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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 19:06

Mgr Gänswein, secrétaire particulier du Pape, célèbre dos au peuple et accrochez-vous, en latin. De ce fait des livrets avec double-traduction furent distribués, sinon la cata. Lors de l'homélie de son jubilé sacerdotal il a fait quelques allusions aux tempêtes (passées?). Mais le capitaine garde le cap. Un reportage télé de dimanche dernier est consacré à ce grand moment en présence du cardinal de Madrid Rouco Valera. Commentaires des images (Kristin Haub):
"Mgr Georg Gänswein vient peu souvent dans son pays en Forêt-Noire. Aussi il doit cette fois-ci faire quelques autographes. Le secrétaire privé du pape Benoït XVI voulait fêter son 25ème jubilé de sacerdoce, non pas au Vatican, mais ici dans le Bad du Sud à Riedern am Wald. "Ici, ce sont mes origines, mes racines sont là, j'y suis né, j'y ai grandi, j'ai été baptisé, j'ai reçu la Sainte Communion, je suis allé à l'école, j'ai célébré ma première messe. Cela signifie qu'ici je suis "chez moi", et que c'est "chez moi" que je devais fêter cela". La Sainte Messe fut retransmise sur écran projecteur car l'église du village était trop petite pour les presque mille hôtes. Parmi eux, la princesse Gloria Tour et Taxis, une amie du secrétaire du Pape fit l'honneur. Georg Gänswein veut encore passer quelques jours dans son pays, puis il retournera au Vatican pour servir le Pape".
Le reportage en allemand. (video)
via Le Forum catholique

Sur le même sujet :

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Réforme de la réforme, démenti de Zénit et du Salon Beige : mise au point de Benoit-et-moi
- Congrégation pour le culte divin : stop à l'hostie dans la main

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 19:00

Le quotidien italien Il Giornale a publié ce samedi 22 août, sous le titre "Ratzinger réforme la messe: stop avec l'hostie [reçue] dans la main", un article consacré aux "propositions" votées durant l'assemblée plénière de la Congrégation pour le Culte divin en mars dernier et présentées au Saint-Père le 4 avril par le Cardinal Antonio Cañizares Llovera.
Ces "propositions" sont comme une première esquisse de la "réforme de la réforme liturgique" que Benoît XVI tient à mettre en oeuvre. Il s'agira
- de souligner l'importance du culte,
- de mettre un terme à la créativité et aux abus,
- de donner plus d'espace à la langue latine dans la forme ordinaire du rite romain,
- d'envisager l'édition de missels bilingues latin-langue courante,
- de réintroduire la célébration versus orientem, (face à Dieu et non "dos au peuple"...) au moins pour la prière eucharistique,
- de réaffirmer que la réception de la communion dans la main n'est qu'une autorisation, une possibilité "extraordinaire", mais que la pratique qui doit demeurer est celle de la réception de l'hostie dans la bouche.
Tout cela, cependant, sera préparé et présenté dans le "style Ratzinger": à court terme, aucun document ne sera publié. Ceci pour éviter qu'un texte supplémentaire ne demeure à son tour lettre morte. Pas de précipitation donc, mais un long et patient travail qui incombera aux évêques.
Les points de départ et d'aboutissement de ces améliorations qui s'imposent demeurent la fidélité à la Constitution conciliaire sur la Liturgie Sacrosanctum Concilium.

Source: Andrea Tornielli. via Pro Liturgia 

Ratzinger réforme la messe
Stop à l'hostie dans la main
Andrea Tornielli
(Souce: Il Giornale, 22/8/2009)
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Le document a été remis entre les mains de Benoît XVI le matin du 4 avril dernier par le cardinal espagnol Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin.
C'est le résultat d'un vote confidentiel du 12 Mars, au cours de la réunion « plénière » du ministère qui s'occupe de liturgie, et cela représente le premier pas concret vers cette « réforme de la réforme » plusieurs fois souhaitée par Papa Ratzinger.
Presque à l'unanimité les cardinaux et les évêques membres de la Congrégation ont voté en faveur d'une plus grande sacralité du rite, d'une récupération du sens de l'adoration eucharistique, d'une récupération de la langue latine dans la célébration et d'une refonte des parties introductives du missel pour mettre un frein aux abus, expérimentations sauvages et autres créativités déplacées.
Ils se sont aussi déclarés favorables à réaffirmer que la façon usuelle de recevoir la communion selon les règles n'est pas sur la main, mais dans la bouche.
Il y a, c'est vrai, un indult qui permet, à la requête des épiscopats, de distribuer l'hostie également sur la paume de la main, mais cela doit rester un fait extraordinaire.
Le « ministre de la liturgie » de Papa Ratzinger, Cañizares, a aussi fait étudier la possibilité de retrouver l'orientation du célébrant vers l'Orient (vers Dieu), au moins à l'instant de la consécration eucharistique, comme cela arrivait en pratique avant la réforme, lorsque tant les fidèles que le prêtre regardaient vers la Croix et le prêtre tournait donc le dos à l'assemblée.
Ceux qui connaissent le cardinal Cañizares, surnommé « le petit Ratzinger » avant son transfert à Rome, sait qu'il a l'intention de défendre ce projet avec décision, à partir de ce qui est établi par le Concile Vatican II dans la constitution liturgique Sacrosanctum Concilium, qui a été en réalité dépassée par la réforme post-conciliaire entrée en vigueur à la fin des années Soixante. Le porporato, interviewé récemment par le mensuel
30 Giorni , avait dit à ce propos : « Parfois on a changé pour le simple goût de changer par rapport à un passé perçu comme en tous points négatif et dépassé. Parfois on a conçu la réforme comme une rupture et non comme un développement organique de la Tradition ».
C'est pourquoi les « propositions » votées par les cardinaux et les évêques à la session plénière de Mars dernier prévoient un retour au sens du sacré et à l'adoration, mais aussi une récupération des célébrations en latin dans les diocèses, au moins lors des principales solennités, ainsi que la publication de missels bilingues - une demande qui avait été faite en son temps par Paul VI - avec le texte latin en regard.
Les propositions de la Congrégation qui Cañizares a présentées au Pape, en obtenant son approbation, sont parfaitement en ligne avec l'idée plusieurs fois exprimée par Jopseph Ratzinger lorsqu'il était encore cardinal, comme en attestent les passages inédits sur la liturgie qui seront publiés dans le livre "Davanti al Protagonista" (ed. Cantagalli), présenté en avant-première au Meeting de Rimini (ndt: Communion et Libération). Avec une remarque très significative: pour la réalisation de la « réforme de la réforme » il faudra beaucoup d'années. Le Pape est convaincu qu'il ne sert à rien de pas faire des pas précipités, ni de lancer simplement des directives d'en haut, avec le risque qu'ensuite elles restent lettre morte. Le style Ratzinger est celui du débat et surtout de l'exemple. Comme le montre le fait que, depuis plus d'un an, ceux qui reçoivent la communion du Pape, doivent s'agenouiller sur un prie-Dieu expressément installé par les cérémoniaires.


Sources :
Il Giornale.it Traduction via le Forum catholique

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 08:37
Un évêque décide de célébrer dorénavant ad orientem (versus deum), "face à Dieu" et non "dos au peuple"...

L'évêque Edward Slattery de Tulsa, Oklahoma, est revenu à la pratique de célébrer la liturgie eucharistique novus ordo ad orientem dans sa cathédrale ! Il explique son choix dans son bulletin diocesain (lien sur messainlatino version italienne, ouvrant un autre lien vers l'original).


messainlatino.it via Le Forum catholique

Add. A lire sur le blog Americatho, un article écrit en français.

Mgr Edward J. Slattery, âgé de 69 ans – son anniversaire tombait le 11 août dernier – a été nommé évêque de Tulsa (Oklahoma) – voir le site internet
ici – en novembre 1993 et ordonné des mains de Jean-Paul II le 6 janvier de l’année suivante.

L’année dernière, il avait souhaité faire l’expérience de la célébration de la forme ordinaire « ad orientem » dans sa cathédrale pour l’Avent et le Temps de Noël. La réaction des fidèles fut si unanimement enthousiaste, que l’évêque a décidé que, désormais, il célébrerait toujours « tourné vers le Seigneur » dans sa cathédrale, ce qui constitue, je crois, une grande première aux États-Unis.
Dans la dernière livraison du mensuel officiel du diocèse, Eastern Oklahoma Catholic
(datée de septembre), l’évêque explique les raisons de sa décision dans un long texte dont j’ai cru utile de vous faire la traduction intégrale. La voici donc.


« Ad orientem.
La redécouverte d’une ancienne pratique apporte de nombreux avantages.
De quelques fausses interprétations.

C’est parce que la Messe est si nécessaire et si fondamentale à notre expérience de catholique, que la liturgie constitue un sujet de discussion constant. C’est pourquoi, lorsque nous nous réunissons, nous réfléchissons très souvent sur les oraisons et les lectures, discutons de l’homélie et – plutôt deux fois qu’une – nous débattons de la musique. L’élément crucial de ces échanges, c’est de comprendre que nous, catholiques, pratiquons ainsi en raison de ce qu’est la Messe : c’est le sacrifice du Christ offert sous les signes sacramentels du pain et du vin.

Suite
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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:13

                "Les puissances de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle" (Matth. XVI, 18).

Le docteur Denis Crouan, Président de l'Association de défense de la liturgie moderne "
Pro Liturgia" continue son long et méritant travail de dénonciation des fossoyeurs de la foi. Il parle de chute des vocations et de la pratique religieuse "programmée".

Extraits :
Dans les années 1970-90, un certain clergé français nous a longtemps demandé, à nous fidèles laïcs, d'être des chrétiens "adultes", "responsables", qui "osent une parole forte". Mais quand nous, simples fidèles laïcs, au nom de l'exercice de notre responsabilité et de notre liberté de parole, nous nous sommes parfois autorisés à déclarer que la crise que traverse aujourd'hui l'Eglise, en France, est en grande partie imputable au clergé - et plus précisément aux évêques -, ça a dérangé. Brutalement, on n'a plus voulu de chrétiens "adultes": on a préféré des fidèles bêlants et l'on a accusé ceux qui osaient parler de manquer de charité ou de semer la division. Comme si le manque de charité n'avait pas d'abord été le fait de ceux qui ont refusé aux fidèles la liturgie et la catéchèse que l'Eglise voulait leur garantir; comme si la division n'était pas née de l'éclatement de la liturgie et, par la suite, de l'effondrement des paroisses puis de la division des paroissiens; comme si le clergé local, victime de l'absence de formation solide et atteint du syndrome anti-romain, n'avait pas eu sa part dans la crise actuelle.
Nos propos dérangent essentiellement un certain "clergé hexagonal" qui tente depuis des années de faire croire que tout a toujours été fait - et vraiment bien fait - pour que les enseignements de Vatican II soient appliqués partout, dans toutes les paroisses, à toutes les messes, à tous les niveaux des diocèses. En réalité, il faut bien, au nom de la vérité, dire que non seulement les enseignements du Concile n'ont pas été appliqués en France, mais qu'en plus - ce qui est au fond bien plus grave - les fidèles qui voulaient les appliquer ont été réduits au silence, montrés du doigt, expulsés - oui, proprement expulsés - des paroisses, au motif qu'ils n'étaient plus dans la mouvance de la pastorale qui devait s'y faire pour, disait-on, "bâtir l'Eglise de demain".
Propos exagérés, diront certains? En aucune façon, hélas. Nous avons sous les yeux de très nombreux documents qui prouvent l'exactitude des faits avancés. De plus, des ouvrages commencent à être publiés dont l'objectivité ne saurait être mise en cause: tous font état d'un véritable laisser-aller que, dans les années 1960-80, les évêques de France, dans leur grande majorité, ont laissé s'installer ou même ont encouragé. (1)
[...] Venons-en à la liturgie et à la pastorale qui s'y rapporte. A la suite de Vatican II, le Missel romain actuel rappelle, sans la moindre ambiguïté, que personne, même prêtre, n'a le droit d'ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit dans la liturgie. Où voit-on cette règle être respectée? Nulle part. Même nos évêques ne la respectent pas, préférant le plus souvent s'adapter aux habitudes liturgiques de la communauté paroissiale locale qui les accueille, au lieu d'habituer la communauté en question à accueillir l'authentique liturgie de l'Eglise. Oui, force nous est de constater que la liturgie romaine célébrée par un pasteur diocésain français est toujours plus ou moins transformée en autre chose que ce que doit être la liturgie romaine. A quelques rares exceptions près. De façon générale, il y a donc eu, à la suite de Vativan II, et il y a encore, dans nos paroisses, ce qu'on est bien obligé d'appeler une vaste "imposture liturgique". N'est-ce pas là ce qui, paradoxalement, a incité certains fidèles à se dire davantage attentifs aux enseignements du Souverain Pontife que ne le sont parfois certains pasteurs de France?
Les enseignements du Concile n'ont pas été appliqués en France, disions-nous. Et pour étayer cette affirmation, pour comprendre les raisons de cette "trahison" du Concile, il suffit de rappeler ici ce qui s'est fait aussitôt après Vatican II: non pas en quelques endroits, comme on a voulu le faire croire, mais bien dans la totalité des paroisses et des séminaires de France. Oui, dans la totalité des paroisses et des séminaires! Ce qui prouve bien que la chute des vocations et de la pratique religieuse était sinon voulue, du moins programmée. Dans les paroisses, ce sont des tables de communion, des confessionnaux, des autels qui ont été démolis (on a connu des tabernacles de chapelles baroques transformés en niches à chiens!); ce sont des prie-Dieu ou des agenouilloirs qui ont été supprimés; ce sont des objets liturgiques qui ont été donnés aux araignées des placards de sacristies ou même jetés et brûlés, ou encore vendus à des antiquaires: calices, ciboires, burettes, chasubles, encensoirs, ostensoirs, missels, antiphonaires... etc. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.
Encore dans les paroisses, c'est la messe en latin qui fut interdite; c'est le chant grégorien qui fut déclaré inchantable, puis incompréhensible, et enfin illicite; ce sont des organistes qui furent remplacés par un magnétophone posé sur l'autel; ce sont des choristes qui furent mis à la porte et remplacés par des fidèles usurpateurs d'une responsabilité en liturgie pour laquelle ils n'avaient généralement aucune compétence... etc. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.
Toujours dans les paroisses, il a fallu faire des rondes autour de l'autel, taper des mains durant les chants, se donner une poignée de main, remplacer tous les chants traditionnels et aimés des fidèles par des refrains inconsistants, sans cesse nouveaux et inchantables (bien que composés par des "spécialistes" autoproclamés de la pastorale liturgique); il a fallu participer aux absolutions collectives, aux messes anticipées du samedi soir, aux "messes de jeunes" animées par un orchestre bruyant (et parfois désaccordé); il a fallu accepté que les messes soient remplacées par des A.D.A.P. alors même qu'un prêtre était présent... etc. Pourtant le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.
Résultat: des prêtres âgés qui ne faisaient que ce que l'Eglise leur demandait de faire et qui se refusaient à suivre des directives pastorales qui leur semblaient contraires au Concile ont été lâchés par les évêques et proprement harcelés par des vicaires épiscopaux qui pourtant n'avaient que le mot "charité" en bouche. Certains de ces vieux prêtres ont été contraints de prendre une retraite anticipée, ont été sommés de s'isoler, et ont même été interdits de célébrer la messe en public. Quant aux fidèles qui demandaient une stricte application des directives conciliaires qu'on leur refusait, ils ont par la force des choses formé la masse des "silencieux de l'Eglise", masse rapidement prise en otage par une poignée d'autres fidèles sortis d'on ne sait où pour former un véritable "politburo" ayant ses ramifications dans toutes les instances diocésaines. Parmi ces "silencieux de l'Eglise", quelques uns ont fini par s'habituer tant bien que mal à la dévastation liturgique à laquelle ils assistaient, mais beaucoup d'autres, lassés, abattus, ont décidé de quitter les lieux sur la pointe des pieds. [...] Ces départs massifs n'ont d'ailleurs pas gêné les instances diocésaines puisque, d'une part, ils laissaient une plus grande liberté de manoeuvre aux démolisseurs déjà en place, et d'autre part ils permettaient de lancer un grand slogan: "Aux messes dominicales, nous n'avons plus le nombre, mais nous avons gagné en qualité et en ferveur".
[...] Dans les grands séminaires diocésains (devenus par la suite interdiocésains en raison d'une baisse des vocations que l'on a mis du temps à reconnaître), on n'a admis que des jeunes au caractère assez faible pour pouvoir être manipulés par des Supérieurs déjà totalement gagnés aux idées de la pastorale nouvelle. Les séminaires se sont alors transformés en sortes de colonies de vacances pour jeunes en mal d'identité et en lieux de formatage des esprits, le but étant de faire en sorte que le futur clergé des diocèses de France devienne hostile à tout ce qui vient de Rome. Une hostilité qu'il fallait entretenir au nom du fonctionnement de la "pastorale de demain", laquelle était assurée - disait-on - de porter des fruits à la seule condition de jeter par-dessus bord tout ce qui s'était fait jusqu'ici. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi. Encore dans les séminaires, il fallait que les futurs prêtres soient formés par des professeurs totalement opposés à la liturgie et à toute forme de dévotion: vouloir ou même simplement participer à une messe célébrée selon le Missel romain était un critère de non-vocation. Souhaiter un minimum de chant grégorien était un symptôme d'intégrisme dangereux. Simplement évoquer les enseignements du pape déclenchait des rires sarcastiques. Etre issu d'une paroisse réputée classique devenait suspect. Refuser d'inventer des prières eucharistiques et de chambouler l'ordonnancement de la liturgie eucharistique était rédhibitoire. Refuser de participer à des célébrations eucharistiques où prêtres et pasteurs protestants "concélébraient" pour des raisons d' "ouverture à l'autre" ou d' "oecuménisme" était passible d'exclusion. Etaient strictement interdits: l'agenouillement au cours des messes, la récitation du chapelet, l'adoration eucharistique, le port des vêtements liturgiques prescrits, la communion dans la bouche... Autant de pratiques ou de signes caractéristiques d'une religion passéiste dont il fallait au plus vite se débarrasser. Etait fortement conseillée la lecture de "Témoignage Chrétien" ou l'adhésion à un mouvement d'Action Catholique ayant des connivences avec le socialo-communisme et permettant d'organiser des réunions au cours desquelles il était possible de célébrer une Eucharistie sur la table de cuisine de deux ou trois religieuses vivant "en communauté de base" dans une H.L.M. Etaient interdites: la fréquentation d'abbayes réputées "conservatrices" (Solesmes, Kergonan, Saint-Wandrille... ) et la lecture de "L'Homme Nouveau" ou de "L'Ami du Clergé", publications jugées trop attachées aux enseignements de Rome. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi.
Toujours dans les séminaires diocésains, les études se limitaient à toucher un peu à tout sans véritablement approfondir quoi que ce soit. En sorte que les candidats au sacerdoce finissaient par avoir sur toutes les questions des opinions élaborées à partir d'une connaissance très superficielle et souvent fragmentaire des problèmes. Celui qui avait lu deux pages d'une revue qui contestait l'enseignement magistériel se prenait ipso facto pour un grand théologien, tout comme celui qui savait gratter quelques notes sur une guitare se voyait élevé au rang de spécialiste du chant liturgique. Par contre, les séminaristes semblaient soigneusement éviter les conférences d'un niveau élevé, sur tel ou tel sujet; probablement avaient-ils la crainte d'être dépassés ou de paraître ignorants. Ce qu'ils étaient assez souvent. La seule discipline qui avait alors le vent en poupe était l'exégèse biblique. Mais pas n'importe laquelle: uniquement celle élaborée par une certaine "intelligentsia" qui, à la suite de Bultmann et du mouvement de "démythologisation", en venait à enseigner que le Christ, le Messie, le Fils de Dieu annoncé et adoré par l'Eglise n'était qu'une construction tardive ayant peu ou rien à voir avec le "Jésus de l'histoire" [attitude typiquement moderniste condamnée par le Magistère des papes]. A partir d'un tel enseignement, tout pouvait être librement remis en question, à commencer par tout ce qu'enseignait l'Eglise elle-même depuis ses origines. Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé qu'il en soit ainsi.
Résultat: dans les séminaires diocésains de France, de très nombreux jeunes, pour des raisons souvent fallacieuses, ont été découragés d'aller jusqu'au terme de leur vocation. Ceux qui étaient considérés comme trop "traditionnels" tout simplement parce qu'ils se montraient ouvertement attachés à l'enseignement de l'Eglise, du pape, du Concile, furent exclus. Exclus? Non, pas vraiment. On se contentait de différer sans cesse l'année de leur ordination, en souhaitant qu'ils finissent ainsi par comprendre qu'ils feraient mieux de quitter les lieux d'eux-mêmes. Ainsi pouvait-on dire en haut-lieu que personne n'a jamais été exclu d'un séminaire: les candidats à la prêtrise étaient simplement partis d'eux-mêmes, librement, après avoir réfléchi et compris que leur place n'était pas dans l'Eglise telle que souhaitée par l'autorité diocésaine. La chute des vocations devenait ainsi la faute à pas de chance. Jusqu'où l'hypocrisie ne serait-elle pas ainsi allée pour sauvegarder des apparences! Ne sont alors restés dans les séminaires de France - comme le reconnaît aujourd'hui Mgr Gaidon - que des jeunes au caractère faible, au tempérament mou, à la culture mal assurée, à la spiritualité inconsistante, et parfois même aux orientations affectives mal stabilisées. Certes, ces candidats au sacerdoce faisaient tous montre d'une extraordinaire générosité: celle des adolescents prêts à s'enthousiasmer pour les grandes causes humanitaires. Mais cette louable générosité devait-elle être le seul critère permettant d'accéder au sacerdoce? Pour beaucoup, les grandes désillusions ne sont venues qu'après les ordinations, au contact des réalités paroissiales et spirituelles qui se situent à un niveau très différent de celui des interminables adolescences d'un certain clergé.
C'est l'enchevêtrement de ces faits qui explique en grande partie que nous ayons actuellement, en France, un clergé atone donnant souvent l'impression d'être dépassé par les événements, d'être incapable de comprendre pourquoi les fidèles désertent les messes paroissiales désarticulées et désacralisées soi-disant faites pour eux, alors qu'ils se pressent pour participer à une messe célébrée par un pape qui souhaite remettre de la dignité, du silence, de la beauté, de l'adoration... et même du latin dans la liturgie. Ce clergé-là, qu'il soit paroissial ou épiscopal, semble même incapable de comprendre pourquoi les jeunes générations se passionnent pour une expression liturgique de la foi que les générations précédentes ont voulu à tout prix démolir en prétendant même qu'il fallait en passer par une telle dévastation pour retrouver le vrai visage de l'Eglise.
Il reste un dernier point à éclaircir: ces faits étaient-ils limités à quelques paroisses et séminaires ou étaient-ils généralisés? Force nous est de répondre que la situation décrite ici correspond à ce qui fut fait dans l'ensemble des diocèses et des paroisses de France. Ce qui prouve bien qu'il y avait d'une part, un mot d'ordre visant à faire en sorte que l'enseignement conciliaire soit systématiquement détourné, bafoué, (...) si l'on cherche les déclarations des évêques diocésains de cette époque post-conciliaire, on ne trouve pas une seule ligne, pas un seul mot, pas un seul discours engageant les prêtres - directeurs de séminaires, curés de paroisses, vicaires épiscopaux, responsables diocésains... - à suivre fidèlement les enseignements de l'Eglise en matière doctrinale, liturgique, ou encore catéchétique. Rien: dans les diocèses, il ne règne alors qu'un assourdissant silence épiscopal, malgré les plaintes des fidèles qui s'ajoutent désormais à celles du Souverain Pontife...

Pro Liturgia

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 19:15

Selon le blog du Telegraph, le journal du Vatican L'Osservatore Romano juge "excessives" les plaintes juives, au sujet des prières du Vendredi Saint, dans le Missel latin traditionnel, pour la conversion des Juifs.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 18:15
Voici maintenant que Denis Crouan se lache dans un texte : "Il est temps d'abandonner la langue de bois". (voir ci-dessous)
Le constat qu'il pose sur l'Eglise de France est effroyable et un petit tour sur quelques forums diocésains laisse penser que son avis est, chose nouvelle,... partagé !

Mais, à n'y pas se tromper, on croit lire les constats de Mgr Lefebvre dans sa fameuse Lettre aux catholiques perplexes de 1984 sur la dénaturation de la liturgie et de la hiérarchie de l'Eglise. On croit lire là le livre la Blessure de Jean-Pierre Dickès sur la subversion dans les séminaires. Il y a vingt ans, nous étions seuls à faire ces constats et pour les avoir dressés, nous fumes condamnés, bannis, expulsés.

C'est une tristesse de voir que nous ne nous sommes pas trompés. Mais c'est une joie de considérer que certains aient enfin retrouvé leur lucidité. Je pense que le pape y adhère d'une certaine manière, lui qui a envisagé devant Mgr Fellay en 2005 le fait de reconnaître un état de nécessité pour la France et l'Allemagne.

Sachons désormais en trouver les causes doctrinales ! Ce sera le second pas. En attendant, il est grand temps de lever les condamnations qui pèsent sur la Fraternité Saint-Pie X et qui ont été inspirées à Rome par des prélats français soixante-huitards. La messe traditionnelle doit continuer ? Les Eglises locales sombrent dans le délire ? C'est pour ces constats que nous avons été condamnés. S'ils sont désormais ouvertement tenus dans l'Eglise, pourquoi devrions-nous continuer à supporter l'opprobre ?

Voici le texte de Denis Crouan :


IL EST TEMPS D'ABANDONNER LA LANGUE DE BOIS

Notre clergé français nous a longtemps demandé, à nous fidèles laïcs, d'être des chrétiens "adultes", "responsables", qui "osent une parole forte". Mais quand nous, simples fidèles laïcs, au nom de l'exercice de notre responsabilité et de notre liberté de parole, nous nous sommes parfois autorisés à déclarer que la crise que traverse aujourd'hui l'Eglise, en France, est en grande partie imputable au clergé - et plus précisément aux évêques -, ça a dérangé. Brutalement, on n'a plus voulu de chrétiens "adultes": on a préféré des fidèles bêlants et l'on a accusé ceux qui osaient parler de manquer de charité ou de semer la division. Comme si le manque de charité n'avait pas d'abord été le fait de ceux qui ont refusé aux fidèles la liturgie et la catéchèse que l'Eglise voulait leur garantir; comme si la division n'était pas née de l'éclatement de la liturgie et, par la suite, de l'effondrement des paroisses puis de la division des paroissiens; comme si le clergé local, victime de l'absence de formation solide et atteint du syndrome anti-romain, n'avait pas eu sa part dans la crise actuelle.

Nos propos dérangent essentiellement un certain "clergé hexagonal" qui tente depuis des années de faire croire que tout a toujours été fait - et vraiment bien fait - pour que les enseignements de Vatican II soient appliqués partout, dans toutes les paroisses, à toutes les messes, à tous les niveaux des diocèses. En réalité, il faut bien, au nom de la vérité, dire que non seulement les enseignements du Concile n'ont pas été appliqué en France, mais qu'en plus - ce qui est au fond bien plus grave - les fidèles qui voulaient les appliquer ont été réduits au silence, montrés du doigt, expulsés - oui, proprement expulsés - des paroisses, au motif qu'ils n'étaient plus dans la mouvance de la pastorale qui devait s'y faire pour, disait-on, "bâtir l'Eglise de demain".

Propos exagérés, diront certains? En aucune façon, hélas. Nous avons sous les yeux de très nombreux documents qui prouvent l'exactitude des faits avancés. De plus, des ouvrages commencent à être publiés dont l'objectivité ne saurait être mise en cause: tous font état d'un véritable laisser-aller que, dans les années 1960-80, les évêques de France, dans leur grande majorité, ont laissé s'installer ou même ont encouragé. Et s'il fallait encore donner un exemple du silence coupable et malheureusement encore très actuel de l'épiscopat français, il suffirait de rappeler qu'aujourd'hui encore, aucun des récents documents magistériels concernant la liturgie n'a donné lieu à des corrections de ce qui se fait partout de travers dans les églises, ni conduit à des applications fidèles de ce qui doit se faire. C'est un signe qui ne saurait tromper personne.

Et si nous prenons ici la liberté de reprendre - respectueusement mais avec opiniâtreté - nos pasteurs, et d'abord les évêques diocésains, c'est parce que nous, fidèles qu'on dit être "de la base", sommes très lassés de recevoir d'eux des serpents quand nous leur demandons du pain. C'est parce que nous, simples fidèles, sommes découragés d'être, depuis plus de 40 ans, traités pour ainsi dire comme des "sans-papiers" obligés de chercher un havre de paix liturgique et catéchétique dans la rare paroisse où un prêtre courageux aura su, souvent contre vents et marées et sans aucun soutien de la part de sa hiérarchie, mettre véritablement en oeuvre la liturgie de l'Eglise.

Venons-en à la liturgie et à la pastorale qui s'y rapporte.
A la suite de Vatican II, le Missel romain actuel rappelle, sans la moindre ambiguïté, que personne, même prêtre, n'a le droit d'ajouter, de retrancher ou de modifier quoi que ce soit dans la liturgie. Où voit-on cette règle être respectée? Nulle part. Même nos évêques ne la respectent pas, préférant le plus souvent s'adapter aux habitudes liturgiques de la communauté paroissiale locale qui les accueille, au lieu d'habituer la communauté en question à accueillir l'authentique liturgie de l'Eglise.
Oui, force nous est de constater que la liturgie romaine célébrée par un pasteur diocésain français est toujours plus ou moins transformée en autre chose que ce que doit être la liturgie romaine. A quelques rares exceptions près. De façon générale, il y a donc eu, à la suite de Vativan II, et il y a encore, dans nos paroisses, ce qu'on est bien obligé d'appeler une vaste "imposture liturgique". N'est-ce pas là ce qui, paradoxalement, a incité certains fidèles à se dire davantage attentifs aux enseignements du Souverain Pontife que ne le sont parfois certains pasteurs de France?

Les enseignements du Concile n'ont pas été appliqué en France, disions-nous. Et pour étayer cette affirmation, pour comprendre les raisons de cette "trahison" du Concile, il suffit de rappeler ici ce qui s'est fait aussitôt après Vatican II: non pas en quelques endroits, comme on a voulu le faire croire, mais bien dans la totalité des paroisses et des séminaires de France. Oui, dans la totalité des paroisses et des séminaires! Ce qui prouve bien que la chute des vocations et de la pratique religieuse était sinon voulue, du moins programmée.
Dans les paroisses, ce sont des tables de communion, des confessionnaux, des autels qui ont été démolis (on a connu des tabernacles de chapelles baroques transformés en niches à chiens!); ce sont des prie-Dieu ou des agenouilloirs qui ont été supprimés; ce sont des objets liturgiques qui ont été donnés aux araignées des placards de sacristies ou même jetés et brûlés, ou encore vendus à des antiquaires: calices, ciboires, burettes, chasubles, encensoirs, ostensoirs, missels, antiphonaires... etc.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.

Encore dans les paroisses, c'est la messe en latin qui fut interdite; c'est le chant grégorien qui fut déclaré inchantable, puis incompréhensible, et enfin illicite; ce sont des organistes qui furent remplacés par un magnétophone posé sur l'autel; ce sont des choristes qui furent mis à la porte et remplacés par des fidèles usurpateurs d'une responsabilité en liturgie pour laquelle ils n'avaient généralement aucune compétence... etc.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.

Toujours dans les paroisses, il a fallu faire des rondes autour de l'autel, taper des mains durant les chants, se donner une poignée de main, remplacer tous les chants traditionnels et aimés des fidèles par des refrains inconsistants, sans cesse nouveau et inchantables (bien que composés par des "spécialistes" autoproclamés de la pastorale liturgique); il a fallu participer aux absolutions collectives, aux messes anticipées du samedi soir, aux "messes de jeunes" animées par un orchestre bruyant (et parfois désaccordé); il a fallu accepté que les messes soient remplacées par des A.D.A.P. alors même qu'un prêtre était présent... etc.
Pourtant le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ça.

Résultat: des prêtres âgés qui ne faisaient que ce que l'Eglise leur demandait de faire et qui se refusaient à suivre des directives pastorales qui leur semblaient contraire au Concile ont été lâchés par les évêques et proprement harcelés par des vicaires épiscopaux qui pourtant n'avaient que le mot "charité" en bouche. Certains de ces vieux prêtres ont été contraints de prendre une retraite anticipée, ont été sommés de s'isoler, et ont même été interdits de célébrer la messe en public. Quant aux fidèles qui demandaient une stricte application des directives conciliaires qu'on leur refusait, ils ont par la force des choses formé la masse des "silencieux de l'Eglise", masse rapidement prise en otage par une poignée d'autres fidèles sortis d'on ne sait où pour former un véritable "politburo" ayant ses ramifications dans toutes les instances diocésaines. Parmi ces "silencieux de l'Eglise", quelques uns ont fini par s'habituer tant bien que mal à la dévastation liturgique à laquelle ils assistaient, mais beaucoup d'autres, lassés, abattus, ont décidé de quitter les lieux sur la pointe des pieds. D'autres encore sont allés grossir les rangs de ceux qui pensaient, à tort, que la pagaille à laquelle ils assistaient était le fruit véritable du Concile. Ces départs massifs n'ont d'ailleurs pas gêné les instances diocésaines puisque, d'une part, ils laissaient une plus grande liberté de manoeuvre aux démolisseurs déjà en place, et d'autre part ils permettaient de lancer
un grand slogan: "Aux messes dominicales, nous n'avons plus le nombre, mais nous avons gagné en qualité et en ferveur". En d'autres termes, la méthode Coué servant à s'enfoncer volontairement dans le marasme.

Dans les grands séminaires diocésains (devenus par la suite interdiocésains en raison d'une baisse des vocations que l'on a mis du temps à reconnaître), on n'a admis que des jeunes au caractère assez faible pour pouvoir être manipulés par des Supérieurs déjà totalement gagnés aux idées de la pastorale nouvelle. Les séminaires se sont alors transformés en sortes de colonies de vacances pour jeunes en mal d'identité et en lieux de formatage des esprits, le but étant de faire en sorte que le futur clergé des diocèses de France devienne hostile à tout ce qui vient de Rome. Une hostilité qu'il fallait entretenir au nom du fonctionnement de la "pastorale de demain", laquelle était assurée - disait-on - de porter des fruits à la seule condition de jeter par-dessus bord tout ce qui s'était fait jusqu'ici.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi.

Encore dans les séminaires, il fallait que les futurs prêtres soient formés par des professeurs totalement opposés à la liturgie et à toute forme de dévotion: vouloir ou même simplement participer à une messe célébrée selon le Missel romain était un critère de non-vocation. Souhaiter un minimum de chant grégorien était un symptôme d'intégrisme dangereux. Simplement évoquer les enseignements du pape déclenchait des rires sarcastiques. Etre issu d'une paroisse réputée classique devenait suspect. Refuser d'inventer des prières eucharistiques et de chambouler l'ordonnancement de la liturgie eucharistique était rédhibitoire. Refuser de participer à des célébrations eucharistiques où prêtres et pasteurs protestants "concélébraient" pour des raisons d' "ouverture à l'autre" ou d' "oecuménisme" était passible d'exclusion. Etaient strictement interdits: l'agenouillement au cours des messes, la récitation du chapelet, l'adoration eucharistique, le port des vêtements liturgiques prescrits, la communion dans la bouche... Autant de pratiques ou de signes caractéristiques d'une religion passéiste dont il fallait au plus vite se débarrasser. Etait fortement conseillée la lecture de "Témoignage Chrétien" ou l'adhésion à un mouvement d'Action Catholique ayant des connivences avec le socialo-communisme et permettant d'organiser des réunions au cours desquelles il était possible de célébrer une Eucharistie sur la table de cuisine de deux ou trois religieuses vivant "en communauté de base" dans une H.L.M. Etaient interdites: la fréquentation d'abbayes réputées "conservatrices" (Solesmes, Kergonan, Saint-Wandrille... ) et la lecture de "L'Homme Nouveau" ou de "L'Ami du Clergé", publications jugées trop attachées aux enseignements de Rome.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé que l'on fasse ainsi.

Toujours dans les séminaires diocésains, les études se limitaient à toucher un peu à tout sans véritablement approfondir quoi que ce soit. En sorte que les candidats au sacerdoce finissaient par avoir sur toutes les questions des opinions élaborées à partir d'une connaissance très superficielle et souvent fragmentaire des problèmes. Celui qui avait lu deux pages d'une revue qui contestait l'enseignement magistériel se prenait ipso facto pour un grand théologien, tout comme celui qui savait gratter quelques notes sur une guitare se voyait élevé au rang de spécialiste du chant liturgique. Par contre, les séminaristes semblaient soigneusement éviter les conférences d'un niveau élevé, sur tel ou tel sujet; probablement avaient-ils la crainte d'être dépassés ou de paraître ignorants. Ce qu'ils étaient assez souvent. La seule discipline qui avait alors le vent en poupe était l'exégèse biblique. Mais pas n'importe laquelle: uniquement celle élaborée par une certaine "intelligentsia" qui, à la suite de Bultmann et du mouvement de "démythologisation", en venait à enseigner que le Christ, le Messie, le Fils de Dieu annoncé et adoré par l'Eglise n'était qu'une construction tardive ayant peu ou rien à voir avec le "Jésus de l'histoire". A partir d'un tel enseignement, tout pouvait être librement remis en question, à commencer par tout ce qu'enseignait l'Eglise elle-même depuis ses origines.
Pourtant, le Concile n'avait jamais demandé qu'il en soit ainsi.

Résultat: dans les séminaires diocésains de France, de très nombreux jeunes, pour des raisons souvent fallacieuses, ont été découragés d'aller jusqu'au terme de leur vocation. Ceux qui étaient considérés comme trop "traditionnels" tout simplement parce qu'ils se montraient ouvertement attachés à l'enseignement de l'Eglise, du pape, du Concile, furent exclus. Exclus? Non, pas vraiment. On se contentait de différer sans cesse l'année de leur ordination, en souhaitant qu'ils finissent ainsi par comprendre qu'ils feraient mieux de quitter les lieux d'eux-mêmes. Ainsi pouvait-on dire en haut-lieu que personne n'a jamais été exclu d'un séminaire: les candidats à la prêtrise étaient simplement partis d'eux-mêmes, librement, après avoir réfléchi et compris que leur place n'était pas dans l'Eglise telle que souhaitée par l'autorité diocésaine. La chute des vocations devenait ainsi la faute à pas de chance. Jusqu'où l'hypocrisie ne serait-elle pas ainsi allée pour sauvegarder des apparences! Ne sont alors restés dans les séminaires de France - comme le reconnaît aujourd'hui Mgr Gaidon - que des jeunes au caractère faible, au tempérament mou, à la culture mal assurée, à la spiritualité inconsistante, et parfois même aux orientations affectives mal stabilisées. Certes, ces candidats au sacerdoce faisaient tous montre d'une extraordinaire générosité: celle des adolescents prêts à s'enthousiasmer pour les grandes causes humanitaires. Mais cette louable générosité devait-elle le seul critère permettant d'accéder au sacerdoce? Pour beaucoup, les grandes désillusions ne sont venues qu'après les ordinations, au contact des réalités paroissiales et spirituelles qui se situent à un niveau très différent de celui des interminables adolescences d'un certain clergé.
C'est l'enchevêtrement de ces faits qui explique en grande partie que nous ayons actuellement, en France, un clergé atone donnant souvent l'impression d'être dépassé par les événements, d'être incapable de comprendre pourquoi les fidèles désertent les messes paroissiales désarticulées et désacralisées soi-disant faites pour eux, alors qu'ils se pressent pour participer à une messe célébrée par un pape qui souhaite remettre de la dignité, du silence, de la beauté, de l'adoration... et même du latin dans la liturgie. Ce clergé-là, qu'il soit paroissial ou épiscopal, semble même incapable de comprendre pourquoi les jeunes générations se passionnent pour une expression liturgique de la foi que les générations précédentes ont voulu à tout prix démolir en prétendant même qu'il fallait en passer par une telle dévastation pour retrouver le vrai visage de l'Eglise.

Il reste un dernier point à éclaircir: ces faits étaient-ils limités à quelques paroisses et séminaires ou étaient-ils généralisés? Force nous est de répondre que la situation décrite ici correspond à ce qui fut fait dans l'ensemble des diocèses et des paroisses de France. Ce qui prouve bien qu'il y avait d'une part, un mot d'ordre visant à faire en sorte que l'enseignement conciliaire soit systématiquement détourné, bafoué, et qu'il y avait d'autre part, un épiscopat inefficace qui s'était comme résigné à laisser les choses aller leur train, c'est-à-dire aller vers une crise qui allait s'avérer longue et ruineuse.
Car régulièrement avertis de ce qui se faisait dans les paroisses et les séminaires, les évêques n'ont jamais réagi: si l'on cherche les déclarations des évêques diocésains de cette époque post-conciliaire, on ne trouve pas une seule ligne, pas un seul mot, pas un seul discours engageant les prêtres - directeurs de séminaires, curés de paroisses, vicaires épiscopaux, responsables diocésains... - à suivre fidèlement les enseignements de l'Eglise en matière doctrinale, liturgique, ou encore catéchétique. Rien: dans les diocèses, il ne règne alors qu'un assourdissant silence épiscopal, malgré les plaintes des fidèles qui s'ajoutent désormais à celles du Souverain Pontife.

Mais ne se passe-t-il vraiment rien? A vrai dire, ça et là des choses bougent timidement. En 1969, le Père Ladame rassemble quelques jeunes garçons ayant le désir du sacerdoce et fonde le séminaire de Paray-le-Monial. En 1974, le Père Guy-Marie Bagnard (qui deviendra par la suite évêque de Belley-Ars) reprend le flambeau, ce qui ne manquera pas de lui valoir quelques "ennuis" venant de l'épiscopat français, le séminaire de Paray n'étant pas jugé conforme au Droit canonique. En réalité, ce qui semble surtout gêner les évêques, c'est moins le Droit canonique que le fait de constater que beaucoup de jeunes gens qui fuient les séminaires diocésains ou inter-diocésains en raison du peu de sérieux de ce qui s'y fait, se retrouvent à Paray... Un ancien documentaire TV montre le Secrétaire de l'Episcopat français de l'époque en train de déclarer, à propos de ce séminaire de Paray-le-Monial, qu'il faudra bien que tôt ou tard le P. Bagnard accepte de se plier aux "normes" décidées par tous les évêques de France pour ce qui touche à la formation des futurs prêtres. Sous-entendu, il faudra bien qu'il comprenne que sa maison devra être fermée. Ce qui ne sera jamais fait grâce au soutien apporté par Jean-Paul II au P. Bagnard.

En 1976, l'Abbé Guérin, prêtre du diocèse de Tours, voyant la détresse des jeunes gens qui souhaitent devenir prêtres en affirmant une totale fidélité aux enseignements du Concile, envisage de fonder une communauté capable d'assurer elle-même la formation de ses futurs prêtres. Les difficultés pour une telle opération étant trop grandes en France, le P. Guérin est contraint de s'exiler en Italie et de demander le soutien du Cardinal Siri, alors Archevêque de Gênes. La Communauté Saint-Martin voit le jour en 1976, à Gênes-Voltri où elle restera jusqu'en 1984, année au cours de laquelle Mgr Madec, alors Evêque de Fréjus et Toulon fait appel à ses membres pour relancer une pastorale qui va rapidement s'avérer efficace.

Il y a enfin, au même moment, une série d'initiatives ponctuelles dont on parle peu. Ce sont celles prises, dans tous les séminaires de France, par des candidats au sacerdoce qui ne se résignent pas à se plier aux exigences d'une préparation à la prêtrise qui s'affiche largement anti-romaine et dévastatrice sur le plan tant sprirituel que pastoral. Ces initiatives consistent à tenir informé de ce qui se passe dans les séminaires et les paroisses un prélat allemand d'une haute envergure spirituelle et intellectuelle et d'une entière soumission à l'Eglise du Seigneur, que Jean-Paul II nomme, en novembre 1981, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Le Cardinal Ratzinger devient donc, au Vatican, l'homme le mieux informé sur l'origine et l'ampleur de la crise qui secoue les diocèses français, ainsi que sur les aspirations véritables des fidèles. Il partagera la peine de celles et de ceux qui veulent témoigner leur attachement à Pierre, constitutif de la foi catholique, et qui en sont souvent empéchés par ceux-mêmes qui devraient les soutenir d'une façon indéfectible.

De ce bref récit, certainement incomplet, on peut tirer deux enseignements: premièrement, la crise que traverse l'Eglise en France est très largement imputable aux évêques qui, au lendemain du Concile, ont tout laissé se déliter dans les paroisses, les diocèses et les séminaires. Deuxièmement, que le pape Benoît XVI estla personne qui est la plus au fait des problèmes franco-français. Il sait donc l'urgence qu'il y a à nommer, partout où la crise s'est faite sentir, des évêques capables de progressivement restructurer les diocèses et de donner une formation solide aux jeunes qui seront les pasteurs de demain.


Source via Le Forum catholique
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 21:29

(Afp) Benoît XVI a pris soin de souligner que le Vatican "désirait respecter" l'"originalité de la situation française" et affirmé que "l'Eglise ne revendiquait pas la place de l'Etat" et "ne voulait pas se substituer à lui".

Il a néanmoins plaidé pour "la mise en évidence des racines chrétiennes de la France (qui) permettra à chacun des habitants de ce pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va".

"Dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la nation", a affirmé l'évêque de Rome.

Dans la matinée, Benoît XVI avait rendu hommage à Marie, "étoile de l'espérance", en célébrant une messe pour le "150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous", but premier de son voyage de quatre jours en France.

Comme à Paris, le pape a donné la communion dans la bouche aux fidèles, qui l'ont reçue à genoux.

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 06:02

Cela se précise, selon une dépêche Ap le pape "souhaite un retour à l'ancienne façon de communier".
Le maître des cérémonies liturgiques du souverain pontife a annoncé dans une interview à "L'Osservatore romano" que le Pape déposerait l'hostie dans la bouche des fidèles agenouillés devant lui.
C'est de cette façon que les Catholiques communiaient, avant les réformes introduites dans les années 1960 par le Concile Vatican II. Les fidèles avaient été autorisés à prendre l'hostie dans leurs mains pour la porter eux-mêmes à leur bouche.
Monseigneur Guido Marini a expliqué que l'ancien mode de distribution de la communion aidait le fidèle à faire preuve de foi. AP

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 17:05

Pope wants traditional Masses in every parish, says Vatican cardinal
By Anna Arco
20 June 2008
catholicherald.co.uk

Le pape veut que la messe traditionnelle en latin soit offerte dans chaque paroisse du monde, a dit un cardinal du Vatican.
Le cardinal Dario Castrillon Hoyos a dit aussi aux journalistes à Londres que les sémiraires devront partout enseigner la Messe dans la forme extraordinaire du Rite romain, également appelée rite tridentin.
La cardinal Castrillon a fait ces commentaires samedi dernier, juste avant qu'il ne devienne le premier cardinal à célébrer la Messe ancienne dans la Cathédrale de Westminster depuis 39 ans.
Suite
Si l'information est exacte, il s'agit, après le Motu proprio, d'une grande nouvelle qui progressivement, dans chaque paroisse devrait permettre de contrebalancer puis d'éliminer enfin les abus liturgiques et autres fantaisies des modernistes.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 19:43
Latin Mass to return to England and Wales

Source: telegraph.co.uk

La messe traditionnelle – interdite en pratique par Rome depuis 40 ans – devrait être réintroduite dans chaque paroisse catholique d’Angleterre et du Pays de Galles, a déclaré le cardinal haut placé du Vatican en charge de la liturgie latine lors d'une conférence de presse à Londres aujourd'hui.

En outre, tous les séminaires anglais doivent enseigner aux futurs prêtres comment célébrer l’ancienne messe afin qu'ils puissent la célébrer dans toutes les paroisses. Les communautés catholiques à travers le monde feront l'objet d'une instruction sur la manière d'apprécier l’ancienne liturgie, anciennement connue sous le nom de Rite tridentin.

L'annonce faite par le Cardinal Darío Castrillón Hoyos, parlant au nom du Pape Benoît XVI, horrifie les catholiques libéraux, dont de nombreux évêques d'Angleterre et du Pays de Galles, qui s’étaient opposés au Pape l'an dernier lors de la parution du décret supprimant leur pouvoir d’empêcher la célébration de l’ancienne messe.

Le pape Benoît XVI a maintenant clairement l’intention d’aller beaucoup plus loin dans la promotion de l'ancienne liturgie. A la question de savoir si la messe latine sera célébrée dans de nombreuses paroisses ordinaires à l'avenir, le Cardinal Castrillón a répondu : "Pas dans « beaucoup de paroisses » mais dans toutes les paroisses. Le Saint-Père offre [cette liturgie] non seulement aux quelques groupes qui la demandent, mais à tous afin que soit connue cette façon de célébrer l'Eucharistie. "

Dans le rite traditionnel, le prêtre célèbre tourné dans la même direction que les fidèles et lit les principales prières de la messe d'une voix si faible qu'elle est pratiquement inaudible. Le Cardinal Castrillon dit que ce silence révérenciel est l'un des "trésors" que les catholiques retrouveraient, et que les jeunes fidèles rencontreraient pour la première fois.

Le Pape Benoît XVI va réintroduire l'ancien rite - qui selon le Cardinal devrait être connu sous le nom de "rite grégorien" - même si la paroisse ne l’a pas demandé. «Les gens ne le connaissent pas, et par conséquent ne le demandent pas," a-t-il expliqué. La version révisée de la messe, adoptée en 1970 après le Concile Vatican II, a donné lieu à "beaucoup, beaucoup, beaucoup d'abus», a ajouté le Cardinal.
Suite Traduction : le Forum catholique

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 22:02

Les progressistes ne savent pas quoi inventer pour ridiculiser l'Eglise et le sacerdoce.
Cela se passe dans le
diocèse de Besançon...
André Lacrampe est l'archevêque de Besançon.



Contactez le diocèse, faites lui faire part de votre sentiment.

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 10:17

Entretien de S. Exc. Mgr Albert Malcolm RANJITH PATABENDIGE DON
secrétaire de la S. Congrégation pour le culte divin et la discipline des Sacrements


Bruno Volpe : Monseigneur, malheureusement, la Sainte Messe, en Italie et dans de nombreux autres pays du Monde, continue à ne pas être célébrée comme elle devrait l’être, par des prêtres qui se mettent au centre des attentions et qui inventent des textes impromptus et des rites qui ne sont absolument pas conformes au Magistère.

Mgr Ranjith : C’est vrai et je pense qu’il est vraiment mauvais que des prêtres, heureusement pas tous, continuent à dénaturer, avec des extravagances inexplicables, la liturgie qui – on devrait se le rappeler – n’est pas leur propriété mais appartient à l’Église.

B. V. : Voudriez-vous lancer un appel public ?

Mgr R. : Je rappelle à ces prêtres qu'ils doivent, et j'insiste, respecter la liturgie officielle de l'Eglise catholique. A propos des abus et des interprétations personnelles : la messe n'est pas un spectacle, mais un sacrifice, un don et un mystère. Ce n'est pas un hasard si le Saint-Père Benoît XVI nous rappelle sans cesse de célébrer l'Eucharistie avec dignité et décorum.

B.V. : Venons en à un cas pratique. Certains prêtres s'adonnent à des homélies excessivement longues et pas toujours adaptées aux lectures du jour.

Mgr R. : Tout d'abord je pense qu'une homélie bonne et saine ne devrait jamais dépasser 8-10 minutes ; ceci dit, il est nécessaire que le célébrant étudie en profondeur l'Evangile du jour et qu’il s’y tienne toujours, sans fioritures inutiles ni tournures de mots inutiles. L'homélie est partie intégrante et complémentaire du sacrifice eucharistique, mais il ne doit absolument pas le dominer.

B. V. : Mgr, abordons la question de la communion dans la main. Qu’en pensez-vous ?

Mgr R. : Je crois tout "simplement" que cette pratique doit être revue. Comment procéder ? Pour commencer, un bon catéchisme. Vous savez, hélas, beaucoup de gens ne savent même plus Qui ils reçoivent dans la communion, qui est le Christ, et ainsi approchent de la table de communion sans grande concentration et avec très peu de respect.

B.V. : De manière particulière, que faut-il faire ?

Mgr R. : Nous avons besoin de retrouver le sens du sacré. Je parle seulement en mon nom, mais je suis convaincu de l'urgence du réexamen de la pratique de la communion donnée dans la main, du retour à la distribution de l’hostie aux fidèles directement dans la bouche, sans qu’ils la touchent, rappelant par là que Jésus est vraiment dans l'Eucharistie et que chacun doit Le recevoir avec dévotion, amour et respect.

B. V. : Ne serait-il pas opportun de revenir à l’agenouillement au moment de la communion ?

Mgr R. : Je pense que oui. Ce geste constituerait une véritable marque de respect pour le don et le mystère de l'Eucharistie.

B.V. : Mais certains, même à l'intérieur de l'Eglise, semblent exprimer de "l'embarras" à la seule idée de voir rétabli l'agenouillement devant le Saint-Sacrement.

Mgr R. : Au-dela de la fonction que j’occupe au Vatican, en tant que catholique, je me demande et je me pose la question : pourquoi avoir honte de Dieu ? S’agenouiller à la communion serait un acte d’humilité et de reconnaissance de notre nature en tant qu’enfant de Dieu.

lien via le Forum catholique

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 09:21

Verrouillage des "équipes liturgiques" diocésaines par les progressistes, après le témoignage de l'abbé Delance, nouveau témoignage d'un prêtre diocésain:

Le Forum catholique, par Abbé J.F.Harthong

"Pour illustrer votre propos voici ce qui se passe en ce moment dans ma paroisse :

1. Début septembre je décide ce célébrer le NOM au maître-autel tous les premiers vendredis du mois : Ma Oberkappelmeisterin (cheftaine de chœur et organiste plus orgueilleuse que compétente...) décide de ne plus jouer cette messe parce que cela ne lui convient pas et "que de toute façon c'est interdit... il faut une autorisation pour faire ce que je fais !"

2. dimanche 2 décembre la Frau Oberkappelmeisterin me demande si la messe du vendredi 7 décembre au soir sera célébrée au maître-autel. Je lui réponds que de toute façon un autre prêtre dira la messe et je tiendrai moi-même les Grandes-Orgues. Je lui propose de venir chanter avec sa chorale. Elle refuse de venir.

3. vendredi 7 décembre elle est présente soutenue par son mari (Maire d’une commune voisine) et toute sa chorale et m'ordonne de descendre de la tribune : ma place, selon elle, est dans le chœur et non à l'orgue.

4. L'Evêque, le Vicaire épiscopal, le responsable de la liturgie du diocèse sont avertis ; l'Evêque m'invite à voir ce qui ce qui dans mon attitude n'a pas été pastoral ; l'autorité du curé est bafouée, je n'ai aucun soutien ; une fois de plus je suis l’affreux de l’histoire.

Tout cela pour dire que le combat de Pro liturgia est certainement intéressant. Cependant il n’intègre absolument pas le principe de réalité. Les fidèles qui pratiquent encore le NOM [Nouvel Ordo Missae ou nouvelle messe en français : celle qui a vidé les églises de France] sont d’une certaine génération et sont victimes des déformations des trente dernières années. Ils ne veulent pas du latin et de la célébration ad orientem : les plus beaux textes de notre Pape sur la liturgie ne les feront pas progresser (je l’ai vérifié), car ils sont fiers d’avoir participé à une révolution cultuelle et culturelle voulue par nos épiscopes. Ceux qui aspirent à goûter quelque chose du Ciel lorsqu’ils assistent à la Messe sont peu nombreux…

Du coup je ne suis plus sûr de vouloir endosser le rôle de Don Quichotte. Il y a des choses qu’il faudra laisser mourir. Statistiquement tout s’effondrera dans à peine dix ans. Seules les communautés ferventes tiendront le choc. Il se pourrait qu’une majorité de communautés soit du coup attachée au VOM [Viel Ordo Missae, messe traditionnelle]. Et pourquoi pas ? Où est le péché là-dedans ? Ce sera toujours mieux que de devoir supporter des « chrétiens formidables » qui au jour du jugement exigeront même d’être sauvés !" 


Abbé J.F.Harthong
Le Forum catholique


Merci monsieur l'abbé pour votre témoignage.

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 22:10

Dans un entretien accordé au site italien d’informations religieuses Petrus, Mgr Camille Perl affirme que la Commission Ecclesia Dei  dont il est le secrétaire « rédige actuellement un document-instruction sur l’interprétation correcte du Motu Proprio Summorum Pontificum » sur la libéralisation de l’usage du missel de Saint Pie V. 

Ce texte est rendu nécessaire par la perte « du sens de l’obéissance et du respect de l’autorité », selon le prélat romain qui vise ainsi l’opposition manifestée par des évêques et des prêtres aux dispositions romaines
. Le document devrait préciser, entre autres, la notion exacte de « groupe stable » susceptible de demander la célébration de la messe selon l’ancien rite.

A la demande du journaliste de 30 Jours, Gianni Cardinale : Et la messe de saint Pie V a-t-elle jamais été abolie par le Novus ordo ?, le cardinal Castrillón Hoyos déclarait : « Le Concile Vatican II ne l’a jamais fait, et il n’y a jamais eu par la suite aucun acte positif qui l’ait établi. La messe de saint Pie V n’a donc jamais été formellement abolie. Il est de toute façon étonnant que ceux qui s’érigent en interprètes authentiques de Vatican II en donnent, dans le domaine liturgique, une interprétation aussi restrictive et aussi peu respectueuse de la liberté des fidèles, en finissant par faire sembler ce Concile encore plus coercitif que le Concile de Trente »...

 Un peu plus haut dans le même entretien, le président de la Commission Ecclesia Dei reconnaissait : « Curieusement, il semble même que fleurissent, dans les nouvelles générations, parmi les laïcs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’Église, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille » et de préciser : « Ceux qui affirment ces choses (le pape fait un affront à ses prédécesseurs, ndlr) devraient lire les milliers de lettres qui sont arrivées à Rome pour demander la liberté de pouvoir assister à la messe à laquelle ils se sentent tellement liés ».

 Le cardinal repousse ici les arguments opposés au Motu Proprio au nom des faits : des clercs et des laïcs appartenant à la nouvelle génération manifestent leur intérêt pour la messe tridentine et des milliers de lettres sont adressées en ce sens à Rome… Autrement dit, contra factum non fit argumentum, contre les faits il n’y a pas d’argument qui tienneC’est le même constat que faisait Benoît XVI dans la lettre d’accompagnement au Motu Proprio : « Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l’usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération la plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entre temps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement ». (Sources : Apic/30 Jours) Dici.org

 

date : 20/10/2007

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 12:43
Le pape libéralise la messe en latin

"Le pape Benoît XVI a décidé par décret d'accorder la célébration de la messe en latin abandonnée par l'Eglise après le concile Vatican II aux prêtres et aux fidèles qui la réclament." (Avec AFP). 

Précision: il s'agit de la messe dite de Saint Pie V, car il existe aussi la messe moderne (Paul VI) en latin, mais jamais célébrée, vu qu'au lendemain de Vatican II, les évêques progressistes prédisaient un "renouveau" et un "Printemps" de l'Eglise, avec la suppression du latin et des autres "vieilleries dépassées et d'un autre temps"... Il fallait s'ouvrir au monde, c'était l'aggiornamento

On dirait bien aujourd'hui qu'après les expériences désastreuses de ces trente-sept dernières années, et la publication de ce Motu Proprio de Benoît XVI, "les vieilleries dépassées" soient au contraire toutes ces nouveautés introduites dans les années 70 à la faveur du concile Vatican II, souvent même contre la lettre du concile (qui recommandait de conserver l'usage du latin), et que Benoît XVI recouvre sous le terme de "créativité" pour les condamner : "
cette créativité a souvent porté à des déformations de la Liturgie à la limite du supportable". 

Avec ce Motu Proprio, Benoît XVI envoie un signal fort aux progressistes pour dire que "la révolution culturelle des années 70, c'est terminé. Il faut que les fidèles aient libre accès à la puissance spirituelle de toutes ces richesses de la Tradition catholique" (Guillaume de Tanouarn, Institut du Bon pasteur, video Tf1-Lci du 28 juin 2007, "Le pape Benoît XVI réhabilite la messe en latin").

Benoît XVI n'autorise pas la messe traditionnelle (cette messe n'a jamais été ni interdite ni abrogée), il la libéralise en permettant que des prêtres puissent la célébrer sans l'accord préalable de l'évêque. La messe traditionnelle en effet a été canonisée "valable à perpétuité" par Saint Pie V dans la Bulle Quo Primum (14 juillet 1570). 

Les évêques modernistes, dépassant souvent la lettre du concile Vatican II (1962-1965) sont allés au-delà des prescriptions retenues par ce concile, au-dela même du canon de la nouvelle messe Paul VI (1970) pour créer des liturgies, "à la limite du supportable". 

L'association Pro Liturgia dénonce, dans la célébration même de la messe moderne (Paul VI), toutes les pitreries et autres expériences liturgiques fantaisistes des curés et évêques progressistes qui sévissent particulièrement en France; les "déformations arbitraires de la Liturgie" dont parle Benoît XVI dans son Motu proprio.

En France, ces évêques progressistes ont persécuté les prêtres qui souhaitaient conserver l'usage du rite traditionnel de l'Eglise; Certains en sont morts de chagrin. Il faut le dire. 

Ces évêques-là, adeptes du nouvel oecuménisme de l'Eglise, du "dialogue" et de la "tolérance", surtout, adeptes de la repentance pour les péchés des autres (et repentance sur le dos de catholiques morts depuis parfois des siècles...) feraient donc bien aujourd'hui, de commencer par se repentir eux-mêmes de leurs propres péchés, de faire pénitence et de demander pardon à Dieu; pardon pour ces quarante années où l'Eglise est devenue cette "barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toute part" (Cardinal Ratzinger, Chemin de Croix, méditation du Vendredi Saint 2005).

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 09:24

A quelques jours de la publication du Motu Proprio voulu par le Saint Père Benoît XVI, les Supérieurs de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements ont demandé (cfr. Pro Liturgia) de diffuser le plus largement possible le message suivant :

"Un colloque a été organisé, à Paris, en octobre 2006, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'Institut Supérieur de Liturgie (ISL). Étant donné que le discours inaugural de Son Éminence Monsieur le Cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a été peu divulgué en France et dans les pays francophones, et qu'il est notamment absent du dossier que la revue La Documentation Catholique a consacré à ce colloque (cf. n°2376 du 18 mars 2007), il vous est demandé de bien vouloir participer à la diffusion de ce discours, selon vos possibilités (revue, sous forme de "tirer à part", site internet... etc.). D'avance merci. Voici ci-dessous le texte de ce discours prononcé à Paris par S. Em. le Cardinal Arinze:

Le site Eucharistie Sacrement de la Miséricorde a publié l'intégralité du Discours d'ouverture du Colloque organisé à l'occasion de la Célébration du Jubilé d'Or de « l'Institut Supérieur de Liturgie » de « l'Institut Catholique de Paris », qui se tenait du 26 au 28 octobre 2006 le 01.11.2006 - voici le lien : 
Le pape Benoît XVI veut il mettre fin aux abus ?

                                                               ****

Pour ma part, de ce texte du Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, je retiendrais la dénonciation
 des abus dans la célébration des messes modernes, dont la créativité, "fausse idée de la liberté"..., et l'horizontalisme, erreur qui consiste à placer l'homme au centre de la célébration liturgique... au lieu de porter son attention vers le haut, c'est-à-dire vers le Christ": 

"Beaucoup d'abus, dans le domaine de la Liturgie, ont pour origine, non pas la mauvaise volonté, mais l'ignorance, « puisqu'on rejette généralement ce dont on ne perçoit pas le sens plus profond, et dont on ne connaît pas l'ancienneté » (Redemptionis Sacramentum, 9).

"Ainsi, certains abus ont-ils pour origine la place indue qui est accordée à la spontanéité, ou à la créativité, ou bien à une fausse idée de la liberté, ou encore à cette erreur qui a pour nom: « horizontalisme», qui consiste à placer l'homme au centre de la célébration liturgique au lieu de porter son attention vers le haut, c'est-à-dire vers le Christ et ses Mystères."

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 17:54

Le journal Le Monde, dans son article "Le pape prépare une concession majeure aux catholiques traditionalistes", du 29.06.07, indique que "nombre d'évêques (en France, aux Etats-Unis) sont inquiets" de la décision du pape de libéraliser la messe traditionnelle..." 

Or en réalité, selon un Sondage Institut CSA du 8 novembre 2006, la majorité (65%) des Français est favorable à cette libéralisation. A la question "Pensez-vous qu’il soit souhaitable que les catholiques puisent avoir le choix d’assister selon leur sensibilité à la messe traditionnelle en latin avec des chants grégoriens ou à la messe moderne en français ? Les réponses donnent: Oui : 65 %, Non : 13 %, Cela m'est indifférent : 22 %.


Aujourd'hui, d'une façon audacieuse, le journal Le Monde, dans le même article, écrit : "Cette concession aux traditionalistes inquiète aussi la grande majorité des catholiques acquis à Vatican II"... 

Une remarque intéressante (sur le forum catholique): "Gageons qu'on va encore pouvoir saluer les réserves insoupçonnées de nos chers évêques, réserves toujours disponibles lorsqu'il s'agit de faire barrage au rite tridentin.

On va une fois de plus pouvoir assister jusqu'à l'écoeurement à une grande démonstration de "soumission" aux volontés papales dont l'Eglise de France est si coutumière..."

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 15:03

Extrait du n° 6363 de Présent, du Samedi 23 juin 2007 , via le Forum catholique

Décédée brutalement le 28 avril 2007, mon aïeule avait émis le souhait qu’une messe tridentine soit célébrée, à l’occasion de ses obsèques, par mon beau-frère, prêtre de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre (ICRSP). En effet, elle avait été fortement impressionnée par la messe traditionnelle célébrée lors des funérailles de mon jeune frère, le 8 janvier 2007 à Vertus. Soucieux de respecter ce désir, je me suis immédiatement adressé au curé de la paroisse de Vertus, le père Mainsant. Celui-ci m’opposa un refus catégorique, arguant dans un premier temps du caractère sectaire dudit Institut, et m’affirmant que les prêtres de l’ICRSP étaient lefebvristes et coupés de Rome. Face à mes dénégations, et après s‘être renseigné, il m’expliqua ensuite qu’il était seul habilité à pouvoir célébrer une messe d’obsèques dans sa paroisse, et qu’au demeurant, il avait été abusé en janvier dernier lors de la cérémonie précédant l’enterrement de mon frère. Il s’agissait d’une messe traditionnelle, célébrée par un prêtre en soutane, extrêmement digne et respectueuse. Le père Mainsant la qualifia de « cirque, cinéma, comédie d’un autre âge avec toutes ses vieilleries » et m’indiqua qu’il était hors de question qu’un tel chantier se reproduise. Comme je me récriais et insistais sur l’importance que revêtaient pour moi les dernières volontés de ma grand-mère, il me rétorqua que c‘était aussi fantaisiste que de vouloir être enterré sous le Mont-Blanc, et se fit un brin moralisateur : « Croyez-vous que votre aïeule serait heureuse de voir la manière dont vous vous comportez ? » Un comble…

Je décidai alors d’en référer à l‘évêque du diocèse de Châlons-en-Champagne, Mgr Louis, certain d‘être entendu et de pouvoir offrir à ma grand-mère la messe de funérailles qu’elle désirait tant.

Celui-ci insista d’abord sur la nécessité de mettre un terme à cette situation de blocage, et de trouver un compromis qui satisfasse à la fois la famille de la défunte, et le curé de la paroisse de Vertus. Monseigneur Louis me fit ensuite la proposition suivante : une messe présidée par le père Mainsant, éventuellement concélébrée par un prêtre de l’ICRSP, un prêche prononcé par ce dernier, et une petite sélection de chants latins.

Après quoi, il adopta une position identique à celle de son curé, en m’expliquant notamment qu’un testament ne règle que le temporel et non le spirituel, et qu’il n‘était absolument pas possible de pouvoir choisir sa messe d’obsèques. Il insista également sur le caractère parfaitement irréalisable des dernières volontés de ma grand-mère, car seul le curé de Vertus était habilité à dire la messe dans son église (à ce propos, il fit une analogie avec le mariage civil, en me disant que le maire de Paris ne pourrait pas célébrer un mariage dans une commune marnaise). Enfin, ayant eu vent de ma volonté d’avertir la presse et de m’enchaîner devant l‘église, il me fit remarquer qu’il n‘était pas de bon ton de vouloir exprimer son incompréhension et sa douleur par de telles manifestations, celles-ci risquant de donner une mauvaise image de la paroisse.

Je fis part de tous ces éléments au prêtre de l’ICRSP désigné par mon aïeule pour l’accompagner à sa dernière demeure. Pour éviter tout conflit et toute récupération, le prêtre de l’ICRSP préféra s’effacer totalement et me promit une messe de requiem à l’intention de ma grand-mère.

Résultat : pas de messe d’obsèques (pas d’Eucharistie), un simulacre de cérémonie (30 minutes), et pas de prêtre au cimetière…
Suite

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 18:04

 

Via le Forum catholique

Le Motu Proprio en vue de libéraliser la messe tridentine a été signé par Benoît XVI et sera très prochainement publié. Une lettre d'explication adressée à tous les évêques du monde accompagnera le texte, ont confirmé des sources vaticanes proches du dossier . I.MEDIA, le 15 juin 2007.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 23:34

SAO PAULO, 18 mai 2007 (AFP) - Le pape va libéraliser la célébration de la messe en latin

"Le pape Benoît XVI va prochainement libéraliser la célébration de la messe en latin selon l'ancien rite en usage avant le concile de Vatican II, a déclaré vendredi l'évêque colombien Dario Castrillon Hoyos devant l'assemblée des évêques latino-américains réunie à Aparecida (sud-est).
Mgr Castrillon est à la tête de la commission Ecclesia Dei qui tente depuis plusieurs années de renouer les liens avec la Fraternité Pie X créée par l'évêque français intégriste et schismatique Marcel Lefebvre, décédé en 1991.
"Le Saint Père, qui a été pendant quelques années membre de cette commission, veut qu'elle se transforme en un organisme du Saint-Siège avec la finalité propre et distincte de conserver et de maintenir la valeur de la liturgie latine traditionnelle", a déclaré l'évêque colombien à l'assemblée épiscopale.
Il a indiqué qu'il s'agissait d'une "offre généreuse" du pape qui "veut mettre à la disposition de l'Eglise tous les trésors de la liturgie latine".
Cette décision représente un geste d'ouverture en direction de l'un des groupes catholiques les plus conservateurs du XXe siècle." La Croix avec AFP, 18/05/2007 20:46

Il faudra expliquer à l'AFP que le pape ne considère pas Mgr Marcel Lefebvre comme "schismatique"... Et que la libéralisation de la messe des "intégristes" est pour bientôt. 

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 20:43

Via le Forum catholique

Le cardinal Tarcisio Bertone a confirmé la publication du Motu Proprio sur le rite tridentin, dans un entretien avec la presse française où il s'exprimait sur d'autres questions que la seule question liturgique.

Pour lui, "la valeur de la Réforme conciliaire est intacte. Certes il ne faut pas perdre le grand patrimoine liturgique donné par saint Pie V (1566-1572). Mais le Motu Proprio ne revient au rite tridentin que selon le rite décidé par Jean XXIII dans le cadre du Missel publié en 1962.

"Il n’y a aucune raison valable de ne pas donner aux prêtres du monde entierle droit de célébrer selon cette forme", a déclaré le cardinal Bertone, interrogé sur la réflexion faite par le pape autour d’un décret élargissant la possibilité de célébrer la messe tridentine. "L’autorisation du souverain pontife laisse évidemment toute sa validité au rite de Paul VI (1963-1978)“, a-t-il précisé.

" La publication du Motu Proprio précisant cette autorisation aura lieu“, a poursuivi le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, soulignant que "ce sera le pape lui-même qui expliquera alors ses motivations et le cadre de sa décision“.

De source vaticane, elle pourrait avoir lieu en mai prochain. Selon le cardinal Bertone, Benoît XVI “donnera personnellement sa vision de l’utilisation de l’ancien missel au peuple chrétien, et en particulier aux évêques“. La Réforme liturgique post-conciliaire de Paul VI n’avait “jamais proscrit“ l’emploi du latin et du grégorien, mais “bien au contraire“, voulait les conserver “à leur juste et grande place“.           

Interrogé par l'hebdomadaire français Le Figaro Magazine, de façon plus générale sur la vision de la liturgie de Benoît XVI, le cardinal Bertone a affirmé que le pape avait souvent expliqué que la Réforme voulue par le Concile Vatican II avait pour "véritable objectif de remettre Dieu au centre de la liturgie et de permettre au peuple chrétien de comprendre le sens des grands rites".

Mais que l’application des grandes orientations du Concile avait “malheureusement pu connaître des traductions plus ou moins erronées, conduisant à des appauvrissements notables“. Si les fruits de la réforme liturgique sont “considérables“, les abus doivent être “combattus“, car “une partie du peuple chrétien a pu s’éloigner de l’Eglise en raison de ces errements“, liés, non pas aux textes du Concile, mais aux “comportements de ceux qui ont prétendu interpréter à leur propre guise la réforme“.

S’exprimant par ailleurs au sujet du relativisme, le cardinal Bertone a estimé que la dénonciation de ses ravages constituait “un défi historique pour l’Eglise“. Pour lui, “une société qui considère que rien n’a vraiment d’importance et que tout se vaut, ne peut plus reconnaître une valeur absolue, ni même partager des valeurs universelles“.           

A propos de la laïcité, le secrétaire d’Etat a expliqué qu’elle consistait en “l’autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et non par rapport à la morale“. Critiquant l’attitude de la France, il a souligné que “la foi n’était pas un fait privé, mais touchait l’ensemble des composantes de la vie de la cité“.            

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 11:10

Le Vatican rappelle l'obligation de l'habit ecclésiastique

Des évêques répondent qu'il y a plus urgent que des affaires de chiffon, mais ne faut-il pas provoquer une véritable prise de conscience devant les séminaires vides et les nombreuses paroisses moribondes : la consécration et la piété ne sont plus visibles ?

Directoire pour le ministère et la vie des prêtres de 1994, paragraphe n° 66 :

66. Obligation de l'habit ecclésiastique

Dans une société sécularisée et qui tend au matérialisme, où les signes extérieurs des réalités sacrées et surnaturelles disparaissent souvent, on ressent aujourd'hui particulièrement la nécessité que le prêtre — homme de Dieu, dispensateur de ses mystères — soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l'habit qu'il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d'un ministère public.(211) Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme (212) son identité et son appartenence à Dieu et à l'Église.

Pour cette raison, le prêtre doit porter «un habit ecclésiastique digne, selon les normes indiquées par la conférence épiscopale et selon les coutumes locales légitimes». (213) Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère. La coupe et la couleur doivent en être établies par la conférence épiscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel.

A cause de leur incohérence avec l'esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l'autorité compétente.(214)

Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Église.(215)

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