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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:12

[O]n crée une brèche, dans laquelle tous les groupes de pressions ne tardent pas à s’engouffrer. C’est un processus subversif bien connu. C’est celui par lequel on a introduit les « ministres extraordinaires » de la communion. Ils sont devenus si « extraordinaires » qu’ils distribuent la communion même quand il y a assez de prêtres et de diacres pour le faire. C’est également le processus par lequel Paul VI a introduit la communion dans la main. D’après mon calcul, 88% du volume de l’instruction Memoriale Domini (29 mai 1969) est consacré à confirmer la réception de la communion à genoux et sur les lèvres [Note de Christ-Roi. L'instruction explique en effet que "cette façon de distribuer la sainte communion [sur la langue] DOIT ÊTRE CONSERVÉE… ... [C]ette façon de faire, qui doit être considérée comme traditionnelle, assure plus efficacement que la Sainte Communion soit distribuée avec le respect, le décorum et la dignité qui lui conviennent; que soit écarté tout danger de profanation des espèces eucharistiques". Et L'instruction ajoute : "changements apportés dans une question si importante, qui correspond à une tradition ancienne et vénérable, non seulement touchent la discipline, mais peuvent aussi comporter des dangers, qui comme on le craint, naîtraient éventuellement de cette nouvelle manière de distribuer la Sainte Communion, c'est-à-dire : un moindre respect pour l'auguste sacrement de l'autel; une profanation de ce sacrement; ou une altération de la vraie doctrine"...]. On arrive presque à la fin du texte et on se demande si c’est bien dans ce document-là que Paul VI a introduit la réception dans la main. Et voilà que, dans les dernières lignes, un indult est accordé, en totale incohérence avec tout le raisonnement qui précède. Tolérance restreinte, encadrée, assortie d’un contrôle strict etc. mais toutes ces précautions étaient évidemment illusoires. Ce qui est important, ce n’est pas le barrage qui est solide en tous points sauf un, c’est la brèche. On sait ce qui est advenu après cette instruction romaine de 1969. La norme est à présent si bien inversée que c’est la communion sur les lèvres qui est vue comme une bizarrerie et à peine tolérée.

 

Source: http://www.osservatore-vaticano.org/episcopats-locaux/celibat-sacerdotal-mgr-leonard-a-la-remorque-de-mgr-de-kesel-1

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:50

Ce samedi soir, à la messe célébrée à la paroisse Saint-Symphorien d'Illkirch (banlieue sud de Strasbourg), les fidèles ont eu droit à une liturgie au cours de laquelle:
- le "Gloire à Dieu" a été remplacé par le chant "Gloire à Dieu soleil des univers" (Rappel: "Le Gloria est une hymne très ancienne et vénérable par laquelle l'Eglise, rassemblée dans l'Esprit Saint, glorifie Dieu le Père ainsi que l'Agneau qu'elle supplie. On ne peut jamais remplacer le texte de cette hymne par un autre." - Cf. Missel romain, Introduction générale, n°53 -)
- le "Saint le Seigneur" (ou "Sanctus") a été remplacé par "Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel..." (Nouveau rappel: le "Sanctus" faisant partie de la Prière eucharistique, remplacer le texte de cette acclamation par un autre texte revient à bricoler la prière essentielle de la liturgie, ce qui est grave - Cf. Missel romain, Introduction générale, n°79 -)
- l' "Agneau de Dieu" (ou "Agnus Dei") a été remplacé par l'acclamation "Shalom friedom" qui fait porter l'accent sur la seule "paix" alors que la prière officielle de l'Eglise le fait porter sur l'Agneau de Dieu qui enlève le péché.

Source: http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 12:33

Du 10 au 18 juillet 2010, 19 personnes ont participé à la 30ème session de musique liturgique organisée par les diocèses de Bayonne (Mgr Aillet) et de Dax (Mgr Breton). Quelques photos de cette session sont en ligne, dont celle-ci :

m-copie-3

 

La batterie ferait donc (encore) partie des instruments utilisés pour la musique liturgique ? A titre d'information, j'invite les lecteurs à se rendre sur le site de l'Institut pontifical de musique sacrée, sur lequel, en accueil, trône un orgue.

Source

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 21:08
Tradition catholique, avenir de l'Eglise
Merci à TheChouan
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:53

Face aux messes officialisant les EAP et autres nouveaux "machins", Denis Crouan conseille de boycotter ce type de cérémonies, car la messe dit-il, "n'est pas faite pour être instrumentalisée". "La participation à une telle cérémonie marque une adhésion à un système visant à anéantir le peu qui reste de l'Eglise catholique", ajoute-t-il.

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"EAP? REGROUPEMENTS PAROISSIAUX?... BASTA!

Partout se mettent en place, à grand renfort de rencontres et de messe festives (toutes plus ou moins bricolées), des secteurs paroissiaux regroupant plusieurs paroisses et, dans le même temps, partout sont créées des Equipes d'Animation Pastorale (EAP). Quelle position adopter face à l'émergence de ces structures qui ne mettront pas cinq années à s'effondrer (comme se sont effondrées les messes anticipées du dimanche, les absolutions collectives, les ADAP, les parcours catéchétiques, les messes de jeunes... dont pourtant nos pasteurs disaient grand bien)?
On peut d'abord conseiller de ne pas aller aux messes célébrées pour la reconnaissance officielle des "secteurs paroissiaux" et des EAP. Car au-delà de la seule Eucharistie, la participation a une telle cérémonie marque une adhésion à un système visant à anéantir le peu qui reste de l'Eglise catholique en la transformant en une juxtaposition de communautés de type presbytérien, c'est-à-dire où le curé devra être approuvé par la communauté paroissiale avant de pouvoir exercer son ministère
.
Une messe n'est pas faite pour être instrumentalisée, c'est-à-dire pour servir de caution à la mise en place de structures dont l'avenir n'est pas davantage garanti que l'efficacité.
Certains répondront que le dimanche où l'EAP est mise en place, on supprime les messes des paroisses environnantes pour qu'il y a davantage de monde à la cérémonie habituellement présidée par l'évêque entouré de son "staff". Or il faut bien aller à la messe!
Justement, ce dimanche du grand "tralala" peut devenir l'occasion d'aller voir beaucoup plus loin ce qui s'y passe. Marquer ainsi son désaccord en boycottant une cérémonie officielle peut aussi être un véritable acte de charité, surtout s'il s'agit signifier ainsi un point de vue qui correspond à l'enseignement du Magistère.
Ceci étant, il est vrai que les fidèles ont à faire face à un "mammouth", à une organisation diocésaine verrouillée de toute part... même quand on sait qu'elle attire très peu de monde et qu'elle ne correspond en aucun cas aux attentes réelles de l'Eglise, lesquelles sont les vocations sacerdotales et non la mise en place de structures dont la gestion épuise les prêtres - à commencer par les évêques eux-mêmes qui, du coup, n'ont plus une minute pour faire oraison -.
Si l'on interrogeait les fidèles au sujet des EAP et des regroupements paroissiaux, il est presque certain que tous diraient: "ça ne nous plaît pas".
Mais
certains de ces fidèles, par une sorte de réflexe, assistent quand même aux cérémonies officialisant les nouveaux "machins", parce que pour eux, c'est le seul moyen de conserver un "minimum de semblant" de vie paroissiale.
Chez ces fidèles-là, on voit que c'est souvent un raisonnement de type individualiste qui prédomine: ou bien je quitte tout et il ne me restera bientôt plus rien; ou bien je reste et je rouspète et je passe pour l'empècheur de tourner en rond (le "tradis" qui refuse toute évolution); ou bien je reste et j'accepte tout (à contrecoeur) en sauvant ce qui subsiste. Mais sauver pour combien de temps?
Le mieux, bien sûr, serait de persuader tous les fidèles qui ne sont pas satisfaits de ces structures de boycotter au moins une fois la cérémonie. On verrait alors la situation dans toute sa nudité: c'est-à-dire les équipes et quelques admirateurs. Une chapelle suffirait amplement pour les accueillir tous et personne ne pourrait plus faire croire que les EAP et autres regroupement paroissiaux sont - comme le proclamait très fort un évêque - une "chance pour l'Eglise"."

 

Pro Liturgia :  http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

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- Le respect des rites pas plus que l'usage du latin et du grégorien ne sont "optionnels"

- Denis Crouan parle de programmation de la chute des vocations et de la pratique religieuse

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 09:18

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques s'est entretenu au Figaro au sujet de son appel cette année de 10 000 personnes à venir assister samedi 26 juin aux neuf ordinations sacerdotales à Notre-Dame de Paris. 

 

Le Figaro : "cette fête de l'Église chercherait-elle à lutter contre la morosité ambiante ?"

 

Cdl André Vingt-Trois : "Quand je circule dans les paroisses, je vois des églises pleines et des gens qui gardent l'espérance et agissent pour faire changer les choses, même s'ils peuvent être confrontés à des situations personnelles difficiles."

 

Réponse surréaliste d'un cardinal.. en plein déni de la réalité !... Surtout que le dimanche, les évêques centralisent les messes dans les plus grandes communes, fermant les messes des communes plus petites... De cette façon, c'est sûr qu'on aura l'impression qu'"il y a du monde à la messe le dimanche" ! Mais il s'agit alors de messes centralisées dans un endroit, alors qu'ailleurs il n'y a plus de messes...

 

En miroir, le Figaro précise : "Catholicisme. ÉTAT DES LIEUX.

La courbe des ordinations sacerdotales est désormais passée sous la barre des 100 annuelles (83 cette année pour toute la France), ce qui ne fait pas un nouveau prêtre par diocèse par an avec de larges disparités puisque ­certains diocèses n'ont plus d'ordinations depuis longtemps.

 

... Seconde évolution : un dynamisme certain dans des congrégations plus classiques ou traditionnelles qui attirent un nombre considérable de jeunes. Près d'un quart des candidats aux sacerdoces choisit ces voies. Sans compter les huit Français qui seront ordonnés à Ecône, soit 10 % des ordinations des prêtres français cette année."

 

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/25/01016-20100625ARTFIG00578-mgr-vingt-trois-l-eglise-a-la-capacite-de-rebondir.php

 

 

En parlant de gens "qui agissent pour faire changer les choses", le Cdl Vingt-Trois doit sans doute évoquer - sans le savoir.. - ce que Denis Crouan, président de l'association Pro Liturgia, employant l'expression du cardinal Ratzinger, nomme les "structures inutiles" oeuvrant en vue de la "fonctionnarisation" de laïcs constitués en "soviets paroissiaux", usurpant "peu à peu le pouvoir pastoral dévolu aux évêques ainsi qu'aux curés de paroisses" !

 

Texte de Denis Crouan, sur son blog :

 

"MOINS DE STRUCTURES
MOINS DE FIDELES CLERICALISES

 

... Le Cardinal Ratzinger avait déjà parlé des "structures inutiles" que certains multiplient sans se rendre compte qu'elles paralysent l'Eglise en faisant que la liturgie n'est plus la liturgie mais obéit à des choix subjectifs, que la catéchèse n'est plus de la catéchèse mais du bricolage... etc.
Au cours d'une réunion pour la reconnaissance d'une "communauté de paroisses", l'Evêque présent disait sa joie d'accueillir les "forces vives" du secteurs paroissial. Il ne se rendait pas compte, en disant, cela, qu'il faisait l'apologie d'une petite poignée de "fidèles-fonctionnaires" qui ne vit qu'à travers les "structures inutile" dont tout le monde reconnaît qu'elles n'ont généralement qu'une efficacité très relative. Un fidèle clairvoyant qui participait à la réunion avait alors demandé à l'Evêque s'il ne pensait pas qu'avec ce type de structures mises en place, on ne favorisait pas une forme de cléricalisation de "certains" laïcs qui se voient revêtir des fonctions jusque là réservées aux prêtres. Et l'Evêque avait alors répondu que ces "fidèles en responsabilité" ne sont là que pour aider le prêtre dans sa charge et, comme le dit Sacrosanctum Concilium pour faire une place aux laïcs... Une réponse épiscopale policée servant sans nul doute à cacher une réalité tout autre... D'ailleurs, au cours de la même réunion, quand un autre fidèle a demandé lequel de ces "super-laïcs" avait lu Sacrosanctum Concilium et le "Catéchisme de l'Eglise Catholique", ce fut un concert de protestation de la part des fidèles encensés par l'Evêque lesquels, bien entendu, n'avaient jamais étudié ces documents majeurs.
On devine donc que les structures aujourd'hui mises en place pour, dit-on, redynamiser les Eglise diocésaines, ne feront qu'aggraver la crise tant qu'elles demeureront sous la domination de laïcs "fonctionnarisés" qui, constitués en véritables "soviets paroissiaux" usurpent peu à peu le pouvoir pastoral dévolu aux évêques ainsi qu'aux curés de paroisses."

Source : http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

 

Dans le même temps, chez les Tradis, Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X procède aujourd'hui aux ordinations sacerdotales au séminaire de Zaitzkofen en Allemagne, notamment de Sten Sandmark, pasteur protestant suédois converti au catholicisme.

Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres !



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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 08:24

Il est curieux de constater que moins il y a de monde dans les églises, plus les évêques organisent de grands rassemblements.

On y voit des prêtres qui, sur de vastes estrades, font face aux fidèles comme pour s'exposer, se montrer, dans des scénographies visant à susciter une convivialité d'autant plus factice qu'on la sent forcée.

  

   

Ils sont tout de même très curieux, ces prêtres (généralement) sexagénaires qui éprouvent soudain un besoin irrépressible de s'exposer à la façon d'un "boys band" - la souplesse en moins - faisant son show devant un parterre de fans!
En examinant les choses de plus près, on voit que ce genre de rassemblements s'apparente plutôt à un grand enfumage où le peu qui reste de la liturgie de l'Eglise est employé pour remplacer par des clichés réconfortants des projets pastoraux qui ont avorté les uns après les autres.
Les nouveaux hérauts de ces rassemblements qui se nourrissent d'oripeaux liturgiques sont devenus en quelque sorte des "clerici festivi".

 

Le "clericus festivus" qui aime s'exposer à l'occasion des happenings diocésains (dernière trouvaille à la mode) fait tristement penser à un prêtre qui n'aurait plus la force de raisonner de façon juste et structurée tant il aurait épuisé sa vie dans des activités coupées de ce qui constitue la réalité de son ministère. Alors, pour masquer le vide de son existence, le "clericus festivus" invente la fête: il devient un spécialiste des grands rassemblements (1) dont l'organisation l'occupe à plein temps (ce qui lui permet d'imaginer qu'il fait oeuvre utile). Tout doit devenir prétexte à un de ces rassemblements où la célébration eucharistique ne sera plus qu'un prétexte, ne servira plus qu'à donner une coloration religieuse tranquillisante à ce qui souvent ne dépasse pas le niveau d'un refermement collectif sur soi-même.

 

 Ce qui est obtenu, par ces "Eucharisties festives" qui sont le résultat de ce que le Cardinal Ratzinger appelait l' "infantilisme pastoral" (2), c'est la suppression de toute distinction entre ombre et lumière, bien et mal, sacré et profane, beauté et laideur... On arrive ainsi à élaborer une religion cotonneuse qui ne s'exprimera plus qu'à travers des "liturgies-chamalow" ponctuées de refrains sucrés. A quand une "ola" après la Consécration?

  

La vie authentiquement chrétienne est ainsi anesthésiée, tout comme est endormie la pensée critique qui va avec.
Plus que tout, le "clericus festivus" communie, par liturgie factice interposée, au mythe de l'enfance innocente. Le grand rassemblement festif diocésain devient alors le lieu et le moment où l'on célèbre le "jeunisme" devenu dieu. C'est l'émergence d'une nouvelle religion parée du peu de catholicisme qui reste par ci par là. Cette nouvelle religion, c'est l' "infanthéisme
".

 

Mais faut-il accepter de laisser notre foi devenir l'otage de cet infanthéïsme?
Faut-il laisser nos évêques donner, à travers ces rassemblements festifs, l'image de pasteurs qui ne savent plus qu'accompagner - voire accélérer - un processus de désagrégation de la foi chrétienne?
Faut-il laisser nos prêtres croire qu'en se donnant en spectacle d'une façon qui frise généralement le ridicule, ils parviendront à camoufler la crise qui atteint les paroisses et les séminaires, et laisse de nombreux fidèles - clercs et laïcs - désemparés?

Note.

(1) On remarquera d'ailleurs qu'à l'occasion de ces rassemblements, de plus en plus d'évêques choisissent de célébrer l'Eucharistie dans des salles de fêtes municipales... On voit ce que représente pour eux l'Eucharistie: une simple occasion de "fête". C'est d'ailleurs ce que proclamaient déjà de nombreux cantiques à la mode dans les années 1970-80. Rappelons qu'à la même époque, Michel Fugain chantait: "Tiens tout a changé ce matin, je n'y comprends rien, c'est la fête, la fête; Jeunes et vieux grands et petits, on est tous amis (...) Le pain et le vin sont gratuits et les fleurs aussi (...) C'est la fête, la fête (...) En vérité je vous le dis, c'est le paradis (...)"

(2) Cf. Entretien sur la foi, Fayard, 1985 (p. 143)

 

Source : "Le retour des Boys Bands" http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 07:38

Contrairement à ce qui est affirmé ici ou là, les prêtres ne sont pas autorisés à porter n'importe quel vêtement : ils doivent porter un vêtement qui les distingue, qui permet de les reconnaître, et qui doit être le même pour tous.
Voici à ce sujet ce que rappelle le Magistère :

"Obligation de l'habit ecclésiastique

Dans une société sécularisée et qui tend au matérialisme, où les signes extérieurs des réalités sacrées et surnaturelles disparaissent souvent, on ressent aujourd'hui particulièrement la nécessité que le prêtre - homme de Dieu, dispensateur de ses mystères - soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l'habit qu'il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d'un ministère public. Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l'Eglise.
Pour cette raison, le prêtre doit porter "un habit ecclésiastique digne, selon les normes indiquées par la conférence épiscopale et selon les coutumes locales légitimes". (Cf. Droit canonique) Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère. La coupe et la couleur doivent en être établies par la conférence épiscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel."
Le simple complet-veston gris ne saurait être le vêtement des clercs puisqu'il n'est pas différent de la manière de se vêtir des laïcs. Il faut au moins que sa coupe soit spécifique. Quant à la chemise-cravate, on n'en parle même pas... tout comme les chemises à col romain dont les couleurs sont des plus fantaisistes.
La petite croix portée sur le revers de la veste ne suffit pas non plus à transformer un vêtement laïc en vêtement de clerc: elle reste un signe que tout le monde peut porter. (Rappelons aussi en passant qu'il n'est pas permis le porter l'étole ou la
croix pectorale sur un vêtement civil.)
Le texte magistériel poursuit: "A cause de leur incohérence avec l'esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l'autorité compétente. Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Eglise." (Cf. Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le Ministère et la Vie des Prêtres, 31 janvier 1994.)

Source

 

- Guerre de laideur des vêtements liturgique

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:18

...[L]e respect des rites pas plus que l'usage du latin et du grégorien ne sont à proprement parler "optionnels" au sens où l'entendent de nombreux célébrants. Ils sont une norme liturgique à respecter et à mettre en oeuvre dès qu'il est possible de le faire. Quelques rappels à ce sujet :

- "Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise (...) C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie." (Const. SC, n°22)

- "[le célébrant] se souviendra (...) qu'il est le serviteur de la liturgie et qu'il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe." (IGMR, n°24)

- "L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins." (Const. SC, n°36)

- "Je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien; on ne négligera pas la possibilité d'éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu'au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°62)

- "L'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place." (Const. SC, n°116)

- "On achèvera l'édition typique des livres de chant grégorien; bien plus, on procurera une édition plus critique des livres déjà édités postérieurement à la restauration de saint Pie X. Il convient aussi que l'on procure une édition contenant des mélodies plus simples à l'usage des petites églises." (Const. SC, n°117)

- "Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d'ailleurs, occuper la première place." (IGMR, n°41)

- "Je désire que (...) le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, soit valorisé de manière appropriée." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°42)

- "Les gestes et les attitudes du corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale [du Missel] et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu'au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu'à ses goûts personnels et à son propre jugement." (IGMR, n°42)

Source : Association Pro Liturgia

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:01

Ugly Vestment War

Une autre illustration, ici.
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:33
Le désastre généralisé de la messe en français

• Bilan dans La Croix. Non pas de l’année qui s’achève, mais du désastre catholique, sur quarante ans, de 1965 (fin du Concile) à 2005 (élection de Benoît XVI). C’est le désastre des « messalisants », c’est-à-dire des catholiques allant chaque dimanche à la messe. En 1965, ils étaient 27 % de la population française. Ils ne sont plus que 4,5 % en 2005.

Ce bilan catastrophique se fonde sur une comparaison, aux diverses époques, de sondages d’opinion. Les sondages ne sont pas une science exacte. Mais ils ne peuvent pas inventer une chute de 27 à 4,5. La France est aujourd’hui, selon La Croix (et l’Ifop), « le pays catholique où la pratique dominicale est la plus basse ».

• Cette chute verticale de l’assistance à la messe est d’environ 12 % sous le pontificat de Paul VI et 11 % sous celui de Jean-Paul II. Puisqu’il s’agit de la messe, il est inévitable d’observer qu’un tel désastre est contemporain de l’interdiction de la messe traditionnelle par l’obligation d’une messe nouvelle en français.

On invoquera d’autres causes au désastre. Mais la messe en français reste la principale cause prochaine. Il faut se souvenir des raisons de l’institution d’une messe nouvelle, telles qu’elles ont été énoncées par Paul VI. Il s’agissait de sacrifier le latin et les magnifiques vêtements de la liturgie traditionnelle, dont il ne niait pas l’éclat merveilleux, mais qui étaient selon lui un obstacle à la participation des masses populaires, des journalistes et des hommes d’affaires. La nouvelle messe était donc explicitement imposée pour remplir les églises. Elle les a vidées.

• Isabelle de Gaulmyn, qui présente et commente ces chiffres terribles dans La Croix, s’en montre modérément atterrée. Elle a cru bon d’aller en demander l’explication à un « historien à l’Ecole pratique des hautes études ». On l’a connue moins mal inspirée. Ce personnage se nomme Denis Pelletier, et il a donné l’époustouflante consultation que voici :

« La courbe plonge à partir des années 1970, au moment où, après l’audace post-conciliaire des débuts, l’Eglise revenait à des positions plus classiques. »

Les années 1970 sont au contraire celles où bat son plein la plus spectaculaire et la plus scandaleuse « audace post-conciliaire », la suppression de la messe traditionnelle, abusivement remplacée par la messe en français, bavarde et démago.

Isabelle de Gaulmyn s’appuie sur la sentence paradoxale de l’historien Pelletier pour accentuer le paradoxe :

« La courbe historique [du désastre] montre en tout cas que l’on ne peut attribuer, comme certains l’ont fait, ce décrochage à Vatican II. »

Ah, bon, l’essentiel est sauvé.

• A la page suivante du même numéro de La Croix (29 décembre), Frédéric Mounier, qui a remplacé à Rome Isabelle de Gaulmyn, nous rapporte un propos bien consolant du cardinal Poupard :

« Il faut se souvenir de l’homélie de Paul VI lors de l’ouverture de son pontificat. Pour lui, avant de parler, l’Eglise devait se faire écoute. Ce fut le thème de sa première encyclique. De même (…), il n’a pas condamné la jeunesse en ébullition. Il s’est interrogé : – Saurons-nous les comprendre ? »

Que le Cardinal se rassure. On s’en est beaucoup souvenu. La hiérarchie ecclésiastique, sauf Benoît XVI et quatre ou cinq évêques, écoute d’abord, écoute avant tout, écoute énormément les « tendances actuelles ». Si bien que ce n’est plus guère : « Allez enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Ce n’est plus guère ; « Allez dans le monde entier, proclamer l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16,15-16). C’est plutôt : Allez écouter ce qu’on dit dans le monde, comprenez leurs désirs, accompagnez leurs problèmes…

Alors, qu’on ne s’étonne pas : même les chiffres se mettent à hurler.

JEAN MADIRAN

Article extrait du
n° 7000 de PRESENT du Jeudi 31 décembre 2009 via Le Forum catholique
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:01

Le "missel" pour l'année liturgique 2010 est arrivé. On y trouve plusieurs fêtes nouvelles:

- 29 novembre 2009: Aid al Kabir;
- du 12 au 19 décembre: Hanoukkah;
- 18 décembre: Nouvel an musulman;
- 27 février 2010: Fête juive de Pourrim;
- 21 mars: collecte des dons pour le CCFD;
- 19 mai: Fête de Chavouot;
- 12 août: début du Ramadan (les auteurs du dit "missel" ont oublié de signaler qu'il s'agit de la période de jeûne durant laquelle les musulmans mangent le plus);
- 18 septembre: Yom Kippour;
- du 23 septembre au 1er octobre: Soukkot ou "fêtes des Tentes";
- dernier dimanche d'octobre: fête de la Réformation.
Page 192 on peut aussi lire: "Il y a quatorze siècles, en 610, Mahomet, alors simple caravanier, commença à prêcher pour ramener le peuple de La Mecque à la religion du Dieu unique et lui enseigner la soumission à la volonté divine." (les auteurs du dit "missel" ont oublié de signaler les différentes tueries organisées par le Prophète).

RAPPEL IMPORTANT: ce soi-disant "missel" n'est en réalité qu'un livret sans intérêt qui porte la marque d'un épiscopat français résolument anti-romain. N'ayant reçu aucune approbation du Siège apostolique (cf. Can. 838), il ne saurait en aucun cas être utilisé pour la célébration de l'Eucharistie.

Les fidèles doivent le savoir et cesser de suivre aveuglément les orientations pastorales de ceux qui, par leurs déclarations, leurs actions ou leurs publications fallacieuses, s'opposent de plus en plus ouvertement au Successeur de Pierre.
Pro Liturgia

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 08:38

Les différentes analyses des discours et des propos tenus lors de la dernière conférence des évêques de France à Lourdes auront montré que nos pasteurs diocésains ont, sur bien des problèmes qui se posent à l'Eglise, des vues divergentes, parfois même opposées.
Ces vues se basent sur des théologies différentes dont certaines sont aux limites de la théologie catholique: elles conduisent aux défaillances pastorales que l'on sait et expliquent que l'on soit, en matière de liturgie, de catéchèse, d'ecclésiologie, souvent passablement éloignés des enseignements de l'Eglise.
Eglises vides, séminaires vides, communautés religieuses vieillissantes... Il se trouve toujours des fidèles pour se réjouir de cette situation; elle fait partie, selon eux, du printemps de l'Eglise. On peut toujours rêver!
Nos évêques font aujourd'hui un autre diagnostique: leurs diocèses sont devenus des déserts et le temps passé en réunions épuisantes s'avère stérile. Les "laïcs en responsabilité" auront fait le vide autour d'eux et les prêtres qui se voulaient des copains ("on se dit tu") nauront suscité aucune vocation. Mais qu'on réfléchisse: quel jeune voudrait être prêtre aujourd'hui si c'est pour être l'otage d'équipes interparoissiales qui lui disent comment exercer son ministère? Quel jeune voudrait être prêtre si c'est pour se voir marginalisé dès lors qu'il avoue aimer la liturgie fidèlement et dignement célébrée? Quel jeune aimerait être prêtre dans un diocèse dirigé par un évêque affirmant ouvertement son désaccord avec le Souverain Pontife?
... A Lourdes, les évêques de France ont invité tous les fidèles à "retrousser les manches". C'est exactement le même discours qu'ils tenaient lors de leur assemblée en 1987. Le problème vient de ce que nos évêques ne semblent toujours pas avoir compris que si les fidèles veulent bien retrousser leurs manches, il n'est par contre pas sûr du tout qu'ils aient envie de travailler dans des chantiers épiscopaux dont il ne sort rien.
Source

- "Le réservoir traditionaliste n'existe pas" 
-  
Fossoyeurs de la foi : Denis Crouan parle de programmation de la chute des vocations et de la pratique religieuse

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:54

LA "REFORME DE LA REFORME" EST EN ROUTE

Au cours d'une interview qu'il vient de donner à Catalunya Cristiana, le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a confirmé que la Congrégation se prépare à donner des propositions allant dans le sens de la "réforme de la réforme" de la liturgie.
Cette réforme visera à faire redécouvrir la "crainte révérentielle" qui fait souvent défaut dans la façon avec laquelle le nouvel Ordo Missae est mis en oeuvre. Le cardinal a déclaré que des propositions allant dans ce sens ont déjà été présentées au Saint-Père qui les a approuvées. La Congrégation pour le Culte divin travaille actuellement dans le calme pour parvenir à une mise en ordre applicable de ces projets.
A propos de la nature de la liturgie, le Cardinal Llovera a rappelé que "la liturgie doit toujours être orientée vers Dieu et non vers la communauté qui célèbre".

Tout ceci correspond bien à ce que nous annoncions dans nos articles des jours précédents: pas de nouvel missel, mais des orientations pour être davantage dns la ligne de ce que le Concile a vraiment demandé en matière de liturgie.

Source :
Association Pro Liturgia

Cette confirmation du cardinal Antonio Cañizares Llovera, selon laquelle la Congrégation pour le Culte divin va faire des propositions approuvées par Benoît XVI pour une "réforme de la réforme" de la liturgie vérifie l'information que nous avions publiée le 1er septembre 2009 selon laquelle un document d'orientation avait été remis au pape le 4 avril dernier par le même cardinal espagnol Antonio Cañizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, dans le but de redonner au rite ordinaire une sacralité qui lui ferait défaut, et aux fidèles, le sens de l'adoration eucharistique.

Le message porté le cardinal Cañizare est clair : il s'agit de s'inscrire dans le sillage du Concile, tout en rectifiant le tir des interprétations jugées abusives. « Il y a eu un changement dans les formes, une réforme, mais pas un vrai renouvellement comme le demande cette constitution (
Sacrosanctum Concilium, sur la sainte liturgie (1963) ndlr). Il est parfois arrivé que l’on ait changé par pur goût du changement par rapport à un passé perçu comme totalement négatif et dépassé», a-t-il déclaré en 2008.

Sur le même thème :

- Réforme de la réforme : Mgr Gänswein, secrétaire particulier du Pape, célèbre la messe face à Dieu et en latin
- Réforme de la réforme : une préface du Cardinal Ratzinger (1992)
- Congrégation pour le culte divin : stop à l'hostie dans la main
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Réforme de la réforme, démenti de Zénit et du Salon Beige : mise au point de Benoit-et-moi

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:46

La Vie

Le Vatican va t-il changer la messe ?

28.08.09

La question du rite liturgique sera décidément au centre du pontificat de Benoît XVI. Après la libéralisation retentissante, en 2007, du rite « extraordinaire » de la messe (ou rite tridentin), la Congrégation pour le Culte divin travaillerait actuellement à en repréciser le rite ordinaire (missel de Paul VI). C'est du moins ce que révèle le vaticaniste célèbre Andrea Tornielli, dans le Giornale du 22 août. Selon ses informations, un document d'orientation aurait été remis au pape le 4 avril dernier par le cardinal espagnol Antonio Cañizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, après que celle-ci eut tenu le 12 mars sa réunion plénière. 

Les membres de la congrégation (qui auraient voté le document à la quasi unanimité) auraient notamment proposé que le célébrant se tourne à nouveau vers l'Orient (position « dos au peuple »), au moins à l'instant de la consécration eucharistique, et que que soit réaffirmée la priorité de la communion dans la bouche sur la communion dans la main. Le missel pourrait être modifié dans sa partie introductive pour éviter les variations, et serait publié avec le texte latin en regard, ce qui permettrait la célébration en latin au moins pour les grandes fêtes. L'idée étant de redonner au rite une sacralité qui lui ferait défaut, et aux fidèles, le sens de l'adoration eucharistique.

C'est bien cette direction qu'indiquait le pape, lorsqu'il écrivait en 2007 aux évêques, dans le cadre de son moto proprio de libéralisation de la messe ancienne, que « dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, on pourra voir se manifester, de manière plus forte que ce qui a souvent cours jusqu'à présent, cette sacralité qui attire beaucoup de gens vers l'ancien usage ». Car «la célébration avec un grand respect, et en conformité avec la prescription» est  « la garantie la plus sûre que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et devienne aimé d'elles ».

Même si ces informations étaient confirmées, elles ne font état que de suggestions. Le Vatican pourrait prendre son temps avant d'agir de façon magistérielle. D'ailleurs le vice-directeur de la salle de presse du Vatican, le père Ciro Benedettini, s'est empressé d'affirmer le 24 août qu'il n'y avait actuellement « aucune proposition institutionnelle concernant une modification des livres liturgiques actuellement en vigueur ». Ces propositions n'en sont pas moins dans l'air du temps. Tout se passe comme si, au sommet de l'Église, on s'efforçait d'abord de familiariser l'opinion avec ces dimensions oubliées de la messe ancienne — restées chères en revanche au coeur des traditionalistes. Le pape lui-même a décidé, en janvier 2008, de célébrer à la chapelle Sixtine selon le rite ordinaire, mais en latin et en grégorien, tourné « ad orientem ». Et depuis juin 2008, il ne donne  plus la communion que dans la bouche, à des fidèles agenouillés sur un prie-Dieu. C'est à ce moment-là que le cardinal Cañizares, encore archevêque de Tolède, a rétabli le banc de communion à la cathédrale, et encouragé les fidèles à recevoir la communion à genoux et sur la langue. Il y a quelques semaines, c'est un  évêque des Etats Unis, Edward Slaterry, qui a annoncé qu'il célébrerait désormais la messe ad orientem.
En sus de ces cas d'application particulière, le discours général est lui aussi déjà très clair. L'ancien secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, Albert Malcolm Ranjith, a affirmé en 2008 qu'il fallait « revoir » et « si nécessaire abandonner » la pratique de la communion sur la paume, qui selon lui «a contribué à favoriser un affaiblissement graduel et croissant de l’attitude de révérence envers les saintes espèces eucharistiques». Lui emboîtant le pas, le cardinal Cañizares déclarait en décembre 2008, peu après sa nomination à la tête de la Congrégation, que son objectif était  « de réaliser au cours de ces années une grande campagne de formation liturgique », non pas dans la visée du «changement pour le changement », mais pour
« chercher tout le sens et surmonter la sécularisation de notre monde ».

Ce travail sur la liturgie vient-il inaugurer ce que les commentateurs appellent la « réforme de la réforme » de Benoît XVI ? Une expression confuse derrière laquelle se trouverait le projet clé du pape, celui de proposer une troisième voie qui ne renie ni Vatican II, ni la tradition qui l'a précédée, mais d'en faire la synthèse. Le message porté par son préfet le cardinal Cañizare est à cet égard assez clair : il s'agit de s'inscrire dans le sillage du Concile, tout en rectifiant le tir des interprétations jugées abusives. « Il y a eu un changement dans les formes, une réforme, mais pas un vrai renouvellement comme le demande cette constitution (Sacrosanctum Concilium, sur la sainte liturgie (1963) ndlr). Il est parfois arrivé que l’on ait changé par pur goût du changement par rapport à un passé perçu comme totalement négatif et dépassé», a-t-il déclaré en 2008.

...

Communier dans la main, une habitude bientôt dépassée?
     
Les partisans de la communion dans la bouche estiment qu'elle manifeste davantage la croyance en la présence réelle du Christ. Mais ils évoquent également des questions plus pragmatiques : limiter les risques d'effritement et de perte de parcelles d'hostie consacrée; éviter aussi que l'hostie puisse être emportée et éventuellement détournée à des fins sataniques. Plus spirituel est l'argument qui s'attache à ce rite parce qu'il conduit à ouvrir la bouche pour se laisser nourrir par Dieu comme un enfant. A l'inverse, les tenants de la communion dans la main évoquent la Cène, au cours de la quelle le Christ a rompu le pain et l'a tendu à ses disciples; ils avancent la noblesse du geste qui consiste à faire un trône de sa main, et qui est également une attitude de réception, et le caractère relativement récent de la communion sur la langue.
En 1969, l'instruction Memoriale Domini a établi que la communion dans la bouche demeurait la règle, mais que sur demandes des Conférences épiscopales, et avec les précautions de catéchisation des fidèles qui s'imposent, le Vatican pouvait accorder l'autorisation aux évêques de faire donner sur leur territoire la communion dans la main. Sur le plan juridique, la communion dans la main est donc censée être un  « indult » (une exception) à la règle générale en vigueur.
Les évêques de France ont obtenu cette autorisation le 19 juin 1969, et cette façon de faire est devenue la plus courante, au point qu'elle passe pour la règle. Les fidèles qui continuent à recevoir l'hostie dans la bouche restent debout — sans être interdit, l'agenouillement reste une habitude dans les seules paroisses traditionalistes.
En 2004, l'instruction Redemptionis Sacramentum a rappelé que quand l'on communie debout, il est recommandé qu’avant de recevoir le Sacrement on fasse « le geste de respect qui lui est dû et que la Conférence des Évêques aura établi». Il faut veiller attentivement dans ce cas à ce que l’hostie soit consommée aussitôt par le communiant devant le ministre, pour que personne ne s’éloigne avec les espèces eucharistiques dans la main.

Source :
La Vie.fr via le Forum catholique

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Réforme de la réforme : Mgr Gänswein, secrétaire particulier du Pape, célèbre la messe face à Dieu et en latin
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:01
Réforme de la réforme : une préface du Cardinal Ratzinger (1992)

Dans le livre de Mgr Klaus Gamber "Tournés vers le Seigneur", le cardinal Ratzinger faisait une préface "pour l'édition française". La voici :

"Après nous avoir donné une édition française de Die Reform der Römischen Liturgie (Ndrl. la réforme de la liturgie romaine), les moines du Barroux publient aujourd'hui en français un second ouvrage du grand liturgiste allemand Klaus Gamber, Zum Herrn hin !, sur l'orientation de l'église et de l'autel. Les arguments historiques avancés par l'auteur sont fondés sur une étude approfondie des sources, qu'il a faites lui-même; ils concordent avec les résultats de grands savants tels que F.-J. Dölger, J. Braun, J.-A. Jungmann, Erik Peterson, Cyrille Vogle, le R.P. Bouyer, pour ne citer ici que quelques noms éminents.

Mais ce qui fait l'importance de ce livre, c'est surtout le substrat théologique mis à jour par ces savantes recherches. L'orientation de la prière commune aux prêtres et aux fidèles - dont la forme symbolique était généralement en direction de l'est, c'est-à-dire du soleil levant - était conçue comme un regard tourné vers le Seigneur, vers le soleil véritable. Il y a dans la liturgie une anticipation de son retour; prêtre et fidèles vont à sa rencontre. Cette orientation de la prière exprime le caractère théocentrique de la liturgie; elle obéit à la monition :
Tournons-nous vers le Seigneur !

Cet appel s'adresse à nous tous, et montre, au-delà même de son aspect liturgique, comment il faut que toute l'église vive et agisse pour correspondre à la mission du Seigneur.

Rome, le 18 novembre 1992

Joseph Cardinal Ratzinger

A lire en fichier Pdf la préface du Cardinal Ratzinger

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:06

Mgr Gänswein, secrétaire particulier du Pape, célèbre dos au peuple et accrochez-vous, en latin. De ce fait des livrets avec double-traduction furent distribués, sinon la cata. Lors de l'homélie de son jubilé sacerdotal il a fait quelques allusions aux tempêtes (passées?). Mais le capitaine garde le cap. Un reportage télé de dimanche dernier est consacré à ce grand moment en présence du cardinal de Madrid Rouco Valera. Commentaires des images (Kristin Haub):
"Mgr Georg Gänswein vient peu souvent dans son pays en Forêt-Noire. Aussi il doit cette fois-ci faire quelques autographes. Le secrétaire privé du pape Benoït XVI voulait fêter son 25ème jubilé de sacerdoce, non pas au Vatican, mais ici dans le Bad du Sud à Riedern am Wald. "Ici, ce sont mes origines, mes racines sont là, j'y suis né, j'y ai grandi, j'ai été baptisé, j'ai reçu la Sainte Communion, je suis allé à l'école, j'ai célébré ma première messe. Cela signifie qu'ici je suis "chez moi", et que c'est "chez moi" que je devais fêter cela". La Sainte Messe fut retransmise sur écran projecteur car l'église du village était trop petite pour les presque mille hôtes. Parmi eux, la princesse Gloria Tour et Taxis, une amie du secrétaire du Pape fit l'honneur. Georg Gänswein veut encore passer quelques jours dans son pays, puis il retournera au Vatican pour servir le Pape".
Le reportage en allemand. (video)
via Le Forum catholique

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- Congrégation pour le culte divin : stop à l'hostie dans la main

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 19:00

Le quotidien italien Il Giornale a publié ce samedi 22 août, sous le titre "Ratzinger réforme la messe: stop avec l'hostie [reçue] dans la main", un article consacré aux "propositions" votées durant l'assemblée plénière de la Congrégation pour le Culte divin en mars dernier et présentées au Saint-Père le 4 avril par le Cardinal Antonio Cañizares Llovera.
Ces "propositions" sont comme une première esquisse de la "réforme de la réforme liturgique" que Benoît XVI tient à mettre en oeuvre. Il s'agira
- de souligner l'importance du culte,
- de mettre un terme à la créativité et aux abus,
- de donner plus d'espace à la langue latine dans la forme ordinaire du rite romain,
- d'envisager l'édition de missels bilingues latin-langue courante,
- de réintroduire la célébration versus orientem, (face à Dieu et non "dos au peuple"...) au moins pour la prière eucharistique,
- de réaffirmer que la réception de la communion dans la main n'est qu'une autorisation, une possibilité "extraordinaire", mais que la pratique qui doit demeurer est celle de la réception de l'hostie dans la bouche.
Tout cela, cependant, sera préparé et présenté dans le "style Ratzinger": à court terme, aucun document ne sera publié. Ceci pour éviter qu'un texte supplémentaire ne demeure à son tour lettre morte. Pas de précipitation donc, mais un long et patient travail qui incombera aux évêques.
Les points de départ et d'aboutissement de ces améliorations qui s'imposent demeurent la fidélité à la Constitution conciliaire sur la Liturgie Sacrosanctum Concilium.

Source: Andrea Tornielli. via Pro Liturgia 

Ratzinger réforme la messe
Stop à l'hostie dans la main
Andrea Tornielli
(Souce: Il Giornale, 22/8/2009)
-----------------
Le document a été remis entre les mains de Benoît XVI le matin du 4 avril dernier par le cardinal espagnol Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin.
C'est le résultat d'un vote confidentiel du 12 Mars, au cours de la réunion « plénière » du ministère qui s'occupe de liturgie, et cela représente le premier pas concret vers cette « réforme de la réforme » plusieurs fois souhaitée par Papa Ratzinger.
Presque à l'unanimité les cardinaux et les évêques membres de la Congrégation ont voté en faveur d'une plus grande sacralité du rite, d'une récupération du sens de l'adoration eucharistique, d'une récupération de la langue latine dans la célébration et d'une refonte des parties introductives du missel pour mettre un frein aux abus, expérimentations sauvages et autres créativités déplacées.
Ils se sont aussi déclarés favorables à réaffirmer que la façon usuelle de recevoir la communion selon les règles n'est pas sur la main, mais dans la bouche.
Il y a, c'est vrai, un indult qui permet, à la requête des épiscopats, de distribuer l'hostie également sur la paume de la main, mais cela doit rester un fait extraordinaire.
Le « ministre de la liturgie » de Papa Ratzinger, Cañizares, a aussi fait étudier la possibilité de retrouver l'orientation du célébrant vers l'Orient (vers Dieu), au moins à l'instant de la consécration eucharistique, comme cela arrivait en pratique avant la réforme, lorsque tant les fidèles que le prêtre regardaient vers la Croix et le prêtre tournait donc le dos à l'assemblée.
Ceux qui connaissent le cardinal Cañizares, surnommé « le petit Ratzinger » avant son transfert à Rome, sait qu'il a l'intention de défendre ce projet avec décision, à partir de ce qui est établi par le Concile Vatican II dans la constitution liturgique Sacrosanctum Concilium, qui a été en réalité dépassée par la réforme post-conciliaire entrée en vigueur à la fin des années Soixante. Le porporato, interviewé récemment par le mensuel
30 Giorni , avait dit à ce propos : « Parfois on a changé pour le simple goût de changer par rapport à un passé perçu comme en tous points négatif et dépassé. Parfois on a conçu la réforme comme une rupture et non comme un développement organique de la Tradition ».
C'est pourquoi les « propositions » votées par les cardinaux et les évêques à la session plénière de Mars dernier prévoient un retour au sens du sacré et à l'adoration, mais aussi une récupération des célébrations en latin dans les diocèses, au moins lors des principales solennités, ainsi que la publication de missels bilingues - une demande qui avait été faite en son temps par Paul VI - avec le texte latin en regard.
Les propositions de la Congrégation qui Cañizares a présentées au Pape, en obtenant son approbation, sont parfaitement en ligne avec l'idée plusieurs fois exprimée par Jopseph Ratzinger lorsqu'il était encore cardinal, comme en attestent les passages inédits sur la liturgie qui seront publiés dans le livre "Davanti al Protagonista" (ed. Cantagalli), présenté en avant-première au Meeting de Rimini (ndt: Communion et Libération). Avec une remarque très significative: pour la réalisation de la « réforme de la réforme » il faudra beaucoup d'années. Le Pape est convaincu qu'il ne sert à rien de pas faire des pas précipités, ni de lancer simplement des directives d'en haut, avec le risque qu'ensuite elles restent lettre morte. Le style Ratzinger est celui du débat et surtout de l'exemple. Comme le montre le fait que, depuis plus d'un an, ceux qui reçoivent la communion du Pape, doivent s'agenouiller sur un prie-Dieu expressément installé par les cérémoniaires.


Sources :
Il Giornale.it Traduction via le Forum catholique

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 08:37
Un évêque décide de célébrer dorénavant ad orientem (versus deum), "face à Dieu" et non "dos au peuple"...

L'évêque Edward Slattery de Tulsa, Oklahoma, est revenu à la pratique de célébrer la liturgie eucharistique novus ordo ad orientem dans sa cathédrale ! Il explique son choix dans son bulletin diocesain (lien sur messainlatino version italienne, ouvrant un autre lien vers l'original).


messainlatino.it via Le Forum catholique

Add. A lire sur le blog Americatho, un article écrit en français.

Mgr Edward J. Slattery, âgé de 69 ans – son anniversaire tombait le 11 août dernier – a été nommé évêque de Tulsa (Oklahoma) – voir le site internet
ici – en novembre 1993 et ordonné des mains de Jean-Paul II le 6 janvier de l’année suivante.

L’année dernière, il avait souhaité faire l’expérience de la célébration de la forme ordinaire « ad orientem » dans sa cathédrale pour l’Avent et le Temps de Noël. La réaction des fidèles fut si unanimement enthousiaste, que l’évêque a décidé que, désormais, il célébrerait toujours « tourné vers le Seigneur » dans sa cathédrale, ce qui constitue, je crois, une grande première aux États-Unis.
Dans la dernière livraison du mensuel officiel du diocèse, Eastern Oklahoma Catholic
(datée de septembre), l’évêque explique les raisons de sa décision dans un long texte dont j’ai cru utile de vous faire la traduction intégrale. La voici donc.


« Ad orientem.
La redécouverte d’une ancienne pratique apporte de nombreux avantages.
De quelques fausses interprétations.

C’est parce que la Messe est si nécessaire et si fondamentale à notre expérience de catholique, que la liturgie constitue un sujet de discussion constant. C’est pourquoi, lorsque nous nous réunissons, nous réfléchissons très souvent sur les oraisons et les lectures, discutons de l’homélie et – plutôt deux fois qu’une – nous débattons de la musique. L’élément crucial de ces échanges, c’est de comprendre que nous, catholiques, pratiquons ainsi en raison de ce qu’est la Messe : c’est le sacrifice du Christ offert sous les signes sacramentels du pain et du vin.

Suite
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:13

                "Les puissances de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle" (Matth. XVI, 18).

Le docteur Denis Crouan, Président de l'Association de défense de la liturgie moderne "
Pro Liturgia" continue son long et méritant travail de dénonciation des fossoyeurs de la foi. Il parle de chute des vocations et de la pratique religieuse "programmée".

Extraits :
Dans les années 1970-90, un certain clergé français nous a longtemps demandé, à nous fidèles laïcs, d'être des chrétiens "adultes", "responsables", qui "osent une parole forte". Mais quand nous, simples fidèles laïcs, au nom de l'exercice de notre responsabilité et de notre liberté de parole, nous nous sommes parfois autorisés à déclarer que la crise que traverse aujourd'hui l'Eglise, en France, est en grande partie imputable au clergé - et plus précisément aux évêques -, ça a dérangé. Brutalement, on n'a plus voulu de chrétiens "adultes": on a préféré des fidèles bêlants et l'on a accusé ceux qui osaient parler de manquer de charité ou de semer la division. Comme si le manque de charité n'avait pas d'abord été le fait de ceux qui ont refusé aux fidèles la liturgie et la catéchèse que l'Eglise voulait leur garantir; comme si la division n'était pas née de l'éclatement de la liturgie et, par la suite, de l'effondrement des paroisses puis de la division des paroissiens; comme si le clergé local, victime de l'absence de formation solide et atteint du syndrome anti-romain, n'avait pas eu sa part dans la crise actuelle.
Nos propos dérangent essentiellement un certain "clergé hexagonal" qui tente depuis des années de faire croire que tout a toujours été fait - et vraiment bien fait - pour que les enseignements de Vatican II soient appliqués partout, dans toutes les paroisses, à toutes les messes, à tous les niveaux des diocèses. En réalité, il faut bien, au nom de la vérité, dire que non seulement les enseignements du Concile n'ont pas été appliqués en France, mais qu'en plus - ce qui est au fond bien plus grave - les fidèles qui voulaient les appliquer ont été réduits au silence, montrés du doigt, expulsés - oui, proprement expulsés - des paroisses, au motif qu'ils n'étaient plus dans la mouvance de la pastorale qui devait s'y faire pour, disait-on, "bâtir l'Eglise de demain".
Propos exagérés, diront certains? En aucune façon, hélas. Nous avons sous les yeux de très nombreux documents qui prouvent l'exactitude des faits avancés. De plus, des ouvrages commencent à être publiés dont l'objectivité ne saurait être mise en cause: tous font état d'un véritable laisser-aller que, dans les années 1960-80, les évêques de France, dans leur grande majorité, ont laissé s'installer ou même ont encouragé. (1)
[...] Venons-en à la liturgie et à la pastorale qui s'y rapporte. A la suite de Vatican II, le Missel romain actuel rappelle, sans la moindre ambiguïté, que personne, même prêtre, n'a le droit d'ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit dans la liturgie. Où voit-on cette règle être respectée? Nulle part. Même nos évêques ne la respectent pas, préférant le plus souvent s'adapter aux habitudes liturgiques de la communauté paroissiale locale qui les accueille, au lieu d'habituer la communauté en question à accueillir l'authentique liturgie de l'Eglise. Oui, force nous est de constater que la liturgie romaine célébrée par un pasteur diocésain français est toujours plus ou moins transformée en autre chose que ce que doit être la liturgie romaine. A quelques rares exceptions près. De façon générale, il y a donc eu, à la suite de Vativan II, et il y a encore, dans nos paroisses, ce qu'on est bien obligé d'appeler une vaste "imposture liturgique". N'est-ce pas là ce qui, paradoxalement, a incité certains fidèles à se dire davantage attentifs aux enseignements du Souverain Pontife que ne le sont parfois certains pasteurs de France?
Les enseignements du Concile n'ont pas été appliqués en France, disions-nous. Et pour étayer cette affirmation, pour comprendre les raisons de cette "trahison" du Concile, il suffit de rappeler ici ce qui s'est fait aussitôt après Vatican II: non pas en quelques endroits, comme on a voulu le faire croire, mais bien dans la totalité des paroisses et des séminaires de France. Oui, dans la totalité des paroisses et des séminaires! Ce qui prouve bien que la chute des vocations et de la pratique religieuse était sinon voulue, du moins programmée. Dans les paroisses, ce sont des tables de communion, des confessionnaux, des autels qui ont été démolis (on a connu des tabernacles de chapelles baroques transformés en niches à chiens!); ce sont des prie-Dieu ou des agenouilloirs qui ont été supprimés; ce sont des objets liturgiques qui ont été donnés aux araignées des placards de sacristies ou même jetés et brûlés, ou encore vendus à des antiquaires: calices, ciboires, burettes, chasubles, encensoirs, ostensoirs, missels, antiphonaires... etc. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.
Encore dans les paroisses, c'est la messe en latin qui fut interdite; c'est le chant grégorien qui fut déclaré inchantable, puis incompréhensible, et enfin illicite; ce sont des organistes qui furent remplacés par un magnétophone posé sur l'autel; ce sont des choristes qui furent mis à la porte et remplacés par des fidèles usurpateurs d'une responsabilité en liturgie pour laquelle ils n'avaient généralement aucune compétence... etc. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.
Toujours dans les paroisses, il a fallu faire des rondes autour de l'autel, taper des mains durant les chants, se donner une poignée de main, remplacer tous les chants traditionnels et aimés des fidèles par des refrains inconsistants, sans cesse nouveaux et inchantables (bien que composés par des "spécialistes" autoproclamés de la pastorale liturgique); il a fallu participer aux absolutions collectives, aux messes anticipées du samedi soir, aux "messes de jeunes" animées par un orchestre bruyant (et parfois désaccordé); il a fallu accepté que les messes soient remplacées par des A.D.A.P. alors même qu'un prêtre était présent... etc. Pourtant le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.
Résultat: des prêtres âgés qui ne faisaient que ce que l'Eglise leur demandait de faire et qui se refusaient à suivre des directives pastorales qui leur semblaient contraires au Concile ont été lâchés par les évêques et proprement harcelés par des vicaires épiscopaux qui pourtant n'avaient que le mot "charité" en bouche. Certains de ces vieux prêtres ont été contraints de prendre une retraite anticipée, ont été sommés de s'isoler, et ont même été interdits de célébrer la messe en public. Quant aux fidèles qui demandaient une stricte application des directives conciliaires qu'on leur refusait, ils ont par la force des choses formé la masse des "silencieux de l'Eglise", masse rapidement prise en otage par une poignée d'autres fidèles sortis d'on ne sait où pour former un véritable "politburo" ayant ses ramifications dans toutes les instances diocésaines. Parmi ces "silencieux de l'Eglise", quelques uns ont fini par s'habituer tant bien que mal à la dévastation liturgique à laquelle ils assistaient, mais beaucoup d'autres, lassés, abattus, ont décidé de quitter les lieux sur la pointe des pieds. [...] Ces départs massifs n'ont d'ailleurs pas gêné les instances diocésaines puisque, d'une part, ils laissaient une plus grande liberté de manoeuvre aux démolisseurs déjà en place, et d'autre part ils permettaient de lancer un grand slogan: "Aux messes dominicales, nous n'avons plus le nombre, mais nous avons gagné en qualité et en ferveur".
[...] Dans les grands séminaires diocésains (devenus par la suite interdiocésains en raison d'une baisse des vocations que l'on a mis du temps à reconnaître), on n'a admis que des jeunes au caractère assez faible pour pouvoir être manipulés par des Supérieurs déjà totalement gagnés aux idées de la pastorale nouvelle. Les séminaires se sont alors transformés en sortes de colonies de vacances pour jeunes en mal d'identité et en lieux de formatage des esprits, le but étant de faire en sorte que le futur clergé des diocèses de France devienne hostile à tout ce qui vient de Rome. Une hostilité qu'il fallait entretenir au nom du fonctionnement de la "pastorale de demain", laquelle était assurée - disait-on - de porter des fruits à la seule condition de jeter par-dessus bord tout ce qui s'était fait jusqu'ici. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi. Encore dans les séminaires, il fallait que les futurs prêtres soient formés par des professeurs totalement opposés à la liturgie et à toute forme de dévotion: vouloir ou même simplement participer à une messe célébrée selon le Missel romain était un critère de non-vocation. Souhaiter un minimum de chant grégorien était un symptôme d'intégrisme dangereux. Simplement évoquer les enseignements du pape déclenchait des rires sarcastiques. Etre issu d'une paroisse réputée classique devenait suspect. Refuser d'inventer des prières eucharistiques et de chambouler l'ordonnancement de la liturgie eucharistique était rédhibitoire. Refuser de participer à des célébrations eucharistiques où prêtres et pasteurs protestants "concélébraient" pour des raisons d' "ouverture à l'autre" ou d' "oecuménisme" était passible d'exclusion. Etaient strictement interdits: l'agenouillement au cours des messes, la récitation du chapelet, l'adoration eucharistique, le port des vêtements liturgiques prescrits, la communion dans la bouche... Autant de pratiques ou de signes caractéristiques d'une religion passéiste dont il fallait au plus vite se débarrasser. Etait fortement conseillée la lecture de "Témoignage Chrétien" ou l'adhésion à un mouvement d'Action Catholique ayant des connivences avec le socialo-communisme et permettant d'organiser des réunions au cours desquelles il était possible de célébrer une Eucharistie sur la table de cuisine de deux ou trois religieuses vivant "en communauté de base" dans une H.L.M. Etaient interdites: la fréquentation d'abbayes réputées "conservatrices" (Solesmes, Kergonan, Saint-Wandrille... ) et la lecture de "L'Homme Nouveau" ou de "L'Ami du Clergé", publications jugées trop attachées aux enseignements de Rome. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi.
Toujours dans les séminaires diocésains, les études se limitaient à toucher un peu à tout sans véritablement approfondir quoi que ce soit. En sorte que les candidats au sacerdoce finissaient par avoir sur toutes les questions des opinions élaborées à partir d'une connaissance très superficielle et souvent fragmentaire des problèmes. Celui qui avait lu deux pages d'une revue qui contestait l'enseignement magistériel se prenait ipso facto pour un grand théologien, tout comme celui qui savait gratter quelques notes sur une guitare se voyait élevé au rang de spécialiste du chant liturgique. Par contre, les séminaristes semblaient soigneusement éviter les conférences d'un niveau élevé, sur tel ou tel sujet; probablement avaient-ils la crainte d'être dépassés ou de paraître ignorants. Ce qu'ils étaient assez souvent. La seule discipline qui avait alors le vent en poupe était l'exégèse biblique. Mais pas n'importe laquelle: uniquement celle élaborée par une certaine "intelligentsia" qui, à la suite de Bultmann et du mouvement de "démythologisation", en venait à enseigner que le Christ, le Messie, le Fils de Dieu annoncé et adoré par l'Eglise n'était qu'une construction tardive ayant peu ou rien à voir avec le "Jésus de l'histoire" [attitude typiquement moderniste condamnée par le Magistère des papes]. A partir d'un tel enseignement, tout pouvait être librement remis en question, à commencer par tout ce qu'enseignait l'Eglise elle-même depuis ses origines. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé qu'il en soit ainsi.
Résultat: dans les séminaires diocésains de France, de très nombreux jeunes, pour des raisons souvent fallacieuses, ont été découragés d'aller jusqu'au terme de leur vocation. Ceux qui étaient considérés comme trop "traditionnels" tout simplement parce qu'ils se montraient ouvertement attachés à l'enseignement de l'Eglise, du pape, du Concile, furent exclus. Exclus? Non, pas vraiment. On se contentait de différer sans cesse l'année de leur ordination, en souhaitant qu'ils finissent ainsi par comprendre qu'ils feraient mieux de quitter les lieux d'eux-mêmes. Ainsi pouvait-on dire en haut-lieu que personne n'a jamais été exclu d'un séminaire: les candidats à la prêtrise étaient simplement partis d'eux-mêmes, librement, après avoir réfléchi et compris que leur place n'était pas dans l'Eglise telle que souhaitée par l'autorité diocésaine. La chute des vocations devenait ainsi la faute à pas de chance. Jusqu'où l'hypocrisie ne serait-elle pas ainsi allée pour sauvegarder des apparences! Ne sont alors restés dans les séminaires de France - comme le reconnaît aujourd'hui Mgr Gaidon - que des jeunes au caractère faible, au tempérament mou, à la culture mal assurée, à la spiritualité inconsistante, et parfois même aux orientations affectives mal stabilisées. Certes, ces candidats au sacerdoce faisaient tous montre d'une extraordinaire générosité: celle des adolescents prêts à s'enthousiasmer pour les grandes causes humanitaires. Mais cette louable générosité devait-elle être le seul critère permettant d'accéder au sacerdoce? Pour beaucoup, les grandes désillusions ne sont venues qu'après les ordinations, au contact des réalités paroissiales et spirituelles qui se situent à un niveau très différent de celui des interminables adolescences d'un certain clergé.
C'est l'enchevêtrement de ces faits qui explique en grande partie que nous ayons actuellement, en France, un clergé atone donnant souvent l'impression d'être dépassé par les événements, d'être incapable de comprendre pourquoi les fidèles désertent les messes paroissiales désarticulées et désacralisées soi-disant faites pour eux, alors qu'ils se pressent pour participer à une messe célébrée par un pape qui souhaite remettre de la dignité, du silence, de la beauté, de l'adoration... et même du latin dans la liturgie. Ce clergé-là, qu'il soit paroissial ou épiscopal, semble même incapable de comprendre pourquoi les jeunes générations se passionnent pour une expression liturgique de la foi que les générations précédentes ont voulu à tout prix démolir en prétendant même qu'il fallait en passer par une telle dévastation pour retrouver le vrai visage de l'Eglise.
Il reste un dernier point à éclaircir: ces faits étaient-ils limités à quelques paroisses et séminaires ou étaient-ils généralisés? Force nous est de répondre que la situation décrite ici correspond à ce qui fut fait dans l'ensemble des diocèses et des paroisses de France. Ce qui prouve bien qu'il y avait d'une part, un mot d'ordre visant à faire en sorte que l'enseignement conciliaire soit systématiquement détourné, bafoué, (...) si l'on cherche les déclarations des évêques diocésains de cette époque post-conciliaire, on ne trouve pas une seule ligne, pas un seul mot, pas un seul discours engageant les prêtres - directeurs de séminaires, curés de paroisses, vicaires épiscopaux, responsables diocésains... - à suivre fidèlement les enseignements de l'Eglise en matière doctrinale, liturgique, ou encore catéchétique. Rien: dans les diocèses, il ne règne alors qu'un assourdissant silence épiscopal, malgré les plaintes des fidèles qui s'ajoutent désormais à celles du Souverain Pontife...

Pro Liturgia

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 19:15

Selon le blog du Telegraph, le journal du Vatican L'Osservatore Romano juge "excessives" les plaintes juives, au sujet des prières du Vendredi Saint, dans le Missel latin traditionnel, pour la conversion des Juifs.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 18:15
Voici maintenant que Denis Crouan se lache dans un texte : "Il est temps d'abandonner la langue de bois". (voir ci-dessous)
Le constat qu'il pose sur l'Eglise de France est effroyable et un petit tour sur quelques forums diocésains laisse penser que son avis est, chose nouvelle,... partagé !

Mais, à n'y pas se tromper, on croit lire les constats de Mgr Lefebvre dans sa fameuse Lettre aux catholiques perplexes de 1984 sur la dénaturation de la liturgie et de la hiérarchie de l'Eglise. On croit lire là le livre la Blessure de Jean-Pierre Dickès sur la subversion dans les séminaires. Il y a vingt ans, nous étions seuls à faire ces constats et pour les avoir dressés, nous fumes condamnés, bannis, expulsés.

C'est une tristesse de voir que nous ne nous sommes pas trompés. Mais c'est une joie de considérer que certains aient enfin retrouvé leur lucidité. Je pense que le pape y adhère d'une certaine manière, lui qui a envisagé devant Mgr Fellay en 2005 le fait de reconnaître un état de nécessité pour la France et l'Allemagne.

Sachons désormais en trouver les causes doctrinales ! Ce sera le second pas. En attendant, il est grand temps de lever les condamnations qui pèsent sur la Fraternité Saint-Pie X et qui ont été inspirées à Rome par des prélats français soixante-huitards. La messe traditionnelle doit continuer ? Les Eglises locales sombrent dans le délire ? C'est pour ces constats que nous avons été condamnés. S'ils sont désormais ouvertement tenus dans l'Eglise, pourquoi devrions-nous continuer à supporter l'opprobre ?

Voici le texte de Denis Crouan :


IL EST TEMPS D'ABANDONNER LA LANGUE DE BOIS

Notre clergé français nous a longtemps demandé, à nous fidèles laïcs, d'être des chrétiens "adultes", "responsables", qui "osent une parole forte". Mais quand nous, simples fidèles laïcs, au nom de l'exercice de notre responsabilité et de notre liberté de parole, nous nous sommes parfois autorisés à déclarer que la crise que traverse aujourd'hui l'Eglise, en France, est en grande partie imputable au clergé - et plus précisément aux évêques -, ça a dérangé. Brutalement, on n'a plus voulu de chrétiens "adultes": on a préféré des fidèles bêlants et l'on a accusé ceux qui osaient parler de manquer de charité ou de semer la division. Comme si le manque de charité n'avait pas d'abord été le fait de ceux qui ont refusé aux fidèles la liturgie et la catéchèse que l'Eglise voulait leur garantir; comme si la division n'était pas née de l'éclatement de la liturgie et, par la suite, de l'effondrement des paroisses puis de la division des paroissiens; comme si le clergé local, victime de l'absence de formation solide et atteint du syndrome anti-romain, n'avait pas eu sa part dans la crise actuelle.

Nos propos dérangent essentiellement un certain "clergé hexagonal" qui tente depuis des années de faire croire que tout a toujours été fait - et vraiment bien fait - pour que les enseignements de Vatican II soient appliqués partout, dans toutes les paroisses, à toutes les messes, à tous les niveaux des diocèses. En réalité, il faut bien, au nom de la vérité, dire que non seulement les enseignements du Concile n'ont pas été appliqué en France, mais qu'en plus - ce qui est au fond bien plus grave - les fidèles qui voulaient les appliquer ont été réduits au silence, montrés du doigt, expulsés - oui, proprement expulsés - des paroisses, au motif qu'ils n'étaient plus dans la mouvance de la pastorale qui devait s'y faire pour, disait-on, "bâtir l'Eglise de demain".

Propos exagérés, diront certains? En aucune façon, hélas. Nous avons sous les yeux de très nombreux documents qui prouvent l'exactitude des faits avancés. De plus, des ouvrages commencent à être publiés dont l'objectivité ne saurait être mise en cause: tous font état d'un véritable laisser-aller que, dans les années 1960-80, les évêques de France, dans leur grande majorité, ont laissé s'installer ou même ont encouragé. Et s'il fallait encore donner un exemple du silence coupable et malheureusement encore très actuel de l'épiscopat français, il suffirait de rappeler qu'aujourd'hui encore, aucun des récents documents magistériels concernant la liturgie n'a donné lieu à des corrections de ce qui se fait partout de travers dans les églises, ni conduit à des applications fidèles de ce qui doit se faire. C'est un signe qui ne saurait tromper personne.

Et si nous prenons ici la liberté de reprendre - respectueusement mais avec opiniâtreté - nos pasteurs, et d'abord les évêques diocésains, c'est parce que nous, fidèles qu'on dit être "de la base", sommes très lassés de recevoir d'eux des serpents quand nous leur demandons du pain. C'est parce que nous, simples fidèles, sommes découragés d'être, depuis plus de 40 ans, traités pour ainsi dire comme des "sans-papiers" obligés de chercher un havre de paix liturgique et catéchétique dans la rare paroisse où un prêtre courageux aura su, souvent contre vents et marées et sans aucun soutien de la part de sa hiérarchie, mettre véritablement en oeuvre la liturgie de l'Eglise.

Venons-en à la liturgie et à la pastorale qui s'y rapporte.
A la suite de Vatican II, le Missel romain actuel rappelle, sans la moindre ambiguïté, que personne, même prêtre, n'a le droit d'ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit dans la liturgie. Où voit-on cette règle être respectée? Nulle part. Même nos évêques ne la respectent pas, préférant le plus souvent s'adapter aux habitudes liturgiques de la communauté paroissiale locale qui les accueille, au lieu d'habituer la communauté en question à accueillir l'authentique liturgie de l'Eglise.
Oui, force nous est de constater que la liturgie romaine célébrée par un pasteur diocésain français est toujours plus ou moins transformée en autre chose que ce que doit être la liturgie romaine. A quelques rares exceptions près. De façon générale, il y a donc eu, à la suite de Vativan II, et il y a encore, dans nos paroisses, ce qu'on est bien obligé d'appeler une vaste "imposture liturgique". N'est-ce pas là ce qui, paradoxalement, a incité certains fidèles à se dire davantage attentifs aux enseignements du Souverain Pontife que ne le sont parfois certains pasteurs de France?

Les enseignements du Concile n'ont pas été appliqué en France, disions-nous. Et pour étayer cette affirmation, pour comprendre les raisons de cette "trahison" du Concile, il suffit de rappeler ici ce qui s'est fait aussitôt après Vatican II: non pas en quelques endroits, comme on a voulu le faire croire, mais bien dans la totalité des paroisses et des séminaires de France. Oui, dans la totalité des paroisses et des séminaires! Ce qui prouve bien que la chute des vocations et de la pratique religieuse était sinon voulue, du moins programmée.
Dans les paroisses, ce sont des tables de communion, des confessionnaux, des autels qui ont été démolis (on a connu des tabernacles de chapelles baroques transformés en niches à chiens!); ce sont des prie-Dieu ou des agenouilloirs qui ont été supprimés; ce sont des objets liturgiques qui ont été donnés aux araignées des placards de sacristies ou même jetés et brûlés, ou encore vendus à des antiquaires: calices, ciboires, burettes, chasubles, encensoirs, ostensoirs, missels, antiphonaires... etc.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.

Encore dans les paroisses, c'est la messe en latin qui fut interdite; c'est le chant grégorien qui fut déclaré inchantable, puis incompréhensible, et enfin illicite; ce sont des organistes qui furent remplacés par un magnétophone posé sur l'autel; ce sont des choristes qui furent mis à la porte et remplacés par des fidèles usurpateurs d'une responsabilité en liturgie pour laquelle ils n'avaient généralement aucune compétence... etc.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.

Toujours dans les paroisses, il a fallu faire des rondes autour de l'autel, taper des mains durant les chants, se donner une poignée de main, remplacer tous les chants traditionnels et aimés des fidèles par des refrains inconsistants, sans cesse nouveau et inchantables (bien que composés par des "spécialistes" autoproclamés de la pastorale liturgique); il a fallu participer aux absolutions collectives, aux messes anticipées du samedi soir, aux "messes de jeunes" animées par un orchestre bruyant (et parfois désaccordé); il a fallu accepté que les messes soient remplacées par des A.D.A.P. alors même qu'un prêtre était présent... etc.
Pourtant le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.

Résultat: des prêtres âgés qui ne faisaient que ce que l'Eglise leur demandait de faire et qui se refusaient à suivre des directives pastorales qui leur semblaient contraire au Concile ont été lâchés par les évêques et proprement harcelés par des vicaires épiscopaux qui pourtant n'avaient que le mot "charité" en bouche. Certains de ces vieux prêtres ont été contraints de prendre une retraite anticipée, ont été sommés de s'isoler, et ont même été interdits de célébrer la messe en public. Quant aux fidèles qui demandaient une stricte application des directives conciliaires qu'on leur refusait, ils ont par la force des choses formé la masse des "silencieux de l'Eglise", masse rapidement prise en otage par une poignée d'autres fidèles sortis d'on ne sait où pour former un véritable "politburo" ayant ses ramifications dans toutes les instances diocésaines. Parmi ces "silencieux de l'Eglise", quelques uns ont fini par s'habituer tant bien que mal à la dévastation liturgique à laquelle ils assistaient, mais beaucoup d'autres, lassés, abattus, ont décidé de quitter les lieux sur la pointe des pieds. D'autres encore sont allés grossir les rangs de ceux qui pensaient, à tort, que la pagaille à laquelle ils assistaient était le fruit véritable du Concile. Ces départs massifs n'ont d'ailleurs pas gêné les instances diocésaines puisque, d'une part, ils laissaient une plus grande liberté de manoeuvre aux démolisseurs déjà en place, et d'autre part ils permettaient de lancer
un grand slogan: "Aux messes dominicales, nous n'avons plus le nombre, mais nous avons gagné en qualité et en ferveur". En d'autres termes, la méthode Coué servant à s'enfoncer volontairement dans le marasme.

Dans les grands séminaires diocésains (devenus par la suite interdiocésains en raison d'une baisse des vocations que l'on a mis du temps à reconnaître), on n'a admis que des jeunes au caractère assez faible pour pouvoir être manipulés par des Supérieurs déjà totalement gagnés aux idées de la pastorale nouvelle. Les séminaires se sont alors transformés en sortes de colonies de vacances pour jeunes en mal d'identité et en lieux de formatage des esprits, le but étant de faire en sorte que le futur clergé des diocèses de France devienne hostile à tout ce qui vient de Rome. Une hostilité qu'il fallait entretenir au nom du fonctionnement de la "pastorale de demain", laquelle était assurée - disait-on - de porter des fruits à la seule condition de jeter par-dessus bord tout ce qui s'était fait jusqu'ici.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi.

Encore dans les séminaires, il fallait que les futurs prêtres soient formés par des professeurs totalement opposés à la liturgie et à toute forme de dévotion: vouloir ou même simplement participer à une messe célébrée selon le Missel romain était un critère de non-vocation. Souhaiter un minimum de chant grégorien était un symptôme d'intégrisme dangereux. Simplement évoquer les enseignements du pape déclenchait des rires sarcastiques. Etre issu d'une paroisse réputée classique devenait suspect. Refuser d'inventer des prières eucharistiques et de chambouler l'ordonnancement de la liturgie eucharistique était rédhibitoire. Refuser de participer à des célébrations eucharistiques où prêtres et pasteurs protestants "concélébraient" pour des raisons d' "ouverture à l'autre" ou d' "oecuménisme" était passible d'exclusion. Etaient strictement interdits: l'agenouillement au cours des messes, la récitation du chapelet, l'adoration eucharistique, le port des vêtements liturgiques prescrits, la communion dans la bouche... Autant de pratiques ou de signes caractéristiques d'une religion passéiste dont il fallait au plus vite se débarrasser. Etait fortement conseillée la lecture de "Témoignage Chrétien" ou l'adhésion à un mouvement d'Action Catholique ayant des connivences avec le socialo-communisme et permettant d'organiser des réunions au cours desquelles il était possible de célébrer une Eucharistie sur la table de cuisine de deux ou trois religieuses vivant "en communauté de base" dans une H.L.M. Etaient interdites: la fréquentation d'abbayes réputées "conservatrices" (Solesmes, Kergonan, Saint-Wandrille... ) et la lecture de "L'Homme Nouveau" ou de "L'Ami du Clergé", publications jugées trop attachées aux enseignements de Rome.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi.

Toujours dans les séminaires diocésains, les études se limitaient à toucher un peu à tout sans véritablement approfondir quoi que ce soit. En sorte que les candidats au sacerdoce finissaient par avoir sur toutes les questions des opinions élaborées à partir d'une connaissance très superficielle et souvent fragmentaire des problèmes. Celui qui avait lu deux pages d'une revue qui contestait l'enseignement magistériel se prenait ipso facto pour un grand théologien, tout comme celui qui savait gratter quelques notes sur une guitare se voyait élevé au rang de spécialiste du chant liturgique. Par contre, les séminaristes semblaient soigneusement éviter les conférences d'un niveau élevé, sur tel ou tel sujet; probablement avaient-ils la crainte d'être dépassés ou de paraître ignorants. Ce qu'ils étaient assez souvent. La seule discipline qui avait alors le vent en poupe était l'exégèse biblique. Mais pas n'importe laquelle: uniquement celle élaborée par une certaine "intelligentsia" qui, à la suite de Bultmann et du mouvement de "démythologisation", en venait à enseigner que le Christ, le Messie, le Fils de Dieu annoncé et adoré par l'Eglise n'était qu'une construction tardive ayant peu ou rien à voir avec le "Jésus de l'histoire". A partir d'un tel enseignement, tout pouvait être librement remis en question, à commencer par tout ce qu'enseignait l'Eglise elle-même depuis ses origines.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé qu'il en soit ainsi.

Résultat: dans les séminaires diocésains de France, de très nombreux jeunes, pour des raisons souvent fallacieuses, ont été découragés d'aller jusqu'au terme de leur vocation. Ceux qui étaient considérés comme trop "traditionnels" tout simplement parce qu'ils se montraient ouvertement attachés à l'enseignement de l'Eglise, du pape, du Concile, furent exclus. Exclus? Non, pas vraiment. On se contentait de différer sans cesse l'année de leur ordination, en souhaitant qu'ils finissent ainsi par comprendre qu'ils feraient mieux de quitter les lieux d'eux-mêmes. Ainsi pouvait-on dire en haut-lieu que personne n'a jamais été exclu d'un séminaire: les candidats à la prêtrise étaient simplement partis d'eux-mêmes, librement, après avoir réfléchi et compris que leur place n'était pas dans l'Eglise telle que souhaitée par l'autorité diocésaine. La chute des vocations devenait ainsi la faute à pas de chance. Jusqu'où l'hypocrisie ne serait-elle pas ainsi allée pour sauvegarder des apparences! Ne sont alors restés dans les séminaires de France - comme le reconnaît aujourd'hui Mgr Gaidon - que des jeunes au caractère faible, au tempérament mou, à la culture mal assurée, à la spiritualité inconsistante, et parfois même aux orientations affectives mal stabilisées. Certes, ces candidats au sacerdoce faisaient tous montre d'une extraordinaire générosité: celle des adolescents prêts à s'enthousiasmer pour les grandes causes humanitaires. Mais cette louable générosité devait-elle le seul critère permettant d'accéder au sacerdoce? Pour beaucoup, les grandes désillusions ne sont venues qu'après les ordinations, au contact des réalités paroissiales et spirituelles qui se situent à un niveau très différent de celui des interminables adolescences d'un certain clergé.
C'est l'enchevêtrement de ces faits qui explique en grande partie que nous ayons actuellement, en France, un clergé atone donnant souvent l'impression d'être dépassé par les événements, d'être incapable de comprendre pourquoi les fidèles désertent les messes paroissiales désarticulées et désacralisées soi-disant faites pour eux, alors qu'ils se pressent pour participer à une messe célébrée par un pape qui souhaite remettre de la dignité, du silence, de la beauté, de l'adoration... et même du latin dans la liturgie. Ce clergé-là, qu'il soit paroissial ou épiscopal, semble même incapable de comprendre pourquoi les jeunes générations se passionnent pour une expression liturgique de la foi que les générations précédentes ont voulu à tout prix démolir en prétendant même qu'il fallait en passer par une telle dévastation pour retrouver le vrai visage de l'Eglise.

Il reste un dernier point à éclaircir: ces faits étaient-ils limités à quelques paroisses et séminaires ou étaient-ils généralisés? Force nous est de répondre que la situation décrite ici correspond à ce qui fut fait dans l'ensemble des diocèses et des paroisses de France. Ce qui prouve bien qu'il y avait d'une part, un mot d'ordre visant à faire en sorte que l'enseignement conciliaire soit systématiquement détourné, bafoué, et qu'il y avait d'autre part, un épiscopat inefficace qui s'était comme résigné à laisser les choses aller leur train, c'est-à-dire aller vers une crise qui allait s'avérer longue et ruineuse.
Car régulièrement avertis de ce qui se faisait dans les paroisses et les séminaires, les évêques n'ont jamais réagi: si l'on cherche les déclarations des évêques diocésains de cette époque post-conciliaire, on ne trouve pas une seule ligne, pas un seul mot, pas un seul discours engageant les prêtres - directeurs de séminaires, curés de paroisses, vicaires épiscopaux, responsables diocésains... - à suivre fidèlement les enseignements de l'Eglise en matière doctrinale, liturgique, ou encore catéchétique. Rien: dans les diocèses, il ne règne alors qu'un assourdissant silence épiscopal, malgré les plaintes des fidèles qui s'ajoutent désormais à celles du Souverain Pontife.

Mais ne se passe-t-il vraiment rien? A vrai dire, ça et là des choses bougent timidement. En 1969, le Père Ladame rassemble quelques jeunes garçons ayant le désir du sacerdoce et fonde le séminaire de Paray-le-Monial. En 1974, le Père Guy-Marie Bagnard (qui deviendra par la suite évêque de Belley-Ars) reprend le flambeau, ce qui ne manquera pas de lui valoir quelques "ennuis" venant de l'épiscopat français, le séminaire de Paray n'étant pas jugé conforme au Droit canonique. En réalité, ce qui semble surtout gêner les évêques, c'est moins le Droit canonique que le fait de constater que beaucoup de jeunes gens qui fuient les séminaires diocésains ou inter-diocésains en raison du peu de sérieux de ce qui s'y fait, se retrouvent à Paray... Un ancien documentaire TV montre le Secrétaire de l'Episcopat français de l'époque en train de déclarer, à propos de ce séminaire de Paray-le-Monial, qu'il faudra bien que tôt ou tard le P. Bagnard accepte de se plier aux "normes" décidées par tous les évêques de France pour ce qui touche à la formation des futurs prêtres. Sous-entendu, il faudra bien qu'il comprenne que sa maison devra être fermée. Ce qui ne sera jamais fait grâce au soutien apporté par Jean-Paul II au P. Bagnard.

En 1976, l'Abbé Guérin, prêtre du diocèse de Tours, voyant la détresse des jeunes gens qui souhaitent devenir prêtres en affirmant une totale fidélité aux enseignements du Concile, envisage de fonder une communauté capable d'assurer elle-même la formation de ses futurs prêtres. Les difficultés pour une telle opération étant trop grandes en France, le P. Guérin est contraint de s'exiler en Italie et de demander le soutien du Cardinal Siri, alors Archevêque de Gênes. La Communauté Saint-Martin voit le jour en 1976, à Gênes-Voltri où elle restera jusqu'en 1984, année au cours de laquelle Mgr Madec, alors Evêque de Fréjus et Toulon fait appel à ses membres pour relancer une pastorale qui va rapidement s'avérer efficace.

Il y a enfin, au même moment, une série d'initiatives ponctuelles dont on parle peu. Ce sont celles prises, dans tous les séminaires de France, par des candidats au sacerdoce qui ne se résignent pas à se plier aux exigences d'une préparation à la prêtrise qui s'affiche largement anti-romaine et dévastatrice sur le plan tant sprirituel que pastoral. Ces initiatives consistent à tenir informé de ce qui se passe dans les séminaires et les paroisses un prélat allemand d'une haute envergure spirituelle et intellectuelle et d'une entière soumission à l'Eglise du Seigneur, que Jean-Paul II nomme, en novembre 1981, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le Cardinal Ratzinger devient donc, au Vatican, l'homme le mieux informé sur l'origine et l'ampleur de la crise qui secoue les diocèses français, ainsi que sur les aspirations véritables des fidèles. Il partagera la peine de celles et de ceux qui veulent témoigner leur attachement à Pierre, constitutif de la foi catholique, et qui en sont souvent empéchés par ceux-mêmes qui devraient les soutenir d'une façon indéfectible.

De ce bref récit, certainement incomplet, on peut tirer deux enseignements: premièrement, la crise que traverse l'Eglise en France est très largement imputable aux évêques qui, au lendemain du Concile, ont tout laissé se déliter dans les paroisses, les diocèses et les séminaires. Deuxièmement, que le pape Benoît XVI estla personne qui est la plus au fait des problèmes franco-français. Il sait donc l'urgence qu'il y a à nommer, partout où la crise s'est faite sentir, des évêques capables de progressivement restructurer les diocèses et de donner une formation solide aux jeunes qui seront les pasteurs de demain.


Source via Le Forum catholique
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:29

(Afp) Benoît XVI a pris soin de souligner que le Vatican "désirait respecter" l'"originalité de la situation française" et affirmé que "l'Eglise ne revendiquait pas la place de l'Etat" et "ne voulait pas se substituer à lui".

Il a néanmoins plaidé pour "la mise en évidence des racines chrétiennes de la France (qui) permettra à chacun des habitants de ce pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va".

"Dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la nation", a affirmé l'évêque de Rome.

Dans la matinée, Benoît XVI avait rendu hommage à Marie, "étoile de l'espérance", en célébrant une messe pour le "150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous", but premier de son voyage de quatre jours en France.

Comme à Paris, le pape a donné la communion dans la bouche aux fidèles, qui l'ont reçue à genoux.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 06:02

Cela se précise, selon une dépêche Ap le pape "souhaite un retour à l'ancienne façon de communier".
Le maître des cérémonies liturgiques du souverain pontife a annoncé dans une interview à "L'Osservatore romano" que le Pape déposerait l'hostie dans la bouche des fidèles agenouillés devant lui.
C'est de cette façon que les Catholiques communiaient, avant les réformes introduites dans les années 1960 par le Concile Vatican II. Les fidèles avaient été autorisés à prendre l'hostie dans leurs mains pour la porter eux-mêmes à leur bouche.
Monseigneur Guido Marini a expliqué que l'ancien mode de distribution de la communion aidait le fidèle à faire preuve de foi. AP

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:05

Pope wants traditional Masses in every parish, says Vatican cardinal
By Anna Arco
20 June 2008
catholicherald.co.uk

Le pape veut que la messe traditionnelle en latin soit offerte dans chaque paroisse du monde, a dit un cardinal du Vatican.
Le cardinal Dario Castrillon Hoyos a dit aussi aux journalistes à Londres que les sémiraires devront partout enseigner la Messe dans la forme extraordinaire du Rite romain, également appelée rite tridentin.
La cardinal Castrillon a fait ces commentaires samedi dernier, juste avant qu'il ne devienne le premier cardinal à célébrer la Messe ancienne dans la Cathédrale de Westminster depuis 39 ans.
Suite
Si l'information est exacte, il s'agit, après le Motu proprio, d'une grande nouvelle qui progressivement, dans chaque paroisse devrait permettre de contrebalancer puis d'éliminer enfin les abus liturgiques et autres fantaisies des modernistes.

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