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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 15:27

 Repas de la Cène de Fra Angelico (XVe siècle) 

 

Recevoir la communion à genoux et sur la langue.
  
Voici un lien d'un site très instructif, très agréable à lire, fort bien réalisé et illustré sur la réception de la communion  http://www.sainteucharistie.com/


La communion debout et dans la main offense notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Que Jésus soit aimé de tous les coeurs !
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Merci à Sébastien

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 09:38

Ni aplausos, ni banderas, ni carteles en Misa

Traduction : Pas d'applaudissements, pas de drapeaux, pas d'affiches pendant la messe

 

"Dans le respect de ces divins mystères que nous sommes en train de célébrer en communion avec S.S. le pape Benoît XVI, recueillons-nous en priant en silence ; par conséquent, qu'on n'applaudisse plus, pas même durant l'homélie, et que l'on ne fasse plus usage de drapeaux ni d'affiches".

 

Source: messe de Benoît XVI à Venise lors de sa visite les 7-8 mai 2011]

 

via http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2011/06/pas-dapplaudissement-%C3%A0-la-messe.html

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 09:37

... de la célébration de la Pentecôte dans le diocèse de Cambrai.
Elles sont ici, ici, ici, et encore ici et aussi ici.
Et il y en a plein d'autres ici si vous voulez encore vous payer une tranche de rigolade.

 

Conclusion: c'est désormais un gouffre qui sépare l'Eglise catholique conduite par le Successeur de Pierre de certaines Eglises diocésaines dirigées (?) par des pasteurs qui, de toute évidence, ne savent plus ni où ils en sont ni où ils vont.

 

Source: http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 23:01

L'Association Pro liturgia rapporte le témoignage d'une fidèle de Belgique qui a passé à Colmar (Haut-Rhin) où elle est allée à une "messe" avec son mari :

"La ville de Colmar est liturgiquement  dévastée... Mais existe-t-il une paroisse, un diocèse qui ne l'est pas? Sur un mois de temps, j'ai pu constater que dans mon diocèse (Namur , anciennement celui de Mgr Léonard) la liturgie est tout aussi saccagée. Moi qui pensais que nous étions encore un peu préservés. C'est à en pleurer... S'agit-il encore de l'Eglise catholique? Elle est si défigurée!
Voici un très bref récit de ce dimanche 10 avril - 5ème dimanche de Carême - à Colmar. Nous trouvons difficilement l'église, cachée entre de grands immeubles. L'entrée dans ce "bâtiment" n'est pas très engageante: tout d'abord son aspect architectural ressemble davantage à une piscine municipale. Heureusement, il est écrit au-dessus de la porte (nous ne pouvons appeler cela un portail bien sûr): "Eglise Saint-Paul".
Je ne me souviens pas avoir vu un seul signe religieux en entrant, mais il faut dire que nous avons tout de suite été accaparés par le sourire (forcé?) et la poignée de main du prêtre en guise d'accueil, nous empêchant de nous imprégner progressivement de l'atmosphère "sacré" des lieux... Voyant mon trouble du moment, le prêtre m'indique l'entrée vers une porte (style coupe-feu) entr'ouverte qui mène vers un lieu ressemblant davantage à une salle de spectacle ou de conférence avec, dans le fond du choeur, l'inévitable panneau pseudo-catéchético-artistique.
Pendant l'entrée du prêtre (sans chasuble, bien sûr) et d'un diacre, une dame se met de façon bien visible, en haut des marches, juste à côté de l'autel, pour dire: "Pendant le chant d'entrée, nous prendrons le chant "Dieu qui nous appelles à vivre", couplets 1 et 3".
Puis le prêtre et le diacre s'asseyent en bas des trois marches, en sorte qu'ils deviennent invisibles au yeux de l'assemblée, laissant cette dame être en première vue: certainement, elle doit avoir un rôle très important. 
Puis la dame reprend la parole, comme si elle était elle-même la célébrante: "Pour la prière pénitentielle, nous prendrons le chant "Dieu qui nous appelle à vivre", couplets 2 et 4". 
Le reste de l'Ordinaire de la messe est du même acabit: aucun texte officiel.
La communion est donnée par le diacre... et la dame-simili-prêtresse. Pendant que le prêtre attend, debout derrière l'autel, bras balants, que ça se termine.
Ah! oui.... Un chien se trouve dans l'assemblée. "Mignon petit toutou" qui, au passage ne manque pas de se faire caresser par les gens qui vont ensuite communier dans la main...
Un point positif toutefois: l'attitude digne du diacre (mains jointes, à genoux pendant la consécration, etc.) qui a fait dire à mon mari: "Pauvre curé, il va en avoir du boulot pour le dévergonder!"
(Ajoutons ici que Mgr l'Archevêque de Strasbourg nous a garanti que la liturgie était partout bien respectée dans son diocèse. - n.d.l.r. -)

Mais sincèrement, la situation n'est pas meilleure chez nous en Belgique. Mon fils de 20 ans est allé le Jeudi Saint dans la paroisse de son amie: une longue table était dressée sur toute la longueur de la nef, les chaises étaient installées sur plusieurs rangées tout autour, les gens se faisant face; le prêtre célébrait côté portail puis est allé, au moment de l'Evangile et de l'homélie, dans le choeur. Une partie de l'assemblée tournait alors le dos au prêtre. Puis il est revenu à "la table" pour la "consécration" faite avec du pain ordinaire difficile à mâcher et qui faisait beaucoup de miettes. Pour la communion, c'était la cohue, personne ne semblait savoir par où se diriger...
Dimanche dernier, mon mari est revenu d'un baptême d'un de ses élèves, un enfant de 7 ans, qui s'est déroulé pendant la messe dans une paroisse importante du centre de Namur. Voici le programme: édifiant!

- Chant d'entrée (refrain): "Et puis, et puis, tu marches sur la mer, tu changes l'eau en vin, tu multiplies les pains: tu mets tout à l'envers..."
- Gloire à Dieu: inventé.
- Alleluia, alleluia, Jésus est vivant! (bis).
- Au moment du baptême: un texte de Frère Roger de Taizé.
- Après le baptême, proclamation de la foi (Credo): texte de Don Helder Camara: "Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants; je veux croire aux droits de l'homme, à la main ouverte, à la puisance des non-violents..."
- Offertoire: inventé.
- Saint le Seigneur: inventé.
- Prière eucharistique: inventée.
- Agneau de Dieu: inventé.
- Etc...

Tout cela suscite en moi un problème de conscience: dois-je encore demander à mes enfants d'aller à la messe?"

Il n'est pas de notre compétence de répondre à cette dernière question.

Par contre, ce témoignage prouve que des prêtres qui n'ont plus la foi catholique restent dans l'Eglise pour la démolir de l'intérieur et égarer les fidèles. Les évêques qui laissent faire ont une très lourde responsabilité.

 

Source: http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

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- Un vicaire épiscopal très relativiste à Strasbourg

- Denis Crouan (Association Pro Liturgia) parle de la "programmation de la chute des vocations et de la pratique religieuse

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 06:01

Le Père Zulsdorf, dont le blogue est toujours fort bien informé des questions liturgiques, indique qu’au cours de la messe de minuit célébrée par Benoît XVI le 24 décembre 2010, tous les ministres de la sainte communion avaient reçu pour directive de ne donner la communion que sur la langue.

Un effet secondaire de la communion de la reine Sophie?

 

Source : http://www.osservatore-vaticano.org/actes-du-pape/pas-de-communion-dans-la-main-a-la-messe-du-pape

 

- La brèche par laquelle s'est introduite la "communion dans la main"

 

Benedict XVI. Christmas Eve Mass. 24.12.2010
 
 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 00:01

Communion de la reine d'Espagne

  

Tout le monde (ou presque) a vu la photo qui représente la reine d’Espagne communiant ostensiblement des mains du Pape Benoît XVI, lors du dernier voyage de celui-ci dans ce pays, et recevant la sainte hostie dans la main. Le geste est délibéré puisque la reine s’écarte du prie-Dieu placé ici pour communier à genou et sur la langue comme le pape en a réintroduit l’usage. On remarquera au passage que le roi ne communie pas, en ce qui le concerne.

On trouvera sur ce lien une vidéo de la scène.

Cette situation a semblé indiquer un coup d’arrêt des gestes en faveur de la réforme de la réforme, notamment de la restauration dans les messes papales de la forme traditionnelle de recevoir la sainte communion. On notera au passage les visages incrédules des prêtres qui entourent le pape, étonnés voire scandalisés par la scène à laquelle ils assistent.

Heureusement, à Compostelle, le Prince des Asturies et la princesse se sont agenouillés et ont communié sur la langue, montrant que la jeune génération entend entrer dans les vues du Pape. On peut l’espérer, du moins quand on voit l’affront fait par les souverains espagnols au Saint-Père.

 

 

Source: http://www.summorum-pontificum.fr/informations/la-reforme-de-la-reforme-au-risque-de-la-monarchie-espagnole

 

 

- La brèche par laquelle s'est introduite la "communion dans la main"

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 11:48

Trois évêques - dont Mgr Thomazeau - ont participé aux funérailles de Georges Frêche à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier. Georges qui avait déclaré que "Jean-Paul II était un abruti" et que "c'était bien dommage que les bombardements de Dresde aient loupé le petit Ratzinger".
On pourra toujours répondre que les évêques et les prêtres qui étaient à la cathédrale n'ont pas participé à des funérailles mais ont simplement rendu un hommage au maire de Montpellier, tant il est vrai qu'en France la liturgie des défunts n'existe plus et est aujourd'hui remplacée, dans les églises, par des réunions conformes "aux usages de la civilité bourgeoise" (Cf. Cardinal Joseph Ratzinger, La célébration de la foi, 1981)
Toujours est-il qu'on apprend qu'il y a quelques jours, une dame âgée de la paroisse de la cathédrale de Montpellier est décédée. Dans son testament, elle avait demandé que soit célébrée, pour ses obsèques, la "messe des défunts".
Ça lui a été refusé par le clergé local.
Si cette information est exacte, alors il faut bien avouer que les fidèles sont en droit de ne plus avoir le moindre sentiment de respect filial envers leurs évêques.

 

 Source: http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

 

Le site de l'Observatoire des Evêques de France, "Perepiscopus" rapporte la même information :

"Cathédrale de Montpellier : les évêques refusent l’enterrement d’une traditionaliste.

... Une dame âgée de la paroisse de la cathédrale de Montpellier avait demandé dans son testament un enterrement selon la forme extraordinaire du rit romain, célébré par l’Institut du Christ-Roi Souverain-Prêtre. Elle est décédée et la cérémonie lui a été refusée. Mgr Thomazeau, archevêque, Mgr Carré, coadjuteur, et Mgr Azéma, auxiliaire (que l’on dit promis à Rodez), doivent être bien occupés."

Source : http://www.perepiscopus.org/diocses/cathedrale-de-montpellier-les-eveques-refusent-l%e2%80%99enterrement-d%e2%80%99une-traditionaliste

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 21:00

Déclaration du Cardinal Vingt-Trois dans son discours de clôture de l'Assemblée plénière des évêques de France:
"Le travail entrepris sur le dimanche, Jour du Seigneur, concerne directement l'avenir de nos communautés. Les profonds bouleversements sociologiques de notre pays touchent beaucoup de régions rurales. Les lieux de la vie sociale se sont déplacés vers des bourgs ou des villes qui regroupent écoles et collèges, centres commerciaux, services de soins, etc. Nos concitoyens savent s'y rendre pour les besoins quotidiens de leur existence. Ils apprennent aussi à s'y rendre le dimanche pour participer à un véritable rassemblement eucharistique qui est l'occasion de vivre une communion paroissiale dépassant les limites étroites du village ou du hameau et devenir une fête authentique. Cette paroisse peut devenir le centre de la vie sacramentelle et de la catéchèse. Elle doit aussi nourrir des temps de prière et de rencontre vécus dans chaque église au cours de la semaine."

Commentaire de Pro Liturgia :
- Il faut n'être jamais sorti de son palais épiscopal pour ignorer que presque partout où les messes sont supprimées, la pratique dominicale s'effondre.
- Qui acceptera de faire des kilomètres, le dimanche, pour participer à une messe au cours de laquelle le célébrant est souvent l'otage d'une "équipe" qui saccage la liturgie?
- Après avoir annoncé pendant des années que la nouvelle pastorale allait relancer les vocations sacerdotales, nos évêques prennent acte qu'il n'y a plus assez de prêtres. Donc ils suppriment les messes... Ils sont très logiques avec eux-mêmes.

Source : http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

 

Add. 11.11.2010. Pro Liturgia fait cette précision : "On nous apprend que "l'expert" qui aurait inspiré la commission épiscopale chargée du dossier du dimanche ne serait autre que l'Abbé François Wernert, prêtre du diocèse de Strasbourg, grand spécialiste - avec d'autres de sa coterie - du grand n'importe quoi liturgique. On ne sortira donc jamais de la crise: à croire qu'on s'emploie à démolir le peu qui subsiste encore."

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 00:01

Un autre lecteur de "Pro Liturgia" :
"Je vous lis toujours avec le plus grand intérêt; mais, je le crains, avec de plus en plus de tristesse, car je ne vois pas d'amélioration en vue. (...) Je lis aujourd'hui, dans Le Figaro, que les évêques réunis en conférence, se sont préoccupés de rendre la messe "plus attrayante" (Pauvre évêques qui ont déjà oublié que Benoît XVI leur avait dit que quand on cherche à rendre la messe plus attrayante, on fait déjà fausse route... - n.d.l.r. -), envisageant même une "messe qui prend son temps" le dimanche après-midi. S'il croient que les jeunes gens ne trouveront pas de distraction plus amusante pour les après-midis dominicales! Je n'ai d'ailleurs pas lu que cette messe "prendrait son temps" pour mieux observer la liturgie: j'ai bien peur qu'elle ne le prenne pour tout autre chose. De toute façon, elle n'aura aucun succès. (...) Pourquoi n'avons-nous que deux ou trois évêques "sérieux" en France, les autres se contentant de (...) se dédouaner, en accordant le rite extraordinaire, de leur manque de respect du rite ordinaire?"
La "messe qui prend son temps" est une preuve de plus que les évêques de France, dans leur majorité, n'ont nullement l'intention d'obéir au pape, de suivre le Concile (même quand ils prétendent le contraire!), de corriger les abus liturgiques devenus habituels. Finalement, ils donnent l'image de pasteurs totalement paumés qui ne savent plus quoi inventer pour donner à croire qu'ils dominent encore la situation: après les "parcours catéchétiques" (flop), les "messes du dimanche anticipées" (flop), les "absolutions collectives" (flop), les "équipes liturgiques" (flop), la "suppression-du-latin-pour-rendre-la messe-compréhensible" (flop), ils tentent "la messe qui prend son temps" (plouf).

Source: http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:12

[O]n crée une brèche, dans laquelle tous les groupes de pressions ne tardent pas à s’engouffrer. C’est un processus subversif bien connu. C’est celui par lequel on a introduit les « ministres extraordinaires » de la communion. Ils sont devenus si « extraordinaires » qu’ils distribuent la communion même quand il y a assez de prêtres et de diacres pour le faire. C’est également le processus par lequel Paul VI a introduit la communion dans la main. D’après mon calcul, 88% du volume de l’instruction Memoriale Domini (29 mai 1969) est consacré à confirmer la réception de la communion à genoux et sur les lèvres [Note de Christ-Roi. L'instruction explique en effet que "cette façon de distribuer la sainte communion [sur la langue] DOIT ÊTRE CONSERVÉE… ... [C]ette façon de faire, qui doit être considérée comme traditionnelle, assure plus efficacement que la Sainte Communion soit distribuée avec le respect, le décorum et la dignité qui lui conviennent; que soit écarté tout danger de profanation des espèces eucharistiques". Et L'instruction ajoute : "changements apportés dans une question si importante, qui correspond à une tradition ancienne et vénérable, non seulement touchent la discipline, mais peuvent aussi comporter des dangers, qui comme on le craint, naîtraient éventuellement de cette nouvelle manière de distribuer la Sainte Communion, c'est-à-dire : un moindre respect pour l'auguste sacrement de l'autel; une profanation de ce sacrement; ou une altération de la vraie doctrine"...]. On arrive presque à la fin du texte et on se demande si c’est bien dans ce document-là que Paul VI a introduit la réception dans la main. Et voilà que, dans les dernières lignes, un indult est accordé, en totale incohérence avec tout le raisonnement qui précède. Tolérance restreinte, encadrée, assortie d’un contrôle strict etc. mais toutes ces précautions étaient évidemment illusoires. Ce qui est important, ce n’est pas le barrage qui est solide en tous points sauf un, c’est la brèche. On sait ce qui est advenu après cette instruction romaine de 1969. La norme est à présent si bien inversée que c’est la communion sur les lèvres qui est vue comme une bizarrerie et à peine tolérée.

 

Source: http://www.osservatore-vaticano.org/episcopats-locaux/celibat-sacerdotal-mgr-leonard-a-la-remorque-de-mgr-de-kesel-1

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:50

Ce samedi soir, à la messe célébrée à la paroisse Saint-Symphorien d'Illkirch (banlieue sud de Strasbourg), les fidèles ont eu droit à une liturgie au cours de laquelle:
- le "Gloire à Dieu" a été remplacé par le chant "Gloire à Dieu soleil des univers" (Rappel: "Le Gloria est une hymne très ancienne et vénérable par laquelle l'Eglise, rassemblée dans l'Esprit Saint, glorifie Dieu le Père ainsi que l'Agneau qu'elle supplie. On ne peut jamais remplacer le texte de cette hymne par un autre." - Cf. Missel romain, Introduction générale, n°53 -)
- le "Saint le Seigneur" (ou "Sanctus") a été remplacé par "Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel..." (Nouveau rappel: le "Sanctus" faisant partie de la Prière eucharistique, remplacer le texte de cette acclamation par un autre texte revient à bricoler la prière essentielle de la liturgie, ce qui est grave - Cf. Missel romain, Introduction générale, n°79 -)
- l' "Agneau de Dieu" (ou "Agnus Dei") a été remplacé par l'acclamation "Shalom friedom" qui fait porter l'accent sur la seule "paix" alors que la prière officielle de l'Eglise le fait porter sur l'Agneau de Dieu qui enlève le péché.

Source: http://proliturgia.pagesperso-orange.fr/Informations.htm

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 12:33

Du 10 au 18 juillet 2010, 19 personnes ont participé à la 30ème session de musique liturgique organisée par les diocèses de Bayonne (Mgr Aillet) et de Dax (Mgr Breton). Quelques photos de cette session sont en ligne, dont celle-ci :

m-copie-3

 

La batterie ferait donc (encore) partie des instruments utilisés pour la musique liturgique ? A titre d'information, j'invite les lecteurs à se rendre sur le site de l'Institut pontifical de musique sacrée, sur lequel, en accueil, trône un orgue.

Source

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 21:08
Tradition catholique, avenir de l'Eglise
Merci à TheChouan
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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:53

Face aux messes officialisant les EAP et autres nouveaux "machins", Denis Crouan conseille de boycotter ce type de cérémonies, car la messe dit-il, "n'est pas faite pour être instrumentalisée". "La participation à une telle cérémonie marque une adhésion à un système visant à anéantir le peu qui reste de l'Eglise catholique", ajoute-t-il.

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"EAP? REGROUPEMENTS PAROISSIAUX?... BASTA!

Partout se mettent en place, à grand renfort de rencontres et de messe festives (toutes plus ou moins bricolées), des secteurs paroissiaux regroupant plusieurs paroisses et, dans le même temps, partout sont créées des Equipes d'Animation Pastorale (EAP). Quelle position adopter face à l'émergence de ces structures qui ne mettront pas cinq années à s'effondrer (comme se sont effondrées les messes anticipées du dimanche, les absolutions collectives, les ADAP, les parcours catéchétiques, les messes de jeunes... dont pourtant nos pasteurs disaient grand bien)?
On peut d'abord conseiller de ne pas aller aux messes célébrées pour la reconnaissance officielle des "secteurs paroissiaux" et des EAP. Car au-delà de la seule Eucharistie, la participation a une telle cérémonie marque une adhésion à un système visant à anéantir le peu qui reste de l'Eglise catholique en la transformant en une juxtaposition de communautés de type presbytérien, c'est-à-dire où le curé devra être approuvé par la communauté paroissiale avant de pouvoir exercer son ministère
.
Une messe n'est pas faite pour être instrumentalisée, c'est-à-dire pour servir de caution à la mise en place de structures dont l'avenir n'est pas davantage garanti que l'efficacité.
Certains répondront que le dimanche où l'EAP est mise en place, on supprime les messes des paroisses environnantes pour qu'il y a davantage de monde à la cérémonie habituellement présidée par l'évêque entouré de son "staff". Or il faut bien aller à la messe!
Justement, ce dimanche du grand "tralala" peut devenir l'occasion d'aller voir beaucoup plus loin ce qui s'y passe. Marquer ainsi son désaccord en boycottant une cérémonie officielle peut aussi être un véritable acte de charité, surtout s'il s'agit signifier ainsi un point de vue qui correspond à l'enseignement du Magistère.
Ceci étant, il est vrai que les fidèles ont à faire face à un "mammouth", à une organisation diocésaine verrouillée de toute part... même quand on sait qu'elle attire très peu de monde et qu'elle ne correspond en aucun cas aux attentes réelles de l'Eglise, lesquelles sont les vocations sacerdotales et non la mise en place de structures dont la gestion épuise les prêtres - à commencer par les évêques eux-mêmes qui, du coup, n'ont plus une minute pour faire oraison -.
Si l'on interrogeait les fidèles au sujet des EAP et des regroupements paroissiaux, il est presque certain que tous diraient: "ça ne nous plaît pas".
Mais
certains de ces fidèles, par une sorte de réflexe, assistent quand même aux cérémonies officialisant les nouveaux "machins", parce que pour eux, c'est le seul moyen de conserver un "minimum de semblant" de vie paroissiale.
Chez ces fidèles-là, on voit que c'est souvent un raisonnement de type individualiste qui prédomine: ou bien je quitte tout et il ne me restera bientôt plus rien; ou bien je reste et je rouspète et je passe pour l'empècheur de tourner en rond (le "tradis" qui refuse toute évolution); ou bien je reste et j'accepte tout (à contrecoeur) en sauvant ce qui subsiste. Mais sauver pour combien de temps?
Le mieux, bien sûr, serait de persuader tous les fidèles qui ne sont pas satisfaits de ces structures de boycotter au moins une fois la cérémonie. On verrait alors la situation dans toute sa nudité: c'est-à-dire les équipes et quelques admirateurs. Une chapelle suffirait amplement pour les accueillir tous et personne ne pourrait plus faire croire que les EAP et autres regroupement paroissiaux sont - comme le proclamait très fort un évêque - une "chance pour l'Eglise"."

 

Pro Liturgia :  http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

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- Le respect des rites pas plus que l'usage du latin et du grégorien ne sont "optionnels"

- Denis Crouan parle de programmation de la chute des vocations et de la pratique religieuse

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 09:18

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques s'est entretenu au Figaro au sujet de son appel cette année de 10 000 personnes à venir assister samedi 26 juin aux neuf ordinations sacerdotales à Notre-Dame de Paris. 

 

Le Figaro : "cette fête de l'Église chercherait-elle à lutter contre la morosité ambiante ?"

 

Cdl André Vingt-Trois : "Quand je circule dans les paroisses, je vois des églises pleines et des gens qui gardent l'espérance et agissent pour faire changer les choses, même s'ils peuvent être confrontés à des situations personnelles difficiles."

 

Réponse surréaliste d'un cardinal.. en plein déni de la réalité !... Surtout que le dimanche, les évêques centralisent les messes dans les plus grandes communes, fermant les messes des communes plus petites... De cette façon, c'est sûr qu'on aura l'impression qu'"il y a du monde à la messe le dimanche" ! Mais il s'agit alors de messes centralisées dans un endroit, alors qu'ailleurs il n'y a plus de messes...

 

En miroir, le Figaro précise : "Catholicisme. ÉTAT DES LIEUX.

La courbe des ordinations sacerdotales est désormais passée sous la barre des 100 annuelles (83 cette année pour toute la France), ce qui ne fait pas un nouveau prêtre par diocèse par an avec de larges disparités puisque ­certains diocèses n'ont plus d'ordinations depuis longtemps.

 

... Seconde évolution : un dynamisme certain dans des congrégations plus classiques ou traditionnelles qui attirent un nombre considérable de jeunes. Près d'un quart des candidats aux sacerdoces choisit ces voies. Sans compter les huit Français qui seront ordonnés à Ecône, soit 10 % des ordinations des prêtres français cette année."

 

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/06/25/01016-20100625ARTFIG00578-mgr-vingt-trois-l-eglise-a-la-capacite-de-rebondir.php

 

 

En parlant de gens "qui agissent pour faire changer les choses", le Cdl Vingt-Trois doit sans doute évoquer - sans le savoir.. - ce que Denis Crouan, président de l'association Pro Liturgia, employant l'expression du cardinal Ratzinger, nomme les "structures inutiles" oeuvrant en vue de la "fonctionnarisation" de laïcs constitués en "soviets paroissiaux", usurpant "peu à peu le pouvoir pastoral dévolu aux évêques ainsi qu'aux curés de paroisses" !

 

Texte de Denis Crouan, sur son blog :

 

"MOINS DE STRUCTURES
MOINS DE FIDELES CLERICALISES

 

... Le Cardinal Ratzinger avait déjà parlé des "structures inutiles" que certains multiplient sans se rendre compte qu'elles paralysent l'Eglise en faisant que la liturgie n'est plus la liturgie mais obéit à des choix subjectifs, que la catéchèse n'est plus de la catéchèse mais du bricolage... etc.
Au cours d'une réunion pour la reconnaissance d'une "communauté de paroisses", l'Evêque présent disait sa joie d'accueillir les "forces vives" du secteurs paroissial. Il ne se rendait pas compte, en disant, cela, qu'il faisait l'apologie d'une petite poignée de "fidèles-fonctionnaires" qui ne vit qu'à travers les "structures inutile" dont tout le monde reconnaît qu'elles n'ont généralement qu'une efficacité très relative. Un fidèle clairvoyant qui participait à la réunion avait alors demandé à l'Evêque s'il ne pensait pas qu'avec ce type de structures mises en place, on ne favorisait pas une forme de cléricalisation de "certains" laïcs qui se voient revêtir des fonctions jusque là réservées aux prêtres. Et l'Evêque avait alors répondu que ces "fidèles en responsabilité" ne sont là que pour aider le prêtre dans sa charge et, comme le dit Sacrosanctum Concilium pour faire une place aux laïcs... Une réponse épiscopale policée servant sans nul doute à cacher une réalité tout autre... D'ailleurs, au cours de la même réunion, quand un autre fidèle a demandé lequel de ces "super-laïcs" avait lu Sacrosanctum Concilium et le "Catéchisme de l'Eglise Catholique", ce fut un concert de protestation de la part des fidèles encensés par l'Evêque lesquels, bien entendu, n'avaient jamais étudié ces documents majeurs.
On devine donc que les structures aujourd'hui mises en place pour, dit-on, redynamiser les Eglise diocésaines, ne feront qu'aggraver la crise tant qu'elles demeureront sous la domination de laïcs "fonctionnarisés" qui, constitués en véritables "soviets paroissiaux" usurpent peu à peu le pouvoir pastoral dévolu aux évêques ainsi qu'aux curés de paroisses."

Source : http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

 

Dans le même temps, chez les Tradis, Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X procède aujourd'hui aux ordinations sacerdotales au séminaire de Zaitzkofen en Allemagne, notamment de Sten Sandmark, pasteur protestant suédois converti au catholicisme.

Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres !



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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 08:24

Il est curieux de constater que moins il y a de monde dans les églises, plus les évêques organisent de grands rassemblements.

On y voit des prêtres qui, sur de vastes estrades, font face aux fidèles comme pour s'exposer, se montrer, dans des scénographies visant à susciter une convivialité d'autant plus factice qu'on la sent forcée.

  

   

Ils sont tout de même très curieux, ces prêtres (généralement) sexagénaires qui éprouvent soudain un besoin irrépressible de s'exposer à la façon d'un "boys band" - la souplesse en moins - faisant son show devant un parterre de fans!
En examinant les choses de plus près, on voit que ce genre de rassemblements s'apparente plutôt à un grand enfumage où le peu qui reste de la liturgie de l'Eglise est employé pour remplacer par des clichés réconfortants des projets pastoraux qui ont avorté les uns après les autres.
Les nouveaux hérauts de ces rassemblements qui se nourrissent d'oripeaux liturgiques sont devenus en quelque sorte des "clerici festivi".

 

Le "clericus festivus" qui aime s'exposer à l'occasion des happenings diocésains (dernière trouvaille à la mode) fait tristement penser à un prêtre qui n'aurait plus la force de raisonner de façon juste et structurée tant il aurait épuisé sa vie dans des activités coupées de ce qui constitue la réalité de son ministère. Alors, pour masquer le vide de son existence, le "clericus festivus" invente la fête: il devient un spécialiste des grands rassemblements (1) dont l'organisation l'occupe à plein temps (ce qui lui permet d'imaginer qu'il fait oeuvre utile). Tout doit devenir prétexte à un de ces rassemblements où la célébration eucharistique ne sera plus qu'un prétexte, ne servira plus qu'à donner une coloration religieuse tranquillisante à ce qui souvent ne dépasse pas le niveau d'un refermement collectif sur soi-même.

 

 Ce qui est obtenu, par ces "Eucharisties festives" qui sont le résultat de ce que le Cardinal Ratzinger appelait l' "infantilisme pastoral" (2), c'est la suppression de toute distinction entre ombre et lumière, bien et mal, sacré et profane, beauté et laideur... On arrive ainsi à élaborer une religion cotonneuse qui ne s'exprimera plus qu'à travers des "liturgies-chamalow" ponctuées de refrains sucrés. A quand une "ola" après la Consécration?

  

La vie authentiquement chrétienne est ainsi anesthésiée, tout comme est endormie la pensée critique qui va avec.
Plus que tout, le "clericus festivus" communie, par liturgie factice interposée, au mythe de l'enfance innocente. Le grand rassemblement festif diocésain devient alors le lieu et le moment où l'on célèbre le "jeunisme" devenu dieu. C'est l'émergence d'une nouvelle religion parée du peu de catholicisme qui reste par ci par là. Cette nouvelle religion, c'est l' "infanthéisme
".

 

Mais faut-il accepter de laisser notre foi devenir l'otage de cet infanthéïsme?
Faut-il laisser nos évêques donner, à travers ces rassemblements festifs, l'image de pasteurs qui ne savent plus qu'accompagner - voire accélérer - un processus de désagrégation de la foi chrétienne?
Faut-il laisser nos prêtres croire qu'en se donnant en spectacle d'une façon qui frise généralement le ridicule, ils parviendront à camoufler la crise qui atteint les paroisses et les séminaires, et laisse de nombreux fidèles - clercs et laïcs - désemparés?

Note.

(1) On remarquera d'ailleurs qu'à l'occasion de ces rassemblements, de plus en plus d'évêques choisissent de célébrer l'Eucharistie dans des salles de fêtes municipales... On voit ce que représente pour eux l'Eucharistie: une simple occasion de "fête". C'est d'ailleurs ce que proclamaient déjà de nombreux cantiques à la mode dans les années 1970-80. Rappelons qu'à la même époque, Michel Fugain chantait: "Tiens tout a changé ce matin, je n'y comprends rien, c'est la fête, la fête; Jeunes et vieux grands et petits, on est tous amis (...) Le pain et le vin sont gratuits et les fleurs aussi (...) C'est la fête, la fête (...) En vérité je vous le dis, c'est le paradis (...)"

(2) Cf. Entretien sur la foi, Fayard, 1985 (p. 143)

 

Source : "Le retour des Boys Bands" http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 07:38

Contrairement à ce qui est affirmé ici ou là, les prêtres ne sont pas autorisés à porter n'importe quel vêtement : ils doivent porter un vêtement qui les distingue, qui permet de les reconnaître, et qui doit être le même pour tous.
Voici à ce sujet ce que rappelle le Magistère :

"Obligation de l'habit ecclésiastique

Dans une société sécularisée et qui tend au matérialisme, où les signes extérieurs des réalités sacrées et surnaturelles disparaissent souvent, on ressent aujourd'hui particulièrement la nécessité que le prêtre - homme de Dieu, dispensateur de ses mystères - soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l'habit qu'il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d'un ministère public. Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme son identité et son appartenance à Dieu et à l'Eglise.
Pour cette raison, le prêtre doit porter "un habit ecclésiastique digne, selon les normes indiquées par la conférence épiscopale et selon les coutumes locales légitimes". (Cf. Droit canonique) Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère. La coupe et la couleur doivent en être établies par la conférence épiscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel."
Le simple complet-veston gris ne saurait être le vêtement des clercs puisqu'il n'est pas différent de la manière de se vêtir des laïcs. Il faut au moins que sa coupe soit spécifique. Quant à la chemise-cravate, on n'en parle même pas... tout comme les chemises à col romain dont les couleurs sont des plus fantaisistes.
La petite croix portée sur le revers de la veste ne suffit pas non plus à transformer un vêtement laïc en vêtement de clerc: elle reste un signe que tout le monde peut porter. (Rappelons aussi en passant qu'il n'est pas permis le porter l'étole ou la
croix pectorale sur un vêtement civil.)
Le texte magistériel poursuit: "A cause de leur incohérence avec l'esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l'autorité compétente. Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Eglise." (Cf. Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le Ministère et la Vie des Prêtres, 31 janvier 1994.)

Source

 

- Guerre de laideur des vêtements liturgique

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:18

...[L]e respect des rites pas plus que l'usage du latin et du grégorien ne sont à proprement parler "optionnels" au sens où l'entendent de nombreux célébrants. Ils sont une norme liturgique à respecter et à mettre en oeuvre dès qu'il est possible de le faire. Quelques rappels à ce sujet :

- "Le gouvernement de la liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Eglise (...) C'est pourquoi absolument personne d'autre, même prêtre, ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la liturgie." (Const. SC, n°22)

- "[le célébrant] se souviendra (...) qu'il est le serviteur de la liturgie et qu'il ne peut de son propre chef ajouter, enlever ou changer quoi que ce soit dans la célébration de la messe." (IGMR, n°24)

- "L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins." (Const. SC, n°36)

- "Je demande que les futurs prêtres, dès le temps du séminaire, soient préparés à comprendre et à célébrer la Messe en latin, ainsi qu'à utiliser des textes latins et à utiliser le chant grégorien; on ne négligera pas la possibilité d'éduquer les fidèles eux-mêmes à la connaissance des prières les plus communes en latin, ainsi qu'au chant en grégorien de certaines parties de la liturgie." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°62)

- "L'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine; c'est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place." (Const. SC, n°116)

- "On achèvera l'édition typique des livres de chant grégorien; bien plus, on procurera une édition plus critique des livres déjà édités postérieurement à la restauration de saint Pie X. Il convient aussi que l'on procure une édition contenant des mélodies plus simples à l'usage des petites églises." (Const. SC, n°117)

- "Le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, doit, toutes choses égales d'ailleurs, occuper la première place." (IGMR, n°41)

- "Je désire que (...) le chant grégorien, en tant que chant propre de la liturgie romaine, soit valorisé de manière appropriée." (Benoît XVI, Exhortation Sacramentum Caritatis, n°42)

- "Les gestes et les attitudes du corps, tant ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. On devra donc être attentif aux normes de cette Présentation générale [du Missel] et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu'au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu'à ses goûts personnels et à son propre jugement." (IGMR, n°42)

Source : Association Pro Liturgia

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 11:01

Ugly Vestment War

Une autre illustration, ici.
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:33
Le désastre généralisé de la messe en français

• Bilan dans La Croix. Non pas de l’année qui s’achève, mais du désastre catholique, sur quarante ans, de 1965 (fin du Concile) à 2005 (élection de Benoît XVI). C’est le désastre des « messalisants », c’est-à-dire des catholiques allant chaque dimanche à la messe. En 1965, ils étaient 27 % de la population française. Ils ne sont plus que 4,5 % en 2005.

Ce bilan catastrophique se fonde sur une comparaison, aux diverses époques, de sondages d’opinion. Les sondages ne sont pas une science exacte. Mais ils ne peuvent pas inventer une chute de 27 à 4,5. La France est aujourd’hui, selon La Croix (et l’Ifop), « le pays catholique où la pratique dominicale est la plus basse ».

• Cette chute verticale de l’assistance à la messe est d’environ 12 % sous le pontificat de Paul VI et 11 % sous celui de Jean-Paul II. Puisqu’il s’agit de la messe, il est inévitable d’observer qu’un tel désastre est contemporain de l’interdiction de la messe traditionnelle par l’obligation d’une messe nouvelle en français.

On invoquera d’autres causes au désastre. Mais la messe en français reste la principale cause prochaine. Il faut se souvenir des raisons de l’institution d’une messe nouvelle, telles qu’elles ont été énoncées par Paul VI. Il s’agissait de sacrifier le latin et les magnifiques vêtements de la liturgie traditionnelle, dont il ne niait pas l’éclat merveilleux, mais qui étaient selon lui un obstacle à la participation des masses populaires, des journalistes et des hommes d’affaires. La nouvelle messe était donc explicitement imposée pour remplir les églises. Elle les a vidées.

• Isabelle de Gaulmyn, qui présente et commente ces chiffres terribles dans La Croix, s’en montre modérément atterrée. Elle a cru bon d’aller en demander l’explication à un « historien à l’Ecole pratique des hautes études ». On l’a connue moins mal inspirée. Ce personnage se nomme Denis Pelletier, et il a donné l’époustouflante consultation que voici :

« La courbe plonge à partir des années 1970, au moment où, après l’audace post-conciliaire des débuts, l’Eglise revenait à des positions plus classiques. »

Les années 1970 sont au contraire celles où bat son plein la plus spectaculaire et la plus scandaleuse « audace post-conciliaire », la suppression de la messe traditionnelle, abusivement remplacée par la messe en français, bavarde et démago.

Isabelle de Gaulmyn s’appuie sur la sentence paradoxale de l’historien Pelletier pour accentuer le paradoxe :

« La courbe historique [du désastre] montre en tout cas que l’on ne peut attribuer, comme certains l’ont fait, ce décrochage à Vatican II. »

Ah, bon, l’essentiel est sauvé.

• A la page suivante du même numéro de La Croix (29 décembre), Frédéric Mounier, qui a remplacé à Rome Isabelle de Gaulmyn, nous rapporte un propos bien consolant du cardinal Poupard :

« Il faut se souvenir de l’homélie de Paul VI lors de l’ouverture de son pontificat. Pour lui, avant de parler, l’Eglise devait se faire écoute. Ce fut le thème de sa première encyclique. De même (…), il n’a pas condamné la jeunesse en ébullition. Il s’est interrogé : – Saurons-nous les comprendre ? »

Que le Cardinal se rassure. On s’en est beaucoup souvenu. La hiérarchie ecclésiastique, sauf Benoît XVI et quatre ou cinq évêques, écoute d’abord, écoute avant tout, écoute énormément les « tendances actuelles ». Si bien que ce n’est plus guère : « Allez enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Ce n’est plus guère ; « Allez dans le monde entier, proclamer l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16,15-16). C’est plutôt : Allez écouter ce qu’on dit dans le monde, comprenez leurs désirs, accompagnez leurs problèmes…

Alors, qu’on ne s’étonne pas : même les chiffres se mettent à hurler.

JEAN MADIRAN

Article extrait du
n° 7000 de PRESENT du Jeudi 31 décembre 2009 via Le Forum catholique
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:01

Le "missel" pour l'année liturgique 2010 est arrivé. On y trouve plusieurs fêtes nouvelles:

- 29 novembre 2009: Aid al Kabir;
- du 12 au 19 décembre: Hanoukkah;
- 18 décembre: Nouvel an musulman;
- 27 février 2010: Fête juive de Pourrim;
- 21 mars: collecte des dons pour le CCFD;
- 19 mai: Fête de Chavouot;
- 12 août: début du Ramadan (les auteurs du dit "missel" ont oublié de signaler qu'il s'agit de la période de jeûne durant laquelle les musulmans mangent le plus);
- 18 septembre: Yom Kippour;
- du 23 septembre au 1er octobre: Soukkot ou "fêtes des Tentes";
- dernier dimanche d'octobre: fête de la Réformation.
Page 192 on peut aussi lire: "Il y a quatorze siècles, en 610, Mahomet, alors simple caravanier, commença à prêcher pour ramener le peuple de La Mecque à la religion du Dieu unique et lui enseigner la soumission à la volonté divine." (les auteurs du dit "missel" ont oublié de signaler les différentes tueries organisées par le Prophète).

RAPPEL IMPORTANT: ce soi-disant "missel" n'est en réalité qu'un livret sans intérêt qui porte la marque d'un épiscopat français résolument anti-romain. N'ayant reçu aucune approbation du Siège apostolique (cf. Can. 838), il ne saurait en aucun cas être utilisé pour la célébration de l'Eucharistie.

Les fidèles doivent le savoir et cesser de suivre aveuglément les orientations pastorales de ceux qui, par leurs déclarations, leurs actions ou leurs publications fallacieuses, s'opposent de plus en plus ouvertement au Successeur de Pierre.
Pro Liturgia

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 08:38

Les différentes analyses des discours et des propos tenus lors de la dernière conférence des évêques de France à Lourdes auront montré que nos pasteurs diocésains ont, sur bien des problèmes qui se posent à l'Eglise, des vues divergentes, parfois même opposées.
Ces vues se basent sur des théologies différentes dont certaines sont aux limites de la théologie catholique: elles conduisent aux défaillances pastorales que l'on sait et expliquent que l'on soit, en matière de liturgie, de catéchèse, d'ecclésiologie, souvent passablement éloignés des enseignements de l'Eglise.
Eglises vides, séminaires vides, communautés religieuses vieillissantes... Il se trouve toujours des fidèles pour se réjouir de cette situation; elle fait partie, selon eux, du printemps de l'Eglise. On peut toujours rêver!
Nos évêques font aujourd'hui un autre diagnostique: leurs diocèses sont devenus des déserts et le temps passé en réunions épuisantes s'avère stérile. Les "laïcs en responsabilité" auront fait le vide autour d'eux et les prêtres qui se voulaient des copains ("on se dit tu") nauront suscité aucune vocation. Mais qu'on réfléchisse: quel jeune voudrait être prêtre aujourd'hui si c'est pour être l'otage d'équipes interparoissiales qui lui disent comment exercer son ministère? Quel jeune voudrait être prêtre si c'est pour se voir marginalisé dès lors qu'il avoue aimer la liturgie fidèlement et dignement célébrée? Quel jeune aimerait être prêtre dans un diocèse dirigé par un évêque affirmant ouvertement son désaccord avec le Souverain Pontife?
... A Lourdes, les évêques de France ont invité tous les fidèles à "retrousser les manches". C'est exactement le même discours qu'ils tenaient lors de leur assemblée en 1987. Le problème vient de ce que nos évêques ne semblent toujours pas avoir compris que si les fidèles veulent bien retrousser leurs manches, il n'est par contre pas sûr du tout qu'ils aient envie de travailler dans des chantiers épiscopaux dont il ne sort rien.
Source

- "Le réservoir traditionaliste n'existe pas" 
-  
Fossoyeurs de la foi : Denis Crouan parle de programmation de la chute des vocations et de la pratique religieuse

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:54

LA "REFORME DE LA REFORME" EST EN ROUTE

Au cours d'une interview qu'il vient de donner à Catalunya Cristiana, le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a confirmé que la Congrégation se prépare à donner des propositions allant dans le sens de la "réforme de la réforme" de la liturgie.
Cette réforme visera à faire redécouvrir la "crainte révérentielle" qui fait souvent défaut dans la façon avec laquelle le nouvel Ordo Missae est mis en oeuvre. Le cardinal a déclaré que des propositions allant dans ce sens ont déjà été présentées au Saint-Père qui les a approuvées. La Congrégation pour le Culte divin travaille actuellement dans le calme pour parvenir à une mise en ordre applicable de ces projets.
A propos de la nature de la liturgie, le Cardinal Llovera a rappelé que "la liturgie doit toujours être orientée vers Dieu et non vers la communauté qui célèbre".

Tout ceci correspond bien à ce que nous annoncions dans nos articles des jours précédents: pas de nouvel missel, mais des orientations pour être davantage dns la ligne de ce que le Concile a vraiment demandé en matière de liturgie.

Source :
Association Pro Liturgia

Cette confirmation du cardinal Antonio Cañizares Llovera, selon laquelle la Congrégation pour le Culte divin va faire des propositions approuvées par Benoît XVI pour une "réforme de la réforme" de la liturgie vérifie l'information que nous avions publiée le 1er septembre 2009 selon laquelle un document d'orientation avait été remis au pape le 4 avril dernier par le même cardinal espagnol Antonio Cañizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, dans le but de redonner au rite ordinaire une sacralité qui lui ferait défaut, et aux fidèles, le sens de l'adoration eucharistique.

Le message porté le cardinal Cañizare est clair : il s'agit de s'inscrire dans le sillage du Concile, tout en rectifiant le tir des interprétations jugées abusives. « Il y a eu un changement dans les formes, une réforme, mais pas un vrai renouvellement comme le demande cette constitution (
Sacrosanctum Concilium, sur la sainte liturgie (1963) ndlr). Il est parfois arrivé que l’on ait changé par pur goût du changement par rapport à un passé perçu comme totalement négatif et dépassé», a-t-il déclaré en 2008.

Sur le même thème :

- Réforme de la réforme : Mgr Gänswein, secrétaire particulier du Pape, célèbre la messe face à Dieu et en latin
- Réforme de la réforme : une préface du Cardinal Ratzinger (1992)
- Congrégation pour le culte divin : stop à l'hostie dans la main
-
Réforme de la réforme, démenti de Zénit et du Salon Beige : mise au point de Benoit-et-moi

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 21:46

La Vie

Le Vatican va t-il changer la messe ?

28.08.09

La question du rite liturgique sera décidément au centre du pontificat de Benoît XVI. Après la libéralisation retentissante, en 2007, du rite « extraordinaire » de la messe (ou rite tridentin), la Congrégation pour le Culte divin travaillerait actuellement à en repréciser le rite ordinaire (missel de Paul VI). C'est du moins ce que révèle le vaticaniste célèbre Andrea Tornielli, dans le Giornale du 22 août. Selon ses informations, un document d'orientation aurait été remis au pape le 4 avril dernier par le cardinal espagnol Antonio Cañizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, après que celle-ci eut tenu le 12 mars sa réunion plénière

Les membres de la congrégation (qui auraient voté le document à la quasi unanimité) auraient notamment proposé que le célébrant se tourne à nouveau vers l'Orient (position « dos au peuple »), au moins à l'instant de la consécration eucharistique, et que que soit réaffirmée la priorité de la communion dans la bouche sur la communion dans la main. Le missel pourrait être modifié dans sa partie introductive pour éviter les variations, et serait publié avec le texte latin en regard, ce qui permettrait la célébration en latin au moins pour les grandes fêtes. L'idée étant de redonner au rite une sacralité qui lui ferait défaut, et aux fidèles, le sens de l'adoration eucharistique.

C'est bien cette direction qu'indiquait le pape, lorsqu'il écrivait en 2007 aux évêques, dans le cadre de son moto proprio de libéralisation de la messe ancienne, que « dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, on pourra voir se manifester, de manière plus forte que ce qui a souvent cours jusqu'à présent, cette sacralité qui attire beaucoup de gens vers l'ancien usage ». Car «la célébration avec un grand respect, et en conformité avec la prescription» est  « la garantie la plus sûre que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et devienne aimé d'elles ».

Même si ces informations étaient confirmées, elles ne font état que de suggestions. Le Vatican pourrait prendre son temps avant d'agir de façon magistérielle. D'ailleurs le vice-directeur de la salle de presse du Vatican, le père Ciro Benedettini, s'est empressé d'affirmer le 24 août qu'il n'y avait actuellement « aucune proposition institutionnelle concernant une modification des livres liturgiques actuellement en vigueur ». Ces propositions n'en sont pas moins dans l'air du temps. Tout se passe comme si, au sommet de l'Église, on s'efforçait d'abord de familiariser l'opinion avec ces dimensions oubliées de la messe ancienne — restées chères en revanche au coeur des traditionalistes. Le pape lui-même a décidé, en janvier 2008, de célébrer à la chapelle Sixtine selon le rite ordinaire, mais en latin et en grégorien, tourné « ad orientem ». Et depuis juin 2008, il ne donne  plus la communion que dans la bouche, à des fidèles agenouillés sur un prie-Dieu. C'est à ce moment-là que le cardinal Cañizares, encore archevêque de Tolède, a rétabli le banc de communion à la cathédrale, et encouragé les fidèles à recevoir la communion à genoux et sur la langue. Il y a quelques semaines, c'est un  évêque des Etats Unis, Edward Slaterry, qui a annoncé qu'il célébrerait désormais la messe ad orientem.
En sus de ces cas d'application particulière, le discours général est lui aussi déjà très clair. L'ancien secrétaire de la Congrégation pour le Culte Divin, Albert Malcolm Ranjith, a affirmé en 2008 qu'il fallait « revoir » et « si nécessaire abandonner » la pratique de la communion sur la paume, qui selon lui «a contribué à favoriser un affaiblissement graduel et croissant de l’attitude de révérence envers les saintes espèces eucharistiques». Lui emboîtant le pas, le cardinal Cañizares déclarait en décembre 2008, peu après sa nomination à la tête de la Congrégation, que son objectif était  « de réaliser au cours de ces années une grande campagne de formation liturgique », non pas dans la visée du «changement pour le changement », mais pour
« chercher tout le sens et surmonter la sécularisation de notre monde ».

Ce travail sur la liturgie vient-il inaugurer ce que les commentateurs appellent la « réforme de la réforme » de Benoît XVI ? Une expression confuse derrière laquelle se trouverait le projet clé du pape, celui de proposer une troisième voie qui ne renie ni Vatican II, ni la tradition qui l'a précédée, mais d'en faire la synthèse. Le message porté par son préfet le cardinal Cañizare est à cet égard assez clair : il s'agit de s'inscrire dans le sillage du Concile, tout en rectifiant le tir des interprétations jugées abusives. « Il y a eu un changement dans les formes, une réforme, mais pas un vrai renouvellement comme le demande cette constitution (Sacrosanctum Concilium, sur la sainte liturgie (1963) ndlr). Il est parfois arrivé que l’on ait changé par pur goût du changement par rapport à un passé perçu comme totalement négatif et dépassé», a-t-il déclaré en 2008.

...

Communier dans la main, une habitude bientôt dépassée?
     
Les partisans de la communion dans la bouche estiment qu'elle manifeste davantage la croyance en la présence réelle du Christ. Mais ils évoquent également des questions plus pragmatiques : limiter les risques d'effritement et de perte de parcelles d'hostie consacrée; éviter aussi que l'hostie puisse être emportée et éventuellement détournée à des fins sataniques. Plus spirituel est l'argument qui s'attache à ce rite parce qu'il conduit à ouvrir la bouche pour se laisser nourrir par Dieu comme un enfant. A l'inverse, les tenants de la communion dans la main évoquent la Cène, au cours de la quelle le Christ a rompu le pain et l'a tendu à ses disciples; ils avancent la noblesse du geste qui consiste à faire un trône de sa main, et qui est également une attitude de réception, et le caractère relativement récent de la communion sur la langue.
En 1969, l'instruction Memoriale Domini a établi que la communion dans la bouche demeurait la règle, mais que sur demandes des Conférences épiscopales, et avec les précautions de catéchisation des fidèles qui s'imposent, le Vatican pouvait accorder l'autorisation aux évêques de faire donner sur leur territoire la communion dans la main. Sur le plan juridique, la communion dans la main est donc censée être un  « indult » (une exception) à la règle générale en vigueur.
Les évêques de France ont obtenu cette autorisation le 19 juin 1969, et cette façon de faire est devenue la plus courante, au point qu'elle passe pour la règle. Les fidèles qui continuent à recevoir l'hostie dans la bouche restent debout — sans être interdit, l'agenouillement reste une habitude dans les seules paroisses traditionalistes.
En 2004, l'instruction Redemptionis Sacramentum a rappelé que quand l'on communie debout, il est recommandé qu’avant de recevoir le Sacrement on fasse « le geste de respect qui lui est dû et que la Conférence des Évêques aura établi». Il faut veiller attentivement dans ce cas à ce que l’hostie soit consommée aussitôt par le communiant devant le ministre, pour que personne ne s’éloigne avec les espèces eucharistiques dans la main.

Source :
La Vie.fr via le Forum catholique

Sur le même sujet :

-
Réforme de la réforme : Mgr Gänswein, secrétaire particulier du Pape, célèbre la messe face à Dieu et en latin
- Réforme de la réforme : une préface du Cardinal Ratzinger (1992)
- Congrégation pour le culte divin : stop à l'hostie dans la main
-
Réforme de la réforme, démenti de Zénit et du Salon Beige : mise au point de Benoit-et-moi

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 07:01
Réforme de la réforme : une préface du Cardinal Ratzinger (1992)

Dans le livre de Mgr Klaus Gamber "Tournés vers le Seigneur", le cardinal Ratzinger faisait une préface "pour l'édition française". La voici :

"Après nous avoir donné une édition française de Die Reform der Römischen Liturgie (Ndrl. la réforme de la liturgie romaine), les moines du Barroux publient aujourd'hui en français un second ouvrage du grand liturgiste allemand Klaus Gamber, Zum Herrn hin !, sur l'orientation de l'église et de l'autel. Les arguments historiques avancés par l'auteur sont fondés sur une étude approfondie des sources, qu'il a faites lui-même; ils concordent avec les résultats de grands savants tels que F.-J. Dölger, J. Braun, J.-A. Jungmann, Erik Peterson, Cyrille Vogle, le R.P. Bouyer, pour ne citer ici que quelques noms éminents.

Mais ce qui fait l'importance de ce livre, c'est surtout le substrat théologique mis à jour par ces savantes recherches. L'orientation de la prière commune aux prêtres et aux fidèles - dont la forme symbolique était généralement en direction de l'est, c'est-à-dire du soleil levant - était conçue comme un regard tourné vers le Seigneur, vers le soleil véritable. Il y a dans la liturgie une anticipation de son retour; prêtre et fidèles vont à sa rencontre. Cette orientation de la prière exprime le caractère théocentrique de la liturgie; elle obéit à la monition :
Tournons-nous vers le Seigneur !

Cet appel s'adresse à nous tous, et montre, au-delà même de son aspect liturgique, comment il faut que toute l'église vive et agisse pour correspondre à la mission du Seigneur.

Rome, le 18 novembre 1992

Joseph Cardinal Ratzinger

A lire en fichier Pdf la préface du Cardinal Ratzinger

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