la symbolique de l'État français à travers ses divers régimes et dynasties.

Entretien d'Hervé Pinoteau à Vexilla Galliae : Hervé Pinoteau présente ses "Nouvelles Etudes Dynastiques"

S'il est un transmetteur de la connaissance et de la mémoire légitimiste, c'est bien le baron Pinoteau, que j'avais un jour entendu résumé en quatre mots par Daniel de Montplaisir : "(il) est la conscience du légitimisme". En 2011, le biographe du prince Louis l'avait encore défini ainsi dans son Louis XX, petit-fils du Roi Soleil :

 

"Au milieu des années cinquante, le frémissement légitimiste devint bouillonnement. D’abord avec l’entrée en scène d’un personnage nouveau, à la forte personnalité, suscitant aussi bien l’admiration par son immense culture, sa religion de la fidélité, son désintéressement absolu et sa formidable capacité de travail, que l’irritation par sa tendance à détenir seul toute la vérité sur les questions dont il traite. Pendant plus d’un tiers de siècle, la légitimité française allait respirer par la bouche du baron Pinoteau."

 

Mais cet auteur, qui aurait voulu devenir astronome, est aussi un expert des signes et de leurs sens, qui a non seulement analysé mais aussi dessiné lui-même une quantité vertigineuse de documents provenant de toutes les galaxies dynastiques. Cela tombe bien, car le chancelier (depuis le 11 mars 1969) de trois chefs successifs de la maison de Bourbon (Jacques-Henri VI, Alphonse II et Louis XX), présente aujourd'hui aux lecteurs de Vexilla Galliae son dernier ouvrage paru en novembre : Nouvelles Etudes Dynastiques, Héraldique - Vexillologie - Phaléristique (Le Léopard d'or).

 

Quelques 1083 grammes de finesse dans un monde de brutes...

 

Alphée Prisme

 

Vexilla Galliae : En 1995, dans la préface générale de votre ouvrage Les pleines armes de France de Clovis au duc d'Anjou (Le Léopard d'or), vous définissez votre style comme "celui du souvenir et du décryptement de ses éléments utiles pour aider à l'indispensable renouveau de toutes choses en ce royaume perdu". Vos Nouvelles Etudes Dynastiques - Héraldique - Vexillologie - Phaléristique, parues en novembre dernier chez le même éditeur, et qui compilent trente et un articles écrits entre 1982 et 2010, sont-elles une bonne illustration de votre style?

 

Hervé Pinoteau : Pour moi ce n’est pas une question de "style" mais bien une enquête fouillée sur la symbolique de l’Etat français de Clovis à nos jours, essayant d’expliquer les raisons de tous ces signes et tous ces insignes du pouvoir qui voulaient bien dire des choses. J'ai au fond fait durant soixante et un ans ce que de nombreux historiens ont fait dans de nombreux pays. et je me suis parfois corrigé durant tout ce temps. Je remercie les amis de nombreux pays qui m’ont aidé dans cette quête. Et bien entendu je me suis attaché à ce qu’ont fait nos rois. Ce qui ne m’a pas empêché de disserter longuement sur la naissance des armes de Portugal, sur Napoléon roi d’Italie ou Notre-Dame de la Belle-Verrière de Chartres qui est coiffée d’une couronne carolingienne que j’ai identifiée.

 

V. G. : Presque 600 pages pour une trentaine d'articles, soit une moyenne de vingt pages par article, que l'on peut choisir à sa guise, c'est une idée très actuelle pour connaitre un peu plus l'origine et l'évolution graphique de ces drapeaux, sceaux, décorations, regalia et autres emblèmes qui accompagnent l'Histoire alors que nous sommes aujourd'hui submergés de marques, de logos, de cross-branding idéologiques et autres partis politiques en quête d'image, d'identité?

 

H. P. : Oui, nous sommes environnés d'une foule de logotypes plus ou moins explicites, certains hostiles à notre religion catholique, même dans des torchons imprimés par des gens encensés par notre société en déroute. Cette mode est le signe du diable dans notre société qui nie la loi naturelle et la loi divine.

 

V. G. : Il y en a pour tous les goûts, des lecteurs du Sire de Jean Raspail avec l'article De Clovis à Pharamond, coup d'œil sur l'héraldique mérovingienne, aux passionnés de reconstitutions historiques qui s'alimenteront de précieux détails dans Les drapeaux des ordres militaires, en passant par Les ordres de chevalerie du roi de France et l'héraldique que l'on peut proposer à ceux pour qui l'honneur a encore un sens, pour repartir ensuite à la découverte d'Une coupe héraldique trouvée en Syrie avant de parcourir Le globe dans la symbolique royale et impériale française...

 

Pour en arriver à un tel spectre de connaissances sur l'imagerie dynastique au sens large, quel a été votre cheminement dans le temps? Vous êtes-vous intéressé aux différentes familles de symboles - héraldique, vexillologie, phaléristique - les unes après les autres ou fut-ce plutôt un perpétuel bondissement de l'une à l'autre?

 

H. P. : J'ai depuis l'âge de huit ans été fasciné par les armoiries, les drapeaux et les décorations. Mes premiers textes imprimés ont commencé par l'héraldique et je dévoile un fait inconnu de mes amis. En 1942, l'hebdomadaire L'Illustration publiait des articles de Joseph Coudurier de Chassaigne sur les armoiries de la France et ce que l'on pouvait imaginer pour la France de cette époque. Des gens envoyèrent leurs idées sur la question et je fis de même. Dans le numéro du 15 août, page 119 il fut écrit que "M. Pinoteau, de Royan", avait envoyé un projet assez beau mais trop compliqué. J'avais 15 ans et je n'en possède aucune copie, le calque ayant été perdu dans l'anéantissement de la ville en 1945. Il n'y avait alors pas de photocopieuses. J'appris bien des années après que le Maréchal n'avait aucun intérêt pour cette question et qu'il ne voulait pas que la francisque apparaisse dans la symbolique de la république qu'il laisserait à la Nation car elle lui était propre, ce que j'ai publié dans Le Chaos français et ses signes.

 

V. G. : Vous rappelez-vous votre premier choc esthétique avec un objet qui enclenchera cette quête de sens? Et la trouvaille ou analyse qui vous occupe en ce moment et que nous lirons prochainement?

 

H. P. : Dans ma famille paternelle et maternelle il y avait des objets avec les armoiries que je dessinais. Tableaux, argenteries étaient à ma portée. Des dizaines d'années après je termine mon trente-deuxième livre, sans doute le dernier (?) qui sera l'histoire de l'ordre du Saint-Esprit depuis 1789, et croyez bien que la description des armoiries des chevaliers russes, napolitains, britanniques, espagnols, autrichiens et prussiens est très difficile, avec pour chacun quand elles existent, les grandes, moyennes et petites armoiries! Un cauchemar...

 

V. G. : Enfin, vous déclarez dans vos Préliminaires être "un peu déconcerté que l'on disserte à loisir de certains sujets comme si je n'avais rien écrit dessus... De plus certains de mes textes sont très non-conformistes, et bien sûr teintés de blanc étant donné mon attachement à d'antiques traditions, ce qui peut fâcher dans l'ambiance, qui est la nôtre, celle de l'apostasie des nations". Face à l'inculture républicaine qui règne - presque - partout, cette somme n'est-elle pas le meilleur outil pour mieux comprendre ce qui fut, et donc ce qui nous attend?

 

H. P. : L'inculture républicaine est affligeante et des livres qui ont paru sur le drapeau tricolore et certains emblèmes sont assez lamentables. J'ai donc éclairci bien des choses et donné quelques leçons de symboliques aux républicains.

 

Quoi qu'il en soit j'ai réfléchi sur la question de la royauté très rapidement et cherché la bonne solution royaliste. Mais Dieu qui aime certainement la Fille aînée de l'Eglise fera ce qu'il faut quand on aura atteint le fond probablement dans un climat de ruines car ce sera pire qu'en 1940, l'ennemi étant déjà sur place. Qui viendra? Un dynaste de chez nous (et pourquoi pas le chef de la Maison de Bourbon qui est la Maison de France) ou un autre. Dieu seul le sait et c'est donc bien ainsi.

 

Quant à la "somme" que vous évoquez, ce sont avant tout trois gros volumes de format A4 : La Symbolique royale française, Le Chaos français et ses signes et Clefs pour une somme ; soit environ 1700 pages.

 

J'espère avoir répondu à vos questions.

 

Propos recueillis par Alphée Prisme

 

En fin des "Nouvelles Etudes Dynastiques", des illustrations en couleurs enrichissent les nombreuses photographies et dessins en noir et blanc reproduits dans le corps des articles.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/litterature-cinema/1289-exclusif-herve-pinoteau-presente-ses-nouvelles-etudes-dynastiques

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 07:14
Chantal Delsol, "Populisme. Les demeurés de l’Histoire"

 

" Le courage ne caractérise pas généralement les intellectuels, qui ne possèdent comme patrimoine que leur réputation, et le regard porté sur eux par leurs concitoyens[1]. "

 

Née en 1947 à Paris, la philosophe et universitaire Chantal Delsol est bien connue des lecteurs du Figaro et de Valeurs actuelles. En outre, elle compte à son actif un certain nombre d’ouvrages publiés.

 

Elle vient de s’attaquer à un sujet épineux qui fait grincer bien des dents : le populisme. À travers ce terme, on pense facilement au Front national ou à différentes « extrêmes-droites » européennes.

 

Chantal Delsol part d’un constat évident, qui ne troublera personne : dans le discours ambiant, pour les dépositaires du pouvoir et les media, « populisme » est une insulte, un moyen de disqualifier son adversaire, un « fasciste ! » en à peine plus léger. Avec un tel contexte, il peut sembler difficile d’aborder le sujet avec sérénité et recul. C’est pourtant ce que l’auteur s’efforce de faire au cours des 268 pages de son dernier ouvrage, Populisme. Les demeurés de l’Histoire[2].

 

La philosophe commence par poser les bases de son sujet, ce qui relève d’une saine et appréciable méthodologie. La différence entre « populisme » et « démagogie » est explicitée, et différentes définitions sont données (idiot, particulier, etc.). L’ouverture de l’ouvrage, ensuite, ancre la pensée sur un fond historique, antique en particulier. Pour notre part, c’est ce long préambule s’interrogeant sur l’histoire ancienne grecque qui nous a le plus plu. Le tout intéressera les lecteurs se posant des questions à propos de l’actualité politique de la Ve République, de la notion droite-gauche, de l’essence de la « démocratie », et de la vacuité définitoire de nombreux mots abondamment employés dans les media.

 

Chantal Delsol pointe bien du doigt le cœur du problème : « Le peuple se voit abandonné (à ses problèmes sociaux, éducatifs ou autres, selon les cas), mais en sus il se voit trompé. Le partage maffieux du pouvoir, qui équivaut à un retournement et à un déni de démocratie, s’organise au nom même de la démocratie, et c’est bien là ce qui devient insupportable[3]. » Ajoutons que le fait même de prétendre donner le pouvoir au plus grand nombre est un acte de corruption : la corruption des électeurs eux-mêmes, via les promesses et les programmes électoraux.

 

Quand des élites autoproclamées prétendent instruire le peuple, ne nous laissons point faire, et rééduquons-les. Nous attendons toujours les lumières promises par la République « française » : où sont-elles ? Serait-ce l’analphabétisation en recrudescence ? La dette publique en explosion ? La laideur architecturale des banlieues ? Le chômage galopant ? Le bourrage de crâne médiatique ? Le divertissement dans les loisirs ? L’abandon de Dieu ? La raréfaction des familles ?

 

En bref, nous en retiendrons qu’une « démocratie » qui est menacée par ce qu’elle nomme elle-même « populisme » est un régime moribond, mourant, à l’agonie. Un espoir de plus pour le roi ! Et donc pour la France !

 

Jean de Fréville

 

[1]Page 113 du livre que nous présentons aujourd’hui.

 

[2]DELSOL (Chantal), Populisme. Les demeurés de l’Histoire, Monaco, Éditions du Rocher, 2015, 268 p., 17,90 €.

 

[3]Ibid., p. 168.

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/litterature-cinema/1261-chantal-delsol-populisme-les-demeures-de-l-histoire

 

. Dieu est le cadre privilégié de la démocratie

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 09:41
Robert Pirault, A l’école du moulin

A l’occasion de la sortie du livre de Robert Pirault, A l’école du moulin, la basilique de Vézelay, les Editions Franciscaines et la Maison du Visiteur à Vézelay vous invitent à la

Projection – débat du film

A l’ombre de la lumière

Samedi 17 janvier, à 17h au Couvent saint François (7, rue Marie-Rose, 75014 Paris).

Vente et dédicace du livre à l’issue.

RSVP avant le 15 janvier au 01 45 40 72 51 ou à contact@editions-franciscaines.com

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 17:12

 

Pour-Dieu-et-le-Roi--avec-Cathelineau.jpgVeuillez prendre connaissance du tout Dernier livre édité par les Editions des Petits Chouans, « Pour Dieu et le Roi… avec Cathelineau », écrit et joliment illustré par Mechtilde Savigny. C’est la suite du premier titre de la série Pour Dieu et le Roi : « Pour Dieu et le Roi… en Vendée ».

 

« Revivons ensemble la scène : nous sommes au Pin-en-Mauges, le matin du 13 mars 1793. Quelques jeunes hommes, accourent de Saint-Florent-le-Vieil : ne voulant pas servir un gouvernement injuste et sanguinaire qui, depuis quatre ans, martyrise sans pitié les chrétiens, ils ont culbuté les gendarmes venus tirer au sort ceux qui devront partir à la guerre. Ils cherchent celui qu'ils appellent le Saint de l'Anjou. Ils savent que leur insubordination sera punie de représailles d'une férocité implacable.

 

Jacques Cathelineau dépâte ses mains enfarinées ; il était en train de pétrir le pain de sa famille… »

 

Pour plus de détails sur ce livre, veuillez-vous reporter sur : http://www.chire.fr/A-189596-pour-dieu-et-le-roi--avec-cathelineau-t-02.aspx

 

. Le complot républicain de 1792 et le génocide vendéen

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 23:36

 

 

Jean-Christian-Petitfils--Louis-XV.jpgOn le disait secret, timide, et surtout incapable de gouverner. Et pourtant Louis XV était tout autre. Avec l'excellente biographie de ce monarque hors du commun, parue début novembre aux Editions Perrin, c'est 900 pages de bonheur royal. L'auteur commence à mieux comprendre ce souverain timide, secret, ayant sans doute du mal à assumer son métier de Roi. Cette biographie fera date, c'est la réhabilitation d'un souverain mal connu qui fait face avec intelligence à l'opposition d'une société bloquée.

Une approche profondément renouvelée du monarque qui fait face avec génie à l'opposition d'une société animée par les parlements, les jansénistes et sa propre noblesse. Une vaste fresque du Royaume de France qui, malgré les lourdes défaites de la guerre de Sept ans, connaît un prodigieux développement économique et s'accrut de trois belles provinces, les Duchés de Lorraine et de Bar, et la Corse.

Un règne immense et contrasté, une personnalité secrète, réévalués par l'un des meilleurs biographes des Rois de France des XVII et XVIIIe siècles.

Jean-Christian Petitfils a publié une trentaine d'essais et biographies. Notamment un Louis XIII, un Louis XIV et un Louis XVI. Mais par cette nouvelle biographie, il nous démontre encore un vrai talent d'écrivain, soutenu par un vaste travail de recherche et de réflexion. Sûrement l'ouvrage de référence sur ce Roi si attachant.

Louis XV, dans Versailles rayonnant d'un éclat incomparable, demeure le monarque le plus prestigieux d'Europe jusqu'à sa mort en 1774. Après 59 ans de règne, la monarchie semble solide, en dépit des lourds nuages qui s’amoncellent à l'horizon.

Son règne, charnière entre le Roi Soleil et la Révolution, a commencé en 1715, il avait 5 ans, et s'est achevé en 1774. Louis XV a été à la hauteur de son siècle et a influencé pendant son demi-siècle de règne, les multiples aspects d'une société en mouvement. Sa mort empêcha son œuvre de régénération de la monarchie de s'enraciner et de porter les fruits qui eussent sans doute épargné le sang et les larmes de la Révolution.

Eric Muth

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/litterature-cinema/1059-superbe-un-nouveau-louis-xv-rehabilite-par-jean-christian-petitfils  

 

 

Note de Christ-Roi. Le règne de Louis XV fut marqué par l'obstruction des parlementaires à toute réforme d'égalité devant l'impôt.

 

Les-Revolutions-francaises---broche---Francois-Bluche--S.jpgLes rois de France n'ont en effet cessé depuis la fin du XVIIe siècle de vouloir réaliser la grande réforme fiscale de l'égalité devant l'impôt ("capitation" 1695, "dixième" 1710, "vingtième" 1750, "Subvention territoriale" 1786). Ils en furent empêchés par les parlements qui refusèrent d'enregistrer les édits royaux concernant l'impôt. Sur ce sujet essentiel, il faut lire "  Les révolutions françaises, Sous la Direction de Frédéric Bluche et Stéphane Rials" (Fayard, Mesnil-sur-l'Estrée 1989), chapitre "La pré-Révolution 1788-1789" rédigé par Jean-Marie Harouel.

 

Si cette réforme avait pu être réalisée, elle nous eut éviter les massacres de la "Révolution", un recul de la législation sociale de trois quart de siècle..., l'avènement de la démocratie terroriste, de la barbarie libérale et égalitaire à tous les étages et de l'esclavage moderne (argent-dette).

 

. La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

. Réhabilitons Louis XV ! (Joris Karl)

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 09:07

 

Berenice-Levet---La-theorie-du-genre--ou-le-monde-reve.jpg

Le Figaro rapporte la sortie du livre de la philosophe Bérénice Levet intitulé "La théorie du genre, ou le monde rêvé des anges", théorie du genre dont Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem avait déclaré qu'elle n'existait pas :

 

Vers la société indifférenciée : les révélations de Bérénice Levet sur la théorie du genre

 

Le Figaro

12/11/2014 à 18:21

 

Bérénice Levet propose un excellent essai sur la théorie du genre. La philosophe a enquêté avec soin sur la logique profonde de cette mode intellectuelle, qui séduit dans les écoles primaires.

 

Que le jour commence et que le jour finisse sans que jamais Titus puisse voir Bérénice…» Il y a une certaine logique, pour Bérénice Levet, à refuser la confusion du féminin et du masculin, quand son prénom s'inspire d'une tragédie tout entière consacrée à leur irrémédiable séparation. Nous la retrouvons rue des Saints-Pères, entre Science Po et les Éditions Grasset. Cheveux emmêlés et sourcils dessinés comme une actrice de film muet, Bérénice Levet défend donc une certaine idée du féminin, un féminin d'après l'émancipation du sexe dit «faible». Elle rejoint le camp de ces femmes universitaires, comme Claude Habib, qui exaltent la polarité sexuelle au lieu de souhaiter sa disparition. Vouloir sauver cette fleur de la civilisation française qu'est la galanterie est une façon de refuser aussi bien les gardiens coraniques de «la femme voilée» que les avant-gardes, elles aussi puritaines, qui promeuvent la «théorie du genre». Pour autant, cette protégée d'Alain Finkielkraut et Denis Tillinac se voit plutôt en conservatrice libérale qu'en réactionnaire pure et dure: «Je ne souhaite pas un retour en arrière», dit-elle, en soulignant qu'elle ne veut pas revenir au bon vieux temps du pater familias [autrement dit - et elle a raison - elle ne veut pas revenir vers la modernité qui a codifié le Pater familias et infériorisé les droits de la femme dans le code napoléon... Le débat dorénavant est la sortie de la modernité par un retour à la société traditionnelle, classique et chrétienne fondée sur la loi naturelle ou par une plongée dans la théorie fasciste du genre qui n'est qu'une post-modernité. Ndlr.].

 

Bérénice Levet enseigne la philosophie à l'École polytechnique et au Centre Sèvres. Cette spécialiste d'Hannah Arendt n'avait pas prévu de se lancer dans un essai pour dézinguer les partisans de la théorie du genre - le mot de «théorie» étant rejeté par ces derniers qui feignent l'humilité. Elle n'est pas une inconditionnelle de la Manif pour tous, ni de la maternité ou de la femme au foyer à tout prix. Mais n'est-ce pas faire grand cas d'une poignée de militants, d'une coterie universitaire prête à réformer l'humanité au nom de l'idée devenue folle que «tout est culturel»? «Tant que cette théorie se limitait aux laboratoires de recherche de quelques universités américaines, cela m'était égal, mais elle s'est insinuée en France, jusque dans nos écoles», dit-elle en racontant comment elle a décidé d'écrire cet essai lorsqu'elle a découvert que l'on faisait lire à son neveu, élève en CM1, le récit de David Walliams, intitulé Le Jour où je me suis déguisé en fille. Ce petit morceau de propagande à l'usage des jeunes consciences a été, pour l'auteur, le coup de trop.

 

Il ne s'agissait à l'époque que d'initiatives disparates, mais, depuis 2012, Najat Vallaud-Belkacem, «ce Robespierre en jupons», dit-elle, a vivement encouragé les partisans d'une école «neutre».

 

La théorie du genre, ou le monde rêvé des anges Bérénice Levet, Éd. Grasset, 202 p., 18 €

 

 

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/11/12/31003-20141112ARTFIG00339-vers-la-societe-indifferenciee-les-revelations-de-berenice-levet-sur-la-theorie-du-genre.php

 

 

. Allemagne : de la prison pour une mère refusant des cours sur le genre

. Le documentaire qui a détruit la théorie du genre en Norvège !

. Points de vue du docteur Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante" qui abolit la raison

.  "Le genre, c'est un mal dissimulé sous un bien" (Yann Carrière)

. La science ridiculise encore la théorie du genre 

. Le scandale de la théorie du genre : les "travaux" d'Alfred Kinsey et la Fondation Rockefeller

. Bruce/Brenda/David Reimer : Tragique destin du premier cobaye de la théorie du genre

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 21:59

Le mouvement Grand sécessioniste gagne du terrain et après les politiques qui s'en inquiètent, les intellectuels du système républicain commencent à comprendre ce qui se passe... se penchent sur le phénomène.

 

La-gauche-et-le-peuple--Editions-Flammarion--Jacqu-copie-3.jpg
La gauche et le peuple (Editions Flammarion) Jacques Julliard, Jean-Claude Michéa

« La gauche et le peuple » : c’est sous ce titre que les Editions Flammarion viennent de publier un échange de lettres entre l’historien Jacques Julliard et le philosophe Jean-Claude Michéa. Le premier a publié en 2012 un ouvrage intitulé « Les gauches françaises » ; quant au second, il est l’auteur d’un ouvrage qui est consacré aux « Mystères de la gauche » (2013).

L’intérêt de ce livre d’échanges réside dans la confrontation de deux points de vue de « gauche » très différents et souvent opposés : celui du social-libéral Julliard qui revendique le drapeau de la gauche et celui du socialiste libertaire Michéa qui dénonce la dérive libérale de la gauche.

Mais où est donc passé le peuple ?

Le titre de ce livre renvoie au phénomène sociologique et politique majeur des vingt dernières années : le divorce entre le peuple (au sens de couches sociales défavorisées) et les gauches après deux siècles d’une alliance qui semblait éternelle. L’effondrement du bloc soviétique et la dissipation des illusions qu’il nourrissait, les échecs successifs de la gauche et la trahison de 1983 qui a été le point de départ de la dérégulation libérale ont contribué à l’éloignement progressif des classes défavorisées, lesquelles ont, de plus, déserté physiquement les métropoles et leurs banlieues pour aller  s’installer dans la périphérie (voir les deux livres de Christophe Guilluy à ce sujet). Un processus de séparation physique et politique est en cours depuis plus de vingt ans. Le retour progressif d’une gauche ayant perdu tous ses repères et toutes ses certitudes vers le bercail libéral dont elle est très largement issue (l’idéologie de la gauche a pour fondements la philosophie des Lumières qui est libérale et l’idéologie de la Révolution française qui est elle aussi très imprégnée de libéralisme, du fait de l’influence que les philosophes des Lumières et les philosophes libéraux anglais ont eu sur les intellectuels révolutionnaires) a eu pour effet un abstentionnisme de plus en plus important au sein des contingents d’électeurs des partis de gauche lesquels tendent à voter pour le Front national qui recueille désormais le plus grand nombre de voix d’ouvriers.

 

[...]

 

Egoïsme et altruisme

 

Contrairement à ce que croient le plus souvent les socialistes et les gens de gauche, l’égoïsme ne résulte pas essentiellement d’une éducation déficiente et l’altruisme n’est pas le résultat d’une éducation ad hoc même si ces deux tendances comportementales peuvent être renforcées par celle-ci. En fait, nous sommes à la fois égoïstes et altruistes (ces tendances peuvent être plus ou moins marquées d’un individu à l’autre) ; Edward Wilson a écrit dans son dernier ouvrage qu’« Il y a inévitablement une guerre permanente entre, d’un côté, l’honneur, la vertu et le devoir, produits de la sélection de groupe, et, de l’autre, l’égoïsme, la lâcheté et l’hypocrisie, produits de la sélection individuelle….En résumé, la condition humaine est un état de turbulence endémique provoqué par les processus de notre évolution. Dans notre nature, le pire coexiste avec le meilleur et il en sera toujours ainsi. Si on la nettoyait -encore faudrait-il pouvoir le faire- nous en sortirions moins humains ».

 

Si l’altruisme est prédominant, nous le devons à la sélection de groupe c’est-à-dire à l’importance considérable qu’a eu la cohésion des groupes de chasseurs-cueilleurs au cours des centaines de milliers d’années au cours desquels ils ont du faire face à une multitude de périls (y compris les périls liés aux concurrents humains) ; l’égoïsme est un facteur de désordre, de conflits et donc de désagrégation des sociétés comme nous pouvons le constater de nos jours. Michéa a donc raison d’insister sur l’importance essentielle de l’altruisme et de dénoncer la nocivité de l’individualisme (égoïste) promu par les libéraux, mais il veut ignorer qu’il y a au fond de nous le démon de l’égoïsme qui est toujours prêt à se manifester  et qu’il faut donc contenir même si ce démon permet à certains d’exprimer des talents nécessaires à l’ensemble de la société tels que ceux des entrepreneurs.

 

Ni l’un ni l’autre ne semblent avoir perçu que l’envers de l’altruisme est le communautarisme et qu’il n’y a pas d’altruisme sans communauté et donc sans patrie (la patrie c’est la communauté d’appartenance plus un territoire).

 

Il serait possible d’écrire très longuement sur ce livre dense qui nous invite à réfléchir sur un grand nombre de sujets essentiels et qui nous permet de comprendre les difficultés intellectuelles auxquelles sont confrontés les penseurs socialistes et de gauche. Tous les passionnés de philosophie politique, quelque soient leurs préférences, prendrons du plaisir à le lire.

 

B. Guillard

 

 

Source: http://www.breizh-info.com/18699/actualite-culturelle/gauche-peuple/

 

Note de Christ-Roi. Ces intellectuels républicains n'ont tout simplement pas tenu compte du fait que l'homme a une nature, que cette nature a été corrompue par le péché originel, que l'égoïsme est un ressor clé des relations sociales, et qu'il est essentiel de comprendre cette nature déchue dans le cadre d'une construction pérenne de la société. C'est l'ignorance de cette nature corrompue qui a conduit la société libérale héritée des Lumières à l'échec actuel.

 

Ainsi, de la même façon que la société communiste en URSS a occulté la nature égoïste de l'ouvrier communiste - qui devait toujours envier la belle mercedes de son patron apparatchik du parti...-, et s'est finalement effondrée (sans parler de la Chine "communiste" devenue aujourd'hui le dernier endroit au monde où se pratique encore le capitalisme libéral), la société occidentale héritée des Lumières et de la franc-maçonnerie volontariste, constructiviste et contractuelle s'effondrera elle aussi, strictement de la même manière et pour la même raison, faute d'avoir compris la véritable nature de l'homme.


Il y a là une mine à explorer. Et nous conseillons de chercher du côté d'un Antoine Blanc de Saint-Bonnet pour comprendre ce qui se passe. Pourquoi la société moderne s'effondre.


La civilisation occidentale, c'est-à-dire le génie de l'Antiquité et de la chrétienté, avait consisté à domestiquer l'hybris (la démesure) de l'individu (pour les classiques comme pour les chrétiens l'homme n'est pas né parfait, la liberté consiste en un effort sur soi, c'est un long apprentissage; cette liberté n'est pas non plus innée, elle n'est pas donnée à la naissance..., c'est une conquête).

 

Tout au contraire, la Grande Protestation héritée de 1789 et des pseudos "Lumières" du XVIIIe siècle a ruiné ce progrès pour restaurer la barbarie qui sommeille par nature au fond de l'orgueil et de l'égoïsme. (Cf. A. Blanc de Saint-Bonnet, La Restauration française, 1851).

 

Antoine Blanc de Saint-Bonnet a justement pu dire que cette société était fondée sur une erreur sur la nature de l'homme. La société fondée sur le dogme du péché originel a été remplacée par la société fondée sur le dogme de "l'homme né bon par nature"...

 

Dans cette "société" (moderne) l'homme n'aurait plus en lui la tache de la Chute mais est devenu par un tour de magie "bon par nature"... L'expression, de Rousseau a servi de soubassement idéologique à la construction utopique de la société moderne des "Lumières", en passant par la Révolution dite française, les expériences totalitaires du XXe siècle et la société marchande actuelle.

 

La société est devenue un contrat entre les personnes. On sait que ce contrat est une escroquerie : le peuple n'a jamais demandé la Révolution "française"..., ce modèle a été imposé par une minorité de riches, de banquiers et de francs-maçons.

 

La société-contrat s'étant trompée sur la nature de l'homme, cette construction devait fatalement s'effondrer. C'est ce que constate nos intellectuels sans apporter les bons remèdes.

 

De là, l'échec, la Grande Sécession, et le "divorce" constaté par nos intellectuels.

 

Certains ont voulu et continuent de vouloir la société constructiviste des bâtisseurs; ils continuent de se tromper sur la loi naturelle et la nature de l'homme. Leur contrat social aboutit à une impossibilité pratique.

 

Leur "société" utopique que l'on pourrait qualifier de véritable anti-Société, se retourne sur elle, les droits de l'homme deviennent des droits sans homme, la construction devient une déconstruction permanente, la société une jungle de sauvages... C'est le retour à la barbarie la plus complète. Et la société elle-même est détruite. Voilà la vraie raison de la Grande Sécession. Voilà pourquoi les jeunes ne veulent plus de cette "société".

 

. Européennes: la jeunesse fait sécession de l'UE, 73% des 18-35 ans n’ont pas voté

. Sécession : deux tiers de la jeunesse veut s'expatrier, 80% ne souhaitent pas s'engager dans un mouvement politique ou un syndicat

. Boris le Lay évoque la guerre générationnelle des soixante-huitards

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 13:08

 

Grande-Journee-du-Livre-8-et-9-novembre-2014--Chire---Dif.jpgLa librairie Chiré-DPF (Diffusion de la Pensée Française) nous informe qu'elle sera présente à Lyon en cette fin de semaine, les 8 et 9 novembre 2014, salle de réception du prieuré Saint-Irénée, 56 rue d'Inkermann, 69006 Lyon.

 

L'équipe de Chiré y proposera un choix important de livres pouvant faire l'objet de très beaux cadeaux à l'approche de Noël.

 

Cette « Grande Journée du Livre » se déroulera dès le samedi 8 novembre, de 14h00 à 19h00, puis le dimanche 9, toute la journée, de 9h30 à 19h00, dans la salle de réception du prieuré Saint-Irénée de Lyon.

 

Auteurs ayant (à ce jour) confirmé leur présence : Françoise BOUCHARD, Étienne COUVERT, Yannick ESSERTEL, Henri de FERSAN, Élise HUMBERT, Philippe LAURIA et Amédée THÉVENET.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 10:08

« Tu vis dans ce que l'on appelle une démocratie. Tu votes, tu t'amuses, tu consommes, tu t'indignes (on aurait pu ajouter tu manifestes...Ndlr.) parce que tu es conditionné, domestiqué, habitué. ... Il est l'heure de révéler qui a écrit la règle du jeu ! Comment tu as perdu la partie et ce qu'ils vont faire de toi.»

 (video de promotion du livre).

 

 

Après s'être attaqué au problème de l'insécurité en France, Laurent Obertone, auteur de La France Orange mécanique qui s'était vendu à plus de 100.000 exemplaires, annonce la sortie aux éditions Ring d'un document sur les médias et sur "l'illusion de la liberté" (video de promotion du livre) « La France Big Brother».

 

«Journalistes, bureaucrates, syndicats, publicitaires, artistes, politiciens, leaders d'opinion et sociologues pensent et agissent en ton nom. Depuis des décennies, ils sécurisent le périmètre du drame, t'empêchent d'approcher, criminalisent tes inquiétudes, détruisent ta capacité à agir. C'est à toi que je parle, toi l'animal domestique bien portant qui n'a même plus envie de sortir de sa cage.» (video de promotion du livre)

 

Laurent Obertone reprend un thème que nous avons abordé sur Christ-Roi (voir ici et ), celui de la "démocratie" ou de la "liberté" de se mouvoir à l'intérieur d'un carré dont les limites sont définies dans un Club à Paris...

 

 

Carre-de-l-Oligarchie.jpg

 

 

 

Avec ce livre, Laurent Obertone signe «une enquête sur les journalistes qui ont kidnappé l'opinion, une carte de la France de la manipulation médiatique», indique-t-on dans son entourage. (1)

 

«Démonter une à une les pièces du mécanisme de (notre) domestication quotidienne, livrer une investigation sur ces milliers de clones qui tiennent la parole publique, l'armée des ondes qui constitue le premier pouvoir de France», pourra-t-on ainsi lire en quatrième de couverture.

 

Cet ouvrage sera complet s'il indique que l'"opinion publique" est l'arme de la "démocratie" depuis 1793...

 

Enfin rappelons ce qu'écrivait un royaliste en 1928 :

 

«Rendons à l'Etat ce qui appartient à l'Etat, ou plutôt ajoutons à son édifice un étage supérieur, un organe SOUVERAIN, - un roi - faute de quoi les libertés, les biens, l'existence même de chacun de nous, resteront sans défense et sans garantie.... Il existe un parlementarisme sain, utile, nécessaire, c'est celui des assemblées représentatives des corps et des communautés. Ces assemblées, dans l'ordre de leur compétence, paraissent avoir un rôle consultatif de la plus haute importance. Elles peuvent aussi administrer les intérêts professionnels et locaux, et c'est non seulement leur avantage propre, mais, d'un point de vue général, c'est l'avantage de l'Etat, car elles le délivrent d'une lourde charge.

En tant qu'il gouverne, l'Etat doit laisser les compagnies et les corps s'administrer sous son contrôle par leurs délégations et représentations. En tant qu'il légifère, il doit consulter à tout propos et aussi souvent que possible ces délégations compétentes. Tout manquement fait par l'Etat à cette double règle est une faute qu'il commet, et contre lui-même. Il se lie, il s'encombre, il se diminue en croyant s'agrandir, et les citoyens dont il pense faire le bonheur en sont liés, chargés et diminués avec lui.... En fait donc, nous voilà plus libéraux que les libéraux de doctrine » (2)


 

Notes

 

(1) http://www.lefigaro.fr/culture/2014/09/16/03004-20140916ARTFIG00344-apres-la-france-orange-mecanique-le-nouveau-brulot-d-obertone.php

(2) Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 236

 

. La Mutinerie - Entretien avec Etienne Chouard (complet)

. Global Democracy ranking : La France arrive en 16e position...

. L'Union européenne, de l'illusion démocratique à la réalité totalitaire

. Changer les institutions pour une vraie alternative politique

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 20:20

 

Philippe-Pichot-Bravard--La-Revolution-francaise--Via-Rom.jpgCette histoire de la Révolution française n'a pas pour but de narrer à nouveau des événements ou des anecdotes mille fois ressassées. Son ambition ? Susciter une relecture complète de la Révolution nourrie par les recherches récentes publiées au cours de ces dernières décennies. Ces découvertes permettent d'affirmer que la Révolution a eu pour dessein essentiel la régénération de la société et de l'homme, la création d'un monde nouveau et d'un homme nouveau adapté à ce monde bâti par la mise en oeuvre des idées rationalistes, individualistes, contractualistes, matérialistes et laïcistes des Lumières. Comprendre ce qu'a été réellement la Révolution française semble dès lors indispensable pour saisir les enjeux de la politique contemporaine. Rédigé dans une langue claire, l'ouvrage est destiné au grand public.

 

Biographie de l'auteur

 

Philippe Pichot-Bravard est docteur en droit et maître de conférences en histoire du droit public. Il a publié notamment Le pape ou l'empereur : les catholiques et Napoléon III (Tempora, 2008); Conserver l'ordre constitutionnel (XVIe-XIXe siècle) (LGDJ, 2011); Histoire constitutionnelle des Parlements de l'Ancienne France (Ellipses, 2012).

 

Philippe Pichot-Bravard met en lumière quelques-unes des contradictions majeures de la Révolution


Weishaupt--Adam_Weishaupt---Illumin-s-de-Bavi-re.jpgS'agissant par exemple de la Terreur, et plus généralement, du phénomène de la violence révolutionnaire, les historiens officiels se rendent compte que la version dorée de la Révolution qu'ils colportent depuis deux siècles est de moins en moins partagée. De plus en plus de gens savent par exemple que ce n'est pas les autres Etats européens qui déclarèrent la guerre à la France, mais la république qui déclara la guerre à l'Europe. Ils cherchent donc à défendre la Révolution en justifiant la violence révolutionnaire par le danger que représentait les contre-révolutionnaires. C'est la thèse de la « guerre défensive » à l'intérieur et à l'extérieur qui se résume grosso modo par l'adage illuministe d'un Adam Weishaupt « la fin sanctifie les moyens » (1). La Terreur n'aurait été qu'un réflexe défensif de la république contre la peur que lui aurait inspirée les insurrections populaires de 1793. Le peuple qui se souleva partout en France contre notamment la levée en masse de 300.000 hommes (décret du 23 février 1793) suscita lui-même les mesures de violence que le gouvernement révolutionnaire décréta contre lui. Aux insurrections spontanées à Marseille, Lyon, Toulon, Bordeaux, et en Vendée, la république répondit par la force armée et la « Terreur » au nom du « Peuple souverain » et la « Liberté » ! Les républicains ne craignent pas la contradiction :

 

« Nombre d'historiens ont expliqué, et implicitement justifié, la Terreur par le péril qui menaçait la patrie, et par conséquent la Révolution, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. Ainsi Jean-Clément Martin, fait de la Terreur le fruit conjugué du péril extérieur et de la faiblesse de l'Etat. « Plus qu'un excès d'Etat, […] c'est au contraire le manque d'Etat, […] qui explique cette explosion de violence » (J.-C. Martin, La Révolution française (1789-1799), une histoire socio-politique, Paris, Belin, 2008, p, 207. Du même auteur : Une nouvelle histoire de la Révolution française, Paris, Perrin, 2012). » (2) « Cette affirmation n'a qu'un but, explicitement assumé : dédouaner le gouvernement révolutionnaire de 1793 de toute parenté avec les expériences totalitaires du XXe siècle » (3).

 

Parmi ces historiens, Jean-Clément Martin est « l'auteur, l'acteur et le continuateur de la politique de mémoricide » (4). Le mémoricide étant « un crime contre l'humanité qui consiste à concevoir, réaliser, être complice, tant dans la conception que dans la réalisation partielle ou totale, d'une volonté ou d'un acte dont la finalité est de nier, relativiser, justifier, partiellement ou totalement dans le temps, un acte premier de génocide. » (5)


P. Pichot Bravard explique que les colonnes exterminatrices dites « infernales » du général Turreau en Vendée commencèrent alors que les armées vendéennes avait été vaincues et le gouvernement révolutionnaire ne pouvait donc plus justifier le génocide au nom d'un pseudo « salut public » :

 

Tout indique que la Révolution en 1793-1794 ne fut rien d'autre qu'une guerre de la république contre les Français. « [L]es impératifs du salut public... ne permettent pas de comprendre la prolongation de la Terreur après l'automne 1793, après la prise de Bordeaux, de Lyon, de Toulon, après la déroute de l'armée vendéenne au Mans (12 décembre) et à Savenay (23 décembre), après les victoires de Wattignies (16 octobre), du Geisberg et de Wissembourg (26-27 décembre).

Or, c'est précisément après ces victoires, alors que le danger s'éloignait, que la Terreur atteignit son apogée. Ainsi, les colonnes du général Turreau entreprirent l'extermination de la Vendée et de ses habitants après la destruction de l'armée vendéenne à Savenay, en application d'un plan général approuvé par le Comité de Salut public de la Convention.

La loi de prairial an II aggrave à Paris la Terreur, alors que tout danger a disparu depuis plusieurs mois déjà, tant sur le théâtre extérieur que sur le théâtre intérieur. » (6)

 

Le génocide en Vendée démarre à l'automne 1793 par un décret-loi voté à l'unanimité par la Convention, le 1er octobre 1793, relatif à la création de l'armée de l'Ouest et à l'"extermination des brigands vendéens". "Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'Octobre : le salut de la Patrie l'exige." (7) 

« Le Comité de salut public [11 novembre 1793],... a arrêté un plan vaste général tel que les brigands doivent disparaître en peu de temps non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la république » (8)

 « Le Comité de salut public [17 décembre 1793] La Convention nationale vous appelle à l'honneur d'exterminer les brigands fugitifs de la Vendée. (9)

 

General-Turreau--Colonnes-infernales.jpg

Le général Turreau, organisateur des colonnes "infernales"


Le général Turreau, "bon républicain", propose par écrit, le 24 janvier 1794, un nouveau plan d'extermination et d'anéantissement de la Vendée basé sur les colonnes mobiles dites "infernales" et espère ainsi sous quinze jours, avoir exterminé tous les habitants de la Vendée. (10)  

Le 6 février 1794, le député Lazare Carnot, au nom du Comité de salut public, donne son accord à ce nouveau plan dit "Turreau"... (11)

 

La thèse de la « guerre défensive » est développée dans l'ouvrage collectif qui vient d'être publié « « La Révolution française », Préface de Michel Winock », dans le chapitre signé par Virginie Martin intitulé « La République a-t-elle voulu la guerre ? » : « La guerre votée à la quasi-unanimité au printemps 1792 par l'Assemblée législative ne procède pas d'une ambition prosélyte mais d'un réflexe défensif. » (12) « Pour gagner la paix, la République doit donc gagner préalablement la guerre. » (13)

 

Nous retrouvons l'argument de la guerre défensive dans la justification le 15 avril 2014 de la « réponse  » violente soutenue par la diplomatie d'Obama conseillant au gouvernement par interim de Kiev de répondre aux soulèvements de séparatistes anti-Maidan dans l'est russophone de l'Ukraine, pendant qu'on demandait la « déescalade  » de la part des Russes et des est-Ukrainiens. La Maison-Blanche affirmait qu'il était « approprié» pour le gouvernement de Kiev « de prendre des mesures pour rétablir l'ordre », dans une situation « intenable », et qualifiait les opérations militaires de Kiev contre les anti-Maidan de « mesurées » !  Ces opérations ont, à ce jour, fait des centaines de victimes civiles, pour certaines abattues froidement dans la rue. Le 19 mars 2014, le gouvernement par interim de Kiev autorisa les soldats ukrainiens à tirer sur d'autres Ukrainiens, c'est-à-dire qu'il prit des mesures de violence terroriste contre le  «peuple souverain», en Ukraine aussi...

Et le 15 avril, à 17h00, en réponse au conseil de la Maison Blanche,  le général Valeri Kroutov, numéro deux des services spéciaux ukrainiens (SBU) qui commandait "l'opération antiterroriste » annonça logiquement au nord de Slaviansk, que les séparatistes qui ne se rendraient pas seraient «liquidés»... Par cet échange d'ordres et de réponses de généraux, ce qui se passe en Ukraine ressemble étrangement à tout ce qui s'est passé en Vendée. Il ne faut bien évidemment y voir là qu'un pur hasard...

 

« Dès lors (en 1792), on les entend dire dans leur club, ce que Brissot écrivait aux généraux de sa Révolution : "Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là" (Considér. sur la nature de la Révol. par M. Mallett du Pan, p. 37). ... Louvet, journaliste, conventionnel régicide, député aux Cinq-Cents déclara : "nous la voulions (la guerre), nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république..."» (14)

 

« Il est... un autre argument que (le girondin) Brissot ne cessa d'opposer à ses détracteurs : ... le salut public. Et Brissot d'invoquer l'autorité de Machiavel : "Rappelez-vous, rétorqua-t-il à Clermont-Tonnerre, l'axiome si trivial et si vrai :  'qui veut la fin, veut les moyens'" » (15).

 

Le dernier bilan des victimes de la Terreur en vue de leur « salut public » oscille entre 117 000 et 200 000  :


« Dans sa thèse d'Etat, Reynald Secher... affirme qu'il y en a eu "au moins 117 257 (R. Sécher, Le Génocide franco-français, La Vendée-Vengé, Paris, PUF, 1986, 2è éd., Perrin 2006) Il s'agit d'un minimum. Le chiffre réel est sensiblement plus élevé, avoisinant les 200 000, ce qui représente le quart ou le tiers de la population des paroisses insurgées. » (16)


Pour Patrice Gueniffey : « Terreur : Combien de morts ? Le bilan estimé des morts liées à la Révolution demeure toujours incertain, peut-être impossible. On s'en remet souvent aux calculs de Donald Greer en 1935 qui recense 30 000 à 40 000 victimes des procédures juridiques (fusillées et guillotinées). Il s'agit d'une base minimale à laquelle il faut ajouter environ 170 000 victimes vendéennes et sans doute 20 000 à 30 000 soldats républicains morts dans l'Ouest. » (17)

 

 

 

 

Fait méconnu, les lois génocidaires (1793) n'ayant jamais été abrogées sont toujours en vigueur.

 

Des centaines d'Oradour-sur-Glane furent commis...

 

 

 

 

 

 

 

Notes :

 

(1) Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, réed. Editions de Chiré, Poitiers 2005, tome II, p. 102.

(2) Philippe Pichot-Bravard, La Révolution française, Via Romana, 2014, p. 208

(3) Philippe Pichot-Bravard, ibid., p. 209

(4) Reynald Sécher, Vendée: Du Génocide au Mémoricide, Mécanique d'un crime légal contre l'Humanité, Editions du Cerf, Paris 2001, p. 247

(5) Reynald Sécher, Vendée: Du Génocide au Mémoricide, Mécanique d'un crime légal contre l'Humanité, Editions du Cerf, Paris 2001, p. 267.

(6) Philippe Pichot-Bravard, ibid., p. 210

(7) Reynald Sécher, ibid., p. 241.

(8) Reynald Sécher, ibid., p. 81.

(9) Reynald Sécher, ibid., p. 88.

(10) Reynald Sécher, ibid., p. 140.

(11) Reynald Sécher, ibid., p. 141.

(12) La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 159.

(13) La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 164.

(14) Jean-Baptiste Louvet dit Lovet de Couvray, cité in A. Barruel, ibid., p. 473.

(15) J. P. Brissot, À Stanislas Clermont, sur la diatribe de ce dernier contre le comité des recherches, et sur son apologie de Mme Jumilhac, et des illuminés, Paris, Buisson, 28 août 1790, p. 12-13, in P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89.

(16) Philippe Pichot-Bravard, ibid., p. 222.

(17) La Révolution française, Préface de Michel Winock, L'Histoire Editions, p . 119-120.


 

 

. Conférence de Philippe Pichot-Bravard : Fondements idéologiques et légitimité du pouvoir

. Quand la République française massacre, noie, brûle vif, viole, torture son peuple !

. Vendée, du génocide au mémoricide

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 06:38

Les Editions TEQUI nous communiquent la sortie du dernier livre d'Aude Mirkovic "PMA / GPA la controverse".


http://www.librairietequi.com/I-Moyenne-7312-pma-gpa-la-controverse-juridique.aspx
Présentation :
Après le « mariage pour tous », un autre sujet « sociétal » intervient dans le débat public : la PMA et la GPA. Il est parfois difficile de s’y retrouver dans les arguments avancés de part et d’autre. L’ouvrage d’Aude Mirkovic a le mérite de clarifier le débat. Avec sa rigueur de juriste et son style clair, elle présente les conséquences de la loi du mariage.

Or, les tribunaux sont en face d’un vide juridique quant à l'adoption des enfants par les couples homosexuels. Cependant, cela signifie que l’aide à la procréation ne relève plus de l’assistance médicale mais de la volonté personnelle des couples ne pouvant ou ne pouvant assumer les contraintes de la maternité, de la paternité ou se plier aux barrières naturelles de la fécondité. Cet ouvrage révèle combien ce vide juridique est un levier pour réagir contre la PMA de convenance.

Les techniques reproductives, en désolidarisant l'union conjugale de la procréation, ont en effet libéralisé les pratiques de la PMA, en faisant intervenir des donneurs anonymes extérieurs, embryons congelés, etc. Ainsi, aujourd’hui en France, grâce à ces techniques, des couples hétérosexuels peuvent recourir à la PMA, dans la mesure où ils ne peuvent avoir d'enfants biologiques. Les revendications de certains veulent permettre l'élargissement de cette PMA à des couples de même sexe. Seul un accès à la PMA, et pour les couples d’hommes à la GPA, les mettra en situation d'avoir et d'éduquer des enfants, les mettant sur un pied d'égalité avec les couples hétérosexuels.

Un petit livre pour faire le point et tirer les conclusions de la PMA et de la GPA.

L’auteur :
Aude Mirkovic est maître de conférences en droit Privé à l'université d'Évry, porte-parole de Juristes pour l’Enfance et auteur notamment de Droit civil. Personnes, famille (éditions Studyrama). Chez Téqui, elle est co-auteur de Mariage des personnes de même sexe : la controverse juridique.

Public :
Toute personne désirant comprendre les conséquences réelles et concrètes de ce projet de loi, juristes, responsables d'associations familiales, maires, élus


Plan :
Chapitre 1 – La fabrication d’enfants adoptables
Chapitre 2 – La filiation au cœur d’un imbroglio inextricable
Chapitre 3 – La PMA de convenance ou la généralisation de la procréation artificielle
Chapitre 4 – Les questions pratiques sans issue
Chapitre 5 – La prise en charge : qui va payer ?
Chapitre 6 – GPA : les difficultés supplémentaires
Chapitre 7 – Les enfants issus de PMA réalisées à l’étranger
Chapitre 8 – Les aspects spécifiques du recours à la GPA à l’étranger

 


Résumé

La procréation médicalement assistée (PMA), encore réservée aux couples homme/femme, et la gestation pour autrui (GPA) sont désormais revendiquées par certains couples de même sexe.
Si le gouvernement français a reculé sur la PMA pour les couples de femmes, la Cour européenne des droits de l’homme pourrait l’imposer au peuple français.
Pour la GPA, déjà la circulaire Taubira du 25 janvier 2013 ordonne-t-elle aux greffiers de « fermer les yeux » et d’accorder la nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger. 

L’auteur, juriste, dresse un état des lieux : aujourd’hui, le droit accompagne le lien affectif et éducatif pouvant exister entre un adulte et un enfant. En revanche, admettre dans le droit français une filiation déconnectée de l’engendrement conduit immanquablement à des contradictions insolubles, à l’émergence d’un marché de la procréation, etc.
Réalise-t-on qu’un enfant né par insémination avec donneur pourrait, légitimement et légalement, demander des comptes à l’État, au médecin, au conjoint qui a laissé faire, à la mère elle-même ?
Savons-nous qu’un enfant de divorcés pourrait se voir imposer, comme troisième parent, le nouveau conjoint de son père ou de sa mère ?
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent des arguments pour défendre d’abord l’intérêt de l’enfant.

 

http://www.librairietequi.com/A-56440-pma-gpa-la-controverse-juridique.aspx

 

 

. Les contradictions juridiques du "mariage pour tous" (Aude Mirkovic)

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 12:34

 

On nous communique:

http://ecx.images-amazon.com/images/I/71taAWjAX9L._AA1500_.jpg

 

Sortie du livre "Croire ça change tout" du maire de Saguenay

 

Le maire de Saguenay (au Québec), M. Jean Tremblay, qui mène un combat pour le maintien de la prière au conseil municipal et pour conserver le crucifix, vient de publier chez Wilson Lafleur Ltée (Éditions des oliviers), le livre "CROIRE ÇA CHANGE TOUT. POURQUOI LA FOI TRANSFORME-T-ELLE LA VIE ?", lequel est disponible dans toutes les bonnes librairies du Québec.

 

Dans "CROIRE ÇA CHANGE TOUT", il est question - entre autre chose - de : l'origine de la vie, le sens de la vie, l'amour, l'argent, le bonheur, les vertus, les épreuves, la foi en Dieu, la vie spirituelle, la conscience, le pardon, la mort, le Ciel, les médias, la politique, le rôle de l'Église, etc. On y retrouve des citations de : la Bible, des saints (ex : le saint curé d'Ars, sainte Thérèse de Lisieux, bienheureux Jean-Paul II, bienheureuse Mère Teresa, etc.), d'auteurs profanes (ex : Albert Einstein, André Malraux, Antoine de Saint-Exupéry, etc.) et autres.

 

En plus d'être disponible en format papier, le livre est également disponible en version électronique sur Amazon où il occupe le premier rang de tous les bouquins sur la religion et la spiritualité francophone au Canada (et est également très en demande du côté de la France).

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 23:48

http://3.bp.blogspot.com/-twa6F-qiKLU/UnI6w6YB78I/AAAAAAAAAEo/bN8HXcPKg78/s1600/l%2527homme+peut+conna%25C3%25AEtre+Dieu+-+%25C3%25A9ditions+saint+Maximilien+Kolbe.jpgLes Editions Saint Maximilien Kolbe nous communiquent la publication d'un livre d'apostolat très utile "L’homme peut connaître Dieu", de Jean DOLLIE. Il donne les bases de philosophie, de théologie, d’histoire etc. pour répondre aux objections des incroyants et pour étayer la foi des catholiques. Un ouvrage à donner ou à vendre autour de soi pour l’évangélisation. Son originalité est qu’il est simple d’accès et qu’il ne s’arrête pas à l’apologétique philosophique classique, il aborde des éléments de théologie, d’histoire et réfute les objections-slogans qu’on entend partout.

Public visé :
À la portée de tous, à partir du lycée, nombreux exemples, vocabulaire simple, chapitres courts faciles à comprendre. L’ouvrage ne reste pas dans la réflexion abstraite et théorique (par exemple, évocation d’apparitions mariales, de saint Padre Pio, etc.)

L’auteur :
Jean Dollié, professeur de lettres, agrégé de l’Université, ancien élève de Jean Daujat au Centre d’Études Religieuses.



Présentation :

« Il est possible que Dieu existe, mais je ne peux pas en être sûr. De plus, les religions ont fait beaucoup de mal. » Si vous pensez cela, ce livre vous surprendra.
« Je crois en Dieu parce que je suis né dans une famille catholique et que mes parents m’ont amené à la messe. » Et si vos parents avaient été musulmans, seriez-vous musulman ? Pouvez-vous prouver que vous êtes dans la bonne religion ?
« Moi, je pense que la religion est dépassée et qu’on peut expliquer le monde un peu plus scientifiquement au XXIe siècle. D’ailleurs, Kant, Freud, Sartre n’ont-ils pas montré définitivement que Dieu n’existe pas ? » Si vous croyez cela, ce livre est pour vous.
« Je prie de temps en temps, mais j’ai pas mal de doutes, car Dieu, on ne le voit jamais, et puis, s’il est si bon, pourquoi tant de souffrances ? »
« Je suis chrétien convaincu, mais je me pose des questions. L’enfer et le diable existent-ils vraiment ? Les miracles ne sont-ils pas de l’autosuggestion ? Pourquoi fallait-il que Jésus meure sur la croix ? » Si vous vous posez ces questions, ce livre vous répondra.
Des questions, vous vous en posez beaucoup. En 31 courts chapitres, vous trouverez des réponses simples, claires, dans un langage à la portée de tous. Le propos, illustré par de nombreux exemples pris dans la vie courante, n’est jamais ennuyeux. L’auteur réussit le tour de force de donner les bases indispensables en philosophie et en théologie. Un ouvrage de référence, pour tous, adolescents, étudiants, adultes, parents et grands-parents. Un excellent point de départ pour une étude en petits groupes.

Issu d’un milieu athée ou bien, au contraire, imprégné de christianisme, vous souhaitez obtenir des motifs crédibles et rationnels de croire en Dieu.

 

Vos questions seront nos chapitres :

 

« Est-il raisonnable de croire en Dieu alors qu’on ne l’a jamais vu ? La science ne montre-t-elle pas la fausseté de toutes les religions ? L’évolution de l’homme ne prouve-t-elle pas que l’homme n’est pas créé par Dieu ? N’a-t-on pas raison de dire que l’Église s’est méfiée de la science ? Être adulte, n’est-ce pas penser par soi-même ? L’homme a-t-il une âme ? Puisque nos sens peuvent nous tromper, comment peut-on affirmer qu’il y a une vérité ? Le mieux n’est-il pas de faire ce qui nous plaît ? L’Église n’impose-t-elle pas sa vérité ? Comment être encore croyant après Kant, Rousseau, Marx, Freud ou Sartre ? Le diable, les anges, le purgatoire, les miracles existent-ils vraiment ? Qui peut savoir ce qu’il y a après la mort ? Etc. »

Le présent ouvrage n’est pas un catéchisme : le but n’est pas d’asséner des vérités toutes faites en s’appuyant sur des textes sacrés qui font autorité. Non, la réflexion s’inscrit dans une démarche rationnelle propre à intéresser croyants ou incroyants et le livre propose un cheminement logique.

L’auteur

Jean Dollié, ancien élève du Centre d’Études Religieuses, est agrégé de l’Université. Depuis 20 ans, il enseigne les lettres dans le secondaire et l’enseignement supérieur.

 

Table des matières du livre : http://editionssaintmaximilienkolbe.blogspot.fr/p/tables-des-mati.html

 

Source des Editions Saint Maximilien Kolbe : http://editionssaintmaximilienkolbe.blogspot.fr/

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:45

http://www.breizh-info.com/wp-content/uploads/2013/11/juvin_separation.jpgBretagne (Breizh-info.com via Polemia) Hervé Juvin vient de publier le troisième ouvrage d’une trilogie dont les deux premiers étaient intitulés « L’avènement du corps » et « Produire le monde » ; cet ouvrage est intitulé « La grande séparation » et est une ode à la diversité du monde naturel en général et humain en particulier. Cet ouvrage est particulièrement bien venu à un moment où les sociétés occidentales tendent à détruire le premier et à unifier le second.

Comment peut-on être de Guémené* en 2013 ?
C’est sur cette interrogation qui peut surprendre que s’ouvre ce livre dérangeant et important ; en effet, comment peut-on se réclamer d’un terroir et d’une tribu en ces temps de nomadisme ; comment peut-on préférer, parmi tous les terroirs magnifiques que compte notre planète l’un d’entre eux en particulier et comment peut-on avoir besoin de cultiver des liens privilégiés avec les indigènes de ce terroir en ces temps d’individualisme obligatoire. Contrairement à ce que disent en boucle les chantres de la mondialisation heureuse, l’enracinement dans une communauté n’est pas haine de l’autre mais il établit une distinction qui seule est à même de permettre la solidarité, car, comme l’a bien compris le philosophe Jean-Claude Michéa, la solidarité ne peut exister que dans de véritables communautés ; la planète uniformisée et atomisée que Jacques Attali appelle de ses vœux serait un enfer dans lequel la cupidité anonyme règnerait sans limites. Il est évident que la division de l’humanité en communautés dotées de leurs propres cultures et de leurs propres intérêts est susceptible de générer des conflits mais comme l’a écrit Claude Lévy-Strauss, c’est le prix à payer pour maintenir la diversité humaine.

Par ailleurs, l’argument des mondialistes qui affirme que la paix éternelle et universelle impose la création d’un état mondial ne vaut rien parce qu’un tel état supprimerait sans doute les guerres inter-étatiques mais pas les guerres civiles, lesquelles sont les plus dures. En fait l’unification mondialiste ne peut venir à bout du conflit, lequel est au cœur de notre nature. La suppression des frontières étatiques ne marque pas la fin des conflits de nature économique, sociale, religieuse ou ethnique et quand les états historiques disparaissent, de nouvelles tribus se forment, en général sur des bases ethniques ou religieuses. L’organisation du monde sur la base d’états souverains telle que nous l’avons connue au cours des derniers siècles a permis une diminution importante de la mortalité guerrière par rapport aux périodes antérieures comme l’a montré Jean Guilaine dans son livre intitulé « Sur le sentier de la guerre ».


Le Même et l’Autre

Une des caractéristiques principales de la civilisation occidentale réside dans son refus de l’Autre, dans sa volonté d’imposer la Mêmeté; mais cette obsession de l’uniformisation est une autre forme du racisme, un racisme qui nie l’Autre et qui lui impose de se fondre dans le Même ["Voilà les droits de l'homme et les dons de la France", s'écrie Joseph de Maistre en 1793 dans la première des Lettres d'un royaliste savoisien. Un impérialisme portant en lui les germes de la division et de la violence.... Conséquence directe de la proclamation de ces droits universels, qui ne sont rien d'autre, à ses yeux, que la "guerre civile du genre humain" (Lettre du 25 avril 1815 à Mme de Constantin, dans O.C., t. XII, p. 424, cité un Le Livre noir de la Révolution française, Les Editions du Cerf, Paris 2008, p. 480. NdCR.]

 

Le livre d’Hervé Juvin est un plaidoyer en faveur de l’Autre, de tous les Autres, un plaidoyer en faveur de la différence et de la pluralité ; ce livre qui est consacré à la problématique essentielle du vingt et unième siècle, universalisme versus pluralité, est une vraie bouffée d’air frais et le signe d’un changement qu’il décrit. L’humanité a goûté au cosmopolitisme pendant quelques décennies et en a déjà fait le tour ; elle a constaté tout ce que cette idéologie avait de pervers. Hervé Juvin lève le voile sur ses fondements véritables qui sont tout sauf désintéressés : « La proclamation d’une ère post-nationale, les agressions organisées contre les nations européennes et les peuples du monde ont le même objectif : assurer à la révolution capitaliste la maîtrise d’un monde unique et d’une société planétaire d’individus à disposition ».


La grande séparation

Il y a deux façons d’envisager la grande séparation ; celle des oligarques mondialistes qui séparent les hommes verticalement : dirigeants de l’ordre libéral mondialisé d’une part, exécutants de l’autre, eux-mêmes séparés en sous-catégories plus ou moins éloignées de la caste dirigeante et il y a celle des partisans d’une anthropologie pluraliste qui sépare horizontalement l’humanité en communautés « organiques ». La deuxième façon de séparer, qui est celle que promeut Hervé Juvin et qui participe de ce qu’on peut appeler la cause des peuples (il écrit : « Il faut inverser radicalement la proposition des droits de l’homme : les droits des peuples, d’abord, comme la conférence d’Alger les avait affirmés en 1974, les droits de l’individu, ensuite »), présente deux avantages : elle permet la pratique d’une vraie solidarité et la satisfaction de notre besoin d’identité. Quant à la première, elle permet de satisfaire l’égo de certains mais elle mène à l’anomie car, comme l’écrit Hervé Juvin : « L’anomie qui guette nos sociétés en voie de décomposition ethnique, morale et sociale rapide, n’est pas un dommage collatéral de l’avènement de l’individu, du constructivisme juridique et de la primauté de l’économie. Elle en est une composante essentielle ». Elle mène aussi, du fait de l’affaissement des solidarités, à l’injustice et à la montée des inégalités comme nous le constatons depuis trente ans.

Ces deux modes de séparation sont présents simultanément : d’un côté les firmes transnationales sont de plus en plus puissantes, les organisations néo-libérales (OMC, FMI, Banque Mondiale ) et les oligarchies régionales qui leur sont liées continuent d’appliquer leur programme visant à l’éradication des états historiques, tout particulièrement en Europe où l’organisation de Bruxelles continue sa marche frénétique vers l’atomisation des peuples. D’un autre côté, on constate une augmentation permanente du nombre des états et des résurgences de plus en plus fréquentes d’identités ethniques ou religieuses. Il y a aussi une renaissance des patriotismes traditionnels ; ainsi en Europe, le choc de la mondialisation imposée par Bruxelles a provoqué la naissance de révoltes patriotiques et anti-européistes qu’on ne croyait plus possibles depuis 1968.


L’apport de la psychologie évolutive

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51mNFk4jABL._.jpgLes spécialistes de psychologie évolutionniste tels qu’Edward O. Wilson ( il fut le créateur de ce qu’on appela la sociobiologie ), qui vient de publier un livre intitulé « La conquête sociale de la terre », nous disent que notre nature est profondément tribale et territoriale ; notre nature tribale est liée au fait que nos ancêtres ont évolué principalement sous l’effet d’une sélection de groupe et secondairement seulement sous l’effet d’une sélection individuelle. Cette évolution à plusieurs niveaux explique que nous soyons toujours tiraillés entre altruisme et égoïsme ; l’altruisme qui est une conséquence de la sélection de groupe est une dimension essentielle du tribalisme parce qu’il induit une forte cohésion de la tribu face aux tribus concurrentes, tandis que l’égoïsme permet seulement aux membres de cette tribu de tirer le meilleur parti de leur appartenance à celle-ci. Edward Wilson insiste sur le fait que le succès évolutif de l’humanité tout comme celui des fourmis repose sur le fait que ces espèces ont évolué vers l’eusocialité dont l’altruisme tribal est le fondement principal.

Wilson écrit dans ce livre : « L’altruisme authentique est fondé sur un instinct biologique pour le bien commun de la tribu, mis en place par la sélection de groupe et qui a permis aux groupes d’altruistes dans la préhistoire de l’emporter sur les groupes d’individus désorganisés par l’égoïsme. Notre espèce n’est pas celle de l’homo économicus ». Notons que du fait que la sélection de groupe a prévalu sur la sélection individuelle, nous sommes des êtres avant tout sociaux comme l’avait bien compris Aristote. Cela permet de récuser l’anthropologie individualiste qui est commune à tous les libéraux de droite et de gauche ainsi qu’aux individualistes de tendance collectiviste. Les histoires d’individus solitaires se réunissant après avoir passé contrat sont des fables sans fondement ou de pures constructions intellectuelles n’ayant aucun rapport avec le réel.

Nous pourrions écrire beaucoup plus longuement sur l’ouvrage riche et dense d’Hervé Juvin que tous ceux qui refusent l’unification, l’uniformisation et la mise à sac de notre planète trouveront du plaisir à lire. Quant à celui d’Edward Wilson, il marque un tournant dans l’avancée de la psychologie évolutive.

Bruno Guillard

Polémia

Hervé Juvin – La grande séparation – Gallimard collection Idées – 22€
Edward O. Wilson – La conquête sociale de la terre – Flammarion – 25€

*Guémené-Penfao, d’où est originaire Hervé Juvin, est une commune de Haute-Bretagne située tout au nord du département de Loire-Atlantique dans ce que les indigènes, dont je suis, appellent le Pays de la Mée.

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2013, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.


Source: http://www.breizh-info.com/2475/actualite-culturelle/grande-separation-nouvel-ouvrage-dherve-juvin/

 

 

 

> Traité transatlantique: Entretien d'Hervé Juvin à Pro Russia (juin 2013)

> Hervé Juvin : « Immigration de peuplement : le sujet qui ne dit pas son nom » (mars 2011)

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 17:51

http://www.vexilla-galliae.fr/images/unroipourlafrance1.jpgLe Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, publie le 14 novembre 2013* un ouvrage aux éditions Du Moment, intitulé : « Un Roi pour la France ? ».

Yves Derai et Jean-Baptiste Giraud accompagne le Prince dans un livre d’entretien qui s’annonce passionnant.

Le Prince Louis y détaille son programme pour la France, sur les plans politiques, sociaux et économiques. Sans détour, il donnera l’avis d’un homme qui a du recul, une grande connaissance du monde et un héritage pleinement assumé.

Saluons le courage dont le Prince fait preuve, qui est le courage qui l’a fait signer le manifeste contre le « mariage » gay, le courage qui coule dans le sang de ses aïeux d’Hugues Capet à son père, feu Alphonse de Bourbon. Sachons lui en être gré…

Par ce livre, Monseigneur balaye toutes les critiques l’accusant de se dérober des affaires françaises et signe là un acte engagé et volontaire.

Le Prince Louis se déclare, dans ce livre, "disponible pour la France".

A nous de faire connaître à tous ce livre, pour faire connaître la cause du Roi et ainsi, que les Lys refleurissent !

 

 

* 25/10/2013

Chers lecteurs, une précision importante : l'éditeur nous précise ce jour que la sortie du livre est malheureusement décalée. Sa publication est dorénavant programmée pour courant mai 2014. Encore un peu de patience.


Source: http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/litterature-cinema/519-le-prince-louis-publie-un-livre-un-roi-pour-la-france

 

 

. Déclaration de Mgr le Duc d’Anjou sur la défense du mariage naturel

. Message aux Français (à diffuser massivement)

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 17:37

Lundi 28 octobre 2013 | par Dominique Hamel

 

Le GRIPP, le Groupe Royaliste d’Initiative et de Proposition Politique, vient de lancer la publication d’un « manifeste des royalistes » intitulé « Que faire pour sauver la France ? »

Afin d’en savoir plus, nous avons interrogé son président, Georges Tartaret.

Un entretien avec Dominique Hamel

Pourquoi ce manifeste ?

C’est la Providence qui m’a mis sur la voie. En effet, je me suis rendu en juillet dernier à l’Université d’été de Renaissance Catholique. Impressionné par l’abondance des livres présentés sur les tables de presse, j’ai recherché les livres qui proposaient des perspectives politiques pour la France. Les seuls livres que j’ai trouvés sont le livre d’Yves-Marie Adeline, « La droite impossible : essai sur le clivage droite-gauche en France » qui ne fait que constater une réalité et le livre de Roger Holeindre, « Dieu sauve la France », qui a le mérite d’exister mais qui est loin de présenter des perspectives concrètes.

C’est ainsi que m’est venue l’idée d’écrire un livre présentant des perspectives d’action politique, puisque personne ne l’avait fait. Nous l’avons écrit à deux et intitulé « Que faire pour sauver la France ? »

Vous parlez dans votre manifeste de « conditions nécessaires pour réussir l’unité des royalistes », quelles sont-elles ?

Selon nous, il y a 4 conditions pour réaliser cette unité :

  1. s’opposer au mondialisme,
  2. afficher nos références chrétiennes,
  3. ne pas privilégier les élections dans notre action politique,
  4. prendre part aux luttes du peuple, dans les organisations que celui-ci se donne.

Le premier point nécessite de bien comprendre la différence entre mondialisation et mondialisme.

La mondialisation, tout le monde connaît : c’est la libre circulation des biens et des services, des capitaux, des hommes et de l’information. Contrairement  à ce que dit la propagande officielle, ce n’est pas une fatalité. Seule la libre circulation de l’information résulte, en gros, du progrès technique. Toutes les autres libertés de circulation ne sont que le produit de décisions politiques.

Le mondialisme, c’est une idéologie qui traduit l’objectif de mettre en place un gouvernement mondial. Derrière cette idéologie, il y a des hommes qui se regroupent dans des clubs de pensée. Il y en existe 4 ou 5 importants : le CFR, la Trilatérale, Bilderberg, Bnaï-Brith et en France, le Siècle. Ces clubs de pensée regroupent les hommes les plus puissants des mondes économique et politique des cinq continents. Cela représente quelques milliers de personnes, avec un bureau politique de 35 membres.

Pour établir un gouvernement mondial, il faut tout d’abord un outil économique. C’est l’OMC, qui a pour objectif d’abolir toutes les barrières douanières dans le monde. L’OMC est le fer de lance du mondialisme. Mais il faut aussi détruire les Etats de l’intérieur. C’est pourquoi le mondialisme prône la mise en place d’Etats multiculturels, pluriethniques et pluriconfessionnels.  Voilà d’où vient cette politique d’immigration à laquelle les partis au pouvoir tiennent tant.

Quand on parle du mondialisme, nos adversaires attaquent tout de suite, car ils ne supportent pas que quelque chose de relativement secret vienne au grand jour. C’est pourquoi ils nous accusent de défendre ce qu’ils appellent la théorie du complot. Mais le mondialisme ne sort pas de notre imagination. En voici deux exemples.

  • tout d’abord, il faut savoir que le CFR a été créé en 1920 et que, depuis cette date, tous les présidents des Etats-Unis sauf un en sont issus. La querelle entre démocrates et républicains est donc là simplement pour amuser la galerie.
  • ensuite, il y a un exemple très simple : la FED, c’est-à-dire théoriquement la banque centrale américaine, est en fait un consortium qui regroupe toutes les plus grandes banques du monde. N’est-ce pas là une amorce bien tangible d’un gouvernement mondial, ne serait-ce que sur le plan des finances internationales ?

L’Union Européenne est une étape dans la construction de ce gouvernement mondial. L’OTAN également. C’est pourquoi les royalistes doivent dénoncer ces structures et pousser la France à en sortir. Les royalistes doivent se prononcer clairement pour la sortie de l’euro, pour la sortie de l’Union Européenne et pour la sortie de l’OTAN.

Le deuxième point signifie que les royalistes doivent affirmer haut et fort que la France a une origine surnaturelle et une vocation surnaturelle. Son origine surnaturelle vient des conditions miraculeuses dans lesquelles s’est déroulé le sacre de Clovis. Sa vocation surnaturelle est démontrée par l’histoire, qui est jalonnée d’interventions de Dieu pour soutenir la France.

Les troisième et quatrième points signifient que les royalistes doivent consacrer l’essentiel de leur énergie au combat politique sur le terrain et accessoirement participer aux élections. En particulier, le quatrième point signifie que tout royaliste qui veut s’engager dans le combat doit impérativement devenir membre d’une organisation de masse. Pourquoi ? Parce que le système électoral est piégé. Il a été mis en place par les dynasties financières au pouvoir, de telle sorte qu’elles ne puissent pas perdre le pouvoir.

Par contre, leur point faible est que la république connaît périodiquement une vacance de pouvoir. Cela s’est produit en 1940, en 1958 et en 1968. Les royalistes doivent se préparer à la prochaine vacance de pouvoir et pour cela ils doivent prendre part aux luttes du peuple, dans les organisations qu’il se donne.

Mais, certains royalistes pensent que l’unité des royalistes n’est pas indispensable car les différentes structures actuelles permettraient de ratisser plus large. Qu’en pensez-vous ?

Il faut distinguer unité politique et unité structurelle. Le moment n’est pas venu pour une unité structurelle. Par contre l’unité politique est indispensable. Malheureusement nous en sommes encore assez loin.

L’Action Française avance le mot d’ordre de Maurras « politique d’abord ». Nous disons au contraire « Dieu d’abord ». Ceci a bien évidemment des incidences en politique. Par exemple combattre la laïcité ne peut se faire efficacement qu’en évoquant nos références chrétiennes. C’est sans doute aussi le « politique d’abord » qui empêche l’Action Française de défendre la perspective d’une Europe chrétienne.

Quant à l’Alliance Royale, elle ne se prononce ni sur la sortie de l’Union Européenne ni sur la sortie de l’OTAN. En cas de guerre civile en France, ce qui peut arriver, l’Alliance Royale sera donc dans le camp des mondialistes.

Concrètement, que préconisez-vous dans votre manifeste pour atteindre le but final : la restauration de la monarchie ?  

Pour définir une stratégie, nous avons besoin de poser des hypothèses quant à la manière dont se produira la chute du pouvoir et l’avènement de la royauté. Nous savons déjà que ce changement ne se produira pas par la voie électorale.

Nous savons par ailleurs que la république se trouve, à chaque fois que se produit une crise grave, dans une situation de vacance de pouvoir. C’est ce qui s’est passé en 1940, en 1958 et en 1968 en France. En 1958 notamment, de Gaulle est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, sans effusion de sang. C’est un tel scénario que nous prenons comme hypothèse de travail. Nous pouvons penser également à la mobilisation populaire en Pologne qui a été le point de départ de la chute du communisme.

Si de Gaulle a pu faire son coup d’Etat en 1958, c’est parce que deux conditions étaient réunies :

  • un large consensus populaire pour reconnaître en lui (à tort ou à raison) celui qui a sauvé la France en 1940 ; par conséquent une confiance dans l’alternative qu’un tel homme peut proposer.
  • un parti politique, le RPF, qui préparait depuis douze ans le changement et qui a été en mesure de prendre les mesures nécessaires en coulisse pour que « l’accouchement » se fît.

Un large consensus populaire ne peut être obtenu si le parti royaliste est coupé du peuple. Compte tenu de l’influence des idéologies socialiste et communiste pendant tout le vingtième siècle, une condition nécessaire de la victoire est de démontrer, par le verbe et par l’action, que les royalistes savent mieux défendre le peuple que ne prétendent le faire les partis mondialistes, qu’ils soient de droite ou de gauche.

C’est pourquoi nous devons définir des axes prioritaires de pénétration de la société française. Nous en distinguons quatre : les entreprises, l’école, la famille et le mondialisme.

  1. les entreprises, ce qui signifie que les royalistes doivent avoir pour objectif de prendre le pouvoir au sein des grandes organisations syndicales : CGT, CFDT, FO, CGC
  2. l’école, en privilégiant la lutte pour l’école libre au moyen du chèque scolaire
  3. la famille, qui a conduit deux millions de personnes dans la rue en mai dernier, avec la participation de nombreux royalistes
  4. le mondialisme, ce qui doit se traduire par la constitution d’un cartel d’organisations, à l’instar de ce qui a donné naissance à la « Manif pour tous », réunissant toutes les organisations et individus ralliés au nationalisme.

Vexilla Galliae

Nous vous précisons que vous pouvez vous procurer ce Manifeste sur le site http://www.thebookedition.com/ , en tapant « que faire ».

 

Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/524-que-faire-pour-sauver-la-france-presentation-du-manifeste-des-royalistes

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 12:39
Alors que jusqu'ici la doxa marxisante analysait les faits sociaux sous le seul angle de l'explication économique (celle de la lutte des classes) interdisant de regarder ailleurs, le géographe Christophe Guilluy avance la thèse que la question identitaire et culturelle est en train de prendre une place politique centrale. 

Interrogé dans Le Pélerin n°6805 du 2 mai 2013, Christophe Guilluy a mis en lumière « la France des invisibles ». Dans son livre intitulé Fractures françaises (Ed. François Bourin), le géographe estime que l’arrivée de la gauche au pouvoir, le 6 mai 2012, n’a pas réduit le fossé entre les catégories sociales. Au contraire, les grandes métropoles prennent le pas sur la France « de la périphérie ».  
« [L]a gauche, comme la droite avant elle, ne veut pas voir ce qui se passe sous ses yeux : la fracture sociale ne cesse de s'élargir entre la France des métropoles et le reste du pays. Les dernières élections législatives partielles, dans l'Oise, avec un fort vote Front national et, surtout, une très importante abstention, le montrent bien. Les électeurs de ce que j'appelle « la France de la périphérie » savent pertinemment que les politiques ne s'intéressent pas à leur sort. Alors, ils ne votent plus ou se réfugient dans un vote protestataire. De toute façon, les classes populaires et moyennes n'attendent plus rien des partis classiques. Sauf les fonctionnaires, qui ont voté PS, et les retraités, qui ont voté UMP. Deux catégories relativement protégées des effets de la crise. Mais il n'est pas politiquement correct de dire que la majorité des Français se sent en insécurité face à la mondialisation. L'ouverture des frontières aux biens et aux marchandises, que ce gouvernement ne remet pas en cause, se traduit pour eux par la perte croissante d'emplois industriels et par l'augmentation du nombre d'immigrés. Faute de vision lucide des choses, aucune loi, aucune mesure n'a été prise pour les rassurer. Au contraire : le cafouillage autour de la fermeture des hauts-fourneaux de Florange, en Lorraine, en est bien la preuve. [...] J'observe qu'aujourd'hui, le pays se divise entre les gagnants de la mondialisation et les perdants. Les gagnants, auxquels s'adressent tous les partis politiques traditionnels, habitent dans les centres-ville des grandes métropoles et dans leur proche banlieue. Ce sont surtout les cadres supérieurs, les professions libérales et intellectuelles.

Tandis que les perdants ne peuvent plus y trouver leur place : les usines ferment, les loyers augmentent démesurément, le sentiment d'insécurité aussi. Alors, ces gens, qui appartiennent à la classe ouvrière ou à la petite classe moyenne, rejoignent ceux qui leur ressemblent (les agriculteurs, les ouvriers de PME rurales), loin des centres. Ils vont dans la banlieue de la banlieue – par exemple, dans l'Oise – ou dans de petites villes tranquilles ou carrément à la campagne. On les appelle alors les « néoruraux ». Le problème, c'est qu'ainsi, ils s'éloignent des bassins de formation et d'emploi, des lieux de culture et d'échanges. Et ils disparaissent du champ de vision des « décideurs », de ceux qui dictent l'opinion, et de la plupart des hommes politiques ! la France invisible, c'est tout de même 60 % de la population ! Il s'agit des gens qui habitent des pavillons modestes ou louent des appartements pas trop chers dans le parc immobilier privé. Celui-ci subsiste encore dans les petites villes.[...] Ils ont le sentiment que la vie est moins chère et plus agréable dans ces zones périphériques, même si, souvent, ils ont sous-évalué le coût du transport ou les possibilités d'emplois. Car la banlieue d'une ville de 20 000 habitants ou le village à 10 km de la ville ne sont pas des lieux très dynamiques, ni économiquement ni en termes de services. »


Source: http://www.pelerin.com/L-actualite-autrement/Christophe-Guilluy-geographe-met-en-lumiere-la-France-des-invisibles




Les matins de France Culture.  Parmi les invités : Christophe Guilluy.
L'émission, consacrée à la France des invisibles, a été diffusé en 2011, avant l'élection présidentielle. Durée : 45 minutes.


La "France des invisibles" est un thème repris par Marine Le Pen avec son discours au meeting de Metz le 11 décembre 2011 où elle lançait :

 

« Agriculteurs, chômeurs, ouvriers, retraités, habitants des campagnes françaises, vous êtes ces oubliés, cette majorité invisible, broyés par un système financier devenu fou. Pour la caste politique UMP-PS, face à leur Dieu, le triple A, vous êtes des triples riens ! ».  

 

 

 

 

Mais Jean-Marie Le Pen s'était déjà revendiqué candidat des “sans-grade” à quelque 2 500 militants qui l'acclamaient dans l'amphithéâtre du Grand-Palais, le 25 février 2007 à Lille :

 

« Vous les petits, les obscurs, les sans-grade, vous que jamais l’on n’entend et qui n’avez jamais travaillé que pour des prunes, reprenez avec moi le pouvoir. »

 

Source: http://www.leparisien.fr/politique/le-pen-s-adresse-aux-sans-grade-26-02-2007-2007802171.php

 

  •  
Le journal anarcho-royaliste "Lys noir",  a consacré un article au géographe Christophe Guilluy. Extraits : 

 

« À mesure que les Français de souche -perdants sur le front de la mondialisation- sont repoussés dans les périphéries, se dessine une "France invisible" déjà estimée à 60% de la population... » (NdCR. chiffre qui correspond à l'abstention de 66% à la cantonale partielle de Brignoles dans le Var dimanche 6 octobre 2013)

 

Clairement, l'oeuvre de Guilluy tend à rétablir ce que l'on appelait jadis la "sagesse populaire".

 

« Les Français, contrairement à ce que disent les élites, ont une analyse très fine de ce qu'est devenue la société française, parce qu'ils la vivent dans leur chair. Cela fait trente ans qu'on leur dit qu'ils vont bénéficier, eux aussi, de la mondialisation et du multiculturalisme alors même qu'ils en sont exclus. Le diagnostic des classes populaires est rationnel, pertinent, et surtout c'est celui de la majorité. Bien évidemment le Front national ne capte pas toutes les classes populaires. La majorité se réfugie dans l'abstention. »

 

Alors Guilluy avance la thèse que la question culturelle et identitaire prend une place prépondérante et que lorsque les abstentionnistes se mettront de la partie - forcément au profit du FN - cela fera mal, très mal...

 


Guilluy cible biensûr l'oligarchie :

 


« Les Français se sont rendu compte que la question sociale a été abandonnée par les classes dirigeantes de droite et de gauche. Cette intuition les amène à penser que dans ce modèle qui ne les intégre plus ni économiquement ni socialement la question culturelle et identitaire leur apparaît comme désormais essentielle. »

 

[...] Christophe Guilluy ne nous dit cependant pas qui remportera notre prochaine guerre civile, mais il nous le laisse prévoir à sa place.. Les métropoles sont assiégées par leurs vastes territoires périphériques... On sait donc déjà où sont les Indiens et qui sont les chasseurs. »

 

 

Source: http://lysnoir.tumblr.com/post/61694748042

 



 

. "Liberté & égalité" : Depuis la crise de 2008, les écarts de richesse continuent de se creuser (INSEE) 23 septembre 2013

. En plus de vingt ans, l'écart de richesse a quadruplé entre Blancs et Noirs aux Etats-Unis (18 mai 2010)

. Les écarts de richesse déjà en 2007... : aujourd'hui, une société plus égalitaire? (6 décembre 2007)

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